Par Freddy Mulongo,
lundi 28 février 2011 à 22:48 ::radio
Disponible, solidaire et très en alerte sur les situations politiques de la République démocratique du Congo, Jean Kalama-Ilunga est l'une des pointures de l'intelligentsia congolaise. Prospectiviste, l'ancien conseiller culturel de M'zée Laurent-Désiré Kabila est un anti-langue de bois. C'est toujours à froid, sans passion qu'il analyse les soubresauts que vit le Congo. Depuis que Joseph Kabila a délaissé le Mzéïsme qui rime avec le Kabilisme pour embrasser les dinosaures-Mobutistes qui plombent son régime devenu une dictature totalitaire, Jean Kalama-Ilunga l'a délaissé. Joseph Kabila a montré à plusieurs reprises sa trahison à l'égard du Congo, notamment dans son allégeance à l'égard de son mentor Paul Kagamé et du Rwanda.
Jean Kalama-Ilunga, résistant et patriote
Le clivage est très claire aujourd'hui entre les Joséphistes et les patriotes-résistants. Pour ces derniers, le régime de Kinshasa est dictatorial totalitaire. Nous vous proposons la réponse de Jean-Kalama-Ilunga à nos questions, il y a moins de 4 mois. C'était avant l'attaque qu'a connu sa résidence hier dimanche 27 février 2011.
Réveil-FM: Quel conseil prodiguez-vous à Joseph Kabila et les Joséphistes pour sauver notre pays qui navigue à vue et sans véritable capitaine?
Jean-Kalama Ilunga: Joseph Kabila n’a nullement besoin de conseils de ma part pour faire quoique ce soit politiquement pour la RDCongo. Fondamentalement, ma conception du pouvoir politique diverge de la sienne car la mienne est strictement tournée vers le respect des aspirations du peuple congolais qui m’impose d’être toujours à son service quel que soit le niveau, même en dehors des institutions!
Ma conception est celle qui respecte la vie de nos concitoyens et qui respecte l’objet unique de la politique qui est celui d’apporter, avant tout, le bien-être à nos concitoyens!
Pour moi, Dieu est Maître de la vie, de toute chose, même du pouvoir quel qu’il soit! Sur cette question, j’ai toujours choisi de m’en remettre à Lui!
Il est donc illusoire d’espérer pouvoir être écouté par une personne, au pouvoir depuis bientôt 10 ans, épuisé visiblement et rattrapé par l’usure du pouvoir!
En tout état de cause, depuis 10 ans qu’il est au pouvoir, Joseph Kabila a épuisé tous ses degrés de liberté pour causes de fréquentations qui laissent à désirer : stratèges à la petite cuillère, affairistes à courte vue, commissionnaires de la prédation internationale…!
Un parcours alambiqué et parfois rocambolesque au sommet de l’Etat de la République Démocratique du Congo marqué par du conjoncturel qui tient lieu du structurel, des accointances contre-nature avec les criminels au pouvoir au Rwanda démontrant la permanence et la banalisation de la haute trahison!
Pourtant il dispose d’une batterie de conseillers de tout bord : scientifiques, politiques, occultes …etc qui se bousculent au portillon, se piétinent, chacun voulant passer pour la personne la plus écoutée par le président, mais être écoutée sur quoi exactement ?
Dieu seul sait! Au regard de la complexité qui prévaut sur toutes les questions d’Etat, je doute fort que le ’’raïs’’ puisse prêter une oreille attentive à ce que certains conseillers, pourtant crédibles, lui apportent!
Aujourd’hui, tous ceux qui tournent autour de lui, ne sachant pas ce qu’il pense, sont terrorisés en sa présence!
Il faut noter que le maniement du machiavélisme dans un environnement qui n’est pas une monarchie absolue est un exercice qui finit par tourner contre celui qui en use!
La République démocratique du Congo n’est pas une monarchie, alors gare au retour de la manivelle!
En fait, quel conseiller peut encore oser dire la vérité à Joseph Kabila sans risquer d’être frappé d’ostracisme, d’être viré sans préavis ou d’être coupé en petits morceaux et jeté dans le fleuve?
Pour cela, je ne suis pas surpris que pour être ’’Satellite’’ autour du ’’Roi soleil’’ comme on le désigne , la plupart d’entre eux soient obligés de se dépasser comme ’’Danseur du djalelo’’, de toujours le caresser dans le sens des poils, de lui cirer les pompes pour gagner quelque chose, de le rouler dans la farine et l’entourlouper en lui jetant les fleurs et en riant bêtement alors qu’il n’esquisse qu’un sourire, d’être le champion de la délation en lui créant des ennemis fictifs pour lui faire peur afin de rester longtemps dans ses bonnes grâces!
En tout état de cause, les vrais conseillers qui sont écoutés par Joseph Kabila sont occultes! Il s’agit des criminels au pouvoir au Rwanda : Paul Kagame et James Kabarebe!
C’est une évidence aujourd’hui et je ne m’en voile pas la face : le leadership qui pilote la RDCongo derrière le masque qu’est Joseph Kabila, est détenu par ces tueurs tutsi au pouvoir au Rwanda! C’est inacceptable!
Il ressort, par ailleurs, que l’institution présidence de la République est non seulement prise en otage, elle est complètement noyautée du fait des cette soumission avérée de Joseph Kabila au pouvoir criminel rwandais!
Il est l’allié des ennemis du peuple congolais donc, contre la République Démocratique du Congo!
Lors du cinquantenaire, Paul Kagame a brillé par son insolence en arrivant avec 2 heures de retard à la manifestation officielle et il a démontré qu’il était le patron lorsque Joseph Kabila ordonna de retarder le début pour attendre l’arrivée de ce dernier!Comment en est-il arrivé là ?
Quelle affaire secrète Joseph Kabila avait-il réalisé avec ces tueurs tutsi au pouvoir au Rwanda qui l’empêche de leur opposer la résistance et qui le contraint à une caporalisation aussi humiliante ?
Quel est le contenu du chantage des tueurs tutsi susceptible de clouer Joseph Kabila au pilori?
Que cache-t-il ?
Toutes les hypothèses seront décortiquées!
Oui, Joseph Kabila a encore la chance de partir du pouvoir avec élégance! C’est possible!
Il y a des moments dans la vie où il faut savoir faire le bon choix! Chaque personne autour de Joseph Kabila croit, dur comme fer, qu’il fait partie des fameux 15 alors que lui-même n’y pense même plus!
Je suis conscient de la gravité de cette déclaration solennelle et des conséquences qu’elle va engendrer! Je sais que ceux qui sont dans la ’’mangeoire’’ ne seront pas contents et qu’ils s’empresseront d’organiser des ’’messes noires’’ pour chercher comment faire de moi, le pseudo-nouvel ennemi n°1 de Joseph Kabila en lui racontant n’importe quoi pourvu que ça lui fasse peur!
Ce ne sera qu’une entourloupe en plus! Je sais que ça sera la débande dans les rangs de ceux qui ont affublé à Joseph Kabila l’étiquette ’’d’autorité morale’’, un flou qui ne veut absolument rien dire sinon une arnaque destinée à le posséder et le déplumer en le plaçant devant l’obligation d’ouvrir le tiroir-caisse pour financer leurs campagnes avec l’argent public logé à la banque centrale! Je sais que certains iront verser les larmes de crocodiles à ses pieds pour lui exprimer leur amour factice en le suppliant de rester au pouvoir si pas ’’100 ans’’ même 1000 ans, on connait la chanson!
Sur le fond, Joseph Kabila est en vrai, un homme seul!
Un homme pathétiquement seul face au conglomérat d’opportunistes qui font semblant d’être ses fidèles, ses partisans zélés, embourbés dans la vacuité idéologique qui seront les premiers à détaler et à changer casaque à la moindre secousse! Ils se transformeront, comme par enchantement, en censeurs zélés pour condamner leur ’’idole’’ d’aujourd’hui en le trahissant, en lui faisant porter tous les péchés afin de tourner cyniquement la page ’’Joseph Kabila’’ et passer à autre chose!
En guise de dernier mot, je soutiens que Joseph Kabila n’a plus de choix:
- Soit, il s’entête dans l’option de faire du forcing pour s’accrocher au pouvoir par n’importe quel moyen! Il réussira bien sûr à se maintenir au pouvoir mais, mener la RDCongo vers le chaos, une catastrophe irréversible!
Par conséquent, il devra s’attendre soit à une fin brutale soit à un départ en cavale pour se cacher dans un pays où il sera un hôte indésirable!
- Soit, il prend l’option de partir avec élégance, en choisissant de ne pas être candidat aux élections présidentielles de 2011! Il se mettra en position d’arbitre et doit prévaloir sa volonté politique de permettre aux congolais de choisir les dirigeants crédibles qui seront à leur service! Il aura le soutien du peuple congolais qui se placera derrière lui!
Pour y arriver, il pourra s’appuyer sur le pouvoir judiciaire en vue de l’application d’une justice juste pour que l’accès au pouvoir soit interdit aux aventuriers, pilleurs, criminels, et autres détourneurs des biens sociaux…et mettre un terme à l’impunité institutionnalisée et à la corruption structurelle! En partant du pouvoir avec élégance, Joseph Kabila pourra avoir la chance d’être cité comme modèle en Afrique et au monde!
La RDCongo aura la possibilité de faire face à ses ennemis!
Par Freddy Mulongo,
lundi 28 février 2011 à 20:44 ::radio
Faut-il donner raison au Sénateur Jean-Pierre Chevènement, il y a quelques mois qui nous parlait de la République démocratique du Congo comme d'un non-Etat ? Les acteurs politiques Congolais doivent apprendre à dire la vérité au peuple congolais, le Congo ne leur appartient pas ! Comment comprendre qu'on ait attaqué hier dimanche 27 février 2011 la résidence présidentielle, on nous parle de 76 morts dont 3 gardes du corps rapprochés de Joseph Kabila et que c'est Lambert Mende, notre Vuvuzélateur national qui en parle ? Pourquoi Didier Etumba Longela, le chef d'Etat-major des Fardc ne s'exprime-t-il pas ? Il y a eu utilisation des armes militaires et morts d'hommes en uniformes ! Pourquoi Adolphe Muzito, Premier ministre; Evariste Boshab, Président de l'Assemblée nationale; Kengo wa Dongo, Président du Sénat sont invisibles et aphones ? Où sont tous ces ministres, députés et sénateurs Joséphistes qui se pavanaient dans leurs grosses jeeps pour narguer les paisibles citoyens ?
Joseph Kabila et Robert Mugabe au Zimbabwe. Photo Réveil-FM, archives
De sources concomitantes, on apprend que Joseph Kabila, le Président de la République démocratique du Congo, grièvement blessé serait au Zimbabwe chez Robert Mugabe. Dans quel état est-il, personne ne veut répondre à cette question.
Par Freddy Mulongo,
lundi 28 février 2011 à 17:47 ::radio
Le patriote-résistant Rolain Mena a eu raison de considérer l'AMP, Parti-Etat comme une "Association des Malfaiteurs et Prédateurs". Les Joséphistes-maffieux ne se privent de attaquer jours et nuits aux Congolais qui s'expriment librement sur les réalités du pays, pour défendre leur bifteck saignant ! A Réveil-FM, nous n'avons jamais compris pourquoi Rolain Mena, grand tribun, homme des convictions n'a jamais voulu débattre avec Papy Tamba kumakuzola Joséphiste-Vuvuzélateur de nos fora, ce dernier a toujours joué un rôle d'embrouilleur, délateur contre les Congolais qui défendent la mère-patrie. Mena a toujours refuser de débattre avec un "Feeyman"clame-t-il ! Il s'avère que Papy Tamba Tunakuzola est écroué depuis le 24 février 2011 à la prison du Centre de détention de Nantes (Loire-Atlantique), quelque 190 surveillants, dont 25% de femmes, sont chargés de surveiller près de 600 prisonniers dont il est l'un des détenus. 54611 est le numéro d'écrou du Joséphiste-Vuvuzélateur Papy Tamba Kumakuzola, il est détenu pour les affaires correctionnelles.
La prison de Nantes dans le Loire -Atlantique où est détenu Papy Tamba Kumakuzola
Nous n'avons pas accès au dossier mais nous nous posons tout de même des questions. Qu'a-t-il fait pour se retrouver dans ce pétrin alors que la résidence de son présidence vient d'être attaquée par les Enyeles avec les machettes dont on dénombre déjà plus 76 morts du côté de la garde prétorienne, pourquoi Papy Tamba est-il devenu aphone ? Son silence manque terriblement à nos fora !
C'est depuis le 24 février 2011, quelques heures après son interpellation que nous étions informés Réveil-FM International dans ses investigations a fait quelques découvertes macabres.
Cela fait des années que Papy Tamba Tumakuzola vit des chèques volés, il voyage avec des cartes Visa de crédits volés, pire avec sa société d'écran Tamba consulting dans le 19è arrondissement, il s'arrange pour trouver des jeunes banlieusards qu'il paye pour casser les entreprises qui sont en faillites afin que celles-ci soient remboursées par les assurances.
Il est dans plusieurs réseaux des maffieux. Ses malversations financières en truandant les paisibles citoyens, lui permettait de narguer, enquiquiner les patriotes-résistants sans défense qui n'ont que leur clavier pour se défendre. Membre de l'AMP, Parti-Etat, Papy Tamba Kumakuzola, rien qu'avec ses attaques contre les patriotes-résistants, a reçu comme récompense par les Joséphistes avec le régime dictatorial totalitaire qui nous est imposé, un carré minier dans la Province Oriental. Avant son arrestation, il était à Kinshasa avec des investisseurs Chinois.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 27 février 2011 à 20:50 ::radio
Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national" devrait méditer sur ce maxime "L'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges" de
Jean de La Fontaine (1621-1695), Fables, IX, VI, "le Statuaire et la Statue de Jupiter" (1678). Jouer au Sakombi Buka Lokuta alors même qu'on attend de Lambert Mende qu'il dise la vérité à ses concitoyens est un manque de respect manifeste à ceux-ci. Contrairement à ce que notre Vuvuzélateur national, Lambert Mende, a débité à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), "la voix de son maître", il n'y a jamais eu des assaillants. D'après les fins limiers de Réveil-FM International, les "Bana Mura" ou "Ampicilines" à cause de leurs tenues noires et leurs bérets rouges se sont retrouvés en face des militaires en tenue civile abhorrant un bandeau vert sur la tête qui sont allés à la résidence de Joseph Kabila derrière le Grand Hôtel de Kinshasa dans la commune de la Gombe pour lui demander des comptes sur l'assassinat de leur colonel.
Où est donc passé Joseph Kabila. Photo Réveil-FM, archives
Ils étaient munis des machettes non pas d'armes lourdes comme l'a annoncé Lambert Mende. Dans les échanges machettes contre kalachnikov: Trois gardes corps de Joseph Kabila sont morts et il y a eu plusieurs blessés graves dans sa résidence. Les détonations entendues à Kinshasa, ce sont les armes utilisées par les "Bana Mura" pour tenter de faire fuir les militaires en tenue civile.
Décidément Lambert Mende, restera dans l'histoire du Congo comme un cas dans la communication du pays. Parler des assaillants, c'est tromper l'opinion nationale et internationale. C'est une méprise pour ses concitoyens. Depuis quand les "Bana Mura" qui ont tiré en l'air pour disperser les militaires en civil sont devenus des mercenaires ou des assaillants ? Pourquoi ne pas dire la vérité aux Congolais ? Pourquoi parler de coup d'Etat alors qu'il s'agit d'un rendement de compte au palais ? Le coup d'Etat manqué selon de Lambert Mende ne va-il pas justifier l'Etat de siège dans les jours qui viennent ? Si tout ceci était monté pour montrer l'invincibilité et l'invulnérabilité du "Raïs" à la face du monde ? Où est donc passé Joseph Kabila ? Était-il à sa résidence lors de l'assaut ? Est-il blessé à l'épaule comme soulignent certains confrères ? A-t-il était évacué par hélicoptère vers Lubumbashi comme clament d'autres ? Personne n'est à mesure à l'heure où nous couchons ces lignes de répondre exactement à ces interrogations.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 27 février 2011 à 17:17 ::radio
Une résidence de Joseph Kabila derrière le Grand Hôtel Kinshasa, dans la commune de la Gombe à Kinshasa a été attaquée ce dimanche 27 février 2011 13H30 (12H30 GMT) "par un groupe d'hommes armés non identifiés" dont six ont été tués par la garde républicaine, a déclaré à l'AFP le Vuvuzélateur National Lambert Mende, selon qui le "calme" est revenu.
Joseph Kabila vu par Jeune Afrique
"Six assaillants ont été tués, quelques uns ont été faits prisonniers. Les assaillants étaient lourdement armés. Le président était dans les environs", a-t-il ajouté sans autres précisions.
"Maintenant c'est calme dans la ville", a-t-il assuré.
Des militaires de la garde républicaine patrouillaient à pied par petits groupes dans les environs de la résidence présidentielle, un quartier où se trouvent des ambassades, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des blindés légers et un char d'assaut circulaient lentement également dans le quartier.
Les autorités de la République démocratique du Congo affirment avoir réprimé une tentative de coup d'Etat, rapportent dimanche les médias européens.
"Nous avons été témoins d'une tentative de coup d'Etat. Un groupe de gens armés ont attaqué le palais présidentiel. Les malfaiteurs ont été arrêtés au premier poste de contrôle"
Des coups de feu ont été également entendus vers le camp Kokolo, causant de la panique dans les quartiers environnants comme Bandal et Lingwala.
Les six personnes tuées sont-elles uniquement du côté des assaillants ? Faut-il croire Lambert Mende, notre Vuvuzélateur national à 100% ? S'il s'agissait d'une révolution de palais ? Le vent révolutionnaire qui a touché l'Afrique du nord:la Tunisie, l'Egypte et la Lybie bifurque-t-il déjà au cœur du continent ?
Par Freddy Mulongo,
dimanche 27 février 2011 à 14:50 ::radio
Cette réflexion est du professeur Kyayima Muteba Franklin qui est économiste à l’Université de Kinshasa. Depuis presque quatre mois, un phénomène est observé sur les grandes artères de Kinshasa : des nouveaux cambistes échangent des billets de 50 et 100 Francs Congolais (FC) contre ceux de 500 FC et, de plus en plus, les petits commerçants s’adressent à eux pour avoir ces « petites coupures ». Sur le marché des changes informel congolais, le Franc congolais s’échange donc contre lui-même. Et aujourd’hui, Selon notre enquête de décembre 2010, la parité est fixée à un billet de 500 FC pour 400 FC en coupures de 100 FC ou 50 FC. Quelle est donc l’origine de ce phénomène et à quelles conséquences faudrait-il s’attendre ?
Une cambiste à Kinshasa.
L’émission du Franc congolais, en 1998, est caractérisée par une économie essentiellement constituée de l’héritage des mauvais choix politiques ayant rendu le pays complètement dépendant des importations et qui ont favorisé des dévaluations successives des différentes monnaies émises dans le pays depuis 1960.
Selon la Banque Centrale du Congo (2007) dans sa publication La Banque Centrale du Congo, une rétrospective historique, à l’émission du Zaïre (Z) (1967), la parité était fixée à 1 Z pour 2 $ alors que les exportations entraient dans une longue phase descendante (1967-1977) relativement aux importations, montrant une insoutenabilité de cette parité qui a été révélée en 1993 avec 1 Z pour 0,00000011 $US après une longue succession des dévaluations. C’est le même scénario pour le Nouveau Zaïre (NZ) et le FC. A l’émission du NZ (1993), 1 NZ valait 0,33 $US alors qu’en 1998 déjà, il perdait la totalité de sa valeur d’émission, le pays traversant une période de pillage et d’hyperinflation qui a complètement détruit l’outil de production ; et aujourd’hui, le FC vaut presque 100 % moins que sa valeur d’origine. A l’émission en 1998, 1 FC valait 0,71 $US alors qu’en décembre 2010, cette valeur était descendue à 0,0011 $US à cause, à la fois, de la dépréciation externe générant une « inflation importée » sur les produits d’importation, et de l’inflation monétaire interne.
Or le fait est qu’en économie inflationniste, il arrive un seuil auquel il n’y a plus aucun bien échangeable contre un billet d’une valeur faciale donnée qui est faible : ce billet disparait de la circulation. Une situation que connait la RDC où, à ce jour, tous les billets à valeur faciale inférieure à 50 ont disparu de la circulation, et les billets de 50 et de 100 FC, dont l’offre est insuffisante, se raréfient, posant des problèmes dans les transactions des commerçants détaillants.
Cette raréfaction a occasionné le phénomène monétaire maintenant observé dans la ville de Kinshasa : le marché de change informel où le FC est échangé contre lui-même, un phénomène non prévu par la théorie économique.
Ce phénomène coïncide avec la campagne de la Banque Centrale du Congo (BCC) pour une bonne manipulation des billets de banque qui consiste aussi à échanger les nouveaux billets émis spécialement pour cette campagne, contre les anciens usés, mais à même valeur faciale. Il y a donc en stock, à la BCC, notamment une bonne partie des billets de 50 et de 100 FC émis.
Une autre enquête menée en fin janvier 2011 nous a révélé que ces nouveaux cambistes travaillent avec les agents de la BCC qui leur fournissent régulièrement et préférentiellement les billets nouvellement émis moyennant un paiement.
Conséquences
En partant de la loi de l’offre et de la demande, les conséquences économiques de ce phénomène sont simplement déduites. « Toutes choses restant égales par ailleurs, la quantité demandée augmente quand le prix baisse et vice versa ». En d’autres termes, cette loi stipule que lorsque la demande excède l’offre, il y a rareté relative, ce qui entraîne une hausse du prix.
En effet, il est de l’intérêt de ces nouveaux cambistes que les petites coupures soient de plus en plus rares, ce qui garantirait l’augmentation du taux de change. La rareté étant déjà observée, et avec les ménages et les petits commerçants ne pouvant pas, pour la plupart, payer le prix de la file d’attente en banque pour obtenir ces billets, il suffirait alors que les cambistes s’approvisionnent constamment à la BCC pour maintenir la rareté, et ainsi pérenniser le marché sous couvert de l’inattention notoire des autorités monétaires qui sont plutôt préoccupées par l’éternel ajustement des grands agrégats.
A court terme, il est fort possible que ces cambistes possèdent le monopole des petites coupures, ayant constaté l’augmentation de la préférence des ménages pour les billets à faible valeur faciale : ces derniers leur permettent de conserver leur pouvoir d’achat.
Malheureusement, l’amplification de la rareté se répercutera sur les prix des biens de première nécessité par le biais des comportements des commerçants détaillants qui, ayant constaté la rareté des coupures de 50 et 100 FC entre les mains des ménages, hausseront de plus en plus les prix des biens valant un billet de 50 Francs ou de 100 FC afin d’éviter les coûts liés aux opération de change, et ce, jusqu’à atteindre, à moyen terme, la valeur des billets à circulation normale (billets à grande valeur faciale). Et comme le prévoit la théorie économique, les ménages finiront par se réfugier vers le dollar américain en tant que réserve de valeur, d’où la nécessité de la concurrence monétaire.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 27 février 2011 à 13:44 ::radio
La France, à l'avant-scène
Ayant été à l'initiative de plusieurs des décisions du G20, la France se devait d'être exemplaire dans leur mise en oeuvre. Le Président de la République, Nicolas SARKOZY, a donc demandé au Gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour adapter notre droit français aux engagements de Pittsburgh.
Mme Christine LAGARDE, très en alerte sur les questions financières du G20. Photo Réveil-FM
-Il s'agit notamment :
-d'inscrire en droit français les nouvelles règles relatives à l'encadrement des rémunérations des opérateurs de marché (Arrêté du 3 novembre 2009 relatif aux rémunérations des personnels dont les activités sont susceptibles d'avoir une incidence sur l'exposition aux risques des établissements de crédit et entreprises d'investissement accompagné de nouvelles normes professionnelles).
-de compléter le dispositif français de lutte contre les juridictions non coopératives (Arrêté du 6 octobre 2009 portant application de l'article L. 511-45 du code monétaire et financier)
-de réformer le système français de supervision bancaire et financière (Ordonnance du 21 janvier 2010 portant fusion des autorités d'agrément et de contrôle de la banque et de l'assurance)
-d'accentuer la régulation, la surveillance et le contrôle des acteurs et des marchés financiers (Loi du 22 octobre 2010 de régulation bancaire et financière).
- de renforcer la solidité et le contrôle des risques au sein du secteur bancaire (Arrêté du 25 août 2010 qui met en œuvre les directives bancaires européennes dites « CRD2 ». Arrêté du 14 janvier 2009 qui tire les leçons des événements survenus à la Société générale. Arrêté du 5 mai 2009 qui oblige les banques à mieux contrôler leurs liquidités. Arrêté du 19 janvier 2010 qui renforce le contrôle des risques au sein des banques et améliore la transparence vis-à-vis du régulateur. D'ici la fin de l'année 2010, un nouvel arrêté sera publié pour intégrer en droit français les dispositions de la directive bancaire européenne dite « CRD3 », qui porte notamment sur l'encadrement des politiques de rémunérations des banques.
Vers une nouvelle gouvernance mondiale
Après Washington et Londres, le sommet du G20 de Pittsburgh a constitué la troisième étape d'un processus historique de rénovation du système économique et financier mondial, fondé sur des principes de régulation, de transparence et de responsabilité. Objectif : promouvoir un nouveau modèle de croissance soutenable, porté par une instance de coopération et de coordination internationale, le G20.
Le mouvement de refondation engagé depuis le G20 de Washington, en novembre 2008, a jeté les bases d'un nouvel ordre financier et économique mondial « où, selon les mots du chef de l'État, les banques financent le développement économique plutôt que la spéculation, où plus aucun acteur, plus aucune place financière n'échappe aux contrôles, où l'opacité cède le pas à la transparence, où les modes de rémunération ne poussent pas à des prises de risque inconsidérées où personne n'utilise le secret bancaire pour échapper à l'impôt, un capitalisme, enfin, où ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants sont sanctionnés ».
Gérer la crise ...
C'est un rendez-vous que la France et l'Europe ont voulu. Dès le début de la crise, et parallèlement à une mobilisation européenne sans précédent, notre pays a plaidé pour que des changements profonds et durables interviennent dans le fonctionnement de la finance internationale. En septembre 2008, à Camp David, Nicolas SARKOZY, alors Président du Conseil de l'Union européenne, obtenait du Président américain Georges BUSH la tenue d'un sommet réunissant les principales économies de la planète afin que des réponses coordonnées et coopératives puissent être apportées à ce qui apparaissait chaque jour davantage comme une crise d'ampleur mondiale.
Le sommet du G20 de Washington a posé les premiers jalons : des engagements concrets ont été pris, assorti d'un plan d'action et d'un calendrier. À Londres, en avril 2009, des mesures ont été adoptées pour réglementer les « hedge funds » (fonds spéculatifs), identifier et sanctionner les paradis fiscaux, réviser les normes comptables ou encore renforcer la supervision des régulateurs nationaux. Autant de domaines où la France a joué un rôle moteur, à l'échelle européenne comme au niveau du G20.
Avec Pittsburgh, c'est à l'évaluation de ces mesures et à la gestion de l'après crise que les chefs d'États et de gouvernement se sont attelés. « L'objectif est desécuriser le rebond prévu par le FMI pour 2010, indiquait cet été Christine LAGARDE, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. À cet égard, les meilleures contributions du G20 à la reprise mondiale seraient la mise en œuvre déterminée de l'effort de relance international, la pleine application des décisions en matière de régulation financière mais aussi la conclusion rapide des négociations du cycle de Doha, sur des bases ambitieuses et équilibrées, en démontrant la priorité accordée aux solutions coopératives pour la sortie de crise».
… et l'après crise
Promesse tenue : les pays membres du G20 ont posé, le 26 septembre, les bases d'un nouvel ordre économique mondial. Ils consacrent le G20 comme la « nouvelle instance de pilotage de l'économie mondiale ». Trois nouveaux sommets sont programmés : deux en 2010 (en juin, au Canada et en novembre, en Corée du Sud) et un en 2011, sous Présidence française. Le Fonds monétaire international (FMI) est conforté dans son rôle de « gendarme » de la stabilité financière mondiale. Il sera chargé d'évaluer les politiques économiques mondiales et de faire des recommandations aux pays qui devront prendre des mesures correctives adaptées.
Le G20 s'est aussi efforcé de renforcer la régulation financière : "Là où l'inconscience et l'absence de responsabilité ont entraîné la crise, nous n'autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures". Il prévoit ainsi un encadrement accru des bonus des traders et des banquiers. Sur ce point, la France a été "entendue ", s'est félicité Nicolas SARKOZY, avec notamment "l'interdiction des bonus garantis au-delà d'un an" ou encore "l'instauration d'un système de bonus-malus". D'une façon générale, le G20 a repris à son compte les recommandations du Conseil de stabilité financière (CSF), l'organe de coordination entre régulateurs financiers et banques centrales, afin de lier la rémunération des banquiers et acteurs de marché aux performances à long terme et non à la prise de risque excessive. Enfin, les pays du G20 ont réaffirmé leur conviction qu'une croissance durable et équitable, respectueuse de l'homme et de l'environnement, est possible et que les efforts sans précédent déployés par la communauté internationale pour sortir de la crise doivent déboucher sur une économie mondiale mieux régulée, un marché du travail équitable et réactif et une croissance plus sobre en carbone.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 25 février 2011 à 21:41 ::radio
Ses Kabileries barbouzardes ne font pas rire les autorités françaises. Myra Ndjoku, l'ambassadeur plénipotentiaire de la République démocratique du Congo en France, prend le vol de Air-France ce soir pour Kinshasa. Il va embarquer dans le Airbus 330-200 à Roissy-Charles de Gaulle, terminale 2E à 23h20, il arrivera demain à 7h05. Pourquoi est-il rappellé de toute urgence à Kinshasa ? Le pistonné d'Evariste Boshab (président de l'Assemblée national et secrétaire Général du PPRD) ne maîtrise rien. Ancien directeur de l'Agence National des Renseignements (ANR) en bon barbouze, Myra Ndjoku, depuis sa nomination pistonné par son frère de tribu, au 32 cours Albert Ier, n'a fait qu'à sa tête. Ignorant les règles élémentaires de la diplomatie, l'homme qui avait promis à Joseph Kabila, aux Joséphistes-Nitendoïstes de ramener à Kinshasa, les têtes des anti-Kabila résident en France sur un plateau d'or, est allé d'échec en échec. Les choses se sont précipités ces derniers jours.
Myra Ndjoku, prince du château ou majordome du joséphisme ?
Le 13 février 2011, arrivée à Paris en catimini, sans que les autorités françaises soient au courant, de la First lady, Olive Lembe Disita Kabila non pas à Roissy-Charles-de Gaulle où elle pouvait être sécurisée mais à la gare du nord. Ce même 13 février, le journaliste Roger Bongos qui a tenté de filmer l'arrivée en grande pompe de la première dame du Congo (ex femme du Major Eric Lenge) a été molesté, tabassé, gazé par les sbires de Olive Lembe Disita Kabila secouru par les Tontons Macoutes de Myra Ndjoku.
Sur les 16 sbires qui avaient accompagné la première dame, 4 seulement sont rentrés avec elle, où sont passés les 12 autres ?
Aux autorités judiciaires françaises qui s'étaient rendues à l'ambassade de la République démocratique du Congo à Paris pour s'enquérir sur le tabassage en règle de notre confrère Roger Bongos, Myra Ndjoku oubliant qu'ils parlaient aux personnes assermentées a laissé parler son coeur: "J'ai envie de buter ce journaliste et j'aurais sa peau !"
Pour avoir fanfaronner partout qu'il avait maté les patriotes-résistants de France, la manifestation congolaise anti-Kabila du 19 février 2011 a laissé des traces.
Joseph Kabila s'est rendu compte que son homme de main, le pistonné d'Evariste Boshab lui racontait des histoires. La résistance congolaise existe : "Kabila , dégage !" tel est le slogan qui était inscrit sur plusieurs banderoles par les manifestants à Paris.
Enfin, les patriotes-résistants ayant décider des artistes Congolais venant de Kinshasa ne joueront plus des concerts à Paris dès lors que le Congo est en deuil avec ses 10 millions de victimes, ses femmes violées...Or ces concerts financés par le régime des joséphistes permettaient au pouvoir de Kinshasa d'avoir un oeil sur la diaspora, en essayant de réveiller la nostalgie du pays afin de mieux infiltrer la diaspora.
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
vendredi 25 février 2011 à 14:11 ::liens
La Belgique sans gouvernement bientôt une année pour manque d’attente entre
Wallon et Flamand (deux tribus) de cette Royaume européenne, qui vient de battre
le record mondial des conflits politiques des pays démocratiques, mais ces deux
tribus belges ont l’attente politique commune pour aider à la formation des
militaires tortionnaires, répressifs et violeurs des femmes au Congo par le
régime totalitaire des mobutistes sous la direction de Joseph Kabila protégé par
la soi-disant communauté internationale qui sont ( Etats-Unis, France,
Angleterre et ONU leur chien de garde), dont la Belgique fait partie à cause de
son passé colonial.
Le Premier-ministre Patrice Lumumba et
le Général Emile Jenssens Commandant en Chef de la Force Publique coloniale en
plein entretien fraternel le 29 juin 1960 à la veille de la proclamation de
l'indépendance le 30 juin 1960. Photo Réveil-FM, archives.
Vingt-deux officiers belges encadrent actuellement le 321ème
bataillon commando des forces armées de la RDC à Kindu chef lieu de la province
de Maniema, une unité qui a été formée par des instructeurs belges en 2008 et
2009 à Kisangani dans la province orientale.
Faut-il se réjouir de cette
coopération militaire au Congo ou la considérer comme une injure de plus au
peuple Congolais depuis le 30 juin 1960 par tous les pouvoirs qui se succèdent
en Belgique jusqu’à ce jour ?
Le financement de cette formation et encadrement provient des ministères belges
des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, alors que c’est
la politique des pouvoirs de ce pays qui contribue depuis le 30 juin 1960 aux
désordres qui détruisent toutes les bonnes œuvres que leur colonisation avait
réalisés au Congo et aussi à aider la ruine mentale des Congolais dans la
gestion du Congo à travers Joseph-Désiré Mobutu d’abord, ensuite par ce soutien à
Joseph Kabila pour bien développer les enseignements du mobutisme avec les mêmes
hommes qui ont géré le Congo depuis l’implantation du néocolonialisme le 5
septembre 1960.
3 gendarmes congolais de la Force
Publique coloniale. Photos Réveil-FM, archives
Les Belges et les Congolais qui veulent vraiment réaliser une coexistence
pacifique entre nos deux peuples pour un développement commun à travers
l’histoire qui nous lie de l’association internationale du bassin du Congo et
depuis 1885, car les Belges savent très bien que jusqu’au 30 juin 1960, ils
étaient parmi les plus grands de ce monde grâce aux richesses du Congo.
Et les
Congolais savent très bien qu’ils se sont retrouvés dans un pays moderne
jusqu’au 30 juin 1960 grâce à l’intelligence de la Belgique, malgré quelques
erreurs humaines qui allaient être réparées dignement au lendemain de
l’indépendance du Congo, dont le discours de Patrice Lumumba, qui, en réalité,
n’avait aucune raison de conduire les pouvoirs Belges et Américains aux morts
d’hommes comme nous l’avons vécus.
Nous sommes satisfaits de la récente déclaration de Jacques Brassinne à la TV
belge (La Une) dans le reportage du 50ème anniversaire d’assassinat de Patrice
Lumumba. Il a dit : tout le monde avait peur de Lumumba bien qu’il partageait
les mêmes idées avec les Belges pour un Congo unitaire.
Par contre Kasa-vubu,
Kalonji et Tshombe réclamaient les indépendances séparées des Etats pour un
Congo fédéral.
Cette peur était finie le 17 janvier 1961 avec l’assassinat de
Lumumba. Jacques Brassinne fut conseiller diplomatique belge de Moïse Tshombe
dans la sécession katangaise après avoir été secrétaire du Vice-premier ministre
belge et Président de la Table Ronde de Bruxelles, Mr Albert Lilar.
Belges et Congolais soucieux d’un avenir commun plus juste, disons NON à la
coopération militaire entre nos deux pays, car nous savons que c’est l’armée
belge qui a soutenu des sécessions meurtrières de Tshombe et Kalonji au Congo le
10 juillet et le 8 août 1960 contre Lumumba.
En outre l’intervention militaire
belge et tous ses mercenaires avec le soutien d’aviation militaire américaine en
faveur des néocolonialistes contre les lumumbistes en 1964, était un grand bain
sanglant pour le peuple congolais qui voulait rétablir une véritable unité
nationale sans exploitation injuste.
De même cette coopération militaire belge de 1961 à 1997 a formé dans des
grandes écoles militaires belges de nombreux officiers congolais, qui, d’autres
étaient chassés de l’armée de Mobutu en 1978 sans explication, et pourtant ces
formations étaient avec d’énormes dépenses du trésor public congolais, pour ne
pas servir la nation congolaise.
Il n’y a que des regards négatifs dans cette
coopération depuis Joseph Mobutu, c’est d’ailleurs les raisons pour lesquelles
on trouve en Belgique beaucoup d’officiers congolais formés dans ce pays et qui
vieillissent réfugiés sans retour au Congo. Quel gâchis involontaire.
Aujourd’hui ce gâchis hérité par Joseph Kabila volontairement dans la vie
sociale des militaires, qui n’ont pas droit à un salaire qui leur permet de
vivre dignement comme les militaires belges qui les forment, c’est la même
coopération qu’avait bénéficié Mobutu pour le même objectif pendant 37 ans.
Continuer de former et d’encadrer les soldats de l’armée congolaise par l’armée
belge, c’est entretenir en permanence contre le peuple congolais une armée
tortionnaire, répressive et violeuse des femmes que le monde entier dénonce.
Voilà la vérité, car ce n’est pas une armée républicaine pour défendre
l’intégrité territoriale du Congo, mais pour garantir les intimidations contre
la population congolaise en complicité publique avec certaines armées étrangères
en faveur des pillages des richesses du Congo.
Il y a en Belgique et au Congo des hommes (Belges et Congolais) épris de justice
et de véritable paix entre les êtres humains sans distinction raciale, car il y
a dans ces deux pays historiquement liés depuis l’association internationale du
bassin du Congo et après l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, deux camps
politiques suivant : le camp des mensonges pour les pillages des richesses du
Congo au détriment du peuple congolais et le camp de la vérité pour que les
richesses du Congo bénéficient équitablement à tout le monde sans distinction
raciale.
Pour que le camp de la vérité, qui est le plus grand facteur de l’honnêteté
humaine dans le monde, triomphe sur le camp des mensonges, qui est le plus grand
facteur de la malhonnêteté humaine dans le monde, la coopération entre la
Belgique et le Congo doit s’orienter principalement sur quatre axes :
1. éducation convenable pour rétablir une bonne mentalité publique au
Congo ;
2. agriculture pour réadapter les Congolais à la production alimentaire
locale de l’autre fois, très importante à l’autosuffisance car le sol congolais
est fertile en produits vivriers, l’élevage et ses eaux abondantes des
poissons ;
3. la santé en réhabilitant les nombreuses infrastructures hospitalières
héritées de la colonie tout en ajoutant progressivement des nouvelles
infrastructures avec la nécessité démographique du pays ;
4. donner un salaire adaptable pour nouer les deux bouts du mois avec
dignité à chaque travailleur dans le territoire national. Cet objectif implique
une lutte sans merci contre la corruption au sommet politique et administratif
du pays.
Ceci est la coopération qui doit exister entre la Belgique et le Congo, qui
permettra à nos deux peuples de coexister en paix pour l’intérêt commun de
l’humanité.
Reprendre la coopération armée belge au Congo pour former et
encadrer les militaires misérables ne produira rien d’autre que la violence dans
ce pays, qui fut autre fois dans son histoire une fierté commune des Congolais
et des Belges à travers le monde grâce aux richesses des uns et l’intelligence
des autres.
Aujourd’hui beaucoup des Congolais jouissent d’énormes capacités intellectuelles
ensemble aux Belges, pour ne citer que ces deux nationalités à travers
l’histoire qui ne se débarrassera jamais de nos deux peuples tant que le monde
existera.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 24 février 2011 à 21:36 ::radio
James Ngumbu est Secrétaire général de l’Association de la Presse panafricaine (APPA). Installé en France depuis plusieurs années, notre compatriote n’est plus quelqu’un à présenter car non seulement il intervient souvent dans les médias sur des questions africaines, mais il fait partie des ceux qui défendent la presse panafricaine en France et même en Europe. Basée à Paris, l’APPA regroupe une
majorité de médias africains francophones et anglophones et de journalistes chargés de l'Afrique dans les médias occidentaux. Elle représente les médias africains auprès des institutions françaises, européennes, panafricaines et internationales. Suite aux exactions dont sont victimes les journalistes congolais en France, Réveil-FM a décidé de le rencontrer afin savoir la position de l’APPA sur ces crimes odieux.
James Ngumbu, Secrétaire Général de l'APPA
1. Réveil-FM: Les journalistes congolais sont très souvent violentés à l'ambassade de la
République Démocratique du Congo à Paris. Le cas de notre confrère Roger Bongos qui a été martyrisé à la Gare du Nord, lors de la venue de Mme Olive Kabila, est un exemple flagrant. Curieusement, l’APPA est restée inaudible. Pourquoi
ce silence?
James Ngumbu:Je voudrais tout d’abord vous rappeler que les journalistes africains
enregistrés en France auprès du Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE),
sont constitués en Association de la Presse Panafricaine (APPA) et les confrères
congolais sont parmi les plus actifs de notre structure. L'Association de la Presse Panafricaine (APPA) est membre du Conseil d'Administration du Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE).Ce dernier dépend du Quai d’Orsay. C’est une précision très utile qui mérite d’être relevée. Pour revenir à votre
question, elle me paraît vitale car nous ne pouvons pas restés inaudibles sur
les violences dont sont souvent victimes, nos confrères congolais au niveau de
leur Ambassade en France. La position de l’APPA est claire là-dessus, aucun
journaliste ne peut-être menacé à cause de ses écrits. L’une de nos missions
d’ailleurs consiste à les défendre et quel que soit leur nationalité. En ce qui concerne notre ami Roger Bongos, nous avons effectivement été informés de sa situation et avons pris le temps de vérifier ces faits pour ne pas être contredits et surtout ne pas agir dans la précipitation. Après avoir identifié les auteurs de cette agression qui n’honore pas la nation congolaise, nous avons instruit un dossier ensemble avec nos partenaires, notamment Reporters Sans Frontières et bien d’autres. Comme vous pouvez le remarquer, nous n’avons pas gardé silence dans cette affaire. L’agression de Roger Bongos a eu lieu à la Gare du Nord et celle-ci n’est pas un lieu privé encore moins, une mission diplomatique où les fréquentations sont réglementées. C’est pourquoi nous sommes résolus à condamner fermement ces barbaries. Donc, nous ne nous engageons jamais à la légère dans une affaire cruciale comme celle qui concerne la vie d’un confrère. L’essentiel est de garder la tête froide et de toujours bien agir.
2. Réveil-FM: Faudrait-il qu'il y ait assassinat d'un journaliste congolais à Paris pour
qu'il y ait des réactions ?
James Ngumbu: Comme je viens de l’évoquer, la situation est très grave pour les journalistes
congolais tant au pays qu’ici en France. C’est la seule ambassade qui se distingue dans cette pratique. Je vous rappelle que ce n’est pas
pour la première fois que nous assistons à ce genre de comportements exécrables qui illustrent une haine manifestée par l’ambassadeur congolais à l’endroit de la de la presse privée. Plusieurs confrères ont subit des dégâts corporels et certains ont vu leurs outils de travail confisqués ou endommagés par les vigiles qui agissent sur l’ordre de l’Ambassadeur. Je pense à nos confrères Gali Mukania et
Germain Olembe. Le premier a été menacé à l’aide d’un revolver, battu et
séquestré pendant 8h à l’ambassade de la RDC à Paris, le 19 août 2010. Le second a subit le même sort le 9 septembre dernier. D’autres se sont vu refuser des documents administratifs au motif qu’ils dérangent l’Etat congolais. Voyez-vous, la liste est longue. Cela constitue un danger permanent pour la liberté de la presse. C’est regrettable que ce qui se passe en RDC, notamment en matière de la liberté de la presse soit exporté en France, pays où la liberté d’expression et celle d’opinions sont garanties par la loi.
L’Ambassadeur Myra Ndjoko est passé maître dans l’art de
réprimer tous ceux qui ne pensent pas comme lui, mais nous voulons mettre fin à cette répression. A cet effet, l’APPA vient de saisir le Quai d'Orsay pour protester vigoureusement contre ces méthodes barbares. Et croyez-moi, nous y arriverons car les démarches sont très méticuleuses. A quelque chose malheur est bon dit-on, Roger Bongos peut déjà s’estimer heureux parce qu’il est la goûte d’eau qui fait déborder le vase.
3. Réveil-FM: On peut ne pas être d'accord avec un journaliste, mais on ne peut jamais
l'empêcher d'exercer librement son travail, quelles sont les mesures que vous préconisez pour la protection des journalistes et de l'information?
James Ngumbu: La liberté d’expression est un droit fondamental et celui-ci doit être protégé par tout le monde. Il n’appartient pas à un individu, à un régime ou pire encore à un diplomate d’entraver le travail des journalistes. Certes, on peut récuser les analyses ou les opinions des médias et dans ce cas, ceux qui se sentent lésés ont la possibilité de saisir la justice pour diffamation ou autres tares car nous sommes dans un Etat de droit. On ne s’attribue pas le pouvoir d’agir en potentat comme si l’on vivait dans une jungle. Ensemble avec nos partenaires tels que RSF et plusieurs organisations que je ne citerai pas ici, nous nous sommes concertés pour trouver des voies et moyens qui nous permettront de protéger les journalistes africains, singulièrement nos confrères congolais d’autant plus que c’est la seule communauté qui subit ces affres.
J’en profite pour vous signaler que l’APPA a signé des accords des partenariats avec des autorités françaises et africaines, mais également avec les institutions internationales comme l’Unesco, l’Organisation internationale de la Francophonie etc.…. Et la protection des journalistes figure parmi ces derniers points. Nous utiliserons tout ce qui est de notre ressort pour défendre et protéger les victimes de ces agressions.
4. Réveil-FM: Il y a quelques temps vous aviez promis d'écrire officiellement au Ministère
des Affaires étrangères en planchant sur les exactions et menaces qui pèsent sur les journalistes africains, où en est-on avec cette lettre ?
James Ngumbu: Vous avez raison d’évoquer cette question, nous avons effectivement saisi le Quai d’Orsay en collaboration avec RSF parce que nos confrères sont agressés par les responsables d’une mission diplomatique. Il s’agit d’un ambassadeur et en tant que Chef de Mission diplomatique, il bénéficie d’une immunité diplomatique dues à ses fonctions consulaires. Cependant, les immunités dont bénéficie Monsieur Myra Ndjoku ne l’exempte pas de la juridiction de l’Etat d’accueil (voire l’article 31-4 de la convention de Vienne). N’oublions pas que le but de ces privilèges n’est pas d’avantager des individus ou de les soustraire de la justice, mais surtout de leur permettre d’assurer l’accomplissement efficace des fonctions diplomatiques. Lorsqu’un diplomate commet des actes incompatibles avec ses fonctions ou qu’il se rend coupable des crimes et délits condamnables en droit interne, l’Etat d’accueil peut le juger ou le sanctionner. Il peut également exiger à l’Etat d’envoi, c’est-à-dire la RDC, de mettre fin à ses fonctions et demander qu’il soit rappelé dans son pays d’origine. Dans ce cas, il est déclaré « persona non grata ». Menacer un journaliste à l’aide d’un revolver ou séquestrer quelqu’un pendant plusieurs heures, sont des infractions graves en France. Voilà pourquoi nous avons saisi le Quai d’Orsay pour s’assurer d’un bon résultat. Dans cette démarche, nous bénéficierons également le soutien de l’ONG, « Avocats Sans Frontières». L’ambassadeur congolais risque gros si les faits énumérés s’avéraient incontestables. La République démocratique du Congo est un grand pays, elle ne mérite pas ces genres d’humiliation. Dommage !
5. Réveil-FM: Que pouvez-vous dire aux journalistes congolais et africains qui souffrent les martyrs ?
James Ngumbu: Votre question est intéressante et je vois l’intérêt que cela peut susciter dans le milieu de la presse. Je n’ai aucune prétention de donner des leçons à mes confrères, peut-être il faut prodiguer quelques conseils. Et dans ce cas, je pense que le respect de la déontologie professionnelle et l’objectivité doivent être les deux principes que nous devons privilégier dans notre métier. Certains de nos confrères font un bon travail et respectent la déontologie professionnelle, nonobstant les conditions dans lesquelles ils exercent leur métier. Néanmoins, il me semble que comme dans tous les métiers, il existe aussi des dérapages dans notre corporation. C’est à nous d’être rigoureux et inventifs pour ne pas donner l’occasion aux prédateurs de la presse. Plus nous ferons du bon boulot moins nous serons vilipendés par nos détracteurs. Je sais que la RDC regorge des confrères qui font la fierté de ce métier en France et même en Afrique. Il faut conserver cet acquis.
6. Réveil-FM: Monsieur le secrétaire général, certes l’APPA fait du bon travail et la presse panafricaine peut-elle s’enorgueillir ?
James Ngumbu: Nous ferons tout pour ne pas laisser la porte ouverte aux meurtriers et assassins de nos confrères. L’immense potentiel de ces hommes et femmes des médias ne peut être réduit à la médiocrité. Je le répète, nous sommes décidés de valoriser le journaliste africain en France. Et avec ce genre de comportement infâme, nous serons poussé d’aller jusqu’au bout. Il faut que les responsables de la mission diplomatique de la RDC en France se ressaisissent avant que les choses ne s’empirent. On ne peut pas tolérer une telle attitude qui traduit l’expression abjecte d’une dictature.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 23 février 2011 à 23:30 ::radio
"Dieu écrit droit avec des bâtons tordus" me disait un jour André Dumas, théologien protestant Français (1918 - 1996). Personne n'avait prévu que la révélation par WikiLeaks du câble d'un diplomate américain qui a pointé le régime « sclérosé et maffieux » de Zine El-Abidine Ben Ali en Tunisie que ce câble allait susciter l'indignation et pousser les Tunisiens dans la rue. On sait aujourd'hui que Ben Ali, est les 40 voleurs à lui tout seul ! Au palais présidentiel de Sidi Dhrif, on a découvert des liasses de billets de 500 euros et de 100 dollars soigneusement rangées, des colliers de diamants et d'émeraudes, des ceintures en or, des parures intactes dans leurs écrins neufs...21 millions en liquide, dont la moitié en dinars, 8 millions d'euros, 2 millions de dollars...Sans compter la valeur des bijoux et alcools, pas encore estimée ! Le dictateur Ben Ali est encore en Arabie Saoudite pendant que la Tunisie réclame son extradition. Après museler les journalistes coupagistes et bâillonner les médias au Congo-Kinshasa, les Joséphistes sont prêts à tuer les journalistes de la diaspora, pour tuer l'information alternative.
Freddy Mulongo et Roger Bongos. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Freddy Mulongo et Réveil-FM International manifestent leur soutien et solidarité au confrère Roger Bongos. Photo Réveil-FM, Henri Martin
A Paris, ville des lumières et capitale du pays des droits de l'homme, le dimanche 13 février 2011, notre confrère Roger Bongos a été sauvagement agressé à la Gare du Nord lors de la venue en catimini de Olive Lembe Disita kabila, first lady du Congo dit "démocratique". Le Thalys était arrivé vers 14h45, Roger Bongos avec son reflexe journalistique, caméra aux bras s'était mis à filmer, les barbouzes qui accompagnaient Olive Lembe Disita Kabila, plus les "Tontons Macoutes" de Myra Ndjoku, ont plaqué Roger Bongos par terre, essayant de le trainer sur les rails, lui broyant les doigts pour qu'il relâche sa caméra. Dans cette agression gratuite en plein période d'opération "Vigipirate", notre confrère à protéger sa tête pour ne pas tomber dans le quai mais aussi la caméra. Roger Bongos a pu s'en sortir parce qu'il est un colosse, un vrai malabar, s'il était chétif sans doute qu'il y restait.
C'est un Gaulois qui est venu à rescousse de notre confrère menaçant "Les barbouzes et Tontons maoutes" avec cette phrase: "ça suffit maintenant, vous n'êtes pas dans une République bananière. Le journaliste a droit de faire son travail"
Roger Bongos est le troisième journaliste de la République démocratique du Congo a être agressé gratuitement par les sbires du régime dictatorial totalitaire de Kinshasa. Les Kabileries riment avec barbouzeries.
Sbire sous Mobutu, tortionnaire et barbouze sous Joseph "Kabila", Myra Ndjoku l'ambassadeur de la République démocratique du Congo a transformé l'ambassade du Congo, 32 cours Albert Ier à Paris en une prison extra-judiciaire de l'ANR où il fait séquestré allègrement, fait bastonné impunément les compatriotes qui s'expriment librement et réclament un droit: avoir un passeport congolais.
1.Germain Olembe Mompia, journaliste Reporter d'images (JIR) a été agressé le 9 septembre 2010. Le confrère habite Annecy et était venu à Paris pour son attestation de célibat et autres papiers administratifs pour ses enfants. Après plusieurs va et vient Annecy-Paris-Annecy sans solution, en sortant de l'Ambassade faisant parler sa conscience, Germain Olembe Mompia voyant cette queue interminable avait braqué sa caméra pour laisser s'exprimer les compatriotes. Après quelques minutes de tournage, Myra Ndjoku a instruit son assistant, un certain « Colonnel » Espérant Kande (Tél. : 00 33 6 98 01 65 32), ce dernier a donné l'ordre aux Tontons Macoutes qui ont happé Germain Olembe Mompia, l'ont fait introduire manu militari au sein de l'ambassade, l'ont tabassé. Par fourberie, on lui a intimé l'ordre de présenter des excuses filmées à Myra Ndjoku, l'ambassadeur. La supercherie n'a pas duré longtemps, il a été foutu à la porte de l'ambassade et sa caméra professionnelle confisquée est aujourd'hui utilisée par l'Ambassade. Où a-t-on déjà vu un bien confisqué être utilisé sans aucune autorisation du propriétaire ? N'est-ce pas un autre abus de pouvoir dont use et abuse Myra Ndjoku ?
2. Ce qui est arrivé à Gali Mukania le 19 Août 2010 à Paris, a dépassé l’entendement : il a d’abord été agressé devant l’ambassade de la RDC par l’un des agent de sécurité de l’ambassade, avant d’être attiré sournoisement à l’intérieur où il a été menacé purement et simplement à l’aide d’un revolver tenu par le « Colonnel » Esperant Kande, et ceci pendant que les deux vigiles de l’ambassade le rouaient de coups. Gali Mukania a ensuite été séquestré pendant 8 heures au sein de l’ambassade, privé de soin alors qu’il était blessé et qu’il saignait. Et lorsque ses bourreaux se sont enfin décidés à le laisser rentrer chez lui , ils l’ont obligé à changer de chemise en lui en donnant une autre parce que la sienne était trop ensanglantée. Gali Mukania s’est aussitôt rendu à l’hôpital où il a eu droit à des points de suture.
Devant faire légaliser des documents, Gali Mukania, s’est rendu, lundi 16 août dernier, à la chancellerie de la mission diplomatique congolaise à Paris sise 32, Cour Albert 1er. Arrivé sur le lieu, Mukania trouve d’autres concitoyens qui s’agglutinaient à l’extérieur de l’ambassade attendant désespérément d’être reçu. «J’ai été choqué de voir des gens exposés sous la pluie, raconte-t-il. Il y avait non seulement des enfants à bas âge mais aussi des femmes enceintes. Des jeunes présents disaient avec une pointe de colère que ça toujours été comme ça!» Et de poursuivre : «L’ambassade de la RD Congo est située entre les ambassades du Brésil et celle d’Arabie Saoudite où vous ne verrez personnes à l’extérieur des bâtiments.» «Gali» sollicite sans succès une audience auprès de l’ambassadeur Myra Ndjoku afin de lui faire part de ce qu’il considère comme une «humiliation» infligée aux citoyens congolais devant leur propre ambassade.
Dans quel pays démocratique au monde utilise t-on les matériels confisqués sans aval des propriétaires ? La caméra professionnelle confisquée de notre confrère Germain Olembe Mompia est utilisée par le service média de l'ambassade sans son autorisation. Privé de son outil de travail, le confrère ne sait plus à quel Saint se vouer ! Pourquoi l'ambassade n'avait-elle pas retirer uniquement la cassette des images ?
Faut-il attendre qu'il y ait mort d'un journaliste ou professionnel d'un médias congolais à Paris pour agir ? Nous disons mille fois Non ! Le fait les barbouzes se permettent leurs kabileries en agressant les journalistes en plein Paris, prouve à suffisance qu'ils ne reculeront devant rien ! Face à un défi qui nous concerne tous, à chacun de prendre son destin en main en défendant encore davantage la liberté d'expression et la liberté de presse que veulent nous arracher par la force les Joséphistes-Piranhas.
Par Freddy Mulongo,
mardi 22 février 2011 à 20:14 ::radio
Des sources sûres, Réveil-FM International vient d'apprendre que le producteur Badive aurait porté plainte contre les patriotes-résistants de France pour l'avoir contraint à annuler le concert Wemba-Werrason, le samedi 19 février 2011, à l'Elysée-Montmartre au 72 Boulevard de Rochechouart
Paris, 18è arrondissement. En effet, après la marche pacifique "Kabila dégage !", les patriotes-résistants s'étaient rendus devant la salle où devait se produire les deux artistes congolais venus de Kinshasa, pour amasser les euros. 100 euros était le prix d'entrée.
Alors que la Saint Valentin est déjà passé, les deux artistes tenaient coûte que coûte à jouer à Paris. Papa Wemba et Werrason sans contrat exact devraient se retrouver sur la même scène à l'Elysée Montmartre, le producteur véreux Badive avait l'idée de rassemblé les deux monstres de la musique congolaise pour se faire plein des poches, car pour lui la Saint-Valentin est uniquement commercial. Et l'événementiel peut durer toute l'année. Avec ses deux artistes "inconscients de la République" qui n'ont ni l'étoffe de Myriam Makeba, Luck Dube, Johny Clergg... des artistes sud-africains qui ont combattu le régime d'apartheid à travers leurs chansonsou encore les IvoiriensTiken Fakoly, Alpha Blondy..;Fela Kuti, le Nigérian et tant d'autres, Wemba-Werrason comme deux Dupont-Dupond se sont laissés avoir.
C'est la police française, elle même qui a placé l'affiche "Concert annulé" et non pas les patriotes-résistants. Pour avoir voulu induire la police en erreur en l' appelant soi-disant que la salle de l'Elysée Montmarte était vandalisée, arrivée sur le lieu les policiers en civil ont constaté que tout était en place dans la salle de concert et qu' on voulait se moquer d'eux. La détermination des patriotes-résistants à empêcher ce concert de "Sima Ekoli", un concert des dupes, a été payante.
La République démocratique du Congo étant en deuil de ses 10 millions de morts clament les patriotes-résistants, il n'est pas question de distraire les Congolais de la diaspora avec la musique dansante.
Par Freddy Mulongo,
mardi 22 février 2011 à 15:35 ::radio
Un militaire invalide dénommé Oumar Bocoum s'est immolé par le feu le vendredi 18 février 2011 devant les grilles du palais présidentiel à Dakar rapporte le quotidien sénégalais Wal Fadjri. Après avoir été hospitalisé dans un état grave, l'ancien militaire a finalement succombé à ses blessures. Il voulait ainsi alerter les autorités sur le sort des anciens militaires, notamment sur la faible pension qu'ils perçoivent. Les militaires invalides et mutilés de guerre qui sont au moins au nombre de 6000 au Sénégal réclament un relèvement considérable de leurs salaires qui s'articulent autour de 30 à 40 000 francs CFA (45 à 60 euros).
La police face à des manifestants pour la défense de la liberté de la
presse le 23 août 2008 à Dakar
La scène s’est passée en fin de matinée ;n’ayant pas perçu ses dus depuis plusieurs mois, cela a suscité sa colère, de telle sorte qu’il s’est immolé devant les grilles du palais.
"J'ai vu un homme qui avait une bouteille à la main et un briquet. Il s'est enflammé après avoir versé le contenu de la bouteille sur son corps et a été évacué à l'hôpital", a déclaré sur place un témoin en précisant que l'homme était habillé de vêtements de "couleur kaki".
"La flamme s'est rapidement propagée sur son corps. Les sapeurs-pompiers sont ensuite intervenus pour l'évacuer" dans le plus grand de la capitale sénégalaise, situé à quelques mètres de la présidence. "Ca m'étonnerait qu'il survive vu la gravité de ses brûlures", avait déclaré un autre témoin.
Un petit attroupement s'était formé peu après l'immolation devant la présidence, mais également devant le siège du gouvernement situé juste en face. La circulation avait été momentanément interrompue sur l'axe très emprunté qui passe devant les deux bâtiments.
"C'est un ancien militaire mais il n'est pas membre de notre organisation", a déclaré Issa Guèye, président de l'Association nationale des anciens militaires invalides.
L'association avait appelé à une marche vendredi pour réclamer au gouvernement une "augmentation des pensions", a affirmé M. Guèye et un porte-parole de l'association avait déclaré que les anciens militaires s'immoleraient par le feu s'ils n'obtenaient pas satisfaction.
Cette manifestation a finalement été annulée après une médiation d'un influent chef religieux.
En janvier 2011, un chauffeur de camion d'une cimenterie avait tenté de s'immoler par le feu à Rufisque, près de Dakar, pour protester contre la fin de son contrat de travail, mais avait été sauvé par une intervention de ses collègues, selon la presse locale.
En 2008 déjà, un homme qui réclamait le paiement de loyers au parti au pouvoir qui, disait-il, avait loué sa maison dans une ville du sud du pays, était mort après s'être immolé par le feu devant le palais présidentiel.
Par Freddy Mulongo,
lundi 21 février 2011 à 22:52 ::radio
Estimée à 175 millions d'euros, une partie de la fortune du clan Ben Ali a été découverte dans un palais de l'ancien président tunisien.
Des liasses d'euros ont été retrouvées.
Des centaines de liasses de billets cachées derrière une fausse bibliothèque. C'est l'incroyable image qu'ont découvert samedi soir les Tunisiens au 20 heures de la télévision nationale. D'une valeur de 175 millions d'euros, selon une première estimation, le «trésor» a été retrouvé dans l'un des palais du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi sur la colline de Sidi Bousaïd, une banlieue huppée à environ 15km au nord de Tunis.
Des centaines de liasses de billets cachées derrière une fausse
bibliothèque. C'est l'incroyable image qu'ont découvert samedi soir les Tunisiens
au
20 heures de la télévision nationale. D'une valeur de 175 millions d'euros,
selon une première estimation, le «trésor» a été retrouvé dans l'un des
palais du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse
Leïla Trabelsi sur la colline de Sidi Bousaïd, une banlieue huppée à environ
15km au nord de Tunis.
Des rangées entières de billets de banques - des dinars tunisiens mais
aussi et surtout des coupures de 500 euros et des dollars - avaient été placées
dans de grands coffres-forts dissimulés derrière une bibliothèque aux
portes coulissantes. Les liasses montrées par la télévision étaient encore
cachetées, portant le sceau de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Les coffres
contenaient également des parures serties de diamants, d'émeraudes et
d'autres pierres précieuses, des colliers, des ceintures en or massif ainsi que
des bouteilles de vin millésimées.
Les images de cette impressionnante «caverne d'Ali Baba» tournent en boucle
sur la télévision nationale tunisienne, qui attribue cette découverte à la
commission nationale d'investigation sur la corruption et les abus de
l'ancien régime.
Le président de cette commission, le juriste Abdelfattah Amor,
était présent sur les lieux lors de la découverte. Il a assuré que cette
«fortune» serait évaluée en présence des membres de la commission et de
huissiers.
«Elle sera déposée dans les coffres de la Banque centrale tunisienne
et, après les procédures légales, elle devra retourner au peuple
tunisien», a-t-il ajouté.
Selon Euronews, les sommes devraient servir au
financement
de projets dans les régions défavorisées de la Tunisie intérieure.
En fin
de reportage, la télévision a montré un fourgon fortement escorté sortir du
palais de Sidi Bousaïd pour se diriger vers le siège de la Banque centrale
à Tunis.
Une fortune colossale
La fortune des Ben Ali est estimée à 5 milliards d'euros par le magazine
américain Forbes. Elle se serait constituée via des montages financiers et
des arnaques immobilières, comme le décrivent dans le détail les journalistes
Nicolas Beau et Catherine Graciet dans leur livre La Régente de Carthage.
Les privatisations des années 1990 et 2000, notamment, ont été l'occasion
pour eux de mettre la main sur des pans entiers de l'économie tunisienne.
Selon les autorités financières tunisiennes, le clan Ben Ali
possédait 90 entreprises et avait des participations dans
123 autres.
La traque des richesses des Ben Ali a été lancée au lendemain de la chute
du régime.
L'Union européenne a décidé fin janvier le gel des avoirs du
couple. Les noms de dizaines de membres du clan pourraient être ajoutés à la
liste.
Peu après la fuite du président tunisien, la France a demandé à
Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère de l'Economie, de traquer les
actifs du clan.
Une enquête préliminaire a été ouverte et une trentaine de
biens, immobiliers ou non, ont été identifiés en France comme susceptibles
d'appartenir aux Ben Ali.
Par Freddy Mulongo,
lundi 21 février 2011 à 22:10 ::radio
Brice Nzamba, avocat au barreau de Paris et opposant au régime congolais, était porté disparu depuis cinq jours. Ses proches viennent d'apprendre, ce lundi après-midi, qu'il est en vie, hospitalisé dans un établissement tenu secret.
Brice Nzamba, disparu depuis cinq jours, avocat au barreau de Paris et opposant au régime congolais.
Les faits se sont déroulés le mercredi 16 février. Ce jour-là, Brice Nzamba quitte son bureau sur les coups de 15h. Il appelle la mère de son enfant, Marie-Anne, vers 20h: il semble "désorienté" et a l'intime conviction que "quelqu'un le suit". Sa compagne le somme de rentrer à la maison, ce qu'il promet de faire. Mais Me Nzamba, père d'un petit garçon de 11 mois, n'est jamais réapparu. Jusqu'à ce lundi.
L'opposant congolais disparu à Paris est en vie
Depuis quand est-il hospitalisé? Pour quelles raisons? Les conditions dans lesquelles l'homme s'est retrouvé hospitalisé n'ont pas encore été rendues public. Un communiqué devrait être prochainement publié par l'association de soutien à l'avocat.
Le conseil serait "faiblard", d'après une proche de sa compagne, Marie-Anne, qui "a eu très peur". Elle est désormais "soulagée" et "aux anges", ajoute son amie. "C'est la seule, pour le moment, à pouvoir le voir."
D'après les amis et la famille de Brice Nzamba, cette disparition pourrait "avoir un lien avec ses activités politiques", rapporte 20 minutes. L'avocat est coordinateur du Cercle La Rupture, organe d'opposition au régime de Sassou Nguesso, actuellement au pouvoir au Congo. Son adjoint, Jean-Claude Beri, le décrit sur le site Internet du Cercle comme un "éloquent militant de la démocratie et des droits humains, imbu jusqu'à la lie d'un profond amour pour son pays et son continent".
Brice Nzamba est également à l'origine d'une plainte déposée contre la BNP-Parisbas, l'accusant d'avoir blanchi une somme d'argent provenant du fils et du neveu du chef de l'Etat congolais.
Depuis le 16 février 2011, on est sans nouvelle de Me Brice Nzamba du Congo-Brazzaville.Une disparition qui «pourrait avoir un lien avec les activités politiques» de Me Brice Nzamba, d'après ses proches. Mercredi 16 février, cet avocat au barreau de Paris quitte son cabinet vers 15 heures. Il n'a pas été revu depuis.
«Il a dit à sa compagne qu'il rentrait chez eux, à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, détaille Sarah Morris, membre du comité de soutien à Me Nzamba. Puis il a appelé une amie en milieu d'après-midi, et sa femme vers 20 heures, lui expliquant qu'il avait très peur, qu'il se sentait menacé. Ensuite, c'est le black-out.» Il aurait cependant été aperçu le lendemain matin au cabinet d'un confrère, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
Activités gênantes
Mais les proches de Brice Nzamba, Congolais de 32 ans installé en France depuis quelques années, ont le plus grand mal à reconstituer les faits avec précision. «Ses amis congolais ne veulent pas nous donner d'informations, ils ont la trouille», confie Sarah Morris. Une chose est sûre: l'avocat avait déjà prévenu son entourage que son engagement politique pourrait devenir dangereux.
Car Brice Nzamba est coordinateur du cercle politique La Rupture, organe d'opposition au régime en place en République du Congo. Il est par ailleurs à l'origine d'une plainte déposée fin 2010 contre la banque BNP-Paribas, qu'il accuse d'avoir blanchi de l'argent provenant du fils et du neveu du chef d'Etat congolais.
D'après le comité de soutien à l'avocat, ce cercle «commence à faire le buzz au Congo. Brice pensait que les soulèvements en Afrique du Nord étaient une opportunité à saisir, il avait lancé un appel à manifester devant l'ambassade de France à Brazzaville et à marcher sur la résidence présidentielle. Il devenait de plus en plus embarrassant.» La compagne de Brice Nzamba a déposé plainte au commissariat de Saint-Germain-en-Laye, qui a ouvert une enquête. Elle devait aujourd'hui solliciter le procureur de la République ainsi que le bâtonnier du barreau de Paris, afin que l'enquête avance au plus vite.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 20 février 2011 à 17:50 ::radio
Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, a présidé, conjointement avec Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France, la première réunion ministérielle du G20 sous présidence française, les 18 et 19 février 2011, à Paris. Les participants se réunissent pour cinq sessions de travail pour traiter des thèmes suivants :
situation économique mondiale et cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, réforme du système monétaire international, régulation financière, volatilité des prix des matières premières, financement du développement et du changement climatique.
Paris-Bercy, Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, lors de la conférence de presse. Photo Réveil-FM
Prenant la parole Mme LAGARDE a d'abord demandé aux services de sécurité de faire entrer tous les journalistes qui se trouvaient dehors sous la pluie. Photo Réveil-FM
La réunion a permis de trouver un accord sur les indicateurs permettant d’identifier les déséquilibres macro-économiques à résorber pour assurer la soutenabilité de la croissance mondiale.
« Les négociations ont été franches, dures, mais respectueuses. L’équilibre trouvé me semble juste et à la mesure de nos ambitions », a déclaré Christine LAGARDE aux journalistes lors de la conférence de presse. Les indicateurs couvrent tout le champ des déséquilibres, que ce soit les finances publiques (déficit et dette publics), la santé financière du secteur privé (dette et épargne privées) ou la balance des transactions courantes et ses composantes, appréciée à la lumière des différentes politiques des Etats membres en matière budgétaire, monétaire ainsi que de taux de change. Le G20 Finances s’est également accordé sur les prochaines étapes pour mettre en œuvre le mandat qui lui a été confié par les chefs d’Etat : élaboration, lors de la prochaine réunion du G20, en avril, à Washington, des lignes directrices servant à apprécier les indicateurs, puis définition des politiques permettant de traiter les causes de ces déséquilibres lors des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, fin septembre, à Washington.
Mme Christine LAGARDE, très en alerte sur les questions financières du G20. Photo Réveil-FM
Sous la présidence de Christine LAGARDE, le G20 Finances a également fortement soutenu les priorités nouvelles fixées par le Président de la République pour la présidence française du G20 en 2011.
