Que le visage du père soit. Et le visage du père fut !
Par José Ntuba Odé Yikila, vendredi 18 mars 2011 à 16:20 :: liens :: #1361 :: rss

A mon sens, cette affaire n’est pas anodine. Elle pose des vraies questions d’ordre juridique et politique, que les congolais ne peuvent négliger ni passer sous silence.
Nombre de nos concitoyens, les « Saint-Thomas » (Bu bamona, bu bakuikila, dit-on en kikongo), viennent enfin de mettre une image sur ce nom, Christopher KANAMBE, père de ce jeune homme sans histoire, sorti des bagages que transporté son oncle KABAREBE James dans son périple macabre lors de l’invasion du Zaïre en 1997. Et quand on sait que dans ce monde de communication et d’images, les gens n’aiment garder en mémoire que les images vues de leurs propres yeux, la publication de cette photo est d’une grande importance.
Non seulement que cette photo apporte encore plus de lumière sur la vraie filiation de cet imposteur venu du Rwanda pour participer à l’invasion d’un si grand pays, le piller et faciliter son pillage, le vider de ses habitants autochtones dans sa partie Est pour la peupler par ses frères et sœurs tutsis venus du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, de la Tanzanie (pays où il a passé le plus clair de son temps dans son adolescence et exercé les métiers qu’il méritait, à savoir chauffeur de taxi et vendeur des œufs), mais aussi et surtout, il permet d’ouvrir le seul vrai débat qu’il faille engager, puisque de ce débat jaillira inéluctablement des vérités juridiques et politiques qui mettront les congolais devant leur responsabilité.
Il souviendra à l’esprit de tout le monde, que, quand ce jeune homme est désigné pour prendre le fauteuil devenu vacant à la suite de l’odieux assassinat de Laurent Désiré KABILA, Monsieur NGBANDA, le premier, avait sonné le tocsin pour dire aux congolais « attention, cet homme n’est ni congolais, ni le fils de LD KABILA ». Malheureusement, la grande majorité de congolais n’avait pas accordé du crédit à ses propos. Ceux qui étaient au courant de ce qui se tramait en coulisses, sont montés au créneau pour vociférer toutes sortes d’injures contre lui. Le but étant bien entendu de le diaboliser. Et la manœuvre avait réussi. Mais la vérité elle, est restée patiente, comme d’habitude, attendant le moment favorable pour refaire son apparition. On en est là.
Pour toute légitimité, cet homme, à qui on avait attribué quelques années auparavant, pour le besoin de la cause bien sûr, le nom de « Joseph KABILA », on avait dit aux congolais et au monde entier qu’il était « le fils de Laurent Désiré KABILA et de Madame SIFA MAHANIA ». Tout a été fait pour que cette filiation frauduleuse devienne indiscutable. Des témoignages bidons seront portés sur la place publique, SIFA MAHANIA sera mise à contribution pour dire, avec une dose bien calculée d’émotion, « la souffrance d’une mère qui voit son fils repoussé par des gens qui lui conteste sa filiation ».
Jules SHUNGU WEMBADIO dit « PAPA WEMBA », sera lui aussi mis à contribution et viendra dire aux congolais « je connais Joseph, on a grandi ensemble ». Une vraie bêtise de la part d’un homme né en 1949, et qui se dit avoir grandi avec un jeunot né en 1973, 24 ans après lui !
On ira même jusqu’à lui concocter un curriculum vitae invraisemblable dont les éléments, en les examinant, ne collaient même pas. Et des études à l’école française de Dar-es-Sallam et dans une université américaine lui furent attribuées. Mais, là encore, pas de chance, l’homme ne pouvait formuler aucune phase entière en français. Drôle d’inculture de la langue pour un homme dont on dit qu’il a fréquenté l’école française en Tanzanie ! Cependant, il roulait bien les « R » dans son verbe comme pour rappeler aux gens qu’il était comme tous les autres rwandais. Pour congolais, lui disait « congorais ». Elément essentiel qui ne trompe pas. Et surtout, il parlait bien le Kinyarwanda, qui n’est en aucune manière une langue congolaise. Et même le lingala, notre lingala national, devenu depuis quelques années déjà une langue presque continentale, ce congolais là, né à « HEWA BORA », sur le territoire congolais nous ont-ils dit, ne pouvait le parler. Vous avez compris, tout ceci n’était que bidon.
Pourtant, c’est là que réside justement le problème.
D’un, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, est le fils d’Adrien Christopher KANAMBE. C’est son père biologique. Il n’est pas le fils de Laurent Désiré KABILA, donc aucune filiation biologique ne peut lui être attribuée dans ce sens.
De deux, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, est le fils de madame Marcelline MUKAMBUKUJE. C’est sa mère biologique. Il n’est pas le fils de madame SIFA MAHANIA., donc aucune filiation biologique ne peut lui être attribuée dans ce sens.
De trois, ses deux parents, Adrien Christopher KANAMBE et Marcelline MUKAMBUKUJE, sont rwandais, de l’ethnie tutsie. Ils ne sont pas congolais.
De quatre, Hyppolite KANAMBE n’est pas congolais, ni d’origine, ni d’acquisition individuelle. Il n’appartient à aucun groupe ethnique congolais. Il est Tutsi de père et de mère.
Que chacun de congolais se souvienne, qu’en 2006 notamment, la seule « légitimité » par laquelle Hyppolite KANAMBE a été imposé –c’est le cas de le dire- aux congolais, émane de cette « filiation » frauduleuse et injustifiée d’avec Laurent Désiré KABILA et SIFA MAHANIA qui, eux, sont bel et bien congolais.
