La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

samedi 30 avril 2011

Radio Zumel 1000, une webradio "Buka Lokuta", négationniste du drame congolais et thuriféraire des Joséphistes !

La radio est le média qui nous correspond le mieux à cause de notre culture orale. N'est pas journaliste qui veut encore moins être un bon animateur de radio ! L'improvisée animatrice Rosalie Lokusu amuseuse de galerie à la Radio Zumel 1000, elle se donne un mauvais rôle, elle joue à la guillotineuse des Congolais dans sa fameuse radio SDF. Non formée, Rosalie Lukusu débite ses injures dans un Lingala châtie contre les Congolais de l'Étranger mais encense la dictature totalitaire du régime des Joséphistes. Sans doute la Radio Zumel a déjà choisi son camp: celui des imposteurs, maffieux ! Une radio instrumentalisée peut servir toutes les causes, y compris la congophobie. Acquise aux Joséphistes, la fameuse Radio Zumel 1000 en Allemagne est une radio mille colline contre les Congolais. Congophobe, "Machette FM" ou Radio Zumel 1000 n'hésite plus à s' en prendre ouvertement et de vive voix aux Congolais qui défendent les 8 millions de Congolais morts les traitant de tous les noms d'oiseaux.

Radio clandestine sans adresse physique fixe, les émissions se font sans doute dans un coin de la cuisine devant un ordinateur, on ne connait pas les responsables de cette webradio spécialisée dans les jurons, insultes contre les Résistants-Patriotes-Combattants. Pourquoi insulter les Congolais de l'Étranger ? Les seules adresses qui s'affichent sur leur site tél:0049-176-91310352, fax: 0049-911-30844-78407 et e-mail: diaspora_rdc@zumel1000.com

Radio pirate ? Radio Zumel 1000 a-t-elle une charte déontologique ?

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Débat sur RFI: Le Vuvuzélateur National Lambert Mende confondu sur les 5 chantiers !

Dans notre pays, le mensonge est devenu non seulement une catégorie morale, mais un pilier de l'État ! Les démagogues s'en sont donnés à cœur joie sur les antennes de RFI. Lambert Mende, notre Vuvuzélateur national mis en difficulté lors du débat RFI par Constant Ndom (MLC) et Vital Kamerhe (UNC). L'émission de RFI a été une véritable "bérézina" pour Lambert Mende et Atundu Liongo. Leurs arguments n'avaient ni tête ni queue et ils mélangeaient tout, même les réalisations privées, ils les mettaient dans les fameux 5 chantiers ou plutôt "5 sachets".

Mobutu a eu Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", Joseph Kabila a son Goebbelsen la personne de Lambert Mende, le Vuvuzélateur national. Photo Réveil-FM, archives.

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vendredi 29 avril 2011

Bob Mbokoso Bolabwe un fin politique !

Contrairement aux "Vuvuzélateurs", aux Béni-oui-ouistes qui disent "Oui" à tout qui acceptent l'inacceptable sur la situation tragi-comique de la République démocratique du Congo Bob Mbokoso Bolabwe fait partie de ceux qui font la différence. La finesse de ses propos ne laisse pas indifférent. Bob Mbokoso Bolabwe connait le dossier "RDC", en fin politique et stratège il en parle, sans passion, sans hausser le ton, sans invective, mais avec raison. Tiré toujours à quatre épingles, l'homme n'aime pas trop les médias. Lors de son passage au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE), il nous a fallu une vingtaine de minutes à Roger Bongos et à moi-même pour le convaincre de répondre à nos questions au pied levé.

Bob Mbokoso Bolabwe, un fin politique.

Son analyse sur le discours du 24 avril 2011 d'Etienne Tshisekedi au stade Tata Raphaël est époustouflant et très fédérateur. Dans son raisonnement les Joséphistes au pouvoir à Kinshasa font face aujourd'hui à deux courants: les opposants qui sont contre le régime de Joseph kabila mais l'accepte comme Président de la République et respectent les institutions en place. Et les Résistants-patriotes-Combattants qui ne reconnaissent aucune légitimité ni à Joseph Kabila ni aux institutions en place. Ils considèrent que le Congo est sous occupation par une bande des maffieux et qu'il mérite d'abord sa libération avant toute chose. Et qu'on ne peut pas aller aux élections sous occupation et avec des occupants qui les organisent ! Le croisement entre les deux courants peut toujours se faire mais cela n'est pas évident et acquis d'avance ! Les deux courants sont diamétralement opposés et ont des stratégies différentes mais leur objectif est un "Joseph Kabila doit partir ! Aux questions impertinentes de Réveil-FM International et Afrique Rédaction TV, Bob Mbokoso Bolabwe est demeuré imperturbable:l'homme a la tête sur les épaules.


REACTIONS ET ANALYSE SUR LE DISCOURS DE... par afriqueredaction

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24 avril 1990-24 avril 2011: 21 ans après, ce que je crois être vrai !

Cette réflexion m'engage en tant que Vice-président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise de France et non pas Réveil-FM International qui publie mon article. L’UDPS d’Etienne TSHISEKEDI a organisé un meeting populaire à Kinshasa, et cela a fait jaser plus d’un, à commencer par le pouvoir en place, qui a eu peur que les choses ne dégénèrent et deviennent incontrôlables. Dans la foulée, sous les auspices du fils de Christopher KANAMBE, les organes répressifs du pouvoir se sont vites rués en conciliabules nocturnes pour mettre en place la machine à « tuer du congolais ».

Kinshasa, dimanche 24 avril 2011, Etienne Tshisekedi, président de l'Udps au stade Tata Raphaël

Beaucoup de nos concitoyens, soucieux de voir la patrie se libérer, attendaient beaucoup de cette journée. Ils espèraient que de ce rassemblement pourrait naître un mouvement de révolte spontané à même de balayer le pouvoir asservissant de kinshasa. Ils ont eu raison d’espérer. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, une espérance fondée sur du néant n’a pour vocation que de décevoir. Et la déception a été grande.

Objectivement, il n’y a eu rien à attendre de cette manifestation. Elle s’ajoutera sûrement sur les nombreuses autres précédemment organisées par l’UDPS et grâce auxquelles la revisite participe aujourd’hui encore à la crédibilisation de ce parti et de son leader. Il y a qu’à lire Monsieur François TSHIPAMBA MPUILA au sujet de ce rassemblement pour se rendre compte que l’UDPS, non seulement qu’elle reste tournée vers le passé, mais aussi et surtout, se complaît et s’accroche à des « victoires » éphémères et sans impact réel pour le devenir de la patrie.

Nous faisons le pari, pas de gaieté de cœur, mais avec colère et une bonne dose d’amertume, que le 24 avril 2011, dans son allocution, le leader de l’UDPS a encore brillé par son impondération et son irrationalité. Comme à son habitude, il est resté figé sur le passé et ses «victoires » sur le mobutisme.

Etienne Tshisekedi, ministre de l'intérieur de Mobutu

Etienne Tshisekedi rendant visite à son ami Mobutu malade la prostate au Cap Saint-Martin en France.

Or, s’il est vrai que le combat de l’UDPS et de son leader a porté sous la deuxième république, et que grâce, en partie à elle, le pays a connu l’ouverture au pluralisme politique dans les années 90, il en reste pas moins qu’aujourd’hui ce n’est pas le passé qui compte. C’est plutôt le présent et l’avenir de la patrie qui compte. Ce passé, fut-ce-t-il glorieux pour l’UDPS, est désormais du domaine de l’histoire, et donc des historiens.

S’accrocher au passé et faire usage des recettes anciennes dans la situation actuelle où se trouve le pays, est une grave erreur. Voilà pourquoi nous parlons ici d’impodération et d’irrationalité.

Il est impérieux pour l’UDPS et son leader, de comprendre que s’ils combattaient une dictature sous la deuxième république, l’agression venue du Rwanda en 1996, planifiée et orchestrée avec la bénédiction de la communauté internationale, et elle-même s’inscrivant dans le cadre d’un double objectif, à savoir : avoir la mainmise sur les ressources naturelles du Congo et mettre en œuvre la partition de ce pays qu’ils jugent trop grand et ingouvernable, a changé la donne.

Car, ce qui s’est mis en place depuis cette date, n’a d’autre nom qu’une OCCUPATION. C’est la seule formule compatible aux visées des puissances étrangères qui ont déclenchées l’invasion du Congo, Zaïre à l’époque, et qui leur permettait de parvenir à leurs fins.

Or, combattre un pouvoir dictatorial, tel que l’était celui de Mobutu, et une occupation décidée par les grandes puissances de ce monde, avec l’ONU, alias MONUSCO en support, n’est pas la même chose. Cependant, cette lecture éclairée de la situation du pays fait défaut aux dirigeants de l’UDPS. A force de refuser de reconnaître l’état d’occupation réelle du pays, de l’infiltration et de la fragilisation de toutes ses institutions de l’intérieur, l’UDPS et son leader se tromperont toujours dans les choix qu’ils feront sur les ou la solution à apporter au problème qui nous préoccupe.

Ses choix nous les connaissons (Monsieur Etienne TSHISEKEDI n’en fera pas l’économie le 24 avril prochain) : combat idéologique, opposition non armée, élections démocratiques…

Il reste figé à ça, alors même que ces recettes n’ont pas pu déloger la simple dictature de Mobutu qui est resté plus de 25 ans au pouvoir depuis la fondation de l’UDPS. Le plus simple de citoyens congolais ne manquera pas à se poser la question de savoir comment peut-on mettre un terme à une occupation avec des recettes qui n’ont pas été capables de mettre un terme à une simple dictature.

Non, les solutions préconisées par l’UDPS sont inappropriées et inadaptées. Et le rassemblement du 24 avril 2011 s’inscrit sur cette lignée des solutions faibles, approximatives, inappropriées et inadéquates.

Nous ne voulons pas que nos concitoyens, patriotes déterminés et soucieux de se battre jusqu’à la libération de la patrie, se laissent distraire par ce genre d’événement qui n’aura aucun impact réel sur ce pouvoir.

Par quel miracle voudrait-on que le 24 avril 2011 change la donne à Kinshasa ?

Nous ne cessons de le dire : un peuple ça se forme, ça s’encadre, ça s’oriente, ça s’éclaire. Pour qu’un combat porte, il faut un peuple qui se lève.

Et un peuple qui se lève doit avoir à sa tête un vrai leader qui fixe des vrais objectifs, lesquels doivent impérativement être fondés sur une idéologie claire. Pourquoi voulez-vous que le peuple qui va « fêter » les 20 ans de l’instauration du pluralisme politique –c’est ça l’objectif du rassemblement du 24 avril 2011- pense à autre chose de plus significatif que ça ?

Il se limitera à l’objectif fixé à cette journée, à cette seule journée. La « prise de la Bastille » n’aura donc pas lieu.

On n’a pas dit ce qu’il fallait au peuple. Surtout pas par Etienne TSHISEKEDI, leader de l’UDPS, qui reste étonnamment discret sur l’état d’occupation effective du pays, pourtant, il ne l’ignore pas.

Et d’ailleurs, quand on scripte minutieusement les discours de Monsieur Etienne TSHISEKEDI depuis que le pays a été agressé en 1996, on voit l’homme tâtonné dans ses choix, dans ses dires, dans ses stratégies. Rien d’étonnant, c’est le propre de Monsieur Etienne TSHISEKEDI ! Rechigner, ambivalence, tergiverser, ont émaillé le parcours du leader de l’Udps.

De la Conférence Nationale Souveraine à l’agression du Zaïre en 1996, l’homme n’a jamais été très habile dans ses choix et dans ses stratégies. Il n’a jamais expérimenté ce principe simple et ingénieux qui s’applique en agriculture : « savoir cueillir son fruit : trop tôt, il n’est pas mur et donc ne servira à rien. Trop tard, il est déjà mur mais pourri, et donc ne peut être consommé ».

Il a toujours une minute de retard sur les événements. Les congolais savent comment il s’est comporté alors qu’il avait toutes les clés en mains au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, quand il fut nommé Premier ministre. A l’essentiel, il privilégia le subsidiaire.

Ses proches collaborateurs savent comment il a refusé de barrer la route au plan d’invasion du Zaïre par les anglo-saxons (Etats-Unis et Grande Bretagne) en 1996, alors que la France lui avait tendu une perche lors des discussions qu’il eut à Nice, à Roc Brune Cap Martin, résidence de Mobutu, lors de sa convalescence. Beaucoup de dirigeants politiques français ne lui ont jamais pardonné son manque de réalisme.

Les témoignages que nous détenons des politiques français sur cet épisode, ne démentent pas nos propos. Si les congolais ignorent ce qui s’était passé quand il est venu rendre visite à Mobutu convalescent à Nice, nous sommes pourtant un certain nombre à connaître la teneur des discussions qu’il a eues pratiquement avec toute la classe politique française, qui l’appelait d’ailleurs « président ».

Ceux de l’Udps qui l’ont entourés en ce moment-là, savent de quoi nous parlons. Certains d’entre-eux avaient claqué la porte du parti ce jour-là, et ne sont jamais revenus.

Tout le monde sait, qu’alors qu’il était parmi les congolais les plus avertis, de la situation du RCD-GOMA, ce conglomérat de bandits venus du Rwanda, qui, avec le FPR/APR, tenta de faire porter à Laurent Désiré KABILA la responsabilité des massacres des hutus et autres congolais, perpétrés par des tutsis dont Hyppolite KANAMBE, sur le « Front Nord », Etienne TSHISEKEDI, ne trouva autre chose à dire que c’était « une révolte du palais » ! Comment un dirigeant de son rang pouvait-il être aussi léger dans ses propos à un moment où l’ennemi rwandais mettait en place ses pions et ses stratégies pour prendre le contrôle du pays ?

Lors des élections de 2006, c’était, ira, n’ira pas, avec les conséquences dont on sait. Là encore, il a fait perdre du temps au pays. Combien ne lui a-t-on pas dit que ces élections là étaient piégées ? Comment ne pouvait-il pas savoir que sa participation constituait un gage de « démocratie » que Louis Michel et consorts attendaient pour crédibiliser leurs élections ?

Tout le problème avec ce Monsieur, c’est qu’il n’a jamais été là où on l’attend. Il est toujours dans les périphéries. Quand les congolais, qui le considèrent encore comme un vrai leader, attendent la vérité et que tout le monde croît en lui pour déclencher cette « révolution », lui pense aux élections (tripatouillées d’avance), à des alliances contre-nature dans une opposition fébrile et, cerise sur le gâteau, au rassemblement du 24 avril pour fêter l’instauration du pluralisme politique d’il y a plus de vingt ans !

Au fond de lui, Etienne TSHISEKEDI sait qu’un pays occupé ne peut pas être libéré par des élections dont l’occupant tire les ficelles. Mais, pour ne pas être accusé de « non assistance au peuple en danger », selon ses propres termes, il y va quand même. Irrationalité quand tu nous prends !

Le problème n’est pas aujourd’hui de faire de la figuration, mais de se donner les moyens de chasser ces occupants. Ce combat ne se gagne pas par les élections ni par des villes mortes ni par des rassemblements commémoratifs des « succès » du passé.

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jeudi 28 avril 2011

Bruxelles-Genève: " Kabila dégage ! " retentissant !

La République démocratique du Congo, notre pays, est en plein vers le chaos fatal. Les Joséphistes-Mobutistes sont décidés à continuer à confisquer tous les pouvoirs. Tout est fait pour "boutiquer " les hypothétiques élections présidentielles sans recensement ni carte d'identité nationale. Si le Congo n'intéresse plus personne d'entre les sangsues d'hier, la misère de ses population et son désarroi interpellent les Congolais de l'Etranger. Les Résistants-Patriotes-Combattants entonnent l'hymne à l'armée de Maïakovski: "Assez de phrases désuètes, sus au passé, les grandes places sont nos palettes, les rues sont nos meilleurs pinceaux". "Kabila dégage !" est scandé dans toutes les grandes avenues et places des villes européennes.

Bruxelles, samedi 23 avril 2011, Maman Kimpa Vita en tenue de raphia pour "Kabila dégage !". Photo Réveil-FM

Le samedi 23 Avril 2011: Les résistants-patriotes-combattants plus que déterminés se sont donnés rendez-vous en Belgique et ont battu le pavé de Bruxelles au cri de "Kabila dégage! " Ils ont exprimé le ras-le-bol face à la dictature totalitaire qui a pris en otage les institutions et qui multiplie de manoeuvres pour s'accrocher au pouvoir ! La mobilisation et l'éveil patriotique continue à gagner du terrain : C'est le peuple congolais qui est souverain, pas des apparatchicks, ursupateurs et imposteurs qui se croient tout permis et ont pris le peuple en otage !

Bruxelles, le samedi 23 avril 2011, des Résistants ! Photo Réveil-FM

Bruxelles, le 23 avril 2011, des Combattants ! Photo Réveil-FM

Bruxelles, le samedi 23 avril 2011, des patriotes ! Photo Réveil-FM

Génocide au Congo "Kabila dégage" ! Photo Réveil-FM


MAMA FEZA A BRUXELLES AVEC SON EVEIL DE... par afriqueredaction

Le dimanche 24 avril 2011 lors du discours d'Etienne Tshisekedi au stade Tata Raphaël à Kinshasa, des Kinois ont scandé: "Ya Tshitshi ehh zongisa ye na Rwanda"

Le mercredi 27 Avril 2011: les patriotes-combattants- résistants déterminés étaient là devant le siège des Nations Unies à Genève en Suisse sous le mot d'ordre " Kabila dégage ! " Ils étaient venus de Belgique: de Hollande, de France, de Grande Bretagne ... pour dénoncer la complicité de l'ONU et certains dirigeants corrompus en son sein qui travaillent pour des intérêts prédateurs au détriment du peuple congolais, en particulier; et des peuples africains, en général ! Le message exprimé par la résistance en Suisse est clair et sans ambiguïté: Libérer les institutions prises en otage par des suppôts de la prédation en les chassant du pouvoir pour organiser les élections crédibles et ouvrir un tribunal pénal spécial pour juger les crimes de guerre, contre l'humanité et génocide en RDCongo !


GENEVE: KABILA DEGAGE DEVANT L'ONU... par CONGOLAISDEBELGIQUEINFO

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Le Pasteur Philippe KABONGO-MBAYA parle des combattants de la diaspora…

Docteur en théologie, sociologue, Philippe Kabongo Mbaya est Pasteur de l'Église Réformée de France à Robinson (Chatenay-Malabry 92). Pasteur de la Communauté presbytérienne au Congo, il est le représentant de l’Alliance réformée du Congo Kinshasa. Expert, il a été chargé de mission à l'Alliance réformée mondiale pour les Eglises de l'Afrique francophone en 1992 et il est le représentant de l’Alliance réformée mondiale pour la République démocratique du Congo. Le pasteur Philippe Kabongo Mbaya a été médiateur dans le conflit du squat de Cachan, en région parisienne. Sa thèse qui a été publié par les Editions Karthala s'intitule: "L'église Du Christ Au Zaïre - Formation et adaptation d'un Protestantisme en situation de dictature". Il y dénonce la vassalisation, le mimétisme du protestantisme congolais au pouvoir de Mobutu. Philippe Kabongo a toujours combattu la dictature au Congo, du mobutisme au joséphisme. Ses articles dans le journal protestant "Réforme" sont sans équivoques ! Philippe Kabongo Mbaya répond à Réveil-FM International et Afrique Rédaction TV:

Pasteur Philippe Kabongo Mbaya

Muklisto adjali Muinda !

Pourquoi vous intéressez-vous au combat des jeunes dans la diaspora congolaise ?

Philippe Kabongo Mbaya : Je me suis toujours intéressé de près ou de loin à ce qui touche à notre pays, à notre destin national. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Mais ce que font les jeunes combattants, leur détermination et leur imagination en vue de provoquer un vrai changement au Congo est tout à fait impressionnant !

Vous dites que vous vous êtes intéressé de près ou de loin au mouvement de changement politique au Congo, n’est-ce pas un peu étrange pour un pasteur ?

Philippe Kabongo Mbaya: Dans les années 1970-1980, Oui. Etre impliqué dans les formes de lutte assez osées contre le régime mobutiste, j’avoue que ce n’était pas très courant. Oui, j’étais une sorte de « pasteur atypique ». Certains me qualifiaient avec méfiance, voire mépris, de « pasteur opposant ».

Depuis la CNS, mais surtout à cause du pouvoir d’occupation en place à Kinshasa, il y a pas mal de serviteurs de Dieu, des prêtres catholiques, des pasteurs des Eglises du Réveil, etc. qui ont compris la gravité de ce que nous vivons et qui sont debout. Cela dit, la majorité de ces pasteurs sont largement conformistes et profitent de la situation. Ce sont des prédateurs à leur niveau. Certains parmi eux sont même directement ou indirectement des clients de Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, ou de son entourage.

Un pasteur a-t-il le droit de faire de la politique ?

Philippe Kabongo Mbaya: Qui octroierait un tel droit ? Martin Luther King faisait-il de la politique ? Desmond Tutu a-t-il fait de la politique ? Au Congo même, Simon Kimbangu a-t-il fait de la politique ? Et que dites-vous de Joseph Malula et Laurent Monsengwo ?

Vous parlez de gens célèbres ?

Philippe Kabongo Mbaya : Mais oui ! Ce sont eux que l’opinion connaît généralement. Je ne cherche pas à me comparer à eux, naturellement. Il y en a qui ne sont pas connus ou peu célèbres, qui font un travail formidable, avec une totale détermination, avec un courage à tout épreuve et qui ne cherchent nullement le pouvoir pour eux-mêmes ni un quelconque avantage. Certains parmi eux moisissent en tôle, d’autres ont payé de leur vie ! On n’a pas besoin d’être célèbre pour dénoncer et combattre une ignominie comme celle que nous subissons actuellement au Congo. Je ne veux pas immédiatement recourir à la Bible pour justifier un tel combat. Il s’agit simplement d’ouvrir les yeux, de savoir de quel côté l’on se situe soi-même et, au plus intime de sa foi et de son espérance, assumer les conséquences de ce positionnement.

Alors, de quel côté vous situez-vous ?

Philippe Kabongo Mbaya : Je suis parmi les millions de victimes de la mise à sac du Congo. Heureusement pour ma famille et mes proches, je suis encore vivant, bien que dans l’exile et souffrant nuit et jour de ce que le Congo est devenu. Pouvez-vous ressentir la douleur d’un homme qui a perdu un ami intime, assassiné par la pègre de Kanambe ? Pouvez-vous ressentir l’amertume et le sentiment de dégradation d’un homme qui, non seulement n’a pu enterrer ni mère ni père, mais ne peut aller s’incliner avec ses enfants sur leurs sépultures ? Il est presque indécent d’évoquer tout cela. Mais la condition du Congo c’est aussi cela. Quand on parle de l’insécurité, de l’impunité, de l’arbitraire, de la dislocation de l’Etat, de l’intimidation, de la corruption et d’autres maux bien connus : il faut mesurer là derrière toutes les souffrances réelles, identifiables, qui font et défont les destins individuels !

Il ne s’agit pas de généralités statistiques, mais de malheurs que chacun de nous connait ou a pu connaître. Pour autant, cette souffrance est aussi comparable à un gisement d’énergie qui alimente la force de lutter. C’est de ce côté-là que je suis. Chercher à en découdre avec les régimes de mort et d’abjection par un simple sentiment de vengeance ne peut être une ambition collective, ni même un projet moral. Ces pouvoirs malfaisants sont à combattre uniquement parce qu’ils arrachent tout avenir au Congo et à nos sociétés.

Ils pillent, voilent et tuent massivement afin qu’il ne reste plus rien pour demain. Ou bien tellement peu que le Congo ne pourrait être qu’un pays à genoux. Voilà ce qu’il faut bien mesurer et comprendre. Voilà ce que j’ai réalisé depuis longtemps et la raison d’être des luttes que j’ai pu mener et continue de porter.

Heureusement, il y a un vrai sursaut politique. J’ai bien dit un « vrai » sursaut… Même si rien n’est encore gagné.

Vous êtes un combattant, alors…

Philippe Kabongo Mbaya : Oui, à mon modeste niveau. Un combattant de la liberté, de la prospérité et de la dignité pour le Congo.

Est-ce que vous approuver le mouvement des jeunes combattants de la diaspora ?

Philippe Kabongo Mbaya : De fait, bien sûr. Je ne suis membre d’aucun groupe. Je ne connais pas tous les groupes, leurs dirigeants, les analyses et les considérations profondes qui motivent les uns et les autres. De ce que je lis sur Internet ou peux entendre dans les manifestations ou les réunions, je compare ces initiatives aux vastes rivières de chez-nous, les affluents, qui se déversent dans un grand fleuve. L’immense Congo. Et que fait-on d’un fleuve à grand débit ? Une source naturelle de l’énergie propre.

Cela vous dit peut-être quelque chose, non ? Si les formations politiques existantes restent indifférentes ou attentistes devant ce fleuve qui creuse son lit, ces jeunes eux-mêmes seront les leaders clairvoyants de demain. Ils le sont déjà aujourd’hui ! Ils ont rompu avec une éthique de divertissement. Ils ont imaginé des formes de lutte tout à fait géniales, d’une portée culturelle surprenante.

Voulez-vous dire ?

Philippe Kabongo Mbaya : Je prends l’exemple du blocus des spectacles des musiciens kinois qui, non contents d’être des parfaits cyniques, rivalisant dans la perversion ou la dépravation, se battent pour être des griots attitrés de Kanambe et de sa cour !

C’est une sorte de fatwa que les combattants leur ont lancé. Tango namoni sur un site concert ya Koffi na Kigali, nacomprendre nyoso !

Un autre exemple : bacombattants badecrétaki régime ya matanga po na baviols, baviolences nyoso ezakosalema na mboka. Un dernier exemple : bacombattants batangi histoires politiques ya bamindele, ya bafrançais en particulier. Basali parallèles entre histoires yango, tango ya occupation, pe ya biso sous le régime ya Kanambe, alias Kabila Joseph.

Vous voyez, cette intelligence est en soi une inventivité historique. C’est plus qu’une prise de conscience. C’est une lucidité que seule une culture nouvelle rend possible. J’ai vu un combattant-multimédia animant son site ; à un moment donné, il lancé à Kanambe : « Congo wana eza ya Patrice Lumumba na papa Simon Kimbangu… » ! J’ai eu la chair de poule et presque les larmes de bonheur aux yeux!

Cette réappropriation d’une mémoire meurtrie et falsifiée montre l’ampleur de ce qui est en émergence. Ce qui émerge avec ces jeunes est plus qu’une résistance politique.

Pourtant d’autres observateurs désapprouvent cette combativité et traitent même les combattants de violents et de tous les noms…

Philippe Kabongo Mbaya : Je crois que chacun a intérêt à bien interpréter ce qui s’exprime dans ce mouvement. Il y a un discours de violence et de patriotisme presque xénophobe. En particulier à l’égard de H. Kanambe. Il faut s’interroger et chercher froidement à comprendre ce qui se passe.

Les Congolais ont été chassés par milliers d’Angola. L’Etat angolais occupe un bout de territoire national dans le sud du Kwango. Avez-vous vu beaucoup de manifestations anti-angolaises ? Pourtant cela se passe à quelques centaines de kilomètres de la capitale !

Le fait que Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, soit secrètement lié aux cercles des extrémistes tutsis au pouvoir à Kigali, du fait également de sa nationalité douteuse, il cristallise le sentiment de scandale, de révolte et de haine que les Congolais peuvent nourrir envers le régime rwandais.

Un « génocide » en bandoulière, les militaristes tutsis qui dirigent le Rwanda ont bénéficié trop longtemps et trop largement d’une impunité sur la scène internationale, alors qu’ils semaient désolation et insécurité dans l’Est du Congo.

Les voilà aujourd’hui enrichis et prospères grâce à cette orchestration de la déstabilisation du Congo et au pillage qu’elle favorise.

Mais les combattants réussiront-ils à empêcher les Rwandais de peser sur le Congo, de le fragiliser ?

Philippe Kabongo Mbaya : On peut regarder les cris des combattants et ce qu’ils font comme du défoulement désespéré, une catharsis collective sans conséquence. On peut même considérer leur action comme un simple mimétisme de la révolution des jeunes dans le Maghreb ou le Moyen-Orient.

Personnellement, si j’avais été de l’autre camp, je me méfierais de cette analyse insouciante et superficielle. Reconnaissons d’abord que, comme mot d’ordre et slogan de ralliement, « Kabila doit partir » est à l’ordre du jour depuis longtemps. Il a donc précédé « Kabila dégage », réplique de « Benali dégage » et de « Moubarak va-t’en… ».

Les révoltes arabes ne sont pas des modèles que nos combattants cherchent à imiter, elles apportent de l’eau à leur moulin, c’est différent ! Quelque chose se radicalise.

Mais jusqu’où peut aller cette radicalisation, à prendre les armes pour en finir avec le pouvoir d’occupation au Congo ?

Philippe Kabongo Mbaya: Je ne suis pas partisan d’une doctrine stratégique statique ou tout faite. Je ne suis pas d’accord non plus avec ceux qui croient qu’il suffirait d’amener à Kinshasa le chaos qui à l’est du Congo pour y saper le pouvoir et le bouter dehors. Lorsqu’en novembre 2006 H. Kanambe a volé le pouvoir à Jean-Pierre Bemba à coup d’armes lourdes et d’obus en plein Kinshasa, pourquoi les kinois, qui avaient pourtant voté massivement en faveur du leader du MLC, n’ont-ils pas organisé une résistance armée ?

Ont-ils seulement su comment cette guerre urbaine a basculé en faveur de Kanambe? Un commando étranger s’est emparé de l’aéroport de Ndjili, ouvrant la voie à d’autres troupes étrangères venues de très loin porter main forte à Kanambe. Mais les kinois n’y ont vu que du feu !

La lutte armée n’est pas une simple affaire d’exaspération politique ou de révolte. Elle n’est pas l’ « arme radicale ».

Vous êtes finalement pour la non-violence ?

Philippe Kabongo Mbaya : Non, je crois qu’il faut mettre toutes les solutions devant soi, évaluer chaque méthode en fonction de ce que l’on veut obtenir conformément à un certain calendrier ; tout cela sur la base de quelques priorités bien définies ou une feuille de route. Il ne s’agit pas de bâtir un Etat pour lui-même.

L’Etat doit être le cadre et l’outil principal de la mise en valeur du Congo et de son développement durable. En principe, la conquête du pouvoir par les armes n’est ni bonne ni mauvaise.

Dans le contexte du Congo, chacun doit réfléchir et comprendre ce qu’il convient. Les viols massifs et les violences dans l’Est sont avant tout le fait de la disparition de l’autorité de l’Etat.

L’Etat actuel n’est pas seulement dévoyé et instrumentalisé, c’est aussi une entité factice sans moyens, dépourvue des attributs étatiques les plus élémentaires !

Nous voulons mettre en place un authentique Etat de droit et des institutions démocratiques vraiment pérennes. Peut-on atteindre ces objectifs en épargnant trop de souffrances aux populations congolaises ?

Mais de l’autre côté, vu comment se font les élections en Afrique et à quoi elles servent, on ne peut pas continuer à être dupe et laisser le pays entre les mains des brigands ou des gens aussi médiocres. Ce qui s’est passé en novembre 2006 peut se reproduire très facilement.

Mais il faut sortir de l’incertitude : quelle solution concrète préconisez-vous ? Ce n’est pas de l’incertitude. En Afrique, les armes et les minutions, le matériel de renseignement et quantité d’équipements ne se distribuent gratuitement comme les Bibles…Et la formation militaire, technique et morale des combattants ne se fait pas à crédit. Il faut sortir de la naïveté et se débarrasser de l’amateurisme pour ces choses. Nous accusons tantôt l’indifférence tantôt la complicité, voire l’ingérence, de la « communauté internationale ». Mais, qui a réellement intérêt à ce que les choses changent au Congo ? La crise congolaise est une conjugaison assez complexe de plusieurs facteurs. Ces facteurs sont bien sûr internes, mais pas seulement. Les facteurs d’ordre régional avec les « voisins » et les rivalités internationales ont tout leur poids. Préconiser le recours aux armes est légitime ; mais comment faire afin que ce ne soit pas une simple gesticulation du désespoir ou une manifestation démesurée de rancœurs obscures ? Qu’avons-nous obtenu avec les violences sécessionnistes, celles des mulélistes, celles enfin de l’AFDL ? Des catastrophes ! La répétition de ces catastrophes a été accompagnée chaque fois du renforcement des influences étrangères et de leurs intérêts. Le recours à la lutte armée ne garantit rien. Mais il n’y a pas que chez-nous. Regardez le Soudan, l’Angola, le Rwanda, l’Ouganda, etc. Les phénomènes de déstabilisation peuvent durer sur deux ou trois générations !

