La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mercredi 29 juin 2011

Cidal-Paris: Madame Foistner et Matthias Koch s'en vont !

C'est ça la diplomatie on ne peut demeurer longtemps à un poste donné. On n'est au service de son pays. Durant trois ans, le Centre d'information et de documentation sur l'Allemagne (Cidal) aura accompagné des journalistes africains à Paris. Un partenariat qui aura permis aux journalistes africains de participer aux festivités du cinquantenaire des pays africains célébrés en 2010, invités par la République Fédérale d'Allemagne, à Berlin et Bonn. Madame Foistner, la directrice du CIDAL et Matthias Koch, deuxième Secrétaire du CIDAL étaient les deux artisans facilitateurs de ce partenariat réussi. Mme Foistner est partie en congé parentale, tandis que Matthias Koch est nommé Consul auprès du Consulat Général d'Allemagne à Donezk, dans l'est de l'Ukraine.

Matthias Koch et Madame Foistner à l'hôtel Beauharnais, résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne. Photo Réveil-FM.

Mohamed El Kébir (Tchad), Léon Kharomon (RDC) et Eric (Côte d'Ivoire). Photo Réveil-FM.

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Le Prix franco-allemand du journalisme remis à Paris

Le Prix franco-allemand du journalisme récompense chaque année les journalistes qui mettent leur talent au service d’une meilleure compréhension entre Allemands et Français. La remise de prix aux lauréats s'est déroulé à la Maison de Radio France, à Paris, le vendredi dernier. Lors d’une réception à l’Hôtel de Beauharnais, l’ambassadeur d’Allemagne en France, Reinhard Schäfers, a souligné à quel point le travail des médias était « un élément essentiel de l’approfondissement des relations franco-allemandes ».

Reinhard Schäfers, l’ambassadeur d’Allemagne en France. Photo Réveil-FM.

« Les médias […] donnent accès à la façon d’agir, de penser et de vivre dans le pays voisin », a affirmé M. Schäfers. Or, « […] la façon dont on perçoit les choses est capitale », a-t-il dit. « En effet, ce qui restera des positions et des décisions politiques, c’est la perception qu’en auront eu les citoyens. Et ce sont les médias qui véhiculent ces perceptions et permettent à la politique d’y réagir, qu’elles soient positives ou négatives ».

Peu auparavant, la cérémonie avait justement mis en valeur un artiste qui a durablement marqué l’image de l’Allemagne en France. Volker Schlöndorff a reçu le Grand Prix franco-allemand des médias pour l’ensemble de son œuvre.

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Reinhard Schäfers l’ambassadeur d’Allemagne en France discutant avec Monsieur Jean Claude Colliard, président de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et son épouse. Photo Réveil-FM.

Dans ses remerciements, le cinéaste allemand a rappelé les étapes de son parcours, qui l’a mené à Vannes à l’adolescence. Il est revenu sur ses premiers souvenirs de jeune Allemand en France, dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, et sur le début de sa carrière dans l’Hexagone. Il a également évoqué le tournage de son nouveau film, « La Mer à l’Aube », une co-production franco-allemande sur l’Occupation qui sortira dans les salles à la fin de l’année.

L’édition 2011 du Prix franco-allemand du journalisme a distingué Martine Laroche-Joubert et Alexis Jacquet de France 2 (catégorie Télévision). Ils ont été récompensés pour un émouvant reportage (« Une Opérette à Ravensbrück ») sur la représentation, par des lycéens, d’une opérette composée par Germaine Tillon dans le camp de concentration de Ravensbrück, en 1944.

Dans la catégorie Radio, le prix a récompensé l’Allemand Martin Durm pour un reportage intense et riche de réflexions personnelles sur le Mont Sainte Odile. Diffusé sur la chaîne SWR 2 sous le titre « Berg des Leids, Berg der Hoffnung », il illustre la douleur partagée des frontaliers, vingt ans après la catastrophe aérienne.

Ancienne correspondante en France, la journaliste freelance Karin Finkenzeller a, elle, remporté le prix dans la catégorie Presse écrite. Son reportage intitulé « Die Post bleibt ! », paru dans le magazine Die Zeit, explique de manière particulièrement vivante les tenants et les aboutissants de la privatisation de la Poste française.

Une vue partielle des invités à l’Hôtel de Beauharnais, résidence de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris. Photo Réveil-FM.

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Grande Marche Paris-Bruxelles, tous à l'esplanade Trocadero à Paris

Mobilisation générale pour la grande marche Paris-Bruxelles 309 km à pieds en 14 étapes du 30 juin à Paris au 14 juillet 2011 à Bruxelles. Ce jeudi 30 juin 2011, tous à l'esplanade Trocadero à 10h pour assister et participer au départ de cette grande marche contre le viol de femmes congolaises qui aura pour finalité un dépôt de plainte dans les cours et tribunaux à compétence universelle à Bruxelles. 48 femmes sont violées par heure à l'est de la République démocratique du Congo disent des statistiques fiables. Disons tous "Stop aux viols en République démocratique du Congo"

D'après nos partenaires locaux, quelque 170 femmes ont été violées dans la nuit du 11 au 12 juin dans les villages de Nakiele et Abala, a déclaré à Reuters Céline Schmitt, du HCR.

Médecins Sans Frontières avait rapporté qu'une centaine de femmes avaient été violées dans l'attaque, près de la ville de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.

Les autorités congolaises estiment que ces viols - les plus importants signalés dans le pays depuis près d'un an - ont peut-être été perpétrés par d'anciens rebelles que le gouvernement a tenté d'intégrer dans les rangs de l'armée nationale.

Lambert Mende, notre Vuvuzélateur national a déclaré que le colonel Kifaru Niragiye, un ancien dirigeant rebelle, pourrait être à l'origine de ces viols après la désertion d'une centaine de ses hommes d'un camp d'entraînement où ils devaient être intégrés à l'armée.

Le Vuvuzélateur Lambert Mende a renchérit qu'ordre avait été donné à l'armée d'enquêter pour savoir où se trouvait le colonel Kifaru et de le capturer avec ses hommes. Encore une énième paroles en l'air !

Les 14 étapes de la grande marche "Ni Violées, Ni Persécutées"sont:

1. Goussainville, 2. Senlis, 3. Compiègne, 4.Noyon, 5.Tergnier, 6. St. Quentin, 7. Bohain en Vermandois, 8. Solesmes, 9. Valenciennes,

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mardi 28 juin 2011

Simone Veil, femme politique d'exception !

Déportée à l'âge de 17 ans à Auschwitz, ardente féministe et ancienne présidente du Parlement européen, Simone Veil est entrée en mars 2010 à l'Académie française. Simone Veil a été la femme préférée des Français en 2010, selon un sondage réalisé par l'Ifop. L'académicienne française a reçu le prix allemand Heinrich-Heine 2010 pour son œuvre politique et culturelle en faveur de l'Europe, de la ville de Düsseldorf, qui décerne cette récompense. Son nom est associé à la cause des femmes, à la mémoire de la Shoah et à la construction européenne, "Elle a œuvré en faveur des droits de l'homme et de la compréhension des peuples" et a "Contribué à apporter une âme à l'Europe".

Simone Veil et Freddy Mulongo à la résidence de l'ambassadeur de l'Allemagne à Paris. Photo Réveil-FM

Parcours riche et époustouflant !

Simone Veil naît à Nice le 13 juillet 1927. En mars 1944, elle est arrêtée avec sa famille par la Gestapo, et elle est déportée au camp de concentration d’Auschwitz où elle est détenue durant 13 mois.

Après la guerre, elle entreprend des études à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, puis à la faculté de droit, et devient magistrate. Attachée à l’administration pénitentiaire, sa renommée grandit lorsqu’elle prête ses talents de juriste réformateur à la législation sur l’adoption d’enfants.

Sa carrière politique ne débute véritablement qu’en 1974 lorsqu’elle est nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d’Estaing, afin de résoudre l’épineux problème de la légalisation de l’avortement. Elle conserve cette fonction jusqu’en 1979.

La présidence du Parlement européen

A cette date, à l’occasion des premières élections du Parlement européen au suffrage universel direct, Simone Veil est tête de liste de l’Union pour la Démocratie française (UDF). Elle est désignée comme candidate du groupe libéral à la présidence du Parlement.

Le 17 juin, elle est élue présidente au second tour par 192 voix. Elle devient ainsi la première femme à occuper ce poste. Au cours de son mandat, elle défend avec force et énergie ses conceptions supranationales, et développe son action sur les sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur.

Elle contribue, notamment, à faire connaître le Parlement européen à l’opinion publique européenne et à améliorer l’image un peu terne de celui-ci.

Par ailleurs, elle développe les contacts avec les pays tiers en engageant l’institution dans la logique d’un élargissement de l’Union européenne.

Son action ultérieure

En janvier 1982, elle quitte cette présidence, mais poursuit son engagement actif dans la vie politique européenne, à la tête, par exemple, du service juridique du Parlement.

En 1984 elle dirige la campagne pour les élections européennes de la liste libérale Union pour la France en Europe (UFE). Puis, en 1989, refusant le rapprochement RPR-UDF, elle mène une liste centriste et ouvertement pro-européenne.

Elle restera députée européenne jusqu’en 1993, date à laquelle elle est nommée ministre des Affaires sociales dans le gouvernement d’Edouard Balladur (1993-1995). Depuis février 1998, elle siège au Conseil constitutionnel.

Au niveau européen, elle est de nouveau sollicitée en 1996 pour être membre de la commission internationale pour les Balkans, sous l’autorité de Léo Tindemans.

Elle a conduit également le Groupe de haut niveau sur la libre circulation des personnes.

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Le Général aviateur Kikunda Ombala au Bourget !

Donné plusieurs fois pour mort par les tenants du pouvoir actuel au Congo et par des médias coupagistes de Kinshasa, le général aviateur Kikunda Ombala, chef d’Etat-major de la Force aérienne du temps du maréchal Mobutu, est bel et bien vivant. Nous l'avons croisé au Salon de l'aéronautique du Bourget qui a fermé ses portes. A 71 ans, malgré ses problèmes de santé, notamment de rein, le Général Kikunda marche sur ses deux jambes, s'exprime normalement même s'il n'est pas volubile dans ses paroles. Sa passion pour les avions n'a pas changé. Avec ses anciens employés d'Air-Zaïre qui forment sa garde rapprochée, le Général Kikunda a quitté la Belgique où il vit pour la France pour admirer les avions qui volent !

Au salon aéronautique du Bourget, le Général Kikunda Ombala assis, entouré par sa garde rapprochée (de droite à la gauche): le commandant Diasolwa, ancien Directeur d'Air-Zaïre, Jean Pierre Bolefa , entrepreneur et Emile Kulazuto. Photo Réveil-FM

La vie de Kikunda n' a jamais été un long fleuve tranquille. Du temps de Mobutu, il gérait la compagnie nationale Air Zaïre et la Régie des voies aériennes (RVA), chargée de collecter les taxes sur les mouvements aériens. A l'arrivée de l'Afdl en 1997, il fut arrêté et le Général Kikunda est le seul Mobutiste arrêté en mai 1997 qui avait fait l’objet d’un procès radiodiffusé-télévisé en sa qualité d’ancien PDG d’Air Zaïre et de la Régie des Voies Aériennes, RVA. Cette parodie de procès, retransmis en direct par la radio et la télévision nationale, la Voix du Zaïre débaptisée la Voix du peuple (RNTC) en début décembre de la même année, avait passionné des Kinois. Il faut dire que compte tenu de ses responsabilités et des sommes d'argent que Kikunda manipulait, les inculpations paraissaient dérisoires. Le prévenu Kikunda, qualifié de «Néron congolais» par le ministère public Afdélien, était accusé d'avoir détourné 20 000 litres de kérosène (destinés à un avion utilisé pour amener des invités à une fête), un moteur de Peugeot 605, un minibus ainsi qu'une machine-outil et un tour mécanique.

En avril 2006, le Boeing 737-200 appartenant au General Kikunda s’était écrasé pendant un essai en vol, tuant les 7 personnes à bord (Kikunda n’était pas à bord au moment de l’accident). L’accident s’était produit sur l’aéroport international de N'djili de Kinshasa. Le Général Kikunda souhaitait remettre l’avion en service après que celui-ci ait passé 9 ans sur les parkings de l’aéroport (l’avion attendait sur les parkings depuis 1997). Un essai en vol avait donc lieu pour vérifier le bon fonctionnement de l’appareil. Selon des sources de l’aéroport, l’avion était en train de se poser lorsqu’un problème sur le train d’atterrissage principal gauche est survenu. L’équipage, composé de plusieurs ingénieurs aéronautiques, aurait tenté en vain de poser l’avion endommagé, mais le crash n'avait pu être évité.

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lundi 27 juin 2011

Le Katanga en ébullition, Jean Kalama-Ilunga tire la sonnette d'alarme !

Comme du lait sur le feu, des congolais souverainistes qui tiennent à l'unité et l'indivisibilité de la République démocratique du Congo veillent ! Ceux qui espèrent tirer des dividendes politiques avec des discours alambiqués, distordus, divisionnistes entre les Congolais et le Congo sont marqués à la culotte. Le Katanga appartenant à la République démocratique du Congo, la gué-guerre qui s'y déroulement actuellement avec un soubassement de positionnement politique exaspèrent la majorité de Congolais. Jean Kalama-Ilunga, l'ancien conseiller de M'zée Laurent Désiré Kabila est un anti-langue de bois. Le coordonnateur de l'Ucdp et porte parole de la résistance populaire à répondu à froid sans esquives à nos questions.

Jean Kalama-Ilunga, coordonnateur de l'Ucdp et porte -parole de la résistance populaire. Photo Réveil-FM, archives

1. Réveil FM International : Bonjour, jean Kalama-Ilunga, vous suivez, certainement, le climat conflictuel qui s'installe au Katanga en l'occurrence au travers les conséquences de cette bagarre qui oppose le gouverneur de province Moïse Katumbi Chapwe à Jean Claude Muyambo Kyassa, ancien ministre, tous les 2, membres de la majorité présidentielle! Loin d'être un fait anodin, l'opinion craint que la situation échappe au contexte maîtrisé de banale adversité de politique politicienne et dégénère en conflit tribalo- ethnique d'autant plus que les voix se lèvent pour dénoncer la recrudescence du climat d'intolérance politique et du discours xénophobe! En tant qu'analyste avisé sur ces questions et politique, pouvez-vous nous donner votre avis sur les conséquences qui peuvent découler de cette situation délétère?

Jean Kalama-Ilunga: Je ne peux pas donner un avis précis sur ce qui se passe au Katanga sans prendre en compte la complexité de résolution des crises superposées qui sévissent en RDCongo d’autant plus qu’aujourd’hui, chaque crise dans notre pays s’est transformée en tendance lourde c'est-à-dire installée pour durer! En conséquence, tenter de résoudre toute crise de cette nature en elle-même, équivaudra à générer d’autres crises.

En tout état de cause, l’état des lieux montrent que la RDC est infestée, à tous les niveaux, par la présence de germes de conflits installés comme variables cachées pouvant être déterminantes dans tout jeu d’acteurs! De ce point de vue, ce qui se passe au Katanga, prévisible, par ailleurs, est la conséquence d’une conjonction des faits qui risquent, si on laisse faire, de replonger cette province dans la désolation, l’abomination, dans une tragédie humaine difficile à gérer, voire difficile à y apporter des solutions correctrices!

Moise Katumbi, gouverneur du Katanga, au stade de la Kenya. Photo Réveil-FM, archives

Jean-Claude Muyambo en service commandé pour déstabiliser Moïse Katumbi et le Katanga. Photo Réveil-FM, archives

Zoé Kabila, futur gouverneur putatif du Katanga ? Photo Réveil-FM, archives

2. Réveil-FM International: Parce que c’est prévisible, y a-t-il un moyen, d’après vous, d’endiguer cette plongée aux enfers avant qu’il ne soit trop tard ?

Jean Kalama-Ilunga : Je suis, particulièrement, convaincu que c’est une nécessité de devoir regarder et aborder le règlement de ces crises superposées en RDCongo que globalement d’abord, avant d’engager toute résolution localement! Depuis belle lurette, le débat de société de nature conflictuelle s’est imposé comme tenant, délibérément, lieu de débat politique, de nature consensuelle qui privilégie l’intérêt général! On a entendu, par exemple, ces inepties : ’’Katanga utile’’ en opposition au ’’Katanga inutile’’ …. ! ou '' les congolais originaires de'' contre ''les congolais non originaires''....

Malheureusement, cette réalité ne prévaut pas seulement au Katanga parce que, partout ailleurs, dans toutes les provinces de la RDCongo, on retrouve cette grossière réalité de faire de la politique sur cette base d'exclusion tribalo-ethnique ou provinciale qui met en évidence la problématique du « vivre ensemble » qui reste encore une illusion en RDCongo! J'y reviendrai!

Revenons sur le face à face tendu entre Moïse Katumbi et Jean Claude Muyambo! La bagarre que se livrent ces 2 personnalités, est une preuve du non-Etat, de l'inexistence de l'Etat voire de l'existence d'un vernis tenant lieu d'Etat en RD Congo !

De mon point de vue, l'interprétation objective des faits m'emmène à penser que la main qui tient à déstabiliser le Katanga pour des finalités encore obscures, opère à partir du pouvoir central à Kinshasa ! Il existe, effectivement, plusieurs pistes à élucider même pouvant nous permettre de réduire les incertitudes afin de nous rapprocher de la réponse à la question posée !

3. Réveil-FM International: vous situez la main noire qui pilote cette déstabilisation du Katanga dans les rouages du pouvoir à Kinshasa, comment êtes-vous arrivé à cette conclusion et, à qui profite ce bras de fer rocambolesque entre Katumbi et Muyambo?

Jean Kalama-Ilunga : Pour information, la déstabilisation du Katanga intéresse tous ceux qui s’en nourrissent et en tirent profit! Certes, ma réponse est un peu courte, mais, toute analyse structurelle aboutira par cette assertion! Le Katanga déstabilisé et incontrôlé ne pourra profiter qu’à la prédation et non au peuple!

J’ai pris l’option de fonder mon analyse en auscultant le background de chacun ces 2 protagonistes:

1. S’agissant de Moïse Katumbi, j’ai retenu que le taux de réussite et de succès, dans certains secteurs de son mandat à la tête du gouvernorat du Katanga, n’a laissé personne indifférente sur tout le territoire national !

Nous avons, tous, pris acte, qualitativement, de sa volonté politique de bien faire, en dépit des moyens très limités à sa disposition pour atteindre les objectifs assignés !

Pour certaines réalisations, Moïse Katumbi a dû les financer de sa poche, alors que les 40% de la cagnotte fiscale qui devrait être cédée au trésor provincial par le gouvernement de Kinshasa, étaient dirigés sur la voie obscure des méandres de la prédation au niveau du pouvoir central à Kinshasa! Il est évident que son succès n’a jamais enchanté les petits esprits tordus au cœur du pouvoir à Kinshasa ni certaines personnes complices au Katanga qui sont, visiblement, jaloux de ce zeste de succès remporté par un compatriote d’autant plus qu’il a aussi réussi à élever son équipe de football le tout puissant Mazembe jusqu’en final de la coupe du monde !

Moïse Katumbi a pourtant annoncé qu’il ne sera peut-être plus candidat comme gouverneur au Katanga ! Pourquoi fait-il peur ?

2. Quant à Jean Claude Muyambo Kyassa qui a présenté son allégeance à la majorité présidentielle, il n’y a pas longtemps, j’ai retenu qu’il a juré qu’il fera gagner, à tout prix, Joseph Kabila au Katanga!

Mais à quel prix ? Je ne le connais pas, particulièrement, mais au regard de l’analyse de ses discours empreints, sensiblement, d’invariants séparatistes qui minent la société katangaise et qui nous indique de quelle école il était forgé, il n’est pas étonnant qu’on en arrive à cette situation !

Par ailleurs, J’ai noté, en visitant son parcours, que, pendant qu’il était ministre des Affaires humanitaires et sociales, en octobre 2007, Jean Claude Muyambo avaient organisé avec sa ’’milice’’ (Jeunesse de la solidarité Katangaise) une action punitive contre l’ Asadho Katanga, une organisation de défense des droits humains, en saccageant ses bureaux pour motif qu’elle avait dénoncé les irrégularités autour de l’arrestation et la déportation du professeur Cituka Mpulu de Lubumbashi pour Kinshasa pour cause d’un conflit immobilier qui l’opposait à ce dernier !

A la lumière de ce tableau, non exhaustif, sur ces deux personnages, il apparaît clairement, pour tout analyste ou observateur avisé, que Muyambo joue un jeu dangereux similaire à celui joué, en 1992, par Gabriel Kyungu wa Kumwanza, envoyé par le pouvoir du maréchal Mobutu, en mission de déstabilisation du Katanga qui eut pour conséquences: la déstructuration économique de la province, la faillite de la Gécamines, une tragédie humaine sans précédent, restée impunie! Fort de ses accointances privilégiées, notamment, avec Augustin Katumba Mwanke, ancien gouverneur du Katanga qui s’était illustré par sa capacité élevée de prédation et son addiction au bradage du patrimoine national au travers des contrats léonins en défaveur de la RDCongo, Muyambo, imbu de sa personne ’’se bombe la poitrine’’ et se prête au jeu d’envoyé spécial du pouvoir central, comme Kyungu, avec pour mission de pousser le gouverneur actuel Moïse Katumbi à la porte de sortie, faute de n’avoir pas réussi à l’éliminer physiquement par empoisonnement! Qui sait ?

4. Réveil-FM International: vous avez cité Gabriel Kyungu wa Kumwanza qui défraie la chronique ce dernier temps pour des propos xénophobes qui continuent à provoquer l’indignation dans tous les milieux! Quel est votre avis à ce sujet ? Jean Kalama-Ilunga: S’il s’avère exact que Kyungu wa Kumwanza est l’auteur des propos ou discours xénophobes contre les congolais originaires d’autres provinces, Il confirme tout simplement la dangerosité récidiviste de son personnage! Par conséquent, sa place n’est pas à l’assemblée provinciale du Katanga mais en prison!

Non seulement ce monsieur est l’incarnation de l’impunité institutionnalisée en RDCongo, il est l’image vivante de l’absence de l’Etat au Katanga!

Quel dirigeant du pouvoir à Kinshasa a le courage de se rendre à Lubumbashi pour aller sermonner le récidiviste Kyungu wa Kumwanza? Le président de la république? Dépassé par les événements, il a adopté l’attitude de l’autruche et le laisser-faire en attendant une hypothétique fin de l’orage!

Le premier ministre? Rien à attendre !

Le vice-premier ministre et ministre de l’intérieur ?

Mutisme total, la peur au ventre de se faire molester ! Le président du parlement ? Du sénat ? Qui donc ? Personne!

Rien! Parce qu’en effet, l’autorité de l’Etat est inexistante au Katanga où le terrorisme xénophobe sur fond de tribalisme initié par Kyungu dispose des adeptes jusque dans les rouages du pouvoir à Kinshasa !

En fait, l’idéologie xénophobe congolo-congolaise ou katango-katangaise de Kyungu wa Kumwanza a empoisonné tout l’espace provincial où la violence ethnique a trouvé son terrain de prédilection! On se rappelle du martyr des députés provinciaux du Katanga qui étaient molestés par la milice de ce dernier pour avoir contesté !

Paradoxalement, Joseph Kabila a réuni le mercredi 22 juin 2011 à Lubumbashi, un ’’conseil supérieur de la défense’’ pathétique sur cette marmite katangaise en ébullition juste pour en sortir quelques effets d’annonce à l’usage des nigauds en vue de distraire les congolais, notamment avec cette fuite en avant selon laquelle la situation sécuritaire est bonne sur le territoire national, alors que ses complices au pouvoir au Ruanda s'apprêtent à opérer un autre invasion sur l'Est du territoire congolais !

5. Réveil-FM International: On raconte aussi que Zoè Kabila, jeune frère de Joseph Kabila, sera imposé comme gouverneur du Katanga après avoir poussé Moïse Katumbi à la sortie ! Quel regard portez-vous sur cette information ? Jean Kalama-Ilunga : C'est tout simplement de la stupidité! Ce sera encore une grossière bourde parce que la fonction de gouverneur de province est éligible conformément à la constitution! Ce sera tout simplement du népotisme et une violation flagrante des dispositions constitutionnelles !

C'est tout simplement inacceptable! Tout congolais réfléchi qui se respecte doit voir que la dictature totalitaire de Joseph Kabila en RD Congo n’est pas une fiction, aujourd’hui, mais une réalité dangereuse pour notre pays où Il n’y a pas de contre pouvoir !

Il n'y a pas de démocratie en RD Congo !

Toutes les institutions sont caporalisées pour être au service et intérêt du pouvoir personnel de Joseph Kabila et non au service du peuple! Parce qu’effectivement et à titre d’exemples, Joseph Kabila nomme des gens sous condition de l’adhésion et de l’allégeance au PPRD ou à la majorité présidentielle MP à savoir : les administrateurs du territoire, les bourgmestres (ou maires) des communes, les dirigeants des institutions publiques et les membres des conseils d’administrations des entreprises publiques, les officiers de l’armée et de la police aux noms desquels, le 17 mai 2011, le chef d’état major général Didier Etumba a prêté serment d' allégeance et de fidélité à un individu, Joseph Kabila donc, contre le peuple congolais !

Il nomme les hauts magistrats et les magistrats !

Les ambassadeurs! Il contrôle l’assemblée nationale par ses hommes de main placés au perchoir !

Le gouvernement est, naturellement, à son service !

La banque centrale et les douanes sont sous son contrôle personnel par lesquelles lui et ses complices se permettent, impunément, d’abuser des biens sociaux et de détourner les deniers publics !

La commission électorale nationale indépendante CENI est dirigée par son homme de main qui se bat comme un diable pour organiser, au vu et au su de tout le monde, la tricherie aux scrutins présidentiels controversés de 2011 rejetés par la Résistance populaire pour vice de forme, tripatouillage, carence de données de base indispensables pour produire les élections justes et crédibles !

Concernant l'imposition de Zoé Kabila comme gouverneur du Katanga, c'est ridicule parce que, au Katanga, il y a de personnes de grande qualité, au dessus des délires politiciens de sous-sols, qui méritent largement de prendre en main les destinées de la province !

Mais si, pour être gouverneur de province, la loi stipule qu’il faut être élu, il faut respecter la loi, qu’on soit frère du président ou pas ! Il faut cesser de prendre les congolais pour des idiots !

6. Réveil-FM International: En définitive, Jean Kalama-Ilunga, d'après vous, la configuration de l’échiquier politique de la RDC qui se dessine clairement, jour après jour, présente un face à face qui oppose deux camps à savoir :

1. Le camp des prédateurs-criminels-pilleurs-menteurs-tricheurs sous Joseph Kabila ou le camp de l’inertie qui a pris en otage les institutions de la république!

2. Le camp de la Résistance populaire, le camp du peuple congolais, le camp porteur d’avenir et d’espoir ou le camp du changement, déterminé à libérer les institutions!

Vous êtes porte parole de la Résistance populaire, en quelque sorte, vous en êtes l’idéologue politique qui donne du fil à retordre politiquement au pouvoir totalitaire de Kinshasa! A ce titre, quelle évaluation faites-vous de l’action de la résistance après la démonstration de force à travers le monde par les résistants-patriotes-combattants? Qu’en est-il de l’impact que cela a produit sur le terrain politique en RDC?

Jean Kalama-Ilunga: Je suis d'abord un homme de terrain et d’action lié, intimement, au peuple congolais et à mon pays la République démocratique du Congo que je ne trahirai jamais! Par conséquent, je me bats et je me battrai, tant que Dieu me prêtera vie, pour que la prophétie de papa Simon Kimbangu, la vision de Patrice Emery Lumumba, ainsi que les objectifs de la lutte menée par nos anciens pour arracher l’indépendance, la souveraineté nationale, défendre le Congo contre le néocolonialisme et l’impérialisme, devienne réalité !

Comprenez, par là, que sur mon agenda, en tant que résistant-patriote-combattant, la peur n’a pas de place lorsque je me bats pour ma patrie !

C’est pour dire aussi que n’est pas résistant-patriote-combattant qui veut parce qu’il faut mériter ce titre par un engagement individuel patriotique !

La résistance ne se fait pas dans les salons huppés où certaines personnes passent le temps à dépecer virtuellement, au nom de la résistance, la peau de l’ours avant de l’avoir abattu !

Ces salons huppés ne produisent que la trahison ! Méfiance, donc !

En prenant connaissance de ce que je viens de dire, les résistants–patriotes-combattants se reconnaîtront !

Je suis très fier d’eux pour le travail d’éveil patriotique et mobilisation des congolais à travers le monde ! Et l’impact qualitatif de cette mobilisation des congolais résidant à l’étranger, est entrain de se répandre insidieusement à travers notre pays, nous y travaillons !

D'ailleurs, un simple regard sur le rapport de forces en présence montre que la peur a changé de camp !

Le camp des prédateurs-frimeurs sous Joseph Kabila a peur !

Tous ces prédateurs-menteurs-criminels qui ont pris en otage nos institutions ont la trouille par la seule idée qu'ils seront obligées d’aller, très bientôt, en cavale comme plan B pour éviter la prison !

Pourtant, ce n'est que le début !

La résistance n’est qu’à l’étape de l’éveil patriotique et mobilisation! Très bientôt, ces preneurs d’otages seront envahis par les résistants-patriotes-combattants qui attendent le mot d’ordre pour que ’’Kabila dégage’’ envahisse toutes les rues des villes de la RDC!

C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, nous continuons à appeler les agents congolais de services de sécurité, les militaires et policiers congolais de choisir déjà leur camp, de se positionner au côté du peuple congolais avant qu’il ne soit trop tard pour eux parce que l’étau de la résistance se resserre chaque jour encore plus, jusqu’à l’assaut final pour la libération des institutions de la république !

7. Réveil-FM International: Pour vraiment terminer, Jean Kalama-Ilunga, en vous remerciant pour votre disponibilité, que pensez-vous de l'opposition qui appelle à voter en dépit du fait que les raisons que vous avancez pour justifier le rejet de ces élections 2011 par la résistance sont pertinentes et légitimes? Quel jugement portez-vous sur les candidats déclarés, notamment sur Etienne Tshisekedi et d'autres? Quelles sont les préconisations de la Résistance après la libération des institutions? Enfin, comment va le général Faustin Munene ?

Jean Kalama-Ilunga: La résistance parle le même langage! C'est à dire que non seulement, elle rejette les élections présidentielles 2011 pour les motifs évoqués précédemment, elle déclare Joseph Kabila inéligible et le place dans la situation d'exercice illégal du pouvoir parce que:

1. Il est coupable de forfaiture pour haute trahison contre le peuple congolais et les intérêts de la République Démocratique du Congo,

2. Il est coupable d'abus de biens publics, de détournement des deniers publics, d'enrichissement illicites ! Oui, coupables parce que les faits, lui reprochés, sont avérés parce qu'il n'y a pas, en RDC, une justice qui peut le juger étant donné qu'il est au dessus de la loi! C'est lui, Joseph Kabila, la justice! Par conséquent, la résistance considère, comme nul et non avenue, tout acte posé au nom de la République Démocratique du Congo ainsi que l'organisation de ces élections bidonnées! Joseph Kabila doit quitter le pouvoir instantanément de gré ou de force! Voilà le sens du slogan ''Kabila dégage''!

Le devoir patriotique impose, donc, à tous les congolais, du camp du peuple, camp porteur d'avenir et d'espérance, camp du changement, le camp de la résistance, un engagement de chacun de nous pour libérer, par tous les moyens, les institutions de la république prises en otage par Joseph Kabila et ses complices!

Quant à la prétendue ''opposition'' qui appelle à voter, elle a démontré qu'elle n'est qu'un voile pour masquer l'état avancé de la dictature totalitaire en RD Congo! Elle n'est qu'un décor pour embellir le mur de la ''démocratie'' factice à l'usage des nigauds! Il n'y a pas d'opposition politique en RD Congo!

Comment voulez-vous parler de l'opposition lorsque, nuitamment chaque jour, chacun pour soi se transforme, par analogie, en vache pour aller se gaver à la ''mangeoire'' de la corruption du pouvoir pour, le lendemain, avaliser les conneries qui tiennent lieu de loi de renforcement de la dictature totalitaire ?

En choisissant de faire la promotion de ces élections truquées, bidouillées d'avance sans se poser des questions, toutes ces personnes soit disant de l'opposition ont choisi leur camp, le camp des prédateurs-criminels-pilleurs-menteurs-tricheurs sous Joseph Kabila, le camp de l'inertie! Ils sont tout simplement les ennemis masqués du peuple congolais !

S'agissant des candidats déclarés aux élections présidentielles, notamment Etienne Tshisekedi, Vital Kamhere et d'autres, par le fait de se déclarer, sans se poser des questions sur la viabilité de ces élections, ils ont exprimé leur choix !

Ils se sont inscrits dans le camp d'en face, celui de l'inertie!

Je ne suis pas là pour critiquer leurs choix ni leur donner de leçons !

Ils sont libres de poser les actes qu'ils veulent !

Mais, la RDC est notre pays à tous! A ce titre, j'ai le droit de m'interroger sur la capacité de ceux d'entre nous qui affichent la prétention de diriger notre pays, après Joseph Kabila qui a étalé ses insuffisances et son incompétence consécutives de l'impréparation à occuper cette fonction tirant ainsi, chaque jour, notre pays vers le bas! Ce quoi donc ça de se réveiller un matin, du jour au lendemain, et dire à sa femme ou à sa maîtresse: ''je serai candidat à la présidence''?

Sur le fond, aller se présenter, naïvement et sans se poser des questions, comme candidat à ces élections qui seront truquées, n'est-ce pas une preuve de légèreté politique de ce candidat, consécutive à la méconnaissance dramatique des vrais enjeux du pouvoir à ce niveau ?

Un individu qui se déclare candidat à ces élections de Joseph Kabila, en connaissance de cause, c'est à dire sachant qu'il y aura tricherie, n'est-il pas un complice actif qui joue sa part du jeu pervers consistant à servir de sparring patner? De faux adversaire? Etc.....

Pour ma part, ces candidats déclarés aux élections présidentielles de 2011 en RDC sont de faux adversaires de Joseph Kabila!

Ils sont ses complices ! Je m'interroge, d'ailleurs, pour savoir quelle est la nature du deal ou arrangement qu'ils ont conclu avec ce pouvoir rompu dans la corruption active pour jouer ce rôle?

Enfin, pour répondre à la dernière partie de votre question par laquelle vous voulez connaître les préconisations de la Résistance après la libération de nos institutions prises en otage, en d'autres termes, vous voulez dire clairement lorsque Joseph Kabila et ses complices seront partis en cavale ou seront en prison !

Eh bien, tout ce que je peux vous assurer ce que, sur ce point, un travail politique de haut niveau, est déjà prêt !

Les congolais seront agréablement surpris de la haute qualité de préconisations de la Résistance par lesquelles le congolais est placé au centre des préoccupations politiques, qui seront présentées pour application immédiate !

L'autre partie invisible de la Résistance travaille, nuit et jour, au Congo comme à travers le monde sur toutes les facettes de la vie nationale avant et après la libération des institutions !

Organiser les élections justes et crédibles à partir de la base, instaurer la démocratie par laquelle le peuple congolais, sans exclusive, participera pour permettre aux meilleurs d'entre nous de s'exprimer librement et de prendre en main la destinée de notre pays pour le bien de tous les congolais, sont l'objectif de la Résistance ! J'espère avoir été clair !

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jeudi 23 juin 2011

Le Congo très honoré par Staff Benda Bilili à la fête de la musique, place des Vins de France à Paris (Bercy Village)

Le gouvernement congolais n'a pas affrété un avion de 300 passagers pour eux, comme avec Werrason Sima Ekoli et Fally Ipupa pour la nuit africaine au stade de France, et pourtant Staff Benda Bilili a honoré la République démocratique du Congo à la fête de la musique du 21 juin 2011, 30ème édition. C'était génial ! Staff Benda Bilili s'est produit dans le quartier de Bercy (Paris) à la Place des Vins de France à Paris (Bercy Village) dans le 12ème arrondissement, Métro: Cour Saint-Emilion.

Staff Benda Bilili "très, très, fort !". Photo Réveil-FM, archives

Avec leurs instruments faits de bric et de broc, les Congolais révélés en 2009 aux Eurockéennes de Belfort, ont distillé la rumba congolaise enjouée de leur premier album "Très très fort". Que des acclamations ! Staff Benda Bilili n'avait pas besoin des danseuses dévergondées aux seins nus pour se faire accepter et captiver l'attention du public. Et à 23hh10, après le concert, un jeune français tentait d'escalader la grille de sécurité et criait "Roger, Roger, Roger tu es très fort !"

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RDC, encore un journaliste tué: Witness Patchély Kambale Musonia 29 ans !

Witness Patchély Kambale Musonia, 29 ans n'était pas journaliste de l'un des médias appartenant à un acteur politique comme en pilulent actuellement en République démocratique du Congo où le président de la République, le Premier ministre, des Sénateurs, des députés, des ministres, des gouverneurs de provinces...sont propriétaires de journaux, stations de radio et chaînes de Télévision. Witness Patchély Kambale Musonia, qui a été assassiné était journaliste à la radio communautaire de Lubero sud. Pour avoir été Président national des radios associatives et communautaires du Congo de 2001-2007 et pour avoir eu l'opportunité de visiter les radios de Beni, Butembo, Lubero, Luofu et Kanyabayonga dans le Nord-Kivu, je peux vous rassurer que sans les radios communautaires qui informent dans les coins et recoins de la République, des congolais dans les contrées lointaines demeureraient dans le trou noir médiatique. Les radioteurs font un travail citoyen héroïque. Le communiqué de Reporters sans Frontières est affligeant. Ceux qui croient aux élections alambiquées de novembre 2011 devraient réfléchir mille fois. Comment peut-on aller aux élections si les journalistes à l'Est de la République démocratique du Congo ne sont sécurisés ! Kinshasa, la capitale congolaise, où la majorité d'acteurs politiques ont implanté leurs médias, n'est pas la RDC ! Au Congo pour tuer l'information alternative et citoyenne, on tue des journalistes de radios communautaires.

RSF: "Ce drame rappelle que les Kivus, et l’est de la République démocratique du Congo en général, sont l’une des zones les plus dangereuses et meurtrières d’Afrique pour les journalistes"

Reporters sans frontières est profondément attristée par l’assassinat, le 21 juin 2011, de Kambale Musonia, journaliste à la Radio Communautaire de Lubero Sud, émettant à Kirumba (Nord-Kivu, est du pays).

De retour de sa rédaction, aux alentours de 19h30, le journaliste âge de 29 ans a été visé par trois inconnus qui l’attendaient devant son domicile. Ces derniers lui ont tiré trois balles à bout portant dans la poitrine.

"Nous présentons nos condoléances à la famille et aux collègues de Kambale Musonia. Ce drame rappelle que les Kivus, et l’est de la République démocratique du Congo en général, sont l’une des zones les plus dangereuses et meurtrières d’Afrique pour les journalistes", a déclaré l’organisation.

