10. Réveil FM International : Des joséphistes purs et durs s’en prennent une nouvelle fois à monsieur Honoré NGBANDA et l’accuse de tous les maux. Selon eux, votre leader est le seul et unique responsable de tout ce qui arrive au Congo, notamment de la présence des extrémistes rwandais à l'Est de la RDC, puisqu’il était à la tête des services de sécurité. Comment réagissez-vous face à ces accusations, en avez-vous pris connaissance et sont-elles crédibles ou pas ? Ensuite, pour terminer, quelles sont les vraies raisons du refus des élections au Congo par l'Apareco ?

Rolain MENA (rires) : Vous posez plusieurs questions à la fois ! Mais si vous voulez savoir les vraies raisons de notre refus, cela sous entendrait-il qu’il en existe de fausses ? Sauf votre respect, permettez-moi de vous dire, mon cher Freddy Mulongo, que notre leader, dont l’expertise et le flair politique sont reconnus de tous les Congolais intellectuellement honnêtes, a déjà répondu à plusieurs fois à cette question. Mais malheureusement certains, parmi nous, n’entendent pas.

Alors, je le réaffirme : l’APARECO ne refuse pas d’aller aux élections. Bien au contraire, elle appel de tous ses vœux, de véritables élections dignes de ce nom au Congo.

Mais - pardonnez-nous en cela d’être tout simplement honnêtes - l’invitation à laquelle l’APARECO et son leader refusent de répondre, c’est celle qui consistent à rejoindre les tenants du pouvoir qui - à l’instar de 2006 - se servant d’un semblant de processus électoral, fomentent dans l’ombre et sur des coins de tables, toutes sortes de plans néfastes contre le Congo et ses populations. Observez qu’après cinq longues années d’hibernation, voici que les mêmes reviennent et frappent de nouveau à nos portes avec dans les esprits, le désir insatiable de se goinfrer à nouveau et proposent - bis repetita - des élections bidons.

Une personnalité intellectuelle, philosophique et éducative Africaine - le Professeur Franklin Nyamsi – pour ne pas le citer, agrégé des Universités Françaises, Docteur en Philosophie de l’Université de Lille3, que je lisais tout récemment dans une de ses analyses pertinentes sur les élections à venir au Cameroun, son pays d’origine, en disait exactement ceci, qui est particulièrement vrai pour le Congo sous l’administration de notre imposteur national:

« Dans une démocratie, les élections consacrent un temps de renaissance du sens, de consolidation du pacte social et des institutions politiques comme gages de la souveraineté populaire et de la sérénité des citoyens. Dans une démocrature ou dans une autocratie, les élections annoncent au contraire un temps d’orage, un décuplement des passions de contrôle des prébendes du pouvoir d’Etat par toutes sortes de logiques jusqu’au-boutistes. Les élections se font alors sur fond de désaccords éthiques profonds entre des franges importantes du corps social. Leurs conditions de déroulement, de consolidation et proclamation charrient tous, les alluvions du mensonge, de la fraude, du mépris et de la violence froide. On nomme cela, une crise. Un point de non-retour atteint par le corps social qui ne peut alors faire d’avantage l’économie du conflit qui couve ». Fin de citation.

En se servant de l’achat des consciences de notre élite pour arriver à leurs fins - comme nous en avons été témoins entre 2006 et 2011, années qui ont démontré et prouvé au monde entier que nous avions raison d’affirmer avec force que les élections n’étaient pas une panacée – celui qui se fait appeler Joseph KABILA et ses soutiens mafieux organisent n’importe quoi comme processus électoral, dans le but malsain de tromper les Congolais, de les assujettir et de faire de telle sorte qu’ils soient les propres acteurs de leur mort programmée. L’APARECO dit NON !

Concernant la première partie de votre question sur les attaques contre notre leader, j’ai parcouru rapidement le message des Joséphistes, dans lequel ils essaient de faire croire aux Congolais - qu’ils prennent décidément pour des niais - que c’est le Président Honoré NGBANDA qui les empêche, depuis plus de dix ans qu’ils sont au pouvoir et que Mobutu est mort, de bien gouverner le Congo et de mettre un terme à la corruption motrice qui leur sert de base de fonctionnement et qui gangrène leurs institutions.

