Lambert Mende-Lambert Opula: Deux frères, deux visions communicationnelles diamétralement opposées !
Par Freddy Mulongo, samedi 18 décembre 2010 à 11:29 :: radio :: #1181 :: rss

Lambert Mende, Ministre de communication et des médias, "Vuvuzélateur" par excellence du joséphisme.

Dr. Lambert Opula, professeur d'Université et fondateur d'Hinterland.
Drôle encore c'est la guerre que notre "Vuvuzélateur national" Lambert Mende, Ministre de la Communication et des médias, ex-rebelle RCD-Goma livre à son propre Frère, le Prof Lambert Opula, fondateur d'Hinterland. Hinterland, ce forum numérique, cadre fédérateur qui nous informe par un click sur son ordinateur. Hinterland, au delà d'être un organe d'informations participatives et alternatives, il est une fierté pour la diaspora congolaise car crée par un professeur congolais.
La communication de Lambert Mende diffère de celui de son frère en plusieurs points:
Lambert Mende, le Goebbels de Joseph fait du sakombisme sans Dominique Sakombi et sans sa finesse. Ignorant l'évolution technologique numérique , il communique comme dans les années 70, l'époque de la pensée unique et du Parti-Etat. Le perroquet du joséphisme ne maitrise pas bien ses dossiers. Il peut "Vuvuzéler" à 12h et se contredire une après. le cas des Enyeles, du Général Faustin Munené arrêté ou du suicide d'Armand Tungulu sont lésions. Avec sa RTNC, véritable voix de son maître, sa voix ne traverse même pas le fleuve Congo et n'arrive même à Kingakati, lieu de villégiature de son patron. Pour y remédier Lambert Mende recourt à la radio Okapi, qui n'est qu'onusienne pas congolaise. Les ondes hertziennes sont en perdition. Fondée en 1865, l’Union télégraphique devient l’Union internationale des télécommunications (UIT) dont le siège est à Genève, a déjà décrété la fin du système analogique pour le numérique. Lambert Mende et le gouvernement Muzito II en ont-ils tenus compte ? Les oukases de Lambert Mende n'impressionnent que ceux qui ignorent la versatilité du bonhomme. Lambert Mende change d'opinion comme il change ses chemises. Demain, si les joséphistes quittaient le pouvoir, il pourrait dire qu'il luttait contre le pouvoir de l'intérieur comme il l'avait déclaré lorsque les Mobutistes traversaient à pied le fleuve Congo pour Brazzaville. Lambert Mende Omalanga est changeant changeant, une vraie girouette qui tourne avec le vent !
Le Dr. Lambert Opula qui vit à Montréal au Canada est professeur d'université. Fondateur de d'Hinterland, il est l’une des brillantes têtes de ce grand forum. Il a choisi l'internet. Et grâce aux fibres optiques, l'information traverse le monde entier en quelques secondes. L'information est mise à la place publique avant que les censeurs ne s'en mêlent. Pas toujours facile pour le Modérateur d'Hinterland de satisfaire tout le monde mais du moins le débat est lancé. Ceux qui ne sont pas d'accord, protestent parfois avec véhémence, d'autres se désabonnent mais la majorité reste. Souvent il y a des réconciliations. Les déçus d'Hinterland reviennent pour avoir leur mot au chapitre...Les Congolais de la diaspora n'aiment pas à être "moutonner" et ils le font savoir ! Après avoir été fiché sur des Congolais à éliminer, par Myra Ndjoku, à l'époque Directeur Général de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR). D'ailleurs sur la liste de l'ANR, Lambert Opula est troisième, ce dernier vient d'être encore fiché, cette fois sur instigation de son propre frère: Lambert Mende. Ad vitam aeternam, c'est-à-dire « jusqu'à la fin des jours », « à jamais », « pour la vie éternelle », « pour l'éternité » a décidé Lambert Mende, son frère Lambert Opula ne pourra jamais mettre ses pieds en République démocratique du Congo, surtout pas à Lodja, dans le Sankuru au Kasaï Oriental.
