On ne se libère pas du mal sans connaître son histoire
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi, lundi 14 mars 2011 à 13:32 :: liens :: #1353 :: rss

Les Rapports Secrets de la sûreté congolaise, ouvrage introuvable sur la place publique.Photo Réveil-FM

Lettre de nommination de Moïse Tshombé par Patrice Emery Lumumba, Premier ministre du Congo. Photo Réveil-FM
Cette lettre gardée par Colonel Vandewalle, est la réponse à ceux qui ignorent notre histoire bien avant l’indépendance. Ainsi, les Congolais sont manipulés en permanence comme des petits bébés par les colonialistes au bénéfice des néocolonialistes qui qualifiaient Lumumba de Crapaud et qui assassinaient les vrais nationalistes pour détourner la victoire de la souveraineté du Congo.
Cette lettre de Patrice Lumumba à Moïse Tshombe le 22 juin 1960 pendant ses consultations de formateur du premier gouvernement congolais élu au suffrage universel, est la preuve de sa préoccupation de bâtir un Congo de bonheur dans l’unité et fraternité nationale bien avant de former son gouvernement, qui était présenté au public le 29 juin 1960 à la veille de l’indépendance. Mais, Tshombe refusa l’offre de Lumumba faisant de lui : ministre de la reforme constitutionnelle du Congo, pour que notre pays soit doté d’une vraie constitution souveraine à la place de celle imposée par les colonialistes.
Tshombe se replia à Elisabethville le 9 juillet 1960, pour proclamer l’indépendance du Katanga le 11 juillet 1960 avec l’appui du gouvernement belge. Interdisant le Premier ministre Lumumba accès dans son cabinet le 5 septembre 1960, le Colonel Joseph Mobutu confisqua toute son archive où se trouvait cette lettre. Heureusement, Tshombe avait remit à main propre au Colonel Vandewalle cette lettre confidentielle de Lumumba, tout en lui signifiant comment il avait refusé la proposition au poste du ministre de la reforme constitutionnelle du Congo indépendant.
Le Colonel Vandewalle né en 1912, officier de la Force Publique depuis 1937 et Administrateur en Chef de la sûreté du Congo jusqu’au 30 juin 1960, il était gardé à son poste après l’indépendance par Lumumba jusqu’en fin août 1960, Conseiller de sécurité de Tshombe de septembre 1960 à janvier 1963, Conseiller militaire de Premier ministre Tshombe de juillet 1964 à octobre 1965 et Commandant en Chef des troupes d’agression belgo-américano-anglaise et des mercenaires en 1964 contre l’Armée Populaire de Libération (muleliste) qui avait déjà reconquis plus de 60 % du territoire national.
Jacques Brassinne né en 1929, attaché de cabinet du vice-premier ministre Belge Albert Lilar de 1958 à 1960, Secrétaire de la Table ronde politique pour le Congo, dont Albert Lilar fut le Président, Conseiller à l’Ambassade de Belgique à Léopoldville début juillet 1960 fin décembre 1960, Chef de mission d’assistance technique belge à la sécession katangaise à Elisabethville début janvier 1961-janvier 1963 et conseiller diplomatique de Premier ministre Moïse Tshombe à Léopoldville de juillet 1964 à sa révocation en fin octobre 1965. Ces deux personnages belges de l’évolution de la situation du Congo peu avant et après l’indépendance, sont les co-auteurs en 1973 de ces grands récits sur les rapports secrets de la sûreté coloniale au Congo entre 6 février 1959 et 30 juin 1960, dont cette lettre démontrant clairement la volonté nationaliste de Patrice Lumumba pour un Congo uni, fort et de bonheur.
Voilà l’attitude de Tshombe jusqu’à se faire assumé la culpabilité d’assassinat de son propre frère Patrice Lumumba, alors que ce dernier voulait qu’ils soient tous ensemble pour construire notre nation au bonheur de notre peuple libéré du colonialisme. En servant le néocolonialisme et après avoir massacrés tous les patriotes qui voulaient travailler pour le bonheur de notre peuple, ces traîtres congolais ont été abandonnés par leurs créateurs et protecteurs colonialistes.
Par exemple : Tshombe de l’exil en Espagne avec la colossale fortune pillée dans le patrimoine national et cachée partout en Occident, est mort en prison en Algérie le 30 juin 1969, abandonné par ses protecteurs qu’il a servis loyalement contre le peuple Congolais. Mobutu excellent serviteur loyal de leurs protecteurs pendant 37 ans en détruisant la vie sociale des Congolais et les bonnes mentalités, ainsi que toutes les infrastructures modernes de notre pays, il est mort en exil au Maroc, abandonné par ceux qu’il a servis au détriment de notre peuple, jusqu’à lui refuser le visa d’entrée dans tous les pays occidentaux, alors que c’est partout en Occident qu’il avait caché le colossal patrimoine qu’il nous a volé pendant ses 37 ans de service loyal au néocolonialisme.
Aujourd’hui les Congolais ne veulent pas connaître la vérité de notre souveraineté confisquée en septembre 1960 et reconquise courageusement par le lumumbiste Mzee Laurent Kabila le 17 mai 1997, pour être assassiné le 16 janvier 2001 par les héritiers des assassins des vrais nationalistes Congolais depuis le 17 janvier 1961. La situation est devenue plus minable au nom du complot néocolonial de 2002 à Sun City en Afrique du Sud, qui a accouchée la constitution de Liège en 2005 pour la pérennité du néocolonialisme et sa mascarade de démocratie pour perpétuer la misère du peuple Congolais par l’ONU qui protège le vol des richesses naturelles du Congo par l’actuel ordre mondial, surtout par les deux plus grands chantres du colonialisme en Afrique avec à leur tête, le grand chef esclavagiste des Africains en Amérique, qui, tous les trois, avaient la bible d’un côté et le fusil de l’autre pour soumettre les Noirs et les Rouges à l’expropriation de leurs terres naturelles. Mon grand regret, j’ai constaté tristement que beaucoup des compatriotes, parmi eux des éminents intellectuels, n’ont aucune connaissance de ces rapports secrets de la sûreté coloniale au Congo depuis sa publication en 1973, alors que certains vivent en Occident il y a plus de 40 ans.


Commentaires
1. Le lundi 14 mars 2011 à 14:45, par Kongo Kangu Di Mpa
2. Le lundi 14 mars 2011 à 16:07, par Kisu
3. Le lundi 14 mars 2011 à 19:57, par kamanga m
4. Le lundi 14 mars 2011 à 23:19, par antikabila
5. Le mardi 15 mars 2011 à 01:11, par fimpadio louis
6. Le mardi 15 mars 2011 à 08:20, par Kiting
7. Le mardi 15 mars 2011 à 15:27, par Pasteur Evangéliste Jean Paul BWANA
8. Le mercredi 16 mars 2011 à 13:00, par José NTUBA
9. Le mercredi 16 mars 2011 à 13:03, par José NTUBA
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