Honoré Ngbanda n’est plus aux affaires depuis un très long moment et à accepter la sévère sanction du Peuple Congolais Souverain en se retirant et en s’exilant. Je rappel que les joséphistes nous disaient encore hier, sourire en coin et pétris de suffisance, que le leader de l’APARECO, refusant de rejoindre la mangeoire comme beaucoup de ses anciens collègues de la deuxième république défunte, perdait inutilement son temps, seul dans sa chambre, derrière son clavier d’ordinateur, à alerter les Congolais. Alors, de quoi ont-ils peur ? Pourquoi se permettent t’ils ce genre d'affirmations et d’accusations à l'emporte pièce ? Qui les envois et qui se cachent derrière cette stratégie désuète qui consiste à s’en prendre perpétuellement à NGBANDA ? Bizard n’est ce pas ?

Comme vous le savez, j’ai pris depuis belle lurette, la résolution de ne plus répondre à ce genre d’inepties balourdes. Ces gens sont dans leur rôle et sont payés pour distraire les patriotes y compris votre humble serviteur. Si nous perdons du temps à répondre à toutes ces salades, ces gens qui connaissent tout sur tout, de tout temps et en tous lieux, seront encouragés dans leur sale besogne, s’imaginant pitoyablement mener à bien la mission qui consiste à contrer l’impact de la résistance sur la toile. Ils ne sont pas là pour comprendre les Résistants mais pour détourner notre attention, avec l’appui - nous ne sommes pas dupes – de « Kinshasa » tapi dans l’ombre. Ne leur accordons aucun crédit car ils ne sont pas importants et restons concentrés sur la recherche des voies et moyens qui nous permettrons de stopper la chute du Congo.

Ceci dit, j’invite « Kinshasa » et ses « Tindika » à un peu de culture de l’histoire du Congo, qu’ils ne semblent même pas maitriser, et leur conseil de bien lire « Crimes organisés en Afrique centrale », d’instaurer un débat intellectuel sur les versions des faits historiques que le Président Honoré NGBANDA donne et qui n’ont jamais été contredites jusqu’ici par aucun des témoins pourtant hostiles qu’il a cité dans cet opus.

Je rappel à « Kinshasa » que, bien avant le conflit armé, Honoré NGBANDA et le Maréchal Mobutu ont résisté aux pressions du Rwanda pour signer la « Convention de la libre circulation des personnes et des biens entre les membres de la CEPGL » (voir « Crimes organisés » p 79 et 80) et que le Président Honoré NBGBANDA n’a jamais piloté un quelconque accord entre feu Mobutu et feu Laurent Désiré Kabila, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a jamais eu un projet d’accord en vue entre les deux hommes. Elémentaire mon cher Watson !

Je rappel à « Kinshasa » que Ngbanda n’a pas non plus piloté un quelconque accord entre le Zaïre, le Rwanda et l’Ouganda, mais que par contre, il y a eu 2 accords signés entre les Gouvernements du Zaïre et du Rwanda et le HCR pour le rapatriement des Réfugiés hutus rwandais chez eux (Crimes organisés pp 158-159). Allo, la terre ?

Je rappel à « Kinshasa » que les démarches de Mobutu et Ngbanda pour accélérer le retour des refugiés rwandais ont été clairement décrites dans « Crimes organisés » avec des dates et des témoins internationaux (rwandais compris) qui n’ont jamais démentis les faits rapportés (Crimes organisés » pages 160 et 162). CQFD !

Je rappel à « Kinshasa » qu’Honoré NGBANDA n’a jamais assisté en Octobre et Novembre à une quelconque audience du Maréchal Mobutu à Charles Pasqua et Dominique De Villepin et je mets personnellement, en tant que son proche collaborateur, quiconque au défi de prouver le contraire ! Les propos rapportés autour de ces audiences sont donc dénoués de tout fondement et cela ne m’étonne nullement de la part de ceux qui ont la charge de l’administration du Congo. Quand on ne sait pas de quoi on parle, le mieux à faire est encore de se taire.

Une fois n’étant pas coutume, voila brièvement à l’attention de Kinshasa, de quoi remettre les pendules à l’heure. C’est bizarre que des hommes au pouvoir qui ont accès aux archives n’apportent jamais des documents accablants pour confondre Honoré NGBANDA, qu’ils accusent de tous les maux d’Israël !

Nous autres Patriotes Combattants Résistants de l’APARECO et des autres mouvements Congolais patriotiques que je salue fraternellement au passage, devons continuer à abattre un travail qui réponde aux attentes des Congolais qui comptent sur nous pour que les choses changent radicalement.

Voila pourquoi je dis que je n’ai plus le temps ni le rang.

C’est par fierté de cette confiance des Congolais sur ma personne - et je partage ce sentiment aves tous les Patriotes Résistants Combattants de par le monde – que je refuse de répondre à toutes formes de distraction et de provocation. Qu’on se le dise une bonne fois pour toute, au sein du clan, de la bande, au service de notre imposteur national.