Si l’on est vainqueur d’une élection présidentielle, on ne tue pas le peuple qui t’a élu, on ne dispose pas des chars dans tous les 4 coins des rues pour terroriser son électorat, on ne muselle pas l’opposition, on n’organise pas des fraudes massives, bref on se réjouit avec son électorat. Tel n’est pas le cas, de Joseph Kabila qui a perdu l’élection présidentielle au Congo du 28 novembre 2011. Il faut être fou pour donner l'ordre de tirer sur propre peuple ne cesse de clamer le dicateur syrien, Bachar El Assad. Qu'en est-t-il de Joseph Kabila, psychopathe ? Hier, le centre ville de Kinshasa, avait l’air d’une ville fantôme, comme si un strict couvre-feu s’était décrété de lui même. Pas un seul véhicule sur les artères éclairées ou pas, selon les délestages. Quelques rares ombres de passants esseulés, des gardiens d’immeubles. Seuls deux endroits du quartier central de la Gombe offraient quelques signes d’activités : le Grand Hôtel de Kinshasa, où le parking était rempli de berlines de luxe des dirigeants du parti au pouvoir venant fêter la victoire de Joseph Kab...ila, et les abords de l’immeuble de la Céni, à l’extrémité du boulevard du 30 juin où des policiers anti-émeute revêtus de leurs armures plastiques et de leur grand casque à visière montaient la garde sur les trottoirs avec leurs blindés. D’autres dormaient à même le sol, à la belle étoile, au milieu du rond-point de la gare Central.
« Tshisekedi a gagné ! Tshisekedi président ! »... La clameur serait montée hier soir subitement dans les quartiers populeux, éloignés du centre de la capitale. Des témoins ont fait état de manifestations de joie spontanées à Masina, Ndjili, Lemba, et dans les environs du campus universitaire « Unikin ». A Matete, la police aurait tiré des coups de feu pour disperser les sympathisants de l’opposition, et éviter un déferlement nocturne sur le centre de Kinshasa. Des voitures aux plaques diplomatiques étaient garées devant la Commission électorale nationale indépendante pour attendre la proclamation des résultats. Les ambassadeurs en poste à Kinshasa avaient été, dans un premier temps, invités à venir à 18H00, puis à 20H00, puis à 21H00...Pour assassiner Saddam Hussein, le gouvernement bélliqueux Bush n' avait mieux trouvé d'embobiner le monde entier avec des armes irakiennes de destruction massive, images fausses captées par des satellites américains. A kinshasa, Daniel Ngoyi Mulunda s'est donné d'endormir le peuple congolais avec des résultats satellitaires alors même que le peuple congolais ceux de l'interieur et de l'Etranger, ne lui réclame que d'annoncer les résultats obtenus avec des PV réels, en présence des témoins et observateurs internationaux. Qu'est-ce que cela lui coûte ? Les machines sont-elles plus fiables que les êtres humains qui se sont servis de leurs stylos pour tout noter et dont les résultats sont sans appel: Etienne Tshisekedi a étét élu, président de la IIIème République, la présidence usurpée de Joseph Kabila n'étant qu'une parenthèse dans l'histoire de la République démocratique du Congo.

Kinshasa, le lundi 28 novembre 2011, Pourquoi Joseph Kabila a-t-il pleuré dans le bureau de vote du Collège Boboto, la fin de son règne au Congo ? Photo Réveil-FM, archives
Les voleurs d'élections doivent mieux se tenir, les congolais ne lâcheront rien!
L'annonce du résultat de la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), initialement prévue mardi et reportée à jeudi, a une nouvelle fois été repoussée, à vendredi, de quoi alimenter les soupçons envers la Commission électorale (Céni), déjà accusée de manquer de transparence. "Nous devons comparer si les résultats reçus sur procès-verbaux correspondent à ceux reçus par valise satellite. C'est un travail énorme et nous devons le faire pour assurer la crédibilité et la conformité des chiffres que nous allons communiquer", a justifié devant la presse le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Depuis le 2 décembre, le pasteur livrait quasiment chaque jour des chiffres partiels du scrutin, par province et pour les 11 candidats, pour un taux de bureaux de vote. Il donnait ces résultats par oral, sans qu'aucun écrit ne soit publié, ni taux de participation. Ce nouveau raté de la Céni prolonge une folle semaine d'accusations de fraudes ayant alimenté les craintes de violences, après une fin de campagne meurtrière, un double scrutin présidentiel et législatif chaotique, avec de nombreuses irrégularités et des accusations de fraudes. La diplomatie, étonnamment atone ces derniers mois, a tardivement pris la mesure du risque. La France, les États-Unis et l'Union européenne ont donc multiplié les appels au calme. Une mission de bons offices, composée des ambassadeurs de Russie, du Gabon ainsi que du représentant du secrétaire des Nations unies, a été mise sur pied pour obtenir un peu de transparence dans un scrutin pour le moins opaque.
Pour l'heure, la Ceni n'a publié que des chiffres bruts, sans même le taux de participation, rendant les vérifications impossibles. La médiation a fini par obtenir que les procès-verbaux soient rendus publics. Un bien maigre gain. «La communauté internationale semble vouloir entériner ce processus au nom de la stabilité», regrette Jason Stearn, un universitaire américain spécialiste du Congo. En attendant l'heure des résultats, les chancelleries dépoussiéraient les plans de regroupement de leurs ressortissants. La mission des Nations unies au Congo, forte de 15 000 hommes, avait, pour sa part, choisi de mettre tous ses avions à l'abri hors du pays et de ramener vers Kinshasa un bataillon de forces spéciales, «en cas de besoin».
«Personne ne sait où nous allons, mais l'équation est assez simple. Kabila a sous ses ordres des forces de l'ordre bien entraînées et brutales. Tshisekedi compte sur le peuple. Seulement, pour l'instant, il est impossible de connaître le degré de détermination des masses misérables. Il peut très bien ne rien se passer comme exactement l'inverse », résume un diplomate.
Trop prudent, Daniel Ngoyi Mulunda, président de la fameuse CENI qui n'arrive toujours pas à publier de faux résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011, a convaincu Desmond Tutu de garder sa famille chez lui à Cap Town en Afrique du Sud.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire