Alors qu'à Kinshasa, les banderoles, guirlandes de Joseph Kabila pendent partout y compris sur le bâtiment public de la RTNC, média de tous les congolais non pas seulement de ceux qui sont au pouvoir qui usent et abusent de celui-ci. Que dis le CSCAC ? Rien ! Dans son document de soixante et un articles qui reprend notamment les règles relatives à la déontologie, les normes sur la répartition du temps d’antenne des candidats, les responsabilités des médias et les sanctions que le CSAC va appliquer en cas de dérapage, n'est-ce pas le CSAC rappelle que la campagne électorale va commencer dans les médias le 28 octobre. Elle prendra fin le 26 novembre à minuit ?

Pourquoi Joseph Kabila fait campagne avant les autres candidats et il n'ya pas de sanctions ? Les medias sont appelés par le CSAC à observer une grande rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.

Ils ne doivent pas diffuser des chansons, clips, jeux, spots, communiqués, proverbes, saynètes et caricatures qui incitent à la haine.

De la rigolade, lorsqu'à la RTNC tous les matins on s'enprend aux autres candidats, pourquoi le CSAC ne sanctionne pas ? Et lorsque Joseph Kabila reçoit tous les musiciens dans sa ferme de Kingakati pour le conscientiser de chanter pour lui, où est le CSAC ? C'est quoi la haine pour le CSAC ? Le bureau du CSAC a le pouvoir de suspendre sans délai les émissions qui enfreignent les dispositions précitées. La directive fixe aussi le timing des reportages relatifs aux institutions de la RDC, des partis politiques et des composantes de la société civile. Ces reportages ne peuvent pas excéder trois minutes sur les chaînes de radio et de télévision publiques ou 1500 lignes dans les colonnes du bulletin de l’Agence congolaise de la presse (ACP). Seuls les candidats aux différents scrutins se trouvant officiellement sur la liste arrêtée par les institutions compétentes bénéficient des dispositions prévues au titre de campagne électorale dans les medias publics. Tous les candidats bénéficient du même temps d’antenne et de la gratuité des prestations dans les médias publics, précise la directive. Les chargés de communication, les attachés de presse et les journalistes permanents auprès des institutions publiques sont exclus de la couverture de la campagne électorale. Le document du CSAC interdit la publication de tout résultat (partiel ou définitif) avant la fermeture du dernier bureau de vote. D’après cette directive, le non-respect de toutes ces dispositions expose à des sanctions applicables en vertu des articles 9 point 18, 59, 63 et 68 de la loi organique du CSAC.