Souvent sans rien donner. Ne sommes-nous pas d’ailleurs victimes de crises mal résolues de nos voisins en Ituri et dans les deux Kivu ? C’est en ce moment où tout le monde nous méprise, nous croit définitivement « incapables », désorientés, qu’il faut trouver des formes d’action intelligentes et bien appropriées. On peut surprendre beaucoup par des moyens simples mais efficaces !

Vous êtes décidemment pour la non-violence !

Philippe Kabongo Mbaya : Pas comme une philosophie politique obligatoire, applicable partout et en tout temps. Aujourd’hui, il est vrai, inciter à la violence me parait illusoire, voire irresponsable et criminel ; cela figerait le pays dans l’impasse. Imaginez un seul instant que, comme à l’Est, trois autres foyers de chaos et d’instabilité s’ouvrent, l’un en Equateur, l’autre au Kasaï, le troisième dans le Bas-Congo : qui profiterait de ce désordre généralisé ?

Déjà avec un Etat moribond actuel, le Congo est pillé au vu et au su de tout le monde par des prédateurs de toutes les origines, imaginez donc l’aubaine que ce serait avec une généralisation de foyers d’anomie et de forces centrifuges… !

Imaginez tous les vautours qui s’abattraient sur cette dépouille de pays ? Avoir cette préoccupation à l’esprit ne signifie pas se résigner à l’état présent des choses, caractérisée par une insécurité qui serait « acceptable ».

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William PENN (1644-1718) : de l’Académie de Saumur à la Pennsylvanie !

Organisées par l’ Association "Saumur et son histoire", présidée par Didier Poton, historien, et l'Eglise réformée de France (ERF) de Saumur. JOURNÉES D’ÉTUDE À SAUMUR (49) ouvertes à tous, les vendredi et samedi 20 et 21 mai 2011 : « William PENN (1644-1718) : de l’Académie de Saumur à la Pennsylvanie ».

Il fut un chrétien quaker engagé, dont l’action est empreinte des idées de liberté et de tolérance. Qu’est-ce que ce futur chef d’un Etat « démocratique » avant l’heure pourrait bien avoir appris à l’Académie protestante de Saumur ?

Plusieurs universitaires venus de Pennsylvanie, de Chine, d’Angleterre, de Suisse et de France tenteront de répondre à la question de cet héritage méconnu du célèbre personnage dont la pensée est exceptionnellement actuelle.

Ces journées de vulgarisation sont ouvertes à tous et gratuites.

Pour renseignements et inscriptions aux repas : musee@ville-saumur.fr, williampenn@erfsaumur.org ou tél. 02 41 51 85 32 et 02 41 89 68 04 .

Programme :

VENDREDI 20 MAI 2011

14h Diane de Luze, Mot d’accueil de la municipalité

14h15 Didier POTON, Université de la Rochelle, présentation des journées.

14h30 Jeanne-Henriette LOUIS, Université d’Orléans, « Les débuts du quakerisme ».

15h, Jerry FROST , Collège de Swarthmore, EU., « William Penn : un humaniste quaker ».

15h50 Stephen W. ANGELLl, « La dette de William Penn envers John Owen et Moîse Amyraut. » 16h20 Feng CHUAN-TAO, Doctorant au Centre d’études judaïques et inter-religeuses de l’Université de Shandong, Chine, « La tolérance religieuse dans la pensée de William Penn ».

SAMEDI 21 MAI 2011- MATIN

10h Edouard DOMMEN , Université de Sunderland, « Qu’est-ce que William Penn aurait bien pu apprendre à Saumur » ?

10h20 Bertrand van RUYMBEKE, Université de Paris VIII, « Chance et influence : William Penn et la charte de Pennsylvanie ».

10h50 Jeanne-Henriette LOUIS, « La charte des privilèges et des libertés (1701), matrice du premier amendement à la Constitution des Etats-Unis».

11h20, Ariane HERRMANN, Lecture de textes de William Penn.

SAMEDI 21 MAI 2011- APRES-MIDI

14h Betty HAGGLUND , Centre d’Etudes quaker de troisième cycle de Birmingham, « La vie quotidienne des étudiants à l’Académie de Saumur ».

14h30, Peter van den Dungen, coordinateur général pour le réseau des Musées pour la paix, « Le plan de William Penn pour la paix perpétuelle en Europe ».

15h Ariane Herrmann, lecture de textes de William Penn.

15h20 Dolores FERRARO-CASCARINO, « Genèse de l’Opéra William Penn de Romeo Cascarino ». 16h David LESLIE-HUGHES, « Pennsbury, la résidence de William Penn en Pennsylvanie, et ses activités aujourd’hui ».

16h20, Ariane Herrmann, lecture de textes de ou sur William Penn.

16h30 Edouard Dommen, « Les quakers et la tradition réformée aujourd’hui ».

17h, Didier Poton, Bertrand van Ruymbeke, et Edouard Dommen : conclusions de ces journées.

Dîner s’inscrire !

William Penn (14 octobre 1644 - 30 juillet 1718) est le fondateur de la Province de Pennsylvanie, qui deviendra plus tard l'État américain de Pennsylvanie.

William Penn naît dans une famille anglaise des plus aisées. Son père est un héros de la marine anobli, l'amiral Sir William Penn ; sa mère, Margaret Jasper, la fille d’un marchand de Rotterdam. Élève brillant, le jeune William dévie cependant de la voie qui lui semble promise en adhérant aux principes du quakerisme.

La gestation de sa conversion définitive est longue ; elle intervient finalement en Irlande, où son père l’a envoyé en 1667 pour l’éloigner de Londres et de l’influence des sectes puritaines avec lesquelles William a manifesté une certaine proximité de pensée.

William est alors persécuté comme les autres quakers sur le sol britannique : de décembre 1668 à juillet 1669, il est notamment incarcéré à la Tour de Londres.

Il se rallie progressivement à l’idée de fonder une colonie dans les territoires d’Amérique du Nord. Quelques quakers se sont déjà installés dans le New Jersey en 16773. Mais William a désormais les moyens d'un projet plus ambitieux ; la mort de son père l'a en effet laissé à la tête d’une fortune importante.

Il hérite en particulier d’une créance de 16 000 livres due par la couronne auprès de son père. Il négocie auprès de la Cour son remboursement contre des terres en Amérique du Nord.

Le 4 mars 1681, Charles II lui octroie par charte un vaste territoire situé à l'ouest du New Jersey.

En 1682, le quaker y fonde la ville de Philadelphie, en y appliquant les préceptes de gouvernement d'une société libérale idéale. La jeune colonie quaker devient rapidement prospère. Il souhaitait que cette cité servît de port et de centre politique. Même si Charles II lui en avait donné la propriété, William Penn acheta la terre aux Amérindiens afin d’établir avec eux des relations pacifiques.

William Penn signa un traité d’amitié avec Tamanend, le chef de la nation Delaware, à Shackamaxon5. Le texte original de la Déclaration d'Indépendance et de la Constitution a été signé au Capitole de Philadelphie aujourd'hui appelé Independence Hall (les texte originaux se trouvent aux archives Nationales à Washington DC).

La colonie rachète également d'autres terres, dont l'ouest du New Jersey à William Berkeley en 1674. Les idéaux qui y furent mis en pratique eurent une influence importante sur les futures institutions américaines.

En 1984, il a reçu du gouvernement américain à titre posthume la distinction de citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique pour son action politique, considérée comme un haut fait envers la nation américaine. Il reste dans la postérité en ayant légué son nom à l'État de Pennsylvanie.

Une statue de William Penn est installée au sommet de l'hôtel de ville de Philadelphie, elle domina la ville jusqu'en 1987 (construction du One Liberty Place). Un accord tacite voulait qu'il était interdit de construire plus haut que celle-ci (167 m). Cependant, aujourd'hui, la statue de William Penn a toujours la vue dégagée sur le Delaware.

Le siècle de la Réforme est la grande époque historique de Saumur. Les idées nouvelles y furent promptement et vivement accueillies car la bourgeoisie de Saumur était arrivée à un état très développé de richesse, de commerce actif, de liberté municipale. Non seulement, elle se montra favorable au calvinisme , suivant en cela l’impulsion générale de la bourgeoisie mais elle eut même une raison de plus pour embrasser avec enthousiasme : l’abbaye de Saint-Florent et celle de Fontevrault pesaient sur elle de deux côtés, retenaient son essor et, avec leurs privilèges, la pressaient comme dans un étau pour en exprimer la substance à leur profit.

Le protestantisme représenta donc pour Saumur spécialement une doctrine et un effort d’affranchissement. Quand les partis en arrivèrent à un état de lutte matérielle, Saumur prit fait et cause pour la religion réformée. Les églises furent pillées et dévastées ; les représailles passionnées de la population frappèrent surtout l’abbaye de Saint-Florent. En 1565, Charles IX et Catherine de Médicis vinrent en Anjou.

Saumur étant occupé par le prince de Condé et par ses troupes protestantes, le roi et sa mère ne purent y entrer, et passèrent outre. Plus tard, Saumur fut enlevé au prince de Condé par le duc de Montpensier. Saumur subit ainsi les vicissitudes de la lutte entre catholiques et protestants, mais resta invariable dans son esprit et dans ses sympathies protestantes. La Saint-Barthélemy y passa sans éteindre plus qu’ailleurs le protestantisme dans le sang qu’elle y fit pourtant abondamment couler.

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mercredi 27 avril 2011

Tiken Jah Fakoly: "Je soutiens à 100% les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais" !

Tiken Jah Fakoly m'appelle toujours "Grand Frère Freddy Mulongo" car c'est Réveil-FM avec son slogan "La radio qui vous écoute !" qui a introduit sa musique à Kinshasa en République démocratique du Congo. Sa chanson "Mangercratie " était joué matin, midi et soir sur les antennes de la 105.4 MHZ à Kinshasa. Je l'ai rencontré à plusieurs reprises y compris au Mali, pays qui l'a accueilli depuis 2002 où il vit son exil. A 42 ans, l'Ivoirien est devenu le porte-parole de l'Afrique opprimée grâce à ses Coups de Gueule version reggae, certes militant mais toujours festif. Tiken Jah Fakoly est un artiste africain très engagé et très célèbre dans le monde entier qui a gardé toute sa simplicité. J'étais son invité VIP au Printemps de Bourges. En 2004, lorsqu'il était venu à Kinshasa à la Halle de la Gombé, il était très déçu que la capitale congolaise manque autant d'infrastructures alors que Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso s'est modernisée en peu de temps. Le Congo est plus riche que le Burkina Faso ! "Je soutiens à 100% les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais suite à leur décision d'interdire aux musiciens de ne plus les distraire avec des concerts onéreux dans les capitales européennes: Paris, Bruxelles, Londres...Alors que le Congo se meurt. Les artistes musiciens doivent arrêter de rencontrer les autorités congolaises pour prendre de l'argent et chanter leur louage. Les artistes Congolais doivent comprendre qu'ils sont pour le peuple congolais. C'est à eux de contribuer au changement des mentalités. Et doivent éviter de croire que lorsqu'ils ont vu le Président de la République, ils ont vu dieu ! L'argent qu'on leur donne, c'est pour les acheter, point barre. Les Congolais doivent absolument s'unir pour sauver la République démocratique du Congo. L'avenir du Congo est dans l'unité de ses fils et filles au Congo et à travers le monde. Le Congo est victime de ses richesses mais les Congolais doivent s'unir. Car lorsqu'un cafard traverse un mur, c'est que le mur est fissuré dit un proverbe africain. Les Congolais doivent prendre une journée pour demander pardon à Patrice Emery Lumumba. Cet homme était un visionnaire pour son pays ! Tiken Jah Fakoly a joué devant 8.000 personnes au Printemps de Bourges la nuit du dimanche au lundi 25 avril 2011.

Tiken Jah Fakoly et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly et Freddy Mulongo dans sa loge après le concert au Printemps de Bourges. Photo réveil-FM

Créé en 1977, le printemps de Bourges est l’un des tout premiers festivals de musique de France et a la particularité de donner le micro à de jeunes talents. Bon nombre de stars d’aujourd’hui y ont fait leurs débuts. Au programme, de nombreuses têtes d’affiches de renommée nationale et internationale partagent la scène avec les « découvertes » made in Bourges. Un festival résolument tourné vers les chanteurs en devenir. Le festival c’est aussi des concerts un peu partout dans la ville, des scènes ouvertes, des concerts dans les bars, des animations qui font de Bourges la capitale de la chanson 5 jours durant.

Reportage photos

Tiken Jah Fakoly lors de l'interview avec un confrère de la BBC. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly prie avant de monter en scène. Photo Réveil-FM

La sérénité de Tiken Jah Fakoly transparait dans son regard. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly suit ses musiciens et s'en va monter sur scène ! Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly dans Afrikan Revolution son dernier album. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly dans un Medley de ses chansons dont "Mangercratie". Photo Réveil-FM

Dans les manifestations Kabila dégage, le bras de T-shirt de Tiken Jah Fakoly est omniprésent. Photo Réveil-FM

Il est 1h35 du matin lorsque Tiken Jah Fakoly quitte définitivement la scène du Phénix. Photo Réveil-FM

Jean Baptiste "JB" Mundele Ndombé le saxophoniste de Tiken depuis 9 ans et un ami rasta. Photo Réveil-FM

Après un concert non stop d'une heure et demi, Tiken Jah Fakoly nous invite dans sa loge. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly répond à nos questions en toute amitié. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly lors de l'interview avec un confrère de la BBC. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly prie avant de monter en scène. Photo Réveil-FM

La sérénité de Tiken Jah Fakoly transparait dans son regard. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly suit ses musiciens et s'en va monter sur scène ! Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly dans Afrikan Revolution son dernier album. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly dans un Medley de ses chansons dont "Mangercratie". Photo Réveil-FM

Dans les manifestations Kabila dégage, le bras de T-shirt de Tiken Jah Fakoly est omniprésent. Photo Réveil-FM

Il est 1h35 du matin lorsque Tiken Jah Fakoly quitte définitivement la scène du Phénix. Photo Réveil-FM

Jean Baptiste "JB" Mundele Ndombé le saxophoniste de Tiken depuis 9 ans et un ami rasta. Photo Réveil-FM

Après un concert non stop d'une heure et demi, Tiken Jah Fakoly nous invite dans sa loge. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly répond à nos questions en toute amitié. Photo Réveil-FM

Tiken Jah Fakoly est très célèbre mais il est resté un homme simple. Photo Réveil-FM

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mardi 26 avril 2011

Fikin: Des Mammouths-Dinosaures Joséphistes et Mobutistes se donnent le bon rôle pour le 24 avril 1990

A la Fikin le dimanche 24 avril 2011, Le Mouvement social pour le Renouveau (MSR) parti alimentaire de Pierre Lumbi, conseiller spécial de sécurité de Joseph Kabila, a exigé les élections dans le délai et fait confiance à Joseph Kabila, un démocrate incontestable. On croit rêver ! Après l’hymne national et la prière, pas une minute de silence pour les 8 millions de Congolais morts, ni un mot pour les femmes violées de l'Est de la République"Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur." dit un proverbe africain. Ils se sont donné le bon rôle et se sont donnés bonne conscience. Les Mammouths-Dinosaures Joséphistes et Mobutistes réécrivent l'histoire du Congo avec leur myopie des lunettes. Alors qu'ils sont à la mangeoire 21 ans après le discours sur la démocratie et le multipartisme de Mobutu à N'sele , le 24 avril 1990, ils crient à qui veut les entendre qu'ils ont tous combattu le régime dictatorial de Mobutu.

Fikin à Kinshasa: Joséphistes à la tribune, Modeste Mutinga (en rouge) et Yves Mobando, président putatif du MSR, le dimanche 24 avril 2011.

Yves Mobando, Président national du MSR, s’est adressé aux cadres et militants pour non seulement leur expliquer le bien-fondé de la journée du 24 avril, mais aussi réitérer son soutien à Joseph Kabila Kabange, Président de la République, aux élections de 2011. Il a d’abord cité les partis politiques qui ont fait pression à Mobutu pour arriver à cette décision de libéraliser les partis politiques. Il s’agit de MM. Etienne Tshisekedi, Marcel Liahu, Vincent Mbuankiem, Frederick Kibasa Maliba, Joseph Ileo et Antoine Gizenga. Du côté de la Société civile, on peut citer M. Pierre Lumbi, Autorité morale du MSR, le Dr. Lumbi, l’Abbé Pundu, le Professeur Thierry Landu, certains journalistes comme Modeste Mutinga etc. N'est-ce pas de l'autosatisfaction pour rien ? Pour faire tomber le régime dictatorial du Maréchal Mobutu fallait-il 5 individus ? Avec quels moyens ? Quelle place pour le peuple congolais ? Tous les anonymes dont beaucoup ont bravé la dictature et y ont laissé leur peau ? Pourquoi travestir l'histoire de la République ? Demain si "Joseph Kabila était dégagé cela sera d'abord une victoire du peuple congolais pour la reprise de son destin en main. Il y a beaucoup d'héros de l'ombre qui ne méritent pas d'être ignorés.

En se donnant des bons rôles, on voudrait faire croire que les Congolais n'ont pas de mémoire et ne connaissent pas leur histoire. 21 ans après le discours de Mobutu sur la démocratie n'est-ce pas Pierre Numbi qui est le conseiller spécial de sécurité de Joseph Kabila ? N'est-ce pas Modeste Mutinga qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique entre Joseph Kabila -Jean Pierre Bemba ? Pour quitter la Commune de Makala et s'acheter une villa à M'Binza fallait-il que Modeste Mutinga devienne fossoyeur de la République ? A-t-il oublié qu'il avait bâillonné des journalistes, des médias, des opposants en tant que président de la Haute Autorité des Médias (HAM) pour que Joseph Kabila lui donne le poste de Rapporteur au Sénat ? Pauvre fourbe et médiocre roublard ! Sans convictions et constances politiques, on aura toujours affaire à des politicailleurs troubadours et girouettes politiques. Du pipeau rien du pipeau ! Dans quel pays au monde, a-t-on déjà vu une révolution de 5 individus même providentiels soient-ils sans l'adhésion d'un peuple gagner la victoire face à une féroce dictature ?

Les Congolais de l'Etranger n’ont pas attendu le 24 avril 2011 pour savoir que la République démocratique du Congo va très mal, que les contrats chinois sont léonins, que l’Etat de droit n’existe pas au Congo de Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba, Moïse Tshombe, Jason Sendwe...Les crises perdurent. Les Congolais doivent prendre leur destin en main. Au sein de la diaspora, les Congolais sont conscients qu'il ne suffit pas de dénoncer les turpitudes des autres pour vouloir et pouvoir devenir calife à la place du calife, faudrait-il encore apporter des propositions crédibles et réalistes. De vraies préoccupations demeurent: comment mettre fin à la crise à l’Est du pays avec ses cohortes de malheurs ? La Monusco au Congo pour combien de temps et avec quels résultats ? Comment établir un Etat de droit en RDC ? Comment faire pour donner du travail à des millions de congolais ? comment créer des conditions du développement ? Comment faire en sorte que les richesses du Congo profitent en premier aux Congolais ? La sante et l'éducation pour tous sont-ils possibles, comment ?

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24 avril 211: Discours de Tshisekedi au stade Tata Raphaël !

Kinshasa, dimanche 24 avril 2011, Etienne Tshisekdi, président de l'Udps lors de son meeting au stade Tata Raphaël

Dans un stade Tata Raphaël empaqueté, 50.000 personnes (on a refusé beaucoup du monde qui est resté à l'extérieur) ont écouté Etienne Tshisekedi, président de l'Udps. En lingala, dans un discours de 45 minutes, Etienne Tshisekedi a peint une image sombre et morne de la République démocratique du Congo sous Joseph Kabila. Il a décrié la situation terne de sociétés publiques comme la Gécamines, l'Onatra et la Miba. Il a dénoncé la corruption qui gangrène la Snel et la Régideso incapables de fournir l'électricité et l'eau dans toute la République. Sur les droits de l'homme, Etienne Tshisekedi a dit que le meurtre l'année dernière de Floribert Chebeya, activiste des droits de l'homme, prouve à suffisance comment les autorités actuelles tentent d'éliminer la vie de ceux qu'elles considèrent comme opposants et adversaires. Etienne Tshisekedi a inviter ses partisans à voter.

A Bruxelles des Combattants-Patriotes-Résistants furieux ont levé le ton parce que Etienne Tshisekedi a demandé aux Congolais d'aller aux élections. Le lider Maximo Etienne Tshisekedi est un acteur politique responsable. Il se dit légaliste, n'a pas d'armée mais a le soutien du peuple. Devrait-il pousser les Congolais à la révolte contre le pouvoir de Joseph Kabila comme le suggère des Combattants-Résistants-Patriotes à Bruxelles ? Etienne Tshisekedi est une grande personnalité dans notre pays, quelques soient les récriminations, il mérite du respect de sa lutte politique et du chemin parcouru.

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dimanche 24 avril 2011

AJES: Pari réussi avec Martin Fayulu !

L'Action des Journalistes, Reporters, Internautes de l'Espace Schengen (AJES) a réussi son pari le mercredi 20 avril 2011. Martin Fayulu, le porte-parole du Dynamique Tshisekedi Président (DTP) est arrivé à Paris le dimanche dernier et il fallait lui une conférence-débat avec la diaspora congolaise pour le mercredi. Pendant 48 heurs, Roger Bongos-Afrique Rédaction TV, président de l'AJES, Freddy Mulongo-Réveil-FM International, Secrétaire Général de l'AJES, soutenu par Marie Onyongo avons travaillé d'arrache-pied avec un handicap important, les Congolais se déplacent difficilement la semaine. Mission impossible clamèrent les Congolo-pessimistes. La salle de l'hôtel de l'hôtel Holiday Inn de la porte de Pantin était archi-comble ! Les responsables de l'hôtel ont dû ajouter des chaises pour permettre à la majorité de Congolais de s'asseoir. La crème de la diaspora congolaise à Paris était là: Le professeur Georges Ngal accompagné de son épouse, le pasteur Philippe Kabongo Mbaya de l'Eglise Réformée de France, le rabbin Nduwa Nguerson, un conseiller municipal de la ville d'Aubervilliers qui a requis l'anonymat, Pierre Mbandu Masiala, Rolain Mena (Apareco), Etienne Lopalo (3RA)...Des Résistants-Patriotes-Combattants: Rex Kazadi (Ba Patriotes ya Kongo), Pierrot Itela (Objectif Congo), Ibrahim Dekeke (Mouvement de Résistance de la diaspora Congolaise en France), Volcan, Babin Masombo... et des journalistes:Léon Kamoron de la Maison des journalistes, Blaise Kampampi (Afronews), Christopha Rigaud (Afrikarabia.com), Mbamba Ntoko, Ady Londolé...Au total plus de 150 Congolais présents.

Roger Bongos, Afrique Rédaction TV et président AJES, Lambert Olenga, Marin Fayulu, porte parole de DTS et Freddy Mulongo, Réveil-FM International et Secrétaire Général de l'AJES. Photo Réveil-FM.

Mbamba Ntoko, journaliste, professeur George Ngal, Pierre Mbandu Masiala, juriste et le pasteur Philippe Kabongo. Photo Réveil-FM.

Roger Bongos, président de l'AJES en dialogue avec des Patriotes. Photo Réveil-FM.

Léon Kamoron, Maison des Journalistes, Pierre Mbandu Masiala, pasteur Philippe Kabongo et le rabbin Ngweson (avec chapeau). Photo Réveil-FM

On reconnait Rex Kazadi (Ba Patriotes du Kongo) en sourire, Etienne Lopalo (ERA) et Babin Masombo en train d'avancer pour poser sa question.Photo Réveil-FM

Nos confrères: Christophe Rigaud, Afrikarabia.com et Ady Londolé. Photo Réveil-FM.

Martin Fayulu,porte-parole de Dynamique Tshisekedi Président (DTS), Rolain Mena (Apareco) et Serge Welo (Ecidé). Photo Réveil-FM.

Lorsqu'on sait que She Okindu, sénateur joséphiste fut "mutakalisé" à Londres et que Vital Kamerhé fut sorti par la police française à Paris des toilettes où il s'était réfugié pour sauver sa vie, le brillant Martin Fayulu a beaucoup de chance. Malgré les gris-gris et fétiches de Badivé, les musiciens joséphistes et joséphisés ne jouent plus en France. La vie politique de Martin Fayulu a été passé au peigne fin par des Résistants-Patriotes-Combattants avant de venir massivement pour l'écouter. Ils lui ont tout de même rappelé à la fin que cela n'était ni chèque en blanc encore moins un blanc seing pour son engagement politique. Martin Fayulu a dit des choses aux Congolais de l'Étranger malgré le sms de Katumba Mwanké, dieu le père: "Martin Fayulu tu as ouvert des hostilités sache que tu sera puni ! ". Katumba Mwanké doit savoir si par malheur il arrivait quelque chose fâcheuse à Martin Fayulu, il sera tenu pour responsable. La RDC n'appartient pas à Katumba Mwanké mais à tous les Congolais.

En attendant les images complètes de la conférence-débat de Martin Fayulu, nous vous proposons l'interview qu'il a accordé à notre confrère Christophe Rigaud d'Afrikarabia.com


Interview de Martin Fayulu Porte-parole de la... par ChristopheRigaud

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vendredi 22 avril 2011

Badive un ex-féticheur autoproclamé producteur joue à la provocation contre les Résistants-patriotes et combattants !

Il y a un mois et demi, une valise diplomatique venant de Kinshasa atterrissait à l'ambassade de la République démocratique du Congo au 32 cours Albert Ier à Paris. Son contenu: 3 millions de dollars pour déstabiliser les résistants-patriotes-combattants. Acheter des consciences, faire du charme pour l'acceptation de Joseph Kabila par des Congolais de l'Étranger. Ayant réussi à empêcher Wemba-Werrason-Fally à jouer dans les salles prestigieuses parisiennes grâce aux manifestations "Kabila dégage !", par escroquerie Badivé a convaincu Myra Ndjoku notre barbouze d'ambassadeur afin de financer des affiches à la gloire de Joseph Kabila, l'homme de 5 chantiers sans résultats. 500 000 euros à Badivé un ex-féticheur devenu producteur autoproclamé pour placardé Paris avec des affiches bidon. Pourquoi les Congolais doivent-ils envoyer leur CV au pays ? Chez qui au pays ? Alors que le sous ministère de la diaspora a été banni et que les congolais de l'Étranger n'ont jamais voté. De qui se moque Badivé, le suppôt de Joseph Kabila à Paris ?

Habitués à "Kabila dégage !" cette affiche financée par Myra Ndjoku va t-elle charmer les Congolais de l'Étranger ? Photo Réveil-FM

Le fétichisme mène à tout, Badivé l'ex-féticheur qui joue à la provocation !.

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24 avril 2011: Du Mobutisme au Joséphisme, toujours la même dictature au Congo

C'est un grand bal des bonimenteurs de mauvais goût pour le 24 avril 2011. Des joséphistes en manque d'idées espéraient eux-aussi faire meeting à Kinshasa puisque l'opposition politique avec Etienne Tshisekedi a proclammmé le sien au stade Tata Raphaél. On apprend que le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et le Mouvement Social pour le Renouveau (MSR) devraient aussi organiser leur meeting à Sainte Thérèse à Ndjili pour le premier et à la Fikin pour le second. L'article de Jean Kalama-Ilunga dans l'info UCDP avait dejà alerter la diaspora. Les Congolais sont-ils tous des amnésiques ? Non et mille fois non ! Comment comprendre alors que les Congolais de la République démocratique du Congo vivent un état de siège depuis années: les manifestations sont interdites, la presse non coupagiste muselée, les journalistes et activistes de droits l'homme assassinés...Tout d'un coup l'on souvienne que le 24 avril 1990, c'est le jour où Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu waza Banga, président du Zaïre et du MPR, Parti-Etat, malgré des larmes de crocodiles à N'sele, avait libéré les institutions et avait proclamé le multipartisme au pays en cette date là ? Le maréchal Mobutu, lui-même, avait mis 7 ans avant de comprendre que la démocratie était le contraire de vouloir s'incruster à tout prix, il fut chassé du pouvoir en 1997 et mourut en exil à Rabat au Maroc. Si l'Udps est légitime pour organiser un meeting populaire en cette date du 24 avril 2011, que dire Mouvement Social pour le Renouveau (MSR) ou du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) ? Deux partis politiques des joséphistes alimentaires et anti-démocratiques qui mènent les Congolais en bateau. Faut-il rappeler que Pierre Numbi Okongo est conseiller spécial en matière de sécurité à la présidence de Joseph Kabila. Le conseil spécial qui s'acharne contre le Congo-Brazzaville pour l'extradition du Général Munene qui n'a commis aucun crime sauf celui de se sauver de sa résidence avant que l'irréparable ne lui arrive alors que le même Pierre Numbi n'a jamais levé son petit doigt pour réclamer que Laurent Nkundabatwaré pour ses crimes contre l'humanité commis au Congo soit traduit à la Cour pénal international ! Que dire de Bosco Ntangana, un Général d'opérette dont sa cellule de Haye est toujours vide alors que le Procureur Louis Moreno le réclame à corps et à cri aux joséphistes au pouvoir à Kinshasa. Des militaires rwandais de Bosco Ntangana qui ne se gènent pas de parler kinyarwanda et anglais occupent les territoires du Nord-Kivu et Sud-Kivu: Goma. Bukavu, Uvira, Rutshuru, Butembo, Masisi, Kamituga, Kamanyola, Luvungi, Kiliba...C'est un silence complice, un omerta qu'entretient les autorités civiles et militaires sur l'occupation de l'Est.

Dimanche 24 avril 2011 à Kinshasa, le meeting d'Etienne Tshisekedi au Stade Tata Raphaël ou rien !

L'acolyte de Pierre Numbi au MSR, Modeste Mutinga n'est-il pas le prédateur de la liberté d'expression et presse qui avait muselé des journalistes, des médias et des opposants lors des élections Louis Michel de 2006 ? N'est-ce pas le même Modeste Mutinga qui contre espèces sonnantes et trébuchantes avait annulé un débat démocratique entre Joseph Kabila -Jean Pierre Bemba après le premier tour de la présidentielle ? N'est-ce pas enfin Modeste Mutinga, le Mammouth de la Haute Autorité des Médias (HAM), qui s'était octroyé Radio 7 et Télé 7 se faisant en Juge et partie alors qu'en tant que président de la HAM, une institution citoyenne il devrait demeurer neutre ? Quand au PPRD, ce parti des politicailleurs troubadours, fourbes, roublards, pillards, millionnaires du dimanche et affameur du peuple peut-il parler démocratie aux Congolais ? C’est pour célébrer cette date historique que l’Udps organise un meeting au stade Tata Raphaël pas ailleurs. Ce qui est tout à fait légitime. Vouloir empêcher l'Udps de tenir son meeting au Statde Tata Raphaël par des contorsions politiques politiciennes et administratives, ne va avantager des Joséphistes ennemis de notre peuple !

A Bruxelles samedi 23 avril 2011 "Kabila dégage II en marche"

Une manifestation monstre se prépare pour ce samedi 23 avril 2011 à Bruxelles, "Kabila dégage II" est en marche. Les résistants-patriotes-combattants de l'Espace Schengen se préparent pour que la dictature totalitaire qui sévit au Congo dit "démocratique" ne soit plus ignorée. Les Congolais de l'Etranger en ont marre de jouer aux assistants sociaux de leur famille au Congo alors que les Joséphistes qui sont arrivés au pouvoir sans un clou ni caillou se pavanent aujourd'hui en crésus et millionnaires du dimanche. Autocrates, ils ont confisqué tous les pouvoirs pour mieux vendre le Congo pour s'éterniser au pouvoir sans résultats. Les Congolais de l'Etranger en ont marre que le Congo de Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Moïse Tshombe soit devenu la risée du monde alors que rien que les ressources minières de la République démocratique du Congo équivalent à 24 mille milliards $, pourquoi donc cette pauvreté au Congo ? Pourquoi tant d'enfants dans les rues ? Pourquoi seuls les députés, sénateurs, ministres sont payés pas des fonctionnaires ? Pourquoi tant des viols de femmes et hommes à l'Est de la République sans que les Joséphistes au pouvoir prennent des mesures qui s’imposent ? Pourquoi les Seigneurs de la guerre sont-ils autant récompensés ? En cas d'élection au Congo, la diaspora congolaise va-t-elle pour la première fois votée ?

