"Congolais, si vous parliez !" Djamba Yohé parle ...
Par Freddy Mulongo, vendredi 18 février 2011 à 12:11 :: radio :: #1293 :: rss

M'zée Djamba Yohé, l'Encrier du rédacteur de l'Atlantique Nord.
Réveil-FM n'a pas la mauvaise habitude de saucissonner les réflexions d'autrui. M'zée Djamaba Yohé ouvre cette rubrique "Congolais, si vous parliez !". Ceux qui veulent s'exprimer pourront le faire, il suffit d'avoir une opinion, des idées et les défendre.
1. Réveil-FM: En 2006, on avait abaissé l'âge des candidats présidents à 30 ans,il n'y avait pas de critères rigoureux pour être candidat à la présidence de la République au Congo. Aujourd'hui, c'est un revers démocratique que nous sommes en train de vivre. En tant qu'analyste politique, quels sont les vraies raisons qui ont poussé à la révision de la Constitution de Liège ?
Il est très curieux de constater ce revirement qui montre la dysfonctionnalité des Institutions congolaises par la révision constitutionnelle hâtive que viennent d'approuver les Députés. Ce qui vient d'arriver en RDC est une violation pure et simple de la légalité et de la légitimité des mécanismes directeurs du pouvoir politique et exécutif dans la République. Les autorités du régime à Kinshasa n'ont pas encore saisi le sens véritable de la "Chose Publique".
En somme, Joseph Kabila pense qu'être Président de la République c'est devenir propriétaire du Congo et des Congolais. Par sa façon d'avoir initié cette révision fugace, il se dégage de cette usurpation de l'intégrité constitutionnelle de l'État une idée selon laquelle, le Congo n'est pas gouverné avec les textes d'une Convention collective intercitoyens qu'est la "Constitution", mais plutôt avec le férule d'une prétentieuse ambition voulant que ce soit sa propre volonté de chef de l'État qui génère les lois de la République.
Pour qui regarde en observateur la RDC à travers l'ocularité de cette incorrectitude, la déduction immédiate qui s'impose à l'intelligence critique est que tout individu qui accède à la Présidence de ce pays devient un "Monarque absolu".
Nul ne peut inciter le Parlement à agir ainsi que les despotes du XVIII ième siècle et ceux qui les ont précédés. Autrement dit, pour comprendre que ce qui se passe en RDC, il faut être modulés, son intelligence, son élitisme et ses connaissances du droit au même niveau que ceux qui ont la charge du pouvoir en RDC.
Car, aucun universitaire, aucun étudiant en mode de préparation à sa vie active, aucun chef coutumier ne peut interpréter la tête calme le changement fait à la Constitution.
Cela signifie tout simplement qu'il y a plusieurs connivences internationales orchestrées par ceux qui refusent aux Congolais de prendre en main les rennes du pouvoir de leur pays.
Ceux qui dirigent la RDC sont ailleurs, ils ont la mainmise sur tout et les hommes comme l'engeance des Dirigeants sont des commis qui garantissent ce dysfonctionnement à ceux qui pillent la RDC à leur guise. Les gouvernements étrangers et les conglomérats qu'ils patronnent pour exploiter la RDC soutiennent "Joseph Kabila" au mépris de tous les Congolais au grand jour.
Que nous ne nous leurrions pas, le mécanisme de cette anomie éthique a des assises dans les États qui nous bourrent de grands discours sur la démocratie, mais le laboratoire pour garder dans l'endomorphisme les Congolais tout le temps a ses assises en Belgique.
Ce n'est pas de la naïveté que de l'affirmer, mais de la lucidité. La boîte noire de la RDC se trouve chez les Wallons et les Flamands, ce sont eux qui créent au gré de leur tempérament et de leurs crises, les différents paysages de visages du Congo et des Congolais. Les lignes de forces et faiblesse du Congo a son épicentre à Bruxelles, Lorsque les Congolais sauront lire ces énigmes d'une bienveillance truffée des pièges, nous reconsidéreront nos relations sur des bases nouvelles.
Malheureusement, quand les Belges nous traquent et nous jouent des coups, cela se retourne contre eux et ce sont leurs partenaires du bloc anglo-américain qui profitent plus qu'eux.
Qui ont descendu l'âge d'éligibilité à 30 ans au Congo ?
C'est un laboratoire belge de Liège pour s'offrir un Président que le Royaume Fédéral pourra manipuler à sa complaisance. Mais Joseph Kabila a dirigé ses pas vers la Chine et Washington qu'il redoute pour ses sanctions et révélations sur ses origines.
Dans tout ça, la Belgique s'en tire sans grand gain, mais se charge de tellement des carences qu'elle en arrive comme par ce temps à vire près d'une année sans gouvernement.
Le secret de cet échec est dans ses mauvais calculs consécutifs en RDC. En définitive, les vrais raisons qui ont poussé le Président Joseph Kabila à la révision constitutionnelle sont circonscris dans les causes ci-après :
La crainte de se voir battre au premier tour par des Congolais capables et très bien rodés en politique, ces sont des personnalités comme ces différents noms que nous lisons sur internet et que je prends à titre d'exemple par hypothèse :
Djamba Yohé ;
Moïse Katumbi ;
Eugène Diomi ;
Jean Kalama-Ilunga ;
Rolain Mena ;
Amba Wetshi ;
Jean Claude Vuemba, etc ...
°La phobie d'imaginer être en train de débattre sur des sujets complexes de la politique générale du Congo et des questions spécialisées en matière de développement et des questions intercongolais divers ;
°Le goût du pouvoir a corrompu Joseph Kabila à vouloir jouer à la prolongation à la tête du pays. Par ailleurs, celui-ci n'a pas profité du temps passé au sommet de la République pour s'instruire et dépasser son degré d'instruction académique, la peur de se retrouver sans emploi le tiraille et c'est pourquoi il fallait créer des conditions d'un premier tour vite fait bien fait ;
°Le rejet du Katanga qui a fait comprendre à Joseph Kabila qu'il n'est plus l'un d'eux à la suite de tous les désagréments qu'il cause à leur province dans ses dossiers d'expansion économique. Il s'agit plus clairement des divergences d'opinions entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi qui ne sont plus des humeurs qu'il faille cacher.
Or, si le Katanga abandonne Joseph Kabila, cette province va aussi lui demander qui a assassiné Laurent-Désiré Kabila et pourquoi le procès de ce dernier n'a jamais été clair et édifiant sur les assassins et les causes de la disparition du Mzee Laurent-Désiré Kabila.
Or, la télévision belge a posé cette question, ici, c'est Charles Onana qui répond aux questions du compatriote Iwele Kolo States
°Les mafias qui supportent Joseph Kabila, celles qui tirent les ficelles dans plusieurs zones minières qui les gratifient dans le travail de la déstabilisation par l'instabilité à l'Est de la RDC conjurent le Président de la RDC à rester au pouvoir, ceux-ci lui garantissent la durée dans le temps et l'espace à la manière qui a maintenu Mobutu pendant 32 ans ;
°Les injonctions de Paul Kagamé au Président de la RDC sont aussi une partie de cette explication, car la chute de Joseph Kabila devient automatiquement une panique à Kigali. Le Président rwandais sait qu'il ne tiendra pas longtemps le pouvoir entre ses mains surtout qu'en Ouganda, une nouvelle opposition intégrée Hutu-Tutsi concoctée avec les généraux mécontents comme Kayumba aidé par le mentor d'hier de Paul Kagamé, le Président Museveni fera du régime de ce dernier une seule bouchée à croquer ;
°La crainte d'une arrestation et d'une condamnation pour haute trahison guette Joseph Kabila sur plusieurs paliers de ses implications dans les crimes commis en RDC sous sa Présidence dont voici les plus parlants :
Armand Tungulu ;
Floribert Chebeya ;
Serge Maheshe ;
Fidèle Bazana, etc ...
°Enfin, il y a l'enfant de Fred Rugwema, le vrai fondateur du Front Patriotique Rwandais qui a 24 ans aujourd'hui a promis d'en découdre avec Paul Kagamé, etc ...
À partir de ces quelques détails explicites sur les causalités liées à la révision constitutionnelle, il devient facile de saisir pourquoi ce travail de récapitulation des textes fondamentaux a été entrevu. Joseph Kabila a été placé au pouvoir par les Belges pour offrir ce que ceux-ci attendaient de lui et par ricochet, des Belges, des Britanniques, des Américains sont dans le même système. On n'a pas en disconvenir de cela quand on fait une analyse politique cohérente et recte. Il suffit de regarder ce qui est arrivé après les funérailles du Mzee, Joseph Kabila a été invité directement dans les palais des chefs d'état occidentaux, à savoir Belgique chez le Roi Albert II, France chez le Président Jacques Chirac, Grande Bretagne chez Tony Blair, États-Unis, sous couvert de l'Assemblée générale des Nations-Unies, mais c'était un rendez-vous avec George Bush, en 2001. Qui n'a pas le souvenir de ce périple de Joseph Kabila.
