RDC-Viols: Ping-Pong entre Lambert Mende, notre Vuvuzélateur et l'ONU !
Par Freddy Mulongo, lundi 25 juillet 2011 à 11:43 :: radio :: #1608 :: rss
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Lambert Mende, vuvuzélateur et démenteur patenté contre le Congo. Photo Réveil-FM, archives
"On ne comprend pas du tout cette méthodologie là (...) Cela remet totalement en cause certains chiffres" concernant les victimes de viols, a-t-il ajouté.
Madnodje Mounoubai, le porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) a quant à lui démenti les propos de Lambert Mende. "Nous avons un protocole d'enquête très strict. Nous ne donnons pas d'argent à nos informateurs". Le rapport de l'ONU, fondé sur des enquêtes menées par le BCNUDH en République Démocratique du Congo, a établi que, du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011, dans les villages de Bushani et Kalambahiro, dans le Nord-Kivu , au moins 47 femmes ont été victimes de violences sexuelles, y compris de viols.
L'enquête n'a pas déterminé avec certitude qui avait commis les agressions, mais une centaine d'éléments des Forces armées congolaises ont été constamment désignés comme les auteurs présumés, indique le rapport.
Une centaine de maisons ont été pillées, 12 civils ont été victimes de traitements cruels, inhumains ou dégradants, et deux ont été enlevés, selon l'enquête.
"Nous allons de nouveau consulter l'auditeur supérieur militaire de Goma", à la suite de la publication du rapport, a indiqué Lambert Mende. Le Vuvuzélateur national avait déjà critiqué un autre rapport publié le 6 juillet par l'ONU sur les viols d'au moins 387 civils, dont 300 femmes, commis par la rébellion début août 2010 dans 13 villages du Nord-Kivu. Le Goebbels de Joseph Kabila avait indiqué qu'un magistrat militaire ayant enquêté sur place avait rapporté "que nombre de victimes présumées des viols ont renoncé à déposer plainte, même contre X, car ce qui les intéressait c'étaient les appuis financiers qui auraient été promis exclusivement à celles qui se déclareraient victimes de violences sexuelles". Soldats congolais et rebelles rwandais sont régulièrement accusés de commettre des viols et des pillages dans l'est de la République démocratique du Congo, une région très instable où sévissent plusieurs groupes armés.
Mi-juin, quelque 250 femmes dans trois villages du Sud-Kivu ont déclaré avoir été victimes de viols qui auraient été commis par plus d'une centaine de soldats déserteurs emmenés par un colonel, qui a rejeté ces accusations et rejoint début juillet avec ses hommes un centre militaire de cette province.
En février, neuf militaires, dont des officiers, ont été condamnés à des peines allant de 10 à 20 ans de prison pour les viols d'une soixantaine de femmes au Sud-Kivu.
"Plusieurs mois après les faits, [les victimes] continuent à vivre dans l'insécurité et reclus dans la forêt ou les localités voisines", relève le rapport. Le Haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, souligne dans ce rapport "l'obligation de l'État d'empêcher de telles violations et de traduire les auteurs en justice". "Le viol et les violences sexuelles ont été, pendant trop longtemps, systématiquement utilisés comme arme de guerre par différents éléments armés en RDC", dit-elle. "Le gouvernement doit considérer comme prioritaire le renforcement des capacités du système judiciaire, avec le soutien de la communauté internationale" ajoute Mme Pillay. L'ONU a insisté sur le renforcement du système judiciaire en République démocratique du Congo, dans un rapport publié vendredi 22 juillet 2011 portant sur des viols massifs commis au Nouvel An dans le Nord-Kivu.


Commentaires
1. Le lundi 25 juillet 2011 à 13:21, par Jean-Guy
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