"Depuis plusieurs années, la violence à l’encontre de la presse est une constante dans ce pays. Plus encore que d’habitude, à quelques mois d’une élection présidentielle qui devrait créer certaines tensions, les autorités doivent immédiatement mettre en œuvre les moyens nécessaires pour apaiser ce climat et garantir la sécurité des journalistes. Ceci passe par des mesures concrètes de protection et par la lutte contre l’impunité", a ajouté Reporters sans frontières.

L’organisation soutient la demande exprimée, le 22 juin, par Journaliste en danger, son organisation partenaire en République démocratique du Congo, en faveur de "l’ouverture immédiate, par les autorités provinciales, d’une enquête sérieuse pour retrouver et sanctionner les auteurs de ce meurtre".

Le mobile du crime reste à éclaircir, mais la piste professionnelle mérite d’être sérieusement prise en compte, estime Reporters sans frontières.

Selon les témoignages recueillis par Journaliste en danger, les activités journalistiques de Kambale Musonia pourraient en effet être à l’origine de son assassinat. Quatre jours avant sa mort, le journaliste avait animé une émission de libre antenne, intitulée "Kirumba toka tshini" (Kirumba lève-toi), au cours de laquelle les intervenants ont dénoncé le climat d’insécurité à Kirumba, attribué à des bandits opérant avec la complicité de la police locale.

En l’espace de quatre ans, entre le 13 juin 2007, jour de l’assassinat à Bukavu du journaliste de Radio Okapi Serge Maheshe, et le 21 juin 2011, date du meurtre de Kambale Musonia, six journalistes ont été tués dans l’est du pays : Serge Maheshe, Patrick Kikuku, Didace Namujimbo, Bruno Koko Chirambiza, Patient Chebeya Montigomo, et Kambale Musonia.

D’autres journalistes avant eux, ailleurs que dans l’est du pays, ont également perdu la vie. Il s’agit de Franck Ngyke et Bapuwa Mwamba, tués à Kinshasa en 2005 et 2006, et de Mutombo Kayilu, poignardé au Katanga en 2006.

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mercredi 22 juin 2011

Kazadi Nyembwe, l'ex-Directeur Général de la Gestapo congolaise (ANR) déclare: « Personne n’a mieux géré les services de renseignement comme je l’ai fait »

Sa déclaration à la radio Okapi dans l'émission "Le Grand Témoin" a interloqué plus d'un Congolais. Des barbouzes, tortionnaires, sbires ont pour principe d'être des muettes, des tombes. Or Didier Kazadi Nyembe, l'ex-Directeur Général de la Gestapo congolaise-l'Agence National des Renseignements (ANR) a déclaré sans ambages: "Personne n'a mieux géré les services de renseignement comme je l'a fait". Pardieu, un tortionnaire qui se donne une bonne conscience. Un bourreau de Congolais qui au lieu de faire amende honorable se complaît de défendre l'indéfendable bilan catastrophique de l'ANR avec ses tueries, morts, bafouement des droits et libertés fondamentaux au Congo. Si vraiment l'ANR fonctionnait comment peux-t-on accepter que M'zée Laurent Kabila, 3ème président de la République ait été assassiné au Palais de Marbre le 16 janvier 2001 ? Combien de Congolais ont été victimes de tortures, barbaries, tueries, emprisonnements extra-judiciaires, disparitions suite aux ordres donnés par le tortionnaire Didier Kazadi Nyembwe ? Ce dernier pousse le toupet plus loin se disant député national du PPRD, lorsqu'on sait comment ont été élus des députés au Congo lors des élections Louis Michel de 2006, on ne peut qu'en rire.

Le 15 juin 2011 à Vilvorde (en néerlandais : Vilvoorde), ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province du Brabant flamand lors des obsèques de Ludo Martens, des sbires-joséphistes : Mr Feruzi, Ambassadeur Mugalu, l'homme qui a dénié à la défunte Aimée Kabila assassinée d'être la fille de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Didier Kazadi Nyembwe, député joséphiste et ancien directeur général de l'ANR, et Henri Mova Sakanyi, ambassadeur du Benelux. Photo Réveil-FM

Au cours de l'interview Didier Kazadi Nyembwe, l'ex-bourreau de la Gestapo congolaise (ANR) a balayé d'un revers de la main la question sur son accusation d’avoir détourné des fonds à la Congolaise des Hydrocarbures, Cohydro, lorsqu’il était à la tête de cette entreprise, le député et propriétaire du Journal "UHURU" a clamé son innocence et pense que c’était une cabale montée contre sa personne. Et pourtant lorsqu'on relit l'histoire de la République démocratique du Congo le nom de Didier Kazadi Nyembwe figure non seulement du côté de bourreaux, tortionnaires, sbires et barbouzes mais également du côté de pillards et prédateurs...

Comme par exemple cet article du 7 avril 2006 par nos confrères de La Conscience. L'impunité qui gangrène la République démocratique du Congo le met à l'abri des poursuites judiciaires. Est-ce que cela sera toujours le cas lors que la parenthèse de la 3ème République, république des Kuluneurs en costume cravate sera fermée ? Sans jamais répondre des actes de pillage et prédation de la Cohydro qui lui étaient reprochés Didier Kazadi Nyembwe s'auto-amnistie sur les antennes de la radio onusienne Okapi. Nous lui rafraîchissement la mémoire !

Une saignée à la Cohydro sous Kazadi Nyembwe : plus de 7 millions de dollars décaissés sans livraison en retour

Logo de la Cohydro. Le passage de Didier Kazadi Nyembwe à la tête de la Cohydro fut catastrophique. Réveil FM

Une station service Cohydro à proximité de la cour suprème à la Gombe. Photo Réveil-FM, archives

Par suite du non paiement des droits de l'Etat par les petites sociétés privées exploitant le diamant à Tshikapa, le Président de la République Laurent-Désiré Kabila avait décidé en février 1999 d'y dépêcher une mission mixte de la Présidence de la République et du Ministère des Mines. Cette mission était conduite par Monsieur Didier Kazadi Nyembwe, alors Directeur Général de l'Agence Nationale des Renseignements, Ambassadeur et Conseiller du Chef de l'Etat. Arrivé à Tshikapa, Monsieur Didier Kazadi Nyembwe procéda à des arrestations et ordonna des saisies des biens et matériels de ces petites sociétés dont les dragues, les équipements de communication, les moyens de transport et le mobilier ainsi que des quantités de diamants.

VEC les matériels confisqués, l'équipe Kazadi s'était mise à exploiter elle-même le diamant pendant plusieurs mois. D'après le rapport de la Commission d'enquête du Parquet Général de la République, aussi bien ce diamant que les quantités inestimables saisies avaient été tout simplement détournés par Monsieur Didier Kazadi Nyembwe.

La gestion de ces biens et matériels saisis fut tellement catastrophique que le Gouvernement de la République fut obligé d'envoyer à Tshikapa une délégation interministérielle en vue de les récupérer et de les restituer aux propriétaires. Invité à s'expliquer pour les actes de gestion mis à sa charge, Monsieur Didier Kazadi Nyembwe a refusé de répondre à l'invitation au motif qu'il n'avait aucun compte à rendre à la Commission. Cependant, la Commission a pu entendre les responsables du CISSCAM qui ont fait partie de la mission interministérielle dépêchée par le Gouvernement pour réparer le préjudice causé par la gestion de Monsieur Kazadi et son équipe aux exploitants de diamant à Tshikapa.

Elle a entendu aussi le Général Kalume Numbi qui a dirigé cette mission. Tous ont certifié les faits que, par ailleurs, la mission d'enquête du Parquet Général de la République a mentionnés dans son rapport. Par ailleurs, pendant qu'il était Administrateur-Directeur Général de la Congolaise des hydrocarbures, Cohydro, Monsieur Kazadi Nyembwe a passé commande de carburant auprès des sociétés Busmac et TIOT à qui Cohydro avait payé respectivement 747.287 USD et 6.999.000 USD, mais les produits achetés n'ont jamais été livrés...

La Commission a décidé de traduire Monsieur Didier Kazadi Nyembwe en justice pour refus de déférer à son invitation conformément à l'article 154 du Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale, d'une part, et de transmettre son dossier au Parquet Général de la République pour enquête...

La Congolaise des Hydrocarbures, Cohydro, est une entreprise publique à caractère technique, commercial et industriel créée par décret-loi n°245 du 09 août 1999. Son objet social est l'importation, l'achat, l'exportation, la commercialisation et/ou la transformation industrielle du pétrole brut et de toutes matières minérales susceptibles de renfermer du pétrole, du gaz, etc.

L'entreprise est également chargée du transport, de la manutention et du stockage des produits ci-dessus énumérés. Elle peut faire des recherches et des études industrielles dans le secteur des hydrocarbures (pétrole, gaz et leurs dérivés)...

Pendant la période de deux guerres sous examen, la Cohydro a signé les contrats suivants :

l. Contrats de passage sous le label Cohydro avec : 
 Congo Futur pour le passage de ses produits dans les installations de Socir et de Sep­Congo ; 
 Eolia Brokers/Diva Oil pour le passage des produits à Socir et à Sep-Congo ; 
 Tanganika Investiment Oil & Transport CO (TIOT) pour le passage des produits au Sud de Lubumbashi.

2. Contrats de fourniture des produits pétroliers avec Busmac et la société TIOT...

La Cour des Comptes qui a déjà instruit ces différents contrats et poursuit, à ce jour, les investigations à ce sujet a transmis à la Commission le dossier avec ses observations qui se résument en ceci :

B.l. Contrats de passage Le contrat de passage signé par Cohydro et l'entreprise privée utilisant son label, consiste, pour l'entreprise, à céder à Cohydro ses produits pétroliers à la frontière de la RDC et à les récupérer dans les dépôts Sep Congo en distributeur. Les entreprises privées qui signent pareils contrats avec Cohydro s'engagent à lui verser à l'avance tous les frais (douanes et autres), les taxes dues au Trésor Public et une rémunération pour services à raison de : 
 USD 61m3 pour Congo Futur 
 USD Wnn3 pour TIOT 
 USD 8,85nn3 pour Eolia Brokers.

Ces contrats présentent pour ces entreprises l'avantage d'échapper au paiement du surcoût auquel sont soumis tous les opérateurs non actionnaires de Sep Congo. Ce surcoût est normalement de USD 40,68nn3 pour l'essence, USD 26,83nn3 pour le gasoil et le fomi et USD 13,62/m3 pour le pétrole.

Les conséquences financières de cette fraude organisée par Cohydro ont été lourdes pour Sep Congo qui a perdu USD 270.533,07 repartis comme suit : 
 Congo Futur : 92.365,76 USD 
 Eolia Brokers : 118.184,16 USD 
 TIOT : 45.754,15 + 14.238,00= 60.508,3 USD Bien plus, Cohydro n'a pas versé au Trésor Public le montant de FC 90.483.509,40 des taxes perçues pour le compte de l'Etat.

De même, la Cour des Comptes n'a trouvé dans la comptabilité de Cohydro aucune trace du paiement de FC 502275.508,18 par Congo Futur, ni des soldes de FC 17.268.905,48 et de 846.216.238,21 dus respectivement par celui-ci et TIOT.

Quant aux contrats de fourniture des produits pétroliers, il échet de distinguer deux litiges :

1. Litige Busmac La société Busmac était un partenaire traditionnel de Cohydro. Le 25 juillet 2001, lors du versement à son compte de la somme de USD 35.000 via la Rand Merchant Bank (RMB), Busmac était redevable de USD 171.429,10 en produits à livrer à la Cohydro. Au 31 décembre 2001, le compte Busmac dans les livres de Cohydro présentait un engagement de USD 747.287,10 représentant la valeur des produits pétroliers payés, mais non livrés. Jusqu'à ce jour, Busmac qui serait déjà dissoute, n'a jamais payé cette créance de USD 747.287,00 à Cohydro. Qui pis est, celle-ci ne se soucie guère de la réclamer.

2. Litige Tanganika Investiment Oil And Transport CO (TIOT) La Cohydro entretient des relations d'affaires avec TIOT depuis 1999. Le 25 août 2000, les deux parties signent le premier contrat de fournitures de produits pétroliers suivi le 13 juin 2001 d'un second contrat de fournitures presque identique au premier. Par la suite, les relations d'affaires entre Cohydro et TIOT se sont détériorées suite aux livraisons et réceptions des produits au Sud, c'est-à-dire dans la province du Katanga.

Malgré le versement d'un montant de USD 250.000, le 25 juillet 2001, et un autre de USD 1.000.000, le 10 janvier 2002, dans le cadre des commandes financées par la Rand Merchant Bank, TIOT n'a pas effectué les livraisons. Finalement, l'exécution des contrats de livraison signés entre Cohydro et TIOT a fait surgir un important litige de produits pétroliers payés par Cohydro et non livrés par TIOT.

Les opérations de conciliation des comptes Cohydro et SEP/Lubumbashi ont mis à jour d'énormes discordances entre les paiements Cohydro et les livraisons TIOT qui portent le litige à un montant de USD 6.999.000 payés à TIOT sans livraisons. Invitée plus d'une fois par la Commission pour y être entendue, la direction actuelle de Cohydro n'a répondu qu'une seule fois en grand retard. L'audition n'a pu avoir lieu...

La dernière invitation datant de mai 2005, n'a trouvé aucun écho favorable de la direction actuelle de Cohydro. Aux dernières nouvelles parvenues à la Commission, la Cour des Comptes s'est rendue à Dar es-Salaam pour procéder à la conciliation des comptes avec TIOT. Elle poursuit les investigations sur ce dossier. Il semblerait également, en ce qui concerne Busmac, qu'il avait expédié les produits à Lubumbashi, mais qu'il les avait récupérés par la suite pour vendre à son profit, sans rembourser à Cohydro l'argent perçu.

Conclusion Au regard à tout ce qui précède, la Commission estime que le silence des directions successives de Cohydro, depuis 2001, devant une créance aussi importante de USD 7.746.287 au total, frise une complicité coupable.

C'est pourquoi, elle recommande que ce dossier dont les éléments réunis par la Cour des Comptes sont suffisants pour établir une suspicion de culpabilité, soit transmis au Parquet pour des poursuites judiciaires à charge de tous ceux qui étaient mêlés à la conclusion des contrats de fourniture des produits pétroliers par Busmac et TIOT à Cohydro.

Des millions sortis de la Miba sur simple instruction de Mawapanga

La Commission a pris connaissance du rapport d'audit effectué à la Miba, du 06 au 27 avril 200l, par une mission conjointe des ministères des Finances et Budget, des Mines et du Portefeuille. Cet audit a porté sur les aspects relatifs à la production, aux finances, à la fiscalité et à la gestion du personnel et de l'intendance de la société pour les exercices 1999,2000 et 2001 (premier trimestre).

Au regard de la mission lui confiée par le Dialogue inter-congolais et l'Assemblée Nationale, la Commission spéciale s'est intéressée spécialement aux finances et à la fiscalité. A ce sujet, elle a noté les faits graves ci­dessous mis à charge des gestionnaires de la Miba de l'époque :

1) Des dépenses non justifiées de l'ordre de 212.242 USD comprenant les frais de mission et de représentation excessifs payés au Président-Administrateur Délégué, au Directeur Général Adjoint et aux Directeurs ainsi que les interventions diverses ordonnées par le P AD et le Gouvernement de la République ;

2) Des prélèvements faits par l'Etat sur le produit de la vente des diamants sous fonnes d'acomptes fiscaux dont 54% remis en espèce aux individus, en l'occurrence Messieurs Nyembwe, Ndumbi et Kabangu, tous agents de la société, en violation flagrante des règles de gestion des fonds publics (ndlr : ces prélèvements se chiffrent au total à 35.441.691 dollars de 1999 au Ier trimestre de 2001)...

Interrogés par la mission d'audit du Gouvernement sur les justifications de ces sorties irrégulières des fonds publics, les gestionnaires de la Miba de l'époque avait refusé de les fournir au motif qu'ils ne le pouvaient pas sans autorisation expresse des autorités gouvernementales "vu la délicatesse du problème". Au cours de ses investigations à Bruxelles et à New York, la Commission spéciale est, en outre, tombée sur la photocopie d'un chèque d'un import de 150.000 USD (Dollars Américains Cent Cinquante mille) tiré, le 27/05/99, sur le compte de la Miba n° 310-1251078-58 ouvert dans les livres de la Banque Bruxelles Lambert, BBL, Chaussée de Louvain 91 93, 1210 Bruxelles.

Elle n'a pas encore eu à identifier le bénéficiaire et l'objet de ce paiement. Invités par la Commission spéciale à s'expliquer sur tous les actes de gestion susmentionnés, Messieurs Trudon Katende Muya, ancien PAD, Nyembwe, Ndumbi et Kabangu, tous agents de la Miba encore en service, ont donné les réponses suivantes :

Trudon Katende Muya : Il a précisé d'abord que son mandat à la tête de la Miba s'était achevé pratiquement en fin juin 1999, date à laquelle il était suspendu et placé en résidence surveillée. Ensuite, il a déclaré que normalement, les acomptes fiscaux devaient être payés par voie bancaire au compte de la Direction Générale des Contributions.

Cependant, dès la mise en place du Gouvernement de salut public par les nouvelles autorités du pays après la prise du pouvoir par l' AFDL, la pratique de paiement des acomptes fiscaux par la mise à disposition des fonds en espèces au profit des collaborateurs du Chef de l'Etat avait été instaurée. Ainsi, plus d'une fois, d'importantes sommes d'argent en dollars américains avaient été remises en espèces notamment à Messieurs Victor Mpoyo, Mawapanga et Kabongo, à l'époque, respectivement Ministres de l'Economie et des Finances et Administrateur Général de l'Agence Nationale des Renseignements. Les cités s'adressaient à la direction de la Miba pour demander de l'argent au nom du Président Laurent-Désiré Kabila.

C'est dans ce cadre que notamment les montants indiqués dans le rapport d'audit pour les mois de janvier, février, mars et avril 1999 avaient été mis espèce à la disposition de Messieurs Ndumbi, Nyembwe, alors directeur de la Miba/Kinshasa et Kabangu aux fins de versement au Gouvernement. Le plus souvent, selon le PAD Katende, les ministres Mpoyo et Mawapanga ainsi que l'administrateur général Kabongo exigeaient chaque fois qu'en sus de ce qui était destiné au Président de la République, 200.000 à 300.000 USD leur soient donnés à titre personnel. A la question de la Commission de savoir à qui précisément se souvient-il avoir remis un tel montant supplémentaire, Monsieur T. Katende Muya a cité l'Administrateur Général Kabongo.

Quant aux 6.000.000 USD renseignés dans le rapport d'audit pour le mois de juin 1999 et dont le destinataire n'a pas été identifié, Monsieur Trudon Katende Muya a révélé qu'il s'était agi certainement du produit de la vente d'un colis de diamants d'une valeur de 14.000.000 USD que le Président de la République avait confisqué et vendu finalement à un certain Moussa au prix de 9.000.000 USD. Pour les versements en espèces faits à partir de juillet 1999, il a demandé à la Commission de s'adresser à ses intérimaires, Messieurs Moritz et Pabantu. La Commission a invité ces demiers à venir lui expliquer les paiements des acomptes fiscaux effectués sous leur gestion. Monsieur Moritz ayant déjà quitté la Miba, la Commission n'a pas réussi à le joindre.

Quant au Directeur Pabantu entendu par la Commission en ses séances du 27 et 28 avril 2005 , il a reconnu les faits et soutenu que le payement des acomptes fiscaux par voie de remise des espèces était institué effectivement par le nouveau pouvoir AFDL. La direction de la société recevait des demandes des fonds par des injonctions du Ministre des Finances Mawapanga et du Ministre d'Etat Victor Mpoyo. Il a également reconnu que cette procédure était irrégulière, mais que les gestionnaires de la Miba ne pouvaient rien contre les injonctions des autorités gouvernementales au risque de perdre leurs emplois...

Monsieur Trudon Katende a précisé qu'au départ toutes les sommes versées au Gouvernement n'avaient pas une justification quelconque. C'est plus tard que sur demande insistante de la direction de la société, il sera convenu qu'elles soient comptabilisées comme acomptes fiscaux...

Ndumbi : Il a reconnu qu'à l'époque où il était directeur de la Miba Kin (Miba/Kinshasa), il avait eu à toucher plusieurs une fois en espèces, au guichet de la Banque Commerciale du Congo, d'importantes sommes en dollars américains qu'il versait, sur ordre de la direction générale, au cabinet du Ministre des Finances Mawapanga. A la question de savoir à quelle personne ou à quel service ou bureau de ce cabinet il remettait cet argent, Monsieur Ndumbi, a répondu qu'il ne pouvait plus s'en souvenir.

La Commission lui a, en outre, exigé les preuves de versement effectif des sommes retirées de la BCDC. Il a demandé un délai pour les chercher à la direction générale de la Miba à Mbuji-Mayi. La Commission a accédé à sa demande et lui accordé 10 jours à cet effet. Elle a voulu, par ailleurs, connaitre le jugement de Monsieur Ndumbi en tant que cadre supérieur de la Miba sur cette procédure particulière et non conforme à la loi de payer les acomptes fiscaux par remise des fonds en espèces à des particuliers. Celui-ci a répondu qu'il exécutait les ordres de sa hiérarchie et qu'il n'avait pas à en juger la régularité ni l'opportunité. Plus de deux mois après son audition, Monsieur Ndumbi n'a toujours pas déposé les preuves de versement des fonds aux destinataires finals qu'il avait promis.

Kabangu : Il a avoué avoir retiré en espèces de la BCDC 1.000.000 USD qu'il avait versés par la suite à un compte à la Banque Centrale. Il avait effectué cette opération à la demande de la hiérarchie et à la place du Directeur de la Miba Kin, Monsieur Ndumbi, absent de la capitale.

La Commission lui a demandé de produire les preuves de versement à la Banque Centrale. Il l'a renvoyée à la direction générale de la Miba, prétextant qu'il n'était pas habilité à sortir des documents de la comptabilité de la société.

Cependant, par sa lettre du 13 avril 2005, Monsieur Kabangu a produit à la Commission la photocopie de la lettre du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, n° D.l2/GOUVIN°02388 du 31 juillet 2003, confirmant les versements au guichet de la Banque par Monsieur Kabangu Banza de la somme de 1.000.000 USD, suivant bordereau n° 32754 du 12 février 1999, au profit du Trésor public. La photocopie de ce bordereau a été transmise aussi à la Commission. Elle en a donné acte à Monsieur Kabangu.

Nyembwe : Il a aussi admis qu'à l'époque ou il était le Directeur de la Miba Kin, il avait eu à toucher au guichet de la Banque Commerciale du Congo en espèces d'importants montants en dollars américains qu'il devait, par la suite, remettre au cabinet du Ministre Mawapanga ou verser à un compte à la Banque Centrale du Congo.

Interrogé sur la personne ou le service du cabinet du Ministre à qui il remettait cet argent et sur le numéro du compte dans lequel il effectuait des versements à la Banque Centrale, il a répondu que, tout ayant été fait contre décharge, il est possible de trouver les traces à la direction générale de la Miba à Mbuji-Mayi. La Commission n'a pas eu jusqu'au moment de l'adoption du présent rapport, les preuves de la remise des fonds aux destinataires déclarés.

La Commission a entendu aussi, en ses séances du 27 et 28 avril 2005 , les directeurs Pabantu Mukwakungu Mpiy Seng et Claude Kalubi, à l'époque des faits respectivement Directeurs Généraux Adjoints successifs et Administrateur-Directeur financier. Ils ont tous reconnu les paiements en espèces susmentionnés et le fait qu'ils étaient effectués en violation de la procédure légale en la matière sur ordre des autorités gouvernementales.

La société DEMIMPEX, quant à elle, a été invitée pour être entendue aussi bien sur les 750.000 USD reçus en espèces et directement de la Miba sur le compte fiscal de IEtat que sur le marché de 50 camions d'occasion de marque Magirus conclu avec la Miba, en 1998 et 1999, pour le prix total de 2.546.750 USD au lieu de 835.000 USD. Jusqu'au moment de l'adoption du présent rapport, les dirigeants de DEMIMPEX ne se sont pas présentés à la Commission.

Interrogé par la Commission au sujet de la commande de ces véhicules, Monsieur Trudon Katende Muya a précisé que pendant son mandat, il y avait eu trois à quatre commandes des camions dont une signée par lui-­même. Au total 157 véhicules étaient commandés, mais pris tous par l'année sur réquisition du Gouvernement...

En définitive, la Commission a jugé les faits ci-dessus assez graves et les indices de culpabilité réunis pour transmettre au Parquet les dossiers de Messieurs Katende, Nyembwe, Ndumbi, Pabantu, Kalubi, Moritz, Mawapanga, Victor Mpoyo et Paul Kabongo et ce, en vertu des pouvoirs que lui confère le Règlement intérieur de l' Assemblée nationale en son article 158...

KMC : cas typique d'un contrat léonin au détriment de la Gecamines

La Kabambankola Mining Company, KMC, est une société privée à responsabilité limitée de droit congolais créée par Acte notarié du 31 janvier 2001 par la Gecamines et Tremalt Limited aux terme d'un accord de joint-venture signé entre eux, le11 janvier de la même année et de l'arrêté ministériel n°002/Cab.Mines/01/2001 de la même date portant autorisation de création de cette société.

La KMC est née par suite de la convention minière conclue entre l'Etat congolais et la Gecamines, d'une part, et la société Tremalt Limited, d'autre part. Son siège social est situé à la Cité minière de Kakanda (Groupe Centre de la Gecamines). Elle a pour objet la prospection, la recherche, le développement, l'exploitation, le traitement et la commercialisation des minerais, des métaux et de leurs dérivés. Son capital social a été fixé à 25.000.000 FC, soit environ 80.000 USD. Il a été libéré à raison de 15.000.000 par Tremalt Limited et 5.000.000 FC par la Gecamines sans que les apports matériels de cette dernière, constitués des gisements de Luena et de Kambove, de plusieurs tonnes de minerais stockés dans les sites n'aient été évalués ni pris en compte.

Il convient de relever que la mission de la Commission spéciale n'a pris connaissance d'aucun document établissant que Tremalt Limited a versé le solde de 5.000.000 FC pour prétendre à 80% du capital contre 20% laissés à la Gecamines. Il importe de relever que selon les documents que ses dirigeants ont déposés à la Commission à Kinshasa, Tremalt Limited serait une société créée en janvier 2000 et enregistrée aux Iles vierges britanniques ave siège social à Akara-Buiding, 24 de Castro Street Road Town Tortola.

Cependant, aucun document juridique ne permet d'établir avec certitude l'identité véritable du ou des propriétaires de Tremalt Limited quand bien même ses délégués venus de Londres ont continué à soutenir devant la Commission Spéciale qu'elle appartenait à monsieur Bredenkamp, de nationalité zimbabwéenne, plutôt vendeur d'armes qu'industriel minier, et à sa famille. La Commission a écrit à l'Ambassade de Grande Bretagne à Kinshasa pour obtenir de sa chancellerie l'authentification des documents d'identification de la société Tremalt Limited. Elle attend toujours la réponse. La convention du 07 mars 200 1 et ses avenants ont octroyé à K.M.L plusieurs avantages dont :

1) La cession par la Gecamines sans contrepartie de 7 (sept) concessions minières : C14, CIS, C17, C18, C19, C2I et C23 qui font partie du patrimoine de la zone Centre, ainsi que des droits de carrière sur Luena et Kakontwe. Toutefois, suite aux réclamations de la Gecamines qui était dépouillée de tout au Groupe Centre par l'Arrêté Ministériel n°311 du 19 mars 2002, le Ministre des mines lui a rétrocédé quelques gisements, C14, CIS, CI8 et C33, les droits de carrière de Luena et de Kambove ainsi que le concentrateur de Kambove. Les concessions C17, C19 et C21 ont été maintenues au projet de KMC ainsi que le concentrateur de Kakanda sans paiement d'un droit quelconque.

2) L'utilisation par KMC des installations et infrastructures industrielles et sociales de la Gecamines érigées sur les sites de Kambove et de Kakanda pour un loyer symbolique d'un dollar américain par mois. Ainsi, KMC n'a pas été astreinte aux lourds investissements initiaux et à la réalisation d'importants travaux préparatoires pour l'exploitation des ses premiers gisements. En fait, elle n'a fait que poursuivre l'exploitation des mines déjà entamée par la Gecamines (mine de Kamoya), d'une part, et consomme le remblai de celle-ci trouvés et stockés sur les sites de Kambove et de Kakanda, d'autre part. En plus de l'avantage considérable procure par les installations et infrastructures de la Gecamines trouvées sur les sites, KMC a hérité d'un personnel expérimenté et déjà opérationnel ;

3) La convention minière a reconnu à KMC un régime fiscal, parafiscal et douanier particulièrement avantageux et généreux. KMC bénéficie, en effet, de l'exonération totale des impôts, taxes et droits, contributions et prélèvements de quelque nature que ce soit, directs ou indirects, fiscaux ou parafiscaux, nationaux, régionaux ou locaux, dus à l'Etat ou aux entités décentralisées existants ou à venir.

Cette exonération s'étend également aux activités sociales de KMC, aux équipements et aux établissements sanitaires et éducatifs ainsi qu'aux activités culturelles et de loisirs du personnel. La société KMC a le droit de dresser deux états financiers dont l'un en francs congolais pour ses déclarations en R.D.Congo, et l'autre en monnaie étrangère pour son propre compte ;

4) L'article 11.1.5 de la convention de création de KMC et l'article à des statlts de celle-ci ont confié au partenaire Tremalt l'exclusivité de la gestion de la société. En effet, le Comité de gestion composé uniquement des représentants de Tremalt est contrôlé par un Conseil de gérance comprenant 7 (sept) membres dont deux seulement sont désignés par la Gecamines. Ce Conseil supervise le Comité de Gestion et peut prendre des décisions même en l'absence de la Gecamines.

Aucune autre structure de contrôle de gestion de la société n'est prévue ;

5) La KMC a été exemptée de payer à la Gecamines toute prime de cession des titres miniers ou royaltie. De même, le partenaire Tremalt a été dispensé de l'obligation de payer le droit d'accès aux données géologiques ;

6) Un contrat particulier de traitement à façon aux usines de Shituru a été conclu en mars 2001 entre la Gecamines et KMC pour les minerais exploités dans les concessions... En contrepartie de tous les avantages ci-dessus, les articles 3 ; 23,27,35 et 39 de la Convention Minière ainsi que des articles 33, 13, 16 et 19 de l'Acte constitutif de KMC, faisaient obligation à cette dernière et à Tremalt de :

1. Extraire et produire des minerais et des concentrés pouvant être raffinés aux usines de Shituru de la Gecamines et commercialiser les produits générés par ce traitement ;

2. Réaliser 200 TCo par mois en 2001 ,250TCo par mois en 2002 et 300 TCo et plus par mois à partir de 2003 ;

3. Restaurer et réhabiliter les sites d'exploitations, conformément à la législation sur la protection de l'environnement ;

4. Respecter les règles de tenue de la comptabilité et faire auditer les états financiers de fin d'exercice ;

5. Transférer la technologie minière et métallurgique ainsi que les techniques de gestion appliquées et assurer la formation du personnel congolais ;

6. Créer des emplois et améliorer le niveau de vie des habitants environnants ;

7. Donner la préférence aux fournisseurs locaux sur les étrangers dans la passation des commandes de fournitures et de prestations de services (article l & 2 de la Convention de création de KMC et article 30 de la Convention minière). Toutes ces opérations devaient être réalisées de manière à procurer un bénéfice réciproque aux parties contractantes (art. 3.3 de la convention de création de KMC). Elles impliquaient, néanmoins, la réalisation des quelques conditions par Tremalt et KMC :

1. La réhabilitation des usines de Shituru qui devaient traiter les concentrés produits par KMC ;

2. L'obtention d'un financement extérieur important sous forme de prêt, estimé à USD 130.000.000 (art. 3.4.3 de la Convention de création de KMC). Tremalt s'est engagée à trouver cette somme aussi bien pour l'exploitation de KMC que pour la réhabilitation des usines de Shituru (art. 3 et 7 de la Convention minière) ;

3. La gestion efficace de KMC, dans le respect des engagements contractuels et conformément aux Règles de la bonne gestion.

En dépit d'importants avantages ci-dessus reconnus à KMC, la Mission de la Commission Spéciale de l'Assemblée Nationale a fait sur le terrain le constat suivant, concernant le partenariat avec Tremalt et la gestion de KMC :

1) Les réalisations de KMC n'ont pas été à la hauteur ni des avantages lui accordés, ni des attentes des parties... Jusqu'à ce jour, KMC n'a pas encore transmis à la Gecamines, ni à l'occasion des réunions des organes statutaires de la société, ni par correspondance particulière, sa production 2003 de concentrés. Soit des taux de réalisation des objectifs de production de 14 et 12 %, respectivement pour 2001 et pour 2002. KMC justifie ces très faibles taux de réalisation des objectifs de production par des raisons non convaincantes ;

2) KMC a juste débuté l'exploitation superficielle relativement moins coûteuse de la mine de Mikondo et a arrêté le traitement à façon de concentrés de minerais par les usines de Shituru en novembre 2002, soit après 18 mois d'activités ;

3) Les comptes de la KMC affiche, au 31 décembre 2003, une perte cumulée de 11.356.875 USD pour les trois premières années (200 12(03).

Il ressort des documents KMC disponibles à la Direction des Participations de la Gecamines que ce mauvais résultat financier est dû aux coûts d'exploitation manifestement excessifs et difficilement justifiables au regard du niveau d'activités de la société. Du reste, dans plusieurs de ses correspondances adressés à l'époque à son partenaire, Tremalt Ltd, la Gecamines a eu à protester contre un tel déficit et en a imputé la responsabilité entière à Tremalt qui a la gestion exclusive de la société et dont les mandataires se sont distingués par la gabegie par suite des dépenses somptuaires notamment celles de vacances, d'affrètement des aéronefs et des soins médicaux à l'étranger ;

4) A cause de ce déficit, la Gecamines n'a jamais perçu un quelconque dividende ;

5) La réhabilitation des usines de Shituru a été partiellement réalisée (fourniture de certaines pièces de rechange à faible impact et sans commune mesure avec ce qui a été prévu dans l'Accord de partenariat). Elle a été suspendue à cause du développement insuffisant du projet KMC, notamment par suite de l'arrêt du traitement à façon aux usines de Shituru à partir de novembre 2002. Recontactée en décembre 2003 pour une reprise de la réhabilitation des usines de Shituru, KMC a confirmé son indisponibilité à participerà nouveau au programmederéhabilitationdeces usines pour difficultés financières importantes...

6) Selon les projets des états financiers de KMC communiqués à la Direction des Participations de la Gecamines, en mars 2003, Tremalt a investi, sur 130 millions d'investissement KMC dans le projet, un total d'environ 18.250.000 USD repartis comme suit :

au 31/12/2003 : USD 10.000.000 environ ; 
 exercice 2002 : USD 3.500.000 environ ; 
 prévision exercice 2003 : USD 4.750.000 environ.

KMC a attribué ce faible niveau de réalisation des investissements Tremalt à la mise en cause de la société dans le pillage des ressources naturelles du Congo par le rapport des Nations Unies publié à fin 2002. KMC "s'est vu retirer plusieurs lignes de crédit, entamant du coup la capacité de Groupe Tremalt à financer le projet de manière adéquate et en temps voulu"... Ces chiffres paraissent importants mais ne traduisent pas un engagement durable de Tremalt dans le développement de KMC.

En effet :

la direction Tremalt de KMC a, elle-même, annoncé l'abandon des opérations métallurgiques au concentrateur de Kakanda et aux usines de Shituru au profit de travaux moins importants à la Laverie de Kakanda ;

l'exploitation du gisement de Mukondo s'est faite en surface et, à ce jour, n'a pas encore entamé les travaux de prospection en prélude à une exploitation minière de grande envergure ;

les montants déclarés dépensés en immobilisations doivent encore être certifiés. L'évaluation actuelle met en cause la crédibilité des états financiers de KMC ;

enfin, la gestion Tremalt de KMC n'a pas encore communiqué à ce jour de plan de développement supérieur à une année (business plan), susceptible de démontrer et de concrétiser son engagement pour un développement durable de partenariat.

7) En réalité, KMC travaille rien qu'avec les installations de la Gécamines et ce, sans contrepartie...

8) Aucune initiative n'a été formellement prise par Tremalt, gestionnaire de KMC, pour réaliser le transfert de technologie, notamment de nouvelles technologies d'extraction et de traitement métallurgique, le transfert de techniques modernes de gestion et la formation du personnel ;

9) Il n'y a pas eu une quelconque préférence aux fournisseurs locaux ;

10) En ce qui concerne la gestion de KMC par Tremalt :

a. Fonctionnement des organes statutaires de KMC (art. 9 à 12 et 15 de l'Acte Constitutif)

de 2001 à fin décembre 2003, le président Tremalt Limited du Conseil de gérance n'a réuni que 11 fois cet organe alors que statutairement le Conseil d'Administration aurait du se réunir au minimum de 35 fois à raison d'une réunion par mois.

La Direction Tremalt de KMC s'est fréquemment arrogée les prérogatives de Conseil de gérance et de l'Assemblée Générale des associés en violation des articles 9 et 15 des Statuts. Elle a, par exemple, de sa propre initiative, démis le Directeur des Operations de Kakanda, mis fin au Contrat de Traitement à façon avec les usines de Shituru, opté pour le Nouveau Code Minier au détriment de la Convention Minière du 7 mars 2001 et, enfin, elle a créé, sans autorisation du Conseil d'Administration, des représentations au Congo et à l'étranger notamment le "Harare Office, le Johannesburg Office, le Tshikapa Office et le Kinshasa office".

Cette dernière initiative s'est traduite par une délocalisation de facto du siège social amenant à l'archivage des pièces comptables à l'étranger et à des coûts de déplacement élevés (rubrique comptable Aircraff : USD 215.236 en 2002).

b. Résultat/sanction de la gestion Tremalt de KMC

Au lieu du "mutual benefit" (article 3.3 de la Convention de création de KMC) au profit de toutes les parties contractantes, la gestion Tremalt de KMC s'est soldée au 31 décembre 2002 par une importante perte d'exploitaion de USD 11.356.875 ;

Sous réserve d'autres résultats à déclarer au 31 décembre 2003, le budget de l'exercice 2003 a prévu un résultat bénéficiaire de USD 13.529.027 qui devrait, cependant, être principalement utilisé :

au remboursement à Tremalt des crédits à court terme, USD 4.746.454, à obtenir en 2003 pour l'acquisition et l'installation de la Laverie de Kakanda ;

au paiement de USD 10.018.023 de dettes fournisseurs, au profit des sociétés apparentées à Tremalt ; Au cours de leurs auditions par la mission Katanga, les dirigeants de KMC ont admis les observations qui leur ont été faites. KMC s'est engagée, d'une part à payer à la Gecamines la somme de 100.000 USD par mois au titre de loyer des installations au lieu d'un dollar américain symbolique, et, d'autre part, à lui verser une somme qui sera convenue afin de compenser et de réduire le déficit de trois années d'exercice sans dividendes.