Les Congolais doivent se concerter s'ils veulent hisser quelqu'un d'autre au pouvoir sans quoi, Joseph Kabila sera maintenu comme l'a affirmé le journal belge "Le Vif l'Express". Bruxelles, Londres, Paris, Washington nous bourrent des discours mielleux sur la démocratie, mais ils ne la veulent pas pour les Africains. Chirac avait dit que pour les Africains, la démocratie est un luxe. Or, cette affirmation fausse est créditée par plusieurs intellectuels africains. Pourtant, si nous jetons un coup d'oeil rétrospectif derrière, les Congolais sont le premier peuple négro-africain à avoir créé une République démocratique sur le continent noir. Le Congo Lumumba était démocratique et cette intention de garder la République sous ce régime fut renouvelée avec force en 1964 avec la Constituante de Luluabourg par laquelle notre pays devint civilement "République Démocratique du Congo".
Celui qui a éteint la démocratie fut le Président Mobutu, or avant lui, malgré les guerres intestines à l'intérieur du pays, nous fûmes vus comme la plus belle expérience de la démocratie dans le monde noir. Et avant cela, en Afrique, il n'y avait jamais eu une République négro-africaine se revendiquant de cette appellation. Nous Congolais, nous sommes des très grands politologues, mais la culture de la dictature et de la corruption orchestrées par les puissances qui nous tiennent en otage fait passer les bougres devants et relègue les génies derrières la scène politique.
Pour dire un dernier mot sur les critères de l'abaissement de l'âge de 40 ans à 30 ans pour être chef de l'État, il n'y a pas eu des prérequis pour ce faire, c'était tout simplement pour pousser notre peuple à l'inventivité philosophique de sa relation avec la pensée populaire pour créer le terme "Chance eloko pamba". Le lauréat de cette chance fut "Joseph Kabila". En fait, les "faiseurs des Rois" ce conglomérat des délits d'initiés, surtout économico-financier, que l'on appelle la "Communauté internationale" voulait seulement au détriment de tous les Congolais placer un homme faible au pouvoir pour accéder à tous les avantages que requièrent la philosophie du profit de la mondialisation ultra-libérale. L'homme inventé pour ce faire est Joseph Kabila, il était donc normal qu'on lui confectionne une Constitution à la taille de sa politologie étrangère à toute docimologie. Aujourd'hui, ce petit poucet a compris comment on peut régner sur une population avec la force militaro-létale, physico-brutale et des cartels qui profitent de l'exploitation éhontée du Congo. Sur ce sujet, je laisse, Eugène Diomi raconter lui-même ce qu'il observé et analysé dans un temps très court, celui de son incacération abusive. Lors de sa sortie de prison au siège de son parti, ce Député a dit ceci dans son point de presse ou conférence je ne sais pas ce que c'était :
°La stratégie de la modification des textes constitutionnel et électoral afin de se donner des avantages injustifiés par rapport à l’opposition politique ;
°La stratégie de l’intimidation et de l’insécurité pour justifier des mesures répressives extraordinaires qui visent à démobiliser les forces du changement ;
°La stratégie de la désinformation et du verrouillage des médias, les entraves à la libre circulation des membres de partis politiques de l’opposition, surtout en province. Source : Eugène Diomi, propos recueilli Ali Kalonga, http://www.culturecongolaise.net/?p=5409
Comprenne qui pourra par lui-même. En clair, Joseph Kabila, servi par plusieurs concours de circonstances favorables à son pouvoir, saisit son tour d'accaparer la Constitution qui lui a été manufacturée comme un costume prêt-à-porter pour la modifier. Après un apprentissage fait à la petite école de la Direction politique, le jeune-homme se sent dans la peau de sa présidence. Comme Louis XIV, il se dit : "le Congo : c'est moi". Hourrah !Décidons à notre guise pour éliminer l'obstacle du deuxième tour et tout est joué d'avance.
2. Réveil-FM: Comptez-vous toujours vous présenter à la magistrature suprême ? Les députés et sénateurs se sont faits corrompre pour la révision constitutionnelle, tout est corruption, il faut acheter les consciences...
M'zée Djamba Yohé
A/ De la Magistrature Suprême
Inévitablement, j'y tiens, car j'ai été préparé à faire de la politique à ce niveau-là. Mon histoire dans l'arène des Institutions commence depuis mon jeune âge et mes implications multiples dans les activités patriotiques le démontrent. Je suis constamment disponible et sans condition comme "volontaire de la République". À tout moment de mon existence, je n'ai pas marchandé ma participation à la chose publique, seul mon civisme et mes concitoyens ont compté .
Je suis l'un de ces Congolais rares qui ont grandi exposé par leur visibilité au chantier du développement constructif de la Nation et à l'atelier praxéologique de l'épanouissement de la jeunesse nationale, ce froment de notre future moisson.
Je n'ai pas été loin de la forge érectrice de la puissance de l'État, j'ai mis toutes les facettes de mon intelligence politique et mon activité créatrice à formuler les modèles du leadership pour susciter l'assomption de la République à tous les niveaux.
Je me suis rendu efforcé de créer des théories de communications sociales pour vulgariser le savoir et les connaissances utiles pour motiver ceux qui peuvent s'en servir pour aller plus loin.
Là-dessus, j'ai œuvré sans relâche à la radio et à la télévision pendant plusieurs années pour servir de support humain au médium de la communication sociale et médiatisée, travail que je continue à faire avec le même entrain aujourd'hui.
Au sujet de la Présidence, j'ai un programme élaboré depuis plusieurs années, je l'ai conçu avec les matériaux de nos réussites et de nos échecs comme peuple.
L'emphase focale de cet édifice socio-culturel est centré sur le projet de civilisation que je transporte comme solutionnaire à tous nos problèmes que l'urgence d'une stabilité durable requiert.
Donc, candidat à la Présidence de la République, je le suis et ne m'en cache pas. Je suis, sur l'internet, la première personne qui a annoncé cette postulation de la Présidence de la RDC. C'était le 12 avril 2009.
J'ai expliqué pourquoi j'ai soutenu par un par un exposé explicite et clair le sens de cette démarché.
Du reste, j'ai été préparé pour me destiner sur cette voie-là. ma jeunesse, surtout à partir de l'adolescence, n'est pas passée inaperçue aux yeux des Congolais et Congolaises. Quand je n'étais pas dans mes activités de cœur vaillant en Église et à la Paroisse (catéchiste, choriste avec José Mpundu, animateur spirituel des jeunes et servant de messe), j'étais dans les activités patriotiques à des degré divers, à savoir à la JMPR, dans les Cercles Culturels et leurs Commissions, aux émissions de la Radio et de la Télévision Nationale (OZRT) et (RENAPEC).
Mes participations à ces activités diverses étaient en fait un engagement de profession de foi chrétienne et patriotique pour inciter mes contemporains à découvrir les adresses qui transforment la personne du jeune pour en faire un être de foi et un patriote. Mes chansons composées à cette époque-là traduisent le sens de l'idéal que j'ai cherché à transmettre. Le titre de la pièce ci-dessous est "Où va tu pionnier".
Où va-tu pionnier en portant cette oriflamme,
Je l'amène à la troupe où sont tous les éclaireurs,
Bientôt dans les rues les drapeaux vont défiler,
C'est la fête des jeunes qu'on célèbre aujourd'hui, au Zaïre.
Eh bien répondons à l'appel de la Nation,
Associons nos efforts pour nos rêves les plus beaux,
Poursuivons tous ensemble la lumière de la raison,
Car la relève nous attend au port le plus proche du Zaïre.
(Il reste 2 et 3 strophes)
Source : Djamba Yohé, Kinshasa, 1984
L'idée de faire de la politique est adjacente à l'assassinat de "Patrice Emery Lumumba". J'avais huit ans, ceux qui m'ont éduqué m'ont obligé de me disposer à la faire pour contraindre les campagnes des mensonges, la propagation des injures et le manque de respect contre la personne de Lumumba, son nom et ses idées. J'ai appris assez tôt ce que signifie le terme-locution "Devoir de mémoire". Néanmoins, ces parents-unis, les miens et les proches ont pris cette résolution l'ont conditionnée à une obligation de devoir sincère de servir mon Peuple, ma Patrie et toute sa physiologie socio-politique, socio-culturelle et socio-multidimensionnelle. Car si telle n'est pas la disponibilité enchâssée en moi, il est inutile que j'espère devoir assumer cette responsabilité que l'on me demande d'accomplir. On m'a dit : "Ceux qui font la politique sans idéal sont ces acteurs qui s'appliquent à sa destruction". J'ai compris la recommandation et je n'ai pas bronché mot.
Par ce temps je postule la Présidence de la République, au-delà de mes prérequis initiaux, j'ai surélevé mon idéal d'une tridimensionnalité pour qui requiert de moi une oblation de ma personne à la Nation congolaise. C'est d'un idéal républicain d'assomption de la RDC. Il faut comprendre qu'il s'agit là d'un "Projet de Civilisation" qui est au-dessus de ce que d'aucuns appellent "Projet de société".
En ce qui concerne les points principaux de cette vision, voici ce que j'en dis :
°La dimension dynamique d'exception culturelle qui a signalé tôt le Congo, en Afrique et dans le monde, comme étant le centre majeur de la Civilisation Négro-Africaine tant à la Conférence de Berlin qu'antérieurement à l'époque précoloniale ancrée dans les Royaumes de ce territoire qu'est la RDC configurée dans le dessin de plus ou moins 1885. Les hommes et les femmes comme Le Grand Kallé, Franco, Vicky Longomba, Nico Kasanda, Rochereau, Simaro Masiya, Pierre Kalala, Robert Kazadi, Joseph Kibonge, Ndaye Mutumbula, Kakoko Etepe, Kembo Uba Kembo, Mayanga, Manuaku Waku, Nyoka Longo, Papa Wemba, Kalonzo, Brinch, le nom Zaïko, le nom Tout-Puissant Mazembe-Englebert ressortent cette dynamique culturelle. Il faut inclure les Sports comme un inférant culturel ;
°La dimension pneumatologique de la mystique congolaise, c'est le caractère du don béni que ressort l'hymne national "Le debout Congolais" de notre identité intérieure et morale. Le Congo, avant d'être un pays avec ce que cela requiert pour ce faire, est un espace rempli du souffle d'essence divin. Cette faveur mystérieuse est la génératrice qui suscite de sa terre des hommes et des femmes qui changent la face du monde même si cela n'est pas encore sensible et effectif en RDC. Le Prophète Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba, Monseigneur Joseph-Albert Malula, Soeur Anuarité Nengapeta, le Grand Kallé et Ndona Béatrice dans un passé resté loin derrière nous et que l'on nomme aujourd'hui "Kimpa Vita", sont des Congolais qui ont par leur action longue ou courte communiqué la sublimité de leur don particulier aux Congolais, à l'Afrique, aux négro-africains et à la terre entière. C'est cette dimension-là, présente chez tous les Congolaises et Congolais, sans nécessairement être phosphorescente, qui fait ce rayonnement pneumatologique du Congo et donne à ses enfants un charisme qui les aide à donner le meilleur d'eux-mêmes pour l'enrichissement de l'autre, l'édification de la paix dans le monde et l'accompagnement des captifs et le prochain brisés vers la libération (Angola, Rwanda, Burundi, Afrique du Sud, etc) NB : Pneu signifie souffle en grec ancien, c'est-à-dire antique;
°La dimension sociologique de l'unité dans la diversité. Les dernières agressions qui ont tenté infructueusement de démembrer la RDC en lui enlevant plus de six millions d'âmes ont témoigné à la face du monde que le patriotisme des Congolaises et Congolais est plus que sacré, cet attachement à la terre natale a montré la fidélité de notre peuple à son pays. Par cette démonstration, les Congolais sont par eux-mêmes une puissance créatrice constituant le "Directoire anticipé" de leur propre civilisation. Cette qualité de foi dans la Nation les écarte des mensonges débité par les fausses promesses de "Cinq chantiers" et tout autre précédent du genre.
En somme, avec ces trois dimensions évoquées ci-haut, j'ai là, à partir des richesses intérieures des Congolais, la table des matières de mon "Projet de Civilisation" que je vais proposer à la République durant ma campagne électorale comme programme politique pour mon mandat. Bien entendu, tout cela est absolument lié à la créations des nouvelles richesses comme la création d'un "Capital financier congolais stricte". Lorsque j'ai lu, il y a quelques semaines ce qu'un Congolais a écrit pour plaindre le gouvernement de la RDC pour son constant recours aux fonds étrangers pour financer les élections nationales à tous les niveaux, je me suis réjoui de voir que ce compatriote a vu juste et qu'il fallait l'écouter.
Créer un Capital national s'accompagne d'un inventaire qui dresse la cartographie de nos richesses publiques tant de l'environnement à l'air libre que dans le sous-sol.
Cela exige également de l'Administration qui assume le pouvoir de dresser des tableaux qui montrent ce que le Congo produit, importe, exporte. Cela recommande aussi que la mise à la connaissance du public nos bénéfices et nos déficit durant les exercices budgétaires dans le but de pouvoir privilégier, sans éliminer d'autres branches, ce qui rapporte plus pour augmenter notre puissance économique.
Je n'ai pas à me dédire sur mes ambitions politiques, je suis candidat à la Présidence de la République, c'est certain. Présentement, je suis dans l'étape des quêtes des signatures pour remplir les conditions des soutiens qui me supportent, de lever les fonds pour avoir les moyens de faire campagne et je procède aux démarches compliquées par la volution du Gouvernement congolais et le Ministère des Affaires Étrangères pour obtenir mon passeport.
La RDC a décrété un interdit de vendre ce document dans toutes ses Ambassades et n'a pas tenu compte de nous dédommager, car maintenant c'est la troisième fois que le Congo annule nos passeports sans nous les remplacer par ceux dus à sa courtoisie diplomatique à notre égard.
C'est du vol pur et simple et un viol de nos droits que de chercher à nous soutirer de l'argent à chaque occasion que des réformes malhonnêtes sont initiées pour nous dépouiller de notre argent comme si nous étions des vaches à lait de Joseph Kabila, de Thambwe Mwamba et de leur administration.
Ce qui est vrai sur chapitre pré-électoral, c'est le message que j'envoie au gouvernement de Kinshasa que bientôt, c'est "Djamba Yohé" qui sera le Président de la République Démocratique du Congo. Que l'ancienne équipe se prépare à partir pour me laisser la place.
Évidemment, je serai incomplet si je ne dis pas que tout ceci est étroitement lié dans le cheminement d'un processus d'implication claire sur cette piste sinueuse que sont les élections. S'il advient que l'on tente de me compromettre ou de faire des barrages indus conditionnant ce parcours dans la boue de la dignité de ma personne, je ne tiendrai pas à me salir ni à me discréditer parce que le pouvoir est un objectif de ma démarche.
Jamais de la vie, je ne me rendrai pas indigne pour arriver au bout de mon but. On devient Président pour servir et non pour acheter la vocation de service par des compromissions ignobles. Cette profession de foi revient à dire que je ne veux pas être Président à tout prix sans une prévention qui fixe les balises de mon cheminement dans ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas.
B/ Les Députés et les Sénateurs corrompus
La politique est le foyer social d'État vers lequel converge toutes les mœurs d'une société, le hommes qui réussissent à faire ce métier, disons-le ainsi, sont ceux qui ont une vocation du service public. Pour que les conditions d'une vocation politique soient remplies avec ce que cela requiert comme valeurs, il faut d'abord que ceux qui se retrouvent sur cette plate-forme vivent une mystique de clair obscur dans le jeu chromatique parfait imposé par la concordance du registre de l'ombre et de la lumière.
En d'autres mots, le Parlement d'un peuple est une bourse transactionnelle des desideratum de programme politique d'un chacun qui représente ses commettants sous la bannière idéologique de son parti ou pas.
Les avancés notables que l'on y obtient par les Députés sont la conséquence d'une démonstration de l'objectivité du libellé des projets en présence et de la capacité des stratégies qui défendent les visions et les convictions mises en interaction.
En clair, le Parlement est un lieu commun des tensions et d'affrontement des caractères de personnalités et des cultures d'un peuple. Le Député est cette personnalité qui sait entrer en tension et en sortir sans se compromettre avec les ambiances des discussions nocives ni se laisser contaminer par les transactions illicites des coutumes malhonnêtes qui circulent dans les hémicycles.
La corruption que vous déplorez n'est pas un fait inopiné au Parlement, c'est une réalité qu'il faut affronter avec la vertu et les armes de la probité. On ne devient pas politicien avec le but de s'enrichir, mais se faire élire Député ou Sénateur est une entreprise idéale pour créer la richesse publique au bénéfice de tous.
C'est un apostolat civique que d'être un élu du peuple de la même façon que l'on devient religieux ou soldat pour défendre la patrie. Les religieux et les soldats, en principe ne sont pas fortunés, sauf au Congo où l'on voit certains pasteurs très riches à crever et une infime engeance des militaires du Haut-Commandement scandaleusement repus comme des pachas d'Espagne au temps de Don Quichotte.
C'est ce déséquilibre de la conduite morale qui produit des effets pervers au Parlement congolais. La plupart de ceux qui arrivent à ce degré de représentation publique ne viennent pas d'une tradition politicienne acquise, ils y parviennent à la suite d'un patronage des parrains enracinés au pouvoir ou encore avec l'argent des financiers familiaux si ce ne sont pas eux-mêmes ces générateurs de pognons. Or, pour que ce que l'on attend des Députés et Sénateurs soit offert aux électeurs tel qu'entendu à travers leurs promesses électorales, l'exigence première pour ce faire est liée au civisme de celui qui postule la députation. Pourtant, des Députés et Sénateurs nourris au civisme classique et coutumier, il en sort très peu en RDC, le régime du Président Mobutu qui a régné pendant 32 ans a supprimé l'Éducation civique pour la remplacer par le Mobutisme.
En d'autres mots, les Députés de Joseph Kabila, en dehors de quelques rares personnalités honnêtes dont je tais le nom, sont des transfuges du MPR/Parti-État. Dès lors que ceux-ci n'ont pas réussi à appliquer pendant trois décennies la devise "MPR = Servir se Servir non", il ne faut pas espérer que ce commando de la politicaillerie engagés dans une course de l'enrichissement personnel vont devoir œuvrer pour l'intérêt collectif des masses, c'est fonder là-dessus un espoir béat. Tout ce que Joseph Kabila fait aujourd'hui pour s'assurer de la continuité de son régime et de la pérennité de sa présidence pour des longues années encore, ce sont les théories du Mobutisme que l'on réchauffe pour lui.