Paris, le 12 mars 2011 des Congolais avaient bravé la pluie pour un "Kabila dégagé! " réussi. Photo Réveil-FM, archives

"Kabila dégage !" est devenu le leitmotiv des résistant-patriotes-combattants dans l'Espace Schengen. Photo Réveil-FM, archives

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mercredi 20 avril 2011

Serge Welo à Paris pour la conférence de Martin Fayulu

Nous sommes submergés par des coup de fils venant du monde entier pour la conférence Martin Fayulu, porte parole de la Dynamique Tshisekedi président (DTP) et diaspora congolaise qui a lieu à Paris, ce mercredi 20 avril 2011 à 19h à l'hôtel Holiday Inn Métro : Porte de Pantin. Notre compatriote Sergo Welo nous a rendu visite, il y a moins d'une heure au centre d'accueil de la Presse Étrangère (CAPE) au Grand Palais, Cours la Reine – Perron Alexandre III, 75008 Paris.

Serge Welo restera dans l'imaginaire populaire le congolais qui avait traité Paul Kagamé de criminel à Montréal au Canada en 2007 et il avait acquitté lors de son procès dont nous publions le déroulement et la sentence publiés à l'époque. Serge Welo est à Paris pour la conférence de Martin Fayulu, il en parle sans complaisance.

Serge Welo au CAPE à Paris. Photo Réveil-FM

Serge Welo et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Serge Welo et Roger Bongos. Photo Réveil-FM


ENTRETIEN ECLAIR DE SERGE WELO AU CAPE PARIS LE... par afriqueredaction

Le jeudi 17 mai 2007

Victoire judiciaire de Serge Welo, le congolais qui avait traité Paul Kagame de "criminel" au Canada

Chers Compatriotes et Amis de la République Démocratique du Congo,

Débutée à 9h30 devant Madame la juge Sylvie Girard et les témoins de la partie accusatrice à savoir un policier de la GRC (Gendarmerie Royale du Canada) et un autre policier de la ville de Montréal, Maitre Sophie Cadieux, procureure de la couronne(partie accusatrice) lira devant la juge les accusations portées contre M. Serge Welo à savoir l'article 175(1) i du code criminel québécois.

Pour elle, M. Serge Welo est accusé de troubler la paix lors de la cérémonie organisée en l'honneur du président Rwandais Paul Kagame.

Relatant les faits, la procureure de la couronne expliqua à Madame la juge que M.Serge Welo perturba la soirée en l'honneur de l'actuel Président Paul Kagame en le traitant de criminel, de déclencheur principal du génocide rwandais de 1994. Elle poursuivra en disant que M. Serge Welo cria devant tout le monde que Paul Kagamé porte dans ses mains le sang de 5 millions de morts Congolais innocents. Prenant la parole à son tour, M. Yvon Joseph, l'avocat de M. Welo, canadien d'origine haïtienne aborda en ces mots : Madame la juge, comprenez bien que c'est une affaire à saveur politique. Monsieur Welo, étant membre d'une organisation défendant les droits humains et Congolais d'origine, n'a pas pu se contenir pendant que l'on décernait une médaille d'honneur à un personnage que d'aucuns qualifient de controversé, en l'occurrence l'actuel Président rwandais Paul Kagamé. Selon certains témoignages publics, le président Paul Kagamé serait l'architecte de la guerre qui a fait des millions de victimes en République Démocratique du Congo, pays d'origine de M.Welo.

Congolaises et Congolais, Amis de la RDC, la cerise sur le gâteau lors de la défense de M. Welo par son avocat fut lorsque ce dernier s'adressa à la juge en ces mots : Madame la juge, d'ailleurs, il y a un de vos collègues au nom de M. Jean-louis Bruguière, juge français et premier-vice président du tribunal de grande instance de Paris qui a délivré en date du 17 novembre 2006 à Paris des mandats d'arrêt internationaux contre M. Kagamé et neufs de ses collaborateurs rwandais pour sa participation présumée à l attentat du 06 avril 1994, qui serait l élément déclencheur du génocide rwandais de 1994. C'est ainsi que M. Yvon Joseph, avocat de M. Serge Welo termina son plaidoyer. Écoutant attentivement les interventions des deux parties, Madame la juge, tenant aussi compte du rapport de la police de Montréal qui expliqua comment M. Serge Welo était coopératif le jour de son arrestation, Madame la juge s'adressant à Monsieur Welo qui affichait une attitude sereine, apparemment sûr de lui, Madame la juge rendra son verdict à 10h 40 en ces mots :

"M. Welo, vous êtes acquitté."

Et c'est la joie qui s'est manifestée dans la salle d'audience de la part des Congolais et Amis du Congo présents dans la salle d'audience. Serge Welo tient à remercier tout d'abord la plate-forme AGIR ENSEMBLE POUR LA PAIX AU CONGO (AEP) regroupant les organisations Congolaises du Canada, organisatrice de la manifestation contre la présence du Président Paul Kagame au Canada en Avril de l’année passée(2006). Cette formidable organisation composée des élites de la Communauté Congolaise du Canada qui dans sa stratégie m'avait utilisé comme étant le fer de lance lors de cette manifestation et qui a su bien gérer ce dossier mérite des fleurs.

Pour ce qui est de la journée du procès ma gratitude va à l'endroit du Docteur Ambroise MANIKA, président de la FCE/Canada, de M. Robin PHILPOT, candidat député du Parti Québecois et de Maitre Alfred Mandaka de la Conam qui étaient à tout moment en concertation avec mon respectable avocat Yvon Joseph durant ce procès pour une meilleure issue du procès. Mes remerciements sincères à la famille du très combatif Talent Bin Hangi de l'Asadho dont l'épouse et les enfants étaient présents dans la salle d'audience. Sans oublier tous ceux de nos compatriotes qui étaient aussi présents tout au long de ce procès. Merci à ma mère Antoinette Etshumba Kitenge, mes frères ainés Jean-Jacques Wondo Paly (Belgique), à Jean-désiré Omanyundu Chabé (Ottawa) mais surtout à vous tous qui ont été avec moi de loin ou de près, les uns à travers leur assistance financière, les autres par leurs prières et conseils.

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mardi 19 avril 2011

Visite surprise de Martin Fayulu au CAPE

Il était presque 11h ce mardi 19 avril 2011 lorsque Martin Fayulu, le porte parole de la Dynamique Tshisekedi Président (DTP) est arrivé au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) pour rencontrer des journalistes, avant sans doute son baptême de feu avec les combattants-patriotes-résistants de France. C'est un homme ouvert, attentif et à l'écoute qui nous a rendu une visite surprise. Alors qu'une majorité des politicailleurs congolais se cachent lorsqu'ils sont de passage à Paris, Martin Fayulu se montre, dialogue en toute simplicité et assurance. Sa conférence aura lieu ce mercredi 20 avril 2011 à 19h00 à Holiday inn Paris la Villette, avenue Jean Jaurès, Métro: Porte de PANTIN, Tél: 0617949115 - 0621987729

Martin Fayulu. Photo Réveil-FM

Freddy Mulongo et Martin Fayulu au CAPE. Photo Réveil-FM

Roger Bongos et Martin Fayulu au CAPE. Photo Réveil-FM

Roger Bongos, Martin Fayulu et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM

Martin Fayulu à Paris. Photo Réveil-FM

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Madame Lilliane Bemba, femme déterminée à la manière de Winnie Mandela

De passage à Paris pour le conclave houleux organisé par l'Association « les Amis de Jean-Pierre Bemba et Alliés» (AJPBA) où les conclavistes ont cristallisé leurs attaques sur le MLC et son fameux secrétaire Général François Mwamba, Liliane Bemba, l'épouse de l'homme politique congolais incarcéré à La Haye, a répondu aux questions des journalistes de Réveil-FM International et Afrique Rédaction TV membres de l'Action des Journalistes Reporters, Internautes de l'Espace Schengen (AJES). A la manière d'une First lady sur les Champs-Elysées à Paris mais sans tontons macoutes, ni barbouzes, Lilliane Bemba a été bienveillante avec des journalistes. Il y a pas eu agression ni casse des caméras comme lors de la visite d'Olive Lembe Disita Kabila le dimanche 13 février 2011 à la Gare du Nord.

Madame Lilliane Bemba, une vraie First Lady. Photo Réveil-FM

Madame Lilliane Bemba et Freddy Mulongo sur les Champs Elysées à Paris. Photo Réveil-FM Lady.

Madame Lilliane Bemba et Roger Bongos. Photo Réveil-FM.

Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba est un parti moribond, aphone, inactif où des chiffonniers sans visions politiques pour le Congo se battent pour des positionnements anodins alors que le Congo se meurt. "François Mwamba et son équipe roulent pour Joseph Kabila. Heureusement l'aile Adam Bombolé essaye de limiter la casse mais pour combien de temps ? Comment comprendre que les caisses du MLC soient vides alors que le parti de Jean Pierre Bemba a plus de 176 parlementaires dont chacun touche plus de 6500 $ par mois. François Mwamba a manigancé pour que la motion Busa de l'interpellation d'Adolphe Muzito, le crésus Premier-ministre de Joseph Kabila ne puisse pas tomber. Depuis deux ans et demi que Jean Pierre Bemba est la CPI, François Mwamba, le fameux Secrétaire Général du MLC ne l'a vu qu'une seule fois et pourtant il passe souvent ses week-end à Chantilly dans la banlieue-Nord parisienne où il a une résidence. Pour preuve, lors de l'ouverture du procès Jean-Pierre Bemba à La Haye et pourtant il se pavanait à Paris. Joséphiste déguisé en opposant, François Mwamba, le fameux Secrétaire Général travaille pour Joseph Kabila, il roule pour lui comme le pestiféré Olivier Kamitatu alors président de l'Assemblée nationale de la transition pour le compte du MLC roulait pour Joseph avant que cela ne soit connu au grand jour. Le judas Iscariot de la politique congolaise était exclu du Olivier Kamitatu est exclu du parlement par la cour suprême de justice, un certain 27 février 2006. Les jeunes loups d'AJBA ont cloué au pilori, François Mwamba. Cela s'est passé le dimanche 17 avril 2011 à Genevilliers et le lundi 18 avril, nous apprenions que François Mwamba était débarqué du MLC par un comité des fondateurs présidé par Thomas Luhaka, qui à l'époque avait remplacé Olivier kamitatu à la présidence de l'Assemblée nationale de transition après la découverte de sa traitrise.


LILIANE BEMBA A PARIS AU NOM DE L'AMOUR POUR SON... par afriqueredaction

Roger Bongos, Madame Lilliane Bemba et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM.

Allocution de Madame Lilliane Bemba devant les membres de l'Association "Les Amis de Bemba" à Genevilliers dans le 92.

Mesdames et Messiers,

Au moment où votre association "Les Amis de Jean-Pierre Bemba et Alliés (AJBA) célèbre son premier conclave permettez- moi de m'acquitter d'un agréable devoir, celui de vous remercier parce que vous existez. Ces remerciements, je vous l'adresse en mon nom propre et en celui de ma famille et bien sûr au nom de mon mari.

L'utilité de notre association va au-delà de la nécessité que revêt votre lutte pour la libération de mon mari injustement détenu à la Haye. En effet, l'implication permanente de vos membres est un soutien moral inestimable et nous renseigne sur les espoirs que le peuple congolais fonde en la lutte qu'avec le Sénateur Jean Pierre Bemba vous menez.

Pour ma part, je vous exhorte à continuer votre implantation et à faire en sorte que dans tous les pays où nous compatriotes vivent, le message de changement porté par le sénateur Bemba soit compris et accepté, afin que demain, notre lutte soit couronnée par une victoire.

Soyez les défendeurs infatigables de notre cause commune et enrouragez ceux parmi nous qui semblent gagnés par le découragement, dites leur que la victoire est de notre côté. En effet, avec l'ouverture depuis maintenant cinq mois du procès injuste qui est imposé à notre leader le sénateur Jean-Pierre Bemba, tous les espoirs sont permis. Les témoignages tantôt contradictoires, tantôt peu crédibles des témoins présentées par le procureur Moreno nous laissent penser qu'une seule issue est possible: l'acquittement de Jean-Pierre Bemba.

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Vade mecum pour les peuples qui veulent se débarrasser de leurs dictateurs !

Pour se débarrasser de son dictateur, une très belle réflexion de nos confrères Kidi Bebey et Alex Ndiaye que nous mettons à votre disposition.

Ben Ali dégage !

Joseph kabila dégage !

la première règle est de ne compter que sur soi-même. Surtout, il ne faut pas croire que les Occidentaux voleront à votre secours. Faites d’abord le boulot, c’est alors seulement qu’ils se souviendront de l’universalité des fameux «principes démocratiques».

En second lieu, il n’est pas nécessaire d’avoir un homme providentiel, bien souvent il vous décevra et s’accaparera le pouvoir à la première occasion. Lui préférer une révolution sans leader, sans autre visage que celui du peuple. Cela a pour mérite de rallier les militaires et d’attirer la curiosité de l’opinion internationale.

Troisième point, il faut savoir choisir soigneusement ses manifestants. Veillez à tenir à l’écart les religieux extrémistes, les politiciens opportunistes, les ralliés de la dernière heure et les anarchistes destructeurs. En revanche, une jeunesse qui ne craint pas les balles et les gaz lacrymogènes —périmés ou non—, est un atout indispensable. La composante féminine est encore plus utile. Elle ajoutera du crédit à votre projet, vous ralliera une part non négligeable de la population (les femmes sont majoritaires dans TOUS les pays sauf l’Inde), abaissera le niveau de violence potentielle, et à l’occasion, une manifestation de femmes aux sein nus vous procurera quelques photos inoubliables.

Quatrièmement, cultivez vos amitiés sur Facebook. Ce ne sont pas plusieurs centaines, ni plusieurs milliers, mais des millions d’amis que vous devez avoir. Deux millions de Tunisiens ont leur page Facebook… C’est la condition du succès: l’effet feu de brousse qui se transforme en un gigantesque incendie. Internet est votre meilleur ami et votre plus sûr allié. Le dictateur, même bien informé, ne sait pas encore comment contrer le Web.

Dès lors, vous devez veiller à documenter votre révolution en vous équipant de smartphones capables de filmer les manifestations ou la répression policière. Les Chinois fabriquent de faux iPhone à bas prix, on peut s’en procurer pour une somme raisonnable. Et puis, pour une fois au moins dans votre vie, vos films amateurs intéresseront un public plus large que votre cercle familial. Le quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol est à portée de main…

Cinquièmement, trouvez un nom qui sonne bien pour votre révolution. Les fleurs (œillets, tulipe, jasmin) ça commence à lasser. Les couleurs (rouge ou orange) ça n’est guère glamour. Au rayon des tissus, hormis le velours, on ne voit pas trop quoi choisir… Tweed, popeline, wax ou bazin… vous pouvez essayer mais le succès n’est pas garanti.

Dans le même ordre d’idée, un bon slogan vaut mieux qu’un long discours. «Ben Ali dégage!», simple et direct —bien qu’un peu sommaire— s’est révélé d’une efficacité redoutable. On peut certes le reproduire de pays en pays, mais vous devez faire preuve d’originalité; c’est à ce prix que votre révolution sortira du lot et sera médiatisée de par le monde.

Sixièmement, sachez retourner les policiers et les soldats. Après tout ce sont des hommes comme vous, des citoyens et des pères de famille. Beaucoup ont les mêmes problèmes quotidiens que vous. Ils habitent parfois la rue d’à côté. Profitez-en donc pour aller sonner à leur porte la nuit venue, et les convaincre —en insistant si nécessaire— de rejoindre les rangs de la révolte. Si certains sont réticents, essayez avec leurs enfants. Les fils de policiers ont sans doute des comptes familiaux à régler avec papa. Ils seront les premiers sur les barricades, à jeter des pierres.

Le septième point est le plus important en ce début de 21e siècle. Votre révolution doit être exemplaire afin de pouvoir s’exporter. Pas de pillage à grande échelle: on n’est pas en Grèce. Pas d’usage de déjections humaines ou animales: on n’est pas en Grande-Bretagne dans une manifestation d’étudiants en colère. Pas de lynchage systématique: on n’est pas au Pakistan.

En revanche, ayez quelques blogueurs lookés «sympa», à la Steve Jobs, patron cool, qui sauront s’adresser aux journalistes et poser devant les caméras. Autre façon de séduire, nommer rapidement un blogueur à un poste ministériel, d’où il tweetera pendant les Conseils des ministres. Accueillir à bras ouverts la presse étrangère, et se mettre dans la poche un grand réseau de télévision, de type Al-Jazeera ou CNN.

Huitième point, mettez la main sur le carnet d’adresses privé de votre dictateur. Il a probablement tout un réseau d’amis puissants venus d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique: présidents, ministres, hommes d’affaires, intellectuels et artistes de renom. Il s’en trouvera bien quelques-uns qui auront passé des vacances dans vos hôtels de luxe, au frais du contribuable.

Plus ces personnalités seront puissantes dans leur pays et plus vos révélations provoqueront de scandale. L’objectif étant de faire culpabiliser les grandes puissances et de les amener à vous soutenir pour ne pas paraître complices. Au passage, vous aurez sans doute la satisfaction de voir quelques ministres étrangers démissionner piteusement en s’excusant d’avoir dégusté des bricks au thon dans l’avion privé d’un homme d’affaires proche du régime.

Neuvième point, c’est le moment de penser à culpabiliser la finance mondiale. Votre dictateur est d’abord un voleur et les banquiers du Nord sont ses complices. L’argent est quelque part dans des coffres étrangers, c’est le moment de le crier haut et fort et de réclamer son retour au pays. Vous aurez, de surcroît, l’immense plaisir de voir des banquiers cossus ou des dirigeants complices faire acte de contrition en public. Avec un peu de chance, il se trouvera un Suisse pour demander pardon. Soyez magnanime, n’exigez pas forcément la tête de votre dictateur, mais simplement son portefeuille, qui, après tout, est un peu le vôtre.

Dixième point. Si Dieu s’est reposé au septième jour, il n’est pas question pour vous de faire de même. Une fois le dictateur en fuite, la partie n’est pas pour autant terminée. Il vous reste encore beaucoup de travail pour gérer la transition et installer un nouveau pouvoir.

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lundi 18 avril 2011

Martin Fayulu à Paris pour convaincre les Congolais de l"Etranger

Martin Fayulu est le président de la Dynamique Tshisekedi Président (DTP). Il est à Paris pour convaincre les Congolais de l'Etranger sur la candidature de Tshisekedi. Avant sa venue à Paris, il a reçu un coup de maître à Kinshasa en ralliant Mme Thérèse Pakasa, une vraie combattante de Palu, celle qui s'était battue contre le pouvoir de Mobutu pour défendre Antoine Gizenga à l'époque en exil au Congo-Brazzaville. Depuis l'Alliance contre nature PPRD-Palu, Antoine Gizenga et sa clique à la mangeoire ont diabolisé la pauvre dame, qui a pris ses distances avec le Palu qui n'a de Lumumbisme que le nom. Arrivera-t-il à convaincre les Congolais de l'Etranger ? Surtout que l'option des élections présidentielles au Congo-démocratique pour légitimer le pouvoir de Joseph Kabila est aux antipodes de la résistance congolaise. Les Résistants-Patriotes-Combattants seront-ils convaincus Martin Fayulu, l'homme a plusieurs flèches à son arc. Martin Fayulu

Né le 21 novembre 1956 à Kinshasa, Martin Madidi Fayulu Kaleba est un homme d'affaires congolais; il est également député provincial de la ville de Kinshasa. Il a été aussi élu député National mais a cédé son poste du fait de l'incompatibilité des mandats. Ce grand financier a fréquenté l'université Paris XII où il a obtenu une maitrise en économie générale, l'Institut supérieur de gestion de Paris ainsi que l'European University of San Francisco en Californie. Il a effectué une carrière longue de près de 20 années au sein du premier groupe pétrolier mondial, le géant américain Exxon Mobil, au sein duquel il a occupé plusieurs postes clés, qui l'ont notamment conduit aux États-Unis, au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Mali, en France, au Kenya et en Éthiopie. Ce grand gestionnaire est aujourd'hui à la tête de plusieurs entreprises privées en République démocratique du Congo et outre sa fonction de député il est également président de la commission économique et financière de la ville de Kinshasa, président de l'institut pour la liberté et la démocratie et membre du RAD (Réseau des Acteurs du Développement).

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samedi 16 avril 2011

Roger N'zembele, un Congolais père de deux enfants est menacé d'expulsion à Venissieux-Lyon !

Le Collectif Roger N'zembele a besoin de notre solidarité et soutien. Contact: Nathalie: (0033) 680792743 ou Pascale: (0033) 685651972.

Le jeudi matin, plus de 70 personnes sont venues soutenir Roger N’Zembele, devant le tribunal de grande instance de Lyon : enseignants du groupe scolaire Léo-Lagrange en grève, parents d’élèves, membres du comité RESF… Le juge des libertés statuait sur la prolongation de la rétention au CRA (centre de rétention administratif) de ce Vénissian sans-papiers, originaire de la République démocratique du Congo, arrêté depuis plus de quinze jours c'est-à-dire le 23 mars à son domicile. Le jeudi 14 avril 2011 au soir, un nouveau rassemblement avait lieu devant l’école, que les parents envisagent d’occuper.

Roger N'zembele doit rester en France avec sa famille. Photo Réveil-FM

Très connu à l'école de ses enfants, Roger N'zembele est soutenu par un collectif RESF. Photo Réveil-FM

Dès 9h15, banderoles et mégaphone en main, le comité de soutien se fait entendre et exige la libération de M. N’Zembele. À 10 heures, la salle d’audience ouvre. Elle est bien trop petite pour accueillir tout le monde. Roger, entouré de deux policiers, accède à la salle. Ses trois enfants se jettent dans ses bras. Fendi, 2 ans, ne le lâchera pas tandis que Brian et Doudou, 6 et 4 ans, s’agrippent à ses jambes.

Maître Julie Matricon, avocate de Roger N’Zembele, s’adresse au président: “ Il vit en France depuis dix ans. Imaginez le traumatisme de ses enfants s’il était expulsé !” Mais le représentant du préfet rappelle que le tribunal administratif a déjà confirmé l’OQTF (obligation de quitter le territoire français), la semaine dernière. L’audience est levée. Quelques minutes plus tard, la décision tombe : la rétention au CRA est prolongée de 15 jours maximum. “Je ne peux pas revenir sur la décision préfectorale et remettre en cause la décision du tribunal administratif”, assure le président. Une délégation du comité de soutien a été reçue par une représentante du préfet. Quinze jours, c’est le temps nécessaire pour que M. N’Zembele reçoive son laisser-passer consulaire. Tant qu’il ne l’a pas, il ne peut être expulsé car il n’a ni passeport ni papiers d’identité. La veille de cette audience au TGI, Roger avait donc été extrait du CRA par des policiers et emmené à Paris, à l’ambassade de la République démocratique du Congo pour y demander ce document.

L’espoir est donc très faible de voir libérer le Vénissian. À moins que le préfet ne lui accorde une régularisation à titre humanitaire. C’est pourquoi, dès la sortie du tribunal, le comité de soutien demandait audience à la préfecture, rejointe en manifestant. Tandis que quatre personnes étaient reçues par une représentante du préfet, enfants et adultes reprenaient en chœur des slogans : “Libérez Roger”, “Roger doit rester”, “Roger n’a pas volé, Roger n’a pas tué”… Face aux policiers, les mamans insistaient : “Nous ne sommes pas venues pour mettre le désordre, nous n’avons pas de caillou, nous n’avons pas d’arme. Nous voulons que ce papa soit libéré.”

Doudou, un peu perdu dans toute cette mobilisation, ne levait pas la tête. “Je veux voir mon papa. Il ne m’emmène plus à l’école. Je ne veux pas qu’il parte.”

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Afrique riche esclave : du vol colonial au vol néocolonial

Pour répondre aux nombreux compatriotes qui témoignent leur sympathie dans notre lutte avec la volonté de vouloir comprendre l'histoire de l'Afrique, pour leur permettre d'acquérir la connaissance réelle sur cette histoire qu'on continue à cacher aux Africains. Je viens de revoir ma décision d'arrêter temporairement d'écrire dans Réveil-FM International. Pour cela, comme la grande majorité des sympathisants de notre lutte, qui me supplient de ne pas arrêter temporairement d'écrire sont des compatriotes africains, dont je n'y pensais pas qu'ils sont plus nombreux que des Congolais, car selon eux c'est un signe résignation à l'enchantement des néocolonialistes.

Kinshasa 30 juin 1960, le Congo belge, c’est fini. le jeune roi Baudouin vient de glorifier comme le chefs-d’œuvre de son grand-oncle. Lumumba, lui, le condamne comme “l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force” , avant de poursuivre : “Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. […] Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même, […] Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ?” Lumumba fait un malheur parmi les siens. Son discours est interrompu à huit reprises par des salves d’applaudissements congolais. La délégation belge, elle, est sous le choc. Photo Réveil-FM, archive.

En tout cas, pour cette remarque très pertinente, je crois qu'ils ont parfaitement raison et je ne peux pas décevoir l'attente des Africains en général et de peu des Congolais en particulier. Donc de temps en temps tous ceux qui sont déterminés à connaître l'histoire profonde de l'Afrique pour changer le fusil de l'autre épaule, pour bien se battre pacifiquement contre l'ennemi commun du peuple africain , continueront à nous lire dans Réveil-FM International. En ce qui me concerne personnellement, je reprends avec cet article : Afrique riche esclave.

Voilà chers compatriotes africains la réponse à vos sympathiques regrets à ma décision et je vous rassure que cette réponse vient au plus profond de mon cœur africain, car je ne me détacherai jamais de l'âme africaine.

Pendant la colonisation, les colonialistes prenaient ouvertement toutes les richesses d’Afrique sans l’accord des Africains. Prendre les biens d’autrui sans son accord signifie lui voler ses biens. Pour bien voler les richesses de l’Afrique colonisée, les colonialistes disposaient deux moyens :

1. La Bible pour les bons principes moraux ;

2. Les fusils et les canons pour établir la peur aux Africains de ne pas s’opposer aux voleurs.

Les indépendances d’Afrique s’étaient converties automatiquement au néocolonialisme, qui est un système de vol le plus odieux que le vol colonial car il s’accomplit avec des accords secrets entre les colonialistes et les gouvernants d’Afrique libre, choisis par les mêmes colonialistes et stipulant :

Pour rester au pouvoir dans l’Afrique néocoloniale, toutes les matières premières qui servent à l’Occident reviennent aux occidentaux. Tout gouvernant africain qui désobéira à ce nouveau système de vol quittera le pouvoir par un coup d’Etat ou assassinat.

Entre temps les gouvernants de cette Afrique néocoloniale doivent accorder à leur population respective la liberté de répandre les bonnes paroles de la Bible en Afrique plus qu’à l’époque coloniale, car c’est cette foi en Dieu qui leur portera le bonheur et ce bonheur arrive lentement sans soutien des êtres humains et aussi ne pas avoir de doute en Dieu, puisqu’il ne donne pas à ceux qui doutent en lui.

Voilà qu’au moment où les places des voleurs des biens des Occidentaux entre eux se trouvent dans des prisons de haute sécurité en Occident, les néocolonialistes (blancs et noirs) renforcent les vols à main armée avec des armes lourdes (avions, hélicoptères, sous-marins, chars de combat, missiles, etc…en Afrique contre les Africains qui s’opposent aux vols de leurs richesses.

Africains n’ignorons pas le message de Simon Kimbangu du 10 septembre 1921 devant la foule des Noirs au Congo occupé par des colonialistes. Ce jour-là, Kimbangu avait dit : De toutes les races de la terre, aucune n’a été autant maltraitée et humiliée que la race noire. Continuer à lire la bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faudra qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire.

Les Noirs ne lisent pas, ils resteront toujours nos esclaves : cette annonce d’un Américain (Dee Lee) d’origine occidentale, lue dans une radio de New York en 2008, dessine la réalité occidentale en Afrique tant que les Africains n’ont pas compris le message de Simon Kimbangu en septembre 1921.

C’est pourquoi, les néocolonialistes poursuivent leur cambriolage en Afrique, malgré les Africains les ont saisis depuis longtemps avec des objets qu’ils nous volent. Comme les Africains ne lisent pas, et comme beaucoup parmi ceux qui lisent ne comprennent pas ce qu’ils lisent : salut les dégâts des bonnes paroles de la bible et de la peur des armes pour ne pas mourir. Voilà comment nous sommes toujours dans cet esclavage à cause de notre ignorance au message libérateur de Kimbangu et l’éclaircissement excitant de Dee Lee, pour que nous devenions des lecteurs qui comprennent ces qu’ils lisent.

Ainsi, nous parviendrons à écrire notre propre livre sacré promis par Simon Kimbangu, car celui des Occidentaux ne fait que nous maintenir dans l’esclavage qui devient de plus en plus moderne en Afrique et en Occident.

Nous voyons des universitaires africains qui arrivent en Occident à l’âge adulte, avec expérience de cadres administratifs et privés en Afrique et la très grande majorité de ceux qui sont les diplômés des universités occidentales, devenir aide à domicile (boys), balayeur, gardien et que sais-je des autres métiers n’encadrant pas leur valeur acquise, dont l’Afrique a énormément besoin pour son développement, dire que le Bon Dieu leur a aidé de trouver le travail de bonheur auprès de ceux qui nous voient leurs éternels esclaves parce que nous ne lisons pas ou nous lisons sans comprendre ces que nous lisons.

C’est ça la régression des Africains. Comment est-il possible que Dieu nous aide à régresser après nous avoir mis en contact avec l’intelligence qu’il a donnée aux Européens ? Non ! Ce n’est pas lui ni les Occidentaux. C’est notre faute, parce que nous ne comprenons pas notre histoire avec l’Occident depuis la découverte de l’Amérique où nous étions déportés sans état d’âme, car nous étions considérés comme des animaux dès notre contact avec des Occidentaux.

Ajournons d’être des accusateurs sans jugement, défendons l’Afrique avec patriotisme et volonté face aux néocolonialistes, car nos qualifications obtenues ensemble avec les Occidentaux en Occident et en Afrique et ailleurs, ont les valeurs intellectuelles.

Comment ne comprenions-nous pas que la démocratie occidentale n’est pas porte bonheur intégral en Occident ? Sinon ils ne délocaliseront pas leurs entreprises ailleurs, provoquant des désastres dans leur masse ouvrière et les chômages, alors qu’ils ont dépassé le stade du tribalisme et du régionalisme.

Cette démocratie occidentale qu’on impose en Afrique divisée et tribalisée par les néocolonialistes ces 50 dernières années après avoir décimés tous les vrais nationalistes africains en dépossédant l’Afrique de l’héritage anticolonial n’a qu’une raison, organiser les désordres, dont les profits reviennent aux seuls néocolonialistes blancs et leurs affiliés noirs créés par eux.

Quel pays africain depuis que les démocrates occidentaux donnent des leçons de la démocratie, qu’ils n’ont pas donné pendant la colonisation, peut prétendre le bonheur obtenu de leurs gouvernants néocolonialistes par rapport aux profits égoïstes qu’ils ramènent à leurs maîtres occidentaux, des avoirs qui pouvaient profiter aux Africains, si nous étions capables d’adopter notre civilisation dans la modernité actuelle, que nous n’avons aucune intention de nous détacher, car nos Chefs coutumiers et Rois, étaient des hommes très valables dont les successions aux pouvoirs se passaient sereinement en connaissant bien avant la mort, la seule façon de quitter le trône, les meilleurs successeurs, donc les plus méritants.

