Charly Esalo: "Laurent Nkundabatware le Ben Laden contre le Congo doit répondre de ses actes criminels !
Par Freddy Mulongo, mardi 17 mai 2011 à 11:10 :: radio :: #1447 :: rss

Charly Esalo. Photo Réveil-FM, archives
Charly Esalo, résistant congolais en France hausse le ton:"Laurent Nkundabatware et Bosco Ntangana sont nos Ben Laden à nous Congolais. Ils ont commis des crimes sur notre sol et ils doivent en répondre devant la justice. Les Congolais doivent s'organiser pour aller chercher Laurent Nkundabatware dans son pays le Rwanda, le ramener au Congo pour qu'ils répondent de ses actes criminels. De même pour son acolyte Bosco Ntangana. Joseph Kabila par ses trahisons contre le Congo n'arrive pas à agir. Nous n'avons pas à négocier avec le Rwanda pour l’extradition de Nkundabatware. La solution est d'aller le chercher où les Rwandais l'ont placé et le ramener vif ou mort au Congo. Le cas Ben Laden constitue une jurisprudence. Un criminel on va le chercher où il est. Lorsqu'il était au Nord-Kivu et commettait ses crimes il disait qu'il se battait pour les Tutsi congolais. Sa lutte n'a jamais été qu'etnico-tribal. Arrivé au Rwanda, il présente sa carte de nationalité rwandaise, il se dit citoyen rwandais. Il vit en villégiature à Giseny. Et le nombre de citoyens congolais qu'il a tué ? Si Laurent Nkundabatwaré est un fonds de commerce et enjeu diplomatique entre Paul Kagame et Joseph Kabila, cela ne concerne pas des congolais. Que son extradition vers le Congo soit conditionnée par d’autres exigences plus complexes de la part de Paul Kagame sur Joseph Kabila, cela ne concerne pas non plus !"
Cette identité est-elle la vraie identité de Nkunda Kozera ?
Laurent Nkunda, le seigneur de guerre rwandais en sol congolais, est né un certain le 6 février 1967 à la localité de Mirangi dans le Bwito, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Il est né d’un couple tutsi dont le père s’appelait Rugayo Bubu. A sa naissance, les parents lui donnèrent les noms de Karuna Nkundakozera. Il aura à son baptême à la paroisse catholique de Luofu (Sud Lubero), le prénom de Laurent comme le témoignent certains catéchistes du milieu. Catholiques pratiquants, les parents finiront par se convertir au protestantisme, l’Eglise Adventiste du 7e jour.
En 1981, à l’âge de 14 ans, Laurent Karuna Nkundakozera perd son père de façon dramatique. Il en restera marqué toute sa vie. En effet, son père fut décapité par des inconnus dans le village Kitibito, dans le Bwito en territoire de Rutshuru. Il évoque ce souvenir avec beaucoup de remords.
Laurent Karuna Nkundakozera fréquenta l’école primaire Kyatotoma près de Mirangi. Son certificat obtenu, il est orienté à l’Institut Katwe de Bwito. De sa carrière, on retient que Laurent Karuna Nkundakozera fut enseignant à l’Ecole primaire Kikuku de Bwito. Après, il a vécu pendant une dizaine d’années dans le Lubero.
Kanyabayonga, Lukanga, Butembo sous la tutelle de son oncle paternel, le nommé Côme, alors directeur de l’Ecole primaire officielle de Matanda/Butembo.
Des sources recoupées, l’oncle Côme était chargé de recrutement pour le compte du Front patriotique rwandais (FPR) dans les années 1990. Son habitation située sur l’avenue Matokeo-Butembo non loin de l’actuel tribunal de paix, servait de lieu des réunions secrètes et clandestines de tous les Tutsi rwandais du coin.
Laurent Karuna Nkundakozera n'a jamais demandé ni obtenu la nationalité congolaise.
Agé de 25 ans, Laurent Karuna Nkundakozera sera remis au FPR par son oncle pour contribution à l’effort de guerre. En 1992, il fait son entrée dans la rébellion tutsi du FPR qui mettra fin au règne du président hutu rwandais Juvénal Habyarimana.
En 1996, Laurent Nkundabatware retourne au Zaïre avec la vague de l’AFDL. Par jeu de passe passe, il est fait colonel et prend le commandement de la Brigade des Forces Armées Congolaise (FAC) jusqu’au 1er août 1998.
Le 2 août 1998, l’administration locale du territoire de Walikale, exécutant l’ordre de Kinshasa, demande au colonel tutsi rwandais Laurent Nkundabatware et ses hommes de quitter le sol congolais.
Dans l’entre-temps, une autre rébellion agression vient de commencer depuis Goma.
Le 13 août 1998, Laurent Nkundabatware revient à Walikale avant de continuer jusqu’à Kisangani à la tête des troupes mixtes APR-RCD.
Des actes de vandalisme et des massacres sont commis par les hommes de Laurent Nkundabatware. Une dizaine d’officiers FAC seront exécutés au confluent des rivières Kuya et Lowa, croisement de la route principale et de l’avenue qui mène vers le bureau du territoire.
