La radio qui vous écoute !

Réveil-FM-International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

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mercredi 20 juin 2007

Urgence pour le Darfour, les congolais se mobilisent avec Francis Lalanne.

“Apassassa” qui signifie en swahili “maintenant” est l’association créée par Francis Lalanne avec les africains pour soutenir les actions humanitaires des Nations Unies au Soudan.

  Ecoutez la chanson "Les casques bleus pour le Darfour" :
  

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lundi 25 juin 2007

Chine : Quanzhou ou Hangzhou fascine les commerçants congolais

La majorité des commerçants congolais qui ne peuvent pas venir en Europe vu la rareté d’octroi de visas de l’espace shengen vont faire leur paillette à Quanzhou. L’artiste musicien Fally Ipupa à immortalisé la ville de Quanzhou dans son album “droit chemin”.

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vendredi 29 juin 2007

Kinshasa: l'Ong "L'Etoile du Sud" remet des cadeaux aux enfants défavorisés des communes rouges

Les Enfants sorciés,enfants abandonnés, enfants "sans collier "et sans soutien sont délaissés dans les rues kinoises. Certains dont les parents sont pauvres sont privés de scolarité. Les communes populeuses Kinshasa appellés aussi communes rouges : Masina , kimbanseke, Ndjili... sont en proie aux difficultés et au non accompagnement de ces pilles de la République.Les actions encourageantes du collectif des Ong de Kimpoko, Nfumu Nskuka,Kinkole, Ngamanzo ont méritées une attention particulière de la part de la radio de proximité.

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jeudi 2 août 2007

Congo-Brazzaville: Le pari de l'écrivaine Doris KELANOU

"L'Hôte Indésirable" est le tritre d'un roman de 282 pages que vient d'écrire Doris KELANOU. L'écrivaine congolaise touche plusieurs plans socio-culturels dans son ouvrage. Elle parle de la prostitution, de l'infidélité, de l'ignorance, du VIH/SIDA, de l' enfant sorcier, de Mamon: le dieu de ce monde, l'argent...tous ces thèmes sont développés et mis au banc des accusés. Mère d'une petite fille dénommée "Reine", Doras KELANOU , la trentaine bien sonnée, a étudié le Droit privé à l'université Marien Ngouabi au Congo-Brazzaville. Avant d'arrivé en France, elle a obtenu le diplôme en Anglais et bureautique en Afrique du sud. C'est à l'âge de 13 ans qu'elle s'est mise à l'écriture, la consécration n'est venue que quelques années après un parcours de combattant(e).

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mardi 14 août 2007

RDC: La Peine de mort, sacrilège contre la vie

Dans un pays comme la République Démocratique du Congo où la justice est très politisée, où " les commanditaires de crimes ne sont jamais inquiétés". Dans un pays où " les loups lettrés tondent et égorgent les moutons ignares ", le refus d'une justice qui tue doit être encourager et appliquer. La peine de mort fait sienne la pratique de l'assassin en l'assassinant à son tour. La peine de mort tombe dans le piège secret que lui tend le crime: celui de verser le sang en l'appelant châtiment. Elle ne protège pas la sociète des hommes et femmes libres, elle la déshonore. Le danger est que par son exécution, l'acte du criminel devient celui de la justice. La peine de mort est vengeance et non pas justice.

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vendredi 3 août 2007

RDC: Christian Badibangi,l'insurgé

Les photos de M.Christian Badibangi, président de l'union des socialistes congolais interné aux cliniques universitaires sont insupportables. Son bras droit a été broyer par les militaires qui ont attenté à sa vie.

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dimanche 29 juillet 2007

Israël, éternel !

Le titre peut paraitre provocateur,déjà nous sommes aux antipodes de ceux qui estiment qu'Israël en tant que pays doit disparaitre.

1994, en prenant l'avion de la compagnie israélienne EL AL à Orly pour Tel-Aviv, le guide nous avait prévenu : ce voyage ne vous laissera jamais indifférent. Plus de treize années après, Israél ne m'a pas laissé indifférent, bien au contraire ce pays m'a marqué à vie. Nous étions une quinzaine dans le groupe et j'avais pris soin d'inscrire deux de mes compatriotes zairois à l'époque, nous étions donc trois dans la délégation. Ce voyage a influencé une partie de ma vie. L'accueil était chaleureux,simple et bien: un verre de jus d'orange à chaque fois qu'on franchissait le perron de l'hôtel. En Israél, un pays qui manque cruellement l'eau, j'ai vu de mes yeux les oranges poussaient sur les pierres, notamment à Hebron. A cause de brumes et brouillards, les voiturent roulent les phares allumés. Les bedoins qui veillent leur troupeau des ovins en dormant au clair de la lune. Qumrân, ce site magnifique où en 1947, un bédoin découvrit une série de parchemins et de fragments de papyrus qui contenaient le rouleau du prophète Isaïe. la plage de Netanya où je me suis baigné un soir. Le mur de Jérusalem dans lequel kippa à la tête j'avais introduit une prière qui fut exaucée. Nous devrions traverser le lac Tibériade par bateau, arrivé en plein milieu du lac brumeux, le moteur s'arrêta et le guide demanda au groupe s'il y avait un volontaire pour marcher sur l'eau comme l'avait fait l'apôtre Pierre: personne n'osa et de l'autre côté de la rive ,les restaurants sevaient un bon plat de poisson dénommé Saint Pierre. L'aéroport David-Ben Gourion où les européens étaient plus fouillés que nous les africains. Mais de tous ces souvenirs enfouis , trois me reviennent assez constamment: Massada, rencontre avec les Falachas et les Kibboutz.

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mardi 10 juillet 2007

King Kester Emeneya égal à lui-même !

   La chanson Mayebo, extrait de l'Album Le Jour le Plus long

   Ecoutez l'interview de King Kester Emeneya

Après cinq ans de non présence sur le marché discographique, la sortie de l'album: "Le jour le plus long" a été bien accuelli par les mélomanes et fanatiques congolais, angolais, congolais de Brazzaville et autres africains à Paris. Sur la rue Faubourg Saint denis à proximité de la gare de l'Est au magasin Bh électronique , King kester Emeneya n'en fini pas de dédicacer les T-shirts et casquettes à son effigie. Et l'album le jour le plus plus se vend comme de petits pains chez tous les disquaires parisiens.

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lundi 9 juillet 2007

Armes: La "Kalachnikov" a 60 ans!

Le vendredi 06 juillet dernier, une conférence de presse s'est tenue à Moscou. Cette conférence de presse a marqué un anniversaire particulier. Il ya 60 ans , un ingénieur de l'armée russe, Mikhaïl Timofeïevictch Kalachnikov, mettait au point l'arme automatique la plus diffusée au monde:l'AK-47.

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mercredi 4 juillet 2007

RDC: Pierre MBANDU MASIALA en quête d'intellectuels patriotes congolais !

  
Juriste de formation, Pierre Mbandu Masiala fait partie de l'intelligentia Congolaise en France. Malgré ses années passées en France, il demeure attaché à la culture bantoue. Après avoir participé à la naissance de plusieurs partis politiques à Paris, il est désabusé par l'attitude de ceux qui se disent intellectuels Congolais, sous prétexte de prouver leur loyauté non pas à la nation mais plutôt au Prince du jour, rangent leurs convictions derrières les tubes digestifs.

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mardi 3 juillet 2007

Les Congolais de France mettent en place l'association 3RC : "Reconversion - Retraite - Retour au Congo".

Ecoutez l'interview d'Etienne Lopalo , président de l'association 3RC
  

L'immigration des congolais en France est toute recente. La majorité des congolais ex-zairois qui sont arrivés dans les années 80 avaient déjà une trentaine d'années or pour la securité sociale il faut cotiser plus de 40 ans. La problèmatique de retraite chez les congolais est cruciale . Pour avoir moins contribuer à la sécurité sociale, beaucoup d'entre eux risquent de se réveiller trop tard. Homme de défis, Mr Etienne Lopalo MBIYULA connu sous son petit nom d' "Eti Edan" vient de créer avec une équipe cosmopolite l'association 3RC afin de mobiliser et surtout conscientiser les congolais à leur retraite.

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lundi 6 août 2007

RDC: Les " Faiseurs de Paix" au Congo

La République Démocratique du Congo se trouve dans une situation non avouée de tutelle internationale. Le confrère du nouvel observateur, René Lefort, sur notre pays, avait titré son article du 24 juin 2006 "un protectorat international". Alors que l'Est de la Rdc connaît un regain de l'insécurité, le livre du belge Jean-Claude Willame est sans complaisance, ni envers les Nations unies,dont les velléités pacificatrices sont trop teintées d'intérêts divers pour être honnêtes; ni envers le monde politique congolais, qui fait trop souvent primer ses avantages individuels et immédiats sur l'intérêt général; ni pour les parrains occidentaux de la transition, Belgique en tête, dont les politiques sont dévoyés par les ego des uns et l'affairisme des autres.

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vendredi 20 juillet 2007

RDC: Pasteur Gilbert SUKU MOLIMO : " L'Evangile est une puissance qui libère, cette libération est entière pour l'homme y compris pour son vécu social "

Arrivé en France vers la fin des années soixante dix, le Pasteur-Evangéliste Gilbert SUKU MOLIMO est parmi les premiers serviteurs de Dieu Congolais qui ont fait un travail pionnier d'évangélisation des africains de Paris. Chose pas facile surtout que les africains qui vivent dans un pays dévéloppé, matérialiste n'ont souvent pas une conception respectueuse de la "religion". Vivre sa foi tout en respectant celle des autres n'est pas évident lorsqu'on sait que tout peut se regler par la carte bleu de crédit apostrophe Gilbert SUKU MOLIMO , qui est pasteur responsable de l'Eglise "la Grâce de l'Eternel " à Creil en Picardie dans le département de l'oise. Aujourd'hui, le pasteur Gilbert SUKU MOLIMO et son église s'impliquent sur toutes les grandes campagnes d'évangélisation. Sa participation dans le comité pastoral de l'organisation pour la venue en France de deux évangélistes américains,Dr. T.L OSborn en août 2006 et Benny Hinn à Cergy; sont révélateur de l'implication des pasteurs congolais des Eglises de Réveil de la région parisienne. En France,on retrouve les pasteurs congolais dans les Eglises historiques: Eglise Réformée, luthérienne, Baptiste...Les pasteurs Congolais sont pionniers dans l'implantation des Eglises de Réveil dans les cités où les communautés musulmanes sont imposantes. On retrouve la férvente communauté chrétienne congolaise dans toutes les Eglises de France. Il n'est pas rare de retrouver dans un coin de France une chorale française qui chante les cantiques en lingala.

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jeudi 5 juillet 2007

RDC: Médias Congolais, attention ...aux Prédateurs et Zélateurs

Que serait le monde, sans journalistes?. Que serait l'Afrique sans journalistes?. Que serait la République Démocratique du Congo sans radioteurs et journalistes? . Les professionnels des médias congolais doivent demeurer vigilants pour ne pas brader " le pluralisme et la diversité médiatique" acquis au prix fort dans la lutte et le sang, les tortures, emprisonnements et assassinats organisés. Dans deux ans si l'on respecte la constistution de la troisième République votée par la majorité des congolais hormis ceux de la diaspora nous passerons de 11 à 26 provinces, il est important que chaque province ait ses médias et que le féréralisme voulu ne débute pas par un chapeau de roue. La pensée unique n'a plus sa raison d'être. Toute vellieté de formater les journalistes et médias congolais sera combattu.

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dimanche 12 août 2007

Sans transports, la RDC ne vaut pas ....

Henry Morton Stanley s'adressait ainsi au roi Léopold II: " Sans le chemin de fer le Congo ne vaut pas un penny ". Ce qui manque à la République Démocratique du Congo, pays aux dimensions d'un continent, ce sont les transports de masse. Kinshasa, la capitale de 8 millions d'habitants manque cruellemnt de transports publics. Dans la majorité de grands centres urbains provinciaux, ces sont les "toléka", vélos taxis et motos qui font l'affaire. Les antonov 26, 28 et 32, véritables cercueils volants polluent le ciel congolais. Les crash ne sont plus à compter. Quand aux trains s'ils ne sont pas en retard, ils déraillent une ou deux fois par semaine...

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jeudi 23 août 2007

Les infos de proximité diffusées sur Réveil FM

Radio citoyenne de proximité, Réveil FM a pour slogan " La Radio qui vous écoute !". Implantée à Kinshasa depuis 1999, elle donne la parole à tous ceux qui ne peuvent s'exprimer ailleurs. Elle privilégie ceux qui vivent et subissent les évenements non pas seulement ceux qui sont les acteurs. Ces informations que nous vous proposont ont été diffusée sur la première radio associative et communautaire de kinshasa le lundi 20 août 2007. Les infos de proximité ont été supervisée par Jean Paul Ilopi Bokanga sous la coordination de Ricky Mapama dont les rédacteurs sont : Fiston Kazadi, Patrice Moyi et Dibril Yongo.

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jeudi 20 septembre 2007

Afrik en Ondes, une réussite !

le concept "Afrik en Ondes" vient de nous, le nom de cette radio panafricaine vient de nous , nous avons coordonné sa réalisation à la fête de l'huma du 14 au 16 septembre. La grande réussite vient de la societé civile africaine de Paris et l'ile de france à travers le collectif de plusieurs associations panafricaines qui a porté ce projet et tenu à sa concrétisation. Les experts africains ont planché sur son fonctionnement participatif, son financement indépendant de tous les structures et organismes, ses paternaires...Les africains de la diaspora en France ont démontré leur volonté de travailler ensemble. Conscient que la dévise " diviser pour mieux régner" est néfaste pour les africains et le continent. Cette dévise ne profite qu'à ceux qui la pratiquent. Pour l' "Afrik en Ondes" , tous ont regardé vers la même direction. La diaspora est la 6 ème région du monde, elle a un rôle prépondérant à jouer dans le destin de l'Afrique.

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lundi 27 août 2007

RDC: Le Zapping Démocratique !

Il arrive qu'un pays très riche, bien doté par la nature-eau à profusion, matières premières abondantes (y compris les plus précieuses et les plus recherchées), sites magnifiques-fasse vivre son peuple dans la pauvreté, ne connaisse que la déliquescence économique, cas de la République Démocratique du Congo. A l'inverse, un pays sans ressources et enclavé peut sans s'en sortir. Exemple: le Mali. Comme un homme ou une femme, un pays peut être doté par la nature et dilapider ses atouts; ou bien avoir peu d'atouts et en tirer le maximum. Mais, surtout, quels que soient ses atouts de départ un pays n'a de chance de réussir que s'il réunit pendant longtemps deux conditions: vivre en paix à l'intérieur et avec ses voisins; et être bien géré. Le musellement des acteurs politiques et des médias est un signe de non démocratie d'un pays.

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mercredi 14 novembre 2007

RDC: Le " NON " n'est-il pas salutaire ?

Jésus et Hitler ont dit " Non ". Le premier à la haine et le second à l'amour. Seul le diable songerait à le faire courir dans la même catégorie. Il ya des " non " qui ne sont que des postures, des conforts ou des lâchetés. Il suffit de se mettre à l'écoute du discours dominant pour s'en convaincre: les lynchages à répétition, les bouffées de nihilisme de la bourgeoisie compradore, les défis lancés à des adversaires virtuels ou fantasmés, les assauts donnés à des ennemis déjà à terre, les hallalis et les aboiements, autant d'alibis gesticulatoires destinés à justifier l'acceptation de tout, y compris du pire. Sommes nous en tant que Congolais contraint d'accepter l'inacceptable sans aucune appréciation et récul de notre part. Inspirons -nous de ce qui se passe ailleurs, puisons nos forces dans notre histoire, prenons l'exemple de ceux qui à un moment ou à un autre de leur vie ont dit " Non " tout en connaissant au préalable ce que ce Non leur coûterait.

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samedi 1 septembre 2007

Musique Congolaise, la Cinquième génération est-elle une relève ou une révolution ?

Au moment où notre musique se vide de plus en plus de ses grands ténors, à l’instar de Grand Kallé, Dr Nico, Johnny Bokelo Isenge, Mujos, Kwamy Munshi, Lengi lenga, Djo Poster Mumbata, Pepe Kallé, Grand Maître Luambo Makiadi, Djo Mpoy, Ntesa Nzitani, Abeti Masikini, Mpongo Love, et récemment Madilu, une controverse se fait de plus en plus jour auprès des mélomanes autour l’avènement d’une nouvelle génération musicale congolaise. Depuis la nuit des temps, la musique congolaise dite moderne ou contemporaine a conquis les âmes de plusieurs mélomanes dès par la qualité et la variété innovatrice de sa prestation. Depuis les premiers précurseurs, les Wendo, Adou Elenga et autres Bowane, elle a étonné par sa fébrilité et sa nette volonté de ne pas dormir sur ses lauriers.

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jeudi 27 septembre 2007

RDC: Pourquoi l'aide de la Chine inquiète les Congolais ?

En 1973, Alain Peyrefitte a popularisé la phrase de Napoléon 1er " Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera ". Mao Zedong et le Parti communiste n'ont pas pu développer la Chine mais il lui ont donné l'unité et imposé, à partir de 1949, un gouvernement central. Sous leur régime, la science chinoise comme l'indienne a conquis la maitrise du nucléaire et de l'espace. "Notre territoire est vaste, notre population nombreuse, notre position géographique avantageuse...Il serait intolérable de ne pas nous hisser au premier rang des nations ", disait Mao Zedong vers la fin de sa vie.

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mardi 9 octobre 2007

RDC: Marilyn Yav, une Altesse Impériale engagée

Elle est une très belle jeune femme, elle fait partie de l'intelligentsia congolaise en France. Ses études d'architecture l'aurait conduis dans une grosse entreprise. Marilyn YAV, altesse impériale de la dynastie des Mwant-a-YHV de l'Empire Lunda a choisi de s'engager dans la vie caritative. Elle préside l'Etoile d'Afrique,une organisation sans but lucratif, caritative et culturelle . Elle nous a reçu dans son appartement d'un immeuble huppé entre Neuilly-sur-Seine et Levallois-Perret à proximité de l'ile de la jatte dans le département de Hauts-de-Seine.

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samedi 13 octobre 2007

Afrik en Ondes, les photos !

La fête de l'huma de cette année du 14 au 16 septembre dernier a mis à l'honneur l'Afrique. Quelques photos du stand Médias Africains au Village du monde depuis lequel Afrik en Ondes a couvert le continent. Les photos 1,2 et 8 sont de Caroline de la Fafrad et 3,4,5,6 et 7 de Louis Magloire Kemayou.

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vendredi 11 janvier 2008

" Chant de Mission " de John le Carré parmi les 10 livres préférés des Français en 2007

Les événements tragiques du Nord et Sud Kivu ne peuvent laisser insensible tout Congolais épris de paix et qui aime la République Démocratique du Congo. Au mois d'octobre dernier, nous vous proposions la lecture de " Chant de Mission " de John le Carré. Ce livre est parmi les 10 livres préférés des Français en 2007 d'après le Parisien n° 19692 du samedi 29 decembre dans la rubrique édition : " Nos livres préférés de l'année 2007 ". John le carré met en scène un huis clos mafieux, politico-financier sur une île perdue au large des côtes britanniques, une faction d'espions et d'industriels avides échaude une guerre privée au Congo-Kinshasa. Le pillage et l'exploitation des ressources de la République Démocratique du Congo est le nouveau cheval de bataille du grand romancier John le Carré.

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mercredi 7 novembre 2007

RDC: La Sakombisakion des Médias Congolais par Toussaint Tsilombo

L'histoire des médias bégaie et se repète en même temps en République Démocratique du Congo. Les assassinats des journalistes ne suffisent plus, les arrestations intempestives et inopportunes des professionnels des médias ne suffisent plus, les ménaces et intimidations n'ont plus d'en prises, il faut fermer les médias. A chaque fois qu'un gouvernement en République Démocratique du Congo s'en prend aux médias ce qu'il est aux abois et veut se radicaliser. Comment un ministre qui a vécu en exil en France, pays de voltaire, peut une fois rentré au pays se comporter en Ayatollah face au pluralisme médiatique? Comment peut-on fermer les médias qui ont été autorisés à couvrir la campagne officielle des élections présidentielles et législatives qui ont eu lieu il ya un an ?

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jeudi 1 novembre 2007

wedia, une artiste éclectique et reconnue

Fille du Sénateur Congolais Richard Pendje, Wedia dont la mère est française est née à Paris. Elle a vécu à kinshasa de 5 à 17 ans, c'est à l'obtention de son baccalauréat qu'elle a quitté Kinshasa, la capitale congolaise . Pendant, sa scolarité à l'école française René Descartes de Kinshasa, wedia a joué dans plusieurs pièces de théâtre notamment: le gros chagrins de Courteline; le malade imaginaire de Molière. Wedia est peintre, comédienne, poétesse et écrivaine. Elle revendique son métissage, elle est noire et blanche. Son nom qui a une consonnance particulière signifie " Tout va bien " en " Ngbanka ", " Ngbwaka ", " Bwaka ", " Gwaka " l'une des grandes tribus de la Province de l'Equateur ( Nord-Ouest) de la République Démocratique du Congo.

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mardi 20 novembre 2007

RDC: Refus de la précarité constitutionnelle

Comment les députés à la double voire triple et quadruple nationalité, en sursis, sauvés par un moratoire dont les Congolais attendent toujours le résultat, peuvent-ils décider de changer la constitution? Comment les sénateurs dont la majorité avaient échoué au vote direct, qui ont acheté leur maroquin sénatorial auprès des députés provinciaux peuvent-ils changer une constitustion voté par référendum par les congolais le 18 decembre 2005 ? Comment se taire face à la fourberie des candidats déguisés en " indépendants " qui en fait étaient de l'Alliance de la Majorité Présidentielle, comment accepter qu'ils puissent décider la révision de la constitution, non pas pour le bonheur de la population congolaise mais pour eux-mêmes ? Pourquoi Louis Michel, le controversé commissaire européen, qui aime la République Démocratique du Congo plus que les Congolais eux-mêmes demeure silencieux ? Lui qui s'ést écrié devant les caméras et micros du monde entier, que la démocratie en RDC, c'est son oeuvre ! Pourquoi Louis Michel ne s'offusque pas qu'on veuille réviser " sa " constitution qui n'a même pas deux années d'existence?

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lundi 3 décembre 2007

Silence, On désinforme et On discrimine !

"Africultures", qui fête ses dix ans, vient de consacrer le n° 71 de sa revue sur les médias africains avec un titre " Médias sur le métier ", un ouvrage de 232 pages. On peut y lire plusieurs articles des différents auteurs. L'éditorial est de Thierry Perret, "Medias: de la liberté à l'émancipation"; Un excellent article de Emmanuel Adjovi " la voix des sans-voix: la radio communautaire, vecteur de citoyenneté et catalyseur de développement en Afrique". Marie Soleil Frère qui signe trois articles dont deux sur la RDC. " Quand le pluralisme déraille: images et manipulations télévisuelles à Kinshasa " puis " Les médias au Congo: un pluralisme quantitatif ". Elle a choisi un prisme déformant, un traitement tendancieux et une vision manichéenne occidentalisée pour écrire et présenter les médias congolais. Les articles de Marie Soleil Frère sont condescendants, avec un mépris pour le travail des journalistes congolais. Il faut arrêter de parler à la place des autres sans jamais se mettre soi-même en question. De même dans une démocratie, on n'admettrait pas qu'un seul parti politique s'exprime; on ne devrait pas admettre que les seuls "spécialistes autoproclamés" sur l'Afrique aient la parole, écrivent sur le continent africain.

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samedi 29 décembre 2007

Kivu, la paix se gagne en négociant !

Le maxime de l'historien grec Hérodote, selon laquelle " nul homme n'est assez dénué de raison pour préférer la guerre à la paix " a son pésant d'or dans un pays comme la République Démocratique du Congo dans sa partie orientale où les populations civiles sont contraintes au déplacement, les femmes sont violées, les massacres, les tueries foissonnent et tendent à se banaliser. Les kivutiens ne sont pas le problème du Nord et Sud Kivu, c'est la guerre. Les Babembe, Bahunde, Barega, Bavira, Bashi, Bafuliro, Banyanga, Batembo et autres ne sont pas en conflit entre eux. Et l'analyse du professeur Baudoin Biyoya -intreview le Révelateur du 27 decembre 2007- est judicieux à ce propos, le problème du Kivu " c'est laurent Nkunda et l'armée qui n'est pas du Kivu mais plutôt nationale ". Spinoza disait " la paix ne signifie pas nécessairement l'absence de la guerre, mais une vertu qui naît de la force de l'âme". Organiser une conférence de paix pour les kivu à Goma dans la précipitation, après un débâcle militaire à Mushake avec une perte de 2600 militaires dont 2000 policiers en tenue militaire et 600 élements de GSSP, sans oublier plus de 600 blessés et un important matériel militaire saisi par les hommes de Nkunda, n'est-ce pas confirmer un aveu de l'impuissance des Fardc face à la guérilla Nkudiste ? Concernant la conférence de Goma, les vrais questions se posent: cette conférence est-elle incontournable pour ramener la paix dans les kivus ? Quels sont sa nature et objet ? Quel serait le sort de ses resolutions ? Nkunda et ses miliciens vont-ils y participer ?

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vendredi 11 janvier 2008

Gérard de Villiers:" l'Est de la République Démocratique du Congo échappe au pouvoir central de Kinshasa ! "

Gérard de Villiers est l'écrivain français le plus populaire en France et dans le monde. Il est le père de la série SAS dont le héro Malko Linge est autrichien et voyage en mission pour la C.I.A. De 1965, année du premier SAS à ce mois de janvier 2008, Gérard de villiers à publier 178 SAS tirés à 200.000 exemplaires chacun. Soit plusieurs centaines de millions de volumes tirés sans compter les innombrables traductions et les éditions pirates. Auteur de "Panique au Zaïre"(Paniek in Zaïre) et de "Zaïre adieu "en 1997 (vaarwel Zaïre), Gérard de Villiers connait bien la République Démocratique du Congo et son analyse peut nous aider à mieux comprendre ce qui se passe chez nous . Il nous a reçu chez lui sur l'avenue Foch dans le 16 ème arrondissement à Paris non loin de l'Arche de Triomphe et de l'avenue des Champs Elysées.

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mardi 22 janvier 2008

Fweley Diangitukwa: " Les fraudes électorales "

Politologue, essayiste Congolais vivant en Suisse, Fweley Diangitukwa est un écrivain prolifique. A son actif plus d'une dizaines d'ouvrages publiés sur la République Démocratique du Congo. C'est à coeur ouvert qu'il a répondu à nos questions. Nous avons volontairement gardé le style oral, explicatif et parfois répétif pour que l'interview soit accèssible à tout le monde. Du point de vue scientifique le professeur Fweley Diangitukwa n'a rien à prouver ses écrits et sa biographie parlent par eux-mêmes. Docteur en sciences économiques et sociales, mention science politique, il a enseigné au département de science politique de l'Université de Genève et à Schiller International University à Leysin en Suisse. Fraudes électorales: comment on récolonise la RDC est son dernier ouvrage qui vient d'être publé aux éditions L'Harmattan, à Paris.

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jeudi 30 juillet 2009

Wendo Kolossoy, déjà un an !

Déjà une année que l’ancien, le patriarche de la Rumba congolaise, Wendo Kolossoy, s’en est allé au grand damne de ses proches et, de ses admirateurs, notamment ceux, de la première heure.

«Le père de la musique congolaise», comme l’avait surnommé toute une nation, s’est éteint le 28 juillet 2008, dans la pauvreté et l’indifférence la plus totale au grand damne de son entourage le plus proche.

A Kinshasa, c’est le 28 juillet 2009 que la disparition de Wendo Kolossoy, a été commémorée par les membres de la famille, les fans et adeptes de l’artiste et de ses oeuvres musicales. La relève, en la personne d’un jeune artiste, Petit Wendo, a également participé au déroulement de ce grand moment empreint de tristesse mais aussi, de joie.

Concernant le vieux Wendo, rappelons que l'artiste s’est éteint dans un centre hospitalier de Kinshasa le 28 juillet 2008 et que, le musicien congolais, âgé de 83 ans, était souffrant depuis de longs mois et réclamait l’aide des autorités compétentes. Un soutien qu'il aura longtemps attendu...

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mercredi 30 janvier 2008

RDC: " Tuez plus, pour gagner plus en pouvoir et fonction ! "

Jamais un pays n' a été la risée du monde comme la République Démocratique du Congo. Goma aura été la sacralisation de l'impunité au détriment des victimes, mortes ou vivantes. Et les nominations fantaisistes des sénateurs et députés aux postes de PDG, ADG, DG des entreprises publiques ne sont que des récompenses aux militants AMP, qui, par leur cumul des fonctions, doivent renflouer les caisses de leur parti en préparation des élections prochaines.

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dimanche 3 février 2008

Le Cinéma africain est à l'honneur à Paris

Dans le cadre d'Africamania, 50 ans de cinéma africain, la cinémathèque de Paris propose une soixantaine de films d'Afrique francophone retraçant la jeune histoire de ce cinéma né de l'indépendance et ayant révélé de multiples talents. Jusqu'au 29 février, l'occasion est offerte de redécouvrir les grands cinéastes africains: Sembene Ousmane, Désiré Ecaré, Djibril Diop Mambecty, Soulemane Cissé, Idrissa Ouedraogo, Gaston Kaboré....25 pays sont représentés.

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mardi 5 février 2008

Rencontre avec Espoir Bulangalire Majagira

Théologien, sociologue, le brillant intellectuel congolais est le fondateur et président de la Communauté des Eglises d'expression Africaine en France (CEAF) qui est membre de la Fédération Protestante de France. Pasteur à l'Eglise Réformée de Cambrai dans le Nord de la France, Espoir Bulangalire Majagira a son bureau à la Fédération Protestante de france, au 47 rue de clichy à Paris. Comme le grand basketteur, congolo-américain, Mutombo Dikembe, qui a offert à la nation un hopital digne de ce nom, à Masina. Espoir Bulangaliré n'a jamais oublié son pays natal. A Bukavu, ville de son enfance, il y a érigé sans tambour ni trompette, une clinique Ruhigita du nom de son défunt père qui fut pasteur dans cette ville, pour y soigner les kivutiens de toutes les origines sociales. Un centre de santé, et une école primaire à kiliba dans le sud-kivu. Enfin, avec son ami Dan Anderson, ils ont bâti un centre d'accueil des enfants-soldats, à Beni dans le Nord-Kivu. Perchée à 1500 mètres d'altitude, la ville de Bukavu a connu le dimanche 03 février dernier, un seïsme d'une magnitude 6 sur l'échelle de Richter, qui a fait plusieurs blessés, sans abris et des dégâts importants.

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mardi 12 février 2008

Christiane Peugeot:" Mon nom de Voiture ! "

Petite fille de l'inventeur de la voiture française la plus connue en Afrique, la célèbre marque à trois chiffres, Christiane Peugeot est peintre, professeur de sciences humaines et écrivain à multiples facettes. Depuis seize ans, elle dirige l'Atelier Z, Centre Culturel Christiane Peugeot, avenue de la Grande Armée à Paris. Ses gènes Peugeot, synonymes d'appartenance à la grande bourgeoisie industrielle et protestante française qui, à l'époque, malgré une éducation condamnant l'émancipation des filles, lui ont donné la force de s'exprimer dans le monde des arts et des lettres. Elle nous a reçu dans ses appartements de l'avenue de la Grande Armée situés en face du siège de Peugeot.

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jeudi 7 février 2008

Les Mandanda, une dynastie de gardiens !

Une belle histoire s'est produite mardi 05 février dernier au stade municipal de Marbella en Espagne lors du match France A'-République Démocratique du Congo. La famille Mandanda a eu le bonheur de voir deux de ses enfants endosser le maillot national. Steve Mandanda portait le maillot bleu de l'équipe de France A', et Parfait Mandanda, le maillot blanc de la République Démocratique du Congo. En effet, le gardien de l'Olympique de Marseille, Steve , a croisé son frère, Parfait, alors qu'il cédait sa place à la mi-temps. Le gardien de l'équipe réserve de Bordeaux, Parfait Mandanda, entrait alors sur la pelouse pour la République Démocratique du Congo. Que deux frères jouent en équipe nationale, la situation est assez courante, mais qu'ils portent le maillot national de deux pays différents et de plus au même poste, une telle situation est rarissime, voire inédite.

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jeudi 14 février 2008

RDC: La Justice Vampirisée !

La majorité de Congolais croit que la démocratie, c'est seulement le multipartisme et des élections. Erreur! Resultat de cette conception faussée, n'importe qui en mal ou fin de légitimité voulant se maintenir plus longtemps au pouvoir, peut simuler des élections pour faire plaisir aux bailleurs de fond souvent complices. La démocratie ne peut réellement s'établir dans un pays que lorsque trois autres critères sont réunis:

1. L'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir en place.

2. Le contrôle de la police par la justice.

3. La liberté d'expression.

La justice est un maillon important de la démocratie dans un pays. Les nominations abracadabrantesques des magistrats laissent pantois les Congolais de la diaspora qui s'interrogent sur l'urgence de ces nominations politiques. De même qu'on ne peut accepter une République des juges, de même on est en droit de ne pas cautionner une néodidacture des politicailleurs, affameurs du peuple sans visions réelles. Car le navire dénommé République Démocratique du Congo tangue, piloté à vue.

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mardi 19 février 2008

Elections Municipales 2008: Ces femmes qui osent défendre la diversité !

Elles sont originaires des Comores, du Cameroun, de la République Démocratique du Congo, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Mali, de l'Algérie, de la Tunisie, du Maroc etc. Elles sont candidates aux élections municipales et cantonales qui ont lieu en France. Raison pour nous de faire le portrait de ceux qui vont nous représenter demain dans les différentes mairies.

Mais à quelques jours de l'ouverture de la campagne officielle pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, le Conseil Représentatif des Associations Noires (le Cran), dans un communiqué qui nous est parvenu, a tiré la sonnette d'alarme :" l'UMP n'a annoncé que 15 têtes de liste dans les 426 villes qui comptent 20.000 habitants. Le PS , pour sa part, en a annoncé 20. Ce qui représente des taux pour les candidats de la diversité de 3,5 % et 4,7 %. Sur les 520.000 conseillers municipaux de France, il devrait y avoir au soir du 16 mars moins de 1000 conseillers municipaux de la diversité (arabo-berbères, noirs, asiatiques, handicapés...) soit moins de 0,2 % des élus ".

Nous avons décidé de vous présenter une grande militante: Mariam Seri Sidibe.

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mardi 26 février 2008

La Semaine anticoloniale, la mobilisation citoyenne et républicaine

Le colonialisme a plusieurs facettes. Du colonialisme d'Etat, on est passé à un colonialisme des multinationales, un colonialisme d'affaires...Le colonialisme est " une nouvelle tour de Babel ", qui n'a en lui aucune once d'humanité ni de civilisation. Le cadavre du colonialisme empuantit toujours l'atmosphère pour paraphraser François Mauriac. Une entreprise de réhabilitation de ce système est à l'oeuvre. Réactionnaires, "nostalgériques", anciens baroudeurs des guerres...les laudateurs du colonialisme ont réussi le tour de force de faire passer un appareil idéologique des années 30-à-50, comme une nouveauté. La deuxième édition de la semaine anticoloniale du 16 au 25 février a mobilisé une centaine d'organisations associatives,syndicales et politiques dont : Au nom de la mémoire, Cedetim, Zep, Fondation Frantz Fanon, Peuples sans frontières, Association Ishtar, Veto !, Afaspa, Droit Devant, Caac-Comores, Mouvement pour une nouvelle humanité, Mouvement des Indigènes de la République, les Républicains Basanés, le Cran, la Cgt, le PCF, la LCR, la LIDH, Mrap etc. Elles se sont mobilisées pour dénoncer publiquement les dérives et méfaits du colonialisme actuel:le racisme, le fascisme, la xénophobie, l'intégrisme, le négationisme...

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dimanche 24 février 2008

Elections Municipales 2008:Ces femmes qui osent défendre la diversité !

Après Mariam Seri Sidibé, candidate à Pantin. Voici Anne Louise Pululu qui se présente à Melun dans la Seine-et-Marne. Mlle Pululu est la deuxième fille de Joseph Pululu, le responsable de la Radio Mangembo. Anne Louise est animatrice-radio. La Radio Mangembo 99.7 FM qui a pour slogan " la vibration afropolitaine " est la seule radio en France qui est dirigée par un Congolais. Anne louise Pululu est 14 eme sur la liste des conseillers municipaux du parti socialiste (PS) de Melun.

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vendredi 29 février 2008

François Mitterrand rencontre Thomas Sankara

Odile Sankara nous a invité au Théâtre Nanterre-Amandiers pour la pièce " Mitterand et Sankara ", pour la dernière production qui a eu lieu le 22 février 2008. La pièce était joué depuis le 18 janvier. La pièce a été joué sur le continent africain (Burkina Faso, République Démocratique du Congo, Togo, Bénin…) avant la France. Dommage qu'à la Halle de la Gombé à kinshasa-le 14 décembre 2007- que les kinois ne se soient pas beaucoup déplacer. Une occasion manqué pour les Kinois, ils auraient pu découvrir ou redécouvrir la force de cet échange, dont la teneur, vingt ans après, reste d’une vibrante actualité.

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Bilan Gizenga I-II: " Le caillou dans la chaussure des Congolais ! "

Nous avons beaucoup de respect pour la personne du patriache Antoine Gizenga. Force est de constater que l'actualité réserve parfois de singuliers carambolages. Il existe un contraste entre l'ouvrage de jean Mpisi:" Antoine Gizenga, le combat de l'héritier de P.Lumumba ", un ouvrage de 750 pages publié aux éditions de l'Harmattan à Paris, et le bilan d'un an du gouvernement AMP-PALU-UDEMO, d'Antoine Gizenga. Les partisans acharnés, les flagorneurs de tous poils, les thuriféraires de la pensée Gizengiste n'hésitent pas à nous parler de " la relance " du pays avec l' argent des chinois pour début mars...Aujourd'hui, point n'est besoin de rappeler que la situation de la République Démocratique du Congo est dramatique. Notre cher et très beau pays est classé 168 ème sur 177 pays concernant l'indice de développement humain (IDH); le taux d'alphabétisation est de 67,2% du côté de l'indicateur de pauvreté (IPH).

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mardi 11 mars 2008

Sursaut des intellectuels Africains!

La parution le jeudi 21 février 2008, à Paris, du livre « L’Afrique répond à Sarkozy – Contre le discours de Dakar » Editions Philippe Rey, 480 pages, aura été un véritable événement littéraire. Le livre-réponse, qui se vend à de milliers d'exemplaires d'après l'éditeur que nous avons réussi à joindre, est écrit par vingt-trois intellectuels Africains dont le professeur Lye M.Yoka de la République Démocratique du Congo qui a écrit sur le thème " la francophonie: alibi et doute". L'ouvrage est dedié à Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Mongo beti, Amadou Hampâte Ba et joseph ki-Zerbo, publié sous la direction de Makhily Gassama,ancien conseiller du président Sénégalais Léopold Sédar Senghor et responsable de plusieurs instances de la francophonie. IL est également professeur de letrre, animateur radio, Makhily Gassama a passé 40 ans de sa vie à sillonner le continent..." L'Afrique répond à Sarkozy, contre le discours de Dakar " ne se veut pas un exercice de polémique intellectuelle. La publication est avant tout soucieuse d'ouvrir des perspectives et d'indiquer des pistes de réflexion. Car l'intérêt de ce livre, signale-t-on, dépasse le cadre d'une simple réponse au discours du président français tenu le 26 juillet 2007 à Dakar, lors de sa première visite en Afrique subsaharienne. Il décrit sans concession les véritables défis qui interpellent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain, et l'appelle avec confiance à trouver à travers, par elle-même, les moyens de se relever ". Le célèbre " discours de Dakar " du président Nicolas Sarkozy a provoqué une légitime levée de boucliers au Sénégal même, en Afrique et dans le monde. Ce discours est situé dans la lignée des messages " historiques " délivrés à l'Afrique par ses prédecesseurs-Charles de Gaulle à Brazzaville (1944) et François Mitterrand à La Baule (1990). Le service que le président Français a rendu à l’Afrique est d’avoir provoqué le sursaut de nos intellectuels trop longtemps endormis et parfois complices du déclin de l’Afrique pour leur silence assourdissant dans le débat international sur l’Afrique et la mondialisation. Les intellectuels africains ont laissé le champ libre aux politiques, connus pour leur incapacité à défendre les intérêts de leur pays et de l’Afrique. Quel homme politique africain s’est publiquement offusqué de 5.000.000 des Congolais tués par la guerre, de l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad ou plus proche et encore plus dramatique, de la situation post électorale au Kenya ?

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mardi 4 mars 2008

Lydie Shafali Muvova, candidate à Rosny-sous Bois !

Française, originaire de la République Démocratique du Congo, Lydie Shafali MUVOVA milite au sein de l'UMP pour les élections municiples et cantonnales qui ont eu lieu le 09 et 16 mars prochains. Elle vit à Rosny-sous-Bois depuis une dizaine d'année, commune plutôt calme comparativement à d'autres du même département de Seine-Saint-Denis (93): Montfermeil, Montreuil, la plaine Saint Denis...Elle siège au conseil départemental de son parti. Juriste de formation, lors de l'élaboration du projet de loi sur la délinquance, Lydie Shafali Muvova avait fait partie de l'équipe qui avait planché sur le sujet à l'époque où le président Nicolas Sarkozy était au Ministère de l'intérieur. Elle travaille au siège du l'UMP, 55 rue de la Boétie à Paris, dans le 8 ème arrondissement.

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vendredi 21 mars 2008

Guy Kalenda, un Congolais professionnel des médias à Africa n°1

Affable, aimable et accueillant, Guy Kalenda est le coordinateur d'Antenne à Africa n°1-Paris. Il veille à ce que toutes les émissions de la radio africaine arrivent chez les auditeurs sans parasites, par satellite, internet et que le relais avec Libreville au Gabon se fasse de manière continue sans interruptions. A Paris, dans les locaux D'Africa n°1, sis au 33 Rue du Faubourg Saint Antoine dans le 11ème arrondissement, le bureau de Guy Kalenda jouxte celui de Jules Ahadzi Komlan, producteur et présentateur de l'émission "le Journal des Auditeurs" "JDA", dans laquelle les auditeurs avaient, en 1998, plébiscités Mzée Laurent Désiré Kabila, "l'homme politique africain de l'année". Guy Kalenda est co-fondateur avec un salésien , père Emile, de la Radio Zénith, la première radio associative et communautaire en 1995 de la ville cupifrère de Lubumbashi au Katanga. Il a été directeur de programme de Radio Zénith, depuis son départ en 2004, celle-ci n'a jamais retrouvé son aura d'antan.

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dimanche 9 mars 2008

RDC: Le présent est aveugle et muet, sans aucun doute l'avenir sera sourd !

Que le mouvement politico-religieux " Bundu Dia Kongo " soit qualifié de mouvement xénophobe, intégriste, incivique, non respectueux de la constitution...Est ce que c'est une raison d'envoyer les escadrons de la mort pour massacrer les populations civiles de Luozi et environs? La descente des policiers Kinois dans le Bas-Congo était-il connu du procureur général de la République? Avait-il donné son accord? Si oui, le procureur du Bas-Congo faisait-il partie de cette descente punitive? Dans une démocratie, l'épée est tenu par la justice et non par les policiers. C'est alléatoire de croire que les policiers tortionnaires, affamés, sans solde avec des matraques et kalchnikov aux mains ne soient pas tenté de rétablir l'autorité de l'Etat par autre chose qu'un " désordre établi ". D'où les massacres que tout le monde déplore.

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lundi 24 mars 2008

Diaspora: Hommage à Tshiteya Mbiye

Ce samedi 22 mars, au Crématorium Père la chaise à Paris, le mot d'au revoir du Bâtonnier Mbuyi MBIYE à son jeune frère a été émouvant. Il a demandé à l'assistance nombreuse présente de s'exprimer en langues congolaises. Le Bâtonnier MBIYE a parlé en swahili " Tshiteya uli kuwa muloko yangu, tulukuya ba rafiki..." " Tshiteya tu étais mon jeune frère mais nous étions amis.." Après avoir remercié son épouse Mayé et ses enfants, il a terminé en tshiluba en lui demandant de saluer leur maman et d'autres membres de familles qui l'ont précédés. Un grand "Radioteur" nous a quitté. Tshiteya MBIYE était depuis sa création en 1992, Directeur du réseau EPRA- Echanges et Productions Radiophoniques, composé de 130 radios associatives en France. Il était un ancien responsable d'actions de formations pour les cadres de radiodiffusion, également responsable d'actions de formations en droit de l'audiovisuel à l'Institut Nationale de l'Audiovisuel (INA). Tshiteya MBIYE fut dans sa vie, producteur à France Culture, France Musique et RFI. Il était diplômé d'Economie Appliquée de la Sorbonne-Paris I Panthéon. Le métier de la radio , il l'avait appris à "la voix du Zaire" le grand Tam-Tam de l'époque grâce notamment à Papa Isidore Kabongo, directeur à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). C'est ce dernier qui le mettra dans l'avion qui l'amènera en France pour ses études. Nous avions l'habitude de l'appeler "Mukubwa Tshiteya". Sa silhouette, était connu de la majorité des radioteurs membres de l'ARCO.Tshiteya MBIYE à participé à la majorité de nos " Festival Fréquences Libres ". Au Cimètière du Père-LaChaise, après la lecture des e-mails des condoléances dont principalement celui de Papa Isidore Kabongo, l'épouse de Tshiteya, Mayé a invité les personnes présentes à prendre une fleur pour déposer sur le cercueil de Tshiteya. C'est rempli des fleurs que les agents funéraires ont emporté le cercueil, l'assemblée s'étant mis débout pour la circonstance.