Voilà pourquoi nos leaders ou héros qui nous avaient délivrés du colonialisme, se sont battus avec volonté de créer les Etats-Unis d’Afrique dans nos traditions et vouloir donner à l’homme africain l’état d’esprit unitaire sans tribalisme ni régionalisme dans la nouvelle société africaine moderne. Certes, la tâche n’était pas facile, mais pas impossible dans ce qui était leur détermination commune.

Mais les professeurs néocolonialistes de la démocratie ont combattu ce projet de l’émancipation africaine pour faire échouer ce qui allait être le vrai socialisme africain, qui nous habite depuis la création de la terre et de l’univers.

A titre d’exemple : le grand frère meurt, le petit frère récupère son épouse et tous les enfants pour continuer le mariage sans aucune autre formalité ; de même la grande sœur meurt, la petite sœur devient l’épouse de son beau-frère d’hier avec tous les enfants laissés par sa grande sœur.

En nous transformant à des esclaves modernes qui ne comprennent pas ces qu’ils voient, les Occidentaux sont parvenus aussi de nous faire des aveugles aux yeux brillants, parce que nous ne voyons pas que l’Union européenne, l’identité que tous les Européens veulent vêtir, est née des idées des héros africains des indépendances et assassinés impunément par des néocolonialistes.

Cependant, cet aveuglement est temporaire, les africains finiront par comprendre ces qu’ils voient, ces qu’ils subissent et ces qu’ils lisent en découvrant pourquoi leurs vrais leaders ont été anéantis par des néocolonialistes, et la vérité est étouffée par les médias, qu’ils étaient des voyous indescriptibles.

Que les Africains sachent : les pouvoirs Occidentaux volent nos matières premières pour fabriquer leurs avions de guerre, de sous-marins et bombes nucléaires, toutes sortes des missiles, chars de combat et autres moyens violents pour occuper l’Afrique qu’ils créent avec leur nouvelle formule de la répression morale au nom des élections démocratiques contrôlées et financées par eux, dont les élus sont choisis par eux bien avant les élections, et non par les peuples africains, ce n’est pas pour rien que ses élections sont validées par leurs observateurs acquis au néocolonialisme. Voilà une autre preuve de notre ignorance.

Notre arme c’est garder la morale très haute. Ne pas négliger la faculté de comprendre ces que nous voyons, ces que nous subissons et ces que nous lisons. Devenons des hommes qui comprennent comment notre malheur est entretenu continuellement, car tout est en face de nous.

Ainsi, je demande aux compatriotes africains, ceux qui ont compris notre histoire et qui lisent en comprenant ce qu’ils lisent, de ne pas avoir peur d’écrire leurs connaissances, car si les moyens criminels des néocolonialistes parviendront à nous massacrer à grande échelle, ils ne parviendront pas de tuer tous les Africains pour s’emparer éternellement de l’Afrique.

La grande majorité des proches futures générations africaines sauront lire et comprendre ces qu’ils lisent, ces qu’ils subissent et ces qu’ils voient. Quand plus de 50 % des Africains comprendront ces qu’ils lisent, ces qu’ils subissent et ces qu’ils voient, le néocolonialisme commencera sa chute libre en Afrique et sera vaincu quand ce chiffre atteindra au moins 70 %. Quant aux compatriotes déjà investis de cette volonté de tout comprendre, nous continuerons à écrire. Les hommes passent, les écrits restent.

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vendredi 15 avril 2011

Election 2011: La Ouattarisation de Joseph Kabila pour ième fois pose problème aux Congolais !

A Paris, les Congolais se radicalisent de plus en plus sur les élections qui se préparent au Congo-démocratique. "Arrêter vos salades" clament certains, "Arrêter d'emm...les Congolais" disent ouvertement d'autres. A Kinshasa, Joseph Kabila et ses Joséphistes mangrecrates-ventripotents croient dur comme fer que depuis l'Organisation International de la Francophonie (OIF) depuis les assises de Montreux en Suisse, a donné son quitus pour l'organisation de la Francophonie en 2012 à Kinshasa, c'est nécessairement eux, pas d'autres qui doivent conduire la destinée du Congo. Ils ont verrouillé les institutions. Avec un parlement godillot corrompu, les députés et sénateurs contre espèces sonnantes et trébuchantes, révélation confirmée par le câble de Wikileaks, ont tripatouillé la Constitution de Liège pour faire de Joseph Kabila, roi du Congo. Désormais Joseph Kabila nomme tout le monde y compris les bourgmestres et chefs de quartiers. Désormais, il sera élu au premier tour, et à un tour même par 20 % de 60 millions des Congolais, il sera président de la République. Déjà en 2006, Joseph Kabila était présenté par Louis Michel "Big Loulou" et ses réseaux mafieux comme "L'homme des Occidentaux", "Le candidat choisi par la communauté internationale", "Le bon choix pour le Congo", "Le Momemi maki...". Tout était fait pour arriver aux objectifs fixés durant la Transition au Congo entre juillet 2003 et février 2007.

Kinshasa en 2006, un électeur mécontentent. Réveil-FM, archives.

Les deux candidats restés en lice au second tour privé du débat démocratique par Modeste Mutinga contre espèces sonnantes et trébuchantes. Photo Réveil-FM.

Les seigneurs de guerre de 1+4, un président et quatre vice-présidents, étaient payés 100.000 $ chacun par mois et durant trois ans. Comble d'ironie, c'est cette même somme-100.000$ que Joseph Kabila voudrait imposer comme caution non remboursable aux Congolais qui veulent postuler à la magistrature suprême. Heureusement le joséphiste Tunda, député magrecrate a été désavoué par son propre camp à cause de sa proposition alambiquée.

En 2006, on a corrompu les députés de la transition avec des Jeeps X-trail et de salaires mirobolants pour rédiger des lois aux objectifs fixés. Sur les 5 institutions citoyennes d' appui à la démocratie, 3 n'ont jamais fonctionnées : la Commission vérité et réconciliation (CVR) a été prévue par la résolution n°DCI-CPR-04 de l’accord global et inclusif comme l’une des institutions d’appui à la démocratie pendant la transition. La constitution de transition – en particulier les articles 154 à 160 – lui avait confié la tâche de rétablir la vérité sur les conflits congolais et de promouvoir la paix, la justice, la réparation, le pardon et la réconciliation en vue de reconstituer l’unité nationale mise à mal par les années de guerre; La Commission d'Ethique et de lutte contre la corruption; l’Observatoire National des Droits de l’Homme. Les deux autres: la Commission Electorale Indépendante (CEI) et La Haute Autorité des Médias (HAM) ont été instrumentalisées et caporalisées. L'abbé Malu Malu pour la CEI a vendu son âme au diable. Quant au pitbull Modeste Mutinga à la HAM qui guerroyait et museler les journalistes, les médias et les opposants. Le pittbull a fini en Mammouth, contre espèces sonnantes et trébuchantes Modeste Mutinga corrompu jusqu'à la moelle épinière par Joseph Kabila. Le Mammouth fossoyeur de la République a annulé le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition tant attendu entre Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba par les 60 millions de Congolais. Depuis sa corruption avérée, le Mammouth de la HAM a été coopté comme "Rapporteur au Sénat" pour le compte de Joseph Kabila. Modeste Mutinga a quitté sa commune populeuse de Makala pour une villa à Binza.Depuis lors il siège au Sénat comme Rapporteur pour le parti de Joseph Kabila et a quitté sa commune populeuse de Makala pour Binza.

Sommes-nous prêts à aller aux élections avec les mêmes ingrédients qui ont conduit Joseph Kabila et des Joséphistes à l'échec ? Pourquoi devons-nous encore une fois aller aux élections (présidentielle et législatives) alors que les élections locales n'ont jamais eu lieu ? Pourquoi se mobiliser pour l'élection d'un individu dont on connait déjà les capacités et limites-cela fait 10 ans que Joseph Kabila dirige le Congo avec son mentor Paul Kagamé, alors que ce sont les élections locales, à la base qui cimentent la vraie démocratie ! Elections sans recensement de la population congolaise comme l'avait préconisé le faiseur de roi Louis Michel ? Elections sans carté d'identité ? La carte d’identité nationale est un outil important reconnu universellement et qui donne accès à tous les services y compris les élections ; malheureusement en République démocratique du Congo, ce document demeure jusqu’à ce jour inexistant. 5 ans après la prise de pouvoir par des Joséphistes-Piranhas et Dinosaures Mobutistes ainsi que leurs alliés pillards et prédateurs, la carte d'identité congolaise est reléguée aux oubliettes. Aujourd’hui, les jeunes congolais, nés depuis les années 80, ne possèdent pas de carte d’identité, mais ils en ont peut-être entendu parler. Certains l’ont vue auprès d’un parent méticuleux qui l’a gardée soigneusement presque comme un objet de collection. Pour la génération présente, elle appartient à une histoire révolue. A la place, elle possède « une attestation de perte des pièces d’identité ». Que le premier fonctionnaire venu de n’importe quelle municipalité -ou pas- peut délivrer sans aucune formalité. Même sous les arbres la seule formalité exigée ? L’argent.

Qui va financer ces élections ? Qui sont derrière ce financement ? Sont-ils des Etats ou des individus ? Sont-ils des philanthropes ? Qu'attendent-ils en retour ? La Ouattarasition de Joseph Kabila réside dans la réponse à donner à cette question. Pourquoi le Congo qui est un pays avec des ressources-qui sont évaluées à 24 mille milliards-doit-il dépendre de l'extérieur pour ses élections ? Même placé par Louis Michel et ses réseaux mafieux, Joseph Kabila devrait savoir que son mandat était pour 5 ans et pas plus. Au lieu de jouer au Nintendo ou de faire de rallye au volant de ses jeeps sur des routes cahoteuses du Congo, Les Joséphistes devraient se fixer des objectifs clairs. Le Congo est piloté à vue chose plus grave à l'heure de l'évolution numérique.

Trois mois avant l'imposition du Pasteur Ngoy Mulunda, "l'homme qui murmure à l'oreille de Joseph kabila", à la tête de la CENI en remplacement au tripatouilleur Malu Malu, Réveil-FM révélé cette information, a-t-elle était suivie ? C'est tête baissée que certains membres de l'opposition ont foncé, se bagarrant entre eux pour avoir de postes au sein de CENI. La mangeoire est toujours succulente lorsqu'on y est et on ferme la porte derrière soi.

En quoi la CENI serait plus performante que la CEI ? Rien. La CENI comme ladéfunte CEI travaille pour Joseph Kabila,pas pour le Congo et les Congolais.

Selon le communiqué de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) rendu public, le vendredi 24 mars 2011, trois semaines après son lancement officiel, 481.086 électeurs ont été enregistrés au Kasaï Occidental et 570.134 dans le Katanga soit respectivement 20% et 13% des électeurs attendus. La formation des membres des centres d’Inscription (MCI) a débuté le lundi 28 mars dans la ville de Kinshasa. Au total 2.833 agents sont concernés par cette formation qui est prévue pour une semaine. Conformément à ce calendrier, cette opération dans les provinces de Bandundu, de l’Equateur, du Kasaï Oriental, du Nord Kivu, du Sud Kivu et de la Province Orientale se déroulera du 02 avril au 1er juillet 2011.

Sans être devin, on s'aperçoit immédiatement du retard dans les opérations électorales. Sans recensement le tripatouilleur Malu Malu avait fait des exploits. Nous avons retrouvé les résultats que la CEI publiée (le 9 août) pour les élections présidentielles Louis Michel de 2006 (1 er tour), résultats partiels de Moba au pour la ville de Moba au Katanga.

Votants:

Nuls 7 978 Suffrages exprimés 76 253

47,49 %

Electeurs attendus 181 228 Taux de participation 1 835 Nordre NOM Voix Nombre de BV fonctionnels Katanga CLCR..... Moba

337 Nombre de BV compilés 337

86 066 PROVINCE KATANGA

01 BANYNGELA KASONGA 871

02 BEMBA GOMBO Jean Pierre 667

03 BONIOMA KALOKOLA ALOU 534

04 DIOMI NDONGALA Eugène 353

05 GIZENGA Antoine 1 442

06 KABATU SUILA Bernard Emmanuel 403

07 KABILA KABANGE Joseph 20 680

08 KAMANDAWA KAMANGA Gérard 742

09 KASHALA LUKUMUENDA Oscar 929

10 LIKULIA BOLONGO Norbert 202

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Génocide congolais: L'Eurodéputée Eva Joly rencontre des patriotes congolais à Paris

Dans un joli restaurant huppé à Paris, l'Eurodéputée Eva Joly, ancienne juge anti-corruption du parquet de Paris, leader Europe Ecologie Les Verts, a été l’invitée de l’association "Ba Patriotes de Kongo" pour évoquer les massacres perpétrés dans l’Est de la République démocratique du Congo. Plus de 8 millions de morts, un million cinq cents milles femmes violées ont été recensées par les Ong en quatorze ans de guerre civile. Pour triompher la cause congolaise, la diaspora congolaise doit travailler en synergie mais surtout trouver des alliés à sa cause. L'action de Rex Kazadi est à encourager et son initiative est courageuse. Petit bémol, Les Fardc est une armée des seigneurs de guerre, des miliciens...brassés. Le viol organisé n'est pas dans la mentalité congolaise. Lorsque les grands médias propagandistes pérorent à longueur des journées que les soldats congolais violent à l'est de la République, il faut le prendre avec des pincettes ces compagnes de désinformation et d'intoxication. Avec la trahison de Joseph Kabila mais surtout de sa complicité avec son mentor Paul Kagamé, les soldats rwandais, enfilent, se camouflent en uniformes de Fardc et se pavanent à l'Est de la République démocratique du Congo. Les soldats de Laurent Nkundabatwaré qui ont massacré, pillé et tué dans la Nord-Kivu étaient-ils rwandais ou congolais ? Puisque depuis qu'il est rentré chez lui en villégiature à Giseny au Rwanda, en brandissant sa carte de nationalité rwandaise, les médias pro-occidentaux ne claironnent plus "Le Général Tutsi Congolais Laurent Nkudabatwaré". Il a disparu des radars ! Comme si au Congo , nous avons des "Généraux Balubas Congolais, des Colonels Ngwaka Congolais ou des Majors Bayaka Congolais". Les hommes qu'elle a croisés, amis ou ennemis, c'est d'égale à égal qu'elle les a affrontés, ou qu'elle en a fait des amis. Madame Eva Joly est une femme de poigne, femme blindée. Le viol des femmes congolaises ne lui est pas indifférente.

L'Eurodéputée Eva Joly écoutant attentivement les Congolais sur le viol comme arme de guerre à l'Est de la RDC. Photo Réveil-FM

Rex Kazadi de "Ba Patriotes de Kongo" faisant la requête auprès d'Eva Joly, ancienne juge anti-corruption du parquet de Paris. Photo Réveil-FM

Rex Kazadi et Roger Bongos. Photo Réveil-FM

A 66 ans, Madame Eva Joly a déjà vécu mille vies. Les hommes qui ont eu affaire avec avec elle, savent qu'elle est une coriace qui ne se laisse pas dégonfler. Roland Dumas, Ministre des Affaires étrangères, l'ancien ministre tout-puissant de François Mitterrand, qu'elle surprit au saut du lit pour perquisitionner chez lui; Loïk Le Floch-Prigent ex-PDG d'Elf, affirme, lui, dans le livre d'entretiens qu'il a publié avec Eric Decouty (Affaire Elf, affaire d'Etat, Le Cherche Midi): "Mme Joly a utilisé des méthodes inacceptables qui disaient en substance: "j'ai le droit pour moi, j'ai le pouvoir et tous les moyens sont bons pour arriver à mes fins.''" François Léotard, Bernard Tapie. Ceux-là, elle les a eus dans son bureau lorsqu'elle était juge d'instruction. Pas toujours en face-à-face: François Léotard, qui doit répondre à cette époque du dépôt de plusieurs millions de francs en liquide au Luxembourg pour le compte de son parti, choisit de retourner son siège et de lui présenter son dos. Tandis qu'elle l'interroge, il se plonge ostensiblement dans un recueil de Saint-John Perse... De ces années de plomb, Eva Joly conserve un souvenir amusé de Bernard Tapie: "Il n'avait pas cette morgue des élites, mais une certaine gentillesse et une vraie intelligence. Il fallait juste lui montrer que vous n'aviez pas peur du rapport de force." Eva Joly a


BA PATRIOTES YA KONGO EN QUETE DE LA... par afriqueredaction

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mercredi 13 avril 2011

Côte d’Ivoire : cascade d’inconnues devant un président contesté

Alassane Ouattara a annoncé le mercredi 13 avril 2011 que son rival Laurent Gbagbo, capturé lundi, avait été transféré de l'hôtel du Golf à Abidjan vers une villa "sûre" ailleurs dans le pays. Lors d'une conférence de presse dans la capitale économique ivoirienne, il a ajouté que Laurent Gbagbo serait traité "avec tous les égards dus à un ancien chef de l'Etat".

Laurent Gbagbo, président de la Côte d'Ivoire d'après la Cour Constitutionnelle ivoirienne lors de son arrestation le lundi 11 avril 2011 à Abidjan.

Sans commentaires !

Sans commentaires !

Sans commentaires !

Soulignant que sa priorité était de rétablir la sécurité dans le pays et d'assurer la reprise de tous les services publics, Ouattara a ajouté qu'il allait demander à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye d'enquêter sur les massacres commis depuis l'élection présidentielle du 28 novembre dernier.

Il a ajouté que tout était en place pour la reprise immédiate des exportations de cacao, dont le pays est premier producteur mondial.

Cette fois-ci, c’est la bonne ! C’est ce que pouvait penser, lundi après-midi, les partisans d’Alassane Ouattara, une fois, l’arrêt de Laurent Gbagbo certifié. Mais, à analyser profondément les choses, l’horizon semble très rude pour le président ivoirien reconnu par la communauté internationale, tant il a devant lui un bon nombre d’équations à résoudre. Un passage obligé sur le chemin de son adoption par le peuple ivoirien.

La première est sans doute la question sécuritaire. Malgré les appels au calme des deux protagonistes d’hier, rien n’y fait. Abidjan reste le théâtre de pillages par les forces pro-Ouattara comme les milices pro-Gbagbo. Admettons que M. Ouattara parvienne à éteindre ces dernières, dans quelles conditions se fera alors le mixage entre les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ? L’avenir de l’armée ivoirienne y est suspendu.

Ensuite, il y a le problème des salaires de la Fonction Publique. Ses agents doivent être payés pour que le pays se redresse petit à petit grâce au fruit de leur travail. Et, avec eux, les policiers, afin d’assurer la sécurisation des villes, préalable à la réinstallation des institutions financières et autres entreprises, surtout étrangères. On se demande d’où viendra l’argent ?

Enfin, la polémique de l’implication de la France dans l’arrestation de Gbagbo ne cesse de fragiliser l’image d’Alassane Ouattara, ce président « imposé » par les blancs. Celui-ci aura fort à faire pour se défaire de cette caractéristique. Cela passera sans doute par une sage gestion du jugement du président sortant ivoirien.La démocratie à la bazooka, au lance roquette et à la baïonnette en pleine capitale à Abidjan montrera très rapidement ses limites. Ouattara finira-t-il par prêter serment devant la cour constitutionnelle ? Dans aucun pays au monde la Commission électorale Indépendante n'élève quelqu'un au rang de Président de la République fut-il élu ? Que sont devenus les ministres de Gbagbo ? Ont-ils été aussi massacrer par les "Forces républicaines" ? Certes Laurent Gbabgo n'est pas blanc seing dans ce qui arrive à la Côte d'Ivoire, en le remettant entre les mains des "Forces Républicaines" l'Onuci et la Licorne ont-ils mesuré la portée de leur acte ?

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dimanche 10 avril 2011

Laurence Parisot répond aux journalistes !

Laurence Parisot, présidente de Medef depuis 2005. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Les matières premières

Les restrictions imposées en matière d'exportation, notamment en ce qui concerne le commerce des matières premières, et les abus de marchés, sapent le commerce et les investissements. Les Etats ne doivent pas adopter- et doivent abroger, le cas échéant-toute taxe, restriction à l'exportation ou autre mesure faussant les mécanismes du marché, avec pour résultat, une restriction de l'offre à l'échelle mondiale et une entrave à une concurrence équitable.

Les importateurs de matières premières doivent, aux côtés des exportateurs, s'engager dans une démarche de coopération réglementaire pour que les nouveaux textes-notamment ceux relatifs à l'environnement, à la santé et à la sécurité-soient appropriés et ne freinent pas les échanges pour supprimer les entraves aux importations et exportations.

L'OMC doit définir des règles plus claires afin que les restrictions qui existent dans ce domaine soient supprimées. Pour réduire la volatilité des prix sur les marchés, les décideurs politiques doivent s'opposer aux contraintes arbitraires sur l'offre et favoriser la transparence des marchés. Ils doivent également donner la priorité aux politiques incitant à un déploiement efficace des capitaux par les utilisateurs finaux des matières premières.

Il est également important, dans le cadre du G20, d'agir pour favoriser l'exploitation responsable des ressources naturelles, grâce au recyclage, à la recherche et au développement.

Immigration en France

Laurence Parisot, la présidente du Medef, a mis en garde vendredi contre les dangers « d'un pays qui se ferme ». « Rester un pays ouvert est une nécessité. Nous sommes pour l'immigration en général car elle est source de richesses et d'ouverture », a-t-elle affirmé en marge du « B8 » à Paris, la réunion des patrons des pays du G8. Sans remettre en cause les propositions du ministre de l'Intérieur dont elle ne connaît pas « le contenu exact », elle a expliqué lors d'une conférence de presse que « l'immigration liée au travail » ne représentait « chaque année en France (…) que 20.000 personnes. » Un chiffre en deçà des estimations du ministère de l'Intérieur.

Le ministre de l'Intérieur, Claude Géant, dans l'interview du Figaro Magazine assure lui que : « pour assurer sa cohésion, vivre paisiblement, dans le respect de ses propres principes, une société a besoin d'une régulation de l'immigration, explique le ministre de l'Intérieur. (…) J'ai demandé que l'on réduise le nombre de personnes admises au titre de l'immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d'étrangers venant en France au titre du regroupement familial. »

Dans les faits, le nombre d'immigrés pour motif économique devrait, selon le vœu de Guéant, passer de 31.000 par an à 20.000. Le nombre d'immigrés au titre du regroupement familial devrait lui aussi être revu à la baisse. Selon les chiffres de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), l'immigration pour motif familial a chuté de 10% en France entre 2005 et 2010. Les propositions de Claude Guéant semblent, en tous les cas, en contradiction avec la réalité.

Certes, le nombre d'immigrés légaux en France a augmenté de 9,2% en France entre 2005 et 2010. Mais cette augmentation est surtout dû à l'afflux d'étudiants étrangers dont le nombre a progressé de 47% en cinq ans. A l'inverse, le nombre d'immigrés pour motif familial, comme le nombre de réfugiés, ont tous les deux baissé, respectivement de 10,9% et de 29,6% (chiffre de l'Offi).

Freddy Mulongo au Medef. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Réduction des salaires de patrons

"Ca me semble tout à fait normal", a dit vendredi 8 avril Laurence Parisot au sujet de la proposition du Parti socialiste visant à limiter les salaires dans les entreprises dont l'Etat est actionnaire. "Nous, nous disons très simplement qu'effectivement la rémunération des dirigeants dépend du conseil d'administration qui lui-même est entre les mains des actionnaires", a commenté la présidente du Medef. Le Parti Socialiste suggère dans son programme pour 2012 de limiter l'échelle des écarts de salaires dans ces entreprises de 1 à 20 maximum.

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B8 Business Leaders Meeting au Medef à Paris

Laurence Parisot et ses homologues des pays membres du G8 à l’occasion du « B8 Business Leaders Meeting » ont tenu une conférence de presse au Medef, le vendredi 8 avril 2011, à Paris. Les questions de Réveil-FM International sont dans cette vidéo du Medef TV que nous vous proposons.

Laurence Parisot, présidente du Medef. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Helen Alexander, présidente de la CBI (Confederation of British Industry),

Emma Marcegaglia, présidente de la Confindustria italienne. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Hans‐Peter Keitel, président du BDI (Federation of German Industry). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Alexander Shokhin, président du RSSP (Russian Union of Industrialists and Entrepreneurs). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Jürgen R. Thumann, président de BusinessEurope. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Helen Alexander, présidente de la CBI (Confederation of British Industry) répondant aux questions des journalistes. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Freddy Mulongo au Medef à l'issue de la conférence de presse. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

de Michael L. Ducker, vice‐président de l’US Chamber of Commerce est reparti à Washington avant la conférence de presse et de représentants de la Canadian Chamber of Commerce et du Nippon Keidanren, se sont excusés de ne pas être présents.

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Source MEDEFtv

Freddy Mulongo au Medef. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

La présidente du Medef et Emma Marcegaglia, la patronne des patrons italiens mettent en garde contre le risque du protectionnisme, notamment avec les mesures que veut prendre Rome pour s'opposer à la montée du français Lactalis au capital de Parmalat.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, et son homologue italienne Emma Marcegaglia, qui dirige la Confindustria italienne, ont affiché leur unité vendredi à Paris en marge du "B8", la réunion des patrons des patrons des pays du G8. Les deux femmes se sont opposées de concert aux mesures protectionnistes envisagées par le gouvernement italien pour contrer la montée de Lactalis au capital de Parmalat, et ont proposé une "réunion de médiation" entre la France,

l'Italie et leurs confédérations patronales pour "retrouver de bonnes relations".

Côte à côte lors de la conférence de presse, côte à côte pour la photo. Laurence Parisot et Emma Marcegagliane se sont pas quittées d'une semelle lors de cette réunion du "B8". Alors que la prise de contrôle progressive du groupe français Lactalis sur son concurrent Parmalat agite la sphère politique italienne, les deux femmes ont saisi l'occasion pour afficher leur unité.

"Les relations entre le Medef et Confidustria sont excellentes" a tenu à préciser Emma Marcegaglia, avant de rappeler que "Confindustria n'a pas du tout soutenu les décisions" du gouvernement italien. "En ce moment, alors que la situation internationale crée de fortes inquiétudes, cela ne vaut pas la peine d'avoir ce type de conflits", a-t-elle poursuivi.

Pour les deux dirigeantes, la volonté du gouvernement italien de créer un Fonds stratégique d'investissement afin de permettre à l'Etat de prendre des participations dans des groupes stratégiques pour les protéger contre des OPA étrangères, va à l'encontre des règles de l'économie de marché. "Que le meilleur gagne ! Chaque pays est très attaché à ses entreprises et préfère qu'elles soient victorieuses, mais ce sont les règles du jeu et elles sont les mêmes pour tout le monde" lance Laurence Parisot. A sa gauche, Emma Marcegaglia opine du chef. Une réunion à Rome avant l'été Les deux femmes ont proposé une "réunion de médiation" entre les gouvernements français et italiens, en présence du Medef et de Confindustria, pour "discuter des tensions et tenter de revenir à de bonnes relations entre les deux pays".

Selon Laurence Parisot, qui s'est fait le porte-voix de cette idée commune, la réunion pourrait se tenir à Rome dans "un ou deux mois". A moins que Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi ne saisissent cet appel du pied et organisent la rencontre le 26 avril prochain, lors d'une visite à Rome du président français.

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samedi 9 avril 2011

Election 2011: 100.000 $ de caution pour se présenter contre Joseph Kabila à la magistrature suprême du Congo

Malicieux, fourbes et roublards les Joséphistes-Piranhas et Mobutistes dinosaures viennent encore de frapper. Ils récidivent dans la tricherie. Malgré un bilan catastrophique, ils veulent et tentent de conserver le pouvoir avec des astuces à faire pâlir un néophyte en politique. Les Joséphistes ventripotents ont toujours roulés pour leur ventre, contre le Congo et les Congolais. Lors des élections Louis Michel de 2006, pour faire passer Joseph Kabila, les tripatouilleurs avaient baissé l'âge des candidats à 30 ans, pas d'exigence au niveau d'études faites, sans démissionné officiellement de l'armée Joseph Kabila a troqué sa treillis militaire contre costume cravate et rasage de la crâne pour se présenter. La tricheuse, fameuse et défunte Commission Électorale Indépendante (CEI) de Malu-Malu n'a jamais expliqué aux Congolais où étaient placés les 50.000 $ exigés à chaque candidat or ils étaient 33 candidats.

Joseph kabila veut se mobutiser et devenir le roi du Congo avec des élections préisentielles gagnées d'avance et à tout prix. Photo Réveil-FM, archive.

Aujourd'hui pour faire de l'ombre aux candidats sérieux, patriotes qui veulent se porter candidat à la magistrature suprême, on exige 100.000 $ aux futures candidats. Pour prétendre au poste de candidat président de la République, les candidats doivent payer une caution non remboursable de 100.000 USD, contre 50.000 en 2006. Des candidats députés nationaux, il sera exigé 5.000.000 USD de caution, contre 250 en 2006, soit une augmentation de 2.000%. Notons que la somme exigée est en monnaie étrangère, le dollar mais pas en franc congolais, monnaie locale.

Et les Congolais de l'étranger vont-ils comme les autres diaspora, voter ? Rien n'est dit, c'est l' omerta. Heureusement les résistants-patriotes-combattants ne se sentent pas concerner par ces élections hypothétiques, gagnées d'avance par Joseph Kabila.

Dans un Congo où seuls les apparatchiks, pillards, magouilleurs, parvenus et arrivistes ont voix au chapitre. Les pauvres Congolais devant se limiter au simple rôle d’électeurs, la résistance aux Joséphistes et Joséphisme devient la seule alternative aux piranhas qui nous gouvernent. "Kabila dégage" est la seule issue pour sauver le Congo.

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L'APE au 7 rue des Grands-Augustins

Paris est une très belle ville. La pierre à Paris renferme souvent l'histoire de la France. Il faut aimer la culture, être fouineur pour découvrir les merveilles que cache cette ville mondialement connue. Pour le lancement de l'annuaire 2011, le lundi 4 avril dernier, Monsieur Alain Casabona, Délégué Général du Comité National pour l’Education Artistique (C.N.E.A), a mis à la disposition de l'Association de la Presse Étrangère (APE), le Grenier des Grands-Augustins au 7 rue des Grands-Augustins. La rue des Grands-Augustins est située dans le 6e arrondissement de Paris. D’une largeur de 10 m, elle mesure 213 m du 51 quai des Grands-Augustins au 52 rue Saint-André-des-Arts. Elle porte le nom du couvent qui s’étendait du quai jusqu’à la rue Christine. C’est une rue chargée d’Histoire, qui garde d'anciennes et belles demeures, pour la plupart du XVIIIe siècle.

Christine Ranunkel, présidente de l'Association de la Presse Etrangère. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

C’est dans cette rue qu’habita, lors de son arrivée à Paris, en juin 1791, avec le cortège qui ramenait la famille royale à Paris, Jean-Baptiste Drouet, le maître de poste de Sainte-Ménehould qui avait arrêté Louis XVI à Varennes et qui devint député à la Convention.En passant devant les numéros 5 et 7, où se trouvait l’hôtel d’Hercule démoli en 1675, on remarque une plaque qui rappelle qu’Honoré de Balzac situa dans cet immeuble l’atelier du peintre Frenhofer de sa nouvelle Le Chef-d’œuvre inconnu, que Pablo Picasso illustra près d’un siècle plus tard en y installant son atelier de 1937 à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il y produisit son célèbre tableau Guernica. Il reste des traces du réfectoire du couvent des Grands-Augustins dans la cour du n° 3, à travers laquelle la rue a été tracée en 1802. C’est dans ce couvent qu’Henri III fonda l’ordre des Chevaliers du Saint-Esprit (ordre du Saint-Esprit) le 1er janvier 1579. C’est là également que Louis XIII fut intronisé le soir même de l’assassinat de son père Henri IV, tandis que sa mère Marie de Médicis était nommée régente. S’y tenaient également des séances du Parlement de Paris.

Ambiance bon enfant, convivialité, solidarité, causerie en aparté dans un respect mutuel ont ponctué les retrouvailles au grenier des Grands-Augustins.

