Libye: La Ligue arabe fustige l'intervention militaire
Par Freddy Mulongo, lundi 21 mars 2011 à 11:07 :: radio :: #1365 :: rss

Amr Moussa, Secrétaire Général de la ligue arabe.
«Ce qui se passe en Libye diffère de l’objectif d’imposition d’une zone d’exclusion aérienne, et ce que nous voulons est la protection des civils et non le bombardement de davantage de civils», a déclaré Amr Moussa, 24h à peine après avoir approuvé les conclusions du sommet de l’Elysée. Sans surprise, la Russie et la Chine, qui s’étaient abstenues au Conseil de sécurité, ont elles aussi critiqué la violence des frappes contre des «cibles non militaires» et l’Union africaine a demandé qu’une solution «africaine» soit trouvée. Convaincre les opinions
Au cœur du malentendu: l’article 4 de la résolution 1973 de l’ONU, qui autorise la coalition à faire usage de «tout moyen nécessaire pour protéger les populations». «Le mandat onusien n’est pas clair, relève le général Jean-Vincent Brisset, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques. Une chose est sûre: la résolution va beaucoup plus loin qu’une simple zone d’exclusion aérienne.»
Pour l’armée française, peuvent être visés «les moyens gouvernementaux libyens qui menacent ou peuvent menacer des civils». Une notion floue. Au-delà de l’interprétation des limites du mandat de l’ONU, le rétropédalage de Amr Moussa est une mauvaise nouvelle pour la coalition qui a fait du soutien des pays arabes une condition indispensable aux hostilités.

Des véhicules blindés appartenant aux forces pro-Kadhafi détruits par les raids aériens alliés, le 20 mars 2011, sur une route entre Ajdabiyah et Benghazi
«L’un des enjeux est maintenant de convaincre les opinions arabes»
«Leur participation au conflit ne s’est pas encore assez vue», analyse Axel Poniatowski, président de la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale. Dimanche, l’armée française a mis en avant le déploiement dans la région de quatre Mirage par le Qatar. La bataille de l’opinion ne fait que commencer. «Après deux semaines de travail diplomatique, l’un des enjeux est maintenant de convaincre les opinions arabes», glisse une source ministérielle.


Commentaires
1. Le lundi 21 mars 2011 à 12:42, par cocorico alob
2. Le lundi 21 mars 2011 à 13:01, par Yajovin
3. Le lundi 21 mars 2011 à 14:13, par general laula cobra
4. Le mardi 22 mars 2011 à 00:52, par alfredo kasololo
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