Paul Nsapu Mukulu sonne le tocsin et réclame un audit de la défunte CEI de Malu Malu !
Par Freddy Mulongo, mardi 24 mai 2011 à 12:08 :: radio :: #1483 :: rss
Paul Nsapu Mukulu, président de la Ligue des électeurs et secrétaire général Afrique de la FIDH à la CPI lors de l'ouverture du procès Jean-Pierre Bemba (novembre 2010). Photo Réveil-FM, archives

Abbé Malu Malu nouvellement nommé président à la CEI et Paul Nsapu Muluku à Kinshasa. Phpto Réveil-FM, archives
PAUL NSAPU SECRETAIRE GENERAL DE LA FIDH FUSTIGE... par afriqueredaction
Théologien de formation et militant des droits de l'Homme, Paul Nsapu Mukulu est l'un des experts africains reconnus en matière électorale. Il sait de quoi, il parle. Il faut rappeler que lors de la transition en République démocratique du Congo, avant les élections Louis Michel de 2006, les 5 institutions citoyennes d'appui à la démocratie ont été pris en otage par des personnalités roublardes, rusés, opportunistes...De vrais requins parachutés par Joseph Kabila au nom de la Société civile. Alors même d'après l'Accord Global et Inclusif issu dialogue inter-congolais de Sun-City, les institutions citoyennes avaient pour missions respectives de garantir la neutralité et l'impartialité dans l'organisation d'élections libres ; d'assurer la neutralité des médias ; de consolider l'unité nationale grâce à une véritable réconciliation entre congolais ; de promouvoir et protéger les droits de l'Homme et de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines. Et les présidents des institutions d'appui à la démocratie avaient rang de « ministre ». Que n'a-t-on pas vu ? ou entendu ?
1. Au Sénat pour le compte de Joseph kabila, Jean Luc Kuye Ndondo n'a jamais réussi à faire fonctionner la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). Pas de réunions, ni grandes manifestations connues par des Congolais pour cette commission qui devrait être la première. Pays post-conflit pour certains et en conflit perpétuel pour d'autres, les Congolais ont droit à la réconciliation, entre eux mais aussi avec des voisins de pays limitrophes. Les victimes de guerre ont droit à la justice et la réparation. Nullissime, le CVR congolais n' a jamais fonctionné durant les trois ans de la transition (2003-2006). Le CVR avait l'image de celui qui l'a incarné, Jean Luc Kuye Ndondo le nullard devenu sénateur de Joseph Kabila par un tour de passe-passe.
2. L'Observatoire nationale des droits de l'Homme. Les Congolais qui ont cru en cette institution ont été désillusionnés. Aucune plainte n'a jamais abouti. Michel- Innocent Mpinga Tshibasu, ancien bâtonnier de Mbuji- Mayi et ancien président de l’Observatoire national des droits de l’Homme (ONDH) pendant la transition serait souffrant, abandonné par le régime des Joséphistes dont il a contribué à placer sur orbite.
3. La haute autorité des médias (HAM). Le pitbull Modeste Mutinga à la HAM qui guerroyait et museler les journalistes, les médias et les opposants n'était qu'un acheté de Joseph Kabila. Le pittbull a fini en Mammouth, contre espèces sonnantes et trébuchantes Modeste Mutinga, corrompu jusqu'à la moelle épinière a été démasqué. Le Mammouth fossoyeur de la République a annulé le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition tant attendu entre Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba par les 60 millions de Congolais. Depuis sa corruption avérée, Modeste Mutinga, le Mammouth de la HAM a été coopté comme "Rapporteur au Sénat" pour le compte de Joseph Kabila. Modeste Mutinga a quitté sa commune populeuse de Makala pour une villa cossue à Binza, dans la commune de Ngaliema. Il s'est aussi autorisé tout en étant Président de la Haute Autorité des Médias de s'octroyer Radio 7 et Télé 7, se faisant juge et partie. On avait placé à la tête de cette institution un prédateur de la liberté d'expression et de presse pour soif disant défendre les médias. Le loup était dans la bergerie, le dégât fut énorme. Mangeur à tous les râteliers Modeste Mutinga en bon mangercrate est devenu plus Joséphiste que Joséph Kabila lui-même. Le Mammouth de la HAM ne cessera jamais d'étonner, il est cas dans l'histoire des médias congolais.
4. La commission d'éthique et lutte contre la corruption (CELC). Cette commission devait lutter contre l'impunité, Pamphile Badu wa Badu et son équipe avaient promis de mettre en place une stratégie en trois axes :
– « le micro »pour la sensibilisation ;
– « la carotte » pour la prévention ;
– « le bâton » pour la répression.; et d'instituer une démocratie consensuelle, caractérisée par l’inclusivité, particulièrement adaptée aux réalités congolaises, par opposition à la démocratie libérale exclusiviste, couramment pratiquée dans les pays occidentaux. Ils avaient en outre précisé que dans le cadre de la transition, six projets prioritaires étaient retenus :
– sensibilisation du peuple sur les méfaits de la fraude électorale ;
– sensibilisation des agents publics de l’Etat sur la vulgarisation du code de conduite ;
– élaboration d’une stratégie contre la fraude douanière, fiscale et parafiscale ;
– publication des rapports de la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale des Finances ;
– mise en place d’un cadre pour l’élaboration d’une stratégie nationale pour la lutte contre la corruption ;
– étude de faisabilité pour permettre à l’Etat de disposer d’un cadre pour la répression de la corruption et l’élaboration d’une proposition de loi anti-corruption.
On n'a rien vu arriver !
