Le Congo ou le vrai déclic de l'Afrique
Par Pierre Yambuya Lotika Kibesi, samedi 14 mai 2011 à 14:00 :: liens :: #1455 :: rss
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Patrice Emery Lumumba, héros africain. Photo Réveil-FM, archives
L’espoir des Zaïrois après l’annonce le 24 avril 1990 par Mobutu de sa version démocratique, suivie de la Conférence Nationale Zaïroise dirigée par Mgr Monsengwo de l’église catholique, devenu Président du HCR-PT, l’institution suprême de transition pour conduire aux élections libres n’avaient pas servi la volonté populaire de voir Mobutu quitter le pouvoir pacifiquement.
L’interminable transition était de bon gré de Mobutu avec l’accord de Mgr Président suprême, des Hauts Commissaires de la République avec leur folie salariale et corruption avec l’argent du pays contrôlé par le régime, furent la base du pouvoir continu de Mobutu, car aucun d’entre eux n’avait le regard à la volonté du peuple et aucune décision de cette conférence n’était respectée. Mobutu est parti par la volonté de ses créateurs contre le pouvoir élu par le peuple et dirigé par Lumumba sans gouverner du 30 juin 1960 au 5 septembre 1960 suite de ce que les Congolais savent sans comprendre. Le triomphe sur Mobutu par la Maison Blanche occupée par Bill Clinton, avait été confisqué par Mzée Laurent Kabila le 16 mai 1997 en se proclamant Chef d’Etat à la place de Tutsi Rwandais Déogracias Bugera, celui que Bill Clinton et ses alliés occidentaux avaient prévu comme successeur de leur loyal serviteur Mobutu. Ce choix était bien avant le début de la guerre d’octobre 1996.
Mzée Kabila en s’engageant dans cette guerre sans un secrétaire ni des partisans lumumbistes de depuis 1960, et en confisquant les ambitions de Bill Clinton au Congo, avait d’abord entrepris de réveiller la volonté populaire qui conduisit les nationalistes à la victoire sur le colonialisme en 1960. La tâche n’était pas facile face aux 37 ans du néocolonialisme, dont 32 de doctrine mobutiste mais le changement de mentalité au Congo était considérable. Parler des élections ne pouvait intervenir qu’après le lavage complet des cerveaux des Congolais du malveillant néocolonialisme et sa doctrine du mobutisme.
La suite comme contre Patrice Lumumba, l’agression de Bill Clinton et ses alliés occidentaux dont les misérables pouvoirs rwandais, ougandais, burundais et les marionnettes congolaises n’avaient agi que par procuration pour détruire le réveil du peuple congolais par Mzée Kabila et de l’assassiner avant que le Président Bill Clinton quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 2001.
Les accords de Sun City étaient la fête de la résurrection du néocolonialisme, car c’était le retour du mobutisme dans les cerveaux des Congolais avec l’attente des élections comme du 24 avril 1990 au 17 mai 1997. Comment aller aux élections où le gouvernement, tous les services de sécurité et l’armée sont assiégés par le pouvoir de Kigali comme veut la Maison Blanche depuis Bill Clinton et leurs alliés, dont Mzée Laurent Kabila avait confisquées le 16 mai 1997 et en fin juillet 1998 avoir chassés tous les Tutsis au dehors de l’ensemble de notre territoire national en 72h.
Aujourd’hui le peuple vit dans la terreur, nos mamans violées, des arrestations, des assassinats s’intensifient, des exilés pour leur franc parler, des exilés à cause de mauvaises conditions sociales de vie que le pouvoir et l’opposition néocoloniale ne veulent pas soigner dans un pays naturellement trop riche, alors que Mzée Laurent Kabila soignait progressivement ses mauvaises conditions sociales de vie avec patriotisme : « Organisons-nous par nos propres moyens, sans aller mendier ailleurs, car nous avons tout dans notre pays ».
Pendant ses 44 mois de pouvoir, dont 29 mois dans l’agression, il n’avait recouru en aucune dette ni aide étrangère pour les besoins du pays.
Voilà ce que les Congolais doivent savoir et retenir avant d’accepter encore d’autres élections, qui n’ont qu’un seul objectif, garder au pouvoir les néocolonialistes assiégés par le pouvoir de Kigali pour se servir et servir les intérêts étrangers, et non de la nation congolaise et son peuple.
On peut se tromper deux fois dans la vie, pas continuellement. Du 24 avril 1990 au 17 mai 1997 et du 16 janvier 2001 à ce jour, le peuple s’est trompé politiquement deux fois. Cette troisième fois n’est plus possible si le peuple est conscient de son histoire, car les élus (du haut en bas) sont déjà choisis parmi les adeptes du mobutisme dans l’union de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) dans laquelle les autres pays ne sont que des figurants terrorisés puisque le néocolonialisme n’a pas d’ami ni d’égalité des droits, il n’a que des valets et quand tu veux le respect de leurs propres textes, il te rabaisse et t’assassine sans état d’âme ni honte par tous les moyens criminels à leur disposition.
C’est pourquoi il faut le refuser avant d’accéder au pouvoir. Le peuple congolais n’a pas besoin d’exemple ailleurs, car c’est l’usage du néocolonialisme qui transforme tout à sa faveur. Le Congo a une longue expérience des manipulations néocoloniales si nous comprenons notre histoire depuis 1960.
Le peuple a besoin d’une révolution qui marquera l’histoire de l’humanité sans distinction raciale en général et de l’Afrique en particulier, car le Congo est la grande proie du néocolonialisme, un système de pouvoir à abattre avec patriotisme par nous-mêmes puisque le néocolonialisme ne peut jamais se transformer au bien-être d’un peuple néocolonisé ni de son développement. Ainsi, nous saurons qui sont les vrais défenseurs de notre peuple et ceux des intérêts étrangers égoïstes, pour que le Congo devienne l’exemple irrévocable de la légalité des droits humains en Afrique.
Il y a au Congo deux camps politiques :
1) les néocolonialistes (mobutistes) au service des intérêts étrangers égoïstes depuis 1960 ;
2) les souverainistes (véritables lumumbistes) au service du peuple et persécutés dans le sang depuis 1960 parce que fidèles pour défendre nos intérêts équitablement avec le reste du monde en toute liberté humaine. Mais qu’ils n’ont jamais eu à gérer le Congo tranquillement en deux occasions (une entre 30 juin 1960 et 5 septembre 1960, l’autre entre le 17 mai 1997 et le 16 janvier 2001). Tandis que les plus faibles lumumbistes sont terrorisés et deviennent complices du néocolonialisme.
Les élections législatives peuvent se réaliser entre les candidats de 2 camps « néocolonialistes et souverainistes » avec des moyens égaux des campagnes électorales. L’élection présidentielle en un tour avec 2 candidats, chacun issu de ces deux camps politiques, est acceptable.
Les multitudes des candidats et des partis politiques pour des pactes inutiles ne sont qu’une manoeuvre néocoloniale. L’armée et les services de sécurité doivent servir la nation et le peuple, aucun camp ne peut s’en approprier pour soi.
Un peuple respectable et incorruptible n’a pas besoin d’intervention ni des témoins étrangers dans ses affaires intérieures. A tous ceux qui croient à l’aide financière étrangère pour organiser les élections et à leurs campagnes électorales, et qu’ils en auront encore beaucoup après leur victoire aux élections, pour accomplir le bien-être des Congolais, comme aussi ceux qui utilisent l’argent du patrimoine national pour leur propagande pendant que le peuple moisisse dans la misère, il faut leur demander le bilan des 51 ans du néocolonialisme en Afrique et les raisons des meurtres des dignes fils Africains depuis toujours.
Chers frères Africains prenons conscience de ces que nous subissons depuis 600 ans. Battons-nous pour notre dignité et égalité humaine au moment que nous savons écrire et lire, nous devons être capables de comprendre ces que nous voyons. Sachons bien que le néocolonialisme c’est aussi l’école qui fixe dans les cerveaux des néocolonisés, qu’ils ne peuvent rien faire dans leur pays respectif sans le soutien des néocolonialistes occidentaux, entre temps ils nous pillent sans ne rien faire à notre place, et rendent toutes nos aptitudes intellectuelles obtenues ensemble avec eux dans leurs propres écoles, universités et autres formations importantes en Occident comme des objets sans valeurs tout en abaissant nos formations acquises surplace en Afrique. Trouvez-vous juste que des diplômés africains soient des Apprentis Tous Tavaux (ATT) dans les pays développés ?
Qui développera alors l’Afrique avec cœur ?
Pour que les intellectuels néocolonisés africains soient considérés par l’union de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU), ils doivent se transformer en fidèles serviteurs du néocolonialisme en se battant au nom de la démocratie occidentale pour entretenir tranquillement un système de pouvoir contre le bien-être et le développement des Africains. Ce n’est pas toujours la faute des Occidentaux, mais notre part de faute est énorme comme dit bien cet Américain blanc d’origine occidental : << nous ne lisons pas ou nous lisons sans comprendre ce que nous lisons et ce que nous voyons, nous resterons toujours leurs esclaves >>.
Tous les intellectuels africains qui travaillent pour le néocolonialisme n’ont aucun sens patriotique à la souveraineté de l’Afrique, à leur développement et à leur bien-être.


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