Le G20 Finances s’est ainsi fixé un plan de travail précis pour renforcer le système monétaire international. Il s’est donné comme objectif d’accroître la stabilité du système financier, de favoriser une transition ordonnée vers un monde multipolaire où les pays émergents et leurs devises sont appelés à représenter une part prépondérante. Il est également attaché à éviter la volatilité excessive des flux de capitaux. Le plan de travail vise à élaborer un code de conduite pour faire face aux flux de capitaux déstabilisateurs, à poursuivre les travaux sur le développement des filets de sécurité financière, la promotion des droits de tirage spéciaux, les taux de change et le renforcement de la surveillance du FMI. Le prochain point d’étape sera un séminaire académique consacré à la réforme du système monétaire international, organisé à Shenzhen, fin mars, auquel la Chine a invité les ministres des finances et gouverneurs du G20.
Panel des intervenants à la conférence de presse. Photo Réveil-FM
Le G20 Finances a également inscrit la volatilité des prix des matières premières au centre de ses priorités. Les organisations internationales compétentes ont ainsi été chargées de présenter à la réunion du G20 Finances d’octobre 2011 des propositions d’action concrètes pour accroître la transparence sur les marchés physiques, pour mieux réguler les marchés financiers et limiter les abus et pour réduire l’impact d’une volatilité excessive des matières premières par le développement de mécanismes assurantiels.
En matière de régulation financière, le G20 Finances a rappelé la nécessité de poursuivre la mise en œuvre des mesures déjà décidées : standards de Bâle 3, recommandations du Conseil de stabilité financière sur les dérivés de gré à gré et la réduction de la dépendance vis-à-vis des agences de notation, normes concernant les pratiques de rémunération, processus d’identification des juridictions non coopératives.
Le G20 a en outre demandé à l’OCDE et au Conseil de stabilité financière de développer des principes de protection du consommateur de services financiers d’ici au mois d’octobre. Il a également décidé de présenter au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Cannes, début novembre, un ensemble de mesures pour protéger l’économie réelle du risque systémique. Enfin, le Conseil de stabilité financière est appelé à proposer les mesures nécessaires pour étendre le champ de la régulation aux zones d’ombre de la finance internationale, notamment au shadow banking. Les régulateurs de marchés se pencheront sur les risques créés par les plus récents développements technologiques des marchés.
Photo de Christine LAGARDE prise de l'écran géant de la salle de conférence de presse. Photo Réveil-FM
En matière de développement, les membres du G20 ont débattu du plan d’action du groupe de haut niveau des Nations-Unies sur le financement de la lutte contre le changement climatique et se sont accordés à poursuivre les travaux pour mobiliser les ressources nécessaires, notamment sous forme de financements innovants. « Il y a ainsi une claire conscience que nous avons une responsabilité envers les pays en développement, en particulier ceux qui ne sont pas membres du G20 » a déclaré Christine LAGARDE.
Enfin, à l’initiative de la présidence française, le G20 a adressé un message de solidarité à l’Egypte et à la Tunisie, en se déclarant prêt à apporter son soutien par des réponses coordonnées, en lien avec les institutions internationales et les banques régionales de développement, de manière à pouvoir accompagner à la fois les réformes que ces pays adoptent et leurs efforts de stabilisation économique.
19 février 2011 - Réunion des Ministres des Finances et Gouverneurs de Banque centrale Paris, 18-19 février 2011
1. Nous, Ministres des Finances et Gouverneurs de Banque centrales des pays du G20, nous sommes réunis aujourd’hui pour traiter des défis économiques et financiers actuels et décider des actions à mener pour mettre en œuvre les mandats que les chefs d’État et de gouvernement nous ont confiés.
Paris-Bercy G20, les ministres des Finances, Gouverneurs de Banque centrales et institutions. Photo Réveil-FM
2. La reprise mondiale se renforce, mais demeure inégale et les risques baissiers sont toujours présents. Dans la plupart des économies avancées, la croissance est modeste et le niveau de chômage reste élevé. Dans les économies émergentes, en revanche, la croissance a repris de la vigueur et certaines montrent des signes de surchauffe. Nous réaffirmons notre volonté d’apporter des réponses cohérentes et coordonnées aux défis auxquels nous sommes confrontés, de nous attaquer aux racines de la crise et d’assainir les bases de la croissance économique mondiale.
Les ministres des Finances:Wolfgang SCHAUBLE (Allemagne), Christine LAGARDE (France) et Timothy GEITHNER (Etats-Unis). Photo Réveil-FM
3. Nous, membres du G20, réaffirmons notre engagement à coordonner notre action en matière de politique économique pour parvenir à une croissance forte, durable et équilibrée. Nos principales priorités d’action comprennent la mise en œuvre de programmes d’assainissement budgétaire à moyen terme, adaptés à la situation particulière de chaque pays, conformément à l’engagement que nous avons pris à Toronto, des politiques monétaires appropriées, une flexibilité croissante des taux de change afin qu’ils reflètent mieux les fondamentaux économiques et des réformes structurelles pour soutenir la demande mondiale, augmenter la croissance potentielle, favoriser la création d’emploi et contribuer au rééquilibrage de l’économie mondiale. Nous avons examiné les progrès accomplis depuis le Sommet de Séoul et insisté sur la nécessité de réduire les déséquilibres excessifs et de maintenir les déséquilibres de la balance des paiements courants à des niveaux soutenables en renforçant la coopération multilatérale. Nous nous sommes entendus sur une série d’indicateurs qui nous permettront de nous concentrer, à travers un processus intégré en deux étapes, sur les déséquilibres majeurs et persistants qui appellent des mesures. En vue de finaliser la première étape, notre objectif est de nous mettre d’accord, d’ici à notre prochaine réunion en avril, sur des lignes directrices indicatives pour l’évaluation de chacun de ces indicateurs, tout en reconnaissant la nécessité de tenir compte des situations nationales ou régionales, y compris celle des grands producteurs de matières premières. Sans constituer des cibles, ces lignes directrices indicatives seront utilisées pour évaluer les indicateurs suivants : la dette et les déficits publics, le taux d’épargne et l’endettement privé et les déséquilibres extérieurs à partir de la balance commerciale, des flux nets de revenus d’investissement et des transferts, en tenant pleinement compte du taux de change et des politiques budgétaire, monétaire ou autre. Nous avons également adopté un calendrier pour l’élaboration du plan d’action 2011 de mise en œuvre de notre Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée et de suivi de la mise en œuvre des engagements. Ainsi que nous l’avons décidé à Séoul, nous demandons au FMI de nous fournir lors de notre réunion d’octobre, dans le cadre du processus d’évaluation mutuelle, une évaluation des progrès réalisés en matière de viabilité de la position extérieure et de cohérence des politiques. À cette occasion, nous examinerons également un rapport sur le processus d’évaluation mutuelle incluant un plan d’action reposant sur une analyse des causes profondes des déséquilibres majeurs et persistants elle-même fondée sur les lignes directrices. Nous examinerons également une évaluation des progrès accomplis pour mettre en œuvre les engagements pris à Séoul.
4. Le système monétaire international (SMI) a fait preuve de résilience, mais des vulnérabilités subsistent, ce qui rend l’amélioration du SMI d’autant plus nécessaire afin de garantir la stabilité systémique, favoriser un ajustement ordonné et éviter les fluctuations déstabilisatrices des flux de capitaux, les mouvements désordonnés des taux de change -, ce qui suppose notamment que les économies avancées à monnaie de réserve veillent à éviter la volatilité excessive -, et le défaut d’alignement persistant des taux de change. Aujourd’hui, nous nous sommes mis d’accord sur un programme de travail visant à renforcer le fonctionnement du SMI, y compris par des stratégies et des mesures - notamment macroprudentielles - cohérentes pour faire face aux flux de capitaux potentiellement déstabilisateurs en gardant présents à l’esprit leurs inconvénients possibles et par la gestion de la liquidité mondiale afin d’améliorer notre capacité à prévenir les chocs et à y faire face, en intégrant les questions de filets de sécurité financière et le rôle du DTS. Cela nécessitera également des discussions sur les questions de taux de change et sur le renforcement de la surveillance du Fonds monétaire international. Par ailleurs, nous attendons d’engager la discussion, lors de notre prochaine réunion en avril, sur un rapport du FMI relatif au renforcement du SMI et des rapports de la Banque mondiale et des banques régionales de développement sur les actions qui, au vu de l’expérience, sont de nature à renforcer les marchés locaux de capitaux et les emprunts en monnaie nationale dans les économies émergentes et en développement. Nous pourrons en outre nous appuyer sur les travaux de l’OCDE relatifs aux flux de capitaux et sur les contributions d’autres organisations internationales concernées comme la CNUCED.
Timothy GEITHNER le ministre Américain des Finances entrain de bavarder avec Christian Noyer, Gouverneur de Banque centrale. Photo Réveil-FM
5. Nous avons débattu des inquiétudes quant aux conséquences d’une éventuelle volatilité excessive des prix des matières premières et avons demandé à nos suppléants de travailler aux côtés des organisations internationales et de nous rendre compte sur les causes sous-jacentes de ces tendances et les défis qu’elles posent pour les consommateurs comme pour les producteurs et de réfléchir aux actions envisageables. Ayant à l’esprit l’impact sur la sécurité alimentaire, nous avons réaffirmé le besoin d’investissements à long terme dans le secteur agricole des pays en développement. Nous avons pris connaissance avec satisfaction du rapport d’étape du FIE, de l’AIE et de l’OPEP sur les moyens d’améliorer la qualité, la réactivité et la fiabilité de l’Initiative commune sur les données pétrolières (JODI) et demandons que le détail des travaux supplémentaires engagés sur les stratégies de mise en œuvre de ces recommandations figure dans le rapport final. Dans le prolongement du colloque qui s’est tenu à Riyad le 24 janvier dernier, nous encourageons le FIE à proposer, lors de sa prochaine réunion le 22 février 2011, des stratégies concrètes d’amélioration du dialogue entre producteurs et consommateurs. Pour faire suite à la demande des chefs d’État et de gouvernement, nous invitons le FMI et le FIE ainsi que l’AIE, le FPEG et l’OPEP à élaborer d’ici à octobre 2011 des recommandations concrètes pour élargir au gaz et au charbon les travaux du G20 sur la volatilité des prix du pétrole. Nous attendons d’engager la discussion, lors de notre prochaine réunion, sur le rapport du FIE, de l’AIE, de l’OPEP et de l’OICV relatif aux agences d’évaluation des prix, sur le rapport d’étape concernant la sécurité alimentaire en cours d’élaboration par les organisations internationales concernées et sur les recommandations de l’OICV, et l’examen par le CSF, des prochaines étapes relatives à la régulation et la supervision des marchés dérivés de matières premières, en particulier pour améliorer la transparence et lutter contre les abus de marché.
Debout, 2è à gauche, Dominique STRAUSS-KAHN, président du FMI, très chouchouté par la presse. Photo Réveil-FM
6. Nous nous engageons à poursuivre la réforme du secteur financier. Si des progrès satisfaisants ont été accomplis, beaucoup reste à faire. Nous mettrons pleinement en œuvre les nouvelles normes de Bâle III applicables au secteur bancaire en respectant le calendrier agréé tout en tenant compte des périodes d’observation et des clauses de révision décidées quant aux standards de liquidité. De la même façon, nous mettrons en œuvre, de manière cohérente à l’échelle internationale et non discriminatoire, les recommandations du CSF sur les produits dérivés de gré à gré et la réduction de la dépendance à l’égard des notes attribuées par les agences de notation. Nous attendons l’achèvement, d’ici au prochain Sommet des chefs d’État et de gouvernement, des travaux qui ont été engagés sur les établissements financiers d’importance systémique (EFIS), tels qu’ils figurent dans le programme de travail du CSF pour 2011 : la détermination, par le CSF et les autorités nationales, des établissements financiers d’importance systémique au niveau mondial sur la base de critères indicatifs ; l’élaboration d’un cadre complet, à plusieurs volets, prévoyant des mesures de supervision renforcée ; l’élaboration d’une capacité effective de résolution y compris dans un contexte transnational ; la définition de mesures d’accroissement de la capacité d’absorption des pertes par le biais d’une gamme de solutions viables pouvant inclure, selon la situation propre à chaque pays, des surcharges en capital, des instruments de capital contingent ou de bail in et, enfin, d’autres exigences supplémentaires telles que déterminées par les autorités nationales, y compris des taxes systémiques. Une fois que le cadre applicable dans un premier temps aux établissements financiers d’importance systémique au niveau mondial aura été arrêté, nous prendrons rapidement les mesures nécessaires pour l’élargir à l’ensemble des établissements financiers d’importance systémique. Nous attendons avec intérêt la finalisation, d’ici à notre réunion d’octobre, des deux rapports sur les cadres macroprudentiels et sur les problématiques de stabilité financière dans les pays émergents et en développement, élaborés respectivement par la BRI, le FMI et le CSF et par le CSF, le FMI et la Banque mondiale avec des contributions des autorités nationales. Nous attendons avec intérêt les recommandations du CSF, attendues pour la mi-2011, sur la régulation et la supervision du système bancaire non régulé pour traiter efficacement les risques, d’arbitrage notamment, associés à ce système et à ses interactions avec le système bancaire régulé. Nous demandons à l’OICV d’élaborer, d’ici à la mi-2011, des recommandations sur les moyens d’améliorer l’intégrité et l’efficience des marchés, aux fins notamment d’atténuer les risques engendrés par les évolutions technologiques les plus récentes. Nous demandons également au CSF de nous soumettre, pour notre prochaine réunion, des propositions complètes sur le renforcement de sa gouvernance, de ses ressources et de ses activités de sensibilisation. Nous demandons instamment à l’ensemble des juridictions d’appliquer intégralement les principes et les normes du CSF concernant l’encadrement des pratiques de rémunération sur lesquelles les chefs d’État et de gouvernement se sont mis d’accord à Pittsburgh, appelons le CSF à mettre en place un suivi permanent dans ce domaine et attendons avec intérêt de recevoir en milieu d’année les résultats d’un second examen approfondi par les pairs conduit sous l’égide du CSF dans le but d’identifier toute non-conformité résiduelle. Nous appelons l’OCDE, le CSF et les autres organisations internationales concernées à élaborer, d’ici à notre réunion d’octobre, des principes communs de protection des consommateurs dans le domaine des services financiers. Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’un contrôle et d’une supervision plus efficaces, notamment par le biais de tests réguliers de résistance des établissements bancaires fondés sur les principes du Comité de Bâle.
Par Freddy Mulongo,
samedi 19 février 2011 à 19:15 ::radio
C'est désormais l'expression commune à toutes les révoltes : le nom du dirigeant honni, suivi d'un « dégage ! » vibrant. On l'a entendue et lue à Tunis, au Caire ou à Alger. Les Congolais de la diaspora France-Belgique-Suisse l'ont largement utilisé. Joseph Kabila a aussi droit au « dégage ! » de Ben Ali et Moubarak. Face à une maffia qui noyaute toutes les institutions en République démocratique du Congo, la majorité de Congolais de la diaspora ne se considère pas comme opposants au régime maffieux et corrompu des Joséphistes mais plutôt comme patriotes-résistants. Ils font de la "résistance".
Ce samedi 19 février 2011, après-midi, le boulevard Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, était embouteillé par des Congolais avec leur progéniture qui ont bravé la pluie, tout en scandant « Kabila, dégage ! ». Des Congolais accusent Joseph Kabila d'être responsable de nombreux assassinats, notamment d'opposants politiques et de journalistes, et d'arrestations arbitraires.
Ils critiquent également la modification de la constitution intervenue début 2011, qui prévoit que dorénavant il n'y aura pas de deuxième tour lors de l'élection présidentielle, ce qui permettrait à Kabila de rester au pouvoir, même sans obtenir la majorité des voix.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 18 février 2011 à 21:58 ::radio
Nicolas Sarkozy a annoncé avoir confié au fondateur de Microsoft, Bill Gates, une mission sur les moyens de mettre en place des financements innovants pour le développement des pays les plus pauvres et les aider à s'adapter aux changements climatiques.
Pour le chef de l'Etat français, la personnalité et l'expertise de Bill Gates sont de nature "à rassurer ceux qui sont pour les financements innovants comme ceux qui s'y opposent".
Paris, 18 février 2011, Palais de l'Elysée, Nicolas Sarkozy, président de la République française prononçant son discours sur le G20-G8
Paris-Bercy, le discours du président Nicolas Sarkozy est transmis en direct sur deux grands écrans géants dans la salle de presse pour les journalistes. Photo Réveil-FM
Freddy Mulongo dans la salle de presse Paris-Bercy. Photo Réveil-FM
NTN 24, est une chaîne colombienne hispanophone qui diffuse dans toute l'Amérique latine. L'info 24h sur 24
Diana Jallon, journaliste à NTN 24 commente le discours du président Nicolas Sarkozy. Photo Réveil-FM
L'équipe de NTN 24 au travail. Photo Réveil-FM
Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait devant les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G20, a indiqué lui avoir demandé de présenter les conclusions de ses travaux lors du sommet du G20 de début novembre à Cannes.
La France propose que ces financements prennent notamment la forme d'une taxe sur les transactions financières, un projet auquel s'opposent de nombreux pays dont les Etats-Unis.
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
vendredi 18 février 2011 à 17:14 ::liens
A Monsieur Freddy Mulongo responsable de Réveil-FM International,
Me Jean Paul Mopo Kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi Lotika et Jean Jacques Ngangueshe au CAPE. Photo Réveil-FM, archives
Je vous envoie cette lettre publiée dans la Nouvelle Afrique-Asie N° 69 de Juin 1995, pour republication, ceci pour assurer à nos compatriotes Africains en général et Congolais en particulier, que notre douleur pour le bien-être de l’Afrique ou du Congo n’est pas cette déroute politique actuelle qui étouffe le peuple africain de la réalité de leur combat pour la reconquête de leur souveraineté confisquée au lendemain des indépendances par des néocolonialistes (blancs et noirs).
La Nouvelle Afrique-Asie fut la plus crédible revue née des cendres de son aînée Afrique-Asie, qui a été combattue par tous les impérialistes qui se disent défenseurs de la liberté d’expression, de la presse et des droits de l’homme. Pourquoi luttaient-ils alors contre cette revue de la vérité et plus particulièrement ici à Paris au pays d’esplanade des droits de l’homme (Trocadéro) ?
Personnellement je n’ai jamais été un caméléon et je ne le serai jamais pour me retrouver dans la mangeoire financière égoïste contre le bonheur de l’humanité sans distinction raciale, bien que j’ai beaucoup d’amis parmi les plus grandes personnalités (de droite et de gauche) de ce monde, qui connaissent ma franchise avec étonnement plus que mes compatriotes, qui me traitent d’opportuniste pour chercher un poste de mangeoire au Congo.
Je ne servirai jamais le néocolonialisme même si je marcherai pied nu en plein hiver pour manque des moyens de survie en exil, car je suis fidèle au triomphe de la cause juste de l’humanité.
Voilà pourquoi, je veux que ma lettre ouverte à Michel Roussin en octobre 1994 soit republiée dans Réveil-FM avec cette note d’accompagnement.
N.B : c’est cette lettre qui a été à la base de la rubrique dans la Nouvelle Afrique-Asie : LECTEURS A VOS PLUMES.
Je suggère à Réveil-FM International d’ouvrir une rubrique historique de la lutte africaine en général et congolaise en particulier, pour que chacun reproduise librement ses preuves écrites contre ou pour les dictatures qui ont vendu notre continent avant la disparition progressive de chaque dictateur néocolonial, car il y a beaucoup des compatriotes qui ont vécue cette tragédie jusqu’à ce jour.
Lettre ouverte à Mr. Roussin
Je vous envoie cette lettre, destinée à Mr. Michel Roussin, ex-ministre français de la Coopération, pour publication dans votre revue, dont je suis un lecteur assidu. « Ancien officier pilote de l’armée de Mobutu, réfugié politique en Italie depuis 1984, je suis très heureux d’avoir l’occasion de vous écrire après avoir entendu votre déclaration dans la nuit de ce dimanche 30 octobre 1994 à l’émission Géopolis sur France 2 ».
Je sais bien que les grands hommes politiques occidentaux ne disent pas toujours la vérité sur l’Afrique et qu’ils n’éprouvent aucun intérêt pour le bien-être des Africains ; mais ce jour-là, permettez-moi de vous le dire, vous avez dépassé les bornes en affirmant devant tout le monde, contre toute vérité, que Mobutu était le sauveur de l’humanité au Rwanda.
Cet acte de bravoure de la démocratie réhabilite en fait sur la scène politique internationale Mobutu et sa bande, que tous les gouvernements français ont d’ailleurs défendus en Afrique.
Cela est la preuve que la France, loin d’être une école de la liberté pour les Africains, n’est, bien au contraire, qu’un centre supérieur de formation à la violence. La responsabilité de la France et de Mobutu dans le génocide du peuple rwandais est tellement grande qu’on n’a pas besoin de microscope pour découvrir la vérité. Un médecin du Monde présent au Rwanda affirme : « Le moment viendra où la France devra rendre compte à l’opinion internationale de ses graves responsabilités dans la tragédie que connaissent les sept millions de Rwandais (Nouvelle Afrique-Asie, n° 60, septembre 1994) ».
Vous dites que Mobutu a beaucoup évolué et qu’il partage donc pacifiquement la démocratie et la liberté avec son Premier ministre, Kengo. Mais, Monsieur Roussin, Kengo n’est pas le Premier ministre des Zaïrois, il n’a reçu aucun mandat de notre peuple. Kengo est un bandit de haut niveau, un tueur à gages, un voleur à main armée qui n’a pas de place dans la société occidentale.
Votre façon de reconnaître l’élection d’Eyadema et d’affirmer que l’opposition togolaise n’a pas voulu exploiter sa victoire aux élections législatives montre clairement que, pour votre centre de formation à la violence, la démocratie et la liberté que vous prônez en Afrique sont en fait une « cohabitation pacifique » entre les dictatures tyranniques que vous soutenez et les légalités que veulent les Africains.
Votre déclaration à Géopolis est la preuve que les dictatures sanguinaires en Afrique font partie d’un dessein international visant le pillage systématique de toutes les ressources africaines, et les deux mille entreprises françaises présentes sur le sol noir ne font que nous rendre de plus en plus malheureux, tandis qu’elles vous rendent de plus en plus riches avec vos complices africains.
Mon espoir pour l’Afrique est infini, car chaque jour, ici à Rome, je vois les ruines de la puissance romaine dont, mieux que moi, vous connaissez l’histoire. Où est-elle aujourd’hui ? De même, au plus profond de moi, votre affirmation ne me fait pas peur, ni perdre l’espoir dans les siècles à venir. Je suis confiant dans le fait que vos canons, avions de guerre, engins blindés, sous-marins atomiques et autres qui terrorisent l’Afrique aujourd’hui, demain resteront dans l’histoire comme les ruines romaines. Demain, de nombreux touristes noirs sillonneront l’Occident sans besoin de visa, dans l’unique souhait de voir un monde plus juste, où il n’y aura plus ni discrimination ni considérations technologiques.
En revanche, si l’enseignement chrétien est une vérité, peut-être nous rencontrerons-nous devant Dieu après la mort et lui seul saura juger où est la vérité et quelle est la responsabilité de chacun dans la misère de l’Afrique et l’injustice qui l’opprime aujourd’hui.
Pierre Yambuya Lotika Kibesi, Rome.
Nouvelle Afrique-Asie N° 69 JUIN 1995
AFRIQUE ASIE, UN MAGAZINE MENSUEL
Créé il y a plus de quarante ans par Simon Malley, Afrique Asie est avant tout un magazine
mensuel d’analyse politique et d’information économique, sociale et culturelle ayant pour
premiers centres d’intérêt le continent africain et l’Asie dans son ensemble.
Afrique Asie est régulièrement diffusé dans plus de cinquante pays d’Europe, d’Afrique, du
Proche et du Moyen-Orient ainsi qu’en Amérique latine et en Amérique du Nord (Etats-Unis,
Canada). Son titre est fortement lié à l’histoire politique des pays du Sud, et inséparable de
leur chemin parcouru.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 18 février 2011 à 15:20 ::radio
"Nous sommes les mieux habillés !": debout sur des tombes, les jeunes "sapeurs" exhibent fièrement leurs vêtements griffés. Le temps d'un hommage à une figure de la Sape congolaise décédée en 1995, le paisible cimetière de la Gombe à Kinshasa s'est mué en podium de mode.
Kinshasa, 10 février 2011, les sapeurs au cimetière de la Gombe.
Sur le portique d'entrée du cimetière d'un quartier chic de la capitale, une banderole invite "tout adepte sapeur à venir participer au 16e anniversaire de la mort du fondateur de la +religion kitendi+, Stervos Niarcos". Une petite centaine de jeunes -dont une seule fille- membres de la "Société des ambianceurs et des personnes élégantes" (Sape), fanatiques de "kitendi" (l'habillement en langue locale lingala), ont répondu à l'appel.
La cérémonie commence par un défilé sur un tapis rouge déroulé pour l'occasion sur l'allée bordant le cimetière, sous le regard d'une centaine de spectateurs, dans une ambiance de franche rigolade.
Moyen d'expression et d'exister pour des jeunes souvent au chômage, la Sape, très prisée aussi à Brazzaville au Congo voisin, s'est développée dans les années 80 en République démocratique du Congo, avec des ambassadeurs de renom comme le chanteur Papa Wemba.
Chaque "sapeur" fait quelques pas, s'arrête, claque des talons pour attirer l'attention sur ses chaussures, roule des épaules et montre avec ostentation ses vêtements, et surtout les étiquettes, répétant à haute voix le nom de la marque.
Veste en cuir, manteau, blouson, pantalon, parfois relevé à mi-mollet, bermuda, kilt, chaussures en cuir -version croco ou vernie-, dépareillées ou non, tennis, chapeau, casquette, lunettes de soleil, costume ample, cravate, noeud papillon, écharpe: tous les mélanges sont permis. Circonstance oblige, le noir et blanc dominent.
La plupart tirent une valise bourrée de vêtements et de chaussures, qui est déballée sur le tapis comme sur un marché aux fripes. Le bon "sapeur" accumule les effets, généralement fournis par des proches installés en Europe.
Seda, 22 ans, est un "amoureux" de kitendi depuis l'âge de 12 ans. Il porte un manteau et un large bermuda en papier beige, de sa propre création. "Tout le monde est habillé en Yamamoto, Gucci, Dolce & Gabbana... Moi j'ai conçu seul ce modèle: +l'usage unique+", dit-il, tout fier.
Les spectateurs applaudissent et taquinent. "Rapporte le sac à ta mère", crie l'un d'eux à un jeune arborant un vieux sac à main. "Tu trouves la même chez les Chinois à 1.800" francs congolais (2 dollars US), lance un autre au porteur d'une veste bariolée.
Après le défilé, les sapeurs prennent la direction de la tombe de leur idole, le musicien Mombele Ngatshie, alias Stervos Niarcos, à l'autre bout du cimetière aux allées envahies par les herbes folles, adossé à un superbe golf très prisé des expatriés et diplomates.
"Nous sommes les mieux habillés !", crie un "sapeur", petites lunettes rondes aux verres solaires relevés comme des hublots, costume large à carreau beige, bas de pantalon relevés laissant voir des tennis montantes.
Sur une stèle voisine, un autre pose en costume bleu-vert, cravate courte, casquette sur les yeux, tenant d'une main un complet sur cintre et sous plastique, comme tout droit sorti du pressing.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 18 février 2011 à 12:11 ::radio
M'zée Djamba Yohé, l'Encrier du rédacteur de l'Atlantique Nord, est l'un des érudits Congolais. Mieux une bibliothèque vivante, un baobab. Grandeur d'âme et bonté de coeur sont les deux mamelles qui caractérisent M'zée Djamba Yohé. Son amour pour le Congo est sans faille. Malheurs à ceux qui pensent lui marcher sur les orteils, l'Encrier du rédacteur de l'Atlantique Nord, ne se laisse pas faire. Déjà en 2006, il est le premier Congolais de la diaspora d'avoir haussé le ton et dénoncé les turpitudes et l'autoritarisme de Modeste Mutinga, prédateur de la liberté d'expression à la tête de la Haute Autorité des Médias (HAM). C'est courageusement qu'il vient d'apostropher le forum Hinterland qui est envahi par les posting des Joséphistes pour noyauter les patriotes-résistants. La France occupée, les médias français donnaient-ils la parole aux Nazis pour mieux expliquer le nazisme, s'exclame-t-il ?
M'zée Djamba Yohé, l'Encrier du rédacteur de l'Atlantique Nord.
Réveil-FM n'a pas la mauvaise habitude de saucissonner les réflexions d'autrui. M'zée Djamaba Yohé ouvre cette rubrique "Congolais, si vous parliez !". Ceux qui veulent s'exprimer pourront le faire, il suffit d'avoir une opinion, des idées et les défendre.
1. Réveil-FM: En 2006, on avait abaissé l'âge des candidats présidents à 30 ans,il n'y avait pas de critères rigoureux pour être candidat à la présidence de la République au Congo. Aujourd'hui, c'est un revers démocratique que nous sommes en train de vivre. En tant qu'analyste politique, quels sont les vraies raisons qui ont poussé à la révision de la Constitution de Liège ?
Il est très curieux de constater ce revirement qui montre la dysfonctionnalité des Institutions congolaises par la révision constitutionnelle hâtive que viennent d'approuver les Députés. Ce qui vient d'arriver en RDC est une violation pure et simple de la légalité et de la légitimité des mécanismes directeurs du pouvoir politique et exécutif dans la République. Les autorités du régime à Kinshasa n'ont pas encore saisi le sens véritable de la "Chose Publique".
En somme, Joseph Kabila pense qu'être Président de la République c'est devenir propriétaire du Congo et des Congolais. Par sa façon d'avoir initié cette révision fugace, il se dégage de cette usurpation de l'intégrité constitutionnelle de l'État une idée selon laquelle, le Congo n'est pas gouverné avec les textes d'une Convention collective intercitoyens qu'est la "Constitution", mais plutôt avec le férule d'une prétentieuse ambition voulant que ce soit sa propre volonté de chef de l'État qui génère les lois de la République.
Pour qui regarde en observateur la RDC à travers l'ocularité de cette incorrectitude, la déduction immédiate qui s'impose à l'intelligence critique est que tout individu qui accède à la Présidence de ce pays devient un "Monarque absolu".
Nul ne peut inciter le Parlement à agir ainsi que les despotes du XVIII ième siècle et ceux qui les ont précédés. Autrement dit, pour comprendre que ce qui se passe en RDC, il faut être modulés, son intelligence, son élitisme et ses connaissances du droit au même niveau que ceux qui ont la charge du pouvoir en RDC.
Car, aucun universitaire, aucun étudiant en mode de préparation à sa vie active, aucun chef coutumier ne peut interpréter la tête calme le changement fait à la Constitution.
Cela signifie tout simplement qu'il y a plusieurs connivences internationales orchestrées par ceux qui refusent aux Congolais de prendre en main les rennes du pouvoir de leur pays.
Ceux qui dirigent la RDC sont ailleurs, ils ont la mainmise sur tout et les hommes comme l'engeance des Dirigeants sont des commis qui garantissent ce dysfonctionnement à ceux qui pillent la RDC à leur guise. Les gouvernements étrangers et les conglomérats qu'ils patronnent pour exploiter la RDC soutiennent "Joseph Kabila" au mépris de tous les Congolais au grand jour.
Que nous ne nous leurrions pas, le mécanisme de cette anomie éthique a des assises dans les États qui nous bourrent de grands discours sur la démocratie, mais le laboratoire pour garder dans l'endomorphisme les Congolais tout le temps a ses assises en Belgique.
Ce n'est pas de la naïveté que de l'affirmer, mais de la lucidité. La boîte noire de la RDC se trouve chez les Wallons et les Flamands, ce sont eux qui créent au gré de leur tempérament et de leurs crises, les différents paysages de visages du Congo et des Congolais. Les lignes de forces et faiblesse du Congo a son épicentre à Bruxelles, Lorsque les Congolais sauront lire ces énigmes d'une bienveillance truffée des pièges, nous reconsidéreront nos relations sur des bases nouvelles.
Malheureusement, quand les Belges nous traquent et nous jouent des coups, cela se retourne contre eux et ce sont leurs partenaires du bloc anglo-américain qui profitent plus qu'eux.
Qui ont descendu l'âge d'éligibilité à 30 ans au Congo ?
C'est un laboratoire belge de Liège pour s'offrir un Président que le Royaume Fédéral pourra manipuler à sa complaisance. Mais Joseph Kabila a dirigé ses pas vers la Chine et Washington qu'il redoute pour ses sanctions et révélations sur ses origines.
Dans tout ça, la Belgique s'en tire sans grand gain, mais se charge de tellement des carences qu'elle en arrive comme par ce temps à vire près d'une année sans gouvernement.
Le secret de cet échec est dans ses mauvais calculs consécutifs en RDC. En définitive, les vrais raisons qui ont poussé le Président Joseph Kabila à la révision constitutionnelle sont circonscris dans les causes ci-après :
La crainte de se voir battre au premier tour par des Congolais capables et très bien rodés en politique, ces sont des personnalités comme ces différents noms que nous lisons sur internet et que je prends à titre d'exemple par hypothèse :
Djamba Yohé ;
Moïse Katumbi ;
Eugène Diomi ;
Jean Kalama-Ilunga ;
Rolain Mena ;
Amba Wetshi ;
Jean Claude Vuemba, etc ...
°La phobie d'imaginer être en train de débattre sur des sujets complexes de la politique générale du Congo et des questions spécialisées en matière de développement et des questions intercongolais divers ;
°Le goût du pouvoir a corrompu Joseph Kabila à vouloir jouer à la prolongation à la tête du pays. Par ailleurs, celui-ci n'a pas profité du temps passé au sommet de la République pour s'instruire et dépasser son degré d'instruction académique, la peur de se retrouver sans emploi le tiraille et c'est pourquoi il fallait créer des conditions d'un premier tour vite fait bien fait ;
°Le rejet du Katanga qui a fait comprendre à Joseph Kabila qu'il n'est plus l'un d'eux à la suite de tous les désagréments qu'il cause à leur province dans ses dossiers d'expansion économique. Il s'agit plus clairement des divergences d'opinions entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi qui ne sont plus des humeurs qu'il faille cacher.
Or, si le Katanga abandonne Joseph Kabila, cette province va aussi lui demander qui a assassiné Laurent-Désiré Kabila et pourquoi le procès de ce dernier n'a jamais été clair et édifiant sur les assassins et les causes de la disparition du Mzee Laurent-Désiré Kabila.
Or, la télévision belge a posé cette question, ici, c'est Charles Onana qui répond aux questions du compatriote Iwele Kolo States
°Les mafias qui supportent Joseph Kabila, celles qui tirent les ficelles dans plusieurs zones minières qui les gratifient dans le travail de la déstabilisation par l'instabilité à l'Est de la RDC conjurent le Président de la RDC à rester au pouvoir, ceux-ci lui garantissent la durée dans le temps et l'espace à la manière qui a maintenu Mobutu pendant 32 ans ;
°Les injonctions de Paul Kagamé au Président de la RDC sont aussi une partie de cette explication, car la chute de Joseph Kabila devient automatiquement une panique à Kigali. Le Président rwandais sait qu'il ne tiendra pas longtemps le pouvoir entre ses mains surtout qu'en Ouganda, une nouvelle opposition intégrée Hutu-Tutsi concoctée avec les généraux mécontents comme Kayumba aidé par le mentor d'hier de Paul Kagamé, le Président Museveni fera du régime de ce dernier une seule bouchée à croquer ;
°La crainte d'une arrestation et d'une condamnation pour haute trahison guette Joseph Kabila sur plusieurs paliers de ses implications dans les crimes commis en RDC sous sa Présidence dont voici les plus parlants :
Armand Tungulu ;
Floribert Chebeya ;
Serge Maheshe ;
Fidèle Bazana, etc ...
°Enfin, il y a l'enfant de Fred Rugwema, le vrai fondateur du Front Patriotique Rwandais qui a 24 ans aujourd'hui a promis d'en découdre avec Paul Kagamé, etc ...