Pour situer cette analogie dans le temps et l'espace, la révision constitutionnelle que le Congo a vécue ces derniers jours est comparable à l'année 1972. En effet, Mobutu, cette année-là, a convoqué un Congrès extraordinaire du MPR qui a renforcé ses pouvoirs. Je ne me rappelle plus très bien des décisions particulières qui étaient prises, mais je m'aperçois que la Constitution a été modifiée plus profondément afin que les pouvoirs du Président ne soient pas constamment renégociés avec les paliers institutionnels. Sur ce point, je vous prie, Monsieur Freddy Mulongo, de vous documenter par des questions du même genre chez des personnalités comme Ndaywell, le Dr Makombo autant qu'Elykia Mbokolo.
Toutefois, c'est autour de 1970 que le mandat de Mobutu est passé de 5 ans à 7 ans comme celui du Président Tombalbaye au Tchad, c'est au cours de la même période, 1970 ou 1972, j'imagine que le MPR est devenu une Institution nationale. Notons qu'à cette époque-là avec toutes les réserves de ma mémoire de jeune homme de 19 ans, je vous recommande ces éminentes personnalités pour de plus précis renseignements :
Ndaywell était déjà professeur au Campus (à vérifier) ;
Le Docteur Makombo venait de terminer ses études (à vérifier aussi) ; Elykia Mbokolo était à Paris comme professeur je pense et comme journaliste à Jeune Afrique (vérifier).
Donc, en vous référant à ces valeureux Congolais mondialement connus, vous aurez des réponses plus claires que mes souvenirs qui sont autant des mémoires vives, car ils me permettent de revoir ce qu'était ce Congo que Mobutu avait promis à un grand avenir sous la promesse de l'atteinte de l'objectif '80. À la fin du premier Congrès ordinaire ou du deuxième Congrès extraordinaire du MPR, le Grand Tabu Ley, à la demande, sans doute du chef de l'État, a immortalisé la promesse de Mobutu de sortir du sous-développement dans la chanson objectif '80. Voici, ci-dessous, quelques mots de cette belle pièce de musique, en Soum Djoum, écrite en 1972, le gymnopédiste Michelino Mavatiku peut t'en confirmer l'âge, toi qui le côtoie assez souvent à Paris :
Elaka ya liboso eleki tondimi Mobutu bilan esalmi,
Sika totala avenir boyakani tosangana pembeni na ye
Elaka ya liboso eleki objectif '80 mpe salongo.
Indépendance économique tozui na nouveau régime esengi tobongisa.
MPR mpe ezali boyakani tosangana pembeni ya Mobutu bandeko
Tozali mpe na idéologie nationalisme congolais authentique,
Motu na motu abongisa rendez-vous ya mbula '80 mpo tozua
Mobutu akoluka Congolais nioso azala malamu mpe ndenge ekoki, etc ...
Mais au fur et à mesure que le régime avançait, malgré toutes les aides que le Président zaïrois a reçues des artistes musiciens et de tous les Congolais formant la grande famille du MPR, l'Objectif '80 ne faisait que s'éloigner de l'horizon entrevu et c'est la dictature qui prenait de l'embonpoint.
Pendant ce temps, les Députés n'étaient plus élus, mais choisis par acclamation. Ce mode va susciter beaucoup de remous, il sera changé, mais pour être accepté candidat, c'était le parcours du combattant. Au bout du compte, il sortira sur le chemin de cet horizon qui a cumulé des promesses non-accomplies "Treize Commissaires du peuple" par qui se lèvera le vent d'un renouveau démocratique.
Mais comme la Conférence Nationale Souveraine n'a pas pu s'achever, l'espérance de ce pays que rêvaient les Congolais n'a pas été accouché, l'incertitude a repris de plus belle son vagabondage dans l'espace politique de la RDC.
Autrement dit, il n'y a pas eu naissance d'une école de civisme populaire de la réforme des mœurs politiques. Alors, ceux qui arrivent à la Députation et au Sénat sont pour la plupart des politiciens douteux dont on peut acheter la conscience. Vous avez raison de vous plaindre, mais grand nombre des élus du peuple sont des politiciens approximatifs.
Ces hommes-là qui siègent dans une salle de spectacle comme Parlement ne sont pas à 90 % patriotes, la corruption continuera à gruger leur conscience à la manière de "Ma'Hele qui dit oui oui" à tout celui qui lui propose de l'argent pour acheter son amour et ses prouesses amoureuses.
Pour l'illustration de l'exemple, je te balance la chanson Ma'Hele
3. Réveil-FM: Tout ce que vous exposez en matière de projet de civilisation est bon, on comprend là que c'est pour encadrer finalement votre programme politique que d'autres nomment projet de société, quelles sont les axes principaux de cette vision ?
Djamba Yohé: Je ne peux pas vous répondre avec des arguments nouveaux que ceux qui m'ont permis de déclarer ma candidature au siècle dernier durant le assises de la Conférence Nationale souveraine qui évoluait cahin cahan. C'est par le biais de Son Excellence, Monsieur Ramazani Baya, alors Ambassadeur du Zaïre en France que j'ai introduit ce dossier aux autorités de la République et aux Délégués à la CNS. Mes buts et objectifs n'ont pas changé, la même réalité que j'ai décrypté à l'époque demeure toujours la même.
Ce faisant, voilà l'essentiel de cette vision :
Les Buts de ma Démarche :
Renouveler le Personnel Politique au Pouvoir ;
Proposer à la Nation les solutions qui se marient avec le temps nouveau en exposant une esquisse de projet de société ;
Hisser le niveau culturel du peuple aux réalités du visage contemporain du Monde ;
Sauver le pays de l’éclatement, de la criminalité, du chômage des masses, de la mendicité de l’État à l’Étranger ;
Rebâtir la Démocratie, Reconstruire la Nation sur des clichés nouveaux, instruire la jeunesse sur tous les plans, c’est-à-dire universaliser les connaissances scientifiques, techniques en même temps que promouvoir la formation de la main d’oeuvre chez les jeunes sans qualification pour éviter la délinquance de ceux qui ne sont pas allés loin dans les études. Garantir aux travailleurs la sécurité de l’emploi, aux aînés retraités une sécurité sociale et aux chômeurs une assistance sociale digne de leurs conditions.
L'objectif :
Authentifier mon action politique par une architecture des réformes pluridisciplinaires qui donne un sens nouveau au projet de société que je souhaite réaliser avec vous. Ce projet passe en priorité par l’informatisation du pays.
Cela nous permettra de bien gérer nos ressources, de contrôler l’administration et d’ordonner l’Arithmétique de nos dépenses afin d’éviter les colossaux déficits qui apparaissent au milieu et la fin de notre exercice budgétaire annuel.
L’Afrique sera un continent viable à la seule condition que notre pays soit stable et en paix. Les élucubrations qui nous font danser la Farandole vont permettre aux Brigades du Terrorisme international de trouver chez nous un repaire favorable à leurs activités. Nous deviendrons une Poubelle politique, une cache des prises de la contrebande, un arsenal guerrier, un marché de l’argent sale et un entrepôt de l’insécurité mondiale.C’est difficile faire toutes ces choses, mais avec la volonté et l’engagement, je saurai accomplir cet objectif, car votre participation honn te ma suite est une assurance de fait. source : Djamba Yohé, Déclaration de candidature à la Présidence du Zaïre, le 17 mai 1993
Cette vision fut une prémonition, ce que je relate dans les objectifs est arrivé, les agressions sont venus de tout côté, nous avons laissé sur notre sol se perpétrer des génocide, des massacres des masses, des viols et des crimes de toutes sortes. Au demeurant, nous n'avons même pas réussi jusqu'à ce jour à faire comprendre au monde entier que nous sommes les victimes d'une criminalité internationale organisée qui s'est installé pour longtemps sur notre territoire. Du reste, la presse internationale qui peut réagir comme elle le fait dans les événements en Tunisie, en Algérie, en Égypte et quelques années plutôt au Rwanda et au Burundi ne veut rien communiquer de notre infortune. Tout à l'air que les nouvelles de la RDC sont frappées d'un interdit de publication. En tant que candidat à la Présidence de la République, c'est cela que je me dois de faire comprendre et demander à ce que l'on nous rende justice par des réparations au degré des pertes et dommages subis. Avec le pouvoir qui cherche à jouer à la prolongation, nous n'aurons rien à espérer, les amis intimes du chef de l'État Joseph Kabila sont ces mêmes criminels qui ont occupé la RDC. Aussi, pour flatter Paul Kagamé, Joseph Kabila a retiré la plainte de la RDC contre le génocide et les destructions méchantes de l'Armée rwandaise en RDC. Devenir Président de la République est tout ce qui répond à tous ces dossiers en souffrance.
4. Réveil-FM: Quelle différence doit-on faire de l'opposition à la résistance? De l'opposant au résistant ?
M'zée Djamba Yohé: L'opposition en politique s'articule comme une divergence d'opinion par tradition idéologique, par disposition sophiste ou par adversité d'orientation philosophique et par complaisance volontaire dans le but de marquer les couleurs de son étendard et la frontière nette entre son camp et celui des vis-à-vis d'en face ou d'à côté. Cette identification n'est pas stérile car elle soulève, malgré les controverses qu'elle peut susciter, des points dignes d'être pris en considération au Parlement tout autant qu'elle éveille dans la différence d'allégeance politicienne un réflexe de prudence dans l'énoncé des propositions et d'argumentation dans le cas des débats publics ou des travaux en commission.
ici, que l'on me comprenne bien, je fais allusion à l'opposition des élus du peuple. La résistance n'est pas l'opposition, c'est une posture de divorce et de combat tant au Parlement que sur le terrain du conflit ou de sa résolution.
