Afrique riche esclave : du vol colonial au vol néocolonial
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi, samedi 16 avril 2011 à 08:29 :: liens :: #1412 :: rss

Kinshasa 30 juin 1960, le Congo belge, c’est fini. le jeune roi Baudouin vient de glorifier comme le chefs-d’œuvre de son grand-oncle. Lumumba, lui, le condamne comme “l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force” , avant de poursuivre : “Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. […] Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même, […] Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ?” Lumumba fait un malheur parmi les siens. Son discours est interrompu à huit reprises par des salves d’applaudissements congolais. La délégation belge, elle, est sous le choc. Photo Réveil-FM, archive.
En tout cas, pour cette remarque très pertinente, je crois qu'ils ont parfaitement raison et je ne peux pas décevoir l'attente des Africains en général et de peu des Congolais en particulier. Donc de temps en temps tous ceux qui sont déterminés à connaître l'histoire profonde de l'Afrique pour changer le fusil de l'autre épaule, pour bien se battre pacifiquement contre l'ennemi commun du peuple africain , continueront à nous lire dans Réveil-FM International. En ce qui me concerne personnellement, je reprends avec cet article : Afrique riche esclave.
Voilà chers compatriotes africains la réponse à vos sympathiques regrets à ma décision et je vous rassure que cette réponse vient au plus profond de mon cœur africain, car je ne me détacherai jamais de l'âme africaine.
Pendant la colonisation, les colonialistes prenaient ouvertement toutes les richesses d’Afrique sans l’accord des Africains. Prendre les biens d’autrui sans son accord signifie lui voler ses biens. Pour bien voler les richesses de l’Afrique colonisée, les colonialistes disposaient deux moyens :
1. La Bible pour les bons principes moraux ;
2. Les fusils et les canons pour établir la peur aux Africains de ne pas s’opposer aux voleurs.
Les indépendances d’Afrique s’étaient converties automatiquement au néocolonialisme, qui est un système de vol le plus odieux que le vol colonial car il s’accomplit avec des accords secrets entre les colonialistes et les gouvernants d’Afrique libre, choisis par les mêmes colonialistes et stipulant :
Pour rester au pouvoir dans l’Afrique néocoloniale, toutes les matières premières qui servent à l’Occident reviennent aux occidentaux. Tout gouvernant africain qui désobéira à ce nouveau système de vol quittera le pouvoir par un coup d’Etat ou assassinat.
Entre temps les gouvernants de cette Afrique néocoloniale doivent accorder à leur population respective la liberté de répandre les bonnes paroles de la Bible en Afrique plus qu’à l’époque coloniale, car c’est cette foi en Dieu qui leur portera le bonheur et ce bonheur arrive lentement sans soutien des êtres humains et aussi ne pas avoir de doute en Dieu, puisqu’il ne donne pas à ceux qui doutent en lui.
Voilà qu’au moment où les places des voleurs des biens des Occidentaux entre eux se trouvent dans des prisons de haute sécurité en Occident, les néocolonialistes (blancs et noirs) renforcent les vols à main armée avec des armes lourdes (avions, hélicoptères, sous-marins, chars de combat, missiles, etc…en Afrique contre les Africains qui s’opposent aux vols de leurs richesses.
Africains n’ignorons pas le message de Simon Kimbangu du 10 septembre 1921 devant la foule des Noirs au Congo occupé par des colonialistes. Ce jour-là, Kimbangu avait dit : De toutes les races de la terre, aucune n’a été autant maltraitée et humiliée que la race noire. Continuer à lire la bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faudra qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire.
Les Noirs ne lisent pas, ils resteront toujours nos esclaves : cette annonce d’un Américain (Dee Lee) d’origine occidentale, lue dans une radio de New York en 2008, dessine la réalité occidentale en Afrique tant que les Africains n’ont pas compris le message de Simon Kimbangu en septembre 1921.
C’est pourquoi, les néocolonialistes poursuivent leur cambriolage en Afrique, malgré les Africains les ont saisis depuis longtemps avec des objets qu’ils nous volent. Comme les Africains ne lisent pas, et comme beaucoup parmi ceux qui lisent ne comprennent pas ce qu’ils lisent : salut les dégâts des bonnes paroles de la bible et de la peur des armes pour ne pas mourir. Voilà comment nous sommes toujours dans cet esclavage à cause de notre ignorance au message libérateur de Kimbangu et l’éclaircissement excitant de Dee Lee, pour que nous devenions des lecteurs qui comprennent ces qu’ils lisent.
Ainsi, nous parviendrons à écrire notre propre livre sacré promis par Simon Kimbangu, car celui des Occidentaux ne fait que nous maintenir dans l’esclavage qui devient de plus en plus moderne en Afrique et en Occident.
Nous voyons des universitaires africains qui arrivent en Occident à l’âge adulte, avec expérience de cadres administratifs et privés en Afrique et la très grande majorité de ceux qui sont les diplômés des universités occidentales, devenir aide à domicile (boys), balayeur, gardien et que sais-je des autres métiers n’encadrant pas leur valeur acquise, dont l’Afrique a énormément besoin pour son développement, dire que le Bon Dieu leur a aidé de trouver le travail de bonheur auprès de ceux qui nous voient leurs éternels esclaves parce que nous ne lisons pas ou nous lisons sans comprendre ces que nous lisons.
