Crash Hewa Bora, quelles leçons tirées ?
Par Freddy Mulongo, mardi 19 juillet 2011 à 15:18 :: radio :: #1592 :: rss
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Kisangani, 8 juillet 2011, les familles congolaises misent à dure épreuve, elles ont été contraintes de rechercher les leurs lors du crash de Hewa Bora. Photo Réveil-FM
Crash du Boeing 727 de Hewa Bora : Rapatriement... par Chalweadan

Le gouvernement congolais se contente de compter les morts. Photo Réveil-FM
Ce qui manque à la République Démocratique du Congo, pays aux dimensions d'un continent, ce sont les transports de masse. Kinshasa, la capitale de plus de 10 millions d'habitants manque cruellement de transports publics. Dans la majorité de grands centres urbains provinciaux, ces sont les "toléka", vélos taxis et motos qui font l'affaire. Les Antonov 26, 28 et 32, véritables cercueils volants polluent le ciel congolais. Les crashes ne sont plus à compter. Quant aux trains s'ils ne sont pas en retard, ils déraillent, les bâteaux et balinières surchargés chavirent au gré du vent, les avions datant de Mathusalem qui tentent de voler font de crashes ! Le crash de Hewa Bora à Kisangani, chef lieu de la Province Orientale a révélé plusieurs choses: La République démocratique du Congo n'a pas de protection civile. Le Congo ne sait pas protéger ses citoyens-civils. Les 5 chantiers de Joseph kabila sont un leurre. Le chantier du transport est plus un échec. Le Congo n'avait pas droit d'hypothèquer ses ressources minières aux Chinois pour au final avoir un boulevard du 30 juin surnommé par les Kinois boulevard de la mort sans feu de signalisation, avec 2 petites fontaines à la place de la gare qui ne crache même pas l'eau.
Joseph Kabila et des Joséphistes ont pris la mauvaise habitude de se rendre sur les lieux de catastrophes, s'en prendre de mesures fortes qui s'imposent:" Il faut clouer au sol tous les avions congolais qui volent pour une période déterminée y compris celui de Joseph kabila et faire un état de lieu de l'espace aérien congolais ! Gouverner c'est toujours prévoir ! Et il faut se prémunir de futurs catastrophes qui peuvent surgir !". Certains commerçants véreux crieront au scandale, un gouvernement responsable doit parfois prendre de mesures impopulaires. Le CD des Joséphistes est rayée, à chaque catastrophe avec la même chanson: "L'enquête est en cours! Laissons la justice faire son travail...Blablabla Blablabla". Mais aucune enquête des crashes ni accidents grave survenus depuis 10 ans que Joseph Kabila trône au Congo n'ont jamais été publiés ni mis à la disposition de public. Combien des victimes Congolais accidentés dans le ciel, au sol ou dans le fleuve Congo ont-ils indénminisés, accompagnés psychologique...? Les familles de 271 victimes du camion-citerne de Sange au Sud-Kivu attendent toujours de la part du gouvernement congolais, une indemnisation promise et non reçue ! En février 2011, suite au déraillement de huit wagons de la SNCC qui s'étaient complètement couchés sur la voie, à cinq km de la gare de Tshimbulu, une ville de la province du Kasaï Occidental, il y eut au moins dix morts et plusieurs blessées.
Hewa Bora vient de se voir retirer la licence d'exploitation à la suite du crash de son avion le 8 juillet 2011 à l’aéroport de Bangboka à Kisangani. Hewa Bora n'a pas à porter seule le chapeau. En octobre 2009, n'est-ce pas Adolphe Muzito, Premier ministre qui lors d'une audience à l'hôtel du gouvernement à Kinshasa, réclamait à l’ambassadeur de Belgique en République démocratique du Congo, Dominique Struye de Swielande de lever la mesure d'interdiction de Hewa Bora de voler en Belgique, en présence de Stravos Papaiouanou, le PDG de la compagnie aérienne Hewa Bora ? Que s'est-il passé depuis ? Les autres compagnies aériennes congolaises sont-ils vraiment en ordre : CAA, Air Kasaï, Business Aviation, Filair, Air Fast Congo, Kin Avia, Malu Aviation, Trans Air Cargo Service, Waltair, Wimbi Dira Airways etc ? Le secteur aérien congolais est pris par des décideurs politiques affairistes, ceux-là à qui aucun fonctionnaire ne peut opposer la législation en vigueur. D'ailleurs Adolphe Muzito, Premier ministre et Crésus congolais a sa propre compagnie aérienne, à la barbe de l’administration congolaise. Qui au Congo a-t-il déjà lever le petit doigt pour dénoncer ce Premier ministre affairiste, qui se promène avec de valises de dollars lors de ses déplacements à l'étranger ? On laisse faire, on attend le jour où l'un des avions d'Adolphe Muzito va crasher pour parler !