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lundi 7 juin 2010

Floribert CHEBEYA: " Droits de l'Homme en République Démocratique du Congo, les signaux sont au rouge !"

Cet article que nous vous proposons a été publié le 3 avril 2008 sur le site de Réveil-FM. Nous étions loin de nous imaginer presque deux ans après, Floribert CHEBEYA allait être assassiné pour ses prises de positions. Souvent traqué par les sbires du pouvoir depuis MOBUTU à ce jour, contraint parfois à vivre en clandestinité pour sauvegarder son intégrité physique, Floribert CHEBEYA est le Président l'Ong la "Voix des Sans Voix" (VSV). VSV a dénoncé publiquement l'assassinat de Mme Aimée Kabila MULENGELA, âgée de 32 ans et fille de feu Président Mzée Laurent Désiré KABILA- à son domicile dans la nuit du 15 au 16 janvier 2008. Floribert CHEBEYA et l'équipe de "la Voix des Sans Voix" ont accompagné la victime porteuse d'un passeport diplomatique n° D0012893 jusqu'à sa dernière demeure, au cimetière de Kinkole (Kin-Est). Malgré le fait qu' une sorte d'étau invisible semble se resserrer sur la "Voix des Sans Voix", Floribert CHEBEYA a participé, à Genève, à la session des Nations Unies sur les Droits de l'homme. Alors que la situation est alarmante d'impunité massive en République Démocratique du Congo, le Conseil des Droits de l'homme a pris la décision de ne pas renouveler le mandat de l'expert indépendant sur la République Démocratique du Congo, Monsieur Pacéré.

Floribert CHEBEYA, président de l'Ong la "Voix des Sans Voix" à Paris, place de la Bastille haut lieu symbolique de la Révolution française.

En ce début d'année 2008, c'est l'assassinat de l'Aimée KABILA, fille de feu président M'zée Laurent Désiré KABILA qui a mis la diaspora Congolaise en émoi. On sait aujourd'hui que le communiqué initié par l'Ong la "Voix des Sans Voix" pour dénoncer cet assassinat a été saucissonné par "la presse coupagiste" de Kinshasa, selon l'expression consacré par Jean Pierre MBELU. Sans doute, les journalistes Congolais travaillent la peur au ventre et sont sujet aux pressions politiques énormes. Le communiqué saucissonné a alerté les Congolais du monde entier qui voulait en savoir davantage malgré le démenti de Monsieur MUGALU, chef de la maison civil de Joseph Kabila.

La convocation - dont l'objet n'avait pas été préciser-de Floribert CHEBEYA au Palais de la justice de Kinshasa, a poussé une mobilisation sans précédent de la diaspora Congolaise. Congonet radio au Japon a été la plus engagée dans l'opération "Sauvons Floribert CHEBEYA": tous les acteurs politiques y compris à la présidence de la République, ont réussi les coups de fil provenant du monde entier pour que l'intégrité physique du président de la "Voix des Sans Voix" ne sois pas touché.

Le pouvoir de Kinshasa avait dissuadé la famille de ne pas participer au deuil d'Aimée Kabila. C'est Floribert CHEBEYA qui a négocié le prix à la baisse de la morgue de l'hopital Monkole à Mont-Ngafula. L'accompagnement d'Aimée Kabila , fille assassinée de feu président M'zee Laurent Désiré Kabila, a été sans faille de la part de l'ong "la Voix des Sans Voix".

C'est encore "la Voix des Sans Voix" qui a initié la Conférence parallèle de la socièté civile à Kinshasa, pendant que se tenait à Goma, la Conférence sur la paix. Dans ses résolutions, on trouve tout ce qu'un gouvernement soucieux des Droits de l'homme peut prendre comme disposition.

Une bonne partie des Ong de Droits de l'homme de la République Démocratique du Congo se reconnaissent dans le communiqué diffusé par la COJESKI. Nous vous en donnons la teneur:

Après 47 ans d’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté internationale (1960-2008) durant lesquels le pays a été astreint à 42 ans d’un système politique dictatorial (1965-2006), 15 ans de transition politique (1990–2005), 07 ans des conflits armés internationalisés ayant occasionnés plus de quatre millions des morts parmi les populations civiles et sans défense (1996-2003) , 03 ans de la gestion consensuelle du pays et la privatisation de la vie publique nationale par des seigneurs des guerres pourtant présumés auteurs des crimes imprescriptibles perpétrés en République Démocratique du Congo (2003-2006) et 09 ans de la présence sur terrain en RDC de la plus grande et la plus importante mission de maintien de la paix des Nations Unies (1999-2008), La Situation générale des droits de l’homme en RDC se résume en 07 points non exhaustifs suivants que le COJESKI condamne fermement et pour lesquels nous attirons ce jour la particulière attention du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies et par son biais l’Assemblée Générale des Nations Unies :

1). La sacralisation des crimes imprescriptibles, l’institutionnalisation de l’impunité ainsi que la discrimination des victimes des graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, tributaires de l’incapacité temporelle de la Cour Pénale Internationale et des faiblesses institutionnelles du système judiciaire Congolais ;

2). Les violations massives des droits des populations congolaises à l’autodétermination et à la pleine jouissance de leurs ressources naturelles les plus importantes du Continent, suite notamment à l’existence de plusieurs contrats miniers, forestiers et énergétiques qui n’ont jamais été bénéfiques aux masses laborieuses congolaises. Le pays reste ainsi victime du pillage endogène et exogène de ses ressources naturelles sous toutes les formes, notamment par des entreprises multinationales et transnationales, pillage mettant en péril le droit des 60 millions des populations congolaises à la paix et au développement durable ;

3). Les Assassinats des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes suivi des procès non concluant suite aux manipulations politiques de nos juges au demeurant inféodés au pouvoir exécutif. C’est notamment le cas des procès relatifs aux assassinats du défenseur des droits de l’homme Pascal KABUNGULU, des Journalistes Serge MAHESHE, Franck NGYCKE et Louis BAPUWA MWAMBA ;

4). Les violations systématiques du droit des populations congolaises à la paix et au Développement. En effet, en dépit de la présence en République Démocratique du Congo de la plus grande et la plus budgétivore Mission de maintien de la paix des Nations Unies (MONUC), en dépit de l’organisation de premières élections générales pluralistes, des millions des populations congolaises demeurent assujetties à des conflits armés ayant déjà provoqué plus de 1.300.000 déplacés de guerre qui du reste aujourd’hui abandonnés à leur triste sort dans les savanes, forets et montagnes de la République Démocratique du Congo. Ce droit est constamment violé par un groupe des gens bien identifiés qui avec le concours de la République du Rwanda et de l’Ouganda, ont crée en 1996 le mouvement dit politico–militaire dénommé AFDL (Alliances des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre ), le même groupe des gens ont crée par la suite en 1998 le RCD-Goma ( Rassemblement des Congolais pour la Démocratie ) ce dernier étant assujetti aux accords de paix, le même groupe des gens se sont mués depuis 2005 en CNDP ( Convention Nationale pour la défense du Peuple ) qui du reste vient d’être astreint aux accords de paix de Goma dit Acte d’engament. Ce groupe des gens par ailleurs présumés auteurs des principaux crimes imprescriptibles perpétrés dans provinces de l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-kivu, Maniema, Province Orientale, …) ont pris en otage une décennie durant, le Peuple Congolais et les Institutions légitimes de la RDC dans un cycle infernal des guerres extraconstitutionnelles.

5). Les violations des droits des femmes restent aussi d’actualité en dépit de la consécration constitutionnelle de la parité ainsi que de la promulgation d’une loi sur les violences sexuelles. Les cas des violations des droits sexospécifiques ne cesse d’augmenter surtout dans les milieux ruraux de la RDC où règne le viol et l’impunité y relatif. La plupart des viols sont perpétrés par les groupes armés étrangers retranchés en RDC depuis 1994, par les éléments des Forces Armées Congolaises, par les éléments de la Police Nationale Congolaise, … ;

6). Les enfants restent également victimes des violations systématiques et odieuses dans chacune des principales catégories définies par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa résolution (1612) de 2005 sur les enfants et les conflits armés. Ces violations sont notamment : massacres et mutilations, viols et autres formes de violence sexuelle, enlèvements, refus d’autoriser l’accès aux organisations humanitaires, attaques contre les écoles, recrutement et utilisation d’enfants. En outre, d’autres violations, telles que le déplacement forcé et la torture, sont toujours commises contre des enfants et leurs familles. Les agressions sexuelles, utilisées comme armes de guerre contre les enfants, ont atteint des proportions effroyables ;

7). Depuis le 29 septembre 20007, sept citoyens Congolais parmi lesquels Me Michel SHETEBO BYAMUNGU (37 ans), Conseiller en Communication au Cabinet du Ministre de l’Energie, … sont portés disparus et/ou pris en otage au Soudan ou en Russie. Ils ont été embarqués à l’aéroport national de Bangoka à Kisangani, à bord d’un Antonov an – 12, Matricule 9Q-CZB affrété par BUSINESS CARGO COMPAGNIE (BCC) avec pour destination l’aéroport national de Goma. L’Antonov 12 au lieu de se rendre à Goma avec les 07 personnes et les marchandises à bord, a tout simplement pris une autre destination aujourd’hui inconnue. L’Antonov serait aujourd’hui soit au SOUDAN, en UKRAINE, en RUSSIE ou en TURQUIE. Nos sources précises, en guise de luminaire, que l’ANTONOV était régulièrement affrété par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui n’arrivaient pas toujours à honorer leurs factures vis-à-vis du Propriétaire de l’ANTONOV qui serait tantôt Monsieur Victor VLADMIR ou tantôt PANAVIN. L’Antonov serait de nationalité Russe et avec pour raison sociale AVIAKRILO SH.

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jeudi 27 mars 2008

Jean Micha MULONGO:" Kinshasa est très sale comme ville phare de notre pays"

Il est l'un des pionniers bâtisseurs de l'économie nationale à l'époque du grand Zaïre, notable de la province du Katanga, homme d'affaires résolu, Jean Micha MULONGO vient de séjourner en République Démocratique du CONGO. Il vient d'y passer 3 mois dont 3 semaines à Kinshasa, après une douzaine d'années aux Etats-Unis. Retourné aux Etats-Unis, Jean Micha MULONGO est estomaqué par la gestion des affaires de l'Etat, le délestage imposé par la Société Nationale d'Electricité (SNEL) aux populations, l'eau jaunâtre non traité que boivent les Congolais, la présence des chinois dans les mines du Katanga, les grèves des mineurs que résolvent le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, la concurrence déloyale faite aux opérateurs économiques par les douaniers qui sont devenus eux-mêmes des importateurs des marchandises. Dans les années soixante-dix, c'est Jean Micha MULONGO qui a permis à Kester Emeneya, un ancien Kasapar de chanter dans ViVa la Musica de Papa Wemba. Si l'équipe Saint Eloi Lupopo de Lubumbashi existe encore aujourd'hui, c'est en partie grâce au soutien sans faille de la famille Micha MULONGO.

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samedi 26 avril 2008

Diaspora: David MAJAGIRA, cadre Congolais dans l'humanitaire au Tchad

Cela fait 14 ans que David MAJAGIRA travaille dans l'humanitaire. Il est chef de mission au Tchad de l'Ong américain International Medical Corps (IMC). Diplômé de l'école d'architecture et urbanisme de l'Université de New-York à Buffalo aux Etats-Unis, David Majgira a un DESS en Amenagement integré des territoires à l'Institut National Agronomique Paris-GRIGNON. Rentré au pays après ses études, il a travaillé comme directeur d'un projet de constructions des écoles primaires à Bukavu dans le Sud-Kivu et Kisangani dans la province Orientale. En 1994, avec l'afflux massif des réfugiés Rwandais à Bukavu, il est engagé par CARE-Canada pour l'aménagement des sites pour les réfugiés... depuis David Majagira est un globe-trotter de l'humanitaire. En 1996, Il est nommé en Albanie comme responsable de camps de réfugiés Kosovars à Kukes. Au Zimbabwe, il sera le coordonnateur de programme de CARE-International jusqu'en septembre 2006. C'est depuis décembre 2006 qu'il oeuvre au Tchad toujours dans l'humanitaire.

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dimanche 6 avril 2008

HAM: Sakombi "Buka Lokuta" suspendu !

L'information nous est tombé comme un couperet. Dominique Sakombi INONGO, le créateur des dieux, le fabulateur qui a vu Mobutu boire le sang humain, l'homme qui avait affirmé à toute la communauté nationale et internationale, Mzée laurent Kabila n'était que blessé alors qu'il était bel et bien assassiné au Palais de Marbre depuis le 16 janvier 2001, a été suspendu le vendredi de ses fonctions du président a.i de la Haute Autorité des Médias (HAM) à cause la mégestion de 49 millions de Francs Congolais. Caméléon politique, Dominique SAKOMBI a toujours su saisir les opportunités pour demeurer dans les allés du pouvoir. Mobutiste avec Mobutu, Mzéeiste avec Laurent Désiré Kabila et Joséphiste avec JK. Mais au delà de la suspension de Frère Jacob Sakombi INONGO, c'est la remise en question même de la Haute Autorité des Médias (HAM) qu'il faut analyser. Voulue institution citoyenne d'appui à la démocratie sous la transition très vite, la HAM s'est transformée en organe de prédation de la liberté d'expression des journalistes, des acteurs politiques et des médias Congolais. Le "Césaro-mutingisme", l'autoritarisme à outrance de Modeste MUTINGA, son premier président et ses acolytes-des composantes et entités-dont Dominique Sakombi prouve que le monstre du système 1+4=0 qui a accompli sa mission en bâillonnant les journalistes, en muselant les acteurs politiques et les médias, pour que le candidat choisi par Louis Michel, le commissaire européen, se fasse élire. Ce système là a ses limites. La République Démocratique du Congo doit encourager l'auto-régulation des professionnels des médias faite par l' Observatoire des Médias Congolais (OMEC) plutôt d'accepter une institution régenter les esprits des journalistes Congolais financé par l'Union européenne.

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dimanche 13 avril 2008

Ne Muanda NSEMI, le chef spirituel de Bundu Dia Kongo reçoit les Compagnons d'Etienne TSHISEKEDI

La rencontre entre Ne Muanda NSEMI chef spirituel de BDK et la délégation d'une vingtaine personnes des Compagnons d'Etienne TSHISEKEDI conduite par Raoul NSOLWA a eu lieu ce samedi 12 avril 2008 au quartier Ma campagne, dans la commune de Ngaliema. Les Compagnons d'Etienne TSHISEKEDI ont été reçu à 11h, l'entretien s'est terminé vers 13h. Cette rencontre se fait à un moment crucial de l'histoire de la République Démocratique du Congo. Pas plus tard que le 5 avril dernier,l'Ong de défense des droits de l'homme "la Voix des Sans Voix" a tiré la sonnette d'alarme sur la découverte des fosses communes à Manterne dans le Bas-Congo. On sait depuis que les tortionnaires ont profané ces fosses communes et que le médecin-témoin, Mabiala ma Mabiala, chef de la zone de santé de rurale de Boma-Bungu est menacé. Le député national Ne Muanda NSEMI a-t-il eu raison de dénoncer "les bavures à huit clos" des policiers loyalistes contre des citoyens ciblés comme adeptes de Bundu Dia Kongo ? Que dire du largage dans le fleuve et rivières des personnes invitées à sortir des brousses pour être prise en charge? Les autorités Congolaises vont-ils continuer à se cacher derrière la langue de bois sans expliquer exactement les exactions commises par les policiers en février-mars au Bas-Congo?

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mardi 15 avril 2008

RDC-Chine: Réception à l'Ambassade de Chine à Paris en honneur du Colonel-supérieur Bi JINGSAN pour son départ à Kinshasa

Le jeudi 10 avril dernier, l'avenue Washington dans le 8 ème Arrondissement de Paris était bouclé. Au 20 de cette avenue se trouve l'Ambassade de Chine. Une grande réception était donné en l'honneur du Colonel-supérieur Bi JINGSAN qui est affecté comme attaché militaire en République Démocratique du Congo. La réception a été présidé par le Général de division Zhang Changtai, attaché de Défense, Naval et de l'Air près de l'ambassade de Chine en France. Les attachés militaires des autres ambassades: Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suisse, Inde, Pologne,Australie, Malaisie, Aurtiche, Côte d'Ivoire...et plusieurs officiels Français du Ministère de la Défense et de l'Intérieur. Seul journaliste Congolais à cette réception: Lilo MIANGO. Le président du "Mouvement Ngambo Na Ngambo", "Journalistes Congolais en Europe" a représenté Réveil FM , la première radio associative et communautaire de Kinshasa.

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dimanche 13 avril 2008

Plaidoyer pour une monnaie forte en République Démocratique du Congo !

Publié ce début du mois de mars aux éditions de l'Harmattan, le livre de Noël K. Tshiani "Vision pour une monnaie forte" fait un diagnostic de la situation monétaire de la République Démocratique du Congo qui connait depuis plusieurs décennies une expérience inflationniste sans précédent. Sur les dix dernières années, le taux d'inflation moyen est de 139 pour cent par an. L'hyperinflation du franc congolais lui a fait perdre toute crédibilité. Introduite en 1998 à la parité de 1,3 francs congolais pour un dollar américain, la monnaie congolaise s'est dépréciée à 565 francs congolais contre le billet vert en août 2007. Noël K.TSHIANI qui vit à Washington DC a un cursus universitaire impressionnant qui comprend une formation de manager au Graduate Business School à Harvard University de Boston, un doctorat en sciences économiques avec spécialisation en banques et finances de l'université de Paris IX Dauphine; un M.B.A en banques et marchés financiers d'Adelphi University de New-York, un D.E.S.S en gestion financière et fiscalité de l'Université de Grenoble, un diplôme de Troisième cycle de l'institut supérieur de Gestion de Paris.

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mardi 15 avril 2008

Révoltes de la faim dans le monde: La bourgéoisie compradore congolaise va-t-elle résister?

Haiti est insurgée. Les émeutes de la faim sautent d'un continent à l'autre. un jour en Egypte, au Maroc ou au Burkina Faso, le lendemain en Mauritanie, en Côte d'Ivoire, au Mexique, en Thaïlande, au Sénégal, à Madagascar. Le prix moyen d'un repas a augmenté de 40% dans le tiers-monde et des dizaines de millions de personnes ont basculé dans la misère. La République Démocratique du Congo qui a abandonné depuis de lustre, l'agriculture comme priorité des priorités pour son autonomie alimentaire et se contente de 5 chantiers va-t-elle résister? Le pouvoir d'achat étant inexistant pour la majorité des congolais, le taux journalier du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui est à 500 Fc passera à 1680 Fc soit moins de 3 dollars au premier semestre 2009. 75% des 60 millions des Congolais vivent avec moins d'un dollar par jour et le plus bas salaire dans l'administration publique est d'environ 20 dollars par mois. La misère se lit sur les visages de nos compatriotes. La bourgeoisie de prédation, issue de la seigneurie de guerre, d'un partage équitable-équilibré entre composantes et entités, de 1+4=0 où encore des élections de Louis Michel, va-t-elle résister aux bourrasques qui ont touchés les autres grandes villes de la planète?

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lundi 21 avril 2008

Discours prophétique du pape Benoit XVI à l'ONU doit interpeller la conscience des Congolais !

Il ne faut pas être nécessairement croyant ou chrétien catholique pour approuver le discours du pape Benoît XVI à l'ONU.Alors que le monde célèbre cette année le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, le pape a souligné que "ce ne sont pas seulement les droits qui sont universels, mais également la personne humaine, sujets de ces droits". Le pape Benoît XVI, théologien de formation, a choisi d'adopter un ton académique pour énoncer les principes généraux qui doivent selon lui guider l'action internationale, responsabilités face aux problèmes du monde quitte à suppléer les Etats incapables de protéger leurs populations de catastrophes ou de violations des droits de l'Homme. Benoît XVI s'exprimait pour la première fois devant l'assemblée générale de l'ONU, où il avait été précédé par Paul VI en 1965 et Jean Paul II en 1979 et 1995. Son discours que nous vous proposons les grandes lignes ne peut laisser insensible la conscience des Congolais. Ceux qui refusent de compromettre le présent ni d'injurier l'avenir de la République Démocratique du Congo.

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Kinshasa à l'épreuve de la désagrégation nationale

Docteur en Histoire de l'Afrique à l'Université Paris VII-Denis-Diderot, l'historien Sébastien Tshingi KUENO NDOMBASI est collaborateur au Laboratoire du Tiers-Monde du campus de Jussieu dans le 5 ème Arrondissement de Paris. Dans on livre "Kinshasa à l'épreuve de la désagrégation nationale" qui vient de paraître aux Editions de l'Harmattan à Paris, Sébastien Tshingi KUENO NDOMBASi historise la capitale congolaise:Kinshasa. Dénommée Léopoldville le 9 avril 1892 et consdérée comme capitale du Congo Belge depuis le 1er juillet 1923 mais devint officiellement le 31 octobre 1929. Léopoldville a pris le nom de Kinshasa en 1966. Et en 1959, kinshasa n'était peuplé que de 350.000 habitants. A la proclamation de l'indépendance en 1960, Lumumba avait plus au moins 35 ans, Mobutu 30 ans, Iléo 39 ans,Adoula 37 ans, Kimba 34 ans, Mulamba 30 ans, Mulele 31 ans. L'ouvrage de 315 pages fait une description crypto-politique, sociale et économique de la ville de Kinshasa.

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jeudi 24 avril 2008

Deux blogs Congolais retenus celui de Cédrik Kalonji et Réveil FM pour l'étude sur La blogosphère africaine

L'auteur de l'étude est Jeanne Mercier qui est chercheuse-doctorante à l' Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris. Cette étude a été réalisée suite à l'invitation d'André Gunthert pour intervenir dans le séminaire " Les images entre histoire et mémoire ", le jeudi 24 janvier 2008 à l' Institut National de l'histoire de l'Art (INHA) à Paris. Par ailleurs Jeanne Mercier est engagé dans l'association Afrique in visu- plate forme participative et constructive qui met en réseau les professionnels de l'image du continent Africain. Le blog de Cédrik Kalonji a été retenu pour ses photos de proximité et commentaires, quand au blog de Réveil FM pour son engagement dans la défense de la liberté d'expression. Réveil FM vient de s'enrichir d'une webradio et webtV "reveilfm.net.free.fr"

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dimanche 4 mai 2008

10 Questions à Katebe Katoto

Né à Kashobwe, au Katanga, le 29 septembre 1944, Raphaël Katebe Katoto Soriano est le frère aîné du tout puissant gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi . Marié et père de cinq enfants, il est à l’abri de besoins matériels, moralement irréprochable et de tempérament calme. Après sa formation à la faculté des sciences économiques à l'Université de Lubumbashi, l'homme a fait toute sa carrière dans l'agro-industrie (pêche),sous Mobutu, il n'a inspiré que le respect, faisant tout, de la pêche au gros à celle du menu fretin, se lançant dans le grand et le petit commerce, allant de l'industrie à la distribution de la soupe aux plus déshérités. Ses points d'attache de prédilection : Kalemie, Lubumbashi, Lac Moero, la Luapula. A l'époque, il a englouti un colossal investissement dans une soixantaine de camions-frigos. Durant trente ans Monsieur Katebe Katoto avait sponsorisé le club de football TP Englebert ou encore TP Mazembe par après. Avec cette équipe de football il avait remporté trois fois la coupe d’Afrique. Raphaël Katebe Katoto Soriano qui avait pris une part active au bon aboutissement du Dialogue inter-congolais à Sun City , Afrique du Sud, dans le cadre d’une «alliance», ASD (Alliance pour la sauvegarde du Dialogue inter-congolais) aux côtés de l’UDPS et de l’ex-rébellion du RCD-Goma, avait par la suite été nommé Sénateur de la Transition sur les bancs de l’ex-rébellion du RCD-Goma qu’il avait ralliée et dont il avait été élu 1er vice-président, mais avait refusé sans explication d’occuper son fauteuil. Le richissime Raphaël Katebe Katoto, président de l'Union des libéraux pour la Démocratie (ULD) vit en Europe. C'est ici l'occasion de remercier sincèrement Monsieur Didier Meo, le représentant de l'ULD en Allemagne qui nous a facilité la tâche pour cette interview.

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mardi 6 mai 2008

Diaspora: Nanou Kapinga 19 ans, aurait été assassiné par son prédicateur-évangéliste !

C'est le quotidien Le Parisien de ce mardi 06 mai 2008 qui nous livre cette information. Le 18 août dernier les jeunes de Champigny-sur-Marne - Chennevieres, portaient des tee-shirts avec ce message « Nanou, le temps atténue la peine mais ton nom et ton visage resteront toujours gravés dans mon coeur. » Son pasteur Odilon N. vient d'être arrêté pour ce crime.

Nanou Kapinga avait été retrouvée morte à Champigny-sur-Marne en août 2006

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mardi 29 avril 2008

Jacques MATANDA: "La Zimbabweïsation de la République Démocratique du Congo !"

Les acteurs politiques Congolais n'ont pas l'habitude ni d'écrire ni de publier leur mémoire. Jacques MATANDA ma-MBOYO KUDIA KUBANZA nous livre sa réflexion-vérité sur la Zimbambweïsation de la République Démocratique du Congo, les enjeux du départ ou non de Robert Mugabe du pouvoir. Mais surtout de l'implication du président Zimbambwéen dans les intrigues politico-économico-financières au Congo-démocratique . Celui qui fut le président élu de la commission des stratégies de l'Union sacrée, surnommé "la terreur de l'opposition" lors de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), Jacques MATANGA n'hésite pas à éclairer l'opinion sur la relation en dents de scie entre Kinshasa et Bruxelles. "On ne fait pas la politique avec les muscles ni avec la Kalachnikov, mais avec des débats démocratiques et contradictoires", Jacques MATANGA, le représentant de l'UDPS aux Etats-unis auprès de l'administration américaine et des Nations Unies, jette un pavé dans la marre en décortiquant les mécanismes qui affaiblissent les pouvoirs Congolais.

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mardi 20 mai 2008

Les " Sans-Voix " de la République Démocratique du Congo

Lorsque le gouvernement de la République Démocratique du Congo laisse mourir ses officiers, après les avoir torturé cela est plus grave. Dans un article, daté 14 novembre dernier, la section canadienne d’Amnesty International, écrivait sous le titre « Des soins médicaux urgents pour major Yawa Gomonza et le colonel Paul Ndokay» que ces deux officiers supérieurs de l’armée congolaise ont un besoin urgent de soins médicaux suite aux sévices corporels qu’ils ont subis dans les cachots de la Direction des renseignements généraux et services spéciaux de la police (DRGS). Amnesty International Canada tirait déjà la sonnette d’alarme sur le fait que les deux hommes sont détenus sans qu’une information judiciaire n’ait été ouverte à leur charge. La mort du major Yawa Gomonza fait suite à d’autres décès survenus parmi les détenus du CPRK : celui du caporal Saolona Denango, mort le 23 avril 2008, celui du sergent Mombili Ekutshu, mort le 13 février 2008, et celui de Léonard Nyembo, mort le 30 janvier 2008. Ces personnes appartenaient à un groupe de détenus, militaires pour la plupart, qui ont été arrêtés entre fin 2006 et avril 2007. " Enquête dans les couloirs de la mort de Kinshasa, Lubumbashi, Buluwo, Kindu et Goma" est un rapport des missions d'enquête judiciaire mené en 2005 et 2006 de trois missions successives dans l'Afrique des Grands Lacs, rédigé par Maître Liévin Ngondji Ongombe, avocat et Coordonateur de la coalition congolaise contre la peine de mort et Maela Bégot sociologue. Nous publions une partie de l'enquête notamment sur la situation des prisonniers du pavillon 2 du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). La situation au CPRK s'est-elle améliorée depuis cette enquête? A chacun de se faire une opinion sur la situation des détenus de la prison de Makala, cette dernière n'a jamais évolué vers un Centre Pénitentiaire et de Rééducation.

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vendredi 30 mai 2008

La " Négrophobie " Sud-africaine !

L'Afrique du Sud d'aujourd'hui rappelle le Far West de la fin du XIX siècle:c'est une terre d'une formidable dynamisme où tout est possible et où la criminalité est aussi brutale qu'omniprésente. L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'assassinats les plus élevés du monde pour un pays qui n'est pas en guerre. Les attaques négrophobes, contre les autres africains:Zimbabwéens, Mozambicains, Malawites, Somaliens, Congolais et Nigérians, qui ont débuté le 11 mai dernier dans le bidonville d'Alexandra à Johannesburg et se sont propagées à d'autres townships du pays, qui ont fait plus de 50 morts, des centaines de blessés et au moins 25.000 déplacés, ne sont pas fortuites. Le fait que 40% de la population noire soit sans emploi, explique-t-il tout ? La police a procédé à plus de 500 arrestations. Même si les incidents sont désormais moins nombreux, grâce à un impressionnant déploiement de la police et de l'armée, les déplacés continuent d'affluer dans des camps de fortune, souvent proches des commissariats. Des milliers doivent dormir dehors, par des températures proches de zéro la nuit. L'armée a été déployée dans la banlieue de Johannesburg, pour la première fois depuis 1994 et la chute de l'apartheid. Ce qui rappelle l'époque où l'ancien régime de la minorité blanche avait recours aux militaires pour réprimer les émeutes des noirs contre sa politique raciste. Les violences en cours risquent de peser lourd sur la préparation de la Coupe du monde de football, l'Afrique du Sud ayant été désignée pour organiser l'événement en 2010.

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lundi 9 juin 2008

Le CSAC sera-t-il le clone de la HAM ?

Notre confrère "le Fouineur de la République Démocratique du Congo" l'avait affiché parmi les infos du 24 mai dernier. Mais l'arrestation de Jean Pierre Bemba par la CPI a éluder cette information de grande importance. Au pays de Lumumba, Dominique Sakombi Inongo a posé l'acte de Zachée en restituant 47.000 dollars américains à la prédatrice des libertés: la Haute Autorité des Médias. Comment le frère Jacob a-t-il fait pour trouver une somme aussi importante en espèces ? L'ex-goebbels de Mobutu a-t-il puisé dans un fonds personnel? ou a-t-il bénéficier de l'apport de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), dont il est membre? 47 000 dollars américains que gouvernement met à la disposition au Centre de monitoring des médias congolais (CMMC). Les 25 cadres et agents de ce service technique étouffoir de la liberté d'expression, la police de la parole, peuvent recommencer leur job. Le monitoring de HAM ne consiste qu'au flicage des médias et des journalistes Congolais. La "mutingaïsation" de la HAM par des lois personnifiées, l'autoritarisme à outrance, les dérives dictatoriales et dérapages de cette institution dite citoyenne nous font craindre le pire si rien n'est encadré, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC) risque d'être le clone de la Haute Autorité des Médias (HAM). Les garde-fous nécessaires pour éviter à la HAM de se muer en CSAC.

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vendredi 6 juin 2008

Enfants-Soldats

On les appelle « Kadagos » en République démocratique du Congo, « Little Bees » en Colombie, « Craps » au Rwanda. Ils n’ont parfois guère plus de 7 ou 8 ans. Ils sont 300 000 enfants-soldats en activité dans le monde. Victimes mais aussi acteurs de la guerre, tous ne sont pas recrutés de force, loin s'en faut. Les Kadogos sont-ils victimes? ou des criminels de guerre? Combien sont-ils en République Démocratique du Congo? le pays n'étant pas pacifié surtout dans sa partie Orientale, on sait dès lors que la pauvreté, la déscolarisation, le chômage, l'idéologie, l'ethnicité ou le désir de vengeance sont parmi les raisons majeures qui poussent ces enfants à rejoindre des groupes armés. Les recruteurs eux, apprécient cette main-d'oeuvre sous contrôle, abondante, bon marché, amorale et déroutante pour l'ennemi. Car il ne faut pas s'y tromper: déstructurés par de macabres initiations à la violence, aliénés par la cruauté de leurs supérieurs, les Kadogos ou enfants-soldats sont de redoutables combattants capables de toutes les atrocités. Dans un rapport présenté à Kinshasa lors de la conférence de presse tenue le 15 mai dernier à l'Ambassade du Canada l’ONG Watchlist, une organisation internationale de défense des droits de l’enfant en situation des conflits armés, affirmait que "3 000 autres enfants sont encore à démobiliser dans les groupes armés de la République Démocratique du Congo. Les Forces armées de la RDC (FARDC), les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et le CNDP du chef rebelle Laurent Nkunda et d’autres groupes armés opérant en République Démocratique du Congo sont cités par ce rapport comme utilisant des enfants soldats". Cinq mineurs, âgé de 14 et 15 ans, ont été enlevés entre le 31 mai et le 1er juin 2008 dans les localités de Luzira et Ishovu», à une quarantaine de km au nord de la capitale provinciale Bukavu. Ces enlèvements ont été organisés dans le cadre de "recrutements forcés d'enfants soldats par des Maï Maï"

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samedi 7 juin 2008

Réveil FM-Livres

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. La majorité des livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan à Paris.

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lundi 25 mai 2009

La Fête des Voisins en France

Freddy Mulongo et Mr. Aoun, magistrat et son épouse. Photo archive 2008

Après le succès de l’année dernière, on remet le couvert de la fête des voisins pour ce mardi 26 mai 2009

La "fête des voisins" est l’occasion de renforcer les liens de proximité, de créer une solidarité entre voisins. Chacun participant, à son niveau, à la solidarité.

C'est une fête « de convivialité et de partage » autour d’un apéritif, d’un repas froid dans les parties communes des immeubles.

Elle a lieu toujours le dernier mardi du mois de mai.

C’est la « fête des Voisins » qui aura lieu cette année, le mardi 27 mai 2008. Plus qu’un moment de partage, c’est une façon de dire « bonjour », « bienvenue chez nous » pour les nouveaux arrivants, "comment ça va depuis la dernière fois…".

C’est aussi un état d’esprit afin de mieux se connaître, d’entretenir de futurs contacts et ainsi d’améliorer la qualité de vie de chacun.

La "fête des voisins" une belle façon de recréer des liens, de prendre le temps de faire connaissance, de parler avec des personnes qu'on ne fait parfois, au quotidien, que croiser.

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dimanche 6 juillet 2008

Réveil FM-Livres 02

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan et Kathala à Paris.

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dimanche 15 juin 2008

RDC: Combattre la corruption qui sous-tend la Mafia, est-ce possible?

Comme une trainée de poudre la nouvelle a fait le tour du monde et les Congolais dans leur majorité ont trouvé inacceptable qu'un Libanais séquestre les élus du peuple. Dimanche 15 juin dernier, en présence des Ambassadeurs accrédités en République Démocratique du Congo, La plénière de la chambre basse qui marquait aussi la fin de la session parlementaire de mars a été houleuse au Palais du Peuple à Kinshasa. Le rapport de la commission Roger Lumbala sur la séquestration des députés Gécoco Mulumba Kongolo wa Kongolo, Francis Kalombo a révélé être le gros mensonge à la manière de pinocchio. En effet, "le député provincial Gérard Mulumba (Gekoko) aurait vu le Président de l'Assemblée Provinciale Roger Nsingi pour lui signifier qu'il avait reçu des coups de fil des étudiants de l'Académie des Beaux arts et de l'IBTP non identifiés lui disant que la société libanaise ZAIDAN installée dans les locaux de la RENAPI polluait l'air. Le Président de l'assemblée provinciale sans vérifier l'information, établira un ordre de mission aux noms de trois personnes de l'assemblée. Gérard Mulumba prendra seul cet ordre de mission semant les deux autres personnes qui devaient l'accompagner. Arrivé sur les lieux, ce dernierse verra interdire l'accès des installations, il restera immobilisé dans son véhicule d'où il appellera son ami Francis Kalombo. Francis Kalombo se fera accompagner d'une deuxième personne et l'accès leur sera aussi interdite, c'est en ce moment que Francis Kalombo contactera les services de la PIR qui, arrivés sur les lieux, se verront aussi interdire l'accès. Ces derniers ont du escalader le mur pour entrer. Ils achemineront toutes ces personnes à la PIR pour audition. le député Gecoco Mulumba n’en était pas à sa première visite chez le Libanais Zaidan. "Une pre­mière fois, le député AMP aurait truandé le Libanais en lui soutirant la somme de 25.000 dol­lars américains. L'incident de la séquestration est dû au fait que le li­banais n’était pas disposé à céder à ce qui paraissait à ses yeux comme un chan­tage. C’est ainsi que lors­que le député est arrivé, le libanais a laissé bel et bien entrer mais lui a fait aussi ­tôt comprendre que cette fois, il ne céderait point et qu’il n’allait pas le laisser retourner chez lui". Dépassons le trafic d'influence de part et d'autres, les coups de fils des uns et les interventions des autres. Réfléchissons ensemble sur la corruption dans un Etat. Un Etat peut-il basculer de la corruption à la Maffia? Comment éviter à la République Démocratique du Congo de tomber dans ce piège?

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jeudi 19 juin 2008

Boycott par les journalistes Congolais et Africains de la conférence de presse de François Mwamba à Paris

Ce communiqué est tombé comme un couperet. Les associations qui regroupent les journalistes congolais et africains à Paris ont décidé d'un commun accord de boycotter la conférence de presse de François Mwamba, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE). Le caractère ambigüe et la volonté de caporaliser les journalistes africains de Paris par des attitudes qui froissent l'indépendance des chevaliers de la plume et les radioteurs du micro sont à la base de ce boycott. Ci-joint le communiqué signé par les responsables.

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mardi 24 juin 2008

Fête de la Musique: la résurrection de Michelino MAVATIKU VISI !

La 27e édition de la Fête de la musique, qui se déroulait cette année un samedi-21 juin et a bénéficié d'un temps clément, a attiré entre 350.000 à 400.000 personnes à Paris. Dans le 12e Arrondissement de Paris, Place d'Aligre-Marché Beauvau, entre la République et la Gare Lyon, Michelino MAVATIKU VISI, l’un des pères fondateurs de la rumba congolaise a donné un concert au premier Bal Anticolonial. Guitariste hors pair, Michelino est l'inventeur du rythme « Mi-composé ». Dans Lisanga ya Ba Nganga, c'est Michelino Mavatiku VISI qui a été le trait d'union entre Rochereau Tabu Ley et Franco Lwambo Makiadi ayant joué dans l’Afrisa International et dans le T.P.Ok Jazz dans les années soixante dix. A la place d'Aligre, trois groupes musicaux étaient programmé: le groupe Kanak-Panaje, Michelino, ses amis et la rumba congolaise, et enfin le Reggae avec le Kommandant SI MOL. Les chansons: "Indépendance Tcha Tcha", "Mario", "Makfé", Casius Clay", "El Congo", "Salima" et "Moussa" ont été exécutés avec brio par les chanteurs Elba et Kiesse Man, Da Mukela (guitare basse), Dakson Doukoudaka (guitare rythmique),Kabasele Kabert (trompette), Roger Kom ( saxophoniste), Léon (battérie) et Michelino (guitare solo et chant). C'est à 21h30 que la rumba congolaise a cédé la place au Reggae malgré la réclamation du public. Les sept ans passés au conservatoire de Paris pour réapprendre la guitare n'ont pas été vaines, Michelino Mavatiku Visi maitrise son instrument de musique, il est un guitariste de grand talent.C'est à 12 ans qu'il a appris à jouer à la guitare, aujourd'hui Michelino a 50 ans de carrière musicale.

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lundi 30 juin 2008

Bob Kazadi KABAMBA: pyromane ou sapeur pompier du Congo?

Pour qui roule Bob Kazadi Kabamba? Roule-t-il pour ses propres ambitions ? pour son parti Ecolo qui n'a jamais parlé des problèmes du Congo dans ses réunions? ou de sa seconde patrie la Belgique? Bob Kazadi KABAMBA reviens à son énième pèlerinage en République Démocratique du Congo pour intervenir dans ce "mariage contrarié entre la RDC et la Belgique." Les ambitions ambiguës du calculard et combinard, les appétits gargantuesques et pantagruéliques à l'égard du Congo de Bob Kazadi KABAMBA n'ont pas laissé les internautes avertis indéffirends d'où cette interpellation de la consoeur Liliane LUBAKI: "Peu importe l'endroit où se déroulera la fête du 30 juin. C'est notre histoire. Ma question: que vient faire Bob Kabamba dans cette crise diplomatique belgo congolaise? Qu'apporte -t-il objectivement à cette crise? Qui représente-t-il: La diaspora congolaise? Le peuple belge? La classe dirigeante belge?Le peuple congolais? La classe dirigeante congolaise? Quelle ambiguité... A-t- il été mandaté, alors par qui et au nom de qui? Je pense que ses propos à lui ne sont pas représentatifs de la population congolaise où qu'elle se trouve et qu' à l'origine, il n'y a pas eu de sondage à grande échelle de cette même population concernant leur point de vue auquel ne s'engage que seul Mr. Bob Kabamba dans son interprétation. Qu'il sollicite d'abord le Président Joseph Kabila à la révision de la 'Constitution congolaise' par voie référendaire avant de parler au nom des congolais. Le rôle de rapporteur est attribué à une catégorie de professionnels. Et non absolument à un professeur.Nous déplorons et fustigeons l'amateurisme et le parti pris dans cette crise diplomatique belgo congolaise. C'est au peuple congolais, qui est souverain, lui même de s'exprimer dans un vrai sondage. Il est passé le temps où la parole était confisquée au peuple congolais. Ces méthodes sont révolues" . Nous avons déceler les inconhérences de celui qui joue au Matamore auréolé d'avoir bidouillé avec d'autres la constitution de la Troisième République.

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vendredi 4 juillet 2008

Jacques MATANDA soumet un Mémorandum à Monsieur Wang Qishan, Vice-Premier Ministre Chinois lors de sa visite à Maryland aux Etats-Unis

Monsieur Wang Qishan, le vice-Premier Ministre de la République populaire de Chine a effectué dernièrement une visite de travail à Annapolis, Etat du Maryland, aux Etats-Unis pour participer au quatrième tour du Dialogue économique stratégique Chine-U.S.A. Le dialogue a eu lieu les 17 et 18 juin dernier à Annapolis (Maryland). Le vice-Premier ministre Wang Qishan, représentant spécial du président chinois Hu Jintao, et le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, représentant spécial du président américain George W. Bush, ont présidé ensemble cette conférence. C'est à cette occasion que Jacques Matanda ma-Mboyo Kudia-Kubanza , le représentant de l'Udps aux Etats-Unis a soumis un Mémorandum concernant le contentieux relatif aux investissements chinois en République Démocratique du Congo, au Vice Premier Ministre Chinois. Et la copie de ce Mémorandum a été transmis à tous les membres de l’Organisation des Nations-Unies ainsi qu'aux instances dirigeantes de l’UDPS. En voici la teneur et contenu.

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mercredi 9 juillet 2008

A quoi sert le G8 ?

C’est dans un paysage bucolique du nord du Japon, au bord du lac Toya à Hokkaido que s'est tenu la rencontre de trois jours des dirigeants des pays industrialisés du G8 avec pour toile de fond le choc pétrolier, l’inflation alimentaire et la crise mondiale du crédit.

Avez-vous remarqué que les 7 pays africains invités représentaient 4 régions du Continent:l’Afrique du Sud (Afrique Australe), l’Algérie (le Maghreb), l’Éthiopie et la Tanzanie (l'Afrique de l'Est), le Ghana, le Nigeria et le Sénégal (l'Afrique de l'Ouest). Aucun pays de l'Afrique centrale n'a été invité. Et la République Démocratique du Congo, la grande muette , avec ses 5.000.000 des morts continue à briller par l'absentéisme.

Le président Wade a-t-il eu raison de sonner l'hallali "l'Afrique ne veut plus de nouvelles promesses non tenues du G8" ? Pourquoi toujours cette politique de la main tendue et de la mendicité? Les peuples africains veulent-ils des despotes illégitimes qui sillonnent la planète en quête d'une aide internationale dont leurs concitoyens voient rarement la couleur ? les 60 milliards de dollars promis aux pays africains ne risquent-ils pas de gonfler les fortunes déjà amassées illicitement en Suisse et ailleurs par nos dirigeants, d'encourager la tricherie et la démesure des campagnes électorales ainsi que les grosses commandes d'armement à des fins repressives des populations sans défense? Où ira cette aide? Qui en profitera? Après un demi-siècle d'indépendance quel est le bilan de nos pays? Vous attendez de l’aide, commencez par vous aider vous-mêmes ! Même si, à l’évidence, la sincérité du message peut être contestée, elle ne manque pas de vérité. Au-delà des jeux de puissances et des solidarités verbales, la question de la gouvernance africaine est primordiale et ce fait aussi est une promesse non tenue.