Reportage-photos

Ruggero de Pas, président du Cape, Légion d'honneur et Freddy Mulongo. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Freddy Mulongo et Gidéon Kouts, président honoraire de l'APE. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Christine Ranunkel et Elena Iakounne, Vice-présidente de l'APE (Russie). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Thomas Siemieski (Pologne) et Flora Boumia (Algérie). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Michela Secci, Secrétaire générale de l'APE (Italie). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Missawa Kano (Japon) et Freddy Mulongo (RDC). L'occasion de présenter de vive voix les condoléances à la consœur japonaise pour les événements de Fukushima. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Freddy Mulongo et Luisa Pace, conseillère APE (Suisse-Italie)

Irène Giannacopoulos (Grèce). Photo Réveil-FM, Henri Martin

Emmanuelle Crane (Australie) et Ana Otasevic (Serbie). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Flora Boumia et Lydie-Léa Chaize, Chargée de mission (France). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

On reconnait Christine Ranunkel et Martina Zimmermann, Vice-présidente (Allemagne). Photo réveil-FM, Henri Martin.

Davide Quaglio Cotti, Chargé de mission APE et qui a assuré l'accueil. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Freddy Mulongo, Rosana Vasile (Roumanie) et Alex Horeaux (Roumanie). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Andrei Brauns (Australie) en train de dialoguer avec Luisa Pace. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Freddy Mulongo et Helga Dupuis (Allemagne). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Yaffa Iron-Kouts (Israël), Freddy Mulongo et Emiko San Salvatore (Japon). Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Tableau de Picasso peint en 1953. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

Monsieur Alain Casabona, Délégué Général du Comité National pour l’Education Artistique (C.N.E.A) entrain d'expliquer l'histoire du Grenier du 7 rue des Grands -Augustins aux journalistes. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

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vendredi 8 avril 2011

Crash de l’avion de la MONUSCO: la liste des victimes de Kinshasa

Trente-deux personnes, dont 29 passagers et 3 membres d’équipage, se trouvaient à bord de l’avion de la mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO) qui s’est écrasé lundi 4 avril 2011 à son atterrissage sur l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa. Selon le manifeste d’embarquement, dont une copie est parvenue à Réveil-FM International.

Sans commentaires !

Vingt-huit des passagers et les trois membres d’équipage ont tous péri dans le crash. Le seul rescapé, qui a survécu miraculeusement de cet impact où l’avion, un « CRJ-100 ER », s’est complètement désintégré, était le journaliste indépendant Francis Mwamba, interné au centre hospitalier Biamba Marie Mutombo de Masina à Kinshasa.

Voici la liste des victimes, telle que reprise sur le manifeste :

Équipage :

1. Martashvili Vasil (Commandant).

2. Tsutskiridze Suliko .

3. Bakhtadze George.

Passagers :

4. Kasonga Augustin

5. Lubamba Kongolo Al..

6. Kipala Bangila Alain

7. Van Vuuren Petrus.

8. Vany Hyacinthe Die.

9. Mwamba Francis (rescapé).

10. Boubacar Touré.

11. Shabani Mwanaomba

12. Bianumba Lubacha.

13. Masudi Mendes.

14 Seck Becaye

15. Maminon Some Jonas.

16. Gracia Maforikan Jo.

17. Bonnez Kristina.

18. Thiero Kadiatou.

19. Haque KMZiaul.

20. Meah Younus MD.

21. Safo Esinam.

22. Michael Muchiri.

23. Barros Carlos Manuel.

24. Bervoets Jeroen.

25. Mbembo Shebitu John.

26. Dorfling Jaco.

27. Quickfall Randall.

28. Ble Kacouchia.

29. Dia Oumar.

30. Badila Henry.

31. Kabange Jeanne

32. Jean Robert Exilé.

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mercredi 6 avril 2011

Tous les occidentaux ne sont pas contre nous !

Monsieur Freddy Mulongo Réveil-FM International,

Je t'écris cette lettre d'accompagnement à publier dans Réveil-FM International à l'intention de nombreux lecteurs qui lisent ce site pour mieux connaître les raisons de notre lutte depuis plusieurs années et les rassurer que je n'abandonnerai jamais la lutte jusqu'à mon dernier souffle. Comme les méthodes de gouverner notre pays ne changent toujours pas depuis que notre souveraineté a été confisquée le 5 septembre 1960 jusqu'à ce jour et pour combien de temps encore ? J'ai décidé d'arrêter d'écrire sur la situation présente dans notre pays, ceci n'est que temporairement. Au lieu d'écrire le quotidien, j'ai revu l'archive de notre lutte bien avant que beaucoup des jeunes congolais d'aujourd'hui soient nés, et même parmi beaucoup de leurs aînés et parents étaient déjà nés mais qui n'ont pas connaissance de notre lutte pendant toute la durée féroce de la dictature néo-coloniale de Mobutu contre notre peuple.

Nancy Ross et Pierre Yambuya Lotika Kibesi au siège de Rainbow Lobby à Washington en 1991 (Etats-Unis d’Amérique). Photo Réveil-FM, archives

Au milieu Pierre Yambuya Lotika Kibesi entre les responsables Grecs Athènes (Grèce) 1989 : conférence sur les violations publiques de droits de l’homme au Zaïre et les assassinats politiques les plus secrets au Zaïre par Mobutu Sese Seko. Photo Réveil-FM, archives

Voilà pourquoi, au lieu d'écrire le quotidien du régime néo-colonial de Joseph Kabila qui a restitué celui de Mobutu avec les mêmes principes et serviteurs mobutistes, j'entreprends de publier sans commentaire dans Réveil-FM International, la chronologie de cette lutte en ce qui me concerne personnellement, car l'archive est très volumineuse. Je profite de cette occasion, pour demander patriotiquement à tous les compatriotes qui détiennent les documents écrits de leur lutte contre le néocolonialisme depuis l'indépendance d'en publier pour la connaissance de notre histoire, qui doit se transmettre de génération en génération à notre peuple jusqu'à la victoire totale. Je vous prie de publier l'intégralité de mes cinq correspondances de l'époque où Mobutu était le dictateur le plus féroce en Afrique.

La première est la réponse que l'UNESCO m'avait adressée en 1985 ; la deuxième et la troisième sont des correspondances avec le Conseil de l'Europe en 1986, aujourd'hui Union Européenne ; la quatrième c'est la correspondance de Rainbow Lobby en 1987, qui m'a ouvert la porte de lutte aux Etats-Unis contre Mobutu et son régime où j'ai traversé l'océan atlantique une trentaine de fois jusqu'en 1997 avant mon retour au pays. Pour dire que tous les Occidentaux ne sont pas contre nous comme leurs gouvernants aux sommets des pouvoirs. Bonne lecture à tous les lecteurs de Réveil-FM International.

Monsieur Freddy Mulongo Réveil-FM International,

Avec mes considérations à Réveil-FM International. Sans flatterie, je t’affirme que tu réalises un grand travail pour notre peuple et aussi des étrangers puisque beaucoup lisent des articles captivants qui y sont publiés leur permettant de découvrir les réalités de cette lutte de notre souveraineté, pour réaliser le bien-être que le mobutisme nous refuse continuellement avec le soutien de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) car la grande majorité des Congolais sont encore dans l’obscurité de notre histoire.

Merci de m’avoir offerte l’occasion de m’exprimer régulièrement dans Réveil-FM International à l’intention de très peu de nos compatriotes, car 98 % ou plus n’ont pas accès à l’Internet bien que les informations leur arrivent de bouche à l’oreille. Cette situation est suite aux misères imposées par le néocolonialisme.

Cependant je ne veux pas accaparer Réveil-FM International pour mes écrits. C’est depuis plusieurs années avant l’Internet que certains parmi nous, sont mondialement connus dans la lutte contre le mobutisme qui ruine mentalement notre peuple.

Espace ‘‘commentaires Réveil-FM’’ réservée aux lecteurs de dialoguer sur les articles publiés, de réflexions de nos compatriotes dans divers sites Internet et la presse congolaise m’ont fait découvrir ceux qui ont compris notre histoire, ceux qui s’efforcent à la comprendre et ceux qui sont des illettrés de notre histoire.

J’avoue que le chemin à parcourir est encore long pour que l’ensemble de cerveau congolais soit à la bonne place pour vaincre la doctrine mobutiste et j’encourage le très peu de cerveau congolais déjà situé à la bonne place pour vaincre cette malveillante doctrine, car c’est ce cerveau congolais, très peu qu’il soit, tôt ou tard, ramènera ces nombreux illettrés à comprendre l’histoire qui est à la base de notre misère dans un pays exagérément riche naturellement.

Ainsi je laisse à d’autres l’espace qui m’a été réservée fidèlement dans Réveil-FM International tout en vous souhaitant un travail toujours patriotique pour l’avenir de notre nation sans sentiments tribaux, régionaux et politiques qui caractérisent Réveil-FM, car beaucoup des Congolais sont encore des grands bébés qui ne marcheront pas bientôt sur leurs propres jambes, donc il faut les éduquer chaque jour à marcher sans nous décourager. Bien que cette éducation soit très longue et difficile, ils parviendront à marcher un jour avec leurs propres jambes.

Quant à moi, j’arrête temporairement d’écrire dans Réveil-FM sans pourtant négliger cette lutte de notre peuple.

Je m’exprimerai dans l’espace ‘‘commentaires’’ des lecteurs chaque fois qu’un article publié me sera intéressant, afin d’émettre mon opinion sur les réflexions des uns et des autres même si la plupart sont des anonymes, c’est la victoire définitive du peuple qui compte.

Je termine sous ma responsabilité personnelle par ces sérieux extraits de Hans deboeck Professeur à l’Université d'Anvers (Belgique) sur les Congolais : Ils murmurent trop et ne cherchent jamais les voies et moyens pouvant leur permettre à aspirer au changement, ils aiment se victimiser, pour attirer la compassion ; Ils ne savent pas distinguer entre l'intérêt de leur nation et le sentiment qu'ils ont à l'égard de leurs leaders politiques et tribaux, pour eux, le tribalisme l'emporte sur le patriotisme ; Lorsque vous parlez avec un congolais, à cause de la jalousie envers son compatriote qui semble évoluer, il ne fait que le rabaisser et le détruire afin de le voir régresser. Si nous lui faisons une promesse, il étalera même la vie sécrète de son compatriote ; Ce qui est pire, c'est qu'ils sont désorganisés de haut jusqu'en bas. Les avez vous déjà vu s'organiser ? Où ? Et qu'est ce qui est sorti de cette organisation ? ; Combien qui vivent dans nos pays ? Et pourtant en s'organisant, ils feraient des exploits, parce qu'ils ont un pays vachement riche, mais mal entretenu ; Je conclue donc, donnons leur de la pizza, de la bière Heineken et de la musique pour qu'ils en mangent, boivent et dansent, afin qu'ils en cherchent encore et encore, de peur qu'ils ne reconstruisent leur pays et qu'ils ne développent les idées d'organisation, lesquelles peuvent les pousser à retourner chez eux.

N.B : Professeur Hans deboeck a été menacé jusqu’à ce qu’il a nié ses propres propos, en disant que ce n’est pas lui qui les a écrit. C’est une autre personne qui a utilisé son nom. Lui ou pas lui, ces propos ne sont pas racistes ni mensonges ni encore méchants contre les Congolais. Ce sont des vérités que nous connaissons vivement depuis toujours et qui doivent ramener les Congolais au patriotisme face à leur lutte de chaque jour contre le néocolonialisme et la doctrine destructive du mobutisme.

Courage à tous les Congolais de saisir avec dévouement cette lutte pour reconquérir notre souveraineté confisquée par le néocolonialisme depuis le 5 septembre 1960. Patrice Lumumba fin août 1960 : Tous ont compris si le Congo meurt, toute l’Afrique bascule dans la nuit de la défaite et de la servitude.

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A qui appartient le boa de la RTNC ?

La question restera sans réponse personne ne voudra se mouiller pour récupérer son reptile en vadrouille. En effet, un boa impressionnant par sa longueur, a trouvé refuge depuis quelque temps dans un tunnel de l’ascenseur défectueux au deuxième étage du bâtiment de l’Antenne de la rédaction - Radio de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). A en croire les écrits de M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord, la tour administrative de la Cité de la Voix du Peuple (ex-la Voix du Zaïre) serait bâtie sur un cimetière. Il parait que ce reptile géant aurait déjà fait plusieurs apparitions soudaines. Rien sûr à la tour administrative de la voix du peuple, aujourd'hui un boa, demain ce sera un crocodile et après demain peut-être un éléphant ! Le boa continue à semer la terreur et la panique parmi les cadres et agents de la RTNC, surtout parmi les techniciens de la régie radio qui, eux, passent régulièrement la nuit à l’antenne. Dans ce climat, sans doute, il faut avoir un courage de fer pour travailler dans la quiétude. Selon des témoignages, l’animal disparait et retourne dans sa cachette à la rencontre d’une personne.

La tour administrative de la RTNC

Un boa Constrictor, le plus connu qui dispose d'un losange en noir et brun sur fond beige.

Lorsqu'on sait que les dinosaures Mobutistes écument le joséphisme et que ce dernier est un conglomérat des jouisseurs patentés, arrivistes, parvenus, seigneurs de la guerre, pillards, fourbes, roublards...des Al-Capone de temps moderne, sans foi ni loi. Rien d'étonnant que la "Prima Curia" du mobutisme soit de retour. Des fétichistes ont pris en otage les institutions à Kinshasa. Pour garder leur poste, comme sous Mobutu des joséphistes sont prêts à tout. Messe noire, maraboutage, fétiches sont les lots quotidiens de ceux qui n'ont pas conscience en leurs capacités de mamagement ! Seules les puissances occultes comptent et excellent. Dans un pays où 90 % de Congolais vont aux Eglises les dimanches matins, cela est plus qu'inquiétant. Sans vous affoler, nous vous proposons l'article fouillé de M'zée Djamba Yohé sur "Histoire ésotérique de la RDC"

"Le Prima Curia" et Mobutu Sese Seko (1)publié le dimanche 8 juin 2008

A/ Aspects Politologique et civique

Préambule

ES marabouts, et autres féticheurs satanistes étaient à l'œuvre à ce sujet. De même, les forces des ténèbres avaient conseillé la débaptisation de tous les Zaïrois à cause de la résistance que leur opposaient les prénoms chrétiens. Aussi, Mobutu, dans cet élan, avaient imposé que soient débaptisés le pays, le fleuve et la monnaie qu'il devait envoûter. L'hymne national, « la Zaïroise » fut adopté après son envoûtement par les satanistes, marabouts et féticheurs de hautes loges.

Même le drapeau national a été conçu par le marabout guinéen Cissé. (...) Il y a plus ! Si l'Italie dans l'île de Sicile, a accouché de la Maffia, ce groupe d'associations secrètes résolues à défendre « la causa nostra », à assumer la justice par elle-même et à empêcher, par un silence concerté, « l'omerta », l'exercice de la justice officielle, le Zaïre de Mobutu, longtemps après l'Italie a fabriqué aussi son association de même genre. Elle l'appelle « Prima Curia » destinée à « faire vivre à jamais le régime même au prix de sang et de sacrifices humains ».

Elle est crée le 25 mai 1985 sur l'initiative du Président Fondateur du MPR.

Son règlement intérieur est sévère et ses membres, après des séances d'initiation inspirée des pratiques indiennes, doivent prêter serment de fidélité inconditionnelle au « maître » Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga. Source : Kambay Bwatshia, dans : "L'illusion tragique du pouvoir au Congo-Zaïre", pg 48-49. Édition L'Harmattan, Paris 2007.

I. Après moi, le Déluge

Mobutu Sese Seko avait déjà prononcé une fatua contre la RDC : "Après moi, le Déluge" et Litho Moboti, son oncle l'avait précédé par une autre prédiction maléfique : "Bokoliana". Le Zaïre, en ce moment-là précis, était condamné à un sort ignoble.

Mobutu, quoi qu'ayant été repu de bonheur et de libéralité de la part de la République binomiale, RDC-Zaïre, le chef de l'État zaïrois n'était pas de nature a vouloir la Liberté et la Fraternité intercongolaise lui survivre.

Car, quand bien même les Belges aient réussi tant bien que mal à traverser un siècle de colonisation du Congo, il n'étaient pas parvenu à éteindre le sentiment de la fratrie pancongolaise. Dès les origines de l'EIC, en 1885, autant que celles du Congo-Belge, en 1908, il planait dans l'atmosphère une étrange affinité de cohésion de tous les Congolais.

Ce ne fut pas un hasard de circonstance qui explique cette prédisposition d'inter-relation de la communauté des esprits. Avant les Belges, il y avait des esclavagistes Arabes, Portugais, Espagnols et Français.

Cette histoire, de plus de cinq cents ans de razzia et de désolation avait permis aux Congolais d'inventer un commutateur qui le permettait par un télé-commande paranormale à communiquer entre-eux. D'entrée de jeux, je réfute l'idée que l'esclavage a commencé avec la découverte de l'Amérique, les Noirs étaient l'objet du commerce des nations européennes, arabes et asiatiques bien avant.

À l'arrivée de Stanley, venu en Afrique centrale pour retrouver Livingston perdu dans ses missions, toutes les pistes des voyageurs étaient déjà tracés.

Les Congolais communiquaient de Boma à Goma et de Libenge à Sakania. Autrement dit, si tel n'était pas le cas, Stalney n'aurait jamais pu traverser le Congo précolonial. La route des caravanes est l'oeuvre des Congolais entre-eux et ce sont ces derniers qui furent la boussole de la colonne de Stanley.

Dire qu'il n'y avait pas de voie de communication inter-régionale et continentale, c'est mentir. Stanley n'est pas Tintin et même ce dernier, c'est Hergé qui lui donne cette légende par ses planches de dessin.

Il y a dans cette rétrospective des relations intercongolaises des origines de la RDC, un facteur inamovible de l'unité des esprits par l'acuité de sa profondeur véridique.

Aucun commentaire de géographe ni d'historien occidental ne peut révoquer la familiarité étroite des Congolais entre-eux, ceux-ci se connaissent depuis bien avant le Roi Léopold II. Et quand arrive le temps de les confiner en colonie, la prééminence de leur cohésion s'affiche au grand dam de l'autorité du Congo-Belge. Celle-ci remarque que le disque dur de la conscience des congolais, c'est l'unité d'esprit et d'âme qui les habite dans le coeur.

Mobutu aura très peur de cette affinité et de cette prédisposition de ses compatriotes à vouloir sans cesse devenir un et inséparable. On en a eu suffisamment la preuve là-dessus. Dès le début de l'agression, par le Rwanda et l'Ouganda, les Mayi Mayi, ces résistants inopinés, je veux dire ceux qui n'ont pas été manipulés par la propagande des chefs de guerre, ont montré que le Congo n'est ni l'Ouest, ni l'Est, mais tout les sens cardinaux et collatéraux de sa superficie. Le Congo leur doit énormément d'avoir accompli ce que l'Armée n'a pas su faire. Je ne parle pas ici des violeurs et des tueurs.

Revenant à mes moutons, je me reprends. Effrayé par cette orientation prédominante de demeurer un, Mobutu va travailler pour casser cette cohésion intestine indéfectible pour la transmuter à travers l'incarnation de sa personne.

Déjà ce qui ne fit pas son affaire aux lendemain du 24 novembre 1965, c'est le fait que toutes les Institutions étaient en place et fonctionnaient bien. L'on peut dire sans se dédire que le coup d'État de cette année-là n'a pas de justification juridique si ce n'est le retard de la part du Président Joseph Kasa-Vubu de mettre en place les mécanismes des élections présidentielles qui devait avoir lieu au plus tard au mois d'août 1965. Pour le reste, le Congo, à la date du coup d'État de Mobutu était en paix, il n'y avait pas de guerre nulle part.

Et s'il faut faire une revue de la presse rapide là-dessus, il va falloir reconnaître que ce n'est pas Mobutu qui a mis fin à la rébellion muléliste de 1964, mais bien Tschombé à qui Joseph Kasa-Vubu avait confié de former un nouveau gouvernement. Ce sont les anciens gendarmes katangais et les troupes de l'ANC dirigées par le Général Léonard Mulamba, à Stanleyville et à Bukavu, qui mettent fin à l'aventure muléliste.

Pendant ce temps, le gestionnaire de ces opérations militiaires ne fut autre que le Premier ministre Moïse Kapenda Tschombé. Donc, en novembre 1965, il n'y a aucune guerre au Congo.

Pour deux erreurs principales commises dans l'exercice de ses fonctions dans le cours de 1960 à 1965, le peuple était en colère contre le Président Kasa-Vubu et c'est sur cette gâchette que Mobutu va s'atteler pour diaboliser le chef de l'État et les politiciens sortants. Ces erreurs devenues griefs sont :

1. La révocation de Patrice Lumumba, le 5 septembre 1960, sans le consentement ni la consultation du Parlement et encore moins de celle de l'opinion publique. Ce sont ces remarques qui sont à la base de toute la problématique de la fragilisation du Président Kasa-Vubu. Les vicitmes de cette prérogative ne furent pas que le Premier ministre, mais cette décision-là secoua l'ABAKO tout entier et celle-ci perdit sa crédibilité auprès des Bantandu et il en sorti plus tard, l'ABAKO/Mwinda. Car, faut-il le rappeler, le MNC avait pour cofondateurs plusieurs Bakongo, comme Alphonse N'Guvulu, Gaston Diomi (Diomi a même accompagné Lumumba, en 1958, à Accra pour la création du Mouvement du panafricanisme, futur OUA), les Kanza, père, fils et famille (sympathisants d'abord, puis membres du MNC) ou, le Papa Sukami, le père d'Oscar Sukami, Nzuzi Emmanuel.

Aussi il faut rappeler que le vrai fondateur de l'ABAKO à sa source est Nzeza Landu, le père de l'UNISCO, ce moule originel de l'ABAKO.

(Pour mémoire, Lumumba s'organisa avec les Bakongo parce qu'il ne fut pas bien accueilli par les Batetela majeurs de la première ligne d'influence à Léopoldville vue l'importance sociale qu'il prenait dans la capitale et au pays.

Beaucoup le traitèrent d'homme peu instruit et sans diplôme d'École Moyenne) ; 2. La révocation de Moïse Tschombé, en juillet 1965, fut la récidive qui asséna dommageablement un coup de massue sur Joseph Kasa-Vubu.

Le Gouvernement de "Salut Public" que dirigeait son Premier ministre était très populaire.

À partir du moment que Tschombé fut prié de quitter le pouvoir, tout Kinshasa et les provinces du Congo où sévirent la rébellion, comme Stanleyville (Kisangani) et Bukavu, s'insurgèrent contre Kasa-Vubu.

Dès lors, les conditions furent suffisamment réunies pour déposer le chef de l'État, qui régna de 1960 à 1965, sans qu'il y ait eu une forte protestation populaire. La CONACO, le parti de Tschombé, comme le MNC avant lui, était majoritaire dans les deux chambres du Parlement, près les Députés et Sénateurs. C'est sur ces entrefaites que désormais, Mobutu va construire ses arguments pour capitaliser sa crédibilité et dès lors en découdre avec ses prédécesseurs.

Désormais, pour ramener le prestige de la pacification de la RDC vers la gloire de sa personne, Joseph Désiré Mobutu, c'est son nom de l'époque, s'installe au pouvoir avec l'ultime objectif de passer pour le sauveur de la Nation et donc faire le menage quasi complet dans l'arène politique.

Ce faisant, le Général-Président ne tardera pas à élaborer une mise en scène savante pour évincer ceux dont il redoute la virulence. Car, s'il ne l'avait pas faite, le Parlement lui aurait demandé de quitter vite le fauteil du pouvoir.

Yvon Kimpiobi, Président de l'Assemblée nationale d'alors, n'était pas une figure à faire des cadeaux politiques aux dirigeants du pays. Ainsi, ce qui fut possible à entreprendre contre la classe politique écartée du pouvoir, c'était d'organiser le renvoi à la retraite de tous ces anciens politiciens.

C'est dans cet ordre là que Mobutu instigue un complot contre lui-même en y mêlant ses adversaires. Pour parvenir à cette fin, Mobutu utilise, pour servir d'appât à l'hameçon du guêpier de la conspiration appréhendée, les Colonels Bangala et Efomi en vue d'entraîner dans le piège Évariste Kimba, Premier ministre sortant, Emmanuel Bamba, ancien Ministre des Finances, Jérôme Anany, ex-Ministre de la Défense Nationale et Alexandre Mahamba, ex-Ministre de l'Économie de l'Énergie et des titres fonciers.

Ces fonctions auxquelles je viens de faire allusion sont à reverifier, j'étais très jeune. Cela étant, le complot offrit l'opportunité de condamner à mort à la Pentecôte ces infortunés politiciens, premières victimes du régime et qui furent jugés par le Colonel Malila.

Ces Conjurés de la Pentecôte avaient tous les yeux crevés à l'échafaud, mais leur cagoule ne permit pas à ce que la population vit cette barbarie.

Par l'exécution capitale de ces derniers après une parodie de procès au Camp Kokolo, l'épine dorsale de la conscience politique des Rdéciens prit un coup et elle ne se relevera pas de sitôt. Mobutu aura réussi à courber l'échine de la population et de la nation toute entière. Joseph Désiré Mobutu était devenu l'homme à qui tout était permis d'entreprendre.

Par cet acte audacieux d'intimidation du peuple et de ses politiciens, les réformes à faire ne souffriraient plus d'aucun obstacle, les balises du futur Mouvement Populaire de la Révolution était placées et les voies de la destinée politique de Mobutu était tracées et pavoisées. En somme, cela se résume comme une victoire du traumatisme sur la communion de l'unité des Congolais.

Mobutu était sûr qu'il avait là conquis ce qu'il voulait domestiquer, c'est-à-dire disperser la conscience nationale en puzzle. Assuré de l'efficacité de cette effriction de l'ossature de l'unité de l'âme Congolaise, Mobutu s'attaque à rendre malade l'anatomie spirituelle des Congolais. C'est ainsi qu'il n'hésitera pas de dire quelques décennies plus tard, "Après moi, le Déluge".

Relativement à cette tendance de Mobutu de vouloir de tout accaparer pour soi, c'est-à-dire le peuple, le pays et sa richesse, Kambay Bwatshia écrit ce qui suit :

"La publication du document de la Prima Curia par le journal de Léon Mukanda (Umoja, no 243 du 9 décembre 1990), a soulevé pas mal d'émotions et a suscité des rêves macabres. Certains ont même prédit qu'un jour à la chute de Mobutu, le pays serait plongé dans un gigantesque bain de sang. Rêves prémonitoires, ou rêves ordinaires ? L'avenir a montré que ce jour-là, le pays a connu la guerre atroce aux conséquences aujourd'hui incalculables.

Le Président Mobutu, par des pratiques occultes, de toutes sortes, avait lié son sort et sa vie à ceux du Zaïre. Il avait érigé une œuvre qu'il voulait plus dure que l'airain, une œuvre qu'il voulait voir transcender son existence temporelle." Source : Kambay Bwatshia, dans : "L'illusion tragique du pouvoir au Congo-Zaïre", pg 48-49. Édition L'Harmattan, Paris 2007.

Mais, pour mettre en contexte tout ce qui s'ensuit dans ce récit qui aboutit à la création de la "Prima Curia" par le régime de Mobutu, il est plus qu'obligatoire de présenter à l'intention des lecteurs, surtout les plus jeunes des Rdéciens, le profil historique du Congolais historique et actuel dans l'échiquier de sa montée vers son destin.

II. Dans la forge de la conscience nationale des origines ...

La désacralisation de la RDC est plus ancienne qu'on ne puis le croire. Au lendemain du 30 juin 1960, les sociétés secrètes et leurs avatars se sont aperçus que les Congolais formaient une nation avant toute définition des sciences politiques et juridiques. La Nation congolaise est née de la cohésion du sentiment d'appartenance à un pays dont les caractéristiques principales étaient la fierté culturelle, sportive et religieuse du sein de la chrétienté dont se réclamait la population du Congo-Belge.

Les plus fortes manifestations d'un Congo qui se percevait comme nation avant l'indépendance se situent au carrefour de la résistance morale et pendant la virulence manifeste de l'injustice.

Ce sont, les révoltes batetela de 1890, Simon Kimbangu, les émeutes du Stade Roi Baudouin de 1957 à Léopoldville et le 4 janvier 1959. À côté de cet aspect réactionnaire, c'est la musique et les sports qui complète les maillons de l'unité des Congolais. Évidemment, c'est sans oublier la bannière étoilée au fond bleu. Le Congo est l'unique pays colonial saharien qui dispose de son propre drapeau contrairement aux vastes régions de l'AOF et l'AEF.

Je récapitule. Ce sont les souffrances qui ont forgé le sentiment de l'unité du Congo. Tous les Congolais savaient que du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest de leur beau et grand pays, un même régime des brimades et des corvées étaient imposé à la population.

Il s'agissait des traitements et barème des punitions déshumanisants, humiliant et méprisant. L'usage du fouet était coutume partout au Congo-Belge, la relégation des personnes et des tribus était une autre dimension de l'infra-humanisation des Congolais. À cela s'ajoute la ségrégation des groupes humains établis sur la base de la différence des races. Les Noirs, dans les ghettos urbains, sont entassés pour servir de réservoir de main d'œuvre à l'industrie métropolitaine et les Blancs installés comme comme cadres instituteurs de l'ordre colonial. Les habitats de deux groupes sont distingués en :

* Zone blanche ;

* Zone noire et indigène.

Avec cette procédure de classification sociale des populations indigènes et de spécification interpersonnelle par la discrimination raciale entre ce qui peut être appliqué aux Noirs et ce qui doit être évité aux Belges et à leurs entreprises, la Belgique s'est assurée la part du lion dans le contrôle des Congolais et de leur territoire.

Au bout de ce décor, les Congolais avaient déjà une idée toute faite sur ce qu'ils étaient et signifiaient face à la petite minorité du personnel belge dans leur pays. Ils étaient des objets, des macaques et des esclaves.

Somme toute, une communauté d'hommes, de femmes et d'enfants sans droits fondamentaux. Ce constat n'est pas pour les diminuer dans leur estime intestine, c'est même une serrure qui va ouvrir les portes de la liberté tel ce projet se trame au fond de leur âme.

L'unité du Congo, s'est donc faite, par un consensus graduel de résilience et de tempérance, puis par consensus informel, mais universel de toute la collectivité des opprimés. Après cinquante années de colonisation directe, soit la période allant de 1908 à 1958, la conscience des masses avait évolué dans le sens d'une prédisposition à la riposte contre l'injustice sans être nécessairement un recours obligé à la violence. Les facteurs qui ont contribué à renforcer cette résolution de se faire respecter remontent aux lendemains de la Conférence de Berlin, de 1885. Les Congolais avaient appris à communiquer collectivement par-dessus les obstacles tribaux avec les instruments acoustiques dont ils disposaient chacun dans sa coutume.

Le tam-tam, le mondo, le lunkunfi, le lokole, l'odimba et autres idiophones ont été mis à contribution. Lorsque la Force Publique, dirigée par un Commandant de la place ou d'un corps expéditionnaire, agissait pour le pouvoir qu'elle sert, la nouvelle de la répression circulait aussi vite que l'oiseau.

Ce réseau de communication entrait en service surtout quand les ordres consistaient en une mutilation des indigènes, comme la coupe des membres de la mobilité physique du corps, à savoir pied, main et parfois les yeux. Léopold II a autorisé ces cruels sévices.

En croyant déplacer les individus et les tribus d'une terre à une autre, les Belges ont exporté l'inter-congolité culturelle d'une province à une autre. En reléguant Simon Kimbangu au Katanga, l'essor du Kimbaguisme prit une propension inattendue auprès des riverains de sa prison de Kasapa, à Élisabethville, en déménageant les Batetela du Sankuru au Bas-Congo, en particulier dans les Districts de Cataractes (Thysville et Kimpese) et du Bas-Fleuve (Boma et Tshela), le Congo-Belge a relié les Congolais en les mariant inter-tribalement à jamais.

En installant les Kimbanguistes du Bas-Congo au Haut-Congo (Bumba et Aketi d'où est né Verckys Kiamuangana Mateta), il sortira de cette expulsion planifiée une béatitude des retrouvailles inter-congolaises. Un autre cas du genre, c'est Monseigneur Matondo Kua Nzambi, le fondateur des Bilenge Ya Muinda, il est d'origine Bakongo, né à Inongo, au Bandundu, mais ses origines ne sont pas un problème sur la terre d'accueil qui a reçu ses parents déportés.

