Une entreprise de dédouanement pour Mobutu et Kengo
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi, dimanche 3 avril 2011 à 16:08 :: liens :: #1383 :: rss

Août 1992 à Philadelphie aux Etats-Unis, Jeannot Mwenze Kongolo et ses deux premiers enfants (Kodi 2 ans et Kabulo 1 an, aujourd'hui ils ont 21 ans et 20 ans) et Pierre Yambuya Lotika Kibesi. Photo Réveil-FM, archives
Ces deux récentes doctrines ont favorisé la ruine et la misère des Africains comme si nous sommes des aveugles face à la réalité de l’histoire. C’est pourquoi je vous envoie pour républication dans Réveil-FM International ma lettre adressée à l’Africa International en mai 1996 et publiée dans son numéro 296 juillet/août 1996.
Ceci dans l’intérêt de l’humanité sans distinction raciale, car nous n’abandonnerons jamais la lutte tant que règnera l’injustice à notre égard.
L’archive de notre lutte est encombrée et augmentera, surtout que le système d’exploitation du Congo change chaque fois des formes par le désir de ceux qui ne veulent pas nous voir heureux en Afrique dans notre riche civilisation où l’égoïsme n’existait pas avant.
C’est toujours ce désir étranger qui a installé Kengo wa Dondo au côté de Joseph Kabila, pour bien l’entraîner dans le vol de nos richesses à leur faveur plus qu’à l’époque de Mobutu avec la bénédiction de la démocratie de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) qui a rétabli tous les anciens brigands mobutistes dans le pouvoir au Congo en créant chaque jour de nouveaux mobutistes.
Notre souhait est de voir les Africains s’intéresser entièrement à l’histoire récente de leur misère au moment où nous savons lire et écrire par rapport à nos valeureux ancêtres qui ne savaient rien de ces deux cultures.
Le cas contraire, nous certifions cette misère à la satisfaction de ceux qui veulent nous voir toujours dans l’état misérable. Posons-nous la question suivante : Pourquoi cette misère persiste ?
Je ne trahirai jamais l’Afrique morcelée par le colonialisme en 1885 sans l’accord de nos ancêtres qui ne savaient pas lire ni écrire.
Je ne servirai jamais le néocolonialisme, mais nos richesses peuvent aider au bien-être de tous sans distinction raciale, si nous défendons nos droits avec dignité car nos générations africaines savent lire et écrire, comme aussi toutes les futures générations africaines sauront toujours lire et écrire. Courage peuple africain.
Africa International Numéro 296 de juillet/août 1996
Chaque fois que je vois une revue ou un autre moyen d’information au nom de l’Afrique et dirigé par un Africain, je me sens encouragé sur l’avenir du continent de nos ancêtres que nous avons le devoir de faire connaître aux générations futures.
Je suis Pierre Yambuya Lotika Kibesi, un ancien officier pilote de l’armée criminelle de Mobutu, réfugié politique en Italie depuis 1984.
Mme le Rédacteur en chef, j’ai été très surpris de lire dans votre revue n° 293 avril 1996 les déclarations de Mr. Max-Olivier Cahen, président d’une Fondation pour l’Afrique basée à Bruxelles. Il dit : « Il faut cesser de diaboliser le maréchal Mobutu parce qu’il reste un personnage unificateur.
Le gouvernement actuel fait des efforts sous la direction de Kengo wa Dondo, Premier ministre, mais l’état central a disparu. » Ces propos recueillis par votre journaliste Molly Kingue doivent être démentis.
Dédouaner Mobutu et Kengo de leurs responsabilités dans le malheur des Congolais-Zaïrois à travers votre revue par l’entremise de Max-Olivier Cahen, président d’une ONG néocolonialiste qui ne vise que la continuité de l’exploitation coloniale en Afrique, est une grave erreur pour notre avenir.
Tout Africain connaît l’argent de la corruption et sait que le néocolonialiste de Max-Olivier Cahen a dû en recevoir des mains criminelles de Mobutu, pour réalisée une telle déclaration à la portée internationale de votre revue. Ceci risque de faire de vous son complice. Personne n’ignore que Mobutu et Kengo sont des cow-boys de l’ancien western américain où le pouvoir s’octroyait après avoir commis des crimes et semer la terreur.
Dans l’attente de publication de cette lettre dans votre prochain numéro dans un esprit de liberté, je vous prie d’agréer mes cordiales salutations.
L'histoire de la photo avec Jeannot Mwenze Kongolo
cette photo d'août 1992 à Philadelphie aux Etats-Unis convient avec cet article. Je suis avec Jeannot Mwenze Kongolo et ses deux premiers enfants (Kodi 2 ans et Kabulo 1 an, aujourd'hui ils ont 21 ans et 20 ans. Elle a été prise durant mon séjour pour deux grandes conférences organisées par le Comité d'Amnesty International d'Etat de Pennsylvanie et de la plus grande université Temple de Pennsylvanie sur les crimes humains de Mobutu et la situation des misères des Zaïrois.
J'étais l'unique conférencier de ces deux grandes conférences sur le régime barbare de Mobutu et ses complices, dont je n'avais pas hésité de citer toutes les atrocités que tous les pouvoirs américains commettaient dans notre pays depuis 1960 et que c'était la CIA qui formait des tortionnaires des services secrets de Mobutu contre notre peuple.
C'est pour dire que notre lutte ne date pas d'aujourd'hui. Et je ne suis pas celui qui s'est retrouvé avec Mwenze Kongolo parce qu'il était ministre de Mzee Laurent Kabila, c'est juste le contraire, c'est lui qui s'était retrouvé auprès de Mzee Laurent Kabila dans l'AFDL derrière mes efforts de lutte en me prenant toujours comme un grand exemple à suivre pour l'avenir de notre pays.
Je n'étais pas un ami de Mwenze aux Etats-Unis, mais son grand frère plus que son grand biologique. De même Mwenze fut pour moi non un ami, mais le petit frère le plus aimé et le plus confidentiel plus que mes petits frères biologiques pendant une longue période de notre lutte contre le mobutisme, car sa maison avec son épouse Erika, une Américaine noire, était même mon bunker aux Etats-Unis. Mwenze a trahi M'zée Laurent Désiré Kabila et les idéaux de la lutte. Un adage dit qu'un arbre ne deviendra jamais un crocodile quel que soit sa durée de vie dans l'eau. J'ai toujours regretté comment Mwenze Kongolo m'avait tourné le visage une fois que Mobutu avait été chassé du pouvoir et s'allier aux mobutistes contre moi jusqu'à ce jour. Dire qu'il regrette l'assassinat de M'zée Laurent Kabila, à mon expérience je dis non avec alors un grand NON!


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