Dans son blog, conversation avec Jacques Attali , ce dernier écrit sur le G8:

il avait promis, en 2005, lors du sommet de Gleneagles en Ecosse, de doubler son aide à l'Afrique, pour la porter à 50 milliards de dollars par an d'ici 2010, un objectif aujourd’hui hors de portée. D’autre part, il est incapable de trouver des réponses aux sujets qui le concernent au premier chef, tels la crise financière ou les économies d’énergie. Enfin, les Huit ne peuvent plus discuter seuls des grands sujets du monde : Parler du pétrole sans les pays producteurs, de la crise alimentaire sans l’Afrique, des biocarburants sans le Brésil, des émissions de gaz à effet de serre sans l’Inde et la Chine est grotesque. Certes, aprés une

Mettre en place une vraie gouvernance mondiale, aujourd’hui si nécessaire, exigerait de prendre trois décisions simultanées : 1°. Elargir le G8 à la Chine, l’Inde, le Nigéria, l’Egypte, le Brésil, un représentant de l’OPEP et deux représentants des pays les plus pauvres. 2°. Fusionner le nouveau G16 et le Conseil de sécurité en un « Conseil de Gouvernance », regroupant puissance économique et légitimité politique. 3°. Placer le Fonds Monétaire, la Banque Mondiale et les autres institutions financières internationales sous l’autorité de ce Conseil de Gouvernance, lui donnant les moyens d’agir. Tout cela peut être décidé en moins d’une heure.

Comme à tous ces sommets, plusieurs centaines de manifestants étaient présents et la sécurité est omniprésente.

Pour comprendre le G8, un historique est indispensable, cernant les origines et les significations du mécanisme, ainsi que ses évolutions.C'est ce que nous avons tenté de faire

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samedi 12 juillet 2008

Rencontre avec Nimba MPELE

Nimba Mpele est le Secrétaire Général du Rassemblement des Démocrates Progressistes (R.D.P). Descendant du roi Ngeli Boshini, originaire de Mansele-Bolobo dans le Yumbi, district du plateau Mayi-Ndombe, en République Démocratique du Congo. Victime du rouleau compresseur PPRD lors des élections 2006, Nimba Mpele continue à se considérer comme l'élu "du coeur" sans siège au parlement des populations de Yumbi, dans le Bandundu. Depuis son retour à Paris, il ne décolère pas de s'être fait voler son siège par des élections truquées. Universitaire, le Secrétaire général du Rassemblement des démocrates progressistes, Nimba Mpele est en première ligne et sur tous les fronts pour les événements qui touchent la République Démocratique du Congo. Connu des professionnels des médias de la diaspora (radio, télé, presse écrite), cet acteur politique, spécialiste en Armements -il a une maitrise en Armement de l'université de Marne la Vallée et a pu faire son stage de fin de cycle au Ministère de la défense à Paris. Pacifiste engagé et convaincu, il est expert en relations internationales et stratégiques. Notre rencontre a eu lieu dans un restaurant au quartier d'affaires de la Défense.

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mercredi 30 juillet 2008

Paris Quartier d'été: Faustin Linyekula, chorégraphe congolais au Palais Royal !

La République Démocratique du Congo sera à l'honneur du 13 au 15 août prochain au Palais Royal, cour d'Orléans dans le 1er arrondissement de Paris. Le chorégraphie Faustin Linyekula (photo ci-haut) ne sera pas seul sur scène, il y aura aussi avec Serge Kakudji (contre-ténor), Dinozord, Papy Ebotami et Djodjo Kazadi (danseurs); sans oublier le comédien Papy Mbwiti .

Le clown Kabako s’en allait sur les routes des villes et des villages, vendant non pas des rires ou des larmes, mais des bouts de rêve. Sa besace pleine de poèmes, partout il chantait : « Je suis Kabako, c’est moi Kabako, encore Kabako, toujours Kabako, et c’est quand il y a Kabako que Kabako devient Kabako ». Alors surgissaient des ruines et des champs brûlés, l’insouciance des enfants rassasiés et la grâce des belles femmes, la douceur des rois justes. Il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le premier acte. À l’aube ne restait pourtant des chansons qu’une oraison funèbre – « Kabako est mort de la peste, Vive Kabako ! » ; ne restaient des fées que des fragments de visages et de voix : il était une fois Vumi, condamné à mort pour haute trahison. Il était une fois Aimé, Jean-Paul, Akim, Mobutu, Kisangani, République Démocratique du Congo, ex-Zaïre, ex-Congo Belge, ex-Etat Indépendant du Congo. Il était une fois sous la croûte des noms et des lieux familiers l’espérance d’un nouveau conte enchanté…

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samedi 28 février 2009

RDC, la République des girouettes, fossoyeurs et faussaires !

Pour mieux formater les esprits, face à la nième agression-invasion de la République Démocratique du Congo, les médias internationaux ont présenté Laurent Nkunda Batwaré comme un tutsi-congolais. Depuis sa vraie-fausse arrestation dans son pays le Rwanda, le mercenaire Nkunda brandit sa nationalité rwandaise en exhibant sa vieille carte d'identité rwandaise qu'il avait acquise quand il avait intégré l'Armée patriotique rwandaise (APR) en 1991, en qualité de Sergent, pour échapper à la justice internationale pour crime contre l'humanité,viols, massacre des populations civiles, enrôlement forcé des enfants soldats...

C'est un silence-radio de ceux qui avaient réduit les atrocités de CNDP de Nkunda à un problème ethnique, et justifiaient les crimes de Batwaré tout en traitant les congolais qui dénonçaient les méfaits des Nkundistes des extrémistes, aigris etc. Aujourd'hui,ils se débinent et rasent les murs. C'est aussi, un silence plat chez les apprentis sorciers, faiseurs de paix qui ont banalisé les tueries et crimes commis sur le sol congolais par le marionnette de Kigali et qui ont contraint le gouvernement congolais à négocier avec un mercenaire par des rencontres internationales Nairobi I, II , III etc

On se souviens encore de la visite de Kä Mana à Goma et de la lettre ouverte à Kä Mana du professeur J. K. Sabuni du Collège Of Science University Of South Africa concernant Nkunda et les Nkundistes.

Chapeau bas à Honoré Ngbanda, Théodore Ngoy, Wivine N'landu, Djamba Yohé, Marie Jeanne Sindani et tous les compatriotes qui sur Réveil FM n'ont cessé d'alerter l'opinion congolaise et internationale de l'agression du mercenaire Laurent Nkunda, sujet rwandais contre la République Démocratique du Congo.

S'il est vrai que le 02 janvier 2008, Nkunda dans une interview à la Radio Bwiza FM avait déclaré:« Et bien! Si vous entendez par soldats Rwandais tous ceux qui ont servi un jour dans le Front Patriotique Rwandais le FPR et ensuite dans l'Armée Patriotique Rwandaise l'APR du général Paul Kagame, alors le peuple congolais a un sérieux problème à résoudre, car son propre Président élu au suffrage universel direct à plus de 58% des voix, je cite Joseph Kabila, est non seulement d'origine Tutsie comme moi, mais il est aussi un ancien soldat du FPR comme moi. » Et Nkunda d'ajouter: « Cherchez donc l'erreur! ».

Avec cette déclaration de Nkunda sur Joseph Kabila, Le Congo risque de se retrouver un jour, comme le Pérou avec Alberto Kenya Fujimori. Il fut président du Pérou du 28 juillet 1990 au 21 novembre 2000, accusé de crimes contre l’humanité au Pérou, il avait brandit sa nationalité japonaise pour échapper à la justice pérouvienne. Après 5 ans d'exil volontaire au Japon, il a fini quand même par être arrêté au Chili peu de temps avant l’élection présidentielle de 2006.

Le Congo donne l'image d'un pays où le désordre est organisé, un capharnaüm politique où la classe politique pour le besoin du ventre est enclin à la versatilité, l’opportunisme et l’inconstance. Les politiciens congolais sont des « girouettes » ou des « caméléons » toujours protéiformes et insaisissables, qui se sont imposés comme des éléments incontournables de la classe politique congolaise.

La palinodie politique ou le « transformisme politique » s’est incrusté comme un des comportements les plus répandus.

Dans les années de l'indépendance, ils se disaient Lumumbistes, ils sont devenus Mobutistes, Ils ont viré vers le Kabilisme avec M'zée Laurent Désiré Kabila, avec la transition et les élections de Louis Michel de 2006, ils se sont déclaré Joséphistes.

Les fossoyeurs et faussaires de la République sont nombreux au pays de Nzinga Kuvu. Dans la longue liste des faussaires, nous avons retenu sans exclusive trois institutions de la transition 1+4=0: le parlement de transition de Olivier Kamitatu, la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Malu Malu, la Haute Autorité des Médias (HAM) de Modeste Mutinga.

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mercredi 16 juillet 2008

Lettre des journalistes congolais en France à Nicolas Sarkozy, Président de la République française

C'est une première dans l'histoire de la diaspora congolaise. Ni sous la dictature féroce de Mobutu, ni sous la libération Afdlienne, ni sous la transition 1+4=0, les journalistes congolais de la diaspora s'étaient impliqués pour leurs confrères en République Démocratique du Congo. La première fois dans les annales de l'histoire des médias congolais, ce sont les journalistes eux-mêmes ont pris l'initiative d'écrire au premier citoyen de France pour attirer son attention sur les assassinats des journalistes congolais dans l'exercice de leur métier en Républiques Démocratique du Congo. La lettre a été transmis au Président de la République française, Nicolas Sarkozy en marge de la visite officielle en France de Joseph Kabila. Voici le contenu de la lettre.

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jeudi 17 juillet 2008

Alerte: Amigo NGONDE, le président honoraire de l'Asadho dans le collimateur de la justice congolaise

Les Organisations Non Gouvernementales des Droits de l’Homme (ONGDH) en République Démocratique du Congo (RDCongo) à savoir : La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), Toges Noires (TN), Ligue des Electeurs (LE) et Œuvres Sociales pour les Développement (OSD) sont inquiètes des menaces quasi permanentes qui pèsent sur les défenseurs des droits de l’homme. Le dernier cas en date est la convocation et l’audition mercredi 16 juillet 2008 vers 12 heures de Monsieur AMIGO NGONDE FUNSU, président honoraire de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe par l’avocat général, Monsieur MPOSHI SAMBA, sur plainte de monsieur Théodore MUGALU, chef de la maison civile du chef de l’Etat. Monsieur Amigo NGONDE, le président honoraire de l'Asadho est convoqué par l'avocat général,Mr. MPOSHI SAMBA, le mercredi 23 juillet 2008 à 10 heures sans doute pour être arrêté, disent les ONGDH de la République Démocratique du Congo. Ces derniers alertent l'opinion nationale et internationale sur ce qui se trame au palais de justice de Kinshasa.

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samedi 19 juillet 2008

L'ambassadeur de France renvoyé de Madagascar pour conjurer son mauvais oeil

Coup de théâtre pour le 14 juillet à Madagascar. L'ambassadeur français Gildas Le Lidec a annoncé qu'il allait bientôt partir, Marc Ravalomanana n'ayant pas souhaité qu'il poursuive sa mission dans la Grande île. L'ambassadeur de France à Madagascar, Gildas Le Lidec, a annoncé que le président malgache avait demandé et obtenu son rappel prématuré à Paris. AFP/ISSOUF SANOGO

C'est le Monde du 16 juillet 2008 qui livre cette information dans sa rubrique Afrique. La faute visiblement de Gildas Le Lidec provient de son CV : Avant d'être nommé au Japon, son poste avant la Grande île, Gildas Le Lidec avait été chef de la mission diplomatique française en République démocratique du Congo et en Côte d'Ivoire. Il avait également représenté la France au Cambodge entre 1994 et 1998. Ce passé diplomatique de Gildas Le Lidec ne semble pas avoir été apprécié en haut lieu à Madascar. L’ambassadeur de France à Madagascar, Gildas Le Lidec, était en poste à Kinshasa lors de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, tout comme il était à Abidjan lorsque des rebelles ont tenté - en vain - un coup d’Etat contre le président Laurent Gbagbo.

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mardi 29 juillet 2008

RDC: la Mangercratie rime avec la kleptocratie !

Un gouvernement éléphantesque, budgétivore miné par l'immobilisme. Caricature de Pierre Kroll

Le détournement de 1 milliard 300 millions de dollars US en une année dans les entreprises publiques continue à défrayer la chronique. Les concussionnaires, les pillards, les combinards, les fourbes et roublards ont pris en otage les entreprises publiques et les institutions pour liquider la République. La Renaissance de la République Démocratique du Congo n'est pas pour demain. En République Démocratique du Congo, les truands sont des hommes admirables et respectables qui siphonnent astucieusement les capitaux de l'Etat. "La gouvernementalité du ventre" étant elle-même fondée sur "l'ethos de la manducation", conséquence de la perfidie corruptive des acteurs politiques et mandataires publics, l'Etat tend à devenir " Kleptocrate".

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mardi 5 août 2008

Regard de Dom Pedro, cinéaste africain: un hommage à Wendo Kolosoy !

Professionnel audiovisuel jusqu'au bout des doigts, Dom Pedro est un réalisateur Angolais. Dans l'espace Schengen, il est très connu dans les milieux professionnels mais aussi il est celui qui représente le mieux l'espace Kongo. Dom Pedro est un Patriarche, grand défenseur de la culture africaine. Dom Pedro est le réalisateur de plusieurs documentaires notamment: "Bonga, au nom de la liberté", "Ray Lema, tout partout partager", "Rido Bayonne, Born in Africa", "Michelino, star de la Rumba","Pepe Felly Manuaku, l'âme de zaiko Langa-Langa", "Kin Malebo Danse", diffusé 26 fois sur TV5, Monde. La dernière diffusion a eu lieu, le 21 juin 2008, sur la zone Afrique. C'est dans Kin Malebo Danse qu'il fait parler Papa Wendo Kolosoy. La première rencontre a eu lieu en 2003, lors du passage de Wendo et son groupe à Paris. Le tournage du film n'a eu lieu qu'une année plus tard, à l'hôtel de la colonie. On voit dans le film, un Wendo flamboyant, chantant, battant les mains sur ses chansons. L'ambiance est tellement bonne que Papa Wendo sort et chante dans la rue bruxelloise, c'est Adios Alemba qui finira par le calmer. Pour Dom Pedro, Papa wendo lui aura fait un cadeau exceptionnel en 2004. Lorsqu'on l'amène dans sa chambre d'hôtel, l'ayant reconnu, il lui a dit ceci :" Muana na ngai na sepeli na mosala olingi kosala po ezali po na kotombola culture ya mboka na biso.Kasi ba misusu ba zali na posa kaka ya ko filmer ngai po na ba mbongo na bango" , "Mon fils je suis heureux pour le travail que tu veux faire car cela va contribuer à rehausser notre culture. Certains cinéastes veulent uniquement me filmer pour leurs propres profits" . Et le lendemain, il s'était mis sur son 31 et était le premier, avant tous ses musiciens, à arriver au hall de l'hôtel pour l'interview. En chantant dans le hall de cet hôtel huppé de Bruxelles, le réceptionniste était tellement emballé qu'il est venu donner 20 euros à l'équipe Wendo. Réveil FM a reçu l'autorisation de Dom Pedro pour la diffusion en vidéo de l'extrait sur Wendo que vous pouvez visionner à votre guise. Dom Pedro ne décolère pas d'avoir découvert le piratage de son oeuvre mis sans aucune autorisation dans You Tube par Web TV, l8 disco power. Il travaille sur son film qui sort bientôt: "les racines africaines du Tango".

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jeudi 14 août 2008

Queen Etémé:" la musique, c'est ma voie, ma voix "

Panafricaine convaincue, Queen Etéme fait partie des voix féminines négro-africaines que l'on reconnaît devant mille: Myriam Makeba, Césaria Evora, Abeti Masikini, Mpongo Love, Nally solo et autres. Née Delphine Etémé au Cameroun, c'est à Paris qu'elle a gagné son nom de Queen (reine en anglais) pour ses solides qualités vocales, elle a été longtemps choriste du Gospel. Queen est authentique, Etémé a une voix puissante, comme toute contralto. Sa voix est ample et sombre, son timbre vocal chaud et rond. Ce type de voix est extrêmement rare chez les femmes, on a parfois tendance à la confondre au mezzo-soprano. La voix contre alto est comparable à la voix basse chez les hommes. Queen Etémé ironie dans un grand sourire aux éclats en déclarant: "Je ne suis pas une reine auto-proclamée". Elle chante dans plusieurs langues : Punu, Eton, Bassa, (Cameroun), Mooré (Burkina-faso),Swahili, Français, Anglais ...mais surtout en lingala, une langue qu'elle maitrise et apprécie son lyrisme, alors qu'elle n'a jamais ses pieds en République Démocratique du Congo. Elle connait par contre le Congo-Brazzaville. La musique, c'est ma voix déclare-t-elle, on s'aperçoit très vite qu'elle puise sa force et sa talent dans sa foi. Queen parle beaucoup d’espoir, d’espérance et de Dieu. Après avoir été sous la coupole de plusieurs artistes masculins à Paris, Queen Etémé a décidé il y a quatre ans de voler de ses propres ailes. Son premier album " Soki" qui signifie « Et si » en lingala est une auto-production de treize titres (plus un remix). Son second album "SAFI" sort bientôt.

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vendredi 8 août 2008

Réveil-FM Livres 03

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan. Durant cette période estivale, une évasion à travers les livres peut être une vraie source d'inspiration avant la rentrée.

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mardi 12 août 2008

J.O Beijing 2008: 5 athlètes congolais dans 4 disciplines, la honte !

La délégation de 5 athlètes congolais lors de la cérémonie d’ouverture des 29èmes Jeux Olympiques Beijing 2008. Photos Cheick FITA

La République démocratique du Congo participe aux Jeux Olympiques Beijing 2008 avec seulement cinq athlètes dans quatre disciplines: l’athlétisme, le judo, le boxe et la natation. Gary Senga Kikaya et Magali Franka pour l'athlétisme; Kibanza Lundoloki « Mosaka » pour le judo; Henri Biembe Salikoko aligné en boxe et Stanislas Kimpopo en natation. 5 athlètes et 26 "touristes", la délégation congolaise à Beijing est forte de 31 personnes. Pour un pays de plus des 60 Millions d'habitants, c'est inquiétant. L'inquiétude se confirme lorsqu'on apprend que le budget global débloqué par le trésor public pour la participation congolaise à ces jeux olympiens est 172 000Usd. Le montant reprend les différents frais à payer pour l'engagement de différentes disciplines, le séjour et les frais de mission. La délégation congolaise bénéficie aussi du sponsoring de la société Royal Forest. Celle-ci a offert les tenues pour tous les membres de la délégation. C'est elle encore qui a pris en charge les billets d'avion pour toute la délégation. Notre pays a fait ses débuts aux Jeux Olympiques de 1968 sous le nom du Congo-Kinshasa. Après une absence de 16 ans, elle est retournée dans le giron de la famille olympique en 1984 sous le nom du Zaïre. Depuis les Jeux Olympiques de 2000 à Sydney, elle s'inscrit au CIO sous le nom actuel de la République démocratique du Congo. Depuis sa première participation aux Jeux olympiques, la République Démocratique du Congo n'a jamais remporté une médaille olympique.

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jeudi 14 août 2008

Dans la précipitation, le Général Denis Kalumé annule les arrêtés de la ville de Lubumbashi suite aux accusations fondées du Pasteur Théodore NGOY répondant aux 10 questions de Réveil FM

Le ministre d'Etat, le Général Dénis Kalumé

Ce mardi 12 août 2008, les congolais de la diaspora et ceux qui résident en République Démocratique du Congo sont surpris par le virement à 180° du ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, le Général Denis Kalume Numbi. En effet, après un silence assourdissant voire complice, il a fallu attendre 3 mois pour qu'il se rende compte que le maire de la ville de Lubumbashi n'avait aucune prérogative pour décider sur une matière qui relève du pouvoir central. Curieusement, Le ministre d'Etat, le Général Denis Kalumé découvre l'article 30 de la constitution qui stipule:"Toute personne qui se trouve sur le territoire nationale a le droit d'y circuler librement, d'y fixer sa résidence, de la quitter et d'y revenir dans les conditions fixées par la loi". Il a donc annulé les deux arrêtés décriés que Réveil FM met à votre disposition en annexe de l'article et par ce fait donne raison aux récents propos du Pasteur Théodore Ngoy.

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vendredi 15 août 2008

Images et sons du premier Bal Anticolonial à Paris

Patrick Farbiaz de l'Anticolonial et Michelino Mavatiku Visi bien entouré, dans la bonne humeur avant le concert du premier Bal Anticolonial à la place d'Aligre

Michelino Mavatiku Visi avec ses amis avaient animé, le 21 juin dernier, lors de la 28 ème édition de la fête de la musique: le premier Bal Anticolonial à la Place d'Aligre-Marché Beauvau dans le 11e Arrondissement à Paris. A travers ce reportage filmé, on découvre les facettes cachées de l'inventeur de Mi-composé. Michelino Mavatiku Visi est un homme orchestre, un meneur d'hommes. Dans son équipe les deux autres guitaristes: Daniel Mukela (bassiste) et Dakson Lutonadio (rythmique) jouent avec lui depuis 10 ans. Roger Kom, le saxophoniste est camerounais et Léon Kouamé qui joue la batterie est ivoirien, tous les deux sont des fanatiques de Michelino avant de rejoindre son groupe. Nous n'oublions pas Elba top A et Kiesse Man (chanteurs) et Kabert Kabasele (trompettiste). Les chansons sont répertoriées, les huit années passées au conservatoire de musique de Paris ont porté des fruits et crée des réflexes. Michelino Mavatiku Visi excelle dans la maitrise de la guitare. Chez lui, dans la région parisienne, l'ampli de sa guitare est allumé tous les matins à 8h, et le week- end, il fait son jooging le long du canal ourq pour se maintenir. Réveil FM vous fait découvrir la virtuosité, la dextérité et la fraîcheur d'une bibliothèque vivante de la rumba congolaise. Le 21 juin 2008 à la place d'Aligre-Marché Beauvau, à Paris, la République Démocratique du Congo et l'Afrique étaient à l'honneur.

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dimanche 24 août 2008

Dikanga KAZADI défie le Chef de L'Etat et inflige un camouflet à l'Etat Congolais !

Jean-Marie Dikanga Kazadi est le ministre de l’Intérieur, décentralisation et affaires coutumières et le porte parole du gouvernement provincial du Katanga. Cet homme s'oppose ouvertement au ministre d'Etat de l'Intérieur, décentralisation et sécurité,du gouvernement central, le Général Denis Kalume et affirme vouloir exécuter les arrêtés scélérats du maire de Lubumbashi en dépit de leur annulation par son chef hiérarchique.

Ancien ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Zambie, membre du PPRD, il est très proche de Katumba Mwanké, le coffre-fort des Joséphites, l'homme le plus puissant du régime kabiliste, et proche du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Ancien journaliste-thuriféraire du mobutisme à la voix du Zaïre devenue depuis la Voix du Peuple (RTNC), Jean-Marie Dikanga Kazadi vient de défier le ministre d'Etat de l'Intérieur, décentralisation et sécurité, du gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Général Dénis Kalumé, qui après trois mois de silence coupable et complice, a pris la décision d'annuler les deux arrêtés liberticides du maire de la ville de Lubumbashi qui imposent aux autres congolais un " visa " pour séjourner dans la ville cuprifère.

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jeudi 28 août 2008

Christian Badibangi: " Le Katanga, une fois encore piégé comme en 1960 "

Christian Badibangi est le Président de l'Union Socialiste Congolaise (USC) dont les positions patriotiques sont connues de tous. L'ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement sorti de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) est un acteur politique-stratège qui maîtrise l'histoire de notre pays. IL est compté parmi les vertébrés de l'opposition congolaise. Les Congolais se souviennent encore de la campagne politique lancée par lui et son ami Gabriel Mokia, devenue le slogan de toute l'opposition: " la transition des composantes et entités en RDC s'arrête le 30 juin 2005 à minuit ". La mayonnaise avait tellement pris, que le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, faisait une descente remarquée à Kinshasa le 27 juin 2005, pour calmer l'opposition et signifier que la prolongation de 6 mois n'était plus renégociable par les animateurs repus de la Transition. En France, pour soins médicaux, après la tentative de son assassinat à Kinshasa, Christian Badibangi a accepté de nous faire une réflexion sur les vrais enjeux du refus d'annulation des deux arrêtés municipaux qui imposent un visa aux Congolais non-katangais par Dikanga kazadi, ministre provincial de l'Intérieur du Katanga.

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mardi 2 septembre 2008

Coupe du Monde 2010: Les léopards débarqués à Roissy-Charles De Gaulle !

Lorsque mon tél sonne ce mardi 02 septembre 2008 à 7h35', je viens à peine de me réveiller et j'essaye de me réchauffer avec un café chaud. C'est tout le monde qui veut me parler en même temps, je ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Et j'entends dans un brouhaba téléphonique: "Yaya Freddy Mulongo to rater avion". Une consoeur qui était à Roissy a presque la gorge nouée. Les joueurs sont furieux, ils se sentent abandonnés à eux -mêmes, aucune personnalité de l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris n'est présente pour les accompagner ni plaider leur cause. Les 6 joueurs- léopards qui devaient prendre le Vol SN-Brussels pour Bruxelles puis Kinshasa ont été débarqués, sans ménagement. Depuis 5h30', ils étaient à l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle, ils sont débarqués du vol de 7h35'. Yousouf Mulungu (PSG), Rodrigue Dikaba (FC Bauvais), Joél Samy (Fc Nancy), Larris Mabiala (PSG), Grandi Ngoyi (PSG), Cédric Mungungu (Fc Monaco), Parfait Mandanda (Paris FC). Seul Larry Mabiala a pu être embarqué, Parfait Mandanda (le gardien) doit se rendre à la gare du Nord pour prendre son TVG-Talys pour Bruxelles à ses propres frais car il n'a qu'un PTA- Bruxelles-Kinshasa-Bruxelles, alors qu'il réside comme ses camarades en France. A Paris, les Billets prépayés (PTA) sont arrivés sans les passeports de services, plus prioritaires que les passeports ordinaires. C'est Joél SAMY (Fc Nancy) qui a dû jouer les coursiers pour ses collègues faisant les va-et vient à l'ambassade pour chercher les visas qui ne seront délivrés qu'à la dernière minute et très tard..

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dimanche 7 septembre 2008

Echec d'une cabale orchestrée contre King Kester Emeneya, après son concert de l'Olympia !

Le public congolais est blasé. Il en a trop vu et trop entendu de la part des chroniqueurs de musique. Le public congolais attend autre chose qui soit plus vrai, stimulant et novateur de la part de certains complimenteurs invétérés, des ronchons, des poseurs de questions... De plus en plus, des chroniqueurs musicaux congolais sont devenus des partiaux et partisans. Il n'est plus étonnant d'entendre sur la place de Paris, c'est le journaliste d'un tel musicien. Le "coupage", cette corruption imposée et obligatoire des chroniqueurs musicaux aux musiciens, fait que les artistes sans voix ni talents sont mis en exergue au détriment de ceux qui défendent la musique et la culture congolaise. Conséquence, notre musique bat de l'aile. On peut ou ne pas aimer king Kester Emeneya, ce qui compte, c'est l'objectivité qu'on doit afficher dans le traitement de l'information concernant son concert d'Olympia. Personnellement, j'ai assisté à ce concert. Mon billet 0409 m'avait donné une place en mezzanine dans cette salle mythique d'Olympia Bruno Coquatrix dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 juillet dernier. Calé dans un joli fauteuil rouge, j'ai pu suivre le concert avec une bonne vue du podium. Les pourfendeurs de la rumeur de l'annulation du concert de Victoria Dream Team Dream Band à l'Olympia, avaient ignoré deux événements à Paris:

1. La présence des plusieurs chefs de l'Etats pour la naissance de l'Union méditerranéenne avec les mesures de sécurité (Vigipirate) que cela impliquent.

2. La même soirée, on fêtait les 10 ans de la coupe de France au stade de France à Saint-Denis. Certains artistes européens dont Francis Lalanne qui voulaient assister au concert de victoria Eleïson n'ont pu se partager entre Saint Denis et la Madeleine.

Avant-gardiste, Kua Mambu, Mutu wa zamani, Kuangolo zonso, King Kester Emeneya, pour la seconde fois, se produisait dans cette salle mythique parisienne, 6 ans après.

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lundi 8 septembre 2008

Afrik en Ondes: 12, 13 et 14 septembre à la fête de l'huma !

La deuxième Edition d'Afrik en Ondes aura lieu à la Fête de l'Humanité du 12, 13 et 14 septembre au parc départemental de la Courneuve. Afrik en Ondes émettra en direction de deux zones de couverture: Afrique de l'Ouest et Afrique Centrale. Afrik en Ondes émettra en ondes courtes qui bravent les obstacles et distances. La qualité du son sera numérique. Les auditeurs de Dakar (Sénégal), Douala-Yaoundé (Cameroun), Djamena (Tchad), Abidjan (Côte d'ivoire), Lomé (Togo), Kinshasa, Matadi, Kananga, Bunia, Lubumbashi... (République Démocratique du Congo) pourront suivre nos émissions en toute quiétude et sérénité. La radio fonctionnera 24h/24.

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lundi 22 septembre 2008

Afrik en Ondes: 3 jours d'animations radiophoniques citoyennes, participatives, alternatives et propos non-godillots !

La fête de l'humanité, à la quelle ont participé quelque 500.000 personnes pendant trois jours (12, 13 et 14 septembre 2008) est le plus grand rassemblement festif, politique et culturel de France. 50 concerts, 30 artistes peintres, 200 auteurs, 100 débats, 10 spectacles... en trois jours. La fête de l'huma est le lieu inégalé des rencontres et des confrontations ouvertes à tout ce que la France compte comme forces de gauche et organisations progressistes. Afrik en Ondes qui a émis en ondes courtes et couverte l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, a permis à 7 webradios de la diaspora de travailler ensemble: Radio télé likembe (Belgique), Radio tv Tshiondo (Grande-Bretagne et Etats-Unis), Congotribuneradio (Grèce), Radio Tv Bendele (Angleterre), Udps médias (usa), Upcdradio (Allemagne), Réveil FM (RDC-France)...Afrik en ondes a été surnommé par les internautes "Libuma ndunda", cet avion Transal qui a la capacité de décollage et d'atterrissage courts (600m et 1000m), à partir des terrains sommaires (herbe, latérite), équipé de deux portes latérales arrières, escamotables, d'un ensemble porte et rampe axiale à l'arrière, permettant le chargement du fret et le largage de matériel. Les ondes n'ont plus des frontières et qu'Afrik en Ondes à braver les distances en permettant aux africains d'écouter d'autres intervenants mais surtout un autre son de cloche. Les centaines des réactions par Skype des auditeurs des plusieurs villes africaines nous sont parvenues.

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mercredi 1 octobre 2008

Laurent Nkunda Batwaré: " Il suffit d'oser ..."

Les réfugiés congolais dans leur propre pays. Photo Archive

Inféodé aux intérêts étrangers de la République Démocratique du Congo, Laurent Nkunda Batwaré qui lui même affirme être un officier de l'armée patriotique rwandaise est un cynique plein de mépris. Il méprise pratiquement tous les congolais y compris les " Banyamulengés " qu'il prétend défendre et qui ne lui ont rien demandé. Qu'il y ait des Tutsi au Congo cela est une évidence, la République Démocratique du Congo doit sécuriser tous les peuplades qui résident sur son territoire, sans distinction aucune. Nous vivons une époque où le fait accompli est décisif: il suffit d'oser ! occupez le terrain militairement: on criera ici et là que c'est " inacceptable " (on dit toujours cela avant d'accepter); on fera voter une résolution vague dans une instance internationale généralement sans pouvoir, au pire on organisera une conférence de paix " bidon " pour distraire les populations. Au bout de quelques jours, au maximum de quelques semaines, les criailleries s'éteindront comme le feu au petit matin. Appendice du RCD-Goma, le CNDP de Laurent Nkunda est soutenu et encouragé par le Rwanda de Paul Kagamé. Laurent Nkunda a d'ailleurs pris la précaution d'entonner la chanson du RCD-Goma: " Il n'y a pas des troupes Rwandaises en République démocratique du Congo ", cette chanson est chantée depuis que notre pays a connu sa première agression Ougando-Burundo-Rwandaise, jusqu'à ce jour.

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samedi 4 octobre 2008

Handicap International: Vivre débout !

Le samedi 27 septembre dernier, j'étais à Lyon pour participer et assister à la 14ème Pyramide de chaussures d'Handicap International. Symbole emblématique des victimes de bombes à sous-munitions et de mines antipersonnel, les Pyramides de chaussures contre les BASM de Handicap International étaient érigées dans 37 villes de France, pour un résultat de 60 000 signatures recueillies en une journée : 9000 à Lyon, 8000 à Paris, 6000 à Nancy, 3000 à Amiens, 2500 à Marseille et à Perpignan, 2000 à Rennes et à Nice, 1500 à Nantes, 1000 à Sélestat, etc. A la place Bellecour à Lyon, dans les tentes d'handicap International, on pouvait voir l'exposition photos, comment on fabrique les prothèses pour les victimes des mines, comment se fait le travail de déminage...Agir et militer partout où « vivre debout » ne va pas de soi. Remettre debout un enfant, une femme, un homme, dans un environnement difficile, rendu plus cruel encore par la pauvreté, l'exode ou la famine, c'est tout simplement lui donner les moyens de s'en sortir par lui-même. Au service des populations les plus vulnérables depuis 1982, Handicap International agit et milite dans près de 60 pays afin de leur permettre de retrouver leur dignité et leur place dans la communauté. Avec l'annonce de " la Nkundabatwarisation " de la guerre sur toute l'étendue de la République Démocratique du Congo, nous risquons d'avoir plus d'handicapés. Les Congolais ne doivent pas demeurer distraits, l'heure est grave. Face à un gouvernement amorphe, soporiphique, incapable de traverser la rue; un sénat et parlement des corrompus, adeptes de la " Mangercratie ", les événements de l'Est peuvent s'accélérer et devenir définitifs. Le rapport d'Hadincap International est en anglais, les internautes anglophones peuvent le traduire et le mettre à la disposition de tous. Nous comptons sur vous.

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lundi 29 septembre 2008

Les Chrétiens de l'Eglise de la Gombe menacés par le pouvoir; son Pasteur ménace à son tour Joseph Kabila !

L'église de la Gombe avant son incendie en mars 2007

Ce dimanche 26 septembre 2008, comme tous les dimanches, depuis que leur Eglise a été incendiée volontairement lors des affrontements du 23 mars 2007, et leur Pasteur contraint à l'exil en Grande Bretagne, les quelques courageux chrétiens de l'Eglise de la Gombe étaient réunis pour le culte quand un élément des services spéciaux a fait irruption pour leur interdire de "déranger les autorités" alors que l'incendie avait détruit tout le précieux équipement de sonorisation de cette Eglise persécutée. Il y a peu, des policiers armés ont été envoyés par le Gouverneur de la ville, André Kimbuta, à bord d'un pick up, pour fermer l'Eglise de la Gombe. Avant cela , des responsables de l'Eglise de la Gombe avaient été entendus dans le bureau du Bourgmestre de la ville. Finalement c'est une nouvelle Eglise localisée non loin de l'Eglise de la Gombe qui était visée. On peut se demander si cet acharnement contre les Eglises n' a pas un soubassement spirituel. Ainsi, les "autorités" seraient en réalité "dérangées" spirituellement, leur puissance fétichiste ne supportant pas les paroles bibliques confessées dans la prière. On pourrait aussi penser que le pouvoir mis à mal par les propos du Pasteur Théodore Ngoy lors de son interview fleuve, propos non contredits à ce jour, démontrant que le Président Kabila est l'hypothèque qui pèse contre le destin de la République Démocratique du Congo, voudrait punir le Pasteur en s'attaquant à l'Eglise de la Gombe, jusque dans son décombre, en violation de la libeté de culte et de tout bon sens.

Dans son communiqué de presse que nous publions ci-après, le Pasteur Théodore NGOY ménace Kabila et John Numbi des représailles divines. "Qu"ils prennent donc garde de ne pas aller si loin et de se retrouver sans s'en rendre compte, entrain de combattre contre Dieu " dixit.

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dimanche 5 octobre 2008

10 Questions à Tiken Jah Fakoly

Je l'ai rencontré à deux reprises à Bamako au Mali, pays de son exil et enfin à Paris. Réveil FM a été la première radio, à kinshasa en République Démocratique du Congo, à jouer ses chansons engagées, de ses albums: Mangercratie (1996), Cours de l'histoire (1999), le Caméléon (2000), françafrique (2002) et coup de gueule (2004) sur ses antennes. Le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly est le messager du peuple Africain, il s'est naturellement forgé une identité musicale reggae. Ses textes et sa musique sont engagés dans un langage simple et direct. Ses cibles sont précises et il n'en rate aucune: les politiciens véreux qui attisent la haine ethnique, s'étonnant ensuite qu'il y ait des massacres, ceux qui pratiquent la corruption à tout va. Son audace, sa pertinence, son acharnement ne lui vaut pas que amis. Tiken Jah Fakoly joue une musique pour « éveiller les consciences ». Les paroles de ses chansons parlent de beaucoup d'injustices, il explique que les peuples qui vivent sous l'oppression sont des humains au même titre que les autres, qu'ils ont les même droits que tout être humains et qu'ils ont leurs cultures et leurs valeurs. Tiken Jah Fakoly est le porte étendard d'un continent appauvri, dont les oppresseurs sont d'abord les propres fils de ce continent. Il a valablement représenter l'Afrique en jouant sur la grande scène de la Fête de l'huma. Son grand souhait, est de panser les plaies de notre continent.

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mardi 7 octobre 2008

Afrique: faux débats et vrais défis !

Jean Marie Nzekou est un confrère journaliste camerounais. Il exerce dans divers médias tant au Cameroun qu'à l'étranger. Il a longtemps animé la rubrique économique du quotidien Cameroun tribune et occupé notamment le poste de Rédacteur en chef de l'Agence nationale de presse du Cameroun. Pour, Jean Marie Nzekoue, l'Afrique qui accuse un retard préoccupant et ploie sous le poids de conditionnalités généralement imposées. Démocratie, bonne gouvernance, liberté d'expression, protection des droits humains, libéralisation économique sont autant de prescriptions à respecter pour sortir de l'ornière. Mais cette feuille de route du développement n'a pas encore produit les effets escomptés. Seules la création et la redistribution des richesses peuvent inscrire durablement les sociétés africaines dans la modernité.

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lundi 19 janvier 2009

Le Cercle de Diversité Républicaine (CDR), espace de réflexion sur la diversité culturelle, sociale et politique

Fondateur en 1999 d’Africagora, un club de promotion des minorités, Dogad Dogoui, conseiller Exécutif de l'UMP, a été fait chevalier de l’ordre national du mérite à la mi-septembre 2008 pour son action en faveur de la diversité.

A quelques heures de l'investiture de Barack Obama comme le 44ème président de la première puissance mondiale, l'Obamania gagne la France. Certains partis politiques pas tous encore veulent tenir compte de "la compétence" de leur cadres et militants issue de l'immigration dont ils se sont privés depuis des années. En effet, le samedi 20 décembre dernier s'est tenu le Ier Conseil National du Cercle de Diversité Républicaine (CDR) au siège de l'UMP, 55 rue La Boétie Paris 8ème. 100 délégués: élus locaux, adjoints au Maire, conseillers municipaux et généraux de l'UMP et militants soutenant la majorité présidentielle ont débattu autour de 12 propositions d'Actions Positives pour l'intégration (API). Ces propositions sont faites pour la promotion de l'égalité réelle des chances et le rétablissement de la diversité sociale. A la place de la couleur de peau, le CDR compte privilegier "la méritocratie" pour une bonne promotion des "talents de la diversité". Selon la première étude sur la diversité de la classe politique, les élus issus de l'immigration non européenne ne représentent que 6,68% de l'ensemble du personnel municipal.

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vendredi 10 octobre 2008

Réveil-FM: Livres 04

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan. Etre internaute va de paire avec être bouquiniste. Les livres que nous nous proposons sont informatifs et peuvent vous aider à l'évasion face aux réalités moroses.

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mardi 14 octobre 2008

Protestation du Député Théodore NGOY contre la candidature de l'abbé Malu Malu pour le prix Andreï Dmitrievitch Sakharov

06 septembre 2003, Théodore Ngoy, Président de la Route de l'Esclave et le VP Zahidi Ngoma à la célébration de la journée du souvenir de l'abolition de la traite, Université Protestante au Congo (UPC)

Pendant que les congolais meurent, sont mutilés, violés, hommes, femmes et enfants, du fait de l'occupation militaire de l'Est de la République Démocratique du Congo par le Rwanda, le Parlement Européen s'apprête à donner le prix Andrei Sakharov à l'abbé Malu Malu pour son rôle dans les élections de 2006 et dans le programme " Amani " pour la paix dans les Provinces du Nord et du Sud Kivu. Pourquoi primer Malu Malu alors que 2 ans après les élections et plus de 7 mois après la signature de l'Accord de Goma et et de la mise en route du programme Amani (Paix), la guerre bat son plein, les morts congolais s'entassent, les vivants, terrorisés, se dispersent, en forêts et ailleurs...

Pendant ce temps, Nkundabatwaré administre les territoires qu'il occupe sous la direction du Rwanda, sort du programme Amani et menace publiquement de généraliser "la guerre ". En fait , il a, de ce fait, remis en question à la fois les institutions politiques, nées des élections de 2006, et le programme Amani sous la direction de l'abbé Malu Malu, coordonné curieusement par le même Malu Malu tout en gardant, paradoxalement, ses fonctions de président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), laquelle aurait dû cesser exister depuis 2 ans au profit de la nouvelle institution prévue dans la Constitution,la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

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lundi 13 octobre 2008

10 Questions à Steve Mandanda

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Steve Mandanda, le gardien de but de l'OM et des Bleus

Arrivé en France à 2 ans, Steve Mandanda en a 23 ans, il est né le 28 mars 1985 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Il a un corps de monstre, un vrai colosse 1,85m - 82 kg dans sa cage de but. Steve Mandanda est l'aîné d'une dynastie des gardiens de but, ses trois frères sont aussi gardien de but comme lui dont Parfait Mandanda, le gardien des Léopards, l'équipe nationale de la République Démocratique du Congo. Riffi, le cadet, lui, joue au Stade Malherbe de Caen et est aussi le gardien de l'équipe de France des -16 ans. Quant à Over, qui a 9 ans, il s'amuse énormément. Chez Steve Mandanda, les émotions ne transpirent jamais, le numéro 30 de l'Olympique de Marseille (OM) et le numéro 1 des Bleus, l'équipe nationale française a une carapace qui ne se lézarde que rarement. Son immense talent et sa maturité impressionnent, tant dans la cage marseillaise qu'en dehors. Révélation de la saison, Steve Mandanda, la révélation de la Ligue 1 en France, possède d'un atout majeur : il est hermétique à toute forme de pression et est entrain de découvrir un autre aspect de sa gloire naissante : la popularité.

Issu d'un père électricien et d'une mère aide-soignante, il n'y était pas préparé, lui qui a grandi à la Madeleine, une cité chaude d'Evreux. " Au Havre (2005-2007), j'étais tranquille mais à Marseille, je ne peux plus trop sortir. Je m'adapte " dit-il. Steve Mandanda est très réservé et n'aime pas se mettre en avant. La renommée ne l'a pas transformé. Seul son statut a changé. Steve Mandanda est toujours très concentré et prudent comme sur un terrain de football.

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vendredi 17 octobre 2008

Professeur Mawete Makisosila, du tropicalisme " kongo " à l'universel !

Pierre Kama, prof. Mawete Makisosila, Freddy Mulongo et Morel Matondo devant le stand Afrik en Ondes

Le professeur Jean Baptiste Mawete Makisosila est un intellectuel privilégié. Bardé de diplômes et d’expérience sur terrain, chercheur, homme de culture, consultant, écrivain et éditeur, il réfute le comportement d'un professeur perroquet répétiteur des expériences d'autres cultures et refuse le formatage des cerveaux. Mawete Makisosila part des réalités du grand kongo pour expliquer l'universel. Atypique, brillant et sympa, il est l'incarnation de la simplicité et explique simplement les choses. Il nous a fait l'honneur de venir à Afrik en Ondes lors de la fête de l'huma. Nous nous souvenons comme si cela était hier, orateur le samedi 28 avril 2007, à l'université de Paris-8, du thème: "prophète Simon Kimbangu et la problématique de la Renaissance Africaine : Identification de ses apports à partir de l’écriture Mandombe ", dans un amphithéâtre plein d' intellectuels, chercheurs, étudiants et autres venus de tous horizons, le professeur Mawete Makisosila après son exposé a été applaudi comme aucun orateur avant son intervention. Nous vous proposons deux de ses réflexions sur l'informel et la signification et l'importance des noms en Afrique. Ce qui vous donne l'opportunité de découvrir l'une des figures de l'intelligentia de l'espace kongo à Paris. C'est ici l'occasion de remercier les confrères qui sont venus à notre stand: Rorbert Kongo (Radio Vexin-les Mureaux dans les Yvelinnes), Pierre kama et Morel Matondo (FPP-Paris), les photos sont d'Afrik en Ondes.