La liste des Congolais à éliminer signée par Myra Ndjoku, le 10 octobre 2006. Réveil-FM, archives
Dans cette longue correspondance qui est parvenue à la Rédaction de Réveil-FM, que nous vous proposons la quintessence, on sent le Dr. Lambert Opula agacé par cette énième flicage et interdiction de ne plus retourner au Congo, pays de ses ancêtres !
À Monsieur l'ex-Ministre Oyangandji (Oyabert) Recteur de l'Université technologique Campus de Lodja,
Si j'ai bien compris ta note, tu veux me dire que tu as confectionné le dossier Opula à l'intention de l'ANR sous les ordres de mon frère (Lambert Mende)? Pourquoi faire?
Si mon homonyme a appris que certains milieux pensent à ma personne pour prendre part à une course à la députation, pourquoi n'a-t-il pas requis mon avis personnel sur la question? Je rêve certainement de retourner au Congo pour mes vieux jours, mais, je ne m'intéresse pas à un mandat parlementaire. Vous avez commis la bêtise de votre vie en nous privant (mon épouse et moi) de la possibilité de revenir paisiblement en visite au pays.
Réfléchissant sur le contenu éventuel de ce dossier, je me suis dit : voilà un genre de dossier fait pour demeurer vide de contenu. Personne n'identifierait la moindre atteinte à la sécurité de l'État congolais dans le chef de ma personne, à moins d'en inventer une. Il y a une grande différence entre diriger un organe de média libre et porter atteinte à la sécurité de son pays. Je crois, cher Oyabert, qu'on t'a fait monter un dossier qui ne tiendrait la route que dans un contexte rétrograde, un contexte de pouvoir brutal qui entreprendrait de réprimer ses citoyens sur base de règlement de compte, de rapport de forces dépourvu d'assise éthique ou légale. C'est cette société-là que mon frère lui-même avait dénoncé tout au long de sa jeunesse sous mes regards intéressés. Le besoin de doter l'élite congolaise d'un média libre n'a donc pas surgi du néant, parce qu'aussi loin que ma mémoire remonte dans le passé, je vois mon frère en combat permanent contre toutes les formes de despotisme. C'est sa lutte personnelle que je continue. Un jeune frère sur la piste de son grand frère : «Okondo wokindji nkoyi, nshimba mbowahimiwo» Je croyais qu'au delà des apparences, mon homonyme serait fier de me voir sur ses traces.
Déjà en 1971, je l'ai vu se lever avec des collègues contre l'autoritarisme anachronique du directeur du Collège Saint-Augustin d'alors, le père Poosen -- si je ne me trompe pas--. Ils n'avaient pas hésité à quitter le Collège, en dernière année des études secondaires pour aller préparer les examens d'État dans des conditions difficiles à l'Athénée de Lodja. Dans un esprit de compassion fraternelle, j'avais assisté à toutes les conférences qu'il avait organisées avec ses collègues pour s'expliquer à cet effet. J'en garde aussi bien le souvenir que la leçon morale qui en découla : un homme ne doit pas hésiter à renoncer à certains avantages immédiats lorsqu'il s'avère nécessaire de sauvegarder sa liberté et sa dignité, pourvu qu'il sache se garder de ce qui peut le déshonorer, notamment l'adoption d'un discours haineux.
En 1992-1994, mon frère a participé d'une manière éclatante à la construction de la rhétorique nationale contre le système dictatorial de Mobutu, qui, tout en renonçant à la politique du développement, a instauré une gestion calamiteuse, laquelle avait plongé notre peuple dans une misère rare en Afrique. Même si les élites de la province où je vivais à l'époque étaient hostiles à ce discours, j'ai gardé intacts mes sentiments fraternels à son égard. Ce n'était pas facile d'affirmer son attachement à sa personne et continuer à vivre au milieu de ceux qu'il dénonçait. Mais, courageusement, je l'ai fait et j'ai eu à l'accueillir sans me dissimuler des regards méprisants voire menaçants de ses ennemis, à chacune de ses visites dans cette province. Après lui, je restais affronter, souvent ouvertement, la colère de ses ennemis politiques. Jamais, l'histoire n'enregistra une note et moins encore un dossier mis au point contre lui avec ma participation.
