Laurence Parisot répond aux journalistes !
Par Freddy Mulongo, dimanche 10 avril 2011 à 22:27 :: radio :: #1398 :: rss
Laurence Parisot, présidente de Medef depuis 2005. Photo Réveil-FM, Henri Martin.
Les matières premières
Les restrictions imposées en matière d'exportation, notamment en ce qui concerne le commerce des matières premières, et les abus de marchés, sapent le commerce et les investissements. Les Etats ne doivent pas adopter- et doivent abroger, le cas échéant-toute taxe, restriction à l'exportation ou autre mesure faussant les mécanismes du marché, avec pour résultat, une restriction de l'offre à l'échelle mondiale et une entrave à une concurrence équitable.
Les importateurs de matières premières doivent, aux côtés des exportateurs, s'engager dans une démarche de coopération réglementaire pour que les nouveaux textes-notamment ceux relatifs à l'environnement, à la santé et à la sécurité-soient appropriés et ne freinent pas les échanges pour supprimer les entraves aux importations et exportations.
L'OMC doit définir des règles plus claires afin que les restrictions qui existent dans ce domaine soient supprimées. Pour réduire la volatilité des prix sur les marchés, les décideurs politiques doivent s'opposer aux contraintes arbitraires sur l'offre et favoriser la transparence des marchés. Ils doivent également donner la priorité aux politiques incitant à un déploiement efficace des capitaux par les utilisateurs finaux des matières premières.
Il est également important, dans le cadre du G20, d'agir pour favoriser l'exploitation responsable des ressources naturelles, grâce au recyclage, à la recherche et au développement.
Immigration en France
Laurence Parisot, la présidente du Medef, a mis en garde vendredi contre les dangers « d'un pays qui se ferme ». « Rester un pays ouvert est une nécessité. Nous sommes pour l'immigration en général car elle est source de richesses et d'ouverture », a-t-elle affirmé en marge du « B8 » à Paris, la réunion des patrons des pays du G8. Sans remettre en cause les propositions du ministre de l'Intérieur dont elle ne connaît pas « le contenu exact », elle a expliqué lors d'une conférence de presse que « l'immigration liée au travail » ne représentait « chaque année en France (…) que 20.000 personnes. » Un chiffre en deçà des estimations du ministère de l'Intérieur.
Le ministre de l'Intérieur, Claude Géant, dans l'interview du Figaro Magazine assure lui que : « pour assurer sa cohésion, vivre paisiblement, dans le respect de ses propres principes, une société a besoin d'une régulation de l'immigration, explique le ministre de l'Intérieur. (…) J'ai demandé que l'on réduise le nombre de personnes admises au titre de l'immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d'étrangers venant en France au titre du regroupement familial. »
Dans les faits, le nombre d'immigrés pour motif économique devrait, selon le vœu de Guéant, passer de 31.000 par an à 20.000. Le nombre d'immigrés au titre du regroupement familial devrait lui aussi être revu à la baisse. Selon les chiffres de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), l'immigration pour motif familial a chuté de 10% en France entre 2005 et 2010. Les propositions de Claude Guéant semblent, en tous les cas, en contradiction avec la réalité.
Certes, le nombre d'immigrés légaux en France a augmenté de 9,2% en France entre 2005 et 2010. Mais cette augmentation est surtout dû à l'afflux d'étudiants étrangers dont le nombre a progressé de 47% en cinq ans. A l'inverse, le nombre d'immigrés pour motif familial, comme le nombre de réfugiés, ont tous les deux baissé, respectivement de 10,9% et de 29,6% (chiffre de l'Offi).
Freddy Mulongo au Medef. Photo Réveil-FM, Henri Martin.
Réduction des salaires de patrons
"Ca me semble tout à fait normal", a dit vendredi 8 avril Laurence Parisot au sujet de la proposition du Parti socialiste visant à limiter les salaires dans les entreprises dont l'Etat est actionnaire. "Nous, nous disons très simplement qu'effectivement la rémunération des dirigeants dépend du conseil d'administration qui lui-même est entre les mains des actionnaires", a commenté la présidente du Medef. Le Parti Socialiste suggère dans son programme pour 2012 de limiter l'échelle des écarts de salaires dans ces entreprises de 1 à 20 maximum.


Commentaires
1. Le mardi 12 avril 2011 à 23:21, par Mullenda Mutolo Méthode
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