Par la suite, dans sa lettre, sans numéro, du 15 février 2005 adressée à la Commission, Monsieur Colin R. Blythe- Wood, Directeur à Tremalt Limited a affirmé que sa société était en négociations avec la Gécamines afin de prendre les dispositions nécessaires pour modifier les accords, la convention minière et les autres documents de joint-venture qui les lient dans le sens demandé par la Commission Spéciale de l'Assemblée Nationale. Il ajoint à cette lettre la photocopie de celle du 26 janvier 2005 écrite à la Gécamines à cette même fin. Dans cette lettre, en effet, Tremalt accepte la réorganisation des finances de KMC et la cession à la Gecamines des parts sociales dans Mukondo Mining, société créée en joint-venture par KMC et BOSS MINING. Cependant, ce double engagement de Tremalt est assorti de 9 conditions peu faciles à réaliser au point que le respect effectif des promesses faites à la Commission est très hypothétique.

Au demeurant, comme souligné dans le procès-verbal de l'assemblée générale ordinaire de Mukondo Mining annexe à la lettre de Tremalt à la Commission en date du 5 avril 2005, le réaménagement du capital social de Mukondo Mining afin de permettre à la Gecamines d'y entrer, ne pourra être concrétisé que moyennant réalisation de ces 9 conditions et signature par les parties d'accords écrits.

A ce jour, ni la Gecamines, ni BOSS MINING n'ont confirmé quoi que ce soit des affirmations contenues dans les différentes correspondances de Tremalt à la Commission ci-dessus mentionnées et rien ne permet à la Commission d'accorder un quelconque crédit aux promesses de Tremalt.

C. Conclusion

L'évaluation du partenariat Gecamines-Tremalt dans KMC peut se résumer en ce qui suit :

1. La gestion de KMC s'est soldée par une importante perte de USD 11.356.875 malgré les conditions très favorables de démarrage et d'exploitation dont elle a bénéficié. Cette perte consomme totalement le capital social de KMC fixé à CDF 25.000.000 et équivalant à environ USD 80.000 ;

2. Tremalt n'a fourni que 15 % environ du financement attendu de USD130.000.000 ;

3. KMC a refusé de poursuivre sa participation dans la réhabilitation des usines de Shituru ;

4.Tremalt n'a particulièrement pas démontré son engagement pour un développement durable de KMC. Ainsi, les seules exploitations minières que KMC a réalisées à ce jour ont été relativement légères et superficielles en ce qu'elles n'impliquent pas un développement minéralurgique de grande envergure ;

5.Le partenariat n'a pas encore présenté un quelconque business plan susceptible d'organiser et de montrer son développement à moyen terme.

6.Les caractéristiques ci-dessus de l'engagement de Tremalt et de sa gestion de KMC ressortent plus particulièrement et clairement de son budget 2003 centré sur la seule exploitation de la partie superficielle du gisement de Mukondo.

7. A ce jour, la Gecamines n'a pas encore bénéficié de retombées financières significatives de sa participation dans KMC (qu'elle ait été tenue ou non de rétrocéder ses revenus à l'Etat). Au surplus, rien qu'au titre de location de ses installations, KMC doit à la Gecamines, sur base d'un loyer de 100.000 USD fixe par le preneur lui-même, 7.200.000 USD pour 6 (six) années (72 mois) d'utilisation de son outil industriel sans contrepartie.

Il ressort de tout ce qui précède que le partenariat Tremalt -Gecamines n'est avantageux ni pour l'Etat ni pour la Gecamines elle-même alors qu'aux termes de la Convention minière du 07 mars l'objectif du projet KMC était de "réaliser dès le démarrage des apports financiers et directs à l'Etat qui bénéficiera d'une participation majoritaire aux bénéfices à raison de 66%". Au demeurant, ce partenariat est piloté par Mr Bredenkamp dont plusieurs sources concordantes affirment qu'il serait poursuivi par la justice internationale pour le trafic d'armes et de drogue.

Bien plus, en l'absence de la réponse de l'Ambassade de Grande Bretagne près la République Démocratique du Congo sur l'identité réelle de Tremalt et de toutes autres preuves crédibles sur celles de ses vrais associés, cette société reste des plus nébuleuses et à tout l'air d'une société écran. La R.D.Congo risque ainsi de servir d'asile aux activités mafieuse et de blanchiment d'argent en violation de la loi no 04/016 du 19 juillet 2004 portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

C'est pourquoi et compte tenu du fait que rien ne garantit d'autres perspectives meilleures ni la renégociation concluante du partenariat avec Tremalt lirnited, la Commission a décidé de rejeter ce partenariat pour caractère léonin avéré.

A cet effet, elle recommande, en outre :

1. La résiliation pure et simple de la Convention minière du 07 mars 2001 entre lEtat congolais, la Gecamines et Tremalt.

2. A défaut pour la Gecamines de demander et d'obtenir la dissolution de KMC en application des dispositions du Code de Commerce et de ses Statuts, la saisine du Tribunal de Grande In&ance de Lubumbashi aux fins de la dissolution judiciaire de la société KMC.

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mardi 21 juin 2011

J-9: Marche Paris-Bruxelles 309 Km à pieds en 14 étapes contre des viols au Congo

Tous à l'esplanade Trocadero à Paris le 30 juin 2011 à 10h pour le grand départ d'une longue marche de 309 km "Ni violées, Ni persécutées" en 14 étapes pour le dépôt d'une plainte judiciaire en bonne et due forme. Les villes qui seront traversées: 1.Goussainville, 2. Senlis, 3. Compiègne, 4.Noyon, 5.Tergnier, 6.St. Quentin, 7. Bohain en Vermandois, 8.Solesmes, 9.Valenciennes, 10.Boussu, 11.Mons, 12. Soignies, 13.Hal , 14. Bruxelles. 14 jours de marche contre 14 années de silence !

L'affiche officielle de la marche Paris -Bruxelles 309 km, AJES-Ni Putes, Ni Soumises

La République démocratique du Congo est-il le deuxième pays le plus dangereux pour les femmes après l'Afghanistan ?

Les chiffres retenus par TrustLaw, structure de la Fondation Thomson Reuters, sont éloquents : 1 152 femmes sont violées chaque jour ;

57 % des femmes enceintes sont anémiques ;

0 : c'est le nombre des actes juridiques que les femmes mariées peuvent accomplir sans l'autorisation de leurs époux.

Plus de 400 000 femmes violées par an

1 152 femmes violées chaque jour, soit 48 femmes violées par heure ! Des chiffres aux proportions humainement incompréhensibles.

En 2010, l'envoyée spéciale des Nations unies pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits, Margot Wallström, avait proclamé la RD Congo "capitale mondiale du viol" :

"Si les femmes continuent de subir des violences sexuelles, ce n'est pas parce que la loi n'est pas en mesure de les protéger, mais parce qu'elle est insuffisamment appliquée (...). Au Congo, les femmes ne sont toujours pas en sécurité, sous leur propre toit, dans leur propre lit, lorsque la nuit vient."

La déclaration de l'envoyée spéciale de l'ONU intervenait quelques jours après la publication d'un rapport trimestriel de Haut-commissariat aux réfugiés en RD Congo. L'agence onusienne faisait état de 1 244 cas de femmes violées au cours du premier trimestre 2010, soit "près de 14 viols par jour en moyenne".

Jusqu'ici, les rapports onusiens n'avaient pas encore dépassé la barre de 16 000 cas des femmes congolaises violées par an. Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) avait enregistré 15 297 cas de violences sexuelles faites aux femmes contre 15 314 en 2008.

Une "sous-estimation", selon American journal of public health. Amber Peterman, une des chercheurs de ce journal américain de santé publique, déclare :

"Les précédentes études sur les viols et les violences sexuelles sous-estimaient gravement la prévalence réelle des violences sexuelles en RD Congo."

Le résultat de l'enquête menée par Amber Peterman et ses collègues, publié récemment, sonne comme un grand "apocalypse now" : plus de 420 000 femmes ont été violées en RD Congo entre 2006 et 2007. Une moyenne de 1 152 viols par jour. C'est donc les chiffres de cette enquête qui ont été pris en compte dans le classement des pays les plus dangereux pour les femmes.

Les chiffres qui propulsent la RD Congo au deuxième rang mondial...derrière l'Afghanistan et devant le Pakistan, l'Inde et la Somalie.

Dans un pays où tout le monde viole les femmes

Officiellement, la guerre est finie en RD Congo depuis 2003. Un long conflit armé déclenché en 1996 avec Laurent Kabila soutenu par les armées du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda contre le Zaïre de Mobutu. Après la chute de Mobutu, le nouveau homme fort du pays se brouille avec ses alliés et la guerre reprend en 1998.

Aujourd'hui, plus de 10 ans après, les bruits des bottes continuent à se faire entendre dans la partie orientale du pays. Deux provinces de l'est, le Nord et le Sud Kivu, demeurent la proie de divers groupes armés nationaux et étrangers. La partie nord de la province Orientale, elle, regorge les rebelles ougandais de la LRA.

Dans cet imbroglio, ce sont les civils, surtout les femmes, qui payent le lourd tribut. Incendies des villages, pillages, violences sexuelles, ... sont leur lot quotidien. Même les forces républicaines et onusiennes, censées protéger les populations civiles, se sont retournées, à un moment ou à un autre, contre elles.

Le viol, utilisé au départ comme arme de guerre, s'érige petit à petit à un mode de vie dans les villages congolais de l'est. Denis Mukwenge, directeur de l'hôpital Panzi qui soigne les victimes des violences sexuelles au Sud-Kivu, pointe du doigt l'absence de prise en charge psychologique des anciens enfants soldats, devenus adultes aujourd'hui.

"Lorsqu'il ne reste que quelques poches des combats par ici par là, mais qu'on constate que des victimes commencent à venir de villes où il n'y a pas de combat, ça nous donne froid au dos"

RD Congo, royaume des machos ?

Tenez, au Congo, aujourd'hui encore, en 2011 :

L'article 353 du code de la famille dispose : "Sous la direction du mari, les époux concourent, dans l'intérêt du ménage, à assurer la direction morale et matérielle de celui-ci" ;

Pas d'action civile en justice, sans l'autorisation du mari. La loi lui interdit aussi la faculté d'acquérir, d'aliéner ou de s'obliger sans l'autorisation maritale. Le tribunal demeure le seul recours pour lever cette autorisation (article 450) ;

Obligation pour la femme mariée de suivre son mari partout où il décide de résider. En contrepartie, le mari est obligé de la recevoir (article 454) ;

L'adultère n'a pas la même signification pour l'homme et pour la femme. La loi punit l'homme adultère que si son acte pourrait avoir un caractère injurieux pour sa femme (exemple : coucher avec une autre femme sur le lit conjugal). Mais, la même loi punit la femme mariée qui aura eu des rapports sexuels avec une autre personne autre que son conjoint, peu importe les circonstances (article 467) ;

Le plus flagrant est sans doute l'article 444 du code de la famille qui stipule : "Le mari est le chef du ménage. Il doit protection à sa femme ; la femme doit obéissance à son mari."

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Bruxelles: Le PPRD et ses alliés ont-ils le monopole de la violence contre des Résistants-Patriotes-Combattants ?

On apprend qu' à Bruxelles les jeunes du PPRD qui se sont constitués en bande de sauvageons usent et abusent de menaces, intimidations contre des jeunes Résistants-Patriotes-Combattants en Belgique. Ces derniers par des manifestations pacifiques tentent d'attirer l'attention sur la République démocratique du Congo, devenu un non-Etat ou la dictature totalitaire et sanguinaire règne en maître, les violences sexuelles faites aux femmes sont légions, les pillages des ressources minières au profit de quelques apparatchiks joséphistes, un sport nationale et international...Notre jeune confrère Jeannot Kabuya a été victime d'acte de vandalisme. Le dimanche 19 juin 2011 à Bruxelles, il a retrouvé sa voiture endommagée par des membres connus du PPRD

La République démocratique du Congo est divisé en deux camps:

1. Le Camp de l'inertie constitué de pillards, prédateurs, criminels, Seigneurs de la guerre, millionnaires du dimanche...qui vivent de la rapine, font régner la désolation, et ont plongé le Congo dans l'agonie et le marasme et ne veulent pas que la vérité triomphe.

2. Le camp des Résistants-Patriotes-Combattants, de ceux qui croient en un autre Congo. Un Congo prospère et fort mais qui n'écrase pas les plus faibles dans sa société, un Congo soucieux du bien être de sa population, plus solidaire avec ses filles et fils, qui intègre au mieux les étrangers résidents. Un Congo où les droits et libertés fondamentaux sont respectés par tous. Un Congo qui respecte les 9 pays limitrophes de ses frontières et n'abdique pas sa souveraineté en se laissant dicter ses décisions par un potentat de l'un des 9 pays frontaliers de la RDC comme c'est le cas aujourd'hui avec Paul Kagamé du Rwanda. Un Congo qui revalorise le travail et où les contrats ne seront plus signés moyennant des commissions...

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dimanche 19 juin 2011

A coeur ouvert avec Odon Mbo

Ils sont jeunes, dynamiques, mobilisateurs et efficaces dans leurs actions. Youyou Mutu-Mosi, la jeanne d'Arc de la résistance congolaise, Nicole Nzila, Pierrot Itela d'Objectif Congo, Rex Kazadi de Ba Patriotes Ya Kongo (BPK), Martin Sali, le Coordinateur Général de Combattants de Paris...Mais surtout Odon Mbo. Ce sont eux qui ont mis en exergue le "Kabila dégage !" devenu slogan de tous les Résistants-Patriotes-Combattants en Europe. Odon Mbo a fait un appel pathétique de la marche Paris-Bruxelles 309 Km pour dénoncer le viol de femmes congolaises, avec une plainte comme finalité à la cour pénale et compétence universelle de Bruxelles. "Tous à l'Esplanade Tocadero à Paris le 30 juin 2011 à 10h pour le grand départ !"

Le Colonel Odon Mbo lors d'une marche "Kabila dégage ! des Résistants-Patriotes-Combattants en Grande Bretagne. Photo Réveil-FM, archives

Odon Mbo du Collectif de Surveillance de l'Ethique et de la Morale, (CSEM)en France, est un homme à l'esprit vif, qui parle sans tabou et qui sais surtout ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. Par ses investigations, il a découvert que la fabrication du passeport semi-biométrique coûte 11 euros, alors que celui de la République démocratique du Congo est vendu 280 à 300 euros. La RDC vole ses propres citoyens. Même le Congo-Brazzaville n'est pas aussi rapace, les Congolais de la rive gauche l'achète 70 euros. Les turpitudes de Thambwe Mwamba ne sont plus à démontrer. Nos ambassades sont déguerpies, le passeport congolais est le plus cher au monde.


Le Grand Résistant Odon Mbo s'exprime sur... par reveil-fm


Le Grand Résistant Odon Mbo s'exprime par reveil-fm

Jean Kalama Ilunga de l'Ucdp et porte-parole de la résistance populaire a déjà répondu à la question: Qui sont ces Résistants-Patriotes- Combattants congolais qui scandent à travers le monde:"Kabila dégage !''?

1. Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui portent le poids social de la RDCongo à la place du vernis d'Etat pris en otage par des jouisseurs irresponsables sous Joseph Kabila !

2.Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui interviennent financièrement pour plus d'1 milliard de dollars US chaque année (D'après les statistiques de Western Union) pour donner du pouvoir d'achat à leurs familles et investir dans nombreux secteurs économiques notamment le transport, le logement...

3. Ils et Elles sont cadres, ingénieurs,techniciens,médecins, ouvriers,employés,entrepreneurs, chercheurs,infirmiers, aide-soignants,enseignants à l'université et à l'enseignement secondaire, informaticiens, éducateurs spécialisés, avocats, étudiants, prêtres, pasteurs, évangélistes, journalistes, commerçants, sportifs de haut niveau (professionnels et amateurs), artistes, artisans, avocats.... Parmi eux, de nombreux jeunes congolais nés à l'étranger qui découvrent leur pays, leur patrie et les abominations qui s'y déroulent impunément !

Ils et Elles sont parents et grands parents congolais résidant à l'étranger!... Ces résistants-patriotes-combattans sont tout ce qui précède, sauf voyous !

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Suisse: Les Résistants-Patriotes-Combattants décrètent le 30 juin 2011 comme journée de veillée d'armes pour la révolution populaire au pays de Papa Simon Kimbangu !

Des Congolais de Genève, Lausanne, Vevey, Montreux, Yverdon, Cully... se préparent pour leur participation massive à la grande marche Paris-Bruxelles 309 Km pour dénoncer l'impunité de viol de femmes congolaises dont le départ est fixé à l'esplanade de Trocadero à Paris, pour une marche de 14 jours pour 14 années de silence. En même temps en Suisse le 30 juin 20111, l'an du nouveau cinquantenaire de la République démocratique du Congo, est décrété comme une journée de veillée d'armes pour la révolution population contre le camp de l'inertie ou camp des prédateurs-corrompus-pilleurs-criminels-traîtres, piloté par le dictateur totalitaire Joseph Kabila coupable de forfaiture pour haute trahison, qui a pris en otage les institutions de la République.

Paul Kahumbu Ntumba de la résistance populaire en Suisse

Camarades Résistants-Patriotes-Combattants ,

L’ opération baptisée "Kabila dégage !", aura incontestablement marqué les esprits pendant cette importante étape de l’ histoire de la lutte , que nous menons sans répit contre l’ imposture régnante qui trône à la tête de notre beau pays le Kongo .

Aussi, tout au long de cette croisade punitive, l’ ennemi de notre peuple, aura cerné avec son corps défendant , la portée historique et révolutionnaire de nos prouesses , ainsi que la farouche détermination qui , sans cesse nous anime , pour en découdre une fois pour toute avec le Joséphisme décadent. Le Comandant Hypo alias Joseph Kabila, ensemble avec ses collabos thuriféraires qui se cachent derrière des apparences, voient inéluctablement des signes prémonitoires de leur fin, s’approcher lentement mais sûrement. !

La phase prophétique de Mfumu Kimbangu est en train de s’ accomplir ; la peur s’ agite dans le camp du pouvoir d’ occupation ; la victoire est à la portée de la Résistance patriotique, car son combat est noble et légitime.

Machiavel disait que le prince qui a l’ ensemble de la population pour ennemi ne sera jamais en sécurité ; plus grande est sa cruauté, plus faible devient son régime .

Souvenons nous également des paroles d’un autre dictateur d’ outre-tombe, à la tribune des Nations Unies en 1973 : « un fruit ne tombe que quand il est mûr ; mais , devant l’ Ouragan ou la Tempête de l’ histoire, mûr ou pas mûr , …..il tombe quand même…….

Camarades Résistants-Patriotes-Combattants,

L’ état du pourrissement avancé , programmé au sein de la société kongolaise , par le pouvoir d’ occupation , impose à la Résistance Patriotique un devoir impérieux , de pouvoir appliquer sans délai aucun, une thérapie de choc, dans le tissu économique , social et, spirituel du Kongo à refonder.

Ainsi, pour répondre valablement aux multiple défis du prochain centenaire, il va falloir sauver ce qui reste encore à sauver aujourd’hui et maintenant même , n’ en déplaise à une prétendue opposition, aux contours peu rassurants , qui pense naïvement faire partir l’ imposteur le 6 décembre prochain, si l’ organisation d hypothétiques élections n’obéissait pas à l’ agenda constitutionnel. (pure démagogie)

IL est révoltant , q’ au moment òu notre peuple, est dans une misère indescriptible, certains ténors de la dite opposition , trouvent curieusement des fonds nécessaires, pour se taper des voyages en Occident à la recherche d’ un curieux soutien de légitimité auprès des puissances étrangères, complices avérés du plan de balkanisation de notre pays.

Par ailleurs, fixer une date butoir pour faire partir du pouvoir un criminel imposteur, de surcroit dictateur totalitaire, équivaudrait,à lui offrir malignement sur un plateau,l’opportunité d’ organiser savamment sa fuite !

Or, face à un malfrat de son espèce , il faut l’ alpaguer par surprise, le mettre en prison et mettre sur pied un tribunal pénal , une sorte de Nurember qui va fixer son sort et celui des autres criminels cités avec lui dans le rapport Mapping de l’ ONU, rendu public le 1 octobre 2010.

C’ est pourquoi en Suisse, les Résistants-Patriotes-Combattants vont commémorer cette année de façon assez spéciale l’indépendance de la RDC, le 30 juin 2011, sous le signe d’ une veillée d’ armes dont l’ objectif central vise sans délai, l’ assaut final sur Kinshasa pour bouter dehors le pouvoir d’occupation.

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10 Questions à Rolain Mena

Rolain Mena est l'une de figures de proue de la Communauté congolaise résistance-patriote-combattante en France. Il est depuis quelques semaines Président de l'Apareco-Europe. Contrairement à Justin Bomboko 83 ans, Léon Kengo wa dongo 76 ans, Edouard Mokolo wa pombo, Modeste Mutinga, Evariste Boshab, Tambwe Mwamba...des dinosaures mobutistes artisans du joséphisme qui se teignent les cheveux pour brouiller les pistes sur leur âge, Rolain Mena est de la classe de Kofi Annan, Thabo Mbeki, Wole Sonyika... qui ne trichent pas avec leurs cheveux. La meilleure présentation de Rolain Mena a été faite par M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique du Nord dans l'une de ses nombreuses publications sur le net, que nous reprenons pour vous:"Sur son visage transpire l'amitié, la sympathie, l'empathie, l'harmonie et la vérité. Celui qui s'approche de lui - quand il est sincère - a l'assurance qu'il rencontre un bon et quelqu'un de bien. Être son ami, par quiconque réussit à entrer dans l'espace intérieur de sa bienveillance cordiale, c'est une chance qui va l'accompagner parce qu’il n’est pas un être plein de soi, mais une altérité qui écoute en silence la "Voix silencieuse de l'Évangile et le discours psalmodié du cœur de Dieu".

Rolain Mena sa rhétorique enjolivée sur le résistance congolaise en France ne peut laisser indifférent. Photo Réveil-FM, archives

En fait, on peut confondre sa méditation sur les choses invisibles qui le traversent pour le bien-être du Congo comme une élégie dirigée par la prière au Créateur. Ce que Rolain Mena fait pour la Patrie demeurera. Cette époque que nous traversons l’a déjà sélectionné parmi ses Léopards politiques, civiques et patriotiques. À l'époque quand la presse était un monopole de l'État, des hommes comme lui passaient aux yeux du peuple pour ceux qui taquinent l'État. Or, avec notre presse alternative virtuelle et informatique, la dimension intégrale de sa hauteur n'est plus confisquée à ses exercices de la semence du bien.

J'admire très profondément la croisade de MENA pour redonner aux Congolais, par les moyens qui sont les siens, la dignité qui leur a été arrachée. Je suis sûr que dans les livres qui s'écriront pour le Kivu, pour le Katanga, pour l'Équateur, pour le Bas-Congo, pour Katako-Kombe pour Inkisi et toute la RDC, il y sera sans examen d'admission.

De lui, l'éthique n'est pas une pratique difficile ni une punition à imposer à sa règle de vie. Que du bien puissions-nous de lui, dire à la Nation et que référence et exemple de lui, nous retiendrons.

L'année qui vient de finir, je n'ai appréhendé de la posture de Rolain MENA que présence au front. Il est digne et juste de lui communiquer cela pour que, d'accord ou pas d'accord, la vérité et la paix demeurent les valeurs de sa vocation humaine. L'impasse présente de la RDC aura été pour toute notre Nation, l'occasion de le découvrir, je lui souhaite les Meilleurs, aujourd'hui et toujours.

Réveil FM : Monsieur Rolain MENA, bonjour ! Vous avez été Vice-président et Président de l’APARECO-FRANCE, ensuite conseiller au sein du Cabinet du Président Honoré NGBANDA NZAMBO. Tout en vous félicitant pour votre nouvelle nomination au poste de Président de l’APARECO-EUROPE, qui démontre que vous bénéficiez entièrement de la confiance de votre Président Honoré NGBANDA, en quoi consiste maintenant votre travail ? Et le fait que les Résistants-Patriotes-Combattants fonctionnent en nébuleuse est-ce que c'est une bonne chose ?

Rolain MENA : Bonjour monsieur Freddy MULONGO. Je vous remercie pour vos félicitations et pour l’intérêt que vous accordez à ma petite personne en relevant mon parcours politique au sein de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo.

Mais vous savez, dans l’APARECO, nous ne recherchons pas spécialement des postes. Ceci est valable aussi bien pour notre leader que pour notre plus petit membre, si vous me permettez cette expression qui n’est pas du tout réductrice.

Notre plateforme politique accueil les personnes qui croient en la justesse et la noblesse de notre combat et qui sont disponibles, déterminés et capables de mener à bien une mission sans attendre quoi que ce soit en retour à part la libération du Congo et de ses institutions de la mainmise étrangère.

Lorsque nous vous disons que « NOUS N’AVONS QU’UN SEUL DELAI ET UNE SEULE DATE, LA VICTOIRE », ce n’est pas un slogan creux mais bel et bien une affirmation patriotique, une déclaration fondamentale qui nous anime extraordinairement, de la base jusqu’au sommet de notre Alliance.

Le rôle de chacun d’entre nous, sous l’expertise notoire de notre leader, est de mobiliser, conscientiser, sensibiliser et informer les Congolais en premier ensuite la communauté internationale sur les crimes organisés au Congo, afin que le monde entier réagisse comme il se doit et que notre pays se relève de ses cendres.

Nous sommes dans une démarche exceptionnelle dans laquelle nous en appelons au sens des responsabilités de toutes et tous, jeunes et moins jeunes, pour que chacun se lève là où il se trouve et réagissent en conséquence afin que les cris de douleur de notre mère Patrie soient audibles et ne se volatilisent pas comme de la fumée dans le vent. Et à ce niveau, je ne suis pas le seul à bénéficier – comme vous l’avez relevé – de la confiance du Président Honoré NGBANDA, qui est un véritable battant et qui nous a tous contaminé de par sa disponibilité, son humilité et sa détermination à en découdre avec les fossoyeurs du Congo.

Ceci dit, je ne sais pas ce que vous entendez par nébuleuse mais si je saisi le sens de votre question il semblerait que vous vous souciez du fait que les Congolais - qui par Amour de la patrie ce sont levés et ont dit non à « Joseph KABILA » et à son règne sanguinaire au Congo - soient insaisissables et incontrôlables à la fois. Vous touchez un domaine sensible. Pour des raisons évidentes permettez au Résistant Patriote Combattant que je suis, de ne pas vous en dire plus.

Par contre, ceux qui ont aujourd’hui l’effectivité du pouvoir et qui l’exerce à l’encontre des intérêts du Peuple Souverain Congolais doivent savoir que l’on n’arrête pas un esprit qui se propage à la vitesse de la lumière et qui provoque l’Eveil Patriotique de tous ceux qu’il touche. Alea jacta est !

Je suis franchement admiratif du travail fourni par ceux qui sont aujourd’hui connus sous la dénomination de Résistants-Patriotes-Combattants et qui se font remarquer un peu partout au niveau de la diaspora par des actes posés en faveur de la lutte pour la libération du Congo et le bien être de nos populations, aussi bien sur Internet que directement sur le terrain.

Nous sommes ensemble et regardons dans la même direction : celle de la libération du Congo, de l’essor de la Nation et du bien être du Peuple Congolais.

2. Réveil FM International : Quelle-est votre analyse par rapport à la journée du 16 mai 2011 à l'Assemblée nationale française sur les élections sous haute tension en RDC ?

Rolain MENA : De prime abord, j'ai été agréablement surpris d'apprendre par le Vice Président de l'APARECO - maître Ndala Wa Ndala - qui m'avait contacté quelques jours auparavant à ce sujet – que le député Noël MAMERE organisait, en collaboration avec notre compatriote Jean Michel MAMPUYA - que je salue fraternellement au passage - ce colloque sur la RDC au sein même de l'assemblée nationale française, un lieu si symbolique et si prestigieux qui incarne - comme tout le monde le sait – le droit de savoir et la liberté d’expression. Des valeurs inexistantes en République dite démocratique du Congo.

Ensuite, je tiens à saisir l’occasion qui m’est ici donnée pour féliciter chaleureusement les organisateurs de cet évènement et pour les remercier d'avoir penser à ma modeste personne en m'envoyant une invitation à participer à cette réunion.

Ceci dit, je ne me permettrai pas – contrairement à votre désir - de faire une analyse politique sur cette journée du 16 mai car je n'ai rien appris de nouveau par rapport à ce que je savais auparavant sur la situation catastrophique que traverse notre pays, mais surtout, et c’est le plus facile à avouer, parceque contrairement à mes Amis et Frères tels les Jean-Pierre MBELU, Fweley DIANGITUKWA, Djamba YOHE, Dunku FEZAU et d’autres encore qui excellent dans ce domaine, je suis un piètre chroniqueur.

Je me contenterai donc - si vous le voulez bien - de vous donner mon opinion d’humble Patriote Combattant Résistant, tout simplement.

Tenez :

D'éminentes personnalités tant Congolaises qu’étrangères et tout particulièrement le Président Honoré NGBANDA (CRIMES ORGANISES EN AFRIQUE CENTRALE), nous avaient déjà informés dans leurs opus, de tout ce qui a été dépeint avec gravité par les différents intervenants à ce colloque. Pour soutenir mon propos, je vous recommande de lire des ouvrages tels que :

- « CES TUEURS TUTSI AU CŒUR DE LA TRAGEDIE CONGOLAISE » de Charles ONANA (http://www.amazon.fr/TUEURS-TUTSI-coeur-tragédie-congolaise/dp/2916872086);

- «NOIRES FUREURS, BLANCS MENTEURS» de Pierre PEAN (http://www.amazon.fr/Noires-fureurs-blancs-menteurs-1990-1994/dp/2842059298);

- « Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali » de Robin PHILPOT (http://www.inshuti.org/robin.htm);

- « Les fraudes électorales – Comment on recolonise la RDC » de Fweley DIANGITUKWA (http://www.editionsharmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=25160);

Pour ne citer que ceux la parmi d’autres, sans oublier les rapports édifiants sur la RDC qui sont tous au rouge vif.

Les intervenants à ce colloque n’ont pas manqué de nous le rappeler en confirmant par leurs constats amers ce que les personnalités sus citées avaient dévoilées avec force et détails au monde entier. Ajoutez à cela la gestion calamiteuse du Congo par celui qui se fait appeler sournoisement Joseph KABILA et par-dessus, la versatilité maladive des Congolais corrompus qui se contentent d’un semblant de pouvoir au sein de ces institutions, et la boucle est mortellement bouclée pour la population Congolaise avec ses plus de 5 millions de morts, de disparus et de déplacés. Je vous épargne les détails atroces et barbares qui sont dans notre mémoire collective et dont les tenants du pouvoir et leurs « à-plat-ventristes » invétérés ne parlent que du bout des lèvres.

C'est dans cet environnement souillé et pollué que l'on propose au peuple Congolais de faire table rase de son passé récent et d'aller de nouveau aux élections organisées par un imposteur criminel et ses nervis malfaiteurs, dont nous savons pertinemment qu'ils se sont spécialisés dans la fourberie pour atteindre leur but. Les exemples sont légions et moi personnellement, je dis NON, trois fois NON à ces « élections nde » par lesquelles on veut (suivez mon regard) maintenir le Peuple Congolais la tête sous l’eau, dans l’ignorance et l’impécuniosité afin de l’assujettir pour mieux régner sur lui !

Ici, je mets sévèrement en garde les collabos impénitents Congolais, d’une sale mentalité, traitres à la Nation, qui ne veulent pas revenir à de meilleurs sentiments malgré nos nombreux coups de semonces et autres « fin de non recevoir » cinglantes, persistants à faire la sourde oreille et à nous balancer sur la toile et ailleurs des analyses tordues, empreintes de rodomontades et autres fanfaronnades dans le but égoïste d’accéder vaille que vaille à la mangeoire. Demain je serais ministre (« Lobi nakozua lifuta na ngaï ya Ministre ») c’est ce que prétendent du moins les plus empressés d’entre eux à l’adresse des membres de leurs entourages dont je tais évidement les noms, cinquième colonne oblige.

Ils oublient juste qu’au dessus de tous les plans des hommes, il y a celui de DIEU, qui domine.

Demain, lorsque le Peuple recouvrera sa souveraineté perdue et reprendra sa destinée en main, sous l’impulsion de la résistance, ils ne trouveront aucune pierre assez grande et assez loin du Congo derrière laquelle se planquer en attendant des jours meilleurs.

Ceci n’est pas une menace car ce n’est pas mon genre de menacer les gens, mais bel et bien une promesse Biblique qui lavera la dignité et l’honneur bafoué des Congolais rendant ainsi réparation à nos millions de martyrs dont le sang réclame justice auprès de l’ETERNEL DES ARMÉES !

Comprenez mon émotion si je me suis quelque peu écarté de notre sujet, mais pour moi, votre humble serviteur, les élections sont normalement un grand rendez-vous entre le citoyen et son élite politique et doivent se faire dans la paix, la quiétude, la tranquillité et la sécurité pour tous car c'est à ce moment que le peuple exerce sa souveraineté en mandatant celles et ceux qui qualifiés, devront le représenter en veillant à ses intérêts à l'intérieur tout comme à l'extérieur du pays.

Corrigez-moi si je me trompe.

Le fait que vous releviez - avec raison qui plus est - que les probables élections à venir se feront sous haute tension et que tous les orateurs au cours de ce colloque sur la RDC confirment vos craintes dans leurs exposés respectifs, est d’une particularité dangereuse qui ne présage rien de bon et qui nous conforte dans notre position qui consiste à ne pas nous laisser distraire par quoi et/ou qui ce soit dans la lutte que nous menons pour la libération du Congo.

C’est en cela que nous ne voulons pas participer aux prochaines joutes électorales qui de par leurs exécrables dispositions prennent déjà - tous les observateurs avertis l’ont constaté - le chemin du traficotage en tous genres. D’ailleurs, à ce sujet, je ne serai pas surpris d’apprendre que - ne sachant à quels petits diables se vouer pour faire tourner les magouilles - le pouvoir en place ne décide in fine de renvoyer aux calendes grecques ses nouvelles élections mascarades pour se maintenir aux affaires malgré son impopularité qui a atteint des sommets vertigineux. Vous verrez que l’avenir me donnera raison !

Voila pourquoi, nous estimons – et en cela de plus en plus de Congolais nous donnent raison - que nous n'avons qu'un seul délai et une seule date : la victoire du souverain primaire sur les plans de tous les vautours et autres charognards qui tournoient au dessus du Congo et de son Peuple.

Pour nous, le temps appartenant à DIEU, la lutte continue et la victoire est certaine. Ces gens sont venus chez nous par un chemin, le moment approche ou ils détaleront par milles autres emportant avec eux leur autorité morale et tutti quanti. Foi de Patriote Résistant Combattant!

Remarquez, toujours à ce propos, que ceux qui ont en charge l'organisation d’élections crédibles, inclusives, libres et pacifiées - sous le rythme des cinq chansons, ne cessent de violer inlassablement les droits élémentaires du Peuple Congolais en donnant de nouveau ces jours-ci, des grands coups de machettes dans la constitution à l’insu du plein gré de nos honorables et autres excellences qui, plus préoccupés qu’ils sont par les versements en temps et en heure de leurs émoluments et autres frais de missions, en oublient leur rôle exact au sein des institutions, se faisant ainsi distinguer par une insouciance suicidaire et un manque de vision flagrant.

C’est en cela que je dis que tout ceci ne présage rien de bon pour l’avenir du Congo.

Comprenez dès lors que face à cette attitude irresponsable et démissionnaire nous estimions - au niveau de la résistance en général et de l'APARECO en particulier - que nous n’avons pas à conditionner notre lutte à la manière dont s’organise ceux qui ont actuellement l’effectivité du pouvoir et dont le souhait le plus ardent du Peuple Souverain est qu’ils dégagent toutes et tous autant qu’ils sont pour laisser place nette à une élite renouvelée et responsable qui travaillera avec abnégation dans le but de tirer le Congo et ses populations vers le haut. Nous sommes prêts !

3. Réveil FM International : Le Général JOANO, ancien commandant de l’EUSEC, conseiller spécial Paix et sécurité en Afrique à la DGE affaires extérieures et politico-militaires de l'U.E. et le député Noël MAMERE ont été très applaudis. La description Kafkaïen de l'armée et la police congolaise est plus que catastrophique. Peut-on aller aux élections présidentielles sans une armée républicaine ? A la fin qu'est-ce que vous vous êtes dits avec le Général JOANO ?

Rolain MENA : Vous posez plusieurs questions en même temps mais cela ne me dérange pas. Je connais le Général JOANO pour l’avoir rencontré dans le cadre de ma mission de mobilisation, d’information, de sensibilisation et de conscientisation sur la cause Congolaise dans le combat que je mène aux côtés du Président Honoré NGBANDA.

M’approchant de lui, je l’ai salué en le remerciant pour la clarté de son exposé et pour toute la vérité y contenue. Le dit exposé - avec celui tout aussi révélateur du député Noël MAMERE, comme vous l’avez constaté d’ailleurs – a provoqué des applaudissements spontanés et soutenus de la salle.

Ensuite je lui ai posé une simple question en ces termes : « Mes respects mon général. Avec toutes mes considérations, ne pensez vous pas – qu’au vu que les Congolais ne sont plus dupes et que le vérité est connue du monde entier maintenant – les exposés de tous les intervenants dont le vôtre en particulier en sont la preuve incontournable - qu’il serait temps que les grandes puissances au sein de la communauté internationale, qui en ont les moyens, mettent enfin un terme définitif à toute cette mascarade au Congo dans laquelle elles n’ont rien à gagner à part des rancœurs, de l’aversion et de l’animosité entre nos populations respectives aujourd’hui et entre les générations à venir demain ? »

Ce à quoi le Général m’a répondu qu’il était tout à fait du même avis que moi, tout en me félicitant pour le combat que nous menons et en me demandant de transmettre ses salutations à notre leader. Depuis, nous sommes resté en contact. Vous comprendrez que je ne vous en dise pas plus à ce niveau et que je réserve le résultat de ce travail à qui vous savez. Les Congolais seront informés le moment opportun.

Ceci dit, vous avez raison de sous entendre que sans une armée républicaine digne de ce nom, il est impossible de faire de bonnes choses en bon père de famille au Congo.

Je vous rappel que le fait de mettre une armée en place, faisait partie des préalables non respectés (déjà) en 2006, devant baliser le chemin des élections. A ce jour, nous n’avons toujours pas d’Armée Républicaine au Congo sous la présidence de celui qui se fait appeler Joseph Kabila et dont les Congolais veulent se débarrasser désormais car ils ont compris le pourquoi du comment et on entendu le signal d’alarme de l’APARECO, crédibilisé par la réalité sur le terrain, notre plus fidèle alliée dans le combat pour la libération de la terre nous léguée par nos ancêtres. Réagissons en conséquence désormais, ne baissons pas les bras, allons encore plus de l’avant et avec l’aide de nos partenaires historiques et de tous ceux qui regardent dans la même direction que nous en faveur du Congo et de ses populations, assumons nous et reprenons notre destiné en main. C’est ce que le monde entier attend de nous.