Les résistants savent ce qu'ils veulent et ont déjà tranché sur les demandes qu'ils ont à faire comme revendication. Lorsque s'ouvre les négociations pour trouver un point de convergence commune, les résistants arrivent avec un cahier des charges ou avec un libellé des exigences auxquelles ils ne dérogent nullement pour des concessions proposées ou mises sur la table.
Au plan politique et parlementaire, les résistants sont ceux qui affichent une attitude de rejet de toutes les offres qui leur sont faites. Au Canada, cette attitude était vivace dans le "Bloc québécois" des origines dans les années '90 avec Monsieur Lucien Bouchard, ancien Ministre fédéral du gouvernement Mulroney et Premier ministre du Québec après Jacques Parizeau. Ce parti là n'était pas allé à Ottawa pour siéger en vue d'obtenir des gains pour le succès économique ni politique du Québec, il siégeait au Parlement avec le but de créer les conditions favorables à la souveraineté de la Belle Province qui n'est ni plus ni moins que la séparation du Québec d'avec le Canada. Un résistant est un politicien déterminé à obtenir ce qu'il veut par une opposition qui ne procède pas des compromis. Ce à quoi un résistant tient, il le connaît jusqu'à la lisière de ses revendications. Au plan militaire, un opposant réagit avec les armes avec ou sans troupes pour harceler l'ordre légalement ou arbitrairement établi. Les Résistants français de la Deuxième Guerre Mondiale se battaient contre l'ordre arbitraire imposé par les Allemands tandis que Che Guevara était un résistant qui se battait contre l'ordre légal des régimes qu'ils considéraient comme impérialiste et exploiteur du petit peuple.
De l'opposant au résistant, il n'y a généralement qu'un pas. C'est de l'échec de dénouement d'une démarche engagée que la partie insatisfaite décide de transmuter son opposition en résistance. Là-dessus, il y a plusieurs exemples que l'on peut présenter comme ayant été des conséquences d'une opposition virée en résistance. Les guerres de libération sont généralement les rejetons de l'opposition. L'ANC de l'Afrique du Sud était une opposition politique contre l'Apartheid au départ, mais au fur et à mesure que le fossé séparait les Noirs et les Blancs et que par dessus tout, ce sont les Noirs qui se sentaient comme les pestiférés de ce système ségrégationniste et non-intégrables aux structures dirigeantes et fonctionnelles de l'administration de l'Afrique du sud blanche, les leaders des Zoulous et autres Sud-Africains de race noire se sont organisés en milices pour résister contre l'exclusion de leur groupe au centre des décisions du pays. En définitive, l'opposant fini toujours par quitter le centre des débats pour se retrouver dans une retraite à vocation militaire. Du jour au lendemain, on entend surgir un Front de Libération, c'est comme cela que l'opposition passe de la tradition parlementaire à la stratégie de guerre. Je redoute plus un résistant qu'un opposant, les Dirigeants africains devaient connaître ces différences-là, elles les aideraient à bien dialoguer avec leurs forces vives et leurs adversaires des hémicycles.
5. Réveil-FM: D'après vous qu'est-ce qui se passe réellement au Katanga par l'action du gouvernement en place ? Pourquoi cette province est visée pour la déstabilisation ? Psychose ou complot ?
M'zée Djamaba Yohé: Ce qui se passe au Katanga par l'action du gouvernement de Joseph Kabila est aussi flou que les combines du CNDP avec le parrainage présidentiel de collaboration avec Paul Kagamé au Nord-Kivu.
L'entrée des troupes de Kigali en janvier 2009 dans cette province extrême-orientale fournit le visage du paysage militaro-politique de ce qui se passe au Katanga. Depuis que le Chef de l'État a été fixé phylétiquement comme quelqu'un qui a des origines au Katanga, celui-ci a fait de cette province un pantin de sa souveraine suffisance pour clamer haut et fort son ancrage millénaire en RDC.
Et par-dessus tout et en aucune façon, il sied et règne sur ce territoire en monarque propriétaire des pré-carrés régaliens comme il règne sur tout le Congo en véritable Sa Majesté Roi des rois.
Ce portrait est important pour commencer à interpréter la question que tu me poses sans détour, Monsieur Freddy Mulongo, journaliste de toutes les temps forts.
A/ Ce qui se passe réellement au Katanga
Pour le moment, commençons par dire que Joseph Kabila veut prendre le Katanga sous son contrôle intégral et sans déconvenue, il considère Moïse Katumbi comme un subalterne. Il y a dans toute la nébulosité qui ne dit pas son nom une colère contre ce gouverneur qui a aussi de l'éclat au niveau des médias. Du point de sa posture actualitaire, Lubumbashi, qui est son siège politico-administratif, celui-ci donne des interviews aux grandes chaînes de communications du monde entier à sa convenance, à CNN
, à RFI, à VOA, à Africa # 1 et j'en passe.
Or, au cours de cet entretien radio et télévisé, ce gouverneur n'épargne pas le gouvernement de Kinshasa, il répond avec une liberté qui choque celui qui pense qu'il est le chef de tous les Congolais. C'est du moins cela qui constitue le symptôme de ce que nous nous poserions comme question relativement à ce qui se passe au Katanga. Deux acteurs ne sont en confrontation, l'un croit qu'il a l'ubiquité et un pouvoir sur tout, Joseph Kabila, et l'autre, Moïse Katumbi, résiste à la subordination parce qu'il rétorque à son interlocuteur de Kingankati qu'il est lui aussi élu et qu'il a un mandat à faire valoir.
Moïse Katumbi demande à Joseph Kabila de respecter, la Constitution, son mandat.
Joseph Kabila refuse, il pense qu'en tant que Président de la République, il a et est au dessus de la Constitution et nul n'a le droit de lui faire la remarque sur ce chapitre.
En d'autres mots, comme les élections sont en vue, Joseph Kabila suppose et soupçonne des ambitions qui peuvent lui faire un court-circuit à son projet d'être le Candidat unique ou disons le plus puissant de tous les chanllengers. Au fond, le Président de la RDC défend bec et oncle sa position jusqu'au point de se montrer méchant sans fair-play devant public.
En effet, c'est tout le monde de la jet set de sa cour et tout le monde qui a un nom dans la RDC susceptible d'être présidentiable que son attention est portée. Il est dangereux par ce temps-ci d'être dans le collimateur de tout ce qui porte à éveiller une idée de candidature.
En partant de ses hypothèses, Joseph Kabila soupçonne, suppose et pense que :
Moïse Katumbi sera candidat ;
Eugène Diomi sera candidat ;
Candide Okeke sera candidate ;
Djamba Yohé sera candidat, etc ;
Ce sont toutes ces prévisions qui créent la tension appréhendée au Katanga.
En fait, c'est un conflit qui repose sur la lecture de la Constitution et des mandats réciproques sur fond de campagne électorale à venir. Moïse Katumbi peut facilement être accusé de tout ce qui porte atteinte à la sécurité de l'État et son accusateur, qui qu'il soit, peut réussir à le discréditer.
Mettons-nous en tête que le Katanga porte en lui plusieurs sujets sensibles qui éveillent dans le coeur des Congolais, d'une part la joie comme les victoires sportives de Mazembe et, d'autre part de la frustration, comme la Sécession Katangaise et l'assassinat de Patrice Emery Lumumba, ne nous en cachons pas.
Figurons-nous bien tout cela sans équivoque. Effectivement, dans ce chapitre sur ce qui se passerait au Katanga, ce sera sur la frustration que l'on va devoir capitaliser pour attaquer la crédibilité du gouverneur Moïse Katumbi.
Le grief de récrimination du Président Kabila pouvant être porté contre le Gouverneur du Katanga, si leur controverse va jusque-là, c'est ce sujet sensible.
Toutes les conditions pour l'accabler sont là. Moïse Katumbi est flamboyant par sa façon de se tenir dans sa province auprès des citoyens, il est acclamé par son monde pendant qu'il marche, ne fais rien en public sans inviter la presse et est populaire auprès des hommes d'affaire. Cette image-là plaît à la Belgique, même si les contextes sont différents par leur actualité.
Il n'empêche que cela peut le trahir au simple fait que l'on tente de dire que Moïse Katumbi veut rééditer la sécession en vue de couper le Katanga du Congo.
Vrai ou faux, cela peut passer dans l'opinion publique. Or, d'après moi, je ne le crois pas séparatiste malgré ce que son Ministre avait décrété en 2009 d'imposer un visas pour entrer à Lubumbashi et au Katanga. Si une telle projection persiste, Moïse Katumbi peut en payer gros le prix de son effervescence, le Gouvernement central à Kinshasa qui a les grands moyens de communications bien épais que les siens est capable de toucher les cordes sensibles.
C'est à la presse de jouer un rôle honnête et de diffuser une information objective et non biaisée.