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mardi 11 novembre 2008

Réveil-FM Livres 05

Bertold brecht,Poète et dramaturge allemand (1898-1956) dans son poème "De l'analphabétisme en politique", écrivait

"Le pire des analphabètes

C'est l'analphabète politique.

Il n'écoute pas,ne parle pas,

Ne participe pas aux événements politiques.

Il ne sait pas que le coût de la vie,

Le prix de haricot et du poisson,

Le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments

Dépendent des décisions politiques.

L'analphabète politique est si bète

Qu'ils'enorgueillit et gonfle la poitrine

Pour dire qu'il déteste la politique.

Il ne sait pas, l'imbécile,

Que c'est son ignorance politique

Qui produit la prostituée, l'enfant de la rue, le voleur et le pire de tous les bandits:

Le politicien malhonnête, menteur

Et corrompu, qui lèche les pieds

Des entreprises nationales et multinationales."

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan. Etre internaute va de paire avec être bouquiniste.

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jeudi 16 octobre 2008

S.O.S: 4 journalistes congolais en exil dans le désert au Maroc

Sur cette photo, on reconnait nos confrères: Michel Salamu, Achille Nzuzi, Karim El Kaîri, Eddy Sola et Pierre Malanda au Maroc

Le démesure du territoire de la République Démocratique du Congo est à l'image des problèmes qui se posent aux journalistes congolais. Les menaces de mort, les arrestations abusives, arbitraires et les brutalités policières sont courantes. Dans un Congo dit " démocratique ", un journaliste indocile, polémiste peut croupir dans les cellules du sinistre Centre pénitentiaire et de rééducation de kinshasa (ex-prison de Makala), souvent sur la base de la simple plainte d'un puissant ou d'un coup de téléphone au chef de police. Les confrères menacés ont préféré vivre l'exil dans un désert au Maroc plutôt d'attendre leur interpellation au Congo-démocratique.

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mercredi 22 octobre 2008

RDC: le Maniema berceau de l'Islam

A deux reprises, j'ai eu l'occasion de visiter la province du Maniema. L'ouvrage de Chanfi Ahmed, "les conversions à l'islam fondamentaliste" le cas de le Tanzanie et du kenya, m'a poussé à plancher sur l'implantation de l'islam en République Démocratique du Congo. Cet Islam est-il fondamentaliste ? Qu'est-ce qui explique son implantation dans le Maniema ? Le Maniema pâtit d’un désintérêt général depuis son élévation au statut de province en 1988, et singulièrement depuis le début du conflit en République démocratique du Congo. Le nom même de « Maniema » est largement inconnu à l’étranger, à la différence de ces voisins les Kivu, Katanga et Kasaï, sans parler du médiatique district d’Ituri. Les exactions quotidiennes perpétrées dans toute la province par de multiples bandes armées sont ignorées en raison de son enclavement quasi-hermétique. De tous les maux dont souffrent aujourd’hui les habitants du Maniema, l’enclavement géographique est unanimement invoqué en tête des préoccupations. Isolée des autres provinces par l’état désastreux du réseau routier, la région est également cloisonnée. Chaque localité est isolée de ses voisines, le temps moyen de déplacement entre un village et son chef-lieu de territoire avoisine deux jours. Les véhicules à quatre roues sont aujourd’hui pratiquement inconnus sur l’étendue de la province et le passage d’une moto dans un village constitue un événement. Le statut de Kindu, comme ville ne s'est pas fait accompagner d'un transfert de patrimoine ou d'un investissement public digne d'un chef lieu de province donnant à Kindu l'allure d'un "grand village". Maniema,berceau de l'islam en RDC, la réflexion du prêtre Pontien Tata Kahenga " pour une cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans au diocèse de Kasongo-Maniema nous éclaire, mais c'est à chacun d'étayer sa réflexion.

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lundi 27 octobre 2008

Alerte: le lieutenant Bobo Toromina en danger de mort !

Cet homme est en danger de mort, il est porté disparu. Le lieutenant Bobo Toromina, connu sous son petit nom de " Bob". Né le 11 janvier 1968, à Yakoma dans la province de l'Equateur. Il est de la 21 ème promotion de l'ecole de formation des officiers à Kananga. Cela fait 7 ans qu'il est en prison au Centre pénitentiaire de de rééducation de kinshasa (Ex-prison de Makala). Marié père de 3 enfants, il s’est vu extrait manu militari de sa cellule de l'ex-prison de Makala dans le 23 Octobre 2008 à 10h pour une destination inconnue.

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mardi 28 octobre 2008

Invasion de Rumangabo, la main de Kigali très visible !

Que dire et penser du courage de ce journaliste-reporter anglophone (hors champ du caméra) au milieu de la guerre dans le Parc National Virunga (Zone des gorilles de montagne en voie de disparition), le plus vieux parc d’Afrique crée par décret royal en avril 1925 ? Grâce à ces images, les congolais de diaspora découvrent la vraie réalité que vivent nos compatriotes dans cette contrée de la République en proie à la guerre.

Le parc de Virunga est classé patrimoine mondial par l’UNESCO, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, à Rumangabo à l'Est de la République Démocratique en Congo

Les hommes de Laurent Nkunda Batwaré, officier de l'Armée patriotique Rwandaise (APR) ont pris le contrôle de la base militaire de Rumangabo, située sur un axe stratégique dans l’est du pays, à une cinquantaine de kilomètres de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.

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lundi 3 novembre 2008

RDC: Pour un changement de Leadership !

02 février 2008, Deux enfants congolais débrouillards errent tous les jours sur le campus de l’Université de Kinshasa (Unikin) pour essayer d’écouler leur stock essentiellement constitué de stylos, papiers et biscuits. Ils ont 13 et 14 ans. Photo Cédrik kalonji

Les anciens étudiants de l'Université Lovanium, de l'Université Nationale du Zaïre campus de kinshasa, de l'Université de kinshasa et du Mont Amba sont sortis du bois pour mettre en débat, une stratégie et un mode opératoire de changement radical du leadership congolais, deux ans après la mise en oeuvre des institutions de la 3ème République. C'est un livre " coup de coeur ". Ecrit par les intellectuels congolais, tous des économistes:Francois Kandolo,Modeste Mbonigaba,Felix Kabuya, Evariste Likinda et Ferdi Derouaux, les propositions qui se trouvent dans l'ouvrage " Pour un changement de Leadership en R.D.Congo " méritent débat.

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mercredi 5 novembre 2008

Barack Obama: "Yes, we can !" ("Oui,nous pouvons !")

Sans doute l'une des images marquantes de cette soirée électorale : les larmes du pasteur noir Jesse Jackson, compagnon de Martin Luther king Jr, lui même ancien candidat à la présidence, au milieu de la foule (240.000 personnes ) réunie à Grant Park, à Chicago.

L'élection d'Obama est historique, dans un pays où les Noirs n'avaient de facto pas accès aux bureaux de vote il y a encore un demi-siècle. Qui aurait cru qu'un Noir d'une quarantaine d'années, nommé Barack Obama, deviendrait un jour le candidat du parti démocrate? Après l'annonce de la victoire de Barack Obama, des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs villes américaines. Une immense clameur a fusé dans le parc de Chicago où le candidat démocrate avait donné rendez-vous à ses partisans. Des dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le Grant Park ont laissé éclater leur joie et leur émotion, brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan "Yes we can" du sénateur de l'Illinois.

"L'Amérique change de couleur", estime le quotidien algérien arabophone El-Khabar. "L'Amérique a montré que tout est possible!", exulte le quotidien populaire allemand Bild. La venue d'un "Kennedy noir à la Maison Blanche", mots du quotidien libanais pro-syrien Al-Akhbar, va "transformer à jamais le pays de l'Oncle Sam", estime l'Al-Mustaqbal, proche de la majorité pro-occidentale libanaise. "L'Amérique tourne une page", croit lui aussi le journal grec Kathimerini (centre-droit). A l'instar de nombreux journaux, le quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung (NZZ) souligne que les Américains ont "franchi un pas supplémentaire en laissant derrière eux les anciennes barrières raciales". Mais la portée du vote ne s'arrêtera pas aux frontières des Etats-Unis, prédit le Guardian britannique (centre-gauche): "le peuple américain ... a fait le choix net d'un changement pour lui-même et pour le monde"."Victoire historique", titrent le magazine allemand Spiegel et le quotidien conservateur néerlandais Trouw. "Obama historique", barre la Une du Diario de Noticias portugais. "Obama change la couleur de l'Histoire", renchérit le quotidien espagnol El Mundo (centre-droit), tandis que son concurrent de centre-gauche El Pais souligne un "avant et un après" Obama.

Il étonnant de constater que même les dinosaures africains, les dictateurs au pouvoir,les tricheurs aux élections ont salué la victoire de Barack Obama ! Quelle hypocrisie ? Ne soyons pas dupes ni amnésiques, ne nous laissons pas rouler dans la farine par l'euphorie électorale du 44ème président des Etats-Unis, sans penser à nos propres pays. Ne profitons pas de la couleur de la peau d'Obama pour nous réjouir si vite et passant sous silence ce qui se passe sur le continent ? Quel est ce pays où les élections se tiennent sans effussion de sang ? Où les autres candidats ne sont pas pourchassés voire arrêtés ?

Savez-vous que pour les élections dites libres, démocratiques et transparentes de 2006 en République Démocratique du Congo, pour être candidat-président de la République, la commission Electorale Indépendante (CEI) n'avait exigé que le paiement de 50.000 dollars américains, aucune exigence sur le niveau d'études, sur son parcours personnel, sur les ambitions du candidat pour le pays, sur son programme politique...Les journalistes ont été muselés, les acteurs politiques baillonnés et les médias fermés par l'étouffoir des libertés: la Haute Autorité des Médias (HAM).

John Mc Maïn, le candidat républicain ira-t-il en exil pour avoir perdu les élections aux Etats-Unis ? L'exil, n'est-ce pas le sort de la majorité des acteurs politiques congolais aujourd'hui ?

Ni coup de feu, ni arrestations arbitraires intempestives et inopportunes des journalistes, la vie de deux candidats a été passé au peigne fin. Les débats entre les deux candidats n'ont pas été occulté. 3 grands débats ont permis aux américains de faire une idée sur le candidat de leur choix. Modeste Mutinga et tous les museleurs de la HAM, qui contre espèces sonnantes et trébuchantes et des postes au gouvernement, ont privé 60 millions des congolais du débat-républicain entre joseph Kabila et jean Pierre Bemba, applaudissent-ils Barack Obama pour sa victoire ? Yes, we can "Change ", l'Afrique n'a- t-il pas besoin aussi des dirigeants cultivés, engagés, novateurs, volontaristes, fédérateurs et sincères qui rassemblent tout le monde ?

Se contenter de la couleur de la peau de Barack Obama pour s'extasier de sa victoire aux Etats-Unis sans une volonté de changement dans les valeurs électorales sur le continent serait une grave erreur et un non sens.Or le ridicule ne tue pas sur le continent, cela le malheur des populations africaines.

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vendredi 7 novembre 2008

Rutshuru: un journaliste tué, la Radio Communautaire Ushirika-Racou pillée !

une animatrice de la Radio ushirika-Radou à Rutshuru

A 75 kilomètres au nord de Goma, environ 5 000 familles de la cité de Kiwanja qui rélève de Rutshuru-Centre,ont fui des exactions des hommes du CNDP en représailles à l’attaque des combattants Maï-Maï. Alfred Nzonzo Bitwahiki Munyamariza, journaliste et animateur de la Radio communautaire Ushirika a été tué d'une balle à Rutshuru, pendant la débandade à la suite de l’attaque de mardi, dans la cité de Kiwanja. Agé de 27 ans, la victime était journaliste reporter, présentateur de l'édition en langue Kinyarwanda et animateur de l’antenne.Le directeur de cette radio Jean Baptiste Kambale Kiyana, directeur de Radio ushirika-Racou qui est en cachette indique que, 4 autres journalistes sont jusqu’à ce jour introuvable. D’après certaines personnes sur place, Ce journaliste, animateur de la Radio communautaire Ushirika, Racou, a été tué dans les affrontements de mardi et mercredi à Rutshuru entre le CNDP et des combattants Maï-Maï.Racou, n'émet plus, une partie du matériel a pu être sauvée mais l'essentiel a été pillé par le CNDP lors de l'attaque de Rutshuru et Kiwanja. Une autre radio, Dorika FM, "la radio des gorilles" située à Nyamilima, aux portes du parc de la Virunga, a préféré fermer son antenne en raison de l'insécurité qui règne dans cette zone.

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vendredi 24 octobre 2008

Prix A.Sakharov, Malu Malu débouté par le Parlement Européen !

Abbé Apollinaire Malu Malu sur le tarmac de l'aéroport international de Ndjili pour la réception des kits électoraux de la société belge ZETES PASS

Les lobbystes institutionnels belges qui avaient porté à bras le corps la candidature de l'abbé Malu Malu pour le prix Andrei Sakharov ont échoué. Rassuré par ses lobbystes, en lice, Apollinaire Malu Malu a cru à ce prix jusqu'en dernière minute. Le Parlement européen a fini par décerné le jeudi 23 octobre 2008 son Prix Sakharov au dissident chinois Hu Jia "au nom des sans voix de Chine et du Tibet". En décernant ce prix à Hu Jia, "le Parlement européen rend hommage au combat quotidien pour la liberté de tous les défenseurs des droits de l'homme ne Chine", a estimé le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering. Agé de 35 ans, HU Jia a été condamné en avril à l'issue d'une journée de procès, à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion pour des propos publiés sur internet et des entretiens accordés à la presse étrangère. Le prix Andrei Sakharov est doté d'une somme de 50.000 euros. Les mises en garde de la Chine sur une détérioration des relations avec l'Europe n'ont pas dissuadé les eurodéputés de primé Hu Jia. Ironie de l'histoire, l'Union européen qui a soutenu et financé, en République Démocratique du Congo, la transition "1+4=0" et les élections "5-4=0" s'est vu écartée au profit des contrats léonins avec la Chine. En effet, les seigneurs de guerre, les prédateurs et pillards légitimés par les élections de 2006 n'ont trouvé mieux que d'hypothéquer le sol et sous-sol congolais par les Chinois pour une exploitation de 30 ans contre 9 Milliards de dollars américains.

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jeudi 13 novembre 2008

RDC: RAMA YADE s'inquiète pour les femmes Congolaises violées !

Rama Yade s’inquiète pour les femmes congolaises. Elles seraient « entre 50 000 et 100 000 » à avoir été violées depuis 2003. La secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme, RAMA YADE était en République démocratique du Congo (RDC) en juin. RAMA YADE décrit une situation catastrophique, notamment pour les femmes.

A l'occasion de la semaine de solidarité internationale, le Mouvement "Ni putes ni soumises" en partenariat avec l'Action des femmes Africaines Solidaires pour le développement (AFAS), Le Centre de Recherche et de d'information pour le développement (CRID), Plateforme Panafricaine... organise les 19 et 22 novembre prochain, une exposition sur la RDC (Maison de la Mixité, Métro: Jourdain) et un grand colloque sur le thème:" Femmes et filles en RDC: état des lieux des violences sexuelles et perspectives de reconstruction dans le cadre du co-développement et de la solidarité internationale. les enjeux de la situation actuelle de la guerre en RDC. Paris, Mairie du 20 ème, Métro: Gambeta.

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mardi 25 novembre 2008

Pascal Ntambwé NSENGA de Congotribune menacé et inquiété !

L'admistrateur de Congotribune et Udpsonline, Pascal Ntambwé Nsenga Madika est aussi le président de la section Udps Thessalonique-Grèce. Engagé et passionné, surnommé par ses amis "le professeur Tournesol" pour sa maitrise de la communication, information et informatique, Pascal Ntambwé Nsenga Madika a fait de Congotribune, un média citoyen et participatif. Congotribune est devenu au fil des ans l'un des sites de références de la diaspora congolaise par ses informations alternatives où les intellectuels de toutes tendances s'expriment librement.A la place de la victoire et au Rond-point Mandela à kinshasa, les jeunes débrouillards Kinois vendent à la criée, les articles en photocopies de Congotribune. Pascal Ntambwé Nsenga est-il victime du succès de son site? De son engagement politique au sein de l'Udps ? Panique à Thessalonique en Grèce, se sentant menacé, l'admistrateur de Congotribune est entré en clandestinité. Son épouse grecque et sa fille le recherchent, ses téléphones, son skype ne répondent plus, la radio "la voix de la démocratie" n'émet plus sur le net. Qu'arrive-t-il à Pascal Ntambwé Nsenga ?

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jeudi 20 novembre 2008

" Le Congo au goût amer": Kongo Bololo !

Ils sont jeunes rappeurs congolais. Lopango Ya Banka allie savamment les fat beats du hip-hop à la rumba congolaise. Mangenge, Nkozi, Buza et Nkoy, rappent et chantent en Lingala, Tshiluba et Kikongo.

L’album « Kongo Bololo » est inspiré voire tire toute sa substance d’un personnage qui est une figure emblématique de la lutte que l’Afrique mène pour sa libération et son indépendance:Patrice Emery Lumumba. Le père de l’indépendance congolaise a inspiré les huit membres du groupe. « Pour nous, c’est une idole, explique Magenge, né il y a 29 ans à kinshasa, l’un des fondateurs du groupe, Patrice Emery Lumumba a donné sa vie pour nous. C’est notre Jésus : il a assumé son destin pour sauver notre peuple. Il est l’ essence du Congo. Nous avons beaucoup lu et beaucoup appris pour préparer cet album. Nous avons essayé de comprendre pourquoi notre pays est dans une telle situation, d’en comprendre l’histoire. »

Près d’un demi-siècle après l’indépendance(?) du Congo; une seule référence reste constante : Patrice Emery Lumumba. C’est autour de la philosophie de cet icône et de ses compagnons de lutte que s’articule cet album qui comme une cloche, sonne au milieu de la léthargie générale, et rappelle que le chemin est encore long si le Congo et l’Afrique veulent sortir de l’esclavagisme idéologique, politique, économique et culturel.

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mardi 25 novembre 2008

CONGO: Pour tuer l'information, on assassine les professionnels des médias !

Les marches, les sit-in, les journées "médias silence" fléchiront-ils les bourreaux des professionnels des médias en RDC ?

Les professionnels des Médias congolais pour ceux qui l'ignorent encore,doivent savoir qu'ils vivent en sursis et sont des rescapés. Ils sont journalistes et professionnels des médias en danger car comme le dit si bien l'adage des Peuls dans l'extrême Nord du Cameroun: "Si on rase ton camarade. Mouille-toi la tête, ton tour arrive ! " A qui le tour ? Qui sera le prochain victime ? En apprenant l'assassinat de Didace Namujimbo, 34 ans, journaliste à la Radio Okapi devant son domicile, c'est la consternation. Chacun de nous est extrêmement de la terreur que font régner certains hommes en uniforme sur les confrères en République Démocratique du Congo. L' atteinte à la Liberté de la Presse est plus que flagrante, avec l'assassinat de Didace Namujimbo, cette fois on n'interdit pas la radio de diffuser, mais on assassine son présentateur !

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mardi 2 décembre 2008

Mira Ndjoku, un barbouze pressenti ambassadeur de la RDC à Paris !

Connu sous son pseudo de "November", Mira Ndjoku, qui n'aime pas qu'on le prenne en photo,serait pressenti par le gouvernement AMP-PALU-UDEMO comme le nouvel Ambassadeur de la République démocratique du Congo à Paris. Non seulement, il a déclaré publiquement mais ses actes laissent pantois. En effet, les lundi 24 et Mardi 25 novembre derniers, accompagné de ses sbires dont un caméraman, Mira Ndjoku a fait deux descentes remarquées à l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris situé au 32 cour Albert Ier dans le 8 ème Arrondissement. L'ancien ministre de l'intérieur de l'Afdl (entre 1998 et 2001) et l'ex-Administrateur de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) de Joseph Kabila, sous la transition nommé par décret du 11 mars 2006, Mira Ndjoku Manyana, en bon barbourze expérimenté, a commencé par apostropher et toiser les amis du Congo venus chercher leurs visas. Puis chaque diplomate croisé qui dans un couloir ou dans un bureau devait décliner son identité, sa fonction, ses années de service... Tout le monde y est passé y compris les agents locaux. C'est en fixant l'objectif de la caméra que chaque membre du personnel de l'ambassade a été contraint de décliner son identité et son curriculum vitae. Mira Ndjoku est un super flic déjà sous Mobutu, habitué aux flicages et rien d'autre. A l'heure où la République Démocratique du Congo est plus qu'à terre, quelle diplomatie, voulons-nous pour le Congo ? La diplomatie du développement, du respect des droits de l'homme, de la paix...En tout cas pas celle du flicage qui risque d'être incarné par Mira Ndjoku à Paris.

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vendredi 5 décembre 2008

10 Questions au Pasteur Faustin SHUNGU OKITAWUNGU

Patrice Emery Lumumba, a laissé une vertu essentielle de son combat en terre congolaise: le patriotisme et nationalisme. Le pasteur Faustin Shungu Okitawungu est un patriote. Son église "Eben-Ezer" est l'une de grandes communautés chrétiennes de la région parisienne. Le pasteur Faustin Shungu est actuellement le Président de la Pastorale Congolaise en France, responsable de la commission des ministères de la C.E.A.F (Communauté des Eglises d’Expression Africaine en France), membre de la Fédération Protestante de France. Comme le pasteur Martin Luther King Jr, le pasteur Faustin SHUNGU a choisi d'avoir la Bible à la main gauche et le pain pour son peuple à celle de droite. Très engagé politiquement, pour "le Congo et les Congolais ", il est le secrétaire général de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (Apareco), mouvement politique présidé par M.Honoré Ngbanda. Alerte, mieux informé, un cordon ombilical le lie à son président, on le perçoit très vite par la relation et la proximité avec ce dernier. C'est à coeur ouvert qu'il a répondu à nos questions tatillonnes.

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dimanche 30 novembre 2008

Colette Tshomba, 5 minutes pour la diaspora à Paris

Embrouillée dans ses propres notes, Colette Tshomba, la vice ministre chargée des Congolais de l'étranger ne s'est exprimée que durant 5 minutes devant les Congolais de la diaspora au Fiap jean Monnet à Paris

La vice ministre chargée des congolais de l'étranger,Colette Tshomba n'est pas à sa dernière boulette. Arrivée en retard mais en grande pompe, avec ses gardes du corps, au Fiap jean Monnet dans le 14 ème Arrondissement à Paris où s'est tenue le congrès de la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE) du 28 au 29 novembre 2008. La parole lui a été accordée, Colette Tshomba s'est embrouillée dans ses notes. Elle a été incapable de lire ses notes, la tentative de l'un de ses conseillers pour la sauver du mauvais pétrin n'a fait qu'aggraver sa situation, on l'a sentie mal à l'aise sans aucune maitrise alors qu'elle est vice ministre chargée des Congolais de l'étranger depuis le gouvernement Gizenga I et II.

Même Adolphe Muzito vient de la maintenir à ses fonctions. Colette tshomba n'a tenue que 5 minutes, face à la crème de l'intelligentsia congolaise. Se croyant à kinshasa où elle peut tout se permettre "Coco" à été interpellé par le Dr. Ambroise Manika (Président du FCE-Canada) " Qu'est-ce qu'est-ce que c'est, les congolais de l'étranger " ? Le Dr.Manika de renchérir sa question par exemple parlant: " Madame, un Congolo-canadien,qui est rentré dernièrement au Congo pour l'enterrement de sa mère dans le Kasaï a été expulsé manu-militari vers le canada. La raison est qu'il était possesseur d'un passeport canadien et que le kasaï est considéré par les autorités Congolaises comme étant une zone minière. Il n'a jamais pu assisté à l'enterrement de sa mère. Croyez-vous tout en ayant un passeport canadien pour les membres de famille du compatriote expulsé, ce dernier est moins congolais? Pourquoi demandez-vous que la diaspora soutienne le gouvernement si ce même gouvernement traite de la sorte ses propres enfants" ? Déboussolée, Colette Tshomba n'a su quoi répondre. Avec une attitude hautaine,elle a demandé au professeur Tshiyembe Mwayila et aux députés présents de répondre à sa place. Prenant ses cliques et claques, elle s'en est allé comme un coup de vent. Sacrée Tshomba, cela s'appelle une fuite en avant !

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lundi 1 décembre 2008

Paris: Marche contre Nkunda et tous les mercenaires au Congo !

D'après la police française, le samedi 29 novembre 2008, plus de 4000 personnes ont marché contre la guerre en République démocratique du Congo. Les Congolais de France, Belgique, Suisse, de l'Italie, du Royaume-Uni, de la hollande...s'étaient donné rendez-vous à Paris pour une marche pacifique mais de colère contre Nkunda et tous les mercenaires qui opèrent impunément au Congo. Les congolais de la diaspora ont marché pour la paix au Congo du métro château-rouge à la République. La marche a été bien encadré par les congolais eux-mêmes avec la participation de la police française, sans casse mais avec des revendications fortes pour la République Démocratique du Congo pillée, violée, canibalisée, ruinée et devenue la risée de la terre entière.

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mardi 9 décembre 2008

Maman Jeanne-Marie Sindani, une intello visionnaire pour le Congo !

Maman Jeanne-Marie Sindani (à droite) lors d'une rencontre avec la diaspora congolaise à Bruxelles

La République Démocratique du Congo doit être fière de l'une de ses filles:Jeanne-Marie Sindani, présidente de l’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC). Bardée des diplômes, des prix honorifiques ( Diplôme d’Honneur de la Société Civile du Sud-Kivu pour la défense des droits de la personne au Congo, le 30 Juin 2004 ; Diplôme d’honneur pour la défense des droits des Africains et le respect des droits des femmes Africaines, Assemblée des Afro-Canadiens en collaboration avec Patrimoine Canada, Ministère de l’immigration et des Communautés Culturelles, sous l’égide des Maires de la Ville de Hull et de Gatineau, le 05 Mars 2005). Maman Jeanne-Marie Sindani a la maîtrise de plusieurs langues étrangères, elle est Chercheure en relations internationales, en études diplomatiques et stratégiques. Elle vit en Allemagne, elle est engagée dans la défense des droits de la Personne et des libertés fondamentales conformément aux principes des droits. La dame de fer de la diaspora congolaise est très soucieuse de l'âme congolaise souillée,profanée, bafouée avec les viols massifs des femmes en République Démocratique du Congo. Son combat contribuer à l'éveil de conscience des Congolais de la diaspora sur les dérapages et dérives d'une guerre d'occupation destructive dont seuls les pillards, les mercenaires sont bénéficiaires et pas les Congolais.

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lundi 15 décembre 2008

10 Questions à Jean-Pierre François Nimy Nzonga

Le nom de Nimy résonne comme un tocsin dans la torpeur culturelle de la société congolaise d’aujourd’hui. Il suffit de se remémorer l’existence du roi ne kongo, Nimi a Lukeni, pour entrevoir toute la grandeur d’un patronyme qui renvoie à cette homonymie. En effet, une famille congolaise d’aujourd’hui présente une sorte de prédisposition à un extraordinaire destin.

Nous avons rencontré Jean-Pierre François Nimy Nzonga. Politologue, historien et écrivain, il est diplômé des universités belges. Licencié en Sciences politiques et diplomatiques de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), détenteur d’une licence en Histoire de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve (UCL), il vient de publier aux éditions Academia Bruylant un monumental dictionnaire de la musique congolaise moderne et prépare des essais à paraître incessamment.

Président de CEDEM (Culture, Education, Développement et Démocratie), une ASBL basée à Bruxelles, il est le promoteur d’un Musée d’histoire de la musique congolaise. Conférencier et Consultant, il collabore aux émissions culturelles de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) et a publié de nombreux articles dans la presse écrite. Ancien membre du gouvernement en qualité de Secrétaire d’Etat à l’information et mobilisation, il a été également Responsable numéro1 de la Jeunesse nationale et a siégé comme haut cadre dans de très hautes instances de son pays, le Zaïre, redevenu République Démocratique du Congo. Il n’est pas le seul dans une fratrie de 10 sœurs et frères dont le moins que l’on puisse dire est que tous ont très bien réussi leur vie.

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mercredi 17 décembre 2008

Témoignage de Charles Esalo, NKunda n'est pas un militaire congolais !

Charly Esalo est l'un des organisateurs de la marche pacifique à Paris contre "Nkunda et tous les mercenaires au Congo". Il n'en démord pas du fait qu'on parle de Nkunda comme militaire congolais. Il a décidé de témoigner sur son passé et sa connaissance de Nkunda. Membre du RCD-Goma de 1998 à décembre 2000, Charly Esalo a connu Laurent Nkunda en 1999 à Kisangani (Province Orientale). Nkunda était alors officier de liaison de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR), son chef direct s'appelait Ruvucha. Charly Esalo a fait partie du mouvement rénovateur du RCD-Goma avec les membres qui ont profité de la transition 1+4=0 et continuent de jouir du pouvoir kabiliste actuel: Michel Tshibuabua, Emile Ngoyi, Kabasele Tshimanga, Willy Mishiki...Pour avoir connu des menaces de la part de Laurent Nkunda et Gabriel Amisi Tango Fort à Kisangani, Charly Esalo a dû repartir vers Goma avant de rejoindre sa famille en Europe.

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vendredi 12 décembre 2008

Human Rights Watch, RDC rébellion à l'Est et répression à l'Ouest !

Cela fait 10 ans qu'elle travaille en République Démocratique du Congo, Anneke Van Woudenberg dirige la division Afrique de Human Rights Watch, elle est l'auteur du rapport: "On va vous écraser"-la restriction de l'espace politique en République Démocratique du Congo. Le jeudi 11 décembre dernier, Anneke Van Woudenberg a donné une conférence de presse au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) au Grand Palais à Paris. Les légitimistes du pouvoir de kinshasa tentent d'envoyer aux oubliettes ce rapport accablant sur les atteintes massives aux droits de l'homme au Congo. Le Nord-Kivu vient d'être épinglé avec un nouveau rapport sur les massacres de Kiwanja par les CNDP, le comportement des Mai-Mai même la non intervention et l'inefficacité de la Monuc sont cités. Pour saboter le rapport de Human Rights Watch, le pouvoir décadent de kinshasa incite les médias thuriféraires et coupagistes de sonner l'halali au "complot international contre le Congo", oubliant qu'il ne suffit pas de crier partout qu'on est élu et légitime mais encore faudrait-il agir à l'égard du peuple qu'on conduit différemment de la partie occupée où règne les meurtres, viols et pillages ! Nous, nous ne croyons pas au saucissonnage, au découpage en tranches des Droits de l'homme. Ces derniers ne pas plus faibles ni plus forts, selon qu'une frontière est franchie, un pays ou un continent quitté. Les Droits de l'homme sont universels. Réveil FM met à votre disposition un extrait du rapport de Human Rights Watch de 107 pages.

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mardi 9 décembre 2008

Christian Badibangi: "Soyons des mutins éclairés, je suis un Tshisediste mais pas Udpsien !

M.Christian Badibangi (à droite), le président de l'Union Socialiste Congolaise (USC) en pleine conversation avec un compatriote de la diaspora à Paris

Acteur politique de proximité,M.Christian Badibangi, qui a été ministre des Affaires étrangères du gouvernement Tshisekedi issu de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), est un fin politique. Il est avec M. Jacques Matanda Ma mboyo Ku dia Kubanza, les derniers mohicans de la politique congolaise qui croient en Etienne Tshisekedi et pensent qu'il faut réactualiser les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine-socle indiscutable pour le décollage du grand Congo. M.Christian Badibangi donne son point de vue sur les sujets d'actualité qui touchent la République Démocratique du Congo:situation préoccupante au sein de l'Udps, la rencontre gouvernement-CNDP à Nairobi, les ex-mobutistes revisités, des caméléons politiques: ils défendent une cause légitime à un moment donné et ensuite changent d'avis pour des raisons éphémères et d'intérêt personnel, en abandonnant la lutte pour la trahison de notre peuple martyrisé.

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lundi 22 décembre 2008

Nairobi I et II volent en éclats d'après Christian Badibangi

La rencontre ethnique de Nairobi a sauté en éclat. Christian Badibangi, le président de l'opposition extra-parlementaire et de l'Union Socialiste Congolaise (USC) réclame une table ronde nationale compte tenu du degré du désastre cause par l'affrontement à l'Est de la République Démocratique du Congo qui appelle à l'implication de toutes les forces vives de la nation à conjuguer leurs efforts pour la pacification. Les revendications du CNDP de Laurent Nkunda sont nationales car elles concernent les problèmes de l'armée, les imperfections politiques, et la non-maitrise de l'économie nationale et ainsi que les promesses non tenues sur le social des Congolais de la République Démocratique du Congo. Christian Badibangi réfute la proposition de l'eurodéputé belge Louis Michel qui chercherait de négociations fermées entre le gouvernement et le CNDP afin de protéger les institutions issues des élections tripatouillées par son clan mafieux en évitant des réels problèmes qui touchent à la nation congolaise toute entière.

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lundi 12 janvier 2009

Dettes odieuses: 800 millions $ déboursés chaque année pour le remboursement par la RDC

L'homme dont la toque de léopard équivalait à 8 milliards de dollars américains pour certains et 14 milliards pour d'autres

Après report, la Suisse a fixée la date butoire au 28 février 2009, elle est toujours prête à rendre environ 8 millions de francs suisses soit 4,8 millions d’euros à la famille de l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko décédé en 1997 à Rabat au Maroc, fonds qui dorment toujours dans ses banques. "Bon maitre mais mauvais serviteur", déjà les membres de sa famille et l'union des démocrates mobutistes (Udemo) de Nzanga Mobutu s'en mêlent pour rouler pour la énième fois le peuple congolais. Comme sous Mobutu, la dollarisation de l'économie congolaise atteint des cimes: au marché de kinshasa, 1 $ vaut déjà 850 fc. Les gagne-petits,les Have not, comme disent les experts, ne savent plus à quel saint se vouer. A combien s'élève la dette extérieure de la République Démocratique du Congo ? Est-ce que la RDC a le contrôle des dettes lui octroyées par divers organismes internationaux (Banque Mondiale, Fond Monétaire international, Banque Africaine de développement, etc). D'après quelques experts congolais mieux introduits et outillés que nous avons rencontré, 800 millions des dollars sont déboursés chaque année par la RDC pour rembourser sa dette extérieure. De 14 milliards, la RDC doit encore 11,5 milliards pour sa dette extérieure dont 6 milliards de dette bilatérale (Club de Paris) et le reste coulé en dette multilatérale (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque africaine de développement). Les grands pays créanciers de la RDC sont les États- Unis, la Belgique, l’Italie et la France. Le service de la dette avoisine 500 millions de dollars, elle accapare environ 20% soit 4 fois plus que l’éducation et 4 fois plus que la part budgétaire consacrée à la santé.

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vendredi 19 décembre 2008

Nécrologie:le pasteur-député Théodore Ngoy endeuillé

C'est l'Eglise de la Gombe qui nous a fait parvenir ce communiqué nécrologique. Une Eglise martyre qui a connu les affres de la persécution et de la répression: incendie le 23 mars 2007, menaces et tortures de membres, exil forcé de son pasteur, Théodore Ngoy, à Oxford en Grande-Bretagne. La mère du pasteur Théodore Ngoy, ne pouvant plus supporter l'absence prolongée de son fils, a rendu l'âme ce vendredi 19 décembre 2008 à 4h du matin à Lubumbashi dans le Katanga. Les autorités congolaises permettront-elles au pasteur-député d'aller se recueillir sur la dépouille de sa mère ? Certes la séparation physique est douloureuse mais que le pasteur-député Théodore Ngoy ne tombe pas dans le piège qu'on pourrait lui tendre pour l'attirer au pays, afin de l'abattre en se servant de sa douleur. En effet nul n'ignore à quel point le charisme et l'aura de cet homme politique doublé d'homme de Dieu est menaçant pour le pouvoir kabiliste. Pour notre part, en dépit de l'attachement qu'il a pour sa mère, il serait prudent pour le pasteur Théodore Ngoy de ne pas se rendre au Congo, à moins que le Saint-Esprit ne lui révèle que le temps est venu de retourner sur le terrain pour reprendre le flambeau de la défense de la patrie face à un gouvernement amorphe et aphone au moment où le rapport du Conseil de Sécurité des Nations Unies lui donne les moyens de hausser le ton.

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mardi 23 décembre 2008

Radioscopie des urnes congolaises

L'ignorance est un vilain défaut. Habitué à faire des analyses sur les partis politiques belges, Thierry Coosemans vient d'écrire un livre "Radioscopie des urnes congolaises" qui est au fait du copie-coller des rapports de la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Malu Malu. Encenseur sans gène, pour Thierry Coosemans les élections au Congo se sont déroulées sans problèmes. Il va jusqu'à faire préfacer son bouquin par Louis Michel, commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire qui sans modestie ne cesse de clamer tout haut que les élections au Congo, c'est lui et grâce à lui. Les opinions des congolais ne comptent pas pour ce dernier. Thierry Coosemans aurait pu lire "les fraudes électorales"- Comment on récolonise la République Démocratique du Congo du professeur Fweley Diangitukwa paru une année avant chez le même éditeur l'Harmattan avant d'écrire ses incantations. Croit-il que les Congolais vont gober ses balivernes ? ses contre-vérités ? S'il n'aime pas les auteurs congolais, il aurait du lire "les faiseurs de paix" au Congo de son compatriote belge, Jean-claude Willame, pour mieux s'informer sur les élections de 2006 en République Démocratique du Congo.

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samedi 3 janvier 2009

Réveil-FM Livres 06

En ce début de l'année 2009,l'équipe de Réveil-FM présente à tous ses amis, internautes et auditeurs, les meilleurs voeux. Notre rubrique livres se peaufine. Les ouvrages que nous vous proposons pour la lecture sont africains et non pas congolo-congolais mais les analyses et les thèmes traités touchent tous les pays africains y compris la RDC. Les ouvrages sont publiés aux éditions de l'Harmattan, à Paris.

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lundi 5 janvier 2009

Et si le Congo était malade de "ces" intellectuels ?

Un bébé gorille au Congo (Photo Riccardo Gangale/AFP/Archives)

En 2010, de nombreux pays africains y compris la République Démocratique du Congo célèbreront le cinquantenaire de leurs indépendances:1960-2010. Mais 2010 sera l'année de quel bilan ? Assistera-t-on une fois de plus à ces séminaires et colloques sans fin qui engloutissent chaque année des sommes d'argent faramineuses ? Verra-t-on comme jamais universitaires, experts et intellectuels du pays et de la diaspora rivaliser de mots savants sur les maux du pays de Lumumba, Simon kimbangu et kimpa vita ? organisera-t-on comme jamais des fêtes populaires à n'en plus finir, de somptueuses orgies sous les lambris dorés des palais ? S'agira-t-il de forger des néologismes et de faire le sempiternel procès de l'esclavage, de la colonisation, de la néo-colonisation, du pillage des richesses ? Sans doute, il sera honteux le bilan de la gouvernance politique de la République Démocratique du Congo. Un autre bilan auquel le Congo ne pourra plus longtemps échapper sera celui de sa gouvernance intellectuelle. L'heure est venue de questionner au Congo la conception et la circulation des savoirs et des opinions, le rapport de l'intellectuel congolais à sa société.Qui sont-ils : les intellectuels ? Quel est leur rôle, quelle est leur responsabilité dans l’avancement de la société congolaise ? Qu’attend-on d’eux ? Quelle est leur responsabilité dans la marche et le progrès de la République Démocratique du Congo ?

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mercredi 7 janvier 2009

Michelino Mavatiku Visi, le triomphe de la simplicté sans ostentation ni esbroufe !

15 septembre 2008, dans la banlieue bruxelloise, Michelino Mavatiku Visi a rendu visite à Rochereau Tabu Ley, en soin en Belgique depuis le 14 juillet dernier,suite à un accident vasculaire cérébral (AVC) à Kinshasa. Chose étonnante, Rochereau n'a pas souhaité que son jeune frère soit triste, il n'a cessé d'animer les retrouvailles

Tabu Ley Rochereau est ministre provincial de kinshasa en charge de la Culture des Arts, du Tou­risme et des Sports. De la musique à la politique, Tabu Ley reste un monument de la musique congolaise. "Lisanga ya ba Nganga", c'est Franco Luambo Makiadi , Rochereau Tabu Ley et Michelino Mavatiku Visi, ce dernier a été le trait d'union entre les deux. Convalescent mais en rééducation, Tabu Ley a failli prendre le vol SN-Brussels du mardi 23 décembre dernier pour Kinshasa, la décision familiale a provoqué un tollé de protestation amplement justifié.

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jeudi 15 janvier 2009

Procès Bemba: 3 photos !

Jean-Pierre Bemba à la cour pénale Internationale de la Haye

Me Aimé Kilolo (assis à gauche) et Me Richard kwebe (débout) tous les deux d'origine congolaise font partie de l'équipe de la défense de jean pierre Bemba (au fond derrière)

Le procès de Jean Pierre Bemba à la cour pénale internationale à la Haye est public, les places sont très limitées et les journalistes éprouvent d'énormes difficultés à remplir leur mission. Les webradios congolaises, dont radio Likembe qui transmet en direct ce procès, se sont organisés pour mettre à la disposition de la diaspora congolaise, le peu d'informations à sa disposition. Nous remercions le confrère Kaponanayi Mukuaté pour les 3 photos mis à la disposition de Réveil FM.

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vendredi 16 janvier 2009

Souvenir: Jeunes pour Jeunes et compagnie !

Serait-ce l’influence de la Belgique, illustre terre de bandes dessinées ? Ou la présence d’une Académie des Beaux-Arts particulièrement prolifique ? Toujours est-il que Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, est certainement le lieu où règne la plus fervente ébullition autour de la bande dessinée. Depuis la revue Jeunes pour jeunes, la bande dessinée connaît un succès populaire qui a permis à des dizaines d’auteurs de s’exprimer. Nourrie de cultures urbaines, du brassage des religions et de « kinoiseries » (ces informations que l’on ne trouve pas dans les quotidiens), Apolosa et kikwata, Molok et Sinatra kasaduma, Coco et Didi, Mama Sakina et Mose Konzo... sont des héros populaires que les Congolais n'ont toujours pas oublié

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mardi 6 janvier 2009

Soeur Joujou Lumumba: Dame de foi, chantre de Dieu.

Fille de Madame Théotrice Mefalesi Biomba et Monsieur Louis Richard Onema LUMUMBA, le petit frère de Patrice Emery LUMUMBA,l'homme politique historique et héros national de la République Démocratique du Congo. Soeur Joujou Lumumba est née à kananga dans le kasaï occidental, elle est mariée à M. Adjina Djuma-Pili, un compatriote kivutien qui est ingénieur et expert des techniques aérorportuaires à l'aéroport Paris-Roissy-Charles de Gaulle. De 1999 jusqu'au 22 octobre 2007, toutes les éditions d'informations de Réveil FM à kinshasa (7h30,13h30 et 18h30) débutaient par l'hymne national "Débout congolais" tiré de l'album "Jambo Bukavu" (1998) et chanté par ce couple. Ce dernier vient de mettre sur le marché un opus intitulé "Jour de Gloire", un dvd de 11 clips de musique chrétienne.

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mardi 13 janvier 2009

Les Gardes de Kabila, sans honte, à la recherche du Pasteur Théodore NGOY, au deuil de sa Maman

La mère du Pasteur Théodore Ngoy, Maman Muleka Azuludi wa Mutonkole, une vie simple, honnête, un trépas paisible.

« En période de deuil, nos traditions obligent les congolais de toutes les tribus à oublier leurs dissensions, qu’elles soient politiques ou non. Nul congolais n’oubliera l’image de l’opposant, Etienne Tshisekedi, serrant la main de son meilleur adversaire politique, Désiré Mobutu. Ce dernier était tout simplement en deuil. Il venait de perdre son fils. Manifestement, Joseph Kabila, lui, semble mû par une culture propre à nos voisins, lesquels se vouent une haine sans relâche depuis que les Belges les avaient dressés les uns contre les autres en faisant croire aux uns qu’ils étaient destinés à soumettre les autres. Par ailleurs, les congolais sont connus comme de gens proches de leurs géniteurs. Ils pleurent, publiquement, la mort du père ou de la mère à chaudes larmes. Mais Joseph, lui, personne ne l’a vu pleurer Laurent Désiré Kabila.

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samedi 17 janvier 2009

La République Démocratique du Congo à l'ombre du génocide rwandais: la responsabilité de l'Europe et de l'Amérique

Le député Théodore Ngoy, dans une intervention devant la plénière du Parlement du Katanga

C'est le titre de l'ouvrage en gestation sous la plume de Me Théodore Ngoy,Pasteur, Avocat, Doctorant en droit à l'Université de Kinshasa, Politoloque licencié de l'Université de Kinshasa, Député élu du Katanga, en exil forcé à Oxford, en Grande-Bretagne.

Déjà, alors que l'ouvrage est en cours de rédaction, une série de conférences a été programmée dont l'une a eu lieu le 2 décembre 2008 à Oxford university, Department of International Developpement, sous le thème:"The Congo in the shadow of the rwandan genocide: the responsability of Europe and America, what must be done to bring about a final end to the crisis?"