Bourlingueur, j'ai eu dans le passé l'opportunité de sillonner la République démocratique du Congo en avion. Mon Dieu ! Rien n'est plus risquant que de prendre les Antonov qui polluent le ciel congolais. Appareils vétustes aux cargaisons douteuses. Ces vieux coucous surchargés qui gagnent l'intérieur du pays et livrent habituellement du fuel, de la bière et des produits alimentaires, notamment les poissons chinchards surnommés " Thomsons" par les congolais. Les vols passagers - semi cargo sont fréquents. Parmi les destinations à risque: Tshikapa dans le sud du Kasaï Occidental. Les avions partent de Kinshasa sur-booké et rentrent souvent vides. Un avion ou plusieurs avions, atterrissent toutes les heures à Tshikapa. Et c'est à l'aéroport que les passagers achètent leurs billets pour la capitale. Rien d'étonnant qu'il y ait autant des crach au Congo-démocratique.
Bourlingueur, dans le passé, j'ai pris souvent l'avion pour sillonner la République démocratique du Congo.. Mais rien n'est plus risquant de prendre les Antonov qui polluent le ciel congolais. Appareils vétustes aux cargaisons douteuses. Ces vieux coucous surchargés qui gagnent l'intérieur du pays et livrent habituellement du fuel, de la bière et des produits alimentaires, notamment les poissons chinchards surnommés " Thomsons" par les congolais. Les vols passagers - semi cargo sont fréquents. Parmi les destinations à risque: Tshikapa dans le sud du Kasaï Occidental. Les avions partent de Kinshasa sur-booké et rentrent souvent vides. Un avion ou plusieurs avions, atterrissent toutes les heures à Tshikapa. Et c'est à l'aéroport que les passagers achètent leurs billets pour la capitale.
Rien d'étonnant qu'il y ait autant des crach au Congo-démocratique. Pour rappel, la République démocratique du Congo a connu une série de catastrophes aériennes ces dernières années:
Le 25 août 2010, un avion de la compagnie FILAIR s’est écrasé à Bandundu-ville tuant 20 personnes.
Le lundi 4 avril 2011, un avion de la Monusco a crashé à l’aéroport de N’djili (Kinshasa) faisant 32 morts.
Le vendredi 27 juin 2010, un avion de Hewa Bora a terminé sa course dans le sable à l’aéroport de N’djili faisant plusieurs blessés.
Le jeudi 27 avril 2006 vers 7h30 un Convair 58 affreté par la compagnie peace airlines compagnie (PAC) qui avait décollé de Goma s'était écrasé sur la piste de l'aédrome d'Amisi à 400 km de Goma.
En juin 2006, un antonov 28 de la compagnie Air Traset s'était écrasé près de Bukavu faisant 17 morts.
Le 8 juillet 2006, un cargo-Antonov de Mango airlines s'était crashé près de Goma
L'Antonov de Malila-Airlift s'était écrasé à Bandundu ville, Karibu Airways à Kamina, un député de la transition trouva la mort le 21 juin 2007; l'Antonov d'air Kasaï à Boende dans l'Equateur...
Les plus spectaculaires!
Les aspirés du ciel !!!
C'était le 8 mai 2003, à 19h30, un Illiouchine 76, immatriculé UL76/UR-UCR appartenant à la société nationale ukrainienne de transport aérien - Ukrainskaya Aviatransportnaya Kompaniya- affrété par les Forces Armées Congolaises décollait de l'aéroport international de N'djili à destination de Lubumbashi situé à 2000 km de la capitale, au sud-est du pays. Abord de cet avion russe, des Policiers d'Intervention Rapide (PIR), qui rejoignaient leur poste d'affectation, beaucoup de civils qui attendaient un vol depuis plusieurs semaines. Au total plus de 200 personnes, mais aussi un camion militaire, des uniformes, des munitions, et du ravitaillement. Le survol de la province du Kasaï se déroula dans des conditions météorologiques pas faciles tout à coup, le Illiouchine qui croisait déjà à plus de 2.200 m d'altitude, bascule à droite puis à gauche. On entendit un sifflement suivi d'une détonation, la porte ventrale s'est ouverte. Panique à bord, le pilote demande aux passagers de rejoindre l'avant de l'appareil séparé de l'arrière par le camion militaire. L'appel d'air crée par le trou béant va aspirer les passagers, dont certains auront les membres arrachés. D'autres s'accrocheront aux filets qui fixent les caisses de munitions ou aux cordes qui pendent aux parois de l'avion. Pas plus on ne saura le nombre de passagers du départ, on ne saura non plus exactement combien de passagers manqueront à l'appel lorsque le Iliouchine 76 atterrira à N'djili ayant fait un demi tour. 8 ans après, l'enquête annoncée n'a jamais aboutie !
