Les Congolais comprennent-ils leur indépendance ?
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi, lundi 14 février 2011 à 15:13 :: liens :: #1284 :: rss
Paris, Maître Jean-Paul Mopo kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi et Edmond Ngoy Mukendi au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE). Photo Réveil-FM, archives
Méditons journellement sa déclaration du 10 septembre 1921 contre le colonialisme pour notre indépendance : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés ! Continuez à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples Kongo.
M'zée Laurent-Désiré, Patrice-Emery Lumumba, et Joseph-Désiré Mobutu
Pourquoi la volonté cruelle des colonialistes contre Patrice Lumumba de 1958 au 30 juin 1960 et celle des néocolonialistes (blancs et noirs) du 30 juin 1960 à son assassinat le 17 janvier 1961 à Elisabethville au Katanga sur ordre de la Maison Blanche, du Palais Royal de Bruxelles et du Secrétaire Général de l’ONU à New York. Ordre exécuté par Joseph Kasa-vubu, Joseph Mobutu, Justin Bomboko, Victor Nendaka, Moïse Tshombe, Godefroid Munongo et Albert Kalonji sous la supervision de la CIA et des services secrets belges. Réfléchissons profondément à cet extrait du discours historique de Patrice Lumumba le 30 juin 1960 : Le patrimoine national nous appartient. Ce n’est pas en mendiant des capitaux que nous allons développer le pays. L’indépendance cadeau, ce n’est pas une bonne indépendance. L’indépendance conquise est la vraie indépendance. Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit. Je vous demande, enfin, de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République. Si par contre, leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.
Après l’assassinat de Patrice Lumumba et de nombreux véritables patriotes, son plus franc partisan, le camarade Pierre Mulele prit le flambeau de lutte contre les néocolonialistes noirs armés militairement par les néocolonialistes blancs pour tuer tout lumumbiste qui veut lever la tête contre le néocolonialisme dans notre pays. Répandons en permanence l’appel du camarade Pierre Mulele du 9 juin 1963 dans le maquis au Kwilu pendant les préparatifs de la lutte armée déclenchée le 1er janvier 1964, car le dialogue pacifique n’était plus possible avec les assassins néocolonialistes : Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie. Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits essentiels les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur. L’indépendance, si on la veut entière et totale, entraîne une lutte héroïque et implacable du colonisé parce que son acquisition implique, si l’on veut en jouir pleinement, un changement radical. C’est une lutte systématique de décolonisation. Elle est dure et de longue haleine. C’est un leurre, voire une utopie de croire que la décolonisation totale et réelle puisse se réaliser sans casse. L’histoire de l’humanité nous le prouve avec éloquence. Notre détermination dans la lutte sera notre victoire et celle-ci est inéluctable.
Le camarade Pierre Mulele a été assassiné par Joseph Mobutu le 3 octobre 1968 au camp Colonel Kokolo à Kinshasa sous le contrôle filmé de la CIA avec ses règles bestiales contre tous ceux qui luttent pour leur souveraineté à travers le monde, ceci pour nous décourager dans la reconquête de notre indépendance obtenue par la lutte et le sang congolais.
Depuis la confiscation de notre indépendance le 5 septembre 1960, les vrais partisans lumumbistes n’ont jamais gouverné notre pays jusqu’à ce que l’irréductible lumumbiste Laurent Kabila avait détourné le 16 mai 1997 les ambitions néocolonialistes de la Maison Blanche de remplacer Mobutu par le Tutsi Bugera le 20 mai 1997 à Kinshasa. Malgré de nombreuses menaces féroces des néocolonialistes occidentaux, le camarade Laurent Kabila n’avait pas reculé une seule fois en arrière, pour affirmer l’idéal de la lutte lumumbiste de Pierre Mulele. Mûrissons la déclaration du camarade Mzée Laurent Kabila en septembre 1998 : Le Congo est un drôle de pays. Il a beaucoup d’ennemis, tout le monde en est jaloux. Un grand complot se prépare. Ils veulent aussi ici leur homme. Comme moi, je ne suis l’homme de personne, on veut m’abattre afin de faire du Congo leur vache à lait. Mais si je vis longtemps, ils seront humiliés. Pour quelle raison veulent-ils m’abattre ? Eux viennent chez nous, prendre chez nous et ne rien donner en retour. Ils veulent nous obliger à aller vers la banque mondiale, qui n’a jamais construit le bonheur d’aucun peuple. On ne nous demande pas notre avis, ils veulent toujours se mêler de nos affaires. Le Congo est un pays qui a droit au respect de sa souveraineté, de son indépendance politique, de son intégrité territoriale. Nous ne sommes pas en face d’une rébellion quelconque, il s’agit d’un groupe de sabotage pour déstabiliser, assassiner. Si on nous rentre dedans, on joue avec le feu. Je veux faire de mon pays un grand pays prospère où chacun d’entre nous vivra avec son salaire jusqu’à la retraite dans la dignité. C’est avec ce que nous produisons que nous allons construire des infrastructures. Nous avons les moyens, pour financer notre développement. Le 16 janvier 2001, le camarade Laurent Kabila est assassiné avant que Bill Clinton quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 2001, comme Patrice Lumumba le 17 janvier 1961 avant que Eisenhower quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 1961 parce que le peuple congolais n’a pas droit au bien-être avec ses richesses.
