France-USA: Le journalisme s'arrête-t-il à la porte de la chambre à coucher ?
Par Freddy Mulongo, mardi 31 mai 2011 à 13:23 :: radio :: #1495 :: rss

Arnold Schwarzenegger et Dominique Strauss-Kahn
Inséminator contre Sperminator
L'ex-gouverneur de Californie a profité du vacarme DSK pour avouer qu'il avait engrossé sa bonne. La presse US avait oublié d'enquêter sur l'époux d'une Kennedy.
C'est le dernier épisode des aventures des Super-machos: Inséminator et Sperminator sont dans le pétrin.
Dans les rôles, Schwarzenegger et Strauss-Kahn, l'acteur californien d'origine autrihienne retraité de la politique qui a fait un enfant à sa femme de chambre et le Français du FMI accusé d'avoir violé celle de son hôtel. Les deux font l'impair, mais le premier a révélé son méfait au moment où le second niait ce qui lui est reproché. DSK a attiré tous les regards.
Le socialiste priapique, présumé " pervers", est moqué comme un singe en hiver, et l'Amérique entière siffle la presse française, accusée de l'avoir protégé sous le couvert de respecter la vie privée des hommes politiques.
Les plumitifs sont sommés de s'expliquer sur leur refus de regarder dans les chambres à coucher, une pudeur qui les amènerait à se ouher devant les puissants et, parfois, avec eux. Le puritanisme anglo-saxon a enfin trouvé à se venger des regards accablés du Vieux Continent quand le procureur Starr allait fouiller les endriers de la Maison -Blanche à la recherche des cigares que Bill Clinton avait offerts à une stagiaire bien introduite.
Las, alors que la prude Amérique tenait sa revanche, Schwarzenegger vient de lui faire un enfant dans le dos. Qu'a-t-elle fait, elle aussi, sinon se coucher devant l'ex-gouverneur de Californie quand en 2003, le "Los Amgeles Times" publiait les portraits de seize femmes affirmant avoir été " sexuellement maltraitées et humiliées" par l'acteur ? Des rumeurs ne circulaient-elles pas aussi sur unprétendu enfant naturel ?
Schwarzy, la même année, rappelle "Newsweek", onfiait sa joie d'avoir tourné "Terminator 3" : "Ce n'est pas si souvent qu'on vous permet impunément de prendre une femme par les pieds et de plonger sa tête danss la cuvette des toilettes !" Les femministes n'étaient pas descendues dans la rue.
Contre les ragots, Schwarzy avait son arme fatale, son épouse, nièe de John Fitzgerald Kennedy. Marie Shriver le défendait ave l'incandescene des feux de l'amour:" Vous pouvez écouter les gens qui n'ont jamais rencontré Arnold, ou qui l'ont rencontré cinq secondes il y a trente ans, ou vous pouvez m'écouter, moi."
Le candidat s'en tirait en reconnaissant s'être mal omporté dans ses jeunes années: "Il n'y a pas de fumée sans feu:" A l'époque, il courtisait les femmes d'une seule phrase: " On baise ?" ( au moins, lui, il demandait !). Il expliquait aussi à "Playboy", en 1988, qu'il n'aimait pas les femmes qui portent des pantalons. Gênant pour leur mettre une déulottée ?
Mais, preuve que les rumeurs de harcèlement et de violence sexuelle aux Etats-Unis aussi sont parfois prises par-dessus la jambe, les journalistes outre-Atlantique se sont arrêtés en 2003 à la porte de la chambre à coucher familiale. Schwarzenegger a été élu et réélu gouverneur de la huitième puissance économique du monde: 2Les électeurs savaient, mais, honnêtement, ils s'en foutaient", raconte un conseiller démocrate.
Les rumeurs portant disaient vrai. Schwarzy a donc reconnu, la semaine dernière, avoir eu un enfant avec une employée de maison restée vingt ans au service de la famille.
Pire, le gamin, bientôt 14 ans, serait né la même semaine que le plus jeune des Schwarzenegger. L'acteur a attendu de quitter son poste de gouverneur en janvier pour l'avouer à son épouse. Laquelle, humiliée, a quitté le domicile conjugal et s'est installée à l'hôtel pour lancer un cri de désespoir : "Les gens vous demandent ce que vous allez faire et ils ne peuvent pas croire que vous ne sachiez pa !"
La presse, du coup, a cherché, à savoir pourquoi cette famille modèle où cohabitaient le démocrate Maria et le républicain Arnold a explosé en plein vol.
Et, comme elle s'apprêtait à révéler le pot aux roses, Inséminator a pris les devants et avoué son dérapage.
Depuis plus de dix ans, il mentait sans vergogne à son épouse attentionnée qui l'avait défendu contre vamps et marées.
Présentatrie vedette de la chaîne NBC, Schriver avait même mis sa carrière entre parenthèses quand son mari était entré en politique. ça ne vous rappelle rien ?
"Le secret du succès", aurait confié un jour Schwarzy, c'est de venir en Amérique, de se bouger le cul et de se marier avec une Kennedy." Le plan a bien fonctionné. Le fils de gendarme autrichien qui avait chassé le Juif pendant la guerre avait réussi une superbe carrière à la gonflette. Neuf fois élu Mister Univers, il a su jouer des biceps en émigrant aux Etats-Unis. "Je ne voulais pas quoi que ce soit de ma vie soit petit, car mes ambitions et mes rêves étaient grands".
Il obtient la gloire ave" Conan le Barbare". Et la respectabilité avec son mariage qui l'introduit dans le gratin de l'aristocratie Wasp.
2Je suis fasciné par les gens qui dépassent leurs limites pour accomplir leur rêve", se pâme alors Maria Shriver. Comme quoi la fascination est mauvaise conseillère.
Heureusement pour la grande Amérique, Schwarzenegger l'hypocrite qui la jouait mari à tout prix ("avant de faire le moindre geste, je vais dire à Maria: "Maria, dis-moi ce que je dois faire", confait-il récemmemnt à la Fox) n'est pas aujourd'hui candidat à la Maison-Blanche, où ne peuvent concourir que des Américains de souche.
Le scandale est donc circonscrit. Le "New York Times" peut le désigner comme un " autre célèbre Européen présentant des dispositions pertubantes à l'agression sexuelle".
Et le populaire"New York Post" de relever que les "décadents", les "dépravés", les "malodorants" qui commettent des "crimes passionnels" ont un point commun: "Ce sont des étrangers".
Pas vraiment celle de sa famille, ni de l'Etat de Californie, endetté comme jamais.
Le décoré voulat faire son retour au cinéma dans les mois à venir et avait déjà le titre de son prochain film :"Pleure, macho".
Il peut garder le titre, mais il va lui falloir récrire le scénario. Hasta la vista, Schwarzy !


Commentaires
1. Le mercredi 1 juin 2011 à 03:01, par Jock politik
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