Entre temps, c'est sous la forme d'un mémo qu'une synthèse de ce projet de livre a été envoyé au Président Nicolas Sarkozy, en sa qualité de Président en exercice de l'Union européenne, à charge pour lui de le transmettre, officiellement, à tous les responsables européens, américains et ceux de l'Organisation des Nations unies.

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mercredi 14 janvier 2009

UPDC:"Tous ensemble contre l'holocauste au Congo"

L'union des Patriotes de la Diaspora Congolaise organise une campagne de sensibilisation de 4 mois, du 14 janvier au 14 avril 2009 sur le thème: "Action de solidarité pour les femmes et enfants congolais victimes de la guerre des minerais au Congo". Pour Maman Jeanne-Marie Sindani, la présidente de l'Updc, cette campagne a pour but de revendiquer le droit à la vie, à la justice réparatrice et à la paix pour notre peuple afin d'exiger et d'obtenir la fin de l'holocauste au Congo.

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vendredi 23 janvier 2009

Ngon'a Bonanjo-Njo Njo O Frensi

Ngon'a Bonanjo o Frensi n'est pas une onomatopée. Ngon'a Bonanjo O Frensi est une association d'une cinquantaine de princesses des cantons Joss et Bell de la ville de Douala au Cameroun: Bali, Bonapriso, Bonaduma et Bonadumbè. En 1998, l'initiative d'une association de princesse a germé chez Mme Rachel Manga, épouse Kingue Massoh, elle en sera la première présidente. Présente dans l'association depuis 2001, c'est Mme Jacqueline Missipo qui préside les Ngon'a Bonanjo avec un leitmotiv: "Lorsque les feuilles sont vertes, c'est que les racines sont fraîches et bien irriguées. Tel est celui qui toujours se souvient d'où il vient. Son identité est sa valeur ajoutée". Femme cadre chez American Express à Paris depuis 20 ans, Jacqueline Missipo renchérit: "C'est notre gage pour intégrer avec succès, toutes les autres cultures d'accueil, ici ou ailleurs, au gré de nos destins respectifs.Cette prise de conscience commence à l'aube de la vie. Pensez à nos enfants, ces citoyens du monde qui n'ont jamais demandé à naitre hors d'Afrique...Leur langue maternelle est une valeur ajoutée, un dénominateur commun avec les autres enfants vivant en Afrique". Pour les 10 ans d'existence de Ngon'a Bonanjo en France, les princesses camerounaises, Mme jacqueline Missipo et ses consoeurs n'ont pas fait les choses à moitié : un culte d'action de grâce a été organisé le 17 janvier 2009 à la chapelle russe Saint Denys de la chapelle dans le 18 ème arrondissement de Paris, la présentation d'un nouveau "Kaba" tissé par Cicam au Cameroun et un cocktail suivi d'un repas pour plus de 200 invités.

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mardi 20 janvier 2009

Barack Obama:"L'Amérique éternelle n'a pas changé. Les Etas-Unis renouent avec ses valeurs fondamentales de liberté,fraternité et de respect des droits !"

Barack Obama est officiellement le 44ème Président des États-unis

Noire de monde, plus de deux millions de personnes se sont rassemblées sur le Mall pour assister à l'investiture de Barack Obama. «Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis», a déclaré celui qui, dès son investiture, a reçu les félicitations des dirigeants du monde entier. Le plus fort symbole de cet instant si particulier : comme le veut la tradition -sans que la Constitution ne l'impose- Barack Obama a prêté serment sur la Bible. Mais pas sur n'importe quelle Bible : il a utilisé celle d'Abraham Lincoln en 1861, le président républicain qui a justement aboli l'esclavage et qui a conduit la nation lors de l'une de ses pires périodes, en l'occurrence la guerre civile entre le Nord et le Sud.

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jeudi 22 janvier 2009

10 Questions à Paul-Gabriel Kapita shabangi

Paul-Gabriel Kapita Shabangi est membre fondateur de l'Udps. Membre de famille et proche de Tshisekedi, il a siégé au collège des membres fondateurs de l'Udps. Il est l'un des 13 parlementaires à avoir quitter les rangs du parti de Mobutu, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), alors parti unique et inique pour revendiquer une « véritable démocratie ». Il est troisième sur la liste des Treize Parlementaires signataires de la lettre ouverte à Mobutu Sese Seko, datée du 1er novembre 1980, qui réclamait au Maréchal la démocratisation du pays. Diabolisé par les Udpsiens pour avoir accepté d'être ministre de Mzée Laurent Désiré Kabila, Paul-Gabriel Kapita Shabangi a quitté la République Démocratique du Congo en septembre 2000. Il vit en exil en Belgique. Malgré toutes les tentatives de rencontrer voire de parler au téléphone à son frère Etienne Tshisekedi qui séjourne également en Belgique,Paul- Gabriel Kapita en a été empêché. C'est sans amertume qu'il a répondu à nos questions.

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lundi 26 janvier 2009

Les 10 raisons pour réfuter l'arrestation de Nkundabatwaré hypermédiatisé !

Novembre 2008, le sommet international sur le conflit dans l'Est de la RDC avait exigé à Nairobi "un cessez-le-feu immédiat" des groupes armés dans le Kivu et l'ouverture d'un corridor humanitaire. Le 16 janvier, un accord secret était signé entre Paul Kagamé et Joseph Kabila pour traquer les FDLR au Congo

Partant du proverbe chinois qui dit «Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.» Hypermédiatisé, l'arrestation de Nkunda paraît trop belle pour être crue. L'équipe de Réveil demeure sceptique, sur ses gardes et refuse de crier avec les loups. Ni d'accepter d'être un média-mouton, suiviste de ceux qui crient plus fort alors qu'ils ont des agendas cachés contre le Congo. Voici les 10 bonnes raisons pour douter de cette arrestation:

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mardi 27 janvier 2009

Le génocide congolais reconnu par le Kensington Holocaust Remembers en Grande-Bretagne

Samedi 24 janvier 2009, à Liverpool (Grande-Bretagne) la République Démocratique du Congo a été au centre des cérémonies de commémoration des génocides et holocaustes que l'humanité a connus depuis le siècle dernier par le Kensington Holocaust Remembers. La Diaspora Congolaise a pris part à cette cérémonie, dans son message celle-ci a réclamée la justice réparatrice, la paix pour les Congolais et les peuples du monde. Prise d'émotion sur la situation que vivent les femmes et enfants congolais, certaines anglaises ont sangloté durant la lecture du message de l'Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise, présidée par Jeanne-Marie Sindani. L'allocution a été faite en anglais par un compatriote, nous vous proposons le texte original. Ceci est un pas important lorsqu'on sait que les démarches prennent des années. Les démarchent doivent continuer pour que cette reconnaissance soit à l'échelle mondiale.

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jeudi 29 janvier 2009

Salomé-Sabine Mulongo: Métissage "Ni tout blanc, ni tout noir"

Salomé-Sabine en couleurs

Métissage "Ni tout blanc, ni tout noir " est un roman autobiographique de Salomé-Sabine Mulongo. La fille aînée de Freddy Mulongo, le grand joueur défenseur au Standard de Liège en Belgique et qui fut irréprochable de toutes les compétitions de la CAF, "aucune carte rouge", sort du silence. Dans son ouvrage, Salomé-Sabine Mulongo évalue les deux cultures: belge et congolaise. Déjà les confrères de la Première, Radio de la RTBF, l'ont invité à passer dans l’émission d’Adrien Joveneau « Les Belges au bout du monde ». Une émission qui se passera entre la Belgique (Salomé-Sabine Mulongo) et le Congo (son frère David Mulongo,qui vit à Lubumbashi au katanga). C'est le premier livre de Salomé-sabine Mulongo " un récit de vie sur le métissage. Un récit de vie. Mon métissage..."

Une écriture pleine de fraîcheur, d’humour, de tendresse, de gravité et de candeur. On pleure. On rit. On est ému. On grandit. Le vernissage du livre aura lieu le 3 février prochain à Bourval en Belgique et le 11 février à la Maison du Livre, rue de Rome 24-28, 1060 Saint-Gilles à Bruxelles.

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samedi 31 janvier 2009

Rencontre avec Jean-François Cocteau

Jean-François Cocteau, poète de la quête et la perception de la lumière intérieure

"Le poète est prophète de l'homme comme le prophète de la Bible est poète de Dieu" dit-on. Jean-François Cocteau est poète de la quête et la perception de la lumière intérieure. La poésie fait partie de lui d'une manière intrinsèque. Jean-François Cocteau est un ami des livres, ancien bouquiniste, il exerce la profession de documentaliste dans un collège parallèlement à une fonction de conseiller prud'homal. Comment se fait-il que Jean-François Cocteau qui travaille depuis 18 ans à la Comédie française, Théâtre national français à Paris ( Palais-Royal) peut exalter le silence ?

Le silence pour lui est le début d'une connexion avec le divin. La lumière est l'apothéose de cette vertu. Jean-françois Cocteau est un protestant Quaker, "Tu ne tueras pas ton frère", ce commandement biblique est le leitmotiv de sa vie. Chez les Quakers, dit-il " il y a une osmose entre la non-violence et le rapport direct avec Dieu, sans passer par les dogmes. Dans notre société, le silence fait peur, j'ai appris à m'approprier celui-ci. Passer une heure de silence en Dieu, avec lui et pour lui, c'est un privilège" dit-il.

Jean-François Cocteau est très captivant lorsqu'il se met à décliner les différents caractéristiques du silence: silence politique (acceptation ou non d'un système), un long silence (la mort), silence de Dieu (relation à la prière), le silence pour faire passer l'émotion dû à la ponctuation etc..

Pour Jean-François Cocteau, le silence peut être l’espace qui prépare la parole. Interprété comme une fin en soi, n’aurait pas sens; ou, mieux, il agirait dans notre vie avec une valeur négative de solitude, fuite, repliement sur soi-même. Le silence, avant d’être une possibilité de réflexion (par conséquent il y a un silence avant et un silence après la parole), doit être espace pour l’écoute, capacité d’accueil, d’accueillir sans préjugés, disponibilité libre de la présomption de soi.

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lundi 2 février 2009

Le Congo finira-t-il par changer d'adresse, voire disparaitre ?

James Kabarebe chef d'état-major du Rwanda (de 1997-1998, il était chef d'état-major de la RDC) entrain de décorer son mentor Paul Kagamé à Kigali

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins à cause de la géographie dit-on. En regardant dans l'Atlas des pays du monde, on peut vite se rendre compte que plusieurs pays et royaumes ont disparus. La Yougoslavie n'existe plus ! Royaume de 1929 à 1941, puis République socialiste fédérale de 1943 à 1991, regroupant les États actuels de Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine, Serbie, Monténégro et Slovénie. Réduite au territoire de la Serbie et du Monténégro après la sécession des autres États sous le nom de "République Fédérale de la Yougoslavie", la Yougoslavie a formellement cessé d'exister en 2003. Le Monténégro a proclamé son indépendance en 2006, mettant fin, de fait, à cette union avec la Serbie.

La République Démocratique du Congo risque de se retrouver dans la même situation que la Yougoslavie si nous continuons simplement à dénoncer sans proposer un plan B au plan Sarkozy. En effet, Monsieur Sarkozy, dans son discours prononcé devant les diplomates accrédités en France le 16 janvier dernier pour leur présenter les vœux pour cette année nouvelle avait évoqué " la place, la question de l'avenir du Rwanda ", pays " à la démographie dynamique et à la superficie petite " et " la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières. " Aussi s'est-il prononcé pour ce qu'il a appelé une " nouvelle approche ", pour régler " de façon globale " les problèmes d'instabilité dans la région des Grands Lacs. " Son approche s'oriente sur une nouvelle définition des frontières entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC) .

Pavé dans la marré,le discours du président français a un seul mérite d'avoir regaillardi la diaspora congolaise contre le régime maffieux installé à kinshasa. Déjà le samedi 31 janvier 2009, une manifestation congolaise vient d'avoir lieu à Bruxelles. Même les députés corrompus et Sénateurs de la triple concupiscence qui ont accepté chacun une enveloppe de 2000 $ pour voter un budget Muzito qui laisse à désirer, sont sorti de leurs turpitudes pour s'opposer contre la venue de Sarkozy à kinshasa prévu le 26 mars prochain. Ces mêmes députés et Sénateurs corrompus sont incapables d'interpeler Joka qui a signé en catimini un contrat avec le Rwanda pour l'entrée de plus de 8.000 soldats à l'Est de la République du Congo." Il faudra bien qu'à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel: comment, dans cette région du monde, on partage l'espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d'adresse et qu'il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres. " Ces propos sont historiquement et politiquement lourds de conséquences. Que posent-ils, en réalité, comme problème ? humilie et insulte la France depuis 1994, en accusant ce beau pays d’être complice des génocidaires Hutus

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jeudi 5 février 2009

Calixte Beyala encore une fois en librairie !

Calixthe Beyala de retour en librairie!

Camerounaise d'origine, Calixthe Beyala est l’une des auteures françaises qui s’exporte le mieux, traduite pratiquement dans le monde entier, en plusieurs langues, dont l’anglais, le roumain, l’allemand, le coréen, le japonais, l’espagnol etc.

Africaine et passionnée, ce n’est pas un hasard si cette grande femme apparaît à la fois comme insoumise et intelligente, dérange autant qu’elle fascine. Egale à elle-même, elle a une verve incomparable bien servie par une voix grave. Une voix d’homme. Comme l’on a coutume de le dire en Afrique.

"Le roman de Pauline" son dernier roman est en librairie pour le grand public, dès ce 5 février 2009.

Pauline a 14 ans et vit à Pantin entre une mère qui la néglige et un frère délinquant. Sa mère tient un salon de coiffure. Livrée à elle-même, elle se rend au collège quand ça lui chante, plutôt sous la pression de l'assistante sociale. Elle préfère vivre dans la rue et suivre son petit ami et son frère, petits dealers, qu'elle va régulièrement récupérer au commissariat.

Elle ne va plus à l'école, passe ses journées dans la rue jusqu'à sa rencontre avec Mathilde, prof de français d'un type spécial qui décide de l'héberger. Et Pauline, fille de banlieue ordinaire, à la fois soumise et révoltée, se met à découvrir un monde autre que la violence: la complexité des sentiments et la difficulté d'aimer.

Calixthe Beyala en restitue l'itinéraire, les drames et les attentes avec humour, tendresse et une liberté de ton qui en rend le destin attachant et incomparablement vrai.

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lundi 9 février 2009

Etats-Unis: Mumia Abu-Jamal, 27 ans dans le couloir de la mort !

Me Robert R. Bryan, l'avocat américain de Mumia Abu Jamal lors de l'inauguration de la rue Mumia Abu jamal à Saint-Denis (93). Photo Archive

Le vendredi 06 février 2009, les journalistes , les militants et activistes des droits de l'homme, les élus et personnalités ont été conviés à la projection du film documentaire sur Mumia Abu Jamal: "In Prison my whole life -Toute ma vie en prison" à l'auditorium de l'hôtel de ville de Paris. Film qui a été primé en 2008 au Festival international de Genève mais qui était projeté pour la première fois à Paris, après Lyon.

Madame Danielle Mitterrand, la première personnalité française à avoir visité Mumia Abu Jamal dans le couloir de la mort, s'est excusé en dernière minute car elle est arrivé à Paris l'après-midi même en provenance du Brésil. On a remarqué la présence de Nicole Borvo Cohen-Séat, Sénatrice de Paris, Pierre Mansat, adjoint au Maire de Paris et Ian brossat, président du groupe PCF au Conseil de Paris. Après la projection du film Madame Claude Guillaumaud-Pujol, Universitaire spécialiste des États-Unis et auteur de plusieurs livres sur Mumia Abu Jamal et qui sont vendu au profit de la défense de ce dernier, a joué le rôle d'interprète des interventions de Maître Robert R. Bryan, américain et avocat de Mumia Abu Jamal, de William Francome et Katie Green acteurs du film documentaire. William Francome (Anglais) est né le jour de l'arrestation de Mumia, il a 27 ans comme l'icône de la lutte contre la peine de mort en Amérique.

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mardi 10 février 2009

Non, le Congo ne servira pas de dot aux noces Franco-Rwandaises !

Samedi 7 février 2009, plus d'une centaine des jeunes congolais s'étaient réunis pour les sit-in qui auront lieu les 13 et 14 février devant l'Assemblée nationale à Paris, métro: Assemblée nationale ou Invalides

La récente déclaration du Président français, Nicolas Sarkozy, devant les ambassadeurs accrédités en France, préconisant « la mise en œuvre d’une nouvelle gestion des ressources et de l’espace géographique de l’Est de la République Démocratique du Congo, étant donné que le Rwanda est un pays à la démographie dynamique et à la superficie petite, et la RDcongo est un pays à la superficie immense avec une organisation étrange des richesses frontalières. Il faut mettre en place un dialogue non seulement conjoncturel mais structurel… », propos, par ailleurs déjà partagés avec les autorités actuelles de Kinshasa qui ont accepté et favorisé l'invasion de 8000 troupes rwandaises, avec femmes, enfants, vaches, casseroles... dans le Nord kivu, à l'Est de la République Démocratique du Congo

Cette déclaration du président Sarkozy a pour mérite de réveiller les Congolais et a permis à ces derniers de se lever comme un seul homme face au complot de la "Balkanisation" de la la République Démocratique du Congo en Etats-croupions affaiblis, exploitables à volonté, et déversoirs du trop plein démographique rwandais et ougandais.

La diaspora congolaise qui veut protester contre le plan Sarkozy pour les Nord-Sud Kivu vient d'obtenir de la préfecture de Paris l'autorisation de manifester de deux jours au lieu de trois comme prévu, c'est-à dire les 13 et 14 février 2009.

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vendredi 13 février 2009

10 Questions au Rév. Armand Mavinga Tsafunenga

Grand homme de culture, érudit, le Rév.Armand Mavinga Tsafunenga est un homme de foi, de conviction et d'action. Enseignant, chercheur, écrivain engagé, expert et consultant, entrepreneur et Pasteur, il a une formation multidisciplinaire et est titulaire de plusieurs titres. En 1973, il a été le plus jeune diplômé d’Etat de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) ; en 1977, le plus jeune licencié et agrégé du pays. Rév.Armand Mavinga est spécialiste de la formulation des politiques de la culture et de la communication pour le développement en Afrique, de l’information scientifique et technique, de la sémiologie, de la morpholexicologie et de l’étude de l’impact socioculturel des nouvelles technologies de l’information et de la communication en Afrique. Rév.Armand Mavinga Tsafunenga est auteur de plusieurs ouvrages et de préfaces d’ouvrages dans les domaines scientifique, culturel, littéraire et spirituel. Il a contribué à la rédaction du Ier Rapport sur la communication dans le monde publié par l’UNESCO en 1990. Les réponses de l'expert Mavinga sont pertinentes, percutantes, déroutantes comme celles de Théodore Ngoy et Djamba Yohé.

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samedi 21 février 2009

Du Katanga, des Congolais, originaires de toutes les provinces du Congo, exigent le départ de Joseph Kabila pour acte de haute trahison !

Le Député Théodore Ngoy au milieu de ses collègues de l'Assemblée Provinciale du Katanga

Les Katangais sont, comme la majorité des Congolais, soumis à la désinformation et à la manipulation des médias coupagistes, thuriféraires du pouvoir vacillant de Kinshasa. Fort heureusement, tous les Katangais ne sont pas dupes et ne se laissent pas rouler dans la farine par les chants de la cigale Pprdien.

Prendre pour prétexte la chasse aux FDLR pour autoriser 8000 soldats rwandais à demeurer sur le sol congolais, alors même que le Rwanda, de Paul Kagamé, est un pays agresseur de la République Démocratique du Congo, est une humiliation de trop. Le deal Kabila-Kagamé ne passe pas chez tous les Katangais.

Député élu du Katanga, contraint à l'exil à Oxford en Grande Bretagne, le Pasteur Théodore Ngoy cependant avait connu "l'intifada": une pluie de grosses pierres s'était abattu sur lui lors de sa campagne législative, dans sa propre ville c'est-à-dire Lubumbashi au Katanga, intifada orchestré par les joséphistes.

Juriste et politologue Théodore Ngoy déclare que:"pour ne considérer que l'article 63, alinéa 2 sans même prendre en compte le serment présidentiel prévu à l'article 74 que Kabila a prononcé lors de son investiture et qui le lie ou encore l'article 165, alinéa 1 qui définit la haute trahision, la constitution congolaise tranche que "toute autorité nationale, provinciale, locale et coutumière a le devoir de sauvegarder l'unité de la République et l'intégrité de son territoire, sous peine de haute trahison" (article 63, al 2). Or la même constitution à l'alinéa 1 de l'article 64 dispose que "Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu...qui exerce le pouvoir en violation de la Constitution".

“En laissant entrer les troupes qui ont attaqué le Congo sous Laurent Kabila, coupé le courant d'Inga, plongé Kinshasa dans le noir, entrainé le décès des nouveaux nés et de plusieurs malades, violés et massacré des congolaises et des congolais, sans consulter ni le Parlement ni son Chef d'Etat Major mais John Numbi qui n'est que le Chef de la Police. Joseph Kabila a exercé le pouvoir et continue à l'exercer en violation de la Constitution” déclare gravement le juriste, politologue et Pasteur Congolais, Théodore Ngoy .

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mardi 17 février 2009

Leçons à tirer de deux jours de sit-in devant l'Assemblée nationale à Paris

Face à la garde républicaine, les jeunes congolais bondissaient " La RDC n’est pas à vendre","Kabila tofandi na ye mbula na mbula tata na ye toyebi té, maman na ye..." Kabila est resté avec nous en RDC, on ne connaissait pas son père ni sa mère...

les 13 et14 février dernier, 800 à 900 congolais issu des associations, mouvements et partis politiques ont bravé le froid hivernal pour le sit-in devant l'Assemblée nationale à Paris, pour protester contre les propos tenus par le président Nicolas Sarkozy lors de la présentation des vœux présidentiels de nouvel an au corps diplomatique, propos qui, en substance, voudraient imposer à la République Démocratique du Congo le partage d’une partie de son territoire avec le Rwanda pour pallier au trop plein démographique de ce pays ainsi que l’exploitation en commun de ses ressources naturelles.

On on pouvait lire clairement sur les banderoles : "Kabila a trahi la RDC", "NON à la Balkanisation de la RDC", "NON Monsieur Sarkozy, la RDC ne servira pas de dot aux noces Franco-Rwandaises", ou encore "La RDC n’est pas un déversoir du trop plein démographique Ougando-Rwandais, qu’on arrête de faire porter le fardeau des malheurs Rwandais à la RDC, Trop c’est trop !", "Kouchner : French doctor’s, nous sommes déçus !","RDC, le silence est un crime !". Si le sit-in s'est déroulé dans sans casse, les esprits étaient surchauffés d'où la présence imposante de la garde républicaine: 9 fourgons et 3 rotations pour garder les manifestants congolais.

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jeudi 12 février 2009

Paris: la jeunesse congolaise militante, c'est Objectif Congo

C'est Objectif Congo qui est le cadre officiel de la jeunesse congolaise militante en France. Les jeunes congolais de la diaspora sont pétrifiés par les valeurs démocratiques et non violentes. Leur engagement pour un "Autre Congo" est légitime.Plusieurs associations congolaises sont très mobilisées pour le sit-in devant l'Assemblée nationale française.

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Presse privée en Afrique Francophone: Entre "coupage", "corruption", "lobbying" et "dysfonctionnements" !

Sociologue des médias, Mor Faye analyse la presse privée d’Afrique francophone dans son ouvrage récemment publié aux éditions l’Harmattan, intitulé "Presse privée écrite en Afrique francophone, enjeux démocratiques ". L'oeuvre de Mor Faye est un pavé de 400 pages. Sur plus d’une centaine de pages, l’auteur, après avoir décliné et expliqué les différents mécanismes de la corruption d’une corporation, se propose de montrer qu’en Afrique, bon nombre d’organes de presse privée écrite sont devenus de véritables instruments de pression et de lobbying au profit d’intérêts occultes : couverture d’actes de détournement de deniers publics, défense d’hommes d’affaires douteux, accès d’opérateurs économiques et patrons de presse aux marchés publics sans respect des procédures, cristallisation des «clivages ethniques» à des fins politiques au profit des partis au pouvoir et des partis d’opposition...

«Les journalistes de la presse privée écrite africaine ne cessent d’expliquer la répression dont ils sont victimes par l’absence d’Etat de droit démocratique en Afrique», relève-t-on dans la postface.

Se fondant sur une enquête menée au Bénin, au Sénégal et au Togo, ce livre révèle un autre phénomène tout aussi négateur de la liberté de la presse : la corruption d’une bonne partie de la presse privée écrite africaine par les pouvoirs politiques et des hommes d’affaires. Après avoir décliné et expliqué les différents mécanismes de cette corruption, cet ouvrage se propose de montrer qu’en Afrique, bon nombre d’organes de presse privée écrite sont devenus de véritables instruments de pression et de lobbying au profit d’intérêts occultes : couverture d’actes de détournement de deniers publics, défense d’hommes d’affaires douteux, accès d’opérateurs économiques et patrons de presse aux marchés publics sans respect des procédures, cristallisation des «clivages ethniques» à des fins politiques au profit des partis au pouvoir et des partis d’opposition...

Cet «activisme médiatique», comme en rend compte ce livre sur la base de cas concrets, expose les journalistes de la presse privée écrite africaine à davantage de violence.

Mor Faye, enseignant à l’Université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal, a mis l’accent sur les manquements et dysfonctionnements qui gangrènent les médias et en donne les causes. Ce chercheur, docteur en sociologie de la communication à l’Université de la Sorbonne (Paris), met à nu les manquements, les tares et les turpitudes des journalistes de la presse privée des trois pays cités plus haut. « La corruption est le même fléau qui gangrène la profession de journalisme dans ces trois pays ouest africains », écrit-il dans son ouvrage.

L’enseignant de la sociologie des médias à l’Université Gaston Berger de Saint Louis a, par ailleurs, tenté de comprendre pourquoi cette presse dont on attendait tant il y a quelques années, s’est révélée en fin de compte aussi médiocre.

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jeudi 19 février 2009

Kinshasa, d'un quartier à l'autre !

L'auteur nous invite à une "promenade" utile et enrichissante dans Kinshasa, ville cosmopolite, vivante, magique et fascinante.

C'est avec délectation que l'on peut lire cet ouvrage que Jacques Fumunzanza Muketa, avec bonheur, a consacré à la capitale de la République démocratique du Congo, une ville cosmopolite, vivante, magique et fascinante. Pour la (re)découvrir, l'auteur nous invite à le suivre dans une "promenade " utile et enrichissante, qui l'a conduit à explorer pratiquement tous les quartiers de chacune de 24 communes que compte l'interminable agglomération kinoise, du quartier cossu de la Gombe ou de Binza au quartier populeux de Masina ou de Ndjili, en passant par le quartier résidentiel ou industriel de Limete.

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Le phénomène "Enfants de rue" en Afrique

Le phénomène des enfants vivant dans la rue est un problème mondial préoccupant. On assiste à une forte tendance à l'enracinement du nombre d'enfants dans la rue. Une sous-culture de la rue impose aux enfants une autre vision du monde, conduisant à une attitude de négation à l'égard de certaines valeurs sociales et à une sorte de valorisation exacerbée de leur personnalité "pervertie". Comment appréhender ces constructions identitaires, ces stratégies de survie, cette sorte d'adaptation secondaire chez les enfants de la rue ?

Avant les années 80, les pays africains affichaient de manière arrogante qu’ils ne connaissaient pas le phénomène des enfants de la rue. D’après la rhétorique d’alors, les Africains avaient une conception de la famille tellement élevée qu’un enfant ne pouvait être abandonné de ses parents. Et quand bien même cela arrivait, cet enfant serait aussitôt récupéré par les autres membres de la famille. En effet, dans la tradition africaine, l’enfant constituait tout l'investit humain et total des parents. L’on mettait au monde pour continuer le clan, pour se montrer digne de ses parents et pour ne pas éteindre le nom de la famille. La famille était le lieu d’expression des sentiments de solidarité clanique. Elle aidait ou était un cadre d’expression de prérogatives, un soutien et un milieu de croissance. C’est cette famille que les pays africains croyaient encore servir jusque dans les années 80. La vérité c’est que la famille telle qu’entendue ci-haut était une réalité vécue dans l’Afrique des villages. L'Afrique d'aujourd'hui avec ces villes avaient amené ses impératifs et avait déstructuré la réalité sociale. Cette déstructuration a, entre autres, engendré des enfants de la rue, des enfants dont la paternité est attribuée à la rue!

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vendredi 20 février 2009

Rencontre avec Catherine Néris

Cathérine Néris, députée européen au Parlement européen à Strasbourg

Elle se dit Martiniquaise, Française et Européenne. Membre de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, la députée européenne Catherine Néris n'a pu assister à la rencontre, au Palais de l'Elysée, ce jeudi 19 février 2009 entre le président Nicolas Sarkozy et les élus locaux des quatre DOM (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion).

Membre du groupe socialiste au Parlement Européen (PSE), Catherine Néris s'était présentée à l'Elysée, mais l'eurodéputée a été empêchée d'entrer par une conseillère de l'Elysée, au moment même où l'on a besoin de toutes les forces vives pour travailler et trouver des solutions durables pour les DOM.

Pourtant, en tant que membre suppléant de la commission de l'agriculture et du développement rural au Parlement européen, sa contribution aurait pu être efficace et importante lors de cette rencontre puisque environ 87 % des décisions et directives et lois sont d’origine « européenne ».

Devant une trentaine d'élus de l'Outre-mer, réunis hier à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a proposé la tenue d'états généraux afin de débattre «des grands enjeux» dans chacune des collectivités ultra-marines et a annoncé un effort de 580 millions d'euros.

Catherine Néris tenait à s'exprimer librement dans un média citoyen. Elle a choisi Réveil FM. Droit dans ses bottes, sereine et ferme, c'est une eurodéputée bien dans sa tête (et son plus proche collaborateur et conseiller personnel) que nous avons rencontrée dans un café situé à quelques pas du Palais de l'Elysée. Déjà Stella Olowa, le directeur de Réveil FM-Europe, depuis la Hollande, avait fait une interview par téléphone en direct avec elle.

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dimanche 22 février 2009

Réveil-FM Livres 07

Un grand merci aux éditions l'Harmattan , notre partenaire pour cette rubrique.

Le petit travail bibliographique, où nous essayons d'expliquer certains goûts particuliers, certaines préférences, certaines délicatesses de l'esprit, certaines variétés de l'amour des livres, n'a nullement pour but de justifier la passion d'élite qui nous pousse à rechercher ces précieux témoins des accroissements de l'âme humaine à travers les générations.

L'amour des livres, dont les alléchements variés à l'infini se rattachent à toutes les glorieuses activités de la pensée n'a nul besoin d'être justifié, c'est glorifié qu'il faut dire, quand on réfléchit qu'aucun art, aucune science, aucune forme de protestation railleuse ou grave, réaliste ou mystique, battant en brèche l'ignorance et la sottise, n'échappe aux rayons de nos bibliothèques.

Grâce aux livres, le bibliophile traverse à son gré les mers et les temps ; il pénètre sans crainte d'y être coudoyé dans les foules de toutes les époques, et s'y choisit librement ses guides dans le nombre des esprits supérieurs qui lui ont légué les préoccupations de leurs contemporains. La masse n'assiste qu'à cette partie du grand drame terrestre qui se joue devant ses yeux ; pour le bibliophile, l'action se déroule entière depuis le lever du rideau, dans ses moindres épisodes historiques. L'enchantement des actes qui ont précédé l'heure moderne lui fait comprendre, d'une façon plus nette, le sens de la scène incomplète dont le hasard l'a fait acteur.

Là est le secret de cet appétit des livres qui affame les intelligences d'élite dont les rangs deviennent chaque jour plus serrés et plus nombreux. Cette passion a, d'ailleurs, mille manières d'envahir ceux qui passent à la portée de son influence ; aucune autre n'offre à ses adeptes un champ aussi vaste et des objets aussi merveilleusement variés. Tous ceux qui aiment ces glorieux trophées des siècles n'ont pas, à un même degré, le désir de surprendre la pensée de nos pères à sa source ; le goût du bibliophile a de nombreuses nuances tournant toutes au respect de ces vénérables épaves de la pensée.

On peut classer, tout d'abord, les bibliophiles en deux grandes catégories : ceux qui jouissent de la substance des livres, qui les traquent pour en extraire le contenu et s'imprégner de leur esprit, et ceux qui, les saisissant au passage pour s'en faire les conservateurs, en contemplent amoureusement la forme, les restaurent, les revêtent de pourpre et d'or et les sauvent des profanations du vulgaire.

Dans la première classe de ce vaste culte, on aime le livre pour ce qu'il contient ; on le recueille sous toutes ses formes et dans l'état où il se présente. Ces fervents investigateurs ne jetteront pas avec mépris le volume désiré, parce que les vers l'ont troué et dentelé ; ils ne s'offusqueront pas trop des taches d'encre et de cire, des annotations oiseuses, des mutilations de marges, ni des mouchetures rougeâtres produites sur le texte par l'humidité. La bonne condition est pour eux un point secondaire ; souvent même ils béniront l'accident qui a fait dédaigner une oeuvre rare, de l'opulent accapareur, pour la jeter entre leurs mains. Dans les rangs de ce groupe, les différences de goûts portent plus sur le fond que sur la forme.

Certains d'entre eux recherchent spécialement les oeuvres d'une langue déterminée, d'autres sont en quête de celles produites dans telle ou telle spécialité d'étude. Ceux-ci guettent les chroniques à légendes, les mémoires chaudement imprégnés de couleur locale, les compilations pittoresques, les commentaires historiques semés de savoureuses indiscrétions ; ceux-là s'attachent aux travaux des philosophes, aux poétiques rêveries des mystiques, aux hardiesses des penseurs prime-sautiers. D'autres récoltent les premiers efforts de la science sous leurs formes étranges et empiriques. Aux uns il faut des poètes et des conteurs ; aux autres, des satiriques et des pamphlétaires ou des hérésiarques avoués, heurtant audacieusement, au péril de leurs têtes, les idées de leurs temps.

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vendredi 27 février 2009

Thoval Tavarès Pedro, du football à l'UMP

C'est au 55 rue de la Boétie, siège de l'UMP dans le 8ème arrondissement que j'ai rencontré M.Thoval Tavarès Pedro. Un angolais qui a vécu toute son enfance à kinshasa en République Démocratique du Congo. L'homme a fait partie d'un groupe très restreint des blacks proche du président Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2007. Serviable, courageux et homme de terrain, à l'UMP, il fait partie de l'équipe d'adhésion de nouveaux membres.

Très connu sous son prénom de "Thoval", l'ancien joueur de l'équipe de football "Etoile du Zaire", Tavarès Pedro a grandi dans la commune de Lingwala.

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lundi 16 mars 2009

10 Questions à Jean Kalama-Ilunga

Ancien conseiller culturel de Laurent-Désiré Kabila, Jean Kalama-Ilunga est le Coordonnateur de l'Union de Congolais pour la Défense de la Patrie (UCDP) force politique de rappel à l'ordre et de proposition, organisation politique indépendante qui se présente en véritable force pour l'alternative. Intellectuel polyvalent Expert en Prospective stratégique, Jean Kalama-Ilunga est un intellectuel polyvalent. Il est acteur politique, homme de culture et analyste politique. Sa fierté, avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila et il entend continuer son combat.

Les réponses de Jean Kalama-Ilunga, à nos 10 questions, sont d'une acuité intellectuelles, elles sont excellentes et interpellatrices.

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dimanche 15 mars 2009

Décolonisons les imaginaires et mentalités !

Jeudi 12 mars 2009, Bertrand Delanoë, maire de Paris a posé pour les photographe avec un t-shirt à l'effigie de Barack Obama, un homme incontournable du sujet "décolonisons nos mentalités" !

« Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé » disait Albert Einstein. Bertand Delanoë et son équipe viennent de relever un défi:un colloque pour lutter contre les discriminations raciales à Paris. Organisé le jeudi 12 mars 2009 à l'Hôtel de Ville de Paris, le colloque « Décolonisons les imaginaires » a eu pour objectif d’éveiller les consciences sur la problématique des discriminations raciales, d’identifier l’invisible, le pernicieux et les dysfonctionnements liés aux préjugés qui altèrent le regard sur l’autre.

"De nombreux universitaires étaient présents pour débattre sur ce sujet délicat mais essentiel. D'autres personnalités et des anonymes étaient également présents pour donner leur point de vue. Cette journée a été organisée à l'initiative de Yamina Benguigui, réalisatrice et adjointe au maire de Paris, chargée des droits de l'homme et de la lutte contre les discrimination.

Pour l'adjointe au maire de Paris, la « notion de race a pénétré nos imaginaires qui restent imbibés de préjugés raciaux, grouillent de stéréotypes ». « Toute notre histoire coloniale a charrié du mépris, de la relégation. »

Elle souhaite que les députés parisiens, toutes tendances confondues, déposent une proposition de loi afin d’inscrire dans les critères d’attribution des marchés publics, des obligations quantifiées en matière de lutte contre les discriminations.

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mardi 17 mars 2009

Droits de l'Homme bafoués et piétinés au Congo !

Paris, 02 avril 2008, Floribert CHEBEYA, Directeur Exécutif de l'Ong la "Voix des Sans Voix", place de la Bastille haut lieu symbolique de la Révolution française.

Les lois sont semblables aux toiles d'araignées qui attrapent les petites mouches mais laissent passer guêpes et frelons disait Jonathan Swift.

Les Ong de droits de l'homme en République Démocratique du Congo sont les vrais lampistes indépendants qui nous restent pour sauver la démocratie balbutiante et enrhumée au pays de Nzinga a Nkuvu.

N'en déplaisent aux médias coupagistes, thuriféraires du régime Joséphiste dont les membres de l'Alliance pour Maintenir les Prédateurs (AMP) et alliés, conduisent inéluctablement le Congo à la dérive.

L'arrestation arbitraire des acteurs de droits de l'homme:Floribert Chebeya Bahizire, Directeur exécutif de la Voix des Sans Voix (VSV) et Dolly Ibefo Mbunga, Directeur exécutif adjoint VSV, et de Donat Tshikaya, membre du Réseau National des Droits de l’Homme en RD Congo (Renadhoc) est une violation flagrante de la Constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo actuellement.

La situation de droits humains en République Démocratique du Congo par rapport à l’exercice des libertés individuelles et collectives, ne doit plus souffrir de peu d’attention. Lorsqu'on sait que la peine de mort est appliquée au Congo, la torture y institutionnalisée, la situation des prisonniers pas reluisante, les conditions de détention ainsi que l’état de maisons carcérales laissent à désirer. On ne peut qu'être inquiet pour les défenseurs de droits de l'homme arrêtés par les sbires de Joseph kabila.

Les soins de santé primaires y sont à peine assurés et, d’ailleurs, la plupart des décès enregistrés dans les prisons congolaises sont dus à la torture, au manque de soins, ainsi qu’à la faim.

Il y a fort à craindre pour la vie de Floribert Chebeya et ses confrères acteurs de Droits de l'homme.

Lorsqu'un régime politique impopulaire est aux bois, les signes avant-coureurs de chute sont: les arrestations arbitraires, le musellement des journalistes, le retour à la pensée unique, le refus de la pluralité d'opinions, les répressions politiques, les détenus politiques et d’opinion, les persécutions des défenseurs des droits de l’homme et les syndicalistes, la tendance à bafouer systématiquement les droits humains, l'instauration de l'’impunité, l’armée, le service de sécurité et la justice sont instrumentalisés au lieu d’être au service de la Nation et des citoyens, les assassinats, les tueries...

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samedi 21 mars 2009

"Les riches empruntent, les pauvres remboursent" (Coluche)

Ce "canard le plus riche du monde" est reputé pour son avarice et son côté aventurier. Crée par le scénariste-dessinateur Carl Barks en 1947, oncle de Donald Duck a pour surnom oncle Picsous (unle scrooge en anglais)

Pas facile d'être un président d'un Etat en faillite comme la République Démocratique du Congo. Joseph kabila, son Alliance pour Maintenir les Prédateurs (AMP) et alliés, ont contribué largement à la banqueroute de la République Démocratique du Congo.

Les zombies de la République ont tout pris pour eux:augmentation des salaires mirobolants, appointements et avantages sociaux, très vite la III ème République s’est drapée dans les oripeaux d'un régime autocratique-dictatorial. La légalité républicaine a cédé la place aux mots d’ordre de l'AMP et ses " tontons macoutes " qui bastonnent et emprisonnent à tour de bras ; les organes classiques de l’Etat (gouvernement, parlement, Sénat, cours et tribunaux) sont phagocytés par les instances parallèles-monopartistes et subordonnés à celles-ci ; le " militantisme" remplace les critères d’expertise et de compétence. Devenu Parti-Etat, les milices de l'AMP, les services de sécurité et les corps spéciaux, croient assurer par la terreur, la longévité d'un régime décadent.

La crise mondiale devient un prétexte pour couvrir l'immobilisme caractériel du régime de kinshasa qui fonctionne à vue sans stratégies ni perspectives.

La monnaie nationale, le franc congolais est malade. Sa dramatique dépréciation face au dollar américain: 825 FC pour 1 dollar est inquiétant.

Est-ce que c'est seulement l'effet de la crise mondiale ? Non.

Les Congolais malgré eux sont contraint d'appliquer à la lettre La Fontaine : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »

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mardi 24 mars 2009

La société civile congolaise veut-elle sauver Kamerhe ou le régime kabiliste ?


Kinshasa, le 22 mars 2004, à la Halle de la Gombe lors des Assises de l'Arco, Freddy Mulongo et Vital Kamerhe. L'actuel Président de l'Assemblée Nationale aura été un ministre de l'information, presse et communication non conflictuel, un homme d'écoute.(Photo Kokolo archives)

De tous les ministres de l'information et presse que nous avons connu (Didier Mumengi, Dominique Sakombi Inongo, Kikaya Bin Karubi, Henri Mova Sakany..), Vital Kamerhe est le seul ministre de l'information et presse qui ne s'est jamais pris ni aux journalistes encore moins aux médias. Aucun média n'a été suspendu, ni fermé avec Kamerhe.

A Butembo, dans le Nord-Kivu, c'est sous un arbre qu'il nous avait reçu pour notre plaidoirie, loin des oreilles indiscrètes. Au départ de son ministère, un arrêté était prêt à la signature pour la suppression de 5.000$ réclamée à cor et à cri pour un récépissé (un papier administratif) aux radios associatives et communautaires en République Démocratique du Congo.

Nous avons de l'estime et du respect pour la personne de Vital Kamerhe. Nous sommes très intrigué par le lettre ouverte de 200 organisations à Joseph Kabila.

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jeudi 26 mars 2009

Sarkozy à Kinshasa son appel pour la paix régionale a-t-il été entendu ?

Paris, 16 juillet 2008, Nicolas Sartkozy et Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo, à l'Elysée

Kinshasa, le 26 mars 2009, Nicolas Sarkozy, président de la République Française et Joseph Kabila, au Palais de la Nation

Joseph Kabila, le président électroniquement élu de la République Démocratique du Congo en 2006, aurait pu laisser de côté son sempiternelle bouderie et honorer son hôte.

Dans la tradition bantoue, on sort de chez soi pour accueillir son invité. Joseph Kasa-vubu, le premier président de la République l'a fait, Mobutu Sese Seko a excellé, il était le champion de cette marque d'hospitalité en terre congolaise, Mzée Laurent Désiré kabila en toute simplicité, toujours avec son chapeau accueillait ses hôtes sur le tarmac de N'djili. Joseph Kabila ne s'est même pas dérangé pour aller à N'djili, pour accueillir Nicolas Sarkozy, président de la République Française, son hôte qui a foulé pour la première fois le sol congolais.

C'est Adolphe Muzito, le premier ministre qui a joué ce rôle.

Huit ans après l'assassinat de Mzée Laurent Désiré Kabila au palais de Marbre, le président de la RDC a du mal à enfiler le costume du chef d'Etat et de mieux le boutonner. "Etre un bon homme politique, c'est très facile, a dit un jour le raïs égyptien Nasser. Il suffit d'identifier ce que veut le peuple et de le crier plus fort que les autres. Etre un homme d'Etat est en revanche beaucoup plus difficile: il faut discerner où est l'intérêt du peuple et d'obtenir son adhésion pour agir dans cette direction...". Le peuple congolais tient a ses valeurs ancestrales, l'hospitalité en est une. Et pourtant, Denis Sassou Nguesso qui est encore en deuil avec la perte de sa fille Edith Lucie Bongo Ondimba, née Sassou Nguesso, était présent à Maya Maya pour accueillir son homologue Sarkozy.

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lundi 30 mars 2009

RDC: La Peine de mort est-elle une arme politique ?

vendredi 06 février 2009, à l'auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, Me Robert R. Bryan, l’avocat états-unien de Mumia Abu Jamal, journaliste condamné à mort il y a près de vingt-sept ans et Freddy Mulongo. A l’occasion de la projection du documentaire "Toute ma vie en prison", Mumia Abu Jamal est devenu le symbole du combat contre la peine capitale, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier (produit par l’acteur britannique Colin Firth et Livia Guiggioli en présence des animateurs de l’enquête, William Francone et Katie Green)

Bill Richardson, ce nom vous dit-il encore quelque chose ? Le 29 avril 1997, Bill Richardson, délégué américain à l'Onu, l'homme des missions difficiles disait-on à l'époque, avait été dépêché par le président Bill Clinton à Kinshasa. Après sa rencontre avec le Maréchal Mobutu Sese Seko, un président malade, qui vivait ses derniers jours au pouvoir, devant les journalistes, Richardson avait déclaré urbi et orbi, "les Etats-Unis ne croient pas qu'il puisse y avoir de solution militaire à la crise zaïroise".