4. Réveil FM International : Toujours lors du colloque, des Congolais étaient offusqués que Ghislaine Dupont, modératrice de la première table ronde, ne puisse pas donner la parole facilement aux congolais alors qu’elle a été elle-même victime des autorités Congolaises, car elle a été expulsée du Congo. Avez-vous pris connaissance de cette remarque et qu'en pensez-vous ?

Rolain MENA : Il est vrai que l’ambiance tendue de la salle étaient palpable et que les Congolais présents voulaient tous profiter de l’occasion - et on les comprend - pour poser des questions légitimes sur la situation atroce que connaît notre pays et sur l’attitude inaccoutumée de même que l’implication douteuse de la communauté internationale dans le dossier Congo.

Mais, je me mets aussi à la place de madame Ghislaine DUPONT qui est une journaliste de renommé et qui a payé également de sa personne comme vous le savez a cause de la vérité qu’elle a osé révéler dans ses nombreux articles sur l’administration épouvantable du Congo par les joséphistes dont certains – présents dans la salle - étaient recroquevillés dans leur fauteuil, s’y enfonçant de plus belle au fur et à mesure que les exposés se succédaient plus dénonciateurs les uns que les autres. Lamentable !

Ceci dit comme je l’avais exprimé à votre confrère Lilo MIANGO qui m’a approché directement à la fin des exposés, n’oubliez pas que ce colloque n’a pas été organisé par les Congolais mais par un représentant du pouvoir Français en la personne de monsieur Noël MAMERE, qui à usé de sa position de député de Gironde, pour que nous puissions nous réunir en ce prestigieux endroit.

Il faut, à mon humble avis, plutôt chercher à savoir lire les signes des temps que de s’émouvoir de l’attitude de madame Ghislaine DUPONT qui n’avait pas un rôle facile car le Congo suscite – et pour cause - bien des inquiétudes et biens des passions d’un côté et que de l’autre elle n’avait pas toute la journée à sa disposition pour permettre des longs échanges entre les intervenants et le public. Vous avez sans doute constaté qu’à mon niveau je me suis contenté d’être très attentif et que je me suis abstenu d’intervenir, bien que l’envie y était.

Saluons cette initiative et remercions les agents du service du protocole de l’assemblée nationale pour l’accueil qui a été réservé aux Congolais de même que tous les orateurs pour la pertinence de leurs rapports ainsi que pour leur disponibilité.

A nous autres Congolais de suivre l’exemple.

5. Réveil FM International : Madame Alexandra Novosseloff, chargée de missions aux Nations Unies et à la direction des affaires stratégiques au ministère de la Défense en France, a passé un tableau élogieux de la Monuc devenue Monusco, comme si tout allait bien au Congo. Que répondez-vous à tous ceux qui croient que le Congo est sous tutelle de la Monusco ?

Rolain MENA : Madame Alexandra Novosseloff n’avait pas un très beau rôle. C’est une dame que je respecte car elle a un parcours académique impressionnant.

Pour autant, le fait de tenter de relever les bienfaits de la MONUC n’était pas un exercice facile car ils n’existent pratiquement pas en termes d’efficacité.

En effet avec prêt de 20 000 hommes armés jusqu’aux dents et soutenus par une logistique à la pointe de la technologie, les résultats de la MONUC laissent à désirer tant les Congolais sont violentés aux yeux et à la barbe des casques bleus qui nous donnent l’impression de regarder ailleurs lorsque l’on s’en prend aux Populations Congolaises qu’ils sont sensé protéger alors qu’ils sont prompts à réagir et à user de leurs capacités foudroyantes de contre attaquer lorsque le pouvoir de l’imposteur titube et/ou est mis à mal par les combattants sur le terrain.

Les rapports à ce niveau sont légions et les cas de viols de nos populations par les soldats de la mission ont déjà été relevés par plusieurs observateurs sérieux sans que cela n’émeuvent autrement les grands décideurs au sein de la communauté internationale qui crient facilement au scandale faces à des situations moins dramatiques.

Il semblerait que les morts Congolais n’intéressent personne.

C’est cette attitude paradoxale des pays dits de grandes démocraties qui pétrie de certitudes les nervis de notre imposteur national et qui conforte l’impression de dépendance du Congo que nous avons. Et ce n’est pas qu’une impression !

6. Réveil FM International : Qu’est-ce qui explique le silence assourdissant des Joséphistes, pourquoi n'ont-ils pas osé prendre la parole devant les Congolais de l'Etranger ?

Rolain MENA : Les hommes de notre imposteur national, qui sont loin d’être des agneaux, étaient réellement mal à l’aise mais vous savez, la vie est faite de choix et je regrette que pour des raisons egocentriques, les joséphistes comme vous dites, aient fait celui de servir l’imposture, trahissant ainsi la Nation et la Patrie.

Ceci dit, à part se taire, se faire tout petit et attendre la fin du colloque pour déguerpir la queue entre les jambes et en quati-mini jusqu’à leurs avion de retour pour Kin et pour rapport auprès de leur autorité morale, que pouvaient-ils faire d’autre lorsque du début à la fin pendant plus de trois heures tous les intervenants leurs ont assénés les quatre vérités qui étaient des véritables gifles en plein visage ?

Je trouve que vous êtes un tantinet sévères avec les joséphistes car pour ma part, ils ont fait preuve de beaucoup de prudence et je les félicite. A leur place, j’aurais eu le même comportement pour éviter de me faire lyncher. Et ce n’est pas l’intervention cocasse d’un supporter qui, pour tenter de sauver la face, a voulu se faire remarquer en posant deux questions auxquelles les intervenants ont répondu par le silence, qui a changé l’impression de ridicule qui accompagnait ces gens.

7. Réveil FM International : Pourquoi l'Apareco n'a pas réagi contre l'agression de Vital Kamerhe à Montréal ? Et que pensez-vous de l'organisation de la nuit Africaine de ce 11 juin 2011 passé et de la prestation des musiciens Congolais ?

Rolain MENA : Les Congolais sont suffisamment matures maintenant et réagissent en conséquence, d’autant plus qu’ils savent exactement - comme je le dis souvent - qui est qui, qui fait quoi, pour qui et pour quoi.

La personne que vous citez vient de s’en rendre compte à ses dépends à Montréal. Cela devrait lui rappeler son passage à Paris, au niveau de la porte de la chapelle, dans un passé pas très lointain, où les Congolais lui avaient déjà répondus par une fin de non recevoir tout aussi cinglante. Idem pour Bruxelles et je lui déconseille de tenter son cirque à Londres.

Le message à capter par cette attitude des Congolais envers cet individu et ses comparses, est primo que seuls les véritables Congolais mandatés par le souverain primaire dirigeront demain ce pays.

Secundo, tous ceux qui ont fait partie du plan de la mise à mort du Congo, qui ont servi ce plan macabre avec zèle et qui dans un but egocentrique et purement carriériste, cherchent à tromper à présent la diaspora, en la caressant dans le sens du poil afin d’avoir son quitus, alors que cette même diaspora n’a toujours pas droit au vote, s’en mordront les doigts dorénavant.

Tertio, les déclarations tapageuses et inappropriées du type : « Un véritable Congolais c’est celui qui aime le Congo plus que tout » et d’autres forfanteries douteuses de ce genre, ne font qu’exacerber les tensions.

Pour nous qui vivons dans la diaspora, les formalités d’acquisition de la nationalité, ne sont pas conditionnées aux degrés d’amour que nous avons envers les pays dans lesquels nous résidons.

Ce n’est pas parceque nous aimons notre pays d’accueil plus que tout (pour certains), que pour autant nous en octroyons de facto la nationalité.

J’ai entendu dire aussi que l’auteur du livre « Pourquoi j’ai choisi Kabila » affirmait également, toute honte bue, en faisant allusion à sa propre personne sans doute, que « Un bon Congolais, c’est celui qui apporte un plus, de la valeur ajouté, à son pays » Fin de citation !

On ne peut pas empêcher un corbeau de se caresser les plumes mais, qu’est-ce à dire ? Que tous les pauvres et les démunis ne sont pas dignes et sont des mauvais Congolais ? Ridicule !

Ce genre de déclaration tapageuse et enfantine fait partie des champs de sirènes utilisés par les fossoyeurs du Congo pour amuser la galerie et piéger nos populations.

Je conseil à tout ce beau monde de cesser de prendre les Congolais pour des idiots. Les signes des temps sont là. A eux de savoir lire la météo et de prendre les dispositions nécessaires, c'est-à-dire de dégager, avant que l’ire du peuple Congolais qui en a ras-le-bol de la mascarade au Congo ne les frappe de plein fouet comme la foudre.

Pour la nuit Africaine au Stade de France, durant laquelle je ne suis resté que très peu de temps (moins d'une demi-heure), je me félicite de la prise de conscience des Africains qui ne se sont pas déplacés en grand nombre, contrairement aux espérances des organisateurs qui eux, ne sont pas rentrés dans leurs frais.

A peine 15 000 personnes au vu des capacités du stade qui peut accueillir jusqu'à 80 000 hommes. Les organisateurs ont rapportés qu'ils étaient déçus car ils s'attendaient à la venue de 45 000 à 60 000 personnes.

Ils doivent saisir que mêmes si nous sommes des peuples festifs, on ne peut pas d'un côté taper sur les dirigeant Africains qui se révoltent contre le système établi dans certains pays du continent et de l'autre, inviter les populations de ces mêmes pays à faire la fête et à aller danser la Rumba ou le Zoblazo alors que leurs sœurs sont violées et que leurs frères ont eu la tête éclatée par des balles et des obus sous la complaisance de l’occident dit chrétien.

Quand j’ai vu nos musiciens Congolais s’appliquer à tourner les fesses et s’affairer à présenter les seins de leurs danseuses en massacrant la langue de Voltaire, j’ai été très triste et j’ai eu honte.

C’est tout ce que nous rejetons avec force et dont nous ne voulons plus au Congo de Pascal KABUNGULU, Akite KISEMBO, Franck NGIKE, Louis MWAMBA BAMPUYA, Serge MAHESHE, Floribert CHEBEYA et Fidele BAZANA – paix à leurs âmes. Les Africains en général et les Congolais en particulier on dit NON et je m'en félicite.

Apprendre ensuite que "Joseph Kabila" s'est fait "arnaquer" car il a déboursé prêt de 600 000 dollars pour la distribution de 10 000 petits drapeaux à son effigie dont personne n'a vu les couleurs, m'a laissé pantois. Il ferait mieux de mettre tous ses courtisans-flatteurs aux arrêts car il ne peut prétendre ne pas avoir assez d'argent pour organiser des élections à deux tours et d'un autre côté dilapider le trésor public Congolais à des fins personnels. Voila de quoi donner de la crédibilité à la tolérance zéro !

Ceci dit, la teneur du combat de l’APARECO est connue de tous et nous n’avons pas pour vocation de commenter à tout moment les réactions du Peuple Congolais Souverain qui n’est plus dupes, qui veut désormais que sa souveraineté soit respectée et qui pour ce faire, compte beaucoup sur les Patriotes Combattants Résistants que nous sommes.

Pour preuve, je vous invite à cliquer sur le lien suivant : http://www.youtube.com/watch?v=rFsKAyGepUU&feature=share

8. Réveil FM International : De plus en plus, les joséphistes, du moins les plus remarqués parmi eux, ne cessent de vous faire des éloges dans leurs écrits sur le net d’un côté et de l’autre, ils menacent les résistants de poursuites judiciaires. Qu'est-ce qui se passe ?

Rolain MENA (rires) : On appel cela faire des appels du pied et je pense que ces gens seraient ravis de me voir les rejoindre dans leur embarcation qui prend l’eau de toute part. Je ne suis pas fou et c’est peine perdue pour eux. Ceci dit, je vais être succinct en vous disant que de mon côté ces flatteries me laisse de marbre, il n’y a rien, absolument rien. Et n’eut été le grand respect que j’ai pour vos lecteurs, je m’arrêterai là.

Par respect pour ces derniers, je rajoute ceci :

Restons s’il vous plait dans les sujets sérieux et ne ramenons pas les nombreux problèmes que connaît notre grand, beau et riche Congo sur quelques individus incirconcis qui menacent et pétaradent dans tous les sens pour se faire remarquer après avoir vendu leur âme, leur village et leur conscience aux plus offrants en miettes.

Leurs tentatives d’intimidations vaines et maladroites démontrent tout simplement que la peur a changé de camp et qu’ils sont conscients que bientôt ils seront brutalement et impitoyablement balayés par le vent de l’histoire que les Patriotes sont entrain de corriger !

Les autorités judiciaires du monde entier savent que « comme ont fait son lit, on se couche » et que s’il existe des personnes qui ont été violentées et qui ont subi des actes barbares inqualifiables et inacceptables, ce sont bien nos sœurs et frères Congolais sous l’administration de notre imposteur national et de ses hommes de mains. Les personnes auxquelles vous faites allusion et que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve - n’eut été le fait que je suis un grand amateur d’Internet – font partie me semble t’il, de la petite bande de deux ou trois individus qui pour des raisons qui leur sont propres mais dont les Congolais ne sont plus dupes, mettent avec cupidité, leur science au service d’Hyppolite KANAMBE en usant et en abusant de la zizanie, de l’ironie, de la fanfaronnade, de la rodomontade, de l’intimidation, etc. C’est leur choix, pas le mien, tout le monde le sais. Donc passons !

Je retiens la réaction d’un internaute, je pense qu’il s’agit du compatriote MULUMBA KANKU qui relevait avec talent et pertinence ceci : « ces individus veulent se mettre trop en vedette. La lecture attentive de leurs critiques contre la résistance et autres fanfaronnades empreintes de provocations et d’ironie de mauvais aloi témoignent de leur sophisme et de leur dogmatisme. Ce qui les discrédite de facto auprès de toute la crème intellectuelle du Congo qui vous l’aurez remarqué ne commente que très rarement leurs diatribes et autres invraisemblances ». Fin de citation.

Toutes ces méthodes sont désuètes, vaines et sans effet. Pour preuve, vous constaterez que plus les hommes de Kanambé s’expriment par des analyses politiques proches de la majorité, plus le petit nombre de leurs sycophantes et autres acolytes fond comme neige au soleil, et plus encore « KABILA DEGAGE » se répand comme une trainée de poudre partout dans les pays où se trouvent des Congolaises et des Congolais. Paradoxalement, ceci prouve qu’ils font, à l’insu de leur plein gré, un excellent travail de conscientisation pour l’avènement d’un Congo nouveau et personnellement, je les en remercie.

Qu’ils poursuivent inlassablement sur cette voie.

Ce que je leur conseil toutefois, c’est d’éviter de faire monter la température et les enchères par des menaces inappropriées car je ne serais pas toujours présent pour calmer l’irritation et la révolte compréhensibles de nos jeunes compatriotes combattants. La scène filmée par notre frère Roger BONGOS dans laquelle un joséphiste, à-plat-ventriste irrécupérable, aboyait contre deux combattants devant l’assemblée nationale, dévoilant ainsi sa véritable nature, est assez révélatrice.

Comme cela a déjà été dit par une internaute avertie - Maman TUMBA pour ne pas la citer et que je salue patriotiquement au passage - ils sont à quelques uns, un condensé de ce qu’il ne faut plus faire et ne plus être au Congo. C’est la lutte contre nos antivaleurs suicidaires dont ces individus ne veulent pas se départir quoi qu’il arrive.

Ainsi, je pense qu’il est inutile de perdre du temps précieux à leur répondre - sauf par le silence - car nous n’en avons ni le temps ni le rang. Leur salaire dépendant de toutes les manières – d’où mes propos volontairement dédaigneux et justifiés à leur égard - de la non compréhension de notre discours. Faisons ce que nous savons faire de mieux : Un travail qui réponde aux attentes des Congolais qui fondent tous leurs espoirs sur nous.

C’est en référence à ce dernier point que je vous demandais en liminaire de rester dans les sujets sérieux !

9. Réveil FM International : Le bruit des casseroles que traîne le gouvernement des Joséphistes sont l'enchaînement des affaires criminelles, les répressions, la corruption, la manipulation sans cesse de la Constitution de Liège, la famine, les maladies, la violation décomplexée de la souveraineté du Congo etc. Selon vous monsieur MENA, quelles sont les conditions pour avoir des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées au Congo ? Rolain MENA : Le problème du Congo - et je le dis sans ambages - s’est d’abord et avant tout la présence de celui qui se fait appeler Joseph KABILA au sommet de nos institutions.

En effet, depuis que cet individu est entré en véritable cheval de Troie dans notre pays, avec en logistique le soutien de la mafia qui se cache au sein de la communauté internationale, les choses ne vont qu’en s’empirant au Congo de Floribert CHEBEYA – paix à son âme en ce mois de juin tristement commémoratif - où vous avez les Congolais qui s’entre-déchirent à l’intérieur et à l’extérieur de la RDC et où vous avez les institutions qui ne fonctionnent pas comme elles devraient à cause de toutes sortes de maux et de la politique d’achat des consciences utilisée comme mode de gouvernement par le clan au service de ce monsieur pour lequel personnellement, je n’éprouve que du mépris.

Ce sentiment au vu de son immense impopularité est partagé par un nombre très important de Congolais pour ne pas dire par tous les Congolais. Mis à part bien entendu ceux qui profitent de la déliquescence généralisée dans laquelle se trouve le Congo. Les exemples sont légion et les exposés des orateurs présents au colloque sur la RDC ainsi que les manifestations de ras le bol que l’on constate un peu partout au niveau de la diaspora sont plus que révélateurs à ce sujet.

Ensuite le deuxième problème est le fait que notre élite ait encore et toujours en son sein des individus pleins d’antivaleurs suicidaires que nos frères Jean Pierre MBELU, Djamba YOHE, Fweley DINAGITUKWA, Nduku FEZAU, Evariste MPWO et d’autres tout aussi avertis, n’ont de cessent de dénoncer. Ces antivaleurs qui freinent notre retour au sein des pays dit réellement démocratiques et qui favorisent par des actes posés, la chute du Congo et de ses populations dans un trou sans fond.

Pour autant, la situation est très grave mais pas désespérée. En effet, nous aurons fait un pas de géant vers le retour du Congo à sa place perdue au sein des concerts des Nations, si nous arrivons à nous débarrasser de cette grosse épine dans le pied qu’est la présence de l’imposteur national nous imposé au sommet de l’Etat et si nous arrivons également, avec l’aide de nos partenaires, à mettre en place une coopération « gagnant-gagnant » dans lequel nos Populations respectives trouveront leurs comptes sur le très long terme. Ce n’est pas une sinécure, je le conçois, mais nous n’avons pas le choix car rien de ce qui est grand n’est une mince affaire !

Pour preuve, concernant nos antivaleurs suicidaires, je pense que les Congolais ont entendu notre message lorsque nous disions que nous devons absolument « profiter » de cette longue, trop longue période, durant laquelle le Congo connaît le tumulte - et c’est un euphémisme - pour nous équiper moralement, intellectuellement et spirituellement afin de former pour demain cette nouvelle élite dont le Congo à absolument besoin. Une élite qui travaillera avec abnégation et un sens profond des responsabilités et qui aura au centre de ses préoccupations l’essor de la Nation et le bien être du Peuple Congolais.

Ces sont les deux gros chantiers principaux qui conditionnent l’arrivée d’élections dignes de ce nom au Congo de Fidèle BAZANA – paix à son âme - et que l’association « Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs » que j’ai l’honneur de présider, appel de tous ses vœux, sous l’impulsion du Président Honoré NGBANDA, le leader de l’APARECO et l’initiateur de la Résistance Populaire Congolaise contre nos envahisseurs méchants et nos antivaleurs suicidaires.

Retenez la date d’aujourd’hui et vous me donnerez raison car demain vous verrez que les casseroles auxquelles vous faites allusion cesseront leurs tintamarres car elles n’existeront plus. Foi de Patriote !

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J-11: "La Grande marche Paris-Bruxelles doit avoir pour finalité l'action judiciaire contre le viol de femmes congolaises et non politique" dixit le Pasteur Philippe Kabongo Mbaya

La grande marche Paris-Bruxelles à pieds 309 km pour dénoncer le viol contre de femmes congolaises, est une marche fédératrice de tous les Congolais. Cette marche n'aura pas d'étiquette politique. Les Résistants-Patriotes-Combattants et l'intelligentsia congolaise souhaitent que la finalité de la marche à pieds Paris-Bruxelles soit judiciaire que plainte soit déposée à l'Union Européenne et à la Cour Pénale Internationale et compétence universelle ! La proposition de remettre un mémo à Albert II, roi des Belges n'est pas partagé par tous.

L'affiche officielle de la marche Paris -Bruxelles 309 km, AJES-Ni Putes, Ni Soumises

Le pasteur Philippe Kabongo Mbaya. Photo Réveil-FM, archives

Le Roi Albert II et la Reine Paola ont été à Kinshasa pour les festivités du cinquantenaire de la République démocratique du Congo, alors que Floribert Chebeya ex-président de la Voix de sans Voix était assassiné. Le couple royal n'a jamais protesté contre cet odieux assassinat. Les bijoux en diamants offerts par Joseph Kabila à la Reine Paola n'ont jamais été restitués à la République démocratique du Congo, pays très endetté. Patrice Emery Lumumba, le Héros national n'a toujours pas de tombe, ni de procès pour son assassinat pourtant ses dents se baladent en Belgique ! La crainte serait aussi que le mémo se termine dans l'un des nombreux tiroirs du 6ème Roi des Belges. Philippe Kabongo Mbaya, pasteur de l'Eglise Réformée de France, ami des Résistants-Patriotes-Combattants, est de ceux qui estiment que le judiciaire doit être privilégié au détriment du politique.

Réveil-FM: Vous êtes proche des combattants dans la diaspora congolaise. Que pensez-vous du combat contre les viols de femmes et de l’initiative de l’Association des Journalistes de l'Espace Schengen (AJES) et de ses partenaires qui organisent une importante marche du 30 juin au 14 juillet prochain sur cette situation ?

Philippe Kabongo Mbaya : Vous m’avez déjà donné l’occasion de me prononcer sur ces viols. Je répète que cette abomination est quelque chose qui dépasse le combat féministe, l’indignation morale, le scandale politique. Je soutiens cette initiative de la marche et reste tout à fait disposé à y apporter ma part de contribution et de participation. Mais, il faut bien distinguer les niveaux d’action et clarifier ce que nous cherchons à atteindre.

Réveil-FM: Les buts de la Marche ne vous paraissent pas clairs ?

Philippe Kabongo Mbaya:Si nous faisons de la marche l’occasion d’une riposte politique ou féministe à cette situation intolérable, nous n’aurons ciblé qu’une dimension du problème. Si nous donnons à cette Marche une perspective judiciaire, là aussi nous n’aurons visé qu’un aspect du dossier ; un aspect majeur certes, mais qu’il faut considérer dans toute la globalité de ce qui arrive à notre pays.

Cette perspective juridique et judiciaire du problème est cruciale. Elle permet à nos réactions de voir beaucoup plus loin que le côté humanitaire, émotionnel, le problème de l’injustice entre hommes et femmes , de l’ « identité » sexuelle, ce que l’on appelle « genre » ou gender en anglais.

La Marche ne doit pas être instrumentalisée ; elle est, à mon humble avis, une mobilisation plus globale et doit rester dans cette logique. Dans ce sens-là, si nous voulons qu’elle soit efficace et dynamique, elle ne peut pas ne pas être fédératrice. Son moteur c’est cette synergie même. Cela demande une intelligence bien claire des tenants et des aboutissants du dossier, y compris dans ce qui peut apparaitre comme du détail.

Réveil-FM: C’est-à-dire… ?

Philippe Kabongo Mbaya: Je vais prendre deux exemples. Maitre Hamuli RETY, que nous avez interrogé sur ce dossier a été d’une clairvoyance qui m’a plu, aussi bien dans son domaine de compétence que sur l’organisation ou la conception de la Marche. Pourquoi de Paris à Bruxelles, au lieu de Bruxelles à Paris ?

Pour les congolais qui se battent en faveur du changement, il y a d’un côté, le symbole du 30 juin, date de notre Indépendance et, de l’autre, le symbole de la Prise de la Bastille, qui n’est pas seulement la fête nationale française, mais rappelle la Révolution française dont les humanistes comme les révolutionnaires du monde entier se réclament.

Maitre Hamuli RETY, ancien avocat au tribunal pénal d'Arusha a indiqué la venue à Paris dans cette période-là du potentat rwandais, Paul KAGAME. Les remarques de ce juriste m’ont frappé. Elles sont symboliquement, médiatiquement et politiquement pertinentes.

Elles contribuent à donner du sens à la Marche. Ce qu’il a dit concernant la création d’un Tribunal Pénal International pour le Congo (RDC) sur les crimes dont nous parlons, l’inefficacité et l’ambiguïté du projet d’une juridiction mixte au Congo même, la tendance actuelle qui consiste ne pas poursuivre les responsables politiques africains qui sont aux affaires dans leurs pays, etc. , tout cela témoigne d’une une perspicacité politique pointue, associée à une expertise technique tout à fait remarquable.

On aurait pu donner à cette Marche une ampleur telle que ces questions n’échappent pas à l’esprit des congolais, de leurs amis qui sont avant tout les amis de l’Homme partout où il est traqué, avili, massacré.

La conception de cette Marche n’est pas parfaite, nous allons bien sûr faire avec les moyens et les talents disponibles. Mais j’aimerais tout de même indiquer que certaines choses gagneraient à être bien reprises, dès maintenant, afin de les modifier, de les améliorer.

Je n’ai pas de compétence dans l’articulation des plans logistiques, le suivi médical, la maîtrise des étapes d’hébergement et de restauration, etc.

En revanche, sur le symbole même de cette Marche en tant qu’événement médiatique et politique, il faut que nous soyons bien ensemble au diapason.

Que chacun-e comprenne bien ce qui est en jeu. Dans ce domaine, la désinvolture, l’absence de rigueur, sont impardonnables !

Je pèse bien mes mots en disant cela.

Réveil-FM: Où voulez-vous en venir ? Pouvez-vous dire ce qui n’est pas clair dans la visée médiatique et les objectifs politiques de la Marche ?

Philippe Kabongo Mbaya: J’ai déjà dit mon accord complet avec la signification juridique et judiciaire de cette initiative. Nous avons des juristes et les organisations compétentes qui peuvent aider à ce que ce volet crucial et essentiel de la mobilisation soit bien mené et que le combat soit porté dans la durée afin que les responsables des viols et des crimes de guerre dans notre pays ne vivent pas indéfiniment dans une sorte de grâce de l’impunité.

C’est très douloureux de voir que ceux qui devraient être à la Haye mènent une vie tranquille et continuent de piller le Congo, tandis que certains sont contraints de payer de leur liberté et de leur vie à la suite des procédures et des jugements largement contestables !

La Marche a pour but principal de déposer une plainte près des cours et tribunaux qui ont en la matière la compétence universelle.

Cette démarche judiciaire s’inscrit dans le contexte politique et sécuritaire du Congo. Il faut pour cela que la Communauté internationale soit prise à témoin.

Dans la mesure où, il y cinq ans, l’Union européenne s’était fortement investie dans l’effort de la stabilisation de notre pays, en finançant notamment les élections de 2006, il est normal et important que cette instance européenne soit interpellée et non seulement citée comme témoin.

Dans le même ordre d’idée, les différents gouvernements occidentaux devraient être informés de cette démarche.

Mais, j’ai entendu dire que la Marche aura comme point d’orgue la remise d’un texte de protestation à ALBERT II, le Roi des Belges.

Je ne comprends ni ne peux accepter ce recours à un monarque étranger ! Le roi des belges n’est pas le chef du gouvernement belge. Rien ne justifie l’initiative consistant à lui remettre cette protestation. Ni protocolairement ni symboliquement. Cet acte est même politiquement dangereux !

Car ce geste véhiculera un message : c’est-à-dire dans le chaos actuel du Congo, les congolais ont la nostalgie de la Belgique royale ; ils réclament le secours de la royauté coloniale !

Est-ce soutenable ? A qui les femmes violées et nos populations martyrisées ont-elles donné mandat dans cet esprit de recolonisation et d’aliénation paternaliste ?

Réveil-FM: Pas de mémo donc à Albert II, Roi des Belges ?

Philippe Kabongo Mbaya: Lors de la visite d’ALBERT II à Kinshasa en juin de l’année dernière, les journalistes belges avaient relevé avec empressement les propos de quelques badauds regrettant le temps colonial. Or ces paroles sont à considérer dans leur juste contexte, c’est-à-dire le désarroi collectif qui accable les populations, les incertitudes et les malheurs individuels qui sont sans nombre.

Que des pauvres concitoyens sans informations, sans aucune prise sur le destin du Congo parlent avec cette naïveté, on peut comprendre. A condition de décrypter correctement ce qu’ils expriment en réalité.

En revanche, personne ne peut accepter que les activistes et les médiateurs d’opinion posent des gestes ou livrent des messages ambigus sur un sujet aussi sensible, touchant au comportement presqu’instinctif que chacun devrait garder quant à la souveraineté nationale. Ce n’est pas de l’orgueil mal placé ou exagéré.

Il faut savoir se poser de bonnes questions : pourquoi ALBERT II s’est-il rendu à Kinshasa malgré l’assassinat de Floribert CHEBEYA ? Comment un de bijou en diamant pur a-t-il pu être remis en cadeau à la Reine par le couple présidentiel à Kinshasa ?

Ces deux actes, de nature bien différente, ont été posés dans un même esprit : la certitude de l’impunité.

Le pouvoir à Kinshasa peut tuer un leader de renommée mondiale en matière de lutte pour les Droits de l’Homme ; il peut disposer à sa guise d’objets de valeur inestimable : personne ne lèvera le petit doigt… !

Ce n’est pas de la complaisance dont il faut accuser le Roi et les services royaux sur ces affaires, mais d’une certaine forme de complicité.

Puisque ce Roi n’a fait cas du meurtre de CHEBEYA, lui remettre un cahier de doléances sur les viols de femmes et les massacres de populations au Congo n’est pas un simple geste dérisoire, mais d’abord un manque de dignité pour nous-mêmes.

Réveil-FM: Quelle est donc votre conclusion ?

Philippe Kabongo Mbaya: Je le dis tout net : si la Marche devait avoir pour apothéose la prosternation devant le représentant de cette dynastie coloniale belge, je n’y contribuerais ni n’y participerais.

La Belgique a demandé pardon aux extrémistes tutsis au pouvoir à Kigali. Papa Simon KIMBANGU est mort comme un chien ; Patrice LUMUMBA n’a pas eu droit à une sépulture !

Je ne suis pas dans la rancœur historique ni entrain de ressasser le passé pour me dispenser de penser et d’agir en tenant compte des contraintes du présent.

Il y a un certain devoir de mémoire sans lequel rien ne peut être construit ni aujourd’hui ni demain. Le sentimentalisme et l’amnésie aboutissent parfois à des conduites dangereuses, voire coupables.

Toutes les fins ne justifient pas tous les moyens !

Le Congo : « Un holocauste oublié »… cette plainte est là. Suspendue

Entre nous, les colonisateurs d’hier et d’aujourd’hui ainsi que leurs collabo locaux. Certes, le devoir de mémoire appelle celui d’un certain oubli afin que l’avenir reste possible et ouvert. Oui. Mais les crimes et les massacres coloniaux auraient dû faire l’objet d’un processus de Justice, Vérité et Réconciliation entre le Royaume de Belgique et notre pays, avant de poser des actes symboliques de reconnaissance mutuelle et de fraternité humaniste. Ce défaut et manque rend compliqué et malsain les rapports qui devraient être d’une autre nature entre le Congo et la Belgique. Et c’est souvent à cause des aises, de la légèreté, que nous avons à l’égard de cette histoire.

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samedi 18 juin 2011

J-12: La Grande marche Paris-Bruxelles 309 Km contre les viols au Congo, les étapes de la marche !

Sihem Habchi, présidente de Ni Putes, Ni Soumises: "ces massacres sont en train de déshumaniser l'Afrique. Il est temps de se mobiliser pour ses femmes et de porter plainte en leur nom". Marie Inyongo, présidente de l'AJES, "il est temps de dire stop !"

La marche "Ni violées, Ni persécutées" partira de Paris le 30 juin de l'esplanade du Trocadéro pour arriver le 14 juillet à Bruxelles. 14 jours de marche contre 14 années de silence.14 villes seront traversées :

1.Goussainville,

2. Senlis,

3. Compiègne,

4.Noyon,

5.Tergnier,

6.St. Quentin,

7. Bohain en Vermandois,

8.Solesmes,

9.Valenciennes,

10.Boussu,

11.Mons,

12. Soignies,

13.Hal ,

14. Bruxelles.


Interview de Marie Inyongo et Sihem Habchi par ChristopheRigaud


Interview de François Zimeray ambassadeur des... par ChristopheRigaud

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vendredi 17 juin 2011

Paris-Bruxelles à pieds contre le viol de femmes congolaises, Jean-Claude Vuemba lance un appel pathétique !

Député de l'opposition, Jean Claude Vuemba est à Paris. Rendant visite aux journalistique au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE), il a lancé un appel pathétique aux Congolais pour s'approprier la grande marche Paris-Bruxelles 309 km contre les viols au Congo. Marche organisée par l'Association des Journalistes de l'Espace Schengen (AJES) en partenariat avec l'Ong "Ni Putes, Ni Soumises". Elle aura pour slogan:"Ni violées, ni persécutées", la marche contre le viol au Congo partira le 30 juin 2011 de l'esplanade du Trocadéro à Paris pour arriver le 14 juillet à Bruxelles. 14 jours de marche pour 14 années de silence. 14 villes seront traversées : Goussainville, Senlis, Compiègne, Noyon, Tergnier, St. Quentin, Bohain en Vermandois, Solesmes, Valenciennes, Boussu, Mons, Soignies, Hal et Bruxelles.

Jean-Claude Vuemba, député au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE). Photo Réveil-FM


JEAN CLAUDE VUEMBA LANCE UN APPEL PATHETIQUE... par afriqueredaction

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Bras de fer Tina Ngal-Adolphe Muzito, le parlement français s'en mêle !

Le 25 mai 2011 au Parlement Français lors de Questions au Gouvernement, le député Gilles Cocquempot, membre de la Commission des Affaires Etrangères, a posé une question à Monsieur Alain Juppé Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes concernant Madame Tina Ngal, française d'origine congolaise recrutée comme expert en communication à l'espace présidentiel le 26 octobre 2004 au cabinet de l'ancien Vice-président de la République en charge de l'ECOFIN, Jean-Pierre Bemba. Dans l'exercice de ses fonctions , elle a subi des harcèlements et une suspension abusive par l'ancien Dircab Delly Sessanga au vu et au su de tous ses collègues. De retour en France, la fille du professeur Émérite Georges Ngal met un point d'honneur à recouvrer ses droits sociaux, sa dignité de femme et mère, bafoués par le gouvernement de la République démocratique du Congo.

Adolphe Muzito, Premier ministre de la République démocratique du Congo qui martyrise Madame Tina Ngal. Photo Réveil FM, archives

En mars et avril 2008 , le Premier ministre Antoine Gizenga confirme l'accusé de réception de tous ses droits par la lettre du 2 novembre 2007-Réf RDC/GC/CPM/1637/2007. Madame Tina Ngal est conviée à se rendre à Kinshasa pour régler le litige. Le 30 août 2008 le ministre du Budget Adolphe Muzito signe en faveur de Madame Tina Ngal l'état de liquidation de la dépense publique lié au paiement des arriérés de salaires. Elle n'a jamais rien reçu et Adolphe Muzito est devenu Premier Ministre à la place d'Antoine Gizenga et refuse de payer Mme Ngal. Bien que née à Lubumbashi dans le Katanga, Madame Tina Ngal est originaire de la province du Bandundu, la même que que celle d'Adolphe Muzito. Est-ce que c'est le professeur Émérite Georges Ngal qu'on martyrise à travers sa fille ? That is the question !

Voici le texte écrite du député Gilles Cocquempot

Violation des droits et de l’intégrité physique d’une de nos ressortissantes en République démocratique du Congo

Monsieur le Président, mes chers collègues, ma question s’adresse à M. Alain Juppé,

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes.

Après avoir reçu des lettres d’intérêt, non suivies d’effet à ce jour, de la part de M. Bernard Kouchner le 17 septembre 2010 puis de Mme Michèle Alliot-Marie le 4 janvier 2011, je tiens de nouveau à appeler votre attention sur la situation de notre compatriote, Mme Tina Ngal.

Notre ressortissante, après avoir été victime d’une grave agression physique à Kinshasa, avec séquestration par des députés du MLC dirigés par l’adjoint de M. Jean-Pierre Bemba (actuellement traduit devant la Cour Pénale Internationale), connaît toujours des difficultés extrêmes pour recouvrir de très importants arriérés de salaires et droits dus par la République Démocratique du Congo. A l’époque, elle se trouvait Conseillère en communication à la Vice - Présidence de la République du Congo dirigée par M. Bemba.

Des contacts pris par l’avocat conseil de Madame Tina Ngal avec le Conseiller du Ministre des Affaires Etrangères de R.D. Congo, il résulte que les Autorités congolaises attendent avec bienveillance d’être saisies par la Diplomatie française d’un courrier officiel en faveur de notre ressortissante.

Or, a ce jour, l’inactivité persistante de notre Ambassade à Kinshasa, qui s’abstient de toute intervention écrite officielle en faveur de notre compatriote, soulève bien des interrogations.

Ma question est donc double :

1. Combien de mois supplémentaires de souffrances et d’injustice notre Diplomatie compte-t-elle imposer à Mme Tina Ngal en lui refusant un courrier d’intervention officielle ?

2. Alors que notre Diplomatie se doit de faire respecter l’image de la France et la défense de ses ressortissants en difficultés avec d’autres Etats, estimez-vous opportun de favoriser une politique plus ferme de défense des droits de nos compatriotes bafoués en République démocratique du Congo et partout dans le monde ?

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J-13: 309 km à pieds Paris-Bruxelles pour dénoncer le viol des femmes congolaises en toute impunité !

Le 30 juin, jour de l'indépendance de la République démocratique du Congo, une manifestation partira de Paris, composée de la diaspora congolaise en France, de militantes féministes, de politiques et de leaders d'opinion. 309km seront parcourus jusqu'à Bruxelles où sera déposée une plainte à la Cour Pénale Internationale contre l'impunité du viol de femmes congolaises. Selon une récente étude publiée par The American Journal of Public Health, une forte augmentation des viols a été constatée en République démocratique du Congo, au rythme de 1152 femmes par jour, soit 48 femmes par heure en moyenne. Une conférence de presse a été organisée le mercredi 16 juin 2011 au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) par l'Association des Journalistes de l'Espace Schengen (AJES) et l'Ong "Ni Putes, Ni Soumises".

Mme Marie Inyongo, présidente AJES, François Zimeray, Ambassadeur Français de droits de l'homme et Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH.

François Zimeray parlant de la situation de femmes violées en République démocratique du Congo.

Roger Bongos, Secrétaire Général AJES et Me Hamuli Rety qui a travaillé à la cour pénale d'Arusha

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jeudi 16 juin 2011

Les Congolais de l'Etranger patriotes en danger de mort, la première liste noire !

