Sénégal: Un blessé de guerre s'est immolé devant le Palais Présidentiel !
Par Freddy Mulongo, mardi 22 février 2011 à 15:35 :: radio :: #1306 :: rss

La police face à des manifestants pour la défense de la liberté de la presse le 23 août 2008 à Dakar
La scène s’est passée en fin de matinée ;n’ayant pas perçu ses dus depuis plusieurs mois, cela a suscité sa colère, de telle sorte qu’il s’est immolé devant les grilles du palais.
"J'ai vu un homme qui avait une bouteille à la main et un briquet. Il s'est enflammé après avoir versé le contenu de la bouteille sur son corps et a été évacué à l'hôpital", a déclaré sur place un témoin en précisant que l'homme était habillé de vêtements de "couleur kaki".
"La flamme s'est rapidement propagée sur son corps. Les sapeurs-pompiers sont ensuite intervenus pour l'évacuer" dans le plus grand de la capitale sénégalaise, situé à quelques mètres de la présidence. "Ca m'étonnerait qu'il survive vu la gravité de ses brûlures", avait déclaré un autre témoin.
Un petit attroupement s'était formé peu après l'immolation devant la présidence, mais également devant le siège du gouvernement situé juste en face. La circulation avait été momentanément interrompue sur l'axe très emprunté qui passe devant les deux bâtiments.
"C'est un ancien militaire mais il n'est pas membre de notre organisation", a déclaré Issa Guèye, président de l'Association nationale des anciens militaires invalides.
L'association avait appelé à une marche vendredi pour réclamer au gouvernement une "augmentation des pensions", a affirmé M. Guèye et un porte-parole de l'association avait déclaré que les anciens militaires s'immoleraient par le feu s'ils n'obtenaient pas satisfaction.
Cette manifestation a finalement été annulée après une médiation d'un influent chef religieux.
En janvier 2011, un chauffeur de camion d'une cimenterie avait tenté de s'immoler par le feu à Rufisque, près de Dakar, pour protester contre la fin de son contrat de travail, mais avait été sauvé par une intervention de ses collègues, selon la presse locale.
En 2008 déjà, un homme qui réclamait le paiement de loyers au parti au pouvoir qui, disait-il, avait loué sa maison dans une ville du sud du pays, était mort après s'être immolé par le feu devant le palais présidentiel.


Commentaires
1. Le mardi 22 février 2011 à 16:56, par Henry MATUMONA
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