À partir de ces quelques détails explicites sur les causalités liées à la révision constitutionnelle, il devient facile de saisir pourquoi ce travail de récapitulation des textes fondamentaux a été entrevu. Joseph Kabila a été placé au pouvoir par les Belges pour offrir ce que ceux-ci attendaient de lui et par ricochet, des Belges, des Britanniques, des Américains sont dans le même système. On n'a pas en disconvenir de cela quand on fait une analyse politique cohérente et recte. Il suffit de regarder ce qui est arrivé après les funérailles du Mzee, Joseph Kabila a été invité directement dans les palais des chefs d'état occidentaux, à savoir Belgique chez le Roi Albert II, France chez le Président Jacques Chirac, Grande Bretagne chez Tony Blair, États-Unis, sous couvert de l'Assemblée générale des Nations-Unies, mais c'était un rendez-vous avec George Bush, en 2001. Qui n'a pas le souvenir de ce périple de Joseph Kabila.
Les Congolais doivent se concerter s'ils veulent hisser quelqu'un d'autre au pouvoir sans quoi, Joseph Kabila sera maintenu comme l'a affirmé le journal belge "Le Vif l'Express". Bruxelles, Londres, Paris, Washington nous bourrent des discours mielleux sur la démocratie, mais ils ne la veulent pas pour les Africains. Chirac avait dit que pour les Africains, la démocratie est un luxe. Or, cette affirmation fausse est créditée par plusieurs intellectuels africains. Pourtant, si nous jetons un coup d'oeil rétrospectif derrière, les Congolais sont le premier peuple négro-africain à avoir créé une République démocratique sur le continent noir. Le Congo Lumumba était démocratique et cette intention de garder la République sous ce régime fut renouvelée avec force en 1964 avec la Constituante de Luluabourg par laquelle notre pays devint civilement "République Démocratique du Congo".
Celui qui a éteint la démocratie fut le Président Mobutu, or avant lui, malgré les guerres intestines à l'intérieur du pays, nous fûmes vus comme la plus belle expérience de la démocratie dans le monde noir. Et avant cela, en Afrique, il n'y avait jamais eu une République négro-africaine se revendiquant de cette appellation. Nous Congolais, nous sommes des très grands politologues, mais la culture de la dictature et de la corruption orchestrées par les puissances qui nous tiennent en otage fait passer les bougres devants et relègue les génies derrières la scène politique.
Pour dire un dernier mot sur les critères de l'abaissement de l'âge de 40 ans à 30 ans pour être chef de l'État, il n'y a pas eu des prérequis pour ce faire, c'était tout simplement pour pousser notre peuple à l'inventivité philosophique de sa relation avec la pensée populaire pour créer le terme "Chance eloko pamba". Le lauréat de cette chance fut "Joseph Kabila". En fait, les "faiseurs des Rois" ce conglomérat des délits d'initiés, surtout économico-financier, que l'on appelle la "Communauté internationale" voulait seulement au détriment de tous les Congolais placer un homme faible au pouvoir pour accéder à tous les avantages que requièrent la philosophie du profit de la mondialisation ultra-libérale. L'homme inventé pour ce faire est Joseph Kabila, il était donc normal qu'on lui confectionne une Constitution à la taille de sa politologie étrangère à toute docimologie. Aujourd'hui, ce petit poucet a compris comment on peut régner sur une population avec la force militaro-létale, physico-brutale et des cartels qui profitent de l'exploitation éhontée du Congo. Sur ce sujet, je laisse, Eugène Diomi raconter lui-même ce qu'il observé et analysé dans un temps très court, celui de son incacération abusive. Lors de sa sortie de prison au siège de son parti, ce Député a dit ceci dans son point de presse ou conférence je ne sais pas ce que c'était :
°La stratégie de la modification des textes constitutionnel et électoral afin de se donner des avantages injustifiés par rapport à l’opposition politique ;
°La stratégie de l’intimidation et de l’insécurité pour justifier des mesures répressives extraordinaires qui visent à démobiliser les forces du changement ;
°La stratégie de la désinformation et du verrouillage des médias, les entraves à la libre circulation des membres de partis politiques de l’opposition, surtout en province. Source : Eugène Diomi, propos recueilli Ali Kalonga, http://www.culturecongolaise.net/?p=5409
Comprenne qui pourra par lui-même. En clair, Joseph Kabila, servi par plusieurs concours de circonstances favorables à son pouvoir, saisit son tour d'accaparer la Constitution qui lui a été manufacturée comme un costume prêt-à-porter pour la modifier. Après un apprentissage fait à la petite école de la Direction politique, le jeune-homme se sent dans la peau de sa présidence. Comme Louis XIV, il se dit : "le Congo : c'est moi". Hourrah !Décidons à notre guise pour éliminer l'obstacle du deuxième tour et tout est joué d'avance.
2. Réveil-FM: Comptez-vous toujours vous présenter à la magistrature suprême ? Les députés et sénateurs se sont faits corrompre pour la révision constitutionnelle, tout est corruption, il faut acheter les consciences...
M'zée Djamba Yohé
A/ De la Magistrature Suprême
Inévitablement, j'y tiens, car j'ai été préparé à faire de la politique à ce niveau-là. Mon histoire dans l'arène des Institutions commence depuis mon jeune âge et mes implications multiples dans les activités patriotiques le démontrent. Je suis constamment disponible et sans condition comme "volontaire de la République". À tout moment de mon existence, je n'ai pas marchandé ma participation à la chose publique, seul mon civisme et mes concitoyens ont compté .
Je suis l'un de ces Congolais rares qui ont grandi exposé par leur visibilité au chantier du développement constructif de la Nation et à l'atelier praxéologique de l'épanouissement de la jeunesse nationale, ce froment de notre future moisson.
Je n'ai pas été loin de la forge érectrice de la puissance de l'État, j'ai mis toutes les facettes de mon intelligence politique et mon activité créatrice à formuler les modèles du leadership pour susciter l'assomption de la République à tous les niveaux.
Je me suis rendu efforcé de créer des théories de communications sociales pour vulgariser le savoir et les connaissances utiles pour motiver ceux qui peuvent s'en servir pour aller plus loin.
Là-dessus, j'ai œuvré sans relâche à la radio et à la télévision pendant plusieurs années pour servir de support humain au médium de la communication sociale et médiatisée, travail que je continue à faire avec le même entrain aujourd'hui.
Au sujet de la Présidence, j'ai un programme élaboré depuis plusieurs années, je l'ai conçu avec les matériaux de nos réussites et de nos échecs comme peuple.
L'emphase focale de cet édifice socio-culturel est centré sur le projet de civilisation que je transporte comme solutionnaire à tous nos problèmes que l'urgence d'une stabilité durable requiert.
Donc, candidat à la Présidence de la République, je le suis et ne m'en cache pas. Je suis, sur l'internet, la première personne qui a annoncé cette postulation de la Présidence de la RDC. C'était le 12 avril 2009.
J'ai expliqué pourquoi j'ai soutenu par un par un exposé explicite et clair le sens de cette démarché.
Du reste, j'ai été préparé pour me destiner sur cette voie-là. ma jeunesse, surtout à partir de l'adolescence, n'est pas passée inaperçue aux yeux des Congolais et Congolaises. Quand je n'étais pas dans mes activités de cœur vaillant en Église et à la Paroisse (catéchiste, choriste avec José Mpundu, animateur spirituel des jeunes et servant de messe), j'étais dans les activités patriotiques à des degré divers, à savoir à la JMPR, dans les Cercles Culturels et leurs Commissions, aux émissions de la Radio et de la Télévision Nationale (OZRT) et (RENAPEC).
Mes participations à ces activités diverses étaient en fait un engagement de profession de foi chrétienne et patriotique pour inciter mes contemporains à découvrir les adresses qui transforment la personne du jeune pour en faire un être de foi et un patriote. Mes chansons composées à cette époque-là traduisent le sens de l'idéal que j'ai cherché à transmettre. Le titre de la pièce ci-dessous est "Où va tu pionnier".
Où va-tu pionnier en portant cette oriflamme,
Je l'amène à la troupe où sont tous les éclaireurs,
Bientôt dans les rues les drapeaux vont défiler,
C'est la fête des jeunes qu'on célèbre aujourd'hui, au Zaïre.
Eh bien répondons à l'appel de la Nation,
Associons nos efforts pour nos rêves les plus beaux,
Poursuivons tous ensemble la lumière de la raison,
Car la relève nous attend au port le plus proche du Zaïre.
(Il reste 2 et 3 strophes)
Source : Djamba Yohé, Kinshasa, 1984
L'idée de faire de la politique est adjacente à l'assassinat de "Patrice Emery Lumumba". J'avais huit ans, ceux qui m'ont éduqué m'ont obligé de me disposer à la faire pour contraindre les campagnes des mensonges, la propagation des injures et le manque de respect contre la personne de Lumumba, son nom et ses idées. J'ai appris assez tôt ce que signifie le terme-locution "Devoir de mémoire". Néanmoins, ces parents-unis, les miens et les proches ont pris cette résolution l'ont conditionnée à une obligation de devoir sincère de servir mon Peuple, ma Patrie et toute sa physiologie socio-politique, socio-culturelle et socio-multidimensionnelle. Car si telle n'est pas la disponibilité enchâssée en moi, il est inutile que j'espère devoir assumer cette responsabilité que l'on me demande d'accomplir. On m'a dit : "Ceux qui font la politique sans idéal sont ces acteurs qui s'appliquent à sa destruction". J'ai compris la recommandation et je n'ai pas bronché mot.
Par ce temps je postule la Présidence de la République, au-delà de mes prérequis initiaux, j'ai surélevé mon idéal d'une tridimensionnalité pour qui requiert de moi une oblation de ma personne à la Nation congolaise. C'est d'un idéal républicain d'assomption de la RDC. Il faut comprendre qu'il s'agit là d'un "Projet de Civilisation" qui est au-dessus de ce que d'aucuns appellent "Projet de société".
En ce qui concerne les points principaux de cette vision, voici ce que j'en dis :
°La dimension dynamique d'exception culturelle qui a signalé tôt le Congo, en Afrique et dans le monde, comme étant le centre majeur de la Civilisation Négro-Africaine tant à la Conférence de Berlin qu'antérieurement à l'époque précoloniale ancrée dans les Royaumes de ce territoire qu'est la RDC configurée dans le dessin de plus ou moins 1885. Les hommes et les femmes comme Le Grand Kallé, Franco, Vicky Longomba, Nico Kasanda, Rochereau, Simaro Masiya, Pierre Kalala, Robert Kazadi, Joseph Kibonge, Ndaye Mutumbula, Kakoko Etepe, Kembo Uba Kembo, Mayanga, Manuaku Waku, Nyoka Longo, Papa Wemba, Kalonzo, Brinch, le nom Zaïko, le nom Tout-Puissant Mazembe-Englebert ressortent cette dynamique culturelle. Il faut inclure les Sports comme un inférant culturel ;
°La dimension pneumatologique de la mystique congolaise, c'est le caractère du don béni que ressort l'hymne national "Le debout Congolais" de notre identité intérieure et morale. Le Congo, avant d'être un pays avec ce que cela requiert pour ce faire, est un espace rempli du souffle d'essence divin. Cette faveur mystérieuse est la génératrice qui suscite de sa terre des hommes et des femmes qui changent la face du monde même si cela n'est pas encore sensible et effectif en RDC. Le Prophète Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba, Monseigneur Joseph-Albert Malula, Soeur Anuarité Nengapeta, le Grand Kallé et Ndona Béatrice dans un passé resté loin derrière nous et que l'on nomme aujourd'hui "Kimpa Vita", sont des Congolais qui ont par leur action longue ou courte communiqué la sublimité de leur don particulier aux Congolais, à l'Afrique, aux négro-africains et à la terre entière. C'est cette dimension-là, présente chez tous les Congolaises et Congolais, sans nécessairement être phosphorescente, qui fait ce rayonnement pneumatologique du Congo et donne à ses enfants un charisme qui les aide à donner le meilleur d'eux-mêmes pour l'enrichissement de l'autre, l'édification de la paix dans le monde et l'accompagnement des captifs et le prochain brisés vers la libération (Angola, Rwanda, Burundi, Afrique du Sud, etc) NB : Pneu signifie souffle en grec ancien, c'est-à-dire antique;
°La dimension sociologique de l'unité dans la diversité. Les dernières agressions qui ont tenté infructueusement de démembrer la RDC en lui enlevant plus de six millions d'âmes ont témoigné à la face du monde que le patriotisme des Congolaises et Congolais est plus que sacré, cet attachement à la terre natale a montré la fidélité de notre peuple à son pays. Par cette démonstration, les Congolais sont par eux-mêmes une puissance créatrice constituant le "Directoire anticipé" de leur propre civilisation. Cette qualité de foi dans la Nation les écarte des mensonges débité par les fausses promesses de "Cinq chantiers" et tout autre précédent du genre.
En somme, avec ces trois dimensions évoquées ci-haut, j'ai là, à partir des richesses intérieures des Congolais, la table des matières de mon "Projet de Civilisation" que je vais proposer à la République durant ma campagne électorale comme programme politique pour mon mandat. Bien entendu, tout cela est absolument lié à la créations des nouvelles richesses comme la création d'un "Capital financier congolais stricte". Lorsque j'ai lu, il y a quelques semaines ce qu'un Congolais a écrit pour plaindre le gouvernement de la RDC pour son constant recours aux fonds étrangers pour financer les élections nationales à tous les niveaux, je me suis réjoui de voir que ce compatriote a vu juste et qu'il fallait l'écouter.
Créer un Capital national s'accompagne d'un inventaire qui dresse la cartographie de nos richesses publiques tant de l'environnement à l'air libre que dans le sous-sol.
Cela exige également de l'Administration qui assume le pouvoir de dresser des tableaux qui montrent ce que le Congo produit, importe, exporte. Cela recommande aussi que la mise à la connaissance du public nos bénéfices et nos déficit durant les exercices budgétaires dans le but de pouvoir privilégier, sans éliminer d'autres branches, ce qui rapporte plus pour augmenter notre puissance économique.
Je n'ai pas à me dédire sur mes ambitions politiques, je suis candidat à la Présidence de la République, c'est certain. Présentement, je suis dans l'étape des quêtes des signatures pour remplir les conditions des soutiens qui me supportent, de lever les fonds pour avoir les moyens de faire campagne et je procède aux démarches compliquées par la volution du Gouvernement congolais et le Ministère des Affaires Étrangères pour obtenir mon passeport.
La RDC a décrété un interdit de vendre ce document dans toutes ses Ambassades et n'a pas tenu compte de nous dédommager, car maintenant c'est la troisième fois que le Congo annule nos passeports sans nous les remplacer par ceux dus à sa courtoisie diplomatique à notre égard.
C'est du vol pur et simple et un viol de nos droits que de chercher à nous soutirer de l'argent à chaque occasion que des réformes malhonnêtes sont initiées pour nous dépouiller de notre argent comme si nous étions des vaches à lait de Joseph Kabila, de Thambwe Mwamba et de leur administration.
Ce qui est vrai sur chapitre pré-électoral, c'est le message que j'envoie au gouvernement de Kinshasa que bientôt, c'est "Djamba Yohé" qui sera le Président de la République Démocratique du Congo. Que l'ancienne équipe se prépare à partir pour me laisser la place.
Évidemment, je serai incomplet si je ne dis pas que tout ceci est étroitement lié dans le cheminement d'un processus d'implication claire sur cette piste sinueuse que sont les élections. S'il advient que l'on tente de me compromettre ou de faire des barrages indus conditionnant ce parcours dans la boue de la dignité de ma personne, je ne tiendrai pas à me salir ni à me discréditer parce que le pouvoir est un objectif de ma démarche.
Jamais de la vie, je ne me rendrai pas indigne pour arriver au bout de mon but. On devient Président pour servir et non pour acheter la vocation de service par des compromissions ignobles. Cette profession de foi revient à dire que je ne veux pas être Président à tout prix sans une prévention qui fixe les balises de mon cheminement dans ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas.
B/ Les Députés et les Sénateurs corrompus
La politique est le foyer social d'État vers lequel converge toutes les mœurs d'une société, le hommes qui réussissent à faire ce métier, disons-le ainsi, sont ceux qui ont une vocation du service public. Pour que les conditions d'une vocation politique soient remplies avec ce que cela requiert comme valeurs, il faut d'abord que ceux qui se retrouvent sur cette plate-forme vivent une mystique de clair obscur dans le jeu chromatique parfait imposé par la concordance du registre de l'ombre et de la lumière.
En d'autres mots, le Parlement d'un peuple est une bourse transactionnelle des desideratum de programme politique d'un chacun qui représente ses commettants sous la bannière idéologique de son parti ou pas.
Les avancés notables que l'on y obtient par les Députés sont la conséquence d'une démonstration de l'objectivité du libellé des projets en présence et de la capacité des stratégies qui défendent les visions et les convictions mises en interaction.
En clair, le Parlement est un lieu commun des tensions et d'affrontement des caractères de personnalités et des cultures d'un peuple. Le Député est cette personnalité qui sait entrer en tension et en sortir sans se compromettre avec les ambiances des discussions nocives ni se laisser contaminer par les transactions illicites des coutumes malhonnêtes qui circulent dans les hémicycles.
La corruption que vous déplorez n'est pas un fait inopiné au Parlement, c'est une réalité qu'il faut affronter avec la vertu et les armes de la probité. On ne devient pas politicien avec le but de s'enrichir, mais se faire élire Député ou Sénateur est une entreprise idéale pour créer la richesse publique au bénéfice de tous.
C'est un apostolat civique que d'être un élu du peuple de la même façon que l'on devient religieux ou soldat pour défendre la patrie. Les religieux et les soldats, en principe ne sont pas fortunés, sauf au Congo où l'on voit certains pasteurs très riches à crever et une infime engeance des militaires du Haut-Commandement scandaleusement repus comme des pachas d'Espagne au temps de Don Quichotte.
C'est ce déséquilibre de la conduite morale qui produit des effets pervers au Parlement congolais. La plupart de ceux qui arrivent à ce degré de représentation publique ne viennent pas d'une tradition politicienne acquise, ils y parviennent à la suite d'un patronage des parrains enracinés au pouvoir ou encore avec l'argent des financiers familiaux si ce ne sont pas eux-mêmes ces générateurs de pognons. Or, pour que ce que l'on attend des Députés et Sénateurs soit offert aux électeurs tel qu'entendu à travers leurs promesses électorales, l'exigence première pour ce faire est liée au civisme de celui qui postule la députation. Pourtant, des Députés et Sénateurs nourris au civisme classique et coutumier, il en sort très peu en RDC, le régime du Président Mobutu qui a régné pendant 32 ans a supprimé l'Éducation civique pour la remplacer par le Mobutisme.
En d'autres mots, les Députés de Joseph Kabila, en dehors de quelques rares personnalités honnêtes dont je tais le nom, sont des transfuges du MPR/Parti-État. Dès lors que ceux-ci n'ont pas réussi à appliquer pendant trois décennies la devise "MPR = Servir se Servir non", il ne faut pas espérer que ce commando de la politicaillerie engagés dans une course de l'enrichissement personnel vont devoir œuvrer pour l'intérêt collectif des masses, c'est fonder là-dessus un espoir béat. Tout ce que Joseph Kabila fait aujourd'hui pour s'assurer de la continuité de son régime et de la pérennité de sa présidence pour des longues années encore, ce sont les théories du Mobutisme que l'on réchauffe pour lui.
Pour situer cette analogie dans le temps et l'espace, la révision constitutionnelle que le Congo a vécue ces derniers jours est comparable à l'année 1972. En effet, Mobutu, cette année-là, a convoqué un Congrès extraordinaire du MPR qui a renforcé ses pouvoirs. Je ne me rappelle plus très bien des décisions particulières qui étaient prises, mais je m'aperçois que la Constitution a été modifiée plus profondément afin que les pouvoirs du Président ne soient pas constamment renégociés avec les paliers institutionnels. Sur ce point, je vous prie, Monsieur Freddy Mulongo, de vous documenter par des questions du même genre chez des personnalités comme Ndaywell, le Dr Makombo autant qu'Elykia Mbokolo.
Toutefois, c'est autour de 1970 que le mandat de Mobutu est passé de 5 ans à 7 ans comme celui du Président Tombalbaye au Tchad, c'est au cours de la même période, 1970 ou 1972, j'imagine que le MPR est devenu une Institution nationale. Notons qu'à cette époque-là avec toutes les réserves de ma mémoire de jeune homme de 19 ans, je vous recommande ces éminentes personnalités pour de plus précis renseignements :
Ndaywell était déjà professeur au Campus (à vérifier) ;
Le Docteur Makombo venait de terminer ses études (à vérifier aussi) ;
Elykia Mbokolo était à Paris comme professeur je pense et comme journaliste à Jeune Afrique (vérifier).
Donc, en vous référant à ces valeureux Congolais mondialement connus, vous aurez des réponses plus claires que mes souvenirs qui sont autant des mémoires vives, car ils me permettent de revoir ce qu'était ce Congo que Mobutu avait promis à un grand avenir sous la promesse de l'atteinte de l'objectif '80. À la fin du premier Congrès ordinaire ou du deuxième Congrès extraordinaire du MPR, le Grand Tabu Ley, à la demande, sans doute du chef de l'État, a immortalisé la promesse de Mobutu de sortir du sous-développement dans la chanson objectif '80. Voici, ci-dessous, quelques mots de cette belle pièce de musique, en Soum Djoum, écrite en 1972, le gymnopédiste Michelino Mavatiku peut t'en confirmer l'âge, toi qui le côtoie assez souvent à Paris :
Elaka ya liboso eleki tondimi Mobutu bilan esalmi,
Sika totala avenir boyakani tosangana pembeni na ye
Elaka ya liboso eleki objectif '80 mpe salongo.
Indépendance économique tozui na nouveau régime esengi tobongisa.
MPR mpe ezali boyakani tosangana pembeni ya Mobutu bandeko
Tozali mpe na idéologie nationalisme congolais authentique,
Motu na motu abongisa rendez-vous ya mbula '80 mpo tozua
Mais au fur et à mesure que le régime avançait, malgré toutes les aides que le Président zaïrois a reçues des artistes musiciens et de tous les Congolais formant la grande famille du MPR, l'Objectif '80 ne faisait que s'éloigner de l'horizon entrevu et c'est la dictature qui prenait de l'embonpoint.
Pendant ce temps, les Députés n'étaient plus élus, mais choisis par acclamation. Ce mode va susciter beaucoup de remous, il sera changé, mais pour être accepté candidat, c'était le parcours du combattant. Au bout du compte, il sortira sur le chemin de cet horizon qui a cumulé des promesses non-accomplies "Treize Commissaires du peuple" par qui se lèvera le vent d'un renouveau démocratique.
Mais comme la Conférence Nationale Souveraine n'a pas pu s'achever, l'espérance de ce pays que rêvaient les Congolais n'a pas été accouché, l'incertitude a repris de plus belle son vagabondage dans l'espace politique de la RDC.
Autrement dit, il n'y a pas eu naissance d'une école de civisme populaire de la réforme des mœurs politiques. Alors, ceux qui arrivent à la Députation et au Sénat sont pour la plupart des politiciens douteux dont on peut acheter la conscience. Vous avez raison de vous plaindre, mais grand nombre des élus du peuple sont des politiciens approximatifs.
Ces hommes-là qui siègent dans une salle de spectacle comme Parlement ne sont pas à 90 % patriotes, la corruption continuera à gruger leur conscience à la manière de "Ma'Hele qui dit oui oui" à tout celui qui lui propose de l'argent pour acheter son amour et ses prouesses amoureuses.
Pour l'illustration de l'exemple, je te balance la chanson Ma'Hele
3. Réveil-FM: Tout ce que vous exposez en matière de projet de civilisation est bon, on comprend là que c'est pour encadrer finalement votre programme politique que d'autres nomment projet de société, quelles sont les axes principaux de cette vision ?
Djamba Yohé: Je ne peux pas vous répondre avec des arguments nouveaux que ceux qui m'ont permis de déclarer ma candidature au siècle dernier durant le assises de la Conférence Nationale souveraine qui évoluait cahin cahan. C'est par le biais de Son Excellence, Monsieur Ramazani Baya, alors Ambassadeur du Zaïre en France que j'ai introduit ce dossier aux autorités de la République et aux Délégués à la CNS. Mes buts et objectifs n'ont pas changé, la même réalité que j'ai décrypté à l'époque demeure toujours la même.
Ce faisant, voilà l'essentiel de cette vision :
Les Buts de ma Démarche :
Renouveler le Personnel Politique au Pouvoir ;
Proposer à la Nation les solutions qui se marient avec le temps nouveau en exposant une esquisse de projet de société ;
Hisser le niveau culturel du peuple aux réalités du visage contemporain du Monde ;
Sauver le pays de l’éclatement, de la criminalité, du chômage des masses, de la mendicité de l’État à l’Étranger ;
Rebâtir la Démocratie, Reconstruire la Nation sur des clichés nouveaux, instruire la jeunesse sur tous les plans, c’est-à-dire universaliser les connaissances scientifiques, techniques en même temps que promouvoir la formation de la main d’oeuvre chez les jeunes sans qualification pour éviter la délinquance de ceux qui ne sont pas allés loin dans les études. Garantir aux travailleurs la sécurité de l’emploi, aux aînés retraités une sécurité sociale et aux chômeurs une assistance sociale digne de leurs conditions.
L'objectif :
Authentifier mon action politique par une architecture des réformes pluridisciplinaires qui donne un sens nouveau au projet de société que je souhaite réaliser avec vous. Ce projet passe en priorité par l’informatisation du pays.
Cela nous permettra de bien gérer nos ressources, de contrôler l’administration et d’ordonner l’Arithmétique de nos dépenses afin d’éviter les colossaux déficits qui apparaissent au milieu et la fin de notre exercice budgétaire annuel.
L’Afrique sera un continent viable à la seule condition que notre pays soit stable et en paix. Les élucubrations qui nous font danser la Farandole vont permettre aux Brigades du Terrorisme international de trouver chez nous un repaire favorable à leurs activités. Nous deviendrons une Poubelle politique, une cache des prises de la contrebande, un arsenal guerrier, un marché de l’argent sale et un entrepôt de l’insécurité mondiale.C’est difficile faire toutes ces choses, mais avec la volonté et l’engagement, je saurai accomplir cet objectif, car votre participation honn te ma suite est une assurance de fait. source : Djamba Yohé, Déclaration de candidature à la Présidence du Zaïre, le 17 mai 1993
Cette vision fut une prémonition, ce que je relate dans les objectifs est arrivé, les agressions sont venus de tout côté, nous avons laissé sur notre sol se perpétrer des génocide, des massacres des masses, des viols et des crimes de toutes sortes. Au demeurant, nous n'avons même pas réussi jusqu'à ce jour à faire comprendre au monde entier que nous sommes les victimes d'une criminalité internationale organisée qui s'est installé pour longtemps sur notre territoire. Du reste, la presse internationale qui peut réagir comme elle le fait dans les événements en Tunisie, en Algérie, en Égypte et quelques années plutôt au Rwanda et au Burundi ne veut rien communiquer de notre infortune. Tout à l'air que les nouvelles de la RDC sont frappées d'un interdit de publication. En tant que candidat à la Présidence de la République, c'est cela que je me dois de faire comprendre et demander à ce que l'on nous rende justice par des réparations au degré des pertes et dommages subis. Avec le pouvoir qui cherche à jouer à la prolongation, nous n'aurons rien à espérer, les amis intimes du chef de l'État Joseph Kabila sont ces mêmes criminels qui ont occupé la RDC. Aussi, pour flatter Paul Kagamé, Joseph Kabila a retiré la plainte de la RDC contre le génocide et les destructions méchantes de l'Armée rwandaise en RDC. Devenir Président de la République est tout ce qui répond à tous ces dossiers en souffrance.
4. Réveil-FM: Quelle différence doit-on faire de l'opposition à la résistance? De l'opposant au résistant ?
M'zée Djamba Yohé: L'opposition en politique s'articule comme une divergence d'opinion par tradition idéologique, par disposition sophiste ou par adversité d'orientation philosophique et par complaisance volontaire dans le but de marquer les couleurs de son étendard et la frontière nette entre son camp et celui des vis-à-vis d'en face ou d'à côté. Cette identification n'est pas stérile car elle soulève, malgré les controverses qu'elle peut susciter, des points dignes d'être pris en considération au Parlement tout autant qu'elle éveille dans la différence d'allégeance politicienne un réflexe de prudence dans l'énoncé des propositions et d'argumentation dans le cas des débats publics ou des travaux en commission.
ici, que l'on me comprenne bien, je fais allusion à l'opposition des élus du peuple. La résistance n'est pas l'opposition, c'est une posture de divorce et de combat tant au Parlement que sur le terrain du conflit ou de sa résolution.
Les résistants savent ce qu'ils veulent et ont déjà tranché sur les demandes qu'ils ont à faire comme revendication. Lorsque s'ouvre les négociations pour trouver un point de convergence commune, les résistants arrivent avec un cahier des charges ou avec un libellé des exigences auxquelles ils ne dérogent nullement pour des concessions proposées ou mises sur la table.
Au plan politique et parlementaire, les résistants sont ceux qui affichent une attitude de rejet de toutes les offres qui leur sont faites. Au Canada, cette attitude était vivace dans le "Bloc québécois" des origines dans les années '90 avec Monsieur Lucien Bouchard, ancien Ministre fédéral du gouvernement Mulroney et Premier ministre du Québec après Jacques Parizeau. Ce parti là n'était pas allé à Ottawa pour siéger en vue d'obtenir des gains pour le succès économique ni politique du Québec, il siégeait au Parlement avec le but de créer les conditions favorables à la souveraineté de la Belle Province qui n'est ni plus ni moins que la séparation du Québec d'avec le Canada. Un résistant est un politicien déterminé à obtenir ce qu'il veut par une opposition qui ne procède pas des compromis. Ce à quoi un résistant tient, il le connaît jusqu'à la lisière de ses revendications. Au plan militaire, un opposant réagit avec les armes avec ou sans troupes pour harceler l'ordre légalement ou arbitrairement établi. Les Résistants français de la Deuxième Guerre Mondiale se battaient contre l'ordre arbitraire imposé par les Allemands tandis que Che Guevara était un résistant qui se battait contre l'ordre légal des régimes qu'ils considéraient comme impérialiste et exploiteur du petit peuple.
De l'opposant au résistant, il n'y a généralement qu'un pas. C'est de l'échec de dénouement d'une démarche engagée que la partie insatisfaite décide de transmuter son opposition en résistance. Là-dessus, il y a plusieurs exemples que l'on peut présenter comme ayant été des conséquences d'une opposition virée en résistance. Les guerres de libération sont généralement les rejetons de l'opposition. L'ANC de l'Afrique du Sud était une opposition politique contre l'Apartheid au départ, mais au fur et à mesure que le fossé séparait les Noirs et les Blancs et que par dessus tout, ce sont les Noirs qui se sentaient comme les pestiférés de ce système ségrégationniste et non-intégrables aux structures dirigeantes et fonctionnelles de l'administration de l'Afrique du sud blanche, les leaders des Zoulous et autres Sud-Africains de race noire se sont organisés en milices pour résister contre l'exclusion de leur groupe au centre des décisions du pays. En définitive, l'opposant fini toujours par quitter le centre des débats pour se retrouver dans une retraite à vocation militaire. Du jour au lendemain, on entend surgir un Front de Libération, c'est comme cela que l'opposition passe de la tradition parlementaire à la stratégie de guerre. Je redoute plus un résistant qu'un opposant, les Dirigeants africains devaient connaître ces différences-là, elles les aideraient à bien dialoguer avec leurs forces vives et leurs adversaires des hémicycles.
5. Réveil-FM: D'après vous qu'est-ce qui se passe réellement au Katanga par l'action du gouvernement en place ? Pourquoi cette province est visée pour la déstabilisation ? Psychose ou complot ?
M'zée Djamaba Yohé: Ce qui se passe au Katanga par l'action du gouvernement de Joseph Kabila est aussi flou que les combines du CNDP avec le parrainage présidentiel de collaboration avec Paul Kagamé au Nord-Kivu.
L'entrée des troupes de Kigali en janvier 2009 dans cette province extrême-orientale fournit le visage du paysage militaro-politique de ce qui se passe au Katanga. Depuis que le Chef de l'État a été fixé phylétiquement comme quelqu'un qui a des origines au Katanga, celui-ci a fait de cette province un pantin de sa souveraine suffisance pour clamer haut et fort son ancrage millénaire en RDC.
Et par-dessus tout et en aucune façon, il sied et règne sur ce territoire en monarque propriétaire des pré-carrés régaliens comme il règne sur tout le Congo en véritable Sa Majesté Roi des rois.
Ce portrait est important pour commencer à interpréter la question que tu me poses sans détour, Monsieur Freddy Mulongo, journaliste de toutes les temps forts.
A/ Ce qui se passe réellement au Katanga
Pour le moment, commençons par dire que Joseph Kabila veut prendre le Katanga sous son contrôle intégral et sans déconvenue, il considère Moïse Katumbi comme un subalterne. Il y a dans toute la nébulosité qui ne dit pas son nom une colère contre ce gouverneur qui a aussi de l'éclat au niveau des médias. Du point de sa posture actualitaire, Lubumbashi, qui est son siège politico-administratif, celui-ci donne des interviews aux grandes chaînes de communications du monde entier à sa convenance, à CNN
, à RFI, à VOA, à Africa # 1 et j'en passe.
Or, au cours de cet entretien radio et télévisé, ce gouverneur n'épargne pas le gouvernement de Kinshasa, il répond avec une liberté qui choque celui qui pense qu'il est le chef de tous les Congolais. C'est du moins cela qui constitue le symptôme de ce que nous nous poserions comme question relativement à ce qui se passe au Katanga. Deux acteurs ne sont en confrontation, l'un croit qu'il a l'ubiquité et un pouvoir sur tout, Joseph Kabila, et l'autre, Moïse Katumbi, résiste à la subordination parce qu'il rétorque à son interlocuteur de Kingankati qu'il est lui aussi élu et qu'il a un mandat à faire valoir.
Moïse Katumbi demande à Joseph Kabila de respecter, la Constitution, son mandat.
Joseph Kabila refuse, il pense qu'en tant que Président de la République, il a et est au dessus de la Constitution et nul n'a le droit de lui faire la remarque sur ce chapitre.
En d'autres mots, comme les élections sont en vue, Joseph Kabila suppose et soupçonne des ambitions qui peuvent lui faire un court-circuit à son projet d'être le Candidat unique ou disons le plus puissant de tous les chanllengers. Au fond, le Président de la RDC défend bec et oncle sa position jusqu'au point de
se montrer méchant sans fair-play devant public.
En effet, c'est tout le monde de la jet set de sa cour et tout le monde qui a un nom dans la RDC susceptible d'être présidentiable que son attention est portée. Il est dangereux par ce temps-ci d'être dans le collimateur de tout ce qui porte à éveiller une idée de candidature.
En partant de ses hypothèses, Joseph Kabila soupçonne, suppose et pense que :
Moïse Katumbi sera candidat ;
Eugène Diomi sera candidat ;
Candide Okeke sera candidate ;
Djamba Yohé sera candidat, etc ;
Ce sont toutes ces prévisions qui créent la tension appréhendée au Katanga.
En fait, c'est un conflit qui repose sur la lecture de la Constitution et des mandats réciproques sur fond de campagne électorale à venir. Moïse Katumbi peut facilement être accusé de tout ce qui porte atteinte à la sécurité de l'État et son accusateur, qui qu'il soit, peut réussir à le discréditer.
Mettons-nous en tête que le Katanga porte en lui plusieurs sujets sensibles qui éveillent dans le coeur des Congolais, d'une part la joie comme les victoires sportives de Mazembe et, d'autre part de la frustration, comme la Sécession Katangaise et l'assassinat de Patrice Emery Lumumba, ne nous en cachons pas.
Figurons-nous bien tout cela sans équivoque. Effectivement, dans ce chapitre sur ce qui se passerait au Katanga, ce sera sur la frustration que l'on va devoir capitaliser pour attaquer la crédibilité du gouverneur Moïse Katumbi.