Voici la première liste noire de Congolais de l'Étranger venant du Ministère des Affaires Etrangères de la République démocratique du Congo, sortie de l'Agence Nationale des Renseignements (ANR) à Kinshasa. Huit listes noires ont été concoctées fichant les Résistants-Patriotes-Combattants y compris des journalistes: Roger Bongos, Freddy Mulongo, Hippolyte Kimbalanga, Baby Balukuna. La jeanne d'Arc congolaise, c'est Youyou Mutu-Mosi et non pas Jolie Muntu Mosi. Après vérification, il s'avère que Freddy Sombo le signataire de la première liste noire est le Conseiller chargé des Congolais de l’Etranger et Coordonnateur de la Maison des Congolais de l'Étranger au près du Tartufe Joséphiste Thambwe Mwamba, Ministre des Affaires Etrangères de la République démocratique du Congo. Thambwe Mwamba dans ses turpitudes aurait donné les huit listes noires aux ambassades pour refuser les passeports aux "Résistants de la République" dont les noms figurent dans les listes noires.

Voici, dans son intégralité, le texte de l’arrêté ministériel dans lequel figure le sbire Freddy Sombo.

Le Ministre des Affaires Étrangères ;

Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo, spécialement en son article 93 ;

Vu l’Ordonnance n°10/025 du 29 février 2010 portant nomination des Vice-Premiers Ministres, Ministres et Vice-ministres;

Vu l’Ordonnance n° 08/073 du 24 décembre 2008 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement, ainsi qu’entre les Membres du Gouvernement, spécialement en ses articles 17 et 19

Considérant d’autre part la lettre n° RDC/GC/ PM/101/2009 du l4 janvier 2009 et celle n° RDC/GC/PM/0141/2010 du 17 mars 2010 de Monsieur le Premier Ministre;

Vu la nécessité et l’urgence:

Arrête :

Article 1er :

Sont Nommés membres du Cabinet du Ministre pour exercer les fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après:

1. Directeur de cabinet : Mr Thomas Nzekele

2. Directeur de Cabinet adjoint : Mr Norbert Sengamali Lukukwa

3. Conseiller chargé de la Coopération internationale : Mme Ruthie Boolutamanaka

4. Conseiller juridique : Maître Kalenga -Ka-Ngoy

5. Conseiller diplomatique : Mr. Lucien kalenga wa Bella-bella

6. Conseiller administratif : Mr Bernard Ntendi Mabula

7. Conseiller chargé des organisations régionales : Mr Raphael Nsindu

8. Conseiller Financier : Mr Jean-Pierre Ditutu

9. Conseiller chargé des questions politiques : Mr Michel Okandandjadi Wandja

10. Conseiller chargé du suivi des accords de paix : Mr Chriss Yambatshintu

11. Conseiller chargé des Congolais de l’Etranger et Coordonnateur de la Maison des Congolais de l’Etranger : Mr Freddy Sombo

12. Conseiller Economique : Mr Danis Kitoko Lokoy

13. Conseiller chargé des Etudes stratégiques et prospectives : Mr Antoine Iban Da Mvu Nzi

14. Conseiller chargé des rapports avec les Institution publiques : Mr Pius Mabiala

15. Conseiller chargé de la Communication et Porte-parole du Ministre : Mr Patick Mutombo Kambila

16. Conseiller chargé des Organisations et Agences du système des Nations Unies : Mr Mr Jean-Faustin Omatoko Olamba

17. Chargé de Mission : Mr Vincent Lukunku

18. Chargé de Mission : Mr Anselme Ndanda Pangu

19. Chargé de Mission : Mr Hugo Mbuyu Muteba

20. Assistant et Secrétaire Particulier du Ministre : Mr Christian Kibwe Ramazani

21. Secrétaire Particulier du Vice-Ministre : Mme Victoria Liolochalieta

22. Chargé d’Etudes : Mr Lambert MWAMBA

23. Chargé d’Etudes : Mr MWANGU KASAJI

24. Chargé d’Etudes : Mr Bertin KANKONDE

Article 2 :

Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires au présent Arrété.

Article 3 :

Le Directeur de Cabinet est chargé de l’exécution du présent Arrêté qui sort ses effets à la date de sa signature.

Fait à Kinshasa, le

Alexis Thambwe-Mwamba

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Modeste Mutinga, "l'inconscient de la République" et sa loi bidon de l'audiovisuel 1ère partie

Mobutu Sese Seko Kuku Ngbengu Waza Banga se croyait éternel: il s'était octroyé le bâton de maréchal sans avoir remporté une seule guerre, tous les grands artères du pays portaient son nom, les hommes portaient son effigie brochée à leurs abascosts, les zaïrois dansaient et chantaient pour lui à chacune de ses apparitions...Puis un jour le Tsunami est venu ,le régime de Dinosaures Mobutistes a été balayé car devant l'ouragan de l'histoire mûr ou pas le fruit tombe quand même. Revenus en force avec Joseph Kabila, les Mammouths-Dinosaures du joséphisme refont les mêmes erreurs que sous Mobutu. Fossoyeurs et inconscients de la République, ils croient que la République démocratique du Congo leur appartient à eux-seuls. Ils tripatouillent la Constitution à leur guise, font des lois à leurs noms pour une gloriole personnelle. La "Loi Mutinga" de l'audiovisuel en République démocratique du Congo saluée en grande pompe par des médias coupagistes et thuriféraires du régime Kinshasa, est une loi bidon.

Modeste Mutinga, baron et apparatchik du Joséphisme s'est concocté une loi pour sa gloriole "Loi Mutinga" pour l'audiovisuel congolais. Photo Réveil-FM, archives.

Car contrairement à se clamer cette loi liberticide de Mutinga va laminer encore plus le pluralisme médiatique au Congo. Voici les 5 raisons non exhaustives pour réfuter la loi Mutinga, une loi liberticide. Nous proposerons 5 articles pour garantir l'indépendance, la liberté des médias au Congo-Kinshasa:

Nul ne peut être juge et partie !

C'est un grand principe élémentaire républicain qui a été foulé aux pieds par Modeste Mutinga Mutuishayi avec sa "Loi Mutinga" sur l'audiovisuel en République démocratique du Congo. On ne fait jamais une loi pour soi tout seul et pour défendre ses propres profits et intérêts. C'est encore une grosse erreur que viens de commettre Mutinga qui n'est Modeste que de nom. Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila, après avoir sournoisement travaillé pour Joseph kabila en son temps comme Président de la Haute Autorité des Médias (HAM). Abusant de sa position, Modeste Mutinga avait sombré dans l'autoritarisme, muselant des journalistes, bâillonnant des médias, coupant le sifflet aux opposants de Kabila. De 2003-2006, le Mammouth de la HAM n'avait que sévi ! Ce que les Congolais ne savaient pas ce que celui qui se comportait en pitbull, prédateur de la liberté de presse et d'expression avait fait un deal avec Joseph Kabila. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga a annulé un débat démocratique entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, deux candidats en lice arrivés en tête au premier tour lors des élections Louis Michel de 2006. Corrompu jusqu'à moelle épinière, Modeste Mutinga ne s'est privé tout en étant Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), institution citoyenne d'appui à la démocratie de s'octroyer Radio 7 et Télé 7. Et le même Mutinga continue d'écrire ses éditoriaux dans son journal Le Potentiel, tout en siégeant au Palais du Peuple pour le Sénat. Il signe ses éditoriaux par "Sénateur Modeste Mutinga". Dans quel pays au monde a-t-on déjà vu un Sénateur écrire dans son propre journal, intervenir dans sa télévision, débattre à sa radio... Âme sans conscience, la fourberie de Modeste Mutinga, un inconscient de la République n'est plus à démontrer. Habitué aux magouilles, à la roublardise, l'Apparatchick du Joséphisme a encore une fois profité de sa position pour se concocter une "Loi Mutinga". Une loi doit être actuelle mais projetée dans le futur, préventive mais plutôt visionnaire. Le législateur qui propose une loi doit répondre aux besoins, aux évolutions sociétales sans stigmatiser mais surtout permettre le vivre ensemble sans heurts, veillant aux équilibres dans la société.

Deux exemples probants:

La loi Évin en France, du nom de son auteur Claude Évin (ou loi du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme), lutte contre le tabagisme en établissant le principe d'une interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, ainsi que dans les lieux collectifs de transport. Concernant l'alcool, elle limite fortement le droit de faire de la publicité pour les boissons alcoolisées afin de protéger les jeunes des opérations de marketing.

La loi Carrez prévoit que le vendeur d'un bien d'au moins 8 mètres carrés, doit préciser, dans l'avant-contrat et l'acte de vente, la superficie de ce lot. Cette surface doit être située dans une copropriété, hors ventes en l'état futur d'achèvement. La mesure répond à des règles précises. Ainsi, il est nécessaire de:

* prendre en compte la superficie des planchers des locaux clos et couverts (hors balcons, terrasses, ?),

* sans tenir compte des parties où la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre,

* et en déduisant les surfaces occupées par les murs, les embrasures des portes et des fenêtres, les cages d'escalier, et les gaines.

Un appartement mansardé, par exemple, n'affichera pas le même nombre de mètres carrés, selon qu'on le mesure en " loi Carrez" ou non. Vous pouvez donc payer moins cher un appartement tout en ayant une surface utile sous plafond exploitable.

Claude Évin est un homme politique et un avocat français, Porte-parole du gouvernement de 1988 et 1989, il est successivement ministre délégué chargé de la Protection sociale en mai 1988, chargé de la Santé et de la Protection sociale à partir de juin, puis ministre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection sociale entre 1988 et 1990, et ministre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection sociale. Il met en place les premières actions de lutte contre le tabagisme et la publicité pour l'alcool, à travers la « Loi Évin » qui interdit l'affichage de publicité pour l'alcool et le tabac en 1991, la vente de ces produits aux moins de 16 ans ainsi que le fait de fumer dans la plupart des lieux publics. Pendant qu'il était au gouvernent, il n'était pas propriétaire d'une pharmacie ni un cabinet médical. Le député du Val de Marne, Gilles Carrez, est le rapporteur général de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale française rapporteur. Il est principalement connu pour être l'auteur de la loi Carrez et pour son engagement en faveur de finances publiques saines.

En République démocratique du Congo, c'est un Prédateur de la liberté de presse et d'expression, Modeste Mutinga qui s'est concocté sa "Loi" pour l'audiovisuel congolais. Tricheur et dribbleur patenté, roublard et fourbes, Modeste Mutinga soutenu par un lobby belge mafieux s'est croit tout permis au Congo-Kinshasa. Comment Modeste Mutinga Mutuishayi est-il arrivé à la Haute Autorité des Médias (HAM) ? Qui l'y a nommé ? Comment a-t-il fonctionné ? Pour quoi cette Institution citoyenne d'appui à la démocratie s'est-il transformé en étouffoir des libertés ? Pourquoi en tant que Président de la HAM, avant les élections s'est-il octroyé Radio 7 et Télé 7 ? Comment a-t-il pu atterrir au Sénat ? Pour le compte de qui ? Comment a-t-il été nommé Rapporteur au Sénat ?

Adepte du proverbe qui dit "On sèche son habit à l'endroit où le soleil brille", Modeste Mutinga est un mangeur à tous les râteliers. Faire une loi pour sa petite gloriole, cela ne grandit pas notre sénateur corrompu ! Pour enfumer les Congolais et justifier sa loi bidon, Modeste Mutinga parle de l'anarchie, savamment et expressément, entretenue dans l'espace audio-visuel, tant à Kinshasa qu'à l'intérieur du pays, alors qu'il est lui-même propriétaire d'un journal, d'une radio et télévision. De quoi a-t-il peur ? De qui a-t-il peur ?

2. Défendre le pluralisme médiatique et la pluralité d'opinion

En République démocratique du Congo, le pluralisme médiatique est frelaté. La majorité de médias appartiennent aux Joséphistes-Apparatchiks au pouvoir à Kinshasa. Par exemple: Digital Congo, appartient à Joseph Kabila, Radio TVS à Adolphe Muzito , Premier ministre, Le Potentiel, Radio 7 et Télé 7, appartiennent à Modeste Mutinga, Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila et auteur de la "loi Mutinga" sur l'audiovisuel au Congo, L'avenir, Rtg@ appartiennent à Pius Muabilu, député Joséphiste; Afrika TV Azarias Ruberwa, ex-Vice-président de la République pendant la transition ; Global TV, Cathérine Nzuzi wa Mbombo, Mobutiste et ex-ministre aux affaires humanitaires durant la transition ; Horizon 33, Charles Okoto, Ambassadeur de la RDC en Ouganda, Joséphiste; RadioTélé Lisanga, Roger Lumbala , Sénateur ; CCTV, Canal Kin, Radio Liberté, Jean Pierre Bemba, à la Cour Pénale Internationales...L’existence de médias pluralistes dans un pays garantit la liberté d’expression des différentes opinions, de toutes les cultures et communautés, dans toutes les langues, au sein de n’importe quelle société, dans le respect de la diversité. Dans toute société démocratique, les médias doivent non seulement être indépendants, mais aussi pluralistes. Ce qui n'est pas le cas en République démocratique du Congo où la majorité de médias appartiennent aux politiques et des Eglises.

En effet, la démocratie ne peut s’exercer que si les médias sont indépendants, pluralistes, libres de toute emprise gouvernementale et de toute pression politique, économique, voire confessionnelle et s’ils peuvent accéder aux ressources matérielles et aux infrastructures nécessaires pour produire et diffuser leurs produits et leurs programmes.

Par exemple, la capacité d’une station de radio communautaire à favoriser la démocratie repose à la fois sur le respect du droit des groupes de personnes et des individus à diffuser sur les ondes et sur l’obligation pour les autorités respectueuses des principes démocratiques de réunir les conditions propices à la participation du public.

Cette dernière est la base sur laquelle reposent les médias communautaires, dont l’objet est bien distinct de celui des médias nationaux. Il revient aux personnes en charge des radios communautaires d’accroître l’implication de la communauté dans les activités de radiodiffusion et de favoriser la participation des personnes auxquelles on refuse l’accès aux autres médias d’une part, ainsi que celle des personnes qui ne sont pas correctement représentées par ces autres médias d’autre part. Les radios communautaires sont un troisième pilier de la structure de diffusion des médias sur les ondes, à côté de stations publiques et privées. En tant qu’entités indépendantes, professionnelles et viables, les médias locaux, y compris les journaux communautaires, peuvent traiter l’information de manière à refléter la diversité au sein et entre les sociétés, tout en accordant suffisamment de place aux questions susceptibles d’induire des bouleversements sociaux.

La pluralité se traduit par l’existence de médias publics, privés, commerciaux, à grande diffusion, alternatifs, nationaux et communautaires.

Leur contenu doit être diversifié et ils doivent donner aux différents groupes sociaux la possibilité de se reconnaître.

Lorsque les médias appartiennent à des entités différentes, l’information circule mieux (notamment lorsqu’il s’agit d’aborder les questions d’intérêt public), chacun est libre de s’exprimer grâce aux médias de masse, un environnement médiatique pluraliste se doit non seulement de promouvoir mais aussi de garantir l’existence du plus grand nombre possible de journaux, de périodiques, de chaînes de télévision et de stations de radio, ainsi que de refléter l’éventail le plus large possible d’opinions au sein de toute société, aux niveaux mondial, national et local.

Au nom des principes de la démocratie et des valeurs républicaines, cela devrait être inscrit dans la Constitution même s'ils sont citoyens, aucun acteur politique ne doit être propriétaire des journaux, radios et télévisions, tout en continuant d'assumer un mandat public.

Il est inconcevable que Modeste Mutinga, Sénateur repu à la corruption, se concocte sa "loi" tout seul au nom de la République. Et dans ce Congo où tout est mis en sens dessus-dessous, faire dans la rhétorique, user d’euphémisme pour masquer la forfaiture, le conflit de profits et intérêts, agir à visage découvert pour une loi liberticide, il faut être culotté. Des Congolais sont horrifiés d’entendre des politicailleurs véreux très embonpoints sur leurs propres stations de Radio et Chaînes de Télévision, des énormités déversés pour soutenir La "Loi Mutinga".

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mercredi 15 juin 2011

"Nuit Africaine" Werrason Sima Ekoli la honte du Congo

Pour venir faire la propagande de Joseph Kabila déjà en campagne électorale, les Joséphistes en mal d'idées avaient affrété un avion spécial de 300 passagers pour la Nuit Africaine du samedi 11 juin 2011 au stade de France. Avec les échauffourées de la Gare du Nord du jeudi dernier, certains passagers sont toujours dans la nature, c'est le samedi que les choses se sont vraiment gâtées. Werrason Sima Ekoli a fait la honte de toute la République. Non seulement Werrason Sima Ekoli a chanté faux, hors gamme, même ses réponses aux confrères de France O n'ont pas convaincues car n'arrivant pas à s'exprimer en français. La vraie honte qu'à couvert Werrasson Sima Ekoli à nos compatriotes, c'est la danse obscène de sa fameuse danseuse au sein nu. Sans doute cette pauvre fille n'est ni sa fille encore moins un membre de sa famille.

La danseuse de Werrason en pleine exhibition. Photo Réveil-FM

La pauvre danseuse tortille son corps. Photo Réveil-FM


Vidéo Werrason, la pornographie en outrance au... par afriqueredaction

Sans honte, le sein de la Congolaise est exhibé au public. Photo Réveil-FM

Werrason Sima Ekoli continue comme si rien n'était...Photo Réveil-FM

Werrason se dit licencié en économie de l'Institut Supérieur du Commerce (ISC) de Kinshasa, Ambassadeur de la Paix...De quelle paix ? Comment ceux qui se battent contre le viol de femmes congolaises doivent-ils considérer cette exhibition.

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mardi 14 juin 2011

J-15: 309 km à pieds Paris-Bruxelles pour dénoncer le viol de femmes congolaises

L'Association des Journalistes, Reporters, Internautes, Blogueurs de l'Espace Schengen (AJES) en partenariat avec "Ni Putes, Ni Soumises" organise une grande marche mondiale "Ni violées, Ni Persécutées" du partira de Paris le 30 juin 2011 pour Bruxelles en 14 étapes. L'arrivée est prévue au 14 juillet 2011 avec dépôt de plainte à la à la Cour Pénale Internationale pour la justice contre les femmes congolaises violées. Les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles mineures,voire les mutilations génitales, marquent l’actualité à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette arme de guerre qualifiée de terrorisme sexuel est utilisée en République démocratique du Congo depuis deux décennies. Les femmes congolaises violées sont doublement victimes. Après avoir été violées, elles sont rejetées par leur propre famille et la plupart sont renvoyées de leur maison conjugale comme si elles étaient responsables de leur sort. La majorité d’entre elles préfèrent le silence plutôt que l’humiliation. Les criminels sexuels bénéficient de l'impunité car la majorité d'entre-eux étant des hommes en uniforme.

Les femmes et les filles violées font partie après des butins de guerre. Une stratégie pour dominer le peuple vaincu.

Quelques témoignages recueillis récemment par Oxfam, l’une des organisations internationales opérant à l’Est de la République démocratique du Congo:

«C’était une nuit de 2007 (…) Un groupe de six hommes vêtus d’uniformes militaires –quatre d’entre eux armés et deux non armés– est entré dans la maison. Ils ont commencé à voler nos biens. Ils nous ont emmenés dehors et nous ont forcés à les suivre dans la forêt. Une fois arrivés dans la forêt, ils ont libéré mon mari, mais m’ont forcée à continuer plus loin dans la forêt avec eux. Un commandant m’avait choisie comme épouse et m’a gardée dans la forêt pendant sept mois, période pendant laquelle il m’a violée à chaque fois qu’il en avait envie.»

«Ma famille et moi dormions lorsque les soldats sont arrivés. Ils ont ligoté les mains de mon mari et ils m’ont ensuite violée l’un après l’autre. Après, ils nous ont emmenés, mon mari et moi, dans la forêt. Quand mon mari a cherché à leur résister, ils l’ont abattu. J’ai passé trois semaines dans la forêt jusqu’à ce que je réussisse à m’enfuir une nuit. Quand je suis arrivée chez moi, j’ai découvert que mon enfant était mort.»

Bien que la RDC dispose de très bons textes législatifs relatifs aux crimes sexuels, trop peu de criminels sont poursuivis et les enquêtes indépendantes sur les viols sont qualifiées d’«exagérées» par le gouvernement des Joséphistes. L’impunité fait partie des causes du silence des victimes.

L'AJES et ses partenaires veulent briser le silence contre l'impunité des criminels sexuels protégés par le gouvernement de la République démocratique du Congo.

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S.O.S Femmes Congolaises violées: Conférence de Presse au CAPE

Le 30 juin 2011, jour de l'indépendance de la République démocratique du Congo, une manifestation partira de Paris, composée de la diaspora congolaise en France, de militantes féministes, de politiques et de leaders d'opinion. 309 km seront parcourus de Paris jusqu'à Bruxelles où sera déposée une plainte à la Cour Pénale Internationale pour la justice contre les femmes congolaises violées.

A l'occasion de cette conférence de presse de Presse est organisée au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE-Grand Palais, Cours la Reine – Perron Alexandre III, 75008 Paris, Métro: Champs-Elysées Clemenceau), ce mercredi 15 juin 2011 à 16h30. La marche "Ni violées, ni persécutées" organisée par Ni Putes ni Soumises et l'Action des journalistes de l'espace Schengen (AJES) sera présentée à cette conférence de presse, ainsi que la situation des femmes en République démocratique du Congo. Selon une récente étude publiée par The American Journal of Public Health, une forte augmentation des viols a été constatée en RDC, au rythme de 1152 femmes par jour, soit 48 femmes par heure en moyenne ...

Intervenants :

Sihem Habchi Présidente de Ni putes, ni soumises

François Zimeray Ambassadeur Français pour les droits de l'Homme

Me Hamuli Rety Avocat, Ancien président de l'Association des Avocats de la Défense du TPIR (Tribunal Pénal international pour le Rwanda)

Marie Inyongo, Membre Fondateur, Présidente de l'Action des Journalistes de l'Espace Schengen (AJES)

Roger Bongos, Membre Fondateur, Secrétaire général de l'AJES

Freddy Mulongo, Membre Fondateur, Responsable de la communication et porte-parole de l'AJES

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Ludo Martens In Memoriam !

Ludo Martens (12 mars 1946 - 5 juin 2011). Écrivain et Journaliste Belge Co-fondateur et ancien Président du PTB

Mr Ludo Martens, Écrivain et Journaliste belge, décédé le dimanche 5 juin 2011 à Bruxelles de suite d'une longue maladie est un de principaux fondateurs du Parti du Travail de Belgique dont il a présidé les destinées pendant plusieurs mandats. Né en 1946 à Wingene en Flandre Occidentale (Belgique), ce grand analyste de l'évolution de la mouvance nationaliste et révolutionnaire au Congo et en Afrique laisse à la postérité, outre une abondante bibliographie engagée, deux enfants dont, soit dit en passant, les mères sont des africaines.

Déjà dans sa jeunesse, ce fils aîné d'un fabricant de meuble montre un vif intérêt pour les langues et devient de ce fait le rédacteur en chef du journal de son école. Analyser les engagements du petit peuple, sa résistance, ses révoltes, ses défaites, ses victoires, etc. était la trame principale de ses articles. En 1965, le jeune prodige est inscrit à la faculté de médecine à Louvain. Il adhère aussitôt à l'union catholique flamande des étudiants du supérieur et dirige le journal « Notre vie » rattaché à ce mouvement.

Cela lui permit, au grand dam de l'establishment académique, de combattre le nationalisme borné, le racisme, les injustices sociales et tant d'autres perversions de sa société. Finalement, ses articles que d'aucuns trouvaient gênants furent pris comme prétexte pour l'exclure de Louvain. Il se rend alors à l'université de Gand où il trouve un terrain propice pour combattre la censure, pour augurer l'avènement d'une université démocratique et pour développer une solidarité active entre les étudiants et le monde du travail.

Après une expérience ouvrière accrue, à travers le travail à l'usine ou la lutte syndicale, Ludo Martens et ses camarades décidèrent de créer un parti dénommé « Alle macht aan de arbeiders » en néerlandais (Tout le Pouvoir aux Ouvriers en français), AMADA en sigle. En plus, un journal à caractère national, devenu aujourd'hui « Le Solidaire », vit également le jour. Quelque moment après, l'asbl « Médecine pour le Peuple », créée par les militants de cette organisation, prodigue les soins gratuits de première nécessité à la population ouvrière démunie.

En 1979, après dix ans de travaux préparatoires, AMADA deviendra Parti du Travail de Belgique, PTB en sigle.

Dans son ouvrage, « Le parti de la révolution », il livre l’héritage de plus de 30 années d’expérience de la lutte pour la fondation d’un parti dont dès le départ l’ambition est d’être celui du peuple.

En 1985, Ludo Martens brise le silence en publiant « Pierre Mulele ou la seconde vie de Patrice Emery Lumumba », un ouvrage qui met la lumière sur l'action occultée de Pierre Mulele, un de grands épigones de Patrice Emery Lumumba, dans son maquis de Kwilu-Kwango. Il récidive en 1992 avec « Abo, une femme du Congo », un récit d'une beauté littéraire évidente qui met en exergue la bravoure de Mme Léonie Abo qui, en compagnie de Pierre Mulele, a sacrifié toute sa jeunesse dans la lutte contre la dictature et l'oppression. Plus tard, la « Nouvelle Scène Internationale » le mettra en scène avec un spectacle ponctué des percussions.

Il est en de même de l'Institut National des Arts de Kinshasa qui en a donné moult interprétations scéniques sous le titre du « Le léopard et le clochard ».

Winnie Mandela a affirmé n'avoir auparavant jamais lu un livre aussi émouvant sur la participation d'une femme dans la libération du continent noir, tandis que la chanteuse malienne Oumou Sangaré s'est inspirée de cet ouvrage pour composer dix chansons de son riche répertoire.

Après la chute de Mobutu en 1997, l’ancien « persona non grata » du régime déchu décide de concentrer ses activités militantes à Kinshasa. Ouvert à tous les contacts, cet homme d'allure simple et austère, tout président du PTB qu'il était, avait choisi de vivre dix ans durant dans le dénuement des quartiers populaires de Kinshasa, dans des habitations parfois sans eau ni électricité, n'hésitant pas d'aller conférer avec les populations Après la chute de Mobutu en 1997, l'ancien « persona non grata » du régime de Masina, de Kingasani, de Kimbaseke, de Camp Luka, etc., ainsi qu'avec les étudiants de différentes institutions académiques de la capitale congolaise. Et son domicile deviendra le lieu de rencontre ou de retrouvailles des patriotes et des forces nationalistes révolutionnaires.

En fait, dès son jeune âge, ce visionnaire avait compris que les progressistes occidentaux avaient le devoir de soutenir les peuples du Tiers Monde dans leur combat pour se libérer du joug de l'impérialisme. D'où son ralliement à la défense de la cause vietnamienne, à celle des noirs des États-Unis, voire au combat contre l'apartheid en Afrique du Sud.

Ainsi s'engage-t-il à aider ceux des congolais qui voulaient sortir leur patrie d'une domination néfaste en leur redonnant confiance en eux-mêmes, en les aidant à regarder désormais avec fierté leur histoire à dessein tronquée par l'Occident, en leur rappelant, à travers ses articles, ses prestations radiotélévisées, ses publications, ses interventions publiques ou privées, ses analyses, ses conférences et ses séminaires de formation à travers les organisations et regroupements qu'il avait tant soit peu réussi à mettre sur pied ou à soutenir, l'œuvre immense des hérauts de la lutte contre l'oppression et l'exploitation du peuple congolais : Patrice Emery Lumumba, Pierre Mulele et M'zée Laurent-Désiré Kabila.

Il les exhortait également d'être les continuateurs de leurs œuvres à travers leurs engagements politiques, leur unité et leur solidarité.

Son séjour en RDC lui a permis surtout de peaufiner et de publier ce gros volume de plus de 700 pages titré « Kabila et la Révolution congolaise ». Ce chef d'œuvre préfacé par Yerodia Abdoulaye Ndombasi analyse avec lucidité et autorité la lutte de notre deuxième héros national qui a réussi dans des conditions exceptionnelles à mettre un terme aux 32 ans de règne des tenants de la deuxième république. Un second tome de cet ouvrage était déjà en gestation, mais malheureusement, pris de court par sa maladie, cet auteur perspicace laisse ce projet inachevé.

Du travail de Ludo Martens est née une graine à jamais implantée dans la conscience révolutionnaire et nationaliste congolaise. Et cette graine deviendra un jour le gros baobab qui, en concrétisant les pensées des précurseurs de la lutte contre l'oppression et l'exploitation de notre pays dans toutes ses formes, conduira le grand Congo et son vaillant peuple vers le chemin de son développement.

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lundi 13 juin 2011

"Kabila Dégage !" version "Nuit Africaine" au Stade de France

Arborant des t-shirts évoquant sur leur dos des multiples guerres, massacres et génocides perpétrés en Afrique sous couvert de l'ONU, quelques jeunes français d'origine africaine (des Congolais, Ivoiriens, Tchadiens...) se déplaçaient en groupe devant le stade, sans pancartes et ni scander de slogans.

Samedi 11 juin devant le stade de France, un "Kabila dégage !" haut en couleur a été brandi par quelques jeunes militants anti-Joséphistes. Photo Réveil-FM

Pendant la prestation de Werrason, la grande banderole "Kabila dégage !" a été étalée avant que la police n'arrive et embarque tout le monde.

Des jeunes Africains, citoyens Français, dont la Combattante Youyou Mutu Mosi, embarqués dans le Grand bus de la police. Photo portable.

Après leur arrestation ils ont été conduits au commissariat de Bobigny où une vingtaine de sympathisants est allé attendre leur sortie. Une jeune femme Française d'origine africaine est hospitalisée pour avoir inhalé le gaz lacrymogène et Une dizaine de personne est toujours détenue pour manifestation sans autorisation.

Africains mais citoyens Français


Africains Mais Citoyens Français (1)2 par shadon1980

Ce fut le plus grand plateau africain jamais réuni au monde : 150 artistes (chanteurs, danseurs, musiciens) présents sur scène, dont une vingtaine de tête d’affiches francophones, toutes générations confondues. Les grands noms de la musique africaine étaient présents pour plus de cinq heures de concert!

Parmi toutes les stars présentes au Stade de France on trouvait Alpha Blondy, le reggaeman ivoirien, Oumou Sangaré, l'une des grandes voix du Mali, Baaba Maal, une icône de la chanson sénégalaise, Mory Kanté, célèbre joueur de kora Guinéen, Manu Dibango chanteur et saxophoniste Camerounais, etc... A leurs côtés, de nombreuses stars plus jeunes, comme les quatre Ivoiriens du groupe Magic System, ou le chanteur-danseur Congolais Fally Ipupa, ex-du Quartier Latin de Koffi Olomidé.

Cinq heures et demi de show

Dans les tribunes : quelques 20 000 spectateurs seulement, les organisateurs en espéraient trois fois plus. Ceux qui étaient restés chez pouvaient voir en direct sur France O. En l’espace de cinq heures et demi de show, on a pu voir défiler plus de trente ans de musique du continent africain, l'espace francophone. Les Africains Anglophones, Lusophones, Maghrébins ont été les grands absents. L’idée d’un plateau de stars africaines a été lancée par un jeune producteur mauricien, Yoven Sadaseeven. Elle a séduit le Stade de France dont les responsables se sont dits confortés par le succès de spectacles récents tels que les Nuits celtiques ou la Nuit créole qui avaient alors fait carton plein.

Allier l'utile à l'agréable

Cette nuit africaine fut un « voyage extraordinaire » dans « l’Afrique créatrice », pour le jazzman Camerounais Manu Dibango. « C’est la première fois qu’on célèbre l’Afrique musicale à cette échelle », selon le chanteur ivoirien Meiway. Le Stade de France a profité de l’événement pour soutenir la construction d’une école au Burkina Faso en partenariat avec l’association La Voix de l’Enfant. Le projet a été baptisé We Like The World. Il est à l’origine d’un clip qui rassemble des artistes et des blogueurs et qui a été diffusé exclusivement sur le Net.

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La Belgique : un an sans gouvernement !

La barbe ! Il n' y a que des Joséphistes au pouvoir à Kinshasa qui rêvent encore débout. Le lundi 30 mai 2011, le vice-Premier belge et ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere en séjour à Kinshasa, a annulé 773 millions Usd, de la soit disante dette "odieuse" que la République démocratique du Congo doit à la Belgique. Malgré les diverses exploitations et pillages du Congo par la petite Belgique, c'est encore le Congo qui est endetté bilatéralement à la Belgique. Les Joséphistes djaléloïstes ont applaudi cette belle fumisterie, et les médias caporalisés de Kinshasa acquis à la dictature totalitaire de Joseph Kabila ont relayé sans recul nécessaire. Or il se fait que depuis un an la Belgique n'a pas de gouvernement ! Un délai record qui risque de se prolonger tant les divergences entre Flamands et francophones paraissent profondes. La Belgique passe ce lundi 13 juin 2011 le cap d'une année entière sans réel gouvernement depuis les dernières élections législatives du 13 juin 2010.

Les Belges n'ont pas de gouvernement depuis un an mais annule 773 millions Usd de dette de la RDC. Photo Réveil-FM, archives


La Belgique sans gouvernement depuis un an par BFMTV

La crise gouvernementale serait-elle une spécialité belge ?

Presque. En tout cas, le phénomène ne lui est pas étranger. En 1978-1979, la formation d’un nouveau gouvernement avait demandé 106 jours de négociations. En 1987, il avait fallu 148 jours aux partis politiques aboutir à un accord. En 1991, 103 jours. Et en 2007, sept mois.

Qui gouverne aujourd’hui le pays ?

Depuis les élections législatives du 13 juin 2010, le gouvernement d’Yves Leterme, Premier ministre sortant, est chargé des affaires courantes.

Une notion assez vague. En effet, s’il ne peut pas fixer une ligne politique majeure qui engagerait durablement le pays dans l’avenir, il n’est pas pour autant paralysé.

Ainsi, il a mis en route projet d’accord social interprofessionnel et a fait voter par le Parlement le budget 2011, qui se caractérise par un des meilleurs déficits européens. L’an dernier, les députés ont adopté à la quasi-unanimité (136 voix sur 138) une proposition de loi visant à interdire le porte de la burqa dans l’espace public.

D’autre part, ce gouvernement « chargé des affaires courantes » fait actuellement participer le pays aux opérations aériennes au-dessus de la Libye. Bizarre !

Par ailleurs, de juillet à décembre 2010, c’est le gouvernement « démissionnaire » d’Yves Leterme qui assura la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Les crises n’ont jusqu’à présent jamais empêché la petite Belgique d’assumer ses responsabilités dans les institutions européennes. Par exemple, les 9 et 10 décembre 1991, elle participa au Conseil européen qui finalisa le traité de Maastricht.

En 2007, elle signa même le traité de Lisbonne qui allait être ensuite ratifié par le Parlement.

Quel est le rôle du roi ?

Situé au sommet des institutions, le roi incarne l’unité du royaume, en fait un Etat fédéral depuis la Constitution du 17 février 1994, dans lequel il exerce surtout des fonctions honorifiques. Actuellement, c’est Albert II qui est sur le trône. Baptisé Albert, Félix, Humbert, Théodore, Christian, Eugène-Marie de Belgique, le sixième roi des Belges, 77 ans, a prêté serment le 9 août 1993 en français, en allemand et en néerlandais. Récemment, les journaux ont souligné sa générosité envers ses sujets nécessiteux.

En 2010, aux 10.000 lettres sollicitant une aide de Sa Majesté, il a répondu par des dons de 200 à 450 €.

En 2009, la presse avait trouvé indécente la facture correspondant à l’achat d’un yacht royal blanc de 27 mètres de long : 4,6 millions d’euros. Lors de sa visite du couple royal Belge à Kinshasa pour le cinquantenaire de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a offert à la reine Paola des bijoux en or dont la valeur n'a jamais été estimée-Ces bijoux: un collier, un bracelet et des boucles d'oreilles n'ont jamais été restitués par la Belgique au Congo endetté.

Le Prince Laurent 47 ans, fils cadet du roi des Belges, s'est rendu mi-mars 2010 en République démocratique du Congo (RDC), à Kinshasa, contre l'avis du gouvernement belge et du Palais royal, son voyage a crée polémique.

12e dans l'ordre de succession au trône, avec une "dotation" annuelle de quelque 312.000 euros, le prince Laurent en bon veinard s'est payé tous ses déplacements, ses frais de l'hôtel par le Congo endetté. Le Prince Laurent a rencontré Joseph Kabila pour lui manifester son soutien alors que la République démocratique du Congo est en plein période pré-électorale.

Que pensent les Belges de cette crise qui n’en finit pas ?

Beaucoup ne cachent pas leur exaspération. Le 23 janvier dernier, ils étaient 15.000, en majorité des jeunes, dans les rues de Bruxelles. Défilant entre le nord de la ville et le parc du Cinquantenaire, près du centre, ils scandaient : « Qu’est-ce qu’on veut ? On veut un gouvernement. » Sur des banderoles de cette « marche de la honte », ainsi qu’ils l’avaient appelée, ils avaient écrit : « Un gouvernement et vite ! » A l’origine de ce mouvement : cinq étudiants, dont quatre Flamands, qui, via Internet, avaient décidé d’interpeller la classe politique. Le mois suivant, le 17 février, les Belges, qui ne manquent pas d’humour, avaient marqué le 249e jour de crise par une « révolution de la frite », que symbolisaient des dégustations à travers le royaume.

Le collectif « Le séparatisme, pas en notre nom », qui regroupe des artistes et des intellectuels flamands opposés à la ligne nationaliste, a rebaptisé « place des Frites » la place centrale de plusieurs villes universitaires, Bruxelles, Liège, Namur, Gand et Anvers.

Autre initiative citoyenne : celle du comédien Benoît Poelvoorde qui a appelé ses compatriotes à ne plus se raser jusqu’à ce que les partis politiques forment un nouveau gouvernement.

Plus grave : selon un sondage publié récemment par deux journaux flamands, ils ne sont plus que 14 % des Belges de Flandre, 11 % de ceux de Wallonie et 12 % des Bruxellois à faire encore confiance aux hommes politiques.

"Heureusement, depuis le début de la crise politique, l'économie belge a été fermement soutenue par la croissance globale", relève dans une étude un économiste d'ING, Philippe Ledent.

"Néanmoins, nous nous attendons à une croissance moindre au second semestre de l'année. Dès lors, continuer à réduire le déficit public deviendra plus ardu", prévient-il.

Même si la croissance du PIB devrait être de 2,3% en 2011, le "pic" a déjà été atteint et "un refroidissement global de l'activité est probable" lors des prochains trimestres, selon cet analyse.

Vers un nouveau gouvernement ?

Une croissance économique ralentie limitera la réduction automatique du déficit public. Dès lors, pour espérer retourner à l'équilibre en 2015, comme la Belgique s'y est engagée, "certaines mesures d'austérités seront essentielles", estime Philippe Ledent.

Pour lui, "la pression va donc s'accroître dans les prochaines semaines sur les partis politique pour qu'ils forment un gouvernement".

