La communauté internationale et le pillage de l’Afrique
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi, vendredi 14 janvier 2011 à 13:56 :: liens :: #1233 :: rss
Côte d'Ivoire, Messieurs Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouatarra
Après des longues luttes pendant des siècles, les esclaves outre atlantique se sont libérés de cette ignoble humiliation et traitement, il y a moins de 50 ans aujourd’hui et continuent toujours de lutter pour que cette libération soit totale en Amérique.
Des Africains qui avaient compris que le colonialisme qui a remplacé l’esclavagisme outre atlantique sur leur propre sol, était beaucoup plus exploiteur de leurs immenses richesses naturelles que d’être exploité physiquement en Amérique, se sont battus contre ce régime colonial en pleine implantation en Afrique dès le début du 20ème siècle.
Simon Kimbangu déclara en 1921 : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.
Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !
Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !
Ruben Um Nyobé déclara en 1955 :Nous sommes contre les colonialistes et leurs hommes de main, qu’ils soient blancs, noirs ou jaunes, et nous sommes les alliés de tous les partisans du droit des peuples et nations à disposer d’eux-mêmes, sans considération de couleur.
Kwame Nkrumah déclara en 1957 : aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.
Patrice Lumumba déclara en 1960 : Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis.
La majorité des Africains n’ont encore rien compris de la grande lutte de leurs nombreux leaders patriotiques tombés sur divers champs de bataille pendant les colonisations et après les indépendances jusqu’au 16 janvier 2001 à Kinshasa.
Aujourd’hui avec le dernier partisan des indépendances africaines des années 50, Robert Mugabe, qui n’a jamais été raciste, mais défenseur de la souveraineté africaine sans discrimination raciale pour l’intérêt de l’humanité sur le sol africain et Laurent Gbagbo l’incontestable avant dernier héritier de ce baroud d’honneur africain, sont diabolisés par la communauté internationale regroupant moins de quatre pouvoirs occidentaux (les Etats-Unis, l’Angleterre et la France) et leur chien de garde avec la seule force de mordre tout leader africain qui lutte pour reconquérir la vraie indépendance africaine, cette ONU qui, en réalité, c’est l’ORGANISATION NON UTILE pour le peuple africain, et même le monde entier excepté ces trois maîtres cités ci-haut.
La légitimité africaine se décide définitivement à cet instant en Côte d’Ivoire ou cette communauté internationale s’est déshabillée publiquement en préparant leur tricherie de la soi-disant élection depuis des longues dates pour placer leur marionnette à la tête des pillages de l’Afrique de l’Ouest au nom de la démocratie financée par elle. Les ambassadeurs des Etats-Unis et de la France à Abidjan en ramenant clandestinement le Franc-maçon Bayoko, Président de la Commission Electorale Dépendante de l’ONU, leur chien de garde dans leurs véhicules diplomatiques dans la précipitation pour aller proclamer les résultats des élections présidentielles de la Côte d’Ivoire au Q.G d’Alassane Ouatara sur base des résultats déjà avalisés par eux avant mêmes les élections comme si le Conseil Constitutionnel Ivoirien n’a aucune valeur, est une grave injure pour toute l’Afrique dont la télévision française : France 2 nous a éclairés le 9 et 16 décembre 2010 de tous les mécanismes de renforcement de sous-développement et de la misère en Afrique depuis les indépendances.
Voilà pourquoi la communauté africaine doit être fière de leur grande marche vers la liberté contre l’exploitation sauvage qui dure depuis les indépendances et que tout Africain qui soutient cette communauté à trois alors que leur chien de garde n’a plus des dents pour nous mordre, est une marionnette contre notre souveraineté.
Nous voulons une raison pacifique pour le respect de la reconquête de notre indépendance.


Commentaires
1. Le vendredi 14 janvier 2011 à 17:15, par Kamanga Mutond
2. Le samedi 15 janvier 2011 à 00:39, par Mpasi za mona ndombe
Ajouter un commentaire