Notre pays victime de l’agression tutsie-ougandaise organisée par Bill Clinton, Tony Blair, Louis Michel et leurs alliés contre notre souveraineté, et après l’assassinat de Mzée Laurent Kabila, Joseph Kabila lui succéda sur décision de Yerodia, Kakuji, Mpoyo et Luetcha, qui, au moment de ce crime, étaient les plus proches collaborateurs de Mzée Laurent Kabila. Cette décision nous encouragea de poursuivre les œuvres lumumbistes réalisées par le camarade Laurent Kabila, étant donné que Joseph, malgré les circonstances de sa naissance dans l’unique maquis lumumbiste en 1971, est notre fils de l’attente révolutionnaire qui régnait contre le néocolonialisme à l’époque, car ces deux pères (biologique et adoptif) sont nos véritables compagnons mulelistes de l’Armée Populaire de Libération. Mais, nous nous sommes trompés comme Lumumba se trompa de Mobutu en 1960. Diffusons cette poignante révélation de Yerodia quand il était encore notre camarade le 3 octobre 2001 lors de la célébration du 33ème anniversaire de l’assassinat du camarade Pierre Mulele : Je dis cela parce que les temps présents nous enseignent qu’il faut être vigilant dès que s’insinue de façon malicieuse le mouvement tournant qui, vous m’excuserez la redondance, tourne le dos à l’orientation que nous a léguée le Président L.D. Kabila. Nous assistons à la manière maléfique dont la « bande des quatre » tente de mettre sous le boisseau l’orientation kabiliste, ses enseignements et ses textes. La bande des quatre s’est illustrée récemment en allant à Gaberone et en s’arrogeant le droit de fonctionner comme, s’ils étaient le peuple, comme s’ils étaient légitimés à prendre des engagements dans le torchon qu’ils appellent « pacte républicain » avec des gens qui ne vont pas tarder à se révéler être de véritables Méphistophélès. Parcourez ce texte et vous verrez que bientôt nous allons risquer de tourner le dos à l’enseignement de Kabila, élaboré à la suite du sacrifice suprême de Mulele et de Lumumba. Les criminels reviennent, veulent revenir sur les lieux de leurs forfaits. Que la bande des quatre prenne garde, son office ne peut pas continuer. Le Président de la République, c’est le fils de notre frère et camarade Laurent Désiré Kabila. Le Président Joseph Kabila, c’est notre fils ; nous l’entourons de toute notre affection et nous le soustrairons de toutes les manœuvres consistant à l’entraîner subrepticement vers la trahison de la révolution pour laquelle le Président Laurent Désiré Kabila a sacrifié sa vie. Je parle aux noms du Père et du Fils. Faut-il admettre que Lumumba, Mulele et Kabila soient morts pour rien ? Il faut rappeler aux revenants que nous n’avons pas oublié ce qu’ils ont fait. Ils ne rentreront pas ici les mains dans les poches en sifflotant des airs joyeux comme s’ils n’avaient jamais rien fait. Mulele nous enseigne : sans la masse nous ne pouvons rien. Patriotes, fondons-nous dans la masse, réveillons-là de la ponction anesthésiante servie par la bande des quatre.
Cette bande de quatre (Katumba Mwanke, Che Okitundu, Théophile Mbemba et Samba Kaputo), rejoint par Vital Kamerhe, réalisa calmement les besoins des organisateurs de l’agression, d’assassinat de Mzée Laurent Kabila et de la misère de notre peuple, pour rétablir le néocolonialisme au Congo. Depuis, Joseph Kabila s’affirme dans sa haute trahison contre la nation et le peuple, car Yerodia ne l’avait pas soustrait de la très haute trahison comme il avait promis. Lisons et relisons ce récent rapport américain de FOTC, pour mieux comprendre que les élections financées au Congo par l’Occident, c’est l’assurance néocoloniale de vol renouvelable des richesses du Congo contre le bien-être du peuple congolais.
