Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
lundi 31 janvier 2011 à 10:53 ::liens
Comment certains gouvernants africains peuvent-ils accepter un projet
sanguinaire en Afrique martyrisée depuis les indépendances trompeuses en 1960,
en sachant très bien dans leur conscience collective que cette initiative ne
vient pas d’eux, mais de deux plus grands tenants du colonialisme en Afrique
depuis le partage du magnifique gâteau africain à Berlin en février 1885.
L'Ivoirien Laurent Gbagbo son cas divise l'Afrique entre les Anti-coloniaux et les Oui-ouistes occidentaux
(le pouvoir d’Angleterre) devenu un silencieux actif des désordres en Afrique
depuis 1960 et l’autre (le pouvoir de la France) actif public des désordres avec
sa françafrique édifiée par Charles De Gaule sur son chemin de tromper les
africains avec les fausses indépendances, en remplaçant les gouverneurs
coloniaux par des gouverneurs néocoloniaux noirs aux étiquettes des Présidents
des pays indépendants sans indépendance.
Inutile de rappeler le néocolonialisme érigé par Charles De Gaule contre la paix
et le bien-être en Afrique, pour détruire le peu des infrastructures modernes
que le colonialisme avait réalisées en Afrique pour exploiter avec outrance les
richesses naturelles africaines, car le 9 et 16 décembre 2010 la télévision
française (France 2) à démontré publiquement le fonctionnement de françafrique
et de franc-maçonnerie en Afrique contre le peuple africain.
Tous les
témoignages sur ces infernales doctrines pendant les trois (3) heures
collectives de ce reportage sur France 2 le 9 et 16 décembre 2010, ont été faits
par des hauts dignitaires des pouvoirs français (droite et gauche) depuis avant,
pendant, après l’édification et comment cette malveillante doctrine opère en
Afrique avec la récente élection truquée au Gabon et l’intronisation à la tête
de franc-maçonnerie d’Afrique centrale de Ali Bongo en remplacement de son
défunt papa voleur Albert Bongo comme le grand maître de leur loge dans cette
partie d’Afrique.
La situation en Cote d’Ivoire c’est la mort publique de la françafrique, si les
Africains ont compris que le moment est arrivé pour reconquérir leur
indépendance collective et qu’ils ne sont plus des marionnettes : Le Kongo sera
libre et l’Afrique aussi.
Mais les décennies qui suivront la libération de
l’Afrique seront terribles et atroces.
Car les premiers gouvernants de l’Afrique
libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique
entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans
des guerres meurtrières et s’entretueront.
Gare à ceux qui continuent à
renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !
Je demande à ce
que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et
puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus
reculés !
Déclaration révolutionnaire de la décolonisation d’Afrique faite par Simon
Kimbangu le 10 septembre 1921 à Mbanza-Nsanda au Congo-Belge.
Il fut arrêté le
12 septembre 1921 par l’administration coloniale et condamné à mort le 3 octobre
1921 par un tribunal militaire colonial, alors que Simon Kimbangu n’était pas
militaire ni ne possédait des armes pour verser les sangs des Blancs et des
Noirs pour nous libérer de l’esclavagisme et du colonialisme.
Cette peine de
mort fut commutée par le Roi Albert 1er de la Belgique en prisonnier à vie où il
mourut le 12 octobre 1951 dans une prison coloniale au Katanga sans qu’il soit
défendu par la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre
1948, pour qu’il retrouve sa liberté au lendemain de cette déclaration et
poursuivre sa lutte d’indépendance pour délivrer les Noirs du colonialisme.
Simon Kimbangu est un grand intellectuel africain sans obtenir aucun diplôme que
les Africains disposent depuis 1960 et continueront à les obtenir sans
comprendre l’importance de notre souveraineté internationale.
Ouvrons nos
yeux sur tous les horizons.
L’option armée de la CEDEAO en Cote d’Ivoire comme le chien de garde (ONU)n’a
plus des dents pour mordre les Africains et placer des marionnettes aux
pouvoirs, est un moyen d’augmenter d’autres décennies des pillages et de
pauvreté en Afrique.
Cette option doit être stoppée par tous les Africains qui
veulent valoriser notre liberté comme Simon Kimbangu, Kwame Nkrumah, Sékou
Touré, Um Nyobé, Patrice Lumumba, Félix Moumié, Modibo Keita, Abdel Gamal
Nasser, Jomo Kenyatta, Julius Nyerere, Ben Bella,Abubakar Tafawa Balewa, Nnandi
Azikiwe, Robert Mugabe, Josua Nkomo, Albert Luthuli, Eduardo Mondlane, Hamilcar
Cabral et Agostino Neto l’ont voulue contre la colonisation très bien avant les
indépendances trompeuses de 1960.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 30 janvier 2011 à 21:02 ::radio
Honoré Ngbanda est le Président national de l’Alliance des patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO). Sa parole compte autant que celle d'autres sur la situation préoccupante de la République démocratique du Congo. Honoré Ngbanda aura été le Congolais qui s'est investit dans le réveil de la conscience de ses compatriotes avec des moyens modernes notamment son site aparecordc.org. Au sein de la diaspora congolaise, il est en pôle position non pour aller aux élections pipées d'avance comme celles de 2006, mais pour la libération du Congo de l'occupation.
Honoré Ngbanda, président de l'Apareco (Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo).
Fin stratège, il est insaisissable pour ses détracteurs et sa constance déroute ses adversaires. C'est pour la seconde fois qu'Honoré Ngbanda, président de l'Apareco répond aux 10 questions de Réveil-FM. C'est à coeur ouvert qu'il s'est exprimé !
1. Réveil-FM: Bien que votre parti politique l’APARECO fasse preuve de beaucoup de dynamisme, particulièrement à travers votre site Internet et vos nombreux écrits, dans le travail de mobilisation et d’information des congolais, vous-même, on vous entend très peu et on ne vous voit plus du tout nulle part, à tel point que de nombreuses spéculations sont colportées ça et là à votre sujet, notamment sur votre lieu de résidence aujourd’hui. Où vivez-vous actuellement et pourquoi cette «discrétion» à outrance?
Honoré NGBANDA: Je comprends votre préoccupation et celle de nombreux compatriotes au sujet des précautions qui entourent mes mouvements et lieux de résidence depuis quelques années. Ce n’est pas de la paranoïa. Ceux qui me connaissent bien savent que la peur ne fait pas parti de mes points de faiblesse. Mais la qualité et la taille des adversaires que je combats m’astreignent à une très grande prudence si je veux aller loin. Jusqu’au bout.
Beaucoup de gens réduisent la dimension de mon combat à la seule personne d’Hyppolite Kanambe que certains Congolais appellent naïvement «Joseph Kabila». Cet homme n’est que le petit sommet d’un immense iceberg caché sous l’eau. Si vous voulez avoir une petite idée de la dimension des puissances auxquelles notre combat s’oppose pour libérer la RDC, lisez mon dernier ouvrage « Crimes organisés. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux ». Le titre en dit déjà long !
Et je voudrais attirer votre attention sur un détail: dans ce livre, vous ne trouverez nulle part un paragraphe réservé à «Joseph Kabila». Cela non pas qu’il soit innocent, loin s’en faut, mais parce que j’ai voulu montré qu’il n’est qu’un pantin. Une marionnette. Bien que son rôle soit extrêmement nocif. Par contre, ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre sont nombreux et très puissants. C’est contre eux que je me protège essentiellement.
Ainsi, quand je quitte ma maison, même mon épouse et mes enfants ne savent pas où je vais ni où je séjourne. Cela fait parti du sacrifice. Plusieurs réseaux africains, européens et asiatiques sont gracieusement rémunérés pour avoir ma tête. Mais jusqu’ici, mon Dieu me protège bien !
Mais je dois aussi faire ma part. Vous comprendrez donc que dans un tel contexte que, je ne vous dise pas quels sont mes lieux de résidence actuellement, je pense que ce qui intéresse le plus les patriotes congolais, c’est d’être rassurés que je continue à mener le combat de libération de la RDC. Et ce qui intéresse mes compagnons de combat, c’est d’être en contact permanent avec moi, ce qui est le cas.
2. Réveil-FM: Ce mois de janvier 2011 « Joseph Kabila » fête ses dix ans à la tête de la République démocratique du Congo , vous qui êtes le 1er congolais à avoir dénoncé par voie de presse internationale (Jeune Afrique Économie N°323 de Janvier 2001, page 14) sa « fausse nationalité congolaise » dès sa présence à la tête des institutions congolaises, en contestant son identité, alertant ainsi à la fois vos compatriotes contre son inféodation au pouvoir de Kigali et le danger de ses véritables intentions à la tête de la RDC, que répondez-vous à ceux de vos compatriotes et à d’autres observateurs, qui se demandent pourquoi dans un tel contexte, vous avez abandonné votre pays depuis aussi longtemps ? Allez-vous participer aux prochaines élections annoncées en RDC ?
Honoré NGBANDA: Aujourd’hui, quand il m’arrive de croiser certains cadres politiques congolais qui sont autour de « Joseph Kabila », la grande majorité parmi eux m’avoue en aparté avoir la certitude que cet homme est vraiment rwandais. Certains vont jusqu’à me dire qu’ils comptent sur mon combat et celui des patriotes congolais.
Ce n’est pas courageux de leur part, mais cela prouve néanmoins que la majorité des congolais reconnaissent bien que celui qui préside les institutions congolaises actuellement n’est pas congolais, mais craignant pour leur vie, ils ont peur de réagir.
Quant à moi, le seul défi que je lance à Hyppolite Kanambe et à tous ceux qui le défendent et le protègent, plus par intérêt que par conviction, c’est qu’il accepte de se soumettre au test ADN. Sur lui-même, sur les reliques de Laurent Désiré Kabila (son prétendu père biologique) et sur Madame Sifa Mahanya (sa prétendue mère biologique).
Aujourd’hui, les afro-américains se livrent massivement au test ADN pour retrouver leurs familles biologiques en Afrique. Les dernières expériences viennent de se passer au Cameroun où plusieurs afro-américains ont retrouvé leurs familles biologiques. Des tests ADN sont régulièrement pratiqués aussi pour certains étrangers qui veulent émigrer vers les USA.
De nos jours le test ADN n’offusque plus personne. Pour preuve, plus près de nous, l’Union Européenne à voté une loi obligeant les immigrés à se soumettre au test ADN pour confirmation de leurs origines ou de leur filiation…
En somme le monde entier profite de ces progrès scientifiques pour lever des équivoques identitaires en cas de besoin. Je me demande alors pourquoi, pour un cas aussi gravissime que celui de l’imposture présumée au sommet de l’Etat, la classe politique congolaise n’oblige-t-elle pas cet imposteur, qui nous est tombé du ciel comme un véritable OVNI politique, à pratiquer le test ADN qui résoudra une bonne fois pour toutes, l’énigme qui entoure sa véritable identité ?
Dans des pays qui se respectent, une fausse déclaration d’identité au sommet de l’État est considérée comme de la haute trahison.
Il n’y a qu’en RDC qu’un tel parjure ne semble émouvoir personne.
Croyez-vous sincèrement que si Kanambe était certain d’être réellement le fils biologique de M’Zee Laurent Désiré Kabila, il n’aurait pas déjà procédé de lui-même au test ADN qui aurait pu déjà dissiper le doute qui pèse sur lui et mettre fin à la polémique afin de lui permettre de gagner la confiance des congolais ?
Pourquoi l’Union Européenne oblige-t-elle les petits immigrés africains à pratiquer un test ADN et elle ne le demande même pas gentiment à un homme dont la déclaration douteuse d’identité à la tête d’un État est à la base des conflits et de l’instabilité de tout un pays?
Poser cette question, c’est y répondre. Celui qu’on appelle « Joseph Kabila » n’est pas Congolais.
La communauté internationale le sait. Mais en coulisse, ils nous répondent que «c’est une affaire congolo-congolaise, il appartient donc aux seuls congolais de le résoudre».
Et ils ont raison quelque part. La balle est dans notre camp. C’est aux Congolais de mettre fin à cette imposture et à la forme d’occupation la plus sauvage et la plus humiliante des derniers siècles qu’ils connaissent chez eux.
Et croyez-moi, ce n’est certainement pas en acceptant d’aller concourir à une mascarade d’élection que le pion des forces d’occupation étrangère organise que nous parviendrons à libérer notre pays des griffes des envahisseurs. Le fait d’accepter seulement le principe de concourir avec un candidat rwandais à la magistrature suprême de notre pays, la République Démocratique du Congo, a quelque chose de malsain et d’ignoble pour l’élite congolaise.
C’est comme si on invitait la victime à qui on a volé des tableaux volés à participer en concurrence avec son voleur à une vente aux enchères de ses biens volés s’il tient à les récupérer.
L’image devient encore plus cocasse lorsque les juges de la dite vente aux enchères se trouvent être les complices du voleur sensés partager le butin avec lui !
J’espère que vous comprenez mon angoisse et ma colère !
Par ailleurs, si j’avais décidé d’abandonner mon peuple, j’aurais adopté la solution de la facilité comme les autres. Et j’aurais accepté les postes politiques et l’argent qu’on m’a offerts, pour abandonner mon combat et regagner le pays.
Alors qu’au même moment, certains barons de la 2e République ont plutôt déboursé des millions pour obtenir les faveurs des « Kabila» pour rentrer au pays.
Mon combat est un combat de principe et d’idéal: si nous ne le menons pas aujourd’hui, demain il sera trop tard !
La position de l’APARECO que je préside est donc tout à fait claire et elle n’a d’ailleurs jamais changé depuis que notre plate-forme a été créée: nous ne participerons jamais à des élections organisées par l’étranger qui occupe la tête des institutions de notre pays par l’imposture.
Nous voulons d’abord la Libération de la RDC, et ensuite seulement le peuple congolais pourra choisir librement ses dirigeants et ses représentants comme dans toutes les démocraties dignes de ce nom.
3. Réveil-FM: En moins de deux semaines la révision constitutionnelle a été « boutiquée » puis promulguée. Joseph Kabila et les parlementaires –députés et sénateurs- de son camp ont réussi leur coup de force. Que pensez-vous de cette constitution et plus précisément, était-il important et urgent de la réviser à moins de 10 mois de la fin du mandat de Joseph Kabila ? Depuis la révision constitutionnelle de Joseph Kabila, les joséphistes narguent les Congolais et jubilent devant le silence plat puis la réaction timide de la communauté internationale avec l’UE qui s’est dit entre autre « inquiète » et « surprise » par cette révision, une fois le texte voté. La France s'est même prononcée pour cette constitution qu’est-ce que cela vous inspire ?
Honoré NGBANDA : D’abord je vous avoue que je ne suis pas disposé à débattre sur ce document confectionné à l’étranger et servant à légitimer l’occupation de mon pays.
D’autant plus que ce document est chaque fois taillé et recousu sur mesure pour contourner et au besoin combler les failles et les insuffisances de l’imposteur au pouvoir, ou encore pour exclure tous les adversaires gênants.
Le problème n’est pas celui de savoir si oui ou non la constitution de la RDC est bonne ou mauvaise. C’est un faux débat !
Chaque peuple souverain se dote de la constitution de son choix. Le vrai problème est celui de savoir si le peuple congolais est aujourd’hui réellement souverain pour se doter librement de la constitution et des dirigeants de son choix.
La vraie problématique ici ne porte pas sur la quintessence des articles de la constitution de la RDC. Il n’y a pas une meilleure ou une pire constitution au monde du moment que celle-ci est choisie librement.
C’est pourquoi, la seule question importante qui mérite d’être examinée est celle de savoir si le peuple congolais est aujourd’hui réellement souverain pour se doter librement de sa constitution et pour élire les dirigeants de son choix. La réponse, vous vous en doutez, est évidement négative.
Ce n’est ni la France, ni les États-Unis d’Amérique, ni un quelconque autre État au monde qui doit proclamer bonne ou mauvaise la constitution de la RDC.
C’est encore là la preuve de la persistance des relents des avatars du colonisés qui collent toujours et encore à la peau des certains cadres politiques congolais.
Mais nous devons avoir le courage de nous regarder dans les yeux et nous dire certaines vérités en face : la force d’un seul jeune homme étranger sans formation ni culture, mais qui est parvenu à vassaliser tout un peuple jusqu’à le chosifier, sa force disais-je, vient de la démission, que dis-je, de la complicité de la classe politique et de l’intelligentsia congolaises.
En effet, «Kabila» seul ne peut pas charcuter la constitution sans l’aide des juristes et des députés et sénateurs congolais.
Je vous rappelle que cette révision s’est faite sur fond de corruption comme nous l’avons révélé aux Congolais sur notre site internet. Kanambe ne peut pas tout seul semer la mort des milliers de congolaises et de congolais sans l’aide des officiers et soldats congolais.
Seul, cet imposteur et vandale ne peut pas piller nos banques, nos entreprises, nos mines sans l’aide d’experts et cadres intellectuels congolais à sa solde…
Tout au long de mon combat, j’ai malheureusement expérimenté cette triste réalité : c’est que le premier ennemi de la RD Congo et du peuple congolais, c’est le citoyen congolais lui-même !
C’est pourquoi, l’APARECO concentre son combat d’abord sur le réveil et la conscientisation de l’élite et de la jeunesse congolaises.
Dieu merci, ce combat qui a conquis toute la diaspora congolaise gagne aujourd’hui toutes les couches de l’intérieur du pays. Aujourd’hui beaucoup d’associations et de mouvements politiques congolais ont adopté l’étendard de notre combat.
Je m’investis beaucoup personnellement et avec l’aide de nombreux compatriotes pour que l’APARECO soit toujours au fait de ce qui se passe en RDC ou de tout ce qui se trame contre le peuple congolais dans certaines officines à travers le monde.
Les informations que nous diffusons depuis des années sont largement relayées par beaucoup de congolais , et même si certains parmi eux ne nous en reconnaissent pas la paternité, ce qui n’est pas très honnête certes, cela n’a aucune importance.
L’essentiel est que nous parvenions tous ensemble à libérer notre pays.
De ce fait, ce n’est pas le dernier tripatouillage de la constitution par « Kabila » qui changera quoi que ce soit à la détermination de la résistance congolaise ni au calendrier de son action.
La marche vers la libération de la RDC est irréversible, même si nos ennemis essayent vainement de la tourner en dérision !
La victoire est et demeure notre seul délai !
4. Réveil-FM: Lorsqu'on regarde l'échiquier de la politique congolaise, vous êtes le seul, qui après avoir travaillé avec Mobutu, vous avez demandé pardon au peuple congolais et vous n'avez jamais pactisé avec le régime des joséphistes. Or la plupart des Mobutistes travaillent avec et pour Joseph Kabila: Léon Kengo wa Dondo, Edouard Mokolo wa Pongo, Koyagialo, Pay Pay, Tambwe Mwamba, Kin Kiey Mulumba, Modeste Mutinga etc. Et pourtant c'est vous qu'on essaie de diaboliser. Pourquoi Honoré Ngbanda fait-il toujours tant peur au pouvoir des joséphistes ?
Honoré NGBANDA : Non ! Je ne crois pas être le seul à avoir demandé pardon. Je crois que beaucoup d’autres l’ont fait aussi avant et après moi. Soit !
A cause du combat acharné que je mène contre la nébuleuse des puissances d’occupation de mon pays, j’ai été maintes fois sollicité par des vautours au pouvoir à Kinshasa, à Kigali, à Kampala et ailleurs pour accepter des offres mirobolantes, à condition d’abandonner mon combat.
Et c’est ce qui rend d’autant plus ridicules les collabos kabilistes qui s’époumonent à m’insulter nuit et jour, s’efforçant vainement de minimiser la portée du combat que nous menons au sein de l’APARECO.
En effet, pendant que ces collabos s’attaquent à moi, leurs chefs font des mains et des pieds pour me convaincre de rentrer au pays afin de travailler avec eux !
Parce que j’ai refusé la compromission, je suis devenu la cible principale de cette maffia sous forme de pieuvre, dont la tête se trouve à Kinshasa et à Kigali, tandis que ses tentacules sont déployées partout à travers le monde.
Pour preuve, je suis aujourd’hui le seul dignitaire de la deuxième République dont tous les biens meubles et immeubles sont encore confisqués et exploités par les barrons du régime en place en RDC.
Je constate seulement que pour avoir refusé de dire oui aux forces d’occupation et de pillage dans mon pays, je suis devenu l’ennemi à abattre.
Des tueurs africains, arabes, européens, américains sont gracieusement payés par ces lobbies maléfiques pour m’abattre. Simplement parce que je résiste et que mon combat avec tous les patriotes menace des gros intérêts qu’ils entretiennent en RDC.
Mais heureusement je ne suis plus seul. J’ai mon Dieu qui me soutient et me protège de ces puissants ennemis.
Et j’ai toute cette jeunesse congolaise qui se lève chaque jour par centaines pour rejoindre le rang des patriotes déterminés à bouter dehors les ennemis de notre patrie.
Les jours qui viennent verront le soleil de la liberté briller sur notre pays !
5. Réveil-FM: De nombreux congolais trouvent que votre parti politique est resté étrangement silencieux au sujet du retour de Tshisekedi en RDC. Et surtout si, comme en 2006, l’APARECO refuse de participer aux prochaines élections, qu’est ce qui vous empêche dans ce cas, comme vous l’aviez fait pour JP Bemba auparavant, de soutenir la candidature du leader de l’opposition qui semble à priori bénéficier du plus grand consensus autour de sa candidature à la présidence de la République congolaise, en l’occurrence Monsieur Etienne Tshisekedi ?
Honoré NGBANDA: Supposez un moment que lors d’un pique-nique avec des amis, on vous offre un plat de champignons, et qu’en tant que connaisseur vous les alertez pour les empêcher de manger ces champignons, car vous savez qu’ils sont vénéneux.
Mais malheureusement, vos amis refusent de vous écouter, mangent le plat et tombent tous gravement malades. Certains meurent et quelques uns échappent de justesse à la mort.
Mais si l’année suivante vous revenez au même endroit avec les mêmes amis rescapés pour participer à une rencontre semblable, et qu’on vous présente de nouveau le même plat de champignons, que ferez-vous si vos amis, repoussant une fois de plus vos avertissements se ruent de nouveau sur le même plat de champignon pour le manger? Allez-vous manger avec eux pour leur faire plaisir ?
En 2006, nous avions prévenu nos compatriotes dont ceux de l’UDPS contre le piège que représentait leur participation aux élections. Mais ils ont préféré écouter Louis Michel et d’autres qui promettaient la lune aux congolais après les élections.
Cinq ans après, si les mêmes congolais qui viennent de faire les frais de cette supercherie veulent rééditer la même expérience, je ne vois pas ce que nous pouvons leur dire de plus.
J’estime que Monsieur Etienne Tshisekedi est mon aîné en tout point de vue : il a commencé la politique avec Mobutu bien avant moi dans les années 60, je n’étais encore que sur les bancs de l’école. Ils ont créé le MPR et l’ont imposé aux zaïrois avec Mobutu dans les années 70, j’étais encore étudiant.
Il a beaucoup plus d’expérience que moi, car il connaît mieux que quiconque les dessous des cartes de cette campagne d’occupation de la RDC en 1996 et ses conséquences aujourd’hui.
S’il décide malgré tout de faire confiance au pouvoir d’occupation en place à Kinshasa et d’aller concourir aux élections avec lui, je ne peux que respecter son choix et le regarder faire.
Je n’ai pas la science infuse.
Mais je souhaite simplement qu’on respecte aussi mon choix de demeurer fidèle à mes convictions, aux idéaux et aux valeurs du combat de résistance que je mène avec les patriotes congolais qui ont librement accepté de me suivre. Pourquoi dois-je abandonner les nombreux congolais qui m’ont fait confiance et se sont engagés dans la résistance, pour aller rejoindre Etienne Tshisekedi dans sa logique des élections ?
Toutefois, je reste persuadé que le leader maximo connaîtra des moments très difficiles avec l’UDPS, car «Joseph Kabila» a profité des divisions et des rivalités au sein de ce parti pour le miner sérieusement.
N’oubliez pas que j’ai des antennes au sein du système « Kabila ». Et croyez-moi, dans les jours qui viennent, vous allez assister à un ouragan qui va souffler au sein de l’UDPS pour tenter de l’imploser.
C’est l’œuvre de l’imposteur rwandais au pouvoir. Des dispositions sont déjà prises pour paralyser Etienne Tshisekedi et son aile, tandis qu’ une aile en gestation lancera une autre UDPS made by Kanambe.
Mais, l’étiquette sera invisible à l’œil nu ! Nous avons pris soin de prévenir certains cadres de l’UDPS de ce complot.
6. Réveil-FM: Parmi les autres candidats déclarés à l’élection présidentielle, Vital Kamerhe semble concentrer particulièrement l’hostilité de l’APARECO. Que lui reprochez-vous au juste ?
Honoré NGBANDA : Il ne s’agit pas ici de problème d’hostilité, il s’agit plutôt d’une sérieuse inquiétude concernant l’identité de l’homme et sa franchise politique. Dans l’APARECO, nous ne croyons pas du tout à la sincérité de son combat.
Souvenez-vous dans une interview daté du 6 février 2006 accordé à Monsieur Magloire Paluku du site Beni-lubero.com, Vital Kamerhe y affirmait sans sourciller que « Joseph Kabila » aurait étudié à l’école française de Dar-Es-Salaam.
J’ai personnellement enquêté à ce sujet et figurez-vous qu’il n’existe aucune trace de Joseph Kabila dans cette école ni même sous un pseudonyme.
Et chose étrange, celui qui est sensé avoir étudié dans une école française pendant des années selon Kamerhe, est arrivé en RDC en parlant couramment le kinyarwanda, comme en témoigne plusieurs personnes qui l’ont côtoyé, mais par contre, il baragouinait péniblement le français !
D’ailleurs le même Kamerhe fut parmi ses premiers professeurs de français.
De plus, dans cette même interview, concernant le niveau d’étude de « Joseph Kabila », Vital Kamerhe a affirmé que ce dernier a fait, je cite : « des cours accélérés à distance du Droit International et Diplomatique de l’Université de Washington et c’est Condoleezza Rice en personne, la secrétaire d’État Américain qui a certifié le diplôme. Joseph Kabila est licencié en Droit international et Diplomatique. »
Tout le monde sait aujourd’hui que ce diplôme imaginaire, n’a jamais existé et que même l’université dans lequel Kanambe serait supposé avoir obtenu ce diplôme relève de la fiction comme l’ont prouvé les résultats des investigations menées par des compatriotes vivant aux États-Unis.
Quant à la déclaration, selon laquelle l’ancienne Secrétaire d’État américain aurait elle-même « certifié » le fameux diplôme de « Kabila », je vous laisse juger de l’ampleur du mensonge. C’est absolument scandaleux et hallucinant pour un homme politique de se livrer publiquement à un tel canular !
Comment dès lors lui faire confiance quand il vous dit qu’il a divorcé d’avec son complice ?
Nous nous posons donc deux questions importantes pour lesquelles les réponses ne sont pas rassurantes: à quel jeu joue Vital Kamerhe et pour qui roule-t-il réellement ?
Nous savons comme beaucoup d’autres que c’est Kamerhe qui a fait « Kabila » roi en 2006, non seulement en menant, tambour battant, la campagne électorale de l’imposteur rwandais, mais plus grave encore, en pilotant personnellement, et de mains de maître, les grandes opérations de fraude avec le bourrage des urnes et la falsification des PV des bureaux de vote dans toutes les régions à l’est de la RDC.
Et cela au vu et au su des observateurs de la Communauté internationale et de la MONUC. Et quand nous entendons cinq ans après le même Vital Kamerhe dire sans sourciller aux kivutiens : « je vous ai menti », comprenez que nous puissions avoir un véritable choc !
Les congolais aimeraient sans doute savoir sur quoi d’autres et jusqu’à quel point a-t-il menti précisément ?
Qu’est-ce qui a changé fondamentalement en « Kabila » depuis 2006 qui puisse justifier le brusque virage de Kamerhe à 180 degrés pour avoir en plus la prétention de venir « fédérer » l’opposition qu’il a torpillée sans état d’âmes jusque hier encore? Je ne souhaite pas que nous déshabillions Saint Pierre pour habiller Saint Paul.
Il est plus facile de combattre un envahisseur ignare et sans expérience du genre de «Joseph Kabila» que d’avoir à affaire à un félin de la trempe de Kamerhe, qui connaît bien les coins de la maison pour se dissimuler et attaquer au bon moment.
Je peux vous assurer que, dans l’APARECO, c’est sans état d’âme que nous observons très attentivement les circonvolutions d’un revirement qui nous inquiète au plus haut point.
D’autant plus que depuis son « entrée dans l’opposition » Vital Kamerhe n’a pas encore donné sa position une seule fois au sujet de l’identité réelle de « Joseph Kabila », lui qui est sensé posséder les secrets de cet OVNI politique sorti de nulle part.
Et puis, l’avez-vous jamais entendu condamner ouvertement Paul Kagamé et son action criminelle en RDC ?
Même lorsqu’on lui a demandé dernièrement dans une interview son point de vue sur le rapport « Mapping » de l’ONU rendant compte sur 600 pages des crimes de l’APR (Armée patriotique rwandaise) en RDC, il s’est débiné en prétextant ne l’avoir pas encore lu, pour ne pas avoir à faire de critiques sur ses véritables maitres ou ne pas se mettre à dos les congolais.
Par ailleurs, faites le bilan de sa présidence au parlement et dites moi en quoi a-t-il été brillant pour le peuple congolais : la majorité qu’il représentait a par exemple plus milité et fait voter la loi d’amnistie couvrant les criminels du CNDP (officiellement alliés de l’AMP aujourd’hui) et autres, plutôt que de réclamer un Tribunal Pénal international pour la RDC.
Nous examinons méticuleusement ce revirement de Kamerhe. Nous ne manquerons pas de communiquer aux patriotes congolais, les conclusions finales de nos investigations. Nous n’avons aucun droit de renier à quelqu’un le droit de se proclamer « opposant » à « Joseph Kabila ».
Mais nous avons cependant le droit de nous protéger et de protéger notre combat de libération de toutes les tentatives d’infiltration et de noyautage par l’ennemi.
Vital Kamerhe ne s’est pas simplement contenté de mentir aux congolais, comme il l’a reconnu, mais il a largement et activement contribué à livrer le Kivu et tout l’Est de la RDC sur un plateau d’argent au Rwanda via « Kabila ».
Nous ne sommes pas dupes. Nous demeurons vigilants !
7. Réveil-FM: Où est le général Munene? Est-il arrêté au Congo-Brazzaville comme le clament certaines voix à Kinshasa? Munene étant le neveu de Pierre Mulele que le gouvernement de Marien Ngouabi avait livré à Kinshasa et qui a été assassiné part après. S'il s’avérait que le général Faustin Munene soit au Congo-Brazzaville, les autorités de ce pays peuvent-ils le livrer à Kinshasa ?
Honoré NGBANDA : Il faut qu’on cesse de faire des amalgames dans notre pays ! Le général Faustin Munene n’a pas fui la ville de Kinshasa parce qu’il était recherché par la justice.
Je défie quiconque à Kinshasa de produire un acte judiciaire authentique contre lui avant la date du 28 Septembre 2010, date à laquelle Munene a fui précipitamment sa résidence.
Je suis aujourd’hui mieux placé pour en parler, car c’est moi qui ai alerté au téléphone le général Faustin Munene à 0H30, pour lui demander de quitter d’urgence sa résidence dans les 30 minutes.
Heureusement qu’il l’a fait, car quelques minutes seulement après son départ, trois camions pleins de militaires ont débarqué dans sa résidence de la commune de Gombe et ils ont tabassé tous les militaires de garde avant de les emmener et d’assiéger la dite résidence. Il faut que je vous précise que l’officier proche de « Kabila », membre de la 5e colonne, qui m’a téléphoné en catastrophe à 0H15 m’a dit : « Une compagnie de barbouzes de « Kabila » va quitter dans trente minutes pour une mission chez le général Munene.
Les ordres formelles ont été donnés en Haut lieu pour l’abattre ; lui et ses gardes sans sommation, et de mettre tout cela sur le compte de la résistance de l’intéressé à l’interpellation » (sic)! Mais après cet échec, la sœur jumelle de « Kabila », Jaynet, a conduit personnellement une expédition punitive dans toutes les résidences du général Munene à Kinshasa et dans celle de sa mère à Bandalungwa. Tout a été pillé sur son passage !
En quittant Kinshasa, Munene était logiquement un supplicié dans son pays, et par conséquent, protégeable par le HCR partout où il pourrait se trouver en dehors de la RDC. Car les menaces pour sa sécurité sont flagrantes.
Dans son exil forcé, le général Munene a choisi de rejoindre le mouvement d’ensemble des patriotes congolais qui résistent héroïquement contre le pouvoir fantoche d’occupation à Kinshasa.
Dans ce contexte, il est obligé de bouger, de beaucoup bouger comme le fond tous les leaders patriotes résistants.
Il s’est fait que les autorités de Congo-Kinshasa sont allés protester contre la présence (momentanée ?) de Munene au Congo-Brazzaville, allant jusqu’à demander son extradition.
Mais comme à leur habitude, au lieu de préparer un dossier judiciaire solide de demande d’extradition, les vuvuzélateurs se sont mis à crier victoire à la RTNC.
Plus grave, ils ont poussé le ridicule jusqu’à faire un montage stupide de l’arrestation et l’interrogatoire de 80 personnes présentées comme des militaires « ex-FAZ ».
Mais comble de ridicule, certains militaires présentés avaient entre 21 et 23 ans !
Ce qui signifie que ces ex-FAZ n’étaient âgés que de 8 à 10 ans seulement en 1997 à la chute de Mobutu. Ridicule !
Autre fait cocasse qui montre le degré d’amateurisme de ces apprentis sorciers : le commandant de la région militaire du Bas-Congo, le Colonel Delukibi Teddy qui a monté toutes les mises en scène, a confectionné des tenues de sport avec les étiquettes A.R.P. pour impliquer Munene.
Comme si un général qui envoie ses hommes en opération clandestine serait assez fou pour leur fabriquer des signes de reconnaissance qui constitueraient des preuves en cas de capture.
Qu’à cela ne tienne, « Kabila » vient de récompenser ce collabo de colonel pour ses « bons et loyaux services » en l’élevant au grade de général, au début de la semaine du 24 au 30 janvier.
Malgré ce remue-ménage des vuvuzélateurs à Kinshasa, une chose est certaine, le général Munene ne fera jamais l’objet d’extradition à Kinshasa.
Le cas historique de son oncle Pierre Mulele est encore frais dans la mémoire des Congolais de Brazzaville depuis Marien Ngouabi. Ne dit-on pas qu’un chat échaudé craint même l’eau froide ?
L’agitation de Kinshasa autour du dossier Munene n’aura aucun impacte sur le combat de libération de RDC, que les patriotes congolais gardent leur calme et leur foi intactes.
8. Réveil-FM: Quelle analyse faites vous de la situation actuelle de l’Est de la RDC et d’une manière générale quel bilan faites-vous des 10 ans d’exercice du pouvoir par «Joseph Kabila ?
Honoré NGBANDA: Je note surtout que toutes les promesses de Paix faites aux congolais n’ont jamais été tenues et que la situation ne fait qu’empirer.
Et actuellement, des personnalités comme Pierre Péan dans son dernier livre « Carnages, guerres secrètes en Afrique », nous rejoignent pour dire que l’histoire de la crise dans la région des Grands Lacs a été tronquée.
C’est donc pourquoi, je n’ai cessé de le répéter que, tous les « remèdes » qu’on fait mine d’appliquer pour apporter la Paix et la stabilité dans cette région ne seront jamais efficaces parce que l’on évite à chaque fois de s’attaquer au problème de fond….Aujourd’hui Paul Kagamé pour poursuivre son objectif d’annexion du Kivu au Rwanda , vient de trouver une nouvelle invention qui fait recette en Occident et dans le monde. Il s’agit d’une supposée menace terroriste d’intégristes musulmans.
Alors qu’incontestablement, il est lui-même le premier terroriste de la région des Grands Lacs. La première étape pour mettre fin à la tragédie que vivent nos compatriotes de l’Est de la RDC, c’est la mise à l’écart des complices de cette occupation au sein des institutions congolaises, à commencer par le premier d’entre eux, c'est-à-dire « Joseph Kabila » !
Quant au bilan de ses 10 ans d’exercice du pouvoir je relève surtout que toutes les versions que donne le gouvernement congolais de ce fameux bilan ont été systématiquement contredites par L’Union Européenne à travers une résolution adoptée par le Parlement européen le 7 octobre 2010.
Celui-ci a relevé de nombreuses défaillances de l’État congolais dans différents domaines. Cette résolution a été intégralement publiée sur notre site www.aparecordc.org et vous pouvez vérifier ce que je vous dis.
Vous verrez que l’Union européenne a notamment déploré les 6 millions de congolais morts à ce jour depuis 1998 des suites de la déstabilisation de la RDC, ainsi que les milliers de morts congolais que notre pays enregistre encore chaque mois actuellement.
Elle a dénoncé l’augmentation du nombre de viols en RDC, l’impunité des criminels, la poursuite de la vente illicite de nos minerais, l’absence pour la RDC d’une armée digne de ce nom, la recrudescence de violations des Droits de l’homme, la répression accrue contre les journalistes et les défenseurs des Droits de l’homme…etc.
Et tous les congolais, à part « Joseph Kabila » et ses collabos, sont d’accord avec cette description de la situation désastreuse que traverse notre pays aujourd’hui.
Avez-vous vu les photos que nous avons diffusées et qui montrent clairement l’extrême sauvagerie avec laquelle le jeune Armand Tungulu qui a lapidé l’escorte de « Joseph Kabila», a été exécuté par ce dernier ?
Après le meurtre de Floribert Chebeya voilà encore une illustration de la barbarie qui a élu domicile au sommet de l’État congolais.
Dernièrement, c’est même votre confrère Monsieur Béchir Ben Yahmed de Jeune Afrique qui a rejoint les positions du Commissaire européen, Monsieur Karel de Gucht, en déclarant qu’il n’y a pas d’État en RDC. Il a même été plus loin en estimant que le pays n’est pas géré mais simplement pillé !
Ce sont ses propres mots. Des experts de l’UE et de l’ONU ont également estimé, il y a quelques temps, qu’en seulement quelques années, la RDC a été pillée 3 fois plus que sous Mobutu en 32 ans. Aux États-Unis, la description qui est faite de la situation politique et économique de la RDC n’est guère réjouissante non plus.
Non seulement l’État américain relève maintenant la présence de réseaux terroristes en RDC, mais notre pays, d’après les dernières publications de l’US Foreign Policy et de FORBES, est classé à la fois parmi les pays les plus corrompus de la planète, et parmi les États en faillite, dont le climat des affaires reste l’un des plus détestables au monde.
Quand on ajoute à tout cela le fait qu’au moins 80% de la population active est au chômage, que seul 9% de la population a accès à l’électricité, et que l’eau potable est devenue un produit de luxe, ou encore que les ¾ de la population souffrent de la malnutrition chronique, tout le monde aura compris que logiquement, face à un tel désastre, aucun gouvernement ni aucun Chef d’État sensés et dignes de ce nom, n’auraient trouvé de quoi pavoiser.
Mais la République démocratique du Congo, sous « Joseph Kabila » est devenue le pays de toutes les aberrations et de toutes les inepties! Ceux qui gouvernent ce pays aujourd’hui, sont comme les musiciens du Titanic : ils continuent à jouer de la musique et à s’amuser alors que le navire « RDC » coule. C’est absolument pitoyable !
9. Réveil-FM: Axel Poniatowski le président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française a estimé dernièrement sur RFI que la solution de la crise en Côte d’Ivoire passe peut-être par la « partition » du pays. Qu’en pensez-vous ? Tout le monde (ou presque) sait que vous êtes un ami proche de Monsieur Laurent Gbagbo. Avez-vous eu l’occasion d’échanger avec lui au sujet de cette crise que traverse son pays ?
Honoré NGBANDA : Un adage dit qu’on connaît les vrais amis dans le malheur. Je n’ai pas l’habitude d’exposer en public mes relations avec des hautes personnalités. C’est ma vie privée.
Cependant, ce qui se passe en Côte d’Ivoire ne peut laisser un leader africain indifférent. Il faut dépasser les passions et examiner ce problème à froid.
Sans état d’âme. Car il s’agit de la vie des millions d’africains, et de l’avenir de tout un peuple.
Sur le plan de fond, il est clair que les conditions dans lesquelles Monsieur Choi Young Jin, le représentant du SG de l’ONU a fait proclamer les résultats et les a certifiés sont très suspectes et loin d’être catholiques.
Car le président de la CEI a proclamé les résultats dans des conditions et les délais illégaux.
Bien plus, le représentant de l’ONU aurait du attendre le verdict final de la Cour constitutionnelle qu’il était habilité à certifier et non celui de la CEI.
Je me demande en outre comment Choi a fait pour vérifier les 20 000 PV des bureaux de vote en 3 jours seulement pour pouvoir certifier les résultats comme il l’a fait.
S’il n’a pas vérifié les PV et il n’a pas non plus attendu la sentence finale de la Cour constitutionnelle au sujet des réclamations introduites dans les délais, sur quoi s’est-il basé alors pour certifier le résultat ?
D’autre part, la Cour constitutionnelle qui est seule habilitée à proclamer les résultats a de son côté outrepassé ses compétences. Car elle n’a pas pouvoir de modifier le scrutin contesté, mais de le déclarer simplement nuls les résultats de la CEI, soit partiellement dans les zones contestées, soit totalement sur tout le territoire et d’ordonner, dans ce cas, l’organisation d’un 3e scrutin, ou à défaut, elle aurait du décidé la reprise du comptage des urnes.
C’est selon. Mais ce qui choque, c’est la scène qui s’offre à nous. Nous assistons plutôt à des démonstrations des passions excessives dans certaines capitales occidentales.
Les propos d’Axel Poniatowski ne me surprennent pas. Ils sont vecteurs d’une vision générale d’une certaine Occident qui a gardé ses relents coloniaux de l’époque où les puissances occidentales se réunissaient autour d’une table pour dépecer le continent africain au gré de leurs intérêts partisans.
Quitte à affaiblir les Etats africains pour éviter que ceux-ci résistent aux dictats des métropoles du Nord. Pourquoi lorsque Bush et Al Gore ont eu un contentieux électoral dont les premiers résultats étaient en faveur du candidat Al Gore, et que Bush a fait recompter manuellement les voix par des juges nommés par lui, pourquoi aucune capitale européenne n’est intervenu dans ce contentieux pour obliger Bush à céder la place à Al Gore ?
La réponse est dans cette maxime de la Fontaine, dans « Les animaux malades de la peste »: «selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de la cour vous rendront blanc ou noir».
Par Freddy Mulongo,
samedi 29 janvier 2011 à 22:52 ::radio
Le franc congolais, se négocie sur le marché parallèle entre 935 et 940 Fc pour un dollar américain. Les 50 millions de dollars que la Banque centrale du Congo (BCC) a injectés sur le marché de change en début de cette année n’ont pas fléchi la montée de la devise américaine par rapport au Franc congolais, la monnaie nationale. La tendance est toujours à la hausse. Et les résultats se font toujours attendre.
Les opérateurs des milieux de change affirment que les opérations d’adjudication de la monnaie nationale par la Banque centrale du Congo ne prennent pas en compte une grande masse monétaire qui passe par le circuit dit informel.
Réveil-FM a lu pour ses lecteurs et internautes le livre de Noël K. Tshiani, expert Congolais exerçant à la Banque mondiale depuis 1992, il vit à Washington DC aux Etats-Unis. Noël K. Tshiani a travaillé auparavant à la Citibank, à la Chase Manhattan Bank et à la Republic National Bank of New York. Dans son livre "Vision pour une monnaie forte" Noël K. Tshiani fait un diagnostic de la situation monétaire de la République Démocratique du Congo qui connait depuis plusieurs décennies une expérience inflationniste. Tshiani offre des prescriptions pour une discipline budgétaire rigoureuse, une banque centrale puissante, une politique monétaire et de change indépendante, la fin de la dollarisation et une nouvelle monétaire débouchant sur une monnaie forte en RDC
Noël K. Tshiani
Urgence pour une réforme du secteur de la monnaie
Pour Noël Tshiani, une réforme monétaire est nécessaire pour plusieurs raisons:
La nomenclature actuelle des billets de banque est hors d'état d'usage. Le coût de fabrication des billets de 1c, 5c, 10c, 20c, 50c, 1F, 5F, 10F, 20F, 50F, 100F, 200F et 500F étant devenu trop élevé par rapport à leur valeur faciale,et la valeur du billet de grande dénomination étant inférieure à un dollar, la monnaie congolaise est devenue vieille, sale et difficilement utilisable. Les kinois cyniques pour échapper à leur quotidienneté n'ont pas hésiter à surnommer les billets sales " des blessés de guerre".
Les Congolais qui n'ont pas confiance en leur monnaie, combinée avec l'hyperinflation depuis plusieurs années, cette situation a engendré le développement de la dollarisation de l'économie qui fait que le dollar américain co-circule avec le franc congolais. Ensuite, il existe ideux masses monétaires distinctes en République Démocratique du Congo et une masse monétaire en dollar. La Banque centrale ne contrôle ne contrôle pas la masse monétaire en dollar qui est la plus importante en volume. De ce fait, la Banque centrale ne peut pas conduire une politique monétaire crédible car tout ses instruments (taux directeurs, taux de réserves obligatoires, interventions sur le marché de change, etc...) sont sans effet réel sur l'économie.
Pour faire face à cette situation, la Banque centrale et le gouvernement doivent travailler de concert pour rétablir une discipline pouvant permettre la conception et la mise en oeuvre d'une politique monétaire saine et crédible.
Francs congolais 14 ans déjà !
Dans son livre Noël Tshiani témoigne: "En 1997, le Président de la République Démocratique du Congo demanda que nous organisions la réforme monétaire afin d'introduire une monnaie stable et crédible en remplacement du Zaïre monnaie, devenu symbole de mauvaise gestion du régime déchu. C'était le début de la longue préparation pour l'arrivée du franc congolais. Ma première grande contribution à l'époque était de convaincre le chef de l'Etat de ne pas mettre sa photo sur les billets de banque, et de faire une monnaie différente de celle du régime d'avant. Ma deuxième contribution était de réclamer haut et fort l'indépendance de la Banque Centrale du Congo dans la conduite de la politique monétaire.
Depuis le début en 1997 des travaux pour la conception et le lancement du franc congolais, j'ai indiqué qu'une baisse considérable du franc était inévitable, à moins que ne se produisit un changement plus profond dans les méthodes de gestion de la Banque Centrale du Congo et du Ministère des Finances qu'il n'était politiquement vraisemblable. L'inflation et La gestion de la monnaie congolaise a engendré chez les Congolais la méfiance et crainte.
En plus, le franc congolais n'est plus la seule monnaie ayant cours légal sur l'étendue de la République Démocratique du Congo. Il coexiste avec le dollar et l'euro, et ne joue plus qu'un rôle marginal car la grande partie des transactions se fait en devises étrangères. La stabilité relative du franc par rapport au dollar qui lui-même trop faible par rapport aux monnaies fortes. Peut-on affirmer sans peur de se tromper que les causes de la chute de la monnaie pendant ces dix dernières années ont disparu? Le système de gestion de la monnaie a-t-il changé?
La tâche essentielle du gouvernement congolais à l'heure est de rétablir et d'entretenir la confiance du public dans le franc congolais, écrit Noël Tshiani. a-t-il été entendu?
La réforme monétaire pour un franc congolais fort est encore possible à condition de suivre les prescriptions des experts dont Noël Tshiani en est un.
Par Freddy Mulongo,
samedi 29 janvier 2011 à 19:37 ::radio
L'heure n'est plus aux journées villes mortes, les jeunes de Butembo dans le Nord-Kivu l'ont compris. L'article 64 de la Constitution de Liège stipule que "tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la Constitution." Face au coup d'Etat constitutionnel opéré par les Joséphistes corrompus pour tripatouiller la Constitution, les jeunes de Butembo ont décidés de "faire échec", le Fula-Fula vient s'en douter de démarrer à Butembo arrivera-t-il à destination: "démocratie pour le Congo" ? Les jeunes Bubolais estiment que le droit leur est donné de se servir de tous les moyens pacifiques à leur disposition pour se faire entendre. Nous reproduisons ici l'article de nos confrères du site Beni-Lubero Online
La banderole parle d'elle-même !
Le Fula-Fula de l'Article 64 de la Constitution ?
En dépit de la répression, les Jeunes de Butembo ne désarment pas !
Les leaders des Jeunes Patriotes de Butembo appellent les bubolais et tous les congolais à poursuivre l’action pour l’avènement de la démocratie en R.D.Congo. Cette action commune doit commencer par la conscientisation des militaires et des policiers congolais qui doivent se mettre au service du peuple et non servir un individu qui qu’il soit pour que le changement voulu advienne en R.D.Congo. Ainsi un militaire congolais ne doit pas tirer sur un congolais qui n’a pas d’armes mais qui veut s’exprimer librement.
Les députés nationaux et provinciaux sont une émanation du peuple congolais. Ils ne devraient pas se prostituer à un régime dictatorial contre quelques billets des dollars.
Les opposants politiques ne doivent pas continuer avec la politique des chancelleries étrangères qui ne cherchent à faire d’eux que des doublons du régime actuel pour continuer les mêmes politiques sans visage humain. La vraie opposition politique c’est celle qui se fera le porte parole d’un peuple sacrifié à l’autel des intérêts étrangers en R.D.Congo.
Les congolais, toutes tendances confondues, doivent soutenir par leurs moyens matériels, les jeunes patriotes qui ont décidé de reprendre leur rôle de souverain primaire dans la démocratie que le peuple congolais appelle de tous ses vœux depuis le referendum constitutionnel de 2006.
Les Jeunes Patriotes de FURU emboitent ainsi le pas à la nouvelle société civile congolaise qui demande l’organisation imminente d’un referendum populaire sur la nécessité de la révision constitutionnelle. Ce n’est pas parce que la révision constitutionnelle votée à Kinshasa est légale qu’elle convient au peuple congolais. Tout ce qui est légal n’est pas bon pour le peuple. Hitler était élu légalement mais fut un désastre pour son peuple et pour l’humanité.
Le désastre qui se profile derrière la révision constitutionnelle en R.D.Congo, à savoir l’instauration d’une nouvelle dictature en R.D.Congo, saute tellement aux yeux qu’une action commune des congolais s’impose pour l’endiguer avant qu’il ne soit trop tard. La voix du peuple, c’est la voix de Dieu !
Les jeunes patriotes Bubolais expriment leur ras-le-bol !
Les jeunes patriotes Bubolais en mouvement de résistance
VENDREDI, 28 JANVIER 2011 15:35
L’armée réprime le début d’une révolution à la Tunisienne à Butembo
La ville de Butembo est en ébullition depuis hier Jeudi 27 janvier dans la soirée jusqu'à l’heure présente. L’armée et la police répriment les Jeunes de Butembo qui ont usé de leur droit constitutionnel pour récolter des signatures de tous les congolais n’approuvant pas la révision constitutionnelle concoctée à Kinshasa sans une consultation préalable du peuple congolais.
Le succès de cette opération menée notamment par des jeunes patriotes de quartiers FURU et KATWA dérange Kinshasa qui a ordonné, selon le Commandant Fardc de la ville de Butembo, la suppression de ce mouvement jugé d’insurrectionnel.
Les jeunes qui n’ont fait que récolter les signatures ne comprennent pas pourquoi leur droit à la libre expression est traité d’insurrection. D’où le bras de fer avec le régime de Joseph Kabila qu’ils qualifient de dictature. Comme les jeunes de Tunisie, les parlementaires de Butembo demandent, si l’on en croit les chansons scandées cette nuit, la démission du gouvernement et le départ de Joseph Kabila.
Pour la petite histoire de cette révolution en gestation, la semaine dernière la police était descendue en masse au quartier FURU pour arracher le calicot annonçant la récolte des signatures et stigmatisant les manœuvres dictatoriales de l’AMP.
Le lendemain, les jeunes ont remis le même calicot et l’opération de la récolte des signatures s’est poursuivie avec plus d’engouement. L’attaque de l’armée avait sans le vouloir fait la pub de l’opération. Sur les listes des signatures on trouve des noms des congolais de Beni, Mangina, etc., qui s’arrêtent au parlement de FURU pour signer la pétition contre la révision constitutionnelle et exprimer leur désaveu vis-à-vis de l’AMP !
L’histoire se répète à Butembo. Plus on réprime un mouvement, plus on lui permet de s’enraciner et d’attirer plus d’adeptes. C’est ainsi que d’autres quartiers de la ville se sont constitués aussi en autodéfense dans la foulée de l’attaque de FURU.
En l’espace de deux semaines, trois bandits dont deux en tenue policière ont été arrêtés par les jeunes de la ville. Deux de ces bandits ont été lapidés à mort. Au lieu que l’armée et la police qui n’arrivent pas à arrêter un seul bandit prêtent main forte à cette jeunesse, on assiste à la chasse à l’homme pour faire taire cette jeunesse décidée de se prendre en charge.
En effet, le pouvoir voit l’auto-prise en charge de la jeunesse de Butembo comme un défi, raison pour laquelle il a choisi la force au lieu du droit. Pour les Jeunes Patriotes, le pouvoir est du côté des bandits, des tueurs qui restent impunis.
La jeunesse qui arrête les bandits est quant à elle réprimée par le pouvoir.
Plusieurs politiciens du Nord-Kivu soupçonnés d’être derrière la pétition contre la révision constitutionnelle ont été entendus sur PV à Goma et à Butembo.
Mais les Jeunes Patriotes de Butembo persistent et signent qu’ils agissent d’eux-mêmes car ils sont déçus par les politiciens qui ont pactisé avec l’ennemi et qui se taisent pendant que cet ennemi massacre les jeunes de Butembo.
L’an 2010 était la plus meurtrière avec plus de 50 Jeunes assassinés dans la seule ville de Butembo. Le bras de fer avec le régime de Kinshasa est donc né de cette insécurité entretenue dans la ville de Butembo.
Au lieu de répondre aux doléances de cette jeunesse frustrée dont le patriotisme n’est plus à démontrer, le régime de Kinshasa qui négocie souvent avec les milices rwandaises a choisi le fusil et le gaz lacrymogène pour en finir avec cette libre expression de la jeunesse de Butembo, notamment à FURU et à KATWA où les jeunes ont construit eux-mêmes leurs lieux de rencontre qu’ils appellent « hémicycles ».
Hier Jeudi 27 janvier 2011 vers 17h00 ces deux hémicycles ont été rasé par l’armée et la police à l’issue d’une réunion extraordinaire de ce qu’on appelle par euphémisme « conseil de securité de la ville » tenue à la Commune Mususa. Aussitôt les militaires et les policiers partis, les jeunes de KATWA et de FURU ont reconstruit leurs hémicycles au cours de la nuit grâce à la solidarité de la population locale qui voit leur salut dans l’action de ces Jeunes Patriotes. En effet depuis bientôt trois ans, le bandit, le militaire, et le policier sont logés à la même enseigne dans la ville de Butembo.
Tout le bataillon Fardc de Rughenda accompagné des policiers est descendu pour brûler l’hémicycle de FURU. La réaction des patriotes de FURU ne s’était pas fait attendre. Aux militaires qui faisaient parler leurs armes, les jeunes ont opposé un jet des pierres. Le crépitement des balles devenu monnaie courante dans ce coin du pays n’a pas été suffisant pour effrayer les Jeunes Patriotes. Les pare-brises des véhicules de l’armée ont été touchés.
Le PC de la Police de Roulage de Biasa, le bureau du péage route de Kangote, le commissariat de la Police du Parking de la victoire ont été brulé. La Nationale Numéro 1 était barricadée avec des pneus à feu, des arbres, etc. au point que la route Butembo-Beni était fermée à la circulation dans les deux sens.
Plus tard dans la nuit, les militaires sont revenus sur le lieu du crime. En effet, les habitants de tous les quartiers environnants FURU ont veillé toute la nuit. En effet, selon des fuites de la réunion du conseil de securité, il était prévu une descente nocturne pour arrêter les leaders de deux Parlements FURU et KATWA. En signe de solidarité avec les Jeunes Patriotes, tous les voisins de ces deux quartiers symboles de la résistance bubolaise ont veillé toute la nuit. Les bubolais n’ont pas oublié le carnage nocturne de Kalemire de 1998.
Par Freddy Mulongo,
samedi 29 janvier 2011 à 15:06 ::radio
Vassalisés à outrance pour 25.000 dollars, corrompus jusqu'à la moelle épinière, les députés et sénateurs godillots de l'AMP, Parti-Etat, des vrais moutons de Panurge ont suivi le consigne du tripatouillage de la Constitution de Liège, au mépris du peuple congolais, souverain primaire ignorant les tenants et aboutissants de leur décision. Eux qui ont décidé de faire de Joseph Kabila, un "Roi au Congo" en lui donnant plein pouvoirs sur tout et nous ramener à une dictature totalitaire. En effet, Joseph Kabila et ses "Faucons-Joséphistes" ne craignent pas Vital Kamerhe-l'ancien président de l'Assemblée nationale, aujourd'hui se réclamant de l'opposition. C'est Moïse Katumbi Chapwe, le tout puissant gouverneur du Katanga qui fait peur. Les cabalistes Evariste Boshab et Augustin Katumba Mwanke ne sont pas étrangers sur tout ce qui va arriver à Moïse Katumbi. Ce dernier est plus populaire en République démocratique que Joseph Kabila même s'il est membre de PPRD-AMP, Parti-Etat, Moïse Katumbi Chapwe est dans la ligne de mire des Joséphistes-fossoyeurs de la République.
Moise Katumbi, gouverneur du Katanga, au stade de la Kenya. Photo Réveil-FM, archives
A Réveil-FM, nous nous refusons de hurler avec les loups, une cabale en sourdine est orchestrée contre Moïse Katumbi. Or si quelque chose de fâcheux lui arrivait aujourd'hui, le Katanga va s'embraser, la République démocratique du Congo risque de vivre sa vraie balkanisation. Ce que n'ont pas compris les Joséphistes corrompus avides de dollars, gavés de fausse gloire et d'honneurs de pacotille.
1. Les articles 197 et 198 relatifs aux institutions provinciales ont fait également l’objet d’une modification dans la Constitution de Liège par les Joséphistes.
La révision constitutionnelle, permet désormais à Joseph kabila d’arbitrer de relever le gouverneur de ses fonctions ou dissoudre l’assemblée provinciale. Sans les récupérations de 40% du gouvernement centrale, Moïse Katumbi et son équipe ont rendu la province du Katanga vivable et enviable. Moïse Katumbi a montré par ses réalisations à travers toute la province du Katanga qu'il a une volonté, le courage mais l'amour pour son pays la République démocratique du Congo.
2. Hasard de calendrier ou volonté politique, c'est à Lubumbashi dans le Katanga lors d'un visite de travail que l'ambassadeur Américain James-F Entwistle à déclaré: "Les Etats-Unis prêts à soutenir le processus électoral en République démocratique du Congo.
Les candidats doivent participer à ces élections librement et sans intimidations." Il a même ajouté: "Les détails du processus électoral sont bien sûr une question de politique intérieure. Toute fois les Etats-Unis, en tant qu’amis et partenaires de ce pays important, observeront la tenue des élections avec un grand intérêt." Cette déclaration a été faite pendant que les députés corrompus à Kingakati essayaient de tripatouiller la Constitution de Liège pour ramener le scrutin présidentiel à un tour. Le message subliminal n'avait pas été entendu par ceux qui avaient perçus 25 000 dollars chacun, somme dérisoire pour étouffer la démocratie au pays en tripatouillant la Constitution. Il s'avère que les Joséphistes-Faucons du régime à Kinshasa ont lancé un ballon d'essai, nous inondant avec des mails avec une jonction Vital Kamerhe-Moïse Katumbi qui a eu lieu aux Etats-Unis. Balivernes, mensonges et foutaises. Pour mieux exposer Moïse Katumbi et mieux l'abattre, on a fomenté un coup fourré contre lui, Moïse Katumbi sera de plus en plus diabolisé. Les Joséphistes-Faucons se foutent des conséquences d'embrassement que leurs actes vont engendrer.
3. Moise Katumbi a délaissé son poste de député national pour devenir gouverneur de la province du Katanga depuis février 2007, poste auquel il a été élu par une majorité écrasante de 94 voix sur 102. Il a tout fait pour réconcilier les Katangais et les Kasaïens contrairement à Kyungu wa Kumwanza qui avait embraser la province sous Mobutu et il s'insurge contre les tentatives sécessionnistes. En tant qu'homme d'affaires ayant prospéré dans les pêcheries et le transport, il s'est surtout illustré comme président du club de football TP Mazembe à Lubumbashi, club avec le quel il a remporté deux fois consécutives la Ligue de champions Africaine et atteint la finale de la Coupe du Monde des Clubs à Abu Dhabi en 2010. En tant que gouverneur Moïse Katumbi s'est opposé à l'expulsion des creuseurs artisanaux qui travaillent sur les terres allouées à des compagnies minières. Il tente de favoriser l'agriculture afin de promouvoir l'autosuffisance alimentaire.
Gouverneur, Katumbi se concentre sur des activités sociales, et ouvre notamment des cantines populaires à Lubumbashi. Donateur, il distribue de l'argent aux pauvres, fait asphalter des routes, donne des tracteurs aux paysans et fait rénover des écoles. Ses œuvres sociales lui valent une grande popularité. Il sanctionne, explique, distribue, achète de ses propres deniers des livres d’agriculture qu’il fait distribuer dans les écoles de la province. Moïse Katumbi est partout dans sa province, sa réputation dépasse les frontières du Katanga, elle s’étend aux deux Kasaï, dans les Kivus, au Bandundu, à Kinshasa et même dans l'Equateur... Alors qu' à peine élu, il utilisait les redevances minières pour équiper des centres de santé et acheter des ambulances, Kinshasa l'avait rappelé à l’ordre pour qu’il renvoie à la gloutonne capitale les recettes de la province du cuivre.
4. Après la chute du dictateur zaïrois,Thierry Michel a engagé, la réalisation d'un documentaire historique qui n'est pas sans rappeler les grandes tragédies shakespeariennes : " Mobutu, roi du Zaïre ". En 2009, Moïse Katumbi est l’un des principaux protagonistes du documentaire de Thierry Michel Katanga Business. Kisangani dans la Province orientale devait être la dernière étape de la présentation au Congo du film de Thierry Michel, Katanga Business, qui avait déjà été projeté à Kinshasa, Bukavu, Lubumbashi, Likasi. Au cours de séances, à chaque fois ont suscité enthousiasme, polémiques et débats passionnés chez des Congolais et le réalisateur du film. Mais à Kisangani l’électricité a été coupée. Louis Michel avait été convoqué à l'Agence nationale des Renseignements (ANR). Les sbires de Joseph Kabila avaient trouvé le portrait très ou trop flatteur du gouverneur du Katanga Moïse Katumbi qui apparaît comme le personnage central d’un film. Des images montrant comment sont réprimés des creuseurs qui manifestent afin de protester contre leur éviction des sites où ils trouvaient leur gagne-pain, la mise en cause du « lotto » minier qui sévissait au Katanga, où l’on vient la presque totalité des terres de la province du cuivre avaient été cédées par le Cadastre minier à des investisseurs potentiels mais aussi à des aventuriers ou des spéculateurs font encore jaser.
5. Joseph Kabila et les Josephistes tripatouilleurs ont très peur. Impopulaires, rien n'est gagné d'avance malgré la Constitution tripatouillée. Aucune province en République démocratique du Congo n'a vraiment bénéficier de 5 chantiers tant vantés par les Vuvuzélateurs et médias coupagistes du pouvoir. Le bilan du Joséphisme au Congo est " nul et non avenu ". Les cabalistes Evariste Boshab et Augustin Katumba Mwanké, adeptes de la messe noire, réfléchissent mille fois avant de se lancer dans leur cabale contre le gouverneur du Katanga. Le Congo va s'embraser !
6. La réputation de Moïse Katumbi lui une aura internationale, le Katanga étant toujours le poumon du Congo. Sa notoriété est devenue dangereuse pour cet homme qui a financé l'élection Louis Michel de 2006, qui a été le champion national des voix de préférence, mais qui a aussi échappé à de mystérieux accidents, entre autres lorsque le train d’atterrissage de son avion s’est retrouvé bloqué au départ de Kinshasa… En effet en juin 2007, le train d’atterrissage de son jet privé avait refusé de fonctionner à l’aéroport international de Luano à Lubumbashi dans le Katanga alors que sa famille et lui-même revenaient de Kinshasa. Après 45 minutes d’essai infructueux passées à tournoyer dans les airs à Lubumbashi, il avait fallu aller en Afrique du Sud. Là, un atterrissage forcé avait été tenté et réussi avec le concours des hautes autorités sud-africaines…Le gouverneur élu du Katanga Moise Katumbi Chapwe avait échappé de justesse à la mort. A la base, une avarie survenue dans le train d’atterrissage du petit porteur. Une enquête avait été diligentée pour déterminer la cause réelle de cette panne sur prenante qui a failli coûter la vie au gouverneur du Katanga sans aboutir ni publication des résultats. Sa fortune est estimée à environ 20 millions de dollars. En 2006, il avait financé la campagne électorale de Joseph Kabila.
La société civile du Katanga par leur mémo publié vient de prouver à la face du monde qu'elle n'est pas d'accord avec la révision constitutionnelle par les Joséphistes.
Par Freddy Mulongo,
samedi 29 janvier 2011 à 02:33 ::radio
Malgré sa grande discrétion la galerie virtuelle d'oeuvres d'art connaît un beau succès. "ArFloor.com" soutient des artistes émergeants et propose de l'art en ligne. La galérie ArFloor sort les artistes de l'ombre. Le jeudi 16 décembre 2010, les amoureux de l'art étaient présents à la remise du "Prix ArtFloor.com-Platinum Mastercard 2010, au Mini Palais. Ce dernier est un lieu classé aux monuments historiques qui dispose d'une terrasse de 300 m2 sous les colonnes du Grand Palais, situé sur l'avenue Winston Churchill, 75008 Paris.
Georges Ranunkel cofondateur d'ArtFoor.com. Photo Réveil-FM
A trois, deux journalistes et une diplomate, nous partageons nos goûts sur l'art mais discutions aussi sur le prix et le meilleur tableau. Corinne La Balme, journaliste américaine et conseillère à l'Association de la Presse Etrangère (APE) nous avait étonné, elle avait pointé les tableaux d'un artiste qui lui avait plu, il s'est avéré que les tableaux étaient peints par Stephan Laplanche qui a été lauréat du prix ArtFloor-Platinum Mastercard. Elle avait gagné son pari.
EO6 de Stephan Laplanche. Photo Réveil-FM
La peinture abstraite de Stephan Laplanche se situe hors des modes de l'art contemporain dans la continuité de la seconde génération des expressionnistes abstraits américains, Norman Bluhm, Alfred Leslie, Joan Mitchell...prolongeant ainsi le grand mouvement de ce qu'on appelle "l'action painting". Stephan Laplanche peint la vie, une vie en perpétuel mouvement, sans forme, sans contour et pourtant pleine d'ombre, de fragilité, de force.
Stephan Laplanche, 40 ans, a été désigné par le vote des porteurs de la carte Platinum MasterCard. Photo Réveil-FM
Stephan Laplanche a remporté la première édition du Prix
ArtFloor.com Platinum MasterCard. Photo Réveil-FM
Créé en octobre 2000 par Geoffroy de Francony, ancien de l'école du Louvre, et Georges Ranunkel, ancien consultant ayant travaillé au Musée d'art moderne de Montréal, le site "ArtFloor.com" rencontre un beau succès d'estime malgré sa grande discrétion.
Il y a donc onze ans, lors d'un bivouac dans le désert marocain que Geoffroy de Francony, 28 ans, diplômé de l'École du Louvre, a confié son projet de galerie virtuelle à Georges Ranunkel, même âge, et issu de l'Institut supérieur de gestion et ancien consultant du cabinet de conseil Cambridge Management Consulting.
ArtFloor est une galerie virtuelle destinée à la promotion et à la vente d'oeuvres d'artistes encore méconnus qui deviennent très vite connus.
Le binôme Geoffroy-Georges sélectionne des artistes parmi les quelque 4 millions de peintres amateurs, dont seulement 2 % parviennent à exposer en galerie. Grâce à quelques clics de souris des internautes peuvent choisir entre plusieurs oeuvres (peintures, photos,...) de plus de cent cinquante artistes. "Nous avons choisi de n'être présents que sur Internet, nous n'avons pas de galerie physique et les oeuvres restent chez les artistes jusqu'à leur expédition chez l'acheteur", explique Georges Ranunkel.
Georges
Ranunkel et Geoffroy de Francony, Directeurs de la Galerie ArtFloor.com. Photo Réveil-FM
Pierre Cornette de Saint Cyr, parrain de l’événement et Emmanuel Petit, Président et Directeur Général de MasterCard France. Photo Réveil-FM
« Nous sommes heureux de remettre ce premier Prix ArtFloor.com Platinum MasterCard 2010 à
Stephan Laplanche. Ce prix illustre notre volonté de soutenir des artistes émergeants, et d’associer
les titulaires des cartes Platinum MasterCard à leur éclosion. Nous tenons à féliciter tous les artistes
de cette première édition pour la qualité de leurs œuvres, qui ont suscité un véritable engouement
parmi tous les votants.» a déclaré Emmanuel Petit, Président et Directeur Général, MasterCard
France.
Paul McCartney de Pascal Vilcollet. Photo Réveil-FM
Pascal Vilcollet parle de ses Icônes, personnages qui le fascinent par l'admiration ou par l'horreur. Dépassant la réalité de la représentation, il les dote d'un regard qui nous dérange; il affronte leur vitalité, les récompose, les fragmente, les découpe pour en donner une vision nouvelle.
Porte de Villette de Steve Givernaud. Photo Réveil-FM
Steve Givernaud s'approprie notre paysage urbain, le synthétise, pour en conserver une sorte de souvenir, d'empreinte du quotidien.
Vogue de Benjamin Deroche. Photo Réveil-FM
Après plusieurs années d'un parcours photographique en France et à l'étranger, Benjamin Deroche a développé des sujets où il essaie de coller au plus près la beauté et le sens en recourant souvent à des thèmes provocants ou burlesques qui puissent marquer le visiteur de son univers.
Rouge de Samuel Martin. Photo Réveil-FM
Samuel Martin part d'une surface brute, une toile maculée de fusain, une nuée noire, le néant ou plutôt un amas indistinct d'idées en devenir, de personnages et d'histoires. A l'aide d'une gomme, il taille dans la masse pour en dégager une forme, une idée qu'il semble reconnaître.
Georges Ranunkel et ses invités. Photo Réveil-FM
Les invités. Photo Réveil-FM
des collectionneurs et clients de la galerie ArtFloor.com Photo Réveil-FM
Le saumon frais préparé en présence des invités. Photo Réveil-FM
Par Freddy Mulongo,
vendredi 28 janvier 2011 à 16:01 ::radio
Jean Bedel Bokassa (22 février 1921 - 3 novembre 1996) était considérait comme un soudard par le Général de Gaulle qu'il appelait "Papa". Il se disait lui-même "Gaulliste". Ancien président de la République centrafricaine (de 1966 à 1976), par mégalomanie il s'était autoproclamé empereur sous le nom de Bokassa Ier de 1976 à 1979. A Bangui, plus rien ne subsiste des fastes grand-guignolesques du couronnement, le 4 décembre 1977. Le maréchal-président à vie Bokassa avait pourtant vu grand, engloutissant une année du budget de l'État dans la fête. Une partie des fonds était allée aux prisons, pour y entasser les derniers opposants. «A l’occasion de la fête nationale du 1er décembre 2010 et des festivités du cinquantenaire de la proclamation de l’indépendance de la République Centrafricaine, Jean-Bedel Bokassa, ancien président de la République condamné, gracié et décédé, est réhabilité dans tous ses droits», indique ce décret daté du mardi 30 décembre 2010 lu à la radio nationale centrafricaine. Le président centrafricain François Bozizé a «réhabilité dans tous ses droits» l’ex-président et empereur Jean-Bedel Bokassa décédé en 1996, qui avait été condamné à mort en 1987 puis gracié et libéré. «Cette réhabilitation de droit (...) efface les condamnations pénales, notamment les amendes et les frais de justice, et fait cesser pour l’avenir toutes les incapacités qui en résultent», poursuit le décret.
Bangui novembre 1986, procès de Jean-Bedel Bokassa, un procès à grand spectacle.
Accusez Bokassa: Levez-vous !
En 1965, lors du « coup d’État de la Saint-Sylvestre », un cousin de Dacko, le colonel Jean-Bedel Bokassa, s’empare du pouvoir. Il abroge la Constitution et se déclare président-maréchal à vie. Le 4 décembre 1976, le congrès extraordinaire du « MESAN rénové » proclame l’Empire centrafricain. Le maréchal Bokassa devient l’empereur Bokassa Ier. Il est couronné le 4 décembre 1977. La liberté d’expression est supprimée et les opposants sont jugés par des tribunaux militaires et, pour la plupart, condamnés à mort.
Ce 26 novembre 1986, date à laquelle s'ouvre, à Bangui, la première audience de l'ex-empereur Jean-Bedel Bokassa. Onze chefs d'accusation sont inscrits sur la feuille du président du tribunal, Édouard Franck. Ils ont déjà valu à l'ex-empereur d'être condamné à mort par contumace, le 19 décembre 1980, pour « assassinat, recel de cadavres, anthropophagie, atteinte aux libertés individuelles, coups et blessures volontaires et détournement de fonds publics ». Conscient de risquer sa tête pour de bon, celui que les journalistes appellent maintenant « Papa Bok », en référence au tyran haïtien Papa Doc, a appelé à la rescousse quatre avocats dont deux as du barreau de Paris, Mes Francis Szpiner et François Gibault. Au palais de justice de Bangui, la foule ou plus exactement ceux qui ont eu la chance de pouvoir se glisser dans la salle gronde en sourdine. On se pousse du coude pour voir l'homme grisonnant devant lequel, dix ans auparavant, tous rampaient, de peur ou de servilité.
Chef d'État destitué, maréchal dégradé, le roi est nu ou, plutôt, vêtu misérablement de la tenue des prisonniers du fort de Roux, à sa première sortie de prison. Il renoue
ensuite avec le complet veston. Le miracle qu'il espérait en rentrant au pays ne s'est pas produit: la foule ne l'a pas acclamé tel le nouveau Napoléon qu'il rêvait d'incarner. Le mythe a vécu, il n'aura droit ni à ses « Cent-Jours », ni à la tribune qu'il réclamait, le stade de 10000 places où sa comparution était initialement prévue, les lieux mêmes qui avaient vu se jouer son sacre.
Bokassa se couronna finalement empereur le 4 décembre 1977 au cours d'une cérémonie à laquelle 5 000 invités assistèrent, notamment le ministre français de la Coopération, Robert Galley ; aucun chef d'État ne fit cependant le déplacement. Il revêtit pour l'occasion le même costume que le maréchal Ney lors du sacre de Napoléon Ier. Son titre complet était « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN » ("Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire"). Ce dernier épisode lui valut une réputation de mégalomane. Bokassa justifiait ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde. Il prétendit mettre en place une monarchie constitutionnelle, mais son régime demeura une dictature violente.
En 1979, Jean Bedel Bokassa ne jouissait plus de sa popularité passée. En janvier, il réprima dans le sang des manifestations de lycéens. Amnesty International et une commission de juristes internationaux établirent qu'il participa au massacre dans la prison de Bangui de 100 enfants qui avaient été arrêtés pour avoir protesté contre le coût trop élevé des uniformes scolaires imposés par l'empereur ; Bokassa nia toujours farouchement son implication dans ce massacre. Des rumeurs prétendaient que Bokassa s'adonnait au cannibalisme à l'occasion, ce qui lui valut le surnom de « l'Ogre de Berengo », mais ces accusations furent rejetées lors de son procès et jugées improbables par les nombreux enquêteurs dépêchés sur place à la suite de son renversement. Il semblerait que cette histoire ait été inventée par les services secrets français pour ajouter du crédit à l'image de monstre qu'on voulait donner de Bokassa à l'époque pour justifier son renversement.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 27 janvier 2011 à 18:24 ::radio
Comme tout dictateur, Ben Ali, avait repris à son compte la vulgate du complot de "voyous encagoulés", d'"éléments hostiles à la solde de l'étranger" et d'"actes terroristes impardonnables". Alors que la Tunisie était entrain de vivre un soulèvement populaire, un mouvement social sans précédent, Ben Ali avait choisi de répondre au fusil automatique, envoyant la police tirer sur des gamins face à un soulèvement engendré par vingt-cinq-années de confiscation du pouvoir et de l'économie par un régime autoritaire et népotique. En Tunisie, la nébuleuse communauté internationale persistait à regarder la réalité tunisienne avec des lunettes de soleil et un pragmatisme dont le bien fondé reste à vérifier pour ce qui est de l'islam. "rempart contre l'islamisme", à ce titre, depuis des années, on a fermé les yeux sur les opposants emprisonnés, les médias bâillonnés, les journalistes arrêtés, menacés, intimidés, embastillés...
"Vive le "pain kalachnikov made in Tunisia", qui bientôt, nourrira tous ceux d'ailleurs qui aspirent à la Liberté!"
Le président Ben Ali était un "dictateur" clame maintenant le monde entier. Beaucoup plus, un tyran depuis qu'il a été chassé du pouvoir par la rue et l'armée le 14 janvier 2011. Autre découverte incroyable mais vraie, la Tunisie possède un "peuple" et une "opinion publique", éprissent de démocratie. Sans son président musclé mais laïque, la Tunisie, composée d'une majorité d'inconscients et d'une minorité d’extrémistes, aurait ouvert les bras aux fous d'Allah. Or, non seulement les islamistes ont brillé par leur absence durant toute la "révolution jasmin", mais le "rempart, lui s'est réfugié chez les Saoudiens !
Aujourd'hui, on donne raison au jugement d'un ambassadeur américain cité par WikiLeaks: des clans "quasi mafieux" se seraient partagé la Tunisie ! La famille de Ben Ali et de sa femme Leila aurait fait main basse sur l'immobilier, les banques, la grande distribution et les médias. un secret bien gardé !
En Tunisie, la première raison est l’envie de liberté, grossie ces dernières années par le niveau éducatif élevé de la population. La majorité des Tunisiens a un niveau n'a eu droit Bac+2 ou Bac+4 mais de n’avoir eu droit qu'à des jobs peu qualifiés. Ce gisement de diplômés représente maintenant la meilleure chance de l’avenir de la Tunisie. Besoin de liberté amplifiée ensuite, par les télévisions étrangères en accès libre et par Internet. Il y aurait 4 millions d’internautes en Tunisie pour une population de 10,5 millions de personnes. Et il y aurait 1,8 million de comptes Facebook. A ce sujet, on peut se demander si les révélations de Wikileaks sur la corruption et la prévarication du régime n’ont pas été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les Tunisiens savaient le régime pourri, mais de le lire sur le web sous la plume de diplomates américains, lesquels citent des officiels tunisiens, a pu allumer la mèche. Peut-être que Wikileaks finalement aurait l’effet libertaire auquel croit son créateur…Un Mur est tombé à Tunis comme hier à Berlin. Si le régime Ben Ali est tombé si vite, c’est qu’il était beaucoup plus fragile qu’on l’avait mesuré, que tout le monde l’avait mesuré. C'est le cas de la République démocratique du Congo. La communauté internationale a choisi et placé Joseph Kabila à la tête du Congo. Avec les élections de 2006, on a légitimé son pouvoir. Le joséphisme une dictature totalitaire au Congo-Kinshasa. Il est un clan des mafieux qui se touchent à la barbichette. L'armée congolaise est devenue un essaim des miliciens et seigneurs de guerre, les frontières congolaises poreuses, les populations paupérisées, chosifiés et vampirisées, les opposants arrêtés-le cas de Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne est déplorable, sans oublier ceux qui croupissent à Makala, les médias caporalisés: la République démocratique du Congo est le seul pays au monde où le président de la République, ses conseillers, les Sénateurs, députés, ministres ont des médias !
Une bourgeoisie compradore mieux une oligarchie corrompue composée des opportunistes, parvenus et arrivistes étalent sans honte leur richesse devant la misère noire de la majorité des Congolais.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 27 janvier 2011 à 15:48 ::radio
Pour soutenir la résistance congolaise, le Front civil patriotique de la Résistance populaire- FCPRP qui en est l'émanation dévoile l'un de ses programmes: pas d'élection présidentielle en 2011 avec Joseph Kabila et ses complices. Jean Kalama-Ilunga n'y va pas avec le dos de la cuillère. Il met en exergue les trahisons de Joseph Kabila à l'égard de la Nation congolaise et répond sans ambages aux questions de Réveil-FM.
Jean Kalama-Ilunga. Photo Réveil-FM, archives
1. Réveil-FM: Le 16 janvier 2011, Joseph Kabila a, pour la première fois, assisté au culte d'action de grâce de M'zée Laurent-Désiré Kabila soit 10 ans après son assassinat. N'est-ce pas bizarre pour un fils qui se réclame de son père ? Et même, on compte sur quelques doigts, le nombre de fois qu'il a évoqué dans son discours Mzee Laurent Désiré Kabila? Pourquoi ce mutisme et quel regard portez-vous sur ce comportement atypique de Joseph Kabila vis à vis de Mzee Laurent Désiré Kabila ?
Jean Kalama-Ilunga: Je n'ai pas pour habitude de m'attarder sur la vie privée ou familiale des individus pour m'exprimer politiquement! Concernant Joseph Kabila, son attitude face à la mémoire de la mort de M'zee Laurent-Désiré Kabila est, avant tout, une affaire familiale, mais bizarre tout de même! Tellement bizarre, que ne rien dire à ce sujet précis procéderait de l'hypocrisie ! Depuis l'excellent discours du 26 janvier 2001, rédigé pour lui par les camarades de M'zée Laurent-Désiré Kabila qui l'entouraient, dont il s'étaient vite débarrassés, discours qu'il avait tout simplement lu sans s'en approprier, Joseph Kabila est aujourd'hui aux antipodes de l'héritage politique de Mzee! Je ne suis peut-être pas très bien outillé pour aborder ces questions, mais à mon avis et après observation, l'attitude de Joseph Kabila est consécutive probablement à sa personnalité introvertie, mais, j'ose le dire, proche de celle qui caractérise les enfants sorciers ou les sorciers tout court !
Est-il sorcier pour autant ? C'est à sa famille qui est au premier rang d'être ''mangée'', d'une façon ou d'une autre, qu'il convient de poser la question pour en savoir plus! Sa première présence pour la dixième commémoration de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, peut aussi supposer l'adage du criminel qui, tôt ou tard, revient sur la tombe de sa victime! L'avenir nous le dira, mais en attendant, il faut être vigilant et ne jamais lui tourner le dos parce le respect de la parole donnée n'est pas sa tasse de thé !
2. Réveil-FM: Le général Faustin Munene est-il arrêté au Congo-Brazzaville ?
Jean Kama-Ilunga:Nous restons serein et nous laissons la latitude à ceux qui ont lancé cette bourde d' apporter la preuve de l'arrestation pour naïvement s'en prévaloir! Une arrestation suppose des implications juridiques! De quoi reproche-t-on au camarade Faustin Munene? Rien ? A-t-il été jugé ? Non! Pierre Lumbi est-il la justice pour décréter une quelconque extradition? Cet étalage d'incompétence et de médiocrité à ce niveau du pouvoir politique est déplorable !
Des criminels comme le rwandais Bosco Ntangada sont protégés par le pouvoir qui n'a même pas réussi à faire extrader l'autre criminel rwandais Nkundabatware du Rwanda !
De quel droit donc et jusqu'à quand Joseph Kabila abusera-t-il du peuple congolais ?
Et même si, il y aurait eu arrestation, je rejoins ce qu'ont dit le camarade Fumu Ngundji et le camarade Ciakudia que cela n'altère en rien la poursuite de la résistance populaire en vue de la libération des institutions de la RDCongo prise en otage! Pour répondre à votre question, le camarade Faustin Munene est libre et se porte bien !
Le président Dénis Sassou Nguesso n'est tout de même pas fou ni inconscient pour servir de marche pieds au service des élans criminels avérés de Joseph Kabila pour extrader toute personne qui s'oppose à ce dernier et qui est installé à Brazzaville !
3. Réveil-FM: Jean Kalama-Ilunga, une rumeur court que vous et Honoré Ngbanda, président de l'Apareco, avez enterré la hache de guerre pour la résistance populaire! Qu'en est-il ?
Jean Kalama-Ilunga: Je ne pense pas avoir été en guerre avec Honoré Ngbanda! Lui et moi avions été, certes, en contradiction sur une question précise concernant les origines de Joseph Kabila ! Il y a belle lurette que j'avais pris l'option de ne plus intervenir sur cette question et de ne plus apporter de contradiction de quelque nature que ce soit à toute allégation de ce genre !
Joseph Kabila n'avait qu'à se défendre tout seul d'autant plus que je n'avais jamais été d'accord avec lui politiquement !
En fait, quoi qu'on reproche à Honoré Ngbanda sur son passé, l'honnêteté intellectuelle m'impose de saluer son opiniâtreté et sa ténacité patriotique !
A ce que je sache, le compatriote Honoré Ngbanda n'a jamais trahi le Congo et à ce titre, il mérite et il a le droit de se mettre à son service!
Aujourd'hui, pour le besoin de la cause, la nécessité nous impose effectivement de fumer le calumet de paix pour nous engager dans la bataille finale de libération de nos institutions prises en otage !
4. Réveil-FM: La révision constitutionnelle pour les élections 2011 s'est déroulée dans la précipitation, cela augure-t-elle une tricherie ? Y aura-t-il vraiment des élections en 2011?
Jean Kalama-Ilunga: Je rappelle à tous mes compatriotes que la République démocratique du Congo n'est pas la propriété privée de Joseph Kabila et ses complices pour qu'ils en fassent ce qu'ils veulent et, là, ils viennent de donner, par ce passage en force de la révision constitutionnelle, la preuve en plus d'avoir pris en otage nos institutions !
La déclaration d'urgence de l'action de l'ARP est suffisamment claire !
Les conditions pour organiser les élections crédibles en 2011 ne sont pas réunies! Le banditisme politicien est entrain de s'opérer au vu et au su de tous parce qu'effectivement, Joseph Kabila et ses complices organisent la tricherie et même la suite, s'il perd! Ne soyez pas dupes et c'est prévisible, parce que s'il perd, il n'acceptera jamais cet échec et il appliquera, avec sadisme, la politique de terre brûlée contre laquelle nous tirons la sonnette d'alarme aujourd'hui !
Je me permets, par cette opportunité, d'évoquer les propos de M'zée Laurent Désiré Kabila concernant les élections, il avait dit :
«Nous devons organiser nos élections avec l'argent propre du Congo sinon si ce sont les Occidentaux qui vont financer les élections ici, ils s'octroieront un droit presque divin de changer l'environnement politique en RDC à leur gré. Celui qui paie le musicien lui dicte le gout de sa musique !»
Par ces mots, Mzee Laurent-Désiré Kabila avait balisé la voie sur cette question !
Malheureusement, le pouvoir de Joseph Kabila, rompu dans la culture de la cueillette et de la mendicité, attend que les moyens financiers pour organiser les élections entachées par avance d’irrégularités de base, leur soient offerts par l’Union européenne qui peine, elle-même, à stabiliser ses économies !
Pour la résistance populaire de la République Démocratique du Congo, il n’y aura pas d’élection présidentielle organisée par Joseph Kabila et ses complices sous ces conditions farfelues propice au hold-up électoral !
La résistance populaire est en marche pour mettre un terme à cette caricature qui tient lieu de pouvoir politique en République Démocratique du Congo ! La déclaration d’urgence de l’action de l’ Armée de Résistance populaire ARP précise qu’après la libération de nos institutions, les institutions intérimaires seront mises en place pour l’organisation des élections justes à tous les niveaux en commençant par les élections locales, municipales, législatives enfin présidentielles par lesquelles les meilleurs d’entre nous pourront exercer leur talent au service du peuple congolais ! C’est inacceptable d’immobiliser le pays pour soit disant élire un seul homme comme Joseph Kabila qui a déjà étalé ses insuffisances et son incapacité à satisfaire les aspirations du peuple congolais, pour un autre mandat durant lequel les congolais vont continuer à vivre l’asservissement et le cauchemar par la dictature totalitaire !
5. Réveil-FM: Que peut faire l'opposition congolaise ? Quel regard portez-vous sur la pléthore de candidatures déclarées à la présidence de la république et, particulièrement, celle de Vital Kamerhe qui a rompu son allégeance à Joseph Kabila ?
Jean Kalama-Ilunga: La République Démocratique du Congo est sous une dictature totalitaire ! Il n'y a pas de contre-pouvoir !
''L'opposition'' dit parlementaire a déjà démontré qu'elle ne pèse pas mais qu'on la fait ''exister'' pour servir de décor en vue de masquer la consolidation insidieuse de cette dictature abjecte exercée par Joseph Kabila et ses complices en République Démocratique du Congo !
Toutes les institutions sont sous son contrôle, caporalisées et au service de sa pérennité au pouvoir ! Il n'y a rien à attendre du côté de la dite ''opposition'' !
Quant aux candidats déclarés pour les ''élections présidentielles de 2011'', il va de soi qu'ils sont complices passifs de cette mascarade en servant de décor et d'alibi à Joseph Kabila pour justifier un climat factice de l’existence d’un environnement soit disant ‘’démocratique’’ en vue de tromper les opinions tant nationale qu’internationale !
Concernant Vital Kamerhe, il ne faut pas oublier qu’il fut bricolé par Katumba Mwanke et Joseph Kabila et qu’il avait participé à toutes les messes noires et les complots pour la monopolisation du pouvoir et la mise en place de ce système d’information qui s’est matérialisé en dictature totalitaire aujourd’hui !
Paradoxalement, j’étais d’accord avec lui lorsqu’il avait protesté contre la décision individuelle de Joseph Kabila après arrangement avec Paul Kagame, acte de haute trahison, de laisser les troupes ruandaises investir notre territoire sans consulter l’assemblée nationale ni personne !
Il a payé le prix de sa témérité par son éviction de la fonction de président de la chambre basse de l’assemblée nationale !
Une preuve tangible de l’inexistence de la séparation des pouvoirs et de la dictature totalitaire de Joseph Kabila à laquelle il faut impérativement mettre un terme !
Pour exister politiquement et se défaire définitivement de sa dépendance à Joseph Kabila, Vital Kamerhe n’a pas d’autre choix que de rejoindre la résistance populaire ! Ceci n’est qu’un conseil ! D’ailleurs, il en va de même pour le vieux Tshisekedi à qui on fait subir l’exclusion ou Jean Pierre Bemba en prison qui n’ont rien à perdre en se plaçant du côté du peuple congolais qui est entrain d’entrer en résistance pour libérer nos institutions prises en otage par des véritables gangsters masqués sous forme de politiciens !
6. Réveil-FM: Les josephistes vous reprochent d'atteinte à la dignité du chef de l'Etat suite à votre message des voeux, de quoi s'agit-il exactement ?
Jean Kalama-Ilunga: Notre pays, la République Démocratique Congo a une histoire, une longue histoire qui a traversé les générations ! Notre pays a tout connu !
La résistance congolaise a traversé des siècles: Depuis Kimpa Vita, M’siri, les Bauni, Simon Kimbangu, M’karamushi, Patrice Emery Lumumba et la suite !
Lorsque Joseph Kabila se permet de réinstaurer la dictature, croit-t-il peut-être, qu’il réinvente quelque chose de nouveau ? Ou il n’est qu’un pantin utilisé comme épouvantail pour terroriser les congolais naïfs abrutis par des discours sans lendemain !
Quelle conception a-t-il donc du pouvoir politique lorsque son simple passage sur une voie publique oblige les citoyens à arrêter tout, à ne pas bouger, à rester figer sous peine d'être arrêté et torturé? La dignité d'un chef d'Etat se gagne au travers les actes posés au service des citoyens et non en terrorisant le pauvre citoyen !
Par exemple, Armand Tungulu, exaspéré par ce comportement indigne et inacceptable pour un chef de l’Etat et au nom des libertés fondamentales du citoyen, le résistant Tungulu a osé ne pas avoir peur !
Il a défié Joseph Kabila en lui lançant une pierre! La suite de cet incident est une démonstration de la bassesse comportementale et réactive indigne pour un chef de l’Etat qui a prouvé que son expression se traduit par la violence, illustration par excellence de la médiocrité! Parce que Armand Tungulu était neutralisé après son acte, un chef de l'Etat digne aurait demandé qu'il fût déferré devant la justice !
Mais Joseph Kabila l'avait fait embarquer violemment et l'emmener manu militari chez lui pour le torturer et l’assassiner! Comment ? Aujourd’hui, une certaine thèse qui accuse Joseph Kabila d'avoir abattu lui-même froidement et à bout portant Armand Tungulu, se confirme ! Que s'est-il passé exactement? D'après certaines indiscrétions, Armand Tungulu, bien que sauvagement molesté, aurait trouvé la force de rester debout face au dictateur Joseph Kabila qui voulait l'interroger lui-même !
Il n'était même pas intimidé par la démonstration de force !
Courageusement, il lui aurait dit qu'il voulait ne plus le voir au pouvoir dans son pays et aurait craché pour exprimer son dépit à son égard ! Furieux, Joseph Kabila, ''chef de l'Etat'', comme un vulgaire criminel, aurait sorti son arme et l'aurait abattu à bout portant !
En bref, d'une façon ou d'une autre, sans jugement, arbitrairement, Joseph Kabila a condamné et exécuté lâchement un homme désarmé et sans défense à savoir le résistant patriote Armand Tungulu! Cette thèse explique le pourquoi du montage rocambolesque en suicide par ces hommes de main tels Kazadi Nyembue, le procureur.... et tout le cinéma pour masquer cet assassinat …!
Toute autopsie aurait révélé que le patriote Tungulu est mort par balle !
Armand Tungulu est mort en héros martyr pour le Congo en défiant le dictateur traître criminel Joseph Kabila sur son terrain, dans son antre de la criminalité et de toutes les perversions qui tirent notre pays vers le bas !
Avec tout cela, quelle dignité mérite un tel individu, en plus, responsable de haute trahison !
7. Réveil-FM: Quelle action la résistance populaire qui s’affermit chaque jour en RDCongo, compte-t-elle réaliser pour faire suite au sacrifice du résistant patriote Armand Tungulu parce qu’il n’est pas mort pour rien ?
Jean Kalama-Ilunga: Le résistant Armand Tungulu est mort au combat! Il est le symbole de la résistance active en République démocratique du Congo !
A partir de cet instant, nous mettons en action le Front civil patriotique de la Résistance populaire FCPRP une émanation de l’action de l’ARP par laquelle chaque rue, chaque quartier, chaque commune, chaque district, chaque coin de la RDCongo…. se met en résistance, même en agissant clandestinement, jusqu’à l’assaut final !
Les résistants doivent s’organiser en Comités locaux du Front civil patriotique de la résistance populaire CL-FCPRP !
Des consignes opérationnelles leur seront transmises !
Pour rendre hommage au résistant Armand Tungulu, nous baptisons son acte de résistance jusqu'au sacrifice suprême pour le Congo: Opération Tungulu 1 !
Ainsi donc, l’action des Comités locaux CL-FCRP pour la libération de nos institutions est baptisée Opération Tungulu 2 !
Les consignes seront données !
Désormais, le dictateur criminel Joseph Kabila aura à faire face à des millions des résistants Tungulu sur tout le territoire national et partout où lui et ses complices iront !
C’est pour cela que nous appelons les résistants congolais de l'intérieur comme de l'extérieur: étudiants, fonctionnaires, syndicalistes, artistes, commerçants, chauffeurs de taxis, de bus, enseignants d’université, du secondaire et du primaire, les pasteurs, les prêtres… de se mettre en disponibilité patriotique pour la résistance libératrice de nos institutions !
Nous appelons les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers subalternes, les sous officiers et soldats congolais des FARDC et de la Police Nationale de se prédisposer pour soutenir la résistance du peuple congolais contre la prise en otage de nos institutions !
Nous leur rappelons que chaque soldat ou chaque policier, étant du peuple, est avant tout au service du peuple et non des individus qui prennent les institutions en otage !
En conséquence, ne jamais utiliser la violence contre le peuple congolais en résistance et protéger les populations civiles contre la politique répressive du pouvoir en place et la politique de terre brûlée qui se met en place !
Par Freddy Mulongo,
mercredi 26 janvier 2011 à 23:10 ::radio
Dans un pays où 90 % de la population vont à la messe, au culte, à la mosquée tous les dimanches matins dans les lesquelles on leur lis des textes sacres de la Bible, du Coran qui datent des milliers d'années. Comment comprendre les Députés et Sénateurs de l'AMP, Parti-Etat, qui fréquentent l'Eglise catholique romaine, les églises protestantes et églises de réveil, l'Eglise kimbanguiste, l'islam où la Bible et le Coran sont lus, disséqués, expliqués aux fidèles, eux qui respectent les textes sacrés dans les églises s'autorisent à tripatouiller la Constitution "sacrée" pour un pays. N'est-ce pas paradoxal ? Pourquoi les Congolais respectent-ils la Bible ou le Coran et pas la Constitution ? Pourquoi les Joséphistes-tripatouilleurs qui sont catholiques, protestants, évangéliques, kimbanguistes, musulmans...n'ont pas eu le même retenu pour tripatouiller la Constitution, alors qu'ils lisent et méditent avec la Bible et le Coran ? La Constitution d'un État a valeur de loi, est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. La Constitution garantit les droits et les libertés de la communauté humaine concernée.
Les fidèles d'une église à kinshasa. Photo Réveil-FM, archives.
Elle limite également le pouvoir.Elle relève donc d'une logique verticale du pouvoir, comme les lois ou les règlements. Cette logique s'oppose à celle, horizontale, des contrats et des traités (nom donné à des contrats particuliers entre personnes morales de droit international), où les cocontractants sont, tout au moins juridiquement, égaux, et doivent consentir aux droits et obligations résultant des actes qu'ils signent.
Dans notre pays où élections rime avec T-shirts, sacs de riz, cartons de poissons chinchards et de la bière, les sociétés brassicoles déjà se frottent les mains ! Au Congo-Kinshasa, des maisons, des centres commerciaux et même des écoles sont peints aux couleurs de certaines marques de bière. C'est la conséquence de la concurrence farouche que se livrent deux brasseries du pays, Primus et Skol, qui misent sur la publicité pour accroître leurs ventes. Les Indiens, Pakistanais, Nigérians importent et vendent de Wisky illegal en sachet sans que les autorités ne bronchent. Il faut enivrer la popupation, l'affaiblir, et profiter d'elle.
Et les artistes musiciens congolais y participent de bon aloi.
Quand vous chantez l'alcool, merci de préciser que l'abus d'alcool est dangereux pour
la santé.
La population congolaise est jeune et la plupart de ces jeunes aujourd'hui ont pour modèle ou pour idole les jeunes artistes que ces deux brassicoles Balima et Bracongo utilisent souvent pour vehiculer leurs messages publicitaires. Ces jeunes pour la plupart ignorent les mefaits de la consommation accrue de ces produits.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 26 janvier 2011 à 15:56 ::radio
Très jeune déjà nous aimons la musique de Myriam Makeba mais pas très conscient de l'engagement de celle qui deviendra plus tard" Mama Afrika". Du 13 au 15 décembre 2004, nous faisions partie de la délégation de la République démocratique du Congo composée des représentants des médias et ceux des associations de la société civile pour la conférence «Reconstruire la paix dans la Région des Grands Lacs : l'engagement des médias» à Bagamoyo. Le soir dans un maquis, je découvre un groupe Tanzanien qui chante "Pole M'zee" de Myriam Makeba. Bagamoyo est une ville de Tanzanie, en Afrique orientale. Située sur le continent face à Zanzibar, elle fut fondée à la fin du xviiie siècle. Elle fut la capitale des colonies allemandes d'Afrique de l'Est et l'un des plus important relais du commerce maritime dans l'Océan Indien. Deux ans plus tard à Tampa sur la côte occidentale de la Floride, au Sud-Est des États-Unis, chez un disquaire du coin le seul CD en vente que j'ai trouvé d'un artiste africain était celui de Myriam Makeba avec cette chanson qu'il avait dédié au président Jomo kenyatta, qui devint un hymne pour honorer les chefs d'Etat en Afrique de l'Est dont Julius Nyerere, le mwalimu ! Loin de nous toute sensiblerie, Myriam Makeba était une grande dame pour l'Afrique.
Myriam Makeba était la "Mama Africa"
Miriam Makeba s’en était allée à 76 ans, victime d’une crise cardiaque au sortir d’un tour de chant de trente minutes lors d’un concert napolitain à Castel Volturno, près de Naples, organisé en soutien à l’auteur de Gomorra, Roberto Saviano, menacé de mort par la mafia. Miriam Makeba a été prise d'un malaise juste après un concert d'une demi-heure donné dimanche soir à Castel Volturno, près de Naples. C'était la nuit du dimanche 9 au lundi 10 novembre 2008.
Déchue de ses droits sur sa terre natale, l’Afrique du Sud, et interdite de passeport pendant plus de 31 ans à la suite de sa contribution au film Come back to Africa réalisé clandestinement dans ce même pays en 1959 et militant contre la ségrégation raciale dont étaient victime les Noirs, Myriam Makeba fut l’une des premières figures de la lutte anti-apartheid et ce bien avant celle de Nelson Mandela. En 1992, deux ans après la libération de Nelson Mandela, elle répondit à nouveau présent à la distribution du film Sarafina ! aux côtés de Whoopi Goldberg qui dépeignait les émeutes dans le township de Soweto en 1976 et la libération de Nelson Mandela.
Emblème de résistance que celui de celle surnommée Mama Africa, mère de l’Afrique… et du monde entier tant sa persévérance et sa foi ont contribué à faire changer les choses. Un espoir communiqué avec ferveur lors du concert de Paul Simon à Pretoria en 1987 où elle se disait « fière de bientôt vous inviter dans une Afrique du sud libre ».
Symbole aussi de l’incitation à la mémoire dans le pardon au mépris de la haine.« Les Noirs et les Blancs doivent apprendre à se connaître, à vivre ensemble », disait-elle. La défense de l’unité culturelle, portée par sa voix, était devenue son fer de lance dès la victoire électorale des Afrikaners nationalistes aux élections de 1948.
Mais bien que radicalement hostile au régime dictatorial de l’apartheid immédiatement mis en place par le nouveau Premier ministre, Daniel François Malan, Myriam Makeba avait su demeurer chanteuse engagée, Artiste et non politique. C’est peut-être ainsi qu’il faut se souvenir de cette femme, « apatride forcée », dont la voix d’or n’était que l’écho d’une conscience si éclairée que l’état sud africain interdit longtemps la diffusion de ses disques sur les ondes. Sa voix cristallisait l’espérance de ceux auxquels elle redonnait parole : les minorités trop longtemps assujetties au silence, les victimes du racisme. Contrainte à l’exil, elle se présentait sous une version plus positive, celle de « citoyenne du monde ».
MMakeba a dénoncé sa vie durant son combat contre la faim, la violence et la pauvreté) Un exil vers les Etats-unis où des nécessités de carrière l’avaient d’abord mené, scella un mariage (1969-1973) controversé dans l’Amérique de Nixon avec Stokely Carmichael (plus connu sous le nom de Kwame Ture), leader du mouvement révolutionnaire afro américain des Black Panthers.
L’impopularité de ce mariage Outre-Atlantique avec l’une des figures de proue d’un mouvement qui menaçait la sécurité intérieure des Etats-Unis, encourageant le self défense des populations afro américaines en réponse aux abus policiers, l’obligea à nouveau à déserter ce pays pour la Guinée puis pour l’Europe dès 1985, année noire marquée par le décès de sa fille unique Bongui. Elle avait connu un passage à vide lorsque sa fille, Bongi, mourut à l'age de 36 ans et Myriam Makeba, qui n'avait pas d'argent pour payer son enterremment, l'enterra toute seule empêchant les journalistes de couvrir l'événement.
C’est cette même année que la France lui décerna alors le titre honorifique de chevalier des Arts et des Lettres. En 1990, alors qu’elle venait d’obtenir la nationalité française, Nelson Mandela la persuada de revenir en Afrique du sud. Elle s’installa près de Pretoria, un retour aux sources dont elle chanta l’immense joie éprouvée sur son dernier album Homeland sorti en 2000.
De l’anti-apartheid à ce dernier concert anti-mafia, Myriam Makeba a chanté sa résistance jusqu’au bout. Le temps d’assister à la victoire de Barack Obama lui avait été donné comme une étape majeure vers la concrétisation de l’unité culturelle pour laquelle elle avait oeuvré avant de nous quitter…sur scène… à peine le rideau baissé, en artiste qu’elle avait toujours été et qu’elle demeurera.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 26 janvier 2011 à 02:19 ::radio
La pilule amère de la révision constitutionnelle a encore du mal à passer chez la majorité des Congolais surtout au sein de la diaspora. Les Joséphistes-tripatouilleurs jubilent d'avoir gagné en imposant leur point de vue. A dix mois des échéances de novembre 2011, Joseph Kabila et ses parlementaires de l'AMP, Parti-Etat sont parvenus à faire réviser la Constitution avec notamment le passage à un scrutin présidentiel à tour unique, contesté par l'opposition qui craint "une tricherie à grande échelle". Emise le 3 janvier 2011, jugée recevable par l'Assemblée nationale le 12 janvier 2011, puis par le Sénat le 13 janvier 2011 et enfin adoptée par les deux chambres réunies en Congrès le 15 janvier 2011, la loi a été promulguée le 20 janvier 2011: en moins de deux semaines, la révision de la Constitution du président Kabila est désormais une parenthèse refermée.Tout cela sans débat de fond, sans
explication à la population congolaise. Les Joséphistes pensent à déboutonner les Congolais depuis des
années...
Face au Vuvuzélateur sans scrupule...Dessin Kash
Les Congolais doivent s'approprier la démocratie. Dessin Mosengo
Au delà de précipitation et de la manière imposée la loi promulguée porte sur 8 articles :
- L’article 71 alinéas 1 prévoit désormais l’élection présidentielle à un seul tour.
- L’article 110 traite de la perte du mandat d’un parlementaire. Lorsque ce dernier est nommé à une fonction politique incompatible avec son mandat, il peut retrouver son siège au sein du Parlement à la fin de cette fonction politique.
- Les articles 197 et 198 relatifs aux institutions provinciales ont fait également l’objet d’une modification.
- Face aux nombreux conflits imaginaires et supposés, cette révision constitutionnelle, permet désormais à Joseph kabila d’arbitrer les conflits. Il peut relever le gouverneur de ses fonctions ou dissoudre l’assemblée provinciale.
- L’article 149 place les magistrats du parquet sous l’autorité du ministère de la Justice.
- L’article 208 autorise uniquement Joseph Kabila à appeler le peuple au référendum.
- L’article 226 propose de « déconstitutionnaliser » la programmation de l’installation de 26 nouvelles provinces et de la laisser aux bons soins du législateur.
L’article 126 intègre la disposition selon laquelle le gouvernement doit demander les crédits provisoires au parlement lorsque le budget n’est pas voté à temps.
Voici les 10 raisons pour nous indigner face à une révision constitutionnelle:
8.Sénateurs, Gouverneurs, Vice-gouverneur...
Le Sénat au Congo est un dépotoir pour corrupteur et corrupteurs. La majorité de ceux qui siègent au Sénat avaient été rejetés par la population congolaise en députation. Il fallait de l’argent, beaucoup d’argent, mais toujours beaucoup... Pour gagner aux Sénatoriales, la recette était donc fort simple: distribuer de l’argent aux grands électeurs, les députés provinciaux. Mais, malgré tout, cela ne suffisait toujours pas. En plus de l’argent, le jour du vote, il fallait dire que chacun d’eux était le fils ou la fille de sa mère ou de son père.
L’affaire avait donc pris l’allure d’un scandale. Des candidats avaient corrompu à ciel ouvert les grands électeurs, qui n'étaient autres que des députés provinciaux. Des cas avérés étaient signalés partout dans le pays. Ce qui était vécu à Kindu, dans la province de Maniema, s'est passé de tout commentaire.
Des candidats malheureux au Sénat s’acharnaient sur les députés provinciaux à qui ils disaient avoir remis des enveloppes et des biens en nature, en vue de leur apporter leurs voix. Des scènes de rixe avaient eu lieu, des menaces de mort proférées… Les partisans des candidats malheureux traquaient des députés provinciaux accusés d’être corrompus, les obligéant à restituer «l’argent d’autrui». Kindanda Radjabo (M17), le président de l’Assemblée provinciale du Maniema, aurait perçu 3.000 dollars; Kilimunda (MSR) et Akimuse auraient reçu chacun 1.000 dollars en plus d’une moto.
Tandis que Omari Bin Djuma avait lui perçu 1.500 dollars et Serge Kawaya 3.000 dollars. D’autres ont reçu plus: 10.000 dollars chacun. Pas moins.
Le Réseau d’observation électorale des confessions religieuses dénonçait tous ces cas dans un rapport publié, le mercredi 24 janvier 2007, à Kinshasa. Dans celui-ci, le réseau épinglait des cas à Kananga, Kasaï occidental. Un candidat, Kabalo Tshituka, était passé sur les antennes d’une radio locale pour exiger des députés locaux de lui restituer son pactole. À Kisangani, on déplorait l’escroquerie de grands électeurs. Une dame disait en avoir été victime. Elle avait distribué motos, argent, costumes et chemises. Elle n’avait réussi qu’à récupérer deux motos.
Partout dans le pays, des soupçons de corruption pèsaient sur des personnalités. Augustin Kisombe Kiaku Muisi était de ceux-là. Accusé par son propre président - qui n’était autre que le Vice-président de la R-dCongo Jean-Pierre Bemba Gombo - d’avoir eu des «relations dangereuses», notez avec l’AMP, pour passer la province. La réaction de KKM fut musclée: il avait remis la blouse de l’UN suivi de son fils Yves. Jean Claude Mvuemba, député national, avait rapporté que «la veille du scrutin, l’argent a coulé à flots «au Flat Hôtel Ledya et à l’Hôtel Métropole où étaient logés les députés provinciaux». Une plainte avait été déposée à la Cour d’Appel de Matadi contre le président de l’Assemblée provinciale, l’UN François Kimasi. Les cas avérés de corruption avaient été également signalés à Kinshasa. Martin Fayulu Madidi, député provincial mais candidat gouverneur, confirmait que certains grands électeurs avaient effectivement été corrompus. «
«La plupart des candidats aux Sénatoriales se sont livrés à l’achat de conscience des grands électeurs. Ils les recevaient dans des bistrots, restaurants ou à domicile», avait fustigé à l'époque le rapporteur de la CÉI, Dieudonné Mirimo.
La CÉI avait déjà fait savoir qu’il n’était pas de sa compétence d’invalider le mandat d’un sénateur proclamé élu. Il appartient donc, poursuit-il, aux instances judiciaires compétentes d’examiner le dossier et, le cas échéant, invalider un mandat entaché. «Les articles 106 et 110 de la Constitution du 18 février 2006 traitent de la sanction à infliger à un député national ou à un sénateur qui tomberait sous le coup d’une éligibilité dûment constatée par une autorité judiciaire compétente. Il peut s’agir de la corruption ou de tout autre cause énumérée par la loi électorale», expliquait un juriste.
La législation électorale de 2006 en République démocratique du Congo avait voulu que les élections des sénateurs et de gouverneurs et vice gouverneurs, des conseillers urbains, des maires et des maires adjoints, des bourgmestres et bourgmestres adjoints ainsi que des chefs de collectivité et chefs de collectivité adjoints se passent au scrutin indirect c'est-à-dire non pas par toute la population ou tous les électeurs de la circonscription mais par les députés provinciaux ou les conseillers déjà élus au suffrage universel.
Parlant de l'élection des sénateurs, l'article 104 al. 3 de la constitution dispose : « [...] qu'ils sont élus au second degré par les Assemblées provinciales [...] ». Cette disposition constitutionnelle est complétée par l'article 130 de la loi électorale qui dispose à son tour : « les sénateurs sont élus par les députés provinciaux au sein ou en dehors de l'Assemblée provinciale à la représentation proportionnelle de liste ouverte à une seule voix préférentielle avec application de la règle du plus fort reste pour un mandat de 5 ans renouvelable [...].
Quant aux élections des Gouverneurs et vices Gouverneurs de province, l'article 158 de la loi électorale dispose : « Les Gouverneurs et les vices Gouverneurs de provinces sont élus pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois par les députés provinciaux au sein ou en dehors de l'Assemblée provinciale. [...] ».
En application de ces dispositions ci haut citées, la CEI avait organisé le 19 janvier 2007 les élections des sénateurs et le 27 janvier 2007 les élections des Gouverneurs et vice Gouverneurs. Cependant, les résultats issus de ces scrutins n'avaient pas reflété les attentes de la population. Cette situation s'expliquerait selon Noël Obotela Rashid par l'argent qui avait joué un rôle décisif lors du vote. C'est ainsi que des contestations de ces élections avaient été enregistrées dans presque toutes les provinces du pays.
Au Sud-Kivu deux extrêmes paradoxes avaient été signalés après la publication des résultats des élections sénatoriales. D'une part la liste présentée par le parti PPRD n'avait pas réussi à faire élire un seul sénateur alors que ce parti est majoritaire à l'Assemblée provinciale. D'autre part la population avait mal digéré le fait que le candidat présenté par le parti RCD ait réussi à réaliser le quotient électoral et donc à être élu comme sénateur alors que son parti n'avait aucun député à l'Assemblée provinciale et donc aucune voix.
Dans la province de Maniema, dès le lendemain des sénatoriales, les députés provinciaux avaient été soumis à une pression des candidats malheureux. Ceux-ci leur réclamaient la restitution des biens en nature ou en argent reçus lors de la campagne électorale.
A Kisangani, le groupe justice et Libération, une ONG de droits humains a dénoncé le fait que les députés provinciaux aient été soumis aux diverses pressions depuis l'installation du bureau de l'Assemblée provinciale. Selon cette ONG, le choix opéré par les députés provinciaux ne cadrait pas avec les aspirations et les attentes de la population.
Un fait insolite s'était même déroulé au sein de l'Assemblée provinciale de Bas-Congo le 16 janvier 2007 à Matadi. En effet au cours de l'audition des différents candidats, l'un d'eux avait offert une enveloppe de 1 million de Francs congolais (soit 2000$) comme sa contribution au fonctionnement du bureau de l'Assemblée.
Curieusement un débat s'était suivi au sein de l'Assemblée. Les uns avaient considéré ce geste comme une tentative de corruption, d'autres avaient estimé qu'il s'agissait plutôt d'un acte de générosité. En définitive, l'enveloppe avait été refusée et remise au « généreux » bienfaiteur.
Pour les élections des Gouverneurs et vice Gouverneurs, des contestations des résultats avaient été également signalées.
Au Bas -Congo, l'élection du couple Simon Mbatshi et Déo Nkusu de l'AMP qui avait obtenu 15 voix contre 14 du tandem Fuka Unzola et Né Muanda Nsemi avait été à la base de violentes manifestations. Ayant estimé cette élection comme emmaillée de fraude, de corruption et de tricherie, le MLC et le candidat malheureux au poste du vice Gouverneur de Bas-Congo et chef spirituel de Bundu Dia Kongo, Monsieur Né Mwanda Nsemi avaient respectivement saisi la cour d'appel de Matadi pour demander l'annulation de ces résultats et avait appelé les membres de BDK et toute la population à organiser les manifestations à Matadi pour dénoncer la corruption lors de l'élection des sénateurs et des Gouverneur et Vice Gouverneur et exiger la démission des députés provinciaux « corrompus ». A la suite de ces manifestations qui ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants, le Gouvernement central avait établi un bilan de 70 morts et plusieurs blessés, alors que la MONUC avait, quant à elle dressé un bilan de 134 morts et plusieurs blessés.
En réponse à la requête du MLC remettant en cause les résultats provisoires publiés par la CEI, la cour d'Appel de Matadi avait rendu en date du 8 février 2007 l'arrêt annulant les résultats provisoires et adjoignant la CEI d'organiser un second tour. Néanmoins à la suite de l'appel formé par le duo Simon Mbatshi et Déo Nkusu à la Cour Suprême de justice cette haute cour avait, à son tour cassé (annulé) l'arrêt rendu au premier degré par la cour d'Appel et confirmant ainsi les résultats provisoires publiés par la CEI.
Toutes ces contestations et leurs conséquences pouvaient être évitées si les élections des Gouverneurs et vice Gouverneurs ainsi que des sénateurs et tous les scrutins indirects se faisaient au suffrage universel. Nul ne peut nier qu'il est facile pour les candidats de mobiliser à leur gré les députés provinciaux et les conseillers, vu leur nombre très réduit que de mobiliser toute la population. Il est vrai que dans plusieurs pays du monde, les élections des gouverneurs, des sénateurs et autres exécutifs locaux se font au second degré. Mais, il faut également reconnaître que chaque pays a ses spécificités, ses particularités locales qui obligent que, en légiférant, le législateur tienne compte de toutes les réalités locales. L'application des scrutins indirects ayant prouvé ses limites en République démocratique du Congo, il est souhaitable que prochainement les élections indirectes se passent au suffrage universel direct ; comme c'est le cas d'ailleurs où les sénateurs sont élus au suffrage universel direct. En abrogeant la Constitution de Liège pour donner le pouvoir à Joseph Kabila de nommer et de démettre les Gouverneurs, quel recul en arrière ?
9. Joseph Kabila continue à trahir le Congo
ans le discours du Président Obama à Accra le 11 juillet 2009, tout le monde a retenu cette phrase : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Mais avant de parvenir à cette conclusion, le président américain a d’abord déclaré que : « En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès – des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens ». Joseph Kabila apparaît comme étant le problème du Congo. Il n'a tenu parole à rien de ses promesses. Cette interview de Joseph Kabila à Jeune Afrique en Juin 2007 en est un exemple:
« …Jeune Afrique : Avez-vous changé?
Joseph Kabila : Oui, et mon pays aussi. Lorsque je regarde en arrière, je me
dis que j’ai acquis, en termes d’expérience et de sagesse, ces six dernières
années, ce que d’autres accumulent pendant toute une vie. Quant au Congo, il
est de retour dans la cour des grands de ce continent. On ne tardera pas à
s’en apercevoir.
Jeune Afrique : La Constitution vous donne droit à deux
mandats de cinq ans. Vous devrez donc, si vous êtes réélu, quitter le
pouvoir au plus tard en 2016, à l’âge de 45 ans. Ne serez-vous pas tenté de
faire modifier cette disposition pour demeurer aux affaires?
Joseph Kabila : La Constitution, c’est sacré…
Jeune Afrique : Certains de vos pairs l’ont dit. Avant de changer d’avis.
Joseph Kabila : Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai, donné
ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc
pas. Le pouvoir use. II faut savoir s’arrêter.
Jeune Afrique : Doit-on vraiment vous croire ?
Joseph Kabila : Je vous donne ma parole d’officier. Que voulez-vous de plus
…? »
4 ans après cette interview, Joseph kabila peut avaler sa langue. Révisionniste Joseph Kabila se prend-t-il pour le futur président à vie. Il se veut président à vie ! Il se sent bien au Palais de la Nation, il veut y rester. Joseph Kabila veut marcher sur les traces de Joseph-Désiré Mobutu. Alors que la République démocratique du Congo se préparait à se recueillir sur la double mémoire de Laurent Désiré Kabila abattu le 16 janvier 2OO1 et de Patrice Emery Lumumba, assassiné le 17 janvier 1961, Joseph Kabila a réussi le coup de force constitutionnel. Et Ca passe. Une clé de voûte de la constitution congolaise est ôtée. Il suffira désormais, aux termes de l’article 71 de la constitution, d’arriver en tête de l’élection présidentielle pour en être déclaré vainqueur. Quel que soit le score obtenu. Il s'est autoproclamé dictateur !
Par Freddy Mulongo,
mardi 25 janvier 2011 à 13:11 ::radio
Pour s'attirer la sympathie de l'électorat catholique le gouvernement congolais avait dépêchait une délégation des joséphistes au sacre de Laurent Monsengwo Pansiya comme cardinal de la République démocratique du Congo par le pape Benoit XVI, le dimanche 21 novembre 2010 à la Basilique Saint-Pierre à Rome. C'était sans compter dans l'embrouille qui allait intervenir quelques semaines après. Ayant décidé de passer en force leur révision constitutionnelle pour l'élection présidentielle à un tour, sans référendum et l'opposition, les joséphistes ont "boutiqué" leurs affaires ! En moins de deux semaines la loi a été promulguée. Quelques jour avant le passage en force, le Cardinal Laurent Monsengwo aux journalistes invités le mercredi 5 janvier 2011 à sa conférence de presse tenue au centre Lindonge (commune de Limete), à la question de savoir pourquoi « la Constitution a demandé que l’élection présidentielle ait deux tours », sa réponse a été sans équivoque. « Tout simplement parce que si le candidat passe à un tour automatiquement, cela veut dire qu’il peut à la rigueur passer avec 20% des voix. Et 20% des voix, ce n’est pas assez représentatif du peuple », a-t-il évalué.
De l’avis du Cardinal Monsengwo, « on ne peut pas être chef de l’Etat d’un peuple qui a 100% en étant le chef (de l’Etat) de 20%. On est mal à l’aise soi-même ».
« Est-ce qu’on peut être à l’aise d’être le chef (de l’Etat) de 20% d’une population qui a 100% ? », a-t-il interrogé. « C’est ça l’esprit de la loi », a-t-il expliqué, rappelant que « c’est comme ça qu’à la Conférence nationale souveraine, on a refusé d’élire le président de la République au second degré par le Sénat et l’Assemblée nationale ». Depuis c'est le désamour entre l'Eglise catholique romaine au Congo et les Joséphistes au pouvoir à Kinshasa.
Brescia (Italie), Madame Keith Mutinga, Modeste Mutinga (au centre), M. Nicola White et M.Pierdomenico Dall'Era, président du Rotary Brescia Est Sand Valley Club.
Revenons à l'Italie. Après le sacre de Mgr . Monsengwo devenu cardinal pour la République démocratique du Congo, Modeste Mutinga, rapporteur au Sénat de AMP, Parti-Etat, et son épouse de la 4è noces Madame Keith Mutinga-qui fut sa gérante des caisses à la Haute Autorité des Médias (HAM), c'est son droit légitime mais on connait la chanson lorsqu'on veut éviter un audit on épouse la comptable. Ils se sont rendus à Brescia, une ville italienne d'environ 190 000 habitants, située dans la province de Brescia, dont elle est le chef-lieu, en Lombardie, dans le nord-ouest de l'Italie pour y rencontrer les membres de Rotary Brescia Est Sand Valley Club. Le Sandy Valley Rotary veut soutenir le projet d' un campus d'enseignement à Kinshasa,
L’argument massue avait été qu’« il faut que le président ait suffisamment d’assise dans le pays, qu’on le reconnaisse partout, qu’il ait au moins 50% plus 1 voix, c’est-à-dire 51% ». Le Sandy Valley Rotary espère pour soutenir un campus d'enseignement à Kinshasa, Congo: campus d'enseignement de logement primaire, secondaire et professionnel, pour les étudiants et les enseignants, une salle à manger, des ateliers l'enseignement et cliniques ambulatoires.
Nos limiers en Italie sont toujours à la recherche pour savoir si le campus sera privé ? Gouvernemental ? Ou appartiendrait à l'Eglise ?
Au cours de la rencontre avec les responsable de la coordination du projet dont M. Pierdomenico Dall'Era, propriétaire entrepreneur de Dall'Era Valerio Sabbio des Églises, qui est le président de Lumenergia. Modeste Mutinga a bluffé ses interlocuteurs arguant de vive voix que Sénateur de l'AMP, Parti-Etat, il est un grand défenseur de liberté d'expression et de la presse au Congo. Il a été victime sous la deuxième république de Mobutu etc. Ce que Modeste Mutinga a omis de dire aux Rotariens Italiens que s'il est Sénateur aujourd'hui c'est puisqu'il avait fait un deal contre espèces sonnantes et trébuchantes (400 mille dollars) avec Joseph Kabila lors des élections Louis Michel de 2006. En tant que président de la Haute Autorité des Médias, il avait muselé les journalistes, fermé des médias et bâillonné l'opposition. Il ne leur a pas dit aussi qu'il s'était octroyé Radio 7 et Télé 7 en tant que Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) usant et abusant de son pouvoir en étant Juge et partie. Lui qui a combattu la dictature de Mobutu, comment aujourd'hui cautionne-t-il ? Sert-il la dictature oligarchique dont il est devenu un Apparatchik ? La République démocratique du Congo est-il une démocratie avec Joseph Kabila et les Joséphistes ?
La philosophie du Rotary est clair et simple:
Selon ses statuts officiels, le Rotary a pour objectif de cultiver l’idéal de servir auquel aspire toute profession honorable et, plus particulièrement, s’engage à :
Mettre à profit les relations et contacts pour servir l’intérêt général ;
Observer des règles de haute probité dans l’exercice de toute profession ; reconnaître la dignité de toute occupation utile ; considérer la profession de chaque Rotarien comme un vecteur d’action au service de la société ;
Appliquer l’idéal de servir dans la vie privée, professionnelle et publique ;
Faire progresser l’entente entre les peuples, l’altruisme et le respect de la paix par le biais de relations amicales entre les membres des professions, unis par l’idéal de servir.
Le « critère des quatre questions » est une série d'interrogations devant servir à définir si une action est bonne ou non. Il est conçu comme suit :
En regard de ce que nous pensons, disons ou faisons :
Est-ce conforme à la vérité ?
Est-ce loyal de part et d'autre ?
Est-ce susceptible de stimuler la bonne volonté réciproque et de créer des relations amicales ?
Est-ce bénéfique à tous les intéressés ?
La fourberie et le roublardise de Modeste Mutinga est connu de tous. Lors de la manifestation du 30 juin 2005, en accointance et complicité avec les agents de l'ANR, Modeste Mutinga président de la HAM et sous-fifre de Joseph Kabila avait empêché que les journalistes couvrent la manifestation. Intimant l'ordre aux journalistes de ne pas passer les informations en direct de la manifestation organisée par l'opposition pour la fin de la transition. Malgré les gaz lacrymogènes et les tirs en l'air, par les policiers-robots aux lunettes noires, j'avais avec mon téléphone portable couvrir la manifestation pour nos confrères de la Radio Popolaré en Italie. J'étais intervenu personnellement en tant que responsable de Réveil-FM et président de l'Arco pour que notre reporter Alain Mupundu, aujourd'hui en Afrique du sud soit relâché mais l'appareil mini-disc dans lequel il avait enregistré les manifestants a été confisqué. L'ambassade de France qui avait posé la question à Modeste Mutinga pour il s''était opposé à ce que les journalistes jouent leur rôle. Le président de la HAM s'était fendu d'une explication enfantine: "c'était pour sauver les journalistes ! ". Mon oeil ! La vraie raison était que son deal avait Joseph Kabila allait en vrille. Si le journalistes avaient librement couverts la manifestation sans doute, il ne serait jamais Rapporteur au Sénat, pour le compte de l'AMP, Parti-Etat. Alors qu'en tant que président de la Haute Autorité des Médias, il représentait une fausse société civile. Il n'y a jamais été, en bon mangeur à tous les râteliers qu'il est. Pour montrer l'ampleur de ce qui s'était passé le 30 juin 2005 voici:
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 048/RDC/VSV/CD/2005
REPRESSION SANGLANTE DES MANIFESTATIONS DE LA
POPULATION EN RDCONGO CE JEUDI 30 JUIN 2005
La Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV) est choquée de constater
l’usage de la force pour empêcher et réprimer les manifestations pacifiques d’une
population non armée par des militaires habillés en tenue de la police ce jeudi 30 juin
2005.
Suite à des incertitudes en vue de conduire la population aux élections conformément
aux accords global et inclusif, la population congolaise a décidé de se prendre en charge
en exprimant son ras-le-bol dans les rues de la capitale, de Tshikapa, de Mwene-ditu…
ce jeudi 30 juin 2005.
Vendredi 29 juin 2005 vers 23 heures, la présidence de la république, selon les
informations parvenues à la VSV, a procédé à des opérations de déploiement des
militaires et des engins de guerre (chars, armes lourdes et automatiques…) sur les
places publiques. La population à travers les communes de la ville de Kinshasa a assisté
à l’envahissement de ces lieux par ces deniers.
Dans le but de monter la psychose au sein de la population, ces militaires, arrivés sur les
lieux ont procédé à des tirs d’armes automatiques et de feux d’artifice qui ont été
entendus de partout dans la capitale et qui ont fait penser à une guerre aux alentours de
23 heures 45’.
Jeudi 30 juin 2005, des foules se sont formées dans plusieurs communes de la ville de
Kinshasa où ils se sont retrouvés, dans les principales artères de la ville en vue de
s’apprêter pour commencer la manifestation.
Sous la conduite des militaires de la RDCongo en tenue de la Garde Républicaine ex
Groupe Spécial de Sécurité Présidentielle (ex GSSP), des militaires, constitués des
Congo-brazzavillois, des tanzaniens, des zimbabwéens, des angolais, des rwandais…
habillés en tenue noire de la police nationale congolaise, cagoulés, masqués fortement
armés, portant des matraques, gaz lacrymogène et des armes pointées sur les
manifestants n’ont pas hésité pour empêcher et réprimer la manifestation de la
population, arrêter des centaines des manifestants, blesser et tuer par balles plusieurs
personnes.
Il est à signaler que la liberté de circuler et le droit à l’information, non seulement ont
été interdits, mais également n’ont pas été tolérés. Plusieurs personnes
ont été arrêtées
pour avoir été trouvées sur la rue et ont fait l’objet de la torture et des traitements
inhumains, cruels et dégradants dans les différents cachots et autres lieux de détention
où elles ont été amenées. Des journalistes ont été inquiétés, arrêtés et interdits même
de diffuser des images en rapport avec la manifestation populaire de ce jour. Les
militaires et policiers commis à cette opération se sont distingués dans les actes
d’extorsion des sommes d’argent, des téléphones portables et autres biens des
manifestants et des journalistes.
Ci-après le bilan provisoire de la manifestation :
1. Personnes tuées :
Kinshasa :
- Trois personnes non autrement identifiées tuées par balle au quartier Yolo Nord et
au Rond-point Bongolo dans la commune de Kalamu.
Tshikapa, province Kasaï Occidental :
- Quatre personnes tuées par balles au niveau du pont reliant Tshikapa Centre et
Tshikapa kele par un policier de la police des polices qui répondrait au nom de
Jacquie Kalonji. Il s’agit de :
1. M. Kanku, militant des FONUS
2. M. Ndenji Ndenji, militant de FONUS
3. Mputu Mpasi, militant de l’UDPS
4. M. Tshipamba Mbuyi, militant de l’UDPS
Mwene-Ditu, province Kasaï Oriental :
- Deux personnes tuées par balles, en l'occurrence, messieurs Mulamba et
Mbayi.
2. Personnes blessées :
Kinshasa :
- Madame Marie Kiangani, blessée grièvement au niveau de thorax, cuisse droite et
gauche ainsi qu’au bras gauche par des balles lui tirées à bout portant par des
militaires à la poursuite des manifestants dans sa maison sise avenue KandaKanda dans la commune de Kasa-Vubu ;
- Mademoiselle Tekita, résidant à la même adresse, a été blessée par balle lui tirée
à bout portant à la cuisse droite ;
- Monsieur Tungisasa, résidant avenue Lokelenge, quartier Kimbangu dans la
commune de Kalamu a été blessé au bras gauche à l’aide d’un poignard par un
par un poignard d'un militaire ;
- Monsieur Ngindu Junior, résidant 34ème Rue dans la commune de Kalamu a été
blessé à la tête par balle lui tirée à bout portant par des militaires ;
- Monsieur Laurent Mbuyamba, poursuivi par une jeep de l’armée a été cogné par le
véhicule militaire qui l’a fracturé la jambe droite (le fémur); - Plusieurs autres cas de blessés non encore identifiés sont enregistrés à travers la
ville ;
- Mademoiselle Ange Mopele Muzire, âgée de 23 mois ( 1 an et 11 mois), résidant
dans la commune de Lemba, a été blessée à la cuisse droite par une balle perdue
lui atteinte lors des tirs de balles qui ont eu lieu la nuit du 29 au 30 juin 2005 ;
- Mme Nkenge, résidant avenue Songololo, quartier Mangana dans la commune de
Kimbanseke a été blessée à la jambe droite par une balle perdue qui est restée
logée dans le corps.
Tshikapa, province Kasaï Occidental :
- Messieurs Muyaya et Mbenga Mfwamba du parti Union pour la Démocratie et le
Progrès Social (UDPS)/ Tshikapa ont été blessés grièvement par balle tirée à bout
portant par un policier qui répondrait au nom de Jacquie Kalonji ;
- Monsieur Jean Lulua, président urbain du parti des Forces Novatrices pour l'Union
et la Solidarité (FONUS) blessé au bras droit.
3. Personnes arrêtées :
- Monsieur Gom’s Kanza, fils de madame Diangami, appréhendé et arrêté dans
l’enceinte de la parcelle familiale après que des militaires l’aient blessé par balle à
la cuisse. Suite à sa blessure, les militaires l’ont amené au dispensaire.
- Monsieur Kasa, résidant derrière le sous commissariat de la police « Pene Pene »
dans la commune de Ngaliema a été arrêté au niveau du centre hospitalier de la
Direction Générale des Impôts (DGI) dans la commune de Ngaliema.
- Messieurs John Ngombua et Noël Tunda, journalistes à la chaîne Antenne A ont
été arrêtés par des policiers et autres agents des Services spéciaux de la police
alors qu’ils se trouvaient sur le plateau où ils passaient en direct les images de la
manifestation. Ces policiers ont exigé aux deux journalistes d’interrompre
l’émission avant de conduire les victimes à l’immeuble Kin-Mazière où elles ont été
placées en détention après être entendu sur PV et rélâchés quelques temps après.
Une somme de cent soixante-dix dollars américains (170$US) et sept mille francs
congolais (7000FC), téléphone portable et quelques cartes prépayées ont été
extorquées par les policiers à l’arrivée à l’Immeuble Kin-Mazière. Il a été reproché
aux journalistes de vouloir exciter la population à la révolte.
- Messieurs Jerry Golima, Trésor Mutombo et Didier Lofumbwa, journalistes à la
chaîne « Horizon 33 » ont été appréhendés respectivement au croisement
Assossa-Force, aux alentours du Palais du peuple et de la place Victoire. Malgré la
présentation de leurs cartes de presse et des ordres de mission établies par la
chaîne, les trois journalistes ont été arrêtés et conduits immédiatement à la
Légion de la Police d’intervention rapide (PIR) où ils ont été placés en détention
avant d’être libérés environ 4 heures plutard. Des biens au journaliste Trésor
Mutombo (une somme de 5$US, 45 600Fc) lui ont été extorqués.
- Monsieur Luc Mikomo, journaliste et directeur des Informations à la chaîne
« Raga-TV», a été arrêté par des policiers des Services spéciaux de la police sans
mandat venus à bord d’un mini bus de couleur bleu. Il lui est reproché la diffusion
des images se rapportant à la manifestation. Il lui sera exigé d’interrompre la
diffusion de ces images avant de l’embarquer et de le conduire à l’Immeuble KinMazière où il a été placé en détention. Il a été libéré vers 20 heures. Près de 45’
après sa libération, les mêmes personnes qui l’ont arrêté ont débarqué une fois de
plus au siège de la chaîne où ils ont procédé à la déconnection de toutes les câbles
au motif que pendant le journal ACTU, une personne dans la foule, aurait traité le
Président de la République, le général major Joseph Kabila, de rwandais. A cette
occasion, l’agent de la chaîne commis au VTR a été arrêté et conduit à l’Immeuble
Kin-Mazière où il gardé jusqu’à ce jour.
- Monsieur Somy Kashama, cameraman à la chaîne « Canal Congo TV » a été arrêté
par pendant qu’il prenait les images sur la manifestation.
4. Personnes portées disparues
- M. MALAFU, membre du PALU résidant avenue Langa-langa dans la commune de
Ngaba est porté disparu et sa famille est restée sans ses nouvelles.
- Plusieurs d’autres cas des personnes non autres identifié portées disparues sont
enregistrés.
Tout en condamnant la récidive par le gouvernement de la RDCongo de l'utilisation
abusive des armes de guerre et autres moyens disproportionnés de répression contre
une manifestation pacifique organisée par une population qui s'est présentée mains
vides dans les rues de Kinshasa, la VSV en appelle à des pressions sur le gouvernement
de la RDCongo pour :
- l'ouverture urgente d'une enquête indépendante sur la répression sanglante du 30 juin
2005 à Kinshasa contre la manifestation de protestation de la population et la torture
et traitements cruels, inhumains et dégradants pratiqués sur plusieurs personnes
arrêtées pendant la manifestation en vue de poursuivre en justice les personnes à
mettre en cause, les sanctionner et indemniser toutes les victimes ;
- la cessation de la pratique de la torture et autres traitements cruels, inhumains et
dégradants sur les personnes arrêtées ;
- une assistance médicale d'urgence en faveur des personnes blessées et leur
indemnisation ;
- la mise en liberté sans condition et sans délai des personnes appréhendées et arrêtées
;
- la restitution aux propriétaires de tous les biens appartenant aux journalistes ainsi qu’à
des chaînes de télévision et à d’autres manifestants extorqués par des policiers et
autres militaires ;
- la privation de visa, et interdiction de séjour à l’étranger, le gel des avoirs bancaires et
autres contre tout dirigeant de la RDCongo mis en cause dans la conception, la
planification et l'exécution de la répression sanglante contre la population à l'occasion
des manifestations de protestation à Kinshasa en dates du 10 janvier 2005 et du 30
juin 2005 ;
- le respect de la constitution et autres textes internationaux relatifs aux droits de
l’homme ratifiés par la RDCongo.
Par Juliette Abandokwe,
dimanche 23 janvier 2011 à 23:10 ::liens
Une jeune femme fixe les listes électorales sur des panneaux dans un bureau de vote de Bangui, le 21 janvier 2011. Photo Patrick Faure, Afp
Selon Zedzouïna :
« 1. Les listes électorales qui ont été affiché ce matin à Mbaïki ne représente qu'environ 30% des électeurs de la ville avec une majorité de personnes identifiée comme sympathisant KNK. Tous les responsables des bureaux de vote sont militants du parti Orange dont 60% viennent de Bangui. Cette situation a engendré des troubles ce matin à Mbaïki et la situation reste tendue dans la ville.
2. Le ministre résident de la Lobaye, le colonel Parfait Mbaye été appréhendé ce matin à Mbaïki avec une cargaison d'urnes préalablement bourrée en faveur de Yangouvonda.
3. A Berberati, l'autre colonel du gouvernement a fait descendre sur la ville des centaines de militaires en civil pour aller non seulement voter pour lui, mais procéder à l'échange des urnes bourrées qui sont stockées depuis 4 jours à quelques encablures de Bertberati dans le village où a grandi l'ancien mécanicien/menuisier devenu le vice-président de la république parce que neveu de…
4. Autre information importante, il est prévu un bataillon spécial pour créer des incidents à Bouar, Berberati, Carnot, Nola, Bozoum, Paoua, Bambari, Bria, Mobaye, Bangassou, Ouango-Bangassou, dans les 2ème,3ème,4ème,5ème,6ème et 7ème arrondissements de Bangui afin tous ces centres favorables au RDC et au MLPC et permettre à Yangouvonda son passage en force.
5. A nola, un seul bureau de vote était affiché à la mi-journée.
6. A Bambari, la répartition des bureaux de vote est inéquitable certains inscrits doivent faire 5 km pour accomplir leur devoir citoyen.
7. A Bria, pour leur faire payer l'interdiction qui a été de rentrer dans la ville, Bozizé a donné l'ordre que les listes ne soient pas affichées demain matin.
8. A Alindao, une partie de la population a déchiré la liste affichée car elle est mécontente à cause des omissions.
9. De Kongbo à Bambouti en passant par Kembe, Bangassou, Ouango et tout le littoral Oubanguien, aucune liste n'était affichée jusqu'à midi.
10. De Rafaï à Bambouti, le matériel electoral n'est que partiellement accessible.
11. Les cartes d'électeur sont toujours introuvables.
12. Les tribunaux qui devraient ouvrir aujourd'hui pour fournir les dérogations devant permettre aux omis et aux non d'aller voter sont demeurés portes closes.
Les heures à venir sont inquiétantes. Chers compatriotes et amis de la RCA, faites circuler le message car selon les rumeurs, d'ici à demain, le pays sera en blackout total : plus de net, plus de téléphone pour permettre à Yangouvonda le rejeté de réaliser son forfait : La patrie ou la mort nous vaincrons. Game is over for Bozizé. »
Après cette véritable mascarade de village, la vraie question est maintenant de savoir comment la France, la communauté internationale, les institutions africaines fantôme, l’UA, la CEMAC, et l’ONU dont les agences sont présentes pêle-mêle à Bangui, vont justifier leur position. Leur poids de mastodonte d’ailleurs semble d’ailleurs les dispenser de quelque justification que ce soit. En bon français, cela s’appelle très simplement « impunité ».
Que vont maintenant dire les Goodluck Jonathan, Odinga, Compaoré, Wade, Ping et consort.
Quelle est surtout la justification de vouloir déloger Gbagbo en lui déclarant la guerre, semant ainsi la mort et la détresse parmi les populations ivoiriennes et africaines en Côte d’Ivoire, et de laisser continuer le Général Bozizé sévir contre un peuple centrafricain complètement sinistré et martyr. Un Général-Président qui règne par la terreur pure et simple pour mieux manger avec son clan tout ce qu’il peut, jusqu’à l’indigestion intellectuelle, qui invective, insulte et menace les Centrafricains publiquement dans l’impunité la plus complète.
Un Général-ancien rebelle, arrivé au pouvoir en 2003, détruisant tout sur son passage, à la tête d’une armée qui massacrait, pillait et violait absolument tout sur son passage.
Goungaye Wanfiyo et Charles Massi sont les victimes récentes les plus illustres d’une brutalité sans aucune distinction, et qui se moque royalement des demandes de justification quelles qu’elles soient.
Bokassa, qui avait commencé à dénoncer les agissements de la France en termes de trafic institutionnalisé de diamant notamment, avait été très gravement diabolisé pour moins que ça.
Bozizé ne mange pas ses enfants, mais il tue les centrafricains leur déniant le droit d’une vie décente même minimale, les terrorise, les emprisonne n’importe pour n’importe quelle raison bidon, il tue surtout l’espoir d’une jeunesse, et étouffe dans l’oeuf les illusions de tout un peuple.
Comme le disait si bien Omar Bongo « Celui qui organise des élections en Afrique, serait bien bête de les perdre. » Et Bozizé, bien loin de vouloir paraitre bête aux yeux devant la mémoire de son « parrain », entend très clairement continuer de régner en maître absolu sur le bunker de Bangui, et sur son butin de guerre.
La bénédiction de la France, de la communauté internationale, des institutions africaines bidon, des Deby, Biya, Bongo, N’Guesso et consort, est échangée contre des morceaux du butin composé de mines de cuivre, zinc, manganèse, phosphates, or, diamant, bauxite, nickel, fer et uranium.
Les intérêts commerciaux sont si énormes, que l’on ne peut que constater la position de victime totale du peuple centrafricain, assis les pieds nus et sans lumière sur toutes ces richesses.
Le Centrafrique est un pays complètement méconnu de l’opinion publique mondiale. Le poids des intérêts commerciaux ne peut qu’écraser à plate couture la moindre contestation, la moindre critique envers le pouvoir, la moindre certitude d’un monde meilleur.
En bref, la communauté internationale, celle-là même qui veut faire la guerre en Côte d’Ivoire, pour qui une population nègre n’est rien à côté de ses intérêts commerciaux, et qui vend son matériel de guerre partout sur le continent africain, est complice d’un Général de pacotille sans aucun scrupule.
Cette communauté internationale, autoproclamée « donneuse de leçons » et gendarme de l’Afrique, encadrée par une Organisation des Nations Unies dont le chef demande gentiment ce soir du 23 janvier 2011 que les résultats des élections soient acceptés par TOUTES les parties, est en train de commettre un crime contre l’humanité qui n’a pas de nom, un de plus en Afrique.
Par Freddy Mulongo,
samedi 22 janvier 2011 à 23:02 ::radio
Il vocifère, tonne, hausse le ton pour faire passer son point de vue mais ne convainc personne. Lambert Mende Omalanga (58 ans), notre Vuvuzélateur national est devenu le "Rantanplan" de la politique congolaise. Au près de la diaspora, il apparait comme le "Blaireau" qui au lieu d'agacer fait plus rire que pleurer. Cet homme-là sait manier le verbe. Normal : dans les années 1980, il animait sur les antennes de La Voix du Zaïre une émission consacrée aux activités de la Jeunesse du Mouvement populaire de la révolution (JMPR), l’ancien parti-Etat et unique.
Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national".
Girouette politique Lambert Mende au non de la realpolitik s'adapte. Mobutiste avec Mobutu, opposant-opportuniste sous l'Union sacrée lors de la conférence nationale souveraine, partisan de la guerre d'agression -invasion contre la République démocratique du Congo, rebelle avec le RCD-Goma contre M'zée Laurent Désiré kabila, il est un fervent joséphiste. Il dirige la Convention des Congolais unis (CCU), parti alimentaire et satellite de l'AMP, Parti-Etat acquis à la révision constitutionnelle. Lambert Mende est ministre des oukases ridicules !
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
mercredi 19 janvier 2011 à 19:23 ::liens
Certes, il y a beaucoup des Congolais diplômés universitaires de toutes les
facultés existantes et autres formations supérieures au pays et à l’étranger.
Mais convient-il de devenir haut cadre de l’administration publique, d’une
entreprise publique ou d’un cabinet politique officiel sans un minimum
d’expérience dans le travail équilibrant sa qualification et sans être
personnellement conscient que la formation ne suffit pas pour bien gérer les
affaires d’un pays ?
Pierre Yambuya Kibesi déjà en résistance contre le MPR,Parti-Etat et la dictature mobutienne lors d'une conférence aux Etats-Unis. Photo Réveil-FM, archives
Surtout dans un pays ruiné, gouverné sur base de
corruption et le vol comme doctrine pour mériter le minimum du bien-être social
dans le patrimoine national ?
Je ne veux pas être long, car j’évite des discutions via Internet qui est
aujourd’hui le moyen des Congolais de bien s’exprimer pour démontrer notre
savoir faire intellectuel, alors que notre capacité intellectuelle ne nous
permette encore pas d’être capables de fabriquer des produits finis à partir de
nos nombreuses matières premières, en commençant même par fabriquer les cures
dents et les papiers avec tous les bois que regorge notre riche Congo et ainsi
devenir son premier exportateur mondial sans que les investisseurs étrangers
viennent le faire à notre place dans notre pays.
1- La formation scolaire au Congo, donc de l’école primaire jusqu’à tous
les niveaux supérieurs n’est plus depuis longtemps ce qu’elle représentait à une
période de son histoire, quand nous étudions avec conscience dans des bonnes
conditions sociales qui nous permettaient de devenir réellement intellectuels
pour l’avenir du pays.
2- Notre formation scolaire à l’étranger, de l’école primaire jusqu’à tous
les niveaux supérieurs n’est plus ce que nous pensions devenir un jour pour
l’intérêt national, surtout après l’indépendance avec notre arrivée massive dans
les pays les plus développés, donc de nos anciens colonisateurs, car on ne
colonise pas la mentalité de celui qui est plus intelligent que toi.
Les Congolais qui avaient bénéficié des bonnes formations scolaires, alors
qu’ils étaient des enfants des ouvriers et des paysans, au lieu de permettre à
leur tour que ceci soit l’héritage pour toutes les couches sociales de notre
peuple pour gérer le pays dans la bonne conscience, par contre, ils ont adhéré
dans la doctrine du mobutisme, celle de vol du patrimoine commun pour son propre
bien-être social.
C’est ainsi, devenus néo-colonialistes, donc supérieurs entre nous anciens
colonisés des étrangers, qu’ils ont crée le système de faveur pour insérer les
nouveaux diplômés congolais de la formation déjà avilie par eux, dans la gestion
du pays. Voilà comment on devient cadre dans l’administration publique,
entreprise publique et cabinet politique officiel au Congo depuis le Zaïre de
Mobutu.
Pour les Congolais diplômés dans les pays développés et vivant toujours là-bas
depuis des longues années, combien devient-ils cadres et hauts cadres dans les
administrations publiques, les entreprises publiques ou les cabinets politiques
officiels de leurs pays de résidence ?
Pendant que leurs compagnons Européens
des universités et autres écoles supérieures avec les mêmes diplômes deviennent
des cadres dans leurs pays en commençant comme simples bureaucrates ou simples
chercheurs dans divers centres de recherche scientifique de leurs pays, ces
Congolais vivent des assistances publiques ou deviennent des ouvriers sans
référence à leurs formations universitaires.
Nous voyons d’autres déjà très
âgés, suivre diverses nouvelles formations ensemble avec des jeunes Européens
qui n’ont aucun niveau scolaire, pour devenir peintres, plombiers, maçons,
chauffeurs livreurs, manutentionnaires, etc…
Par José Ntuba Odé Yikila,
mercredi 19 janvier 2011 à 18:09 ::liens
Quand les savants de la république se regroupent pour aller aux élections sur fond de tripatouillage constitutionnel, on se demande de qui se moque-t-on ?
Evriste Boshab (à gauche), Belge et fossoyeur de la République, il a contribué au tripatouillage de la Constitution de Liège dont il est l'un des auteurs.
Un feuilleton qui dure depuis plus de dix ans !
Le grand hold-up électoral de 2012 se prépare au vu et au su de tout le monde, avec pour armes la corruption de la classe politique congolaise, la mise en scène parlementaire, et la distraction surnommée « unité de l’opposition ». Et les acteurs se mettent en scène. Les spectateurs congolais regardent, certains en ruminant leur colère, d’autres, fidèles habitués du feuilleton, applaudissent. Tout ça dure depuis plus de dix ans.
Au vu et au su de tout le monde, la « rixe du siècle » mettant en orbite des nouveaux acteurs qui, comme s’ils venaient de réaliser soudain que le rôle qui leur est attribué dans ce feuilleton ne les satisfait pas, a eu lieu au sein de ce qui est considéré comme un « parlement », là même où la grande majorité de ces acteurs, qui enfoncent et enfoncent encore le Congo dans les tréfonds de l’abîme, siègent. Et le matin suivant arriva, la rixe n’apporta rien de nouveau. Et les acteurs se retrouvèrent au même lieu et se mirent à parler entre eux. Rien de nouveau. Ils sont dans ce feuilleton au sein même du théâtre où a eu lieu cette rixe depuis 2006, ils ont l’habitude, c’est seulement le rôle actuel qui ne les a pas plu. Et les choses continuent. Le réalisateur a dit action, et les metteurs en scène, à la tête desquels trône Evariste BOSHAB, se mettent à tripatouiller.
Au vu et au su de tout le monde, participants et spectateurs de ce mauvais feuilleton macabre à plusieurs épisodes qui dure depuis plus de dix ans maintenant, assistèrent au tripatouillage de la loi fondamentale. Oui, il a eu lieu, et tout le monde sait pourquoi, tout le monde sait les effets qu’il va produire dans un avenir proche. Et le processus électoral, élément qui couvre l’essentiel de cet épisode du feuilleton, continue à intéresser acteurs et spectateurs congolais. Pour eux, la panacée c’est ces élections-là et ils y croient, dur comme fer. Et le divertissement continu.
Au vu et au su de tout le monde, les plus savants d’entre les congolais se mirent à écrire, à produire des analyses pointues, à disséquer article par article, avec une intelligence implacable, cette constitution liégeoise hier honnie mais, toujours dans la logique du déroulement de ce feuilleton macabre, prévu par le réalisateur et ses metteurs en scène, auquel nous assistons impuissants, acceptée aujourd’hui, et même utilisée comme un « élément de référence » pour critiquer et mettre en lumière les loupés et les incohérences du réalisateur, donc le tripatouillage.
Et au vu et au su de tout le monde, chemine tranquillement la réalisation du feuilleton, le réalisateur et ses metteurs en scène faisant fi des critiques amorphes lancées ci et là, jusqu’au prochain épisode, celui que tous, acteurs et spectateurs congolais, savent qu’il attribuera la « palme d’or » au réalisateur.
Pendant ce temps, au vu et au su de tout le monde, les choses se passent autrement ailleurs, notamment en Côte d’Ivoire et en Tunisie.
Il y a plus d’un mois, lorsque j’ai voulu exprimer mon inquiétude sur ce que je considère comme une « dérisoire satisfaction » [le retour triomphal d’Etienne TSHISEKEDI à Kinshasa], les plus savants d’entre nous n’hésitèrent pas à m’attaquer. Certains me traitant de tous les noms d’oiseaux, d’autres me revoyant pratiquement à la l’étude du « dossier congolais », que, selon eux, je n’ai pas approfondi, avant de dire ce que je pense. Cependant, ce que je disais reste en vigueur aujourd’hui : l’essentiel est ailleurs ! Et les faits, visibles et vérifiables me donnent raison.
A force de ne vouloir comprendre que l’essentiel c’est le peuple, et que c’est le peuple qui jouera l’acte final de ce feuilleton macabre, pas en le prolongeant, comme ils font tous, mais en y mettant un terme, les plus savants d’entre nous, donneurs des leçons, adonnés au terrorisme intellectuel, se disqualifieront encore un peu plus.
Jusqu’à combien de fois faudra-t-il sonner le tocsin pour que tout le monde comprenne enfin que dans la configuration actuelle où se trouve le Congo, jamais nous nous en sortirons par des schémas dits « classiques » ? Ces schémas, hypocrites et inadaptés, tout comme les solutions échafaudées de façon arbitraire depuis plus de dix ans, en éludant soigneusement les vrais problèmes du Congo et les vraies causes qui l’ont conduit là où il est aujourd’hui, ne sortiront pas le Congo de la tragédie cauchemardesque où il est volontairement plongé. Et les élections de 2012 qu’on commence à biaiser par le tripatouillage auquel tout le monde a assisté, font justement partie de ses solutions là. Les tout constituant un ensemble : ce gigantesque feuilleton auquel chacun de nos savants candidats joue exactement le rôle que le réalisateur et ses metteurs en scène voudraient qu’il joue. Ne participent-ils pas au succès du feuilleton ?
Certes, les élections sont l’un des piliers de la démocratie. A ce titre, personne de censé ne peut être fondamentalement contre les élections faites dans la transparence, librement et de façon démocratique.
Mais en même temps, on ne devrait pas perdre de vue que les élections n’ont jamais été une fin en soi, elles peuvent même constituer un piège, surtout dans les conditions où elles sont organisées au Congo. Celles de 2006 l’ont été pour légitimer l’occupation et l’homme sur qui les forces du mal avaient jeté leur dévolu. Et le piège s’est refermé sur nous. Comment ne pas voir, alors que c’est visible, que ceux qui se bousculent pour financer ces élections au Congo à coup des millions de dollars, comme ils l’ont fait en 2006, n’acceptent les résultats que quand ils vont dans le sens voulu par eux ? Comment ne pas voir, alors que les éléments qui permettent de le voir sont là, devant les yeux de tout le monde, que quand le peuple vote autrement et porte au pouvoir quelqu’un qui n’est pas celui que les financiers véreux souhaitent voir arriver au pouvoir, soit il lui font revoter, soit ils mettent du feu et s’érigent en pompiers pour venir éteindre, à leur manière, l’incendie qu’ils auraient provoqué ?
Au vu et au su de tout le monde, se dessinent les actes qui constitueront le prochain épisode du feuilleton macabre auquel nous assistons impuissants depuis plus de dix ans. Cet épisode, qui ne surprendra personne, ne sera pas différent des épisodes précédents. Les éléments sont là, je me prononce sans la moindre crainte d’être contredit par les événements dans quelques mois.
Et pourtant, les plus légalistes d’entre-nous, de TSHISEKEDI à Vital KAMHERE, en passant par tous les autres, tous ne jurent que par les élections, alors même que ces élections pour lesquelles ils se mettent en ordre de bataille, se tripatouillent, dès à présent, au vu et au su de tout le monde.
De qui se moque-t-on ?
Tout comme en Côte d’Ivoire ou en Tunisie, le Congo ne se retrouvera pas sans que le peuple soit associé au processus qui mettra un terme à ce feuilleton macabre. Si les plus savants d’entre nous croient que le processus qui balayera le Congo de ses brebis galeuses et du pouvoir corrompu qui travaille chaque jour pour sa balkanisation totale sera électoral, je n’hésite pas à le dire, ils se trompent lourdement. C’est une révolution de type tunisienne qui mettra un terme à ce feuilleton qui perpétue l’humiliation du peuple congolais, son asservissement, sa paupérisation, bref, son mal être.
Le peuple doit être mis au centre du processus. Pas pour les amener aux élections dont tout le monde sait qu’ils sont bidons et falsifiées d’avance par des manœuvres sordides que nous observons –pas besoin de prendre des loupes pour le voir-, mais en créant les conditions qui lui permettent de dire tout simplement NON ! Les Tunisiens ont travaillé là-dessus depuis un certain nombre d’années.
Et oui, en Tunisie, Journalistes, Avocats, Opposants politiques, Membres de la société civile, ont eu l’intelligence de former le peuple, de lui dire, simplement, ce qui convenait d’être fait. C’est arrivé ! C’est dans la rue que ça s’est passé, alors que personne ne l’attendait vraiment, et ce pendant que les bonnes consciences de ce monde préconisaient un renforcement du pouvoir en place aux fins de l’aider à « rétablir l’ordre » disaient certaines.
Tous les calculs savants ont été démentis. Par la rue, à mains nues !
Les plus savants d’entre-nous, qui se mettent en ordre de bataille, n’ont pas eu cette intelligence. Ils doivent, dès à présent, dire la vérité au peuple. Les congolais vivent dans un vaste océan des mensonges où ils se noient. C’est ces mensonges là qu’il faut dévoiler. Tous, du début à nos jours, sans en cacher un. Ceci est vital pour la patrie et ne doit obéir à aucun protocole. Encore une fois, les Tunisiens l’ont compris.
Vital KAMHERE peut faire semblant d’oublier tout le travail qu’il a abattu, parfois même en se rendant ridicule, comme ce fut le cas à la FIKIN en 2006 [To ko sanola bango disait-il, sans vergogne] pour porter au pouvoir l’imposteur qui dirige le Congo aujourd’hui. Il peut sillonner le monde comme il veut pour débiter ses diatribes à qui veut l’entendre. Il peut cacher son jeu, mais il ne trompera pas tout le monde.
Il y aura toujours une poignée de patriotes vigilants qui surveilleront son entreprise aveuglante et dangereuse pour le Congo. C’est tout de même sidérant que nos savants candidats ne soient pas capables de voir les petites choses. Peut-être justement qu’ils sont trop savants qu’il leur est difficile d’écouter les simples citoyens que nous sommes, ou tout simplement comprendre les petites manœuvres. Depuis plus de dix ans, tout congolais qui ose dire son désaccord ou sa désapprobation.
Tout ça se passe au vu et au su de tout le monde.
Que l’UDPS s’allie avec Vital KAMHERE, alliance qui, comme par enchantement, est suivie de l’alliance AMP-CNDP, nous disons tout simplement que c’est une erreur monumentale. Au lendemain du premier tour, puisque c’est ainsi que le tripatouillage constitutionnel l’a consacré, au vu et au su de tout le monde, aucun discours, aucune analyse, ne pourra calmer la colère prévisible du peuple congolais, ce peuple à qui on refuse de dire la vérité.
Ce n’est pas des rixes au palais du peuple que les congolais ont besoin, c’est d’abord la vérité. Messieurs, dites la vérité aux congolais, les congolais ne seront pas moins courageux que les Tunisiens.
C’est une révolution qui redonnera au Congo et aux congolais leur liberté. C’est alors que ce grand et beau pays, aujourd’hui humilié, martyrisé, souillé, brisé, se remettra en marche et jouera son rôle dans le concert des nations libres, démocratiques et indépendantes.
La tragédie que vit le Congo n’est pas une fatalité, les choses peuvent bouger, par le peuple et pour le peuple.
On peut dire ce que l’on veut, on peut distraire les congolais par des rixes sans conséquences réelles, des processus sclérosés et suicidaires pour la patrie, des déclarations flatteuses, des discours fantaisistes, des analyses erronées, mais un jour, puisque, ça se passe au vu et au su de tout le monde, il va falloir que chacun réponde de ses actes.
Au Congo, tout se passe au vu et au su de tout le monde, acteurs et spectateurs impuissants.
Qu’on soit ministre, député, sénateur, bourgmestre, gouverneur de province, tout se passe au vu et au su de tout le monde.
Par la révolution, le peuple sortira tout le monde de la léthargie et instaurera un ordre nouveau, une société nouvelle, démocratique, où la démocratie, respectueuse du bien être social du peuple et de ses libertés fondamentales, s’installera durablement et pour toujours.
Tout comme en Tunisie, personne ne s’appropriera le mérite de ce changement. Pas un seul savant de la république, cette république mis entre-parathèses aujourd’hui.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 16 janvier 2011 à 17:23 ::radio
Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins, et on ne révise pas non plus une Constitution tous les quatre matins dans un pays responsable et démocratique ! Surtout pas pour des raisons fallacieuses, bidons comme l'ont fait les Joséphistes au Palais du Peuple. Un pays se construit démocratiquement avec tous ses fils et filles, avec des piliers de contre-pouvoirs: Une opposition institutionnelle respectée et protégée par ceux qui sont au pouvoir, des partis politiques qui fonctionnent sans entraves, une société civile écoutée, une justice indépendante pour tous, une presse libre et indépendante...Cela ne doit pas être un slogan mais être une réalité au quotidien ! Les Joséphistes ont prouvé à la face du monde qu'ils sont corrompus, véreux, rusés, gnomes, illusionnistes,
fourbes, roublards, tricheurs, dribbleurs... Ils ont votés la révision constitutionnelle pour favoriser Joseph Kabila à l'élection présidentielle de 2011. Pour masquer leurs turpitudes ils entonnent à l'unisson la chanson:"Même à un tour le candidat de l'opposition peut gagner". En effet, les Joséphistes sont prêts à vendre le Congo pour un plat de lentilles !
Joseph Kabila, président à vie au Congo ? Photo Réveil-FM, archives
Pourquoi cette précipitation pour réviser la Constitution de Liège ? Pourquoi ce mépris du souverain primaire c'est-à-dire du peuple congolais ? Pourquoi avoir accepter que la Constitution de Liège ait été votée par en référendum en 2005 et le faire voter précipitamment par les Députés et Sénateurs ? La bande des Joséphistes croient comme fer que la République démocratique du Congo, notre pays à tous, est leur "Ligablo" en bons jouisseurs, ils estiment qu'ils doivent en jouir comme bon leur semble. Ils se trompent ! On ne peut justifier aucune violence mais lorsque notre parlement se transforme en ring de boxe. On ne peut que que s'inquiéter et s'interroger.On apprend que lors du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale aurait été copieusement rossé par un Député du MLC, dans sa fuite Boshab aurait perdu quelques feuilles de notes...sans doute aussi quelques dollars pour corrompre ! Il serait sortie par la petite porte !
Kinshasa le 18 février 2006, sous un soleil d'aplomb, Joseph Kabila, promulgue la Constitution de Liège qu'il est entrain de combattre à 9 mois de la fin de son mandat. Photo Réveil-FM
Voici les 7 autres raisons pour les Congolais de s'indigner face à la révision constitutionnelle de l'AMP, Parti-Etat:
4. Kingakati Bwene, la ferme de tous les maux !
Mobutu Sese Seko se repliait à Gbado Lite quand il n’était pas dans le bateau présidentiel, le MS-Kamanyola. Joseph, lui, a trouvé son lieu de villégiature sur la route de Bandundu. Kingakati Bwene est une petite bourgade perdue où se dessinent des scénarii sur la gestion de la République démocratique du Congo. A deux jours du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Joseph a reçu 400 parlementaires (députés et sénateurs) dans la désormais célèbre «Ferme de Kingakati». Aux allures de garden-party, la rencontre a été l'occasion pour recevoir un mot d’ordre de vote en insistant sur la «discipline» avec enveloppes. Les parlementaires de l'AMP, Parti-Etat ont reçus chacun une enveloppe de 20.000 $ distribuée par Evariste Boshab et Augustin Katumba Mwanké, pour les Députés; Léonard She Okintundu et Henri-Thomas Lokondo pour les Sénateurs.
Souvenons-nous avant l'éviction de Vital Kamerhe au perchoir de l'Assemblée nationale. C’est à Kingakati qu' Boshab Evariste, a été choisi par Joseph Kabila lui-même, pour remplacer Vital Kamerhe.. Boshab a succédé à Kamerhe à la tête du parti présidentiel, le PPRD ; c’est encore lui, Boshab, qui a pris le siège de Kamerhe après sa démission. Selon certaines sources, le mercredi 15 avril 2009, «Joseph» aurait remis à chaque parlementaire une «enveloppe» contenant un montant oscillant entre 2.000 et 5.000 $. Et il s’était par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives. La réunion s’est terminée par un grand barbecue. Le champagne avait coulé à flots. «Ce fut un géant méchoui. Une fête avant la fête. Champagne grand cru, grands vins, blanc et rouge, poulets, viandes diverses, saucisses grillées, etc." Pour cacher sa trahison à l'égard du Congo, Joseph s’est par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives.»
Vital Khamerhe. Le président démissionnaire, également issu de l’AMP, a été éjecté de son fauteuil par sa propre famille politique, pour avoir osé critiquer la décision autocratique de Joseph Kabila. Une trahison de plus contre le Congo et les Congolais. Joseph, avait donné son accord, en janvier 2009, à l’entrée de l’armée rwandaise en RDC pour démanteler, aux côtés de l’armée congolaise, les bases des rebelles hutus du FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Vital Khamerhe, dans une intervention sur les ondes de la radio onusienne, avait alors qualifié cette décision de « très grave » pour le pays, signant ainsi sa déchéance. L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP, Parti-Etat, dont il était issu, avait mis tout en œuvre pour obtenir sa démission et celle du bureau qu’il dirigeait. Après quelques semaines de résistance, Vital Kamerhe avait finalement jeté l’éponge, le 25 mars 2009, à la veille de la visite de Nicolas Sarkozy, le président français en RDC.
Kingakati, c'est aussi le lieu où a eu lieu du 8 au 10 octobre 2010, un conclave entre les Chefs des partis et autres indépendants AMP, entre autres, le PPRD, l’ARC, le MSR, le RCD/KML, la CCU, le PDC, DCF-Cofedec, le PA, la CODECO, l’UNAFEC, l’UNADEF pour transcender leurs divergences en vue de consolider le leadership de Joseph Kabila, leur seul candidat-président. Enfin Kingakati, c'est le lieu où Armand Tungulu a été assassiné. Kingakati est plus que le lieu où se prenne des décisions névralgiques de la République, c'est le lieu de toutes les compromissions, les trahisons contre le pays avec des décisions alambiquées, l'achat et la corruption des parlementaires pour voter les lois en faveur de l'AMP, Parti-Etat, les nominations partisanes et farfelues, l'accueil des courtisans et le débauchage pour le clan des Joséphistes...o...
5. La peur bleue du grand débat démocratique !
La remise en cause de deux tours de l'élection présidentielle annule de fait le grand débat démocratique entre les deux candidats en lice au premier tour. Or la peur bleue de Joseph de se retrouver en face d'un bon tribun. Depuis 10 ans qu'il est à la tête du Congo, ses actes de trahisons à l'égard du pays sont avérés. Il n'a aucun bilan palpable à défendre si ce n'est les deux fontaines à Kinshasa qui n'arrivent même pas à refouler l'eau. Joseph peut-il tenir un débat de 2 heures face à Etienne Tshisekedi ? Vital Kamerhe, son ancien ami et défenseur ? Djamba Yohé ? Marie Thérèse N'landu ? Pasteur Théodore Ngoy ? Pasteur Jean Paul Moka ? Christian Badibangi ? et tant d'autres tribuns de l'opposition congolaise ? Non et mille fois, non ! Le Congo n'a pas recouvré la paix, le Congo n'est pays démocratique, le Congo ne respecte pas les droits de l'homme, le Congo n'a pas une presse libre et indépendante...
En 2006, Modeste Mutinga alors président de la Haute Autorité des Médias (HAM) s'était fait corrompre pour annuler le débat constitutionnel tant attendu entre Joseph kabila-Jean-Pierre Bemba. Contre espèces sonnantes et trébuchantes et postes, Modeste Mutinga et ses acolytes annulèrent le grand débat démocratique. Modeste Mutinga fut nommé Rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMP, Parti-Etat; Esdras Kambale qui fut le Ier Vice-président de la HAM, est Ministre de la culture et des Arts; Dominique Sakomi Inongo devenu président de la HAM a été contraint, en mai 2008, de poser l'acte de Zachée en restituant 47 000 dollars américains, salaires de membres du Centre de monitoring des médias congolais (CMMC) avant d'être viré. C'est un seigneur de guerre Primo Mukambilwa qui préside l'étouffoir des libertés: la Haute Autorité de Médias (HAM) au profit de l'AMP, Parti-Etat
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC) dont la loi vient d'être promulguée en date du lundi 10 janvier 2011, ne risque-t-il pas d'être le clone de la HAM ? Voyez comment Malu Malu s'accroche à la CEI ! Le CSAC sera-t-il vraiment indépendant ? Les membres de CSAC ne risquent-t-ils pas de faire comme Modeste Mutinga, Esdras Kambale, Primo Mukambilwa... jouer aux prédateurs de la liberté de presse avec des décisions farfelues, monnayer des postes, se faire corrompre...?
6. Les politiciens-mangercrates !
La classe politique congolaise fait la honte ! Nos acteurs politiques sont trop versatiles et cela pénalise le pays:Ils étaient Kasavubistes à Joseph Kasa-Vubu, Lumumbistes avec Patrice Emery Lumumba, Mobutiste avec Joseph-Désire Mobutu Sese Seko, Kabilistes avec M'zée Laurent-Désiré Kabila, ils sont devenus des Joséphistes avec Joseph avec des retournements de vestes, chemises ... Les Mobutistes qui avaient traversé le fleuve Congo à pied pour fuir l'entrée de l'AFDL sont revenus et agissent avec amnésie désopilante comme s'ils n'avaient jamais été chassé du pouvoir. Seul la mangeoire compte. L'acteur politique congolais ne se bat pour ses idées et convictions mais veut à tout prit se retrouver à la mangeoire. La politique est le seul métier payant au Congo. Alors par opportunisme, avec l'idéal de la ventripotence, on fait de la politique pour manger. Et les mangeurs à tous les râteliers se retrouvent à tous les gouvernements et dans toute les institutions de la République. Comment comprendre Evariste Boshab qui se dit constitutionnaliste, qui avec Bob Kazadi Kabamba sont les deux seuls Congolo-Belges à avoir participé à la rédaction de la Constitution de Liège avec leurs compatriotes Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels...Le Belge Evariste Boshab qui préside notre parlement en toute illégalité et illégitimité sait-il au moins que la Constitution de son pays la Belgique nommée Constitution belge actuelle est la seule et unique norme juridique suprême qu'ait jamais eu la Belgique. Elle est dite « Constitution du 7 février 1831 » ou « Constitution du 17 février 1994 » car elle a été votée le 7 février 1831 par le Congrès national mais elle a été coordonnée le 17 février 1994.
Elle instaure un système monarchique constitutionnel, parlementaire et fédéral.
De sa création en 1831 aux années 1960 elle n'a quasiment pas été modifiée. Les premières modifications, ont eu pour but d'élargir le scrutin. Par la suite, elle ont eues pour cadre une décentralisation de l'État. La dernière modification date du 22 décembre 2008.
Comment Boshab a pu accepter qu'on révise la Constitution de Liège pour l'intérêt de Joseph Kabila ?
Science sans conscience n'es que ruine de l'âme. Evariste Boshab et les parlementaires du ventre ont peut-être des diplômes qu'ils accrochent comme des trophées sur les murs de leurs résidences, ils ne sont en rien des intellectuels. Nous espérons qu'ils sont fiers d'eux lorsque le matin, ils se regardent dans le miroir pour se raser. On devrait prendre le temps nécessaire pour réviser cette Constitution, pas pour de besoin électoraliste, partisan et mercantiliste. Les Joséphistes ont choisi la voie de déshonneur. Ils sont hués, conspués, sifflés, injuriés, insultés, apostrophés, vilipendés, abimés, diffamés, flétris, salis, calomniés, dénigrés, décriés ....par les Congolais !
7.Pluralisme politique et pluralité d'opinion
Le Congo n'est ni le Rwanda encore moins le Burundi qui n'ont que trois ethnies: Hutu, Tutsi et Twa (pygmées)Pluralisme politique-pluralité d'opinion. Les parlementaires Josépistes véreux qui veulent nous ramener à une dualité politique:Majorité présidentielle et une opposition voire un opposant ignorent les vrais soubassements des réalités politiques congolaises. La République démocratique du Congo, pays aux dimensions continentales, a plus de 450 ethnies, il est à craindre que l'émiettement du suffrage universel dans une compétition électorale pluraliste à un seul tour ne consacre l'avènement à la tête de l'Etat d'un président élu avec peut-être 10 % des voix exprimées par son seul groupe ethnique ou peut être encore par trois ou quatre de 145 territoires que compte la RDC. Dans ce cas précis, le président qui sera élu dans ces conditions sera contesté, voire rejeté par l'ensemble du territoire national faute de légitimité nationale. Ce qui entraînerait une situation chaotique hypothéquant ainsi l'avenir et le développement de la République démocratique du Congo.Le schéma politique des Joséphistes est faussé dès le départ, le résultat sera faux.
La réduction du scrutin de deux tours à un diminue ou, mieux, réduit ainsi les conditions d’aisance et de lucidité qui servent de sous bassement à une élection responsable et judicieuse, conditions pourtant garanties dans la présente constitution.Il est plus difficile de choisir judicieusement et en toute responsabilité un Président de la République sur une liste de plus de cinquante candidats que de le faire sur une liste de deux candidats et que, par conséquent, la possibilité donné aux électeurs de tamiser, au premier tour, les candidats et de choisir, au second tour, l’un sur les deux candidats restants permet aux citoyens en âge de voter d’exercer judicieusement et en toute responsabilité leur droit de vote.Ramener le scrutin de deux à un tour veut dire retirer au citoyen les conditions de mieux connaitre le candidat à élire et d’élire aisément, judicieusement, en toute responsabilité et en connaissance de cause après tamisage de candidat ; et ce, en l’obligeant, tout en sachant qu’il est analphabète, de choisir le Président de la République en une seule fois et sur une liste de plusieurs personnes.
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
samedi 15 janvier 2011 à 11:30 ::liens
Qui oubliera que pendant 23 ans le Président Ben Ali de la Tunisie a réprimé son peuple sous le silence des pouvoirs qui se disent garants de la démocratie mondiale, alors qu’ils organisent les tricheries électorales pour installer leurs marionnettes au pouvoir après les avoir bien rodés en pillage dans les organisations néocolonialistes comme la Banque Mondiale, le FMI et l’ONU.
Dictateur, autocrate et despote Ben Ali vient d'être chassé de la Tunisie par une jeunesse déterminée
D’autres après avoir été rodés dans les pratiques inhumaines contre leurs peuples à l’intérieur de leurs propres pays par leurs gouvernants depuis les indépendances comme Simon Kimbangu déclara en 1921 : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.
Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !
Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !
Ruben Um Nyobé déclara en 1955 : Nous sommes contre les colonialistes et leurs hommes de main, qu’ils soient blancs, noirs ou jaunes, et nous sommes les alliés de tous les partisans du droit des peuples et nations à disposer d’eux-mêmes, sans considération de couleur.
Kwame Nkrumah déclara en 1957 : aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.
Patrice Lumumba déclara en 1960 : Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis.
Alors que nos yeux sont tournés en Côte d’Ivoire où la communauté internationale vieillie à trois avec en ligne d’attaque leur chien de garde qui n’a plus des dents pour mordre les Africains depuis que le Conseil Constitutionnel Ivoirien les a arrachées, voilà que le peuple tunisien se trouvait dans la rue contre leur oppresseur depuis 23 ans avec le soutien de cette communauté internationale vieillie et leur chien de garde sans aucune solidarité au peuple africain de Tunisie qui tombait sous les balles tirées par les soldats, policiers et agents secrets de leur ami Président Ben Ali.
Aucune déclaration n’a été faite par leur presse internationale de contradiction publique jusqu’il y a moins de 5 jours, car cette communauté internationale à trois et leur chien de garde ne s’attendaient pas que leur marionnette sera chassée par le peuple tunisien sans armes, donc les sangs tunisiens dans les rues de tout le pays n’avaient aucune valeur face à leurs intérêts.
Sans vouloir revenir à notre refrain contre le néocolonialisme, qui est le pire des systèmes barbares dans le monde, dont la télévision française : France 2 nous a éclairés le 9 et 16 décembre 2010 comment le cerveau du pouvoir colonial en Afrique nous a confisquée la souveraineté depuis les indépendances en fabriquant des marionnettes pour nous rendre plus misérables qu’à l’époque coloniale en chantant que les Africains sont incapables de se gouverner, alors que nous avons les mêmes diplômes qu’ils nous niaient avant les indépendances. En attendant la victoire totale de l’Afrique sur le néocolonialisme, félicitons la grande motivation de peuple tunisien, ainsi que soutenons avec énergie le baroud d’honneur du peuple ivoirien contre cette autre marionnette d’Alassane Ouatara rodé depuis des années dans des organisations qui servent le sous-développement et la misère de l’Afrique, pour nous humilier davantage.
Notre évangile matin, midi, soir et la nuit 24h/24 est les déclarations de : Simon Kimbangu, Ruben Um Nyobé, Kwame Nkrumah et Patrice Lumumba. Nous n’avons aucune haine à l’égard des êtres humains quel que soit les méfaits que nous subissons depuis des siècles. Nous voulons que notre souveraineté nous soit restituée avec respect en Afrique, pour que la cœxistence sans distinction raciale soit pacifique sur le sol africain dans le bien-être.
Pour le Congo, où il y a beaucoup plus des marionnettes en Afrique, ce n’est pas Joseph Kabila seul qui doit être chassé comme Ben Ali, mais l’ensemble des mobutistes qui sont revenus au pouvoir dans notre pays avec l’appui de leurs maîtres. Le peuple congolais doit savoir que la démocratie financée par les maîtres de nombreux chiens de garde qui les mordent continuellement, est une utopie qui ne leur rendra jamais la souveraineté dans le bien-être. Ils nous pillent dans la répression au nom d’amitié avec leurs maîtres, chassons les avec bravoure sans croire aux élections démocratiques trompeuses, pour qu’ils deviennent indésirables de leurs propres maîtres comme Ben Ali.
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
vendredi 14 janvier 2011 à 13:56 ::liens
Tout pouvoir étranger qui donne des ordres au pouvoir d’un pays, c’est le manque
du respect à la souveraineté de l’autre et doit être considéré comme un ordre
esclavagiste, car ce n’est qu’un esclave qui exécute des ordres de son maître
sans protester. L’esclavagisme outre atlantique et le colonialisme en sont deux
exemples de ces ordres qui ne respectent pas les pouvoirs des autres peuples.
Côte d'Ivoire, Messieurs Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouatarra
Après des longues luttes pendant des siècles, les esclaves outre atlantique se
sont libérés de cette ignoble humiliation et traitement, il y a moins de 50 ans
aujourd’hui et continuent toujours de lutter pour que cette libération soit
totale en Amérique.
Des Africains qui avaient compris que le colonialisme qui a
remplacé l’esclavagisme outre atlantique sur leur propre sol, était beaucoup
plus exploiteur de leurs immenses richesses naturelles que d’être exploité
physiquement en Amérique, se sont battus contre ce régime colonial en pleine
implantation en Afrique dès le début du 20ème siècle.
Simon Kimbangu déclara en 1921 : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais
les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et
atroces.
Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au
bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils
des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et
s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la
colonisation des peuples Noirs !
Je demande à ce que la guerre éclate encore en
Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité
qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !
Ruben Um Nyobé déclara en 1955 :Nous sommes contre les colonialistes et leurs
hommes de main, qu’ils soient blancs, noirs ou jaunes, et nous sommes les alliés
de tous les partisans du droit des peuples et nations à disposer d’eux-mêmes,
sans considération de couleur.
Kwame Nkrumah déclara en 1957 : aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une
nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se
libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.
Patrice Lumumba déclara en 1960 : Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas
de compromis.
La majorité des Africains n’ont encore rien compris de la grande lutte de leurs
nombreux leaders patriotiques tombés sur divers champs de bataille pendant les
colonisations et après les indépendances jusqu’au 16 janvier 2001 à Kinshasa.
Aujourd’hui avec le dernier partisan des indépendances africaines des années 50,
Robert Mugabe, qui n’a jamais été raciste, mais défenseur de la souveraineté
africaine sans discrimination raciale pour l’intérêt de l’humanité sur le sol
africain et Laurent Gbagbo l’incontestable avant dernier héritier de ce baroud
d’honneur africain, sont diabolisés par la communauté internationale regroupant
moins de quatre pouvoirs occidentaux (les Etats-Unis, l’Angleterre et la
France) et leur chien de garde avec la seule force de mordre tout leader
africain qui lutte pour reconquérir la vraie indépendance africaine, cette ONU
qui, en réalité, c’est l’ORGANISATION NON UTILE pour le peuple africain, et même
le monde entier excepté ces trois maîtres cités ci-haut.
La légitimité africaine se décide définitivement à cet instant en Côte d’Ivoire
ou cette communauté internationale s’est déshabillée publiquement en préparant
leur tricherie de la soi-disant élection depuis des longues dates pour placer
leur marionnette à la tête des pillages de l’Afrique de l’Ouest au nom de la
démocratie financée par elle. Les ambassadeurs des Etats-Unis et de la France à
Abidjan en ramenant clandestinement le Franc-maçon Bayoko, Président de la
Commission Electorale Dépendante de l’ONU, leur chien de garde dans leurs
véhicules diplomatiques dans la précipitation pour aller proclamer les résultats
des élections présidentielles de la Côte d’Ivoire au Q.G d’Alassane Ouatara sur
base des résultats déjà avalisés par eux avant mêmes les élections comme si le
Conseil Constitutionnel Ivoirien n’a aucune valeur, est une grave injure pour
toute l’Afrique dont la télévision française : France 2 nous a éclairés le 9 et
16 décembre 2010 de tous les mécanismes de renforcement de sous-développement et
de la misère en Afrique depuis les indépendances.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 13 janvier 2011 à 17:52 ::radio
Les Vuvuzélateurs égosillent, les Joséphistes-zélateurs exaltent la bagarre du Palais du Peuple, devenu la Bastille congolaise où les Députés de l'opposition se sentant floués ont échangé de coups de poings avec ceux de l'AMP, Parti-Etat. "Les gouvernements, par définition, n'ont pas de conscience", Albert Camus, Témoins n°5,printemps 1954. Politicailleurs ventripotents, mangeurs à tous les râteliers pour demeurer à la mangeoire, les Joséphistes sont à la recherche du profit immédiat au détriment de celui de l'intérêt général au profit de tous les Congolais. Aujourd'hui s'ils pouvaient vendre le Congo, ils le feraient les affreux jojo, puisque majoritaire au parlement ! "Un courtisan est semblable à ces plantes faites pour ramper qui s'attachent à tout ce qu'elles trouvent." disait Montesquieu Or les arguments, que brandissent les Joséphistes, courtisans et corrompus pour justifier le passage en force de la révision constitutionnelle pour imposer une élection présidentielle à un tour au profit de Joseph Kabila, sont: démagogiques, fallacieux voire enfantins.
Kinshasa, 30 juin 2010, le mystère de la parure en diamants offerte à la reine Paola par Joseph Kabila.
On ne peut pas comparer la République démocratique du Congo à la Côte d'ivoire. Cette dernière a eu le recensement de sa population, les Ivoiriens ont la carte d'identité nationale, les Ivoiriens ont eu droit à un débat démocratique entre Allasane Ouatarra et Laurent Gbagbo, ce que nous avait refusé le fourbe et roublard Modeste Mutinga en tant que président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). Le vrai hic pour la Côte d'Ivoire, c'est la proclamation du vrai président de la République au second tour. La "Congolité" qu'on veut calquer à l"Ivoirité" pour justifier le reclus identitaire est une invention et un sens: le peuple congolais est pacifique, hospitalier et non xénophobe. L'ivoirien aussi. L'instrumentalisation de la fibre tribalo-ethnico-régionale pour un positionnement par les acteurs politiques sur le continent ne doit en cas incomber à toute la population.
Congolais, indignions-nous ! Voici les 10 raisons pour nous indigner.L'indignation doit nous inciter à agir:
1. Légalité et légitimité
Il convient pour juger de la justesse et de la justice d'un acte ou d'une décision de distinguer sa légalité et sa légitimité; est légal ce qui est autorisé par le droit positif existant, ce qui est conforme au texte de la loi; est légitime ce qui est et doit être reconnu comme juste par tous dans une formation socio-politique déterminée.
En principe en démocratie la loi doit être universelle, c'est à dire établir l'égalité en droits et en devoirs généraux entre tous; cette égalité est de principe, elle est donc soustraite au vote majoritaire car elle une condition transcendantale (axiome de possibilité) de la démocratie et du choix majoritaire; c'est dire que cette égalité est fondatrice de fait démocratique et elle ne peut être contestée, ni soumise au vote sans abolir ce fait.
Est donc légitime une loi qui met en forme l'égalité des droits et des devoirs fondamentaux et leurs limites tels qu'ils sont reconnus par la déclaration universelle des droits de l'homme afin d'éviter la violence et la domination .
Là où les choses se compliquent c'est lorsqu'on passe à l'application de ces droits dans un contexte social d'inégalité des pouvoirs et des biens et donc des moyens d'exercer ces droits. Toutes société est hiérarchique et donc instaure une inégalité des pouvoirs réels entre dirigeants et dirigés qui risque toujours de restaurer la domination en principe exclue par le droit formel d'autant que parmi cette inégalité des pouvoirs s'impose à la société, toute entière, y compris aux dirigeants politiques dits représentatifs de l'ensemble des citoyens, l'inégalité économique et sociale, voire culturelle qui fait que les uns peuvent exploiter leurs droits de propriété en principe égal à celui des autres et leurs talents ou compétences en principe soumis à l'égalité des chances ainsi que leur richesse et capital économique, culturel et symbolique pour imposer aux autres cette domination en utilisant à leur profit leur avantage pour s'enrichir toujours davantage et aggraver les inégalités qui font paraître fictive voire mystificatrice l'égalité formelle des droits admise comme fondement de l'idée démocratique de justice.
D'où un (res)sentiment en effet "justifié" d'injustice pour les victimes de cette inégalité réelle qui peut devenir dans un tel contexte formel un objet de scandale et/ou entrairer de la part de certains d'entre elles un refus de la démocratie elle-même comme d'un mensonge trompeur, voire un passage à la violence infra-politique criminelle qui ne peut que faire le jeu d'un populisme autoritaire censé rétablir la sécurité et l'égalité réelle et mettrait en cause les droits de l'homme comme fondement de la démocratie.
C'est dire que la légitimité démocratique opère et peut se perdre sur fond d'un conflit permanent entre droits-liberté formels et droits-pouvoirs réels, lequel conflit est au centre de tout débat politique en démocratie. Celle-ci ne peut alors se maintenir qu'en gérant ce conflit dans le sens de la rééquilibration et de correction des inégalités et de la restauration plus ou moins réelle et fictive, de l'égalité des chances en accordant aux victimes de ce qui est ressenti par elles comme une injustice au vue des droits formels universels qui leur sont en principe reconnus des droits sociaux particuliers qui contrebalancent les effets d'une égalité formelle en permanence contredite par les inégalités réelles.
Toute démocratie est donc condamnée à vivre sur le fil du rasoir social-démocrate, sauf à n'être plus qu'une oligarchie des riches et des possédants de plus en plus difficilement masquée par une forme démocratique derechef hypocrite.
2.La carapace de la double voire triple nationalité
Selon la Constitution de Liège qui jusqu'à preuve contraire régit la République démocratique du Congo, la nationalité congolaise est réputée « une » et « exclusive », Article 10. Juridiquement, un citoyen de la République Démocratique du Congo ne peut être à la fois Congolais et Belge, Français, Portugais, Américain, Anglais, Allemand, Néerlandais, Italien, Canadien, Lybien, Russe, Chinois, Brésilien, Tanzanien, Rwandais, Ougandais, Angolais, etc. Ce que le commun de Congolais ne comprend pas, c’est le silence de cathédrale qui entoure, depuis 2007, la motion de l’ex-député et gouverneur de province José Makila au sujet des animateurs des institutions de la République et mandataires publics coupables de détention de la double nationalité. Ce cadre du Mouvement de Libération du Congo (MLC) avait déposé, au bureau de l’Assemblée Nationale, une longue liste de gouvernants congolais à double carapace.
En raison de la pertinence de la question, la plénière de l’Assemblée Nationale, dirigée alors par Vital Kamerhe, avait accordé un moratoire de 6 mois à tous les mandataires publics, hauts fonctionnaires, gouverneurs de provinces, diplomates, officiers supérieurs de l’armée et de la police pour faire un choix : opter pour la nationalité congolaise ou étrangère. Curieusement, à l’expiration du moratoire, les choses sont restées en l’état.
En conséquence le Sénat, l’Assemblée Nationalité, le gouvernement, les entreprises publiques, la diplomatie, la territoriale, les services spéciaux… hébergent d’importants contingents de Congolais détenant concurremment la nationalité congolaise et une nationalité étrangère, en pleine violation des dispositions constitutionnelles. Compte tenu du fait que de nombreux sénateurs, députés, ministres, gestionnaires d’entreprises publiques, diplomates, animateurs de la territoriale et responsables des services spéciaux refusent de renoncer à leur nationalité étrangère et partant jouissent illégalement de la nationalité congolaise, l’Assemblée Nationale devrait exhumer le moratoire et dresser la liste des non Congolais appelés à quitter les institutions et services publics de la République. Il est inconcevable que depuis 2007, la RDC continue de garder, dans ses écuries officielles. Or Evariste Boshab le président de l'Assemblée nationale est Belge! Combien de 334 Députés Joséphistes de l'AMP,Parti-Etat, ont la double voire triple nationalité. Il ne s'agit pas d'être pour ou contre la double nationalité encore faudrait-il que la Loi soit applicable à tous. De quel droit doit-on imposer aux Congolais, la nationalité unique alors que ceux qui dirigent peuvent avoir deux ou trois nationalité sans gêne ?
3.Kinshasa évalue à 700 millions de dollar le coût des élections générales (200 millions de plus qu'en 2006) !
La République démocratique du Congo n'a pas encore terminé son processus électoral commencé avec les élections 2006 de Louis Michel. Nous sommes allés aux élections 2006 sans recensement de la population congolaise avec uniquement l'identification des électeurs. Nous devions après les élections présidentielles et législatives avoir droit aux élections communales, locales et provinciales. Or c'est Joseph Kabila lui même qui a nommé les bourgmestres, les chefs de districts, en violation flagrante de la Constitution de Liège, sans que cela n'offusque la conscience des Joséphistes qui crient victoire aujourd'hui.
L'argent est-il seulement un problème lorsqu'il s'agit de financer les élections ? Pourtant la République démocratique du Congo a fêté en grande pompe en présence Paul Kagamé le mentor de Joseph Kabila et potentat du Grand Congo,qui s'est autorisé de lire son journal lors du défilé pour le cinquantenaire de l'indépendance du Congo dont le budget n'a jamais été révélé aux citoyens. Après les diamants de Bokassa, la reine Paola de la Belgique a reçu une magnifique parure en diamants et pierres précieuses en guise de cadeau de Joseph Kabila. Avec un collier, des boucles d’oreille et un bracelet. Combien a-t-on évalué le collier à la reine de Belgique ?
Joseph Kabila et les joséphistes se sont enrichis de manière exponentielle. Les millionnaires du dimanche ont cassé les entreprises publiques pour en faire des entreprises commerciales: la recherche du profit et des commissions comme dans les entreprises du secteur privé, sont désormais le leitmotiv de ces nouvelles sociétés commerciales.
1. CAISSE GENERALE D'EPARGNE DU Congo " CADECO " (SPRL)
2. LA CONGOLAISE DES HYDROCARBURES " COHYDRO " (SARL)
3. ENTREPRISE MINIERE DE KISENGE MANGANESE " SCMK-Mn " (SARL)
4. HOTEL KARAVIA SARL
5. LA GENERALE DES CARRIERES ET DES MINES Société par Actions à Responsabilité Limitée en abrégé " Gécamines Sarl "
6. LIGNES AERIENNES CONGOLAISES Société par Actions à Responsabilité Limitée en abrégé " LAC " (SARL)
7. LIGNES MARITIMES CONGOLAISES " L.M.C. " (SARL)
8. REGIE DE DISTRIBUTION D'EAU DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU Congo"REGIDESO " (SARL)
9. REGIE DES VOIES AERIENNES " R.V.A. " (SARL)
10. SOCIETE DES CHEMINS DE FER UELE-FLEUVE "CFUF" (SARL)
11. SOCIETE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE D'EXPLOSIFS "SOCIDEX " (SARL)
12. SOCIETE COMMERCIALE DES TRANSPORTS ET DES PORTS " SCTP " (SARL)
13. SOCIETE CONGOLAISE DES POSTES ET DES TELECOMMUNICATIONS " S.C.P.T." (SARL)
14. SOCIETE CONGOLAISE DES VOIES MARITIMES (SARL)
15. LA SOCIETE DE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET MINIER DU Congo "SODIMICO" (SARL)
16. SOCIETE MINIERE DE KILO-MOTO " SOKIMO " (SARL)
17. SOCIETE NATIONALE D'ASSURANCES " SONAS SARL "
18. SOCIETE NATIONALE D'ELECTRICITE " SNEL " (SARL)
19. SOCIETE NATIONALE DES CHEMINS DE FER DU Congo (SARL)
20. SOCIETE SIDERURGIQUE DE MALUKU "SOSIDER" (SARL)
Un pays a-t-il droit de se priver des entreprises de services publics ? De quel Congo bâtit Joseph Kabila et les joséphistes ? Un Congo Bling-Bling, Congo des riches sans pauvres ? N'est-ce pas à l'Etat de fournir des amortisseurs sociaux, pour que les pauvres sont moins pauvres ? Pire les Joséphistes signent des contrats qui engagent la nation congolaise, soutirent des commissions à leurs propres dépens et disent sans rire qu'il n' y a pas d'argent pour les élections,lisez:
Pétroliers italiens en embuscade
Alors qu'ENI attend son heure pour le bloc 4 proche du lac Edouard, le consul du Congo-K en Italie tente de prendre position dans le secteur des hydrocarbures.
Le ministre des hydrocarbures, Célestin Mbuyu Kabango, et le président de la société Italcon RDC, Alfredo Carmine Cestari, par ailleurs consul du Congo-K en Italie et président de la chambre de commerce ItalAfrica Centrale, ont signé début décembre un protocole d'accord pour des études concernant un réseau géant d’oléoducs au Congo-K.
Cependant, quelques jours plus tard, ordre a été expressément donné d'annuler cet accord. Raison officieuse : Italcon RDC voulait, après la réalisation des études, devenir le passage obligé de tous les investisseurs intéressés par le projet, ce qui a conduit à l'affolement en haut lieu. De plus, certaines sources doutaient de la capacité d'Italcon à mener ces études de très grande ampleur.
Italcon RDC, filiale de droit congolais du groupe de construction sicilien Gruppo Cestari, voulait en effet étudier la faisabilité d'un réseau d'oléoducs pour évacuer la production du Graben Albertine, du Graben Tanganyika, de la Cuvette Centrale, du bassin Upemba et du bassin du Moero au Katanga, ainsi que l'évacuation du gaz méthane du lac Kivu. Au total, le réseau à construire, appelé Reptilian, représenterait quelque 6 500 km dont le coût pourrait tourner autour de 13 milliards $, selon les calculs du ministère des hydrocarbures.
Italcon RDC est déjà active dans le secteur électrique où elle travaille déjà sur plusieurs dossiers, tels que l’électrification de la ville de Mbandaka, et des études, sur financement congolais, portant sur l’approvisionnement en courant des villes de Beni (Nord-Kivu), d’Inongo et Boende (Equateur). Le groupe construit également l’Edificio Italia à Kinshasa, un complexe de bureaux de onze étages, et réalise des projets d’alimentation en eau potable dans la périphérie de la capitale. La pénétration du groupe Cestari dans le pays remonte à la période de transition (2003-2006), au cours de laquelle Alfredo Cestari avait approché le vice-président en charge de la reconstruction, Abdoulaye Yerodia Ndombasi.
Les Joséphistes sont obnubilés par la tricheuse volonté de gagner l'élection présidentielle, écraseront-ils tous les Congolais pour y arriver ?
Par Freddy Mulongo,
mercredi 12 janvier 2011 à 10:50 ::radio
A moins de 9 mois de la fin de mandature de Joseph Kabila, les joséphistes n'ont trouvé mieux que de passer en force, de gouverner par défi en révisant sans référendum, la Constitution de Liège pour imposer aux Congolais une élection présidentielle à un tour. Au nombre de 337 votants, 334 se prononcent pour, un seul contre, et deux abstentions.Au cours de la plénière d’hier mardi 11 janvier 2011 émaillée de la bagarre du haut de la tribune, les députés nationaux approuvent la proposition de révision constitutionnelle initiée par Robin Minaku et Christophe Lutundula. Ce, en l’absence de l’Opposition car les députés de l’Opposition se sont retirés.
Les joséphistes décidés à tricher pour maintenir Joseph Kabila à la tête de la RDC.
En dehors de l’hémicycle, Gilbert Kiakuama dit prendre au nom du groupe, le peuple à témoin : « l’Opposition parlementaire a jugé urgent de quitter la salle, parce que le Bureau viole le règlement intérieur, la constitution et ne respecte pas la procédure. Nous avons déposé dès ce matin, une motion de défiance contre le président Evariste Boshab. La population congolaise doit prendre acte de ce qui se passe… »
«Par cette Constitution qui est le fruit des efforts conjugués et consensuels de l’ensemble des forces politiques et sociales de la Nation, le peuple congolais proclame sa foi en l’avenir et prend l’engagement d’ériger, au cœur de l’Afrique, un Etat de droit, uni et indivisible, social et démocratique.» Ainsi parlait «Joseph Kabila» dans son allocution prononcée le 18 février 2006 à l’occasion de la promulgation de la Constitution de Liège, qui régit la République démocratique du Congo. Près de cinq années après cette cérémonie, la loi est loin d’être au-dessus de tous. Pire, la Loi fondamentale congolaise ressemble de plus en plus à une coquille vide. Le caractère sacré de la personne humaine, la séparation des pouvoirs, le pluralisme politique, la liberté des réunions, la liberté de presse ne sont plus que des slogans creux. La République démocratique du Congo vit dans une logique de l'AMP, Parti-Etat où la vie politique se limite aux faits et gestes du parti présidentiel. En dribblant tous les Congolais pour imposer une élection présidentielle à un tour, les Joséphistes prouvent à la face du monde que le Congo est leur bien à eux seuls, ils peuvent agir comme ils veulent ! Aux Congolais de se réveiller!
Par Freddy Mulongo,
dimanche 9 janvier 2011 à 18:56 ::radio
De la bouche de Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national" les Joséphistes et alliés ont prévenu: la révision constitutionnelle pour l'élection présidentielle à un tour et rien d'autre. Face à la démocratie des analphabètes, le "Grand Congo réel" c'est-à- dire la frange de la population congolaise très attachée aux valeurs républicaine de la démocratie, le vrai peuple non suiviste, sait à quoi s'en tenir. Il aura beau s'égosiller, ses cris seront vite étouffés par les grenades lacrymogènes et les balles réelles ou en caoutchouc. Tout cela sous l'oeil passif et complice de la nébuleuse communauté internationale, celle qui défend des pré-carrés et des intérêts géo-politico-économiques. Pour l'heure, les Joséphistes sont surpris comme un enfant, la main dans le pot de confiture, niant vouloir s'adonner à des modifications constitutionnelles pour perpétuer le pouvoir de Joseph et évoquant des raisons fallacieuses et farfelues. Nous poursuivons notre analyse sur des points d’une similitude déroutante entre Joseph Kabila et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko.
Joseph-Désiré Mobutu et Joseph Kabila. Photo Réveil-FM, archives
6. De l’accointance avec la communauté internationale.
Si tôt que Joseph-Désiré Mobutu prend effectivement le pouvoir le 24 novembre 1965, par un coup d'Etat, tous les moyens sont mis à sa disposition pour soutenir ses actions aussi bien militaires que politiques. Des mercenaires belges, sud-africains, français, américains etc.. sont mis à sa disposition pour écraser les derniers bastions de la résistance nationaliste notamment au Kwilu et dans l’Est du pays( Kivu, province Orientale et nord Katanga). Des moyens financiers et une expertise lui sont accordés pour créer un semblant de réussite socio-économique temporaire. Les média se mobilisent pour le couvrir de glorioles alors que d’innombrables prix lui décernés s’avéreront plus tard être des pures vanités.
La même communauté internationale est très visible depuis l’accession de Joseph Kabila au pouvoir. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui n’avait jamais fait signe d’aucune volonté d’intervenir face à l’agression-invasion contre la République démocratique du Congo par ses voisins de l’est dont le Rwanda et l'Ouganda se réveille tout d’un go. Une force d’interposition et d’observation est vite mobilisée. Interposition lorsqu’on ose attaquer les troupes d’occupation et observation lorsque les populations congolaises sont attaquées. Les forces de la Monuc sont déployées, celles de l’Union européenne suivent aussi avec Eufor, non pas pour sécuriser la population congolaise mais pour protéger le régime de Joseph Kabila sous multiples prétextes. L’on oblige aux agresseurs d’observer une trêve tout en maintenant leurs troupes sur place pour faire croire à la population qu’il y a une paix alors que la véritable paix commence avec la sécurité alimentaire qu’on ne lui assure pas. L’aide alimentaire n’est pas une priorité par rapport au processus électoral qu’il faut protéger et sauver. Les Congolais sont aujourd’hui des squelettes vivants suite à la destruction du tissus de production agricole que les différentes guerres ont causées au Congo.
Pour écraser la sécession du Sud-Kasaï, Mobutu fait massacrer des civils (femmes et enfants) que la communauté internationale mit sur le dos de Patrice-Emery Lumumba pour réclamer sa peau.
Il n’est un secret pour quiconque que James Kabarebe-Joseph Kabila ont fait massacrer des milliers d’hommes (réfugiés Hutu à Tingi-Tingi et nationaux congolais compris, lire Gaspard Musabyimana:"L'APR et les réfugiés rwandais au Zaïre, 1996-1997: un génocide nié, préfacé par Helmut Strizek, Ed. L'harmattan 2004, Paris, ISBN:2-7475-5690-5) lors de l’avancée des troupes de l’AFDL en 1996. Plus tard, pour réclamer la peau de M'zée Laurent-Désiré Kabila, la communauté internationale mit ces massacres sur son dos tout en exigeant l’ouverture d’une enquête internationale. M'zée Laurent-Désiré Kabila assassiné donc parti et le véritable auteur des massacres au pouvoir, l’on ne parle plus d’enquête internationale ; le dossier est viré aux oubliettes. Et tout ceci ne nous réveille pas. Il n’y a qu’au Congo où la communauté internationale, fait sa loi sans se heurter à des contestations populaires.
Belle enfance en Tanzanie Joseph Kabila (à gauche). Photo Réveil-FM, archives
7. De l’organisation d’une farce électorale.
Après cinq ans de pouvoir médiocre et tyrannique pendant lequel il avait promis de le remettre aux civils (politiciens), Joseph-Désiré Mobutu organise, avec le soutien et la bénédiction de la communauté internationale, une mascarade électorale en 1970. C’est un système électoral à parti et candidat unique où la couleur verte avec Mobutu comme candidat s’oppose à la couleur rouge qui représente un candidat fictif et inconnu simplement présenté comme l’ennemi de la paix chèrement acquise. Ceux-là qui ont plébiscité cette farce électorale ne nous ont jamais dit en quoi elle était démocratique mais aucune condamnation ne vint des maîtres du monde qui ont le pouvoir de déclarer un processus libre et indépendant. Toute l’opinion internationale se tut et préféra garder tout un peuple dans un ignorantisme cynique. Tandis que la menace d’une guerre imminente face à un retour à la paix fut le thème de toutes les échéances référendaires organisées du temps du mobutisme ; quatre septennats de parodie électorale se passeront sous le silence complice de l’Occident.
Cinq ans après le putsch de 2001, c’est-à-dire en 2006, une mascarade électorale soutenue par la même communauté internationale s'est déroulée avec les élections Louis Michel sans contestation de la part de qui que ce soit. Certains médias occidentaux ont même écrit que c'étaient les premières élections libres, démocratiques et transparentes ! Mon oeil ! Le candidat de la communauté internationale, Joseph Kabila était l’unique à avoir droit au chapitre. Il peut inquiéter sans être inquiété (cas de son attaque contre le quartier général de son rival du deuxième tour électoral Jean-Pierre Bemba).
Corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutinga eu l'outrecuidance de faire signer, en septembre 2006, un acte d’engagement pour la période électorale aux responsables des médias devant les ambassadeurs du Comité d’accompagnement de la transition (CIAT) composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de William Lacy Swing, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo. Présent à la cérémonie au Siège de la Monuc à Kinshasa, Réveil-FM n'a jamais apposé sa signature au bas d'un acte d'engagement devant les ambassadeurs !
A chacun son métier, les journalistes ont-ils besoin de la caution morale des ambassadeurs pour jouer leur rôle de chiens de garde des Institutions ?
Dans son deal avec Joseph Kabila, Modeste Mutinga devait assujettir les journalistes, les médias et les partis politiques pour obtenir un siège de Rapporteur au Sénat,pour le compte de l'AMP-Parti-Etat. C'est qu'il fait.
Joseph kabila peut injurier sans être injurié- en 2005, il a traité les Congolais des chiens aboyant que la caravane qu’il est, non seulement ignore mais aussi, peut écraser !
Et on inventa le concept de "congolité", pour mieux sevir: l’on crie aux injures à la personne de Joseph Kabila et l’on accuse une opinion librement exprimée d’incitation à la haine.
La médiocrité criante du régime des oséphistes ainsi que son immoralité dans la gestion des ressources financières du pays ont été démontrées et dénoncées par un panel d’experts des Nations Unies, mais à n’en rien faire. Au Congo, l’histoire se répètera aussi longtemps que les Congolais n’auront pas prouvé à la Communauté internationale qu’ils aspirent à une souveraineté de peuples libres, qu’ils le veulent et qu’ils tiennent à la conquérir, sans demander l’avis de qui que ce soit.
Si l’AFDL n’était pas venu, sans doute l’on se débarrasserait bien de Joseph-Désiré Mobutu sûrement sans autant de catastrophe humanitaire dans la mesure où ce n’est pas la guerre de l’AFDL qui tua Mobutu. Donc AFDL ou pas Mobutu était mourant et mourait bien en Septembre 1997. Pourquoi avoir occasionné tant de victimes ? Pourquoi avoir mis le pays à feu et à sang ? Pourquoi avoir mis le pas sens dessus-dessous ? Pourquoi avoir mis le pays sous occupation ? Pourquoi intimider la population en lui brandissant le spectre de la guerre pour lui faire accepter une farce électorale ?
Joseph-Désiré Mobutu brandit depuis des années une paix chèrement acquise pour se dédouaner tandis qu’aujourd’hui Joseph Kabila se fait appeler l’artisan de la paix pour dissimuler ses déboires. Qu’y a-t-il au juste derrière ce mot de passe passe qu’est la paix pour qu’il nous tienne en haleine ? S’agit-il d’une paix au vrai sens du mot ou d’un simple contenant dont le contenu nous est un mystère ? De la même façon que les autres peuples libres de ce monde l’ont su, nous le saurons aussi avec le temps.
8. Des agents du néocolonialisme mondial.
Joseph-Désiré Mobutu est un agent des services d’intelligence belge recruté lors de son stage de journalisme. Il est vite infiltré dans l’arène du pouvoir nationaliste de Lumumba. Il espionne ce dernier et dévoile tous les secrets de son gouvernement aux Occidentaux qui mettent sur pied le plan de sa neutralisation et de son élimination physique par l’entremise du même Mobutu. Qui ne sait pas que pendant tout ce temps la Belgique a servi comme main d’exécution: l’uranium congolais est à la base de la fabrication de l’arme atomique qui détruisit les villes de Hiroshima et Nagasaki au Japon pendant la deuxième guerre mondiale (1940-1945). C’est la Belgique qui mit cet uranium à la disposition des USA.
Joseph Kabila est un agent des services d’intelligence rwandais quand il est recruté et infiltré dans le pré-carré du pouvoir kabiliste. Malgré une romance hypocrite faite à M'zée Laurent-Désiré Kabila par le néocolonialisme mondial, celui-ci n’avait jamais oublié qu’il fut un lumumbiste, qu’il côtoya Che Guevara et que la reconversion n’était pas une donne des nationalistes. Il fallait lui tenir à l’oeil en usant de ses propres faiblesses d’accointance avec une multitude de maîtresses en vue de lui coller un espion déguisé. Le reste est bien connu.
Une autre histoire de vente illégale d’uranium est gérée avec légereté présentement ; on ne s’en rendra compte que lorsqu’une nouvelle catastrophe aura endueillé une partie de notre univers. Douze livraisons consécutives d’uranium ont déjà été faites à l’Iran par Joseph Kabila quand bien même que les Occidentaux ne disent pas combien des livraisons ils ont reçues.
Mobutu concédant même toute une portion du territoire katangais à l’entreprise allemande Otrag en vue d’y conduire des essais d’engins volants (fusées). OTRAG (allemand : Orbital Transport und Raketen AG ou Orbital Transport and Rockets, Inc.), est une entreprise allemande de l'industrie spatiale créée en 1975 et disparue en 1987. OTRAG fut dans les années 1970-1980 la première entreprise privée à concevoir des lanceurs spatiaux.
Soutenue par le ministère de la Recherche et de la Technologie allemand, la fusée OTRAG, de conception modulaire (Common Rocket Propulsion Units), constituait une alternative peu couteuse aux lanceurs existants. Après plusieurs essais au Katanga (à l'époque dénommé Shaba), au Zaïre, puis en Libye, le projet est abandonné.
En date du 26 mars 1976, il fut signé un protocole1 entre le président Mobutu et le fondateur de la société OTRAG, Lutz Kayzer, afin de créer une base de développement et de lancement de fusées et de satellites dans la province du Shaba, au Zaïre. Selon l'accord conclu entre les parties2, il fut notamment établi que la société aurait:
un terrain d'opération gigantesque4 avec une concession jusqu'en l'an 2000 (superficie estimée à 100.000 km² pour 331km² pour la NASA en Floride) ;
toute la latitude de procéder à des travaux, d'acheminer du matériel et de développer son programme sans demande d'autorisation préalable ;
la jouissance pleine et entière de l'espace aérien au-dessus du site d'accueil du programme balistique ;
le bénéfice d'une immunité similaire au statut diplomatique pour ses employés ;
une protection spéciale fournie par les services de sécurité zaïrois ;
une garantie de confidentialité des activités par l'interdiction de couverture médiatique sans autorisation préalable.
En contrepartie de ces clauses très importantes, le groupe OTRAG s'était engagé entre autres à:
fournir une allocation annuelle de 50 millions de dollars américains aux caisses de l'État ;
mettre gratuitement sur orbite le premier satellite expérimental zaïrois ;
fournir une offre de prix concurrentielle pour le lancement d'un satellite artificiel de télécommunications ;
recruter et former de la main d'œuvre locale afin de renforcer le corps scientifique.
Malgré certaines critiques émises sur les largesses du partenariat, jugées trop défavorables aux intérêts du Zaïre ou tout simplement illégales (non respect des lois foncières), ce programme balistique était directement soutenu par le président Mobutu dans son aspiration à bâtir un centre spatial africain.
En effet, le projet présentait des intérêts multiples: la position géographique du pas de tir, proche de l'équateur et favorable à l'envoi d'engins spatiaux, et l'association à un promoteur de vecteurs à moindre coûts, ouvrait la possibilité d'une alternative commerciale "low cost" aux États-Unis, à l'URSS et au centre spatial guyanais ; il aurait à s'inscrire dans la logique des grands travaux de relance socio-économique du "Plan Mobutu" initié en 19775 ; il permettrait de renforcer l'image internationale du Zaïre et de son régime.
Toutefois, l'envoi d'engins dans l'espace était encore au stade expérimental lorsque ladite convention fut signée. Outre les aménagements très importants nécessaires pour le lieu d'accueil au Shaba, un promontoire situé à 1.300 mètres de hauteur avec une piste d'atterrissage pour les avions cargo Argosy, la technologie OTRAG devait être encore mise au point avant de pouvoir procéder aux premiers essais réels.
Ces derniers débutèrent le 18 mai 1977 avec le lancement à succès d'une fusée de 6 mètres de haut qui atteint une altitude de 20 kilomètres. Ce tir fut suivi de deux nouveaux essais, respectivement aux mois de mai et de juin 1978, d'un engin qui atteignit l'altitude de 150 kilomètres et d'un lanceur qui manqua à ses objectifs et s'écrasa peu après le décollage.
Cet échec devant un parterre de personnalités où était également présent le président Mobutu, fut aussi le dernier des tirs opérés par OTRAG au Zaïre.
En effet, en 1979, le contrat de partenariat fut révoqué par le chef de l'État. Lancé trois plus ans tôt, le programme d'OTRAG fut un échec pour les deux parties:
d'une part, la base d'un centre spatial africain et le projet d'un réseau de télécommunications géré par un satellite national étaient abandonnés et, d'autre part, les techniques d'amélioration de vol de la société ouest-allemande étaient gelées à défaut d'un environnement d'accueil.
En 1980, le partenariat fut définitivement enterré lorsque OTRAG déplaça ses activités10 en Libye.
Que dire de l’uranium congolais vendu à la Chine ? Le trafic illégal des matières précieuses du sol et sous-sol congolais avec la complicité des certains firmes et gouvernements étrangers reste un autre élément de rapprochement entre Joseph-Désiré Mobutu et Joseph Kabila.
Joseph Désiré Mobutu comme Joseph Kabila sont des agents qui servent leurs maîtres sans jamais faillir. La mort, la misère du Congolais est un fait divers pour vue que les richesses du Congo alimentent les multinationales et une goutte de sang versé du congolais résistant génère une unité monétaire supplémentaire au capitalisme mondial, véritable patron et du Rwanda qui sert comme sous-traitant et de Joseph Kabila qui en est un agent, un fonctionnaire. Mais jusqu’où ira cette exploitation ?
9. Parcours identique
Joseph-Désiré Mobutu pollue l’échiquier politique de la période d’indépendance sous le costume du Mouvement National Congolais-MNC par lequel il rentre dans la vie politique. Quelques années plus tard il entreprend de liquider complètement les vestiges de l’organisation qui l’avait politiquement formé en créant le Mouvement Populaire de la Révolution-MPR en 1967. En précipitant la liquidation du MNC, il croit remplacer le lumumbisme devenu désormais synonyme du nationalisme congolais et africain par le Mobutisme.
Joseph Kabila assiège la vie politique congolaise de fin deux milles sous la botte de l’AFDL. Quelques années plus tard, l’AFDL devient une relique du musée politique et seul le Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement-PPRD s’évertue à glaner les reliquats du Kabilisme. Les frondeurs sont balayés au profit d’une jouxte des poltrons et des anciens mobutistes en mal de repositionnement politique. Et voilà le Joséphisme au chevet du kabilisme.
Joseph-Désiré Mobutu moura sans jamais faire voir ses couleurs politico idéologiques (ni à gauche ni à droite), On ne saura jamais ce que mijote Joseph Kabila au lendemain d’une victoire lui assurée au départ par un tours de tricherie et d’intimidation. Déjà en 2006, il s'était présenté comme "Candidat indépendant" alors qu’il est bien le leader du PPRD.
Ce caméléonisme met côte à côte l’homme du 24 novembre 1965 à celui de janvier 2001. Un revers de la main transforme le lumumbisme en mobutisme et le kabilisme en joséphisme.
10. De la moquerie à l’endroit du Congolais.
Le mobutisme aura réduit le zaïrois en une indigence sans égale. Pendant que tout un peuple croupissait sous une misère noire, Joseph-Désiré Mobutu ne s’est jamais gêné d’exhiber son opulence partout ailleurs en dehors du pays. Il organise ou finance des galas orgiaques, fait des donations même à Nelson Mandela etc.. Le joséphisme ajoute à ce marasme socio-économique sa dernière goutte d’indignité. Joseph Kabila fait des dons de nourriture au Niger, construit des écoles en Tanzanie, fait des dons à Haïti... alors que les Congolais sont au bord de la famine, il envoie des millions de dollars aux enseignants tanzaniens alors que les enseignants congolais sont impayés depuis des mois. Il se construit des centres commerciaux en Afrique du Sud pendant que le pays en a grandement besoin. Comme Joseph-Désiré Mobutu, Joseph kabila ne cache pas le caractère extraverti de ses actions et de ses œuvres. Joseph Kabila ne se dissimule pas, il est sûr du soutien qu’il tire des bénéficiaires de ses opérations et de la mollesse du Congolais.
Qui est un Congolais aujourd’hui à la face du monde ? Un troubadour, un vagabond, un apatride, une espèce spéciale pour laquelle les savants de la science sociale cherchent encore une dénomination ? Tout est permis contre un peuple qui ne se retrouve plus. Il n’existe pas de vertu dans la misère. "Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement." disait le français Louis Antoine de Saint Just. Mais jusqu’où ira cette misère que nous nous imposons nous-mêmes ? Comment tout un peuple peut-il se complaindre dans une chosification par des systèmes répétitifs ? Y a -t-il perte de la mémoire collective ?
Par Freddy Mulongo,
samedi 8 janvier 2011 à 21:32 ::radio
Rapport de l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture
Pour l'Acat-RDC « les conditions de détention dans les prisons congolaises sont particulièrement difficiles. Elles peuvent souvent être qualifiées de cruelles, inhumaines ou dégradantes ».
Dans le cadre de la 48ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) qui s'est tenue à Banjul (Gambie) du 10 au 24 novembre dernier, et où l'absence d'un représentant du gouvernement congolais a été déplorée, l'Action chrétienne pour l'abolition de la torture, ACAT-République démocratique du Congo, a rédigé un rapport alternatif faisant le point sur les violations des droits de l'homme dans ce pays spécialement sur les prisons et les conditions de détention.
Selon la présidence de l'antenne ACAT Kinshasa, le centre pénitencier et de rééducation de Kinshasa (CPRK) compte 5 897 détenus incarcérés pour une capacité de 2 000 personnes, tandis qu'à la prison centrale Munzenze de Goma, dans le Nord-Kivu, où la plupart des prisonniers sont des prévenus qui n'ont pas encore été jugés, le taux de surpopulation carcérale dépasse souvent les 600%.
Rapport Amnesty International 2008. Photo Réveil-FM
Gabriel Mokia s'exprime depuis la prison de Makala
En juin 2010, l'antenne ACAT Nord-Kivu a constaté que 20 personnes, 10 femmes et 10 enfants, étaient détenues sans être répertoriées dans les registres de la prison.
Autres cas critiques signalés par l'ACAT/RDC : la prison centrale de Kisangani, qui nécessite une restructuration urgente, et la prison d'Osio, qui se trouve également dans un état déplorable. Ces deux prisons comptaient, en septembre 2010, 1 557 détenus pour une capacité d'accueil de 457 personnes.
L'alimentation dans les prisons est, toujours selon l'ACAT, une problème récurrent et à l'origine de nombreuses tensions entre détenu. Les rations sont insuffisantes en quantité et en qualité. Quant aux soins médicaux, ils sont pratiquement inexistants dans les prisons de la Province orientale.
Par Freddy Mulongo,
samedi 8 janvier 2011 à 13:28 ::radio
Charly Esalo, combattant ! Photo Réveil-FM
1. Réveil-FM: Charly Esalo, êtes-vous pour ou contre la révision constitutionnelle qui se prépare à Kinshasa?
Charly Esalo: Je suis à 10.000% contre. Pour nous qui avions joué au football, on sait qu'on ne change jamais les règles du jeu en plein match. Joseph kabila, son gouvernement: Gizenga I et II, Muzito I et II, ses députés et sénateurs ont eu dirigé la République démocratique du Congo durant 4 ans, sans que les Congolais soient dotés d'une carte d'identité nationale, sans le recensement, sans la paix...A 9 mois de la fin de mandature, ils veulent changer la Constitution de Liège pour que l'élection présidentielle soit à un tour n'est une attitude qui frise la tricherie ? L'AMP, Parti-Etat se dit majoritaire, elle va passer en force cette révision qu'on le veuille ou non ! La démocratie, ce n’est pas seulement organiser des élections. Une démocratie reflète la volonté du peuple, les voix des minorités y sont entendues et respectées, les candidats se présentent sur un programme sans menaces ou intimidations, la liberté d’expression et la liberté de la presse sont respectées. Or la République démocratique du Congo n'est pas démocratique: l'opposition est bâillonnée, les manifestations sont interdites, la presse libre alternative et citoyenne non coupagiste et caporisée inexistante, la liberté d'expression étouffée, la mort court la rue...Nos populations ne vivent pas en sécurité, les conditions pour des élections réellement libres et transparentes ne sont pas encore réunies.
Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national" a soutenu lundi 3 janvier à la
presse que la révision du code électoral est devenue nécessaire pour deux
raisons fondamentales. Le deuxième tour selon Mende, est devenu source de
conflit au regard des élections organisées en Afrique, notamment en Guinée,
en Côte d’Ivoire… ; et la RD Congo ne dispose pas de moyens suffisants pour
organiser le second tour en raison de son coût exorbitant ; il serait bien
indiqué de disposer ces moyens pour l’aménagement des infrastructures
nationales. Des arguments qui ne suffisent pour envisager une revision. Les
réalités politiques ivoiriennes et guinéennes ne sont pas à transposer sur
la RDC. La constitution congolaise prévoit des élections présidentielles
tous les cinq ans.
2. Réveil-FM: Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale a déclarée que réviser une constitution est tout a fait normal car le monde évolue, qu'en pensez-vous ?
Charly Esalo: Evariste Boshab est un fossoyeur de la République. Il est Belge mais préside l'Assemblée nationale de notre pays alors même que la Constitution de Liège dit la nationalité congolaise est une. Boshab qui se dit constitutionnaliste fait partie de deux Congolo-Belges dont je cite les noms: Evariste Boshab et Bob Kazadi Kabamba, tous deux affidés de Louis Michel qui les a placé dans l'équipe de rédaction de la Constitution de Liège. La question que je me pose lors de la rédaction de cette constitution Evariste Boshab avait-il une valise plein d'euros devant lui pour être distrait ? Avait-il des bouteilles de Whisky sur la table ou peut-être des minettes qui dansaient la danse de ventre devant pour ne pas se rendre compte des niaiseries de cette Constitution ?
Les Joséphistes prennent les Congolais pour des pigeons qu'ils peuvent déplumer lorsqu'ils veulent.ls prennent le peuple pour des pigeons. Avec l'appui de Louis Michel, la Constitution de Liège a été votée par "RÉFÉRENDUM" c'est- à -dire le peuple congolais a été consulté même la majorité des Congolais ont voté sans avoir lu la Constitution, cela s'est fait en 2006. 4 ans après les mêmes Joséphistes veulent dire "Non" à la Constitution qui les a servi. Dire que Evariste Boshab et les joséphistes gouvernent plus de 60 Millions de Congolais ça me fait froid dans le dos !
Les élections de 2011 au Congo risquent d´être à l´afghane, où l´on impose un gagnant malgré les révélations des fraudes massives au profit du président sortant défaillant.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 7 janvier 2011 à 20:12 ::radio
Les Joséphistes veulent "Gbagboïser" le pouvoir à Kinshasa pour continuer à gouverner par défi. Ils ont décidé de tripatouiller la Constitution de Liège pour imposer aux Congolais une élection présidentielle à un tour sans débat. Déjà une dizaine des Candidats à la magistrature suprême se sont prononcés. L'un des rôles de la presse est d'être un trait d'union entre ceux qui font les événements (les décideurs politiques, économiques et sociaux), ceux qui vivent et subissent les événements ( les populations). Sans a priori la presse panafricaine de France s'est rendue à la conférence de presse du Rév. Pasteur Jean Paul Moka à l'hôtel Mongomery à Bruxelles, le 8 décembre 2010. C'est le 17 juin dernier que le Rév. Moka a déclaré sa flamme d’amour via sa candidature aux élections présidentielles en République démocratique du Congo. Il a l'habitude de croiser ses mains comme s'il était dans la prière et avec ses cheveux poivre-sel, on peut lui donné un âge avancé et pourtant le Rév. Pasteur Jean Paul Moka n'a que 45 ans. Il est jeune mais cultivé, il a étudié à Havard aux Etats-Unis avec le président Barack Obama, financier il est actionnaires de plusieurs société et son carnet d'adresse est bien fourni. Face aux journalistes Rév. Pasteur Moka a répondu à toutes les questions y compris les fâcheuses, son épouse serait une katangaise donc supposée une joséphiste. Tous les candidats déclarés de la diaspora auront droit à une couverture médiatique.
Les postures du Rév. pasteur Jean Paul Moka, candidat président de la République
8 décembre 2010, Rév. Pasteur Jean Paul Moka serein à l'hôtel Mongomery à Bruxelles. Photo Réveil-FM
Rév. Pasteur Jean Paul Moka en prière ? Photo Réveil-FM
Rév. Pasteur Jean Paul Moka implore-t-il le ciel ? Photo Réveil-FM
Rév.Pasteur Jean Paul Moka et les journalistes
Rév. Pasteur jean Paul Moka saluant James Ngumbu, Secrétaire Général de l'APPA présenté par Roger Bongos, modérateur de la conférence de presse. Photo Réveil-FM
Rév. Pasteur Jean Paul Moka et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM
Olivier Enongo de Vox Africa et le Rév.Pasteur Jean paul Moka. Photo Réveil-FM
Rév. Pasteur Jean Paul Moka et James Ngumbu, Secrétaire Général de l'APPA. Photo Réveil-FM
L'hôtel Mongomery à Bruxelles sécurisé par les policiers Belges. Photo Réveil-FM
La sécurité de Rév. Pasteur Jean Paul Moka mais aussi des journalistes. Photos Réveil-FM
Voyage Paris-Bruxelles-Paris
Roger Bongos, Afrique Rédaction TV coordonnateur de la conférence de presse. Photo Réveil-FM
Nicola Abena, Imagazine-APE et James Ngumbu. Photo Réveil-FM
Oussouf Diagola, Farafinamag et Caroline sapouma,Télé Sud. Photo Réveil-FM
Olivier Enongo ne se sépare jamais de sa caméra. Photo Réveil-FM
Le Révérend Pasteur Jean-Paul Moka est né le 18 août 1965 de Père et Mère Congolais. Après ses études primaires et secondaires à l'école Malula, internat de Kinzambi, Djuma et l'institut saint Louis de Namur, il poursuit sa formation académique dans les meilleures institutions académiques occidentales (Harvard étant l'une d'entre elles). Il a réalisé de solides antécédents professionnels dans le secteur bancaire international. Tourmenté par la misère du peuple Congolais et soucieux d’apporter sa pierre à l’édification d’un Congo uni et prospère, le Révérend Moka accepte, au cours de la guerre congolaise, la nomination de médiateur par les dirigeants de toutes les factions politiques (à l’exception de Joseph Kabila), et contribue ainsi à améliorer le processus qui a conduit aux «accords de paix de Sun City» entre les parties belligérantes. Le 7 Juillet 2004, le Rév Moka a été porté devant un peloton d'exécution, avec 11 autres prisonniers politiques dans la périphérie de Kinshasa (capitale de la RD du Congo), qui ont tiré sur eux et les ont enterrés. Il avait déjà été enlevé et emprisonné par la police politique de Kabila. Durant son emprisonnement, il s'est mis en grève de la faim pendant plus d'un mois, ce qui abouti au coma. Il était le seul survivant du peloton d'exécution et a pu échapper du Congo grâce à l'appui des gouvernements zambien et européens (la Belgique en particulier). Il avait laissé derrière lui sa femme et ses enfants et plus de 100.000 militants des droits humains du Mouvement Psaume XXIII, qu'il a fondée en 2003. Beaucoup de ces militants sont réfugiés dans la clandestinité, certains massacrés, emprisonnés ou pour les plus fortunés exiles. Le Rév. Moka est un fervent partisan de la réconciliation entre le peuple Congolais, et entre le Congo et le Rwanda qui se combattent les uns avec les autres par des groupes rebelles sur la frontière orientale du Congo. En fait, la plupart des Interhamwes (Ceux qui ont commis le génocide au Rwanda) et toutes les forces militaires (ce y compris l'armée gouvernementale congolaise) continuent de tuer, violer et de causer des bouleversements dans les provinces du Kivu (Est du Congo).
Par Freddy Mulongo,
vendredi 7 janvier 2011 à 09:05 ::radio
Premier humoriste africain à s'établir en Belgique, Dieudonné Kabongo Bashila est un Bruxellois d’adoption né au Katanga en République démocratique du Congo. C'est depuis 1970 qu'il vit à Bruxelles en Belgique. Il s'est bâti très tôt une grande notoriété en gagnant des récompenses aussi prestigieuses que le Prix du Festival du Rire de Rochefort en 1984. Il est alors propulsé aux commandes d'émissions radio et TV où il assied sa stature internationale, notamment sur TV5, tout en menant une brillante carrière en musique, au théâtre et au cinéma. Dieudonné Kabongo est tout à la fois comédien, conteur, musicien, humoriste et citoyen engagé. L’humoriste d’origine congolaise jouit d’une énorme reconnaissance internationale. Avant de monter sur les planches des salles de théâtre, Dieudonné Kabongo fut d’abord professeur de mathématique en Belgique.
Dieudonné Kabongo, Bruxellois d'adoption, premier humoriste africain à s'installer en Belgique
En 2001 à Kinshasa, il était venu visiter Réveil-FM sur le boulevard du 30 juin et nous avions déjeuné au restaurant de l'hôtel Memling après l'émission à la radio. Perdu de vue, c'est la magie de l'internet qui nous a permis de nous retrouver. Polyvalent et éclectique, Dieudonné Kabongo restera dans les annales pour les rôles qu'il a incarné dans "Le Damier, Papa National Oyé !" (1996): Pour combler une nuit blanche, le Papa-National, président-fondateur-à-vie et premier citoyen de "son" pays veut jouer aux dames contre un adversaire de taille. Il doit donc affronter un homme de la rue mais néanmoins désigné comme "champion populaire toutes catégories"…La coutume populaire consiste en un échange verbal après chaque mouvement de pion tout en respectant l'autorité du chef suprême. Mais aussi dans "Lumumba" de Raoul Peck (2000). C'est Dieudonné Kabongo qui joue le rôle de Godefroid Munongo, le gouverneur du Katanga et ennemi juré de Patrice Emery Lumumba.
1. Réveil-FM:Pourquoi les comédiens populaires, ceux qui parlent comme la rue sont très connus plus que les comédiens classiques comme vous en RDC. A quoi est dû cela ?
Dieudonné Kabongo:Je pense que le langage de la rue est celui qui touche le plus le gros de la population. Ce qui serait intéressant, c'est de jouer du sérieux avec ce langage. Le sérieux pour les valeurs qu'il véhicule et la rue pour son côté perspicace en terme de communication.
Comme le bâtiment, quand la rue va, tout va.
Nos rues sont malades d'anti-valeurs et, malheureusement, la majorité de la population est porteuse de ce virus de décadence et ce virus est dangereux parce qu'il donne l'impression d'un bien-être.
2. Réveil-FM: Dans le damier sorti en 1996, vous aviez interprété merveilleusement bien le rôle du maréchal Mobutu qui était un bon damier. Et en 2000, le rôle de Godefroid Munongo, gouverneur du Katanga, vous allait si bien. Vous êtes acteur-comédien, homme de culture...La politique ne t'a jamais tenté ?
Dieudonné Kabongo: La politique nous tente toujours. Il y en a qui se donnent parfois une mauvaise impression de ne point s'y intéresser alors qu'en réalité on n'y échappe pas. La pesanteur politique attire tous ceux qu'elle gère, c'est-à-dire tout le monde. C'est dans ce sens qu'au lieu de la subir, je résiste à certaines particularités avec un soucis de proposer d'autres alternatives. Celles des congolais sont surtout culturelles. Le Congolais a perdu le sens de valeurs, je dirai même de ses valeurs. D'où il serait opportun de revenir sur le rôle de la culture comme facteur d'émancipation, de valorisation et donc de développement.
3. Réveil-FM: C'est depuis 1970 que vous vivez en Belgique donc attaché à la liberté d'expression. Sans langue de bois que pensez-vous de la la situation socio-économico politique de la République démocratique du Congo, votre pays d'origine ?
Dieudonné Kabongo:Certaines personnes accrochées à la pensée biblique m'ont fait part d'un passage disant : "Le seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien " Psaume 23 je crois. J'ai rétorqué en disant : "Le Congo est mon pays, je ne manquerai de rien". C'est tellement vrai qu'il est impensable qu'un seul enfant de cette terre puisse souffrir. Ca devrait interpeller les autorités gérantes de ce pays jusqu'au point de se dire : " C'est honteux qu'un Congolais souffre, manque l'essentiel, meure anormalement, soit tué par nous-même, aille ailleurs (surtout chez l'ancien colon) pour y chercher refuge, c'est honteux que le Congo ne soit pas un label d'excellence et de qualité"
Mais il faut avoir la force de s'auto flageller. Nous avons un peu perdu la valeur de la honte.
Le jour que l'on valorisera la première richesse de ce pays, c'est-à-dire le Congolais lui-même, ce pays, mon pays, étonnera la terre entière. D'où le rôle prépondérant de l'enseignement et de la culture. L'efficacité est de soigner la maladie par la racine.
NB : Il faut noter que culture ne veut pas dire musique, théâtre, cinéma, arts plastiques et autres expressions artistiques que, par contre, je considère comme étant les meilleurs ouvriers de la culture.
4. Réveil-FM: Pourquoi n'avons-nous pas une pléthore des réalisateurs, comédiens de renoms en RDC ? Ya-t-il un manque de créativité, inventivité ou uniquement des moyens ?
Dieudonné Kabongo: Nous avons souvent de vrais valeurs qui ne sont pas reconnues comme tel. Il y a pléthore de Balufu, de Mweze et autres qui sont reconnus ailleurs, mais il faut reconnaître qu'il n'y a pas de vraies structures cinématographiques pouvant susciter l'intérêt de candidats dans la matière audiovisuelle. Il faudra y penser car l'image est en train de devenir l'élément le plus consommé en terme de "lecture".
5. Réveil-FM: Le 30 juin 2010, le Congo a fêté son cinquantenaire. Avec beaucoup de recul, quelle est votre analyse la dessus ?
Dieudonné Kabongo:Le Congo a fêté ? On a fêté le roi Albert, Kagame et les autres invités. Le 30 juin était prétexte d'un autre ordre du jour. D'autres en ont parlé, les Congolais n'ont fait que subir les réflexions de la Belgique, de la France, des USA et peut-être même de certains pays d'Afrique, nous n'avions pas vraiment droit au chapitre.
Par rapport à l'indépendance : quelle en est sa philosophie si, cinquante ans plus tard, nous sommes une quantité non négligeable qui est allé ou qui veut aller chercher refuge chez l'ancien colon ?
Une réflexion à partager : " Qu'est-ce que la Belgique a pour être un pays riche et développé que le Congo n'a pas ? La Belgique a le Congo, et le Congo n'a pas le Congo "
Par Freddy Mulongo,
jeudi 6 janvier 2011 à 19:25 ::radio
« Nil novi sub sole » dit le Sage de l’Ecclésiaste. Cette expression latine signifie simplement « Rien de nouveau sous le soleil ». Ces paroles de l’Ecclésiaste peuvent n’avoir pas été une réalité ailleurs mais au Congo, tout le monde qui suit l’évolution des faits sociopolitiques admet sans peine que cette sagesse est bel et bien une réalité vivante. Au fait, dans le chef des créateurs et gestionnaires de la crise congolaise, qu’est-ce qui est nouveau ?
La répétition de certains faits a toujours prouvé qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil congolais. Cela donne aux acteurs extérieurs qui façonnent la politique congolaise de ne pas se faire des soucis supplémentaires ; le schéma des années soixante reste toujours valable. Les mêmes modèles sont reproduits face aux circonstances qui ne changent que très peu. Le Congo et les Congolais ne sont jamais un énigme pour les Néocolonialistes. On les lit facilement, même de l’extérieur de leur propre être.
L'ombre de Mobutu Sese Seko plane encore sur le Congo dans la manière machiavélique de dribbler ses opposants, zigouiller les mal-pensants, tripatouiller les institutions...Photo Réveil-FM, archive
Dans leur combat de libération du joug colonial, les Congolais se réveillent aussi tôt que possible dans les années cinquante et adoptent le nationalisme comme vision. Le leadership politique endigue les aspirations profondes du peuple dans leur combat pour la liberté. La voie vers la libération se trace et un espoir s’étire à l’horizon.
Pendant que l’indépendance se trouve déjà à portée de mains, l’impérialisme colonialiste mondial, qui exploite les richesses du Congo depuis des siècles, réagit en parachutant Joseph - Désiré Mobutu du néant politique pour faire de lui le plus puissant homme du paysage politique de la nouvelle nation. Les élections ont bon avoir lieu et le peuple a bon exprimé son désir mais son choix nationaliste qui menace les intérêts des acteurs extérieurs est vite court-circuité par l’assassinat du leader du peuple et héros de l’indépendance Patrice-Emery Lumumba. Ceci se passe en Janvier 1961.
Par cet acte barbare, le pays est replongé entre les serres de ses expoiteurs et le peuple est remis poing et pieds liés entre les mains de ses oppresseurs. Les rêves d’un Congo libre et indépendant s’évanouissent avec une chasse organisée contre les Nationalistes, pionniers de l’indépendance.
Fatigués du règne Mobutu Sese Seko qui n’aura servi pendant plus de deux décennies que la cause qui l’avait porté au pouvoir, les Congolais reprennent conscience et un nouvel élan de nationalisme et de lutte patriotique se dessine à l’horizon. En assassinant M'zée Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier 2001, on parachute du néant Joseph Kabila. Le putsch de Janvier 2001 qui amène Joseph Kabila au pouvoir ressemble aussi bien dans le fond que dans la forme à celui du 24 Novembre 1965 qui amena Mobutu Sese Seko au même pouvoir. Tous les deux putschistes bénéficient d’une couverture de la communauté internationale et une transition de cinq ans leur est accordée sans une enquête préalable sur l’assassinat de leurs prédécesseurs.
Au Congo, l’histoire se répète bel et bien. Aussi, plusieurs faits démontrent une similitude déroutante entre Joseph Kabila et Joseph-Désiré Mobutu. Voici quelques traits tirés d’une liste infinie de ressemblances :
Sans commentaires! Réveil-FM, archives
1. Du départ du néant.
La République démocratique du Congo regorge d’une ressource politique diversifiée et de grande valeur lors de la lutte pour son indépendance. Sa répartition géopolitique montre à suffisance que les mouvements d’indépendance ne sont pas des faits isolés mais une revendication nationale. Thomas Kanza, Joseph Ileo, Jean Bolikango, Guillaume Lubaya, Janson Sendwe, Anicet Kashamura, Christophe Ngbenye, Pierre Mulele, Patrice Lumumba etc. font la preuve vivante d’une représentativité nationale car provenant de toutes les provinces. Par contre, il n’est aucun point où l’on retrouve le nom de Joseph-Désiré Mobutu sur l’échiquier politique de l’époque. C’est un inconnu, un ramassis, une post-fabrication des services d’intelligence occidentaux.
Joseph-Désiré Mobutu n’était rien dans le processus de lutte pour l’indépendance, Joseph Kabila mêmement n’est rien dans la lutte contre le régime de Mobutu. Par contre, un autre fait de répétition est visible : toutes les régions se mobilisent autour de cet idéal où l’on retrouve des noms tels Faustin Birindwa, Etienne Tshisekedi, Laurent-Désiré Kabila, Antoine Marandura, André Kisase Ngandu, Antoine Gizenga, Marcel Lihau, Frederic Kibasa etc., qui constituent encore une fois une élite politique de très grande valeur et une représentativité de tout l’espace géopolitique de notre pays (ils viennent de toutes les provinces pour accréditer la thèse d’un réveil national et d’un signe d’unité contre la dictature mobutienne).
De la même façon que Mobutu n’était rien dans le paysage politique de la période pré indépendance, Joseph Kabila n’est rien dans la période de lutte contre la dictature de Mobutu. C’est un inconnu politiquement, un objet volant non identifié (OVNI).
Mobutu, militaire de rang en stage de journalisme en Belgique est recruté à la va-vite par les services d’intelligence occidentaux (CIA) et infiltré dans le pré carré du leader nationaliste Lumumba pour l’espionner et le vendre par la suite. Il réussit son coup en Janvier 1961.
Joseph Kabila, membre des services d’intelligence rwandais est recruté à la va-vite et infiltré dans le pré carré de Laurent-Désiré Kabila pour l’espionner et le vendre aux ennemis du Congo par la suite. Il réussit son coup en Janvier 2001.
Ici, mêmes les dates d’exécution des forfaits corroborent la similitude et des faits, et des hommes, et des méthodes mises à contribution. Il n’est pas besoin d’être spécialiste en ceci ou cela pour s’en rendre compte.
2. De l’âge.
Pendant que dans leurs pays respectifs, les Occidentaux accèdent au pouvoir politique suprême entre la cinquantaine et la soixantaine, Mobutu a trente ans lorsqu’il est imposé dans l’hémicycle du pouvoir en 1960; c’est donc un adolescent, un néophyte dépourvu de toute expérience de gestion de la chose publique :c’est qui l’amène à recourir régulièrement à l’expertise des mêmes néocolonialistes pour maintenir l’expédition de certaines affaires courantes de l’Etat. Un moment c’est un allemand du nom de Blumenthal qui est gouverneur de la banque centrale, institution qui régule l’économie du pays. Plus tard par voie de corruption et de conversion volontaire ou forcée, on lui recrute parmi la meilleure ressource intellectuelle dont regorge le pays pour asseoir son malsain projet de société et pérenniser son règne. Il finit son pouvoir entouré d’une armée des professeurs d’universités comme conseillers sans grands résultats.
En Janvier 2001, Joseph Kabila a moins de trente ans quand il est imposé à la tête de la République démocratique du Congo avec une superficie de 2. 345 000 km2, un pays de plus de soixante millions d’habitants (le dernier recensement date de 1984) et qui a la taille de toute l’Europe Occidentale. C'est Louis Michel, Ministre des Affaires étrangères de la Belgique qui a eu le toupet d'annoncer l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila à RFI et tous les médias mondiaux. Que "Big Loulou", petit nom de Louis Michel n'ai jamais aimé et apprécié M'zée Laurent-Désiré Kabila, cela peut se comprendre, fallait-il que ça soit lui qui annonce l'assassinat d'un chef d'Etat étranger non Belge à l'opinion internationale, là est le vrai problème. Joseph Kabila qui arrive au pouvoir n'a pour seule expérience qu’il brandit "Momemi Maki abundaka te asuanaka té !", arrivé à Kinshasa dans le cortège des Kadogos après s'être converti au métier des armes au sein de l’armée patriotique rwandaise (APR). Un moment c’est un zimbabwéen blanc du nom de Billy Rotternberg qui gère la Gécamines, cette même institution qui contribue pour plus du tiers dans les recettes du budget national. Au moment où nous couchons ces quelques lignes, c’est un armada « d’intellectuels » qui l’entoure pour justifier ses actions et couvrir ses limites. Il est aujourd’hui talonné des professeurs d’universités comme conseillers.
Bien que Mobutu, géant de taille soit l’opposé de Joseph Kabila, l’âge d’accession à la magistrature suprême du pays les rapproche tels deux vrais jumeaux.
3. Des officiers fabriqués de toute pièce.
Ni un stage de journalisme en Belgique dans les années cinquante ni trois mois de formation en Chine ne pouvaient jamais faire respectivement de Mobutu un officier militaire de haut rang dans la Force Publique de l’époque, ni de Kanambe un général major dans la défunte armée zaïroise des années deux mille.
Pour pallier aux limites intellectuelles et militaires de leurs pions, les Occidentaux sont capables de tout. Quelques jours de stage en journalisme ont transformé un soldat de rang de la Force Publique en officier supérieur de la future armée congolaise. Il mourra avec le plus élevé de grades reconnus par toute armée ; celui de maréchal.
Trois mois de formation en Chine ont transformé Joseph Kabila, militaire de rang de l’armée patriotique rwandaise en suite, en général major des Forces Armées de la République Démocratique du Congo-FARDC. Nul ne sait ce qu’il deviendra cinq ou dix ans plus tard... finira-t-il en un autre maréchal ?
Face à cette déroutante ressemblance et à cet agenda similaire des faiseurs des rois, il est incroyable que la cécité politique, mieux la naïveté nous laisse croire que la situation n’est pas la même. Le temps seul nous prouvera la vérité d’ici là, sauf qu’il risque d’être trop tard pour nous de vomir ce somnifère qui nous maintient dans un sommeil adamique.
Il est des faits réels qui ne trompent pas entre ces deux hommes préfabriqués par des laboratoires des ennemis de notre peuple : ils se ressemblent. De quoi conclure que si, nous échouons toujours d’avoir le portrait de l’homme qu’il faut pour incarner nos aspirations au moment qu’il faut, l’impérialisme colonialiste mondial a toujours celui de son homme de paille capable de sauvegarder ses intérêts. Le portrait-robot que l’on nous amène cinquante ans le prouve à suffisance. L’on comprend donc que de tout ce temps, la communauté internationale n’avait pas encore trouvé un second Mobutu ; Eureka ! cria-t-elle sans doute en identifiant Joseph Kabila. Et c’est vite parti pour une nouvelle étape de recolonisation.
4. Des origines controversées.
Nul n’ignore que tout au long de la lutte contre la dictature mobutienne, les questions des origines de Mobutu ont alimenté la polémique politique. Autant Mobutu n’avait que très peu ou pas du tout convaincu les Zaïrois sur l’authenticité de ses origines même après la publication du livre du journaliste français Jean-Louis Remilleux de Le Figaro intitulé "Dignité pour l’Afrique". Selon un passage de ce livre une femme de l’ethnie Bangala nommée Yemo née en 1922 met Mobutu au monde en 1930 c’est- à- dire à huit ans d’âge. Du reste Mobutu est bien connu par ses oncles maternels qui le poussent dans la Force Publique mais de son père, très peu reste connu et nul n’osa questionner cet énigme.
Le thème de la "Congolité" que la Haute Autorité des Médias (HAM) de Modeste Mutinga et ses acolytes ont instrumentalisé lors des élections Louis Michel de 2006. Corrompu, acheté Modeste Mutinga occupe le poste de Rapporteur de Sénat, AMP-Parti-Etat et s'est fait bâtir une villa à Binza dans la commune de Ngaliema, quittant la commune populeuse de Ngaba Priver les Congolais d'un débat démocratique entre les deux candidats en lice au premier tour de l'élection présidentielle, est une hantise. Les Joséphistes veulent réitérer leur exploit de 2006, en tripatouillant la Constitution de Liège pour imposer une élection présidentielle à un tour sans débat !
L'étouffement des dépositions des différents témoins, membres de la famille Kabila (cas d’Etienne Taratibu lors des travaux de Sun City en RSA) tout comme les collègues de maquis de Laurent-Désiré Kabila( cas de Mzée Yambuya Lotika Kibesil cfr:www.reveil-fm.com/.../338-a-coeur-ouvert-avec-pierre-yambuya-lotika-kibesi, l’interview accordée le 3 avril 2009 à Réveil-FM.com).
Malgré le livre de Vital Kamerhe « Pourquoi j’ai choisi Kabila ? », Joseph Kabila reste un énigme par rapport à ses origines. L’on somme les Congolais de ne pas en parler et une armada de la presse coupagiste-propagandiste-embrigadée des Joséphistes au pouvoir s’évertue à falsifier la réalité pour les besoins de la cause. Comment Joseph Kabila qui était un agent des services de renseignement rwandais lorsque l’AFDL avançait vers Kinshasa a-t-il pu accéder si facilement au pouvoir ?
La mythologie d’une femme née en 1922, Maman Yemo, qui enfante Mobutu en 1930 revient aujourd’hui au galop avec une autre femme, Sifa Mahanya, de la province du Maniema, qui défie toutes les théories modernes de la génétique en acceptant une maternité imaginaire, fabriquée de toute pièce par des stratèges qui veulent pérenniser la main mise de l’impérialisme sur les richesses du Congo.
Simple accident de similitude ou stratégie bien conçue ? Est-il nécessaire d’écrire des livres pour justifier les origines de quelqu’un ? « Quelle que soit la longueur de la nuit, l’aube finit toujours par apparaître » dit une sagesse africaine.
5. Des méthodes d’arrivée au pouvoir.
La lutte congolaise pour l’indépendance s’est soldée par une victoire de la démocratie naissante dont le leadership politique de l’époque s’est efforcé de faire l’apprentissage. Au lieu que cela plaise aux Occidentaux qui n’ont que la démocratie comme intrant unique de tout développement, Mobutu est amené au pouvoir par un putsch qui court-circuite tout le processus démocratique commencé. En 1965, il s’installe par la terreur en suspendant la Constitution de Luluabourg, véritable chef d’oeuvre législatif des Congolais eux-mêmes. Il dirigera par la suite le pays par un méli-mélo des textes on ne sait législatifs constamment modifiés et toujours brillamment défendus par d’éminents juristes mais ayant moins ou pas du tout de valeur constitutionnelle démocratique. La communauté internationale approuve et loue son leadership.
Joseph Kabila est parachuté à la tête de la nation congolaise pendant que l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila présageait un retour à l’ordre politique initié par les travaux de la Conférence Nationale Souveraine avec une Constitution qui reflétait la volonté du peuple congolais. Joseph Kabila se maintient au pouvoir avec l’aide des textes et accords rédigés de l’extérieur et défendus par une cohorte des légistes congolais et étrangers mobilisés par le colonialisme mondial. De la constitution de la transition à celle de la troisième république promulguée dite Constitution de Liège rédigée par les Belges dont deux Congolo-Belges: Evariste Boshab et Bob Kazadi Kabamba, sous l'instigation de Louis Michel, en avril 2006 après une comédie référendaire, la querelle de ces deux textes ne cesse de plonger la transition dans un désarroi autant il est constamment fait référence à l’un comme à l’autre dans la gestion certaines questions pertinentes de cette période cruciale. Par l’appui des parrains extérieurs, un nouveau régime de terreur instauré contre toute tentative d’opposition aux voeux de la communauté internationale s’installe. Les libertés publiques sont réprimées au point où les geôles sont plein à craquer : journalistes, membres de la société civile, cléricaux, politiciens sont soit physiquement éliminés soit incarcérés sous des conditions inhumaines.
La terreur campe à la porte du Congolais. Les agents de l'Agence Nationale des Renseignements (ANR) sont partout et dans tout. Cela sent le brûlé de la toute puissante deuxième république du mobutisme. Pourtant l’ère est celle du Joséphisme...
Les Congolais pas tous amnésiques ! En 2009, Joseph Kabila avait mis en place une commission d' «évaluation de la Constitution» qui avait pour mission de se livrer à l'activité la mieux prisée actuellement sous les tropiques: "le charcutage des Constitutions".
Bien qu'étant à son premier mandat, Joseph Kabila, en homme prévoyant, préparait déjà le terrain de la présidence à vie. En effet, dans le cahier des charges qu'elle avait reçu du locataire de Palais de la Nation, la commission devrait pousser le mandat présidentiel de 5 à 7 ans et le rendre illimité. Les hommes chargés de la basse besogne avaient eu également pour tâche de faire en sorte que constitutionnellement, le chef de l'Etat puisse siéger au Conseil supérieur de la magistrature.
Pourtant, la Constitution de Liège qui est la loi fondamentale elle-même interdit tout projet de révision de ces deux dispositions, en son article 220.
A l'époque, le gouvernement congolais dément avec la dernière énergie cette information diffusée par RFI. Tout cela ressemblait à du déjà vu et entendu. C'est dire combien les Constitutions en Afrique ne sont que de simples documents modifiables à souhait, selon la boulimie du pouvoir de ceux qui nous gouvernent. Qui pourrait empêcher Joseph Kabila d'assouvir ses ambitions de futur président à vie?
Etienne Tshisekedi dont le retour au pays a auguré un regain d'espoir ? Vital Khamere que Joseph Kabila a bouté du perchoir de l'Assemblée nationale ? Jean -Pierre Bemba qui est en train de se démener derrière les barreaux de la Cour pénale internationale ?
Chouchou de la communauté internationale, dans les deux semaines qui ont suivi sa montée sur le trône, en Belgique lors de la conférence de presse, c'est Louis Michel qui répondait à sa place, il a marché sur le tapis rouge de l’Élysée accueilli par le président Jacques Jacques, avant d’aller serrer la main de Collin Power, le successeur de Madeleine Albright, qui en voulait tant à M'zée Laurent-Désiré Kabila.
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
jeudi 6 janvier 2011 à 08:06 ::liens
Les Africains ne s’étaient pas libérés du colonialisme comme un cadeau qui leur était tombé du ciel gratuitement sans le vouloir. C’est dans la lutte qu’ils s’étaient libérés comme c’était aussi dans la violence ignoble qu’ils ont été conduits à l’esclavagisme outre atlantique par ceux qui se disaient tenir la bonne parole du Seigneur Jésus-Christ, le fils unique de Tout Puissant Dieu créateur du ciel, de la terre, de l’univers et de tous ces qui existent naturellement. C’est toujours par cette ignoble violence que les Africains ont été colonisés par ceux qui ont proclamé le mensonge de soi-disant « fin d’esclavagisme », alors que ces Occidentaux de l’époque venaient de découvrir les immenses richesses de sous-sol africain, donc il fallait les exploiter tout en tenant les Noirs dans l’esclavagisme sur leur propre sol au nom de la colonisation, qui pour eux, était une appellation plus humanitaire sur la table du partage du magnifique gâteau africain en 1885 à Berlin où ils se sont partagés l’Afrique comme une terre où il n’y avait pas des êtres humains, pour discuter avec les mangeurs de ce gros magnifique gâteau.
Kinshasa, 4 mai 2004, M'zée Pierre Yambuya Lotika, Directeur-Général honoraire la Direction Générale de l'immigration (DGM) saluant les ambassadeurs de la Suisse, du Liban et du Royaume des Pays-Bas, présents à l'inauguration du siège sur le boulevard du 30 juin. Photo Réveil-FM, archives
Les Africains à l’époque de cet ignoble esclavagisme et de son remplacement par la nouvelle appellation « colonisation », n’avaient pas connaissance de l’histoire profonde du christianisme, qui leur avait été cachée en leurs demandant de croire tout simplement à la bonne parole (l’évangile) sans protester, car le royaume du Seigneur au ciel est réservé aux exploités qui croient en lui. Comme il y a dans la race blanche et il y en aura toujours des hommes justes qui luttent pour la légalité humaine sans distinction raciale, et c’est depuis l’ignoble esclavagisme outre atlantique, que certaines vérités de l’histoire commençaient à parvenir aux Noirs, dont la connaissance de l’histoire de l’Egypte bien avant le développement de l’Europe. Voilà comment les Noirs ont découverts les vertus de leurs ancêtres Egyptiens, qui avaient le mérite de transmettre leur intelligence aux Européens, qui en bénéficient jusqu’à nos jours pour transformer le monde en modernisme.
C’est d’ailleurs ces vertus ancestraux et leur accueil, qui font de la religion chrétienne ce qu’elle est aujourd’hui à travers le monde car le couple Joseph - Marie et leur bébé Jésus ont été protégés dignement sur notre sol, quand le Roi Erode massacrait tous les nouveaux nés jusqu’à l’âge de 2 ans, parce que le nouveau Roi est parmi eux.
N’oublions jamais que, si nos ancêtres Egyptiens avaient refoulés le couple Joseph - Marie et leur bébé Jésus chez le Roi Erode, Jésus n’allait pas survécu à ce génocide. Voilà comment jusqu’à ce jour les Africains sont victimes de leur générosité.
De tout ceci, le 20ème siècle plus moderne que tous ceux qui l’ont précédés, allait être celui de la résurrection de l’Afrique et des vertus ancestraux africains, quand Kwame Nkrumah avait dit en 1957 :
Aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.
Mais, notre histoire est ignorée par nous-mêmes pendant que beaucoup sont intellectuels au niveau des ex-colonisateurs, car nous avons accès à toutes les formations qui nous ont été niées avant les indépendances. L’Afrique détient toutes les richesses naturelles qui développent le monde, au même moment ces richesses servent à notre sous-développement et notre pauvreté alors que nous avons tous les diplômes des grandes universités des pays les plus développés du monde.
Ainsi, gloire à Kwame Nkrumah et aux leaders africains non corrompus. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire : Simon Kimbangu déclara le 10 septembre 1921 :
Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !
N.B : Ne pas confondre l’appel libérateur africain de Simon Kimbangu et l’actuelle église chrétienne kimbanguiste. Le 12 septembre 1921, Simon Kimbangu s’est rendu sans aucune violence aux autorités coloniales belges qui voulaient l’arrêter. Le 3 octobre 1921, il fut condamné à mort par un tribunal militaire colonial au Congo. Les missionnaires chrétiens colonialistes exigèrent qu’il soit pendu publiquement pour servir d’exemple aux Noirs, pour qu’ils n’adhèrent pas à sa lutte pour la liberté des Noirs dans le monde entier. Le pacifiste Simon Kimbangu mourut en prison coloniale au Katanga le 12 octobre 1951 après 30 ans et 1 mois
d’emprisonnement politique.
La télévision française « France 2 » nous a faits vivre le 9 et 16 décembre 2010 comment la France du Général De Gaule fabriquait les marionnettes noires (des gouvernants corrompus) pour diriger et détruire l’Afrique après les indépendances, dont le système s’est beaucoup plus développé aujourd’hui contre les leaders Africains qui ne travaillent pas pour la ruine de l’Afrique.
La Francafrique et la CIA, depuis 1960, combattent dans le sang les patriotes Africains qui servent loyalement les bénéfices d’Afrique depuis les indépendances. Ces deux grands protecteurs des néocolonialistes Noirs en Afrique, leurs marionnettes, disparaîtront définitivement le jour où les Africains comprendront la déclaration révolutionnaire de Simon Kimbangu.
La situation en Côte d’Ivoire n’est pas ivoirienne, c’est la lutte pour la souveraineté africaine qui nous a été confisquée au lendemain des indépendances. Désormais tout Africain qui ne veut pas être marionnette de sa propre misère, doit refuser avec bravoure l’ingérence étrangère sur notre sol comme l’a très bien dit l’avocat Français Jacques Vergès : le pouvoir français en s’ingérant en Côte d’Ivoire aux côtés de ses marionnettes, est entrain de creuser sa dernière tombe en Afrique.
Que les Africains demandent aux Vietnamiens comment les colonialistes français avaient été délogés au Vietnam, malgré tous les moyens militaires sophistiqués qu’ils avaient là-bas. De même que le pouvoir interventionniste des USA au Vietnam avec ses 500.000 soldats, ses bombardiers lourds B-52, toutes sortes des avions et hélicoptères de combat, des bateaux de guerre sophistiqués et porte-avions les plus modernes sur toute la côte vietnamienne de la mer de Chine, toutes sortes des chars de combat et véhicules blindés, toutes sortes des bombes jusqu’au napalm pour détruire la terre fertile vietnamienne, leurs moyens de communication les plus développés et ses milliers des conseillers de la CIA les mieux entraînés ont été chassés publiquement devant le monde entier par le peuple Vietnamien équipé seulement par les armes légères (Kalachnikov) sans aviation, sans char ni véhicule blindé ni pirogue de guerre.
Depuis la victoire totale du peuple Vietnamien sur les colonialistes français et les yankees américains, le Vietnam a reconquise sa souveraineté en faisant de Saigon le symbole de leur volonté au nom de Hô Chi Minh ville, le père de leur victoire.
La France et les Etats-Unis n’osent plus faire au Vietnam ce qu’ils ont fait jusqu’au 30 avril 1975. C’est la discipline entre ces grands ennemis d’hier sans s’ingérer aux affaires du Vietnam, qui n’a jamais adhéré à la démocratie occidentale et il y a aujourd’hui beaucoup des Occidentaux qui vivent paisiblement au Vietnam et ce pays asiatique est même présent dans les rencontres de ce qui est devenu G-20.
La situation en Côte d’Ivoire aujourd’hui et celles qui l’ont précédées dans toute l’Afrique, doivent nous attacher à la volonté de la victoire et demain faire d’Abidjan ou Accra le symbole de cette volonté au nom de Kimbanguville, le plus grand prisonnier africain avec 30 ans et 1 mois d’ancienneté d’emprisonnent politique pour la liberté totale des Noirs. La gloire aux leaders africains tombés sur divers champs de bataille pour la reconquête de notre souveraineté internationale va créer l’état de confiance entre les êtres humains sans distinction raciale d’une part, et de l’autre part avec tous les pays ayant compris les raisons de notre lutte pour que triomphe la souveraineté africaine dans ce qui allait être l’Afrique après les décolonisations, si il n’y avait pas des mauvais nostalgiques colonialistes.
Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis nous a dit Patrice Lumumba à la conférence africaine de Léopoldville en août 1960. Le néocolonialisme, ce système de recolonisation, est le régime le plus barbare contre les Africains pour appauvrir l’Afrique.
Les Africains n’ont pas besoin de la démocratie à l’occidentale, qui les désoriente dans leur désir de vivre en paix et heureux. Au contraire, ils doivent avant tout la gloire aux leurs leaders assassinés parce qu’ils ont lutté pour notre souveraineté dans un seul Etat appelé :Etats-Unis d’Afrique sans tribalisme. La télévision « France 2 » nous a donné le plus beau cadeau de 2010 pour que notre lutte triomphe, et la situation en Côté d’Ivoire, est l’occasion de cette triomphe.
Par Freddy Mulongo,
mardi 4 janvier 2011 à 21:32 ::radio
L'Encrier de l'Atlantique Nord innove, M'zée Djamba Yohé a pris le temps de souhaiter individuellement à quelques uns d'entre nous "Bonne Année à...". Les "Bonne année à..." feront école car ils révèlent au grand public, qui est qui ? M'zée Djamba Yohé au delà d'être journaliste, écrivain, homme de culture est une bibliothèque vivante au sein de la diaspora congolaise. Amoureux de l'écriture et de ceux qui écrivent, M'zée Djamba Yohé lit les autres congolais. Il s’imprègne, suit, accompagne ceux qui, au sein de la diaspora à travers l'internet écrivent, réfléchissent, tempêtent, réfutent, analysent et donnent leur point de vue sur la République démocratique du Congo et ses soubresauts. Le "Grand Congo" étant le seul bien en commun entre tous les Congolais, dans ses machiavéliques épreuves imposées et voulues, ce dernier mérite la compassion mais aussi la défense de ses fils et filles de l'intérieur comme de l'extérieur. L'internet rapetisse les distances et frontières, avant que les prédateurs de tout acabit s'en accaparent pour museler, bâillonner, étouffer des libertés: l'information alternative, citoyenne et participative s'y livre. Les internautes congolais de France, Belgique, Canada, Afrique du sud, RDC ont le sentiment de se connaître même sans se rencontrer. L'écriture des uns et des autres, le style de chacun est une marque indélébile de la personnalité qui transparaît. Djamba Yohé lit, note, analyse. Il est sûr et certain que Jean Pierre Mbelu, le perfectionniste, Marie-Jeanne Sindani, la combattante et bien d' autres auront aussi droit à leur "Bonne année à...". Les thuriféraires, flagorneurs, vociférateurs et Vuvuzélateurs de tous poils sur le net auront-ils aussi droit à la leur...That is the question !
M'zée Djamba Yohé, L'Encrier de la l'Atlantique Nord, est journaliste-écrivain et homme de culture.
"BONNE ANNÉE À
CANDIDE OKEKE
DANS L'ESPACE SCHENGEN"
Candide Okeke
MADAME,
Mama Okeke mbeyaka te 2011 dimi, Djamba Yohé, Dihuka la Mondja" layo kalola la ngelo, Congo eko lakaso lakisu.
On ne peut exulter à l'idée que la RDC possède un peuple vigoureux, fort et capable de se sortir des pièges des malfaisants, c'est vrai et sans aucun doute. <
Mais, si ces propos de certitude sont exprimés en terme d'éloge et que dans ceux-ci, il vienne à ce que l'on ne vous évoque pas, l'hommage peut mourir parce que l'injustice de ce message qui ne rapporte pas votre contribution sera critiquée par tous.
Aujourd'hui, c'est le début d'une nouvelle année, j'ai voulu vous rendre cet hommage par des mots très simples que sont les Meilleurs Voeux de bonheur et de prospérité.
Continuez de travailler dans le même sens, vous ne perdrez rien, mais vous gagnez toujours et les femmes ne s'en sortiront que très actuelles dans le débat politique de notre pays agressé, profané et occupé.
Je termine avec une touche des villages de Mondja dont je vous cite quelques-uns quand on vient de Lubefu pour aller à Tshumbe Sainte-Marie:
Oshingoto ;
Olela ;
Onge ;
Lunda Nkoy (village vide) ;
Vunga ;
Emongo ;
Wembo Nyama, c'est une ville ;
Ndjo ;
Tshumbe, là c'est le Inkisi de Batetela ;
puis on va droit à Lodja ou on bifurque vers katako-Kombe, Lomela etc ...
Alors, je vous laisse en compagnie de Papa Wemba qui chante "Kema fumbe". Osha moyo akimi lo ona lakiso lo Europe. Dimi, mama Lamboshidisha okanda lakimi. Otshikala ololo.
Vous aurez l'exercice d'expliquer ce que j'ai vous ai communiqué en primeur en otetela, car il n'y a pas de secret qu'un ton de bonne humeur, je suppose que vous aviez étudié le latin, il y avait toujours un devoir de traduction des textes du livre "Via Nova". En tout cas, je m'en souviens comme hier.
Oka otetela la Mondja
= Ongo eko Papa Wemba ona Papa Kekumba,
Nyango Okeke ambena lokombe l'otadimbo =
BONNE ANNÉE JOYEUSE SAISONS DES FÊTES
DE LA NATIVITÉ ET DU NOUVEL AN 2011
"BONNE ANNÉE À
ROLAIN MENA
DANS L'ESPACE SCHENGEN"
Rolain Mena, un infatigable débatteur et défenseur du "Grand Congo"
= E bayaya bayaya Eh ...Vuza Mena vumbukidi ... e e mame PPRD ndokie =
Monsieur Rolain Mena,
Acteur de la résistance civile
de la RDC en Occident et dans le monde,
Sur votre visage transpire l'amitié, la sympathie, l'empathie, l'harmonie et la vérité. Celui qui s'approche de vous, quand il est sincère ,a l'assurance qu'il rencontre un bon Monsieur et quelqu'un de bien. Être votre ami, par quiconque réussit à entrer dans l'espace intérieur de votre bienveillance cordiale, c'est une chance qui va l'accompagner parce que vous n'êtes pas un être plein de soi, mais une altérité qui écoute en silence la "Voix silencieuse de l'Évangile et le discours psalmodié du cœur de Dieu". En fait, on peut confondre votre méditation sur les choses invisibles qui vous traversent pour le bien-être du Congo comme une Élegie dirigée par la prière au Créateur.
Ce que vous faites pour la Patrie demeurera, cette époque que nous traversons vous a déjà sélectionné parmi ses Léopards politiques, civiques et patriotiques. À l'époque quand la presse était un monopole de l'État, des hommes comme vous passent aux yeux du peuple pour ceux qui taquinent l'État. Or, avec notre presse alternative virtuelle et informatique, la dimension intégrale de votre hauteur n'est plus confisqué à ses exercices de la semence du bien. J'admire très profondément votre croisade pour redonner aux Congolais, par les moyens qui sont vôtres, la dignité qui leur a été arrachée. Je suis sûr que dans les livres qui s'écriront pour le Kivu, pour le Katanga, pour l'Équateur, pour le Bas-Congo, pour Katako-Kombe pour Inkisi et toute la RDC, vous y serez sans examen d'admission.
De vous, l'éthique n'est pas une pratique difficile ni une punition à imposer à votre règle de vie. Que du bien puissions-nous de vous, dire à la Nation et que référence et exemple de vous, nous retiendrons. L'année qui vient de finir, je n'ai appréhendé de votre posture que présence au front. Il est digne et juste de vous communiquer cela pour, d'accord ou pas d'accord, la vérité et la paix demeurent les valeurs de votre vocation humaine. L'impasse présente de la RDC aura été pour toute notre Nation, l'occasion de vous découvrir, je vous souhaite les meilleurs, aujourd'hui et toujours.
Dans Maya, l'amour invisible de Rolain Mena pour la RDC dixit Djamba Yohé
Réponse de Rolain Mena
Kulutu DJAMBA YOHE
Bonjour,
C’est sur le tard que je découvre les vœux, sous forme d’hommage, que vous
adressez à ma modeste personne.
Je ne vous cache pas que votre courriel m’a agréablement surpris et a quelque
peu flatté mon égo (rire) !
Pour autant, ayant les pieds sur terre de même que la tête bien sur les épaules,
je m’interdis de donner dans une euphorie ou un enthousiasme de mauvais aloi à
la lecture de votre mail, tant mes pensées vont vers le peuple Congolais dans
son ensemble, qui se bat pour retrouver et sa dignité et sa souveraineté
perdues.
Une pensée toute particulière bien entendu, pour toutes celles et ceux qui, loin
là-bas, au Congo dit pompeusement démocratique, ne bénéficient ni de votre
conforts kulutu Djamba Yohé ni du mien, sous l’emprise du pouvoir de
l’usurpateur et de tous ses nervis.
C’est effectivement à eux tous que je dédie ce portrait charmant que vous avez
fait de ma petite personne, afin que chacune et chacun s’y retrouvent et se sentent
concernés par les termes magnifiquement élogieux que vous utilisez pour qualifier
la lutte pour la libération du Congo de la mainmise étrangère d’un côté et la
détermination ainsi que l’esprit d’abnégation qui doivent animer les vaillants
patriotes Congolais épris de paix, de vérité et de justice que nous sommes, de
l’autre.
Kulutu,
Que vous dire d’autre à part vous remercier pour votre apport, votre
enseignement et votre vigilance de haute facture dans lesquels sans aucun doute,
beaucoup parmi nous trouvent matière à se mettre debout et à faire barrage,
résister aux plans des fossoyeurs de notre belle et grande patrie, don de
l’Eternel des armées.
Oui, merci MONSIEUR et que NISSI (Eternel notre bannière) étende sa main
protectrice sur vous ainsi que sur toutes les personnes qui vous sont chères
durant toute cette année 2011.
Votre humble serviteur
La lutte continue !
Rolain MENA
Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs
"NAZA BALADO TE"
= BONNE ANNÉE JEAN KALAMA =
MON CHER JEAN KALAMA,
Jean-Kalama Ilunga, coordonnateur de l'UCDP
Aujourd'hui, je viens faire une autre lecture de toi. Je détiens bien des recettes de ta vie d'artiste, mais celle qui a le plus bougé le Campus universitaire de Kinshasa, c'est "Nazali Balado te". En fait, je te relance par la rétrospective pour éveiller la curiosité de ceux qui se demandent et me demandent si je pourrais leur dire le lieu qui cache ce musicien du campus qui chantait "Nza balado te". Que de fois j'ai dit que c'est celui qui signe sous l'UCDP, la force de rappel à l'ordre. Mais comme plusieurs ne me croient pas, je le fais au grand jour, car l'occasion en vaut le pesant.
Pourquoi, ne t'offusque pas, je viens te souhaiter une joyeuse et heureuse année à la face de tous les Congolais et du monde entier en me souvenant de nos escapades pour aller jouer des concerts très remplis au Centre Culturel Français, au Centre Culturel Américain et dans bien des milieux comme devant certains étudiants du Campus et de l'INA. Aussi, malgré le poids des années qui nous sépare, je n'oublie pas que tu es de ceux qui m'ont accampagné pour quitter la dernière fois la RDC, alors Zaïre. Sois remercié pour ces conseils là, car ces choses là, ne s'oublient pas. Sais-tu selon ton ami "Nzundu" que Balado na moyibi bazali ndeko ? Yeba que balado bazua place na ye na Chegue, Kisasa babetaka tolo te ...
À tous les fanatiques qui t'ont connus dans tes avant-premières de "Naza balado te", je leur dis : "Voilà votre homme offert en appât comme Jean-Baptiste", mais dans le sens des retrouvailles et non celui des méchantes intentions de décapiter quelqu'un. Kalama, dis-moi de ton côté, "Tshibola" ta copine qui du Campus qui chantait :
"Padi muimane kumpala kwa muetu e unvua badi bangela mbila,
Kabemba watapi mwa ne tapi ne nguluba"
Wa kwatshi ne bianza, lumbadji wa Kabenba", etc
Dans quel coin se cache-t-elle ? Cette fille avait du talent et pouvait aller aussi loin que Tshala Mwana, leur style était le même et leurs genres de se déhancher ne laissait personne indifférent. La balle est dans ton camp, je n'espère pas que tu me répondes pour me faire plaisir, mais pour me documenter, cela vaut la peine.
Djamba,
Peux-tu me confirmer que la photo que tu affiches est celle de l'artiste connu pour la célèbre chanson: "naza balado te" qui se faisait, à l'occasion accompagner par feu Ngeleka ? L'artiste qui avait dépeint le sadisme de Maman ya lopango ? Si c'est de lui cette photo, le temps s'est montré jaloux de la beauté mâle qui le caractérisait. Effectivement, nous avons tous perdu les charmes de notre jeunesse.
La toute dernière fois que j'ai assisté à sa reproduction ( quelle belle musique) ce fut à l'occasion d'un combat de boxe dans les installation de basket-ball à Matongué; C'est lui qui a été désigné pour agrémenter la soirée.
Djamba tu as aussi les nouvelles de celui qui comme toi encadrait les enfants sur le plateau de la Télévision ? Il y avait grand père, et l'homme de Hadisi Njoo ( ils étaient deux pour cette tranche d'émission).
Que Jean Kalama trouve ici l'expression de mes vÅ“ux les meilleurs à l'occasion du Nouvel An.
Awazi Kasele
Tonton Awazi,
C'est tout à fait lui. Kalama a perdu les cheveux parce qu'il réfléchit beaucoup et son activité rationnelle brûle sa tignasse. Le jour qu'il va se reposer à son retour au Congo, sa beauté qui est toujours fraîche sur sa face va davantage réapparaître comme la plaine lune dans le "Nouveau monde", il faut lire Chateaubriand pour se reconfigurer ce texte sur la splendeur de la beauté d'un lever de lune.
À propos de votre question, c'est lui Kalama, l'auteur de "Mama ya lopango" et autres. Grand père Mukelenge est mort depuis longtemps, l'homme de "Hadishi ndjo" je n'ai pas des nouvelles. J'en profite pour dire à Kalama de vous écrire et vous répondre sur bien des questions.
PS : Bwana Kalama, unaenea kudjibu ku ma ulizo ya muyomba yangu, parce que anakudjua. Apana ku traîner s'il-vous-plaît, uko vedette. Muyomba, permettez-moi de dire à ceux qui vont me demander c'est quoi "Fova", vous vous le savez. Pour ceux-là, je dis : en swahili de Lubumbashi, c'est le "Revolver" que nous voyons autour de la ceinture de Kalama.
"BONNE ANNÉE À
FREDDY MULONGO, REVEIL-FM
DANS L'ESPACE SCHENGEN"
Freddy Mulongo et son Altesse Royale Ester Kamatari
du Royaume du Burundi
Monsieur Freddy Mulongo,
Journaliste Émérite de la Diaspora congolais
domicilié à Paris, France
Par ce temps qui passe et s'écoule en cette atmosphère lourde de la crise ivoirienne, entendre dire le nom de Freddy Mulongo, c'est presque entendre, à sa propre surprise ou méprise, quelqu'un dire "Question pour un champion". Pourquoi, parce que entre les deux sonorités se valent collatéralement. Le patronyme Mulongo, avant l'émergence du fils, était toujours un nom lié au Championnat.
Jeune, j'ai vu Freddy Mulongo père évoluer dans le championnat de la Fédération de Football d'Élisabethville dans l'équipe d'Englebert, "Mazembe le Tout-puissant", comme on l'appelait à l'époque.
J'ai vu Mulongo jouer contre la fédération de Football à Léopoldville en match nocturne au Stade Roi Baudouin, cette fois-là, le papa jouait dans Standard de Liège en Belgique, c'était autour du mois d'octobre '65, si je me trompe, le paternel va corriger.
En 1966-67-68, la même vedette du Ballon rond était jouer dans Daring Imana et dans l'équipe nationale les Léopards, il a même joué avec Pélé de Brésil. À presque chaque saison précitées, il était du côté des gagnants comme champion jusqu'au trophée de l'épopée des Léopard à Asmara et à Addis Abéba, en 1968.
Que ne donc point dire quand le réflexe de l'auditeur s'éveille à la tonalité de ce nom. Lequel ? Mulongo ! C'est à croire que l'on est proche de la Question pour un champion. Effectivement, car le père n'a joué que pour les championnats, donc pour relever des défis. Et pourtant, ce ne fut pas que footballeur, c'est un ingénieur, un musicien et un poète, il suffit d'écouter la chanson "Angélique". Je connais les étudiants de Lovanium qui envoyaient des lettres d'amour aux grandes soeurs de l'époque avec les paroles du père Mulongo, Benoît Lukunku, l'animateur suprême en sait quelque chose un soir de "Télé-Cabaret" avec l'orchestre "Baby National" en 1968.
Je te dis ces choses Freddy Mulongo junior parce que ton papa ne saura pas tout de dire, les albums de ses photos ne garderont que ses images dans leurs moments forts ou tranquilles. Et quand bien-même celles-ci seraient très expressives, elles n'auront pas de parole pour se raconter de soi. Mais, comme il faut leur faire parler, c'est par l'exorcisme du nom que tu portes que je me permets de faire la chirurgie d'une histoire qu'un nom a imprimé.
Savais-tu que c'est par une altercation politique liée directement à ton père, Freddy Mulongo Senior, que le Comité Central du MPR a été abrogé, c'est une histoire qui a impliqué des grands noms comme Mafema Nganzeg, Ngongo Luwo et bien d'autres noms de l'époque, mais le cœur du problème avait été à l'origine le problème des brimades de l'ancien régime contre l'élite et la raison d'État ;
Pourras-tu te figurer que c'est par l'exclusion de ton père, de Mafema Nganzeg du Comité Central, à côté des autres griefs des dossiers brûlants de l'époque, qu'une fois de plus, après les interpellations de 1978 dont Belchika Kalubiye sortit champion toute catégorie, que les "Treize Commissaires du Peuple" se sentirent confortés dans leur lutte parce que Mobutu a rencontré l'opposition à l'intérieur de son propre système et du jour au lendemain, plus personne ne voulait plus croire aux mensonges du MPR proférés contre les Leaders de l'UDPS ;
Me croiras-tu quand je te dis que le peuple zaïrois ne voulait plus que le régime crée des nouveaux ordres de privilège politique, vu le fait qu'il ya avait déjà et ces instances étaient des occasions de dépenses pour rétribuer ceux des cadres qui n'avaient pas de position pour entretenir une vie décente comma à l'accoutumé ?
L'Ordre National du Léopard,
L'Ordre du Zaïre ;
L'Ordre des Compagnons de la Révolution
Peux-tu réaliser que de cette résistance intellectuelle manifestée par un pan du cercle de la Direction politique que l'on croyait devoir régir la politique générale du Zaïre que les signes de début de la fin étaient déjà dans une phase de contaminer la colère du peuple et l'indifférence au régime du MPR ?
Je ne dis pas que Freddy Mulongo père a incité la population à une révolte directe, mais sa conduite politique était dans l'atmosphère de l'air du temps. Je veux dire dans le sens du courage des "Treize Commissaires du Peuple" organisés clandestinement en UDPS, car nous sommes, je crois en 1980, c'est à vérifier. En somme, cette situation-là est l'une des causes génériques qui ont commencé à précipiter la République du Zaïre dans le gouffre de sa propre déchéance.
Une année ou deux années plus tard, lorsque Mobutu se fit nommer Maréchal, les Zaïrois n'étaient pas contents, ils ont commencé à blaguer sarcastiquement. Au lieu d'appeler Mobutu "Maréchal", ils ont énoncé son grade du nom de "Maréchance". Ce n'est pas une anecdote. Dès le jour que le Général Mobutu est devenu Maréchal, ce fut le début de son déclin. Drôle, mais vrai, car Idi Amin et Bokassa quand ils ont pris ce nom, ils ont décliné aussi chez eux.
Tout ceci se résume par une exhortation, celle de te dire que tu portes un nom de championnat national dans la presse écrite, car tes bottines ne sont pas des chaussures, mais la plume. Il n'en reste pas moins vrai que le nom de Mulongo est lié à plusieurs défi. Note aussi que si la peur change de camp, cela ne suffit pas, il faut que la victoire change de camp aussi. Nous en avons l'illustration directe avec ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Que l'année qui prend son envol ajoute à tes ailes une nouvelle baliste pour aller toujours plus haut comme disent les Romains en latin "Excelsior". Je te souhaite tous les biens du monde. Je n'ai fait que ce qu'un grand frère doit faire pour pousser son jeune frère dans les étoiles aux confins de l'univers.
NB : Attention autour de votre personne, l'histoire accélère en RDC et les assassins rodent ... Ni biakuedi ! Qu'il soit bien compris que tout ce que j'ai écrit n'enlève rien à la bravoure des "Treize Commissaires du peuple", ils avaient leur itinéraire politique et leurs objectifs qu'ils ont atteint, mais on ne peut pas s'empêcher de raconter une histoire qui s'est passé durant leur persécution et leur emprisonnement successifs. Ces hommes ont tout sacrifié de leur intégrité physique et ont hypothéqué l'honneur de leur personnalité pour susciter la résurgence de la démocratie confisquée à la Nation Rdécienne. Ils ne méritent que notre éloge en dehors de toutes polémiques partisanes. Ce sont des événements internes de cette époque que j'ai relevés.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 2 janvier 2011 à 02:12 ::radio
La peur a changé de camp ! Depuis quelques jours les Joséphistes aux abois font du harcèlement électronique à Réveil-FM: insultes, menaces, intimidations en tous genres. Habitués à faire des promesses non tenues, à se tourner les pouces, à jouer au "Nintendo" dans leurs bureaux et à faire du rallye avec leurs Jeep 4X4 neuves sur les routes cabossées pour impressionner les Congolais pendant que le Congo se meurt, les Joséphistes en mal d'idées, insultent et menacent ! Les plus virulents d'entre eux: John Mick Mikombe, l'homme aux cent fautes, il écrit en "franglais" pour quelqu'un qui se réclame de la famille du chef de l'Etat, c'est un peu dommage ! L'autre, Yvon Ramazani, un agent de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR), conseiller occulte de Henri Mova Sankany, ambassadeur de la République démocratique du Congo à Bruxelles pour le Benelux. Yvon Ramazani qui s'est enrichi dans la traite des êtres humains,"Affaire Ngulu" se croit tout permis et ose même intimider Réveil-FM. Les Joséphistes morveux et nerveux n'ont qu'à aller se rhabiller ! Cela fait belle lurette que la diplomatie congolaise est l'enfant pauvre de la République: les diplomates impayés et abandonnés, les ambassades déguerpies, les agents locaux chassés sans solde...Avec Joseph Kabila, les nominations des ambassadeurs sont plus que farfelues. Les Apparachiks du Joséphisme sont nommés là où les diplomates chevronnés auraient dû l'être: Myra Ndjoku, ambassadeur plénipotentiaire à Paris, barbouze et ancien directeur de l'ANR; Henri Mova Sankany, ambassadeur à Bruxelles, suffisant et imbu de lui-même est un Joséphiste de la première heure; Kikaya Bin karubi, ambassadeur et plénipotentiaire au Royaume-Uni; Mme Clémentine Shakembo Kamanga, ambassadeur et plénipotentiaire en République Fédérale d'Allemagne; Salomon Banamuhere, ambassadeur et plénipotentiaire au Burundi; Me Norbert Nkulu Kilombo, ambassadeur et plénipotentiaire au Rwanda; Jean-Charles Okoto Lolakombe, ambassadeur et Plénipotentiaire en Ouganda...C'est ici l'occasion de remercier les internautes qui nous ont encouragé de mettre à la disposition de tous la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
Henri Mova Sankany, ambassadeur RDC à Bruxelles pour le Benelux et patron de Yvon Ramazani, agent de l'ANR
Myra Ndjoku à la gare du Nord à Paris
La convention de Vienne sur les relations diplomatiques est un traité international réglant les rapports diplomatiques entre pays, et l'immunité du personnel diplomatique. Elle a été adoptée le 18 avril 1961 à Vienne (Autriche), et est entrée en vigueur le 24 avril 1964. Elle a été complétée en 1963 par la convention de Vienne sur les relations consulaires.
Cette Convention a été signée par la République démocratique du Congo, le 19 juillet 1965, et ratifiée le 18 août 1965 avant plusieurs pays développés dont la France, les Etats-unis, le Danemark, le Luxembourg, le Canada, la Chine....Pourquoi notre diplomatie est-elle tombée si bas ? Pourquoi nos diplomates n'ont plus l'étoffe de leur rang ? Les nominations par coloration politique n'influent-elles pas négativement à la diplomatie congolaise ? A-t-on déjà évalué les conséquences de l'imposition de passeports semi-biométriques aux Congolais ?
Convention de Vienne
sur les relations diplomatiques
Conclue à Vienne le 18 avril 1961
Approuvée par l’Assemblée fédérale le 21 juin 1963
Instrument de ratification déposé par la Suisse le 30 octobre 1963
Entrée en vigueur pour la Suisse le 24 avril 1964
(Etat le 26
mai 2009)
Les Etats participant à la présente Convention,
Rappelant que, depuis une époque reculée, les peuples de tous les pays reconnaissent
le statut des agents diplomatiques,
Conscients des buts et des principes de la Charte des Nations Unies
concernant
l’égalité souveraine des Etats, le maintien de la paix et de la sécurité internationales
et de développement de relations amicales entre les nations,
Persuadés qu’une convention internationale sur les relations, privilèges et immunités
diplomatiques contribuerait à favoriser les relations d’amitié entre les pays, quelle
que soit la diversité de leurs régimes constitutionnels et sociaux,
Convaincus que le but desdits privilèges et immunités est non pas d’avantager des
individus mais d’assurer l’accomplissement efficace des fonctions des missions diplomatiques en tant que représentant des Etats,
Affirmant que les règles du droit international coutumier doivent continuer à régir
les questions qui n’ont pas été expressément réglées dans les dispositions de la pré-
sente Convention,
Sont convenus de ce qui suit:
Art. 1
Aux fins de la présente Convention, les expressions suivantes s’entendent comme il
est précisé ci-dessous:
a. L’expression « chef de mission » s’entend de la personne chargée par l’Etat
accréditant d’agir en cette qualité;
b. L’expression « membres de la mission » s’entend du chef de la mission et
des membres du personnel de la mission;
c. L’expression « membres du personnel de la mission» s’entend des membres
du personnel diplomatique, du personnel administratif et technique et du
personnel de service de la mission;
d. L’expression « membres du personnel diplomatique» s’entend des membres
du personnel de la mission qui ont la qualité de diplomates;
e. L’expression « agent diplomatique » s’entend du chef de la mission ou d’un
membre du personnel diplomatique de la mission;
f. L’expression « membres du personnel administratif et technique » s’entend
des membres du personnel de la mission employés dans le service administratif et technique de la mission;
g. L’expression « membres du personnel de service» s’entend des membres du
personnel de la mission employés au service domestique de la mission;
h. L’expression « domestique privé » s’entend des personnes employées au
service domestique d’un membre de la mission, qui, ne sont pas des
employés de l’Etat accréditant;
i. L’expression «locaux de la mission» s’entend des bâtiments ou des parties
de bâtiments et du terrain attenant qui, quel qu’en soit le propriétaire, sont
utilisés aux fins de la mission, y compris la résidence du chef de la mission.
Art. 2
L’établissement de relations diplomatiques entre Etats et l’envoi de missions diplomatiques permanentes se font par consentement- mutuel.
Art. 3
1. Les fonctions d’une mission diplomatique consistent notamment à:
a. Représenter l’Etat accréditant auprès de l’Etat accréditaire;
b. Protéger dans l’Etat accréditaire les intérêts de l’Etat accréditant et de ses
ressortissants, dans les limites admises par le droit international
c. Négocier avec le gouvernement de l’Etat accréditaire;
d. S’informer par tous les moyens licites des conditions et de l’évolution des
événements dans l’Etat accréditaire et faire rapport à ce sujet au gouvernement de l’Etat accréditant;
e. Promouvoir des relations amicales et développer les relations économiques,
culturelles et scientifiques entre l’Etat accréditant et l’Etat accréditaire.
2. Aucune disposition de la présente Convention ne saurait être interprétée comme
interdisant l’exercice de fonctions consulaires par une mission diplomatique.
Art. 4
1. L’Etat accréditant doit s’assurer que la personne qu’il envisage d’accréditer
comme chef de la mission auprès de l’Etat accréditaire a reçu l’agrément de cet Etat.
2. L’Etat accréditaire n’est pas tenu de donner à l’Etat accréditant les raisons d’un
refus d’agrément.
Art. 5
1. L’Etat accréditant, après due notification aux Etats accréditaires intéressés, peut
accréditer un chef de mission ou affecter un membre du personnel diplomatique,
suivant le cas, auprès de plusieurs Etats, à moins que l’un des Etats accréditaires ne
s’y oppose expressément.
2. Si l’Etat accréditant accrédite un chef de mission auprès d’un ou de plusieurs autres Etats, il peut établir une mission diplomatique dirigée par un chargé d’affaires
ad interim dans chacun des Etats où le chef de la mission n’a pas sa résidence permanente.
3. Un chef de mission ou un membre du personnel diplomatique de la mission peut
représenter l’Etat accréditant auprès de toute organisation internationale.
Art. 6
Plusieurs Etats peuvent accréditer la même personne en qualité de chef de mission
auprès d’un autre Etat, à moins que l’Etat accréditaire ne s’y oppose.
Art. 7
Sous réserve des dispositions des art. 5, 8, 9 et 11, l’Etat accréditant nomme à son
choix les membres du personnel de la mission. En ce qui concerne les attachés
militaires, navals ou de l’air, l’Etat accréditaire peut exiger que leurs noms lui soient
soumis à l’avance aux fins d’approbation.
