Mais les Américains, qui ont échoué militairement dans la région en 1993, ne veulent pas entendre parler de cette approche pourtant pragmatique. Soupçonnant les shebabs d’avoir protégé les responsables des attentats de 1998 contre leurs ambassades à Nairobi et Dar es-Salaam, ils les ont, en février 2008, placés sur la liste des organisations terroristes du réseau Al-Qaïda. Et tant que l’armée éthiopienne en Somalie sera soutenue par les États-Unis, aucun pouvoir consensuel ne pourra émerger à Mogadiscio. Dans ces conditions, seul un règlement global au niveau de l’ONU pourrait apporter un peu d’espoir au peuple somalien. Qui demeure, comme toujours, le grand oublié.