Rapport de FOTC : Les victimes dans la guerre pour le contrôle des richesses du Congo
A peine quelques mois de l’ascendance de Patrice Lumumba au pouvoir, l’Occident, principalement la Belgique et les Etats-Unis persuadèrent leurs marionnettes congolaises d’assassiner Patrice Lumumba qui, dans sa conviction, tenait à ce que les richesses du Congo servent avant tout au bien-être du peuple congolais. La Belgique a reconnu sa culpabilité dans l’assassinat du premier ministre élu du Congo et demanda pardon en 2002. Mais même l’assassinat de Lumumba n’était pas assez, l’Occident installa et supporta l’un des principaux coupables de l’assassinat de Lumumba, Joseph Mobutu, que l’Occident maintiendra au pouvoir pendant plus de 30 ans. Chaque fois que le peuple congolais tenta de le renverser, l’Occident avec les Etats-Unis en tête accoururent pour réduire au néant les aspirations du peuple. La crise actuelle est la dernière éruption dans l’histoire des 120 ans du contrôle d’énormes richesses naturelles du Congo par l’Occident au détriment du peuple congolais. Bien que les Nations Unies maintiennent une force au Congo et l’Occident a dépensé 500 millions de dollars dans l’organisation des élections, ils ont exclu les forces démocratiques du pays donnant ainsi à Joseph Kabila un appui inconditionnel. Il devint évident cependant, que le premier objectif de l’Occident, qui n’a jamais d’ailleurs supporté la démocratie au Congo, était d’installer un Etat client. Les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud et la Belgique étaient en tête pour assurer le contrôle des réserves stratégiques comme le cuivre, le cobalt et autres minerais tout en fermant la porte à la Chine. Le même rapport affirme que la priorité donnée aux intérêts économiques par le corps diplomatique occidental qui était supposé être au Congo dans le but de parrainer le processus démocratique s’est révélé à travers la célébration publique de l’ambassadeur des USA au moment de l’acquisition des concessions de Tenke-Fungurume au Katanga par la société américaine Phelps-Dodge au mois d’août 2005 et à l’occasion de la grandiose cérémonie marquant la réouverture de la mine de Kamoto à Kolwezi au mois de juin 2006 en présence des représentants Belge, Américain, Canadien, Français, Britannique et même ceux des Nations Unies. Les 500 millions de dollars investis pour assurer l’ascendance de Kabila au pouvoir était une sorte d’avance sur les bénéfices que l’Occident attend tirer de leur investissement.
C’est pour cette raison qu’on soupçonne que Kabila a été convoqué à Washington en octobre 2007 car il a trébuché de la voie qui lui a été imposée quand il a signé un accord de 5 milliards de dollars avec la Chine. Le fait est que, en route pour Washington, Kabila était contraint de faire d’abord escale dans la ville de Phoenix, Etat d’Arizona, pour rendre ses respects à Tim Snider (récemment remplacé par Richard Adkerson) Président Directeur Général de Freeport-McMoRan Copper & Gold anciennement appelée Phelps-Dodge, héritier de Tenke-Fungurume, que l’organisation Global Witness (Témoins du Monde) appelle « la plus riche mine de cuivre du monde ». Global Witness fait remarquer également que le contrat de Tenke-Fungurume est si odieux à tel point que le Congo n’a droit qu’à 17,5 % de ses propres ressources et se trouve dans une telle position qu’il pourrait ne jamais recevoir le moindre profit de ce contrat. Néanmoins, l’agence américaine Overseas Private Investiment Corporation (OPIC) n’a pas hésité d’accorder une assurance risques d’une valeur de 1 milliard de dollars des contribuables américains au projet d’investissement de la société privée Freeport-McMoRan. Tenant compte de la haute valeur que représentent les ressources du Congo, le peuple congolais est confronté à des défis incommensurables. Le peuple est littéralement en train de rouler pour déterminer la continuité de son appauvrissement pendant plusieurs autres générations. Les contrats léonins (abusifs) seront en opération pendant 30 à 40 ans et seront protégés par les lois internationales. La banque mondiale a déjà, depuis 2002, établi les grandes lignes des codes à suivre dans l’exploitation minière et forestière du Congo. Ces codes ont un caractère néocolonial qui vise à brader le sol et les richesses du Congo aux intérêts privés des Occidentaux. Les deux codes (celui de l’exploitation minière et celui de l’exploitation forestière) visent à faciliter et à légaliser la ruine du Congo. La banque mondiale a été l’objet des critiques sévères de la part des groupes comme Greenpeace International. Stephan van Praet, Coordinateur de la Campagne Africa Forest a dit : ces contrats sont une relique honteuse du temps colonial. Des millions d’hectares de la forêt vierge congolaise ont été bradés par les communautés locales aux sociétés forestières contre des cadeaux insignifiants comme du sel, des machettes et cartons de bière pendant que ces sociétés ne font absolument rien pour le développement local. Le paysage congolais est submergé des actes modernes de vols à mains armées spectaculaires supportés par les organisations internationales telle que la banque mondiale et les gouvernements occidentaux, plus particulièrement les Etats-Unis, l’Angleterre et la Belgique, tout cela au prix de dizaines de millions de viols des femmes congolaises brutalisées et autres millions des tués.
