Devrai-je rappeler que Cicéron, cet homme d'État et de culture advenu "Pater Patriae", a sauvé la République contre Catilina, mais c'était sans savoir que derrière lui se concoctait un autre complot pour le chasser du pouvoir. Jules César, Cassius Crassus et Pompée, lesquels vont déclencher le "Premier Triumvirat" ont décidé à tout jamais de la mort de la République de Rome. Désormais, ce que Joseph Kabila veut faire, se donner un pouvoir qui passe de père en fils a jailli à Rome après Cicéron.

Sur la même veine de la répétition de l'histoire, les Français de 1789 qui ont fait la Révolution et créée la première République, se sont vus confisquer par Bonaparte leur idéal que ce même Napoléon partageait quand il était au bas du perron de l'Estrade de la nation. Pas plus tard que dans cette génération-là qui s'en va passant, nos pères à la Table-Ronde de Bruxelles ont conquis les Belges en nous apportant l'indépendance, parmi eux, Joseph Mobutu qui n'a rien fait pour chasser les "Belges" a volé ce pouvoir pendant 32 ans. Vous avez-là mon jeune frère les maladies de la République quand sa démocratie n'est pas vaccinée contre l'imposture. En d'autres mots, la démocratie ressemble au jeu de l'ombre et de la lumière comme l'amour et la haine se font concerto dans leurs conflictuel caractère.

En nous revenant au thème courant en ses dernières lignes, face à la raideur et les obstructions du régime qui ne veut pas accepter son acte de décès, composons, à l'instar des Catilinaires, des Kabilinaires et posons ces questions au Président sortant s'il prend la résolution de se moquer de notre civisme et de notre patriotisme :

« Jusqu’à quand, Kabila, abuseras-tu, enfin, de notre patience ? Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ? Jusqu’où s’emportera ton audace effrénée ? » Source : Cicéron paraphrasé par Djamba Yohé

Nous avons vécu un avant premier moment de cette possible déstabilisation de la paix publique avec la répression mortelle des manifestants dans tout le pays, il n'est pas impossible que cela se répète comme point d'orgue d'un régime invité par la fin de son histoire. Car, la défaite de Joseph Kabila n'est pas seulement la sienne, elle est aussi celle de Paul Kagamé et de tous les commanditaires des massacres qui pillent la République Démocratique du Congo. Ces acteurs-là n'accepteront pas de perdre leur vache à lait. Ce sont tous ces mots qui constituent la réponse à votre question, à savoir :

"Si Joseph Kabila perdait les élections"

Djamba Yohé,

Gaston-Marie F.

Le Congolais de l'Atlantique Nord,

Ottawa, le 1er décembre 2011,

Canada.