A Kisangani, Laurent Karuna devenu Nkundabatware et son coéquipier Amisi Kumba dit « Tango Four » sont accusés de s’être livrés à des tueries répétées des militaires et des civils.
En 1999, un autre malheur frappe la famille. Laurent Nkundabatware perd son épouse à Kisangani, morte de mort naturelle.
En 2003, nommé général par décret présidentiel de Joseph Kabila , Nkundabatware qui n'a pas la nationalité congolaise décline l’offre avec son coéquipier Amisi Kumba qui va se rétracter par la suite.
Nkundabatware refuse de gagner Kinshasa pour prêter serment.
En 2004, Laurent Nkundabatware rejoint le colonel Mutebutsi dans l’offensive sur Bukavu. Il conduit deux bataillons des miliciens du TPD qui l’aident à occuper momentanément Bukavu.
Sous la pression de la communauté internationale et de la puissance de feu du général Mbuza Mabe, Laurent Nkundabatware et ses hommes se retirent de Bukavu pour s’installer dans les collines de Kirolirwe dans le Masisi où il va créer le CNDP.
Plusieurs tentatives pour le ramener à la raison sont restées sans succès. Le CNDP est un Etat dans le Nord-Kivu ayant son administration et sa police – Laurent Nkundabatware est un véritable paria, idéologue pédagogue qui prêche la libération du Congo partant de la réconciliation de tous les fils et filles notamment le retour de 40 mille familles tutsi rwandais réfugiées au Rwanda.
En 2007, les opérations de mixage se soldent par un autre échec.
En 2008, la conférence de Goma verra le CNDP faire volte face et relancer les combats dans le Masisi (Ngungu) et le Rutshuru (Rumangabo). Le CNDP est aux portes de Goma mettant en déroute les Fardc.
Laurent Nkundabatware a le vent en poupe et nargue Kinshasa.
Cependant, ses hommes viennent pour la deuxième (2006 et 2008) fois de commettre des massacres des populations civiles à Rutshuru – centre. Des pressions sons exercées sur Paul Kagame.
Laurent Nkundakozera devenu à la faveur de son deuxième mariage avec une femme Shi du Sud-Kivu, Nkunda Mihigo est déjà un cas de conscience pour Paul Kagame.
Le passage du Belge Louis Michel "Big Lou" dans son maquis sera déterminant pour le reste du parcours du feu follet des caméras occidentales qui vantent ses hauts faits.
Il ne sait pas lire les signes des temps ,obnubilé par les succès récoltés. La danse exécutée avec le vieux Obasanjo ne lui dévoile pas le piège.
Début janvier 2009, Bosco Ntaganda, son Chef d’Etat-major chargé des opérations fait une déclaration fracassante contre lui : il se rallie aux efforts de paix au Nord-Kivu.
Le 22 janvier 2009, Laurent Nkundabatware est récupéré vers 22 heures par le RDF puis acheminé à Gisenyi où il est gardé en villégiature jusqu’à ce jour.
Criminel de guerre, criminel contre l'humanité, Laurent Nkundabatware a été arrêté deux jours apres la prestation de serment de Barack Obama comme 44eme President des USA, le 20 janvier 2009. Des Lobbyistes avertis ont instruit leurs hommes de se retirer du Kivu, car ils redoutaient une surprise venant du Gouvernement Obama, qui s'atait clairement prononcé sur le cas République démocratique du Congo. Pour mieux aveugler les Congolais, les vautours de l'Occident, de Kinshasa et de Kigali ont monté ce coup de théâtre d'arrestation de Nkundabatware pour mieux deplacer le Boucher du Kivu et lui octroyer une bonne protection dans un sanctuaire au Rwanda.
Pourquoi ont-ils choisi le Rwanda? C'est simple. Laurent Nkundabatware est d'abord rwandais; donc il est rentre se cacher chez lui sous la protection de Paul Kagame son frère qui l'approvisionnait en armes pendant toutes ces années ou le sang de 8 millions de congolais a été versé. Ensuite le Rwanda n'a jamais été signataire d'un traité d'extradition des prisonniers avec la République démocratique du Congo , ni même du Traité reconnaissant l'existence du Tribunal International de La Haye pour juger les criminels de guerre. Donc, en conclusion, aussi longtemps que Laurent Nkundabatware sera au Rwanda, sous les ailes de Paul Kagame, il est et il sera très difficile qu'il soit emmené devant la Justice Internationale.
Les tueurs rwandais avaient pour terrain le Rwanda et le Burundi. Ils ont réussi à traverser la frontière avec la complicité de certaines autorités congolaises pour continuer leur oeuvre malefique en Republique Democratique du Congo. Doit-on continuer à fermer les yeux sur le pillage des matières premières du Congo et sur le massacre atroce de plus de 8 millions de Congolais, "une autre holocauste depuis celle des Juifs en 1945" que le silence complice des puissances de ce monde essayent de couvrir.


Commentaires
1. Le mardi 17 mai 2011 à 20:18, par Mokolo
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