Dès lors, il existe trois issues : soit, et c'est l'option privilégiée par ING, les partis parviennent à un accord général, avec sans doute un transfert de compétences supplémentaires vers les régions comme le réclame la Flandre ; soit un gouvernement provisoire est mis en place avec un programme d'austérité limité ; enfin, si les divergences restent trop importantes, des élections anticipées pourraient être convoquées à l'automne.

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samedi 11 juin 2011

Ce que je crois: Viol de femmes congolaises !

Depuis le début de la crise en RDC, plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme ont dénoncé, chiffres et preuves à l’appui, l’ampleur des viols et autres actes de violence commis sur les populations congolaises, essentiellement sur des femmes et des jeunes filles. 1.100, c’est le chiffre, officiellement connu aujourd’hui, des femmes et jeunes filles violées chaque jour dans ce pays que tout le monde considère comme une « République » et comme « Démocratique ». Des rapports, des reportages, des interviews, des témoignages, des documentaires ont été réalisés sur ce drame humain sans précédent. On parle de ces viols et autres actes barbares qui vont de la brutalité sexuelle à la mutilation des parties génitales féminines.

José Ntuba Odé, Vice- président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF). Photo Réveil-FM, archives

Les images qui attestent de ces actes innommables existent. Elles sont choquantes et insoutenables. On en parle l’espace d’un temps, puis, l’émotion suscitée sur le moment s’estompant, plus rien. Aucune suite, aucune arrestation, aucun procès pour les coupables. On attendra un autre rapport, un autre reportage, un, d’autres témoignages plus poignants encore.

Et le chiffre doublera ou triplera. Le monde entier l’accepte, mais ne supporte pas d’autres violences, condamnables bien sûr, mais de peu d’ampleur par rapport à ce qui sévit en RD Congo, et par l’Onu ou par l’Otan interposée, des interventions fusent. Nous en avons des exemples sous nos yeux : Tunisie, Egypte, Lubie, Côte-d’Ivoire, Syrie, Yémen … Rien de tel au Congo. Bizarre !

Or, s’il y a des viols et autres actes barbares, il y a non seulement des victimes, mais il y a forcément des coupables. Et c’est là que le bas blesse. On n’en désigne aucun, ou plutôt, une multitude, dans une mêlée, comme pour dire que tous participent à ces actes, y compris les congolais, et donc impossible d’incriminer tel ou tel. Drôle de façon de présenter les choses.

Chaque fois qu’une caméra passe dans le Kivu, on prend soin de nous parler de ces viols, mais, personne ne désigne véritablement le ou les responsables. Il y règne une sorte d’ « omerta » à laquelle même les victimes n’osent pas pointer du doigt leurs agresseurs.

Mais pendant ces tournages, on les voit dans les parages, fusils à l’épaule, ils rôdent, en tenue militaire. Et les victimes, déjà traumatisées, murmurent timidement « …les voilà, ils sont là-bas, en tenue militaire.. ».

Mais tenue de quelle armée? Ils vont même jusqu’à se servir dans les maisons de congolais, dans les poulaillers, dans les élevages. On dit « …ils viennent de là-bas », ils montrent d’où ils viennent. Sauf que personne n’ose dire clairement que « là-bas » où les doigts désignent, ce n’est pas le Congo !

Dans un décor de « flou artistique » volontairement implanté, on cite les Fardcs, les Maï-Maï, les « rebelles du CNDP, les FDLR, l’Armée du Seigneur » etc.…

Cette manière de présenter les choses, me semble-t-il, ajoute à la confusion et maintien captive la vérité. Il devient dès lors difficile de démêler le réel de l’arbitraire, le vrai du faux. Ainsi, l’impunité continue, le ou les responsables ne sont pas désignés. Personne n’est inquiété. Mais que se passe-t-il réellement sur le terrain ?

C’est cette question qui m’intéresse aujourd’hui et que je voudrais traiter et tenter, si faire se peut, de jeter un peu de lumière dans cette sombre affaire qui participe à la destruction de la « Force créatrice », pour reprendre une expression déjà entendue.

Des actes qui s’inscrivent dans une sorte de « plan diabolique » et dont les auteurs bénéficient d’une sorte de « blanc-seing » Depuis son accession à l’indépendance, jamais le Congo Zaïre, même dans les moments sombres de la dictature sous la deuxième république, n’a connu autant de violence. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que le Congo se retrouve en guerre sur son territoire. Si l’on met de côté la guerre livrée par nos aînés pour conquérir notre indépendance, l’histoire du Congo, la vraie, nous montre que, de la sécession Katangaise, consécutive à la victoire du MNC de Patrice Emery LUMUMBA, menée par Moïse TSHOMBE, aux deux guerres du Shaba, jamais les militaires congolais ou Zaïrois, ne s’étaient livrés à des actes des viols d’une telle ampleur.

Et même quand on fouille plus avant, Il n’existe pas des traces qui démontrent que cette culture soit nôtre. La femme, au Congo, est appelée « maman ». Ce terme, dans la conscience de l’homme congolais, montre toute l’étendue du respect et de considération qu’il porte à la femme congolaise.

Il est tout de même troublant, que d’un seul coup, cet homme congolais, militaire soit-il, devienne bestial, barbare, meurtrier, au point de maltraiter la femme congolaise jusqu’à détruire ses capacités à procréer. Ca pose problème ! Car, bien que l’armée zaïroise se soit comportée en bourreau vis-à-vis du peuple sous la deuxième république, rarement on a entendu ni vu des actes de barbarie d’une telle ampleur sur le territoire national.

En 32 ans du pouvoir absolu de Mobutu, le pays était à peu près calme, il y régnait, malgré les conditions sociales difficiles et la peur qu’inspiraient les services de Mobutu, un calme et une communauté de vie qui, en aucune manière, ne pouvait laisser de place à une telle barbarie. On n’en a pas vu.

La confusion volontairement entretenue va jusqu’à, non seulement incriminer les Fardcs –De quelles Fardcs nous parle-t-on déjà?- mais aussi et surtout les Maï-Maï, assimilés à tort aux « Forces négatives ». C’est incompréhensible. Les « Fazs » ont bon être l’ennemi du peuple zaïrois, rien, alors rien ne démontre qu’elles aient eu un comportement de « violeurs ». Et quand on connaît l’histoire des Maï-Maï, on voit très bien qu’il y a une vraie volonté de nuire à la réputation de ces vaillants patriotes et de faire admettre que ces actes ne viennent pas d’ailleurs.

Non, les Maï-Maï ne sont ni des « miliciens », ni des « rebelles » au sens donné à tous ces groupuscules fabriqués de toutes pièces pour nuire à la RDC, ni des violeurs.

Pour ceux qui se donnent du mal à travestir l’histoire de la RDC, et qui se sont découvert une vraie passion dans ce domaine, ils sont loin du compte en pensant parvenir à rayer d’un seul trait l’histoire et le parcours de ces patriotes résistants que sont les Maï-Maï. N’eut été leur présence, il y a longtemps déjà que les visées expansionnistes de nos cupides et envieux voisins de l’est se seraient réalisées. Les Maï-Maï ne sont pas nés, comme tous ces autres groupes de malfaiteurs que je parlerai plus loin, dans la nuit du 29 octobre 1999 dans le Nord Kivu.

Les Maï-Maï ont existé avant cette date, et tout au long de son règne, Mobutu-qui se souviendra d’eux longtemps encore là où il est-, sait qu’ils l’ont combattu. Ceux qui parlent d’eux aujourd’hui en termes de « forces négatives », connaissent leur combat. C’est une réalité historique.

Ce n’est donc pas sérieux de parler d’eux en ces termes. L’objectif de l’existence même des Maï-Maï est connu, et jamais, ces vrais fils et filles du pays, ne se sont livré à des actes anti-patriotiques ni ne se sont retourné contre notre peuple. Ils sont nés, dans leur grande majorité, dans le Kivu et connaissent mieux que quiconque l’histoire de cette région qu’ils défendent depuis belle lurette. Comment et pourquoi deviendraient-ils, subitement, des violeurs de leurs propres mères, pères, filles, cousines, tantes, nièces ? Non, les Maï-Maï ne peuvent pas être assimilés aux assassins de notre peuple.

Ils ne sont pas responsables de ces viols, de cette brutalité, de cette violence. Et cette manière de faire ne se retrouve d’ailleurs pas dans nos mœurs. Le congolais a un grand respect pour la femme. N’en déplaise à certains. Ces viols doivent donc venir d’ailleurs et obéissent à une certaine volonté de nuire. Pour comprendre ce phénomène barbare, il faut retracer la trame des événements survenus dans la région depuis un certain nombre d’années. Car, le désordre qui s’observe dans la région des grands lacs et spécialement dans le Kivu congolais, n’a pas existé avant le 17 juillet 1994. Nonobstant quelques intrusions (pas très méchantes) des éleveurs rwandais en mal de pâturage (les « anyamulenges, terme qui jusque-là désignait les éleveurs de montagne et non une tribu congolaise) qui donnaient des tournis aux gendarmes zaïrois en charge de la garde des frontières à l’époque, il régnait un calme de morts.

La région était connue pour ses parcs, ses Lacs, son activité économique florissante, son paysage paradisiaque. Elle était surnommée « la suisse d’Afrique » !

Le tourisme était une activité rentable et rapportait beaucoup à l’économie de la région. Les viols et autres actes de barbarie n’existaient pas. Nos voisins rwandais, tutsis comme hutus, y vivaient dans le calme et n’avaient connu aucune brutalité de la part de zaïrois en général et de Maï-Maï en particulier. Pourtant, quelques tensions liées aux péripéties propres à la co-existence, comme on en trouve partout dans le monde, existaient.

Mais rien de grave. En aucun moment le gouvernement rwandais à l’époque ne s’était plaint d’éventuels viols de Maï-Maï ou des militaires congolais sur sa population immigrée gentiment accueillie sur le territoire zaïrois. Tout se passait bien. Puis, un jour, Juvénal HABYARIMANA, le président du Rwanda, est tué dans un attentat.

Le FPR, mouvement rebelle venu de l’Ouganda, essentiellement composé des tutsis, arrive au pouvoir, avec l’APR, sa branche armée. Et tout l’équilibre dans la région se trouva bousculée. Très vite, les hommes de KAGAME franchir les frontières du Zaïre, aux motifs qu’ils « pourchassaient leurs frères hutus responsables du génocide ».

Ils se livrèrent à des massacres à grande échelle sur le territoire congolais.

Des camps de réfugiés y furent même bombardés sur ordre de KAGAME. Il le clama sur la tribune de l’Onu à New York quelques mois auparavant « …Les camps de réfugiés installés au zaïre menacent la sécurité du Rwanda, disait-il sur la tribune de l’Onu à New York. Ils doivent être démantelés. Si rien n’est fait, il faut bien qu’un jour quelqu’un le fasse… ».

Et il passa aux actes. Au vu et au su de tous. La suite nous la connaissons, ses hommes se livrèrent à des massacres d’une ampleur et d’une violence telles, que les experts de l’Onu, dans leur rapport mapping rendu public en octobre 2010, parlent des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de génocide sur le peuple congolais. Cette présence militaire rwandaise sur le territoire congolais fut longtemps cachée.

Des subterfuges de toutes sortes furent utilisés pour faire diversion. C’est ainsi que naquirent des mouvements terroristes qualifiés de « rébellion », avec pour objectif premier de chasser Mobutu du pouvoir, puis Laurent Désiré KABILA, cet ancien allié devenu encombrant, en vue de prendre le contrôle de la RDC. Ces mouvements terroristes se multiplieront et investiront l’est de la RDC.

Et les massacres et les violences commencèrent, puis, s’accentuèrent. Il n’y a jamais eu de rébellion au Congo. Pourtant on parle de « rébellion ». Pourquoi ?

Outre l’AFDL, ce conglomérat de bandits venus d’ailleurs et présenté à l’époque comme une force de « libération », le premier de ce groupe terroriste mis en place et qualifié de « rébellion congolaise », n’est autre que le RCD/GOMA.

A l’époque où il est mis en place, une marionnette congolaise fut portée à sa tête pour faire diversion. Les tutsis du RCD/GOMA sont tellement visibles par leur morphologie et leur dialecte que, la supercherie risquait de ne pas passer inaperçue.

Adolphe ONUSUMBA fut donc le « tintin » congolais qui fut porté au devant de la scène pour couvrir la présence des terroristes rwandais membres de ce groupe. Comme à leur habitude, ils lui font dire à la face du monde ce qu’eux pensent tout bas, lui font faire ce qu’eux voudraient que soit fait.

Il fut débarqué lors des premières manœuvres d’infiltration des institutions congolaises mises en place en Afrique du Sud, sous le code « dialogue Inter congolais » qui, par la suite, donnera naissance au cadre juridico-politique qui permit les premières infiltrations, qualifiées d’ « Accords de Sun City et de Pretoria ».

Azarias RUBERWA prit sa place, et avec stratégie, il fut porté à la vice-présidence de la République pour seconder son frère tutsi, un autre infiltré, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, dans la formule 1+4.

Tout le monde s’en souvient. Ce RCD-GOMA fut le premier mouvement terroriste d’émanation rwandaise à accomplir des actes de violence sur les congolais et les congolaises.

Puis, de Kigali, KAGAME Paul, qui est le concepteur et le stratège de tout ceci, parviendra à faire admettre et à enraciner ce mouvement terroriste dans le paysage politique congolais. Il est devenu un parti politique à part entière dans le paysage politique congolais. Incroyable !

Ruberwa AZARIAS y est tapis, il est presque oublié. Il est considéré comme un congolais et jouit d’une certaine « respectabilité » à certains endroits. Dans le milieu des « églisettes de sommeil » qui perlent le paysage spirituel congolais, il est même considéré comme un « prophète ». Bien avant son arrestation, Jean-Pierre BEMBA GOMBO, président du MLC, s’est même permis d’assister à un culte, avec sa femme –les images existent-, où Ruberwa AZARIAS officiait comme prophète ! Ce boulot d’infiltration du RCD/GOMA une fois accompli, il fallait au Rwanda un autre mouvement terroriste pour continuer à maintenir le désordre à l’est.

Laurent NKUNDA-A-BATWARE fut créé avec le CNDP comme cadre terroriste qui lui servira de fer de lance pour ses actions.

A celui-ci, on affublera le titre de « Général dissident » de l’armée congolaise. Le voici donc congolais par un tour de passe-passe. L’homme est en réalité un rwandais pur jus ! C’est lui qui va faire encore plus mal aux congolais.

Sous son commandement, les viols, les massacres (des congolais enterrés vivants, d’autres jetés vifs dans des fosses sceptiques, d’autres encore brûlés vifs…) prirent de l’ampleur. Le dépeuplement des villes et villages congolais et les colonies de peuplement se mirent en place avec une rapidité incroyable.

Tout se passe sous l’œil amusé de l’Onu, alias MONUC, devenu par la suite MONUSCO.

Laurent NKUNDA-A-BATWARE, l’homme qui fera danser le soi-disant médiateur OBASANDJO sur le territoire où ces massacres sont commis, a tellement massacré [plus de cinq millions], que son action deviendra trop visible et donc gênante.

Pour le faire oublier, il fut mis en « réserve » par KAGAME Paul, le commandant suprême. Et Bosco NTANGANDA prit sa place, avec un autre mouvement terroriste. C’est lui qui continue l’affaire. Et Jules MUTEBUSI lui apporte en douce l’appui nécessaire dont il a besoin. Le CNDP est à son tour enraciné dans le paysage politique congolais.

Il est devenu un parti politique ! Une alliance est même envisagée avec le PPRD, parti « présidentiel ». Ce que je dis ici s’observe à l’œil nu. Sauf si on ne veut pas le voir. C’est tout simplement pour ne pas faire apparaître clairement l’action du FPR-APR, donc l’action que mènent les militaires Rwandais au Congo, que les Fardcs et les Maï-Maï sont associés à cette barbarie. Et les congolais ignorants consentent ! Mais rappelez-vous d’où nous venons et qui sommes-nous ! Où avez-vous vu, depuis que vous êtes nés et grandis au Congo, un congolais zaïrois prendre une machette pour tuer d’autres congolais ?

Où avez-vous vu des militaires congolais se livrer aux viols de nos mères, nos grands-mères, nos tantes, nos sœurs, nos cousines ? Même au plus fort de la dictature Mobutiste, on n’a jamais vu des choses pareilles. Comment voulez-vous que des patriotes Maï-Maï se livrent à pareils actes aujourd’hui ?

Rappelez-vous que par la force des armes, des gens se sont proclamés de la nationalité congolaise et ont été déversés dans ce qu’ils appellent aujourd’hui « les FARDCS » lors du mixage et de brassage, et sont considérés comme des militaires congolais.

Mais dans quel pays au monde avez-vous vu des gens prendre des armes pour acquérir une nationalité ? Tout ceci devrait vous mettre la puce à l’oreille. Ne l’avez-vous pas observé peut-être, ces militaires rwandais dits « congolais rwandophones » n’obéissent qu’à leurs chefs (Laurent NKUNDA, Bosco NTANGANDA, Jules MUTEBUSI, James KABAREBE etc.…) et n’acceptent jamais une affectation sur une autre zone géographique du Congo. Ils restent tous à l’endroit où ils ont été « mixés » ou « brassés », c'est-à-dire au Kivu ! Les journalistes étrangers, les organismes internationaux de défense des droits de l’Homme, les observateurs indépendants, les contingents de casques bleu de la Monusco, tous savent ce qui se passe au Kivu en particulier et au Congo en général.

Ils savent qui viole et qui tue les congolais. Ces viols et tous ces actes de violence ne sont pas l’œuvre de congolais. Je l’ai dit au début.

Ces viols, ces massacres, ce dépeuplement, ces colonies de peuplement qui se mettent en place sous le code « retour des réfugiés », (comme si les congolais se réfugient au Rwanda quand il y a un petit souci au Congo), ne sont pas un effet du hasard. Ils obéissent à une volonté clairement affichée et longtemps clamée. Il suffit de fouiller un peu, de chercher à comprendre et on saura. Tenez : quand il accepte la mission qui lui est confiée par les anglo-saxons (USA et Grande-Bretagne) d’occuper le Congo et d’assiéger le Kivu, entre autres exigences, KAGAME Paul avait demandé à ses mentors « qu’une partie de son armée soit déversée dans l’armée congolaise ». Histoire de la casser et de la fragiliser de l’intérieur.

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Didier Etumba à Varsovie ? Kanyama à Kinshasa ? Et puis quoi encore !

C'est pour la première fois que Lambert Mende, notre "Vuvuzélateur national" se tait, lui qui n'hésite pas tel un loup sortir du bois pour défendre son bifteck et la dictature totalitaire imposée aux Congolais. Les Congolais ne sont pas restés indifférents sur ce qui s'est pas à la gare du Nord à Paris. A Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, des journaux et médias coupagistes-thuriféraires acquis au régime totalitaire de Joseph Kabila, usent et abusent de la désinformation. Ils agissent en véritable étouffoir de la liberté d'informer. Alors que le jeudi 9 juin 2011, Didier Etumba le Chef d'Etat-Major des Fardc à l'arrivée du Thalys de Bruxelles, après avoir essuyé des coups y compris des chaussures de femmes congolaises sur le quai de la Gare du Nord à Paris, car encerclé par des Résistants-Patriotes-Combattants, n'a eu la vie sauve que grâce à la force motrice de ses jambes mais aussi grâce à la police française qui l'a protegé. Pour désinformer les Congolais, les médias kinois débitent des inepties disant que Didier Etumba serait à Varsovie en train de négocier avec l'Otan.

Le 18 février 2009, le Général Didier Etumba (4ème à partir de la gauche), chef d'Etat-Major des Fardc, et le Général Aronda Nyakairima, Chef d'Ugandan Défense Force ainsi que quelques commandants Ougandais et Congolais entrain de danser "kazi huliyo tutumia muzei tumemaliza ". Photo Réveil-FM, archives

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord parfois connue sous le nom d’Alliance Atlantique, est une organisation politico-militaire qui rassemble de nombreux pays occidentaux. Elle a vu le jour le 4 avril 1949, suite à des négociations des cinq pays européens signataires du traité de Bruxelles (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni) avec les États-Unis, le Canada et cinq autres pays d’Europe occidentale invités à participer (Danemark, Italie, Islande, Norvège et Portugal). L'Alliance avait pour vocation initiale d'assurer la sécurité de l'Occident au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en prévenant d'éventuels soubresauts d'impérialisme allemand et en luttant contre les ambitions de conquête de l'Union Soviétique appuyée par ses satellites (militairement organisé dans le cadre du Pacte de Varsovie).

Grâce à ses moyens logistiques, l'Otan a su, durant la guerre froide, « garder les Russes à l’extérieur, les Américains à l’intérieur et les Allemands sous tutelle »2 comme le souhaitait son secrétaire général d’alors, Hastings Lionel Ismay. Après l'implosion de l'URSS, l'organisation s'est vue confrontée à de nouvelles menaces, notamment les revendications nationalistes dans l'ancien bloc communiste et l'essor du terrorisme international. Alors qu’elle n’a longtemps eu pour tâche que de garantir la défense et la stabilité de la zone euro-atlantique, l'Alliance promeut aujourd'hui des relations élargies de coopération dans le monde (Partenariat pour la Paix, Conseil OTAN-Russie, etc.).

Le siège de l'Otan se trouve depuis 1966 à Bruxelles et son commandement militaire (SACEUR) à Mons (Belgique). Cinq nations européennes (l'Autriche, la Finlande, l'Irlande, la Suède et la Suisse) ne font pas partie de l'Otan parce qu'elles se disent militairement neutres. L'Otan voudrait-il bombarder la République démocratique du Congo comme la Libye pour protéger les populations civiles face à une dictature totalitaire ?

Pourquoi les journaux et médias de Kinshasa mentent-ils aux Congolais ? Le Pacte de Varsovie ne veut pas dire que l'Otan est à Varsovie. Le siège de l'Otan est à Bruxelles depuis 1966 ! Pourquoi les journalistes congolais n'ont-ils pas pris la peine de se renseigner auprès de la police française ? Dans un pays où la majorité des journaux, radios et télévisions appartiennent aux apparatchicks d'une dictature totalitaire. Le pluralisme médiatique ne veut pas dire le nombre des médias qui existe dans un pays. C'est la pluralité d'opinions qui est essentielle et qui garantit le pluralisme médiatique. Or au Congo Kinshasa, tous les joséphistes ont leurs médias: Joseph Kabila (Digital Congo, RTNC, ACP), Adolphe Muzito (TVS 1), Pius Muabilu (L'avenir, RTg@), Modeste Mutinga (Le Potentiel, Radio 7 et Télé 7), Kin Key Mulumba (Le Soft), ....

Les médias thuriféraires de Kinshasa sont capables de nier la présence d'Olive Lembe Kabila qui se terre à l’ambassade de la République démocratique du Congo à Paris, 32 cours Albert Ier pour échapper à la colère des Congolais de l'Etranger après avoir fui l’hôtel Concorde où elle était descendue ! Elle y résidera dans ce bunker jusqu'à lundi 13 juin 2011 car elle a un son vol à 17h à Roissy Charles-de-Gaulle.

Quant au Colonel Kanyama aurait-il le don d'ubiquité ? Etre tabassé à la Gare du Nord à Paris et être malade à Kinshasa, selon des médias Kinois ? Pourquoi les journalistes ne prennent-ils la peine d'aller à la source pour vérifier l'information ? Peut-on clamer sans se démentir que les 600 Congolais qui avaient débarqué à la Gare du Nord pour accueillir Didier Etumba et le Colonel Kanyama, sont tous myopes et hypermétropes ? Aucun de Congolais de l'Etranger ne connait Didier Etumba ni le Colonel Kanyama ? Pourquoi les médias congolais qui roulent pour la dictature totalitaire n'exhibent-ils pas la preuve de la présence du Colonel Kanyama à Kinshasa ? Aucun journaliste de la presse écrite, de la trentaine des radios et dizaine de télévision n'est à mesure de contredire de prouver les balivernes qu'ils débitent depuis hier soir sur les médias thuriféraires. Les Résistants-Patriotes-Combattants ont exhibé des preuves: photos, vidéos...Pourquoi pas des médias Kinois ?

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, article 35

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Cela sert-il à quelque chose de mourir pour les Africains ?

Cette question aussi abrupte et provocante qu’elle puisse paraître mérite d’être posée en ce moment où l’un des derniers résistants – certes avec ses faiblesses et ses contradictions – en la personne du président Laurent Gbagbo est entre les mains des ennemis de l’Afrique. Sa capture et sa détention depuis lors, par ceux qui n’ont jamais voulu voir l’Afrique jouer un autre rôle en dehors de cette terre pourvoyeuse de matières premières quasi-gratuitement aux pays industrialisés qui lui fournissent des produits finis bas de gamme à prix exorbitants, de terrain de jeu pour les puissances qui y déversent leur excès d’antagonismes et de déchets de toute sorte, au lieu de montrer que les africains sont capables d’être un peuple qui a compris les sales draps dans lesquels il est emballé, ont plutôt clivé. L’immense majorité s’en est plutôt foutue, une majorité a jubilé et une minorité a déploré. Bref, la situation de manière caricaturale est résumée par ce tirailleur sénégalais moderne qui, à la capture du président Laurent Gbagbo, s’écria, un téléphone portable collé à l’oreille : « on a attrapé Gbagbo : vive la libertéééééééé !!! ».

C'est l'Afrique. Photo Réveil-FM, archives

Cette image, en réalité dramatique, traduit l’inconscience des africains du rôle qu’on leur fait jouer pour se tuer eux-mêmes. Pour les metteur-en-scène nichés à des milliers de kilomètres dans des palais présidentiels ou dans des tours de multinationales œuvrant en Afrique, cette image et ce cri de joie décrit plus haut ont dû faire sourire et faire dire « quel enculé ? On vous a eu ! ».

La route est encore longue pour parvenir à l’érection d’africains conscients

C’est dire combien au sein de notre peuple, il y a des gens à qui la déliquescence et la déchéance ne signifient pas grand-chose. C’est dire aussi combien la route est longue pour parvenir à l’érection d’africains au fait du monde et aptes à identifier, simplement identifier, les intérêts de notre peuple. C’est triste ! Le spectacle est encore plus désolant lorsqu’on a vu Nicolas Sarkozy se faire acclamer lors de son passage en Côte d’Ivoire pour remettre les clés de la maison au chien de garde Alassane Ouattara. Nous ne sommes pas dupes pour savoir la manipulation et l’achat de consciences qui se cachent derrière ce type d’images sur lesquelles on trouve les humiliés accueillir en héros leurs bourreaux. Toutefois, voir ne serait-ce qu’un seul africain acclamer Sarkozy est une initiative idiote de trop. On se souvient d’ailleurs du discours de Sarkozy à l’université Cheick Anta Diop de Dakar où il a insulté l’Afrique durant des dizaines de minutes sous les acclamations d’un public décrit comme l’élite de l’Afrique. Quelle est cette élite, élite de demain disait-on à l’époque, qui acclame celui qui était venu dans son « je suis venu » christique injurier les africains sur leurs propres terres ? Il n’y a qu’en Afrique que pareille infamie est possible. Bush, essayant de réécrire l’histoire de l’Irak devant une presse bien que triée sur le volet, a dû esquiver les chaussures d’un journaliste irakien qui n’en pouvait plus d’écouter la moquerie de cet envahisseur. C'est toute le contraire qui se produit en Afrique.

C'est encore l'Afrique. Photo Réveil-FM, archives

Que Kwame Nkrumah revienne voir l’état des africains

Notre réalité est que nous sommes un pauvre peuple, un peuple mort, un peuple insouciant et indolent dans un monde vivant et agressif. Que Kwame Nkrumah revienne voir l’état dans lequel nous sommes. Que Sankara revienne voir les africains. Que Lumumba revienne nous voir. Que Samory, Behanzin, Chaka Zulu, Sekou Touré, Sylvanus Olympio, Steve Biko…reviennent tous voir l’état du peuple pour lequel ils ont eu une vie pénible et pour qui ils sont morts pour la plupart, assassinés. Peut-être se demanderont-ils si leur mort avait servi à quelque chose. Le constat est amer et il le sera davantage car beaucoup d’africains habitués à la souffrance ou érodés par l’inconscience n’ont pas encore donné le meilleur d’eux-mêmes pour lacérer l’Afrique. Ils n’ont pas encore donné tout ce dont ils capables pour maintenir l’Afrique sous la tonte. Afrique, chère Afrique : tu seras tondue jusqu’aux os, car certains de tes enfants ont décidé de t’immobiliser à cet effet ! Ils ont choisi, par ignorance crasse ou par cupidité étriquée, de t’immobiliser comme un cabri pour que les vétérinaires, les maîtres du monde t’inoculent non point un vaccin pour te secourir de la mort, mais plutôt des substances létales.

Face à cela, certains ne sont pas restés indifférents ou spectateurs impassibles. Nous avons tenté des choses. Mais la désillusion est immense et au jour le jour la situation se détériore. Les moyens d’aliénation sont de plus en plus perfectionnés et beaucoup d’africains pris dans les mailles du système louent les outils qui les tuent en réalité. Ainsi, dansent-ils, rient-ils, jubilent-ils face aux bombes et aux actions tutélaires d’un Occident égoïste qui enrobe ses intentions dans le carton de l’humanitaire et des droits de l’homme. Dès qu’un africain démasque ce faux et usage de faux, d’autres africains crient au scandale, lui tombent dessus et le combattent à mort. En agissant ainsi, on démontre que cela ne nous pose aucun problème si notre territoire nous échappe totalement et si, à l'instar de la Côte d'Ivoire et de la Libye, l'Occident vient y dicter sa loi.

C'est toujours l'Afrique. Photo Réveil-FM, archives

On ne peut libérer un peuple qui trouve qu’il est libre

Le fait est qu’on ne peut libérer un peuple qui trouve qu’il est libre. On ne peut rien faire face à une majorité d’africains prêts à être contre l’anticolonialisme et à proclamer que l'Afrique ne subit rien de la part du monde extérieur. En vertu de cette conviction, des africains sont capables de haïr à mort les leurs qui essaient de leur ouvrir les yeux sur la réalité du monde. C’est-à-dire que dans cette institution d’inversion des responsabilités installée par le colonialisme, les africains prennent effectivement leurs ennemis pour leurs plus fidèles amis et leurs seuls amis, leurs pires ennemis. Que faire si une large part de nous-mêmes n'a pas encore compris où se situe notre devoir et comment notre intérêt vital exige d'organiser à partir de nous-mêmes dans un esprit d'ensemble les moyens de résolution de nos difficultés pour la plupart nées de la rencontre de l'Afrique avec le monde extérieur? Autant, il n'y pas de créations sans créateurs, autant il n'y a pas de libération sans libérateurs. A nos enfants, nous dirons donc ceci : nous avons essayé de vous laisser une autre Afrique, une voie en dehors de celle imposée par le colonialisme, nous avons essayé de ne pas vous laisser en héritage le statut de peuple à terre. Hélas ! Nous avons été férocement combattus par beaucoup de nos propres frères et sœurs. Ces derniers se sont opposés à nous plus que les maîtres dont ils sont l’émanation et donc des alliés objectifs. Et en matière de combat d’un peuple, il n’y a pas plus redoutables adversaires que ses propres congénères. C’est ainsi que nous avons dû faire face simultanément à deux fronts : celui de notre propre peuple et celui des loups du monde extérieur. Un front solidement uni par les liens de sujétion, de fascination voire de subjugation que les dominateurs ont exercé et exercent sur la partie la plus arriérée et la plus aliénée de notre peuple.

Les larmes ne sont pas une arme

Même si quelques africains pleurent l’écrasement des héros de notre peuple, la vérité est que les larmes ne sont pas une arme face à un monde extérieur qui ne lésine sur aucun moyen pour que l’Afrique lui soit éternellement accessible. Si les larmes et les jérémiades étaient la solution, l'homme noir aurait été libéré depuis. Lorsqu'il s'est retrouvé dans les chaînes et dans les cales des négriers, l'homme noir a pleuré, gémi et supplié. En vain.

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vendredi 10 juin 2011

Paris-Gare du Nord: Agression du Colonel Kanyama en images !!!

Les Résistants-Patriotes-Combattants de France, Grande Bretagne, Belgique, Hollande, Canada, Etats-Unis, Maroc, Sénégal, Afrique du Sud sont à Paris pour la nuit africaine que la délégation de 300 troubadours venus de Kinshasa voudraient transformer en lieu de propagande pour Joseph Kabila candidat à sa propre succession à la tête de la République démocratique du Congo.


WERRASON ET LE COLONEL KANIAMA TABASSER A PARIS... par GOODJREX

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Paris-Gare du Nord: La désespérance congolaise explose ! Didier Etumba chef d'Etat Major des Fardc et le Colonel Kanyama commandant de la police du district de la Lukunga bastonnés par des Congolais

Par crainte des troubles et échauffourées, l'ambassade de la République démocratique du Congo, 32 cours Albert Ier est fermé ce vendredi 10 juin 2011. Aucun pays africain dont les artistes vont se produire au stade de France ce samedi 11 juin 2011, n'a fait ce que la République démocratique du Congo a fait: affréter un avion spécial pour 300 troubadours, autorités civiles et militaires compris. Et ce qui s'est passé le jeudi 9 juin 2011 à la Gare du Nord à Paris dénote l'illégitimité des autorités actuelles face à leurs compatriotes de l'Extérieur. Les Congolais de l'Etranger manifestent de plus en plus ouvertement leur hostilité à l'égard d'un pouvoir de prédateurs, pillards, massacreurs, criminels...placé à la tête de la République démocratique du Congo.

La Gare du Nord à Paris. Photo Réveil-FM, archives

Le Thalys à la Gare du Nord. Photo, Réveil-FM, archives

Le tabassage en règle de Didier Etumba, chef d'état major des Fardc et du Général Kaniama , commandant du district de la police de Lukunga à Kinshasa prouve à dessein que les dirigeants et sbires congolais n'ont pas le monopole de la violence. La peur sans doute a déjà changé de camp ! Jamais pareil évènement ne s'était produit ni sous le président Joseph Kasa-Vubu, ni sous la défunte deuxième République du Maréchal Mobutu, ni sous M'zée Laurent-Désiré Kabila: une contestation ouverte, un manque de légitimité des autorités civiles et militaires face à leurs compatriotes congolais. Reconstituons les faits: Ce jeudi 9 juin 2011, des Résistants-Combattants-Patriotes sont à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et la Gare du Nord, guettant l'arrivée des 300 personnalités congolaises venues spécialement de Kinshasa pour la nuit africaine au stade de France. En Belgique, le Thalys quitte Bruxelles-Gare du Midi pour Paris où il arrivera à 14h15. A l'intérieur 21 officiers congolais mais aussi des Résistants-Patriotes-Combattants surtout les "Bana Kongo", les plus radicaux des anti-Joséphistes.

Goma, le 25 février 2009, le Général Didier Etumba chef d'Etat-Major des Fardc. Photo Réveil-FM, archives

Goma, le 25 février 2009, le Général Didier Etumba chef d'Etat-Major des Fardc et James Kabarebe du Rwanda. Photo Réveil-FM, archives

Colonel Kanyama surnomé "Esprit des morts" par des Congolais. Photo Réveil-FM, archives

Durant une heure et treize minutes, les discussions sont vives dans le train. On reproche à Didier Etumba d'être un militaire vendu, qui ne protège pas les populations civiles congolaises, qui n'agit pas pour arrêter de criminels-génocidaires qui sévissent dans les deux Kivus, qui détourne les paies des militaires alors qu'ils sont envoyés au front, les blessés de guerre et les veuves des militaires sont abandonnés à eux-mêmes, qu'un officier militaire n'a pas le droit de venir se régaler au stade de France pendant que le Congo se meurt....Pendant ce temps des Résistants-Patriotes-Combattants venus en grand nombre attendent à la Gare du Nord.

La tension est vraiment monté lorsque le Thalys entre dans le quai de la Gare du Nord, croyant pouvoir s'échapper et haussant le ton puisque le train était arrivé à Paris, Didier Etumba a reçu de coups de tête, titubant il a été poursuivi avec des coups de pieds. Le comité d'accueil de l'ambassade minoritaire n'a pu rien, les Résistants-Patriotes-Combattants qui constituaient la majorité sur le quai n'y sont pas allés de main morte, chacun voulait donner sa part. Les femmes Congolaises avec leurs chaussures, salives en plus de quolibets. C'est à alors qu'est intervenue la police nationale secourue par les anti-émeutes. C'est en prenant ses jambes à son cou, à la manière d'un sprinter que Didier Etumba a quitté le quai où il était malmené jusqu'à sortie de la Gare du Nord, jusque dans le véhicule qu'il a embarqué, protégé par la police française.

Pendant que Les Résistants-Patriotes-Combattants s'occupaient de Didier Etumba le chef d'Etat-major des Fardc, le Général Kanyama surnomé "Esprit des morts" s'était réfugié d'abord dans un café, espérant y sortir une fois que les choses se calmeraient.

Ne connaissant pas mieux la France, il ignorait que les Résistants-Patriotes-Combattants qui avaient terminé leur jobs vers 15h se focalisaient tous vers la Gare du Nord.

Vers 17h, le colonel Kanyama en compagnie d'un certain "Amissi", agent de l'ambassade de la République démocratique du Congo à Paris, ont été appréhendé au Fast Food "Quick" de la Gare du Nord, fief et lieu de rencontre des Congolais.

"L'Esprit des morts" n'a eu le temps de finir son menu fast food, les Résistants-Patriotes-Combattants lui sont tombés dessus comme un essaim d'abeille.

Après avoir nié qu'il n'était pas congolais et que les coups continuaient à pleuvoir sur lui, le colonel Kanyama a fini par plaidé sa cause en Lingala. Ensanglanté, c'est à quatre pattes-rampant sous les pieds des Résistants-Patriotes -Combattants que la police française l'a trouvé et sorti.

Un périmètre de sécurité a été mis en place, la police a fait diversion et un taxi s'est placé à proximité du Quick, c'est sous les hués digne de Stade de France que le colonel Kanyama "Esprit de morts" a été place à l'arrière du taxi qui est parti en trombe pour une destination inconnue.

A l’hôpital ? Ambassade ou hôtel ?

Le week end risque d'être long entre les 300 Joséphistes venus en France pour faire la propagande de Joseph Kabila pour les élections de novembre 2011 en profiter pour narguer des Congolais de l'Etranger. Faudra peut être envisagé de placer un policier Français derrière chaque Congolais, ce qui est mission impossible. Ce qui s'est passé le jeudi 9 juin 2011 à la Gare du Nord à Paris, restera mémorable.

En fouinant, nous avons retrouvé un article que nous vous proposons. Il a été écrit par Le fouineur de la République démocratique du Congo, après sa nomination par Joseph Kabila comme Chef d'Etat-Major des Fardc. L'article date du jeudi 20 novembre 2008

Didier Etumba, pour quoi faire ?

Tel est la question ultime que je me pose. Didier Etumba, 53 ans (Un ancien de l’Ecole Royal Militaire/Belgique), est devenu depuis lundi le nouveau Chef d’Etat-major des FARDC. Ce ex-Colonel FAZ élevé au rang de Général FARDC, un proche de Kamerhe, a rallié très tôt Mzee LD Kabila en s’occupant des renseignements militaires. Il était à la tête de la Force Navale.