On peut donc dire dans un premier temps que se qui passe au Katanga est lié à plusieurs problèmes qui s'enchaînent dans une succession des conjonctures problématiques qui s'enchevêtrent en s'empiétant dommageablement et lamentablement. Essayons de disséquer quelques cas palpables pour en formuler des exemples qui se dissimulent sous la forme d'une préoccupation du chef de l'État soucieux du bien-être de cette province-là et de la sécurité de sa population. Or, tout n'est que fumée et mirage en réalité.< p> Tout le problème commence avec le fait que feu, le Président, Laurent Désiré Kabila, est originaire du Katanga, ce faisant, Joseph Kabila le fils, ne eut qu'être un acteur de premier rang dans cette province à cause du fait qu'il s'y réclame la descendance et l'ascendance phylétique de son hérédité biologique ;
Le secret de famille que bien des Congolais redoutent de voir sortir un jour sur la place publique incite le chef de l'État à tout étouffer de son passé flou et que d'autres membres plus proches de M'zée Laurent Désiré Kabila ont fustigés en niant la filiation du chef de l'État au défunt Président assassiné, car si tel était le cas, Joseph Kabila aurait tout fait pour éclairer les Congolais sur l'assassinat de son père ;
Un bras de fer est engagé entre Moïse Katumbi et Joseph Kabila, il s'agit d'baroud contre la mainmise et la mise sous-tutelle du gouvernement de Kinshasa sur le Katanga pour contrôler cette province sans passer par les autorités de cette entité territoriale, je m'expliquerai là-dessus au fil des paragraphes ;
Kinshasa, à cause de ce bras de fer, a pris la résolution d'asphyxier le gouvernement provincial en le privant de la péréquation, c'est-à-dire de la redistribution des recettes publiques après leur versement interprovinciales aux guichets se trouvant dans la capitale congolaise.
On se souviendra là-dessus d'une déconvenue entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi lors du passage du Ministre belge de la Coopération, Charles Michel, devant qui le Gouverneur du Katanga qui s'est permis d'interpeller Joseph Kabila pour le non-versement des fonds que Kinshasa lui doit (Vérifier les noms des personnages, mais l'incident a bel et bien eu lieu, je pense en 2009, cette séquence est relative à la réouverture du Consulat de Belgique à Lubumbashi) ;
Le contingentement des forces économiques internationales qui se bousculent au Katanga pour obtenir chacun un prés-carré des terres en vue de passer à l'exploitation des minerais, mais également d'obtenir les incidences qui vont avec certaines permissions comme celles de délocaliser les populations pour installer les industries minières. Sur cette question, Monseigneur Fulgence Muteba de Kasenga en connaît plus vaste que moi pour avoir dénoncé cette pratique à "Développement et Paix" au Canada.
Dans cette affaire, il y a eu mort d'hommes et le dossier est toujours à la Cour, car les déplacés veulent retourner sur leurs terres ;
Les ambitions d'expansion de l'Afrique du sud au Katanga à cause du fait que depuis le Congo-Belge, les voies de communication, je veux dire : route, chemin de fer et navigation aérienne joignaient et joignent encore Lubumbashi (ex-Élisabethville) à Johannesburg et Durban. Kinshasa veut, pour lui tout seul, être le capitaine à bord disposant de la position exclusivement dominante de négociation et de décision sans consulter la province.
Au demeurant, d'autres acteurs comme l'Angola, la Namibie, le Zimbabwe et le Mozambique veulent également prendre racine durablement dans cette province avec le concours de la Chine Populaire.
Et, c'est surtout les intérêts de la Chine que représentent ces États cités que Joseph Kabila veut à tout prix être le centre de toutes transactions, sinon sa signature n'accordera pas au Katanga ses prérogatives constitutionnelles en matière de négociation avec quiconque à l'intérieur comme à l'extérieur. Cette réalité-là nous la vivons au Canada dans ses discussions avec le Québec, mais en Amérique du Nord, on respecte les lois entre les paliers fédéral et provincial. Et en cas de désaccord, la Cour Suprême est appelée à départager les antagonismes ;
Au-delà de ce portrait domestique des tensions Kinshasa-Lubumbashi, il y a un joueur majeur, les États-Unis, avec sa police politique la Belgique qui fournit des rapports à la CIA dans le but de signaler toute exportation des matières premières radio-active.
N'oublions pas qu'en 1960, peu avant l'indépendance, Washington a ordonné que les mines d'uranium de Shinkolobwe ou de Kipushi soient noyés pour empêcher quiconque de faire le trafic de ce minerai fissile.
Aujourd'hui plus qu'hier, l'Amérique a toutes les raisons de redouter un commerce illicite de ce produit pour sa propre sécurité nationale et celle des alliés, car si l'uranium est vendu à ceux qu'elle identifie comme terroristes, demain elle peut être sous la menace d'une arme dont ses services de contre-espionnage ne sauront pas nécessairement situer la cachette.
Dans ce dossier de trafic de l'uranium, Joseph Kabila est accusé par les Occidentaux d'avoir vendu de ce minerai à l'Iran et à la Chine. Si Pékin n'inquiète pas les États-Unis, cela va tout autrement avec l'Iran.
B/ Pourquoi cette province est-elle visée par la déstabilisation ?
Ce n'est pas difficile à comprendre, la force du Congo comme État unitaire repose sur trois piliers de base que constituent les anciennes provinces principales de la présence belge en Afrique centrale, le Congo-Belge, ce sont :
La Province de Léopoldville (Kinshasa, Bas-Congo et Bandundu aujourd'hui) ;
La Province du Katanga (avec tous les morceaux de sa balkanisation) ;
La Province du Orientale (comprenant l'Ituri, l'Uele, et tout ce que nous connaissons du Congo-Belge).
Pour faire échouer Patrice Lumumba, les forces de la Haute-Finance Internationale, ici spécifiquement l'Union Minière du Haut-Katanga, l'UMHK, ont commencé par programmer les sécessions successives et les révoltes dans ces trois provinces.
Le Katanga est devenu un État indépendant seulement 11 jours après la proclamation de l'indépendance, le 30 juin 1960, le Kasaï s'est divisé en deux le 9 août 1960 et à l'Est, dans la province orientale, à Stanleyveille, je n'ai pas la date exacte, Antoine Gizenga s'est passé dans cette circonscription de la Députation de Lumumba comme étant son héritier, celui qui va continuer l'oeuvre que ce dernier n'a pas achevée.
Il s'ensuivra un court moment de tension inter-provinciale par les gouvernements intérieurs contre Léopoldville, c'est l'époque qui fut appelée période de "Trois pouvoirs" et que l'on tentera de désamorcer avec la Conférence de Coquilathville.
Car, une fois qu'une partie du Congo de ces trois pôles est fragilisée, il sera facile de disposer du Congo par ces forces qui provoquent ces instabilités et ainsi, elles pourront jouir de l'initiative de moduler le pouvoir du gouvernement central à leur guise.
En 1960, l'Occident avait agi ainsi dans le but d'empêcher toute cohésion et tout rapprochement entre Joseph Kasa-Vubu, Patrice Emery Lumumba et Moïse Kapenda Tschombé. Les États-Unis, la Belgique, la France, la Grande Bretagne, le Banque Mondiale et le FMI ont craint la répétition de l'"Union sacrée" que ces derniers ont faite à la "Table-ronde de Bruxelles" pour réclamer l'indépendance à l'unisson.
En fait, laisser recomposer ce bloc de leadership était comme donner libre cour à une puissance de la personnalité congolaise singularisée dans un Congo indépendant par ses Dirigeants, les mêmes qui étaient présents au moment crucial des pourparlers de l'indépendance nationale.
Pourquoi fallait-il que l'on disperse cette élite ? Parce que l'harmonie et la concorde entre ces hommes d'État aurait sonné les glas de l'emprise étrangère sur le Congo.
Partant, dès lors que l'on aura fait échouer Patrice Lumumba et le faire disparaître ensuite, ces pays avaient une deuxième étape de processus à achever. Il était maintenant question de frapper Joseph Kasa-Vubu par un coup d'État et enfin éliminer Moïse Kapenda Tschombé du paysage pour placer l'homme de leur obédience acquis à toutes leurs demandes et injonction, c'était Joseph-Désiré Mobutu. Par-lui, nous voilà où nous en sommes.
Pourtant, ce qui fut un plan tout à fait étranger : belge, américain, français, britannique pour nous déstabiliser est devenu à force de récurrence, un stratagème des Dirigeants congolais contre les Congolais. Lorsque Mobutu Sese Seko a ressenti sa chute approcher, ce dernier a organisé des pillages et encouragé des adversités inter-tribales. Mobutu savait très bien se qui se tramait au Nord-Kivu, mais n'a pas voulu agir, il soutenait son ami Juvénal Habyarimana d'une part et le nouveau venu sur la scène politique Yoweri Museveni d'autre part sans savoir que ce Président était un renard qui le haïssait.
Mobutu savait également ce qui allait surgir entre Nguz Kar-I-Bond et Étienne Tshisekedi, mais il n'a pas voulu agir, car dans les coulisses, à travers ses calculs stratégiques de conserver le pouvoir à tout prix, ce dernier, avec Kwingu Kia Kumuanza, a donné l'ordre de se brouiller avec les "Balubas".
Cette tension inter-ethnique, qui fait partie de notre histoire, n'est pas le fait des Katangais, mais du Président Mobutu lui-même qui a exploité les adversités interpersonnelles dans le chef des leaders provinciaux qui se haïssaient entre-eux. N'oublions pas que Mobutu a été entraîné à ce jeu-là par le Colonel Marlière, par des conseillers des Ambassades et des Cabinets comme l'Américain Larry Devlin et par des mentors qui l'ont formé au métier du journalisme tel que le Belge Pierre Davister.