Or, nous savons que cette filiation est frauduleuse. Nous le savons depuis longtemps, mais il a fallu peut-être mettre un visage sur le nom d’Adrien Christopher KANAMBE, pour que certains de nos compatriotes que j’appelle ci-dessus des « Saint-Thomas », s’illuminent un peu par rapport à ce sujet.
Posons-nous alors la question de savoir comment un individu peut-il être candidat et devenir président de la République Démocratique du Congo, quand il n’est pas congolais ?
La réponse ne peut nous venir que des dispositions constitutionnelles. Examinons les choses du point de vue de la constitution congolaise.
Chapitre 2 : De la Nationalité
Article 10 :
La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre.
La nationalité congolaise est soit d'origine, soit d'acquisition individuelle.
Est Congolais d'origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l'indépendance.
Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance, d'acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise.
Article 72 :
Nul ne peut être candidat à l'élection du Président de la République s'il ne remplit les conditions ci-après :
1. posséder la nationalité congolaise d'origine;
2. être âgé de 30 ans au moins ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques;
4. ne pas se trouver dans un des cas d'exclusion prévus par la loi électorale.
Des éléments que nous disposons, depuis longtemps d’ailleurs, et dont la photo du père d’Hyppolite vient consolider, montrent clairement que cet homme, qu’à l’absence de filiation d’avec Laurent Désiré KABILA et SIFA MAHANIA, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, fils de Adrien Christopher KANAMBE et de Marcelline MUKAMBUKUJE, ne peut disposer, ne dispose d’aucune légitimité.
En l’absence de légitimité, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, fils de Adrien Christopher KANAMBE et de Marcelline MUKAMBUKUJE, tous trois rwandais, de l’ethnie tutsie, ne peut briguer une quelconque mandat électif au Congo.
De ces faits, tant sa prise de pouvoir au lendemain de l’assassinat de Laurent Désiré KABILA, que sa candidature aux élections présidentielles de 2006, sont juridiquement irrecevables.
Par conséquent, la présence de « Joseph KABILA », fils de Adrien Christopher KANAMBE et de Marcelline MUKAMBUKUJE, à la tête des institutions congolaises est politiquement illégale. Ce Monsieur est en réalité inexistant politiquement. Il ne peut se targuer de représenter les congolais et son pouvoir ne repose sur aucune légitimité, aucune base juridique. En d’autres termes, ce monsieur est juridiquement illégal, et politiquement illégitime.
Au lendemain de son départ, si d’aventure on n’arrivait pas à le capturer, le Congo devra se constituer partie civile et engager des poursuites judiciaires contre ce criminel pour plusieurs griefs :
Imposture au sommet de l’Etat congolais ayant entraîné l’affaiblissement de l’Etat et la perte de son indépendance, de sa souveraineté, de son intégrité territoriale ; Complicité avec une association de malfaiteurs coupable des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, de génocide contre les congolais et sur le territoire congolais ; Participation et facilitation du pillage à grande échelle des ressources naturelles de la RD CONGO ; Assassinats avec préméditation de nombreuses personnes, civile et militaires par balles, empoisonnement et autres moyens d’élimination physique…
Ceci n’est qu’un échantillon des motifs qui peuvent procéder à la constitution d’un dossier pouvant entraîner la saisine des tribunaux congolais ou des instances internationales. Les plus qualifiés d’entre nous devront s’y mettre et préparer un dossier en bonne et due forme.
En réalité, les institutions congolaises, toutes, sont sans fondement juridique, au regard de leur émanation.
Demandons-nous, à titre d’exemple, le fondement des mandats des Députés non congolais, qui siègent au parlement (Assemblée nationale et Sénat) ? Tout le monde sait qu’un moratoire, en lieu et place d’une annulation pure et simple de leurs mandats, laquelle devrait d’ailleurs ouvrir la voie à des poursuites judiciaires à l’égard de toutes ces personnes, au regard des lois et autres dispositions législatives et règlementaires, avait été décidé, en violation flagrante de la constitution. Cette violation est permanente, puisque ce moratoire continue de courir à nos jours encore.
Mais le parlement n’est pas la seule institution à souffrir de cette illégalité. La présidence de la République en souffre depuis plus d’une décennie maintenant ! Et les entreprises publiques de l’Etat ne sont pas épargnées.
Cependant, tous les postes qu’occupent aujourd’hui ces gens dans toutes ces institutions sont aléatoires. Il convient donc de les dissoudre.
Qu’on ne se trompe pas, le Congo n’existe plus en tant qu’Etat. C’est devenu un vaste terrain vague, une jungle où règne le désordre et le chaos. Il faut que, très rapidement, le peuple congolais donne un bon coup de pieds dans la fourmilière pour récupérer le pays et le remettre en marche. A ce titre, toute action qui sera décidée par les congolais pour y mettre un terme, ne saurait souffrir d’aucune critique, d’aucune condamnation. Elle serait une action légitime et de légitime défense.
Debout peuple congolais, mettons-nous en marche pour reprendre le pays en mains !


Commentaires
1. Le vendredi 18 mars 2011 à 17:00, par patrick
2. Le vendredi 18 mars 2011 à 17:01, par Alain Ngubu Matiki
3. Le vendredi 18 mars 2011 à 17:17, par Patrick
4. Le vendredi 18 mars 2011 à 18:28, par Merci
5. Le vendredi 18 mars 2011 à 18:34, par Ray
6. Le vendredi 18 mars 2011 à 19:20, par kisu
7. Le vendredi 18 mars 2011 à 21:43, par Asumba
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11. Le samedi 19 mars 2011 à 22:04, par Vanhoove
12. Le dimanche 20 mars 2011 à 00:32, par BOMA OMENA Henri
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14. Le dimanche 20 mars 2011 à 16:13, par Oka
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