Le grief de récrimination du Président Kabila pouvant être porté contre le Gouverneur du Katanga, si leur controverse va jusque-là, c'est ce sujet sensible.
Toutes les conditions pour l'accabler sont là. Moïse Katumbi est flamboyant par sa façon de se tenir dans sa province auprès des citoyens, il est acclamé par son monde pendant qu'il marche, ne fais rien en public sans inviter la presse et est populaire auprès des hommes d'affaire. Cette image-là plaît à la Belgique, même si les contextes sont différents par leur actualité.
Il n'empêche que cela peut le trahir au simple fait que l'on tente de dire que Moïse Katumbi veut rééditer la sécession en vue de couper le Katanga du Congo.
Vrai ou faux, cela peut passer dans l'opinion publique. Or, d'après moi, je ne le crois pas séparatiste malgré ce que son Ministre avait décrété en 2009 d'imposer un visas pour entrer à Lubumbashi et au Katanga. Si une telle projection persiste, Moïse Katumbi peut en payer gros le prix de son effervescence, le Gouvernement central à Kinshasa qui a les grands moyens de communications bien épais que les siens est capable de toucher les cordes sensibles.
C'est à la presse de jouer un rôle honnête et de diffuser une information objective et non biaisée.
On peut donc dire dans un premier temps que se qui passe au Katanga est lié à plusieurs problèmes qui s'enchaînent dans une succession des conjonctures problématiques qui s'enchevêtrent en s'empiétant dommageablement et lamentablement. Essayons de disséquer quelques cas palpables pour en formuler des exemples qui se dissimulent sous la forme d'une préoccupation du chef de l'État soucieux du bien-être de cette province-là et de la sécurité de sa population. Or, tout n'est que fumée et mirage en réalité.< p>
Tout le problème commence avec le fait que feu, le Président, Laurent Désiré Kabila, est originaire du Katanga, ce faisant, Joseph Kabila le fils, ne eut qu'être un acteur de premier rang dans cette province à cause du fait qu'il s'y réclame la descendance et l'ascendance phylétique de son hérédité biologique ;
Le secret de famille que bien des Congolais redoutent de voir sortir un jour sur la place publique incite le chef de l'État à tout étouffer de son passé flou et que d'autres membres plus proches de M'zée Laurent Désiré Kabila ont fustigés en niant la filiation du chef de l'État au défunt Président assassiné, car si tel était le cas, Joseph Kabila aurait tout fait pour éclairer les Congolais sur l'assassinat de son père ;
Un bras de fer est engagé entre Moïse Katumbi et Joseph Kabila, il s'agit d'baroud contre la mainmise et la mise sous-tutelle du gouvernement de Kinshasa sur le Katanga pour contrôler cette province sans passer par les autorités de cette entité territoriale, je m'expliquerai là-dessus au fil des paragraphes ;
Kinshasa, à cause de ce bras de fer, a pris la résolution d'asphyxier le gouvernement provincial en le privant de la péréquation, c'est-à-dire de la redistribution des recettes publiques après leur versement interprovinciales aux guichets se trouvant dans la capitale congolaise.
On se souviendra là-dessus d'une déconvenue entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi lors du passage du Ministre belge de la Coopération, Charles Michel, devant qui le Gouverneur du Katanga qui s'est permis d'interpeller Joseph Kabila pour le non-versement des fonds que Kinshasa lui doit (Vérifier les noms des personnages, mais l'incident a bel et bien eu lieu, je pense en 2009, cette séquence est relative à la réouverture du Consulat de Belgique à Lubumbashi) ;
Le contingentement des forces économiques internationales qui se bousculent au Katanga pour obtenir chacun un prés-carré des terres en vue de passer à l'exploitation des minerais, mais également d'obtenir les incidences qui vont avec certaines permissions comme celles de délocaliser les populations pour installer les industries minières. Sur cette question, Monseigneur Fulgence Muteba de Kasenga en connaît plus vaste que moi pour avoir dénoncé cette pratique à "Développement et Paix" au Canada.
Dans cette affaire, il y a eu mort d'hommes et le dossier est toujours à la Cour, car les déplacés veulent retourner sur leurs terres ;
Les ambitions d'expansion de l'Afrique du sud au Katanga à cause du fait que depuis le Congo-Belge, les voies de communication, je veux dire : route, chemin de fer et navigation aérienne joignaient et joignent encore Lubumbashi (ex-Élisabethville) à Johannesburg et Durban. Kinshasa veut, pour lui tout seul, être le capitaine à bord disposant de la position exclusivement dominante de négociation et de décision sans consulter la province.
Au demeurant, d'autres acteurs comme l'Angola, la Namibie, le Zimbabwe et le Mozambique veulent également prendre racine durablement dans cette province avec le concours de la Chine Populaire.
Et, c'est surtout les intérêts de la Chine que représentent ces États cités que Joseph Kabila veut à tout prix être le centre de toutes transactions, sinon sa signature n'accordera pas au Katanga ses prérogatives constitutionnelles en matière de négociation avec quiconque à l'intérieur comme à l'extérieur. Cette réalité-là nous la vivons au Canada dans ses discussions avec le Québec, mais en Amérique du Nord, on respecte les lois entre les paliers fédéral et provincial. Et en cas de désaccord, la Cour Suprême est appelée à départager les antagonismes ;
Au-delà de ce portrait domestique des tensions Kinshasa-Lubumbashi, il y a un joueur majeur, les États-Unis, avec sa police politique la Belgique qui fournit des rapports à la CIA dans le but de signaler toute exportation des matières premières radio-active.
N'oublions pas qu'en 1960, peu avant l'indépendance, Washington a ordonné que les mines d'uranium de Shinkolobwe ou de Kipushi soient noyés pour empêcher quiconque de faire le trafic de ce minerai fissile.
Aujourd'hui plus qu'hier, l'Amérique a toutes les raisons de redouter un commerce illicite de ce produit pour sa propre sécurité nationale et celle des alliés, car si l'uranium est vendu à ceux qu'elle identifie comme terroristes, demain elle peut être sous la menace d'une arme dont ses services de contre-espionnage ne sauront pas nécessairement situer la cachette.
Dans ce dossier de trafic de l'uranium, Joseph Kabila est accusé par les Occidentaux d'avoir vendu de ce minerai à l'Iran et à la Chine. Si Pékin n'inquiète pas les États-Unis, cela va tout autrement avec l'Iran.
B/ Pourquoi cette province est-elle visée par la déstabilisation ?
Ce n'est pas difficile à comprendre, la force du Congo comme État unitaire repose sur trois piliers de base que constituent les anciennes provinces principales de la présence belge en Afrique centrale, le Congo-Belge, ce sont :
La Province de Léopoldville (Kinshasa, Bas-Congo et Bandundu aujourd'hui) ;
La Province du Katanga (avec tous les morceaux de sa balkanisation) ;
La Province du Orientale (comprenant l'Ituri, l'Uele, et tout ce que nous connaissons du Congo-Belge).
Pour faire échouer Patrice Lumumba, les forces de la Haute-Finance Internationale, ici spécifiquement l'Union Minière du Haut-Katanga, l'UMHK, ont commencé par programmer les sécessions successives et les révoltes dans ces trois provinces.
Le Katanga est devenu un État indépendant seulement 11 jours après la proclamation de l'indépendance, le 30 juin 1960, le Kasaï s'est divisé en deux le 9 août 1960 et à l'Est, dans la province orientale, à Stanleyveille, je n'ai pas la date exacte, Antoine Gizenga s'est passé dans cette circonscription de la Députation de Lumumba comme étant son héritier, celui qui va continuer l'oeuvre que ce dernier n'a pas achevée.
Il s'ensuivra un court moment de tension inter-provinciale par les gouvernements intérieurs contre Léopoldville, c'est l'époque qui fut appelée période de "Trois pouvoirs" et que l'on tentera de désamorcer avec la Conférence de Coquilathville.
Car, une fois qu'une partie du Congo de ces trois pôles est fragilisée, il sera facile de disposer du Congo par ces forces qui provoquent ces instabilités et ainsi, elles pourront jouir de l'initiative de moduler le pouvoir du gouvernement central à leur guise.
En 1960, l'Occident avait agi ainsi dans le but d'empêcher toute cohésion et tout rapprochement entre Joseph Kasa-Vubu, Patrice Emery Lumumba et Moïse Kapenda Tschombé. Les États-Unis, la Belgique, la France, la Grande Bretagne, le Banque Mondiale et le FMI ont craint la répétition de l'"Union sacrée" que ces derniers ont faite à la "Table-ronde de Bruxelles" pour réclamer l'indépendance à l'unisson.
En fait, laisser recomposer ce bloc de leadership était comme donner libre cour à une puissance de la personnalité congolaise singularisée dans un Congo indépendant par ses Dirigeants, les mêmes qui étaient présents au moment crucial des pourparlers de l'indépendance nationale.
Pourquoi fallait-il que l'on disperse cette élite ? Parce que l'harmonie et la concorde entre ces hommes d'État aurait sonné les glas de l'emprise étrangère sur le Congo.
Partant, dès lors que l'on aura fait échouer Patrice Lumumba et le faire disparaître ensuite, ces pays avaient une deuxième étape de processus à achever. Il était maintenant question de frapper Joseph Kasa-Vubu par un coup d'État et enfin éliminer Moïse Kapenda Tschombé du paysage pour placer l'homme de leur obédience acquis à toutes leurs demandes et injonction, c'était Joseph-Désiré Mobutu. Par-lui, nous voilà où nous en sommes.
Pourtant, ce qui fut un plan tout à fait étranger : belge, américain, français, britannique pour nous déstabiliser est devenu à force de récurrence, un stratagème des Dirigeants congolais contre les Congolais. Lorsque Mobutu Sese Seko a ressenti sa chute approcher, ce dernier a organisé des pillages et encouragé des adversités inter-tribales. Mobutu savait très bien se qui se tramait au Nord-Kivu, mais n'a pas voulu agir, il soutenait son ami Juvénal Habyarimana d'une part et le nouveau venu sur la scène politique Yoweri Museveni d'autre part sans savoir que ce Président était un renard qui le haïssait.
Mobutu savait également ce qui allait surgir entre Nguz Kar-I-Bond et Étienne Tshisekedi, mais il n'a pas voulu agir, car dans les coulisses, à travers ses calculs stratégiques de conserver le pouvoir à tout prix, ce dernier, avec Kwingu Kia Kumuanza, a donné l'ordre de se brouiller avec les "Balubas".
Cette tension inter-ethnique, qui fait partie de notre histoire, n'est pas le fait des Katangais, mais du Président Mobutu lui-même qui a exploité les adversités interpersonnelles dans le chef des leaders provinciaux qui se haïssaient entre-eux. N'oublions pas que Mobutu a été entraîné à ce jeu-là par le Colonel Marlière, par des conseillers des Ambassades et des Cabinets comme l'Américain Larry Devlin et par des mentors qui l'ont formé au métier du journalisme tel que le Belge Pierre Davister.
L'expérience acquise auprès des ces presonnalités a inspiré à Mobutu toute l'emprise d'autorité qu'il a eue sur le Congo-Zaïre pendant 32 ans.
Aujourd'hui, Joseph Kabila n'est pas dupe, les adultes qui l'entourent savent comment courber l'échine de la nation congolaise toute entière et comment interagir contre les forces singulières qui résistent à l'adhésion des injonctions du chef de l'État et des forces politiques alliées qui lui sont acquises comme son PPRD et l'AMP, copie conforme de l'UMP en France.
Ainsi, depuis le cercle privé du Président Joseph Kabila, ceux qui sont l'oeil et l'oreille de ce chef de l'État et qui ne veulent ne pas quitter le pouvoir, il surgira de cette plate-forme des scénarii (scénario au pluriel) concoctant les possibles voies de jouer à la prolongation plutôt que de céder la place aux Congolais qui ont des projets de reconstruction nationale et des programmes de développement constructif.
Mobutu a fait cela, il a divisé les Congolais dans ses derniers jours, rien ne dit pas non plus que Joseph Kabila ne fera pas pareil.
En toute vraisemblance, c'est cette orientation-là des stratagèmes astucieux de "Diviser pour régner" qui sera la sienne, car il est entouré des Mobutistes de la première loge comme Kengo Wa Dondo qui connaissent tous les tenants et les aboutissants des coulisses du pouvoir en RDC.
6. Réveil-FM: Faut-il accepter que les Gouverneurs prennent des libertés pour porter leur opinion aussi loin que les chaînes de télévision étrangères à sensation pour parler singulièrement de leurs provinces sans la permission de Kinshasa ?
M'zée Djamba Yohé: Un pays démocratique ne peut pas craindre que ses politiciens s'expriment librement avec les organes de la presse étrangère quand les interviews accordées ne sont pas subversives ou une qui n'incite pas la République à se démembrer.
En 1960, le gouvernement de Patrice Emery Lumumba et ceux qui l'ont précédé ont fait face à cette réalité-là, les Présidents provinciaux avaient la liberté de parler de leurs provinces dans la mesure des marges que la Loi Fondamentale (Constitution) leur reconnaîssait.
À part les discours de sécession et de séparatisme, on a entendu des interviews de tout genre à la radio comme dans la presse écrite. Je me réserve de parler du Katanga et du Kasaï de ces années-là parce que là, le Gouvernement Central, par le Pouvoir Exécutif et le Parlement, avait des comptes à régler. Mais, si on revisite les journaux comme :
Le Courrier d'Afrique (Elima plus tard) ;
Le Progrès de Papa Mpanu Mpanu Bibanda ;
L'Étoile du Congo de Paul Bondo Nsama (Excusez-moi si le prénom n'est pas le bon) ;
L'Afrique Chrétienne du Diocèse de Léopoldville ;
L'Essor du Katanga et le Mwana Shaba de l'après sécession, etc.
On va constater que le Président Vital Moanda du Bas-Congo (si c'était lui); Bulundwe Kitongo et Duir du Katanga, Jean-Pierre Finant de la Province oriental avant son assassinat et tous les autres avaient la parole libre pour s'exprimer à la presse.
Qu'il advienne que quelqu'un se donne cet effort de recherche, la vérité qui va s'imposer à cette personne est telle que les Présidents des Provinces jouissaient de la parole publique à la presse sans contrainte.
Il me semble d'ailleurs que ce fut le cas pour Daniel Kanza quand il était le Premier Bourgmestre de Léopoldville, je pense que c'était sous mandat que le Maire de Brazzaville et lui organisèrent des politiques communes de coopération qui aboutirent lors de la signature des ententes à faire se rencontrer les Présidents Fulbert Youlu et Joseph Kasa-Vubu à Brazzaville sous forme de visite officielle, mais la vraie raison, c'était qu'il fallait que leur présence sanctionne la signature des Accords de coopération municipale Léopoldville-Brazzaville.
C'était autour de 1962, j'étais un enfant, vérifiez, c'est mieux.
Cette liberté a disparu avec Mobutu parce que ce dernier nommait lui-même les Gouverneurs et leur communiquait ses attentes.
Mobutu craignait la liberté des hommes d'État parce qu'il était convaincu qu'un coup d'État pouvait lui être fatal si ces responsables sont libres et ne se conforment pas à ses directives. Avec la pendaison du 2 juin 1966, celle des Conjurés de la Pentecôte, ce message fut clairement donné à la classe politique.
Les Congolais ne sont pas dupes, tout gouverneur qui va tenter d'aller dans le sens du démembrement de la RDC va en subir les conséquences.
Cette réalité-là, le Gouverneur Serefuli, au Nord-Kivu l'a éprouvée, je ne sais pas s'il était candidat, mais en tout cas, il ne serait pas élu puisqu'on le soupçonnait de collaborer avec les FDLR et même le gouvernement de Paul Kagamé. Cet état d'esprit n'est pas celui de Katumbi à ce que j'imagine, il est fier d'être au Congo et au Katanga sans ambitionner sur une éventualité de sécession.
D'ailleurs, l'équipe du Tout-Puissant Mazambe qui lui donne beaucoup de visibilité ne lui est utile que quand celle-ci est identifiée par rapport à la RDC et pas le contraire.
Enfin, avec le développement des médias tel que cela se passe aujourd'hui, il est futile d'empêcher un gouverneur de parler à la presse parce qu'il peut s'exprimer par des médias alternatifs. On peut lui faire parler en le filmant par caméra cachée, par YouTube, par Twitter, par Face-Book.
Le système de contrôle des hommes d'État à la Mobutu est révolu, nous venons d'en avoir l'illustration avec la défenestrations des Présidents Ben Ali et Moubarak.
Le processus qui s'enclenche aujourd'hui, c'est celui de pousser Abdel Aziz Bouteflika dehors.
Qui ne dit pas que demain, le même impeachment par la rue ne va pas attraper Joseph Kabila ? Vouloir contrôler les Gouverneurs n'est pas l'affaire d'une personne, mais de la Nation par la Constitution et l'opinion publique.
Car, si Joseph Kabila peut moduler les Gouverneurs à sa guise, il va y avoir un recul dégradant de la liberté d'expression et des balbutiements de la démocratie que l'on appelle de tous les vœux.
C'est pourquoi, il est impérieux que les articles ci-après 197 et 198 soient révoqués et deviennent des cas d'exception s'il faut que ce soit le chef de l'État, avec l'aval du Conseil Suprême du Parlement, celui qui signe un décret de révocation d'un Gouverneur en conformité avec la Constitution dans ses prescrits.
C'est dans tes publications, Freddy Mulongo, que j'ai lu ce détail que je n'avais jamais parcouru :
"L'avenir nous le dira. La Constitution de Liège tripatouillée fait de Joseph Kabila , Roi du Congo, elle lui donne désormais droit de nommer les Gouverneurs et Vice-Gouverneurs, les Bourgmestres etc. La révision constitutionnelle des articles 197 et 198 permet désormais à Joseph Kabila de relever le gouverneur de ses fonctions ou dissoudre l’assemblée provinciale." Source : Freddy Mulongo, Réveil FM, vendredi 4 février 2011 à 23:01
Ce n'est pas au Président de décider unilatéralement de la révocation d'un Gouverneur au gré de ses humeurs, sinon c'est de l'anarchie légalisée et la dictature instituée.
Le Congo de demain doit devenir un État qui se gère avec la mécanique d'une génératrice institutionnelle qui connait la concordance des Édits de la Constitution sans que nécessairement, le peuple se lève pour dénoncer ce qui ne va pas.
Dans l'histoire de l'humanité, les Dirigeants des États doivent craindre le soulèvement populaire, car quand celui-ci émerge de la société civile, son rouleau compresseur contre l'anarchie et la dictature ne s'arrête pas.
Et lorsque ses animateurs sont des révolutionnaires extrêmes, ceux-ci amènent à l'échafaud leurs prisonniers et s'autorisent les excès. On sait ce que Pierre de Robespierre a fait du pouvoir qu'il avait en main, il a même condamné ses compagnons, dont Danton.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 17 février 2011 à 18:27 ::radio
La présidence française du G20 entre dans le vif du sujet vendredi 18 février et samedi 19 février 2011. Christine Lagarde reçoit pour la première fois à Bercy ses homologues, qui pèsent ensemble 85 % du PIB mondial. Les ministres des Finances des vingt plus grandes puissances économiques (Etats-Unis, Chine, Allemagne, France, Royaume-Uni, Canada, Brésil...) ont rendez-vous à Paris, demain vendredi et samedi. Le début d'une longue série de réunions dont le point d'orgue sera le sommet des chefs d'Etat de Cannes, en novembre 2011.
Christine Lagarde, ministre de l'Economie française lors de la conférence de presse le lundi 14 février au CAPE. Photo Réveil-FM
Parmi ceux déjà abordés lors des précédents G20 et repris par la France figurent l'approfondissement de la régulation financière (normes comptables, réglementation applicable aux banques...), la définition d'un cadre pour une croissance "forte, durable et équilibrée" et les questions de développement.
La France va aussi faire avancer son propre agenda, fixé par le président de la République française fin janvier : la réforme du système monétaire international et la lutte contre la volatilité des prix des matières premières. Sur tous ces sujets, la France entend pratiquer la politique des petits pas en impliquant plusieurs pays dans la conduite de chaque débat.
Christine Lagarde répondant aux questions des journalistes au CAPE
Divergences sur le rôle de la monnaie chinoise
Au vu des récents déséquilibres sur les marchés des changes, des voix plaident en faveur d'une entrée de la monnaie chinoise dans le panier de dévises servant de référence au FMI. Pour cela, il faut que Pékin mette fin à sa politique de taux de change fixe (le yuan est indexé sur le dollar et l'euro), qui aujourd'hui, pousse à une sous-évaluation du yuan. Les Américains, eux, craignent une remise en cause du dollar comme monnaie de référence mondiale.
Paradis fiscaux: la France isolée
En avril 2009, le G20 de Londres avait décidé de sanctionner les paradis fiscaux. Depuis, un certain nombre de pays jugés non coopératifs ont signé des accords d'échange d'informations avec la France ou l'Allemagne, notamment. "Mais il n'ya que la France que cela intéresse, déplore une source proche du dossier. Une majorité de pays du G20 souhaite attendre une évaluation de l'Organisation de coopération et de développement économique." Le Hic, c'est que l'OCDE n'aura pas terminé ses travaux avant le sommet de Cannes, en novembre 2011.Depuis la crise financière de 2008, les membres du G20 sont censés réfléchir aux moyens permettant d'éviter un nouveau déséquilibre économique mondial. Encore faut-il, pour cela, s'entendre sur les indicateurs devant être pris en compte pour mesurer la santé économique d'un pays (dette, déficit ou excédent commercial, balance des paiements...). Lors de la conférence de presse au CAPE, Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, a précisé que la France voulait parvenir à un accord "accord sur ce thème. Nous proposerons un certain nombre d'indicateurs aux pays du G20, plus larges que la seule mesure de la balance courante ". Des pays comme la Chine, le Brésil ou l'Inde, réputés pour leurs explortations massives, leur politique protectionniste et leur forte pollution, accusent les pays "riches" de vouloir brider leur développement.
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et Christine Lagarde , ministre de l'Economie
Un accord sur les indicateurs en vue
Le premier d'entre eux devrait intervenir dès samedi, veut croire Christine Lagarde. La France a bon espoir de parvenir à "trouver un accord sur les indicateurs de performances économiques". L'idée consiste à s'entendre sur une batterie d'indicateurs permettant de mesurer l'ampleur des déséquilibres entre les pays qui accumulent des excédents et ceux qui enregistrent des déficits extérieurs. Ces indicateurs seront plus larges que les seuls déficits ou excédents courants d'un pays, paramètre trop sensible pour servir seul de baromètre des déséquilibres de l'économie mondiale.
Derrière ces considérations techniques se cachent des enjeux économiques forts. Aujourd'hui, l'économie mondiale est déséquilibrée, a rappelé Christine Lagarde : "La Chine exporte, l'Europe consomme, les États-Unis consomment et empruntent." Ces déséquilibres existent à l'intérieur même de l'Union européenne. Christine Lagarde avait d'ailleurs mis les pieds dans le plat en mars dernier en critiquant la stratégie économique de l'Allemagne trop axée sur les exportations et pas assez sur la consommation intérieure. "Je ne suis pas sûre que ce soit un modèle durable à long terme et valable pour les autres pays de la zone euro", avait-elle déclaré dans une interview au Financial Times.
Coordonner les politiques économiques
Depuis, ses critiques ont été mises en sourdine : l'Allemagne est devenue le modèle de référence des réformes économiques du gouvernement. La France veut d'ailleurs tout faire pour empêcher de donner la sensation de pointer du doigt les mauvais élèves de l'économie mondiale. Il ne s'agit pas d'empêcher certains pays "d'être compétitifs", a tenu à rassurer la ministre française. Mais elle espère bien arriver à terme à coordonner un minimum les politiques économiques pour réduire les écarts qui seraient trop importants. Pour cela, il faudra aboutir à "des limites chiffrées" qui ne seront définies qu'une fois l'accord validé sur les indicateurs pertinents.
Sur les autres sujets, comme la réforme du système monétaire international (SMI), Christine Lagarde s'est voulue plus prudente. Elle a rappelé ses objectifs tout en précisant que la France utiliserait toute la durée de sa présidence du G20, jusqu'à la fin de l'année 2011, pour parvenir à des résultats tangibles.
Par Freddy Mulongo,
jeudi 17 février 2011 à 15:43 ::radio
Alors que le samedi 12 février 2011, les patriotes-resistants avaient diffusé sur le net son arrivée à Paris par la gare du Nord, Olive Lembe l'ex-femme du major Eric Lenge qui devenue Olive Lembe Kabila a tenu à venir avec le Thalys pour se pavaner, se cancaner alors qu'un vol Bruxelles-Paris lui aurait fait gagner du temps et aurait évité que ses sbires plaquent notre confrère Roger Bongos au sol, les tordent les doigts et cassent sa caméra.
Olive Lembe Disita Kabila.
Lorsqu'on sait qu'Olive Lembe Kabila vient de s'acquérir un manoir qui ressemble à un château dans la ville de Grez-Doiceau (en néerlandais: Graven, en wallon Gré) une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon. Au 1er juillet 2004, la population totale de cette commune est de 12 313 habitants (6 050 hommes et 6 263 femmes). Sa superficie totale est de 55,88 km².
Elle ne s'est même pas empêcher de fêter en grande pompe son acquisition le le 24 décembre 2010 avant de rentrer à Kinshasa. Comment Olive Lembe Disita Kabila la First Lady du Congo peut-elle venir en France en catimini sans que les autorités françaises ne soient au courant ? Pourquoi 16 barbouzes-10 femmes, 2 hommes et 4 officiers supérieurs pour la proteger ? Pourquoi n'a-t-elle pas pris le temps de parler avec les Congolaises et Congolais qui étaient à la Gare du Nord lorsque le Thalys est arrivé à 14h45 ?
Les 72 heures parisiennes de la First Lady du Congo auront laissé des séquelles. Contrairement à ce qui a été dit auparavant qu'Olive Lembe Disita Kabila était venue à Paris pour passer la fête de Saint-Valentin toute seule loin de son mari, pour méditer sur sa vie de couple et faire des emplettes dans les grandes boutiques de Paris avec l'argent des contribuables Congolais qui croupissent dans la misère la plus noire, les fins limiers de Réveil-FM ont découvert le pot aux roses !Bingo, mille fois !
En effet, Olive Lembe Disita Kabila serait venue à Paris en catimini à la recherche d'une hypothètique rivale au nom de Soraya B. qui serait enceinte dont elle ne souhaite pas que l'enfant voit le jour ? Parmi les 16 barbouzes qui l'ont accompagné le colonel K a reçu pour mission de dénicher l'adresse de la pauvre petite métisse qui n'a que 18 ans et lui règlait ses comptes. La France va-t-elle permettre qu'une telle bévue se réalise sur son sol ? Une autre rivale métisse du nom de Bernadette.B serait aussi dans la ligne de mire de Olive Lembe Disita Kabila. Agée d'une quarantaine d'années, elle serait en Afrique du sud pour suivre le traitement in vitro afin d'enfanter. Pourquoi Oliver Lembe Disita Kabila n'a-t-elle pas levé son petit doigt pour dire à ses tontons macoutes de laisser le journaliste Roger Bongos faire son travail tranquillement ? On le dit paranoïaque, femme battue, derrière sa beauté d'ange, elle est une Lynx avec les dents acérées !
Maman Antoinette demure dans les coeurs de Congolais comme la seule First Lady qui était vraiment proche du peuple. Alors que la République démocratique du Congo vit une dictature totalitaire à cause de Joseph Kabila et les Joséphistes-Mobutistes rénovés réunis, Olive Lembe Disika Kabila devrait s'abstenir de jouer aux provocations gratuites. La diaspora congolaise ne vote pas mais c'est elle qui tant soit peut nourrit, scolarise, hospitalise les familles au pays.La consoeur Diane Ducret a écrit un livre Femmes de dictateurs qui peut intéresser la First Lady du Congo:
De Lénine à Bokassa, de Hitler à Salazar, comment neuf grands dictateurs du XXe siècle ont mis des femmes dans leur jeu, et avec quels résultats.
Elles s'appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda, Felismina, Jiang Qing, Elena, Catherine... Ils s'appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa. Qu'elles soient filles de noce ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leur entreprise de domination. Elles dirigent parfois dans l'ombre, sous l'égide de leur Pygmalion qu'elles accompagnent jusque dans la mort.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 16 février 2011 à 13:35 ::radio
Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national" va-t-il louvoyer avec un droit de réponse à l'hebdomadaire "Le Canard Enchaîné" comme avec "Joseph Kabila= Mobutu Light" de Jeune Afrique, il y a quelques jours ? En effet, hebdomadaire satirique français qui n'est un journal qui rampe a titré ce mercredi 16 février 2011, à la 8è page:"RFI se couche devant Kabila". Le Canard Enchaîné qui représente « une forme alternative de presse qui n'a guère d'équivalents en France et dans le monde » informe ses lecteurs comment le pédégé Alain de Pouzilhac et Christine OCkrent numéro 2 de RFI, le 28 juin 2010 ont négocié à Kinshasa avec les sbires "du dictateur Joseph Kabila" (c'est le Canard Enchaîné qui l'écrit noir sur blanc) la remise en service de Radio France Internationale en République démocratique du Congo.
Fondé le 10 septembre 1915, Le Canard Enchaîné est l'un des plus anciens titres de la presse française actuelle avec Le Figaro, L'Humanité et La Croix.
Il ya plus d'un an, Lambert Mende, le Goebbels Congolais grâce à son sécateur avait sectionné les antennes de RFI en RDC. Dessin Réveil-FM, archives
Les autorités ne voulaient pas de la consœur Ghislaine Dupont. Arrivée le 17 avril à Kinshasa pour préparer la couverture des scrutins présidentiel et législatifs du 30 juillet 2006, Ghislaine Dupont, l'envoyée spéciale de Radio France internationale (RFI) a été expulsée lundi 4 juillet 2006 au soir de République démocratique du Congo (RDC).
Elle avait embarqué à bord d'un avion de la compagnie belge SN Brussels qui avait décollé à 21H10 GMT en direction de Bruxelles. Auparavant, Ghislaine Dupont a été escortée jusqu'à l'avion par des agents de la Direction générale des renseignements et services spéciaux (DGRS) de la police congolaise. Aucune notification écrite de l'expulsion ne lui jamais été remise.
Cette décision d'expulsion lui avait été communiquée oralement dans l'après-midi dans les locaux de la DGRS à Kinshasa par le major Van, un des adjoints du chef de ces services, en présence du consul de France à Kinshasa, Didier Lagueny, et de deux journalistes, de RFI et de l'Agence France-Presse (AFP).
"Vous n'étiez pas en règle pour faire votre travail. Vous n'aviez pas d'accréditation", avait expliqué le major Van, faisant allusion au fait que Ghislaine Dupont avait signé des reportages sur l'antenne de RFI sans avoir reçu d'autorisation de Henri Mova Sankany alors ministère congolais de l'Information et Joséphiste de première heure...Dans la continuité de l'Etat, Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national" a hérité de la patate chaude.
Alors qu'Alain de Pouzillac et Christine Ockrent sont rentrés à Paris avec la promesse ferme d'une levée de l'interdiction de RFI. le duo a juré n'avoir concédé aucune contrepartie au régime des Joséphistes.
Lambert Mende vient de les confondre, répondant il y a trois semaines au Sénat, le Goebbels de Joseph kabila a précisé qu'il ya eu des négociations avec les dirigeants de RFI, "deux séances de travail" dans son bureau avec Alain de Pouzillac, Christine Ockrent et Pierre Jacquemot, ambassadeur de France à kinshasa.
Avec la bénédictions diplomatiques, "les deux parties se sont accordées sur les points" suivants, six au total:
1. "Un traitement plus équilibré des informations sur la RDC"
2. "Une gestion plus responsable de l'information sur les opérations militaires";
3. "Une prise en compte des intérêts nationaux";
4. "L'engagement de RFI à respecter les lois congolaises qui répriment l'outrage à l'armée";
5. "L'ouverture d'un bureau à Kinshasa";
6. "La soumission des contrats de rediffusion de RFI sur les chaînes privées". Cette reddition en rase campagne a carrément fait l'objet d' "avenant à la convention nous liant à RFI", a confirmé notre "Vuvuzélateur national au Canard.
Depuis le 1er juillet 2010, Ghislaine Dupont qui avait eu l'outrecuidance de continuer à couvrir la République démocratique du Congo, depuis Paris, des exactions des Fardc-CNDP dans le Nord et le Sud-Kivu, alors que Joseph l'avait fait virer de Kinshasa, n'a plus droit de parler de la RDC sur les antennes de RFI alors qu'elle assurait depuis 1997. Bruno Minas est responsable du bureau RFI qui a ouvert à Kinshasa en respectant le n°5 des négociations avec Lambert Mende. RFi a-t-il perdu son âme ? Si les Joséphistes arrivent à faire plier la radio mondiale en faisant virer un journaliste d'antenne, le pouvoir de Kinshasa est très fort !
Par Freddy Mulongo,
mardi 15 février 2011 à 16:53 ::radio
Ils étaient connus sous le nom de "Groupe Maboke" dans les années 60. Réveil-FM remercie l'acteur-comédien Koko dia Nzombo qui réside en Hollande d'avoir mis cette photo à la disposition de tous.
Assises (de droite a gauche) :
Maman Eugénie Tumba Mandola,
Maman Marie Gabrielle Massaka Moseka, Maman Françoise Landu Eboma, Maman Ekwayolo Bibi Ewaso
Debout (de gauche a droite) :
Papa Honoré Masongo Jamais Kolonga, Papa Henri Mongu "Brigadier Molangi", Papa Benjamin Yeya Maboke, Papa Clément Lundula Mabaku, Papa Samuel Makoma "Molangi ya pembe"
Au studio d’enregistrement de la Voix du Congo dans les années 60
Par Freddy Mulongo,
mardi 15 février 2011 à 13:10 ::radio
Après cinq ans passés à Paris, le général de division Zhang Changtai, attaché de défense, naval et de l'air près de l'ambassade de la République Populaire de Chine en France, va regagner Pékin.
A cette occasion une réception a été donnée à l'ambassade de la République Populaire de Chine, le 8 février 2011.
Son remplaçant sera le colonel supérieur Zhou Qi aura la lourde tache de continuer les bonnes relations Chine-France que son prédécesseur avait mené avec succès, aussi bien dans le milieu civil que militaire. Réveil-FM est le seul média panafricain qui a été autorisé à couvrir l'événement. La réception a eu lieu au 18-20 de la rue de Washington dans les salons et jardins magnifiques de l'ambassade des Chinois, située dans les beaux quartiers de Paris 8ème, à deux minutes de la célèbre avenue des Champs-Elysées.
Le beau monde des attachés militaires des différentes ambassades ,des officiers de l'armée et de la gendarmerie de la France ,des spécialistes en matières militaires et d'autres invités distingués...pour dire au revoir à Zhangai Changtai et son épouse. Le menu était très bien garni avec beaucoup de variétés de plats chinois.
Reportage-Photos
Le Général Zhang Changtai regagne Pékin. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Le colonel supérieur Zhou Qi, nouveau attaché militaire. Photo Réveil-FM, Henri Martin
le général Zhan Changtai, son épouse et le colonel supérieur Zhou Qi. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Un "haut gradé" de l'armée française entrain de s'entretenir avec le Général Zhang Changtai et le colonel supérieur Zhou Qi. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Par Freddy Mulongo,
mardi 15 février 2011 à 11:27 ::radio
Cela faisait plus de 40 ans que le duo de tête de l'économie mondiale se voulait américano-japonais. Des deux côtés du Pacifique, l'archipel nippon et les États-Unis d'Amérique tiraient l'économie mondiale vers le haut sans que rien ni personne ne puisse contester leur suprématie. Cela faisait plus de 40 ans : depuis 1968, le Japon se contentait de sa place de numéro 2, et le "Poulidor" de l'économie du monde s'en contentait aisément. Et puis la Chine s'est éveillée.