En un mot, ceux-ci ne sont qu'un exemple de ces dérangements primitifs aux procédures judiciarisées en cours durant la marche vers l'indépendance.

L'émergence de la conscience nationale s'est faite principalement avec le concours des drames socio-ethniques et de la maltraitance des Congolais coloniaux. Les indicateurs des violations des droits de l'homme et de déni de liberté se signalent à tous les détours des avenues de l'urbanisme du Congo-Belge. Ce sont ces contraintes qui ont généré, malgré elles, la conscience d'éveil des populations brimées, elles constitue l'acte imprudent d'une l'arrogance qui a incité l'irruption d'un processus de résistance et de combat pour la dignité dans la patience, la retenue et l'intelligence jurisprudentielle.

À ce processus, s'agrafe la succession des événements tragiques du XX ième siècle, leur incidence a eu des conséquences à l'intérieur du Congo-Belge.

Sur ce chapitre, les Congolais doivent savoir qu'ils sont ce peuple sur qui a reposé le fardeau des efforts de guerre de 1914-1918 et 1940-1948. D'aucuns intéressés à l'enquête de l'histoire de la RDC des origines à nos jours peuvent découvrir l'implication de leur pays comme ils ne l'ont jamais pensé ni cru. Ce qui sera retenu dans ce cheminement inconnu est la phénoménologie constituant les indicateurs des preuves pouvant être considérées comme ferment du sentiment de l'unité des Congolais vis-à-vis de leur pays et entre-eux. Voici, ci-après, les caractéristiques impersonnelles, douloureuses et tranquilles d'actualité et les actes qui ont forgé l'unité et la conscience congolaises durant la colonisation et le début de l'indépendance, le 30 juin 1960 :

* Le drapeau avec une étoile dorée sur un fond bleu au centre, celle-ci symbolisant l'unité primordiale reconnue à l'État Indépendant du Congo, à la Conférence de Berlin. Les Congolais sont le seul peuple des colonies en Afrique subsaharienne qui dispose d'un drapeau à l'instar de celui de la métropole, le tricole belge ;

* Les brimades léopoldiennes pour l'exploitation éhontée du caoutchouc, l'ivoire, le bois et la faune en général. En 1885, le Congo était vert partout ;

* Les Guerres Mondiales, Première et Deuxième, les Congolais s'y battent partout sans répit sur les théâtres d'Europe, du Moyen-Orient, Égypte compris, Éthiopie, Rwanda, Burundi et Tnganyika (Tanzanie actuelle), Etrême-Orient, dont la Birmanie où Victor Lundula, Gaston Diomi et Lomboto font corps dans l'Armée britannique conformémnt aux accords passés entre la Belgique et la Grande Bretagne, les mutineries ;

* La corvée et les exigences des efforts de guerre imposés aux Congolais de toutes les provinces au cours de la Première et la Deuxième Guerres Mondiales, les exécutions capitales des grévistes, les pendaisons des leaders des tribus qui refusent de travailler plus d'heures que les Blancs dans les mêmes circonstances ;

* La Force Publique, cette armée coloniale, a forgé le sentiment d'appartenance des Congolais à un même territoire. La langue administrative des hommes en armes est le lingala, cette exception qui fait de l'Armée et de la Police deux Institutions particulières, aura aiguisé les liens inter-congolais, car dans chaque famille, fut-elle de Sakania ou de Gemena, de Matadi ou d'Albertville, où il y a un soldat, quelqu'un est censé parler lingala. Il va s'en dire qu'en tout coin du Congo, on parle lingala, sinon dans tous les camps militaires du Congo-Belge ;

* La Musique Congolaise Moderne a pour langue de romance et de communication sentimentale, le Lingala et Léopoldville, la Capitale est lingalaphone, or c'est là que se trouve toutes les vedettes de cette musique, à savoir le Grand Kallé, Lucie Eyenga, Franco, Vicky, Rossignol, Dewayon, De la Lune, Madiata, Bukasa, sauf jean-Bosco Mwenda, la coqueluche d'Élisabethville. Partant, le Lingala devient par son actualité une langue vernaculaire pour tous les Congolais ;

* La prédominance du christianisme qu'aucune autre religion n'assaille, sauf la diversité confessionnelle de ses adeptes, il devient par ce fait un phénomène mobilisateur. Il s'ensuivra même une radicalisation de ses ailes qui n'obéissent pas à l'ordre colonial. De 1921 à 1960, le Kimbaguisme va se développer clandestinement, mais très efficacement dans toutes les six provinces et forgera à sa façon une conscience distante des directives du Congo-Belge ;

* Les Sports par l'unité de la conscience du divertissement, en football et en boxe. Le match injustement arbitré, en juin 1957, en est une preuve. Les émeutes issues de cette rencontre ne sont pas un phénomène de hooligan, mais d'une conscience collective qui réprouve l'injustice de l'arbitre belge. Etc.

Ceci revient à dire que quand l'indépendance est proclamée, le Congo est un pays uni dans toutes ses fibres et sa conscience publique, il a des caractéristiques d'une personnalité solide pour avancer seul dans le concert des Nations.

Au plan pratico-paratique de cette disposition à l'affirmation, les symboles les plus forts témoignent de cette efficience, ce sont le drapeau à six étoiles que sont les six provinces, l'Armée naissante qui dispose d'une langue nationale à elle, et le peuple reparti en agglomération ethnique dûment recensé et soudé provincialement en fonction de la parenté des tribus par leurs langues régionales, sont un atout pour réussir un départ en avant sans contrainte.

En clair, il ne manquait rien aux Congolais pour se lancer dans l'avenir avec assurance et paix. En 1960, les Congolais ne se haïssent pas. Là où se remarquent ces tendances, on ne peut point rares ou résiduelles, c'est dans les endroits que tentent de perturber ceux que la souveraineté nationale remercie. La subversion qui se signale résulte très souvent de la crainte du sentiment national des Congolais, leur unité fait peur à ceux qui cèdent la place aux nouvelles figures appelées à administrer le territoire. La physionomie magistrale de l'unité des Congolais fut sans conteste affichée à la Conférence de la Table-Ronde de Bruxelles. La chanson indépendance cha-cha demeure le monument de ce cas de figure.

C'est dans ce décor d'une émancipation appréhendée que les politologues de Belgique comme de l'espace Atlantique Nord, choisissent pour inférer leur présence dans le cercle de la classe politique du Congo, près leurs leaders. Mais cet exercice a ses sources au début des années '50.

L'on peut dire sans hésiter d'affirmer avec certitude que le déclin rapide de l'unité des Congolais tant redoutée ne résulte pas des désaccords survenus au lendemain de l'indépendance, mais des planifications organisées bine avant. Cet extrait de You Tube est un des exemples du travail de dispersion des Congolais tel que chaque pays puissant de l'Occident a voulu construire sa présence dans la future RDC.

Il y a des coïncidences qu'un passé composé conjugue avec ce que l'on redoute ou suppose. Une parole du Christ dit que tout sera dévoilé (Extrait icit)***

III. La méthode : vieillir Étienne Thisekedi et les acteurs de la CNS

Avec le recul critique, le piégeage des Congolais contre leur souveraineté nationale s'était bel bien mis en place une décennie avant l'indépendance du pays, sinon d'une manière sérieuse, dans les années '20 avec l'émergence du Kimbaguisme. À l'Exposition Universelle de Bruxelles, en 1958, tout l'édifice du complot était déjà bâti et fonctionnel avec des acteurs consignés à leur rôle sans tergiverser. Dans l'époque de la marche du Congo vers l'indépendance, les Grands Congolais, chefs des partis et leaders charismatiques, furent bâillonnés sans le savoir.

Lumumba fut étroitement surveillé par Mobutu, Tschombé l'est par Godefroid Monongo , alias Monsieur Kifuakiyo. Cette méthodologie scrutatrice du devenir du Congo par leurs dirigeants sera la lunette de prédilection pour anticiper le contrôlé du peuple congolais et de son territoire.

En effet, observant que la Conférence Nationale Souveraine fut un succès, les acteurs de tout le contrôle de Bruxelles et les corporations qui les assistent, ressentirent la même peur quatre décennies plus tard. Le départ organisé de Mobutu par le peuple sans entremise des Capitales étrangères de l'Ouest suscita la précipitation d'événements dramatiques.

Bientôt, il découlera des ratés de la CNS plusieurs révocation d'Étienne Tshisekedi comme Premier ministre par Mobutu. Ce désagrément n'arrivait pas par hasard, c'est parce que l'on voulait que la CNS s'enlise, échoue ensuite pour faire durer le processus de transition sans résultat viable.

Ce cynisme, puisqu'il faut le nommer de la sorte, parvint à atteindre son but. La transition de la RDC fut la plus longue du monde, elle eut pour conséquence de vieillir Étienne Tshisekedi et les acteurs de la classe politique dont on ne voulait pas voir émerger.

Ce ne fut pas tant le fait que ces derniers étaient menaçants, mais le complot consistait à priver les Zaïrois de jouir d'une victoire congolo-congolaise qui met fin à un régime vieux sans référence associative à l'Occident, ici ce sont la France, la Belgique, les États-Unis et l'Union Européenne.

Les Congolais maîtres de leur destin, cette éventualité n'était pas acceptée par les parrains pourvoyeurs des crédits au Zaïre. Les Congolais face aux commandes de la RDC, il y a risque de revoir sur la scène de la chose publique d'autres Lumumba, c'est-à-dire des citoyens décidés à avoir la maîtrise et la mainmise sur la République. Cette indépendance est un danger pour les cercles de la Finance internationale.

Soufflant le chaud et le froid, c'est-à-dire occupés à conseiller Mobutu d'une part et à flatter la fierté légitimede Tshisekedi d'autres part, les intervenants extérieurs venus en observateur à la Conférence nationale finissent pas brouiller la cohésion et la concorde des Institueurs de la transition. Pendant ce temps, ces acteurs du statu quo déterminés à garder le Congo dans une tour d'ivoire, dans la myopie et la polémique, déversent les Rwandais et les Ougandais pour tout déstabiliser par les massacres des masses.

Paul Kagamé et Yoweri Museveni sont les mercenaires qui acceptent d'accomplir cette besogne de faire des Congolais des chairs à canon. Tout l'échec de la Conférence Nationale prend cours avec cette agression planifiée et commanditée. Laurent Désiré Kabila, dans le maquis, à son tour, tue Ngandu Kisase, la débandade est déjà en branle. Le succès de l'AFDL, c'est l'hypothèque du Congo aux sociétés secrètes qui l'ont condamné, mais qui voisinnent et participent à l'actualité de la RDC.

Il aura fallu pour réussir ce stratagème de tout arrêter de la CNS, concevoir une astuce de vieillir les acteurs, dont le leader Maximo. Mais, ce fait accompli est également un terrorisme savant qui a consité en un vol du processus de la transition pour le diriger vers un bandit qui n'aurait jamais pu s'introduire dans le mouvement citoyen de la réforme constitutionnelle.

Laurent Désiré Kabila a été promu pour détruire ce que de raison, les Congolo-Zaïrois ont monté pour prendre en main leur maison de l'emprise d'un pouvoir totalitaire. Toutefois, les opportunistes des hordes kabiliennes n'ont vu que les vols, les viols et les pillages du Congo, ils ne se doutaient pas qu'ils se noyaient dans une atmosphère polluée de spiritisme et de maraboutisme. Les médiums occidentaux, eux, le savaient, car ils ont entraîné l'ancien régime à se fondre dans la superstition pour contrôler son chef. Par ailleurs, même si Laurent Désiré Kabila regardait en l'air sur le bateau de l'Utenika à côté de Mandela, il n'avait qu'une courte vision de ce qu'il redoutait.

IV. L'impasse

Ce statu quo est la conséquence d'un parcours dans une démocratie qui n'a pas su mobiliser ses ressources humaines pour créer une force morale capable de soutenir la République dans ses crises. Apèrs 1960, plusieurs grèves se succedèrent, des travailleurs aux étudiants. la plus élargie de toutes est celle qui terrassa le Congo, en 1964. Étudiants, surtout de Lovanium, et travailleurs, en particulier ceux de l'Union des Travailleurs Congolais, l'UTC, de Bo-Boliko, furent le maillon fort de cette révolte contre la production mal rétribuée.

Mais dans l'épicentre de ce trouble, c'est l'assassinat de Lumumba qui a tout dérangé dans la stabilité des rapports cityens. Ceux qui voulaient voir les Congolais divisés frappèrent à la bonne névralgie et obtinrent le résultat présupposé.

Le jardin vert de l'Afrique qui démarra démocratiquement s'estompa au court-circuit du 24 novembre 1965. Toutes les attaches du pacte fraternel tissées depuis les jours sombres de l'esclavage, de Léopold II et de la colonisation se déconnectèrent un peu à la façon dont la Bible raconte la perte du paradis.

On raconte qu'Adam et Ève, à leur chute spirituelle dans l'Eden, les animaux s'éloignèrent d'eux les uns des autres et ils découvrirent qu'ils étaient nus et tout à coup, ils eurent conscience de leur différnce et reconnurent les indicateurs organiques de leurs sexes distincts. Dieu à Adam raconté par les prophètes :

"Alors ils entendirent la voix de l'Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit : Où es-tu ? Il répondit : J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. Et l'Éternel Dieu dit : Qui t'a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger ?"

Les Congolais se distendirent entre-eux, au début de l'année '60, après l'assassinat de leur Premier ministre, le 17 janvier 1961, ceux de l'Est défendirent bec et oncles les opinions de leur Député défunt à Kisangani. Toutefois, ils ne s'étaient pas coupés, ils voulaient les explications du Gouvernement central. Car, aucun chef politique ni le Parlement congolais n'ont expliqué à la Nation pourquoi il y a eu sécession et rébellion. Pourquoi le Premier ministre fut livré pour être tué sans accusation, sans procès et sans désaveu populaire.

C'est cette occasion qui inspira Gizenga d'aller tromper des multitudes de citoyens de Stanleyville et il réussit à se faire passer pour l'héritier spirituel de Lumumba. Depuis ce temps, cet homme octogénaire n'a jamais cessé d'arborer le visage d'un révolutionnaire, il fallu, pour le confondre, les élections hideuses de 2006 par leurs mensonges.

L'impasse en fait, c'est la période des années soixante, celle-ci voit s'effriter le charisme et le leadership des politiciens congolais dans le ral-le-bol de la politicaille qui s'ensuivit. L'impasse, c'est la guerre civile au Katanga, l'impasse c'est la rébellion, l'impasse, c'est l'impossibilité d'élire un nouveau Parlement à temps, l'impasse, c'est le retard de la tenue des élections présidentielles, car le mandat de Joseph Kasa-Vubu était échu au 30 juin 1965.

Cette impasse consacra le vide de pouvoir dans un pouvoir qui s'était usé, car la population des provinces avait perdu confiance dans les politiciens et les Institutions et les Organes de l'État, fonctionnant pourtant bien, mais sans éclat.

V. Était-ce par hasard que tout cela arriva

Non ! Ce fut la conséquence que voulait voir surgir les Sociétés secrètes corporatives et les conglomérats multinationaux. Le Congo était ébranlé en s'écroulant sur son propre poids de faillite politique. Dans les calculs effectués pour produire ce résultat, il fut mis en équation plusieurs enjeux gratifiants. Le premier de toutes les conséquences présumées et planifiées fut de brouilles d'abord Lumumba d'avec Joseph Kasa-Vubu, puis laisser naître la rébellion à l'Est et au Bandndu avec l'accusation d'imputation de responsabilité aux Communistes.

C'est vrai, ce sont ces derniers qui la fomentent la subversion et les troubles, mais ces manoeuvres là sont perçues par les services de renseignements occidentaux, ils ne s'exclament pas et ne s'en étonnent pas, la consigne est de laisser faire.

Il y a beaucoup de raisons qui justifient ce laxisme, le but était d'inciter les Congolais à faire un virage à 180 degré. Au constat d'une insécurité généralisée dans la République, il sera demandé aux Dirigeants de Léopoldville de se défaire de certains symboles d'unité nationale pour des nouvelles armoiries, bannières et parcelles de l'Administration du terriroire.

Ce qui tombe tout de suite dans cette catégorie, ce sont le drapeau à six étoiles, la révocation des six provinces et la création du "Conseil monétaire" duquel il va sortir des nouveaux billets d'argent pour remplacer progressivement ceux anciens du Congo-Belge toujours en cours jusqu'en 1964. Dans cette impasse, les forces de puissances occidentales et les sociétés secrètes qui se cachent derrière elles travaillent de commun accord pour générer un personnage mobilisateur pour remplacer Lumumba dont les Étudaints des Universités se réclament être héritiers.

Partout au Congo, ceux-ci pour narguer l'autorité nationale et les intervenants informels dans l'arène du pouvoir, laissent pousser une barbiche, car ils sont encouragés dans la recherche de ce look même par les Noirs américains, dont l'illustre Malcom X. Le marketing politique et militaire finit par jeter son dévolu définitif sur Mobutu.

Évidemment, tous en Occident n'avaient pas le même schéma exécutoire pour aligner la RDC sur leur voie. Si John Kennedy aurait vécu au delà de 1963, la réalité congolaise ne serait pas ce qu'on lui a imprimé par l'Europe de la CEE, si Winston Churchill avait continué à être Premir Ministre en Grande Bretagne, l'actualité africaine se serait confectionnée autrement quand bien même, le Congo pouvait continuer à être l'enjeu des puissances de l'Atlantique Nord. En tout cas, l'impassefut bien crée et voulu et l'on rendit aveugle un peuple sur qui toute l'Afrique avait fondé tant d'espoir.

Les politiciens des années 1960-1965, à cause du manque d'interaction emballant, se jetèrent à bras déployé dans les Odres secrets dont ils avaient très peu de documentation. Cet abandon de soi aux Grands Maîtres dont on neconaissait pas grand'chose de leurs Idées-forces, camouflée par leurs sciences, parvinrent à mettre en lambeau la spiritualité des Dirigeants congolais.

Les médiums opérant procédaient par la dissociation culturelle et confessionnelle pour métisser l'activité créatrice des Congolais en lui enlevant ses repères nucléaires portés par le système de valeurs.

La victime grandiose de ce marketing ésotérique des années '60 est Albert Kalonji.

En devenant le Mulopwe du Sud-Kasaï, ce dirigeant remarquable entreprit d'expatrier ses biens et ses avoirs sous le nom social de son Empire, à savoir "l'Empire du Sud-Kasaï". Au final, ses comptes bancaires et sa fudicie étaient localisés en Belgique et dans quelques pays d'Europe non bine élucidés. C'est là que le piège se referma sur kalonji. À la fin de sa rébellion contre Léopoldville, il se rendit en Belgique pour jouir de la fortune qu'il y avait envoyé, mais les Fonctionnaires des Institutions financières de Belge confondirent l'ayant-droit, ceux-ci n'ont pas refusé de lui rendre ses avoirs, mais ils lui donnèrent une carte du Congo pour que ce dernier leur indique la localité de l'Empire du Sud-Kasaï sur ce pays.

Et comme il ne fut pas évident d'en localiser l'adresse, Albert Kalonji perdit sa fortune à la barbe et au nez de ceux qui l'ont encouragé, voire soutenu dans l'érection de son Empire.

Sa Majesté, fureiux de cette escroquerie savamment montée contre lui, abandonna la loge qui a prédaté sa richesse pour s'affilier à un nouvel Ordre. La suite de cette histoire ne m'intéeresse pas, mais Albert Kalonji s'effaça de la scène publique après avoir été remis sous perfusion par Moïse Tschombé dans le Gouvernement de "Salut Public".

Dans tous les deux Kasaï et au Congo, Albert Kalonji n'était plus ce brillant politicien qui leva une ville des pépites de diamant, Bakwanga, en capitale de l'actuel Kasaï oriental.

C'est la Pentecôte qui nous a échappés, renaissons de nouveau à la vie de l'Esprit.

(À suivre ...) Remarques :

* Il est important que l'on ne confonde pas ce thème de l'histoire ésotérique de la RDC avec la réalité de certains personnages dans la vie quotidienne et communautaire. Les Belges ont commis beaucoup d'impairs et des fautes graves contre la personne du Congolais, mais ailleurs, ils ont accompli des oeuvres louables, c'est cela l'ambivalence du caractère humain. Le Mobutu qui est mis en examen ici, c'est celui qui a profané la Pentecôte et cette histoire-là, aucun Congolais ne peut s'empêcher de la transmettre à la postérité. Les Congolais ont perdu une partie de leur puissance spirituelle par cet acte qui fut, par motivation et par entendement, un désir de dominer et d'accaparer pour soi l'âme collective pour ses propres complaisances. En rappelant ceci, on rend hommage à ceux qui ont résisté contre cette incarcération de l'esprit par un homme totalitaire ;

* N'oublions pas que le budget des villes de Bruxelles, de Montréal, de Londres, de Johannesbourg, de Rabat, de New Delhi et de Pékin est supérieur au budget national de la RDC, alors qu'à l'inverse ce que l'on exploite au Congo durant une année est au-dessus des budgets de toutes ces villes additionnées, du budget des États-Unis, du budget de la Russie et du budget de l'Union Européenne. Il y a tout pour faire du Congo un État souverain, digne et prospère, mais il faut que cesse les coups-bas inter-Congolais. C'est le préalable à tout esprit de réussite et de concorde nationale. Si les Congolais se tiennent, ils dévouvriront les manoeuvres des étrangers et l'Occident, au lieu d'être le patron dans notre salon, une fois démasqué, il se tiendra à la porte pour demander l'entrée en toquant poliment.

* En tout cas, moi, Djamba Yohé, je vous livre ma réflexion, et vous transmet ce que je sais du pays. Si ce que j'écris tombe comme une lettre morte dans vos ordinateurs, vous serez vous-mêmes les victimes de votre insouciance. De toutes les façons, ma part est faite, il faut la corroborer avec d'autres contributions de Congolais éclairés en RDC et à travers le monde. Ceci est la voix de mon testament spirituel et moral. Plus nous nous tiendrons ensemble, aussi forts nous serons. C'est même là la devise de nos oncles belges "L'Union fait la force".

HISTOIRE ÉSOTÉRIQUE DE LA RDC, (4)

"Le Prima Curia" et l'anatomie spirituelle des Congolais (2)

B/ Aspects occulte et démonologique

Préambule

Film de Thierry Michel un vol du patrimoine filmique de la RDC

Saül consulta Yahvé, mais Yahvé ne lui répondit pas, ni par les songes, ni par les sorts, ni par les prophètes. Saül dit alors à ses serviteurs : "Cherchez-moi une nécromancienne, que j'aille chez elle et que je la consulte", et ses serviteurs lui répondirent : "Il y a une nécromancienne à En-Dor. "Saül se déguisa et endossa d'autres vêtements, puis il partit avec deux hommes et ils arrivèrent de nuit chez la femme. Il lui dit : "Je t'en prie, fais-moi dire l'avenir par un revenant, et évoque pour moi celui que je te dirai. "Mais la femme lui répondit : "Voyons, tu sais toi-même ce qu'a fait Saül et comment il a supprimé du pays les nécromants et les devins. Pourquoi tends-tu un piège à ma vie pour me faire mourir ? "Alors Saül lui fit ce serment par Yahvé : "Aussi vrai que Yahvé est vivant, dit-il, tu n'encourras aucun blâme pour cette affaire. "La femme demanda : " Qui faut-il évoquer pour toi ? ", et il répondit :

"Évoque-moi Samuel. "Alors la femme vit Samuel et, poussant un grand cri, elle dit à Saül : "Pourquoi m'as-tu trompée ? Tu es Saül !" Le roi lui dit : "N'aie pas peur ! Mais que vois-tu ?" et la femme répondit à Saül : "Je vois un spectre qui monte de la terre. " Saül lui demanda : "Quelle apparence a-t-il ?", et la femme répondit : "C'est un vieillard qui monte, il est drapé dans un manteau. "Alors Saül sut que c'était Samuel et, s'inclinant la face contre terre, il se prosterna. Samuel dit à Saül : "Pourquoi as-tu troublé mon repos en m'évoquant ? (...) " Pourquoi me consulter, quand Yahvé s'est détourné de toi et est devenu ton adversaire ?" Source Bible de Jérusalem : 1 Samuel, 28, 6-15 et 16.

I. À la source du synchrétisme mobutien

L'histoire des 32 ans de régime Mobutu à la tête de la RDC/Zaïre, vu dans l'angle de la transcendance spirituelle et du "Tout Autre", c'est-à-dire, Dieu, aura été un échec d'évolution cultuelle, (Notez que cultuel est différent de culturel), et un non avènement de dépassement au plan de la civilisation de l'intériorité mystique de l'humain rdécien.

C'est le bilan du ravail d'enquête canonique qui renvoie à cette conclusion. Au Congo-Belge, comme je l'ai dit dans la dernière communication, le futur chef de l'État zaïrois avait déjà jeté son dévolu sur le syncrétisme rituel de type oriental et la sorcellerie. Mobutu rêvait de pouvoir et de domination par la magie. Il se raconte, qu'au temps colonial, celui-ci avait obtenu des gourous du sous-continent indien une formule abracadabrantesque pour changer de race en vue d'être parmi ceux de siens qui n'avaient pas de problème d'être invités par les Blancs dans les rencontres institutionnelles et sociales organisées pour les cadres évolués et immatriculés de l'époque.

Ceci n'est pas une adecdote, au cours d'une conversation que j'avais eu avec Papa Joseph Diangienda Kuntima, car je le fréquentais lorsque je le pouvais pour me faire expliquer les difficultés que je rencontrais ou me faire conseiller par lui au moment où mon savoir était à la lisière de sa gymnopédie cognitive.

Ce jour là, j'ai voulu alors savoir si le Président se transformait en homme blanc. Son Éminence n'a pas dénigré le chef de l'État, mais il m'a dit qu'il l'a vu confronté à l'Establishment belge, celui-ci le reprochait de ses multiples transmutations raciales.

Et quand il était témoin de ces genres de rémontrance de visu, son geste d'aîné était d'inviter Mobutu à abandonner cette pratique là. Mobutu était en admiration de Joseph Kasa-Vubu, de Joseph Albert Malula, de Patrice Lumumba, de Cyrille Adoula, de Joseph Ileo. Ainsi, quand il les voyait reçus dans la haute sphère politico-sociale du Congo-Belge, il était ému et envieux. Devant ce spectacle, Mobutu voulait être aussi de la partie. Pour parvenir à ce piédestal, il lui fallait transcender autrement, ce faisant, ce fut par cette transfiguration.

Pendant les cinq premières années de l'Indépendance, Mobutu s'est mis à la recherche de ceux qui pouvaient lui apporter ce pouvoir mystique, il voulait posseder l'intelligence du sixième sens et interagir avec la puissance surnaturelle sur ses interlocuteurs. La première personne qui lui fait l'impression d'être en face de la fin de cette quête est "Mama Onema" en 1964.

Elle avait été capturée après la débandade des Mulélistes lors de l'assaut des Gendarmes katangais, des parachutistes belges et des mercenaires. L'Armée Nationale Congolaise de cette année-là était un bloc hétéroclite des soldats brassés par la force idéologique véhiculée par la guerre froide.

II. Le Pape et le Féticheur

Après la pendaison des Conjurés de la Pentecôte, Mobutu fut terrassé par une peur épouvantable et traversé par des remords à fleur de peau, l'acte qu'il a posé était plus lourd que le poids de sa carapace spirituelle de jeune-homme de 35 ans. Les jours et les nuits qui suivirent, ce sont des terribles cauchemars qui troublaient ses sommeils régulièrement.

Le Président de la République, pour échapper aux visions nécropolitaines qui le hantaient matins et soirs, partait se réfugier au quartier Immocongo, plus tard quartier du 20 mai, chez l'Achevêque de Kinshasa qui n'est nul autre que Joseph Albert Malula.

Pour le délivrer de cette phobie mortuaire, le Prélat arrange très vite, au début de 1967, un rendez-vous de réparation philo-exorciste. Mobutu est reçu, avec toute sa famille, par le Pape Paul VI.

Cette audience fut une demande d'absolution de la faute due aux peines capitales qu'il a infligées injustement aux victimes de cette condamnation.

Paul VI ne fut pas dupe, il a dit à Mobutu, comme Jésus a dit à Marie-Madeleine, Vas et ne pèche plus. Ce dernier n'était pas comme la femme infortunée que des vieux libidineux de cette Jérusalem là voulaient lapider, Joseph Désiré a écouté le Pontife de Rome comme le jeune-homme riche des Évangiles a écouté le Christ.

Cependant, à son retour à Kinshasa, des cauchemars, Mobutu n'en faisait plus, mais comme il tenait à garder le pouvoir sans avoir envie de le rendre en 1970, mal lui en prit de demeurer un Président recte, il a délibérement décidé de continuer à fréquenter le sous-sol de l'ésotérisme.

Le drame insoupçonné pour Mobutu dans toute ses pérégrinations initiatiques, c'est le fait qu'il avait très peu de culture dans l'ésotérisme occidental. Il a alla de loge en loge sans jamais être satisfait, aussi le langage théosophique, théurgique philosophique et athéologique de ses maîtres ne lui permettait pas de comprendre les concepts des vocabulaires cachés portés à son intelligence d'apprenti.

Fatigué d'être ce disciple de l'école des Oracles venus des colonnes d'Hercule, à savoir la Hellade, la France, la Grande Bretagne, l'Europe occidentale et l'Atlantique Nord toute entière, Mobutu se tourna vers ses arrières coutumières. Il fréquenta les Bapende, dont "Bongo Bosey" et le père de N'Singa Udjuu Unguankebi Untube.

Bongo Bosey, c'est le père de Papa Wemba le catcheur. Et de celui-ci, il n'obtint rien, car ce chef coutumier était d'abord un philosophe qui respectait les secrets de sa tribu.

À Sontin, Village de N'Singa, que chanta Franco dans "Ongosungemene", en 1969, Mobutu n'obtint rien non plus, car le père de N'Singa voulait que son fils, co-rédacteur de la Constitution du 24 juin 1967, devienne présidentiable, en 1970.

Comprenant ce danger, le Président Mobutu va monter un piège contre N'Singa, il lui confie l'intérim du gouvernement pendant que lui va en périple au Japon (pays à vérifier). Or, N'Singa, quand il était encore Ministre de la Justice, il avait fait promulguer une loi contre le détournement d'argent. Cet article stipulait que tout Congolais trouvé coupable de détournement d'une somme de 5.000 zaïres et plus était de facto condamné à mort. Pourtant, c'est le piège que lui tendit Mobutu.

N'Singa durant son intérim dilapida 100.000 zaïres. L'affaire fit scnadale, le Congo était à l'approche des élections présidentielles de 1970, le Bureau Politique du MPR trouva là un occasion de limoger ce Ministre de l'intérieur qui avait commis un crime financier de détournement des fonds.

Pour mémoire, les rédacteur de la Constitution du 24 juin 1967 sont Joseph Désiré Mobutu, Étienne Tshisekedi et Joseph N'Singa, c'est-à-dire N'Singa Udjuu Unguankebi Untube. Malheureusement a fait parler la Constitution sa propre langue et celle de deux autres fut éteinte.

La défenestration de Joseph N'Singa fit un séisme politique, car avec ce scandale, Mobutu avait presqu'achevé d'éliminer les Grands politiciens congolais de la scène nationale. Déjà, en ce moment là, le Président a réussi à permuter Tshisekedi, du Ministère de l'intérieur à celui des Plan, puis comme Ambassadeur au Maroc.