Il remplace à ce poste un autre ex-FAZ, Dieudonné Kayembe (Saint-Cyr/France), qui remplaça un autre ex-FAZ Philémon Kisempia (Ecole Royal Militaire/Belgique), qui remplaça un autre ex-FAZ Baudouin Liwanga (Ecole Royal Militaire/Belgique).

Vous suivez? Vous remarquerez que nous n’avons pas affaires à des rigolos qui sont devenus des généraux par enchantement (Comme certains parmi eux !!) mais à des vrais académiciens sortis des écoles mondialement réputées.

Notons aussi qu’aucun de ceux qui ont des précédé Didier Etumba à ce poste n’est parvenu à mettre fin au règne de Nkundabatware Laurent à l’Est, aucun n’a amélioré les FARDC, aucun ne peut donner le nombre exact des militaires FARDC qui ont été sous ses ordres, aucun ne peut témoigner des trajets (!!) pris par la paie des soldats, aucun ne peut donner une vraie situation de l’état des veuves des militaires tombés au front, aucun n’a pu muter les forces du RCD/Goma ailleurs qu’au Kivu, aucun n’a pu éradiquer les assassinats commis par certains militaires, aucun n’a eu un bilan pouvant encourager la population à croire aux FARDC.

Aucun n’a … Aucun n’a … Liste non exhaustive. L’Amiral Liwanga s’est plus fait remarqué en tant que Gouverneur de la ville de Kinshasa.

Ensorcellement, incompétence, manque de volonté, incapacité, manque de moyens, inaptitude, impuissance, … ??? C’était quoi leur problème ? Fouinons un peu pour y voir plus clair car le pays de Simon Kimbangu consomme les meilleurs diplômés militaires avec comme résultat un triste zéro.

Force Publique était l’armée du Congo-Belge, FAC était l’armée de la RD Congo, FAZ était l’armée du Zaïre, DSP était l’armée de Mobutu. A la chute du Maréchal, beaucoup des éléments de la DSP ont quitté le pays tandis que les FAZ qui sont resté ont continué à servir le pays.

Et les FARDC ? A bien y regarder, ce n’est même pas l’armée de la RDC : C’est une armée des clans résultant d’une série de mixage, brassage, malaxage, de fusion, d’alliance, d’amnistiés.

Qui dit clan, sous-entend un chef qui commande à sa façon qui n’est pas toujours celle de l’EMG (Etat-major Général). C’est un ramassis des miliciens de l’Ituri, du MLC, du RCD (En tout genre), des Maï-Maï, des ex-FAZ, des GR…. Toutes ces personnes avaient (Ou ont toujours) un Chef à qui ils obéissaient (Ou obéissent).

Par quel miracle divin voulez-vous qu’ils obéissent à l’autorité du Général Didier Etumba que beaucoup d’entre eux n’ont même jamais vu ou apprennent l’existence ? Il est permis d’avoir la foi.

Ne nous leurrons pas, les forces issues du RCD/Goma ne se battront jamais contre Nkundabatware qui est un de leurs généraux nommé par Ruberwa au même titre que Gabriel Amissi (Chef des forces terrestres FARDC). Les forces du MLC, mal encadrées, se sacrifieront-elles pour Joseph Kabila à la place de Bemba? Les pilleurs de l’Ituri ont-ils changés avec des seigneurs de guerres devenus colonels (Peter Karim, Matthieu Ngudjolo, …) ?

Les Maï-Maï, courageux et superstitieux, ont au moins 1000 chefs selon le coin. Les ex-FAZ, qui ne voyaient déjà pas leurs soldes sous Mobutu, continuent de vivre le même cauchemar.

Je vous épargne le reste.

A l’état actuel des choses, même Mbuza Mabe, qui est devenu un mythe congolais, échouerait. Ou finira-t-il avec une balle traîtresse dans le dos ? Il ne faut pas se leurrer.

Ma question reste la même : Didier Etumba, pour quoi faire ?

Aura-t-il les mains libres pour revoir toute la chaîne de commandement, pour punir tous les indélicats, pour traduire les traîtres en justice et mettre fin à l’impunité au sein des FARDC, pour mettre des hommes à lui aux postes stratégiques, pour établir la traçabilité des soldes et des rations des militaires (Les vrais), pour redynamiser l’armée selon ce qu’il a appris à l’école, pour revoir les nominations des chefs de région militaires du Kivu, peut-il compter sur une réelle aide de Mwando Nsimba qui est plutôt un administratif ? …

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jeudi 9 juin 2011

M'zée Pierre-Victor Mpoyo adoube le Rév. Jean-Paul Moka ?

M'zée Pierre-Victor Mpoyo est un compagnon de M'zée Laurent-Désiré Kabila. En 1997, il sera, aux côtés de Laurent-Désiré Kabila, le principal artisan financier et logistique de la chute du régime du maréchal Mobutu, dont il fut un inlassable opposant. M'zée Pierre-Victor Mpoyo est le seul homme politique congolais connu qui avait mis à la disposition de notre pays sa fortune personnelle, fruit de son travail à travers le monde, pour le sortir du gouffre dans lequel l'avait plongé le pouvoir de la défunte 2ème République des Mobutistes-revenus en trombe dans le sillage de Joseph Kabila et sont depuis des Joséphistes-Mobutistes. M'zée Pierre Victor Mpoyo est le contraire de ces politicailleurs congolais qui arrivent sans un clou et qui s'enrichissent éhontément en pillant, en détournant les deniers publics, ….. !

M'zée Pierre-Victor Mpoyo, Ministre d'Etat honoraire. Photo Réveil-FM, archives

Ministre d'État chargé de l'Économie, de l'Industrie et du Commerce extérieur dans le premier gouvernement M'zée Laurent-Désiré Kabila, puis ministre d'État chargé du Pétrole, il fut de ceux qui œuvrèrent à l'installation à la tête de l'État de Joseph Kabila, Il sera nommé par ce dernier ministre d'État sans portefeuille de Joseph Kabila avant d'être envoyé à Paris pour soins médicaux avec un billet Aller-simple, il a fini par prendre ses distances avec le gouvernement des Joséphistes. Abandonné à lui-même, pas des coups de fils ni de Joseph Kabila ni des autres, il ne perçoit même pas son salaire en tant qu'ancien Ministre d'Etat, M'zée Pierre-Victor Mpoyo est stoïque, il ne se plaint pas et ne réclame jamais son dû. Il vit dans un hôtel parisien. Né le 13 mai 1934 à Lubumbashi en République démocratique du Congo, M'zée Pierre-Victor Mpoyo est un grand artiste-peintre de renommé mondial, homme d'affaires et homme politique congolais. Formé au Congo belge et à l’Académie des Beaux-Arts de Florence en Italie, devenue l'Académie du dessin de Florence, il a longtemps été davantage fasciné par l'art, et accessoirement par l'astrophysique, que par la politique.

Des années 1960 à 1980, installé à Saint-Paul-de-Vence, M'zée Pierre-Victor Mpoyo y fréquentera les plus grands maîtres des arts et des lettres de l'époque comme Picasso, Cocteau, Salvador Dali, Chagall et Benno Geiger, peintre classique italien et bien d'autres. Un voisin de l'époque, Pietro Annigoni, célèbre portraitiste de la reine d'Angleterre et du shah d'Iran, se moquant de ses amis peintres modernes, dira de lui : « Vous pouvez clamer que vous êtes un peintre moderne ». Pendant cette même période il exposera dans les plus prestigieuses galeries d'art contemporain au monde.

Précurseur des artistes contemporains du continent noir, âgé de 35 ans, il sera le premier Africain à participer à la Biennale de Venise en 1968 et en qualité d'invité d'honneur, partageant ce privilège avec le grand peintre mexicain Rufino Tamayo, âgé lui de 69 ans.

Trois ans plus tôt, à l’occasion de la Biennale de Paris1 en 1965, il était déjà l'unique représentant de l’Afrique et l’invité d'André Malraux, ministre de la Culture de l’époque. Toujours en 1965, il exposera au Japon, à l'occasion d'une exposition consacrée à Toutankhamon organisée par la NHK, télévision japonaise. Homme d'affaires à succès, notamment dans le pétrole et l'aviation, il a sillonné la Terre et côtoyé un grand nombre de chefs d'État et de leaders de ce monde.

Taiseux comme d'habitude, lors que les fins limiers de Réveil-FM International, nous apprennent que le Rév. Jean-Paul Moka fondateur du « Mouvement Psaumes 23 » et candidat potentiel aux élections hypothétiques de 2011, est venu spécialement de la Belgique pour être reçu en audience par M'zée Pierre-Victor Mpoyo, nous faisons le Saint Thomas ? Est-ce vraiment vrai ? Que se disent-ils ? Pourquoi une audience de 4 heures ? Pourquoi M'zée Pierre-Victor Mpoyo a-t-il souhaité rester seul sans témoins avec le Rév. Jean-Paul Moka ? Que se sont-ils dits ?

Lorsque M'zée Pierre-Victor Mpoyo apprend que je suis dehors avec d'autres congolais, il réclame à me voir et envoie le Rév. Moka me chercher, je suis étonné. En me saluant, il garde longtemps ma main dans la sienne et parle du "Grand Freddy Mulongo" qu'il connait et dont je ne suis pas. Il se remémore du vieux beau temps en Belgique, à Lubumbashi et avec M'zée Laurent-Désiré Kabila.

Le Rév.Moka a répondu quand même à nos questions avant son retour pour la Belgique sans dévoiler la quintessence de son long entretien avec M'zée Pierre-Victor Mpoyo.


Jean Paul Moka rend visite à M'zée Victor Mpoyo... par reveil-fm

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Jimmy Cliff, le sorcier reggae, ouvrira le Montreux Jazz Festival en Suisse

Jimmy Cliff, le sorcier reggae, ouvrira le Montreux Jazz Festival en Suisse. Le pionnier de la musique jamaïquaine ouvre le Montreux Jazz Festival le 1er juillet 2011. Un concert à Montreux se prépare à l’avance. Quatre mois pour Jimmy Cliff.

Jimmy Cliff, 63 ans, le sorcier du reggae


Montreux Jazz Festival par reveil-fm

Seul artiste congolais à s'être produit à Montreux, Koffi Olomide en 2008 avec Africando, non pas dans la salle mythique Mille Davis mais en plein air.

En mars dernier, le reggae man de 63 ans a fait le détour par Bâle, en plein carnaval, pour évoquer son concert d’ouverture au MJF, le 1er juillet prochain. Le natif de Saint James, au nord-ouest de la Jamaïque, a goûté du monde tous les folklores. Depuis l’Angleterre, qu’il rejoignit en 1964, il a incarné l’invasion reggae en musique comme au cinéma, via son premier rôle dans le film culte The Harder They Come, en 1972. «Roots» à l’origine (ses titres Many Rivers to Cross, Vietnam, You Can Get it if you Really Want), sa musique a ensuite encouragé le métissage pop, jusqu’aux grands tubes des années 80 et 90, Reggae Night et I Can See Clearly Now.

Vous avez joué à Montreux en 1980 et en 1982. Que vous inspire le fait d’y revenir presque trente ans plus tard?

Jimmy Cliff: Je suis ravi. Le festival a évolué avec le jazz, en s’ouvrant à d’autres influences. Miles Davis fut à ce titre un innovateur, malgré les reproches des puristes. On m’a asséné les mêmes critiques: le fait de franchir les barrières, d’aller voir dans le champ du voisin, etc. Bêtises! Le reggae se modifie au contact de son environnement, mais reste du reggae. La façon dont Led Zeppelin jouait du rock’n’roll n’avait pas grand-chose à voir avec Chuck Berry, mais c’était toujours du rock’n’roll!

Vous avez quitté très jeune la Jamaïque pour l’Angleterre. Puis vous avez mené en nomade votre carrière. L’envie de chanter a-t-elle toujours été liée au besoin de voyager?

Jimmy Cliff: Oui. Je me souviens, tout gamin, je partais avec mon cousin m’occuper de nos vaches et de nos chèvres. On emportait une carte du monde et je lui disais: «Regarde, j’irai là, et là, et là…» Et il riait, évidemment! Dans mon subconscient j’ai toujours voulu découvrir le monde. J’y suis parvenu.

Votre premier vol en avion, c’était grâce à la musique?

Jimmy Cliff: Oui, après quelques hits en Jamaïque, on m’avait organisé des concerts dans les Caraïbes. Wouah! Grimper dans un avion était alors toute une aventure. Je me souviens m’y être assis et me dire: «Ça y est!»

Était-ce un sentiment aussi fort que celui ressenti lorsque, cinquante ans plus tard, vous entrez au Rock’n’roll Hall of Fame, le musée et «panthéon du rock» américain?

Jimmy Cliff: Non. Ma musique, c’est mon âme. Les honneurs, c’est agréable, mais ils n’ont jamais recréé le plaisir ressenti le jour où j’ai entendu ma première chanson à la radio. Accéder au Hall of Fame en 2010, en revanche, m’a poussé à me souvenir du voyage. A contempler le chemin parcouru et les gens qui ont cru en moi, principalement ma grand-mère. Je pensais: «J’aimerais bien que tu sois là pour me voir aujourd’hui.»

Vous comptez au rang des deux artistes vivants honorés de l’Ordre du Mérite jamaïcain. Vous sentez-vous ambassadeur de ce pays?

Jimmy Cliff: Un peu. Mais je suis surtout fier du grade de docteur honoris causa que j’ai reçu de l’Université des Indes occidentales. C’est une institution vénérable que j’aurais voulu fréquenter, mais je n’avais pas les moyens. Je voulais étudier la chimie.

Connaît-on bien la Jamaïque, vu de Suisse?

Jimmy Cliff: Il y a beaucoup de clichés. Avant, le reggae, c’était «rhum, soleil et noix de coco»! Aujourd’hui, c’est la marijuana! Comme pour votre chocolat (rire.) On peut interpréter le reggae autant comme une bénédiction qu’une malédiction: il occulte beaucoup des facettes de la Jamaïque, comme ses réussites dans le sport, la littérature, la médecine, les sciences – beaucoup de jeunes chimistes jamaïcains travaillent à la NASA.

Vous débarquez en Angleterre au début de l’explosion pop, en 1964. Quelle image en gardez-vous?

Jimmy Cliff: Celle d’une époque folle. Les Stones, les Beatles, les groupes se motivaient les uns les autres. J’avais 16 ans et l’espoir de les dépasser tous! (rire.) J’y ai hélas aussi rencontré le racisme, le brutal, comme lorsque ma propriétaire a découvert que j’étais Noir. Chris Blackwell (ndlr: fameux producteur britannique) avait loué l’appartement pour moi. Quand la proprio m’a vu, elle m’a donné vingt-quatre heures pour dégager. «Nous ne louons pas aux Noirs!» Ça, je l’ai même lu sur des panneaux aux portes de maisons londoniennes.

Vous affranchir des genres avec votre reggae «pop», était-ce une façon consciente de combattre le racisme?

Jimmy Cliff: Non, c’était simplement logique pour moi de mélanger les saveurs. En dehors du ska, les Jamaïcains écoutaient dans les années 60 beaucoup de pop anglo-saxonne. Ma façon de jouer le reggae plaisait et je ne me suis pas posé plus de questions. En Europe, mes musiciens étaient tous Blancs. Mais, là encore, ce n’était pas par volonté consciente.

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6 juin 1944 – 6 juin 2011 : 67ème anniversaire du débarquement de Normandie 7 mai 1954 – 7 mai 2011 : était 57ème anniversaire de quoi pour la France ?

Voilà l'article pour rappeler aux Africains en général et aux Congolais en particulier que sans connaissance de l'histoire, l'homme est condamné de vivre chaque jour le mal qui l'exploite. Les exploiteurs le savent très bien, c'est pourquoi ils ne parlent jamais de leurs échecs et ils ne le feront jamais à notre place à ce moment où tous les moyens modernes des recherches sont à la disposition des êtres humains sans distinction raciale pour savoir comment défendre et protéger ses intérêts.

Le Général Vo Nguyen Giap. Photo Réveil-FM, archives

Et le Président Hô Chi Minh, les deux vainqueurs de l’armée et la politique coloniale française en Indochine. Photo Réveil-FM, archives.

Je n'ai rien inventé de moi-même dans cet article et je ne suis pas contre les intérêts des autres. Tout ce que je désire, c'est de voir l'homme africain quitter l'ignorance rapidement et ne pas demeurer l'éternel accusateur contre les Occidentaux comme l'unique mal qui détruit l'Afrique pendant que nous ne voulons rien comprendre pour vivre en égalité avec eux.

Si les Français avaient refusé de quitter pacifiquement l’Indochine parce qu’ils croyaient à leur industrie moderne militaire que les Indochinois (Cambodgiens, Vietnamiens et Laotiens) ne possédaient pas, le contraire de cette croyance française, étaient la volonté morale et le patriotisme de peuple vietnamien en particulier de forcer les colonisateurs français de quitter leur pays et le laisser vivre en paix dans leur culture inéluctable.

Ce sont ces deux facteurs (volonté morale et patriotisme) qui ont porté les Vietnamiens à la victoire totale contre le colonisateur têtu. Le Vietnam et la France entretiennent aujourd’hui une relation de fraternité plus qu’à l’époque coloniale dans un respect mutuel et cela avec un effet positif pour l’ensemble de l’ex-Indochine Française.

Pourquoi alors en Afrique, l’ex-politique coloniale française persiste-elle en Françafrique depuis 1960 et elle est la tête du néocolonialisme dans toute l’Afrique avec la seule force d’occupation armée de tous les anciens colonisateurs et profiteurs de ce continent sourd-muet ?

Non ! Tous les Africains et tous les Occidentaux épris de la justice doivent crier haut que l’Afrique n’est pas sourde-muette. Mais elle est tout simplement menacée par l’occupation armée française, malgré qu’elle n’ait jamais gagné une seule guerre à travers le monde entier. En outre, croire que les Africains ignorent l’histoire contemporaine ou ancienne, est totalement faux.

Les Africains croient toujours que la solution pacifique est la meilleure, c’est ça peut-être leur ignorance dont le néocolonialisme en profite continuellement.

La patience a ses limites, et le Dien Bien Phu Africain sera le plus grand tombeau de tous ceux qui entretiennent le néocolonialisme en Afrique, car l’expropriation des richesses africaines est d’autre part la plus grande école de formation de plusieurs Généraux Vo Nguyen Giap, ses officiers et soldats.

Africains diplômés et non diplômés prouvons notre volonté morale et patriotique pour l’avenir de notre chère indivisible Afrique et nous écraserons le néocolonialisme avec tous ses moyens d’intimidation que nous devons considérer comme un Tigre à papier.

Lisons attentivement et comprenons profondément la date du 7 mai 1954 au Vietnam et de rappeler à tous ceux qui nous oppriment qu’il est temps de cesser avec l’oppression avant la date X de la victoire totale africaine. Cet article est à mon entière responsabilité comme toujours, car je n’invente rien.

Il est temps de savoir que : tous les pouvoirs français continuent d’imposer leur loi armée qu’en Afrique pour protéger les pouvoirs pantins que la Françafrique place depuis 1960. Cependant l’expérience armée française en Algérie est une leçon qu’elle n’oubliera jamais.

Malheureusement cela n’a pas profitée pour toute l’Afrique. Pourquoi la Françasie n’existe-t-elle pas ?

A quand le déguerpissement de l’armée et de la politique française de l’Afrique ? Les Africains doivent s’inspirer d’Indochine. C’est pourquoi l’histoire nous ramène avec objectivité chez des officiers français ci-dessous recensés qui ont servi loyalement leur pouvoir colonial au Vietnam jusqu’à leur déguerpissement le 7 mai 1954 :

- Général Henri Navarre Commandant en Chef de l’armée française en Indochine jusqu’en 1954 ;

- Général René Cogny Commandant de Tonkin au Vietnam en 1954 ;

- Général Christian Decastre Commandant des camps retranchés au Vietnam en 1954 ;

- Colonel Decastrie chef superviseur des bataillons au Vietnam jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Capitaine Bizard au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Capitaine Sassi au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant pilote Faure au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant pilote Klotz au Vietnam de 1951 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant parachutiste Allaire au Vietnam de 1952 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant parachutiste Luciani au Vietnam de 1952 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant Moreau au Vietnam de 1948 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Rondy au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Gindrey au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Ronault au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Madelaine au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Sergent-chef Grienwek au Vietnam de 1948 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Sergent pilote Barteau au Vietnam de 1952 jusqu’au 7 mai 1954 ;

Le 7 mai 1954 est la date d’humiliation de l’armée française avec ses avions de combat, de transport, hélicoptères, des chars de combat, des autos blindés, des sous-marins et navires de guerre, des canons et mortiers de tous les calibres, des véhicules de transport des troupes, des jeeps mitrailleuses, les moyens de communication, les moyens de génie, une logistique lourdement ravitaillée des moyens de guerre pour une armée coloniale de 250.000 soldats français encadrés par des Généraux, des officiers supérieurs et subalternes experts de la seconde guerre mondiale, issus des grandes écoles militaires en France.

L’objectif fut de s’emparer du Vietnam pour toujours comme les Vietnamiens ne voulaient plus la colonisation française et sa soumission. C’est ainsi que l’Armée Populaire du Vietnam (des maquisards) est née sous la direction de Hô Chi Minh père de l’indépendance du Vietnam et dirigée par le Général Vo Nguyen Giap son Commandant en Chef sans formation militaire comme les officiers français.

L’unique école militaire fréquentée par Général Giap, ses officiers et soldats, était leur résistance contre l’armée coloniale. En plus, l’Armée Populaire du Vietnam n’était pas équipée comme l’armée française. Ses maquisards avaient des fusils légers et se déplaçaient à pieds, d’autres en vélos et en pirogues.

C’est le 19 décembre 1946 que l’insurrection fut déclenchée contre le colonisateur. Le Général Vo Nguyen Giap avait 20.000 maquisards contre 250.000 soldats français, qui, à la seule période de fin 1953 et début mars 1954, 17 bataillons français ont été écrasés dans la région de Tonkin avec tous leurs moyens aériens et terrestres.

Ce qui ouvrit la bataille des 55 jours du 13 mars au 7 mai 1954 à Dien Bien Phu, dont les récits de certains survivants français indiqués en haut de cet article : Le tombeau de l’armée française s’ouvrit le 20 novembre 1953 avec notre occupation de Dien Bien Phu. L’assaut vietnamien fut affreux dit Gindrey ; Le 3ème bataillon fut bouffé en 5 heures de combat raconte Grienwek ; Allaire, j’allais me tirer une balle à la tête avec mon revolver ; Le 30 mars 1954, les Vietnamiens étaient décidés d’occuper toutes les montagnes de Dien Bien Phu ; La guerre avait changé l’aspect, dit encore Grienwek, les Vietnamiens étaient supérieurs sur tous les plans ; Impossible de soigner tous nos blessés, relate Ronault, les morts étaient enterrés dans la boue ; Nos jeunes soldats de 24 ans avaient des visages transformés comme des vieillards de 70 ans raconte Madelaine ; Il fallait nous rendre pour arrêter le combat, racontent Bizard et Sassi.

La décision devrait venir des politiciens à Paris, mais ils ne disaient rien. Il n’y avait pas d’attente entre les Généraux Navarre et Cogny. Decastre était dépassé par la guerre.

Même la visite au début de mois d’avril 1954 à Dien Bien Phu de Mr René Pleven Ministre français des armées, n’a pas résolu la situation désastreuse de l’armée française au Vietnam et les soldats disaient que les Américains viendront nous aider pour gagner cette guerre.

Par contre des pourparlers secrets entre le gouvernement français et du Nord Vietnam se déroulaient à Genève pour trouver l’accord d’un cessez le feu sans que l’armée coloniale d’occupation le sache.

L’assaut vietnamien sur Dien Bien Phu le 7 mai 1954, fut la fin d’occupation de l’armée française au Vietnam avec une lourde perte de 3.000 morts, 4.000 blessés, 10.000 prisonniers et des disparus. Tous les avions, les chars, les blindés, les véhicules de transport des troupes, les jeeps et toute l’artillerie détruits par les troupes de l’Armée Populaire du Vietnam.

Le Colonel Piroth, chef de l'artillerie, se suicida.

Toutes les voies d’accès et de sortie à Dien Bien Phu étaient bloquées, empêchant les ravitaillements de l’armée française. C’était la capitulation totale.

Les soldats français encore retranchés dans des trous, reçurent ordre de Paris pour déposer les armes et de se rendre les mains à la tête aux soldats vietnamiens de l’Armée Populaire du Vietnam qui criaient de joie de la victoire après 7 ans ½ de guerre.

Au même moment à Genève, le gouvernement français fut obligé de signer l’accord de cessez le feu et de reconnaître la République Socialiste du Vietnam.

Huit semaines plus tard, la conférence de Genève sur l'Indochine aboutissait au partage du pays, et l'armée vaincue à Dien Bien Phu était invitée à quitter la région de Tonkin. L'armée coloniale française quitta définitivement le Nord-Vietnam en 1955 et tout le Sud-Vietnam un an plus tard.

En 7 ans ½ de guerre, environ 50.000 soldats français sur les 250.000, étaient tombés au Vietnam + les blessés et les disparus.

Voilà comment jusqu’à ce jour aucun autre gouvernement français n’a osé plus aller s’aventurer dans l’ensemble de l’ex-Indochine.

Raconter tous les témoignages des officiers et soldats français survécus au tombeau vietnamien, n’est pas possible dans un tel article de mémoire.

Ceci nécessite d’écrire un livre, bien que cette défaite soit toujours gardée secret défense 57 ans après, pendant que le débarquement américain en Normandie le 6 juin 1944 pour libérer la France, est célébré avec pompe chaque année.

Mais les Africains sans compréhension de l’histoire, se laissent avaler par l’ignorance, c’est pourquoi l’armée française est considérée invincible en Afrique et protège librement les pouvoirs marionnettes que la Françafrique place sur leur sol depuis 1960.

Et pourtant cette armée de 250.000 hommes, chassée au Vietnam (331.698 Km2) avec tous ses gros moyens de guerre aérienne, terrestre et navale, ne représente absolument rien en Afrique par le nombre de ses soldats et équipements de guerre.

Djibouti, Sénégal, Tchad, Centrafrique, Gabon et Côté d’Ivoire totalisent 2.716.830 Km2 sur les 30.000.000 de Km2 de toute l’Afrique.

L’armée française possède moins de 8.000 soldats et mal équipée dans ces six pays africains pour protéger tous les pouvoirs néocolonialistes au service de l’expropriation de toutes les richesses de l’Afrique par l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés.

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Le stade de France va-t-il se transformer en haut lieu de propagande pour Joseph kabila ce samedi 11 juin ?

Les Congolais de l'Etranger en France sont en ébullition. Au sein de la communauté congolaise ça bouillonne ! Des Joséphistes ont du toupet ! Ils veulent transformer la fête de la musique africaine au stade de France à Paris en plateforme de propagande pré-électorale pour leur candidat Joseph Kabila déjà en campagne sans que le coup de sifflet soit donné. A Kinshasa, les thuriféraires du joséphisme font campagne sur les chaines de télévisions et radios acquises à Joseph kabila pour faisant croire aux Congolais que le stade de France sera sens dessus-dessous pour le candidat de l'Objectif 2011. Alors que durant dix ans, même après avoir porté par Louis Michel "Big Loulou", Joseph Kabila n'a aucun résultant probant à défendre à la tête de la République démocratique du Congo.

Stade de France, lieu de propagande pour Joseph Kabila ? Photo Réveil-FM, archives

Werrason et Fally Ipupa n'ont pas été sélectionnés comme porte étendard du Joséphisme au stade de France mais comme artistes congolais. Il y a nuance ! Kinshasa arrive à Paris avec une délégation de 300 personnes...Le féticheur Badivé espère distribuer 10 000 drapeaux et affiches de son président Joseph Kabila "touche pas à mon président" au stade de France. Les résistants-patriotes-combattants vont-ils accepter cet affront sans broncher ? Transformer le stade de France en lieu de propagande pour Joseph kabila alors que Floribert Chebeya, l'icône défenseur des droits de l'homme et Fidèle Bazana Bazana son chauffeur, viennent de totaliser 1 an sous terre il y a quelques jours. Que dire d'Armand Tungulu, assassaniné pour avoir jeté des cailloux sur le véhicule blindé de Joseph Kabila ? Quoi penser de 8 millions de Congolais morts pour rien ? Des femmes violées dont l'Etat congolais n'arrive pas à protéger? Que dire de la chosification de Congolais alors que les richesses congolaises ne profitent qu'à une poignées des Joséphistes, artisans du tuer plus pour gagner plus ! Les Congolais de France vont-ils accepter de se faire narguer par des troubadours-mangercrates venus de Kinshasa, payer pour porter de T-Shirt à l’effigie de Joseph Kabila en plein stade de France, lieu haut sportif et culturel au pays de voltaire ? Les Congolais de France qui n'ont pas doit de vote aux élections "boutiquées" d'avance par Joseph Kabila, ses commanditaires et ses soutiens, à l'instar d'autres africains qui votent pour leur pays d'origine. Le stade de France risque de transformer en Verdum entre des Joséphistes venus de Kinshasa, payés pour le folklore électoral et les Résistants-Patriotes -Combattants décidés à ne pas se laisser faire. Les autorités françaises sont donc prévenues. Transformer le stade France en lieu de propagande des Joséphistes est inacceptable pour la majorité de Congolais de l'Etranger contraint à l'exil. Y aura-t-il une minute de silence pour tous les victimes du joséphisme au stade de France ?

Voici l'intervention du griot et fou du roi depuis Kinshasa

Les réponses de Résistants-Patriotes-Combattants

Les résistants -Patriotes-Combattants de la Grande-Bretagne

Affiche de la nuit africaine au stade de France. Photo Réveil-FM

Le samedi 11 juin 2011, préparez-vous à danser et à chanter sur les célèbres tubes d’artistes connus et reconnus comme Alpha Blondy, Manu Dibango, Fally Ipupa, Baaba Maal, Magic System, Oumou Sangaré, Jessy Matador, Meiway, Petit Pays, Mokobé, Mory Kante, Passi, Coumba Gawlo, Patience Dabany, Sekouba Bambino, Werrason et Negro pou la vi !

De très nombreux musiciens et chanteurs mythiques du continent africain seront présents au Stade de France pour un concert géant, de plus de 5 heures !

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mardi 7 juin 2011

Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" son déchirant témoignage à Paris !

Rassurez-vous Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokula" n'est pas encore pas ressuscité. C'est document historique que nous vous proposons: le témoignage de Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo à l'Assemblée Évangélique le Rocher à Montreuil dans la région parisienne. C'était le 4 août 1993. A l'époque responsable de communication des Eglises Zairoises en France (CEZAF) auprès de la Fédération Protestante de France, je l'avais interviewé à Fréquence Protestante, rue Denis-Poisson Métro Argentine à proximité de l'avenue des Grandes Armées dans le 16è Arrondissement de Paris . A l'Assemblée Évangélique le Rocher, les pasteurs Emmanuel Botolo, Gilbert Suku Molimo (en veste blanche dans la vidéo, qui arrange le second micro de Dominique Sakombi. Aujourd'hui Pasteur de l'Assemblée Évangélique la Grâce de l’Éternel à Creil dans l'Oise) et moi même, nous nous étions mis d'accord pour inviter le couple Sakombi mais surtout Dominique pour son témoignage.

Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo. Photo Réveil-FM, archives

4 ans après le Frère Dominique retourne à la politique avec M'zée Laurent-Désiré Kabila, il lui fera faire les mêmes erreurs que sous les 32 ans de Mobutu: Grands panneaux de l'homme qu'il fallait dans les artères de la capitale et de l'arrière pays, insigne de M'zée à porter à la boutonnière, le CPP transformé en MPR-Parti Etat, fermeture des radios à Kinshasa dont Réveil-FM le 14 septembre 2000 pour des raisons fallacieuses et farfelues. Cela coûtera à Réveil-FM, 48 jours de radio silence, pour l'avoir appelé "Frère Jacob" au cours de la conférence de presse du 12 septembre où il menaçait la fermeture des radios et télévisions émettant à Kinshasa. A l'assassinat de M'zée Laurent Désiré kabila au Palais de Marbre le 16 janvier 2001, Dominique Sakomi alors ministre de l'information et Théophile Bemba Fundu, gouverneur de la ville de Kinshasa, mentiront honteusement aux congolais à la RTNC:" Mokonzi ya mboka azoki pota ya moké", après l'annonce du décès du 3è Président de la République, Sakombi imposera à toutes les médias de ne jouer que la musique chrétienne sur leurs antennes et de relayer ipso facto les informations de la "Voix du Peuple". Réveil-FM n'a jamais cédé aux décisions liberticides sakombiennes, nous avons joué de la musique classique, plus neutre car la religion de M'zée n'a jamais été connue. Était-il chrétien ? Musulman ? Personne ne sait ! Nommé par Joseph Kabila comme 2è Vice-président à la Haute Autorité des Médias (HAM) pour le compte du PPRD, il contribuera avec son fameux président Modeste Mutinga de faire de cette institution citoyenne d'appui à la démocratie, un étouffoir des libertés contre des journalistes, médias et opposants politiques durant la transition 2003-2006. Les fossoyeurs de la République avaient en otage la Haute Autorité des Médias, le successeur de Modeste Mutinga à la HAM sera suspendu le 4 avril 2008 à cause la mégestion de 49 millions de Francs Congolais. Malgré l'acte de Zachée posé par "Frère Jacob Dominique Sakombi" en restituant l'argent à la HAM, il sera viré de l'Institution citoyenne d'appui à la démocratie devenue depuis l'ombre d'elle même sans véritable âme.. Caméléon politique, Dominique Sakombi Inongo a toujours su saisir les opportunités pour demeurer dans les allés du pouvoir. Mobutiste avec Mobutu, sous ce dernier il excella en Joseph Goebbels de Mobutu, Mzéeiste avec Laurent Désiré Kabila et Joséphiste avec JoKa.

Ce document révèle les méandres de ceux qui nous gouvernent. A chacun de s'instruire.

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lundi 6 juin 2011

Quand la vérité vaincra le mensonge : l’Afrique sera merveilleuse

- Pourquoi les Africains ne se développent pas avec leurs immenses richesses ?

- Pourquoi sommes-nous impuissants face à l’expropriation de nos richesses ?

- Pourquoi les Africains n’ont pas leur propre religion ?

- Quel bonheur avons-nous obtenu du christianisme et l’islam depuis des siècles ?

- A quoi nous servent-ils tous les diplômes obtenus ses 50 dernières années en Occident ?

Le plus grand temple de la religion africaine (le kimbanguiste) est situé à Nkamba dans le Bas-Congo sur l’un des plus beaux paysages de l’Afrique, qui est la base spirituelle de la lutte révolutionnaire de Simon Kimbangu en 1921 contre l’esclavage et le colonialisme transformé en néocolonialisme depuis 1960. L’église chrétienne kimbanguiste n’est pas l’œuvre de Simon Kimbangu en 1921 pour la libération de tous les Noirs. Nkamba est la capitale de la révolution africaine où Simon Kimbangu avait amorcée cette grande lutte de libération le 6 avril 1921 pour être arrêté le 12 septembre 1921 par la police politique coloniale belge. Ces mots doivent être publiés avec cette belle photo de Nkamba sous ma propre responsabilité, car je suis kimbanguiste de l’œuvre de Simon Kimbangu et pas chrétien kimbanguiste au service du néocolonialisme. Je respecte toutes les religions de ce monde selon la conception de chacune et ceci doit être réciproque à la religion africaine (le kimbanguisme) de Simon Kimbangu de 1921.

On qualifie d’anti-christ, tout Africain qui n’est pas chrétien, mais pas les 2 milliards des bouddhistes, le 1 milliard des musulmans, des millions d’indous, des millions des Juifs, etc…et leur religion respective est respectée dans le monde. Aujourd’hui les Africains sont plus chrétiens que les Occidentaux, alors que le bilan moral de cette religion est négatif, car elle nous a apporté l’esclavage outre atlantique, le vol, le mensonge, la prostitution, la pédophilie, les guerres, les crimes, la soumission pour nous soustraire nos richesses tranquillement par les pouvoirs occidentaux. Quand nous traversons la Méditerranée pour le continent chrétien et des droits de l’homme, c’est l’humiliation qui nous accueille au nom sacré des sans papiers, des expulsions menottées et escortées par la police esclavagiste à bord des avions où se trouvent les pillards en business classe avec des champagnes et plats des langoustes, rappelant la tragique traversée forcée de l’Atlantique durant les siècles d’esclavage chrétien à la seule différence que nous ne sommes pas jetés dans l’espace comme à l’époque dans l’océan pour engraisser les requins de l’Atlantique. Selon la doctrine chrétienne et islamique, c’est Dieu (Allah) qui décide sur ses créatures. Mais avant le christianisme, les Africains ont vécu l’esclavage islamique. L’arrivée des Occidentaux et leur religion furent comme une délivrance à cet esclavage. Que dire de ces deux religions face aux Africains ?

L’Afrique est-elle le dépôt central des immenses richesses de Dieu Tout Puissant pour satisfaire tous les besoins technologiques de ses êtres humains les plus chers et aimés auxquels il a décidé dès la création de la terre et l’univers qu’ils viennent prendre quand ils veulent et comme ils veulent ?

Pourquoi les Africains n’ont aucun regard au bouddhisme et l’indouisme qui ne leur ont jamais fait le moindre mal ? Ces deux religions étaient présentées aux Africains par les chrétiens et les musulmans comme magie du Diable à ne pas s’en approcher. Durant les siècles, beaucoup des Africains furent exclus de leur famille pour être livrés aux esclavagistes outre atlantique et aux travaux forcés coloniaux pour avoir citer les noms de Bouddha et Indou. Voilà une autre face de la colonisation mentale en Afrique par où les Africains sont obéissants aux ordres des pouvoirs occidentaux depuis des siècles.

Les préceptes chrétiens et islamiques sont un frein pour la libération des Africains. Comme aucun de nous sans distinction raciale n’échappera au procès de Dieu après la mort selon ces mêmes préceptes, nous dirons à Dieu que le monde est injustice à cause de lui-même le décideur suprême. Personnellement je pense toujours lui rappeler cette remarque terrestre, car je ne lui fais aucun mal en se battant pour vivre en paix, en justice et en amour avec tout le monde sans distinction raciale. Mgr Desmond Tutu à un journaliste sur la question : pourquoi se battait-il contre l’apartheid ? Il répondit : Nous avons besoin de notre part de gâteau sur la terre, car il n’y a pas de gâteau au ciel. L’Africain a-t-il compris ?

C’est pénible en pensant à ma fille, diplômée universitaire au Congo devenir aide à domicile (boy) en Belgique pour entretenir les maisons et les vieillards des Occidentaux.

De même l’une de mes proches, diplômée universitaire au Congo avec longue expérience de magistrat et d’un service de sécurité publique au Congo comme haut cadre, devenir aide à domicile (boy) en Belgique, car il n’y a d’égalité entre Belge et Africain, en dehors de leur accorder la nationalité belge pour très bien les conserver dans l’esclavage moderne. Ces deux exemples ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan africain de sous-développement et de l’hypothétique paradis occidental avec le mensonge contre leurs ouvriers de race blanche, exploités par les riches occidentaux au nom de la liberté politique qui n’améliore rien dans leur vie quotidienne.

