Aucune initiative n'est venue de Tel-Aviv pour adapter la stratégie aux nouvelles réalités du monde arabe: même si ces dernières constituent un facteur déstabillisant, l'immobilisme n'est pas une réponse, comme le démontre le rétrait forcé et simultané des ambassadeurs israéliens en poste en Egypte, Turquie et Jordanie. Ainsi que l'observait l'ex-président Clinton la semaine dernière, chaque fois qu'Israël est sur le point d'atteindre ses objectifs, il paraît s'en désinteresser. Il a maintenant un partenaire à qui parler-le président Abbas-, mais ne va pas à sa rencontre. Il ne tient pas davantage compte de l'offre de normalisation des Etats arabes, sur la table depuis 2002. Il s'endurcit.

Les Européens ont dû renoncer à faire prévaloir les "paramètre" que certains d'entre eux souhaitaient imposer aux parties à travers le Quartette, qui met au contraire l'accent sur le consentement préalable des acteurs.

Les Américains, très actifs en coulisse, s'en remettent au bon vouloir de ces derniers, en dépit des camouflets et des déceptions qui leur sont infligés.

Dans ce contexte, le coup de dès du président Abbas a eu le mérite de relancer le débat sur la question de la Palestine et l'urgence d'une solution.

Cependant les évenements ne restent pas figés. Le blocage politique et diplomatique ne fait qu'accroître le risque de la violence et du recours à la force, dans un contexte aussi mouvant et dangereux que le Proche-Orient.