Depuis l’annonce, en septembre dernier, de la candidature du leader de l’UDPS à l’élection présidentielle, le climat politique a quitté sa torpeur pour se muer en une dynamite qui n’attend qu’une étincelle. "La Présidence de la République et les services sont devenus très nerveux", commente un observateur. Le président sortant qui se voyait rempiler sans peine, faute d’adversaires, a été contraint de revoir toute sa stratégie de conservation du pouvoir. Une stratégie qui paraît se fonder non pas sur des réalisations mais sur le triptyque «corruption, intimidation et tricherie».