Olive lembe Disita Kabila s'invite chez Papa Simaro Lutumba, l'auteur-compositeur de "Momemi Maki abundaka té Asuanaka té" !
Par Freddy Mulongo, mardi 5 avril 2011 à 20:39 :: radio :: #1386 :: rss

Papa Simaro Lutumba Masiya
Les Joséphistes veulent -ils encore piquer une autre strophe de la chanson de Lutumba pour l'hypothétique élection présidentielle de novembre 2011 ? Une fois élu Joseph Kabila n'avait pas hésité à s'acharner sur les troupes de Jean-Pierre Bemba en pleine capitale, causant plusieurs morts dont Hugo Tanzambi. Azarias Ruberwa, l'un des 4 vice-présidents à plus de chance avec Joseph Kabila. Le président du RCD-Goma n'a plus aucune fonction officielle mais a à sa disposition une soldatesque non contrôlée, on se demande pourquoi lui et pas les autres ? Olive Lembe Disita kabila joue le joker pour la réélection de son mari: elle va de plus en plus dans les églises, va chercher les artistes chez eux...Le fiasco des 5 chantiers ne sont plus à démontrer. Les Congolais ont le moral dans les chaussettes, la paix promise n'est pas revenue, les fonctionnaires toujours impayés, d'ailleurs les professeurs d'université de Kinshasa sont entrés en grève depuis hier matin, la souveraineté du Grand Congo bafouée et foulée aux pieds, après avoir misé sur les investissements chinois, ces derniers concurrencent les Congolais y compris dans les petits commerces: les Chinois font de clones de beignets à Kinshasa ! Il ne suffit de piquer une strophe d'une chanson pour espérer gagner après 10 ans de pouvoir de Joseph Kabila, la République démocratique du Congo mérite mieux: une alternative crédible et efficace. Y en a marre, de nous tourner en bourrique à la face du monde.

Olive Lembe Disita Kabila chez l'Or Mbongo Lema
Papa Lutumba Simaro qui a composé la chanson "Ingratitude" sait très bien que la reconnaissance dans ce bas-monde. Et dans "Ntoto" ou "Mabele" sortie en 1974, (qui a été le premier clip congolais réalisé par la Voix du Zaïre, suivi de "Nzale" de Tabu Ley), il fait chanter cette phrase: " Mokolo na kokufa kake Ekobeta....Moto na ngai bakamata ba sala monument Soki mopaya aye balobela ye sango...(Il y aura la foudre le jour de mon décès...Que ma tête soit élevée sur une stèle afin de la présenter aux étrangers qui viendront...). Honorer Papa Lutumba Simaro de son vivant est certes une bonne chose, mais en faire une récupération politicienne électoraliste, non et mille fois non ! Pourquoi avoir attendu 6 mois avant les élections présidentielles hypothétiques de novembre 2011 pour commencer à s'agiter ? Alors même que la campagne de 2006 de Joseph Kabila était centrée sur cette strophe de la chanson de Papa Simaro Lutumba: "Momemi maki". Repère de Simaro Lutumba Masiya Ndomanueno
Né le 19 mars 1938 à Léopoldville (actuel Kinshasa), Simon Lutumba Ndomanueno dit « Simaro Lutumba Masiya » est un ancien employé de la Sedec (Société d’Entreprise Commerciale du Congo belge). Il est l'un des artistes de la musique congolaise moderne.
Kalonji, Micra Jazz et Congo Jazz
Il s’initie auprès de Kalonji, un guitariste congolais adepte du « zebola » (un possédé), un rythme et une danse des cérémonies d’exorcisme du peuple Nkundu de l’Equateur (Congo Kinshasa). En 1958, il débute professionnellement à la guitare rythmique dans l’Orchestre Micra Jazz. Un an plus tard, il rejoint le Congo Jazz de Gérard Madiata avec lequel il enregistre « Simarocca » (label Esengo), un titre passé inaperçu. Il s’illustrera avec « Muana etike » et « Lisolo ya ndaku », deux compositions teintées de spiritualité.
Franco et l’OK Jazz
Sa popularité naissante arrive bientôt aux oreilles de Franco et l’OK Jazz qu’il rejoint en 1961. Simaro Lutumba y apporte sa touche personnelle : une technique de guitare inspirée du zebola, de la rumba, du jazz et de l’afro cubain et des chansons poétiques, éducatives et pleines de spiritualité.
A la sortie de « Okokoma mokristo » (1969) et « Ma Hélé » (1970), deux chansons moralisatrices sur l’amour déçu, la stérilité et le divorce, les talents d’auteur, compositeur, guitariste et chanteur de cet intellectuel reconvertit dans la musique sont enfin reconnus par ses pairs.
S‘ensuivent plusieurs morceaux écrits entre 1971 et 1973 : « Motema rétroviseur », « Minuit eleki lezy », « Na lifelo bisengo bizali te », « Cedou », « Masuwa », « Ebale ya Zaïre » ou encore « Où est le sérieux ? ». Mais il faut attendre 1974 et la composition de « Mabele » (Ntoto) qui veut dire la terre, une rumba mélancolique aux variations jazz interprétée par Sam Mangwana, pour qu’il connaisse une réelle popularité.
Cette chanson teintée de spiritualité sur la vie et les limites de l’être humain lui vaut le surnom de « Simaro le poète » ou « Simaro Masiya » (le messie). Mais ce franc succès provoque l’ire de Franco qui décrète, de peur qu’on lui fasse de l’ombre, de jouer uniquement ses propres compositions en concert.
Les années de vache maigre de Simaro Lutumba prennent fin en 1984 avec la parution de « Maya », un album rumba / soukouss interprété par le jeune Carlito Lassa qui le remet aussitôt sur le devant de la scène. C'est cette chanson qui lui a permis de s'acheter sa maison du 223 rue Isangi alors que la parcelle familiale est en face.


Commentaires
1. Le mercredi 6 avril 2011 à 13:15, par Linioko bololo
2. Le mercredi 6 avril 2011 à 14:16, par Patrick
3. Le mercredi 6 avril 2011 à 15:02, par cocorico
4. Le mercredi 6 avril 2011 à 17:54, par Patriote 1er
5. Le mercredi 6 avril 2011 à 17:55, par Ray
6. Le jeudi 7 avril 2011 à 17:25, par zandengami faustin
7. Le jeudi 7 avril 2011 à 21:05, par Patriote
Ajouter un commentaire