Montpezat: Jean-Philippe Biasivi, 30 ans, l'ingénieur congolais a été expulsé aujourd'hui
Par Freddy Mulongo, mardi 4 octobre 2011 à 00:14 :: radio :: #1774 :: rss

Une expulsion musclée d'un africain.
Ce fut un non catégorique avec une invitation à quitter la France dans le mois suivant. Jean-Philippe Biasivi s'est alors tourné vers le tribunal administratif de Bordeaux pour faire un recours. En juin, le tribunal lui a répondu qu'il n'y avait aucune raison qu'il ne rentre pas dans son pays d'origine et que le salaire qu'il percevait à Montpezat n'était pas conforme à ce qu'exige la législation française pour qu'il puisse demeurer en France comme salarié étranger. Un ajustement de quelques dizaines d'euros auquel son employeur était prêt à se conformer pour qu'il rentre dans les rails de la législation. Les demandes que Jean-Philippe Biasivi a faites depuis juin à la préfecture pour être reçu afin de présenter son dossier sont restées lettres mortes. Il a fait appel de la décision du tribunal administratif et, à ce jour, n'a toujours pas reçu de réponse.
Lundi, il a eu la surprise de voir débarquer chez lui à Montpezat-d'Agenais les gendarmes de Prayssas. Mandatés par la préfecture, les militaires lui ont annoncé qu'il serait expulsé le jeudi suivant. En attendant, ils lui ont fait signer une assignation à résidence de 45 jours avec obligation pour lui de venir pointer tous les jours à la gendarmerie. Ce qu'il a fait en demandant de pouvoir bénéficier d'une possibilité de se rendre à Toulouse pour régler ses affaires, notamment pour fermer son compte bancaire. Ce qui lui a été refusé.
Manque de respect
« Mais avec cette assignation à résidence, je pensais pouvoir bénéficier du temps nécessaire pour faire ce que j'avais à faire avant de partir », explique-t-il. Simplement, ce dimanche 2 octobre, les gendarmes sont revenus à Montpezat pour lui dire qu'il prendrait l'avion pour la RDC ce lundi à 16 heures à l'aéroport de Toulouse-Blagnac. « Je ne sais pas où je vais atterrir, très probablement à Kinshasa, c'est à 2 000 km de chez moi et je n'ai pas eu le temps de prévenir quelqu'un », se lamentait-il hier après-midi. S'il ne conteste pas d'être expulsé même s'il préférerait continuer à travailler à Montpezat, Jean-Philippe Biasivi regrette la manière.


Commentaires
1. Le mardi 4 octobre 2011 à 00:31, par amanipro
2. Le mardi 4 octobre 2011 à 00:39, par massikini
3. Le mardi 4 octobre 2011 à 00:40, par Mokili Ngonga
4. Le mardi 4 octobre 2011 à 01:19, par ANDRE
5. Le mardi 4 octobre 2011 à 06:47, par kisu makali
6. Le mardi 4 octobre 2011 à 08:34, par Gabriel MAINDO
7. Le mardi 4 octobre 2011 à 09:24, par Gaston Médard
8. Le mardi 4 octobre 2011 à 09:33, par Germain
9. Le mardi 4 octobre 2011 à 10:12, par Nsusu kasubi
10. Le mardi 4 octobre 2011 à 10:16, par KUM
11. Le mardi 4 octobre 2011 à 11:53, par Heritiers de la Justice
12. Le mercredi 5 octobre 2011 à 13:48, par konte
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