L'expérience acquise auprès des ces presonnalités a inspiré à Mobutu toute l'emprise d'autorité qu'il a eue sur le Congo-Zaïre pendant 32 ans.
Aujourd'hui, Joseph Kabila n'est pas dupe, les adultes qui l'entourent savent comment courber l'échine de la nation congolaise toute entière et comment interagir contre les forces singulières qui résistent à l'adhésion des injonctions du chef de l'État et des forces politiques alliées qui lui sont acquises comme son PPRD et l'AMP, copie conforme de l'UMP en France.
Ainsi, depuis le cercle privé du Président Joseph Kabila, ceux qui sont l'oeil et l'oreille de ce chef de l'État et qui ne veulent ne pas quitter le pouvoir, il surgira de cette plate-forme des scénarii (scénario au pluriel) concoctant les possibles voies de jouer à la prolongation plutôt que de céder la place aux Congolais qui ont des projets de reconstruction nationale et des programmes de développement constructif.
Mobutu a fait cela, il a divisé les Congolais dans ses derniers jours, rien ne dit pas non plus que Joseph Kabila ne fera pas pareil.
En toute vraisemblance, c'est cette orientation-là des stratagèmes astucieux de "Diviser pour régner" qui sera la sienne, car il est entouré des Mobutistes de la première loge comme Kengo Wa Dondo qui connaissent tous les tenants et les aboutissants des coulisses du pouvoir en RDC.
6. Réveil-FM: Faut-il accepter que les Gouverneurs prennent des libertés pour porter leur opinion aussi loin que les chaînes de télévision étrangères à sensation pour parler singulièrement de leurs provinces sans la permission de Kinshasa ?
M'zée Djamba Yohé: Un pays démocratique ne peut pas craindre que ses politiciens s'expriment librement avec les organes de la presse étrangère quand les interviews accordées ne sont pas subversives ou une qui n'incite pas la République à se démembrer.
En 1960, le gouvernement de Patrice Emery Lumumba et ceux qui l'ont précédé ont fait face à cette réalité-là, les Présidents provinciaux avaient la liberté de parler de leurs provinces dans la mesure des marges que la Loi Fondamentale (Constitution) leur reconnaîssait.
À part les discours de sécession et de séparatisme, on a entendu des interviews de tout genre à la radio comme dans la presse écrite. Je me réserve de parler du Katanga et du Kasaï de ces années-là parce que là, le Gouvernement Central, par le Pouvoir Exécutif et le Parlement, avait des comptes à régler. Mais, si on revisite les journaux comme :
Le Courrier d'Afrique (Elima plus tard) ;
Le Progrès de Papa Mpanu Mpanu Bibanda ;
L'Étoile du Congo de Paul Bondo Nsama (Excusez-moi si le prénom n'est pas le bon) ;
L'Afrique Chrétienne du Diocèse de Léopoldville ;
L'Essor du Katanga et le Mwana Shaba de l'après sécession, etc.
On va constater que le Président Vital Moanda du Bas-Congo (si c'était lui); Bulundwe Kitongo et Duir du Katanga, Jean-Pierre Finant de la Province oriental avant son assassinat et tous les autres avaient la parole libre pour s'exprimer à la presse.
Qu'il advienne que quelqu'un se donne cet effort de recherche, la vérité qui va s'imposer à cette personne est telle que les Présidents des Provinces jouissaient de la parole publique à la presse sans contrainte.
Il me semble d'ailleurs que ce fut le cas pour Daniel Kanza quand il était le Premier Bourgmestre de Léopoldville, je pense que c'était sous mandat que le Maire de Brazzaville et lui organisèrent des politiques communes de coopération qui aboutirent lors de la signature des ententes à faire se rencontrer les Présidents Fulbert Youlu et Joseph Kasa-Vubu à Brazzaville sous forme de visite officielle, mais la vraie raison, c'était qu'il fallait que leur présence sanctionne la signature des Accords de coopération municipale Léopoldville-Brazzaville.
C'était autour de 1962, j'étais un enfant, vérifiez, c'est mieux.
Cette liberté a disparu avec Mobutu parce que ce dernier nommait lui-même les Gouverneurs et leur communiquait ses attentes.
Mobutu craignait la liberté des hommes d'État parce qu'il était convaincu qu'un coup d'État pouvait lui être fatal si ces responsables sont libres et ne se conforment pas à ses directives. Avec la pendaison du 2 juin 1966, celle des Conjurés de la Pentecôte, ce message fut clairement donné à la classe politique.
Les Congolais ne sont pas dupes, tout gouverneur qui va tenter d'aller dans le sens du démembrement de la RDC va en subir les conséquences.
Cette réalité-là, le Gouverneur Serefuli, au Nord-Kivu l'a éprouvée, je ne sais pas s'il était candidat, mais en tout cas, il ne serait pas élu puisqu'on le soupçonnait de collaborer avec les FDLR et même le gouvernement de Paul Kagamé. Cet état d'esprit n'est pas celui de Katumbi à ce que j'imagine, il est fier d'être au Congo et au Katanga sans ambitionner sur une éventualité de sécession.
D'ailleurs, l'équipe du Tout-Puissant Mazambe qui lui donne beaucoup de visibilité ne lui est utile que quand celle-ci est identifiée par rapport à la RDC et pas le contraire.
Enfin, avec le développement des médias tel que cela se passe aujourd'hui, il est futile d'empêcher un gouverneur de parler à la presse parce qu'il peut s'exprimer par des médias alternatifs. On peut lui faire parler en le filmant par caméra cachée, par YouTube, par Twitter, par Face-Book.
Le système de contrôle des hommes d'État à la Mobutu est révolu, nous venons d'en avoir l'illustration avec la défenestrations des Présidents Ben Ali et Moubarak.
Le processus qui s'enclenche aujourd'hui, c'est celui de pousser Abdel Aziz Bouteflika dehors.
Qui ne dit pas que demain, le même impeachment par la rue ne va pas attraper Joseph Kabila ? Vouloir contrôler les Gouverneurs n'est pas l'affaire d'une personne, mais de la Nation par la Constitution et l'opinion publique.
Car, si Joseph Kabila peut moduler les Gouverneurs à sa guise, il va y avoir un recul dégradant de la liberté d'expression et des balbutiements de la démocratie que l'on appelle de tous les vœux.
C'est pourquoi, il est impérieux que les articles ci-après 197 et 198 soient révoqués et deviennent des cas d'exception s'il faut que ce soit le chef de l'État, avec l'aval du Conseil Suprême du Parlement, celui qui signe un décret de révocation d'un Gouverneur en conformité avec la Constitution dans ses prescrits.
C'est dans tes publications, Freddy Mulongo, que j'ai lu ce détail que je n'avais jamais parcouru :
"L'avenir nous le dira. La Constitution de Liège tripatouillée fait de Joseph Kabila , Roi du Congo, elle lui donne désormais droit de nommer les Gouverneurs et Vice-Gouverneurs, les Bourgmestres etc. La révision constitutionnelle des articles 197 et 198 permet désormais à Joseph Kabila de relever le gouverneur de ses fonctions ou dissoudre l’assemblée provinciale." Source : Freddy Mulongo, Réveil FM, vendredi 4 février 2011 à 23:01
Ce n'est pas au Président de décider unilatéralement de la révocation d'un Gouverneur au gré de ses humeurs, sinon c'est de l'anarchie légalisée et la dictature instituée.
Le Congo de demain doit devenir un État qui se gère avec la mécanique d'une génératrice institutionnelle qui connait la concordance des Édits de la Constitution sans que nécessairement, le peuple se lève pour dénoncer ce qui ne va pas.
Dans l'histoire de l'humanité, les Dirigeants des États doivent craindre le soulèvement populaire, car quand celui-ci émerge de la société civile, son rouleau compresseur contre l'anarchie et la dictature ne s'arrête pas.
Et lorsque ses animateurs sont des révolutionnaires extrêmes, ceux-ci amènent à l'échafaud leurs prisonniers et s'autorisent les excès. On sait ce que Pierre de Robespierre a fait du pouvoir qu'il avait en main, il a même condamné ses compagnons, dont Danton.
M'zée Djamaba Yohé: Personne n'a intérêt de ressusciter le FNLC, Mbumba Nathanaël n'était pas sécessionniste, car son attaque contre l'armée de Mobutu en 1977 n'était pas faite avec le nom Katanga, le FNLC veut dire "Front de Libération National du Congo". Par ailleurs, l'homme mis en affiche pour ce combat passé à l'histoire avec le nom de la première guerre du Shaba n'était pas Moïse Kapenda Tschombé, mais Patrice Emery Lumumba.
Il est faux de chercher à éveiller une crainte de cet ordre quand Mbumba Nathanaël ne s'était pas revendiqué Katangais, mais Congolais. Dans les archives de la RTBF, de 1992, il y a beaucoup d'émissions faites sur cette tentative de chasser Mobutu par les Katangais.
J'ai oublié le mois de la diffusion de ces émissions, toutefois on voit que les Katangais armés contre le Zaïre et qui vivaient en Angola à cette époque-là se réclament du Congo. Dans leur tente, il y avait côte à côte deux photos portraits explicites, c'était d'un côté Patrice Emery Lumumba et de l'autre Moïse Kapenda Tschombe.