Lundi 14 février 2011, le gouvernement japonais a reconnu qu'il n'était plus à la tête de la deuxième puissance économique du monde. En 2010, l'économie chinoise a dépassé celle du voisin nippon : le PIB de la Chine pour l'année écoulée s'élève à 5.878,6 milliards de dollars, celui du Japon à 5.474,2 milliards de dollars. En 2010 toujours, la Chine a connu une croissance à deux chiffres, de +10,3%, alors que la Japon n'a eu une croissance « que » de 3,9%.
« En tant que nation voisine, nous saluons la progression rapide de l'économie chinoise », a admis lundi Kaoru Yosano, le ministre délégué japonais à la Politique économique et budgétaire. (…) Cela peut fonder le développement de l'économie régionale, c'est à dire de l'Asie orientale et de l'Asie du Sud-Est. » Et le gouvernement japonnais désormais de souhaiter « améliorer les relations amicales entre le Japon et la Chine sur le plan économique ».
La première place du classement est, quant à elle, toujours fièrement occupée par les États-Unis. Mais jusqu'à quand ?
La Chine est officiellement devenue la deuxième puissance économique mondiale en 2010. Une place qui était occupée par le Japon depuis 1968. Tokyo a particulièrement souffert de la crise financière tandis que la Chine engrangeait une croissance à deux chiffres. Ce résultat était prévisible dès l'été dernier, comme le montre cette analyse.
La Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale au deuxième trimestre, dépassant de peu le Japon confronté à un nouveau ralentissement de sa croissance. A ce rythme, la Chine ravira la première place aux Etats-Unis en 2030, même si le produit intérieur brut est un indicateur insuffisant pour juger de la richesse d'un Etat.
Alors que la Chine continue sa croissance à deux chiffres, indifférente à la reprise poussive des économies occidentales, ce sont les mauvais chiffres du Japon au deuxième trimestre (+0,1% seulement) qui ont permis à Pékin de le dépasser dans le classement des économies mondiales, tout comme elle avait précédemment distancé la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Une nouvelle donne qui devrait être confirmée en année pleine si le ralentissement japonais se poursuit.
Ce nouveau classement des économies mondiales montre l'ampleur et la vitesse du basculement du monde en une décennie, depuis que la Chine a accéléré sa croissance au cours des dix années écoulées, gagnant en poids et en assurance alors que les économies occidentales se débattaient avec une croissance en dents de scie, y compris une période de récession provoquée par la crise financière de 2008.
Pour prendre la mesure du caractère spectaculaire de l'annonce de ce lundi, rappelons qu'il y a cinq ans, le PIB chinois était équivalent à la moitié, seulement, de celui du Japon.
Un revenu par habitant encore très faible
Par habitant, évidemment, il en va autrement, puisque la Chine, avec ses 1,3 milliard d'habitants, se retrouve avec le PIB par habitant du niveau des pays pauvres de la planète, avec de profondes disparités de richesse : les trois décennies de réformes économiques ont en effet creusé le fossé social, faisant de la Chine l'un des pays les plus inégalitaires au monde.
Le revenu par habitant chinois, à 3 600 dollars (2 800 euros), représente moins de 10% de celui des Américains avec 46 000 dollars (36 000 euros).
Le Quotidien du Peuple, organe du parti communiste chinois, faisait observer l'an dernier que moins de 1% des familles chinoises disposaient d'un revenu équivalent ou supérieur au revenu moyen des familles américaines, tandis que des dizaines de millions d'autres sont encore sous le seuil de pauvreté, qu'on le mesure « à la chinoise » ou selon les normes de la Banque mondiale.
Ce bémol n'enlève rien au fait que la Chine a réussi en trois décennies à briser la fatalité d'un mal-développement aggravé par les errances du maoïsme, et à se hisser au premier rang des économies mondiales.
Un modèle chinois ?
Coïncidant avec ces nouvelles statistiques, l'hebdomadaire britannique The Economist a organisé sur son site un débat d'experts autour de cette question : le « modèle chinois » est-il supérieur à celui de l'Occident ?
Et, paradoxalement pour ce titre héraut du libéralisme économique, le panel a conclu en faveur du « modèle chinois ». A noter que les internautes en ont jugé différemment, puisque 58% des participants à un vote en ligne ont exprimé un désaccord avec le verdict des experts.
Mais y a-t-il un « modèle chinois » ? Il y a certes un type de capitalisme autoritaire, fondé sur un contrôle social fort, un rôle central de l'Etat doublé d'un laisser-faire sauvage, qui s'est révélé suffisamment attractif pour les investisseurs étrangers, et a permis de faire décoller l'économie.
Mais, contrairement au modèle capitaliste occidental, il n'est pas nécessairement exportable en dehors du contexte politique bien particulier du post-maoïsme chinois.
Mais le débat de The Economist est révélateur de la fascination que la croissance économique chinoise opère auprès des experts occidentaux -les mêmes qui s'opposent paradoxalement à tout retour du rôle de l'Etat alors que c'est un facteur-clé dans la réussite chinoise. The Economist en tête, qui titrait la semaine dernière sur la tentation du « Leviathan », ce monstre biblique par lequel il dénonce l'interventionnisme étatique dans l'économie.
Pour l'heure, il faudra s'habituer à cette nouvelle place de la Chine, avec ses conséquences sur le fonctionnement de la planète.
La Chine ayant axé depuis vingt ans ses efforts sur sa croissance a comme prochaine étape de dépasser les Etats-Unis, ce qui ne devrait pas arriver avant 2027 selon le chef économiste de Goldman Sachs. De plus, la Chine se replie de plus en plus sur son propre marché en pleine expansion (son taux d’extraversion est passé de 40% en 2006 à 27% en 2009) qui devient, grâce à l’émergence d’une classe moyenne de plus de vingt millions de personnes et celle d’une classe aisée développant des goûts de luxe à l’occidentale, une cible de choix pour les produits européens, américains et japonais qui, du coup, trouvent de nouveaux débouchés à leurs économies. De plus, la Chine devrait être confrontée à un problème démographique important par la gestion de sa population âgée vers 2030 et devra mettre en place un système de retraite et de santé sous la pression croissante des classes moyennes.
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
lundi 14 février 2011 à 15:13 ::liens
Pourquoi les colonialistes s’étaient acharnés sauvagement contre Simon Kimbangu en 1920 aux huileries du Congo-Belge (HCB) où il était Kapita (chef noir des ouvriers noirs à l’époque), ensuite du 6 avril 1921 à son arrestation le 12 septembre 1921, de sa condamnation à mort par un tribunal militaire colonial le 3 octobre 1921 jusqu’à sa mort en captivité à vie dans la prison coloniale d’Elisabethville au Katanga le 12 octobre 1951. Les rafles, les déportations et persécutions coloniales de ses partisans du 12 septembre 1921 au 24 décembre 1959 avec interdiction de prononcer le nom de Kimbangu.
Paris, Maître Jean-Paul Mopo kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi et Edmond Ngoy Mukendi au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE). Photo Réveil-FM, archives
Méditons journellement sa déclaration du 10 septembre 1921 contre le colonialisme pour notre indépendance : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés ! Continuez à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples Kongo.
M'zée Laurent-Désiré, Patrice-Emery Lumumba, et Joseph-Désiré Mobutu
Pourquoi la volonté cruelle des colonialistes contre Patrice Lumumba de 1958 au 30 juin 1960 et celle des néocolonialistes (blancs et noirs) du 30 juin 1960 à son assassinat le 17 janvier 1961 à Elisabethville au Katanga sur ordre de la Maison Blanche, du Palais Royal de Bruxelles et du Secrétaire Général de l’ONU à New York. Ordre exécuté par Joseph Kasa-vubu, Joseph Mobutu, Justin Bomboko, Victor Nendaka, Moïse Tshombe, Godefroid Munongo et Albert Kalonji sous la supervision de la CIA et des services secrets belges. Réfléchissons profondément à cet extrait du discours historique de Patrice Lumumba le 30 juin 1960 : Le patrimoine national nous appartient.
Ce n’est pas en mendiant des capitaux que nous allons développer le pays. L’indépendance cadeau, ce n’est pas une bonne indépendance. L’indépendance conquise est la vraie indépendance. Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit. Je vous demande, enfin, de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République. Si par contre, leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.
Après l’assassinat de Patrice Lumumba et de nombreux véritables patriotes, son plus franc partisan, le camarade Pierre Mulele prit le flambeau de lutte contre les néocolonialistes noirs armés militairement par les néocolonialistes blancs pour tuer tout lumumbiste qui veut lever la tête contre le néocolonialisme dans notre pays. Répandons en permanence l’appel du camarade Pierre Mulele du 9 juin 1963 dans le maquis au Kwilu pendant les préparatifs de la lutte armée déclenchée le 1er janvier 1964, car le dialogue pacifique n’était plus possible avec les assassins néocolonialistes : Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie. Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits essentiels les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur. L’indépendance, si on la veut entière et totale, entraîne une lutte héroïque et implacable du colonisé parce que son acquisition implique, si l’on veut en jouir pleinement, un changement radical. C’est une lutte systématique de décolonisation. Elle est dure et de longue haleine. C’est un leurre, voire une utopie de croire que la décolonisation totale et réelle puisse se réaliser sans casse. L’histoire de l’humanité nous le prouve avec éloquence. Notre détermination dans la lutte sera notre victoire et celle-ci est inéluctable.
Le camarade Pierre Mulele a été assassiné par Joseph Mobutu le 3 octobre 1968 au camp Colonel Kokolo à Kinshasa sous le contrôle filmé de la CIA avec ses règles bestiales contre tous ceux qui luttent pour leur souveraineté à travers le monde, ceci pour nous décourager dans la reconquête de notre indépendance obtenue par la lutte et le sang congolais.
Depuis la confiscation de notre indépendance le 5 septembre 1960, les vrais partisans lumumbistes n’ont jamais gouverné notre pays jusqu’à ce que l’irréductible lumumbiste Laurent Kabila avait détourné le 16 mai 1997 les ambitions néocolonialistes de la Maison Blanche de remplacer Mobutu par le Tutsi Bugera le 20 mai 1997 à Kinshasa. Malgré de nombreuses menaces féroces des néocolonialistes occidentaux, le camarade Laurent Kabila n’avait pas reculé une seule fois en arrière, pour affirmer l’idéal de la lutte lumumbiste de Pierre Mulele. Mûrissons la déclaration du camarade Mzée Laurent Kabila en septembre 1998 : Le Congo est un drôle de pays. Il a beaucoup d’ennemis, tout le monde en est jaloux. Un grand complot se prépare. Ils veulent aussi ici leur homme. Comme moi, je ne suis l’homme de personne, on veut m’abattre afin de faire du Congo leur vache à lait. Mais si je vis longtemps, ils seront humiliés. Pour quelle raison veulent-ils m’abattre ? Eux viennent chez nous, prendre chez nous et ne rien donner en retour. Ils veulent nous obliger à aller vers la banque mondiale, qui n’a jamais construit le bonheur d’aucun peuple. On ne nous demande pas notre avis, ils veulent toujours se mêler de nos affaires. Le Congo est un pays qui a droit au respect de sa souveraineté, de son indépendance politique, de son intégrité territoriale. Nous ne sommes pas en face d’une rébellion quelconque, il s’agit d’un groupe de sabotage pour déstabiliser, assassiner. Si on nous rentre dedans, on joue avec le feu. Je veux faire de mon pays un grand pays prospère où chacun d’entre nous vivra avec son salaire jusqu’à la retraite dans la dignité. C’est avec ce que nous produisons que nous allons construire des infrastructures. Nous avons les moyens, pour financer notre développement. Le 16 janvier 2001, le camarade Laurent Kabila est assassiné avant que Bill Clinton quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 2001, comme Patrice Lumumba le 17 janvier 1961 avant que Eisenhower quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 1961 parce que le peuple congolais n’a pas droit au bien-être avec ses richesses.
Notre pays victime de l’agression tutsie-ougandaise organisée par Bill Clinton, Tony Blair, Louis Michel et leurs alliés contre notre souveraineté, et après l’assassinat de Mzée Laurent Kabila, Joseph Kabila lui succéda sur décision de Yerodia, Kakuji, Mpoyo et Luetcha, qui, au moment de ce crime, étaient les plus proches collaborateurs de Mzée Laurent Kabila. Cette décision nous encouragea de poursuivre les œuvres lumumbistes réalisées par le camarade Laurent Kabila, étant donné que Joseph, malgré les circonstances de sa naissance dans l’unique maquis lumumbiste en 1971, est notre fils de l’attente révolutionnaire qui régnait contre le néocolonialisme à l’époque, car ces deux pères (biologique et adoptif) sont nos véritables compagnons mulelistes de l’Armée Populaire de Libération. Mais, nous nous sommes trompés comme Lumumba se trompa de Mobutu en 1960. Diffusons cette poignante révélation de Yerodia quand il était encore notre camarade le 3 octobre 2001 lors de la célébration du 33ème anniversaire de l’assassinat du camarade Pierre Mulele : Je dis cela parce que les temps présents nous enseignent qu’il faut être vigilant dès que s’insinue de façon malicieuse le mouvement tournant qui, vous m’excuserez la redondance, tourne le dos à l’orientation que nous a léguée le Président L.D. Kabila. Nous assistons à la manière maléfique dont la « bande des quatre » tente de mettre sous le boisseau l’orientation kabiliste, ses enseignements et ses textes. La bande des quatre s’est illustrée récemment en allant à Gaberone et en s’arrogeant le droit de fonctionner comme, s’ils étaient le peuple, comme s’ils étaient légitimés à prendre des engagements dans le torchon qu’ils appellent « pacte républicain » avec des gens qui ne vont pas tarder à se révéler être de véritables Méphistophélès. Parcourez ce texte et vous verrez que bientôt nous allons risquer de tourner le dos à l’enseignement de Kabila, élaboré à la suite du sacrifice suprême de Mulele et de Lumumba. Les criminels reviennent, veulent revenir sur les lieux de leurs forfaits. Que la bande des quatre prenne garde, son office ne peut pas continuer. Le Président de la République, c’est le fils de notre frère et camarade Laurent Désiré Kabila. Le Président Joseph Kabila, c’est notre fils ; nous l’entourons de toute notre affection et nous le soustrairons de toutes les manœuvres consistant à l’entraîner subrepticement vers la trahison de la révolution pour laquelle le Président Laurent Désiré Kabila a sacrifié sa vie. Je parle aux noms du Père et du Fils. Faut-il admettre que Lumumba, Mulele et Kabila soient morts pour rien ? Il faut rappeler aux revenants que nous n’avons pas oublié ce qu’ils ont fait. Ils ne rentreront pas ici les mains dans les poches en sifflotant des airs joyeux comme s’ils n’avaient jamais rien fait. Mulele nous enseigne : sans la masse nous ne pouvons rien. Patriotes, fondons-nous dans la masse, réveillons-là de la ponction anesthésiante servie par la bande des quatre.
Cette bande de quatre (Katumba Mwanke, Che Okitundu, Théophile Mbemba et Samba Kaputo), rejoint par Vital Kamerhe, réalisa calmement les besoins des organisateurs de l’agression, d’assassinat de Mzée Laurent Kabila et de la misère de notre peuple, pour rétablir le néocolonialisme au Congo. Depuis, Joseph Kabila s’affirme dans sa haute trahison contre la nation et le peuple, car Yerodia ne l’avait pas soustrait de la très haute trahison comme il avait promis. Lisons et relisons ce récent rapport américain de FOTC, pour mieux comprendre que les élections financées au Congo par l’Occident, c’est l’assurance néocoloniale de vol renouvelable des richesses du Congo contre le bien-être du peuple congolais.
Rapport de FOTC :
Les victimes dans la guerre pour le contrôle des richesses du Congo
A peine quelques mois de l’ascendance de Patrice Lumumba au pouvoir, l’Occident, principalement la Belgique et les Etats-Unis persuadèrent leurs marionnettes congolaises d’assassiner Patrice Lumumba qui, dans sa conviction, tenait à ce que les richesses du Congo servent avant tout au bien-être du peuple congolais. La Belgique a reconnu sa culpabilité dans l’assassinat du premier ministre élu du Congo et demanda pardon en 2002. Mais même l’assassinat de Lumumba n’était pas assez, l’Occident installa et supporta l’un des principaux coupables de l’assassinat de Lumumba, Joseph Mobutu, que l’Occident maintiendra au pouvoir pendant plus de 30 ans. Chaque fois que le peuple congolais tenta de le renverser, l’Occident avec les Etats-Unis en tête accoururent pour réduire au néant les aspirations du peuple. La crise actuelle est la dernière éruption dans l’histoire des 120 ans du contrôle d’énormes richesses naturelles du Congo par l’Occident au détriment du peuple congolais. Bien que les Nations Unies maintiennent une force au Congo et l’Occident a dépensé 500 millions de dollars dans l’organisation des élections, ils ont exclu les forces démocratiques du pays donnant ainsi à Joseph Kabila un appui inconditionnel. Il devint évident cependant, que le premier objectif de l’Occident, qui n’a jamais d’ailleurs supporté la démocratie au Congo, était d’installer un Etat client. Les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud et la Belgique étaient en tête pour assurer le contrôle des réserves stratégiques comme le cuivre, le cobalt et autres minerais tout en fermant la porte à la Chine. Le même rapport affirme que la priorité donnée aux intérêts économiques par le corps diplomatique occidental qui était supposé être au Congo dans le but de parrainer le processus démocratique s’est révélé à travers la célébration publique de l’ambassadeur des USA au moment de l’acquisition des concessions de Tenke-Fungurume au Katanga par la société américaine Phelps-Dodge au mois d’août 2005 et à l’occasion de la grandiose cérémonie marquant la réouverture de la mine de Kamoto à Kolwezi au mois de juin 2006 en présence des représentants Belge, Américain, Canadien, Français, Britannique et même ceux des Nations Unies. Les 500 millions de dollars investis pour assurer l’ascendance de Kabila au pouvoir était une sorte d’avance sur les bénéfices que l’Occident attend tirer de leur investissement.
C’est pour cette raison qu’on soupçonne que Kabila a été convoqué à Washington en octobre 2007 car il a trébuché de la voie qui lui a été imposée quand il a signé un accord de 5 milliards de dollars avec la Chine. Le fait est que, en route pour Washington, Kabila était contraint de faire d’abord escale dans la ville de Phoenix, Etat d’Arizona, pour rendre ses respects à Tim Snider (récemment remplacé par Richard Adkerson) Président Directeur Général de Freeport-McMoRan Copper & Gold anciennement appelée Phelps-Dodge, héritier de Tenke-Fungurume, que l’organisation Global Witness (Témoins du Monde) appelle « la plus riche mine de cuivre du monde ». Global Witness fait remarquer également que le contrat de Tenke-Fungurume est si odieux à tel point que le Congo n’a droit qu’à 17,5 % de ses propres ressources et se trouve dans une telle position qu’il pourrait ne jamais recevoir le moindre profit de ce contrat. Néanmoins, l’agence américaine Overseas Private Investiment Corporation (OPIC) n’a pas hésité d’accorder une assurance risques d’une valeur de 1 milliard de dollars des contribuables américains au projet d’investissement de la société privée Freeport-McMoRan. Tenant compte de la haute valeur que représentent les ressources du Congo, le peuple congolais est confronté à des défis incommensurables. Le peuple est littéralement en train de rouler pour déterminer la continuité de son appauvrissement pendant plusieurs autres générations. Les contrats léonins (abusifs) seront en opération pendant 30 à 40 ans et seront protégés par les lois internationales. La banque mondiale a déjà, depuis 2002, établi les grandes lignes des codes à suivre dans l’exploitation minière et forestière du Congo. Ces codes ont un caractère néocolonial qui vise à brader le sol et les richesses du Congo aux intérêts privés des Occidentaux. Les deux codes (celui de l’exploitation minière et celui de l’exploitation forestière) visent à faciliter et à légaliser la ruine du Congo. La banque mondiale a été l’objet des critiques sévères de la part des groupes comme Greenpeace International. Stephan van Praet, Coordinateur de la Campagne Africa Forest a dit : ces contrats sont une relique honteuse du temps colonial. Des millions d’hectares de la forêt vierge congolaise ont été bradés par les communautés locales aux sociétés forestières contre des cadeaux insignifiants comme du sel, des machettes et cartons de bière pendant que ces sociétés ne font absolument rien pour le développement local. Le paysage congolais est submergé des actes modernes de vols à mains armées spectaculaires supportés par les organisations internationales telle que la banque mondiale et les gouvernements occidentaux, plus particulièrement les Etats-Unis, l’Angleterre et la Belgique, tout cela au prix de dizaines de millions de viols des femmes congolaises brutalisées et autres millions des tués.
Les groupes des organisations humanitaires qui peinent à trouver des ressources afin de venir en aide aux femmes et enfants congolais qui ont été sexuellement violés et brutalisés, devraient commencer par aller frapper aux portes de ces compagnies qui sont sur la voie de tirer des milliards de dollars des richesses du Congo pendant que 80 % des Congolais vivent avec moins de 0,30 centimes (30 cents) par jour. Coexister avec l’orgie des viols et le massacre des Congolais est ce que l’un de ces magnats de grandes corporations appelle un festin : Gerhard Kemp de la société Rand Merchant Bank située à Johannesburg en Afrique du Sud, aurait fait déclaré « Le Congo est tellement riche en minerais qu’on ne peut simplement l’ignorer. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être le dernier à un tel festin ». Nous pouvons regarder ce qui se passe en ce moment au Congo et rester indifférents ou fermer nos yeux, mais l’image cachée ou obscure qui est laissée de côté, spécialement par la grande presse occidentale, est le produit de grandes corporations qui nous procurent des téléphones cellulaires, des jouets électroniques, des computers portatifs et autres merveilles de la technologie moderne portant des éléments tirés de la misère du Congo.
Le New York Times, Washington Post, MS Magazine, Huffington Post, Glamour Magazine, tous ont publié des articles faisant état des atrocités commises au Congo ces derniers mois mais aucun n’a touché à la source du problème, et presque tous écrasent la réalité au lieu de donner une lumière qui permettrait de trouver des solutions favorables à résoudre la crise pour le bonheur du peuple congolais. Le problème central est seulement touché d’une façon voisine ou de caresse. Nous ne pouvons pas, honnêtement parler, verser des larmes pour le Congo et se lamenter à propos des viols et tueries, et demeurer cependant muets contre ceux qui profitent de ces atrocités. Le pillage de grandes corporations influence le drame du Congo. Le conflit qui a conduit aux viols brutaux et aux massacres est incontestablement lié au pillage du Congo. Wangari Maathai, lauréat du Prix Nobel nous instruit en disant : « Quand vous observez ces guerres, elles sont toutes à propos des richesses et qui va les contrôler ». A la fin, non seulement que le peuple congolais doit supporter des souffrances énormes à la suite des plaies laissées par la guerre et l’instabilité, mais lorsque tout sera finalement résolu, il viendra à réaliser que non seulement ses femmes ont été brutalement violées à cause d’un climat d’impunité mais que tout le pays a été volé de ses richesses. En se contentant de parler seulement d’une partie de la tragédie et de la sauvagerie au Congo, partie qui est consistante avec notre notion préconçue de l’Africain « sauvage, désuni », les grandes institutions des médias de l’Occident se constituent en complices dans le vol à mains armées le plus documenté du 20ème siècle lequel persiste à l’aube du 21ème siècle. Nous pouvons entendre Joseph Conrad dire : oh honte. Le plus grand tort dans la persistance du climat conflictuel au Congo est souvent jeté sur les milices Hutu qui ont fui le Rwanda en 1994 à la suite du génocide survenu dans ce pays. En réalité cela n’est qu’une partie de l’histoire qui ne donne pas l’image complète. Il est plus concret de noter que pour toutes les intentions et raisons, le Rwanda contrôlait l’Est du Congo depuis 1996-2002, une période durant laquelle ils prétendaient être en poursuite contre les Hutu génocidaires connus comme les Interahamwe. Cependant, durant cette période, les plus grands affrontements militaires opposaient le Rwanda à l’Ouganda, à l’intérieur du Congo. La source des affrontements était à propos du contrôle des vastes concessions de diamant dans la région de Kisangani, région située à plusieurs centaines de kilomètres de là où se trouvaient les fameux génocidaires. Ainsi, bien que la présence des Hutu au Congo présente un problème, il reste néanmoins loin d’expliquer la source des violences et des crimes au Congo. L’idée selon laquelle le Rwanda peut, de lui-même promettre de se retenir sans l’intervention américaine est une illusion. La voie de la paix dans l’Est du Congo commence à Kigali.
Les véritables sources du conflit au Congo sont : 1) Les clients de l’Occident tels que Paul Kagamé et Yoweri Museveni qui servent de lignes de survie pour les groupes rebelles au Congo. 2) les membres de l’élite congolaise qui servent de pions aux intérêts de l’Occident en utilisant des milices terroristes contre le peuple congolais. 3) les le gouvernements occidentaux. 4) les institutions internationales multi-latterales telles la banque mondiale qui a établit des critères légaux permettant à piller le Congo. 5) Les corporations multi-latterales qui sont pressées à surexploiter le Congo sous le prétexte des affaires et au détriment du peuple Congolais.
Par Freddy Mulongo,
dimanche 13 février 2011 à 19:16 ::radio
Notre reporter l'a rencontré à Mangercratie-ville, au restaurant "La Mangeoire de Kin-la-Belle" où les députés et sénateurs se retrouvent une fois qu'ils reviennent de la Ferme de kingakati, avec des billets verts en poches. Modeste Mutinga est un homme sans position fixe, il est inconstant, versatile dont la fourberie, la roublardise, les coups-fourrés sont connus de tous. Il a ses pénacles près des chaudrons du Joséphisme. Comme une grenouille qui passe d'un nénuphar à un autre, Modeste Mutinga est passé du Mobutisme, au tshisekedisme, il a fini par devenir l'un des barons Joséphisme. Tiré à quatre épingles avec son costume trois pièces, avec sa calvitie légendaire et ses lunettes visés au nez, Modeste Mutinga a toujours sa table réservé près des chaudrons du restaurant la Mangeoire de Kin-la-Belle. Il est l'adepte de habeo ergo sum. Arriviste et parvenu, il est l'un des fossoyeurs de la République démocratique du Congo. Avec l'allure d'un mammouth repu, Mutinga qui n'est modeste que par le nom, a accepté que notre reporter lui pose des questions. La culture, c'est la confiture: moins on en a, plus on l'étale. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique constitutionnelle entre Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba. Dans cette interview presque fictive, l'ex-président de la fameuse et défunte Haute Autorité des Médias (HAM) "made in Joseph kabila", aujourd'hui Rapporteur au Sénat congolais pour Joseph Kabila à répondu aux questions de Réveil-FM
Modeste Mutinga, baron et apparatchik du Joséphisme. Photo Réveil-FM, archives.
1. Réveil-FM: Que répondez-vous à tous ceux qui ne vous reconnaissent plus? Modeste Mutinga , qu'êtes-vous devenu ?
Modeste Mutinga: Vous savez, moi je ne suis pas né avec une cuillère en or dans la bouche. J'ai travaillé dur pour arriver où je suis. J'étais gendarme de Mobtutu, j'ai compris avec le Maréchal je n'allais rien avoir. Je me suis jeté corps et âme dans le journalisme en apprenant sur le tas. Avec le discours de Mobutu "comprenez mon émotion..." à la N'séle, nous avons peaufiné Le Potentiel qui au départ n'était qu'un journal économique de 4 pages pour en faire un journal politique. La Conférence Nationale Souveraine (CNS)qui s’est étalée sur une année et demie, soit du deuxième semestre de 1990 à 1992, nous a donné du grain à moudre. Nous avons soutenu en particulier Etienne Tshisekedi et parfois l'opposition. Là aussi je n'ai rien reçu. L'arrivée de l'AFDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila n' a pas été facile pour moi. Souvenez-vous de l'épisode "Casprom" (Caisse de Solidarité des Professionnels des Médias). La Casprom était l'appendice de la coopérative Pamoja créée à l'initiative de neuf éditeurs des journaux paraissant à Kinshasa. Pamoja était née neuf mois avant la Casprom dans un but tout à fait commercial. M'zée Laurent-Désiré kabila qui avait compris que la presse et les médias pouvaient être des alliés plus puissant les armées coalisées contre la République démocratique du Congo. Le 19 août 1998, lorsque Lady Luya (président de Pamoja et plus tard de Casprom) a pris la parole devant M'zée Laurent-Désiré Kabila, pour solliciter une aide financière au près du chef de l'Etat et qui a été accordée, car l'argent est arrivé dans le coopérative Pamoja. Combien M'zée Laurent Désire Kabial à donné à la presse et aux médias ? Personne ne sait. Sauf que de 9 éditeurs au départ, deux jours après son lancement le 22 août 1998, la Casprom comptait 57 organes membres. Et le Potentiel a été exclu. Fin aout et durant tout le mois de septembre 2008, ce fut la guerre des tranchées entre nous les exlus de Casprom et ceux qui avaient bouffés.Je suis monté au front avec mon journal contre la Casprom est ses membres. J'ai été victime d'agression à deux reprises de la part de Michel Ladi Luya. A Kinshasa, il était parvenu à mettre dans sa coffre de voiture, heureusement Didier Mumémgi qui était Ministre de l'information l' avait supplié pour qu'il me relâche. La seconde fois à New-York, lors du réunion du Conseil de Sécurité où les journalistes accompagnés M'zée Laurent-Désiré kabila, j'ai été pris tabassé par Michel Ladi Luya et certains membres la garde présidentielle devant témoins.
J'ai attendu mon temps avec Joseph Kabila, j'ai tout de suite compris que mon heure était venue. Avec lui j'ai tout obtenu: maisons, voitures, comptes en banques florissantes...Je peux même épouser plusieurs femmes si je voulais encore.
2. Réveil-FM: Quel était le vrai deal avec Joseph Kabila lors des élections présidentielles de 2006 ?
Modeste Mutinga: Vous savez j'ai 64 ans. Lorsque j'ai quitté Kananga pour m'installer à Kinshasa, je n'avais rien. J'ai vécu tout mon temps dans la parcelle familiale à Ngaba à la frontière avec Makala. Le goût de l'eau de puits, je connais. L'insalubrité, l'insécurité, le délestage... tous ces problèmes je les connais et les aient vécu. Malgré le fait que les agitateurs aient réfuté ma nomination arguant que j'étais juge et partie en tant que éditeur du meilleur journal du Congo "Le Potentiel", je ne pouvais pas être Président de la Haute Autorité des Médias (HAM). Mais Joseph Kabila a eu le courage de me nommer et j'ai fais un deal avec lui. Il était entre le marteau des fauves de l'opposition et l'enclume des journalistes-alligators. Moi j'ai proposé mes services rémunérés: 400.000 $ tout de suite et 800.000 $ plus tard. J'ai demandé à être non seulement Sénateur mais aussi membre du bureau, cela m'a été accordé Joseph Kabila en a parlé à Malu-Malu de la Commission Électorale Indépendante (CEI), institution siamoise à la mienne. J'ai obtenu aussi que Esdras Kambale, mon vice-président devienne Ministre de la Culture et des arts, même si en tant que seigneur de guerre il n'y connaissait rien. Enfin, pour Dominique Sakombi Inongo,"Buka Lokuta" mon stratège mais déjà souffrant, j'ai obtenu qu'il me remplace à la tête de la HAM. Une fois acquis tout ce que je voulais, je me suis mis au boulot. J'ai commencé par louer un appartement dans un immeuble de l'avenue Mbuji-Mayi à Gombe, à proximité du restaurant Château Margaux de Michel Lognoul, pour être proche de mon journal et non loin du Palais de la Nation afin de rendre des comptes. Le défunt Sakombi Inongo m'avait beaucoup appris, il me fallait devenir un Pitbull ravageur. Je devrait mordre, encore mordre et toujours mordre. J'ai demandé qu'on coupe les signaux de CCTV et Canal Kin de Jean-Pierre Bemba dont le directeur n'était autre que Stéphane Kitutu, ancien président de l'union de la presse congolaise. Il me fallait terroriser les journalistes estimés dans la population et humilier tout le monde pour instaurer la peur aux près des journalistes, des médias mais surtout dans l'opposition. Pasteur Théodore Ngoy, Joseph Olengankoy, Justine Kasa-Vubu, Christian Badibangi et autres acteurs politiques ont été suspendus par moi. Il me fallait tuer un poulet pour effrayer les singes. Je me suis mis à distribuer des sanctions farfelues à la pelle, à donner des avertissements fallacieux. J'ai transformé la HAM en organe hautement répressif. Je faisais moins la régulation que de la répression. Soutenus par des faiseurs de roi !
Pour permettre à Joseph Kabila d'apparaître comme un arbitre. Avec Henri Mova Sankany qui était ministre de l'information nous avions mis en place une stratégie simple: nous devions nous chamailler nos prérogatives. Dans cette gué-guerre, orchestrée et voulue, il fallait victimiser la Haute Autorité des Médias. Je savais que le Le comité international d'accompagnement de la transition ( CIAT) organe international mis en place pour épauler la transition démocratique en République démocratique du Congo, allait nous soutenir. Le CIAT a été créé en application de l'annexe IV de l'accord global et inclusif de Prétoria de 2002, composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), son pouvoir était énorme et important. Par ricochet, comme la HAM bénéficiait de l'appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), le Gret, l'institut Panos, la Communauté française de Belgique et la Région wallonne....Les ONG congolais bien pensants, ne pouvaient que tomber dans les panneaux. Tout le monde ne pouvait que nous apporter son secours, surtout que nous étions une Institutions d'appui à la démocratie. Lorsque nous avons sorti l'arme de destruction massive la "Congolité", c'était le buz ! La HAM a été soutenue à 2000%. Tout était "boutiqué" pour l'élection de Joseph Kabila qui avait déjà le quitus de Louis Michel et de la Communauté internationale. Je pouvais fermer des médias à tour de bras, pénaliser des journalistes dans l'exercice de leur fonction...Tout m'était acquis, aucune voix au niveau international ne s'élevait pour protester. Je savais que mon avenir était joué, il fallait que je devienne sénateur et personne ne pouvait arrêter le deal.
3. Réveil-FM: Vous avez menti publiquement en disant que vous étiez parti au Dialogue Intercongolais à vos propres frais, pourquoi ce mensonge de plus ? Pourquoi m'avoir envoyé quelqu'un à l'aéroport de N'djili alors que je me rendais à Katmandou au Népal pour vous signer une procuration ? Pourquoi n'avez-vous pas dit que c'est au nom de Fopromédia (Fédération des organisations professionnelles des médias), une organisation presque fantôme que vous êtes allé à Sun-City ?
Modeste Mutinga: Vous savez dans cette "République des inconscients", il faut trouver sa place au soleil. Sans roublardise et fourberie, je ne serais arrivé à rien. La vérité ce n'est pas mon fort. J'ai menti que j'étais de la société civile alors que je n'y étais pas. Car si j'étais de la société civile, j'allais encourager les journalistes à écrire et parler librement, ce qui n'a pas été le cas avec la Haute Autorité des Médias (HAM). Je dis nous car Dominique Sakombi Inongo et les autres m'encourageaient dans la farce et mascarade des décisions prises. Oui, j'ai menti à la population congolaise et à l'opinion internationale. Je suis allé au Dialogue Intercongolais au nom de Fopromédias comme jamais n'a jamais protesté à ma déclaration, que voulez-vous ? Ketimule Masiré, l'ex-président Botwanais et médiateur du Dialogue Intercongolais n'a pu accepter et intégrer ma demande d'aller à Sun-City que puisque les 5 confrères journalistes m'avaient accordé leur procuration dont Freddy Mulongo, Réveil-FM et président de l'Arco. Il faut dire que qu'avec l'âge je deviens parfois amnésique. Ce qui compte c'est le fait que j'ai été le premier président de la Haute Autorité des Médias. Même si aujourd'hui, la communauté internationale qui m'avait soutenu à l'époque avec mes décisions à l'emporte-pièces me tourne le dos, j'ai acquis ce que je voulais.
Je voudrais ajouter quelque chose sur la question qui m'a été posée tout à l'heure que j'ai répondu en disant que j'avais tout obtenu de Joseph kabila, mais pas sans concessions.