Le crash du marché type Ka
Le 8 janvier 1996, un Antonov 32 avait raté son décollage à l'aérodrome de N'dolo et avait dévasté le marché type Ka. Bilan 300 morts et 200 blessés. Officiellement l'avion russe ne transportait que 2700 kilos de fret: huiles, farines, poissons, tissus...Mais les premiers éléments d'enquête révélèrent qu'il y avait bien davantage que cela à bord. Sans compter quelques passagers no déclarés, morts carbonisés lors du crash. L'avion ne se rendait pas à Kahemba dans le Bandundu, comme le prévoyait le plan du vol. Il devait effectuer en réalité un transport " sensible" vers l'Angola. Les blessés qui ont survécus au crash n'ont jamais été accompagnés ni indemnisés par les autorités congolaises. La compagnie qui avait affrété l'avion n'a jamais été inquiétée. Beaucoup des rescapés qui ont été à charge de leur famille sont déjà décédés.
Le déraillement du train SNCC à Kakenge avait fait 160 morts !
Survenu dans la nuit du 1er au 2 août 2007, le train des marchandises qui assurait la liaison entre Ilebo et Kananga, deux villes distantes de 300 km, avait déraillé à Kakenge dans le Kasaï Occidental, à la hauteur de la rivière Luembe. Le train avait déraillé dans une pente, lorsque la locomotive s'était détachée de wagons qui formaient le convoi, bilan de l'accident 160 morts ! Le gouvernement congolais pour se dédouaner de l'accident avait parlé des clandestins et irréguliers ! " Les morts voyageaient clandestinement sur les toits des wagons ou entre les wagons de marchandises lorsque l'accident est survenu". " Ce sont les sacs de maïs qui ont favorisé les décès de plusieurs clandestins". Peut- on "Kabayïder" ou faire le "Kambelembele" sur les toits des wagons sans être vu et demeurer un clandestin ? Peut-on être un clandestin dans son propre pays? On peut voyager d'une manière irrégulière sans toute fois être un clandestin, les voyageurs ont besoin des titres de transport et non pas des titres de séjours. Les expressions des autorités congolaises face au déraillement du train de la SNCC ont été parfois décoiffantes. Les agents de la SNCC impayés s'arrangent toujours pour percevoir quelques sommes d'argents auprès des "Damnés" congolais, ceux qui n'ont rien et sont encore dépouillés. Face aux différentes catastrophes qui touchent la République démocratique du Congo, depuis une dizaine d'années, les autorités congolaises ont pris l'habitude de s'exprimer, avec des phrases pompeuses, ronflantes et d'une manière tonitruante mais hélas les enquêtes n'aboutissent jamais. Souvenons-nous !!!
Manque de volonté politique ou manque de moyens ? La République démocratique du Congo n'a-t-elle pas droit à l'instar d'autres pays africains d'avoir sa propre compagnie aérienne ? Les Lignes aériennes congolaises (LAC) étant privatisées par le gouvernement d'Adolphe Muzito, il serait un signal fort qu'Air Congo renaisse de ses cendres ! Mais attention pas avec des coucous achetés au cimetière des avions !

Situé au nord de Los Angeles, plus exactement à Mojave, dans le désert de Mojave, le cimetière des avions offrent un spectacle saisissant. Un mélange d’avions assez vieux pour être mis au rebus, des avions en très bon état qui attendent que le marché reprenne pour s’envoler de nouveau…. Il y a des passionnés d’aviation aussi, qui viennent ici réparer, soigner, retaper, garder en marche des avions de chasse sortis depuis longtemps du service. Ne ratez pas ce détour, ça vaut les studios de cinéma d’Hollywood qui n’est pas loin.

Après une peinture neuve sur les carlingues et hop une nouvelle compagnie aérienne naît au Congo-Kinshasa!

Des avions achetés au cimetière de Mojave, sans assurances, sans contrôle technique polluent le ciel congolais


Commentaires
1. Le mardi 19 juillet 2011 à 19:01, par Richard Kasongo
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