Prison Forest, un danger pour Mariyus Noko Ngele !
Par Freddy Mulongo, dimanche 26 décembre 2010 à 14:30 :: radio :: #1198 :: rss

Mariyus Noko Ngele, un obstiné par la vérité de la gestion de 500 millions d'euros de l'Union européenne par Louis Michel, aujourd'hui en prison.
Le CDE est une organisation fictive sans base légale en Belgique utilisant frauduleusement l’Accord de Siège du CDI. Mariyus NOKO a été interpellé depuis le vendredi 10 décembre 2010 par le juge d’instruction Jean COUMANS sur la requête du parquet de Bruxelles faite par madame Vanhufflen, substitut du procureur du roi de Bruxelles. Libéré le 15 décembre 2010 par le Chambre du Conseil de Bruxelles, le Parquet de Bruxelles a interjeté appel ! e 24 décembre 2010 aux environs de 18 h00, Mariyus NOKO dans sa cellule a eu une visite inattendue d’une personne qui s’est présentée auprès de lui comme étant un psychiatre. D’après ce psychiatre, cette visite a été requise par le juge d’instruction Jean Coumans. La réponse de Mariyus NOKO était plus simple que ça : « Monsieur, dites à monsieur le juge Jean Coumans qu’il ne trouvera pas ce qu’il cherche chez moi. » En Belgique, lorsqu'on dénonce la main-mise du simple député européen Louis Michel sur les institutions en République démocratique du Congo, qu'on sache qu'on aura droit à l'interpellation, l'arrestation et comme bonus, la visite d'un psychiatre dans sa cellule afin de prouver au monde qu'on est fou et on n'a pas toute sa tête pour contrer un plus puissant que soi.
Mariyus Noko Ngele est en prison à Forest en Belgique. Une prison pas comme les autres. Voici la "Lettre d’un prisonnier de la prison de Forest en Belgique, publié le 28 juin 2010". Extrait du journal Hors Service n° 7.

Prison de Forest (Belgique) vu d'en haut - image satellite
Le 28 juin 2010, nous avons reçu la lettre ci-dessous d’un copain incarcéré à la prison de Forest. Depuis des années, cet amant de la liberté lutte contre les prisons et l’exploitation capitaliste et ne cesse de dénoncer les conditions dégueulasses dans les prisons belges et plus spécifiquement à Forest. Dans la lettre, il raconte une altercation avec un maton, ce qui lui a valu une semaine de cachot. Il est actuellement en grève de la faim pour protester contre cette persécution supplémentaire. Le maton dont il est question dans la lettre, s’appelle Abhajdinaj, surnommé « l’Albanais » au sein de la prison de Forest.
« La prison de Forest deviendrait-elle un nouveau camp nazi? On pensait qu’avec le temps, plus nous allions de l’avant, plus nous progressions. Non, à Forest et ailleurs, c’est l’inverse, un retour aux méthodes fascistes, voire nazies. Un bon nombre de matons se comportent en véritables nazis, collant des faux rapports disciplinaires. Dernièrement, l’un d’entre eux, d’origine albanaise, réputé pour ses trafics (alcool, parfum, drogue), pour éviter de se faire repérer, s’amuse à coller des rapports disciplinaires bidon.
Un ami anarchiste en a fait les frais. Lundi 21 juin, l’ami désire téléphoner vers 19h.
Le maton lui refuse et en plus lui interdit de remonter en cellule. Celui-ci objectant que s’il voulait aller aux WC il n'avait qu'à se débrouiller. Le copain anarchiste lui dit qu’il usurpe ses droits. Le maton lui colle un rapport disant qu’il l’a agressé. Deux heures après, il vient le narguer en cellule lui disant qu’il avait changé le rapport et transformé en « incitation à l’émeute ».
Le copain anarchiste lui dit que c’était dégueulasse de faire un faux, l’autre ordure a répondu qu’il en avait rien à foutre, il était assermenté, c’était sa parole qui primait. Le copain est passé devant la sous-directrice qui n’a rien voulu savoir et a puni le copain. En fait, ils se sont payés notre ami parce qu’ils en avaient marre de ses articles dénonçant les saloperies de Forest. D’ailleurs, de plus en plus, la nourriture est réduite, par exemple une assiette de raviolis pour 24h. Il y a des mecs qui crèvent de faim. Le détournement d’argent des prisonniers avec l’abonnement télévision continue : la prison fait payer aux détenus un abonnement qui n’existe plus et se fait ainsi des milliers d’euros par mois. Des mises en cachot pour un rien, parfois 20 personnes en 1 dimanche.
En plus, les soins médicaux régressent : il y a beaucoup de malades qui sont laissés à leur sort. Les détenus sont habillés comme des clochards parce que les matons volent les survêtements : tee-shirts, slips et chaussettes payés par l’aumônerie. Ils se font du fric en trafiquant, comme par exemple ce maton albanais qui vend des bouteilles de parfum valant 70 euros en magasin à 250 euros.
Les cellules sont des vrais taudis. Certaines sans eau courante ni WC, mais il y a bien du fric pour mettre des caméras partout. A la 10, 11 et 12ème section, sévissent une escouade de maton néo-nazi raciste. Si un détenu appelle pour demander quelque chose, ils arrivent à trois ou quatre pour insulter le détenu. A la 11ème, des matons déchirent les demandes, les lettres adressées à la direction, les rapports au vestiaire… Ils se croient tout permis, protégés par la sous-directrice Zicot. »


Commentaires
1. Le dimanche 26 décembre 2010 à 20:10, par Matumona
2. Le dimanche 26 décembre 2010 à 20:25, par Enda
3. Le lundi 27 décembre 2010 à 02:25, par Mangobo
4. Le mardi 28 décembre 2010 à 09:42, par kallé
5. Le jeudi 30 décembre 2010 à 22:22, par Prof
6. Le samedi 1 janvier 2011 à 13:18, par polycord
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