L'AJES s'insurge contre l'arrestation inopportune et arbitraire de Baby Balukuna !
Par Freddy Mulongo, mercredi 4 mai 2011 à 23:57 :: radio :: #1438 :: rss
Communiqué de Presse AJES N°OO1/05/2011
L'action des Journalistes, Reporters et Internautes de l'Espace Schengen (AJES) basée à Paris (France) porte à la connaissance de l'opinion internationale, aux Congolais de l'Etranger et à ceux qui résident en République démocratique du Congo, de l'arrestation inopportune et arbitraire de Monsieur Baby Balukuna, journaliste-reporter de Congo Number One en séjour à Kinshasa depuis le 8 mars 2011.

Baby Balukuna, journaliste-reporter de Congo Number One
Résident en Belgique, Baby Balukuna avait couvert le meeting de Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président de l'Union pour la Démocratie et le progrès Social (UDPS), le dimanche 24 avril 2011 au stade Tata Raphaël à Kinshasa. Comme dans un régime Stalinien, le colonel Kanyama aurait tendu un piège en donnant rendez-vous le lundi 2 avril 2011 au Grand Hôtel de Kinshasa à Monsieur Baby Balukuna, journaliste-reporter de Congo Number One. Ne se reprochant rien, Babi Balukuna s’ y était rendu. Et il s’était entretenu avec le colonel Kanyama de la Police Nationale Congolaise (PNC) de 13h à 15h, heure de Kinshasa. Aussitôt après, le colonel Kanyama l’a amené au camp Lufungula où se trouve le siège de l’Inspection générale de la police nationale. C’est à 16 heures que le jeune Bruxellois a été mis aux arrêts. Sans mandat.
Les Congolais de l'Etranger ayant adopté dans leur majorité la dynamique "Kabila dégage !" Le colonel Kanyama espérait faire de Baby Balukuna une taupe pour dénoncer les Résistants-Patriotes-Combattants notamment qui s'insurgent contre la confiscation des institutions par un régime autoritaire, dictatorial et totalitaire et ont interdit aux artistes musiciens de venir jouer en Europe la musique de distraction. Notre confrère Baby Bakuluna n'ayant pas cédé aux appels de dénonciation initié par Kanyama sbire du régime Kabila, a été arbitrairement arrêté et mis au cachot.
Les Congolais de l'Etranger qui craignent la Tungulusation de Baby Balukuna. En effet Armand Tungulu, résistant congolais en Belgique a été assassiné à Kinshasa. Mis en détention début octobre 2010, il était mort dans des circonstances mystérieuses. Le régime de Kinshasa qui lui reprochait d' avoir caillassé le véhicule blindé, s'était permis de confisquer son corps durant plusieurs mois avant de décider de l'enterrer sans la présence de son épouse et ses enfants en Belgique.
Quatre chefs d'accusations fantaisistes et incongrues ont été prononcées à l'encontre de notre confrère Baby Balukuna:
1. Incitation à la haine en bande organisée contre la personne de "Joseph Kabila", président de la République;
2. Contre l'avènement de la démocratie en République démocratique du Congo, contre l'unité nationale et contre l'effort de la réconciliation nationale entre les Congolais;
3. Haute trahison en intelligence avec les éléments étrangers;
4. Voie de faits.
Ces accusations farfelues et fantaisistes ne reposent sur aucun fondement juridique . La dite Constitution de Liège dans son essence comme elle a été réfléchie, déjà au demeurant tripatouillée, garantit la liberté individuelle ainsi que celle d'expression :car même tripatouillée la Constitution de Liège qui régit la République démocratique du Congo garantit la liberté individuelle ainsi que celle d'expression:
Article 17: "La liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention l'exception. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu'en vertu de la loi et dans les formes qu'elle prescrit. Nul ne peut être poursuivi pour une action ou une omission qui ne constitue pas une infraction au moment où elle est commise et au moment des poursuites. Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui ne constitue pas une infraction à la fois au moment où elle est commise et au moment de la condamnation. Il ne peut être infligé de peine plus forte que celle applicable au moment où l'infraction est commise. La peine cesse d'être exécutée lorsqu'en vertu d'une loi postérieure au jugement:
1. elle est supprimée;
2. le fait pour lequel elle était prononcée, n'a plus le caractère infractionnel.
En cas de réduction de la peine en vertu d'une loi postérieure au jugement, la peine est exécutée conformément à la nouvelle loi.
La responsabilité pénale est individuelle. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné pour fait d'autrui.
Toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie par un jugement définitif".
Article 23: "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit implique la liberté d'exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l'écrit et l'image, sous réserve du respect de la loi, de l'ordre public et des bonnes mœurs".
L'arrestation de Baby Bakuna contredit la déclaration officielle de Joseph Kabila à la conférence de presse de la francophonie à Monteux en Suisse en octobre 2010 qui rassurait au responsable Afrique de Reporters Sans Frontières qu'il n'avait aucun journaliste en prison au Congo-démocratique. Si Baby Balukuna bénéficie du soutien total des Congolais de l'Etranger, des journalistes anonymes, oubliés de la justice, croupissent dans les geôles du régime de Joseph Kabila.
La République démocratique du Congo est le seul pays dans le monde où le président de la République, le premier ministre, des sénateurs, députes et ministres sont propriétaires des journaux, radios et télévisions. A l'instar d' autres peuples, les Congolais ont droit à des informations libres, alternatives et démocratiques. Or au Congo les informations sont caporalisées, coupagisées. Le Congo de Kimpa Vita, Papa Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba...n'a pas besoin que des thuriféraires du pouvoir. Les informations alternatives sont essentielles pour l'enracinement de la démocratie notamment en République démocratique du Congo. Si Baby Balukuna s'est permis de tendre son micro et braquer sa caméra sur les manifestations "Kabila dégage !" à Bruxelles, devient-il automatiquement complice des manifestants ? Non, le métier de journaliste est toujours de mettre l'information à la disposition de tous.
Sans ambages, l'Action des Journalistes, Reporters et Internautes de l'Espace Schengen (AJES) condamne et réclame la libération immédiate et sans condition de notre confrère Baby Balukuna.
La République démocratique du Congo a donc intérêt à respecter la liberté d'expression qui figure dans la déclaration universelle des droits de l'homme qu' elle a souscrite librement.
Fait à Paris, le 04 avril 2011
Roger Bongos, Président, Afrique Rédaction TV
Freddy Mulongo, Secrétaire Général, Réveil-FM International


Commentaires
1. Le jeudi 5 mai 2011 à 22:23, par Issa, Etats-Unis
2. Le jeudi 5 mai 2011 à 22:35, par Prof. Fweley, Suisse
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