Cependant, les Grands congolais limogés ou tués sont (Vérifier toujours mes dates pour les assigner à leur événement d'une manière juste, mais je me trompe très peu là-dessus) parmi ces noms choisis pour illustrer le récit :

1. Joseph Kasa-Vubu, après le coup fut relégué à Tshela dans son patelin d'origine, mort à 59 ans ;

2. Moïse Kapenda Tschombé fut exilé en Espagne, mais la complicité d'un de ses proches le fit arrêter par détrounement d'avion, il mourut à 50 ans en prison en Algérie après avoir consommé chaque jour du poison dans la nourriture que ses géôliers lui versaient. Le détourneur de son avion est un français, un repris de justice, nommé Francis Bodnam ;

3. Cyrille Adoula, fut envoyé à Washington comme Ambassadeur, en 1966, et il mourut en Suisse à Lausanne, à l'âge de 56 ans, après un long séjour d'internement sans rémission, avant cel, au début de sa maladie, aux Cliniques Universitaires de Lovanium, il était le voisin de mon père par chambre mitoyen ;

4. Les Conjurés de la Pentecôte, ils étaient pendus le jour de la descente du Saint-Esprit dans le calendreir du paroissien romain, c'est-à-dire catholique ;

5. Les Colonels Tshatshi, Puati, Tshimpola, Kudia Kubanza, l'ex-gouverneur Lubaya, le technocrate Kashama Nkoy, etc...

Ceux qui sont écartés, quand ils ne sont pas assassinés ou confisqués à la vie, ne dépassent pas 60 ans dans la plupart des cas. Ce sont donc des jeunes que Mobutu a éliminé de l'existence et du théâtre de la vie politique et publique. Toutefois, ce n'est pas sans rituel que ces personnages enjambent, par la transcendance, l'autre rive. Les corps des conjurés de la Pentecôte et ceux des officiers, comme le Colonel Tshimpola, perdent quelque chose de leur intégrité. Ces morts, à part Kudia Kubanza qui moura plus dans les mêmes conditions, sont récupérés pour le laboratoire qui décide de quoi prendre et de quoi laisser.

Lorsque ces officiers Kalume, Mwepu, Panu-Bule sont exécutés au petit matin à Djelo Binza, le Président Fondateur prend soin de soustraire à leur dépouille des reliques devant entrer dans sa collection des victimes dont il garde le souvenir. Il y avait à ce spectacle de condamnation à mort, de 1977, tous les membres du Gouvernements et du Bureau Politique.

Mobutu voulait leur faire peur et leur dire que les prochaines exécutions serot plus cruels encore pour ceux qui tenteraient de menacer son pouvoir. Le peloton d'exécution n'était pas fait des caporaux et soldats, mais des majors et Capitaines, amis intimes des condamnés.

Celui qui a tué Kalume est son propre collègue dans la vie de tous les jours et un copain, sinon ami de longue date.

Le Président Mobutu n'était aucunement emballé par l'idée d'embrasser la rectitude morale de sa confession auprès du pape Paul VI, lequel n'était pas un myope. Néanmoins, comme Pontife et synthèse de l'autorité de l'Église, il n'avait pas à suivre les pérégrinations d'un chef de l'État qui était arrivé chez lui pour jouer au laveur d'étaoffe sali en public. Ce n'est pas sa proxémie à côté du Pape qui a changé son coeur, Mobutu politique était d'abord un féticheur avant d'être Président de la République.

Et comme tel, c'est la puissance de la cité qui l'intéressait beaucoup plus que la componction du coeur après des exécutions capitales le jour où l'Esprit Saint traversait le ciel pour descendre sur l'Église en prière.

Après cette audience hautement médiatisée, Mobutu n'a pas abandonné ses pratiques superstutieuses. La mort des adversaires politiques a repris de plus belle dans l'arène de l'État, mais le scenario de ces massacres et liquidation prirent vacances de l'espace public pour devenir un rituel de l'anti-chambre.

La tombe collective de bien des victimes se trouve être le Fleuve Congo dans sa partie Est à Kinsuka. De l'autre rive du fleuve à Brazzaville, la zone témoin des barbaries la plus proche est le pont de Djoué sur la Lufulakari.

III. Trente-deux années de nécrophilie

Quand les Europeéns, avant la Conférence de Berlin, durant ses assises et après sa tenue, s'intéressaient à l'Afrique et au Congo, ceux-ci, à cause du fait qu'ils ont longtemps évolué avec des pactes et des alliances chez eux, ils ne s'étaient approchés des populations locales aventureusement sans principe de précaution sécuritaire ni jurisprudentielle.

La course vers l'occupation des terrains étaient comme le disent les Anglais "un must". Certes, de temps en temps leur conduite était déplorable et souvent sans respect visà-vis des Noirs, mais la motivation de s'installer pour plusieurs années en terre africane les avait rendu sage. Pour acquérir des territoires au nom de leurs pays, ces soi-disant explorateurs prenaient soin d'avoir une bonne tenue et surtout de la retenue.

Ce sont les cadeaux de toutes sortes qu'ils apportaient aux rois et chefs coutumiers des tribus rencontrés. C'est ainsi que pour devenir propriétaire d'un lieu, ils s'arrangeaient de telle sorte que l'acquisition réponde à trois critères essentiels. il fallait qu'il ya ait entre les deux parties concluantes :

* Un accord de principe sanctionnant l'hypothèque du terrain offert ;

* Une signature pour ratifier l'endroit dûment donné ;

* Une célébration bilatérale pour nouer les liens ainsi crée.

Dès lors, il ne pouvait rien s'accomplir sans que ce rituel ne fut au centre de la négociation initiale. Partant, il faut comprendre que chaque fois qu'une initiative de type bilatérale convoquant à la rencontre les Congolais et les Belges, la procédure de transaction dans une entreprise donnée devait absolument faire l'objet d'une consultation sérieuse avant toute conclusion d'accords ou d'accommodements.

Il résulta de cette formule de communication transactionnelle une tradition qui se perpétua sans déroger au principe de consultation mutuelle, surtout du côté congolais propriétaire des lieux, cela jusqu'après 1960.

En d'autres mots, lorsque Mobutu arriva au pouvoir, il ne pouvait pas agir sur l'ensemble du territoire nationale, du moins dans certaines questions majeures, sans pouvoir consulter les resposables de l'espace entrevu ou appréhendé. Car, passer outre les gardiens traditionnels de ce patrimoine aboutissait souvent en queu de poisson et en révolte des populations autochtones lesées. Les exemples les plus en vue sont :

* Lors de la Construction d'une Église ;

* Lors de l'érection d'un pont sur une rivière ;

* Lors de l'installation d'un représentant de l'Administration coloniale, etc.

À la fin de ces agréments, la partie congolaise et la partie belge célébraient ce momentum par des cérémonies significatives soulignant le mérite de l'entente ou de la transaction. Au début de l'État Indépendant du Congo et du Congo-Belge, les manifestations de cession de territoire s'accompagnaient des Traité d'amitié de coopération ou de Concorde d'amitié perpétuel ou ponctuel.

Au bout du compte, ces contrats sanctionnés avec courtoise aboutissent par la collaboration entre fonctionnaires belges et chefs Congolais, cela sous-entend aussi qu'à l'avenir les deux parties devraont échanger des informations sur presque toutes les questions de la vie partagée dans la bipolarité communautaire et institutionnelle belgo-congolaise.

Mais il y a plus, le seul fait d'avoir conclu des Traités d'amitié, de coopération et de concorde est en soi la signature d'un pacte, d'une alliance, d'une convention. Partout où ces actes juridiques ont eu lieu, il s'est établi dans la mentalité des gens des deux bords un sentiment de profond attachement, mais surtout un immense respect spirituel pour les gestes cérémoniels qui ont été accomplis en fonction des contrats conclus.

Donc, là où on a construit une église, un pont, un sanctuaire ou un monument, personne ne devait aller déranger l'ordre spatial qui y a été inauguré. Les anciens que sont nos parents nous ont raconté que pour ériger tel pont, il y a eu des cérémonies intenses de négociations avec les chef de la tribu, car auparavant le service de Ponts et chaussé de l'État n'ont pas réusssi à fixer un brique.

Tel hôpital, malgré son inauguration, a continué à faire beaucoup des désès, il a fallu que le Mfumu des Bena Tshitolu soit d'accord pour que la taux de mortalité décline. Cette église a été construite à cet endroit quand le lieu a été exorcisé et le chef a contraint les sorciers à ne plus se manifester sur l'adresse que Dieu choisi pour la mission.

Ce sont ces consécrations qui ont fait peur à Mobutu quand il pris le pouvoir. Au lendemain du 24 novembre 1965, Mobutu a décidé de soumettre ces adresses et ces lieux sous la coupole de sa puissance spatio-temporelle acquise auprès de ses gourous. Avant un mois, si mes souvenirs sont bons, le jeune Général entreprit un voyage pan-congolais qui dura plus de 45 jours.

Mobutu visita toutes les provinces de la RDC du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. Nous sommes à la fin de 1965 et au début de 1966. À chaque escale, le nouveau Président faisait ramasser chaque terre pour l'emporter avec lui à Kinshasa.

En février 1966, Mobutu avait toute la terre de tous les coins du Congo en sa possession. C'était le premier échantillon de la propriété commune des Congolais qui était soustrait à leur communauté nationale pour les exposer aux forces du mal.

Le but de Mobutu, après le coup d'État de 1965, était d'incarcérer l'effervescence de la vie intérieure des Congolais, il voulait inaugurer une ère de longue obscurité des libertés de conscience et surtout celle contre toute les objections citoyennes allant dans le sens d'interpeller ses faits et gestes politiques, civils et sociaux.

L'Église catholique et les Églises majeures de la RDC l'inquiétaient sur ce projet. Les Protestants, les Kimbaguiste étaient des terribles blocs à son projet de contention de l'activité cérébrale créatrice des Rdéciens. Alors, face à cette muraille de protection de l'intégrité morale des Congolais, Mobutu résolu de frapper contre cette résistance. Ses conseillers en matière occulte lui demandèrent de mettre l'ésychie en prisosn.

L'ésychie est un terme théologique, c'est le silence de l'esprit qui donne à l'âme vivante le repos intérieur pour élever l'individu par l'oraison mystique, par la retraite ou carrément par l'examen de conscience. Les Congolais, de 1960 et de 1965, priaent beaucoup et prennaient le temps de se ressourcer à travers plusieurs re-collection et cela sous aucune instigation des Révérends improvisés.

La construction de la cité de Nganda, à Kintambo, par Monseigneur Malula, en 1967, est un témoignage qui en dit long.

La première victime directe de cette résistance relative à l'hypothèque des âmes aux désirs exprimés par le chef de l'État est Emmanuel Bamba, pendu le jour de Pentecôte. Mobutu a vu comment cette personnalité, avec Papa Joseph Diangienda, a gardé son intégrité face aux Belges.

Aussi l'histoire du Kimbaguisme est un édifice qui montre que la force et la persécution ne peuvent rien quand les consciences sont éveillées et décidées à atteindre l'idéal qu'elles se sont fixées.

En un mot, l'incarcération de l'efferscence et de l'autorité de l'âme, comme le voulait Mobutu, consistait :

* À inhiber les mouvements spirituels et mystiques présents dans tout être humain, c'est ce sentiment qui fait que les hommes de race blanche, jaune, noir ont les mêmes états d'âme et les mêmes aspirations devant les joies et les peines. Ce n'est pas différent d'un Belge quand un Congolais dit à une femme "je t'aime" ou quand un Belge est indigné devant les propos contre la RDC de son compatriote Karel De Gucht ;

* En la négation de son propre moi pour sublimer celui du culte de la personnalité du Président de la République, c'est-à-dire en inaugurant dans le pays spatio-temporel l'iconographie de Mobutu. C'est ce qui deviendra le mobutisme plus tard ;

* À séparer les affinités des Églises avec le peuple en vue de produire un type nouveau de citoyens qui est détaché de la législation ecclésiale et de la pratique religieuse conventionnelle. Ici, il faut voir la célébration des grandes fêtes liturgiques, à savoir : Pâques, Noël, Pentecôte. C'est pourquoi Noël fut supprimé entre 1972 et 1974, mais c'était impossible d'expurger Pâques et Pentecôte, parce que ces fêtes-là ne tombent que le dimanche. Toutefois, la plupart de ces journées là, le MPR organisait des meetings pour empêcher lesdites célébrations. Tel fut le cas de la pendaison des conjurés de la Pentecôte ;

* À aveugler les Congolais dans leurs efforts de progression vers la construction d'une démocratie solide et durable. Tous ceux des acteurs politiques comme ceux du journalisme soucieux de la santé du système de valeurs qui tenteront de raisonner Mobutu là-dessus seront purement et simplement limogés ou assassinés. Les cas les plus flagrants dans la presse sont le limogage deSylvain Goontcho, Clément Vidibio, Cyrille Momote, Léonard Kadima, Tshitenge Madika, Benoît Lukunku Sampu et même d'Alphonse Mavungu.

Les cartes blanches que ce dernier (Mavungu) écrivait l'avaient été sous la menace d'un canon et lorsqu'il ne pouvait rien rédiger les textes y relatifs lui étaient envoyés de la Présidence de la République, c'est-à-dire, le Mont N'Galiema. Notez que Léonard Kadima, le David Poudjadas de l'OZRT, a été limogé à partir de Naïrobi ou Dar-Es-Salam non pas parce qu'il dormait, cette raison est fausse car ce fut un piège, mais parce qu'il avait refusé de devenir membre de la Prima Curia.

Je dis ceci parce que je le connais personnellement, Gaston Diomi l'avait recommandé à moi pour m'exercer à raffiner mon écriture éditoriale en ce qui concerne les déclarations d'État.

C'est d'ailleurs lui, en collaboration avec Diogas, qui a écrit la Déclaration de la candidature de Gaston Diomi en 1977. Par ailleurs, nous n'habitions pas loin l'un de l'autre, il était sur Nzobe et moi à Timansi, dans Bandal. On prenait souvent un verre à eux quand on discutait politique, chez lui à domicile.

En somme, les trente-deux années de Mobutu au pouvoir furent une période du règne de la nécrophilie. Tout ce que Mobutu a entrepris de faire pour son régime l'avait été avec le concours d'invocations des morts, de profanation de cadavres et de collection des restes mortuaires de ses victimes.

Le MPR lui-même est né sur l'ossuraire des individus enterrés sous la stele de N'Sele. Ceci est su de tous, quand bien même cette affirmation passerait pour de la présomption dérivant des légendes urbaines. Il n'en reste pas moins vrai que les grands monuments du MPR à Kinshasa sont construits sur la profanation des tombeaux. En voici quelques exemples :

1. Le Palais du Peuple est construit sur un ancien cimetière ;

2. La Cité de la Voix du Zaïre est construite sur un ancien cimetière ;

3. Le Théâtre de la Verdure a pour coupole le cimetière des premiers Belges de Kintambo ;

4. Le monument de l'indépendance inauguré le 30 juin 1966 devant le Palais de la Justice en préphérie de l'Athéneé de Kalina (Gombe). Sous ce bas-relief, que surveillait nuit et jours les militaires, il y a des cadavres d'inconnus que Mobutu fit ensevelir la veille,

5. Le "Bouclier de la Révolution", cette ouvre magistrale de Maître Liyolo, qui a remplacé la statue de Stanley, a été destiné au rôle que le Grand Liyolo ne lui avait pas conçu. Mobutu y enterra encore d'autres morts et des fétiches pour s'assurer d'être le prtopriétaire mystique des lieux, etc.

Les exemples sont pléthores, mais je me limite aux moments que tous connaissent par coeur. Les campagnons de la fondation de MPR ont aussi écopé, à travers des différentes étapes, de construction du pouvoir érigé sur la nécrophilie et la profanation des tombeaux.

Comme Mobutu craignait les accords que les ancêtres congolais avaient signés avec les Belges sur tous les endroits qui rappelaient leur présence, à savoir les églises, les ponts et chaussées, les monuments, il lui fallait démanteler les puissances de ces lieux telles qu'elles étaient installées.

C'est cette raison-là qui explique à priori et à fortiori le déboulonnement des monuments.

Cette initiative est louable, mais elle n'a pas été conçue dans l'intérêt des Congolais, le but de cette décision fut celui d'implanter la puissance démonologique des esprits envoutant de Mobutu. L'horreur est allée à son comble, le 27 octobre 1971, dite journée de la débaptisation du pays, le MPR a même fait croire aux Congolais que le nom Congo était étranger à leur histoire. Pourtant, c'est le nom Zaïre qui est portugais, à la suite d'une mauvaise prononciation du portugais Diego Câo, en 1482.

Entre 1965 et 1970, il s'est passé beaucoup d'événements de transgression contre l'Église (catholique, protestante, kibanguiste) et les traditions spirituelles de la RDC. Pour construire le régime sur la nécrophilie, Mobutu organise ce quinquinat de telle sorte qu'il parvienne à inaugurer son règne avec le concours des stratagèmes morbides et ocultes. De temps en temps, chers lecteurs, je dois récapituler ce que j'ai déjà dit, mais en ajoutant à ces prérequis des nouveaux détails. L'échiquier de cette montée est échafaudé de la manière ci-après :

1. 1965 : aussitôt après le coup d'état du 24 novembre, Mobutu entreprend un voyage dans toute la républiqu avec le motif de se faire connaître à la population, mais ce ne fut pas cela la vraie raison, car cela aurait suffit s'il n'était allé que dans les chefs-lieux des provinces. La réalité est que le nouveau chef de l'État, en deux mois, visita tout le Congo de la Province jusqu'aux plus petits secteurs du territoire national, à chaque escale sa délégation ramssait les terres tribales pour les ramener à Kinshasa dans ses laboratoires ocultes. Tout Congolais soucieux de connaître l'histoire de son pays peut se renseigner sur la véracité du voyage que j'évoque ;

2. 1966 : Mobutu, le 2 juin 1966 ordonne la pendaison de ceux que l'histoire nomme aujourd'hui comme étant les Conjurés de la Pentecôte. Les corps de ces derniers ne sont pas rendus à leur famille, mais offerts aux féticheurs pour fabriquer les pentacles, les épiscanes et les talismans de Mobutu ;

3. 1967 : la naissance du MPR à N'Sele se fait au devant d'une stèel nécropolitaine. Pour les uns, c'est son enfant mort-né qui est en dessous pour les autres ce sont des victimes redoutés qui sont là, mais la vérité intégrale à ce mystère se résume par l'épandage des restes des condamnés de la Pentecôte, ils étaient plus nombreux que ceux que la presse a communiqué. Cette année-là est aussi l'année de la supression du mouvement scout, car Mobutu ne voulait pas entendre que les Églises voulaient la jeunesse pour le Christ ;

4. 1968 : les enjeux sont capitaux et la barre des objectifs à atteindre est très haute. Mobutu reçoit tour à tour toutes les Institutions, les Églises, les Forces vives et les Masses populaires au Mont Stanley (Mont N'Galiema). Ce défilé de la République auprès du chef de l'État fut appelé "Le Grand Dialogue National". Nuitamment, avant l'arrivée des responsables conviés, il y a eu des cérémonies incatatiores pour envoûter tout le monde et aligner tout le monde sur les vues mobutien de la République.

Je dispose encore des photos de mon père quand ils étaient reçus avec tout l'État Major de la Police Nationale. La même année, les étudiants de l'Université Lovanium vont se faire tuer au mois de janvier quand ils protestaient contre le passage du Vice-Président américain, Hubert Humphrey. Ce n'est pas tout, durant le Grand Dialogue National, l'UGEC, dira au Président qu'elle ne lui accorde pas son soutien ;

5. 1969 :le carnage des étudiants est chose faite le 4 juin, la plupart des corps décédés ne furent pas rendus à leur famille, ils connurent une destination inconnue, mais dans le fond ce sont les mediums et les féticheurs de Mobutu qui les ont repris et le Chef de l'État va envoyer toute l'université en prison sous forme de service militaire. Quels sont ces soldats qui font l'armée sans toucher à une seule arme ? Comprenne qui pourra ! ;

6. 1970 : comme dirait Jean de la Fontaine : "Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt, j'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine. Ça, monsieur les chevaux, payez-moi de ma peine." C'est ce qu'il advint, à la veille du premier congrès ordinaire du MPR devant désigner Mobutu comme le candidat unique à la présidence de la République, les rédacteurs de la Constitution de 1967, à savoir : Étienne Tshisekedi et Joseph N'Singa Udjuu Unguankebi Untube étaient déjà limogés. L'un fut Ambassadeur au Maroc et l'autre remercié comme un vulgaire voleur de 100.000 zaïres ;

Ce ne fut pas qu'une mécanique d'ajustement pour les élections qui se préparait, mais un véritable chasse aux sorcières contre toutes les figures inquiétantes évoluant dans le système. Les pivots des origines du MPR vont pour la plupart être renvoyés et mourir peu après ou encore perdre la vie par inadvertance souhaitée par le chef de l'État lorsque ses plans sont démasqués. Ceux qui mouront successivement au début du deuxième mandat ont pour nom Propser Mavungu, ancien Bougmestre de Bandal et Prosper Mandrandele Tanzi, ancien cadre de la FOnction Publique. Ces personnalités, quoi qu'on dise étaient très intelligente avec un indice de pigné au dessus du Général-Président. Mobutu, en réalité, ne les voualient pas, mais ils furent utiles pour ériger les structures de son système politique.

Au sujet de la mort de Mandrandele Tanzi, un Congolais anonyme raconte tout simplement cette fin de vie telle qu'elle était ressentie par la plupart des citoyes du Zaïre :

"Certaines spéculations laissèrent entendre que sa mort fut provoquée par l'absorption d'un poison destiné au Cardinal Malula. Rusé ou informé, le prélat eut la malice de procéder au changement de son assiette minée avec celle du citoyen Mandrandele, lors du toast porté en guise de la reconciliation de l'Etat et de l'église catholique Congolaise. C'est la mort dans l'âme que le vieux Prospère se mit à ingurgiter les succulents plats préparés à cette occasion. Après son décès, de grandioses obsèques eurent lieu. C'est Kitima Bin Ramazani qui se chargea de la lecture de sa biographie.

Lors de l'homélie, le cardinal Malula défia de nouveau l'Etat en prénommant Mandrandele : "Prospère mon frère".

En pleine période du recours à l'authenticité, où les prénoms chrétiens étaient bannis à jamais, cet affront provoqua un silence de mort dans l'église.Personne n'osa regarder son voisin, de peur d'être répéré par les barbouzes du régime." Source : "Le Messager",

L'évidence que le régime de Mobutu a été construit sur les nécropoles est bel et bien démontrée. Pour l'heure, il important que la Société civile se préoccupe de cette sépulturisation qui rend inapte la RDC et les Rdéciens à se redresser d'eux-mêmes. Dans les groupes qui ne nous aiment, les esprits sarcastiques anti-congolais font chanter notre hymne national dans des versions offensantes : "Couchés Congolais, désunis par le sort...".

Les Églises et cet avant-garde doivent aller interpeller des adeptes de la Prima Curia pour obtenir des réponses qui doivent aider la Nation à faire un exorcisme complet contre les démons en liberté au pays du Grand Kallé.

La force des Congolais dans tous les enjeux actuels dépend de la manière dont ils vont s'y prendre pour se sortir de l'envoûtement qui n'a pas cessé d'embrouiller la souveraineté de leurs esprits exposé à la pollution de la démonologie.

Avant de passer à un autre aspect de cette question, il me semble important que je rappelle ceux qui furent les pivots inconturnables du MPR dans les années suivantes : '60, Prosper Mavungu, Jospeh N'Singa Udjuu, Prosper Mandrandele Tanzi ; '70, Sakombi Inongo, Nguz Karl-I-Bond ; '80, Kithima Bin Ramazani. À la question de l'interpellation des ténors de la Prima Curia, il faut qu'une Commission informelle dont le but est de rétablir la vérité et la révélation des secrets ayant conduit à l'immobilisme spirituel des Congolais face au spectacle de la démolition de leur pays par les forces du mal qui massacré plus des 6.000.000 des Congolais, à savoir le FPR de Paul Kagamé, le Uganda Army de Yoweri Museveni, l'AFDL de Laurent Désiré Kabila et le RCD/Goma de l'odieux Azarias Ruberwa.

IV. Freiheit zum Tode

L'expression est de Heidegger. Celui-ci en emplyabt ce terme fait allusion à la liberté débile qui conduit à la mort. la voie dans laquelle Mobutu a engagé la nation est effectivement une piste de déchéance de l'homme congolais. En clair, quelque furent les monuments que laisse son régime, les Congolais n'ont rien gagné de son passage au pouvoir, au contraire, ils ont été infantilisé et rendu infra-humain à travers plusieurs processus d'abrutissement.

Il est maintenant certain et clair que le mouvement culturel de recours à l'authenticité fut une stratégie proposée par les souteneurs occidentaux de Mobutu à maintenir dans l'ignorance les masses populaire. L'Atlantique Nord a deux langage, l'un de la Démocratie qu'il clame à tout scandale et l'autre de l'hypocrisie par le silence et le manque de courage pour dénoncer le mal de crainte de voir perdre ses assises sur la jachère des richesses qu'il exploite.

Aujourd'hui, cette démonstration n'est pas à rechercher à la loupe, les intiméss des crimes contre l'humanité ne sont que des Congolais que l'on envoie à La Haye, le dernier et le plus lourd est Jean-Pierre Bemba. Or, l'auteur des plus grands massacres tel que jamais commis après la Deuxième Guerre Mondiale, est Paul Kagamé.

Jusqu'à date, aucun Rwandais du giron kagaméen n'a été remis au CPI. Par ailleurs, si on doit poursuivre ceux qui ont endeuillé le Congo tout le long des cinquante dernières années de son accession à son indépendance, on devrait commencer par demander aux nations occidentales de rendre elles aussi des comptes :

* La Belgique des affaires et de la Finance pour avoir commandité la sécession du Katanga, cette première guerre civile, pour avoir déversé les mercenaires qui ont tué les Congolais comme des être inutiles, ceci est corroboré parce qu'en dit un mercenaire :

" « Je peux tuer n'importe quel noir, ça m'est égal. (...) Oh ! Vous savez, le sang colle, le sang a mauvaise odeur, une fois qu'il coule, il ne semble plus appartenir quelqu'un. En le voyant, sortir de la blessure de votre ennemi, vous vous sentez si soulagé de ne pas être celui qui saigne, que la valeur du sang n'a plus d'importance. (...) Nous tuons des gens parce que nous sommes payés pour ça, c'est tout. Si l'on me payait pour soigner des gens, ou mettre les enfants au monde, je le ferais aussi. Je le dis sans rougir, j'ai quelque fois envie de dégueuler quand je vois ces pauvres macaques crever, se vider de leur sang sans que personne ne les considère comme des êtres humains ... » Source : "Le Soir illustré, 25 novembre 1993, pg 95-96.", c'est un mercenaire belge engagé pour tuer au Congo qui fait ce sermon à un journaliste belge ;

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BD raciste "Tintin au Congo" bientôt au tribunal de 1ère instance de Bruxelles

L'affaire "Tintin au Congo" sera prochainement examinée au fond devant le tribunal de 1ère instance de Bruxelles. Celui-ci s'est déclaré, lundi avril 2011, compétent pour juger le litige, contrairement à l'avis du ministère public qui avait estimé que l'affaire devait être examinée devant le tribunal de commerce.

Notre compatriote Bienvenu Mbutu Mondondo, résidant en Belgique, a assigné la SA Moulinsart et les éditions Casterman en justice, pour les propos racistes de la bande dessinée "Tintin au Congo". Après un long débat sur des questions de recevabilité, Bienvenu Mbutu Mondondo le plaignant, qui a été rejoint dans son combat par l'association française Le Cran (Conseil représentatif des Associations Noires), pourra désormais défendre sa cause sur le fond.

Bienvenu Mbutu Mondondo entouré par ses conseils, Me Ahmed L'Hedim et Me Alain Amici

Ses conseils, Me Ahmed L'Hedim et Me Alain Amici, plaideront à titre principal la cessation de parution de la BD d'Hergé au motif qu'elle est raciste, et à titre subsidiaire l'apposition d'un bandeau qui avertit le lecteur du caractère raciste de l'œuvre.

Leur client souhaite aussi, dans la deuxième hypothèse, une préface expliquant le contexte historique dans lequel la bande dessinée a été créée, et que celle-ci soit déplacée des rayons enfants vers les rayons adultes des librairies. Les parties se retrouveront le 18 avril prochain devant le tribuanl de 1ère instance pour établir le calendrier des débats. (MDP)

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mardi 5 avril 2011

Olive lembe Disita Kabila s'invite chez Papa Simaro Lutumba, l'auteur-compositeur de "Momemi Maki abundaka té Asuanaka té" !

A Réveil-FM International nous avons beaucoup du respect et de la considération pour Papa Simaro Lutumba Masiya, philosophe sociétal et monument de la musique congolaise, que nous avons interviewé plusieurs fois à Kinshasa comme à Paris. 5 ans après avoir piraté une strophe de sa chanson Dati Pétrole merveilleusement chantée par Madilu Système et en avoir fait un slogan de campagne lors des élections Louis Michel de 2006 : "Momemi Maki Abundaka té Asuanaka té" (Un porteur d'œufs ne se bagarre ni ne se chamaille), sans même payer les droits d'auteur. Olive Lembe Disita Kabila, envoyé sans doute par son mari a rendu visite le vendredi 1 avril 2011 vers 17 heures à Papa Simaro Lutumba Lutumba qui totalise bientôt 73 ans d’âge en sa résidence au n° 231 de la rue Isangi dans la commune de Lingwala.

Papa Simaro Lutumba Masiya

Les Joséphistes veulent -ils encore piquer une autre strophe de la chanson de Lutumba pour l'hypothétique élection présidentielle de novembre 2011 ? Une fois élu Joseph Kabila n'avait pas hésité à s'acharner sur les troupes de Jean-Pierre Bemba en pleine capitale, causant plusieurs morts dont Hugo Tanzambi. Azarias Ruberwa, l'un des 4 vice-présidents à plus de chance avec Joseph Kabila. Le président du RCD-Goma n'a plus aucune fonction officielle mais a à sa disposition une soldatesque non contrôlée, on se demande pourquoi lui et pas les autres ? Olive Lembe Disita kabila joue le joker pour la réélection de son mari: elle va de plus en plus dans les églises, va chercher les artistes chez eux...Le fiasco des 5 chantiers ne sont plus à démontrer. Les Congolais ont le moral dans les chaussettes, la paix promise n'est pas revenue, les fonctionnaires toujours impayés, d'ailleurs les professeurs d'université de Kinshasa sont entrés en grève depuis hier matin, la souveraineté du Grand Congo bafouée et foulée aux pieds, après avoir misé sur les investissements chinois, ces derniers concurrencent les Congolais y compris dans les petits commerces: les Chinois font de clones de beignets à Kinshasa ! Il ne suffit de piquer une strophe d'une chanson pour espérer gagner après 10 ans de pouvoir de Joseph Kabila, la République démocratique du Congo mérite mieux: une alternative crédible et efficace. Y en a marre, de nous tourner en bourrique à la face du monde.

Olive Lembe Disita Kabila chez l'Or Mbongo Lema

Papa Lutumba Simaro qui a composé la chanson "Ingratitude" sait très bien que la reconnaissance dans ce bas-monde. Et dans "Ntoto" ou "Mabele" sortie en 1974, (qui a été le premier clip congolais réalisé par la Voix du Zaïre, suivi de "Nzale" de Tabu Ley), il fait chanter cette phrase: " Mokolo na kokufa kake Ekobeta....Moto na ngai bakamata ba sala monument Soki mopaya aye balobela ye sango...(Il y aura la foudre le jour de mon décès...Que ma tête soit élevée sur une stèle afin de la présenter aux étrangers qui viendront...). Honorer Papa Lutumba Simaro de son vivant est certes une bonne chose, mais en faire une récupération politicienne électoraliste, non et mille fois non ! Pourquoi avoir attendu 6 mois avant les élections présidentielles hypothétiques de novembre 2011 pour commencer à s'agiter ? Alors même que la campagne de 2006 de Joseph Kabila était centrée sur cette strophe de la chanson de Papa Simaro Lutumba: "Momemi maki". Repère de Simaro Lutumba Masiya Ndomanueno

Né le 19 mars 1938 à Léopoldville (actuel Kinshasa), Simon Lutumba Ndomanueno dit « Simaro Lutumba Masiya » est un ancien employé de la Sedec (Société d’Entreprise Commerciale du Congo belge). Il est l'un des artistes de la musique congolaise moderne.

Kalonji, Micra Jazz et Congo Jazz

Il s’initie auprès de Kalonji, un guitariste congolais adepte du « zebola » (un possédé), un rythme et une danse des cérémonies d’exorcisme du peuple Nkundu de l’Equateur (Congo Kinshasa). En 1958, il débute professionnellement à la guitare rythmique dans l’Orchestre Micra Jazz. Un an plus tard, il rejoint le Congo Jazz de Gérard Madiata avec lequel il enregistre « Simarocca » (label Esengo), un titre passé inaperçu. Il s’illustrera avec « Muana etike » et « Lisolo ya ndaku », deux compositions teintées de spiritualité.

