Paris, la Chine a fêté avec faste le 84ème anniversaire de l'Armée Populaire de libération !
Par Freddy Mulongo, samedi 30 juillet 2011 à 11:16 :: radio :: #1620 :: rss
Reportage photos!
Le colonel supérieur Zhou Qi, attaché de défense et son épouse. Photo Réveil-FM, Henri Martin
L'acceuil en tenue d'apparat. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Le colonel supérieur Zhou attentif et à l'écoute de l'officier français. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Le colonel supéreir Zhou QI et des officiers français se parlent. Photo Henri Martin
Echange amicale de cartes de visite. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Le buffet chinois dans l'Ambassade. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Encore le buffet chinois. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Dans le jardin de l'Ambassade des invités civils et militaires se côtoient. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Des militaires plus que des civils ? Photo Réveil-FM, Henri Martin
On pouvait se servir partout dans le jardin de l'Ambassade. Photo Réveil-FM, Henri Martin
Le colonel Zhou QI dans le jardin de l'Ambassade. Photo Réveil-FM, Henri Martin
L’armée rouge chinoise à été modifié il y a … 62 ans en Armée Populaire de Libération (A.L.P), « Renmin jiefang zhun ». L’armée rouge est l’armée qui, avec Mao Zetong à sa tête, avait renversé le gouvernement en place (République de Chine) en 1949 et avait permis d’instaurer la République Populaire de Chine. Les opposants s’étant exilé sur Taiwan. L’armée rouge avait été rebaptisée Armée de libération du peuple, A.L.P., « Renmin jiefang zhun » en 1946, après avoir été nommée armée rouge pendant 20 ans (depuis 1927).
Elle s’endurcit et affirme peu à peu sa puissance dans la rude école de la guérilla contre le Guomindang durant deux périodes (1927-1937 et 1946-1949), séparées par les années de front uni anti-japonais (1937-1945) ; elle intervient également dans la guerre de Corée (1950-1953). Les anciens de l’armée rouge bénéficient de beaucoup d’avantages en Chine. Chaînes satellites gratuites à la télévision (taïwanaises pour la majorité), hébergement payé, primes et retraites non négligeables…
Les Etats-Unis sont la plus grande menace apparente pour l’Armée Populaire de Libération, avait déclaré un haut stratège militaire chinois, en 2010, confirmant ainsi les remarques faites à un groupe de hauts responsables américains en visite. Le vice-amiral Yang Yi, ancien directeur des études stratégiques à l’Université Nationale de la Défense de l’Armée Populaire de Libération, s’était exprimé ainsi en s’adressant aux délégués du government Executive Global Leadership Course sino-américain.
L’Amiral Yang avait déclaré que les Etats-Unis étaient le seul pays capable de menacer les intérêts de la sécurité nationale de la Chine d’une manière globale, en réponse à une question lui demandant où l’APL voyait la plus grande menace pour elle. « C’est à la fois une plaisanterie, et ce n’en est également pas une », avait-il dit.
L’amiral Yang avait également précisé que les frictions qui existent au sujet des relations trans-détroit sont les plus susceptibles de provoquer une guerre nucléaire sino-américaine.
Le Japon n’en a pas la capacité, la Russie n’en a pas l’intention, et l’Inde est plus inquiète au sujet de la Chine, avait expliqué l’Amiral Yang.
Il avait déclaré que Beijing souhaitait maintenir et développer une relation stable et saine avec Washington, mais qu’elle avait aussi besoin de faire les préparatifs nécessaires pour faire face à toute menace et toute pression possible.
« Fort heureusement, les risques d’une confrontation entre la Chine et les Etats-Unis décroissent, du fait du relâchement de la tension au sujet de la question taiwanaise », avait ajouté l’Amiral Yang.
Il avait déclaré que la question taiwanaise serait résolue plutôt politiquement que militairement, ajoutant que les relations trans-détroit deviendraient encore plus stables et sûres si elles continuaient à se développer positivement comme maintenant sur les cinq à dix années qui viennent.
S’exprimant sur les ventes d’armes à Taïwan, l’Amiral Yang avait répondu : « Ces armes nous appartiendront, tôt ou tard ».
Le groupe américain, composé de 17 personnes, comprenait des responsables de services américains comme la NASA (l’agence spatiale américaine), le Département de la Défense et la Commission de régulation nucléaire. C’était la première fois que Washington envoyait des responsables gouvernementaux de ce niveau à Beijing pour discuter avec leur homologues chinois dans le cadre d’un dialogue pédagogique comparatif.
Sun Zhe, directeur du Centre pour les relations sino-américaines de l’Université Tsinghua, qui avait organisé ce programme il y a deux ans, avait dit que l’amiral Yang avait répondu aux questions avec franchise.
« Un responsable de l’US Navy chargé du renseignement a posé une question, et l’Amiral Yang a répondu qu’il en allait de même pour la Chine au sujet des Etats-Unis », a dit M. Sun, ajoutant qu’il était très rare que des officiers de marine des deux bords d’échanger leurs vues de manière aussi directe.
D’après M. Sun, cette communication franche n’avait pas pour but de menacer qui que ce soit, mais qu’au contraire elle aiderait les deux pays à éviter de méjuger l’autre d’un point de vue stratégique.


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