L'âme humaine est capable de prouesse. Le mercredi 18 mars 2009, Bill Richardson, le gouverneur de l'Etat du Nouveau-Mexique a écrit: "Aujourd’hui marque la fin d’un long parcours entre le sujet de la peine de mort et moi. Pendant toute ma vie d’adulte, j’ai cru avec fermeté que la peine de mort était un châtiment juste, dans des cas très rares, et seulement pour les crimes les plus abjects.

Je le pense toujours. […] Mais il y a six ans, lorsque j’ai pris mes fonctions de gouverneur de l’Etat du Nouveau-Mexique, j’ai commencé à remettre en cause mes opinions. Le problème est devenu plus tangible pour moi, parce que je savais que le jour arriverait où je serais face à deux situations : prendre une décision quant à un projet de loi pour abolir la peine de mort, ou, plus difficile, signer l'arrêt de mort de quelqu'un.

Quelle que soit mon opinion, je n'ai pas suffisamment confiance dans le système judiciaire actuel pour être l'arbitre final lorsqu'il s'agit de décider qui meurt et vit après un crime. Si l'Etat doit prendre cette décision extraordinaire, le système doit être parfait et doit ne jamais se tromper. Mais la réalité est que le système n'est pas parfait, loin de là. Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort dans tout le pays".»

Bill Richardson, l'homme qui avait conseillé le maréchal Mobutu de quitter le pouvoir sinon son corps allait être traîné dans la rue à kinshasa. 12 ans après, il aboli la peine de mort dans son Etat le Nouveau-Mexique aux Etats-Unis.

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jeudi 30 avril 2009

"Le Fouineur de la RDC" sur Katanga Business

Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga (à gauche), Thierry Michel, réalisateur de Katanga Business (chemise blanche à droite) et son équipe lors du tournage

Katanga Business, le dernier film du Belge Thierry Michel, nous parle du sempiternel pillage des richesses de la République Démocratique du Congo et de l’extrême pauvreté des Congolais. Les conquistadores de temps modernes et les bourgeois compradores font la loi au Congo de Lumumba.

Le populisme du gouverneur du Katanga est le reflet de la faiblesse et de la corruption du gouvernement national. Aucun service de l'Etat congolais ne fonctionne normalement (règlementation du travail, salaire minimum, contrôle des prix des denrées de première nécessité etc ). La situation que vit la population, congolaise en générale et katangaise en particulier, au quotidien est ca-tas-tro-phi-que! Vu l'inertie des institutions, le comportement du gouverneur détonne forcément.

"Le Fouineur de la RDC" a un regard détaché, professionnel sur le film, aucune frénésie incitative mais une analyse d'homme libre.

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dimanche 29 mars 2009

Bernard Mayo, un artiste talentueux et polyvalent

Bernard Mayo est né à Kisangani en République Démocratique du Congo, mais il est un vrai kinois. C'est à kinshasa qu'il a grandi, c'est aussi à kinshasa qu'il a appris et devenu un grand dessinateur à "Jeunes pour Jeunes", il a eu comme référent Denis Boyau et Sima Lukombo. Dans les années 90, avec l'évangélisation et les conversions massives à la chretienneté, Mayo crée avec ses amis un groupe musicale "les pops célestes" à Ndjili-Masina. Depuis 1993, Bernard Mayo vit à Berlin en Allemagne.

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vendredi 10 avril 2009

Réveil FM Livres 08

Lire, selon moi, c'est entrer dans une compréhension du monde et des gens ou au moins dans une relation avec le monde et les gens qui ne soient pas limitées par le point de vue singulier de ce que je suis à l'exclusion du reste. J'aime lire parce que ça donne de l'épaisseur à mon expérience de vivant, de la profondeur au monde et, il faut bien le dire, parce qu'un livre s'ouvre et se referme à ma guise, respecte mon rythme et mon besoin de silence, et que, contrairement aux autres interlocuteurs, il ne s'offusque pas d'un oubli prolongé sous la table de nuit.

Aimer lire n'est pas facile, il faut trouver le bon bouquin mais pour ça il faut en lire énormément. La lecture est une passion, soit tu aimes ou tu n'aimes pas.

La lecture est un art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous voyons le monde se multiplier. Autant il y a d’artistes originaux, autant nous avons plusieurs mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent à l’infini.

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vendredi 3 avril 2009

A coeur ouvert avec Pierre Yambuya Lotika Kibesi

Pierre Yambuya Lotika Kibesi est né le 12 décembre 1950 à Stanleyville dans la Province Orientale. Lumumbiste-Muleliste, très jeune compagnon de luttte de Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Nicolas Olenga, Tupa Edouard, Laurent Désiré Kabila, Martin Kasongo, Maluyani Rigobert, Adrien Kanambe, Vital Mpakasa, Umba Johson de l'armée populaire de libération (APL) en 1964.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi est le géniteur de la Direction Générale des Migrations (DGM) dont il fut le Directeur Général de 1997-2004.

Ancien pilote de Mobutu Sese Seko, il est un témoin clé dans le film du belge Thierry Michel: Mobutu, Roi du Zaïre. A son actif, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la République Démocratique du Congo dont le dernier qui vient de sortir à la fin du mois de mars 2009 "colonialisme au Congo: Ils ont trahi Mzée-Vérité biologique de Joseph Kabila". A Paris, le tome VII se vend comme des petits pains à la Fnac. Pavé dans la marre, Pierre Yambuya a éventré le boa et brisé l'omerta congolaise. Sans grandiloquence expressive, il retrace les secrets bouleversants et les plus cachés de la naissance de Joseph Kabila.

Un grand homme politique français m’a dit le 15 janvier 2007 : pourquoi aucune puissance étrangère n’arrive pas à dicter aux Libyens ce qu’il faut faire? C’est parce que les dirigeants libyens sont honnêtes et respectueux, ce qui est le contraire des dirigeants congolais, car vous êtes égoïstes, cupides, malhonnêtes et irresponsables dans un pays où les habitants auraient dû être plus heureux qu’au Portugal, qu’en Suisse, qu’en Italie, qu’en Belgique et même qu’ici en France avec toutes les richesses naturelles que regorge le Congo. Monsieur Yambuya ne considérez pas mes propos comme des injures, mais je suis très choqué de la misère qui habite le peuple congolais. Vous avez sacrifié deux hommes honnêtes dans votre histoire : Patrice Lumumba et Laurent Kabila.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi, le géniteur et le premier directeur général de la Direction Générale de l'Immigration (DGM) entouré par les officiels au siège de la DGM, boulevard du 30 juin à Kinshasa Gombe

Les cabales seront organisées contre ses idées sur la raison d’être d’un service d’immigration de développement. Sa suspension des fonctions due à une enquête administrative totalement fausse, avait pour vraies raisons de détruire le bilan combien positif des oeuvres qu'il avait accompli publiquement à la DGM et de favoriser la croissance du sous-développement de la République Démocratique du Congo par ceux qui n’ont d’autres ambitions que la paupérisation du peuple congolais à leurs profits égoïstes: les nostalgiques de l’inversion des valeurs humaines et leurs héritiers de la révolution ratée du 17 mai 1997.

En juillet 2004, les services de sécurité de Joseph Kabila décident sans raison apparente d'arrêter Pierre Yambuya, le directeur général des migrations. Celui-ci se réfugie dans une ambassade occidentale. Coup de téléphone de l'ambassade à la présidence. L'ambassadeur : « Ne le cherchez plus. Il est chez moi ». Le président : « Tant mieux. Je préfère qu'il ne soit pas arrêté. Gardez-le quelque temps et tout rentrera dans l'ordre. » Comme si le président de la République ne maîtrisait pas tout...

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mercredi 8 avril 2009

10 Questions à Kä Mana

30 avril 2007, à Lungern en Suisse, Kä Mana était l'orateur, lors du séminaire international de la Fiacat sur le thème: l'interdit de la torture, un principe en péril

Philosophe, théologien et analyste politique congolais, Kä Mana est connu pour ses analyses pointues et acérées. "Depuis les indépendances de nos pays dans les années 1960, les élites intellectuelles d'Afrique ont pris l'habitude de poser à intervalles réguliers la question de la pertinence de leurs théories et de leurs pratiques sociales en regard des conditions politico-économiques et techno-scientifiques catastrophiques de notre continent.

Après avoir été liée aux nécessités du développement et de la libération de nos sociétés au cours des deux premières décennies de notre « autodétermination » où nous étions tous et toutes portés par d'étincelants rêves de prospérité, de liberté et de dignité, cette question a tendance à devenir l'expression d'une désillusion profonde face aux attentes lumineuses qui furent les nôtres.

Au début, les forces intellectuelles du Continent ont sérieusement cru à la grandeur du savoir pour construire l'Afrique post-coloniale. Elles ont misé sur les sciences dites exactes comme sur les sciences humaines pour libérer des dynamiques de la transformation sociale et sortir une fois pour toutes de l'état de « colonialité » à nos yeux inacceptable. Il existait comme un pacte évident entre la promotion des savoirs et des pratiques scientifiques dans les universités et les impératifs sociopolitiques d'une Afrique à construire hors des ornières du colonialisme. Il s'agissait en fait de briser l'étau qui étranglait la destinée du continent depuis cinq siècles d'humiliation dans nos relations avec le monde occidental.

Ce pacte entre science, développement et liberté a très vite fait long feu. Il a brillé pendant un temps dans le ciel de nos discours sans se transformer en pratiques politiques, sociales, culturelles et scientifiques à la mesure de nos rêves. Nos sociétés ont été précipitées dans une sorte de descente aux enfers vertigineuse : avec des dictatures militaires ubuesques, des partis uniques dévoyés, des logiques sociales débilitantes et une mentalité aux antipodes de nos attentes les plus orageuses.

Les préoccupations des forces intellectuelles se sont alors drapées d'une vaste désillusion et ont plongé nos intelligences dans une sorte « de dépression psychique» et « d'angoisse métaphysique » d'où jaillit constamment le besoin de comprendre ce qui nous arrive réellement. Le besoin de nous expliquer à nous-mêmes nos propres défaites, nos échecs patents en matière de développement, de libération et de construction d'une société de prospérité, de dignité et de bonheur." A Réveil FM, nous nous interdisons de saucissonner la pensée d'autrui.

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lundi 6 avril 2009

Les conflits et guerres au Kivu simples comme un coup de fil !

Le coltan, une abréviation pour colombo-tantalite, est un minerai qui associe deux métaux classés parmi les métaux réfractaires : le colombium (appelé aussi nobium, symbole chimique Nb) et le tantale (symbole chimique Ta). C’est lui qui donne sa valeur au minerai. Le tantale est reconnu pour sa dureté et sa résistance extrême à la chaleur et à la corrosion. Il sert à fabriquer des pièces d’avion, des fusées, des outils de précision, mais surtout des objets de consommation très courante : des condensateurs pour les ordinateurs et les téléphones portables.. Le secteur de l’électronique monopoliserait ainsi 60 à 80% du marché du tantale.

Les plus belles réserves de ce minerai se situent en Australie, au Brésil, au Canada. Mais le minerai le plus pur serait celui du Kivu, au sud est de la RDC. En 2000, la République Démocratique du Congo aurait produit, en 2000, 130 tonnes de tantale, soit 11% de la production mondiale. De façon très étonnante, le Rwanda voisin aurait lui produit 160 tonnes accaparant 13% du marché mondial. Or il est largement reconnu que la majorité des exportations rwandaises proviennent en fait de la RDC. La RDC assurerait 20% de la production mondiale. spiritains.net/videos/playcoltan.htm Le coltan est au cœur du problème de l'Est. Dans cette partie orientale de la République Démocratique du Congo où il n’y a plus de paix depuis 20 ans, le coltan, sans pour autant faire cesser les autres trafics "classiques" (or, diamants, bois), est devenu l’objet de toutes les convoitises, de toutes les compromissions, le ressort de cette interminable instabilité du pays, pour le plus grand malheur des populations.

La République Démocratique du Congo est-elle victime d'une guerre de ressources ? À l’échelle mondiale, on estime que les guerres de ressources ont entraîné la mort ou le déplacement de plus de 20 millions de personnes et ont permis aux rebelles, aux seigneurs de guerre et aux gouvernements répressifs de récolter au moins 12 milliards de dollars. Et se sont les enfants qui souffrent le plus de la destruction et du déplacement qui s’en suit.

Les guerres de ressources sont des conflits armés financés entièrement ou partiellement par la vente de ressources naturelles – tels que les diamants, le pétrole, l’or, et le bois d’œuvre. Il y a présentement plus de 30 guerres en cours dans le monde et environ le quart de ces conflits armés sont classifiés comme des guerres de ressources. Les guerres de ressources créent des cercles vicieux. Les gouvernements corrompus ou les forces rebelles se procurent les ressources naturelles, les vendent à des multinationales pour de vastes sommes d’argent, utilisent cet argent pour acheter des armes et utilisent ces armes pour obtenir ou maintenir le contrôle des régions riches en ressources naturelles et des civils innocents qui vivent dans ces régions.

Les guerres de ressources ont entraîné la mort et le déplacement de millions de civils innocents, forcé des millions de personnes à quitter leur foyer, augmenté l’écart entre les riches et les pauvres et contribué à une destruction environnementale massive.

Qu’est-ce qui entraîne les guerres de ressources ? Plusieurs régions riches en ressources naturelles ont une histoire de manque de respect pour les droits de la personne – certains parlent même de la malédiction des ressources.

Dans l’ensemble, les statistiques démontrent que plus les pays dépendent de l’argent provenant de l’exportation des ressources naturelles, ils se classent dans le pire de l’indice de développement humain des Nations Unies ( un indice mesurant les améliorations sociales et économiques d’une année à l’autre).

Toutefois, la présence de ressources naturelles ne peut pas être la seule cause de conflit, puisque des pays comme l’Australie, le Canada, la Norvège et le Botswana sont riches en ressources naturelles mais ne font pas face à des conflits armés importants. Dans la plupart des cas, les mésententes idéologiques – mésententes sur le bien et le mal – sont la source des conflits, mais avec le temps, ces mésententes passent à l’arrière plan, et l’appât du gain et la corruption deviennent le moteur de la guerre.

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samedi 11 avril 2009

Durban II: Dans la tourmente du boycott des assises prévues à Genève du 20 au 24 avril 2009.

Baki Youssoufou, Président de la Confédération étudiante lors de son allocution, à la tribune de l'auditorium de la Maison du Barreau, pour le boycott de Durban II.Photo BG-Dayclik

A moins de deux semaines de la tenue de la Conférence "Durban II" sur le racisme qui doit se dérouler du 20 au 24 avril 2009 au Palais des Nations à Genève, la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra) a organisé un grand meeting citoyen à la Maison du Barreau dans le premier arrondissement à Paris, le mardi 07 avril 2009. La société civile française s'est mobilisée pour un boycott de "Durban II" avec le soutien de S.O.S Racisme, le Grand Orient de France, le Comité Laïcité République, Regards de femmes, la confédération étudiante, la ligue du droit international des femmes, les meilleurs des Mondes, UN Watch, la coordination des Berbères de France, etc..

Refusons la mascarade de Durban II

Tous les intervenants qui sont montés à la tribune du majestueux auditorium de la Maison du Barreau: Philippe Schmidt, avocat et vice président de la Licra en charge des Affaires internationales; Jean Claude Buhrer, journaliste, ancien correspondant du Monde auprès des Nations Unies et co-auteur de « L’ONU contre les Droits de l’Homme ? »; Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur; Baki Youssoufou, président de la confédération étudiante...ont déploré que les droits de l'homme ne soient plus universels à l'ONU.

" On assiste à une remise en cause des textes fondamentaux de la déclaration de 1948 et la conception universaliste des Droits de l'homme", a déclaré Jean Claude Buhrer . Plusieurs griefs ont été relevé face au Conseil des Droits de l'Homme de l'Onu prévu du 20 au 24 avril à Genève:

- 7 articles dont les plus cités:10 et 56 parlent de la diffamation des religions. Faut-il prohiber tout examen de la foi en terre d’Islam, au moment où des millions de musulmans, surtout en Europe, refusent que l'islam soit assimilé à l’intégrisme ? La discrimination des femmes musulmanes est-elle pris en compte ?

- La criminalisation du blasphème, confusion entre le racisme qui touche les personnes et le blasphème qui est de l'ordre des idées.

- L'Islamophobie est décrite comme la forme de racisme ayant le plus progressé " depuis les événements du 11 septembre 2001". Le rapport n'établit aucune hierarchie dans la discrimination qui vise les différentes religions; il évoque l'antisémitisme et la christianophobie. Mais c'est l'islam et les musulmans qui sont aujourd'hui les principales victimes du racisme dans le monde, ou plus exactement dans le sphère occidentale. Sur les 48 paragraphes consacrés aux formes de discrimination des religions, 21 concernent "l'Islamophobie", 7 à l'antisémitisme, 5 à la christianophobie et 6 pour les autres formes de discriminations religieuses (hindouisme, bouddhisme, syncrétismes etc).

- Le comité préparatoire de Durban II est présidé par la Lybie, l'Iran et le Pakistan occupent la vice-présidence, et le Cuba est rapporteur.

- Israél, cité comme pays terroriste.

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samedi 25 avril 2009

La DCRM, un goulag tropical pour les Congolais de la RDC à Brazzaville ?

Kinshasa et Brazzaville sont les deux capitales les plus proches au monde, elles ne sont séparé que par le fleuve congo

Située au bout de la corniche, le geôle de la Direction Centrale de Renseignements Militaires (DCRM) à Brazzaville est tristement célèbre à cause des disparus de Beach. Les 353 réfugiés à Kinshasa qui avaient débarqués au port fluvial de Brazzaville en mai 1999 et qui auraient été massacrés par les autorités congolaises, selon leurs familles. En 2005, un tribunal congolais avait acquitté plusieurs accusés, dont des militaires de haut rang. C’est la cour d’appel de Versailles qui avait repris ce délicat dossier lequel avait été instruit, puis annulé il y a plus deux ans, par la justice française.

Trois congolais de la République Démocratique du Congo dont un capitaine, un adjudant chef et un civil croupissent dans le geôle de la sinistre Direction Centrale de Renseignements Militaires (DCRM) à Brazzaville.

Demandeurs d' asile en République du Congo, deux sont détenus depuis 5 ans sans inculpation ni procès au quartier général du service de la sécurité militaire de la DCRM, à Brazzaville. Il s’agit d'un ancien officier de l’armée, Germain Ndabamenya Etikilome et d’un ancien capitaine de police Bosch Ndala Umba. Le civil congolaisrdcien qui est dans le couloir de la mort, est M. Mahambu, un adepte de Bundu dia Kongo (BDK) depuis plus de 2 mois et demi.

Ancien magistrat militaire, Ndabamenya a été arrêté le 29 mars 2004 par des membres de la DCRM à Brazzaville, après qu'il eut accordé un entretien à la radio nationale de la République du Congo à propos de tirs entendus quelques jours plus tôt à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.

Ndabamenya se serait réfugié à Brazzaville à la suite de menaces reçues après avoir témoigné devant une commission de la RDC qui enquêtait sur des allégations d'infractions militaires et autres délits qui auraient été commis par l'ancien procureur de la Cour d’ordre militaire (COM), le colonel de l’armée Charles Alamba Mungako.

Pour certaines sources à Brazzaville, les rdciens auraient été arrêtés à la demande du gouvernement de la République Démocratique du Congo. Les autorités congolaises affirment qu'ils sont arrêtés pour espionnage en faveur d’une puissance étrangère (à savoir la RDC) et pour atteinte à la sûreté de l’État.

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jeudi 9 avril 2009

Le Général Mbunza Mabe est décédé en Afrique du sud !

Bukavu, le 09 mai 2004, le Général Mbunza Mabe s'adressait aux kivutiens après la débandande de Jules Motebusi et ses soldats.

Le général Le Général Mbunza Mabe est décédé tôt ce matin vers 6h en Afrique du sud. Après plusieurs vérifications de nos fins limiers au pays de Nelson Mandela, nous nous sentons obliger de vous livrer cette information. Information connue par les autorités congolaises mais non livrée à la population. Avec la disparition du Général Mbunza Mabe, nous risquons de vivre le syndrome du Palais de Marbre. Mzée Laurent-Désiré Kabila, président de la République Démocratique du Congo a été tué le 16 janvier 2001, Frère Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" annoncera sans froid aux yeux à l'opinion nationale et internationale que Mzée Laurent kabila était mort à Harare au Zimbabwe, le 18 janvier 2001. L'objectif étant de faire correspondre l'assassinat de Mzée Laurent Kabila à celui de patrice Lumumba, le 17 janvier 1961.

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vendredi 17 avril 2009

Réunion du groupe des Ambassadeurs des pays africains en France

Les Ambassadeurs africains à Paris.

Ce jeudi 16 avril 2009 a eu lieu la réunion de concertation annuelle du groupe des Ambassadeurs des pays africains en France. La réunion s'est déroulée au salon Spitzer, au Press Club à l'hotel Sofitel Champs-Elysées dans le VIII ème arrondissement de Paris. Elle a été présidé par le doyen des ambassadeurs, Henri Lopez de la République du Congo.

La photo de famille révèle que l'Afrique fait un pas de la parité: Cinq femmes sont ambassadrices en poste à Paris. Parmi elles:l’ancienne directrice-adjointe de cabinet du président Bongo Ondimba, Félicité Ongouori-Ngoubili (en rose), a officiellement présenté le 26 janvier à Paris ses lettres de créance au président français, Nicolas Sarkozy, en tant que nouvelle ambassadrice du Gabon en France. Et Dr.Panduleni-kaino Shingenge, ambassadrice de la la Namibie (veste jaune et jupe noire) pour la France, l'Italy, le Portugal, l'Espagne, l'Unesco et la FAO.

Autre fait insolite, l'ambassadeur du Maroc a participé à la réunion des ambassadeurs à Paris alors qu'officiellement le Maroc a quitté l'OUA-devenu depuis l'Union Africaine- le 12 novembre 1984, le jour même où la République arabe sahraouie démocratique (RASD) avait été admise comme membre à part entière au sein de l'organisation panafricaine. Un petit rappel de fait: Addis-Abeba. À 17 h 50, la délégation sahraouie, conduite par son président, Mohamed Abdelaziz, fait son entrée dans la salle des séances de l’Africa Hall et prend place entre ses pairs du Rwanda et de São Tomé e Príncipe. La délégation marocaine, conduite par le conseiller du roi Hassan II, Ahmed Réda Guédira, s’installe derrière son pupitre.

Après l’ordre du jour, le Maroc demande la parole. Guédira donne alors, sur un ton très calme, lecture d’un message du roi Hassan II : « Voilà, et je le déplore, l’heure de nous séparer. En attendant des jours plus sages, nous vous disons adieu et nous vous souhaitons bonne chance avec votre nouveau partenaire. » Ce nouveau partenaire, c’est la RASD, État autoproclamé en 1976 par le Front Polisario et qui siège pour la première fois en tant que membre de l’OUA.

Avant de se retirer, Guédira réaffirme avec ferveur que la présence du drapeau chérifien sur le sol saharien est « conforme à l’Histoire et à la loi internationale ».

Le ministre zaïrois des Affaires étrangères lui emboîte le pas, accusant l’OUA d’accueillir en son sein « un État fantôme et de violer ainsi la charte de l’Organisation », qui stipule que seuls des pays indépendants et souverains sont habilités à y siéger. En fin de journée, au pied du grand escalier de l’Africa Hall, les 140 membres de la délégation marocaine – dont une bonne partie est d’ailleurs d’origine sahraouie – quittent le sommet avec fracas, scandant d’une seule voix : « Le Sahara est marocain et le restera. »

Le Président Abdoulay Wade du Sénégal avait dit un jour “L'Union africaine sans le Maroc, n'a pas de sens" ! Dans l'interview-vidéo, Henri Lopez répond explicitement à cette question sur la présence du Maroc à cette rencontre des ambassadeurs à Paris.

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lundi 20 avril 2009

Parlement godillot: Evariste Boshab, un apparatchik du joséphisme à l'Assemblée Nationale !

L'élection de Boshab à la présidence de l'Assemblée nationale est un signe de plus du "métayage institutionnel" dû à la "néofédalisation" de l'Etat congolais par l'AMP à travers sa segmentation politique, administrative, judiciaire et économique en véritables "seigneuries" dont l'objectif est l'appropriation et la confiscation du patrimoine national. Que va -t-il changer au Congo après l'élection de Boshab ? Rien. Comme sous le Mpr-Parti-Etat, la parlement congolais devient une caisse de résonance des décisions AMP.

Faucon du joséphisme, Evariste Boshab représente comme d'autres avec lui, le "nihilisme politique" en République Démocratique du Congo, c'est-à-dire les prédateurs dont la crise du sens de la prospective les prédispose à manger tout sur leur passage, au point de ne plus se rapporter à la cité que sur le mode d'une manducation constante.

Il fait partie de ceux qui préfèrent la posture zoologique des chèvres qui broutent là où elles sont attachées, à l'humanité de l'homme congolais. L'acte caprin de brouter symbolise la manducation, l'Etat congolais représente un simple pâturage économique, et la gouvernance politiquement médiocre au Congo est celle où les intérêts privés mènent constamment des croisades féroces contre l'intérêt général.

Evariste Boshab est un ancien haut cadre de l’UDPS qui après un long séjour en Belgique avait choisi de rallier le camp du pouvoir de l'Afdl au raison entre autre que l’UDPS voulait demeurer éternellement dans l’opposition. En fait, Evariste Boshab, trépignait d’impatience d’accéder aux affaires pour garantir ses arrières. Il se mit donc à courtiser le pouvoir de Kinshasa, les Afdliens lui ont ouvert grandement ses portes, sans doute avait-il promis en échange d’apporter à ses nouveaux maîtres la bonne méthode qui leur permettrait de laminer définitivement l’UDPS.

On a compris par après que Boshab n'était partisan d'un seul objectif:« Opération enrichissement personnel ».

Ex- directeur de cabinet de J. Kabila, Evariste Boshab a recouvré auprès du Congo-Brazzaville en 2004, la somme de 32 millions de dollars américains de la Société Nationale d'ELectricité (SNEL).

Evariste Boshab a été poussé à la démission pour cette affaire malgré le soutien de son chef direct. Qu’il affirme aujourd’hui avoir démissionné pour préserver sa dignité laisserait penser que l’homme a le sens de l’honneur, malheureusement pour lui, les faits plaident contre lui. Ainsi donc, monsieur le professeur, a usé d’un excès de zèle rare dans le dossier de recouvrement des arriérés de la SNEL auprès de ses débiteurs étrangers en vue d’empocher une juteuse commission.

Même si l’intéressé nie vigoureusement en clamant à qui veut l’entendre son innocence, il y a des signes extérieurs d’enrichissement qui ne trompent pas, surtout en Belgique, il n’ y a qu’à faire un tour à Louvain ou Wavre. C'est très facile aujourd'hui de clamer qu'il n'a pas été inquiété par la justice. Mais de quelle justice parle Boshab ? Y a t-il une justice indépendante au Congo ? N'est-elle pas vampirisée par l'AMP dont il est l'un des membres influents ? Et Jean Pierre Bemba dans tout ça ? L'homme est déjà au CPI, il ne peut donc pas se défendre.C'est facile d'accuser les morts et prisonniers.

Certains confrères au Congo ont présenté Evariste Boshab comme le candidat du "Grand kasaï" au perchoir de l'Assemblée nationale. Supercherie à outrance. Sous la houlette de Louis Michel, Evariste Boshab, Bob Kazadi kabamba et quelques belges autoproclamés spécialistes du Congo ont pondu la "Constitution de Liège" de 2006 qui régit la République Démocratique du Congo. Or avec le découpage territorial voulu par Bosahab et ses compères-charcutiers,le "Grand Kasaï n'existera plus. La RDC comptera 26 provinces, en lieu et place des 11 actuelles. Lorsqu'on sait que 65 % de l’espace national sont privés de toute administration et de toute infrastructure, et 78 % des congolais sont des marginaux économiques, sociaux et culturels, vivant dans des conditions très précaires caractérisées par l’absence de toute forme d’État, pourquoi cette précipitation ?

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dimanche 19 avril 2009

Frère Likinga Mangenza Redo et Soeur Joujou Lumumba dans "Repentance"

Après une carrière musicale couronnée de succès et de gloire dans Zaïko Langa Langa. En 1975, Likinga Redo et Lengi Lenga sont recrutés pour combler le vide laissé par Wembadio, Anto-Evoloko, Bozi Boziana, et Mavuela Somo qui ont quitté Zaiko en 1974.

Dès lors, de 1975 à 1984, avant son arrestation au Portugal, Likinga Mangenza Redo grâce à sa voix, avec une petite touche de mélancolie dans sa voix, va changer la dimension des chansons de Zaïko Langa Langa.

Depuis sa sortie de prison et sa maladie, Likinga Redo chante pour son Dieu. Il est accompagné spirituellement par le Frère Adjina Djuma -Pili, leader du Centre Evangélique "Espace de Prières".

1. Réveil FM: Likinga Redo, pourquoi "Repentance" ?

Frère Likinga Redo : La gloire est au Seigneur notre Dieu et pas pour l’homme que je suis. Dieu m’a aidé dans ma longue maladie et m’a sauvé de la mort. J’ai à cette occasion fait le bilan de ma vie d’artiste et je n’ai rien trouvé à montrer comme trophée ou acquisition de quelque sorte.

Je me suis retrouvé tout à coup seul tout seul, c'est le vrai bilan que j'ai pu faire. Cela arrive également à d'autres que moi, le seul à être fidèle dans tout, c'est Dieu.

Dans mon cas, les fans de toutes les belles chansons que j’ai écrites et chantées n’étaient plus avec moi, c'est la vie. Dans ma solitude et la maladie, le Seigneur notre Dieu est seul venu à ma rescousse. Voila pourquoi, j’ai décidé d’aller de l’autre côté de la barrière.

Aujourd’hui, je prépare un album dedié à l’Eternel mon Dieu qui sera présenté par Adjina PRODUCTIONS sous le label "Pan African Corporation Records.

A l’occasion de la sortie de cet album, je répondrai volontiers à toutes les questions que vous voudrez bien me poser.

Je profite de l’occasion que vous me donnez aujourd’hui pour saluer toutes les personnes qui ont aimé mes chansons et je leur demande de me retrouver dans l’adoration et la louange pour la gloire du Dieu tout Puissant, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Soeur Joujou Lumumba

2. Réveil FM: après votre album « Jour de Gloire » voici que vous nous présentez avec Likinga Mangenza Redo l’album « Sois loué Seigneur » pourquoi tant d'investissement dans la chanson chrétienne ?dans la vie des croyants ?

Soeur Joujou Lumumba: Le chant est un moyen approprié pour exprimer des affections et des aspirations de l’âme. C’est un outil d’excellence pour adorer, glorifier et louer l’Eternel notre Dieu. En retour, il en résulte une bénédiction et un profit pour non seulement celui qui chante, mais aussi pour celui qui écoute.

En reprenant les paroles du psalmiste : «Il est bon de célébrer l’Éternel, et de chanter des cantiques à la gloire de ton nom, ô Très-Haut» ! (Ps. 92:1), on constate que cette tradition perdure dans la vie des croyants que nous sommes à travers nos chants de louanges au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

L’humilité, la foi en Dieu et la sincérité du croyant produisent un univers de paix, de calme, d’amour et de foi qui favorise la sensation de la présence de Dieu à nos côtés. Dieu voit tout et est partout à la fois, mais il ne manifeste sa présence qu’à celui qui l’appelle en esprit et en vérité. Si nous avons la bonne attitude, Dieu se manifeste à nous et permet un moment de communion intense avec lui.

Avant de prier, le chant chrétien est un outil qu’il convient de mettre en première ligne, car il prépare le terrain à travers la louange et l’adoration, favorisant ainsi la manifestation à nos côtés du tout Puissant Dieu d’Abraham, d’Isaac et Jacob, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. A partir de là, nous pouvons prier, faire des supplications car Dieu est parmi nous.

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jeudi 23 avril 2009

Paris, restitution des assises du 6ème Forum Mondial du développement durable

Journaliste, fondateur de l’Association Adapes (espace de réflexion géopolitique) et de la revue “Passages”, Emile H Malet est l'un des confrères qui ont accompagné Nicolas Sarkozy lors de sa mini-tournée africaine dans trois pays: République Démocratique du Congo (26 mars), République du Congo (26-27 mars) et République du Niger (27mars).

Le Forum Mondial du Développement Durable, dont il est le délégué général, avait élu domicile du 27-31 Octobre 2008 à Brazzaville, en République du Congo. La République Démocratique du Congo était-elle présente ? Qui l'avait représenté ? Ce qui est sûr, la RDC n'est pas signataire de la Déclaration des Chefs d'Etat et de gouvernement qui a sanctionné les assises de Brazzaville.

"La situation africaine est paradoxale à plus d'un titre, tant ce continent cultive atouts et faiblesses, potentialités et déficiences, destin tragique et espérance chevillée à la vie. Mais l'Afrique refuse d'être le cimetière de l'humanité alors qu'il en est le berceau".

Le vendredi 17 avril 2009, un cocktail de restitution des assises de Brazzaville a été organisé au Press Club par l'ambassade du Congo à Paris.

Le Forum Mondial du Développement Durable est le rendez-vous annuel des décideurs et responsables du monde économique, politique, éducatif et associatif francophone, avec des ouvertures internationales vers l’Asie, les Etats-Unis, l’Amérique latine et l’Afrique.

Le FMDD est aussi un lieu de dialogue intégrant les points de vue diversifiés sur la mondialisation, l’écologie et le développement durable. Cette manifestation annuelle se veut une passerelle entre la mouvance du World Economic Forum de Davos et l’altermondialisme de Porto Alegre.

Ce reportage vidéo fait Nicolas Abena et Freddy Mulongo comprend 4 éléments: l'interview d'Emile H Malet, délégué général du Forum Mondial du développement durable, l'interview de Pierre-André Wilzer, ancien Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie dans le gouvernement Raffarin. Depuis avril 2007, il est le président de l'Agence Française du Développement (AFD), le discours de Emile Malet et le discours de Henri Lopès, ambassadeur de la République du Congo en France

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samedi 25 avril 2009

Réveil FM Livres 09: Les fanatiques !

Bombes humaines, kamikazes ou terroristes... Pour une vérité qu'ils croient détenir, ces fanatiques sont prêts à donner jusqu'à leur vie.

Aujourd'hui, le fanatisme a tendance à s' étendre et à se radicaliser. Des groupes politiques les plus extrémistes aux mouvements religieux les plus intégristes, la violence devient la règle coutumière. Pourtant, derrière ces actes meurtriers, derrière ces violences, des hommes et des femmes militent pour des valeurs plus au moins hautes, plus ou moins exprimées mais qui mettent toujours en avant une certaine idée de l'humanité.

Brosser le portrait du fanatique, c'est lui donner un visage, toucher la personne qui se cache derrière le masque, approcher les idées par les personnes qui les incarnent et leur donnent vie. Dans certains cas, le fanatisme n'est qu'une folie passagère, mais, dans d'autres, il devient un mode de pensée et un mode d'action qui se systématise. Vivre en fanatique devient non seulement un moyen, mais aussi un but, une fin dernière. Le fanatisme a des degrés et tous les fanatiques ne se ressemblent pas.

Le fanatique est l'homme du sacré, mais pas n'importe quel homme, ni n'importe quel sacré. Il est celui qui se voue corps et âme à sa cause, jusqu'à l'excès, jusqu'à la plus folle passion. Et le sacré dont il est question est un sacré qui s'idéalise, qui s'absolutise au point de recouvrir même le champ censé lui échapper, le champ profane.

Le fanatique ne fait plus de différence, il est devenu un être monolithique.Le problème de l'excès du fantique, ce sont les conséquences tragiques que ne manque pas de créer son comportement. Ce ne serait pas si grave au fond si de telles conséquences ne touchaient que lui, mais ses actes produisent des effets en chaîne qui sont immensément dévastateurs pour autrui.

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lundi 18 mai 2009

la fin des journaux et l'avenir de l'information !

Ce livre est un encouragement pour Lambert Opula "Hinterland", Guy De Boeck "Congoforum", Guy Makutu "Le Fouineur de la RDC", Candide Okeke et Rolain Mena "Apareco", Pascal Madika "Congotribune", Jean kalama-Ilunga "Ucdp-rdc", Udpsonline... Les forums comme Congo-uni, Le cri des opprimés, la politique de la RDC etc. Mais aussi aux penseurs libres et électrons libres de la diaspora congolaise que sont: Djamba Yohé, Jean Pierre Mbelu, Cheik Fita, Madimbadier, Liliane Lubaki, Jeanne Muanza, Kadari Mwene-Kabyana, Basile Diatezwa, Kuelo Florent, Philippe Lutete, Kikombo Ngoy, Evariste kapiamba, Placide Nzenza et tous les internautes congolais de la diaspora qui aiment l'internet et s'expriment à travers lui.

Dans un pays de 65 millions d'habitants comme la République Démocratique du Congo, avec sa capitale Kinshasa qui regorge plus de 13 millions d'habitants,troisième plus grande agglomération du continent par sa population, aucun journal dans la capitale ne tire à plus de 2500 exemplaires. Les journaux ne sont pas distribués en provinces et les 11 provinces actuelles n'ont pas des quotidiens régionaux. Ceux qui apparaissent les sont à l'improviste. Dans un pays où les médias sont bâillonnés, muselés, confisqués, caporalisés appartiennent en majorité aux acteurs politiques, et les journalistes "coupagistes" sont transformés en attachés de presse et thuriféraires d'un régime décadent-tortionnaire, pour faire bouillir la marmite, l'internet est le seul à pouvoir donner des informations alternatives.

"A l'avenir, il n'y aura que deux catégories de journaux: les survivants et les morts", annonçait l'an dernier Dean Singleton, cador de la presse américaine. les carottes sont cuites et les journaux aussi ? Aucun doute pour Bernard Poulet ( rédacteur en chef à L'Expansion, en charge de la rubrique Idées. Il est également l'auteur d'un livre sur Le Pouvoir du Monde. Quand un journal veut changer la France, publié à La Découverte en 2004).

Aux Etats-Unis, les plus glorieux monuments de la profession s'enfoncent lentement sûrement. Les jours du "New York Times" semblent comptés, c'est l'exode sur le net et les éditions sur papier ne seront bientôt plus , selon la formule de Robin Sloan, qu' "une lettre confidentielle pour les élites et les personnes agées". Le phénomène est mondial. En France, les journaux qui sont généralement subventionnés par l'Etat, font face aux gratuits et n'échappent pas à cet "inévitable et lent effondrement".

Un des virus est identifié, il s'appelle "Internet", cette pompe qui siphonne les journaux intoxiqués à la publicité. Fini l'âge d'or pour les journaux, adieu petites annonces émigrées elles aussi vers la Toile, et bienvenue dans "un monde où les annonceurs veulent payer au clic et les consommateurs ne veulent rien payer du tout".

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vendredi 22 mai 2009

Nduwa Guershon, premier rabbin noir de la région parisienne ?

Guershon Nduwa représentant et fondateur de la communauté juive noire en Ile-de-France. Il est le président de la Fraternité Judéo-noire.

Né en 1964, Nduwa Guershon est originaire de la République Démocratique du Congo. Fonctionnaire au ministère des Affaires sociales à Kinshasa, tout commence en 1988 lorsqu'avec une bourse en poche, il se rend en Israël pour suivre des études en civilisation hébraïque. "La société israélienne m'a accepté et formidablement bien accueilli. J'ai appris ses coutumes et je me suis converti au judaïsme en 1995" explique-t-il. Converti au Judaïsme à l'âge de 28 ans, il a dû abandonner son prénom Edouard pour Guershon. Il vit en France depuis 1993. Psychologue à Médecins sans frontières, il revient d'un voyage lorsque nous l'avons rencontré.

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samedi 23 mai 2009

La forêt congolaise, un poumon vert à préserver

Paris, mercredi 20 mai 2009, Jean-Louis Borloo Ministre d'État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire et Bernard Kouchner Ministre des Affaires étrangères et européennes, lors de la conférence de presse au Cape sur la 2ème réunion préparatoire du Forum des Économies Majeures sur l’Énergie et le Climat pour la négociation climatique mondiale

Paris va accueillir une réunion préparatoire les 25 et 26 mai sur la négociation climatique. La France veut affirmer son rôle dans les négociations.

Les discussions dans la capitale française porteront plus particulièrement « sur les actions et objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la diffusion des technologies propres, le financement des activités pour la protection du climat et l’adaptation aux impacts du changement climatique ».

Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner ont présenté mercredi 20 mai la stratégie de la France qui passe notamment par un projet de partenariat entre Europe, Afrique et Pacifique . Notre question sur la forêt équatoriale de la République Démocratique du Congo est-elle un patrimoine universel ?

Jean Louis Borloo et Bernard Kouchner se sont longuement se sont apesantis sur la sauvegarde et le bon usage du deuxième poumon forestier du monde (après l’Amazonie), la forêt équatoriale congolaise. La déforestation est responsable d'un quart des émissions de gaz à effet de serre. Pour lutter contre cette source de réchauffement climatique, il faut à la fois convaincre les populations locales, les exploitants forestiers et les consommateurs à préserver la forêt congolaise. Aux mamans congolaises qui sont habituées à couper les bois de la forêt pour nourrir les familles, aux chasseurs Congolais qui brûlent la forêt pour attraper les gibiers, il leur faut des solutions alternatives. Sinon les grandes décisions prises dans des rencontres internationales n'auront aucun sens et impact sur le terrain.

La réunion préparatoire de Paris du Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat est une prémices de celle qui aura lieu en juillet prochain en Italie en présence des 17 pays les plus pollueurs de la planète qui sont: Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Danemark (en sa qualité de Président de la Conférence de Copenhague), États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Union Européenne (présidences tchèque, suédoise et Commission européenne). Les Nations unies sont également invitées à participer à ce dialogue.

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lundi 25 mai 2009

La mémoire nationale congolaise en jeu !

Le mausolée M'zee Laurent-Désiré kabila est situé devant le Palais de la Nation dans la commune de la Gombe dans la ville de Kinshasa

Guy Lumumba qui vient de rentrer à Paris après un séjour de 6 mois aux Etats-unis est l'initiateur de la statue de son père qui est proche de la vraie physionomie de Patrice Emery Lumumba.

Le mois de juin sera marqué par des commémorations nettement moins joyeuses en République Démocratique du Congo:

4 juin 1969 - 4 juin 2009: 40 ans du massacre des étudiants de Kinshasa par la soldatesque de Mobutu. Les étudiants massacrés dont le nombre exact (10 ? 50 ? ou 100 ?) n'ont jamais reçu de sépulture officielle.

14 juin 1989 - 14 juin 2009: 20 ans du décès du Cardinal Albert-Joseph Malula, archevêque de Kinshasa. Le Cardinal Malula ne mâchait pas ses mots dans ses prises de position politique contre le régime dictatorial et prédateur de Mobutu. Humaniste, Visionnaire et Homme de combat, le Cardinal Malula fut le fondateur du christianisme authentiquement africain ; Son engagement politique précoce l’amena à participer en 1956 à la conception, et la rédaction du « Manifeste de conscience africaine » qui fut le premier document intellectuel congolais qui a littéralement ébranlé le pouvoir colonial belge.

Sa lutte frontale contre le pouvoir dictatorial de Mobutu lui a valu un exil à Rome, au Vatican, en 1972, pendant la période de « zaïrianisation » ou nationalisation sauvage des entreprises privées.

30 juin 1960 - 30 juin 2009: 49 ans de l'indépendance avec un bilan que l'on connait d'avance.

La transmission du passé est un enjeu fondamental pour le vivre ensemble d'une société. En République Démocratique du Congo, nous avons un grand problème avec notre passé, ce qui explique que notre présent patauge, et notre futur est incertain.

Pour aller à la sorbonne, depuis le quartier mouffetard Paris VIème, j'aimais bien passer devant le panthéon et lire son fronton "Aux grands hommes, la nation reconnaissante".

Les grands hommes (femmes) existent-ils pour le Congo ? Pourquoi ne pas les honorer ? Ignorer Diégo Câo, explorateur portugais avec sa découverte de l'embouchure du fleuve congo en 1483, c'est oublier que la guerre de l'eau est devant nous. Le fleuve congo est un enjeux mondial important.

Ignorer les indomptables Kimpa Vita et Simon Kimbangu comme précurseurs de notre indépendance arraché aux belges, est une erreur monumentale.

Avez-vous vu un stèle érigé aux martyrs de l'indépendance du 4 janvier 1959 ? Moîse Tshombe, Mulopwe Kalonji, Pierre Mulele, auront-ils aussi un jour des stèles à leurs noms ?

Evariste Kimba, Anany, Bamba, et Mahamba ou les pendus du pont Gabu, auront-ils n'est-fut-ce qu'un air de repos, une avenue qui portera leurs noms ?