Gondavi "l'apostropheur" du Le Potentiel, j'ai dû le nommé à mon cabinet de la HAM. Comme c'est lui qui écrit mes livres, il fallait qu'il soit prêt de moi. Ce n'était pas une décision facile de le virer du journal. Pour me venger j'ai nommé Eddy, mon neveu au protocole, Alice et Albertine mes nièces au secrétariat de la HAM. J'avais ma petite cour du roi Pétaud familiale sur l'avenue Sendwe et personne n'a jamais rien dit. Ce qui comptait c'est l'image que la HAM donnait à l'extérieure et les décisions qui devraient être respectées.
4. Réveil-FM: 28 ans du Journal "Le Potentiel", vous tirez encore à 1500 exemplaires pour 8 millions de Kinois et 60 millions de Congolais, le Journal est toujours en noir et blanc, avec seulement 12 pages, n'est-ce pas un échec ? La Francophonie vous a doté d'une imprimerie flambant neuve, quel usage en faites-vous ? Pourquoi le Potentiel qui devrait être le fer de lance pour la défense de la démocratie est devenu un journal thuriféraire du régime des Joséphistes ?
Modeste Mutinga: Le Potentiel n'est encore la Pravda congolaise. Je crois qu'aucun journal Kinois ne concurrence L'Avenir en la matière. Le Potentiel est milieu. Le journal est au service du pouvoir car il faut bien vivre et continuer à exister. Et de temps à autre, très rarement, nous critiquons le pouvoir. Nous ne sommes pas assez fou pour tirer sur le pouvoir alors que c'est le régime des Josephistes qui nous nourrit. Notre vrai problème, c'est un manque de viabilité financière. Sans les deux enveloppes mensuelles de la Banque Centrale du Congo et de la Présidence de la République, le Potentiel est un journal mort ! Souvenez-vous, le 19 octobre 2007 au salon Lubumbashi du Grand Hôtel de Kinshasa, lors du 25 anniversaire de notre journal. J'avais ouvertement dit que le Potentiel ne devrait plus garder le statut d'entreprise individuelle et familiale il était temps que notre capital soit ouvert à des nouveaux partenaires. Personne n'a suivi. Les gens ont-ils peur que je les "enfarinent", je ne sais pas. Une chose est claire le Journal ne paye pas son éditeur, il faut avoir d'autres ressources. Heureusement au Potentiel, nous avons deux enveloppes qui tombent tous les fins de mois: celle de la Banque Centrale du Congo (BCC) dont je ne vous dirais pas le moment même sous la torture (le Potentiel ne critique jamais les décisions de la BCC y compris les inflations vertigineuses et chroniques du franc congolais ) et la Présidence de la République. Nous sommes contre la Balkanisation du pays, c'est d'ailleurs notre campagne éditoriale, cela mérite un encouragement financier. Notre stratégie est simple: tout le journal pour encenser le pouvoir et un petit article contre. Nous avons l'art des titres pompeux et rien à l'intérieur. Notre conscience c'est dans nos poches. Ceux qui critiquent notre ligne éditoriale n'ont qu'à aller voir ailleurs.
Ce n'est pas parce que nous tirons à moins de 2000 exemplaires, que notre journal n'est pas lu, c'est faux. Les parlementaires débout peuvent en témoigner, ils inspirent nos écrits. Un journal publié passe toujours par plusieurs mains dans une maison, aux bureaux... Le pouvoir d'achat des Congolais est très faible, le taux de chômage est exponentielle, c'est aspect important à tenir en compte. Il est vrai aussi que mon journal est infecté des moutons noirs, servir la vérité, la déontologie et l'éthique journalistiques, en tenant jalousement à l'indépendance de son esprit comme à la prunelle de ses yeux, n'est pas une mince affaire. Car au Potentiel nous vivons des Publi-reportage et les journalistes du "coupage". Celui qui paie voit son article paraître, les hommes politiques se bousculent. Nous ne sommes pas des philanthropes, le Potentiel est notre business.
Il faut que les choses soient claires pour les internautes, la Francophonie a certes doté le Potentiel d'une imprimerie mais ce n'est pas la Francophonie, qui nous fournit les intrants, ce n'est pas elle qui paye l'électricité ni ceux qui passent la nuit aux marbres. Nous continuons à publier en français, la Francophonie devrait se consoler. Nous ne fouillons pas leurs affaires qu'ils ne fouillent pas non plus aux nôtres. Je suis quand même Rapporteur au Sénat. En haussant le ton, son policier de garde s'est approché. Mutinga s'est ressaisi par la suite.
5. Réveil-FM: Le fait d'avoir privé les Congolais d'un débat démocratique et constitutionnelle pour vous enrichir, vous arrive-t-il de regretter votre acte ?
Modeste Mutinga: Vous savez, je ne regrette rien. Lorsque je regarde d'où je suis venu. J'étais gendarme impayé sous Mobutu. J'ai habité la commune populaire Ngaba, tout près de Makala , avec tout ce que cela comporte. Aujourd'hui j'ai plusieurs maisons, mes comptes bancaires sont florissants, mes grands enfants sont au Canada, Belgique et Chine. Mes petits dont celle de 3 ans est à mes côtés. Je suis comblé et je ne regrette rien. J'ai agi pour sauver mon pays et mon ventre. Il fallait éviter le débat à Joseph Kabila. C'était la consigne, j'ai respecté et était récompensé pour ça, pourquoi dois-je me plaindre ? Seuls les aigris, ceux qui ne risquent rien peuvent s'en plaindre. Lors de la colère des Kinois du vandalisme et du pillage de la HAM en juillet 2006, j'ai failli perdre ma vie. Heureusement Dieu merci, les pillards ne m'ont pas trouvé au siège de la HAM sur l'avenue Sendwe. Les pillards sont passés par le siège de la HAM pour aller écouter le discours de Jean-Pierre Bemba. Pillant et mettant sens dessus-dessous la HAM. Brulant notre bus, dévalisant le coffre-fort, violant une fille qui pour des soins appropriés a été transférée en Afrique du Sud. Face à cette violence, croyez-vous qu'on devrait permettre un débat entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila ? Nous n'avions pas besoin de voir notre président ridiculiser par Igwe à la face du monde. Même si le débat démocratique a été inscrit dans la Constitution de transition, j'ai pris mes responsabilités avec d'autres pour l'annuler. Cela m'a rapporté gros: je suis rapporteur au Sénat, ce n'est pas rien ! De toutes les manières, moi j'avance, je ne regarde pas le rétroviseur de mon passé. Voyons ce qui va se passer en novembre 2011. Avec les 5 chantiers, Joseph Kabila va passer, je serais peut-être Premier ministre à la place de Muzito. Qui sait ? Moi je suis comme un poisson dans l'eau, je suis la route qu'arpente la rivière. Je sais aussi que dans la descente du courant, on peut se faire des amis, mais dans la montée, c’est impossible.
6. Réveil-FM: Le fait d'être sénateur et de continuer à signer les édito du Potentiel, n'est-ce pas agir comme un enfoiré ?
Modeste Mutinga: Enfoiré je le suis et le revendique. Enfoiré je l'ai été lorsque Président de la Haute Autorité des Médias, je me suis octroyé Radio 7 et télé 7. Enfoiré je le suis lorsque je signe mes articles avec mon titre de sénateur. Voyez-vous je constitue un tout. Être juge et partie, cela me plait bien. Cela est ma seconde nature. Je suis sénateur pour gagner mon pain mais dans mon for intérieur, je suis l'éditeur du journal le Potentiel. Je garde donc mes deux fers au feu. Si le pouvoir m'enquiquine trop, je lâche mes fauves du le Potentiel. Pour que les Congolais ne m'oublient pas, j'ai décidé de signer mes édito, au grand dam des donneurs des leçons déontologiques. Si je quitte le Sénat demain, je rentre dans l'équipe de rédaction de mon journal. D'ailleurs je ne suis jamais parti, je suis là. Certains articles qui nous parviennent des officines de l' l'ANR (Agence Nationale des Renseignements) pour soutenir le pouvoir en place, il faut mon quitus pour la publication. Donc le Potentiel, c'est mon bébé, je ne lâche pas.
7. Réveil-FM: Tout le monde parle de la ferme Kingakati, comme le lieu de la corruption par excellence, comme le Sodome et Gomorrhe de la politique congolaise. Vous y allez souvent ?
Modeste Mutinga: Effectivement la ferme présidentielle de Kingakati a remplacé le bateau Ms Kamanyola du feu Maréchal Mobutu. Kingakati est devenu aujourd'hui le lieu de tous les intrigues, coups-bas contre la République. D'ailleurs le site Wikileaks en parle pour faire virer Vital Kamerhe du perchoir de l'Assemblée nationale, chaque membre du bureau a reçu 200.000 $ à Kingakati. Lorsque j'entends des Congolais de la diaspora citer en référence le "Rapport de la commission Lutundula sur le pillage des ressources minières." pour soi-disant arguer que le pays est vendu. Je m'étonne et je m'interroge. En février 2009, n'est-ce pas Christophe Lutundula Opala, 1er vice-président, et de Mme Brigitte Kalaba, questeur adjoint qui furent les premiers comme membres du bureau de Kamerhe à démissionner ? Ont-ils seulement reçu 200.000 $ à chacun ? Nul ne sait ! Pourquoi s'attaque t-on à Mutinga comme bluffeur, fourbes et roublard alors que les vrais "Kuluna au col blanc" noyautent les institutions ? Il y a une sorte de deux poids deux mesures. En tant que sénateur, je suis au parfum de tout. Lors du vote au Palais du peuple pour le scrutin à un tour de l'élection présidentielle, l'opposition s'en est pris à Evariste Boshab. Mais qui est le premier à avoir pris la parole à tribune pour défendre cette révision constitutionnelle, n'est-ce pas le Député Christophe Lutundula Opala que vous acclamer dans la diaspora? Kingakati, kingakati...Le président Joseph Kabila reçoit à la ferme présidentielle Kingakati, les Députés et Sénateurs de l'AMP, Parti-Etat pour uniquement nous donner des directives. Je suis membre de l’AMP, haut cadre de l’AMP, il est clair que je dois suivre les instructions de l’autorité morale de notre famille politique. Et à la fin, on nous distribue des enveloppes pour nos carburants, où est le mal ? Kingakati n'est pas la porte d'à côté, il y a du chemin pour revenir en centre ville. Il me semble qu'il y a une volonté de diabolisation de la ferme présidentielle de Kingakati où les soldats Rwandais, Zimbabwéens, et Tanzaniens qui gardent celle-ci, nous sécurisent tous.
8. Réveil-FM: Peut-on encore parler du pluralisme médiatique au Congo lorsque le Président de la République, le Premier ministre, les Députés et Sénateurs ont chacun sa station de radio et chaîne de télévision ?
Modeste Mutinga: Je crois que comme la démocratie, il faut adapter le pluralisme médiatique à chaque pays. Tenir compte de son histoire et de son environnement. Si moi j'ai acquis Radio 7 et Télé 7 c'est parce que les grands éditeurs de presse ont pour la plupart un journal, une radio et une télévision. Pius Mwabilu a le journal l'Avenir, Rtg@ radio et télé, Michel Ladi Luya a le journal "Palmarès", Mirador radio et télé. Comment voulez-vous moi qui était président de la Haute Autorité des Médias (HAM) ne puisse qu'avoir le Potentiel ? C'est inconcevable ! C'est pourquoi je me suis octroyé ma radio et télé. Aucun des organismes internationaux qui ont pignon sur rue pour défendre le pluralisme médiatique ne nous l'ont reprocher. Bien au contraire ils nous ont encouragés à le faire, car les enjeux étaient de taille. Aujourd'hui, ils nous tournent le dos et proclament haut et fort que nous étions juge et partie ! Pourquoi ont-ils si vite changer d'avis ? Maintenant que le Président de la République, le Premier ministre et d'autres parlementaires aient leurs médias, cela ne me concerne pas. Ce qui compte pour moi, c'est le Potentiel qui ne doit pas se laisser damner les pions par d'autres. Moi je ne suis plus Président de la Haute Autorité des Médias, je suis Rapporteur du Sénat donc la régulation n'est pas mon affaire. La majorité des médias congolais, c'est pour la mangeoire. C'est pour négocier, monnayer les services lors de la campagne électorale de 2011.
Avant le
discours du 24 octobre 1990, le paysage audiovisuel visuel congolais était monocorde:
à côté de l’Office zaïrois de radio-télévision (OZRT) existaient quelques
publications de statut privé mais détenues par des proches de Mobutu et entièrement
au service du régime. À Kinshasa, Salongo et Elima, créés en 1972, relayaient
la propagande gouvernementale et, dans chaque province, un seul journal
était autorisé: Jua à Bukavu, Mjumbe à Lubumbashi, Boyoma à Kisangani. Aujourd'hui avec Joseph kabila non seulement le Premier ministre et les parlementaires ont leurs médias, nous avons 52 télévisions et plus de 200 radios communautaires et associatives. Mais la présidence de la République compte sur 4 journaux pour sa propagande et ceux-ci ne peuvent jamais le trahir: l'Avenir, la République, le Soft et le Potentiel. Nous sommes les gardiens du temple et de la démocratie au Congo. Nous désinformons pour abrutir le peuple. Nous avons œillets. Nous sommes la voix du gouvernement congolais. Nous défendons ses points de vues. Nous sommes constamment consultés. Nous avons l'expertise en la matière. Nous avons obtenu que la reprise de RFI sur le territoire congolais soit fait avec le départ de Ghislaine Dupont de la rédaction africaine. Nous sommes très forts. Voyez comment notre ministre Lambert Mende-"Vuvuzélateur national" a répondu à la manière de "Carte Blanche" de Mavungu Malanda à Jeune Afrique qui a qualifié notre Président de Mobutu Light. Nous sommes payés pour soutenir et défendre le gouvernement congolais. Le pluralisme médiatique existe bel et bien au Congo. Rien qu'à lire nos journaux, vous vous en rendait compte: nous disons tous la même chose avec des mots et des phrases différents. Tout converge vers notre guide éclairé : Joseph kabila, roi du Congo.
9. Réveil-FM: Pouvez-vous me regarder droit dans les yeux et répondre à cette question: Modeste Mutinga, avez-vous peur ?
Modeste Mutinga: Foncièrement non ! Mais comme tout le monde oui. Car nous sommes en Afrique, et en plus au Congo rien n'est certain. Tout peut basculer, du jour au lendemain, d'une minute à l'autre. Mes amis mobutistes qui sont avec moi au Sénat me disent qu'ils avaient traversé le fleuve Congo à pied lors de l'entrée de l'AFLDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila en 1997. Ma vraie crainte est que je sois pillé avec tous les biens que j'ai amassés. Ce n'est pas trop facile de devenir un apparatchik d'un régime corrompu. Et lorsqu'on est haut il faut savoir le rester mais rien n'est sûr au Congo-démocratique. Mon salut, c'est encore le Potentiel car je pourrais toujours y revenir et retrouver ma liberté de parole. Je sais aussi que je suis allé trop loin en dribblant tout le monde car personne ne savait que je travaillais pour Joseph Kabila. Les gens l'on découvert lorsque je suis arrivé au Sénat. Les Congolais me pardonneront-ils cette fourberie? Je ne suis pas le premier. A l'époque de la Conférence nationale Souveraine (CNS), beaucoup de ceux qui insultaient le Maréchal Mobutu le matin, étaient à Gbadolité le soir pour recevoir des enveloppes. Donc pas de regret de ma part. J'espère vraiment dans 150 ans, les Congolais se souviendront de moi pour avoir éviter un chaos au pays en annulant contre espèces sonnantes et trébuchantes, le débat démocratique entre Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba.
Par Freddy Mulongo,
samedi 12 février 2011 à 13:08 ::radio
Tandis qu'une mission d'information sur l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) et "ses dysfonctionnements" doit être constituée dans les prochains jours à l'Assemblée nationale, un mouvement de grève devait perturber, mercredi 9 février 2011, les antennes de Radio France internationale (RFI), composante du groupe qui comprend aussi la chaîne de télévision France 24. Ce mouvement, motivé par le projet de fusion des rédactions, porte aussi sur la question de l'indépendance rédactionnelle de la "radio mondiale" à l'égard de pays autoritaires où ses émetteurs FM sont implantés.
Les syndicats de RFI réclament en effet "la levée de la sanction" frappant la consœur une journaliste qui a été "écartée du dossier de la République démocratique du Congo (RDC)". Selon eux, la direction de la chaîne a cédé aux pressions des autorités de Kinshasa qui, en juillet 2009, avaient coupé les six émetteurs de RFI après une longue série d'informations et de reportages qui leur avaient déplu.
En échange de la mise à l'écart de la journaliste, la chaîne avait obtenu, le 13 octobre, la remise en service de son service en FM dans le plus grand pays francophone du monde où, avant la coupure, elle jouissait d'une position dominante.
"Intérêts nationaux"
""Vous ne travaillez plus sur le Congo", m'a annoncé Christine Ockrent en juillet dernier", témoigne aujourd'hui l'intéressée, Ghislaine Dupont, qui couvrait depuis 1997 ce pays longtemps ravagé par la guerre.
"Les expulsions d'envoyés spéciaux sont assez courantes, commente un pilier du service Afrique. Mais c'est la première fois qu'un gouvernement obtient la tête d'un journaliste opérant depuis Paris. Cela risque de donner des idées à d'autres chefs d'Etat."
Après des années de reportage de terrain, Ghislaine Dupont, accusée de "désinformation" par Kinshasa et privée de visa, avait été contrainte de "couvrir" la RDC à distance. Sa relation sur l'antenne des exactions et des viols commis par l'armée congolaise dans le conflit qui se poursuit dans l'Est du pays et son scoop sur le projet de réforme constitutionnelle facilitant le maintien au pouvoir du président, Joseph Kabila, avaient été qualifiés de "campagne de déstabilisation" par Kinshasa.
La direction de RFI dément l'accusation de "censure". "Des pressions, il en existe. Mais il est hors de question pour nous d'y répondre, assure une porte-parole. En juin, nous avons ouvert un bureau à Kinshasa et nous n'avons plus vraiment besoin de quelqu'un d'autre."
Pourtant, à Kinshasa début janvier 2011, le ministre de la communication, Lambert Mende, a affirmé que son gouvernement avait obtenu que soit "revisitée" en 2010 la convention avec RFI permettant sa diffusion en FM.
Par Freddy Mulongo,
samedi 12 février 2011 à 12:39 ::radio
Après avoir dirigé pendant trente ans la plus grande nation arabe, Hosni Moubarak a démissionné et remis le pouvoir à l’armée. C’est un événement politiquement majeur dont les conséquences sont déjà redoutées au Moyen-Orient et dans le reste du monde.
L’histoire retiendra que c’est au dix-huitième jour de la révolution que le pharaon aura fini par céder. A l’annonce de sa démission, une immense clameur s’est élevée dans le ciel du Caire. Des milliers de drapeaux égyptiens, demeurés repliés la veille alors que le vieux dictateur semblait encore s’accrocher au pouvoir, se sont enfin déployés au-dessus de la place Tahrir. Mais est-ce bien la fin de la révolution égyptienne ? Le vent de la liberté n’est peut-être pas complètement rassasié. Voilà quelques jours encore, le départ d’Hosni Moubarak et son remplacement par Omar Souleimane, intronisé à la hâte vice-président, auraient sans doute satisfait nombre d’Egyptiens.
Après une première vague de manifestations, menée essentiellement par la jeunesse cairote, où la nature même du régime – militaire – était remise en question, le courroux du peuple semblait s’être focalisé sur la personne du raïs et elle seule. Ce dernier ayant annoncé qu’il ne briguerait plus de nouveau mandat (lors de la prochaine élection présidentielle, au mois de septembre) et que son fils Gamal ne lui succéderait pas, on avait même pu assister à un début de démobilisation. La semaine dernière, la foule était plus clairsemée sur la place Tahrir, lieu de tous les rassemblements de l’opposition. L’armée, quant à elle, s’employait à nettoyer les rues du Caire des traces laissées par les affrontements entre pro et anti-Moubarak, survenus après la première intervention télévisée du chef de l’Etat, à les déblayer des carcasses de voitures calcinées notamment.
Les banques, les commerces et les administrations de la capitale fonctionnaient de nouveau. La vie pouvait reprendre son cours normal, semblait-il. Sur le plan politique enfin, des négociations entre l’opposition et le pouvoir débutaient sous la direction du nouvel homme fort du pays, Omar Souleimane. Accalmie trompeuse sous laquelle le feu révolutionnaire couvait encore. Pour le résultat que l’on sait aujourd’hui.
« Le problème, c’est qu’une fois nommé Souleimane ne s’est pas suffisamment et pas assez rapidement démarqué de Moubarak, estime un diplomate. Au contraire, en reprenant presque mot pour mot et à son compte les déclarations de ce dernier, il n’a fait qu’alimenter la suspicion des Egyptiens à son égard. A tort ou à raison, ils le regardent aujourd’hui comme le pantin de Moubarak et non plus comme une alternative crédible », juge-t-il.
Force est de constater qu’après un temps de reflux les manifestations ont repris de plus belle, pour, comme dans les premiers jours, se concentrer non plus seulement sur la personne du raïs – déjà considéré comme hors jeu avant même sa démission – mais de nouveau sur le régime politique en place depuis 1952. « L’Egypte d’avant le 25 janvier (date de la première manifestation, NDLR) n’est plus celle d’aujourd’hui », reconnaît d’ailleurs Nasser Kamel, l’ambassadeur d’Egypte en France. Est-ce à dire que la contestation, forte de ses premiers succès, va pousser son avantage et demander la mise en place immédiate d’un gouvernement dirigé par des hommes qui ne soient pas liés au régime et aux militaires ?
Par Freddy Mulongo,
vendredi 11 février 2011 à 16:47 ::radio
Le mercredi 9 février 2011, le Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) fêtait ses 10 ans. Un colloque a été organisé avec plusieurs thèmes:"La presse internationale au défi du numérique","Actualité internationale et diplomatie d'influence","Le rôle des centres de presse étrangère". Situé au Grand Palais - Cours la Reine - Perron Alexandre III dans le prestigieux 8è arrondissement de Paris, le Centre d'Accueil de la Presse Etrangère est à mi-chemin entre le Palais de l'Elysée, le Quai d'Orsay et l'Assemblée nationale. Arrivée pile à l'heure, accueilli par Madame Nina Mitz, présidente d'honneur du CAPE, Madame Michèle Alliot-Marie, Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes a ouvert le colloque du 10 ème anniversaire du CAPE par cette allocution:
Paris, mercredi 9 février 2011, Madame Michèle Alliot-Marie, Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes lors de son allocution au CAPE. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Madame la Présidente,
Monsieur le Directeur,
Mesdames et Messieurs,
Voici 10 ans que l’accueil des journalistes étrangers dans notre pays est assuré par ce centre.
Lieu de convivialité, il offre aux journalistes étrangers un lieu où se retrouver et travailler.
Lieu d’échanges et de dialogue, il contribue à leur information, au dialogue et à la compréhension mutuelle entre chacun de nos pays.
Des agents du quai d’Orsay, de Bercy, des contractuels y travaillent en bonne intelligence, sous votre autorité, Monsieur le Directeur.
Tous contribuent à faire de Paris une place de référence pour la presse internationale.
Madame Michèle Alliot-Marie, Ministre des Affaires étrangères et européennes. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Vous faites un métier difficile, indispensable à notre démocratie, comportant des risques importants.
Trop de journalistes sont inquiétés au motif qu’ils symbolisent les droits de l’homme aux yeux de ceux qui les nient. Je ne l’accepte pas.
Lorsque j’ai appris la semaine dernière que certains de vos confrères avaient été incarcérés au Caire, j’ai appelé mon homologue égyptien pour obtenir leur libération immédiate. J’ai été entendue.
Et qui oublierait un instant Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes otages en Afghanistan depuis 407 jours ?
Comme pour tous les otages français en Afghanistan, au Sahel, en Somalie, à Gaza, la diplomatie française est totalement mobilisée.
Mesdames et Messieurs,
Je veux travailler en confiance avec les journalistes de la presse française et internationale.
Qu’il s’agisse d’analyser les enjeux d’un monde en pleine évolution, ou d’adapter l’instrument diplomatique aux réalités de notre temps, la presse libre contribue à éclairer la diplomatie française.
I. Analyser les enjeux d’un monde de plus en plus complexe est le premier devoir de la diplomatie.
La crise tunisienne a montré la difficulté de cette tâche.
Nul n’a su prévoir la rapidité du départ de Monsieur BEN ALI, qu’il s’agisse des diplomates français ou américains, des journalistes, des commentateurs, des chercheurs.
Il faut savoir tirer les conséquences d’un tel constat.
Il nous faut renforcer notre travail d’analyse pour mieux anticiper les crises et leurs conséquences.
A) Chaque situation appelle une analyse précise, adaptée à la singularité du pays concerné.
Je reviendrai, à titre d’exemple, sur l’actualité en Egypte.
La situation de l’Egypte n’est pas la même que celle de la Tunisie.
Avec près de 85 millions d’habitants, l’Egypte est le plus grand pays du monde arabe.
Il joue un rôle essentiel dans les équilibres internationaux, notamment dans le cadre du processus de paix au Proche-Orient.
La présence d’un mouvement islamiste ancien, structuré, fait partie des réalités politiques égyptiennes.
Le processus de transition politique, auquel la France a appelé, est engagé. Nous le saluons.
Pour autant, nous devons rester vigilants. Les mouvements continuent quotidiennement. Une nouvelle manifestation est prévue vendredi.
B) Un travail d’analyse approfondi doit nous permettre d’agir au bon moment, au bon niveau, et au bon endroit.
J’entends dire parfois que la diplomatie française aurait été trop prudente.
Que les choses soient claires : il appartient au peuple égyptien, et à lui seul, de décider de son avenir.
C’est un principe de la politique étrangère de la France que la non-ingérence. Cela n’empêche en rien un appel constant à toujours plus de démocratie et de liberté partout dans le monde.
Promouvoir la démocratie, ce n’est pas imposer ses dirigeants, ses choix politiques, ses intérêts diplomatiques. C’est aux peuples de faire leurs choix. Nous parlons avec les interlocuteurs qu’ils nous désignent.
Mais notre responsabilité est d’anticiper les crises et leurs conséquences sur les équilibres internationaux.
C’est pourquoi j’ai décidé de renforcer la direction de la prospective du ministère des affaires étrangères, de la doter d’une capacité d’information plus diversifiée, et d’une structure d’analyse associant des chercheurs et universitaires.
Par ailleurs, la France est plus présente dans la recherche des solutions de sortie de crise ou d’accompagnement des Etats.
Je pense au processus de paix au Proche-Orient.
Aujourd’hui, une fenêtre existe pour relancer le processus de paix. Il faut saisir cette opportunité avant qu’il ne soit trop tard.
J’ai eu l’occasion de m’en entretenir ces derniers jours avec Hillary Clinton, Benjamin Netanyahu, Salam Fayyad et Ban Ki Moon.
Je pense à l’évolution des pays du monde arabe.
Je m’en suis entretenu avec mon homologue tunisien Ahmed Ounaies vendredi dernier.
L’Union pour la Méditerranée a pour ambition de renforcer les solidarités entre les deux rives de la Méditerranée.
Ses objectifs sont plus que jamais d’actualité, même si je n’en ignore pas les difficultés.
Mesdames et Messieurs,
A l’heure où la mondialisation complexifie les enjeux de politique étrangère, la France veut faire entendre sa voix, son message, et ses valeurs.
II. Mon ambition est de doter notre pays d’une diplomatie de pointe, en phase avec les réalités et les besoins du monde contemporain.
L’actualité a montré la nécessité de moderniser l’instrument diplomatique.
A) Une diplomatie moderne doit être capable de mieux anticiper les évolutions d’un pays, d’une région, d’une zone géographique.
J’ai décidé de renforcer les capacités d’anticipation au sein du ministère des affaires étrangères et européennes afin de favoriser :
- une approche à 15-20 ans de l’ensemble des enjeux de la présence française dans le monde
- une réflexion prospective en liaison avec l’action et les besoins opérationnels de notre diplomatie.
J’en ai évoqué certaines modalités.
B) Une diplomatie modernisée, c’est aussi une diplomatie plus ouverte aux acteurs de la vie sociale.
Un dialogue permanent et structuré doit s’instaurer entre les diplomates et les acteurs de la vie sociale.
Je veux ouvrir un cycle de formation permanente ouverte, au-delà des diplomates, aux chefs d’entreprise, aux membres des autres administrations, aux collectivités locales, mais aussi aux journalistes.
Je pense que vous comme nous avons intérêt à plus et mieux échanger, au-delà de l’actualité immédiate, sur les enjeux et perspectives du monde.
C) Une diplomatie modernisée doit savoir travailler avec tous les acteurs qui contribuent au rayonnement de notre pays.
- C’est vrai des Français à l’étranger
L’élection de députés des Français de l’étranger renforcera leur place dans la communauté nationale.
- C’est vrai des entreprises.
Je souhaite que le ministère des affaires étrangères et européennes puisse les aider dans leur développement, notamment les PME.
J’entends faire en sorte que les PME disposent d’interlocuteurs disponibles, à leur écoute, au sein du ministère, en centrale comme dans nos postes.
- C’est vrai de la Francophonie.
Je veux replacer la Francophonie au cœur de notre politique étrangère.
Au-delà des questions linguistiques, la Francophonie assume une fonction politique, au service du dialogue entre pays du Nord et pays du Sud. Elle peut jouer un rôle économique et politique démultiplicateur au sein des enceintes internationales.
Connaissance des pays, des acteurs, ouverture d’esprit, rôle de la francophonie : sur l’ensemble de ces sujets, l’existence d’une presse libre et indépendante est un outil indispensable.
Mesdames et Messieurs,
Une diplomatie moderne, c’est aussi une diplomatie ouverte aux échanges avec les journalistes de la presse étrangère comme avec ceux de la presse nationale.
La France est fière d’accueillir près de 2000 correspondants étrangers sur son sol.
La France s’honore de recevoir chaque année des milliers de journalistes étrangers, visitant ponctuellement notre pays.
La France se réjouit d’accueillir en 2011 les journalistes qui couvriront notamment la présidence française du G20 et du G8, les sommets de Deauville et de Cannes.
Cette année encore, comme tous les ans depuis 10 ans, le centre d’accueil de la presse étrangère leur offrira un accueil digne de la France, conforme à ses valeurs, de liberté, d’égalité et de fraternité.
Je vous souhaite un excellent anniversaire.
Les intervenants au Colloque: Photos
Ruggero de Pas, Président du conseil d'administration du CAPE, correspondant à Paris pour la Radio-Télévision Suisse-Italienne. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Christine Ranunkel, Présidente de l'Association de la Presse Etrangère (APE). Photo Réveil-FM, Henri Martin
Rashid Saeed, Président du club de la presse arabe, rédacteur en chef de TTU Monde Arabe et Louis Kemayou, Président de la Presse panafricaine, Directeur de l'information de Télésud. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Anne Gazeau-Secret, Conseillère d'Etat, ancienne directrice de la presse, de l'information et de la communication et porte-parole du ministère des Affaires étrangères et Quentin Dickinson, Envoyé spécial permanent de Radio France et de radio France Internationale à Bruxelles. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Stephan Simons, Correspondant à Paris de DER SPIEGEL, François, François Bourgon, responsable des réseaux sociaux, Jean Marc Manach, Journaliste à OWNI.FR, blogueur pour le MONDE.FR, Marc Tessier, Président de VIDEO FUTUR, Photo Réveil-FM, Henri Martin
Patrick Gautrat, Ancien directeur du CAPE et conseiller de presse aux Etats-Unis, Ruggero de Pas, Christine Ranunkel, Maarten Van Aalderen, pPrésident de l'Associazione Delle Stampa Estera In Italia, correspondant à Rome de DE TELEGRAAF et Ulysse Gosset, France Télévisions, ancien correspondant à Moscou et Washington. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Par Freddy Mulongo,
vendredi 11 février 2011 à 13:21 ::radio
Les dizaines de milliers de manifestants de la place Tahrir du Caire étaient furieux hier soir, après le discours du président Hosni Moubarak annonçant le transfert de ses pouvoirs à son vice-président, mais sans démissionner, certains brandissant des chaussures en signe de colère.
En brandissant leurs chaussures, les manifestants ont copieusement insulté leur président.
Certains scandaient « A bas Moubarak ! Dégage, dégage ! », tandis que d’autres brandissaient leurs chaussures en direction de l’écran où était retransmis le discours de Hosni Moubarak, une insulte dans les sociétés arabes.
Des manifestants appelaient à une grève générale et demandaient à l’armée, largement déployée autour de la place de les rejoindre dans la révolte : « Armée égyptienne, le choix est maintenant le régime ou le peuple » ! criaient-ils.
Plus tôt, sur la place, symbole de la contestation lancée le 25 janvier, des dizaines de milliers d’Égyptiens s’étaient rassemblés afin de fêter ce qu’ils pensaient être le dernier discours de M. Moubarak, depuis près de trente ans au pouvoir.
Les manifestants crient leur...
"On va rester jusqu’à ce qu’il foute le camp"
Moubarak reste, mais délègue ses pouvoirs.
Capture d'écran du discours du président Hosni Moubarak, diffusé par la télévision égyptienne le 10 février 2011 au Caire
Moubarak menace, les manifestants persistent
Le président égyptien a annoncé qu'il déléguait ses pouvoirs au vice-président. Il reste malgré tout jusqu'aux élections de septembre.
Capture d'écran du discours du président Hosni Moubarak, diffusé par la télévision égyptienne le 10 février 2011 au Caire
La place Tahrir bouillonnait après une nouvelle journée de contestation en Egypte et suite aux rumeurs de départ du raïs. L'annonce, en fin de journée, de son intervention télévisée avait fini de chauffer les milliers de manifestants qui contestent depuis plus de 15 jours le pouvoir du président élu en 1981. Hosni Moubarak a dû décevoir une bonne partie de la foule en annonçant ce jeudi qu'il restait président de l'Egypte, tout en déléguant ses pouvoirs au vice-président, Omar Souleimane.
"J'ai décidé de déléguer au vice-président les prérogatives du président de la République conformément à ce que dit la Constitution", a-t-il ainsi déclaré.
Le dirigeant âgé de 82 ans, a souligné l'importance de la feuille de route mise en place jusqu'aux élections de septembre pour lesquelles il a réaffirmé ne pas se représenter. Hosni Moubarak a insisté sur l'indépendance de l'Egypte face aux "injonctions" étrangères et sur le dialogue entamé depuis quelque jours entre le pouvoir et l'opposition.
A ce titre, il a indiqué avoir reçu les premières propositions de la commission de réforme constitutionnelle et a donné la liste des articles qui devraient être amendés. Il s'agit notamment de mettre en place une limitation de mandats et de surveiller les élections pour en garantir la transparence.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 9 février 2011 à 19:45 ::radio
Situé entre les villes d'Égletons et de Corrèze, au sud-est du massif des Monédières, Sarran comporte deux vallées principales : celles de la Corrèze et de la Montane.
La commune de 300 habitants s'étend sur 2 600 ha avec un taux de boisement de 50 % et une altitude de 500 à 800 mètres. Son point culminant est le Puy de Sarran (819 mètres). Le musée du président Jacques Chirac a ouvert ses portes le 17 décembre 2000. Il se fonde sur la collection de cadeaux que le chef de l'Etat français a reçus dans l'exercice de ses fonctions et qu'il a offerts au conseil général de la Corrèze. Le musée du président Jacques Chirac est un musée consacré à l'histoire de notre temps, en s'appuyant sur ses collections, mais aussi en les replaçant dans un contexte plus large par le biais des expositions temporaires. Celles-ci permettent un développement et une mise en valeur des thématiques générales du musée que sont la fonction de président de la République, les déplacements présidentiels, la diplomatie et le protocole dans les relations internationales...
