Augustin Katumba Mwanké-Pierre Lumbi Okongo, deux Mammouths Joséphistes en guerre ! Qui gagnera ?
Par Freddy Mulongo, mercredi 4 mai 2011 à 23:20 :: radio :: #1427 :: rss
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Augustin Katumba Mwanké, "dieu le père". Photo Réveil-FM, archives

Pierre Lumbi Okongo, le conseiller spécial de Joseph Kabila. Photo Réveil-FM, archives
Dans notre publication du vendredi 28 août 2010, Réveil-FM International révélait la rencontre secrete à l'hôtel Ritz, 15 place Vendôme à Paris, entre Augustin Katumba Mwanké, Secrétaire Exécutif honoraire de l'AMP, parti-Etat; Alain Ilunga Kitombolwe, Administrateur-Directeur-Général Adjoint de Sep Congo- et 5 courtiers pétroliers européens pour financer l'élection présidentielle de Joseph Kabila au premier tour.
Il se fait qu'au moment où nous couchons ces lignes le Dga de SEP-Congo, Alain Ilunga Kitombolwe, présenté comme le protégé d’Augustin Katumba Mwanke, croupit en prison.
L’homme a été d’abord interpellé au Conseil national de sécurité (CNS) puis détenu au cachot du parquet de grande instance de la Gombe avant d’être transféré au Centre Pénitentiaire et de Rééducation ex- prison de Makala. Ses proches font passer cette détention pour un règlement des comptes entre le parrain d’Alain Ilunga et le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, Pierre Lumbi.
Augustin Katumbi Mwanké et Pierre Numbi Okongo se détestent. Mafieux, les deux hommes se comportent en chefs de bandes mafieuses .
L’un pense que l’autre n’est pas à sa place et celui-ci se plaint d’être empêché d’assumer la plénitude des prérogatives liées à sa fonction. Alain Ilunga Kitombolwe a eu la malchance d’être mêlé à tous ces préjugés pour avoir refusé de libérer 5 m3 de kérosène sollicité par l’intendance de la Présidence de la République depuis l’aéroport de Kisangani, dans la Province Orientale. En fait, il n’avait pas refusé mais ses services sur place avait exigé un acte écrit de celui qui était venu demander la livraison.
Un préalable que le Dga en détention avait fini par lever après s’être rendu compte de qui il s’agissait.
Aux yeux de ses adversaires, l‘«insubordination» était déjà consommée. Son sort allait être scellé quand il opposera une fin de non recevoir à Pierre Lumbi qui lui demande des comptes sur une ligne spéciale instaurée dans la structure du prix du carburant pour éponger une dette de 42 millions de dollars dus aux entreprises pétrolières du temps de M'zée Laurent-Désiré Kabila, sur cette ligne, 20 % sont rétrocédés à l’Etat pour constituer ses stocks stratégiques. Pierre Lumbi qui cherche à voir clair dans la gestion de cette affaire s’entendra dire du Dga que le mandataire dépend du ministre des Hydrocarbures. Crime de lèse majesté !
Donc, le fameux spécial n’a qu’à s’adresser à celui-ci.. Correct sur le plan administratif mais ce n’est pas l’avis du mafieux Pierre Lumbi dont les services ont cuisiné Alain Ilunga Kitombolwe, lors de son interrogatoire, quant à savoir s’il connaît l’étendue des compétences du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité.
Alain Ilunga Kitombolwe a été également entendu sur une affaire de 25 m3 de kérosène livré au pasteur Daniel Ngoy Mulunda pour la campagne «Arme contre 100 dollars». Le produit est sorti des citernes de SEP à Kingabwa sans un seul sou en contrepartie.
Sur cette livraison, Alain Ilunga Kitombolwe se réfugie derrière des raisons d’Etat. Comme dans un film d'Al Capone, les mafieux sont allés congratuler leur ami en prison. Alain Ilunga Kitombolwe avait reçu au cachot de grande instance de la Gombé, les visites des apparatchicks du Joséphisme.
Augustin Katumba Mwanké était passé en personne réconforté son poulain. Puis Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général du PPRD, le parti présidentiel, Célestin Mbuyu, ministre des Hydrocarbures, Fridolin Kasweshi, à la tête du mégaministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction et d’autres encore dignitaires du régime etc...
Les Mammouths du Joséphisme se battent pour leurs prébendes et intérêts. Reste à savoir si les Congolais accepteront encore longtemps que le Congo continue à être une République bananière où les Al Capone du temps moderne ont pris en otage les institutions de la République pour satisfaire leurs bas instincts.


Commentaires
1. Le jeudi 5 mai 2011 à 02:48, par Mr Veron Mwalumba
2. Le jeudi 5 mai 2011 à 09:39, par Yoha
3. Le jeudi 5 mai 2011 à 18:28, par pasteur paul
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