Depuis la fin de la défunte transition 1+4=0 et le début de la tâtonnante IIIème République, Nzanga Mobutu est Ministre d'Etat à l'Agriculture, Pêche et Elevage mais la dépouille de son père Mobutu Sese Seko kuku Ngbendu wa za Banga est toujours à l'étranger, au cimetière chrétien de Rabat au Maroc. Etonnant, non ?

Les victimes des affres de guerre de l'Est: Makobola, Kasika, Mwenga, Makobola, Kamituga, Burhiny, Munigi, Kibumba....(Sud-Kivu); Luofo, Lubero, kasiki, Kanyabayonga...(Nord-Kivu); Kisangani, Bunia (Province Orientale) auront-elles un jour de sépulture officielle où un stèle commémoratif à leurs noms ?

A kinshasa, l'avenue Lwambo Makiadi (ex-Empereur Bokassa) est la plus défoncée et sale; au rond-point victoire la place des artistes est squatté par un container bleu-jaune de la police au vu et au su de tous.

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mercredi 29 avril 2009

Xavier Bertrand, à haute voix !

Paris, jeudi 23 avril 2009, Xavier Bertrand, le secrétaire Général de l'UMP lors de la conférence de presse au Cape

Invité par l'Association de la Presse Etrangère (APE), dont notre confrère Nicolas Abena est conseiller et reponsable de Imagazine, Xavier Bertrand l'ancien ministre travail et l'actuel patron de l'UMP est venu au Cape, la veille de ses trois mois à la tête du parti sarkozyste. Très proche de Nicolas Sarkozy, du début à la fin de son intervention, Xavier Bertrand, le patron de l'UMP n'a cessé de parler du "Mouvement Populaire". L'UMP est-il entrain de muter ?

Homme libre et grand connaisseur des dossiers, Xavier Bertrand est arrivé sans escorte et sans notes. Après une présentation faite par Christine Ranunkel, la vice-présidente de l'APE, il est entré avec ardeur dans le vif du sujet, avec des formules dont il est seul dépositaire du secret: "L'enjeu est simple pour le Mouvement Populaire: relancer la dynamique militante et politique ainsi que celle des idées (...) la vocation d'un parti politique est d'impulser et porter des réformes. Un parti politique n'est pas là pour préparer les élections (européennes ?). Réponse: Quand l'Europe veut, l'Europe peut ! C'est le tract de la campagne européenne pour les élections européennes du 7 juin 2009 qui a été mis à la disposition des journalistes.

Le Mouvement Populaire a dit Xavier Bertrand doit s'ouvrir à l'international et pas rester dans un débat franco-français

Et l'Afrique dans cette grande ouverture à l'international a-t-elle sa place ? Réponse dans cette vidéo

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jeudi 7 mai 2009

"Les Nouvelles crises sont porteuses, d'un nouvel avenir du Congo" dixit Jean Kalama-Ilunga

Jean Kalama-Ilunga, secrétaire Général de l'Ucdp

Faut-il faire l'autopsie de cet article de Jean Kalama-Ilunga ? Faut-il nécessairement provoquer une nouvelle crise pour résoudre les différentes crises qui sévissent en République Démocratique du Congo ? Jean Kalama-Ilunga, le secrétaire Général de l'Ucdp a-t-il raison dans son analyse ? Que peut-on sortir de ce texte sans en "censurer" l'auteur ou le vouer aux gémonies ? Plusieurs questions se posent suite à cet article. Pourquoi les internautes ont laissé filer ? La vigilance a-t-elle baissé ?

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dimanche 3 mai 2009

3 mai: Journée mondiale de la liberté de la presse 2009

Pour une fois, nous prenons la décision de sortir du débat congolo-congolais sur la liberté de presse. Les Congolais savent ce qu'en est la liberté de presse au pays de Lumumba. Tout en étant attaché au maxime de la une du Canard enchaîné "La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas", nous reconnaissons qu'être journaliste est un métier en danger par le temps qui court où les autocrates et ergocratres se rebiffent utilisant les pouvoirs qui sont leur pour bâillonner, museler, emprisonner, tuer, assassiner...

Lorsqu'on est au pouvoir souvent on déteste les journalistes, il arrive bien souvent qu'on perde le pouvoir. On commence à rechercher les journalistes pour qu'ils écrivent, parlent ou filment... Nous vous proposons l'éditorial de Larry Kilman, Directeur des communications de l'Association Mondiale des Journaux (AMJ) ainsi les témoignages de Moussa Kaka (Niger), Barry Bearak expulsé du Zimbabwe, Mohammad Al-Al Abdallah, syrien en exil aux Etats-Unis, Abdel Karim Al-Khaiwani de Yemen, Claudia Juliete Duque de la Colombie. La liberté de presse est le thermomètre qui permet de mesurer la température démocratique dans un pays.

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mercredi 13 mai 2009

Nuremberg, la diaspora congolaise prend des initiatives

Nuremberg (Allemagne), 7 mars 2009, Madame Jeanne-Marie Sindani, présidente de l'Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (Updcongo) tirant la sonnette d'alarme sur le drame congolais

Il se tint à Nuremberg du 14 novembre 1945 au 1er octobre 1946, le procès intenté contre 24 des principaux responsables Allemands du régime nazi, accusés de complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l'humanité... Nuremberg (Nürnberg en allemand) est une ville allemande, de la Bavière. Elle est le principal centre économique de la Moyenne-Franconie et la deuxième ville en importance en Bavière, après Munich.

Le 07 mars dernier, les congolais de la diaspora-leurs épouses et enfants-se sont mobilisé à travers une conférence sur le thème:"Violences, impunité et drame humanitaire en RDC", qui a été suivie d'une marche pacifique dans la ville de Nuremberg.

Le nombre impressionnant des femmes, jeunes et enfants montre le réveil lent d'un éléphant endormi.

La RDC aura-t-elle aussi un jour droit à un Nuremberg Congolais ? A quand la justice réparatrice aux 6 Millions des morts congolais ? Les députés du parlement de République démocratique du Congo (RDC) viennent d'adopter une loi prévoyant une amnistie pour les seigneurs de guerres, aux groupes rebelles de l'Est du pays.

Au total, une vingtaine de groupes armés illégaux sont blanchis-sans jugement- suite à l'accord de paix censé mettre fin aux combats dans l'Est du pays. Et cette loi liberticide et partisane, qui amnistie les auteurs d'actes de guerre et d'insurrection, s'applique uniquement aux rebelles, miliciens et autres affidés de la kalachnikov, dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

La politique AMP, parti-Etat, du "tuer plus pour gagner plus" a ses limites.

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Business en guise d'aide au développement !

Le libre-échangisme porte atteinte...

à la souveraineté alimentaire...

"David contre Goliath", c'est ainsi que Vittorio Agnoletto, eurodéputé italien de la Gauche unie européenne, résume l'attitude de l'Union européenne (UE) envers les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP).

A quoi fait-il allusion ? Aux accords de paternariat économique (APE) que l'UE veut imposer aux pays ACP.

En effet, les accord de partenariat économique (APE) montrent le visage de la politique commerciale de l'Union européenne: un libre-échangisme qui bafoue les droits des agriculteurs du Sud, met à mal les finances des Etats déjà en difficulté et obère les chances de l'Afrique.

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mardi 5 mai 2009

Et si on supprimait le ministère de l'information et presse au Congo ?

En rébellion au RCD-Goma, Lambert Mende Ombalanga était heureux que RFI parle de lui. Devenu ministre de l'information et presse, il veut couper le signal de RFI au Congo

On peut ou ne pas aimer la ligne éditoriale des médias internationaux: RFI, BBC, La Voix de l'Amérique, Africa N°1 etc. Faut-il pour autant menacer de couper le signal d'un média qui informe nos populations congolaises ? La réponse est trois fois non. Lambert Mende Ombalanga est bien content lorsque RFI lui donne la parole. Pourquoi RFI s'interdirait à donner la parole à d'autres Congolais ? Ne sont-ils pas aussi citoyens de la République Démocratique du Congo que lui Lambert Mende Ombalanga, ministre ?

Lorsque Lambert Mende Ombalanga était en rébellion au RCD-Goma (1997-2003) soutenu par Kigali, il était heureux que RFI parle de leurs faits d'armes pour contrer Kinshasa à négocier, n'est-ce pas ?

Lambert Mende Ombalanga ne s'est jamais insurgé contre le fait que la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), caisse de résonance par excellence de l'Alliance pour Manipuler le Peuple (AMP), est un média public. Donc qui devrait être accessible à tous les Congolais non pas seulement les joséphistes qui sont au pouvoir.

Lambert Mende Ombalanga comme ses prédécesseurs ont transformé la RTNC en "la voix de son maître", média partisan et sclérosé dans la pensée unique des joséphistes. Alors même que les journalistes de la RTNC sont parmi les meilleurs du pays.

De Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", propagandiste et créateur des dieux en passant par Toussaint Tshilombo, le plus éphémère des ministres de l'information que la République n'ait jamais connu, le 20 octobre 2007 il a fermé 22 télévisions et 16 radios ( depuis Toussaint Tshilombo rase les murs, il dit à qui voudrait l'entendre qu'il a été manipulé par le Pprd) à Lambert Mende Ombalanga aujourd'hui, il y a un syndrome de prédation contre la liberté de presse par tous ceux qui sont nommés à ce ministère: information et presse au Congo-démocratique.

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dimanche 24 mai 2009

Réveil FM Livres 10

Plusieurs de nos internautes encouragent la diffusion de cette rubrique: Réveil-FM Livres.

Le livre est défini par Littré comme une réunion de plusieurs feuilles servant de support à un texte manuscrit ou imprimé. Et dans son Nouveau Dictionnaire universel (édition de 1870), Maurice La Châtre le définit comme un assemblage de plusieurs feuilles de papier, de vélin, de parchemin, imprimées ou écrites à la main cousues ensemble et formant un volume recouvert d'une feuille de papier, de carton, de parchemin, de basane, de veau, de maroquin, etc.

Les ouvrages que nous vous proposons sont de l'Institut français des relations internationales (Ifri) et Editions L'Harmattan.

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jeudi 7 mai 2009

Journée Mondiale de la Presse, l'Association de la Presse Etrangère (APE) sous toutes les coutures et cultures !

A Paris, le 03 mai pour la journée mondiale de la Liberté de la Presse, un grand tournoi amical de Basket-Ball a été organisé au stade Jean Bouin, 26 Avenue du Général Sarrail, Paris 16ème (à proximité du Parc des Princes) entre quatre équipes : les journalistes, les diplomates accrédités en France, les fonctionnaires du Quai d'Orsay (ministère des Affaires étrangères) et l'Ocde.

Une équipe joyeuse et soudée des journalistes de toutes nationalités

Par solidarité, les journalistes avaient porté sur leurs maillots les noms des journalistes emprisonnés et persécutés partout dans le monde pour le seul fait de vouloir exercer leur métier d’informer en toute liberté.

Voici le message de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères

Gidéon Kouts (T-shirt blanc), président de l'Association de la Presse Etrangère (APE) avec la coupe des journalistes. Vous remarquerez que chaque équipe avait sa coupe.

Les journalistes emprisonnés sont: Eynulla Fatullayev (Azerbaïdjan), Roxana Saberi (Iran), Euna Lee (Corée du Nord), Laura King (Corée du Nord), Ganimat Zahidov (Azerbaïdjan), Hu Jia (Chine), Mattewos Habteab (Erythrée), Kareem Amer (Egypte), Temesgen Gebreyeseus (Erythrée), Jassam Mohamed (Iraq), Zarganar (Birmanie), "Chief" Ebrima Manneh (Gambie), Dawit Isaac (Erythrée), Mushfig Huseynow (Azerbaïdjan), Fabio Prieto Liorente (cuba), Omar Rodriguez Saludes (Cuba), Ricardo Gonzalez Alfonso (Cuba), Sayed Perwiz Kambakhsh (Afghanistan).

Voici la lettre de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères:

Chers amis, Je tiens à adresser un message de soutien et d’amitié à tous ceux qui participent à cette initiative, journalistes, membres d’organisations non gouvernementales et diplomates.

Pour une fois, ce n’est pas dans une salle de presse mais sur un terrain de sport que vous allez vous retrouver pour un tournoi amical et fraternel au service de la liberté de la presse.

Le basket-ball est un sport d’équipe, et c’est collectivement que nous défendrons la liberté de la presse. Vous connaissez l’engagement de nos diplomates à vos côtés. J’ai demandé que toutes les ambassades de France dans le monde soient avec vous dès que la liberté de la presse est menacée. C’est l’une des priorités de notre diplomatie.

Aujourd’hui, mes pensées vont tout particulièrement à Anastasia Barbourova, jeune journaliste russe assassinée en pleine rue à Moscou il y a quelques semaines ; J’ai eu l’occasion de me rendre dans la rédaction de Novaia Gazeta où travaillait également Anna Politkovskaïa.

Pendant la minute de silence que nous allons observer, nous penserons à tous les journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions ou au cours des derniers mois, à tous ceux qui sont emprisonnés pour leur travail quotidien, qui vivent dans la crainte, pour leur famille, à tous ceux enfin qui se battent pour la liberté d’expression.

La liberté de la presse est notre bien commun et imprescriptible. Elle est une des garanties de la démocratie et d’une information équitable pour tous.

Je remercie la représentation croate à Paris d’avoir eu l’idée généreuse de vous réunir tous ici dans ce superbe cadre du stade Jean-Bouin. Je suis certain que vous aurez tous du plaisir à partager ces instants pour une cause aussi noble.

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vendredi 8 mai 2009

Six mois de Tambwe Mwamba, la diplomatie congolaise en chute libre !

A huis clos, pendant deux jours entiers du 05 au 06 février 2009, le ministre congolais des Affaires étrangères, M. Alexis Thambwe Mwamba (à droite) et son homologue rwandais, Mme Rosemary Museminali s'étaient rencontrés à Gisenyi dans le district de Rubavu au Rwanda

Six mois après l'arrivée de Mr Alexis Thambwe à la tête du ministère des Affaires étrangères, la diplomatie congolaise a tellement périclité que les élus du peuple nationaux se sont sentis obligés de le passer au supplice de l'interpellation. Quant aux ambassadeurs accrédités à Kinshasa et à nos chefs de mission diplomatique à l'extérieur, voire les syndicalistes de la centrale diplomatique à Kinshasa, le désarroi se lit sur leurs visages chaque fois qu'ils ont affaire à ce ministre qui se croit sorti de la cuisse de jupiter.

Lors d'une rencontre récente à la résidence de l'ambassadeur Sud-africain à Kinshasa, dans leurs conversations, plusieurs représentants des pays étrangers en RDC ont exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de l'arrogance de l'actuel patron de la diplomatie congolaise. Selon ces plaignants de taille, Alexis Thambwe Mwamba qui ne réalise jamais ses promesses se réfugie souvent dans la condescendance pour camoufler ses carences.

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dimanche 10 mai 2009

Alain Juppé face à la presse

Freddy Mulongo parlant avec Alain Juppé immédiatement après la dédicace de son livre

Le jeudi 7 mai 2009 à Paris, le Press Club recevait Alain Juppé, maire de Bordeaux, à l'occasion de la sortie de son livre: "Je ne mangerai plus de cerises en hiver", Editions du Plon. Il était interviewé par Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du Parisien et le débat était animé par Michel Fernet , Press Club.

Visiblement à l'aise, l'ancien Premier ministre, Alain Juppé, est revenu en petit comité sur ses déboires avec la justice après sa condamnation en 2004 dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. "Le jugement en appel m'a rendu une grande partie de mon honneur: il n'y a jamais eu la volonté d'enrichissement personnel, j'avais bien servi l'Etat et je ne devrais pas être le bouc émissaire de mon parti.

C'est pourquoi j'ai titré le deuxième et troisième chapitres de mon livre: humiliation en humiliation. Dans les pays Anglo-saxons, on ne fait pas de différence entre un délinquant et un criminel. Et lorsque les services de l'immigration américaine ont tapé mon nom sur les robots de recherches, je suis sorti parmi les criminels.

Comme je n'avait pas un visa spécial pour entrée aux Etats-Unis, les américains ont cru que je voulais entrer subrepticement aux Etats-Unis. J'ai failli être placé en détention provisoire ou connaitre l'expulsion...Je ne souhaite cela à personne. Si demain j'apprenais que j'ai un problème au cerveau, c'est plus grave et bouleversant.."

Freddy Mulongo parlant avec Alain Juppé immédiatement après la dédicace de son livre

Nicolas Abena et Alain Juppé avant que ce dernier ne quitte la salle de conférence

L'actualité africaine en France est dominée par les biens mal acquis par les chefs d'Etat africains. En effet, la doyenne des juges du pôle financier de Paris a jugé une plainte visant trois chefs d’Etats africains: le Gabonais Omar Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso et le guino-équatorien Teodoro Obiang Nguema, soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l’argent public détourné.

Dans une ordonnance de recevabilité partielle, la juge Françoise Desset a estimé que la plainte avec constitution de partie civile déposée par l’association Transparence international France (TI), spécialisée dans la lutte contre la corruption, était recevable, l’association ayant, selon son analyse, juridiquement un intérêt à agir.

A la question de notre aîné Lanciné Camara, président de l'Association des Journalistes Africains en France sur la relation France-Afrique, la réponse de l'ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Balladur dans cette vidéo:

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vendredi 15 mai 2009

L'AMP, Parti-Etat a encore frappé: Aristote kayembe, président fédéral de l'Union Socialiste Congolaise (Usc) assassiné au Kasaï !

Christian Badibangi, président national de l'Union Socialiste Congolaise (Usc) devant chez lui à Kinshasa

Deux observations s'imposent à la lettre de Christian Badibandi parvenue à notre rédaction:

1. L'Union Socialiste Congolaise (Usc), parti politique chère à Christian Badibangi, est endeuillée.

En effet, Christian Badibangi, le président national de l'Usc dénonce l'assassinat de Aristote Kayembe son représentant fédéral dans le Kasaï central et réclame une enquête indépendante pour élucider l'assassinat de son camarade de parti M. Kayembe. Un vrai dilemme pour l'Union Socialiste Congolaise qui réclame justice auprès de ses bourreaux.

Le cri de douleur de Christian Badibangi opposant au pouvoir AMP, Parti-Etat, sera-t-il entendu ? Souvenons-nous, en aout 2007, Christian Badibangi était lui même victime d'une tentative d'assassinat à kinshasa.

Ni les exécutants encore moins les commanditaires en République Démocratique du Congo n'ont été inquiété.

Depuis la confiscation "par les urnes" de tous les pouvoirs, l'AMP, Parti-Etat fait sa loi au pays de Lumumba: clientélisme et favoritisme pour les courtisans; "marginalisations", arrestations arbitraires voire assassinats pour les empêcheurs de penser en rond ! Aristote Kayembe a été assassiné à cause de ses opinions.

2. Dans sa lettre, Christian Badibangi, parle du kasaï central. De quel kasaï central s'agit-il ?

Les coups de ciseaux de Mbusa Namwisi, ministre de la Décentralisation, pour le découpage provincial de 11 à 26 provinces sont-ils déjà en marche ? Sans demander l'avis des Congolais par un Référendum ?

Maintenant que les principaux enjeux de la Constitution de Liège sont connus: l'affaiblissement de la République Démocratique du Cngo, sa balkanisation... doit-on appliquer cette Constitution des affairistes-prédateurs, des conquistadores et des bourgeois compradors sans sourciller ?

Une Constitution pondue à la va-vite par un groupuscule belge autoproclamé "des constitutionnalistes du Congo", qui a associé deux belgo-congolais: Evariste Boshab, l'actuel président de la chambre basse du parlement et le fameux Bob kazadi kabamba, échevin à Dour, président du CPAS.

Une Constitution avalisée par un parlement godillot des composantes, entités, seigneurs de guerres et miliciens de tout acabit durant la transition sous Olivier Kamitatu, à coup des billets de dollars américains et les jeeps neuves X-trail, sous le regard bienveillant du commissaire européen Louis Michel.

Pourquoi les Congolais doivent-ils continuer à accepter l'imposture, le démembrement de la RDC par ceux qui ont un agenda caché ?

Ce qui est vrai est que le texte de Christian Badibangi est instructif sur les réalités du Congo-démocratique.

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mardi 26 mai 2009

La RDC candidate pour l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations de 2016 !

Composée de cinq personnes, une délégation venant de Kinshasa arrive ce jeudi 28 mai 2009 à Paris. Il s'agit de Mr.Léonard Masu-Ga-Rugamika, conseiller principal en charge des questions sociales et culturelles (Cabinet du Chef de l'Etat); Mme Rosette Kalehezo, secrétaire particulière du conseiller principal; Mr. Constant Omari Selemani, président de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) , membre du jury disciplinaire de la FIFA et de la CAF; Mr. Jean Willy Kalonji Tshibala, expert; Mr. Félicien Mukalay Kasongo, expert.

Dimanche 08 mars 2009, à Abidjan en Côte d'Ivoire, les "Léopards" de la République démocratique du Congo (RDC) ont remporté le premier Championnat d'Afrique des nations (CHAN) en battant, les "Black Stars" du Ghana par 2 buts à 0, sous les yeux du président ivoirien Laurent Gbagbo.

Un comité s'est constitué en France pour gérer le dossier de candidature de la République Démocratique du Congo à l’organisation de la 30ème édition de la CAN en 2016. Ady Makombo, le président de ce comité est convaincant lorsqu'il dit: " Il faut booster la cohésion et la fierté nationale. A l’instar du combat de boxe ayant opposé Muhammad Ali à Georges Foreman en 1974, l'organisation et l'accueil de la CAN 2016 aura pour effet d’accroître la visibilité de la RDC sur l’échiquier international ce qui ne manquera pas de redorer le blason de notre pays et contribuera à aider le peuple Congolais à retrouver sa cohésion et sa fierté. (...)

En 15 participations lors de la phase finale, la RDC a été deux fois vainqueurs de cette compétition. La première victoire remonte à 1968 en Ethiopie et la deuxième, à 1974 en Egypte. Au cours de cette même année, la RDC a représenté le continent Africain au Mondial de football qui s’est déroulé en Allemagne. Ainsi, depuis plus de 35 ans, l’équipe nationale de la RDC n’a plus remporté le moindre titre à l’échelle continentale. (...)

Sur le plan sportif, l’organisation et l'accueil de la CAN 2016 aura pour effet de mobiliser les footballeurs sélectionnables ainsi que les instances dirigeantes autour d’un objectif commun : gagner la CAN à domicile. Les sept ans qui nous séparent de cette compétition devront permettre à la RDC de préparer et de présenter une équipe compétitive en s’appuyant, si nécessaire, sur de jeunes espoirs".

A. Les raisons de notre scepticisme:

1.Le couac dans un tel projet est politique. Le football est rassembleur voire fédérateur pour un pays. Les politiques congolais ont-ils la volonté de redorer le blason terni de la RDC ? Se sentent-ils concerner par "les images" souvent négatives que véhiculent notre pays ? L'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) qui est devenu parti-Etat après les élections de Louis Michel de 2006, se croit tout permis. Elle marginalise l'opposition, bâillonne les journalistes et les médias, emprisonne les activistes des droits de l'homme...Comment peut-on booster la fierté nationale alors même une bonne partie des congolais sont exclus du processus de la démocratisation.

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vendredi 29 mai 2009

Paris, l'Allemagne a célébré deux grands anniversaires: les 60 ans de la République fédérale et les 20 ans de la chute du Mur de Berlin

Jeudi, 28 mai 2009, plusieurs personnalités ont répondu à l'invitation du Centre d'information et de documentation de l'ambassade d'Allemagne (CIDAL), pour un garden-party au 24 rue Marbeau dans le 16ème Arrondissement de Paris, afin de célébrer dans la dignité les deux anniversaires. Chaque invité a été accuelli individuellement par Mme Karin Foistner, directrice du Centre d’Information et de Documentation de l’Ambassade d’Allemagne.

Loi fondamentale est le texte constitutionnel qui a servi de ferment à la démocratie en Allemagne depuis tout juste 60 ans. La Loi fondamentale est l'histoire d'une réussite, celle de l'ancrage et de l'épanouissement de la démocratie en Allemagne. Après la dictature nazie et la Shoah, "une démocratie moderne et respectée" est née en Allemagne.

A l'intérieur des locaux du CIDAL, une exposition de plusieurs panneaux retrace l'histoire de la République Fédérale d'Allemagne dans la grande salle. Un long escalier donne accès au jardin. Dans celui-ci, les tables étaient décorés au drapeau tricolore composé de trois bandes horizontales égales aux couleurs nationales de l'Allemagne : noir, rouge et or. Au fond du jardin, on pouvait apercevoir un grand barbecue. L'ambiance était festive mais sobre, avec un orchestre qui jouait les airs connus.

Prenant la parle, Mme Karin Foistner, a remercié les invités et parcouru en quelques minutes, l'histoire de ce grand pays européen qui est l'Allemagne. Cette dernière a vécu une révolution pacifique. Après la chute du Mur de Berlin il y a eu réunification. Le "Pays divisé est redevenu Pays uni".

En parlant avec Mr Harald Braun, ministre plénipotentière près l’Ambassade d’Allemagne, je découvre qu'il a été ambassadeur au Burundi de 1991-1992. Qu'il se souvient encore de ses baignades dans le Lac Tanganyka et que si le lac Kivu (dans lequel il s'est également baigné) n'est pas pollué, c'est à cause du gaz méthane. On sait aujourd'hui que 50 milliards de m3 de méthane exploitable dorment sous 250 m d'eau au fond du lac Kivu en République Démocratique du Congo.

En mai 1945, l'Allemagne nazie capitulait. L'Allemagne est sorti de la guerre humiliée, le Reich honni.

Pendant douze ans, la dictature national-socialiste avait plongé l'Europe dans un abîme, donné libre cours à la haine raciale, perpétré des crimes abominables et coûté la vie à près de 60 millions de personnes dans les camps d'extermination et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les Alliés divisent alors l'Allemagne en quatre secteurs. Les puissances occidentales encouragent la création d'une démocratie parlementaire à l'Ouest, l'Union soviétique aplanit la voie au socialisme à l'Est.

La guerre froide commence. Le 23 mai 1949, la République fédérale d'Allemagne est créée à l'Ouest avec la proclamation de la Loi fondamentale. Les premières élections au Bundestag se déroulent le 14 août et Konrad Adenauer (CDU) devient le premier chancelier fédéral. La République démocratique allemande (RDA) est fondée dans le secteur soviétique le 7 octobre 1949. L'Allemagne est ainsi divisée de fait en Est et en Ouest.

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samedi 30 mai 2009

Semaine Africaine à l'Unseco: Ngimbi Bakambana a représenté la République Démocratique du Congo !

Le semaine Africaine à l'Unesco s'est tenu du 25 au 29 mai 2009. Elle a eu pour thème: "L'Afrique dans sa dynamique culturelle et sportive". C'est le plasticien Ngimbi Bakambana qui a représenté la République Démocratique du Congo.

Ngimbi Bakambana devant son oeuvre l'homme aux 10000 boules !

Ngimbi place l'homme au centre de ses oeuvre: dans sa spiritualité, face à son histoire, dans ses relations à l'autre etc. En argot lingala, une "boule" est une idée. le "bouliste est un homme très créatif. Dans chaque enfant, on voit un adulte en devenir, parce qu'on peut percevoir sa personnalité et sa potentialité dans sa façon de jouer. La sacralité du jeu rend l'humain plus libre et plus épanoui. Les ballons représentent la possibilité de toucher à plusieurs choses, une multiplicité de choix, de manières de voir.

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lundi 1 juin 2009

Patrice Emery Lumumba et le 30 juin 1960

Patrice Emery Lumumba

Né le 2 juillet 1925 à Onalua, petit village du district de Sankuru, dans le nord du Kasaï Oriental, Patrice Emery Lumumba, cadet d’une famille de quatre enfants vivant pauvrement de revenus agricoles amputés par les impôts de l’administration coloniale, entendît très tôt les « récits terrifiants » de ce qu’avaient été la conquête et l’occupation, puis l’exploitation sans merci du Congo pour le compte du roi Léopold, qui avait fait du pays sa propriété personnelle.

S’il est un héros tragique des indépendances africaines, c’est à coup sûr Patrice Emery Lumumba. Durant sa courte vie – assassiné à 36 ans – et sa plus courte encore « carrière » politique, si l’on peut, en l’occurrence, oser ce terme-six ans de militantisme et six mois au pouvoir-, il aura tout synthétisé : la prise de conscience de l’oppression coloniale dans ses aspects les plus brutaux, ceux de l’administration belge ; la volonté d’indépendance, exprimée dans un défi sans concession ; le refus de tous les particularismes régionaux ou tribaux ; la méfiance à l’égard d’une « bourgeoisie compradore nationale » trop prompte à se substituer au colonisateur ; le rêve d’une Afrique une solidaire des autres mouvements de libération des Autres du Tiers Monde ; enfin la coalition contre lui des petits traîtres locaux, des grands intérêts privés, d’une administration onusienne complice et d’une puissance américaine mobilisant la CIA pour assurer sa perte.

A chaque fois que les dirigeants Congolais sont aux abois, ils tentent d'enfiler les habits du nationalisme pour se dédouaner de leur incapacité à sortir le Congo de l'enfer.

Le 30 juin 2009, le discours de Joseph kabila à Goma ne ressemblera en rien à celui prononcé par Patrice Emery Lumumba au Palais de la nation à kinshasa. Il ne sera ni galvanisateur ni fédérateur.

Le Congo est occupé par les armées étrangères, 6 millions est le nombre des morts Congolais, certains compatriotes vivent en déplacés dans leur propre pays, les seigneurs de guerre sont les plus aimés au Congo, ils auront bientôt des maroquins gouvernementaux, la corruption des dirigeants atteint des cimes, comme Diogène à la lumière du jour avec sa lampe, Joseph cherche 15 personnes pour le seconder. La paix est une utopie au Congo de Lumumba et la sécurité des biens et personnes, un rêve. On imagine déjà son 9ème discours du 30 juin depuis sa prise de pouvoir au Congo-kinshasa: lénifiant, cynique, ronflant du type moine dormeur teinté d'un brin du nationalisme sans grande conviction pour tromper l'humanité souffrante que constitue la majorité de congolais. Alors que 49 ans après celui de Lumumba, on ne devrait plus se fourvoyer sur n'importe quels chantiers.

A Réveil-FM, nous nous décidons de vous proposer le texte intégral du discours de Patrice Emery Lumumba sur l’indépendance du Congo, six mois avant son assassinat, devant le roi Baudoin, roi des Belges.

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mercredi 3 juin 2009

Comment va le président Bongo ?

Au lieu depuis Paris se contenter des rumeurs parfois folles sur la santé du chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo, le dernier des baobabs de la Françafrique, notre reporter Imagizine - Réveil FM est allé à la source c'est à dire à Barcelone en Espagne pour s'enquérir. Chaque être humain a droit d''être malade, convalescent ou guéri y compris un chef de l'Etat. Mais, la santé d'un chef de l'Etat est aussi l'affaire du peuple qu'il a élu. Au delà d'être le président du Gabon, Omar Bongo est le doyen des chefs d'Etats de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale). Imagazine et Réveil FM se sentent doublement intéressé. Le Gabon est l'un des pays phares de la zone Afrique centrale, sa stabilité a vivement contribué à équilibrer une sous région secoué par des conflits internes: Tchad, République centrafricaine, République Démocratique du Congo...

Omar Bongo Ondimba 74 ans, président du Gabon

Le centre hospitalier Quiron de Barcelone, où séjourne le président gabonais Omar Bongo Ondimba

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lundi 8 juin 2009

10 Questions à Anicet Mobe

Anicet Mobe

Anicet Mobe est chercheur en Sciences sociales (Paris). Il est membre du Collectif des intellectuels Congolais "DEFIS", membre également du comité de réduction de L'Africain (Belgique) et de l'année Francophone Internationale (Université Laval-Québec).

C'est avec beaucoup de joie et d'émotion que nous avons réalisé cette interview à coeur ouvert.

En écoutant Anicet Mobe, on a le sentiment que la violence et la loi des armes ont façonné notre culture politique en République Démocratique du Congo et que ce sont les gestionnaires de la violence qui dirigent le Congo.

Les élites congolaises sont discréditées, Anicet Mobe compte sur les engagements intellectuels des étudiants et des universitaires qui acceptent de nouer une alliance de classe privilegiée avec les masses pour redorer le blason de la République Démocratique du Congo terni.

Avec le massacre des étudiants, Kinshasa a connu aussi son "Mai 68" et son "Tiennamen", il est important de s'en souvenir.

Kinsahasa, août-septembre 1969, salle ASSANEF: François Kandolo, président de l'Association Général des étudiants de Lovanium (AGEL) entouré de ses camarades de Lovanium, de l'ENDA et d'autres instituts Supérieurs, répond aux questions du Tribunal de première instance lors du procès intenté contre les étudiants. Archives Mobelis Tar

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vendredi 5 juin 2009

"Home", nous avons tous rendez-vous avec la planète le 05 juin !

En République Démocratique du Congo, le film-documentaire "Home" sera projeté pour le public ce 5 juin:

- A Kinshasa, au Centre Culturel Français - Halle de la Gombe à 19 heures

- A Lubumbashi à l'Espace Culturel Francophone - Halle de l'Etoile à 19 heures

- Il sera diffusé sur les chaînes RTNC, DIGITAL CONGO et CONGOWEB TV.

Malgré la volonté affichée de l'ambassade de France, tous les congolais ne pourront pas voir ce film écologique, nouvelle génération, sur l'état actuel de notre planète. Les quartiers et communes de Kinshasa sont délestés, la majorité des Congolais n'a pas accès à l'électricité, ceux qui vivent dans la forêt équatoriale déclarée patrimoine universelle et le long du fleuve du congo ont plus besoin de visionner ce film afin de protéger la forêt et l'eau. Ceux-là n'auront pas l'opportunité de voir "home" alors que l'avenir de la planète est un défi de tous, y compris eux.

Home montre, vu d'hélicoptère, que la planète est belle et qu'elle est menacée.Home est le premier film documentaire du photographe Yann Arthus-Bertrand, 63 ans. Le film est sorti ce 5 juin 2009 au cinéma dans 126 pays dont 200 salles en France, souvent en séance unique et gratuite, mais aussi sur 65 chaînes de télévision, dont 23 chaînes en Afrique.

Extraits du Film-documentaire

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Modeste Mutinga va-t-il remplacer Adolphe Muzito à la primature ?

Modeste Mutinga Mutuisayi remplaçant d'Adolphe Muzito à la Primature congolaise ?

Modeste Mutinga, le rapporteur au Sénat Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) excelle depuis l'instauration de la balbutiante IIIème République Démocratique du Congo par ses analyses sur les situations politiques abracantabresques de la RDC.

Dans l'affaire Kamerhe-Kabila, Mutinga dans son "Nota-Bene" avait exigé la démission de Vital avant même que les ténors de l'AMP puissent tout ficeler.

Quitter le perchoir, vous aurez l'occasion de revenir lui conseillait-il.

Le 3 juin dernier, il titrait: Qui a apporté quoi à J. Kabila ? Sur un ouvrage de Thierry Coosmans,« Radioscopie des urnes congolaises » 1, un copie-collé des rapports de la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Malu Malu. Minimisant l'apport de PALU du patriarche Antoine Gizenga, "Dans la province de Bandundu, Gizenga avait réalisé 1.560.000 voix. Au deuxième tour de la présidentielle, Kabila n'a bénéficié que du report de 520.000 voix pendant que 500.OOO électeurs inscrits ne se sont pas déplacés" écrit-il.

Muzito doit démissionner de ce 5 juin 2009 après un article sur les griots et les talents, prouve à dessein que Modeste Mutinga et son officine travaillent sournoisement et malicieusement pour discréditer tous les congolais qui essaient de travailler pour le pays, particulièrement les Gizengistes. Loin de nous l'idée de justifier la centaine des conseillers d'Adolphe Muzito encore moins sa vie luxueuse.

La roublardise Modeste Mutinga, mangeur à tous les râteliers, parachuté rapporteur au Sénat après un deal avec Joseph Kabila en espèces sonnantes et trébuchantes pour museler les journalistes, les médias et acteurs politiques ne doit laisser aucun citoyen insensible.

Aux journalistes, on avait trouvé "la congolité" pour mieux les bâillonner.

En 2006, on faisait des courbettes aux militants de Palu pour gagner des voix.

Si Joseph Kabila est président de la République Démocratique du Congo, c'est parce qu'il a fait un deal au second tour des élections présidentielles de Louis Michel de 2006 avec le patriarche Antoine Gizenga. A lui tout seul, il était incapable de gagner la province du Bandundu. Antoine Gizenga demeure l'acteur politique le plus populaire dans le Bandundu n'en déplaise aux pprdiens qui croient qu'ils peuvent utiliser les gens à leur profit et les jeter comme des Kleenex une fois qu'ils n'en ont plus besoin.

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samedi 13 juin 2009

Paris, la diaspora africaine-6ème région du continent est-elle devenue une "Françafrique" associative ?

Paris, du 12 au 13 septembre 2007 s'est tenu au Palais des congrès (porte maillot) la rencontre de la diaspora africaine en Europe.

Le 13ème sommet des chefs d'Etats et de gouvernements africains se passe du 1 au 3 juillet 2009 à Syrte en Libye. Et le thème de cette rencontre est "Investir dans l'agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire". A Paris les esprits s'échauffent. Tout le monde doit aller à Syrte !

Le continent africain est composé de cinq régions et chaque région est constituée par des Etats, comme vous le connaissez (l’Afrique du Maghreb, l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Centrale, et enfin l’Afrique Australe), Ainsi la sixième région est celle de la diaspora africaine. Fait partie de la diaspora: Toute personne ressortissant d’un Etat africain et vivant à l’étranger; tous les états étrangers, dont les ressortissants sont originaires du continent africain et manifestant leurs appartenances effectives à la diaspora africaine; toute personne se reconnaissant et ayant la conscience d’être descendant d’ancêtres venus du continent africain, soit par le biais de migration ou par le biais de l’esclavage. Cette définition sur la diaspora africaine, disent les experts, tient aussi, compte des ressortissants africains, ayant la double nationalité ou la triple nationalité.

Depuis la rencontre du Palais des Congrès Porte Maillot à Paris, en septembre 2007, organisée par l'ambassade de l'Afrique du Sud sous le mandat de l'Union Africaine, l'eau a beaucoup coulé sous le pont. Après une tentative de phagocyter la 6ème région du continent par des affairistes en vue d'augmenter leur chiffre d'affaires, on est aujourd'hui en face d'un Rassemblement de la Diaspora Africaine (RDA) dont les contours sont flous.

Au regard de la liste qui est parvenue à la rédaction de Réveil-FM, on remarque 2 choses:

1. La majorité des initiateurs provisoires a la nationalité française. Les africains qui n'ont pas la nationalité française n'ont pas été pris en compte. Et en cas de conflits d'intérêts, la diaspora africaine défendra t-elle uniquement la France où aura t-elle aussi la compassion pour l'Afrique et les africains qui y vivent et sont majoritaires ?

2. Les 5 zones africaines ne sont pas bien représentées. Le Maghreb, l'Afrique de l'Est, l'Afrique australe sont absents. Deux personnes pour l'Afrique Centrale. L'Afrique de l'Ouest se taille la part du lion avec des pays comme le Mali, le Sénégal et même le Togo avec 4 à 5 représentants alors par exemple la Côte d'Ivoire qui est la locomotive économique en Afrique de l'Ouest n'a aucun représentant. Au delà du critère de compétence et de celui de la militance, ne faudrait-il pas prendre l'Afrique dans sa globalité et ses diversités. 53 pays, ce n'est pas pas rien or sur les 59 noms qui nous sont présentés toute l'Afrique n'est pas représentée. Il faut inoculer la notion de la proportionnelle à cette 6ème région, que tout le monde s'y retrouve.

Au jour d'aujourd'hui, le Rassemblement de la Diaspora Africaine apparait comme une "Françafrique" associative des copains-coquins dont la légitimité pose problème du fait des cooptations sans tenir compte de l'équilibre continentale. En quoi ces personnalités non mandatées par les Africains pourront demain parler au nom de la diaspora africaine en France ?

Des propositions idoines aptes à garantir des perspectives qui permettent d’embrayer et peser sur les évènements en cours ou à venir…

La mort de Omar Bongo, le dernier baobab de la Françafrique devrait focaliser l'attention de la diaspora pour que le Gabon ne sombre pas dans le chaos, que les élections libres démocratiques et transparentes aient lieu sans effusion de sang au Congo-Brazzaville, en République centrafricaine; que l'esclavage soit aboli en Mauritanie avec sommation et sans tergiversation ; que la République Démocratique du Congo recouvre la paix; que les pirates de mer de Djibouti et Somalie cessent leurs activités; que la coupe du monde de football en Afrique du sud soit une réussite sans négrophobie; que les questions de migration-discrimination soient soulevées; que les cyniques dettes extérieurs des pays africains et les urgences démocratiques et les préoccupations des besoins vitaux et sociaux des africains sur le continent ne soient pas oubliées ni ignorées.

A Paris, c'est la recherche du positionnement qui prime ! Et la réunion des initiateurs du rassemblement de la diaspora africaine à Paris, ce samedi 13 juin 2009 aura-t-elle des ambitions inclusives et non exclusives pour devenir cadre fédérateur ? L'avenir nous le dira.

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lundi 15 juin 2009

Lumumba Onema Louis Richard n'est plus !

Lumumba Onema Louis Richard, âgé de 77 ans, le frère cadet de Patrice Emery Lumumba, héros national de la République Démocratique du Congo est décédé hier, dans la région parisienne à Pontoise dans le département de Val-d'Oise (95) en France.

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La chaotique de Victor Mpoyo:volée ou disparu mystérieusement ?

La chaotique est une oeuvre picturale de haute facture réalisée à Florence en Italie de 1961-1962!

Formé au Congo belge et à l’Académie des Beaux-Arts de Florence en Italie, devenue l'Académie du dessin de Florence, Mpoy a longtemps été davantage fasciné par l'art, et accessoirement par l'astrophysique, que par la politique.

Des années 1960 à 1980, installé à Saint-Paul-de-Vence, il y fréquentera les plus grands maîtres des arts et des lettres de l'époque comme Picasso, Cocteau, Salvador Dali, Chagall et Benno Geiger, peintre classique italien et bien d'autres.

Un voisin de l'époque, Pietro Annigoni, célèbre portraitiste de la reine d'Angleterre et du shah d'Iran, se moquant de ses amis peintres modernes, dira de lui : « Vous pouvez clamer que vous êtes un peintre moderne ».

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mardi 16 juin 2009

Louis Richard Onema Lumumba, ce qu'il racontait à ses enfants et proches...

Louis Richard Onema Lumumba est né le 21 juillet 1931 à Onalua, territoire de Katakokombe, district Sankuru, province du Kasaï-Oriental à l'époque Congo-Belge, actuellement République Démocratique du Congo.

Un homme de paix qui a toute sa vie milité pour l'unité et la prospérité de l'Afrique. Plusieurs mois avant son décès, Louis Richard Onema Lumumba s'est confié à ses proches, il a exposé sa vision politique du monde, de l'Afrique et de la République démocratique du Congo.

L'interview télévisée qui a été réalisée à cette occasion ainsi que ses mémoires feront l'objet d'une publication ultérieurement. Voici ce qu'il nous a dit de sa famille.

Il est le fils de Monsieur Tolenga François et de Madame Amato Juliana. Son frère, l'ainé de la famille Charles Lokolonga né en 1922, est décédé le 24 décembre 1969.

Le deuxième Patrice Emery Lumumba, héros national né en 1925, est décédé le 17 janvier 1961.

Le troisième Emile Kalema est né le 10 mars 1928.

Le quatrième lui-même Louis Richard Onema Lumumba.

Des quatre frères, il était le dernier encore en vie.

Il a aussi un demi-frère Jean Tolenga Lumumba (Fils de leur père).

On voit dans ce clip, Louis Richard Lumumba réconforté par sa fille Joujou Lumumba

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mercredi 17 juin 2009

Gabon, l'ultime hommage au défunt président Omar Bongo Ondimba

Dans les rues de Libreville, la capitale gabonaise, les portraits de feu le président Omar Bongo sont partout. Montés à la hâte, ces panneaux publicitaires ont chassé les affiches pour les téléphones portables et saluent la mémoire du «regretté chef de l'État », où plus simplement proclament "au revoir Papa"

Le corps de Bongo gardé au Palais présidentiel de Libreville

La plupart des chefs d'État d'Afrique francophone ont fait le déplacement jusqu'à la capitale gabonaise pour les obsèques de celui qui a passé 41 ans à la tête du pays.

Quinze chefs d'Etat ainsi que plusieurs chefs de gouvernement ont assisté, le mardi 16 juin 2009, aux obsèques du président du Gabon Omar Bongo Ondimba. Les présidents de République démocratique du Congo (RDC), du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, de Centrafrique, du Congo-Brazzaville, de France, de Guinée équatoriale, du Mali, du Sénégal, de Sao Tomé, du Tchad et du Togo...

