Katanga, l'attentat qui a tué le secrétaire général de l’ONU Dag Hammarskkjöld en 1961
Par Freddy Mulongo, vendredi 26 août 2011 à 17:45 :: radio :: #1685 :: rss

Dag Hammarskkjöld, 2ème Secrétaire général des Nations unies (ONU). Photo Réveil-FM, archives
Né le 29 juillet 1905 à Jönköping en Suède et mort dans un accident d'avion le 18 septembre 1961, est un diplomate suédois, qui fut secrétaire général des Nations unies de 1953 à 1961. L'année même de sa mort, survenue avant la fin de son mandat auprès de l'Onu, il lui fut attribué à titre posthume le prix Nobel de la paix. Dag Hammarskjöld était le fils de Hjalmar Hammarskjöld, premier ministre suédois de 1914 à 1917. Diplômé de l'Université d'Uppsala, il réalisa une thèse d'économie à l'Université de Stockholm. Il fut président de la banque centrale de Suède : c'est ainsi qu'on peut voir sa signature sur d'anciens billets de banque. En 1950, il devint ministre sans portefeuille du gouvernement suédois avant d'être nommé vice-président, puis en 1952 président, de la délégation suédoise aux Nations unies. Le 10 avril 1953, il est élu Secrétaire général de l'organisation.
Ses interventions dans la crise du canal de Suez en 1956 et dans la crise de Jordanie en 1958 lui valurent la réputation d'ardent défenseur de la paix. John Fitzgerald Kennedy l'appelait « le plus grand Homme d'État du XXe siècle ».
Féru de littérature, il se chargea de la traduction en suédois des poèmes de Chronique de son ami Saint-John Perse, auquel sera décerné, en partie grâce à lui, le Prix Nobel de littérature en 1960.
Dans la nuit du 17 au 18 septembre 1961, le DC-6 qui transportait Dag Hammarskjöld en Afrique pour rencontrer le sécessionniste katangais Moïse Tshombé afin de tenter de régler la Crise congolaise, s'est écrasé près de Ndola dans l'actuelle Zambie. Le Secrétaire général de l'Onu périt dans le crash, avec les quinze autres personnes qui l'accompagnaient.
L'hypothèse d'un acte de sabotage délibéré a tout de suite été évoquée, mais l'enquête officielle de l'Onu n'a pas permis de déterminer si l'avion avait ou non été saboté.
En 1998, la Commission de la vérité et de la réconciliation d'Afrique du Sud, présidée par Desmond Tutu, a publié des documents dont elle n'avait pu vérifier l'authenticité mais qui semblaient laisser entendre que Dag Hammarskjöld aurait été victime d'un attentat.
Alors qu’une commission d’enquête hâtive des autorités coloniales britanniques avait conclu à une "faute de pilotage", les récits des témoins de "l’accident" recueillis en Zambie par Björkdahl et publiés dans le Guardian révèlent la présence d’un deuxième avion, un jet beaucoup plus petit et rapide que le DC6, qui aurait tiré plusieurs roquettes ou missiles sur le quadrimoteur en phase d’approche, provoquant son incendie et son explosion.


Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire