Joseph Kabila à la nation à l’occasion du nouvel an 2011, message soporifique et lénifiant !
Par Freddy Mulongo, samedi 1 janvier 2011 à 19:39 :: radio :: #1210 :: rss

Joseph Kabila au Palais de la Nation. Photo Réveil-FM, archives
Voici le message de nouvel an 2011 de Joseph Kabila:
Mes chers compatriotes,
Les fêtes de fin d’année me donnent, une fois encore, l’occasion de vous rendre visite dans vos foyers. En plus des vœux de bonne santé, de prospérité et de bonheur que je formule pour chacune et chacun de vous, je vous apporte le salut fraternel de vos frères et sœurs des quatre coins de la République que j’ai récemment rencontrés au cours de mon itinérance à travers le territoire national. A cette occasion, j’ai beaucoup vu, entendu et écouté. Avec les uns et les autres, citadins et ruraux, j’ai pu évaluer l’état de la nation, au terme de cinquante ans d’indépendance et à la lueur aussi bien des aspirations légitimes de notre peuple que des progrès enregistrés dans nos efforts de réhabilitation de l’Etat et de reconstruction du pays au cours de l’année qui s’achève.
Que conclure de cette évaluation, étant entendu que dans toute entreprise d’importance vitale, l’évaluation, quel qu’en soit le résultat, n’a de véritable utilité que si elle éclaire les choix à venir et galvanise les esprits ?
Mes chers compatriotes,
Le bilan de nos cinquante années d’indépendance est pour le moins mitigé. Nous aurions dû et nous aurions pu certainement mieux faire. En tant que peuple 2010 nous a cependant offert d’amples raisons d’être fiers et d’espérer en un avenir meilleur.
Pour notre pays, les douze derniers mois ont en effet été singuliers, de par la qualité et la richesse des événements qui les ont jalonnés. Dans tous les domaines, les fondamentaux sont aujourd’hui en place. Globalement, les perspectives de développement du pays n’ont jamais été aussi bonnes.
A titre d’exemple, la paix s’est davantage consolidée, au point que pour la première fois depuis plus ou moins quinze ans, Noël a été célébré dans le silence total des armes, aucun coup de feu n’ayant été tiré sur l’ensemble du territoire national.
Sur le plan économique, l’horizon s’est éclairci avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, l’annulation d’une part importante de notre dette extérieure, la conclusion du processus de « re-visitation » des contrats miniers et la promulgation des textes législatifs et réglementaires, ainsi que des décisions portant assainissement du climat des affaires et de l’appareil judiciaire.
Au volet de la reconstruction des infrastructures, l’accélération des travaux, annoncée en début d’année, a effectivement eu lieu, produisant des résultats tangibles et visibles en termes de modernisation de la voirie urbaine, particulièrement à Kinshasa ; de réouverture de plusieurs axes routiers d’importance nationale longtemps laissés à l’abandon ; d’asphaltage de centaines de kilomètres de routes ; de construction/réhabilitation de ponts et de mise en service de bacs.
Dans la perspective d’une plus grande sécurité alimentaire et en vue d’infléchir, à terme, le coût du panier de la ménagère, la relance de la production agricole a réellement commencé avec la mise en service de milliers de tracteurs et la réhabilitation de fermes agricoles pilotes.
Au plan de la politique intérieure et extérieure, des avancées notables ont été enregistrées. C’est le cas de l’organisation des prochaines élections générales, avec le démarrage de la mise à jour du fichier électoral. C’est aussi celui de la restauration de notre diplomatie avec la tenue, il y a peu, de la Conférence diplomatique.
Mes chers compatriotes,
Au moment où commence, pour elle, la première année d’un nouveau cycle de cinquante ans de vie, la République Démocratique du Congo est plus que jamais une réalité vivante et incontestable, une terre d’opportunités résolument engagée sur la voie du grand destin qui est inscrit dans ses gênes. Néanmoins, pour nous tous qui aimons notre pays, l’heure du repos n’a pas encore sonné. Bien au contraire, pour que s’affirme sa grandeur, le Congo nous invite à redoubler d’efforts. Un sursaut national, une mobilisation totale s’imposent ! Il nous faut en effet, avec l’implication sincère de tous, relever quatre défis, à savoir :
- préserver à tout prix les acquis, au premier rang desquels la paix et l’Etat de droit ;
- capitaliser les sacrifices et investissements consentis pour stabiliser le cadre macro-économique et relancer la croissance ;
- poursuivre sans relâche la lutte contre les anti-valeurs ;
- continuer activement la reconstruction du pays, une entreprise patriotique et non partisane.
C’est dans cet esprit que nous devons affronter les échéances, y compris politiques, de l’année qui s’annonce. C’est à ce prix que nous ferons de 2011 une année de progrès dans la réalisation des aspirations de nos populations, une année digne des annales de notre histoire, une année mémorable pour notre progéniture.
Dans cette perspective, sachant que, comme moi, vous avez la passion de notre pays, je ne doute pas de la contribution de chacun de vous. Pour ma part, je mesure ma responsabilité en tant que Chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions. J’entends assumer cette responsabilité sans aucune concession.
A cet effet, dans mon dernier discours sur l’état de la nation, j’ai indiqué les nouvelles initiatives que nous allons prendre dès le mois prochain, afin de consolider davantage notre souveraineté, de réduire la pauvreté, et partant la fracture sociale, de rendre effective la solidarité nationale, d’améliorer le vécu quotidien des populations et de permettre aussi bien l’épanouissement individuel des citoyens que le développement durable du pays.
En complément, je prendrai très bientôt d’autres décisions, en vue d’une plus grande efficacité de l’action collective et pour le seul bien des Congolais.
Mes meilleurs vœux à tous !
A vous, mes compatriotes présents au pays ou temporairement éloignés de celui-ci ; à vous aussi, ressortissants d’autres pays qui avez choisi d’élire domicile en République Démocratique du Congo ;
Bonne et heureuse année 2011 !
Message de voeux pour satisfaire et attirer les investisseurs étrangers pas tellement pour rassurer les Congolais. Pour fuir la réalité ambiante morose, Joseph Kabila s'est placé au bilan du cinquantenaire, il aurait pu axé son discours en répondant aux questions suivantes no exhaustives: Depuis 10 ans que je dirige le Congo:
Droits et libertés fondamentaux des Congolais
-Avons-nous mieux protégé nos concitoyens que sous la colonisation, les libertés individuelles et préservé le citoyen de l'arbitraire étatique ?
-Nos médias, nos journalistes même coupagistes sont-ils libres ?
-Avons-nous donné un meilleur enseignement à nos enfants ?
-Notre armée, notre police protègent-elles mieux les citoyens ?
Avons-nous exigé des gardiens de la paix et des agents de l'ordre, le respect du citoyen ?
-Avons-nous humanisé les conditions de détention de nos délinquants et favorisé leur insertion dans la communauté ?
L'administration congolaise sert-elle mieux le public congolais et les étrangers qui résident dans notre pays ?
Droits sociaux
-Les syndicalistes congolais défendent -ils mieux nos travailleurs ?
-Avons-nous donné aux travailleurs congolais et à nos paysans de meilleurs conditions de vie ?
-Avons-nous construit des habitations plus décentes et donné à chacun un toit pour dormir ?
-Avons-nous donné à chaque citoyen en âge de travailler un emploi ?
-Avons-nous crée de nouvelles crèches et des terrains de jeux pour nos enfants ?
-Avons-nous augmenté le nombre de lits de nos hôpitaux et de nos maternités ?
-Dans nos pharmacies, les médicaments sont-ils plus nombreux et plus accessibles à toutes les bourses ?
-Le nombre de nos médecins, de nos assistants médicaux, de nos infirmiers a-t-il- suivi l'augmentation de la population ?
-L'encadrement rural est-il aujourd'hui plus dense et plus efficient ?
-Avons-nous amélioré les conditions de logements dans nos villes ?
-Avons-nous amélioré et maintenu l'hygiène et la salubrité de nos centres urbains ?
-Le nombre de nos taudis est-il en régression ?
Du civisme !
Le pouvoir des Joséphistes a-t-il donné plus de responsabilités aux régions et aux citoyens ?
-Les joséphistes ont-ils mieux protégé notre faune et notre flore ?
-Quelle a été, après cinquante ans d'indépendance, notre contribution à la construction d'un monde plus juste et à la marche du progrès ?
- De quel apport intellectuel nouveau les Congolais ont enrichi ces cing dernières décénnies le patrimoine culturel national et universel ?
De l'économie nationale
-Avons-nous consolidé notre indépendance politique par des conquêtes économiques ?
-Avons-nous développé les échanges entre les différentes provinces de notre pays ?
-Nous sommes-nous engagés dans un processus de construction d'une économie intégrée et d'un véritable marché national répondant aux besoins de la majorité de nos populations ?
-Avons-nous réorienté les structures économiques héritées de la colonisation en fonction des véritables besoins de populations congolaises ?
-Avons-nous attenué le poids excessif de certains produits miniers dans notre économie ?
-Avons-nous sauvegardé la valeur de notre monnaie, le franc congolais et augmenté nos réserves de change ?
-L'endettement de notre pays a-t-il eu réellement pour contre-partie l'équipement utile de la République ?
De la maîtrise de la science et des technologies modernes
-Nos universités et nos centres de recherche ont-ils maintenu et amélioré le haut niveau de la qualité de leur enseignement ?
L'enseignement que nos écoles délivrent correspond-il aux besoins de notre société et aux exigences du développement ?
-Avons-nous revalorisé l'héritage de la pharmacopée et de la médecine traditionnelles ?
-Avons-nous introduit des facteurs de progrès (eau, électricité, santé...) dans nos campagnes ?
-Avons-nous amélioré nos méthodes de cultures et les rendements de notre agriculture ?
-Avons-nous mieux préparé nos enfants à maîtriser les techniques modernes qui conditionnent le développement ?
-Avons-nous réduit notre dépendance technologique ?
>Le message de nouvel doit répondre aux attentes et aspirations de la population, montrer la vision que l'on incarne et le cap qu'on voudrait atteindre. Le message de Joka est un enfumage du peuple congolais. On y apprend pas grand chose. Joseph Kabila a même évité de citer le mot magique: "Les 5 chantiers", c'est tout dire !


Commentaires
1. Le dimanche 2 janvier 2011 à 01:05, par kalala
2. Le dimanche 2 janvier 2011 à 12:13, par Afred kisoka
3. Le dimanche 2 janvier 2011 à 15:12, par Miso Nga
4. Le lundi 3 janvier 2011 à 18:28, par Ray
5. Le mardi 4 janvier 2011 à 08:24, par Afred Kisoka
6. Le mardi 4 janvier 2011 à 15:04, par Ray
7. Le mercredi 5 janvier 2011 à 08:12, par Afred
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