Extrait d’exhortation de Simon Kimbangu aux Noirs le 10 septembre 1921 : Avec mon arrestation commencera une période terrible d’indicibles persécutions pour moi-même et pour un grand nombre de personne. Les autorités gouvernementales vont imposer à ma personne physique un très long silence, mais elles ne parviendront jamais à détruire l’œuvre que j’ai accomplie. Certes, ma personne physique sera soumise à l’humiliation et à la souffrance, mais ma personne spirituelle se mettra au combat contre les injustices semées par les peuples du monde des ténèbres qui nous colonisent, car j’ai été envoyé pour libérer les peuples Kongo et la race noire du monde. Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique travailleront au bénéfice des Blancs.

Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des Blancs. Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il faudra une longue période pour que l’homme noir acquière sa maturité spirituelle. Celle-ci permettra d’acquérir son indépendance matérielle. Je liquiderai l’humiliation que, depuis les temps les plus reculés, l’on n’a cessé d’infliger aux Noirs. Car, de toutes les races de la terre, aucune n’a été autant maltraitée et humiliée que la race noire.

Continuer à lire la bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faudra qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples Kongo. La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde européen. Elle ne saura plus les principes maritaux de ses ancêtres. Elle ignorera sa langue maternelle. Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Venez ! Oh ! Dieu le Père Tout-Puissant ! Je vous appelle, ainsi que tous les Anges de la guerre, afin de conduire un combat contre ce monde des ténèbres !

Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !

Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !

Kimbangu disait aux Noirs : faites ce que je dis et suivez mon exemple ; Les missionnaires chrétiens disaient aux Noirs : faites ce que nous disons et non ce que nous faisons.

Le 12 septembre 1921, il est arrêté par des colonialistes qui le pourchassaient depuis avril 1921. Condamné à mort par un tribunal militaire, les missionnaires chrétiens colonialistes exigèrent son exécution par pendaison publique comme exemple aux Noirs, pour que cela ne se répète plus. C’est ça l’amour chrétien contre une personne non violente qui luttait pour la justice entre les êtres humains. Cette peine sera modifiée en prison à vie, ainsi Kimbangu sera détenu dans des conditions cruelles au Katanga à 3.000 Kms de Nkamba.

Ses partisans sont relégués sous haute surveillance policière dans des localités isolées de la forêt équatoriale à partir de 1500 Kms de Nkamba avec interdiction de citer le nom de Kimbangu dans toute la colonie belge du Congo. Il mourut en prison coloniale le 12 octobre 1951 après 30 ans et 1 mois de captivité sans droit de visite.

Le 24 décembre 1959, la veille de la date créée par des Romains pour la naissance de Jésus Christ ou 6 mois avant l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, le kimbanguisme est reconnu comme église chrétienne par les colonialistes après avoir christianiser avec exagération ses partisans pendant 38 ans et étouffer la lutte de libération des Noirs pour laquelle Kimbangu est mort en détention et le proclamer envoyé spécial de Jésus Christ sur la terre. C’est ça l’arrêt temporaire de la révolution africaine contre l’injustice coloniale transformée en néocolonialisme pour combien de temps encore ?

Comme dit Amundala Wabisa : la colonisation mentale est très dangereuse « Les Africains l’ont connue, elle se transmet de génération en génération. C’est la religion colonisatrice. Les maîtres sont partis, les Africains sont restés plus colonisateurs par eux-mêmes en se transmettant l’idéologie voulue par leurs colonisateurs.

Or, Jésus avait dit : je suis venu libérer les brebis perdus d’Israël "son peuple" et non les peuples africains ». C’est pourquoi, nous, Africains devons se doter de notre mythe fondateur qui se compose de ce refus d’être dominé par un autre peuple. Le jour qu’on aura cette indépendance mentale, qu’on valorisera nos cultures, nos religions et nos langues, ça sera le début de libération d’Afrique. On ne peut pas se développer avec la culture, la religion et la langue de son colonisateur.

Les Africains doivent utiliser leur savoir. Ceux qui ont étudié les sciences humaines et naturelles, la chimie, mathématiques, physique, médecine, etc…devront inventer une stratégie et une reforme scolaire appropriée aux valeurs culturelles africaines pour s’imposer à la domination des autres races.

Le kimbanguisme une religion ? Oui ! Mais sur la même égalité et respect avec le christianisme, l’islam, le bouddhisme, l’indouisme et le judaïsme devant Dieu. Elle n’est pas colonisatrice : Nous aurons notre propre livre sacré est la parole de Kimbangu parce qu’il avait compris le livre que nous avaient apporté les colonisateurs car le voleur a été saisi avec l’objet qu’il a volé. La doctrine révolutionnaire de Kimbangu est la vérité entre toutes les races humaines sans complexe. Voilà comment la vérité vaincra le mensonge et l’Afrique sera merveilleuse où les êtres humains vivront sans distinction raciale ni rapine des richesses qu’elle regorge.

Comment ceux qui prétendent être kimbanguistes ne se retrouvent-ils pas dans la lutte révolutionnaire de Kimbangu contre l’esclavage et la colonisation amorcée à Nkamba en 1921 ?

Et pourtant c’est cette alliance qui va libérer tous les Noirs. C’est révoltant de voir beaucoup des responsables kimbanguistes par leur conduite, soutenir le néocolonialisme contre l’oeuvre de Kimbangu en 1921.

Une trahison intolérable que l’histoire ne cachera jamais. Mais, il n’est pas tard de se racheter

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dimanche 5 juin 2011

Alexis Tambwe Mwamba tance:«Les affaires internes de la République démocratique du Congo ne concernent pas les ambassadeurs accrédités à Kinshasa»

Main qui donne, main qui dirige! Au grand mépris de notre souveraineté, la dictature totalitaire de Joseph kabila et ses Joséphistes passent leur temps a avoir la main tendue en permanence aux donateurs extérieurs et s'étonnent que ceux-ci leur demandent des comptes, surtout s'ils ont remarqué l'enrichissement exponentiel de tous ses Joséphistes arrivés au pouvoir sans un clou ! Ils sont propriétaires de grosses villas, roulent dans de grosses 4x4, avec des salaires mirobolants, pendant que des fonctionnaires sont impayés et des Congolais crèvent la dalle. Alexis Tambwe Mwamba qui est revenu à Kinshasa, après une longue absence dû à l' opération de prostate subie à Bruxelles en Belgique, est vraiment culottée. L'homme de main de Joseph kabila a tancé des diplomates: Les ambassadeurs accrédités à Kinshasa sont appelés à ne pas s’immiscer dans les affaires internes de la République démocratique du Congo, surtout pendant cette période électorale. C’est la substance du message du ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Tambwe Mwamba, adressé vendredi 3 juin 2011, à tout le corps diplomatique accrédité à Kinshasa.

Alexis Tambwe Mwamba au CAPE. Photo Réveil-FM, archives

Alexis Tambwe Mwamba lance un avertissement aux diplomates, leur intimant à l’approche des élections de ne pas se mêler des affaires intérieures et de ne pas entretenir pas de liens trop flagrants avec l’opposition.Les ambassadeurs vont devoir faire un peu attention aux invitations à diner qu’ils adressent aux opposants : pas trop souvent, et pas trop de monde à table. « Certains leaders sont reçus autour d’un verre, et à partir de là, ils se croient tout permis », confie un proche du ministre des Affaires étrangères.

Dans sa mise en garde, Alexis Thambwe Mwamba admet que rencontrer la classe politique fait partie du travail diplomatique, mais avec des limites. « Le gouvernement n’accepterait pas, dit-il, que les ambassades deviennent des officines où se peaufineraient des stratégies politiques d’appui à l’opposition et d’intrusion pure et simple dans la politique intérieure de la RDC. Le gouvernement, ajoute-t-il, se réserve le droit de tirer les conclusions qui s’imposent au cas où une représentation diplomatique irait au-delà de sa mission ».

Alexis Tambwe Mwamba a-t-il sombré dans une naïveté puérile pour déclarer chose pareille qui frise le ridicule ? Lorsque l´assistanat endogène est devenu le principe de gouvernance de l´Etat, comme c'est le cas avec des Joséphistes en République démocratique du Congo, il est bien évident que le droit de regard voire de l'ingérence « des pays donnateurs » par la bouche de ses représentations diplomatiques accréditées à Kinhasa , s´exerce sur ce pays mis dans une situation de dépendance peu enviable au principe qu´il n´a rien pour rien dans ce monde.

Si les ambassadeurs ne doivent pas s’immiscer dans les affaires internes de la RDC, ils ont cependant le droit de constater ce qui s’y passe et de s’exprimer à ce sujet. N’oublions pas que pour la plupart, ils viennent des pays où la liberté d’expression fait partie des règles du jeu démocratique. Quand ils s’expriment sur ce qui ne va pas en RDC, on dit qu’ils s’immiscent dans les affaires privées de la RDC. Lorsque les journalistes et les défenseurs congolais des droits de l’homme en parlent, ils sont menacés et certains d’entre sont même zigouillés par ce pouvoir prédateur. Faut-il que tout le monde se taise sur la gouvernance frelatée des Joséphistes au patrie de Lumumba ?

Faut-il continuer à continuer à encenser un pouvoir Titanic ?

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samedi 4 juin 2011

Paris, le Joséphiste Papy Tamba s'auto-victimise dans ses turpitudes !

A cause de Joseph Kabila, ses trahisons contre la nation congolaise, ses assassinats, ses achats de consciences, sa dictature totalitaire...La République démocratique du Congo est divisée en deux camps distinctes: la résistance civile populaire et les Joséphistes vautrés dans la mangeoire.

Les patriotes congolais de l'Etranger qui combattent le régime sanguinaire de Kinshasa et font de la résistance, sont nombreux. Ils sont reconnaissables par l'excellente qualité de leurs plumes : Jean Kalama Ilunga, Dr. Fweley Diangituka, abbé Jean Pierre Mbelu, Rolain Mena, Candide Okeke et autres sont de vrais attaquants de pointe.

Quant à M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique du Nord. est plus qu'un baobab. Il est le radar anti-démagogique. Il scrute, interpelle, réfute les allégations mensongères des Joséphistes sur l'histoire du Congo et des Congolais.

M'zée Pierre Yambuya Lotika Kibesi fait un travail de mémoire énorme pour notre communauté et à l'Afrique. Il est inclassable !

Du côté des opportunistes, arrivistes, parvenus, mangeurs à tous les râteliers qui tels des musiciens qui continuent de jouer du violon alors que le Titanic est entrain de sombrer, nous avons trois catégories:

1. Ils sont nombreux ceux qui nous envoient des articles des journaux coupagistes de Kinshasa, journaux qui ne tirent même pas à 2000 exemplaires dans une capitale congolaise de 8 millions d'habitants. Pour mieux réussir la désinformation, ils nous bassinent avec des articles des journaux dont les Editeurs sont dans les institutions kabiliennes: Modeste Mutinga (Le Potentiel) rapporteur du Sénat, est un mangeur patenté du régime des Joséphistes, Pius Mwabilu (L'Avenir) est député de PPRD. Le journal "La Prospérité" est acquis à Adolphe Muzito, le Crésus congolais et Premier ministre de Joseph Kabila. Jamais des Joséphistes vont des envois des articles de "La Référence Plus" de André Ipakala, "Le Phare" de Polydor Muboyayi ou d'autres journaux pour d'autres sons de cloche !

2.Nous avons aussi des crypto-joséphistes. Ils s'autoproclament 3 fois docteurs style "Kikwata". Incapables de pondre une réflexion soutenue, ils se contentent de commenter les écrits des autres avec des "phrasettes": Je ne suis pas d'accord ! Révisez votre français Tralala lala lala

3. Papy Tamba est respectable dans ses convictions joséphistes. Lui qui a acquis des carrés miniers dans la Province Orientale par le régime de Joseph Kabila, on comprend pourquoi, il gesticule. Mais delà à sombrer dans le mensonge pour justifier son auto-victimisation, il y a des choses que l'on fait pas quand on a un peu de dignité. Depuis un certain temps, Papy Tamba nous arrose de ses belles réflexions thuriféraires à Joseph Kabila et son régime, mais met l'accent sur le fait qu'il a été menacé le lundi 16 mai 2011, le jour du colloque à l'Assemblée nationale française dont le thème fut: RDC: défis et enjeux, des élections sous haute tension, par notre confrère d'Afrique Rédaction TV, Roger Bongos qui veut sa mort.

Dans ses turpitudes, le Joséphiste Tamba va jusqu' à dire qu'il a été menacé devant témoins mais n'a pas le courage de nommer. Peut être aura-t-il le courage de le faire devant un juge, lui qui semble bien connaître les prétoires de la justice française ? On peut avoir de l'animosité envers un journaliste, le diaboliser à ce point non !

Quand Papy Tamba a-t-il été menacé par Roger Bongos, dans l'enceinte ou hors de l'Assemblée Nationale ? Qui sont ces témoins dont il n'ose pas citer des noms ? Que Papy ne joue pas à l'amnésique, nous étions plus de 200 congolais ce jour à l'Assemblée nationale. Papy Tamba doit cesser la cabale qu'il voudrait ourdir contre Roger Bongos. On peut l'aimer ou non, il faut laisser au Rédacteur d'Afrique Rédaction TV faire son travail ? Roger Bongos n'avait-il pas droit en tant que journaliste de diffuser les altercations Résistants-Patriotes-Combattants et Papy Tamba à l'issue du colloque sue les élections en RDC ?

Voici les turpitudes de Papy Tamba:

Les deux photos que nous diffusons sur Réveil-FM International ont été prises par Roger Bongos à l'Assemblée Nationale le Lundi 16 mai 2011. Dans la première photo, on n'aperçoit un pan de ma veste bleue dépasse. Sur les deux photos, Papy Tamba le joséphiste est souriant, pouvait-il sourire à Roger Bongos qui le prenait en photo alors qu'il avait menacé de mort ?

Au milieu de deux compatriotes, tout souriant le Joséphiste Papy Tamba. Photo Réveil-FM

Paul Sampu Mukulu, président de la ligue des électeurs et Secrétaire de FIDH, un compatriote et Papy Tamba. Photo Réveil-FM

Les artistes musiciens Joséphistes ont pris la mauvaise habitude puisqu' empêchés de se produire dans des salles mythiques européennes de retour au pays, ils n'hésitent plus de monnayer leur manque à gagner. C'est cela aussi les turpitudes des joséphistes. Pourquoi Papy Tampa s'auto-victimise ? Que cherche-t-il ? Que cache cette auto victimisation ? Dans un pays développer comme la France lorsqu'on est menacé on va porter plainte à la police, pourquoi ne le fait-il pas ?

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vendredi 3 juin 2011

RDC, Pierre Jacquemot l'ambassadeur de France s'en va

Fin mandat, le bilan dressé par l’ambassadeur de France en RDC lors d’un point de presse, donne de la matière pour une réflexion responsable. Portant notamment sur les questions sécuritaire et du processus électoral, les observations du plénipotentiaire d’un pays membre du Conseil de sécurité, réputée proche de la RDC, méritent une attention particulière. «Il existe encore un potentiel déstabilisateur à l’Est de la RDC, mais la donne n’est plus la même qu’il y a trois ans», précise Pierre Jacquemot.

Kinshasa 3 novembre 2010, Abdou Dieng, représentant du PAM en République démocratique du Congo et Pierre Jacquemot, ambassadeur de la France en RDC. Photo Réveil-FM, archives

Des efforts sont encore à fournir pour éteindre le brasier de l’Est. L’intensité des affrontements et du conflit est sensiblement réduite. La situation sécuritaire demeure extrêmement fragile suite à la présence de la LRA dans la Province Orientale et les FDLR dans les montagnes de l’Est. Pendant les 32 mois passés en RDC, plusieurs voyages effectués à l’Est, le diplomate français comprend les souffrances de plus d’un million de déplacés à la suite des affrontements. La France pèse de tout son poids lors des votes des résolutions sur la RDC. L’implication de la France dans le processus de reconstruction des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police nationale congolaise vise justement la consolidation de la paix et de la sécurité. Par ailleurs, une coopération régionale plus agissante dans la sous-région des Grands Lacs africains pourrait résoudre beaucoup de problèmes sécuritaires. Telle est la position de la France. De même, l’axe Kinshasa – Luanda et Brazzaville – devrait bénéficier d’un regard particulier, après la normalisation avec Kigali. Quant à l’organisation des élections, le diplomate salue les efforts consentis jusque-là par les autorités congolaises. Par rapport à la tenue effective des scrutins à la date du 28 novembre prochain telle qu’annoncée par le pasteur-président de la CENI Ngoy Mulunda, l’ambassadeur de France n’émet pas un quelconque jugement : «Il ne nous appartient pas d’en douter». Pierre jacquemot se réjouit qu’en peu de temps, déjà 21 millions d’électeurs se sont enregistrés face à des prévisions de 31 millions d’enrôlés attendus. «On tiendra le délai en ce qui concerne l’enregistrement des électeurs», estime le diplomate français en fin de mandat. La comparaison avec la Côte d’Ivoire qui a mis 4 ans pour la même opération incite à l’optimisme.

Toutefois, en ami, l’ambassadeur de France pense que quatre critères devront conduire à des élections crédibles et apaisées : «la stabilité du cadre général, la non exclusion des candidats, la liberté d’expression et des réunions et l’indépendance de la CENI». Sur ces points, son pays ainsi que les autres partenaires au sein de l’Union européenne resteront «très vigilants». Pour des adieux, Pierre jacquemot ne pouvait pas dire mieux.

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"Kabila dégage !": Commémoration du premier anniversaire de l'assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana à Paris

Des jeunes Résistants-Patriotes-Combattants étaient hier jeudi 2 juin 2011 à l'esplanade de Trocadero à Paris pour commémorer l'an de l'assassinat odieux de Foribert Chebeya, défenseur des droits de l'homme et son chauffeur Fidèle Bazana dont le corps a été immergé dans le fleuve Congo avec des grosses moellons en pierres.

Parvis de Trocadero à Paris, Madame Youyou Mutu Mosi, résistante, combattante et patriote pour réclamer la justice pour Floribert Chebeya et Fidèle Bazana

Odon Mbo, Le porte parole du « collectif de la surveillance de l’éthique et de la morale », Madame Mutolo Zita Dya Nza, Madame Youyou Mutu Mosi et un combattant

On apprend qu'à Kinshasa, Luzolo Bambi le ministre de la justice et garde des sceaux du régime des Joséphistes a été brutalisé et chassé de la cérémonie au cimetière de Benseke devant les nombreux diplomates et autres invités le mercredi 1 er juin 2011 au cimetière de Besenke lors de la cérémonie de pose de la première pierre pour la construction du mausolée de Floribert Chebeya, l’illustre président de l’ONG la « Voix des Sans Voix ». A l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de l’ignoble assassinat du président de la « V.S.V » et de son chauffeur Fidèle Bazana, une cérémonie de pose de la première pierre pour la construction du mausolée de Floribert Chebeya a été organisée sur sa tombe ce mercredi 1 er Juin 2011 à 13 heures devant un parterre de nombreux diplomates accrédités à Kinshasa et des personnalités civiles et religieuses venues honorer la mémoire de cet illustre disparu, et marquer leur réprobation quant aux méthodes barbares qui caractérisent le pouvoir des Joséphistes sans foi ni loi: de vrais Kuluneurs de la République. Luzolo Bambi que nous avons connu comme défenseur des droits humains, pour avoir participé avec des ateliers sur les droits à Kinshasa et pour l'avoir comme voisin dans un vol de SN Bruxelles qui faisait Kinshasa-Bruxelles, n'est plus reconnaissable !

Comment a-t-il pu orchestré la mascarade et une parodie de procès pour camoufler la responsabilité avérée de « Joseph Kabila » dans l’odieux assassinat de Floribert Chebeya ? Comment pouvait-il penser qu'il allait présider personnellement la cérémonie de la pose de la première pierre sur la tombe de Floribert Chebeya sans quolibets, hurlements, insultes à sa personne ?Tout avait commencé dans le calme et le recueillement. Massés autour de la tombe de Floribert Chebeya, les activistes d’une multitude d’associations des droits de l’homme ont écouté les messages des familles, notamment celui, émouvant, de la grande sœur de Floribert, Adélaïde Chebeya Tubalonzan qui s’est ainsi exprimée : « C’est avec une grande émotion que je prends la parole au nom de la famille Chebeya ». Elle a souhaité que les assassins de Chebeya soient sévèrement sanctionnés. Il faut aussi souligner que tour à tour, les défenseurs droits de l’Homme ont rendu hommage à Floribert Chebeya, l’homme qui défendait hommes et femmes, sans distinction de tribus, de couleur politique ou de religion. Puis la parole a été donnée au ministre de la Justice et des Droits humains, Luzolo Bambi. C’est quand le ministre allait s’apprêter à poser la première pierre d’un mausolée que les choses se sont gâtées. Des cris, des invectives : « C’est un crime d’Etat, il n’est pas question que le représentant de cet Etat vienne accomplir ce geste. Vous êtes en train de tuer Floribert une deuxième fois ! »

Sans avoir eu le temps de saisir la truelle et le seau de ciment, le ministre a dû battre en retraite, Les activistes des droits de l'homme Les membres de la famille de Floribert Chebeya excédés ont fondu comme des faucons sur lui et l’ont littéralement bousculé pour l’empêcher d’approcher la tombe. Certains jeunes gens de la famille étaient décidés à le passer à tabac si les agents de sécurité n’étaient pas intervenus rapidement pour l’extraire de leur colère et le ramener dans sa voiture.

Un culte d’actions de grâce a été célébré en mémoire de ces deux défenseurs des droits de l’Homme dans l’après-midi dans la cathédrale Notre-Dame du Congo à Lingwala. Dans son homélie, l’abbé Jean-Paul Lwanga, recteur de la paroisse cathédrale Notre-Dame du Congo a déclaré : « Ils sont morts dans des circonstances que je ne me rappelle plus. Ils sont morts comme ça ! ». Il a fini par dire que Foribert Chebeya et Fidèle Bazana sont morts brutalement, brusquement. Et leur mort est venue comme une fatalité.

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CENI: les cartes d'électeur congolaises seront sud-africaines !

Du cynisme digne de la Kabilerie, de la bêtise humaine ou de l'inconscience politique, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo a passé une commande de 10 millions de cartes d’électeur qui seront confectionnées en Afrique du Sud, annonce un communiqué publié jeudi 2 juin 2011 à Kinshasa. La CENI a également commandé 2.730 tentes qui seront installées dans des centres de vote démunis de locaux pouvant abriter les opérations de vote. Ces commandes ont été faites par le président de la CENI, le pasteur Ngoy Mulunda, lors d’une récente visite en Afrique du Sud. Rien n'a été dit sur le montant exact de ces commandes.

Une Congolaise, agent de la CEI lors des élections Louis Michel de 2006. Photo Réveil-FM, archives

Il faut signifier à Daniel Ngoy Mulunda et son équipe que 90 % de Congolais diplômés sont chômeurs. Et que le travail est une valeur républicaine essentielle dans un pays qui a le terme démocratique dans son appellation. Pourquoi faire travailler des Sud-Africains et non pas des Congolais ? Pourquoi ne pas acheter des machines électoraux, former des congolais pour leur maîtrise et manipulation et payer à ces Congolais, pères de famille ou jeunes débutants dans la vie active, des salaires décents ! En vertu de quoi pour des élections présidentielles dont le vainqueur est connu d'avance: Joseph Kabila, la République démocratique du Congo doit investir l'argent du Congo dans des machines sud-africaines coûteuses, alors que le Congolais survit du chômage ? Pourquoi pour un seul individu dont la forfaiture et les trahisons à la tête de notre République sont connues, doit-on investir des millions alors que les élections locales, provinciales prévues dans la Constitution de Liège n'ont jamais été tenues ? On apprend que la délégation de la CENI avec Daniel Ngoy Mulunda en tête en Afrique du sud , après le passage au Call Center, a été invitée à découvrir le Groupe Guma, une des filières de Gijima, qui avec son partenaire Smartmatic a déjà réussi à faire organiser 26 projets nationaux et régionaux des élections : depuis l'enregistrement des personnes jusqu'à la proclamation des résultats en passant par le vote, le traitement et la centralisation des données. Les avantages présentés sont nombreux : célérité de l'opération, sécurisation assurée, double vérification pour écarter toute possibilité de falsification, machine qui s'adapte aux solutions locales. C'est à cette filiale sud-africain que Ngoy Mulunda et sa clique auraient jeté leur dévolu pour le destin électoral de la République démocratique du Congo dont Joseph Kabila est déjà vainqueur.

Les Congolais sont-ils des incapables pour organiser les élections libres, démocratiques, transparentes et 100% congolaises ? Où sont tous les Congolais qui oeuvraient dans la CENI lors des élections Louis Michel de 2006, ont-ils étaient tous zigouillés par le régime sanguinaire et totalitaire ? Même si les élections 2006 étaient pipées d'avance, pourquoi ne ps récupérer les bons éléments intègres qui savaient faire de la vérification des identités grâce aux cartes personnalisées et sécurisées, la capture des photos, des empreintes digitales, vérifier la signature et constituer des dossiers sécurisés sur chaque individu ?

Pour boutiquer les hypothétiques élections de 2010, la CENI marche sur la tête et propose des solutions non adaptées qui ne tiennent même compte des réalités congolaises. Combien a coûté ces machines et tentes commandées par Daniel Ngoy Mulunda et ses acolytes de la CENI ? A-t-on payer cash es bidules sud-africains ? Où va-t-on encore hypothéquer encore une fois le peu des minerais qui nous restent après de contrats léonins avec des Chinois ?

Demain en cas de contestation des résultats électoraux, quelle sera l'attitude des sud-africains ? Jacob Zuma va-t-il envoyer des soldats sud-africains mater des congolais à coups de gourdins, bombes lacrymogènes, kalachnikovs et autres armes de destructions massives au côté de la garde prétorienne de Joseph Kabila ? En 2006, il y avait plus de 25 millions de votants, cinq ans après, la CENI commande des machines pour 10 millions des cartes d'électeur, s'agit-il d'une involution à la congolaise ?

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jeudi 2 juin 2011

Pacte néocolonial ou tueur d’Afrique

Quand Eva Joly a mené ses enquêtes sur l’affaire Elf dans les années 90, elle a été placée face à la corruption des élites, aux méthodes et aux pratiques qui l’ont aidée à désapprendre. Elle finit par confesser ceci : « La France m’a dégrisée, dévoilé l’envers du décor. L’instruction fit mon instruction ». Sa foi dans la grandeur et la noblesse des institutions de son pays a vacillé.

Jacques Chirac et Joseph Mobutu Sese Seko. Photo Réveil-FM, archive

Ce pacte transférant les pouvoirs colonialistes aux Africains sans indépendance, car toutes les richesses d’Afrique demeuraient pour la France, a été préparé avant la décolonisation et signé par les futurs Chefs d’Etat désignés par l’Elysée comme les successeurs de Gouverneurs généraux des colonies. Les échappés à ce pacte sont Sékou Touré, Modibo Keita et Sylvanius Olympio. Voilà comment des droits de l’homme de l’Elysée et les autres colonialistes ont érigé le néocolonialisme en Afrique.

Tout signataire savait s’il renonçait à ce pacte après l’indépendance, sera destitué ou tué. Le Président Youlou du Congo Brazza, signataire de ce pacte et joua un rôle capital contre Lumumba dès le 30 juin 1960 jusqu’à son assassinat le 17 janvier 1961 et contre les vrais patriotes africains durant son règne, avait été chassé du pouvoir en août 1963 par un complot de l’Elysée parce qu’il avait dénoncé ce pacte à l’Assemblée générale de l’ONU, le 18 novembre 1960. Dans son discours, Youlou insista sur l’expropriation française des richesses des ex-colonies par des accords de défense entre la France et l’Afrique, dont le maintien de l’armée française au Cameroun, Gabon, Sénégal, Côte d’Ivoire et la guerre en Algérie. Il ne cacha pas son désir d’arrêter ce pacte, car il était impossible aux Africains de jouir de leurs richesses. Youlou, pour ceux qui l’ont rencontré après août 1963 et avant sa mort, il regrettait avoir soutenu le néocolonialisme contre Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Sékou Touré, Félix Moumié, Sylvanius Olympio, Modibo Keita, Abdel Nasser, Habib Bourguiba, etc…car leur plus grand désir après les indépendances, était celui de partager équitablement nos richesses avec les ex-colonisateurs qui, par la volonté individuelle, pouvaient jouir de la nationalité africaine dans les Etats-Unis d’Afrique et devenir aussi loyaux patriotes africains. Celui qui sous-estime l’origine de son désastre, est obligé de le revivre continuellement.

Quand François Mitterrand fut élu à l’Elysée en mai 1981, les Africains ont fêté son arrivée au pouvoir plus que les Français, croyant que le néocolonialisme était vaincu par la gauche française. Mais, peu de temps après, l’expropriation des richesses africaines en soutenant les pouvoirs placés par la Françafrique, s’était renforcée plus qu’avant 1981. Avant la fin de son deuxième mandat après ses 14 ans à l’Elysée au début de 1995, Mitterrand déclara ouvertement : Les pays riches vivent aux dépens des pays pauvres qu'ils pillent. Ce sont les pays pauvres qui financent les riches. Si les pays développés sont riches, c'est parce qu'ils exploitent les pays pauvres. L'argent se gagne et chaque pays a besoin d'argent pour assurer son développement et lutter contre le chômage. Donc, aucun pays ne fait des dons à un autre pays. Les pays riches investissent à l'étranger parfois sous couvert des termes tronqués comme "aide" ou "don" pour soumettre les pays pauvres à leur volonté. Le don n'existe pas.

Manlio Dinucci del Comitato Africano Per l'Integrazione (Comité Africain pour l’Intégration) en Italie, avait déclaré dès le début de la guerre en Libye : La rapine du siècle. Les puissances coloniales se sont appropriées les colossaux investissements de l’Etat Libyen à l’étranger. L’argent gelé dans des banques occidentales menaçait le monopole de la Banque mondiale et du FMI en finançant des projets de développement dans le tiers-monde. Il continue à « travailler » non plus sous forme d’investissements, mais de garanties bancaires, cette fois au profit des Occidentaux.

Jean-Paul Pougala soulève ce que doit fortifier la mémoire africaine : Lorsqu’en 2006, Kadhafi réunit les Ministres Africains de l’Intérieur pour leur proposer une carte d’identité commune pour toute l’Afrique afin de faciliter le déplacement des Africains sur tout le continent sans formalité excessive, tous étaient contents du projet. Mais à leur retour, un coup de fil à Paris, un autre à Londres et l’idée n’était plus bonne selon laquelle si elle entrait en application, la Libye coloniserait les autres pays africains. Alors que les clandestins en Libye proviennent à 99 % des pays africains qui refusent la proposition libyenne. Pour tous les Africains dotés d’un sens de discernement, le destin de la jeunesse africaine n’est pas celui de se mettre en marche vers l’illusion d’un hypothétique paradis européen pour occuper le bas de l’échelle des classes sociales en occident. L’objectif pour lequel il vaut la peine se battre est celui de faire rêver l’Afrique. L’Afrique doit faire rêver les Africains, afin qu’ils aient la sérénité et l’enthousiasme nécessaire pour surmonter les défis qui les attendent.

Une des raisons pour bombarder la Libye, le Guide Libyen a passé trop d’années au pouvoir. Le record des hommes politiques au pouvoir est détenu par les Occidentaux. Robert Byrd, qui a reconnu en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a siégé au Sénat et à la Chambre pendant 63 ans jusqu’ à sa mort le 28 juin 2010. Avant lui, Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’Etat Africain. En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946, aujourd’hui (65 ans) il est sénateur à vie. Il fut 7 fois Président du Conseil Italien. Dans le Royaume Uni, Elizabeth II est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée. Et si Kadhafi devait devenir le Roi de la Libye ? Que se serait-il passé s’il avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ?

En Afrique, aucun politicien n’a battu ces records à n’importe quel niveau politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan, pourquoi ceci n’est-il pas valable pour le Président Libyen ? Pour avoir une idée de son bilan politique, il n’y a jamais un seul Libyen sur les embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa. Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers venus du monde entier ?

La manipulation des Africains par l’Occident est un coup très dur contre l’Afrique. Ne pas la subir est la garantie que les Africains feront la part des choses entre les dirigeants valeureux et médiocres. Mais pour le faire, il faut avant tout résoudre ce problème d’ignorance dans laquelle est trempée la majorité de nos frères et sœurs. Les pays africains sont encouragés à la division par les puissances étrangères pour asseoir leur domination. Il faut que l’Afrique s’unisse en un seul Etat, avec une seule armée, une seule économie, une seule monnaie. Mouammar Kadhafi est l’adepte convaincu du panafricanisme.

Voilà pourquoi, moi Yambuya Lotika Kibesi insiste toujours sur la déclaration de Dee Lee, cet américain blanc d’origine occidental qui avait dit clairement : Les Noirs ne lisent pas et ceux qui lisent ne comprennent pas ce qu’ils lisent, ils resteront toujours nos esclaves. Nous pouvons encore continuer à récolter des profits des Noirs sans effort physique de notre part. Regardez les méthodes actuelles de maintien dans l'esclavage qu'ils s'imposent eux-mêmes : Ignorance, Avidité et Egoïsme.

Concernant Congo-Kinshasa, les moyens actuels d’information nous rendent plus ignorants qu’à l’époque d’esclavage outre atlantique et mains coupées coloniales. Car voir certains Congolais chercher des appuis politiques et financiers des parrains du néocolonialisme en Afrique, et dire que c’est le moyen crédible d’accéder au pouvoir pour réaliser le bonheur de notre peuple appauvri par ce même néocolonialisme, c’est comme si François Mitterrand avait menti avant de quitter définitivement l’Elysée. Les marionnettes ne manipulent aucun objet, mais au Congo-Kinshasa, les Congolais sont dépouillés de leurs immenses richesses par les marionnettes fabriquées par les colonialistes dans l’usine de Charles de Gaule depuis les indépendances bâclées d’Afrique, dont tous ses successeurs à l’Elysée depuis 1969, fabriquent d’autres marionnettes africaines pour voler toutes les richesses de l’Afrique avec l’aide de tous les locataires de la Maison Blanche depuis 1960 et leur communauté des Néocolonialistes Unifiés (ONU) avec l’adhésion des nouveaux membres, les ex-communistes qui étaient jusqu’en 1988, les alliés des opprimés africains.

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mercredi 1 juin 2011

Floribert Chebeya : Icône des droits de l'homme congolais, 1 an déjà !

Floribert Chebeya Bahizire (13 septembre 1963, Bukavu - 2 juin 2010, Kinshasa) était un militant des droits de l'homme connu et respecté en République démocratique du Congo. Il avait assisté à l'ouverture de Réveil-FM à Kinshasa, le 20 novembre 1999. En mars 2001 lors du Festival Fréquences Libres : Le pluralisme radiophonique au Palais du peuple à Kinshasa Floribert Chebeya avait participé y compris dans les ateliers. Nous l'aimions et respections. Depuis que nous avions quitté le Congo pour la France, à chaque fois qu'il venait à Paris j'allais le voir dans son hôtel du 19è arrondissement. En avril 2008, après l'avoir accompagné à Africa N°1 pour interview, à notre retour, arrivés à La Bastille, avec son accord, je le prend en photo, ignorant celle-ci allait faire le tour du monde avec son assassinat par le pouvoir de Kinshasa, le 2 juin 2010.

Avril 2008, Floribert Chebeya à la Place Bastille à Paris. Photo Réveil-FM, archives

Invités par le gouvernement allemand du 2 au 6 juin 2010, nous sommes cinq journalistes africains de Paris à Berlin pour un voyage d’information dans le cadre de la coopération avec le CIDAL: Oussouf Diagola,Olivier Enogo, Mohamed Ahmed Kébir, Freddy Mulongo et James Ngumbu. Alors que nous nous apprêtions de nous rendre au Ministère Fédéral des Affaires étrangères pour des « Journées de l’Afrique » qui célébraient le cinquantenaire des indépendances africaines.

James Ngumbu m'appelle pour m'alerter de la mauvaise nouvelle: Floribert Chebeya vient d'être assassiné"Floribert Chebeya, le président de l'ONG congolaise des droits de l'Homme La Voix des sans-voix (VSV), a été retrouvé mort dans sa voiture dans la banlieue de Kinshasa. Retrouvé mort mercredi soir à la sortie de Kinshasa, Floribert Chebeya a été frappé et son visage présente des gonflements. Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’homme ont réclamé une enquête indépendante sur les circonstances de sa mort. Les Nations unies demandent une enquête rapide et rigoureuse. Sa mort a conduit à des appels pour une enquête de la part de plusieurs organisations, dont Amnesty International, et plusieurs hauts fonctionnaires de l'ONU, y compris, Ban Ki-moon, Navi Pillay, Alan Doss et Philip Alston "

Il est presque 11h à Berlin ce mercredi 2juin 2010. Nous savions ce qui nous rester à faire, partout nous passions l'assassinat de Floribert Chebeya était évoqué.

Le soir allons que nous causions avec en aparté avec mon confrère Oussouf Diagola, voulant sortir mon passeport de ma veste, c'est la carte de visite de Floribert qui sortait de ma poche, carte qu'il m'avait remis lors de passage à Paris en 2008.

La parodie dont souffre le procès Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana ne rassure personne. Les commanditaires de l'odieux assassinat de Flory circulent paisiblement à Kinshasa. La disparition de son chauffeur Fidèle Bazana dont le corps a été jeté dans le fleuve Congo prouve à dessein que nous avons affaire à un pouvoir cruel et sanguinaire en République démocratique du Congo.

Réveil-FM International joint sa voix à celles des Résistants-Patriotes-Combattants engagés et qui proclament à tue-tête: "Kabila dégage !"

Ier Anniversaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, tous à la place Trocadero !

Le jeudi 2 juin 2011 de 14 h 30 à 18 h 00-Rassemblement au Parvis des Droits de l'Homme

Place du Trocadéro à Paris 16ème

Le collectif RD Congo France demande :

- que la Cour, en République Démocratique du Congo, dise le droit dans le procès concernant l’assassinat du président de l'ONG la Voix des sans-voix (VSV) Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana ;

- la comparution du Général Numbi Tambo en tant que prévenu ;

- le respect du droit à un procès équitable et la mise en place des mesures appropriées afin d’assurer la sécurité effective de tous les acteurs impliqués dans le procès ;

- l’établissement d’une commission d’enquête indépendante impartiale sur l’assassinat de M. Chebeya et la disparition de M. Bazana ;

- la fin de toute forme de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme ;

- le respect des dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998 ainsi que les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC ;

- l’établissement d’une cour spécialisée mixte en RDC, qui contribuera à la lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux ;

- l’application du principe de complémentarité avec la Cour pénale internationale (CPI), conformément aux recommandations formulées par le “Rapport Mapping” des Nations Unies.

Contact : collectifrdcfrance@gmail.com - Tél. : 0626442201

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