C’est ça la régression des Africains. Comment est-il possible que Dieu nous aide à régresser après nous avoir mis en contact avec l’intelligence qu’il a donnée aux Européens ? Non ! Ce n’est pas lui ni les Occidentaux. C’est notre faute, parce que nous ne comprenons pas notre histoire avec l’Occident depuis la découverte de l’Amérique où nous étions déportés sans état d’âme, car nous étions considérés comme des animaux dès notre contact avec des Occidentaux.
Ajournons d’être des accusateurs sans jugement, défendons l’Afrique avec patriotisme et volonté face aux néocolonialistes, car nos qualifications obtenues ensemble avec les Occidentaux en Occident et en Afrique et ailleurs, ont les valeurs intellectuelles.
Comment ne comprenions-nous pas que la démocratie occidentale n’est pas porte bonheur intégral en Occident ? Sinon ils ne délocaliseront pas leurs entreprises ailleurs, provoquant des désastres dans leur masse ouvrière et les chômages, alors qu’ils ont dépassé le stade du tribalisme et du régionalisme.
Cette démocratie occidentale qu’on impose en Afrique divisée et tribalisée par les néocolonialistes ces 50 dernières années après avoir décimés tous les vrais nationalistes africains en dépossédant l’Afrique de l’héritage anticolonial n’a qu’une raison, organiser les désordres, dont les profits reviennent aux seuls néocolonialistes blancs et leurs affiliés noirs créés par eux.
Quel pays africain depuis que les démocrates occidentaux donnent des leçons de la démocratie, qu’ils n’ont pas donné pendant la colonisation, peut prétendre le bonheur obtenu de leurs gouvernants néocolonialistes par rapport aux profits égoïstes qu’ils ramènent à leurs maîtres occidentaux, des avoirs qui pouvaient profiter aux Africains, si nous étions capables d’adopter notre civilisation dans la modernité actuelle, que nous n’avons aucune intention de nous détacher, car nos Chefs coutumiers et Rois, étaient des hommes très valables dont les successions aux pouvoirs se passaient sereinement en connaissant bien avant la mort, la seule façon de quitter le trône, les meilleurs successeurs, donc les plus méritants.
Voilà pourquoi nos leaders ou héros qui nous avaient délivrés du colonialisme, se sont battus avec volonté de créer les Etats-Unis d’Afrique dans nos traditions et vouloir donner à l’homme africain l’état d’esprit unitaire sans tribalisme ni régionalisme dans la nouvelle société africaine moderne. Certes, la tâche n’était pas facile, mais pas impossible dans ce qui était leur détermination commune.
Mais les professeurs néocolonialistes de la démocratie ont combattu ce projet de l’émancipation africaine pour faire échouer ce qui allait être le vrai socialisme africain, qui nous habite depuis la création de la terre et de l’univers.
A titre d’exemple : le grand frère meurt, le petit frère récupère son épouse et tous les enfants pour continuer le mariage sans aucune autre formalité ; de même la grande sœur meurt, la petite sœur devient l’épouse de son beau-frère d’hier avec tous les enfants laissés par sa grande sœur.
En nous transformant à des esclaves modernes qui ne comprennent pas ces qu’ils voient, les Occidentaux sont parvenus aussi de nous faire des aveugles aux yeux brillants, parce que nous ne voyons pas que l’Union européenne, l’identité que tous les Européens veulent vêtir, est née des idées des héros africains des indépendances et assassinés impunément par des néocolonialistes.
Cependant, cet aveuglement est temporaire, les africains finiront par comprendre ces qu’ils voient, ces qu’ils subissent et ces qu’ils lisent en découvrant pourquoi leurs vrais leaders ont été anéantis par des néocolonialistes, et la vérité est étouffée par les médias, qu’ils étaient des voyous indescriptibles.
Que les Africains sachent : les pouvoirs Occidentaux volent nos matières premières pour fabriquer leurs avions de guerre, de sous-marins et bombes nucléaires, toutes sortes des missiles, chars de combat et autres moyens violents pour occuper l’Afrique qu’ils créent avec leur nouvelle formule de la répression morale au nom des élections démocratiques contrôlées et financées par eux, dont les élus sont choisis par eux bien avant les élections, et non par les peuples africains, ce n’est pas pour rien que ses élections sont validées par leurs observateurs acquis au néocolonialisme. Voilà une autre preuve de notre ignorance.
Notre arme c’est garder la morale très haute. Ne pas négliger la faculté de comprendre ces que nous voyons, ces que nous subissons et ces que nous lisons. Devenons des hommes qui comprennent comment notre malheur est entretenu continuellement, car tout est en face de nous.
Ainsi, je demande aux compatriotes africains, ceux qui ont compris notre histoire et qui lisent en comprenant ce qu’ils lisent, de ne pas avoir peur d’écrire leurs connaissances, car si les moyens criminels des néocolonialistes parviendront à nous massacrer à grande échelle, ils ne parviendront pas de tuer tous les Africains pour s’emparer éternellement de l’Afrique.
La grande majorité des proches futures générations africaines sauront lire et comprendre ces qu’ils lisent, ces qu’ils subissent et ces qu’ils voient. Quand plus de 50 % des Africains comprendront ces qu’ils lisent, ces qu’ils subissent et ces qu’ils voient, le néocolonialisme commencera sa chute libre en Afrique et sera vaincu quand ce chiffre atteindra au moins 70 %. Quant aux compatriotes déjà investis de cette volonté de tout comprendre, nous continuerons à écrire. Les hommes passent, les écrits restent.


Commentaires
1. Le dimanche 17 avril 2011 à 15:45, par Kasongo Serge
2. Le dimanche 17 avril 2011 à 15:47, par Kasongo Serge
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