Côte d’Ivoire : cascade d’inconnues devant un président contesté
Par Freddy Mulongo, mercredi 13 avril 2011 à 14:23 :: radio :: #1404 :: rss
Laurent Gbagbo, président de la Côte d'Ivoire d'après la Cour Constitutionnelle ivoirienne lors de son arrestation le lundi 11 avril 2011 à Abidjan.

Sans commentaires !

Sans commentaires !

Sans commentaires !
Soulignant que sa priorité était de rétablir la sécurité dans le pays et d'assurer la reprise de tous les services publics, Ouattara a ajouté qu'il allait demander à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye d'enquêter sur les massacres commis depuis l'élection présidentielle du 28 novembre dernier.
Il a ajouté que tout était en place pour la reprise immédiate des exportations de cacao, dont le pays est premier producteur mondial.
Cette fois-ci, c’est la bonne ! C’est ce que pouvait penser, lundi après-midi, les partisans d’Alassane Ouattara, une fois, l’arrêt de Laurent Gbagbo certifié. Mais, à analyser profondément les choses, l’horizon semble très rude pour le président ivoirien reconnu par la communauté internationale, tant il a devant lui un bon nombre d’équations à résoudre. Un passage obligé sur le chemin de son adoption par le peuple ivoirien.
La première est sans doute la question sécuritaire. Malgré les appels au calme des deux protagonistes d’hier, rien n’y fait. Abidjan reste le théâtre de pillages par les forces pro-Ouattara comme les milices pro-Gbagbo. Admettons que M. Ouattara parvienne à éteindre ces dernières, dans quelles conditions se fera alors le mixage entre les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ? L’avenir de l’armée ivoirienne y est suspendu.
Ensuite, il y a le problème des salaires de la Fonction Publique. Ses agents doivent être payés pour que le pays se redresse petit à petit grâce au fruit de leur travail. Et, avec eux, les policiers, afin d’assurer la sécurisation des villes, préalable à la réinstallation des institutions financières et autres entreprises, surtout étrangères. On se demande d’où viendra l’argent ?
Enfin, la polémique de l’implication de la France dans l’arrestation de Gbagbo ne cesse de fragiliser l’image d’Alassane Ouattara, ce président « imposé » par les blancs. Celui-ci aura fort à faire pour se défaire de cette caractéristique. Cela passera sans doute par une sage gestion du jugement du président sortant ivoirien.La démocratie à la bazooka, au lance roquette et à la baïonnette en pleine capitale à Abidjan montrera très rapidement ses limites. Ouattara finira-t-il par prêter serment devant la cour constitutionnelle ? Dans aucun pays au monde la Commission électorale Indépendante n'élève quelqu'un au rang de Président de la République fut-il élu ? Que sont devenus les ministres de Gbagbo ? Ont-ils été aussi massacrer par les "Forces républicaines" ? Certes Laurent Gbabgo n'est pas blanc seing dans ce qui arrive à la Côte d'Ivoire, en le remettant entre les mains des "Forces Républicaines" l'Onuci et la Licorne ont-ils mesuré la portée de leur acte ?


Commentaires
1. Le jeudi 14 avril 2011 à 16:07, par Un Rdcongolais
2. Le jeudi 14 avril 2011 à 17:44, par drezz
3. Le jeudi 14 avril 2011 à 17:45, par Floyim
4. Le jeudi 14 avril 2011 à 18:15, par Augustin
5. Le jeudi 14 avril 2011 à 18:20, par zuluOne
6. Le jeudi 14 avril 2011 à 19:37, par Wambimo
7. Le jeudi 14 avril 2011 à 21:43, par Kongo Kangu Di Mpa
8. Le vendredi 15 avril 2011 à 14:48, par Oka
9. Le vendredi 15 avril 2011 à 16:07, par mnemon
Ajouter un commentaire