Genève: Hilary Clinton à l'ONU, une sécurité impériale pour Mme la Ministre!
Par Freddy Mulongo, mercredi 7 décembre 2011 à 11:36 :: radio :: #1917 :: rss
Genève, Mme Hillary Clinton lors de son allocution dans la salle des lAssemblées au Palais des Nations. Photo Réveil-FM
Genève, Freddy Mulongo dans la salle des Assemblées au Palais des Nations. Photo Réveil-FM
Hillary Clinton a entamé lundi 5 décembre 2011 une tournée de cinq jours en Europe. Elle est à Genève du mardi 6 au mercredi 7 décembre, elle repart à midi pour Bruxelles où elle doit participer à la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN. A Genève, elle enchaîne les rendez-vous. Certains figurent à l’agenda officiel, d’autres n’y sont pas inscrits. En démarrant, hier, sa visite en Suisse par une rencontre avec la haut-commissaire aux droits de l’homme Navi Pillay et l’opposition syrienne, la cheffe de la diplomatie américaine a donné le ton de son déplacement.
Jadis boudée par l’administration Bush, Genève et le Conseil des droits de l’homme ont été investis par les équipes de Barack Obama en mai 2009. Pas pour y faire de la figuration.
Barack Obama à nommé 4 ambassadeurs américains à Gèneve (Mission permanente à l'Onu, OMC, Droits de l'homme, Ambassadeur pour la Suisse
) dont 3 sont des femmes dynamiques.

Mme Hillary Clinton avec des opposants Syriens à l'hôtel Intercontinental de Genève. Photo Réveil-FM
«Une transition démocratique signifie davantage que de remplacer le régime d’Assad. Cela veut dire de mettre la Syrie sur la voie de l’état de droit afin de protéger les droits fondamentaux de tous ses citoyens, quels que soient leur religion, leur origine ethnique et leur sexe», a déclaré Hillary Clinton au début de la rencontre.
Elle a ajouté que l’opposition comprend que les minorités syriennes doivent être rassurées sur le fait qu’elles vivraient mieux «dans un régime de tolérance et de liberté». Mme Clinton avait rencontré pour la première fois l’opposition syrienne à Washington le 2 août.
Un responsable américain a annoncé avant l’entretien que l’ambassadeur américain Robert Ford retournera mardi soir à Damas. Il avait quitté la capitale syrienne fin octobre en raison de «menaces crédibles pour sa sécurité».
Depuis deux ans, les Etats-Unis s’efforcent de donner plus de puissance aux débats conduits au Palais des Nations. Les mois se suivent et se ressemblent. Le 28 février dernier, Hillary Clinton était à Genève pour plaider la cause des insurgés libyens. Cette fois, c’est aux opposants syriens qu’elle apporte son soutien.
Genève est devenue une place forte de la diplomatie américaine. Grâce au soutien de la Suisse. Hillary Clinton et Micheline Calmy-Rey ont trouvé un intérêt commun à se rapprochement. Des ententes bilatérales sous-tendent l’engouement des Américains pour Genève et son multilatéralisme, rappelle le politologue Daniel Warner de l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève (IHEID).
Lequel souligne «le rôle très important joué par la Suisse sur le dossier géorgien». Le 6 mars 2009, à l’issue d’une rencontre avec son homologue Russe Sergueï Lavrov à Genève, la secrétaire d’Etat américaine déclarait ouvrir «un nouveau chapitre» dans l’histoire des relations entre Washington et Moscou.
Plus récemment, la Suisse a multiplié les missions de bons offices pour permettre à la Russie de rentrer à l’OMC. «Les Etats-Unis ont beaucoup apprécié», affirme Daniel Warner. Au point de renvoyer la balle?
Des intérêts partagés. Avant d’arriver à Genève, Hillary Clinton a participé au Conseil ministériel de l’OSCE à Vilnius auquel assistait également Mme Micheline Calmy-Rey. la présidente de la Confédération. Les deux femmes se sont vues.
Les Etats-Unis devraient soutenir la candidature de la Suisse à la présidence de l’OSCE en 2014, avant la présidence de la Serbie en 2015. Derrière ce jeu de services rendus, la Suisse a sans doute quelques intérêts. «Peut-être espère-t-elle voir retomber la pression américaine qui pèse sur les banques suisses avec le secret bancaire», suggère Daniel Warner.
Hier, le déplacement de Hillary Clinton semblait très éloigné des contingences de la politique suisse. En fin de journée, la secrétaire d’Etat américaine a prononcé un discours à la tribune de l’ONU pour défendre les droits des homosexuels dans le monde. A la veille de la commémoration de la Journée des droits de l’homme, elle tenait à défendre les droits des minorités sexuelles. Son discours a fait un tabac. Une salle conquise s’est levée pour l’applaudir.


Commentaires
1. Le jeudi 8 décembre 2011 à 02:23, par Mamavi Sylvain Attiglah
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