"Kabila dégage !": Commémoration du premier anniversaire de l'assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana à Paris
Par Freddy Mulongo, vendredi 3 juin 2011 à 16:28 :: radio :: #1500 :: rss

Parvis de Trocadero à Paris, Madame Youyou Mutu Mosi, résistante, combattante et patriote pour réclamer la justice pour Floribert Chebeya et Fidèle Bazana

Odon Mbo, Le porte parole du « collectif de la surveillance de l’éthique et de la morale », Madame Mutolo Zita Dya Nza, Madame Youyou Mutu Mosi et un combattant
On apprend qu'à Kinshasa, Luzolo Bambi le ministre de la justice et garde des sceaux du régime des Joséphistes a été brutalisé et chassé de la cérémonie au cimetière de Benseke devant les nombreux diplomates et autres invités le mercredi 1 er juin 2011 au cimetière de Besenke lors de la cérémonie de pose de la première pierre pour la construction du mausolée de Floribert Chebeya, l’illustre président de l’ONG la « Voix des Sans Voix ». A l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de l’ignoble assassinat du président de la « V.S.V » et de son chauffeur Fidèle Bazana, une cérémonie de pose de la première pierre pour la construction du mausolée de Floribert Chebeya a été organisée sur sa tombe ce mercredi 1 er Juin 2011 à 13 heures devant un parterre de nombreux diplomates accrédités à Kinshasa et des personnalités civiles et religieuses venues honorer la mémoire de cet illustre disparu, et marquer leur réprobation quant aux méthodes barbares qui caractérisent le pouvoir des Joséphistes sans foi ni loi: de vrais Kuluneurs de la République. Luzolo Bambi que nous avons connu comme défenseur des droits humains, pour avoir participé avec des ateliers sur les droits à Kinshasa et pour l'avoir comme voisin dans un vol de SN Bruxelles qui faisait Kinshasa-Bruxelles, n'est plus reconnaissable !
Comment a-t-il pu orchestré la mascarade et une parodie de procès pour camoufler la responsabilité avérée de « Joseph Kabila » dans l’odieux assassinat de Floribert Chebeya ? Comment pouvait-il penser qu'il allait présider personnellement la cérémonie de la pose de la première pierre sur la tombe de Floribert Chebeya sans quolibets, hurlements, insultes à sa personne ?Tout avait commencé dans le calme et le recueillement. Massés autour de la tombe de Floribert Chebeya, les activistes d’une multitude d’associations des droits de l’homme ont écouté les messages des familles, notamment celui, émouvant, de la grande sœur de Floribert, Adélaïde Chebeya Tubalonzan qui s’est ainsi exprimée : « C’est avec une grande émotion que je prends la parole au nom de la famille Chebeya ». Elle a souhaité que les assassins de Chebeya soient sévèrement sanctionnés. Il faut aussi souligner que tour à tour, les défenseurs droits de l’Homme ont rendu hommage à Floribert Chebeya, l’homme qui défendait hommes et femmes, sans distinction de tribus, de couleur politique ou de religion. Puis la parole a été donnée au ministre de la Justice et des Droits humains, Luzolo Bambi. C’est quand le ministre allait s’apprêter à poser la première pierre d’un mausolée que les choses se sont gâtées. Des cris, des invectives : « C’est un crime d’Etat, il n’est pas question que le représentant de cet Etat vienne accomplir ce geste. Vous êtes en train de tuer Floribert une deuxième fois ! »
Sans avoir eu le temps de saisir la truelle et le seau de ciment, le ministre a dû battre en retraite, Les activistes des droits de l'homme Les membres de la famille de Floribert Chebeya excédés ont fondu comme des faucons sur lui et l’ont littéralement bousculé pour l’empêcher d’approcher la tombe. Certains jeunes gens de la famille étaient décidés à le passer à tabac si les agents de sécurité n’étaient pas intervenus rapidement pour l’extraire de leur colère et le ramener dans sa voiture.
Un culte d’actions de grâce a été célébré en mémoire de ces deux défenseurs des droits de l’Homme dans l’après-midi dans la cathédrale Notre-Dame du Congo à Lingwala. Dans son homélie, l’abbé Jean-Paul Lwanga, recteur de la paroisse cathédrale Notre-Dame du Congo a déclaré : « Ils sont morts dans des circonstances que je ne me rappelle plus. Ils sont morts comme ça ! ». Il a fini par dire que Foribert Chebeya et Fidèle Bazana sont morts brutalement, brusquement. Et leur mort est venue comme une fatalité.


Commentaires
1. Le vendredi 3 juin 2011 à 19:45, par Euphrasie Kalombo
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