7 avril : Rwanda - Commémoration du génocide
Par Freddy Mulongo, samedi 2 avril 2011 à 13:48 :: radio :: #1380 :: rss

Paul Kagamé, autocrate et potentat, surnommé le "Bismarck des Grands Lacs". Il se comporte comme sur un terrain conquis au Congo.
Plusieurs manifestations seront organisées entre le 1er et le 7 avril sur le territoire rwandais et au sein des communautés de Rwandais expatriés, la commémoration du génocide constituant depuis la fin des années 1990 un élément fondamental du processus de réconciliation nationale engagé par Paul Kagamé. Ce dernier, élu en 2003 avec 95% des voix – puis réélu en 2010 avec un score soviétique – justifie sa pratique autoritaire du pouvoir par la nécessaire unification d’un pays traumatisé par l’un des conflits ethniques les plus meurtriers d’Afrique. Régulièrement accusé par ses détracteurs de museler l’opposition et de restreindre les libertés fondamentales, Paul Kagamé serait à l’origine de plusieurs assassinats politiques et du massacre de civils hutus réfugiés à l’ouest du pays après le génocide.
Relié à la République Démocratique du Congo (RDC) par une frontière commune stratégique, le Rwanda sous kagamé est pays agresseur de la République démocratique du Congo.
Selon certains observateurs, Paul Kagamé souffrirait cependant d’un déficit de popularité auprès de ses homologues africains surtout ceux des Grands Lacs. Plusieurs se sont montrés relativement hostiles à son égard ; des rumeurs ont même fait état du financement par les autorités ougandaises du mouvement rebelle des FDLR, dont l’objectif est de renverser le gouvernement de Kagamé depuis les régions frontalières du Kivu (RDC).
En effet, plusieurs centaines de génocidaires hutus rwandais se sont réfugiés à l’est de la République Démocratique du Congo dans les années 2000 et perpétuent leurs exactions au Nord et au Sud-Kivu. Chassés du territoire rwandais après 1994, les rebelles ont trouvé dans ces régions instables de la RDC un espace quasiment libre de tout contrôle étatique. Cette volatilité du contexte sécuritaire au Kivu constitue aujourd’hui un facteur déstabilisant pour l’ensemble de la sous-région, cristallisant les tensions des leaders des Grands Lacs autour de la problématique rwandaise. Les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), à l’origine de la majeure partie des attaques perpétrées au Kivu, tendent également à justifier l’implantation des forces armées du Président Kagamé dans des régions congolaises aux ressources naturelles particulièrement convoitées.
En dépit d’une relation tendue entre les Congolais et les Rwandais, Joseph Kabila a montré à plusieurs reprises que Paul kagamé était son mentor et son vrai chef, à cause de ses multiples trahisons les troupes de FARDC infiltrés par des rwandais peinent à mettre fin aux violences du Kivu. Et Joseph Kabila – soutient en effet sans l'accord de l'Assemblée nationale ni du Sénat congolais la présence rwandaise sur le territoire congolais.
Le déplacement du conflit rwandais à l’est de la RDC, de même que l’exercice autocratique du pouvoir par Paul Kagamé, expliquent donc en partie l’instabilité de la situation politico-sécuritaire régionale.
Néanmoins, le traumatisme consécutif au génocide de 1994 n'a permis l’avènement de politiques régionales de paix et développement dans la sous-région: le Rwanda qui convoite les terres du Kivu envoie de tant à autre sa soldatesque au Congo, ce dernier pille, viole, tue...Plus de 10 millions des morts, coltant, cassitérite, or pillés ...Un tsunami silencieux au Congo pendant le Rwanda commémora son génocide !
Ainsi, le Pacte sur la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs – adopté en 2006 – inclut un protocole sur la prévention du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité.


Commentaires
1. Le dimanche 3 avril 2011 à 03:31, par mate
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