Franco et l’OK Jazz

Sa popularité naissante arrive bientôt aux oreilles de Franco et l’OK Jazz qu’il rejoint en 1961. Simaro Lutumba y apporte sa touche personnelle : une technique de guitare inspirée du zebola, de la rumba, du jazz et de l’afro cubain et des chansons poétiques, éducatives et pleines de spiritualité.

A la sortie de « Okokoma mokristo » (1969) et « Ma Hélé » (1970), deux chansons moralisatrices sur l’amour déçu, la stérilité et le divorce, les talents d’auteur, compositeur, guitariste et chanteur de cet intellectuel reconvertit dans la musique sont enfin reconnus par ses pairs.

S‘ensuivent plusieurs morceaux écrits entre 1971 et 1973 : « Motema rétroviseur », « Minuit eleki lezy », « Na lifelo bisengo bizali te », « Cedou », « Masuwa », « Ebale ya Zaïre » ou encore « Où est le sérieux ? ». Mais il faut attendre 1974 et la composition de « Mabele » (Ntoto) qui veut dire la terre, une rumba mélancolique aux variations jazz interprétée par Sam Mangwana, pour qu’il connaisse une réelle popularité.

Cette chanson teintée de spiritualité sur la vie et les limites de l’être humain lui vaut le surnom de « Simaro le poète » ou « Simaro Masiya » (le messie). Mais ce franc succès provoque l’ire de Franco qui décrète, de peur qu’on lui fasse de l’ombre, de jouer uniquement ses propres compositions en concert.

Les années de vache maigre de Simaro Lutumba prennent fin en 1984 avec la parution de « Maya », un album rumba / soukouss interprété par le jeune Carlito Lassa qui le remet aussitôt sur le devant de la scène. C'est cette chanson qui lui a permis de s'acheter sa maison du 223 rue Isangi alors que la parcelle familiale est en face.

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Bras de fer entre le gouverneur Moïse Katumbi et les magistrats au Katanga

Moïse katumbi, le Tout-puissant gouverneur de la province du Katanga est décidé à nettoyer des écuries d'Augias. Pas facile car les magistrats qui devraient normalement lire et appliquer la loi sont compromis dans la corruption. Le pouvoir judiciaire au Congo est appauvri à volonté, pour faire bouillir la marmite certains magistrats usent et abusent de leur pouvoir pour s'en sortir.

Dans une lettre datée du 26 Mars 2011, le Syndicat autonome des magistrats du Congo (Synamag) demande au gouverneur de la province du Katanga de revenir sur des propos qu’il a tenus le 23 mars lors de la présentation d’un présumé spoliateur des maisons. Les magistrats reprochent à Moïse Katumbi d’avoir tenu des propos injurieux à l’égard du pouvoir judiciaire.

Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga avait demandé au procureur général près la cour d’appel de Lubumbashi d’organiser un procès médiatisé pour juger le spoliateur. Il avait aussi déclaré que les juges impliqués dans le dossier n’avaient pas de place au Katanga. «Je ne veux même pas répondre à cette lettre», affirme Moïse Katumbi. « Je n’ai pas injurié les magistrats. Mais j’ai dit que tous les magistrats qui seront impliqués dans ce dossier n’ont de place dans la province », s’est-il expliqué.

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Crash à l'aéroport de N'djili : 32 morts dans l'accident d'un avion de la Monusco

Durant une conférence de presse, l’Organisation des Nations-Unis a tenu un communiqué officiel via son porte-parole, Farhan Haq : « Nous sommes désormais en mesure de confirmer qu’une seule personne a survécu sur les 33 qui se trouvaient à bord de l’avion de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo qui s’est écrasé aujourd’hui ». L’accident se serait déroulé vers 14H00 locales quand le pilote a essayé de se poser sur la piste d’atterrissage alors qu’une forte pluie s’abattait sur Kinshasa. L’appareil, un Fokker 100 immatriculé UN 834 et qui assure la liaison Goma-Kinshasa, se serait brisé en mille morceaux.

Sans commentaires !

Sans commentaires !

Un témoin de l’accident divulgue quelques détails :« L’avion s’est complètement disloqué. Une partie de la cabine a roulé dans le vide sur 800 mètres (…) Six à huit personnes ont été projetées hors de l’avion quand il s’est brisé en deux ».

L'avion qui transportait 29 passagers et trois membres d'équipage, il s’est écrasé à 15 heures de Kinshasa vers le bout de la piste de l’aéroport de N’djili du côté de la force aérienne. Des personnes qui se trouvaient à l’aéroport, dont les membres des familles des passagers, ont alors accouru vers le terminal de la Monusco. Pendant ce temps, les ambulances s’activaient à retirer les corps dans les débris de l’avion.

Des personnes qui se trouvaient à l’aéroport, dont les membres des familles des passagers, ont alors accouru vers le terminal de la Monusco. Pendant ce temps, les ambulances s’activaient à retirer les corps dans les débris de l’avion. L'accident s'est produit au moment où une violente pluie, accompagnée des vents violents s'est abattue sur la ville de Kinshasa.

Plus particulièrement dans la partie Est et centre de la ville. Selon des responsables de la Régie des voies aériennes (RVA), le mauvais temps serait la cause de cette catastrophe aérienne. "L'accident s'est produit lorsque le pilote a tenté de se poser, alors qu'une forte pluie s'abattait sur la capitale congolaise.

L'avion a terminé sa course au bout de la piste de l'aéroport de N'djili du côté du hangar de la Force aérienne congolaise ". Des témoins présents à l'aéroport International de N'djili ont affirmé que l'avion s'est brisé en plusieurs morceaux. " On pouvait voir éparpillés sur la piste de l'aéroport des débris de l'avion, des corps des victimes et des bagages. C'est vraiment horrible à voir!!! " a affirmé un confrère présent sur le lieu de l'accident. Parmi les victimes se trouvent des agents de la Monusco, congolais et étrangers ainsi que des congolais qui venaient de l'Est du pays. Le dernier crash d'un avion de la Monusco remonte en mai 1999. Il avait fait six morts.

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dimanche 3 avril 2011

Polémique en Belgique: Après les bijoux offerts à la Reine Paola, Joseph Kabila aurait payé les nuits d'hôtel du prince Laurent à Kinshasa

Qui a bu boira dit-on dans le langage populaire. Les Joséphistes n'ont pas d'excuses. Lors de festivités du cinquantenaire du Congo, en juin 2010, Albert II, roi des Belges et la reine Paola avaient honoré le pouvoir de Kinshasa par leur présence. La reine Paola s'en était sortie avec un collier en diamant qu'elle n'a jamais restituée aux Congolais malgré l'émoi et la polémique du présent suscités à l'époque. Rebelote, cette fois-ci le prince Laurent 47 ans, fils cadet du roi des Belges, s'est rendu en République démocratique du Congo contre l'avis du gouvernement (intérimaire ou provisoire ?) et de son père. Des Joséphistes ont payé les nuitées du prince Laurent et de sa délégation au Grand Hôtel de Kinshasa ainsi que son voyage en classe affaires entre Paris et Kinshasa.

Le prince Laurent de la Belgique

Pour se dédouaner, à Kinshasa,on scande en chœur: "Le prince Laurent était au Congo sur invitation d'Olivier Kamitatu". Ministre du plan Kamitatu est incapable d'organiser un recensement aux Congolais. Le denier recensement de la population congolaise date de 1984. Traite à la nation, roublard et fourbes, Olivier Kamitatu devient lobbyiste pour son patron. Qu'espère-t-il ? Devenir Premier ministre d'une dictature totalitaire ? Avant les élections Louis Michel de 2006, le même Olivier Kamitatu alors président de l'Assemblée nationale avait corrompu les députés avec des Jeep X-Trail et de sommes pharaoniques pour que ces derniers votent la Constitution de Liège.

Lors de ce voyage en République démocratique du Congo, Le prince Laurent a par ailleurs effectué deux vols, entre Kinshasa, la capitale congolaise et Lubumbashi et entre Lubumbashi et Luanda, à bord du jet de l'homme d'affaires belges, George Forrest, actif dans le secteur minier au Congo. Selon nos confrères de De Morgen, il aurait également rencontré le fils du président angolais José Eduardo dos Santos dans la capitale congolaise.

Après le tripatouillage de la Constitution de Liège par des parlementaires godillots, corrompus pour faire de Joseph Kabila, le roi du Congo, certains Joséphistes se transforment en lobbyistes pour convaincre les Belges que la RDC est démocratique, Joseph kabila le candidat de la Belgique. Comment le prince Laurent s'est-il permis d'aller se pavaner au Congo à 8 mois des élections présidentielles minimisant la polémique que cela allait soulever ? impayés les Congolais sont chosifiées par le régime des Joséphistes et le prince Laurent lui s'en fout ! Voilà qui est bien clair.

Les affaires avant et contre tout. Les tueries, massacres, assassinats, viols... ne sont qu'un petit détail dans l'histoire du Congo pour le petit prince de la Belgique.

50 ans après l'indépendance de la RDC, le prince Laurent est allé en colonie soutenant le pouvoir en pouvoir et se faisant payer ses nuits d'hôtel.

Olivier Kamitatu, qui a fait du lobbying pour sa venue au Congo, est ministre du plan du gouvernement dont Adolphe Muzito est le Premier ministre et Joseph Kabila, le président. Belle pantalonnade du prince des Belges:"Ce voyage était un voyage d'étude, à titre privé, et dont le but est purement scientifique et pas du tout politique. Il a été payé par la Fondation et pas par la Belgique", a répliqué le prince Laurent sur la radio privée Bel-RTL. Depuis son escapade "scientifique au Congo", en Belgique le débat sur la justification d'une "dotation" annuelle de quelque 312.000 euros dont bénéficie le prince, 12e dans l'ordre de succession au trône, est "relancé", a estimé le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere.

Egalement connu pour ses excès de vitesse en voiture, le prince Laurent et les autres membres de la famille royale sont régulièrement critiqués en Flandre néerlandophone, où le courant indépendantiste estime que la monarchie est un obstacle à ses ambitions.

"Les frasques de Laurent ne peuvent pas se faire à charge des contribuables", a lancé un député du parti indépendantiste N-VA, Theo Francken.

La N-VA, premier parti de Flandre, a déposé une proposition de loi prévoyant que seuls le roi, la veuve ou le veuf du précédent souverain et le prince héritier reçoivent à l'avenir une dotation, qui ne devrait pas dépasser le salaire du Premier ministre (pour le roi) ou d'un ministre ordinaire (pour les autres).

En revanche, les enfants du souverain n'assurant pas de "tâche de représentation" et n'ayant pratiquement aucune chance d'accéder au trône doivent "pourvoir eux-même à leurs revenus", selon la N-VA.

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Une entreprise de dédouanement pour Mobutu et Kengo

Lutter pour sortir décidément de révoltants souvenirs d’esclavage des Africains en Amérique et ceux de la barbarie coloniale en Afrique, qui nous volait nos richesses infinies pour leur bien-être et industrialisation technologiques égoïstes. Je constate avec regret comment les Africains se donnent à connaître l’histoire des ancêtres les plus reculés de ceux qui nous spolient sans pitié jusqu’à ce jour et ne pas vouloir connaître l’histoire récente du colonialisme et de son héritier, le néocolonialisme.

Août 1992 à Philadelphie aux Etats-Unis, Jeannot Mwenze Kongolo et ses deux premiers enfants (Kodi 2 ans et Kabulo 1 an, aujourd'hui ils ont 21 ans et 20 ans) et Pierre Yambuya Lotika Kibesi. Photo Réveil-FM, archives

Ces deux récentes doctrines ont favorisé la ruine et la misère des Africains comme si nous sommes des aveugles face à la réalité de l’histoire. C’est pourquoi je vous envoie pour républication dans Réveil-FM International ma lettre adressée à l’Africa International en mai 1996 et publiée dans son numéro 296 juillet/août 1996.

Ceci dans l’intérêt de l’humanité sans distinction raciale, car nous n’abandonnerons jamais la lutte tant que règnera l’injustice à notre égard.

L’archive de notre lutte est encombrée et augmentera, surtout que le système d’exploitation du Congo change chaque fois des formes par le désir de ceux qui ne veulent pas nous voir heureux en Afrique dans notre riche civilisation où l’égoïsme n’existait pas avant.

C’est toujours ce désir étranger qui a installé Kengo wa Dondo au côté de Joseph Kabila, pour bien l’entraîner dans le vol de nos richesses à leur faveur plus qu’à l’époque de Mobutu avec la bénédiction de la démocratie de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) qui a rétabli tous les anciens brigands mobutistes dans le pouvoir au Congo en créant chaque jour de nouveaux mobutistes.

Notre souhait est de voir les Africains s’intéresser entièrement à l’histoire récente de leur misère au moment où nous savons lire et écrire par rapport à nos valeureux ancêtres qui ne savaient rien de ces deux cultures.

Le cas contraire, nous certifions cette misère à la satisfaction de ceux qui veulent nous voir toujours dans l’état misérable. Posons-nous la question suivante : Pourquoi cette misère persiste ?

Je ne trahirai jamais l’Afrique morcelée par le colonialisme en 1885 sans l’accord de nos ancêtres qui ne savaient pas lire ni écrire.

Je ne servirai jamais le néocolonialisme, mais nos richesses peuvent aider au bien-être de tous sans distinction raciale, si nous défendons nos droits avec dignité car nos générations africaines savent lire et écrire, comme aussi toutes les futures générations africaines sauront toujours lire et écrire. Courage peuple africain.

Africa International Numéro 296 de juillet/août 1996

Chaque fois que je vois une revue ou un autre moyen d’information au nom de l’Afrique et dirigé par un Africain, je me sens encouragé sur l’avenir du continent de nos ancêtres que nous avons le devoir de faire connaître aux générations futures.

Je suis Pierre Yambuya Lotika Kibesi, un ancien officier pilote de l’armée criminelle de Mobutu, réfugié politique en Italie depuis 1984.

Mme le Rédacteur en chef, j’ai été très surpris de lire dans votre revue n° 293 avril 1996 les déclarations de Mr. Max-Olivier Cahen, président d’une Fondation pour l’Afrique basée à Bruxelles. Il dit : « Il faut cesser de diaboliser le maréchal Mobutu parce qu’il reste un personnage unificateur.

Le gouvernement actuel fait des efforts sous la direction de Kengo wa Dondo, Premier ministre, mais l’état central a disparu. » Ces propos recueillis par votre journaliste Molly Kingue doivent être démentis.

Dédouaner Mobutu et Kengo de leurs responsabilités dans le malheur des Congolais-Zaïrois à travers votre revue par l’entremise de Max-Olivier Cahen, président d’une ONG néocolonialiste qui ne vise que la continuité de l’exploitation coloniale en Afrique, est une grave erreur pour notre avenir.

Tout Africain connaît l’argent de la corruption et sait que le néocolonialiste de Max-Olivier Cahen a dû en recevoir des mains criminelles de Mobutu, pour réalisée une telle déclaration à la portée internationale de votre revue. Ceci risque de faire de vous son complice. Personne n’ignore que Mobutu et Kengo sont des cow-boys de l’ancien western américain où le pouvoir s’octroyait après avoir commis des crimes et semer la terreur.

Dans l’attente de publication de cette lettre dans votre prochain numéro dans un esprit de liberté, je vous prie d’agréer mes cordiales salutations.

L'histoire de la photo avec Jeannot Mwenze Kongolo

cette photo d'août 1992 à Philadelphie aux Etats-Unis convient avec cet article. Je suis avec Jeannot Mwenze Kongolo et ses deux premiers enfants (Kodi 2 ans et Kabulo 1 an, aujourd'hui ils ont 21 ans et 20 ans. Elle a été prise durant mon séjour pour deux grandes conférences organisées par le Comité d'Amnesty International d'Etat de Pennsylvanie et de la plus grande université Temple de Pennsylvanie sur les crimes humains de Mobutu et la situation des misères des Zaïrois.

J'étais l'unique conférencier de ces deux grandes conférences sur le régime barbare de Mobutu et ses complices, dont je n'avais pas hésité de citer toutes les atrocités que tous les pouvoirs américains commettaient dans notre pays depuis 1960 et que c'était la CIA qui formait des tortionnaires des services secrets de Mobutu contre notre peuple.

C'est pour dire que notre lutte ne date pas d'aujourd'hui. Et je ne suis pas celui qui s'est retrouvé avec Mwenze Kongolo parce qu'il était ministre de Mzee Laurent Kabila, c'est juste le contraire, c'est lui qui s'était retrouvé auprès de Mzee Laurent Kabila dans l'AFDL derrière mes efforts de lutte en me prenant toujours comme un grand exemple à suivre pour l'avenir de notre pays.

Je n'étais pas un ami de Mwenze aux Etats-Unis, mais son grand frère plus que son grand biologique. De même Mwenze fut pour moi non un ami, mais le petit frère le plus aimé et le plus confidentiel plus que mes petits frères biologiques pendant une longue période de notre lutte contre le mobutisme, car sa maison avec son épouse Erika, une Américaine noire, était même mon bunker aux Etats-Unis. Mwenze a trahi M'zée Laurent Désiré Kabila et les idéaux de la lutte. Un adage dit qu'un arbre ne deviendra jamais un crocodile quel que soit sa durée de vie dans l'eau. J'ai toujours regretté comment Mwenze Kongolo m'avait tourné le visage une fois que Mobutu avait été chassé du pouvoir et s'allier aux mobutistes contre moi jusqu'à ce jour. Dire qu'il regrette l'assassinat de M'zée Laurent Kabila, à mon expérience je dis non avec alors un grand NON!

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Célébration des journées William Penn à Saumur les 20 et 21 mai 2011

Dans son ouvrage William Penn and our liberties (1947), William Comfort écrit : « Philadelphie a 3 bienfaiteurs qui la protègent dans le monde des affaires: William Penn, Benjamin Franklin, et Stephen (Etienne) Girard ». Aucun de ces grands hommes n’est né à Philadelphie : William Penn fonda cette ville, la « Cité de l’amour fraternel », en souvenir de la Philadelphie d’Asie mineure, mais il n’y séjourna que 4 ans, de 1682 à 1684, et de 1699 à 1701. Cependant il y laissa son empreinte en filigrane. Benjamin Franklin y séjourna de 1723 à sa mort en 1790, avec une interruption de 18 ans à Londres et de 9 ans à Paris (1776-1785). Quant au bordelais Etienne Girard, il a vécu à Philadelphie de 1776 à son décès en 1831. Le plus connu des trois en France et aux Etats-Unis est Benjamin Franklin, et le moins connu est William Penn.

Jeanne-Henriette Louis au Centre Quaker international à Paris

Qui était William Penn ? un noble anglais qui fut étudiant à Saumur de 1662 à 1664, et rejoignit le groupe des quakers en 1667 alors qu’il était en Irlande.

Mais qui étaient les quakers ?

Dans les îles britanniques, au milieu du XVIIème siècle, des « chercheurs » (seekers), peu satisfaits par la Réforme protestante, et en particulier par l’Eglise anglicane, aspiraient à une Eglise dépouillée de rites et de liturgie. Ils recherchaient un contact direct avec la divinité, et une grande simplicité.

Ils créaient une « réforme radicale », en quelque sorte, comme l’avaient fait, par exemple, les mennonites sur le continent européen.

Un guide charismatique malgré lui, Georges Fox, se détacha parmi eux, et le mouvement quaker naquit officiellement en 1652, dans la région des Lacs, et dans le Centre, du côté de Birmingham. Ils s’appelaient « Amis » entre eux, mais on les désigna sous le nom de Quakers, qui veut dire « trembleurs ».

Le jeune noble William Penn rencontra des quakers en Irlande, où sa famille possédait des terres. Impressionné par le quaker Thomas Loe, il rejoignit ce groupe, et connut la persécution, comme ses coreligionnaires. Avant cela il avait fréquenté des puritains, suivi des cours à Saumur avec Moïse Amyraut entre 1662 et 1664, et il termina ses études par le droit, cette fois, à Lincoln’ Inn.

Le roi Stuart Charles II, ami de son père, avait contracté une dette importante auprès de ce dernier. Au décès de l’Amiral Penn, il proposa au jeune homme un territoire en Amérique du Nord pour le dédommager.

William souhaitait justement disposer d’un « laboratoire » où appliquer les principes quakers de simplicité et de fraternité. Le nouveau territoire représentait une chance inespérée de le faire. Le nom de ce territoire situé aux côtés du New Jersey et du Delaware, fut « Pennsylvanie », en mémoire de l’Amiral Penn.

C’est ainsi que naquit Philadelphie à partir de 1683, et que fut lancée the « Holy Experiment » que l’on a souvent traduite en français par « La sainte Expérience », mais qu’on peut aussi appeler l’ « Expérience sacrée », selon la terminologie de l’historien Claude Fohlen.

Au cours des années 1680, le laboratoire fonctionna malgré l’absence de William Penn, retenu en Angleterre, justement pour protéger la Pennsylvanie. La Charte des Privilèges et des Libertés (1701) garantissait l’obéissance à la conscience personnelle.

Pendant ce temps la Pennsylvanie, gouvernée par les quakers, résistait aux tentatives de la couronne britannique de l’entraîner dans les guerres contre les Indiens e t les Français. Cette lutte non-violente avait été voulue par William Penn depuis l’Angleterre, mais le propriétaire et gouverneur mourut en 1718. Sous l’influence des nouveaux immigrants, heureux d’habiter une province prospère, la Pennsylvanie dériva progressivement vers une colonie de type courant.

Les engagements envers les Indiens n’étaient plus respectés lors des achats de terre. L’Expérience sacrée se délitait.

Pourtant la population de la Pennsylvanie était encore attachée à la Charte des privilèges et des Libertés, qui leur assurait un statut à part parmi les colonies britanniques. Sa fidélité envers William Penn amena le gouvernement à commander à Londres une cloche pour célébrer le cinquantième anniversaire de cette Charte, en 1751.

La Pennsylvanie était encore une colonie quaker (gouvernée majoritairement par des quakers), mais plus pour longtemps.

Le parti quaker, né au début des années 1740, domina la politique de la province jusqu’à la fin des années 1760.

De 1741 à 1751, les quatre cinquièmes de l’Assemblée de l a Pennsylvanie étaient constitués par les quakers.

Avec la Charte des Libertés de William Penn, la Pennsylvanie avait atteint un degré de gouvernement autonome qui faisait l’envie de la plupart des autres colons.

Benjamin Franklin, qui n’était pas quaker, devint membre de l’Assemblée de la Pennsylvanie en 1751, et son poids au sein du parti quaker augmenta à partir de cette année-là, mais c’est en 1755 que son influence devint prépondérante au sein de ce parti. En 8 mois, il avait réussi à en changer fondamentalement les orientations.

Des immigrants récents, harcelés par les Indiens spoliés lors des achats de terre, souhaitaient de plus en plus se battre contre les Français et les Indiens, de l’autre côté de la frontière. On trouve à leur tête Benjamin Franklin, devenu très influent à Philadelphie.

Le glas de l’Expérience sacrée sonna le 12 avril 1756 lorsque le gouverneur et le conseil déclarèrent la guerre aux Delaware et aux Shawnees.

Les membres quakers du gouvernement de la Pennsylvanie démissionnèrent les uns après les autres. Le Parti quaker, lui, survécut pendant une douzaine d’années après la crise de 1756, et cessa d’exister aux alentours de 1770.

En 1776, sous l’influence de Franklin, la Charte des Privilèges et des libertés de William Penn était remplacée par une nouvelle constitution pour la Pennsylvanie, qui fut très bien accueillie en France et dans d’autres pays d’Europe, mais qui accordait de facto moins de garanties aux objecteurs de conscience que la Charte.

Et la cloche de 1751, qui avait été commandée pour célébrer la liberté de conscience, devenait l’emblème de la Guerre d’indépendance des Etats-Unis. Ce retournement de situation a échappé à bien des observateurs.

Mais l’esprit de la Charte n’était pas mort. On le retrouve dans des initiatives discrètes et peu connues.

A la fin de 1757, des quakers aisés de Philadelphie qui refusaient la guerre contre les Indiens, créèrent l’Association amicale pour regagner et préserver la paix avec les Indiens.

Cette Association fit graver des médailles d’argent qu’ils offrirent aux Indiens en gage de paix. Elle dura huit ans, mais elle resta marginale, et ne put empêcher la guerre qui sévit entre la Pennsylvanie et les Français et les Indiens.

On retrouve l’esprit de la Charte de 1701 dans les marges, tout au long de l’histoire des Etats-Unis et jusqu’à nos jours. Mais ce serait une autre histoire.

Benjamin Franklin, qui a apporté beaucoup à son pays, méritait d’être connu et reconnu, comme il l’a été. Mais à Philadelphie, il s’est en quelque sorte substitué dans le conscient collectif à l’image de William Penn, le fondateur.

Il est peut-être temps de revenir aux sources, et de rendre hommage à celui dont le nom est inscrit en filigrane dans l’histoire de Philadelphie.

Repères de Jeanne-Henriette Louis

Professeur de civilisation des États-Unis à l’Université d’Orléans.

Bibliographie très sommaire :

BROCK Peter, The Quaker Peace testimony, 1660 to 1914, Sessions, York, 1990.

COMFORT, William, William Penn and our liberties, the Penn Mutual Life insurance Company, 1947.

DOMMEN Edouard, Les quakers, Editions du cerf, 1990.

FOHLEN, Claude, Benjamin Franklin, l’Américain des Lumières,Payot et Rivages, 2000.

LOUIS Jeanne-Henriette, et Jean-Olivier HERON, William Penn et les quakers, ils inventèrent un nouveau monde, collection découvertes n°90, Gallimard, 1990.

LOUIS Jeanne-Henriette, Les quakers. La société religieuse des Amis, Brepols, Turnout, Belgique, 2005.

Journées d’étude à Saumur (49) ouvertes à tous les vendredi et samedi 20 et 21 mai 2011 : « William PENN (1644-1718) : de l’Académie de Saumur à la Pennsylvanie »

Il fut un chrétien quaker engagé, dont l’action est empreinte des idées de liberté et de tolérance. Qu’est-ce que ce futur chef d’un Etat « démocratique » avant l’heure pourrait bien avoir appris à l’Académie protestante de Saumur ?

Plusieurs orateurs venus de Pennsylvanie, de Chine, d’Angleterre, de Suisse et de France tenteront de répondre à la question de cet héritage méconnu du célèbre personnage dont l’actualité la pensée est exceptionnellement actuelle.

Vendredi 20 mai de 14 à 17h . Mairie de Saumur ( pl. de la République, sur les quais ,rive g.)

14h. Introduction générale, prof. Didier POTON

14h30 « les débuts du quakerisme » par Mme J-H. LOUIS , prof er.

15h. prof. Jerry Frost « W.Penn, un humaniste quaker

16h. « Deux des enseignants de W.Penn : John Owen à Oxford et Moïse Amyraut à Saumur » prof. St.W. Egell

16h30 Feng Chuan Tao doctorant « La tolérance religieuse dans la pensée de W.Penn »

17h. Débat général et conclusion

17h30 Visite du quartier ancien de Saumur

18h. Inauguration d’une place W.Penn et réception en Mairie. Repas ( s’inscrire )

Samedi 21 mai de 10h à 17h.

Salle Beaurepaire 25 rue Beaurepaire (centre-ville) parkings proches.

10h. Prof. B. Van Ruymbecke « Les liens de W PENN et le futur roi Jacques II et la spécificité de la Charte de Pennsylvanie au regard des autres colonies fondées au 17è s. »

10h30 « La Charte des Privilèges et des Libertés de W.Penn » Mme J-H LOUIS prof. Er.

11h. « Le roman de W.Penn à Saumur » prof. E.Dommen

Lecture d’un texte de W.Penn par Mme A.Herrmann

11h30 Discussion générale

12h15 repas sur place ( s’inscrire)

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samedi 2 avril 2011

7 avril : Rwanda - Commémoration du génocide

Le 7 avril 2011 sera commémoré au Rwanda le début du génocide des Tutsis en 1994. 17 ans après les faits, plusieurs événements seront organisés dans la capitale, Kigali, afin de rendre hommage aux 800 000 victimes du « Hutu power ». Placées cette année sous la bannière de la promotion de la dignité et de la culture de vérité, les commémorations pourraient néanmoins passer sous silence les violences consécutives, au génocide devenu un fond de commerce pour le Rwanda et le pouvoir autocratique de Paul Kagamé, qui participent encore aujourd’hui à la déstabilisation de la région des Grands Lacs.Les victimes tutsi du génocide hier au Rwanda se comportent aujourd'hui en bourreaux des Congolais en République démocratique du Congo.

Paul Kagamé, autocrate et potentat, surnommé le "Bismarck des Grands Lacs". Il se comporte comme sur un terrain conquis au Congo.

Plusieurs manifestations seront organisées entre le 1er et le 7 avril sur le territoire rwandais et au sein des communautés de Rwandais expatriés, la commémoration du génocide constituant depuis la fin des années 1990 un élément fondamental du processus de réconciliation nationale engagé par Paul Kagamé. Ce dernier, élu en 2003 avec 95% des voix – puis réélu en 2010 avec un score soviétique – justifie sa pratique autoritaire du pouvoir par la nécessaire unification d’un pays traumatisé par l’un des conflits ethniques les plus meurtriers d’Afrique. Régulièrement accusé par ses détracteurs de museler l’opposition et de restreindre les libertés fondamentales, Paul Kagamé serait à l’origine de plusieurs assassinats politiques et du massacre de civils hutus réfugiés à l’ouest du pays après le génocide.

Relié à la République Démocratique du Congo (RDC) par une frontière commune stratégique, le Rwanda sous kagamé est pays agresseur de la République démocratique du Congo.

Selon certains observateurs, Paul Kagamé souffrirait cependant d’un déficit de popularité auprès de ses homologues africains surtout ceux des Grands Lacs. Plusieurs se sont montrés relativement hostiles à son égard ; des rumeurs ont même fait état du financement par les autorités ougandaises du mouvement rebelle des FDLR, dont l’objectif est de renverser le gouvernement de Kagamé depuis les régions frontalières du Kivu (RDC).

En effet, plusieurs centaines de génocidaires hutus rwandais se sont réfugiés à l’est de la République Démocratique du Congo dans les années 2000 et perpétuent leurs exactions au Nord et au Sud-Kivu. Chassés du territoire rwandais après 1994, les rebelles ont trouvé dans ces régions instables de la RDC un espace quasiment libre de tout contrôle étatique. Cette volatilité du contexte sécuritaire au Kivu constitue aujourd’hui un facteur déstabilisant pour l’ensemble de la sous-région, cristallisant les tensions des leaders des Grands Lacs autour de la problématique rwandaise. Les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), à l’origine de la majeure partie des attaques perpétrées au Kivu, tendent également à justifier l’implantation des forces armées du Président Kagamé dans des régions congolaises aux ressources naturelles particulièrement convoitées.

En dépit d’une relation tendue entre les Congolais et les Rwandais, Joseph Kabila a montré à plusieurs reprises que Paul kagamé était son mentor et son vrai chef, à cause de ses multiples trahisons les troupes de FARDC infiltrés par des rwandais peinent à mettre fin aux violences du Kivu. Et Joseph Kabila – soutient en effet sans l'accord de l'Assemblée nationale ni du Sénat congolais la présence rwandaise sur le territoire congolais.

Le déplacement du conflit rwandais à l’est de la RDC, de même que l’exercice autocratique du pouvoir par Paul Kagamé, expliquent donc en partie l’instabilité de la situation politico-sécuritaire régionale.

Néanmoins, le traumatisme consécutif au génocide de 1994 n'a permis l’avènement de politiques régionales de paix et développement dans la sous-région: le Rwanda qui convoite les terres du Kivu envoie de tant à autre sa soldatesque au Congo, ce dernier pille, viole, tue...Plus de 10 millions des morts, coltant, cassitérite, or pillés ...Un tsunami silencieux au Congo pendant le Rwanda commémora son génocide !

Ainsi, le Pacte sur la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs – adopté en 2006 – inclut un protocole sur la prévention du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité.

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