Selon le rapport 2006 de l'organisation anti-corruption Transparency International, la République démocratique du Congo était "classée 6e sur une liste de 163 pays perçus comme les plus corrompus. Pour se dédouaner Pamphile Badu wa Badu claironné à qui voulait l'entendre n'avoir pas "fait assez" contre la corruption du fait notamment d'une "insuffisance de moyens" mais aussi d'entraves multiples, affirmant par exemple avoir transmis "plusieurs dossiers à l'autorité judiciaire" qui sont restés lettre morte.
Badu wa Badu a désigné comme principales causes de la corruption "le bas niveau des salaires" dans l'administration publique, où le revenu mensuel moyen est d'environ 40 dollars, et l'impunité dont jouissent ses acteurs.
Selon la CELC, les institutions les plus corrompues de la période de la transition 2003-2006 étaient la présidence et les quatre vice-présidences de RDC (23%), la magistrature (14%) et l'Office des douanes (10%).
5. La Commission Électorale Indépendante (CEI). L'abbé Malu Malu tripatouilleur des élections Louis Michel de 2006 aurait vendu son âme au diable. Ses collègues prêtres comme l'abbé Mpundu et autres, avaient proposé que chaque congolais donne 10 $, ceux voudront donner plus le feront à leur guise. Comme les Eglises sont implantées dans les coins et recoins de la République. L'Eglise catholique romaine en tête de pont allait mobiliser ses fidèles et structures. Malu Malu n'a jamais voulu de cette alternative. Marionnette entre les mains de Louis Michel son marionnettiste, Malu Malu n'a jamais écouté personne. Sa conscience était à la sacristie non à la table du seigneur. Que savait-on de Malu Malu avant son parachutage par les autorités belges pour soutenir Joseph kabila à la CEI ? Au départ, c'est un abbé qui assumait les fonctions de vice-recteur de l'Université de Graben à Beni-Butembo. C'est grâce à l'appui de son évêque, Melchisedek Sekuli, qui est par ailleurs son parent et « parrain », que Malu Malu a connu l'ascension qu'on connaît. Pour la petite histoire, Sekuli est monté en puissance au lendemain de la disparition de Mgr Kataliko.Il est connu que « Melchisedek » a toujours été de connivence avec le « clan présidentiel ». C'est par ce canal que Malu Malu est arrivé à Kinshasa. Il brandissait à l'époque des associations de défense des droits humains qu'il avait créées pour s'introduire dans les milieux associatifs internationaux spécialisés en cette matière. C'était à l'époque où la composante ex-gouvernement avait besoin des alliés pour mener une campagne contre les « envahisseurs » rwandais et ougandais et leurs alliés nationaux. Malu Malu a désigné son ex-directeur de cabinet et cousin, l'avocat Flavien Misioni de nationalité belge, à la tête du « Bureau national des opérations électorales », sans que personne ne pipe mot ! Alors qu'il s'agissait d'une structure qui constituait la cheville ouvrière de la CEI, sur le plan technique.
Début 2002, à l'hôtel Memling à Kinshasa sur les perspectives électorales en RD Congo au regard de l'expérience en Afrique australe, C'est l'ambassade de Belgique à Kinshasa qui avait recommandé Apollinaire Malu Malu auprès de Paul Nsapu Mukulu, président de la ligue des électeurs afin qu'il participe à ce colloque. C'est à partir de ce jour là que M. l'Abbé Malu Malu fera pour la première fois son entrée dans le domaine de l'organisation des élections. Sur les élections Malu Malu se documentait régulièrement au bureau de Paul Nsapu. Lors de la Table-ronde qui réunissait la société civile et l'opposition politique organisée à Bruxelles, en janvier 2002, par Louis Michel "Big Loulou" alors ministre belge des Affaires étrangères, Malu Malu était de la partie. Pour l'anecdote, c'est au cours de cette rencontre de Bruxelles qu'une sorte de « mot d'ordre » a été adressé aux participants. Ce mot d'ordre disait ceci : « Les représentants des forces politiques et sociales réunis à Bruxelles doivent défendre l'idée de maintien du chef de l'Etat actuel durant la transition ».
Depuis lors il siège au Sénat comme Rapporteur pour le parti de Joseph Kabila et a quitté sa commune p Commission nullisimePourtanfagocitées parPour Formé par la Fondation Carter, il a pu participer, en tant qu'observateur de cette Fondation, aux élections au Mozambique et en Afrique du Sud. « Paul » a assisté à la montée en puissance de l'Abbé Malu Malu qui a gravi un à un les marches conduisant à la présidence de la Commission électorale indépendante (CEI). A en croire le président de la Ligue des électeurs, l'ascension de Malu Malu résulte du soutien du « clan présidentiel » ainsi que celui de certains milieux diplomatiques belges.
L'audit de la CEI devrait se faire avant l'entrée en fonction de Daniel Mulunda, l'homme qui murmure à l'oreille de Joseph Kabila. L'actuel président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et son équipe devrait prendre en compte la recommandation de Paul Nsapu. Un véhicule a beau avoir une peinture neuve tant que le moteur est cassé, il ne roulera pas comme il faut. Les Congolais doivent savoir que les élections font partie des fonctions régaliennes d'un Etat. Tant que les Joséphistes et affidés au pouvoir signeront des contrats léonins pour empocher des commissions, se pavaneront avec des grosses Jeeps 4x4 sur des nids de poule, s'achèteront des villas aux frais des contribuables congolais... et voudront que les élections en République démocratique du Congo soient financées par l'extérieur, le Congo ne sera jamais un pays souverain. Ce n'est pas en changeant un abbé tripatouilleur en pasteur échangeur d'armes contre les dollars que les élections seront libres, démocratiques et transparentes au Congo.
Seule la résistance populaire peut contraindre les mangercrates à revenir sur la noblesse de servir au vu de leur bilan catastrophique dans la gestion de la chose publique au Congo.


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