50 ans d'Amnesty International: Que sont devenus l'Archibishop Kutino, Gabriel Mokia, les présumes prisonniers de M'zée Laurent-Désir Kabila qui croupissent au CPRK ?
Par Freddy Mulongo, lundi 30 mai 2011 à 16:23 :: radio :: #1493 :: rss

L'archibishop Kutino Fernando condamné à 10 ans de prison par des Joséphistes pour des accusations alambiquées. Photo Réveil-FM, archives

Gabriel Mokia, prisonnier politique. Photo Réveil-FM, archive>

Eddy Kapend, l'ancien chef de camp de M'zée Laurent-Désiré Kabila croupit encore en prison alors les vrais assassins circulent tranquillement excortés dans les rues de Kinshasa. Photo Réveil-FM
Le pouvoir des Joséphistes excelle dans les coups bas, fomentages et frasques de faux coup d'Etat pour mieux sombrer dans les arrestations arbitraires, emprisonnements illicites et le tout sécuritaire pour sauver un régime décadent, inhumain. Archibishop Kutino, Gabriel Mokia, Eddy Kapend et ses conjurés d'infortune ne sont qu'une petite goutte d'eau face aux nombreux oubliés de prisons congolaises.
Voici quelques exemples bien précis:
1. tentative de coup d'État du 27 et 28 mars 2004 à Kinshasa,qui s'est soldé par l'arrestation des éléments des Forces Armées Zaïroises( FAZ), appelés "conjurés de la pentecôte", poursuivis suivant le Gouvernement Congolais pour mouvement insurrectionnel, vols, dissimulation d’armes et meurtre.
Pour la petite histoire, en mars 2004, après des séances de rééducation politique à la base de Kitona dans le Bas Congo, ces militaires avaient manifesté pour dénoncer les conditions de vie misérables qui étaient les leurs. Au cours de leur mouvement de colère, ils avaient tiré des coups de feu en l’air dans différents camps militaires de la capitale, le 28 mars 2004.
-2. découverte des caches d'armes à kinshasa en mi-octobre 2008, qui a donné lieu à l'identification et à l'arrestation des personnes citées par des autorités gouvernementales d'avoir des liens avec ces caches d'armes découvertes à la mi-octobre 2008 à Kinshasa et plus précisément dans la commune de Kintambo,à Kimwenza dans la commune de Mont-Ngafula,et au site Tembe na Tembe dans la commune de Kasa-Vubu, et parmi ces personnes figurent les militaires accusés d'avoir participé à coté de M. Jean Pierre Bemba à l'affrontement meurtrier qui a opposé les deux gardes prétoriennes des Présidents de la transition en RD Congo; il s'est agi des gardes de Joseph kabila et de Jean Pierre Bemba, actuellement aux arrêts à la Cour Pénale Internationale (CPI).
-3. tentative d'attaque de l'aéroport de Loano dans la province de Katanga en date du 4 février 2011, dont l'enquête des auteurs dudit acte serait toujours en cours. Vu la lenteur et le fait des annonces pompeuses des autorités congolaises sur les enquêtes qui n'aboutissent jamais, il n' y a pas de quoi à pavoiser.
-4. tentative d'insurrection la nuit du 31 décembre 2010 au 1 janvier 2011 dans les localités de Tshela et de Seke Banza dans la province du Bas-Congo, qui a ouvert la voie à l’auditorat militaire de Matadi à poursuivre, au total, quatre-vingt-trois personnes, dont vingt-cinq militaires ayant appartenu soit aux Forces Armées Zaïroises (FAZ), soit aux Forces Armées Congolaises (Fac), sous le défunt Président Laurent-Désiré Kabila, soit finalement à la branche armée du Mouvement de libération du Congo (MLC) de M. Jean-Pierre Bemba. Ces militaires,suivant des sources officielles de l'armée congolaise, étaient poursuivis pour «désertion avec complot, la violation de consignes et la désertion simple en temps de paix.»En plus, sur la liste des prévenus se trouvent aussi cinquante huit civils accusés de participation à une action insurrectionnelle, et parmi lesquels le directeur des programmes de Canal Congo télévision (CCTV)-Matadi, Patrick Palata,
-5. tentative de coup d'état du 27 décembre 2010 à Kinshasa au Palais Présidentiel,qui fut initialement qualifié de tentative de coup d'état par le Ministre Congolais de la Communication et des médias, et porte parole du gouvernement, M.Lambert Mende, un acte a été finalement qualifié d'attentat terroriste par la même autorité congolaise, et qui a occasionné et continue à occasionner diverses arrestations d' innocents par le pouvoir en place à Kinshasa,
-6. Condamnation de M.Firmin Yangambi, avocat membre du Conseil de l'ordre du Barreau de Kisangani et président de l'ONG d'appui aux victimes de la guerre "Paix sur terre",qui fut arbitrairement détenu depuis le 27 septembre 2009, et condamné à mort le 3 mars 2010 par la Cour militaire de Kinshasa-Gombe pour détention illégale d’armes de guerre et tentative d’organisation d’un mouvement insurrectionnel.


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