Sans en être la cause principale, la rupture de confiance avec le milieu local à l'occasion de ces visites avait contribué à produire un impact négatif sur ma relation personnelle avec plusieurs. Lorsque l'encadrement issu de la révolution locale décida de faire partir ses ennemis, j'ai été dé-commissionné de mes responsabilités professionnelles dans des conditions humiliantes, je devais me résoudre à démissionner et immigrer. Ce fut une douloureuse traversée de désert au cours de laquelle je suis resté attaché à l'amour fraternel. Je me rappellerai toujours de cette nuit sans sommeil (actionnant le téléphone et balayant les stations de radio ondes courtes de l'Occident) en1995 à Johannesburg, lorsqu'à la suite de l'activisme de mon frère contre le vieux dictateur au sommet de l'OUA au Caire, la Voix de l'Amérique, par le micro de Ferdinand Ferrera, annonça son enlèvement par les forces de sécurité à Kinshasa. Le lendemain, j'avais célébré avec des amis la nouvelle de son retour à domicile dans une joie incommensurable.
Je me rappellerai aussi de toute une décennie d'injures et de toutes les formes d'humiliation contre ma personne de la part des Anamongo du monde entier, qui pensaient à l'époque que je serais le cerveau-pensant et la voix de mon frère, alors que nos contacts étaient très rares. J'ai subi toutes ces profondes humiliations sans jamais, désavouer, ni dénigrer ce frère qui, non seulement ne vint jamais à mon secours, mais aussi préférait afficher son amitié avec ceux qui me dénigraient continuellement à cause de lui. C'est donc depuis cette époque-là que j'avais compris qu'un politicien a ses raisons que la famille ne connait pas. J'avais déjà appris à ne pas compter sur lui, même si au nom de la famille, je me suis toujours imposer le devoir de ne faire aucune déclaration contre sa personne.
Je m'attache à la mémoire de feu mon oncle Charles Ahela-Wemambolo qui m'aimait beaucoup. Je suis aussi sensible à l'amour de ma tante, Maman Lopodi la Djamba, sa veuve. Tous les deux parents de mon frère m'ont témoigné de beaucoup d'amour. Ainsi, quant bien même que je n'apprécie pas la politique de son gouvernement, je me tiens très loin des prises de position de mon frère en tant que ministre. La scène politique congolaise nous offre tellement de matière à commenter pour s'intéresser particulièrement à ses déclarations. Ici dans la diaspora, en dehors du président Joseph Kabila, mon frère est le politicien congolais le plus critiqué. Mais, je me suis toujours gardé de me mêler de tout ce qui est dit sur sa personne. Jamais, je n'ai un jour pris la parole pour livrer une charge quelconque contre sa personne.
En 2007, après sa nomination comme ministre du gouvernement Kabila, j'ai remarqué un changement radical de comportement. Cette année-là, le site web de l'APARECO, le parti de Mr Honoré Ngbanda avait publié une liste de 12 intellectuels congolais de la diaspora qui étaient réputés recherchés par l'ANR. Mon nom y figurait. La dépêche était accompagnée d'une photo de l'un des douze concernés qui venait d'être abattu à Kinshasa. Je ne savais pas pour quelle raison mon devait se trouver sur cette liste. Mais, terrifié, je cherchais à en savoir plus auprès de diverses personnalités de l'échiquier à l'intérieur comme à l'extérieur. Il me vint à l'esprit même l'idée d'appeler mon frère pour m'en acquérir. Par quatre fois en deux jours, mon frère me coupera le téléphone au nez avec dédain, me montrant combien il ne voulait plus de contact avec moi. Je n'avais aucune idée de la cause. Depuis lors, je me suis gardé de le contacter de quelque manière que ce soit, tout en observant ma règle d'or énoncée dès le début, ne jamais parler de lui même lorsque je fais une réflexion critique sur l'action gouvernementale.
Aujourd'hui, j'apprends qu'il a fait confectionner et déposer un dossier contre ma personne à l'ANR pour m'empêcher de rentrer au pays, sous prétexte que j'y irais poser la candidature aux prochaines élections contre lui. Je dois préciser que cette note vient confirmer les alertes que j'ai reçues ce dernier temps. Il y a environ six mois, mon frère se confiant à des amis communs à Bruxelles a affirmé à cette occasion que si je tentais de «mettre mes pieds au Congo», on me «ramasserait dès l'aéroport». Il a ajouté que «les gens vont apprendre ce qui va m'arriver» et qu'il n'interviendrait pas «d'où que proviendraient les pressions».