Art. 8
1. Les membres du personnel diplomatique de la mission auront en principe la nationalité de l’Etat accréditant.
2. Les membres du personnel diplomatique de la mission ne peuvent être choisis
parmi les ressortissants de l’Etat accréditaire qu’avec le consentement de cet Etat,
qui peut en tout temps le retirer.
3. L’Etat accréditaire peut se réserver le même droit en ce qui concerne les ressortissants d’un Etat tiers qui ne sont pas également ressortissants de l’Etat accréditant.
Art. 9
1. L’Etat accréditaire peut, à tout moment et sans avoir à motiver sa décision,
informer l’Etat accréditant que le chef ou tout autre membre du personnel diplomatique de la mission est persona non grata ou que tout autre membre du personnel de la
mission n’est pas acceptable. L’Etat accréditant rappellera alors la personne en cause
ou mettra fin à ses fonctions auprès de la mission, selon le cas. Une personne peut
être déclarée non grata ou non acceptable avant d’arriver sur le territoire de l’Etat
accréditaire.
2. Si l’Etat accréditant refuse d’exécuter, ou n’exécute pas dans un délai raisonnable, les obligations qui lui incombent aux termes du présent article, l’Etat
accréditaire peut refuser de reconnaître à la personne en cause la qualité de membre
de la mission.
Art. 10
1. Sont notifiés au Ministère des Affaires étrangères de l’Etat accréditaire ou à tel
autre ministère dont il aura été convenu:
a. La nomination des membres de la mission, leur arrivée et leur départ définitif ou la cessation de leurs fonctions dans la mission;
b. L’arrivée et le départ définitif d’une personne appartenant à la famille d’un
membre de la mission, et, s’il y a lieu, le fait qu’une personne devient ou
cesse d’être membre de la famille d’un membre de la mission;
c. L’arrivée et le départ définitif de domestiques privés au service des personnes visées à l’alinéa a ci-dessus, et, s’il y a lieu, le fait qu’ils quittent le service desdites personnes;
d. L’engagement et le congédiement de personnes résidant dans l’Etat accréditaire, en tant que membres de la mission ou en tant que domestiques privés
ayant droit aux privilèges et immunités.
2. Toutes les fois qu’il est possible, l’arrivée et le départ définitif doivent également
faire l’objet d’une notification préalable.
Art. 11
1. A défaut d’accord explicite sur l’effectif de la mission, l’Etat accréditaire peut
exiger que cet effectif soit maintenu dans les limites de ce qu’il considère comme
raisonnable et normal, eu égard aux circonstances et conditions qui règnent dans cet
Etat et aux besoins de la mission en cause.
2. L’Etat accréditaire peut également, dans les mêmes limites et sans discrimination,
refuser d’admettre des fonctionnaires d’une certaine catégorie.
Art. 12
L’Etat accréditant ne doit pas, sans avoir obtenu au préalable le consentement exprès
de l’Etat accréditaire, établir des bureaux faisant partie de la mission dans d’autres
localités que celles où la mission elle-même est établie.
Art. 13
1. Le chef de la mission est réputé avoir assumé ses fonctions dans l’Etat accréditaire dès qu’il a présenté ses lettres de créance ou dès qu’il a notifié son arrivée et
qu’une copie figurée de ses lettres de créance a été présentée au Ministère des Affaires étrangères de l’Etat accréditaire, ou à tel autre ministère dont il aura été convenu,
selon la pratique en vigueur dans l’Etat accréditaire, qui doit être appliquée d’une
manière uniforme.
2. L’ordre de présentation des lettres de créance ou d’une copie figurée de ces lettres est déterminé par la date et l’heure d’arrivée du chef de la mission.
Art. 14
1. Les chefs de mission sont répartis en trois classes, à savoir:
a. Celle des ambassadeurs ou nonces accrédités auprès des chefs d’Etat et des
autres chefs de mission ayant un rang équivalent;
b. Celle des envoyés, ministres ou internonces accrédités auprès des chefs
d’Etat;
c. Celle des chargés d’affaires accrédités auprès des Ministres des Affaires
étrangères.
2. Sauf en ce qui touche la préséance et l’étiquette, aucune différence n’est faite
entre les chefs de mission en raison de leur classe.
Art. 15
Les Etats conviennent de la classe à laquelle doivent appartenir les chefs de leurs
missions.
Art. 16
1. Les chefs de mission prennent rang dans chaque classe suivant la date et l’heure à
laquelle ils ont assumé leurs fonctions conformément à l’art. 13.
2. Les modifications apportées aux lettres de créance d’un chef de mission qui
n’impliquent pas de changements de classe n’affectent pas son rang de préséance.
3. Le présent article n’affecte pas les usages qui sont ou seraient acceptés par l’Etat
accréditaire en ce qui concerne la préséance du représentant du Saint-Siège.
Art. 17
L’ordre de préséance des membres du personnel diplomatique de la mission est
notifié par le chef de mission au Ministère des Affaires étrangères ou à tel autre
ministère dont il aura été convenu.
Art. 18
Dans chaque Etat, la procédure à suivre pour la réception des chefs de mission doit
être uniforme à l’égard de chaque classe.
Art. 19
1. Si le poste de chef de la mission est vacant, ou si le chef de la mission est empê-
ché d’exercer ses fonctions, un chargé d’affaires ad interim agit à titre provisoire
comme chef de la mission. Le nom du chargé d’affaires ad interim sera notifié soit
par le chef de la mission, soit, au cas où celui-ci est empêché de le faire, par le
Ministère des Affaires étrangères de l’Etat accréditant, au Ministère des Affaires
étrangères de l’Etat accréditaire ou à tel autre ministère dont il aura été convenu.
2. Au cas où aucun membre du personnel diplomatique de la mission n’est présent
dans l’Etat accréditaire, un membre du personnel administratif et technique peut,
avec le consentement de l’Etat accréditaire, être désigné par l’Etat accréditant pour
gérer les affaires administratives courantes de la mission.
Art. 20
La mission et son chef ont le droit de placer le drapeau et l’emblème de l’Etat accré-
ditant sur les locaux de la mission, y compris la résidence du chef de la mission, et
sur les moyens de transport de celui-ci.
Art. 21
1. L’Etat accréditaire doit, soit faciliter l’acquisition sur son territoire, dans le cadre
de sa législation, par l’Etat accréditant des locaux nécessaires à sa mission, soit aider
I’Etat accréditant à se procurer des locaux d’une autre manière.
2. Il doit également, s’il en est besoin, aider les missions à obtenir des logements
convenables pour leurs membres.
Art. 22
1. Les locaux de la mission sont inviolables. Il n’est pas permis aux agents de l’Etat
accréditaire d’y pénétrer, sauf avec le consentement du chef de la mission.
2. L’Etat accréditaire a l’obligation spéciale de prendre toutes mesures appropriées
afin d’empêcher que les locaux de la mission ne soient envahis ou endommagés, la
paix de la mission troublée ou sa dignité amoindrie.
3. Les locaux de la mission, leur ameublement et les autres objets qui s’y trouvent,
ainsi que les moyens de transport de la mission, ne peuvent faire l’objet d’aucune
perquisition, réquisition, saisie ou mesure d’exécution.
Art. 23
1. L’Etat accréditant et le chef de la mission sont exempts de tous impôts et taxes
nationaux, régionaux ou communaux, au titre des locaux de la mission dont ils sont
propriétaires ou locataires, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’impôts ou taxes perçus en
rémunération de services particuliers rendus.
2. L’exemption fiscale prévue dans le présent article ne s’applique pas à ces impôts
et taxes lorsque, d’après la législation de l’Etat accréditaire, ils sont à la charge de la
personne qui traite avec l’Etat accréditant ou avec le chef de la mission.
Art. 24
Les archives et documents de la mission sont inviolables à tout moment et en quelque lieu qu’ils se trouvent. Conv. de Vienne
7
Art. 25
L’Etat accréditaire accorde toutes facilités pour l’accomplissement des fonctions de
la mission.
Art. 26
Sous réserve de ses lois et règlements relatifs aux zones dont l’accès est interdit ou
réglementé pour des raisons de sécurité nationale, l’Etat accréditaire assure à tous les
membres de la mission la liberté de déplacement et de circulation sur son territoire.
Art. 27
1. L’Etat accréditaire permet et protège la libre communication de la mission pour
toutes fins officielles. En communiquant avec le gouvernement ainsi qu’avec les
autres missions et consulats de l’Etat accréditant, où qu’ils se trouvent, la mission
peut employer tous les moyens de communication appropriés, y compris les courriers diplomatiques et les messages en code ou en chiffre. Toutefois, la mission ne
peut installer et utiliser un poste émetteur de radio qu’avec l’assentiment de l’Etat
accréditaire.
2. La correspondance officielle de la mission est inviolable. L’expression «correspondance officielle» s’entend de toute la correspondance relative à la mission et à
ses fonctions.
3. La valise diplomatique ne doit être ni ouverte ni retenue.
4. Les colis constituant la valise diplomatique doivent porter des marques extérieures visibles de leur caractère et ne peuvent contenir que des documents diplomatiques ou des objets à usage officiel.
5. Le courrier diplomatique, qui doit être porteur d’un document officiel attestant sa
qualité et précisant le nombre de colis constituant la valise diplomatique, est, dans
l’exercice de ses fonctions, protégé par l’Etat accréditaire. Il jouit de l’inviolabilité
de sa personne et ne peut être soumis à aucune forme d’arrestation ou de détention.
6. L’Etat accréditant, ou la mission, peut nommer des courriers diplomatiques ad
hoc. Dans ce cas, les dispositions du présent article seront également
applicables, sous réserve que les immunités qui y sont mentionnées cesseront de
s’appliquer dès que le courrier aura remis au destinataire la valise diplomatique dont
il a la charge.
7. La valise diplomatique peut être confiée au commandant d’un aéronef commercial qui doit atterrir à un point d’entrée autorisé. Ce commandant doit être porteur
d’un document officiel indiquant le nombre de colis constituant la valise, mais il
n’est pas considéré comme un courrier diplomatique. La mission peut envoyer un de
ses membres prendre, directement et librement, possession de la valise diplomatique
des mains du commandant de l’aéronef.
Art. 28
Les droits et redevances perçus par la mission pour des actes officiels sont exempts
de tous impôts et taxes.
Art. 29
La personne de l’agent diplomatique est inviolable. Il ne peut être soumis à aucune
forme d’arrestation ou de détention. L’Etat accréditaire le traite avec le respect qui
lui est dû, et prend toutes mesures appropriées pour empêcher toute atteinte à sa personne, sa liberté et sa dignité.
Art. 30
1. La demeure privée de l’agent diplomatique jouit de la même inviolabilité et de la
même protection que des locaux de la mission.
2. Ses documents, sa correspondance et, sous réserve du par. 3 de l’art. 31, ses biens
jouissent également de l’inviolabilité.
Art. 31
1. L’agent diplomatique jouit de l’immunité de la juridiction pénale de l’Etat accré-
ditaire. Il jouit également de l’immunité de sa juridiction civile et administrative,
sauf s’il s’agit:
a. D’une action réelle concernant un immeuble privé situé sur le territoire de
l’Etat accréditaire, à moins que l’agent diplomatique ne le possède pour le
compte de l’Etat accréditant aux fins de la mission;
b. D’une action concernant une succession, dans laquelle l’agent diplomatique
figure comme exécuteur testamentaire, administrateur, héritier ou légataire, à
titre privé et non pas au nom de l’Etat accréditant;
c. D’une action concernant une activité professionnelle ou commerciale, quelle
qu’elle soit, exercée par l’agent diplomatique dans l’Etat accréditaire en
dehors de ses fonctions officielles.
2. L’agent diplomatique n’est pas obligé de donner son témoignage.
3. Aucune mesure d’exécution ne peut être prise à l’égard de l’agent diplomatique,
sauf dans les cas prévus aux al. a, b, et c du par. 1 du présent article, et pourvu que
l’exécution puisse se faire sans qu’il soit porté atteinte à l’inviolabilité de sa personne ou de sa demeure.
4. L’immunité de juridiction d’un agent diplomatique dans l’Etat accréditaire ne
saurait exempter cet agent de la juridiction de l’Etat accréditant.
Art. 32
1. L’Etat accréditant peut renoncer à l’immunité de juridiction des agents diplomatiques et des personnes qui bénéficient de l’immunité en vertu de l’art. 37.
2. La renonciation doit toujours être expresse.
3. Si un agent diplomatique ou une personne bénéficiant de l’immunité de juridiction en vertu de l’art. 37 engage une procédure, il n’est plus recevable à invoquer
l’immunité de juridiction à l’égard de toute demande reconventionnelle directement
liée à la demande principale.
4. La renonciation à l’immunité de juridiction pour une action civile ou administrative n’est pas censée impliquer la renonciation à l’immunité quant aux mesures
d’exécution du jugement, pour lesquelles une renonciation distincte est nécessaire.
Art. 33
1. Sous réserve des dispositions du par. 3 du présent article l’agent diplomatique est,
pour ce qui est des services rendus à l’Etat accréditant, exempté des dispositions de
sécurité sociale qui peuvent être en vigueur dans l’Etat accréditaire.
2. L’exemption prévue au par. 1 du présent article s’applique également aux domestiques privés qui sont au service exclusif de l’agent diplomatique, à condition:
a. Qu’ils ne soient pas ressortissants de l’Etat accréditaire ou n’y aient pas leur
résidence permanente;
b. Qu’ils soient soumis aux dispositions de sécurité sociale qui peuvent être en
vigueur dans l’Etat accréditant ou dans un Etat tiers.
3. L’agent diplomatique qui a à son service des personnes auxquelles l’exemption
prévue au par. 2 du présent article ne s’applique pas doit observer les obligations que
les dispositions de sécurité sociale de l’Etat accréditaire imposent à l’employeur.
4. L’exemption prévue aux par. 1 et 2 du présent article n’exclut pas la participation
volontaire au régime de sécurité sociale de l’Etat accréditaire pour autant qu’elle est
admise par cet Etat.
5. Les dispositions du présent article n’affectent pas les accords bilatéraux ou multilatéraux relatifs à la sécurité sociale qui ont été conclus antérieurement et elles
n’empêchent pas la conclusion ultérieure de tels accords.
Art. 34
L’agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels, nationaux, régionaux ou communaux, à l’exception:
a. Des impôts indirects d’une nature telle qu’ils sont normalement incorporés
dans le prix des marchandises ou des services;
b. Des impôts et taxes sur les biens immeubles privés situés sur le territoire de
l’Etat accréditaire, à moins que l’agent diplomatique ne les possède pour le
compte de l’Etat accréditant, aux fins de la mission;
c. Des droits de succession perçus par l’Etat accréditaire, sous réserve des dispositions du par. 4 de l’art. 39;
d. Des impôts et taxes sur les revenus privés qui ont leur source dans l’Etat
accréditaire et des impôts sur le capital prélevés sur les investissements effectués dans des entreprises commerciales situées dans l’Etat accréditaire; Relations diplomatiques
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e. Des impôts et taxes perçus en rémunération de services particuliers rendus;
f. Des droits d’enregistrement, de greffe, d’hypothèque et de timbre en ce qui
concerne les biens immobiliers, sous réserve des dispositions de l’art. 23.
Art. 35
L’Etat accréditaire doit exempter les agents diplomatiques de toute prestation personnelle, de tout service public de quelque nature qu’il soit et des charges militaires
telles que les réquisitions, contributions et logements militaires.
Art. 36
1. Suivant les dispositions législatives et réglementaires qu’il peut adopter, l’Etat
accréditaire accorde l’entrée et l’exemption de droits de douane, taxes et autres
redevances connexes autres que frais d’entreposage, de transport et frais afférents à
des services analogues sur:
a. Les objets destinés à l’usage officiel de la mission;
b. Les objets destinés à l’usage personnel de l’agent diplomatique ou des membres de sa famille qui font partie de son ménage, y compris les effets destinés à son installation.
2. L’agent diplomatique est exempté de l’inspection de son bagage personnel, à
moins qu’il n’existe des motifs sérieux de croire qu’il contient des objets ne bénéficiant pas des exemptions mentionnées au par. 1 du présent article, ou des objets dont
l’importation ou l’exportation est interdite par la législation ou soumise aux règlements de quarantaine de l’Etat accréditaire. En pareil cas, l’inspection ne doit se
faire qu’en présence de l’agent diplomatique ou de son représentant autorisé.
Art. 37
1. Les membres de la famille de l’agent diplomatique qui font partie de son ménage
bénéficient des privilèges et immunités mentionnés dans les art. 29 à 36, pourvu
qu’ils ne soient pas ressortissants de l’Etat accréditaire.
2. Les membres du personnel administratif et technique de la mission, ainsi que les
membres de leurs familles qui font partie de leurs ménages respectifs, bénéficient,
pourvu qu’ils ne soient pas ressortissants de l’Etat accréditaire ou n’y aient pas leur
résidence permanente, des privilèges et immunités mentionnés dans les art. 29 à 35,
sauf que l’immunité de la juridiction civile et administrative de l’Etat accréditaire
mentionnée au par. 1 de l’art. 31 ne s’applique pas aux actes accomplis en dehors de
l’exercice de leurs fonctions.
Ils bénéficient aussi des privilèges mentionnés au par. 1 de l’art. 36 pour ce qui est
des objets importés lors de leur première installation.
3. Les membres du personnel de service de la mission qui ne sont pas ressortissants
de l’Etat accréditaire ou n’y ont pas leur résidence permanente bénéficient de
l’immunité; pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions, et de
l’exemption des impôts et taxes sur les salaires qu’ils reçoivent du fait de leurs services, ainsi que de l’exemption prévue à l’art. 33.
4. Les domestiques privés des membres de la mission qui ne sont pas ressortissants
de l’Etat accréditaire ou n’y ont pas leur résidence permanente sont exemptés des
impôts et taxes sur les salaires qu’ils reçoivent du fait de leurs services. A tous autres
égards, ils ne bénéficient des privilèges et immunités que dans la mesure admise par
l’Etat accréditaire. Toutefois, l’Etat accréditaire doit exercer sa juridiction sur ces
personnes de façon à ne pas entraver d’une manière excessive l’accomplissement
des fonctions de la mission.
Art. 38
1. A moins que des privilèges et immunités supplémentaires n’aient été accordés par
l’Etat accréditaire, l’agent diplomatique qui a la nationalité de l’Etat accréditaire ou
y a sa résidence permanente ne bénéficie de l’immunité de juridiction et de
l’inviolabilité que pour les actes officiels accomplis dans l’exercice de ses fonctions.
2. Les autres membres du personnel de la mission et les domestiques privés qui sont
ressortissants de l’Etat accréditaire ou qui y ont leur résidence permanente ne béné-
ficient des privilèges et immunités que dans la mesure où cet Etat les leur reconnaît.
Toutefois, l’Etat accréditaire doit exercer sa juridiction sur ces personnes de façon à
ne pas entraver d’une manière excessive l’accomplissement des fonctions de la mission.
Art. 39
1. Toute personne ayant droit aux privilèges et immunités en bénéficie dès qu’elle
pénètre sur le territoire de l’Etat accréditaire pour gagner son poste ou, si elle se
trouve déjà sur ce territoire, dès que sa nomination a été notifiée au Ministère des
Affaires étrangères ou à tel autre ministère dont il aura été convenu.
2. Lorsque les fonctions d’une personne bénéficiant des privilèges et immunités
prennent fin, ces privilèges et immunités cessent normalement au moment où cette
personne quitte le pays, ou à l’expiration d’un délai raisonnable qui lui aura été accordé à cette fin, mais ils subsistent jusqu’à ce moment, même en cas de conflit
armé. Toutefois, l’immunité subsiste en ce qui concerne les actes accomplis par cette
personne dans l’exercice de ses fonctions comme membre de la mission.
3. En cas de décès d’un membre de la mission, les membres de sa famille continuent
de jouir des privilèges et immunités dont ils bénéficient, jusqu’à l’expiration d’un
délai raisonnable leur permettant de quitter le territoire de l’Etat accréditaire.
4. En cas de décès d’un membre de la mission qui n’est pas ressortissant de l’Etat
accréditaire ou n’y a pas sa résidence permanente ou d’un membre de sa famille qui
fait partie de son ménage, l’Etat accréditaire permet le retrait des biens meubles du
défunt, à l’exception de ceux qui auront été acquis dans le pays et qui font l’objet
d’une prohibition d’exportation au moment de son décès. Il ne sera pas prélevé de
droits de succession sur les biens meubles dont la présence dans l’Etat accréditaire
était due uniquement à la présence dans cet Etat du défunt en tant que membre de la
mission ou membre de la famille d’un membre de la mission.
Art. 40
1. Si l’agent diplomatique traverse le territoire ou se trouve sur le territoire d’un Etat
tiers, qui lui a accordé un visa de passeport au cas où ce visa est requis, pour aller
assumer ses fonctions ou rejoindre son poste, ou pour rentrer dans son pays, l’Etat
tiers lui accordera l’inviolabilité et toutes autres immunités nécessaires pour permettre son passage ou son retour. Il fera de même pour les membres de sa famille béné-
ficiant des privilèges et immunités qui accompagnent l’agent diplomatique ou qui
voyagent séparément pour le rejoindre ou pour rentrer dans leur pays.
2. Dans des conditions similaires à celles qui sont prévues du présent
article, les Etats tiers ne doivent pas entraver le passage sur leur territoire des membres du personnel administratif et technique ou de service de la mission et des membres de leur famille.
3. Les Etats tiers accordent à la correspondance et aux autres communications officielles en transit, y compris les messages en code ou en chiffre, la même liberté et
protection que l’Etat accréditaire. Ils accordent aux courriers diplomatiques, auxquels un visa de passeport a été accordé si ce visa était requis, et aux valises diplomatiques en transit la même inviolabilité et la même protection que l’Etat accréditaire est tenu de leur accorder.
4. Les obligations des Etats tiers en vertu des par. 1, 2 et 3 du présent article s’appliquent également aux personnes respectivement mentionnées dans ces paragraphes,
ainsi qu’aux communications officielles et aux valises diplomatiques lorsque leur
présence sur le territoire de l’Etat tiers est due à la force majeure.
Art. 41
1. Sans préjudice de leurs privilèges et immunités, toutes les personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités ont le devoir de respecter les lois et règlements
de l’Etat accréditaire. Elles ont également le devoir de ne pas s’immiscer dans les
affaires intérieures de cet Etat.
2. Toutes les affaires officielles traitées avec l’Etat accréditaire, confiées à la mission par l’Etat accréditant, doivent être traitées avec le Ministère des Affaires étrangères de l’Etat accréditaire ou par son intermédiaire, ou avec tel autre ministère dont
il aura été convenu.
3. Les locaux de la mission ne seront pas utilisés d’une manière incompatible avec
les fonctions de la mission telles qu’elles sont énoncées dans la présente Convention,
ou dans d’autres règles du droit international général, ou dans les accords particuliers en vigueur entre l’Etat accréditant et l’Etat accréditaire.
Art. 42
L’agent diplomatique n’exercera pas dans l’Etat accréditaire une activité professionnelle ou commerciale en vue d’un gain personnel.
Art. 43
Les fonctions d’un agent diplomatique prennent fin notamment:
a. Par la notification de l’Etat accréditant à l’Etat accréditaire que les fonctions
de l’agent diplomatique ont pris fin;
b. Par la notification de l’Etat accréditaire à l’Etat accréditant que, conformé-
ment au par. 2 de l’art. 9, cet Etat refuse de reconnaître l’agent diplomatique
comme membre de la mission.
Art. 44
L’Etat accréditaire doit, même en cas de conflit armé, accorder des facilités pour
permettre aux personnes bénéficiant des privilèges et immunités, autres que les ressortissants de l’Etat accréditaire, ainsi qu’aux membres de la famille de ces personnes, quelle que soit leur nationalité, de quitter son territoire dans les meilleurs délais.
Il doit en particulier, si besoin est, mettre à leur disposition les moyens de transport
nécessaires pour eux-mêmes et pour leurs biens.
Art. 45
En cas de rupture des relations diplomatiques entre deux Etats, ou si une mission est
rappelée définitivement ou temporairement:
a. L’Etat accréditaire est tenu, même en cas de conflit armé, de respecter et de
protéger les locaux de la mission, ainsi que ses biens et ses archives;
b. L’Etat accréditant peut confier la garde des locaux de la mission, avec les
biens qui s’y trouvent, ainsi que les archives, à un Etat tiers acceptable pour
l’Etat accréditaire;
Art. 46
Avec le consentement préalable de l’Etat accréditaire, et sur demande d’un Etat tiers
non représenté dans cet Etat, l’Etat accréditant peut assumer la protection temporaire
des intérêts de l’Etat tiers et de ses ressortissants.
Art. 47
1. En appliquant les dispositions de la présente Convention, l’Etat accréditaire ne
fera pas de discrimination entre les Etats.
2. Toutefois, ne seront pas considérés comme discriminatoires:
a Le fait pour l’Etat accréditaire d’appliquer restrictivement l’une des dispositions de la présente Convention parce qu’elle est ainsi appliquée à sa mission
dans l’Etat accréditant;
b. Le fait pour des Etats de se faire mutuellement bénéficier, par coutume ou
par voie d’accord, d’un traitement plus favorable que ne le requièrent les
dispositions de la présente Convention.
Art. 48
La présente Convention sera ouverte à la signature de tous les Etats membres de
l’Organisation des Nations Unies ou d’une institution spécialisée, ainsi que de tout
Etat partie au Statut de la Cour internationale de Justice
et de tout autre Etat invité
par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies à devenir partie à la
Convention, de la manière suivante: jusqu’au 31 octobre 1961, au Ministère fédéral
des Affaires étrangères d’Autriche et ensuite, jusqu’au 31 mars 1962, au Siège de
l’Organisation des Nations Unies à New York.
Art. 49
La présente Convention sera ratifiée. Les instruments de ratification seront déposés
auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
Art. 50
La présente Convention restera ouverte à l’adhésion de tout Etat appartenant à l’une
des quatre catégories mentionnées à l’art. 48. Les instruments d’adhésion seront
déposés auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
Art. 51
1. La présente Convention entrera en vigueur le trentième jour qui suivra la date du
dépôt auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies du vingtdeuxième instrument de ratification ou d’adhésion.
2. Pour chacun des Etats qui ratifieront la Convention ou y adhéreront après le dépôt
du vingt-deuxième instrument de ratification ou d’adhésion, la Convention entrera
en vigueur le trentième jour après le dépôt par cet Etat de son instrument de ratification ou d’adhésion.
Art. 52
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies notifiera à tous les Etats
appartenant à l’une des quatre catégories mentionnées à l’art. 48:
a. Les signatures apposées à la présente Convention et le dépôt des instruments
de ratification ou d’adhésion, conformément aux art. 48, 49 et 50
b. La date à laquelle la présente Convention entrera en vigueur, conformément
à l’art. 51.
Art. 53
L’original de la présente Convention, dont les textes anglais, chinois, espagnol,
français et russe font également foi, sera déposé auprès du Secrétaire général de
l’Organisation des Nations Unies, qui en fera tenir copie certifiée conforme à tous
les Etats appartenants à l’une des quatre catégories mentionnées à l’art. 48.
En foi de quoi, les plénipotentiaires soussignés, dûment autorisés par leurs gouvernements respectifs, ont signé la présente Convention.
Fait à Vienne, le dix-huit avril mil neuf cent soixante et un.
Champ d’application le 26 mai 2009
Etats parties Ratification-
Adhésion
Déclaration de
succession -
Entrée en vigueur
Afghanistan - 6 octobre 1965 - 5 novembre 1965
Afrique du Sud -21 août 1989 -20 septembre 1989
Albanie - 8 février 1988 - 9 mars 1988
Algérie -14 avril 1964 - 14 mai 1964
Allemagne -11 novembre 1964 - 11 décembre 1964
Andorre - 3 juillet 1996 - 2 août 1996
Angola - 9 août 1990 - 8 septembre 1990
Arabie Saoudite- 10 février 1981 - 12 mars 1981
Argentine -10 octobre 1963 -24 avril 1964
Arménie - 23 juin 1993 - 23 juillet 1993
Australie - 26 janvier 1968 - 25 février 1968
Autriche - 28 avril 1966 - 28 mai 1966
Azerbaïdjan -13 août 1992 - 12 septembre 1992
Bahamas - 17 mars 1977 - 10 juillet 1973
Bahreïn - 2 novembre 1971 - 2 décembre 1971
Bangladesh -13 janvier 1978 - 26 mars 1971
Barbade - 6 mai 1968 - 30 novembre 1966
Bélarus - 14 mai 1964 - 13 juin 1964
Belgique - 2 mai 1968 -1er
juin 1968
Belize - 30 novembre 2000 - 30 décembre 2000
Bénin - 27 mars 1967 - 26 avril 1967
Bhoutan - 7 décembre 1972 - 6 janvier 1973
Bolivie - 28 décembre 1977 - 27 janvier 1978
Bosnie et Herzégovine - 1er
septembre 1993 - 6 mars 1992
Botswana - 11 avril 1969 - 11 mai 1969
Brésil - 25 mars 1965 - 24 avril 1965
Bulgarie - 17 janvier 1968 - 16 février 1968
Burkina Faso - 4 mai 1987 - 3 juin 1987
Burundi -1er
mai 1968 - 31 mai 1968
Cambodge - 31 août 1965 - 30 septembre 1965
Cameroun - 4 mars 1977 - 3 avril 1977
Canada - 26 mai 1966 - 25 juin 1966
Cap-Vert - 30 juillet 1979 - 29 août 1979
Chili - 9 janvier 1968 - 8 février 1968
Chine - 25 novembre 1975 - 25 décembre 1975
Chine (Taiwan) - 19 décembre 1969 - 18 janvier 1970
Chypre - 10 septembre 1968 - 10 octobre 1968
Colombie - 5 avril 1973 - 5 mai 1973
Comores - 27 septembre 2004 - 27 octobre 2004
Congo (Brazzaville) -11 mars 1963 -24 avril 1964
Congo (Kinshasa) -19 juillet 1965 - 18 août 1965
Corée (Nord) - 29 octobre 1980 - 28 novembre 1980
Corée (Sud) - 28 décembre 1970 - 27 janvier 1971
Costa Rica - 9 novembre 1964 - 9 décembre 1964
Côte d’Ivoire - 1er
octobre 1962 - 24 avril 1964
Croatie - 12 octobre 1992 - 8 octobre 1991
Cuba - 26 septembre 1963 - 24 avril 1964
Danemark - 2 octobre 1968 1er -
novembre 1968
Djibouti - 2 novembre 1978 - 2 décembre 1978
Dominique - 24 novembre 1987 - 3 novembre 1978
Egypte - 9 juin 1964 - 9 juillet 1964
El Salvador - 9 décembre 1965 - 8 janvier 1966
Emirats arabes unis - 24 février 1977 - 26 mars 1977
Par Freddy Mulongo,
samedi 1 janvier 2011 à 19:39 ::radio
Qui sont les conseillers de Joseph Kabila ? Qui lui écrivent ses discours ? Le message de voeux de Joseph Kabila aux Congolais à l'occasion du nouvel an 2011, parait soporifique, lénifiant qui ne tient pas compte de vraies préoccupations de Congolais. L'année 2011 est une année électorale en République démocratique du Congo, mettre à jour le fichier électoral n'a rien a voir avec le recensement de la population congolaise. Le dernier recensement date de 1984 et les Congolais n'ont toujours pas de carte d'identité malgré les 10 de Joseph Kabila ! Au lieu de mettre en exergue: "Le bilan de nos cinquante années d'indépendance est pour le moins mitigé", Joseph Kabila qu'a-t-il fait de la République démocratique du Congo ? "En tant que peuple 2010 nous a cependant offert d’amples raisons d’être fiers et d’espérer en un avenir meilleur." Avec Joseph Kabila, le Congo est devenu la capitale mondiale du viol, les atteintes aux droits de l'homme, les assassinats de Floribert Chebeya et Fidele Bazana Edadi, son chauffeur, Armand Tungulu et tous les anonymes... Joseph Kabila est content que le Congo ait " Atteint le point d'achèvement de l'initiative PPTE". Le Congo avec toutes ses ressources mérite-t-il de figurer parmi "Les Pays Pauvres Très endettés et quémander l'aide du FMI et de la Banque Mondiale ? Joseph exalte "Noël a été célébré dans le silence total des armes, aucun coup de feu n’ayant été tiré sur l’ensemble du territoire national." Comme si une année se compte en un seul jour: le 25 décembre ! A-t-il au moins poser la question aux populations de l'Est de la RDC pour s'extasier ainsi !
Joseph Kabila au Palais de la Nation. Photo Réveil-FM, archives
Voici le message de nouvel an 2011 de Joseph Kabila:
Mes chers compatriotes,
Les fêtes de fin d’année me donnent, une fois encore, l’occasion de vous rendre visite dans vos foyers.
En plus des vœux de bonne santé, de prospérité et de bonheur que je formule pour chacune et chacun de vous, je vous apporte le salut fraternel de vos frères et sœurs des quatre coins de la République que j’ai récemment rencontrés au cours de mon itinérance à travers le territoire national. A cette occasion, j’ai beaucoup vu, entendu et écouté.
Avec les uns et les autres, citadins et ruraux, j’ai pu évaluer l’état de la nation, au terme de cinquante ans d’indépendance et à la lueur aussi bien des aspirations légitimes de notre peuple que des progrès enregistrés dans nos efforts de réhabilitation de l’Etat et de reconstruction du pays au cours de l’année qui s’achève.
Que conclure de cette évaluation, étant entendu que dans toute entreprise d’importance vitale, l’évaluation, quel qu’en soit le résultat, n’a de véritable utilité que si elle éclaire les choix à venir et galvanise les esprits ?
Mes chers compatriotes,
Le bilan de nos cinquante années d’indépendance est pour le moins mitigé. Nous aurions dû et nous aurions pu certainement mieux faire.
En tant que peuple 2010 nous a cependant offert d’amples raisons d’être fiers et d’espérer en un avenir meilleur.
Pour notre pays, les douze derniers mois ont en effet été singuliers, de par la qualité et la richesse des événements qui les ont jalonnés. Dans tous les domaines, les fondamentaux sont aujourd’hui en place. Globalement, les perspectives de développement du pays n’ont jamais été aussi bonnes.
A titre d’exemple, la paix s’est davantage consolidée, au point que pour la première fois depuis plus ou moins quinze ans, Noël a été célébré dans le silence total des armes, aucun coup de feu n’ayant été tiré sur l’ensemble du territoire national.
Sur le plan économique, l’horizon s’est éclairci avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, l’annulation d’une part importante de notre dette extérieure, la conclusion du processus de « re-visitation » des contrats miniers et la promulgation des textes législatifs et réglementaires, ainsi que des décisions portant assainissement du climat des affaires et de l’appareil judiciaire.
Au volet de la reconstruction des infrastructures, l’accélération des travaux, annoncée en début d’année, a effectivement eu lieu, produisant des résultats tangibles et visibles en termes de modernisation de la voirie urbaine, particulièrement à Kinshasa ; de réouverture de plusieurs axes routiers d’importance nationale longtemps laissés à l’abandon ; d’asphaltage de centaines de kilomètres de routes ; de construction/réhabilitation de ponts et de mise en service de bacs.
Dans la perspective d’une plus grande sécurité alimentaire et en vue d’infléchir, à terme, le coût du panier de la ménagère, la relance de la production agricole a réellement commencé avec la mise en service de milliers de tracteurs et la réhabilitation de fermes agricoles pilotes.
Au plan de la politique intérieure et extérieure, des avancées notables ont été enregistrées. C’est le cas de l’organisation des prochaines élections générales, avec le démarrage de la mise à jour du fichier électoral. C’est aussi celui de la restauration de notre diplomatie avec la tenue, il y a peu, de la Conférence diplomatique.
Mes chers compatriotes,
Au moment où commence, pour elle, la première année d’un nouveau cycle de cinquante ans de vie, la République Démocratique du Congo est plus que jamais une réalité vivante et incontestable, une terre d’opportunités résolument engagée sur la voie du grand destin qui est inscrit dans ses gênes. Néanmoins, pour nous tous qui aimons notre pays, l’heure du repos n’a pas encore sonné. Bien au contraire, pour que s’affirme sa grandeur, le Congo nous invite à redoubler d’efforts. Un sursaut national, une mobilisation totale s’imposent !
Il nous faut en effet, avec l’implication sincère de tous, relever quatre défis, à savoir :
- préserver à tout prix les acquis, au premier rang desquels la paix et l’Etat de droit ;
- capitaliser les sacrifices et investissements consentis pour stabiliser le cadre macro-économique et relancer la croissance ;
- poursuivre sans relâche la lutte contre les anti-valeurs ;
- continuer activement la reconstruction du pays, une entreprise patriotique et non partisane.
C’est dans cet esprit que nous devons affronter les échéances, y compris politiques, de l’année qui s’annonce. C’est à ce prix que nous ferons de 2011 une année de progrès dans la réalisation des aspirations de nos populations, une année digne des annales de notre histoire, une année mémorable pour notre progéniture.
Dans cette perspective, sachant que, comme moi, vous avez la passion de notre pays, je ne doute pas de la contribution de chacun de vous.
Pour ma part, je mesure ma responsabilité en tant que Chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions. J’entends assumer cette responsabilité sans aucune concession.
A cet effet, dans mon dernier discours sur l’état de la nation, j’ai indiqué les nouvelles initiatives que nous allons prendre dès le mois prochain, afin de consolider davantage notre souveraineté, de réduire la pauvreté, et partant la fracture sociale, de rendre effective la solidarité nationale, d’améliorer le vécu quotidien des populations et de permettre aussi bien l’épanouissement individuel des citoyens que le développement durable du pays.
En complément, je prendrai très bientôt d’autres décisions, en vue d’une plus grande efficacité de l’action collective et pour le seul bien des Congolais.
Mes meilleurs vœux à tous !
A vous, mes compatriotes présents au pays ou temporairement éloignés de celui-ci ; à vous aussi, ressortissants d’autres pays qui avez choisi d’élire domicile en République Démocratique du Congo ;
Bonne et heureuse année 2011 !
Message de voeux pour satisfaire et attirer les investisseurs étrangers pas tellement pour rassurer les Congolais. Pour fuir la réalité ambiante morose, Joseph Kabila s'est placé au bilan du cinquantenaire, il aurait pu axé son discours en répondant aux questions suivantes no exhaustives: Depuis 10 ans que je dirige le Congo:
Droits et libertés fondamentaux des Congolais
-Avons-nous mieux protégé nos concitoyens que sous la colonisation, les libertés individuelles et préservé le citoyen de l'arbitraire étatique ?
-Nos médias, nos journalistes même coupagistes sont-ils libres ?
-Avons-nous donné un meilleur enseignement à nos enfants ?
-Notre armée, notre police protègent-elles mieux les citoyens ?
Avons-nous exigé des gardiens de la paix et des agents de l'ordre, le respect du citoyen ?
-Avons-nous humanisé les conditions de détention de nos délinquants et favorisé leur insertion dans la communauté ?
L'administration congolaise sert-elle mieux le public congolais et les étrangers qui résident dans notre pays ?
Droits sociaux
-Les syndicalistes congolais défendent -ils mieux nos travailleurs ?
-Avons-nous donné aux travailleurs congolais et à nos paysans de meilleurs conditions de vie ?
-Avons-nous construit des habitations plus décentes et donné à chacun un toit pour dormir ?
-Avons-nous donné à chaque citoyen en âge de travailler un emploi ?
-Avons-nous crée de nouvelles crèches et des terrains de jeux pour nos enfants ?
-Avons-nous augmenté le nombre de lits de nos hôpitaux et de nos maternités ?
-Dans nos pharmacies, les médicaments sont-ils plus nombreux et plus accessibles à toutes les bourses ?
-Le nombre de nos médecins, de nos assistants médicaux, de nos infirmiers a-t-il- suivi l'augmentation de la population ?
-L'encadrement rural est-il aujourd'hui plus dense et plus efficient ?
-Avons-nous amélioré les conditions de logements dans nos villes ?
-Avons-nous amélioré et maintenu l'hygiène et la salubrité de nos centres urbains ?
-Le nombre de nos taudis est-il en régression ?
Du civisme !
Le pouvoir des Joséphistes a-t-il donné plus de responsabilités aux régions et aux citoyens ?
-Quelle a été, après cinquante ans d'indépendance, notre contribution à la construction d'un monde plus juste et à la marche du progrès ?
- De quel apport intellectuel nouveau les Congolais ont enrichi ces cing dernières décénnies le patrimoine culturel national et universel ?
De l'économie nationale
-Avons-nous consolidé notre indépendance politique par des conquêtes économiques ?
-Avons-nous développé les échanges entre les différentes provinces de notre pays ?
-Nous sommes-nous engagés dans un processus de construction d'une économie intégrée et d'un véritable marché national répondant aux besoins de la majorité de nos populations ?
-Avons-nous réorienté les structures économiques héritées de la colonisation en fonction des véritables besoins de populations congolaises ?
-Avons-nous attenué le poids excessif de certains produits miniers dans notre économie ?
-Avons-nous sauvegardé la valeur de notre monnaie, le franc congolais et augmenté nos réserves de change ?
-L'endettement de notre pays a-t-il eu réellement pour contre-partie l'équipement utile de la République ?
De la maîtrise de la science et des technologies modernes
-Nos universités et nos centres de recherche ont-ils maintenu et amélioré le haut niveau de la qualité de leur enseignement ?
L'enseignement que nos écoles délivrent correspond-il aux besoins de notre société et aux exigences du développement ?
-Avons-nous revalorisé l'héritage de la pharmacopée et de la médecine traditionnelles ?
-Avons-nous introduit des facteurs de progrès (eau, électricité, santé...) dans nos campagnes ?
-Avons-nous amélioré nos méthodes de cultures et les rendements de notre agriculture ?
-Avons-nous mieux préparé nos enfants à maîtriser les techniques modernes qui conditionnent le développement ?