C’est-à-dire qu’il y a eu des tortures. Et la mort s’en est suivie, brutale et inaudible. L’abbé officiant a aussi ajouté : « Notre douleur est à la hauteur de la dérision, cette dérision qui s’est installée chez nous comme une culture ». Selon lui, Floribert et Fidèle ont connu une mort éclair, frustrante, horrible. Il a dit à propos de cette brutalité, cette barbarie, que Floribert Chebeya et Fidèle Bazana n’ont bénéficié d’aucune circonstance atténuante. L’abbé Jean-Paul Lwanga a fini par s’écrier : « C’est là la folie humaine, la folie congolaise ; qui est une dégénérescence ». Pour lui, ces deux morts sont le résultat d’une dérive, politiquement bête, économiquement stupide.