La question que je me pose est celle de savoir qu'est-ce qui fait dire à mon frère que, dans notre vie à nous deux, lui sera toujours en position d'intervenir pour moi et moi toujours en position de demander son intervention, et jamais le contraire!...
Mon frère a été un jour porte-parole d'une armée ennemie de celle de la RDC, aujourd'hui, il est ministre à Kinshasa. Pour quelle raison devrait-il penser que mon sort est scellé par le seul fait de diriger un organe de média libre au sein duquel même son gouvernement s'exprime?
Merci aussi de m'apprendre que l'interdiction ainsi annoncée frappe même mon épouse, sa belle-sœur, qui pourtant, était rentrée bien contente de son accueil lors de son dernier voyage à Kinshasa en 2005.
Merci de m'informer qu'il a dressé contre-moi, mes frères Athanase Ndjadi, Jérôme Nkoy, Maître Dihonga, Jean Pomela Ohale, etc. Je veux seulement apprendre ceci à mon frère : je n'ai rien touché en la sécurité de la RDC, un pays que j'aime tant. J'ai juste créé un organe de média libre où j'accorde équitablement la parole à la société civile, au pouvoir et à l'opposition. Plusieurs milieux qui n'avaient pas encore saisi ma logique m'avaient même traité injustement d'agent du pouvoir, avant de comprendre la pertinence de la neutralité pour un média libre.
Par ailleurs, la création d'Hinterland remonte à l'immédiat après-élection. Elle a donc précédé la nomination de mon frère comme ministre des hydrocarbures, d'abord, et de la communication, ensuite. Il ne peut pas prétendre qu'il s'agirait d'une action montée pour saboter son mandat de ministre de la communication.
Quant au dossier qui a été déposé, je dois dire combien je trouve cet acte regrettable, ignoble. Je laisse à la mémoire de Charles-Lambert Ahela-a-Mende, mon cher oncle qui m'aimait beaucoup, la charge de régler cette triste affaire avec son frère, l'ancien sergent de la Force Publique, Daniel Oyumbu mon père, également défunt. Là où ils sont partis, je suis certain que cette évolution les attristes considérablement, même si, comme je l'apprends ici, mon frère estime qu'il n'y a pas de morale familiale en politique. Je m'abandonne aussi à la sagesse et à la mémoire de nos oncles communs, notamment feu Papa Diomasumbu et son frère Osekoyi la charge de conjurer le mal que projette mon frère à cause de simples divergences d'opinion. Je laisse à nos sœurs Maman Gemma Panga Kangaka, à Maman Thérèse Okapenge, à Maman Élize Diana, à Maa Paulin Washokenyi, Béa et Rose Etshumba le soin de prier pour moi.
Je ne vais pas m'empêcher d'aller en RDC. Mon frère doit se préparer à assumer pleinement la responsabilité qu'il a souhaitée porter au nom de son gouvernement. S'il m'arrive quelque chose, c'est lui qui va porter toute la responsabilité devant la famille, les élites du Sankuru et de toute la nation congolaise. Mais, ça ne sera pas tout, mon oncle Charles Ahela-a-Mende, son père, va se retourner dans sa tombe pour manifester son désaccord avec l'acte ignoble de son fils sur sur la personne de son neveu. Son oncle et mon père va aussi se retourner dans sa tombe, constatant le caractère irréparable du crime de son neveu. De cela, je suis sûr. Nos sœurs, Mamans Gemma Panga, Théthé, Élize Diana, Béa et Paulin vont désavouer cet acte. Je prévois un front familial unanime contre l'action injustifiée initiée par mon frère. Les services de l'État congolais comme l'ANR peuvent-ils apporter la moindre prouve de mon implication dans un acte dirigé contre la nation? Il aura créé inutilement de l'émoi en famille à cause des divergences d'opinion.
Lakinyu,
Lambert Opula.


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