Le journaliste belge qui procédait à l'interview surpris leur posa la question suivante : "Pourquoi vous qui aviez combattu Lumumba vous avez sa photo dans votre tente ?" La réponse là-dessus fut cinglante, le chef de cette troupe de maquisards rétorqua que les Belges les avaient mentis, ils ont embrouillé deux frères et qu'il importe pour eux de les réconcilier symboliquement, même morts par la lutte dont ils font preuve, celle de la libération du Congo.
Cette émission existe, je l'ai suivie en 1992, à Bruxelles avec un Congolais très connu et hautement respecté en Belgique, Monsieur Kiboko Albert de Vilvoorde.
Dans le cas d'une recherche de vérité encore plus éloquente, on peut se rendre jusqu'à la médiathèque de la RTBF pour s'enquérir de l'authenticité de mon propos.
À la question de savoir si les "Tigres" existent encore? Je vous dirai en toute vérité que ceux-ci n'existent plus.
Pourquoi l'Angola les garderait quand on sait que ce pays n'est plus dans une situation de guerre civile et qu'il ne redoute pas les infiltrations de l'UNITA dans ses bases militaires par les soldats de Jonas Savimbi ? Plus que cela, à quoi serviront les "Tigres" dans un contexte de mondialisation qui n'a plus des intérêts stratégiques liés à la guerre froide dans la région ?
Mais la campagne de peur, on peut la faire pour arriver à ses fins. Pourtant, un homme mal intentionné ou un mercenaire payé pour cette fin peut toujours surgir et se revendiquer de cette faction, mais là, c'est une autre histoire. Plusieurs Katangais souffrent à fleur de peau quand on les accuse indistinctement de velléité de sécession, la crainte que l'on peut susciter dans le bras de fer Kabila-Katumbi pourrait emprunter cette piste exploitant les intentionnalités de séparatisme.
Cela dit, je reviens à l'interrogation seconde cette question, les "Tigres" n'existent plus, et s'ils reviennent vont-il brandir quelle idée-force ?
Nathanaël Mbumba est déjà très vieux aujourd'hui, il n'a plus l'agilité d'une gazelle pour faire peur aux autorités de Kinshasa. Mais, le dicton qui dit que lorsqu'on accuse son chien de rage, l'idée de cette plainte n'est pas mise pour dire la vérité, ce qui compte, c'est le désir de le noyer.
Si Joseph Kabila accuse Moïse Katumbi de fomenter une sécession, c'est pour le disqualifier à tout jamais de la scène politique, c'est tout. C'est cela qu'il faut comprendre.
8. Réveil-FM: Croyez-vous qu'il y aura des élections en novembre 2011 ? Sans recensement de la population? Sans carte d'identité ?
M'zée Djamba Yohé: Je ne crois pas qu'il y aura des élections en novembre prochain, Joseph Kabila et sa clique n'en veulent pas. Car, si ce gouvernement que dirige cette engeance avait besoin de les organiser, elle l'aurait préparé cinq années plus tôt, mais c'est en dernières minutes et trop tard que le souci de mettre sur pied un bureau électoral prend court. Pour organiser les élections, il faut une Administration qui fonctionne sans intermittence. En Amérique du Nord, le Département des élections existe avec un Président mandaté avec une mission précise, celui-ci étudie également le découpage des zones de délimitation de districts électoraux quand la population augmente ou diminue.
À quoi cela rime-t-il ? À votre question seconde dans la question principale, c'est-à-dire le recensement.
"Sur ce point, le recensement hypotétique est déjà fait, la Commission Électorale, dite indépendante, procède frauduleusement à la distribution des cartes d'électeurs dans le Nord-Kivu qui est très défavorable à Joseph Kabila. Ce même jeu est en train d'être appliqué dans la ville de Kinshasa, au sein de laquelle le pouvoir exécutif actuel distribue des cartes à coup de dollars de rétrébution pour se garatir une bonne tranche d'électeurs N'Djili, à Masina, à Matadi-Mayo et à Kimbamseke.
Les plus grands agents de cette opération de distribution clandestine des cartes se recrutent dans le chef de plusieurs petits pasteurs des églises de réveil. Il est important que cela soit su avant pour que les Kinois et les Congolais des autres provinces se tiennent vigilants face à ce phénomène qui va les surprendre tous à la fin des élections de 2011, si elles ont lieu.
Pour contrôler cela, c'est maintenant qu'il faut surveiller de très près les responsables commis au Bureau de la CEI. Ce faisant, il est important pour l'intérêt de tous que l'on disqualifie à l'avance l'expertise de l'Abbé Apollinaire Malu Malu."
En clair, sans le récensement, il est inutile d'aller en élection et ce processus comptable des électeurs ne se fait pas à quelques mois de la convocation des votes.
La population de la RDC n'est pas clairement connue, les villes et les villages qui se vident à cause des guerres, des famines et des besoins de première urgence sont aussi une inconnue que devait posséder le bureau du recenseur des populations en âge de votation.
Au Congo, le gouvernement qui va au bout de sa mandature n'a rien fait pendant les cinq dernières années. Plus compliqué encore, c'est la zone contrôlée par le CNDP que le gouvernement de Kinshasa ne contrôle pas qui s'emplit davantage d'une immigration clandestine au vue et au su du HCR qui en rajoute quand il se pose des questions d'implanter des groupes en quête de territoire. Est-il possible dans ces conditions de tenir des élections quand les régions entières de non-droit peuvent faire usage de la fraude massive à leur guise, car n'étant soumis à aucune contrainte ?
Eh bien, avec cette exclamation nous voici transmutés dans la question de carte d'identité.
Freddy Mulongo, je voudrais vous poser une question avant de répondre à mon tour à la votre. Si vous rencontrez Laurent Nkundabatuare sur ta route, il se fait qu'en ce moment-là vous soyez ce policier qui a reçu l'ordre de contrôler les identités des personnes qui passent. Quelle carte penses-tu que Laurent Nkundabatuare va t'exhiber à ta demande ? Rwandaise ou Congolaise ?
Or, je sais qu'en RDC, pays dans lequel Nkudabatuare se réclame de souche la carte d'identité n'existe pas, mais il a revendiqué être Rwandais en refusant tout processus devant mener l'instruction de son dossier à une extradition ?
D'après moi, dans ces conditions-là, Laurent Nkundabatuare t'exhibera la carte de la RDC, même fausse, parce qu'il a les intérêts au Congo qui lui font des revenus.
Mais, si ce n'est pas cette nécessité, il va te montrer la carte d'identité rwandaise comme il a clamé son innocence à son retour dans son pays natal.
D'une manière pratique et certaine, ce Monsieur lorsqu'il entendra parler d'élection, il viendra se faire élire au Congo, mais quand il perdra à ces confrontations de plébiscite, il retournera purement et simplement au Rwanda parce qu'il n'aura rien à gagner en RDC.
Cette logique de réponse je ne l'ai pas inventée, Laurent Nkundabatuare s'est revendiqué rwandais contre toute procédure judiciaire et la loi de ce pays dit que la rwandité ne se perd pas.
Avec cette évidence de la non-existence de la carte d'identité et qui corrobore en même temps le non-recensement, il y a lieu de se figurer que les élections de novembre 2011 n'auront pas lieu comme on veut qu'elles soient, sinon ce sera là la légalisation de la fraude et la complaisance du pourvoir qui se jouent de la faiblesse des masses populaires quant à ce qui concerne la façon de protéger leurs droits fondamentaux et leurs libertés publiques.
Avec une absence criante d'un fichier électoral, on ne peut pas convoquer la Nation à aller voter ses élus. C'est pourquoi, il est important que les Congolais s'objectent contre la promesse des États-Unis et de l'Union Européenne de fournir de l'argent au régime de Kinshasa pour financer les élections de novembre prochain.
Washington doit s'expliquer pourquoi il tient à ce que les élections soient parrainées par ses fonds quand les questions principales de la tenue des élections n'ont pas encore des réponses claires.
De même, il faut contraindre l'Union Européenne à financer Kinshasa dans cette anarchie de non-droit dans l'applicabilité des principes directeurs de la Direction politique de la RDC selon les prescriptions de sa Constitution.
Là-dessus comme argument à ce refus, nous pouvons rappeler aux États-Unis qu'en 1960, l'Ambassade américaine avait payé les militaires congolais au mépris de toutes nos lois, il faut que la Maison Blanche se souviennent que la démocratie qu'elle prône doit aussi respecter la souveraineté des peuples.
Dès que l'Amérique avait payé nos militaires en dehors de toutes règles de convenance classique de la coopération inter-États, le Premier Ministre congolais, Patrice Lumumba fut lâché par l'Armée Nationale Congolaise et cela l'a conduit à la mort. À l'Union Européenne, nous devons exiger d'observer la même retenue demandée aux États-Unis en lui rappelant à son tour que c'est la Belgique qui a volé les avoirs de la Bourse de Léopoldville.


Commentaires
1. Le vendredi 18 février 2011 à 13:15, par Amissi
2. Le vendredi 18 février 2011 à 15:02, par Papa Mbangu Mangala
3. Le samedi 19 février 2011 à 00:56, par Matita Joseph
4. Le samedi 19 février 2011 à 19:03, par Kiassi
5. Le samedi 19 février 2011 à 22:38, par Djamba Yohé
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