Freddy Mulongo et Madame Michèle Périssère, conservatrice en chef du musée du président Jacques Chirac. Photo Réveil-FM
Un chef d'Etat reçoit de nombreux cadeaux dans l'exercice de ses fonctions: des objets protocolaires et rares,provenant du monde entier, offerts à l'occasion de rencontres avec d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement, mais aussi par des élus, des représentants de corps constitués. Ouvert il y a 10 ans, la fréquentation du musée Jacques Chirac a décliné d’année en année. La chambre régionale des comptes du Limousin vient » d’épingler » cet établissement. 200 000 euros de recettes contre 1,7 million de dépenses. Hum,hum…
5000 objets dont 2000 livres : des bibelots, vases et autres oeuvres d’art… le musée Jacques Chirac possède tous les cadeaux offerts au président lors de ses déplacements en France ou à l’étranger. Un rapport, établi depuis Octobre 2010, révèle que ce musée coûte à chaque contribuable du Limousin, la « modique » somme de 30 euros par visiteur !
La fréquentation du musée a baissé constamment de l'ouverture en 2001 à 2006, année où elle s'est élevée à 28.500 personnes, avant de remonter à 46.953 entrées en 2009 et 62.000 en 2010, soit 185 visiteurs par jour d'ouverture cette année, grâce à des expositions temporaires.
Construit pour 7,1 millions d'euros de fonds publics, le musée a été agrandi entre 2004 et 2006 pour plus de 9,5 millions d'euros, un coût très supérieur aux prévisions initiales. Il a employé jusqu'à 13 personnes, effectif ramené par la nouvelle majorité socialiste régionale à 10 en 2009. La masse salariale est supérieure à 400.000 euros par an et le coût de la maintenance du bâtiment s'élève à 488.000 euros par an.
Le restaurant du site a déjà coûté depuis son ouverture 270.000 euros aux contribuables, précise la chambre des comptes régionale, puisque la convention déléguant à une société privée sa gestion prévoyait une prise en charge des pertes à hauteur de 80% au départ, et à 45% après cinq ans en 2008. Une nouvelle convention signée pour la période 2008-2013 prévoit que les fonds publics seront toujours mobilisés jusqu'à un euro par convive.
Voici un aperçu de quelques objets qu'on retrouve au musée Jacques Chirac:
L’ensemble architectural est constitué de plusieurs bâtiments. D’abord, le bâtiment initial composé de deux blocs reliés : c’est l’espace des expositions, qui se prolonge en sous-sol sous une esplanade. Ensuite, un autre bâtiment aux volumes semblables est réservé à l’administration. Enfin, un petit bâtiment à étages abrite la bibliothèque du musée. Il s'agit d'un site moderne, bien inséré dans son environnement : l’ensemble architectural (en longueur et en sous-sol) reste assez discret, inscrit dans un espace paysager, respectant les volumes et les matériaux traditionnels de la région. Le visiteur accède au musée par une vaste esplanade depuis laquelle on peut admirer une vue globale du parc. Ce premier contact inscrit la structure dans la campagne corrézienne, ici quelque peu idéalisée. La collection permanente La collection permanente (environ 200 objets) occupe un tiers de la surface totale des zones d’exposition. Un grand mur permet de situer sur une mappemonde les visites d’État effectuées par Jacques Chirac depuis 1995, ainsi que les chefs d'État qu'il a reçus pendant la même période.
L’aire d’exposition consacrée à l’Afrique se compose d’objets cultuels, religieux ou symboliques essentiellement issus d’Afrique noire (tels que des masques de cérémonie, des petites sculptures, des meubles d’apparat). La zone Amérique rassemble les rares pièces anciennes du musée (objets précolombiens) et des pièces contemporaines, voire triviales (santiags de cow-boy). L’aire de l’Océanie présente des objets divers (huile sur toile, objets tribaux). L’espace consacré à l’Asie présente de nombreux objets issus des traditions et de l’art de vivre asiatiques (la calligraphie, la cérémonie du thé, le sumo). Enfin, la visite se termine par la zone Moyen-Orient où sont exposées antiquités et pièces de joaillerie. La réserve ouverte au public La réserve ouverte au public est une particularité intéressante du musée puisqu’elle est en accès libre, chose assez rare. Elle est également vaste (500 m2) et bien pourvue (environ 2 000 objets). "À la manière d’une galerie d’étude", les objets sont regroupés par typologie de conservation (types de matériaux, taille des objets) et par ensembles thématiques (dans le sens de la visite ; mobilier et grand format, médailles, histoire naturelle, métal, bois tissus cuir, plastique, formats plats, verre et cristal, céramique, bijoux et objets précieux, textiles et cuir, objets de bureau, clés de ville et de pays, livres et arts graphiques, tapis).
Par Freddy Mulongo,
dimanche 6 février 2011 à 12:20 ::radio
Poumon de la République démocratique du Congo,la province du Katanga est peuplée de plus de 8 millions d’habitants. La coquette ville de Lubumbashi, capitale de la province a connu une psychose le vendredi 4 février 2011,des assaillants non autrement identifies ont transformé l'aéroport internationale de la Luano en zone de guérilla selon une version des faits rapportés par l’ensemble des médias. Durant trois heures , les Lushois ont entendu des crépitements des armes au niveau de l'aéroport qui a pu ouvrir l'après-midi même. Surprise : aucun des 11 avions présents sur le tarmac pendant l’attaque n’a été endommagé et les façades de l’aéroport ne comportent pas de trous opérés par les armes à feu. Ce qui reste étonnant après trois heurs de coup de feu.
Une Commission d’enquête a été nommée « parce qu’il y a eu un mort et un blessé », a indiqué Moïse Katumbi, le gouverneur de la province, qui a évoqué de son côté l’hypothèse d’un « sabotage ».
Par Freddy Mulongo,
samedi 5 février 2011 à 17:17 ::radio
Kinshasa agite de nouveau la menace des sécessionnistes du FLNC, basés en Angola, après l'attaque de l'aéroport international de Luano de Lubumbashi. Les anciens Tigres du Katanga ont reconstitué leur mouvement et demande l'indépendance du Katanga, la province minière Chiffon rouge brandi par les Joséphistes: Le retour des Tigres du Katanga ! de la République démocratique du Congo riche en Cobalt, cuivre, or et uranium. C'est le chiffon rouge brandi par les autorités congolaises en mal d'idées pour distiller la peur aux Congolais. La fusillade de plus de trois heures avec les soldats congolais a coûté la vie à un garde civil et blessé un capitaine. Un gouvernement responsable devrait révéler l'identité des assaillants: Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Par quel (s) pays sont-ils passés ? Quels sont leurs revendications ? Comment se sont-ils évaporés dans la nature sans laisser aucune trace ? Qui sont derrière ces assaillants ? S'agit-il d'une diversion ou d'une véritable attaque ou menace ?
Toutes ces questions méritent une réponse aussi claire que possible pour mieux
comprendre ce qui s'est passé.
L'aéroport international de Luano à Lubumbashi.
La situation est calme sur place et l'aéroport international de Luano a été rouvert.
Dans cette région minière,L'aéroport de Luano à Lubumbashi est stratégique pour l'économie de la province du Katanga et du Congo. Les vols à l'aéroport international de Lubumbashi transportent de nombreux directeurs de sociétés minières entre différentes villes d'Afrique.
Pour effrayer les paisibles populations et donner à Joseph Kabila le plein pouvoir pour agir comme il veut-sans contre pouvoirs, les Joséphistes-Piranhas et les Mobutistes-Dinosaures font circuler des rumeurs à Lubumbashi qu'un complot de déstabilisation est fomenté par des sécessionnistes établis en Angola: Les successeurs des «Tigres du Katanga». Ces sécessionnistes qui ont fui et ont combattu en Angola dans les années 1960, ont reconstitué leur mouvement d'indépendance du Katanga. Ils sont aujourd'hui connus sous le nom de Front de libération nationale du Congo (FLNC). Ce groupe est redevenu très actif, notamment au Bas-Congo, à la frontière de l'Angola, leur refuge depuis une quarantaine d'années.
Reste que de toutes ces allégations, les Joséphistes-Mobutistes ne fournissent aucune preuve.
La seule preuve que le souverain primaire a: "prévaricateurs, corrompus, ils ont tripatouillé la Constitution après une corruption avérée, 25.000 $ à chaque député et sénateur de l'AMP, Parti-Etat pour faire élire Joseph Kabila au premier tour même avec 12% de taux de participation aux élections présidentielles prévues en novembre 2011"
Que des manœuvres dilatoires soient orchestrées pour tromper la vigilance de Congolais sur leurs bévues et magouilles, là est une autre histoire.
Par Freddy Mulongo,
samedi 5 février 2011 à 16:15 ::radio
Les gorges de l'Ardèche sont un site touristique ardéchois.Les gorges, qui forment un véritable canyon d'une trentaine de kilomètres creusé dans le plateau calcaire entre le pont d'Arc (Vallon-Pont-d'Arc) et Saint-Martin-d'Ardèche, peuvent être suivies en voiture du côté nord par une route panoramique à travers la garrigue. Sur leur cours inférieur, elles forment la frontière entre les départements de l'Ardèche et du Gard. De nombreux belvédères dont les noms sont liés aux différents sites ont été aménagés sur l'itinéraire, depuis le Serre de Tiourre embrassant la vue sur les Cévennes vers Alès à l'entrée des gorges jusqu'au Ranc Pointu avant le panorama sur Aiguèze, Saint-Martin-d'Ardèche et, au loin, la plaine du Rhône et le mont Ventoux.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 4 février 2011 à 23:01 ::radio
Le plan machiavélique ourdi par des Joséphistes-Piranhas contre Moïse Katumbi, le tout-puissant gouverneur de la province du Katanga est en marche. L'attaque de l'aéroport international de Luano à Lubumbashi ce matin à 4h, n'est qu'un test. Pour brouiller les cartes, on parle d'un groupe armé des sécessionnistes alors qu'il s'agit bel et bien des soldats rwandais. Aucun média coupagiste de Kinshasa n'ose en parler. Les soldats rwandais sont visibles à Masina notamment au Camp CETA à Kinshasa, ce sont eux qui quadrillent l'aéroport de N'djili et qui protègent le "Raïs" dans sa ferme à Kingakati, lieu où se fomente des coups tordus contre la République pour sauvegarder le pouvoir. Infiltrés depuis deux ans dans la Katanga notamment à Lubumbashi, la ville cuprifère, les soldats rwandais quadrillent la ville.
Moïse Katumbi, gouverneur de la province du Katanga
Joseph Kabila n'a pour seul mentor que Paul Kagamé, le président du Rwandais. Il n'obéit qu'à James kabarebeJames Kabarebe, officier rwandais, était chef d'état-major et depuis le 10 avril 2010, ministre de la défense du gouvernement rwandais.
Réfugié rwandais, il grandit en Ouganda où il rencontre Salim Saleh, le frère de Yoweri Museveni.
Lors de la guerre civile au Rwanda en 1994, il fut aide de camp du Paul Kagame, avec rang de lieutenant-colonel de l'APR (Armée patriotique rwandaise) et chef de l'unité du haut commandement à Mulindi chargée de planifier toutes les opérations ainsi que les stratégies de prise de pouvoir à Kigali. Homme de confiance de Kagamé, il a été logiquement envoyé en mission au Congo de 1996 à 1998.
En 1996, durant la première guerre du Congo, il rejoint les rangs de l'AFDL sous les ordres de Laurent-Désiré Kabila. En 1997 il devient chef d'état-major de la République démocratique du Congo sous le régime de l'AFDL. Avec Laurent Nkunda et Salim Saleh il est suspecté d'avoir fomenté un coup d'État en 2006 au Burundi. En 1998 il organisa l'attaque contre les FARDC à Kitona au Bas-Congo dans le but de déstabiliser la République démocratique du Congo en contrôlant successivement la ville de Moanda, le barrage d'Inga plongeant Kinshasa dans le noir mais cette tentative échoua notamment grâce à l'intervention de l'Angola, la Namibie, le Zimbabwe mais surtout la population kinoise de Kimbanseke, Masina et Ndjili qui se sont battu à main nu contre les militaire rwandais à Kinshasa Il prit par la suite part à la deuxième guerre du Congo sous les ordres du Rwanda, et en devient même le chef d'état-major à partir de 2002 en remplacement de Faustin Kayumba Nyamwasa.
Faisant croire au monde que le Katanga était son fief, que la province rebelle du Katanga lui était acquise, ce qui n'est pas le cas car tous les Katangais ne sont pas des Joséphistes même si la majorité d'entre eux étaient Mzéeistes-Kabilistes. Si tous les Katangais étaient des Joséphistes, le pasteur Théodore Ngoy ne serait jamais en exil, son église de la Gombe, son cabinet d'avocat et son domicile ne seraient jamais plastiqués !
Joseph Kabila et ses Joséphistes-Piranhas dont les dinosaures-mobutistes ne sont plus sûrs de rien. Après avoir tripatouiller la Constitution de Liège au prix de billets verts pour corrompre les parlementaires de l'AMP, Parti-Etat, les choses sont en train de les échapper.
Les cabalistes Evariste Boshab et Augustin Katumba Mwanké, deux mafieux auront-ils la tête de Moïse Katumbi ? L'avenir nous le dira. La Constitution de Liège tripatouillée fait de Joseph Kabila , Roi du Congo, elle lui donne désormais droit de nommer les Gouverneurs et Vice-Gouverneurs, les Bourgmestres etc.
La révision constitutionnelle des articles 197 et 198 permet désormais à Joseph kabila de relever le gouverneur de ses fonctions ou dissoudre l’assemblée provinciale.
Evariste Boshab, le Belge qui préside notre Assemblée nationale a participé à la rédaction de la Constitution de Liège. Il s'est dédit en corrompant les parlementaires pour la tripatouiller. Se souvient-t-on encore des 32 Millions de dollars américains payés par le Congo-Brazzaville pour les fournitures d'électricité par la SNEL et recouvrés par lui, Evariste Boshab alors Directeur du Cabinet de Joseph Kabila ? Cette importante somme d'argent, disons plutôt "le magot", on s'en souvient, avait pris un sentier (chantier ?) autre que celui qui devait conduire dans les caisses de l'État. Et quand le pot aux roses fut découvert et face au scandale qui couvait, Evariste Boshab avait démissionné de ses fonctions de Directeur du Cabinet de Joseph Kabila. Evariste Boshab s'était fait oublier pendant des mois, faisant le mort, pour ne réapparaître qu'a la veille des élections Louis Michel de 2006. Il avait posé sa candidature à la députation dans son terroir de Mweka. Et c'est sans surprise qu'il a été élu Député National. Il a battu ses concurrents grâce aux colossaux moyens qu'il a mis en œuvre pour sa campagne. Avec l'argent volé ! De retour sur la scène politique congolaise, il continue à fomenter des coups contre le Congo.
Quant à Augustin Katumba Mwanké, on l'appelle "Dieu le Père", c'est en vrai qui dirige le Congo. Les contrats léonins chinois, c'est lui. Le gouvernement parallèle, c'est encore lui. L'argent roi et l corruption reine , c'est en fin lui.
En fomentant des troubles, ils veulent montrer à la face du monde que Moïse Katumbi est incapable de diriger le Katanga. Nommer un pantin à sa place est l'un des objectifs. Pour justifier ce coup de force et montrer une reprise de main, Joseph Kabila compte s'installer pendant un long moment à Lubumbashi.
Déjà la dame Syfa Mahanya, a été reléguée à Lubumbashi. La mère putative ne veut plus jouer le sale jeux de mensonge pour se faire passer pour la mère des faux jumeaux qu' elle n' a jamais enfanté. Après avoir jouer ce jeux macabre pendant 10 ans, la dame Syfa Mahanya fatiguée, et parfois humiliée pique des crises d' étouffement et de dépression nerveuses.
Si par malheur, les élections n'avaient pas lieu en novembre prochain, les fomentateurs de troubles veulent justifier leurs forfaits.
Par Freddy Mulongo,
vendredi 4 février 2011 à 11:40 ::radio
Un groupe armé non encore identifié a tenté vendredi à l'aube de prendre le contrôle de l'aéroport de Lubumbashi, chef-lieu de la province minière du Katanga dans le sud-est de la RD Congo, où des tirs étaient entendus, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement.
"Nous avons eu cette information, on est en train d'essayer d'identifier ce groupe qui a effectivement attaqué les militaires qui étaient de garde à l'aéroport vers 04H00 du matin (03H00 heure de France)", a affirmé à l'AFP le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.
"Les tirs continuent mais de manière un peu moins intense, je pense que les FARDC (l'armée) et la police sont en train de les confiner, je pense qu'on va essayer de les identifier maintenant", a ajouté M. Mende, interrogé vers 06H00 GMT.
Des sources aéroportuaires contactées par un correspondant de l'AFP ont attribué l'attaque à un "groupe sécessionniste", sans plus de précision.
Aucun bilan des affrontements n'était disponible pour l'heure. Selon des sources militaires congolaises, les assaillants ont été repoussés après plus de trois heures de combats, qui se poursuivaient hors du périmètre de l'aéroport.
Une dizaine de militaires congolais était posté devant le siège provincial de la télévision publique, habituellement gardé par la police, a indiqué à l'AFP un habitant.
Le ministre provincial de l'Intérieur, "en réunion de sécurité" pour faire le point de la situation, n'était pas joignable dans l'immédiat.
L'aéroport de Lubumbashi est situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville, où la situation semblait normale vers 10H00 locales (08H00 GMT), selon une habitante.
"Tout est calme dans la ville, mais les écoliers ont été renvoyés chez eux", a affirmé cette source sous couvert d'anonymat. Des banques ont également fermé leurs guichets, selon cette source.
Lubumbashi est le chef-lieu de la province du Katanga, principale région minière de RDC et qui recèle de plus de 30% des réserves mondiales estimées de cobalt et 10% de cuivre, mais aussi de l'étain, de l'or et de l'uranium.
Cette région est régulièrement secouée par des vélléités sécessionnistes depuis juillet 1960, lorsqu'un de ses leaders politiques, Moïse Tshombé, avait proclamé son indépendance, quelques semaines après l'accession de la RDC à souveraineté nationale le 30 juin 1960.
Par Freddy Mulongo,
mercredi 2 février 2011 à 17:40 ::radio
Il y a deux semaines nous titrons sur notre site: Joseph-Désiré Mobutu-Joseph Kabila: Parcours caméléonesque et identique !. Nos confrères de Jeune Afrique l'intelligent viennent de titrer: Kabila = Mobutu light. Les Vuvuzélateurs peuvent toujours continuer à vuvuzeler, la série n'est pas finie. Média citoyen et alternatif, Réveil-FM ne court pas derrière les scoops, nous ne monnayons ni nos interview encore moins nos écrits cela est dû à la liberté et l'indépendance de notre média. Il suffit d'avoir un point de vue, une opinion pour passer sur Réveil-FM, sans payer un rond ! Notre site n'est pas embastillé des publicités, c'est tout dire !
Joseph Kabila, Roi du Congo ? Photo, Réveil-FM
Les autres médias ne sont en aucun cas nos concurrents car notre ligne éditoriale est claire et limpide. Si un média se croit en devoir d'être notre concurrent, c'est son droit pas notre devoir. Nous sommes de marathoniens à Réveil-FM. La course est toujours une longue épreuve de fond, attention aux essoufflements. La République démocratique du Congo, notre mère-patrie mérite d'être défendue pour ne pas subir sa Balkanisation et beaucoup plus sa disparition. Le Congo nous le défendrons pour 0,000000000000 euros ! N'en déplaisent aux fantômas ( personnages qui se cachent pour écrire sous les pseudos ), aux bigorneaux et écrivailleurs, payés par le régime des Joséphistes pour brasser le vent, qui écrivent pour essayer nous distraire les Congolais de leur besoin et volonté de se libérer de la dictature totalitaire qui s'est installé au Congo-Kinshasa. Les écrits tribalo-etnico-provinciaux pour défendre qui un cousin,un beau-frère...qui sont à la mangeoire ne nous impressionnent pas .En fermant arbitrairement Réveil-FM, les Joséphistes-Piranha qui mordent tout ce qui bouge, des prédateurs de la liberté d'expression qui espéraient nous faire taire à jamais. Mais comme le roseau de Jean de la Fontaine, face aux vents impétueux du musellement, nous plions mais nous ne rompons pas.
Un compatriote nous a écrit: Pourquoi je ne voterai pas Kabila !
1. Kabila n'a pas le sens de l'honneur : c'est le seul fils que je
connaisse qui n'ait jamais été rigoureux sur les auteurs de
l'assassinat de son père. Les procès et autres mascarades qui se sont
déroulés autour de cette histoire ont été de la poudre aux yeux pour
les autres mais pas pour réellement rétablir la mémoire de son "père".
2. Kabila n'a pas redoré l'image du Congo. L'image du Congo a été
ternie par Mobutu sous son régime dictatorial, ensuite cette image a
été brouillée sous Kabila père, cachée derrière des idéaux de
nationalisme et une grande aversion extérieure à l’égard du régime.
Kabila fils a donné de notre pays l’image d'un pays fatigué, manquant
d'ordre et de dynamisme, incapable de prendre des décisions sérieuses,
absentes des grandes réunions mondiales, incapable de sécuriser ses
frontières. De plus, son règne est marqué par l'omniprésence d'une
aura étrangère et la toute puissance de la MONUC sur notre territoire,
assurant des fonctions régaliennes comme la sécurité du territoire, le
soutien aux faibles et même la résolution des conflits fonciers !
3. Kabila se moque de l'histoire du Congo : Si quelqu'un a une vidéo
ou un message dans lequel le chef de l'état donne le nombre de morts
dans son pays depuis le début de la première guerre de l'est, alors je
suis preneur. Aucun décompte des morts n’est fait par ses
gouvernements successifs, même, ils s’appliquent à contester les
rapports fournissant de gros chiffres, de peur que leur incapacité
soit affichée au grand jour.
Sous d'autres cieux, le conflit que notre pays a connu aurait dû
mobiliser les instances diplomatiques du pays en vue d'une large
diffusion de cette tragédie que connait notre peuple. Chez nous,
ministres et parlementaires déclarent que tout va bien et les
instances diplomatiques sont utilisées pour fliquer les citoyens de la
diaspora.
Le président, dans ses interviews, préférant parler de sa passion pour
la moto ou du dernier tracteur qu'il a offert dans une zone du pays en
paix. Engins dont l’utilisation n’est même pas certaine.
4. Kabila n'a pas su gérer sa propre famille : Les conflits au sein de
la famille Kabila sont ressortis au grand jour et aujourd'hui, les
congolais sont incapables de dire avec certitude qui est fils du Mzee
et qui ne l'est pas.De l'exil de Etienne Kabila, à l'assassinat de Aimée Kabila (exclue de
la famille par un communiqué de la présidence...), en passant par les
frasques de Zoe Kabila et les activités en coulisses de Jaynet, on se
demande si le Rais règne sur sa famille.
5. Kabila n'a pas réunifié le pays : Les années Mobutu ont certes mis
le pays à genoux, mais nul ne peut nier que la conscience d’appartenir
à un seul état a été le fruit d’une politique menée par l’ancien
régime. Actuellement, ce régime cultive la conscience d’appartenir à
un groupe ethnique avant un état, il cultive la conscience
d’appartenir à une corporation politique avant d’être député d’une
circonscription électorale, bref, une vraie culture de la division est
savamment distillée dans les esprits.
Le ventre mou du pays, l'Est, n'est encore congolais que par la
volonté du peuple congolais de demeurer uni. On ne peut attribuer à un
homme les efforts de tout un peuple, souffrant dans sa chair pour
demeurer ce qu'il est.
6. Kabila n’est pas un pacificateur : ses décisions pour ramener la
paix ont été de vrais désastres. Laquelle de ses opérations
médiatisées a été une réussite : Amani Léo ? Umoja Wetu ?
La cohabitation avec les rebelles du CNDP et le Rwanda met chaque jour
en péril l'intégrité territoriale du Congo. Le Congo possède
certainement l’armée la moins fiable et la plus décriée du continent,
responsable de crimes et protégeant ses criminels.
7. Kabila ne modernise pas ce pays : Moderniser sous-entend définir un
plan de reconstruction, une vision chiffrée et pérenne. Cela implique
dire aux gens où ils étaient, où ils sont, et où on les mène. Les 5
chantiers décrivent les secteurs primordiaux dans lesquels le pays a
besoin de s'engager, mais ils ne décrivent nullement lesquels de ces
secteurs seront privilégiés sur quelle législature, ni quels sont les
objectifs à atteindre pour dire que les chantiers sont effectués.
Donc, construire un pont, une pseudo autoroute ne serait moderniser le
pays que si ils s'inscrivent dans une dynamique qui pérennise ces
actions, notamment au travers de vrais institutions et moyens et dans
le cadre d’un plan global à long terme.
8. Kabila n'est pas Nationaliste : Tout le monde s'accorde sur le
nationalisme de Laurent Désiré Kabila. Mais qui pourrait déclarer ici
que JK nage sur le sillage de son père? Quel part de l'héritage
lumumbiste de Laurent Kabila Joseph prône-t-il ?
A l'image d'un Castro ou d'un Chavez, ou même Obama, quels souvenirs
avez vous de Joseph Kabila en train de transmettre un idéal national ou de défendre les valeurs de notre pays, que ce soit à l'intérieur ou
à l'extérieur ?
A ces questions, j'aimerais avoir tort, j'aimerais des preuves. Pour
ma part, il me faut 10 min pour trouver un Obama clamant ses idées
pour les Etats Unis, 5 min pour écouter Chavez donner sa vision de
l'idéal socialiste qu'il veut pour son pays, mais trouver un seul
discours spontané de JK sur ses convictions nationaliste est un
calvaire !
9. Kabila n'est pas proche de son peuple et en ignore les réalités :
un proverbe dit : si tu me donnes un poisson, je mangerais
aujourd'hui, mais si tu m'apprends à pêcher, je n'aurais plus jamais
faim. Le président, dans ses actions, tend à résoudre les problèmes
les plus visibles maintenant!! On assiste donc à des séries de dons et
divers cadeaux…
Les nombreux dons que lui et sa femme font dans le pays sont autant de
manière de nourrir un peuple à la seringue sans faire quoi que ce soit
de réellement pérenne.
Par Freddy Mulongo,
mardi 1 février 2011 à 19:31 ::radio
La personnalité de Saddam Hussein, l’ancien président irakien pendu, est mitigée. Certains le considèrent comme un dictateur impitoyable, d’autres comme un grand politicien. Mais, quel était ses goûts gastronomiques ?
Saddam Hussein, le dictateur Irakien
Ceux qui ont connu Saddam Hussein disent qu’il aimait le luxe et que cela transparaissait dans son quotidien notamment dans son rapport à la nourriture.
Gourmet, Saddam Hussein haïssait la plus part des mets occidentaux. Il adorait la cuisine irakienne traditionnelle. Il préférait le poulet, les concombres et les tomates, la soupe mais il évitait volontiers les douceurs : « un mets sans sel et sans huile, c’est délicieux », répétait souvent Hussein. Il appréciait le lait de chameaux que ses serviteurs lui rapportaient des petits villages bédouins situés non loin de Tikrit, sa ville natale. Il prenait ce lait au petit déjeuner avec du pain et du miel. Il aimait aussi les yogourts au lait de chameau.
Saddam avait une préférence, dit-on, pour la viande de gazelle. Il élevait ces animaux et choisissait personnellement la gazelle qui lui serait servie ensuite. En avril 2003, alors que les troupes des Etats-Unis entraient en Irak, les fusiliers marins américains qui étaient cantonnés près de Tikrit avaient la possibilité de diversifier leur ration grâce à la viande de gazelle des fermes personnelles du leader irakien.
L’Irakien aimait les mets préparés en plein air. Il ne dédaignait pas les boissons alcoolisées. Il avait une préférence pour le rosé, le plus souvent portugais, ou le whisky américain qu’il accompagnait avec de la viande ou du poisson braisés. Il lui arrivait parfois d’abuser de l’alcool et il fumait volontiers des cigares cubains.
Saddam craignait, à juste titre, pour sa vie. Il avait peur d’être empoisonné. C’est la raison pour laquelle, il voyageait rarement sans ses cuisiniers. Il avait d’ailleurs un gouteur personnel qui était aussi son garde de corps. Le fils de son cuisinier a été tué par Saddam Udei qui l’avait soupçonné d’intrigues.
Les militaires américains qui avaient fait prisonnier, Saddam Hussein lui assuraient des conditions de vie supportables. Les cuisiniers préparaient pour lui des mets européens et arabes. Le prisonnier choisissait lui-même ses plats pour son déjeuner. Des « délicatesses » locales figuraient parfois au menu du dictateur alors renversé : Du mouton accompagné de riz préparé selon les recettes de la cuisine du terroir ou du poisson braisé aux légumes cuits à l’étouffée ont fait le bonheur du prisonnier, selon les représentants de la nouvelle administration irakienne.
Mais en 2006, Saddam Hussein avait annoncé plus d’une fois une grève de la faim. En février, il s’est privé de nourriture pendant onze jours. En juin, il entame une autre grève de la faim pour protester contre l’assassinat de son avocat. Il refusait le petit déjeuner qu’on lui apportait dans sa cellule en déclarant qu’il ne mangerait pas avant qu’on n’eusse assuré la protection de ses avocats. Cependant, selon les geôliers, l’ex-président prenait quand même son dîner.
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi,
mardi 1 février 2011 à 12:21 ::liens
C’est en dictant le néocolonialisme au lendemain du 30 juin 1960 et ses coups d’Etat du 5 et 14 septembre 1960 contre Patrice Lumumba qui incarnait notre indépendance, que, très vite, les colonialistes ont paralysé le patriotisme congolais par les premiers assassinats politiques au Congo garantis et ordonnés le 17 janvier et 9 février 1961 par les pouvoirs des Etats-Unis, de Belgique, de France et de l’ONU.
M'zée Yambuya Lotika Kibesi, l'honoraire initiateur et directeur général de la Direction Générale de la Migration au Congo (DGM) fut pilote de Mobutu. Photo Réveil-FM, archives
Le 1er janvier 1964, le plus loyal lumumbiste, Pierre Mulele rééduqua notre patriotisme qui libéra 60% du pays aux mains des néocolonialistes. Le 24 novembre 1964 l’armée des Etats-Unis, de Belgique, d’Angleterre et des mercenaires de l’OTAN avec de grands moyens militaires aériens et terrestres les plus sophistiqués, agressèrent les victorieux paysans congolais dans les territoires libérés et restituèrent tout le pays aux néocolonialistes (marionnettes). Le 24 novembre 1965, les pouvoirs occidentaux organisèrent le 2ème coup d’Etat de Mobutu pour durcir le néocolonialisme et son cortège des crimes ignobles contre le peuple congolais qui voulait se débarrasser de ce régime le plus barbare de l’humanité.
En octobre 1996, ces protecteurs des néocolonialistes depuis 1960, sans aucune raison apparente organisent l’agression tutsie-ougandaise contre Mobutu qu’ils protègent depuis le lendemain de la fausse indépendance. Heureusement, ils avaient incorporé le dernier maquisard lumumbiste de l’armée muleliste de 1964, Laurent Kabila dans cette agression pour étouffer leur ambition au peuple qu’ils ont martyrisé depuis le lendemain du 30 juin 1960. C’est ainsi que Laurent Kabila rééduqué au patriotisme depuis 1964, était parvenu de confisquer l’ambition occidentale contre leur propre créature (Mobutu) le 16 mai 1997 en se proclamant Chef d’Etat du nouveau Congo à la place de Tutsi Rwandais Déogracias Bugera comme voulu par Bill Clinton et tous ses alliés, dont l’intronisation de Bugera à la tête de la magistrature suprême du Congo était prévue le 20 mai 1997 à Kinshasa, la même date de la création du MPR en 1967.
C’est suite à cette confiscation de pouvoir par Laurent Kabila, son refus public d’intégrer le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne dans notre reconstruction nationale, et après avoir chassés leurs alliés (Tutsis et Ougandais) de notre territoire national en fin juillet 1998, que Bill Clinton et tous ses alliés s’étaient rendus réellement compte, que le Président Laurent Kabila rééduquait fortement notre peuple du paralysie patriotique de depuis le lendemain du 30 juin 1960.
Le seul moyen de rétablir le néocolonialisme au Congo était d’organiser rapidement l’agression la plus criminelle du monde contre le peuple congolais le 2 août 1998, suivie d’assassinat de Laurent Kabila le 16 janvier 2001 avant que Bill Clinton quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 2001 comme ce fut l’assassinat de Patrice Lumumba le 17 janvier 1961 avant que le Président Heisenower quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 1961.
Aujourd’hui, les Congolais vivent la période la plus humiliante de leur histoire avec la grande propagande du colonialisme international qui a falsifiée la vérité de notre lutte depuis 1960 à ce jour dans le seul but de créer beaucoup plus des marionnettes à leur intérêt néocolonial au Congo.
Vaincre le néocolonialisme exige : Unité nationale, Courage et Patriotisme dans l’esprit de Simon Kimbangu du 10 septembre 1921 et du discours de Patrice Lumumba du 30 juin 1960. Car un peuple faible et mou est la proie du néocolonialisme dans l’espoir d’être libéré grâce à toutes les doctrines religieuses unies, alors que les néocolonialistes (blancs et noirs) utilisent ces bonnes paroles religieuses pour maintenir les pauvres dans l’esclavage. Au dessus de tout ce qui existe naturellement, il y a un être suprême (Dieu) qui nous a donné toutes les facultés pour résoudre nos problèmes terrestres sans recourir à son aide. Sinon pourquoi les êtres les plus développés développent-ils l’industrie d’armement plus que d’agriculture ? Mieux d’être pauvre dans la dignité, que pauvre en se laissant voler ses richesses.
Voyons la dignité cubaine avec seulement le tabac et le sucre, ce peuple tient le néocolonialisme en échec depuis le 1er janvier 1959. Et nous avec nos richesses infinis : tabac, sucre, caoutchouc, café, cacao, bois, eau, forêt, terre fertile, faune, or, diamant, cuivre, cobalt, coltan, étain, fer, zinc, manganèse, charbon, uranium, argent, plomb, platine, pétrole, gaz, tous les diplômes techniques et universitaires que nous possédons, meilleur climat atmosphérique, etc…la liste étant trop longue. Nous sommes un peuple pauvre, humilié, sans dignité et proie infinie du néocolonialisme sans ne rien comprendre.
Congolaises et Congolais réveillons-nous, profitons l’immense clairvoyance de Simon Kimbangu avec fidélité pour devenir des Patriotes comme Patrice Lumumba, Pierre Mulele, Laurent Kabila et tous les partisans tombés sur divers champs des batailles contre le néocolonialisme.
Par Freddy Mulongo,
mardi 1 février 2011 à 01:27 ::radio
Au nord du département du Gard, La Roque-sur-Cèze s’est construit sur un piton rocheux en surplomb de la Cèze qu’enjambe un vieux pont à douze arches. Dominé par les vestiges d’un ancien château et sa chapelle romane, le village aux calades pentues et maisons de pierres blondes à génoises offre une vue imprenable sur les cascades du Sautadet, un site naturel exceptionnel qui ajoute à l’attractivité du lieu. Avec seulement 201 habitants, la Roque-sur-Cèze est magnifique et agréable pour tous ceux qui sont à la recherche de la sérénité, du réarmement moral et du silence.
Petit village provençal, perché sur un piton rocheux, situé au nord du département du Gard, dans la vallée de "la cèze". Le village est dominé par le chateau et la chapelle(XIeme siècle), les ruelles sont pavées, toutes les maisons sont en pierre.
L'architecture du village avec ses maisons agglutinées autour de ses fortifications correspondait à une socièté basée sur la soliarité.
La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil-FM
Vue magnifique de Roque-sur-Cèze. Photo Réveil-FM
La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil-FM
Les Cascades du Sautadet :
Site exceptionnel mais dangereux. Les marmites de géants: cavités cylindriques creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement en tourbillons des galets.
Le Pont Charles Martel est classé monument historique. Il a été construit à l'époque médiévale, le pont enjambe la rivière Cèze de ses onze arches. Photo Réveil-FM
historique La Roque sur Cèze fut construite sur un piton rocheux afin d'assurer sa sécurité. La partie la plus ancienne se trouve entre le château et les tours de fortifications.