Idriss Déby avait balayé les accusations et rétorqué que les trois opposants redoutaient d'être battus. Cette élection devait marquer le point d'orgue d'un processus de démocratisation du régime engagé avec l'accord du 13 août 2007, signé entre la majorité des partis d'opposition et le pouvoir.

Dans un communiqué diffusé après le scrutin, le principal opposant, M. Kebzabo, avait estimé le taux de participation à "20 %", parlant d'un "boycott historique" et évoqué un "camouflet sans précédent" pour M. Deby qui selon lui "a perdu toute légitimité". Le parti de M. Déby, le MPS, avait, lui, jugé la participation "correcte".