Les groupes des organisations humanitaires qui peinent à trouver des ressources afin de venir en aide aux femmes et enfants congolais qui ont été sexuellement violés et brutalisés, devraient commencer par aller frapper aux portes de ces compagnies qui sont sur la voie de tirer des milliards de dollars des richesses du Congo pendant que 80 % des Congolais vivent avec moins de 0,30 centimes (30 cents) par jour. Coexister avec l’orgie des viols et le massacre des Congolais est ce que l’un de ces magnats de grandes corporations appelle un festin : Gerhard Kemp de la société Rand Merchant Bank située à Johannesburg en Afrique du Sud, aurait fait déclaré « Le Congo est tellement riche en minerais qu’on ne peut simplement l’ignorer. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être le dernier à un tel festin ». Nous pouvons regarder ce qui se passe en ce moment au Congo et rester indifférents ou fermer nos yeux, mais l’image cachée ou obscure qui est laissée de côté, spécialement par la grande presse occidentale, est le produit de grandes corporations qui nous procurent des téléphones cellulaires, des jouets électroniques, des computers portatifs et autres merveilles de la technologie moderne portant des éléments tirés de la misère du Congo. Le New York Times, Washington Post, MS Magazine, Huffington Post, Glamour Magazine, tous ont publié des articles faisant état des atrocités commises au Congo ces derniers mois mais aucun n’a touché à la source du problème, et presque tous écrasent la réalité au lieu de donner une lumière qui permettrait de trouver des solutions favorables à résoudre la crise pour le bonheur du peuple congolais. Le problème central est seulement touché d’une façon voisine ou de caresse. Nous ne pouvons pas, honnêtement parler, verser des larmes pour le Congo et se lamenter à propos des viols et tueries, et demeurer cependant muets contre ceux qui profitent de ces atrocités. Le pillage de grandes corporations influence le drame du Congo. Le conflit qui a conduit aux viols brutaux et aux massacres est incontestablement lié au pillage du Congo. Wangari Maathai, lauréat du Prix Nobel nous instruit en disant : « Quand vous observez ces guerres, elles sont toutes à propos des richesses et qui va les contrôler ». A la fin, non seulement que le peuple congolais doit supporter des souffrances énormes à la suite des plaies laissées par la guerre et l’instabilité, mais lorsque tout sera finalement résolu, il viendra à réaliser que non seulement ses femmes ont été brutalement violées à cause d’un climat d’impunité mais que tout le pays a été volé de ses richesses. En se contentant de parler seulement d’une partie de la tragédie et de la sauvagerie au Congo, partie qui est consistante avec notre notion préconçue de l’Africain « sauvage, désuni », les grandes institutions des médias de l’Occident se constituent en complices dans le vol à mains armées le plus documenté du 20ème siècle lequel persiste à l’aube du 21ème siècle. Nous pouvons entendre Joseph Conrad dire : oh honte. Le plus grand tort dans la persistance du climat conflictuel au Congo est souvent jeté sur les milices Hutu qui ont fui le Rwanda en 1994 à la suite du génocide survenu dans ce pays. En réalité cela n’est qu’une partie de l’histoire qui ne donne pas l’image complète. Il est plus concret de noter que pour toutes les intentions et raisons, le Rwanda contrôlait l’Est du Congo depuis 1996-2002, une période durant laquelle ils prétendaient être en poursuite contre les Hutu génocidaires connus comme les Interahamwe. Cependant, durant cette période, les plus grands affrontements militaires opposaient le Rwanda à l’Ouganda, à l’intérieur du Congo. La source des affrontements était à propos du contrôle des vastes concessions de diamant dans la région de Kisangani, région située à plusieurs centaines de kilomètres de là où se trouvaient les fameux génocidaires. Ainsi, bien que la présence des Hutu au Congo présente un problème, il reste néanmoins loin d’expliquer la source des violences et des crimes au Congo. L’idée selon laquelle le Rwanda peut, de lui-même promettre de se retenir sans l’intervention américaine est une illusion. La voie de la paix dans l’Est du Congo commence à Kigali.
Les véritables sources du conflit au Congo sont : 1) Les clients de l’Occident tels que Paul Kagamé et Yoweri Museveni qui servent de lignes de survie pour les groupes rebelles au Congo. 2) les membres de l’élite congolaise qui servent de pions aux intérêts de l’Occident en utilisant des milices terroristes contre le peuple congolais. 3) les le gouvernements occidentaux. 4) les institutions internationales multi-latterales telles la banque mondiale qui a établit des critères légaux permettant à piller le Congo. 5) Les corporations multi-latterales qui sont pressées à surexploiter le Congo sous le prétexte des affaires et au détriment du peuple Congolais.


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