Lorsqu'on parle avec les cambistes, on est surpris par leur constat: La Banque Centrale Congolaise n’a jamais associé les cambistes de la rue et les bureaux de change qui brassent des sommes importantes d’argent dans ses décisions. Alors que les cambistes ont une politique de proximité, ils sont plus proches des commerçants qui déversent des francs congolais sur le marché. Si la Banque Centrale associe les bureaux de change agréés, les cambistes peuvent ramasser tous ces fonds qui traînent dans la rue et les acheminer dans le circuit normal.

Pourquoi la Banque Centrale Congolaise ne le fait-elle pas ?

La Banque centrale du Congo affirme, quant à elle, qu’au cours de ses opérations de vente des devises, elle ne traite qu’avec les banques commerciales. Celles-ci achètent des devises en tenant compte de besoins de leurs clients dont les cambistes.

Mais d’autres analystes pensent qu’en plus de cette raison, la stabilité de la monnaie serait soutenue par la production pour la consommation locale mais surtout pour l’exportation qui ramène des devises au pays.

La concomitance aussi de plusieurs devises dans les transactions devrait être bannie. Mais pour cela, l’exemple devrait venir d’en haut, soutiennent-ils.

Au Congo-Kinshasa, la plupart des paiements de l’Etat s’effectuent en monnaie étrangère et donc il y a ce monde qui cherche cette monnaie refuge et ça contribue à la diminution de la valeur de la monnaie nationale.

Il faut donc une reforme profonde qui doit faire de la monnaie nationale la seule monnaie à utiliser dans toutes les transactions et asseoir une économie solide.