Au moment où l'Afrique entière et le monde se déplacent massivement au Gabon pour rendre un dernier hommage à l'une des grandes figures de l'Afrique, le président ivoirien, Laurent Gbagbo décide de se mettre en retrait, boudant ainsi les obsèques de celui qu'il a traité il y a peu de "rigolo". Il montre ainsi que la mort de Bongo n'a pu changer ses sentiments à l'encontre du président Gabonais.

Plusieurs Premiers ministres et de nombreux ministres ou responsables politiques étrangers ont également rendus un dernier hommage au président gabonais en même temps que des personnalités du monde culturel ou économique.

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samedi 25 juillet 2009

L'insalubrité des homes des étudiants de l'Université de Kisangani !

Le Bâtiment administratif de l'Université de Kisangani bien gardé par les policiers mais...

... sponsorisé par Vodacom

créée en 1963 à l’initiative des missionnaires protestants dans la ville de Kisangani, troisième ville de la République Démocratique du Congo.Créée en 1963 à l'initiative des missionnaires protestants, l'Université Libre du Congo s'est transformée en campus Kisangani de l'ex-Université nationale du Zaïre (1971) pour devenir, par la suite, l'Université de Kisangani en 1981.

Toilettes bouchés, fosses septiques débordantes, ordures, flaques puantes, l’insalubrité des homes des étudiants de l’Université de Kisangani dans la Province Orientale et de leurs alentours est grave et cause de nombreuses infections. La négligence des étudiants, la surpopulation des bâtiments, le manque de moyens de l’administration, tout concourt à cette déplorable situation.

Cet article est écrit par deux jeunes confrères Trésor Boyongo et Dorcas Mayani du journal école Mungongo à kisangani. Réveil-FM a reçu l'autorisation d'Ernest Mukuli, l'éditeur pour sa diffusion.

Juillet 2009, Hommes des étudiants de Kisangani.Photo Ernest Mukuli

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jeudi 18 juin 2009

Staff Benda Bilili bientôt à Paris

Sur la pochette de leur disque on les voit sur des engins motorisés, ou pas, transformés en fauteuils roulants : ils ont tous la polio...

Incroyable groupe de Kinshasa en République Démocratique du Congo dont un premier album "très très fort" vient de paraitre. Staff Benda Bilili est un groupe composé de paraplégiques et d’enfants des rues. Tous vivent d’ailleurs dans la rue. L’album a été enregistré avec un ordinateur et quelques micros dans le jardin zoologique de Kinshasa. Leur musique, à la base c’est la rumba kinoise mais sur ce disque elle est la synthèse de multiples influences. Les compatriotes de Staff Benda Bilili on pourra les voir sur scène en France début juillet au festival "Les temps chauds" à Bourg en Bresse, aux Eurockéennes de Belfort et au cabaret sauvage à Paris.

Musiciens et handicapés, ils avaient menacé de traîner la force de maintien de la paix de l’ONU au Congo (Monuc) devant les tribunaux. Dans un de leur clip devenu un véritable tube, les huit musiciens dansaient la rumba dans leur chaise roulante, appelant les Congolais à voter pour un avenir meilleur, lors des élections Louis Michel 2006. “Allez tous voter, allez vous faire enregistrer”, passé en boucle à la RadioTélévision Nationale Congolaise (RTNC), a été largement entendu par les électeurs. Les musiciens-handicapés n’avaient perçu que 50 dollars chacun, écrit la BBC. “C’est grâce à notre chanson que les gens sont allés voter, mais la MONUC ne nous a pas payés, et on est toujours forcés de mendier et de dormir dans la rue, c’est de l’esclavage”, s’insurgeait à l'époque Nzale Makembo, leader du Staff Benda Bilili, qui réclamait 100 000 dollars de royalties.

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mardi 23 juin 2009

La fanfare Kimbanguiste Viroflay-Paris triomphe au jardin des Tuileries place Concorde lors de la fête de la musique !

Dimanche 21 juin 2009, la 28e Fête de la musique a rassemblé à nouveau stars de la chanson et talents anonymes dans les rues de Paris. Initiative "bleu, blanc, rouge", la Fête de la musique s'est exportée dans le monde entier et permet à toutes les musiques de s'exprimer, et les musiciens du dimanche n'hésitent pas à se lâcher.

la Fanfare Kimbanguiste (FAKI) composée des professionnels a triomphé au jardin des Tuileries (au niveau du grand carré) à la place Concorde. Dirigée par Eric Oualembo, de 18h à 20 h, elle a interprétée un répertoire riche et varie. D'abord de la musique classique, puis les trois hymnes: hymne à la joie (de l’Union européenne, mais aussi celui de l’Europe au sens large. La mélodie est tirée de la Neuvième symphonie composée en 1823 par Ludwig van Beethoven), la marseillaise (l'hymne national de la France) et le Debout Congolais (hymne de la République Démocratique du Congo. Il a été écrit par le Révérend Père Simon-Pierre Boka, composé par Joseph Lutumba et adopté l'année de l'indépendance du pays en 1960. Cet hymne a été remplacé par La Zaïroise, également écrite par Boka, en 1971 sous Mobutu. Depuis la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997, Debout congolais est redevenu l'hymne national. composée par le père Boka).

Lors du retentissement du "Debout Congolais", les mamans Kimbaguistes s' étaient spontanément lévées (à gauche)

La famille Kimbangu pendant la pause

La fanfare kimbanguiste et les chorégraphies ont emballé plusieurs visiteurs

Du " vrai ngwasuma" à la congolaise

La fanfare Kimbanguiste a été plusieurs fois applaudi par la foule venue au jardin des Tuileries

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lundi 22 juin 2009

Vasiliy V. Belinskiy, Directeur Général d'Antonov:" Les autorités congolaises ne communiquent pas sur les crash au Congo " !

Avril 2008, crash d'un avion Antonov sur une zone peuplée des faubourgs de Kinshasa.

Accrédité à la 48e édition du salon aéronautique au parc des Expositions de Paris-Le Bourget (Seine-Saint-Denis), lorsque l'hôtesse du centre de presse me rassure et m'indique le stand F12 du Hall 4 pour "Antonov", j'étais plus que rassuré. Pas très facile de trouver le stand le mardi 16 juin 2009 heureusement que quatre journées sont réservées aux professionnels, mais déjà des centaines de milliers de visiteurs sont présents. Le mercredi 17 juin 2009, je découvre le stand Antonov, bien décoré en bleu ciel, 4 maquettes d'Antonov, les chinois qui passent prennent des photos, les catalogues sont mis à la disposition de tout le monde. Je demande à voir le responsable et je me retrouve en face de Mr. Vasily V. Belinskiv, le Directeur Général de "Antonov state Aircraft Building concern ".

Il m'invite au salon du stand.

1. Réveil-FM: Crash à Kinshasa, à Isiro...La réputation de vos avions Antonov en République Démocratique du Congo n'est pas très bonne à cause de nombreux crash dans le ciel congolais. Etes-vous au courant de ces accidents ?

Vasiliy V Belinskiy: Nos avions sont le plus solide au monde. Tenez par exemple, l'Antonov 225 Cossack est le premier avion de transport dont la masse maximale dépasse les 500 tonnes. Voyez comment les gens visitent notre stand. Il nous arrive au hasard d'apprendre d'un antonov a craché dans le ciel congolais mais pas par les canaux officiels, les autorités congolaises ne communiquent pas, elles ne nous écrivent pas, elles n'ont pas contact avec nous. Alors que si je vous crois, avec les crash dont vous me parlez, nous devrions été saisi officiellement par votre gouvernement, mais rien. Aucune plainte n'est venu de la RDC.

2. Pourtant ces avions sont piloté par les Ukrainiens vos compatriotes...

Vasiliy V. Belinskiy: Dans un monde globalisé et mondialisé à outrance, chaque être humain recherche son bien être, c'est légitime. Les avions qui volent dans le ciel congolais ne peuvent plus voler en Europe. Ils ont peut-être été achetés aux entreprises qui ont repris des vieux avions qui normalement devraient être détruit. Vous avez, dans les grandes compagnies aériennes, un service "flotte d'avions" travaille à plein temps sur ces dossiers aux aspects techniques, commerciaux et financiers. Seuls le vendeur et le constructeur connaissent exactement le prix de la transaction lors de l'achat d'un avion ou d'une flotte, ces données étant trop sensibles pour être rendues publiques. Tout juste nous communiquons un tarif catalogue "passe partout". Tout se négocie sauf une chose : l'avion ne quitte le parking de l'usine qu'après virement du solde. La réglementation internationale interdit à l'avionneur de faire crédit. Le prix brut des appareils n'est pas le seul enjeu lors de la négociation. La mise en ligne d'un nouvel avion nécessite de former une génération de pilotes (au moins six équipages par appareil) et de nombreux techniciens ; l'avionneur peut assurer ce service en attendant que la compagnie s'équipe d'un simulateur de vol (très coûteux et rentable seulement avec une flotte importante). Les options sont moins nombreuses que par le passé mais peuvent quand même atteindre 10 % du prix. Les pièces détachées pèsent lourd dans le bilan comptable d'exploitation (6 millions de dollars, par exemple, pour un train d'atterrissage, un million de dollars pour réviser un moteur). Plus de 60% du prix de l'avion sont ensuite dépensés en maintenance pendant sa durée de vie - de l'ordre de 25 ans. Il faut toujours et d'abord penser à la sécurité des passagers.

3. Réveil-FM: Les Congolais meurent en prenant vos avions, y a-t-il une solution pour mettre fin à l'hécatombe dans le ciel de la RDC ?

Vasiliy V. Belinskiy:l'armée russe est équipée des Antonov. Plusieurs pays en Europe de l'Est utilisent nos avions. Si le gouvernement congolais ou les compagnies aériennes congolaises veulent continuer à utiliser les Antonov, ils doivent entrer en contact avec nous et pas les intermédiaires. Nous sommes prêt à former les pilotes, les techniciens congolais surtout ceux de la maintenance sur la maitrise de nos avions. Il ne faudrait pas oublier la météo et les autoroutes du ciel. Que les Congolais soient endeuillé, c'est regrettable et je suis désolé. Vos autorités doivent nous tenir informer lorsqu'il y a un problème avec un Antonov. Nous ne sommes pas au courant de ce qui se passe dans votre pays, comment voulez-vous qu'on vous aide ? Voici ma carte après le salon du Bourget qui se termine le dimanche 21, il faut compter une semaine je serais déjà en Ukraine.

Il fait 85 mètres de long, 90 mètres de large et 20 mètres de haut. Avec six réacteurs dans le ventre… C'est un avion hors normes, ce paquebot volant, plus impressionnant encore que l'A.380, est l'avion le plus gros du monde à l'heure actuelle. On l'appelle l'Antonov 225. Cet appareil, construit en un seul exemplaire, est exploité par la compagnie aérienne ukrainienne Antonov Airlines pour des vols cargos à la demande.

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lundi 29 juin 2009

Le Coq de Réveil-FM chante sur le Net !

La mort de Michael Jackson, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier aux Etats-unis, a mis en exergue les faiblesses de la radio et télévision traditionnelles face à la rapidité et la réactivité d'Internet. C'est le site américain people TMZ qui a annoncé la nouvelle avec plus de 90 minutes d'avance sur tous les médias Etats-Uniens. Toute la planète Internet savait déjà que le roi de la pop nous avait quittés.

CNN, Fox news, MSNBC affirmaient en boucle que Michael Jackson était "dans le coma". Au même moment, sur le Net, c'est la mort de la star qui était commentée.

Réveil FM tout en respectant tous les canaux d'informations, fait le choix du net. Il se sent en complémentarité avec tous, en concurrence avec aucun.

Inaugurée le 20 novembre 1999, Réveil-FM a fonctionné à kinshasa, en République Démocratique du Congo, jusqu'à la fermeture farfelue en août 2007, par Toussaint Tshilombo pour des raisons politiques et non administratives comme l'éphémère Ministre AMP l'avait annoncé.

Les politiques AMP-PALU-UDEMO aspirent à un monde sans médias, comme la grippe rêve de supprimer les thermomètres. Pour les prédateurs au pouvoir et au pays de Lumumba, la modernité a ajouté, au pal du suffrage universel le supplice de la roue médiatique.

Les politiques congolais aiment les encenseurs et s'ils se mettent à critiquer les journalistes, souvent, c'est parce qu'ils préfèrent hurler à l'injustice qu'entendre crier à l'incurie. Ce courroux est, de temps à autre, un exécutoire salutaire: la caravane de l'information passe avec plus d'entrain quand l'exhortent des aboiements. " Pauvres journalistes, damnés plumitifs, coupagistes, trafiquants de petites phrases qui se paient de grands mots, maudits commentateurs, manchots aux mains propres qui expliquent ce qui se fait sans eux, voire malgré eux, et critiquent ce dont ils sont incapables...

Etre un média partisan, thuriféraire en République Démocratique du Congo est tout à fait honorable, si cela est assumé, si le fard d'une objectivité feinte ne fausse pas la teinte du titre d'un journal écrit ou parlé. Pour Ceux comme Réveil-FM ont choisi l'indépendance, l'alternative et la citoyenneté une seule attitude: entrer en opposition, ce qui ne veut pas dire dans l'opposition.

S'opposer, c'est toujours offrir aux énoncés du pouvoir cette résistance du doute et de la critique, qui ne gêne que les faux libérateurs, faux réformateurs et les opportunistes.

S'opposer en tant que média, c'est rendre service à la sincérité du politique; c'est aussi faire aux compliments les honneurs de la rareté, et aux reproches la grâce de la visibilité.

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jeudi 25 juin 2009

Christophe Boisbouvier, icône interviewer de RFI

Christophe Boisbouvier de RFI et Freddy Mulongo au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (Cape) à Paris

Dessin Kash, Baleki kin

A l'heure où Lambert Mende, le porte parole du gouvernement AMP-PALU-UDEMO promène son sécateur pour couper les relais de RFI en République Démocratique du Congo, il nous a semblé opportun de témoigner pour RFI. Avant les élections de 2006, durant deux ans, par l'entremise de l'ambassade de France à Kinshasa, les journalistes congolais de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RNTC), de médias privés-commerciaux et associatifs et communautaires de la République Démocratique du Congo ont bénéficié des formations de plusieurs jours de la part de nos confrères de RFI: Jean Karim Fall et Christophe Boisbouvier. Les formations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays: à Kinshasa (3 fois), Kisangani, Butembo, Matadi, Mbuji-Mayi et Lubumbashi.

Je me souviens encore comme si cela était hier, en pleine formation sur le traitement impartial d'informations en période électorale à Butembo, dans le Nord-Kivu, le soir du mardi 21 octobre 2003, Jean Hélène, correspondant de RFI à Abidjan, est assassiné par un policier ivoirien, alors qu’il faisait tout simplement son métier. Jean Karim Fall, le formateur de la session s'effondre, les larmes coulent de ses yeux, ses lunettes ne tiennent plus sur sa figure. Et le lendemain, il n'a plus de voix mais tient quand même à enseigner son cours, pour la mémoire de Jean Hélène. Lorsqu'un homme de radio perd son instrument de travail, sa voix mais tient à tout prix à parler, n'est-ce pas pathétique ?

De son vivant le Maréchal Mobutu redoutait beaucoup les questions déroutantes, voire virevoltantes de Christophe Boisbouvier. Mais qu’a cela ne tienne, dans l’imaginaire populaire congolais, Christophe Boisbouvier restera toujours le journaliste de RFI qui a réussi à faire admettre à temps à l’abbé Apollinaire Malu Malu, le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), l’éventualité d’une rallonge de la transition, un certain 08 janvier 2005. Quoique, suite à son interview, les émeutes ont eu lieu deux jours après à Kinshasa, dans la capitale congolaise l’ont beaucoup ému. Pour cet homme pacifique, comme il l’a dit lui-même à l'époque lors d’une interview accordée à Réveil-FM à Kinshasa, cela relevait de la responsabilité politique de "ceux qui ont tiré les ficelles à l’ombre". Avec le recul, si l'on imagine un moment la catastrophe qu’aurait pu provoquer une prolongation annoncée à la veille du 30 Juin 2005, on peut aisément comprendre la perspicacité du journaliste de RFI.

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Les rêves de notre « Père »

« Les rêves de notre Père », un titre qui peut illico presto faire penser au célèbre best-seller de Barak Hussein Obama titré « Les rêves de mon père », ouvrage qui a donné les grandes lignes de la pensée du premier président afro-américain de l’histoire Etats-unienne, le célèbre créateur du slogan « Yes We Can ».

Mais dans la présente analyse, il va plutôt être question de la nouvelle vision du célèbre chanteur congolais Papa Wemba, né Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba.

Papa Wemba 60 ans bien sonné

Cet artiste qui est en train de battre le record de longévité des chanteurs congolais de haut niveau après 40 ans de carrière vocale ininterrompue a pris le nouveau sobriquet de « Notre Père » pour montrer ses intentions d’être désormais une église au milieu du village après son soixantième anniversaire.

Cet évènement qui avait été fêté le dimanche 14 Juin dernier en la cathédrale Notre Dame de Lingwala par une célébration eucharistique officiée par l’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengo Passinya, avait coïncidé avec le vingtième anniversaire de la disparition du Très regretté Cardinal Malula, le premier archevêque de Kinshasa post indépendance.

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dimanche 28 juin 2009

Club de Paris et crise mondiale à Bercy: " Les éléphants maigrissent et les gazelles meurent " !

Christine Lagarde, Ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi a inauguré la rencontre du Club de Paris et Institute of International Finance (IIF)

Bercy, le Centre de conférences Pierre Mendès France d'où est sortie cette expression de la part de Christine Lagarde pour caractériser la crise: "les éléphants maigrissent et les gazelles meurent "

A Paris-Bercy, le jeudi 25 juin 2009, une grande rencontre du Club de Paris s'est tenu au Ministère de l'économie, de l'industrie et l'emploi, au Centre de conférences Pierre Mendès France, sur le thème: " La crise mondiale et ses implications pour les pays émergents et en voie de développement ".

Plusieurs éminents financiers- économistes se sont exprimés. La première table ronde: " Les facteurs macroéconomiques et financiers sous-jacents à la crise" a eu pour intervenants: Christian Noyer, Gouverneur, Banque de France; John Lipsky, Premier Directeur Général adjoint FMI et Jean Lemièrre, Conseiller du Président, BNP Paribas.

La deuxième table ronde:" L'impact de la crise sur les marchés émergents: crise de liquidité et vulnérabilité des balances de paiements ", avec Sri Mulyani Indrawati, Ministre des Finances et de la Coordination des Affaires économiques, Indosie; Rintaro Tamaki, Directeur général du Bureau International, Ministère des Finances, japon, Bill Brummitt, Directeur général, Division d'Economie Internationale, Trésor , Australie

La troisième table ronde: " Les nouveaux défis du financement des pays à bas revenus "

M. Lazare Essimi Menye, Ministre des Finances du Cameroun.

Il est passé par Washington où il représentait l'Afrique francophone au conseil d'administration du FMI; mais dès son retour dans son pays, comme ministre délégué au Budget, il s'est replongé dans le bain camerounais, avec une intelligence des situations et des dynamiques de pouvoir. Ses compatriotes disent de lui qu'il est rusé voire très rusé, humble, rigoureux et silencieux, Essimi Menye maitrise parfaitement les arcanes de la finance, de la dépense publique et de la politique. Il sait rester avant tout concentré et discret.

"La crise, cela fait plus de 20 ans que mon pays vit dans la crise. L'actuelle on ne l'a pas arrivée car lorsqu'on est déjà fatigué lorsqu'on vous pousse, cela ne change pas grand chose." telle a été sa première phrase à la tribune. Le Cameroun dont la dette extérieure équivaut à 15 % de son PIB, avait bénéficié de l'annulation de sa dette en 2006. Certains observateurs parlent d'un Plan Marshall pour l'Afrique pour faire face à la crise. Les questions demeurent: Est-ce que les ressources sont- là ? Les pays africains doivent-ils se réendetter ? La réponse à cette dernière est oui. "Car les engagements pris par les bailleurs de fonds ne sont pas tenus; les financements additionnels et financements concessionnels plombent les pays africains "

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lundi 29 juin 2009

SPECIAL 30 JUIN - DEBOUT CONGOLAIS HYMNE NATIONAL

Et si l'on parlait "Débout Congolais", l'hymne national de la République Démocratique du Congo ? En ce 30 juin 2009, jour anniversaire de l'indépendance de notre pays, rien n'est plus fédérateur, rassembleur que le texte et la musique de l'hymne national. Le Congo est déchiré pour ses richesses en complicité avec certains fils et filles de ce grand pays, un vrai colosse aux pieds d'argile.

Les habitants de Goma seront-ils aussi nombreux pour fêter le 30 juin 2009 ?. Photo Archive

1. Réveil FM: Du 20 novembre 1999 jour de son inauguration à Kinshasa jusqu'au 22 octobre 2007 à sa fermeture définitive par le Pprdien Toussaint Tshilombo, ministre de l'information et presse, toutes les éditions d'informations de proximité de Réveil FM (7h30, 13h30 et 18h30) débutaient par l'hymne national "Débout congolais" tiré de votre album "Jambo Bukavu" paru en 1998, que Joujou Lumumba et vous-même aviez interprété en collaboration avec Julien Muissa Lindimbe. Pourquoi avez-vous produit l’hymne national alors qu’un album "Ndombolo" aurait beaucoup plus rapporté ?

Adjina Djuma-pili: Debout Congolais est l'hymne national de la République démocratique du Congo. Il a été écrit par le Révérend Père Simon-Pierre Boka, composé par Joseph et adopté dès l'indépendance du pays en 1960. Cet hymne a été remplacé par la Zaïroise, également écrite par Boka, en 1971 sous le règne du Maréchal Mobutu Sese Seko. Depuis la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997, Debout congolais est redevenu l'hymne national.

Nous avions à l’époque Julien Muissa et moi-même fait un constat tout simple. La situation de la République Démocratique du Congo était très mauvaise sur tous les plans (militaire, économique, social) Il nous fallait trouver un slogan pour nous encourager les uns et les autres et relever ce grand défi qu’est la reconstruction de notre pays. Les paroles de l’hymne national étaient et sont toujours le slogan militant nécessaire à la mobilisation des filles et fils du Congo.

Mais les congolais dans leur grande majorité ne savaient pas chanter l’hymne national. Alors avec Joujou Lumumba et Julien Muissa Lindimbe, nous avons enregistré 18 versions de notre hymne national afin d’aider nos frères à apprendre celui-ci, à méditer sur ses paroles et à se mettre au travail pour la reconstruction de notre pays dans l’amour de Dieu, la paix et l’union.

2. Réveil-FM: Pourquoi avez-vous décidé d’investir votre argent à fonds perdus dans cette réalisation au lieu et à la place du gouvernement congolais à qui incombe logiquement cette tâche ?

Adjina Djuma-pili: Quand nous avons quitté Kinshasa en 1980, notre pays s’appelait la République du Zaïre, vous comprendrez que plus de quinze ans après notre départ, la nouvelle du début de la guerre nous pousse Julien Muissa, Joujou Lumumba et moi-même à réfléchir à une action immédiate qui nous permette de contribuer à encourager les filles et fils de la nation congolaise à s'unir pour relever le pays.

Dans notre coin, en tant qu’artistes, nous avons pris nos armes (la guitare, la plume et le chant) pour apporter notre contribution. Nous ne pouvions pas nous permettre d’attendre que le gouvernement dont les soucis étaient visiblement ailleurs, procède à la réalisation de cette œuvre.

3. Réveil-FM: Aujourd’hui, pensez-vous que les congolais savent chanter notre hymne national ?

Adjina Djuma-pili: Non, je n’ai pas croisé un seul congolais qui sache le chanter correctement, pour cette raison compréhensible, j'ai décidé de reproduire cette œuvre en treize versions dont une version classique pour les besoins consulaires et j'espère une très large diffusion de celle-ci afin que cette fois, nous puissions tous apprendre à chanter ce chef d’œuvre.

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jeudi 2 juillet 2009

Press Club à Paris, l'humour politique a un prix !

En me rendant à l'invitation de la remise de la 7 ème édition du prix de l'humour politique au Press Club des Champs-Elysées (Premier Press Club européen, 2e mondial après le National Press Club de Washington.), je n'ai cessé à penser à Bernardin Mungul Diaka. L'homme politique congolais qui a effectué le plus bref séjour de tous les premiers ministres à la Primature (Premier ministre du Zaïre du 1er novembre 1991 au 25 novembre 1991), juste un mois. Son humour sarcastique est demeuré légendaire en République Démocratique du Congo. Rejeté par l’Opposition radicale, il n’a pas moins fini avec son humour en étant gouverneur de la Ville de Kinshasa de 1992 à 1996.

Bernadin Mungul Diaka déclara un jour " Le pays était sur un Cric ". On sait qu'il faut éviter de travailler sous un véhicule supporté pour un cric seulement, il faut toujours utiliser des chandelles de sécurité appropriées. Lorsqu'un pays est sur le Cric, on fait comment ? Existent-ils des chandelles de sécurité pour un pays sur un Cric ?

Plus tard pour justifier l'insalubrité dans Kinshasa, la capitale il dira " On ne balaye pas une maison qui est en deuil ".

Je ne sais pas quel prix il mérite même à titre posthume. On devra y penser, lorsque la RDC recouvrera sa souveraineté nationale mais surtout la paix.

Ce lundi 29 juin 2009, le Press Club a décerné le Prix Press Club, humour et politique 2009, qui récompense la phrase politique la plus drôle, la plus hilarante de l’année, qu’il s’agisse indistinctement d’humour volontaire ou involontaire, prononcée par les hommes politiques français.

les gagnants sont:

Bertrand DELANOE, Maire de Paris, Lauréat du prix Press Club; Guillaume BACHELAY, prix de l'encouragement et Luc CHATEL , prix spécial du Jury. Photo Levesque Bruno-Globepix

1.Bertrand DELANOÉ, Maire de Paris

Il a été élu Lauréat du prix Press Club, humour et politique 2009 pour sa phrase assassine sur le Parti Socialiste (PS) « Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ».

2. Luc CHATEL , L'ancien porte parole du gouvernement et actuel ministre de l'Education Nationale a reçu le prix spécial du Jury « Le Chef de l’Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C’est la preuve de la qualité de leurs relations ».

Lundi 29 juin 2009, Press Club à Paris, Jean François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et Freddy Mulongo. Photo Levesque Bruno-Globepix

3. Jean-François COPÉ, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a reçu le Prix des internautes « Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double ». Prix de l’encouragement Guillaume BACHELAY, Secrétaire National à l’Industrie du PS « La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant ».

Les 15 nominés étaient:

1. Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication : « Mes cheveux raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croît ».

2. Martine AUBRY, 1ère Secrétaire du PS : « Ségolène Royal aura la place qu’elle souhaite dans le PS, même si la plupart sont déjà occupées ».

3. Roselyne BACHELOT, après la victoire des handballeurs Français aux Championnats du Monde : « Dans les vestiaires, nous n’avions qu’un mot : énorme ! »

4. Najat BELKACEM, conseillère régionale PS et adjointe au Maire de Lyon : « Il ne faut pas que le PS se laisse électrocuter par ses courants ».

5. Jean-Christophe CAMBADELIS, Député PS de Paris : « Si Ségolène Royal s’excuse chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux ».

6. Luc CHATEL, porte-parole du Gouvernement : « Le Chef de l’Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C’est la preuve de la qualité de leurs relations ».

7. Jean-François COPE, Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale, s’adressant au Président Nicolas Sarkozy : « Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double ». Et pour : « Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance ».

8. Bertrand DELANOE, Maire de Paris : « Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ».

9. Valery Giscard-d’Estaing, à propos d’un éventuel rattachement de sa région Auvergne : « Je doute que le comité Balladur réussisse là où Jules César a échoué ».

10. Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, à qui l’on suggère de devenir Commissaire Européen : « Pourquoi pas entraîneur du PSG ? ».

11. Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la famille : « Je suis Sarkozyste jusqu’au bout des globules ».

12. Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier Ministre : « Le tour de taille n’est pas un handicap au Sénat ».

13. Michel ROCARD, Ancien Premier Ministre : « Le PS est mal portant ; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans la place ».

14. Ségolène ROYAL, de retour des Etats-Unis : « J’ai inspiré Obama et ses équipes m’ont copiée ».

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samedi 4 juillet 2009

Modeste Mutinga conduit la délégation parlementaire congolaise à la XXXVe session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie qui se déroulera les 5 et 6 juillet 2009 à Paris

Nicolas Abena Imagazine-Réveil FM et le président Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, les assises réuniront plus de 250 parlementaires, provenant des soixante-dix-sept Parlements d'Etats, de communautés ou organisations interparlementaires, ayant la langue française en partage.

Elle débutera ses travaux par une intervention d'Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie et elle les poursuivra par un débat sur la crise financière, la lutte contre la pauvreté et le développement. Elle traitera également de thèmes d'actualité, liés aux situations politiques dans l'espace francophone. Elle étudiera la place réservée à la langue française dans la vie internationale.

La délégation AMP, Parti-Etat, de la République Démocratique du Congo est conduite par Modeste Mutinga, premier rapporteur au Sénat. Au pays de Voltaire, Modeste Mutinga s'exprimera librement sans être muselé ni bâillonné.

Aura-t-il le courage de dire à ses homologues africains et français que le poste de rapporteur au Sénat qu'il occupe est une récompense pour avoir avoir muselé les journalistes, les acteurs politiques de l'opposition et les médias au Congo lors des élections de 2006 ?

Et qu'il avait privé 60.000.000 des Congolais d'un débat crucial entre Joseph kabila et Jean-Pierre bemba, les deux candidats restés en lice au second tour de l'élection présidentielle pour un maroquin au Sénat ?

Etouffeur des libertés, l'ancien président de la Haute Autorité des Médias (HAM), dira-t-il à ses homologues qu'il s'était octroyé les fréquences radio et télé en tant que président d'une institution citoyenne qui devrait être impartiale, neutre et équitable ?

Pourra-t-il se mentir à lui même et dire aux autres qu'il est encore journaliste puisqu'il continue à signer ses "Nota Bene" Modeste Mutinga, Sénateur dans son propre journal "Le Potentiel ", les deux fonctions sont-ils compatibles ?

De quoi Modeste Mutinga s'entretiendra-t-il à ses homologues parlementaires? Qu'il a été le paravent contre "la congolité", une invention des Joséphistes pour faire peur à l'Occident et justifier la présence de l'Eufor au Congo.

Sa présence à l'Assemblée parlementaire de la Francophonie lui permettra de goûter à la liberté d'expression. Dans la vie on peut souvent rouler les autres dans la farine surtout pas soi-même et sa conscience. Lorsque Modeste se rase le matin devant la glace est-il content de Mutinga ? La liberté d'expression est un droit essentiel à chaque individu.

Créée en 1967, l'APF intervient auprès des instances de la Francophonie en rendant des avis sur les sujets concernant l'espace francophone ou portant sur les thèmes des sommets de la Francophonie et le suivi de leurs décisions. Elle est en particulier chargée de de promouvoir la démocratie, l'État de droit et les droits de l'Homme, plus particulièrement au sein de la communauté francophone.

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lundi 6 juillet 2009

Avions poubelles pour les Comores, cercueils volants au Congo !

"Une association, SOS Voyage aux Comores, a été créée l'an dernier afin d'alerter sur les dangers qu'on nous laisse courir en autorisant les vols de cette compagnie", a souligné Mustapha Abdou-Raouf, (en blanc) porte-parole du Collectif des associations et des amis des Comores (CAAC).

"Nous avons rencontré un responsable de Yemenia, ainsi que les autorités yéménites. Nous avons également écrit au ministre français des Transports et à la Direction générale de l'aviation civile. Une délégation de SOS Voyage aux Comores a passé six mois là-bas pour négocier une solution de rechange et est rentrée bredouille", a-t-il ajouté.

Quelque 5.000 personnes de la communauté comorienne, selon la police et les organisateurs, ont manifesté dimanche 5 juillet 2009, à Paris en hommage aux victimes du crash de l'A310 de Yemenia, demandant l'arrêt des vols de cette compagnie vers les Comores.

Les manifestants, venus à l'appel d'une vingtaine d'associations, sont partis peu après 14H00 de la place de la Nation vers la place de la République, derrière une banderole de "l'Association d'aide pour l'Afrique et les îles Comores" proclamant "plus jamais cela".

Liste des victimes du crash aérien de l'A310 exhibée lors d'une manifestation à Paris, le 5 juillet 2009

Les manifestants étaient nombreux à défiler en costume traditionnel, les femmes vêtues de robes colorées, et les hommes en tunique claire et kofia, le chapeau comorien.

Ils dénonçaient les conditions de confort et de sécurité dans les avions de la compagnie Yemenia, entre Sanaa (Yémen) et les Comores, ainsi que le traitement qui leur est réservé au sol lors de cette escale à Sanaa.

Deux cars avaient été affrétés pour les Comoriens résidant à Marseille. Une prière a été donnée à l'arrivée de la manifestation, qui s'est achevée vers 17H00 sur la place de la République.

Dans un tract, le CASM France, "association représentative des Comoriens de France et des Comores", exige "que justice soit rendue en France pour éviter une parodie de justice aux Comores".

Les Congolais de la diaspora ne peuvent qu'être solidaire avec les Comoriens. La République Démocratique du Congo est le pays africain où les crash sont fréquents. Sauf qu'après un accident aérien rien ne se fait, la vie continue comme si il n'y avait pas eu d'accident, pas des morts

Qui se souvient encore des aspirés du ciel !!!

C'était le 8 mai 2003, à 19h30, un Illiouchine 76, immatriculé UL76/UR-UCR appartenant à la société nationale ukrainienne de transport aérien - Ukrainskaya Aviatransportnaya Kompaniya- affrêté par les Forces Armées Congolaises (FAC) décollait de l'aéroport international de N'djili à destination de Lubumbashi situé à 2000 km de la capitale, au sud-est du pays.

Abord de cet avion russe, des Policiers d'Intervention Rapide (PIR) qui rejoignaient leur poste d'affectation, beaucoup de civils qui attendaient un vol depuis plusieurs semaines. Au total plus de 200 personnes, mais aussi un camion militaire, des uniformes, des munitions, et du ravitaillement.

Le survol de la province du Kasaï se déroula dans des conditions météorologies pas facile tout à coup, le Illiouchine qui croisait déjà à plus de 2.200 m d'altitude, bascule à droite puis à gauche.

On entendit un sifflement suivi d'une détonation, la porte ventrale s'est ouvert.

Panique à bord, le pilote demande aux passagers de rejoindre l'avant de l'appareil séparé de l'arrière par le camion militaire. L'appel d'air crée par le trou béant va aspirer les passagers, dont certains auront les membres arrachés.

D'autres s'accrocheront aux filets qui fixent les caisses de munitions ou aux cordes qui pendent aux parois de l'avion.

Pas plus on ne saura le nombre de passagers du départ, on ne saura non plus exactement combien de passagers manqueront à l'appel lorsque le Iliouchine 76 atterrira à l'aéroport de N'dlili ayant fait un demi tour. Six ans après, l'enquête annoncée tonitruante à coup des coupages dans les journaux et médias audiovisuels n'a jamais aboutie.

Les familles n'ont jamais rien su sur ce qui s'était réellement passé, pas de soutien psychologique, pas d'information...Rien, rien et encore rien.

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mercredi 8 juillet 2009

Réveil FM Livres 11: Les cadres congolais de la 3e République ?

Ouvrage écrit par Joseph-Roger Mazanza Kindulu et Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa " les cadres congolais de la 3e République ", tous les deux journalistes de l'Agence congolaise de Presse (ACP), nous a laissé sur notre soif. Pour ceux comme nous avons dans notre bibliothèque, "Cadres et dirigeants du Zaïre: Qui sont-ils ?" écrit par les professeurs Mabi Mulumba et Mutamba Makombo vers la fin des années 80, le répertoire actuel est trop sélectif et pêche par son choix très sélectif qui révèle son insuffisance. Lorsque la sélection frise la marginalisation et les critères de choix inconnus, non divulgués, cela pose problème aux lecteurs.

Pour un pays de 60.000.000 d'habitants, avoir 636 notices biographiques, donc 636 cadres seulement à presque 50 ans d'indépendance, cela prouve à dessein que le pays fait du sur place. Or le choix des auteurs pose déjà problème.

On remarque que tous les dinosaures du Mobutisme, les traverseurs de rue qui ont bénéficié de la Révolution pardon de Laurent Désiré kabila et qui défendent bec et ongle le Joséphisme aujourd'hui, tous sont répertoriés et figurent dans le répertoire. Leur capacité de mutation, leur facilité à changer d'idéologies comme ils changent leurs vestes a-t-il été un critère déterminant ?

Laurent Nkundabatwaré Mihigo a même droit à une demi page (p. 200) et le porte parole du CNDP, Basile Diatezwa figure même à la page 37. Par contre pas de Théodore Ngoy, Député provincial du Katanga, avocat et président de Cjust, pas de Christian Badibangi, président de l'Union Socialiste congolaise, pas de Valentin Mubake Numbi ni de François-Xavier Belchika de l'UDPS...

Concernant la société civile, il y a à boire et à manger: par exemple Floribert Tshibeya, le président de la voix des sans voix (VSV) a droit à 3 ligne, pas de George Mata Tshiunza, expert de la société civile ni de Donat Mbaya et Tshivis tshivuadi de Journaliste en Danger (Jed). Comment les journalistes qui se disent professionnels peuvent ignorer le travail qu'abatte Jed pour la liberté d'expression au Congo ? Quelques journalistes sont cité kibambi Shintwa, kabeya Pindi pasi, Kitutu Oleontwa..On oublie Polydor Muboyayi du Phare qui est le président de l'Observatoire des Médias Congolais (OMEC) ? Ipakala Abeiye Mobiko, éditeur du quotidien La Référence Plus ? Cyril kileba the post ? Francine Mokoko Bina du journal "Le Révélateur"?

La jeune génération est carrément sucré les Mamina Masengo, Nancy Odia les deux consoeurs sont souvent plébiscitées comme " meilleure présentatrice des infos ". Les femmes dans "Les cadres de la 3e République" sont à compter sur le bout des doigts

La majorité des évêques catholiques s'y trouvent, Marhini Bhodo et Kuye ndondo pour les protestants, Simon Kimbangu Kiangani, le chef spirituel de l'Eglise Kimbanguiste est absent. Seule Maman Olangi est reprise pour les Eglises du Réveil. L'évêque Mukuna de l'ACK de Bandalungwa qui est souvent cité en exemple, adopté dans le coeur des kinois pour son intégrité et son sens de hauteur, son refus de courber l'échine devant "Mammon". L'évêque Mukuna est absent. On retrouve deux personnes de la Diaspora Armand Mavinga Tsafunenga (Paris) et Godefroid Kä Mana (Pôle-Institute à Goma). Comment ont-ils fait pour y être.

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jeudi 9 juillet 2009

Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur à l'UNESCO

La Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur, qui réunit près de 1 000 participants de 148 pays, s'est tenue du 5-8 juillet 2009, au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris sur un appel demandant que l'enseignement supérieur réponde aux enjeux mondiaux du développement.

« A l'heure où la planète est confrontée à des défis majeurs en termes de santé, science, éducation, énergies renouvelables, gestion de l'eau, sécurité alimentaire et environnement, les établissements d'enseignement supérieur ont un rôle stratégique à jouer dans l'élaboration de solutions », a affirme lé directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura.

Le directeur général de l'UNESCO a affirmé que l'enseignement supérieur vivait une « véritable révolution », soulignant les quatre dynamiques qui le transformaient actuellement.

La première est l'accélération de la demande : on compte aujourd'hui 51 millions d'étudiants supplémentaires dans le monde par rapport à 2000.

La deuxième évolution concerne la diversification des fournisseurs : l'enseignement supérieur privé représente désormais plus de 30 % des inscriptions au niveau mondial.

Le troisième nouveau moteur de l'enseignement supérieur est l'impact des technologies de l'information et de la communication.

Enfin, la dernière dynamique est la mondialisation, qui « transparaît à travers notre manière d'enseigner, d'apprendre, d'étudier, de mener des recherches et de communiquer ». Dans ce contexte, a ajouté le directeur général, « il nous faut trouver un juste milieu entre la coopération et la concurrence, afin de promouvoir l'excellence pour le plus grand nombre. »

Les personnalités qui sont intervenues lors de la cérémonie d'ouverture ont souligné l'importance de l'éducation pour répondre à la crise économique mondiale. Ils ont également souligné trois aspects essentiels sur lesquels tous les gouvernements devaient se pencher : équité, qualité et coopération internationale.

« Parce qu'il considère que l'enseignement supérieur occupe une place cruciale dans les plans de relance de l'économie américaine, le président Obama a rapidement pris des mesures de soutien aux étudiants et à leur famille », a expliqué Jill Biden, épouse du Vice-président des États-Unis, Joe Biden, et enseignante dans un community college, institut universitaire de cycle court.

A la Conférence mondiale de l'Unseco, il a été beaucoup question de bonne gouvernance, les étudiants africains ont-ils droit de réclamer le respect de leurs droits par les dirigeants en place ? Dessin Luba

Les participants, dont des ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur de toutes les régions du monde, ainsi que des experts internationaux et des représentants du secteur privé, ont étudié les tendances actuelles de la croissance rapide du nombre d'étudiants au boom de l'offre d'enseignement privé, ils ont analysé les nouvelles dynamiques émergentes et leurs implications pour les politiques, et se sont penché sur la responsabilité sociale de l'enseignement supérieur et recommandent des mesures à prendre pour promouvoir l'égalité et simuler l'innovation et la recherche.

Le nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur a cru plus rapidement en Afrique que partout ailleurs – quelque 66 % depuis 1999 – mais il demeure encore à un faible niveau (5 %). Ce qui constitue un obstacle aux efforts de réduction de la pauvreté et affaiblit la capacité des pays africains à conduire leur développement et mettre en œuvre des réformes. Selon le Recueil de données mondiales sur l’Education 2009 publié par l’Institut de statistique de l’UNESCO, 51,7 millions d’étudiants supplémentaires ont rejoint l’enseignement supérieur dans le monde entier depuis 2000 et 2,8 millions d’étudiants effectuent leurs études en dehors de leur propre pays. Dix ans après la première Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur de 1998, les participants à la Conférence de 2009, réaffirmeront le rôle de l’enseignement supérieur dans la réponse aux enjeux mondiaux – de l’éradication de la pauvreté au développement durable – tout en étudiant des stratégies pour en améliorer l’accès, l’égalité et la qualité.

Lundi 6 juillet de 17h30-1930: Table ronde Afrique: promouvoir l'excellence pour accélérer le développement de l'Afrique: vers un espace africain de la recherche et de l'enseignement supérieur avec comme intervenants: Isabelle Glitho ( Doyenne,, Faculté des Sciences Universités de Lomé, Togo) a parlé des aides et bourses que son Université accorde aux filles qui s'engagent dans les options difficiles par exemple la mathématique; Sir Graeme Davies (Vice-Président, Université de Londres, Royaume-Uni), Australien naturalisé Anglais est le premier à avoir mis en exergue l'importance de la Diaspora africaine pour les Universités africaines. Il faut compter avec les professeurs africains qui peuvent rentrer chez eux pour enseigner pour un certain temps. Encore faudrait-il qu'ils soient sécurisés dans leur pays d'origine. Ignorer l'apport de la diaspora pour bâtir des universités africaines sans turbulences serait une erreur a-t-il dit.

Robert Sangaré (Président de l'Association des oeuvres universitaires de la Francophonie), acteur de terrain a soulevé un problème social qui mine les Universités africaines: la prostitution des étudiantes pour payer et réussir leurs études.

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dimanche 26 juillet 2009

3 Questions à ... Jean Kalama Ilunga

Réveil-FM est un média citoyen, libre et alternatif. Dans lequel tout citoyen du monde peut s' y exprimer sans que l'épée de Damoclès soit suspendu sur sa tête. Internautes du monde, à vos ordinateurs ! La révocation des magistrats au Congo-Kinshasa est une préoccupation chez les Congolais. Jean kalama Ilunga, coordonnateur de l'Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple (UCDP), ancien conseiller de Mzée Laurent Désiré kabila et auteur compositeur de la chanson populaire "Nazali Balado Té (Je ne suis pas un voleur), est le premier à donner sur Réveil-FM, clairement son point de vue sur la révocation des magistrats.

Jean Kalama Ilunga:"Le Président de la République, le gouvernement et autres continueront à s’empêtrer dans le cercle vicieux de la politique politicienne dans laquelle ils produisent des mesurettes servant à distraire les congolais et à leur faire perdre du temps ! "

1. Réveil-FM: La décision intempestive de Joseph kabila de renvoyer les magistrats, est-elle une erreur politique ? Quelles peuvent être les conséquences d'une telle décision ?

Jean Kalama-Ilunga : Au regard des conséquences néfastes qu'une telle décision provoque juridiquement ou pourra provoquer politiquement à moyen-long terme, la défaillance voire la carence flagrante de méthode efficace dans la préparation des décisions au niveau du chef de l' Etat, est la bonne direction vers laquelle il convient de braquer les projecteurs pour ressortir la cause à la base de la dégradation de l’image politique de Joseph Kabila qui glisse subrepticement sur la pente qui mène droit dans la dérive fasciste consécutive à cette affaire des magistrats révoqués! Si, politiquement, le fait d'entreprendre une action dont l’objet est l’instauration d'une justice juste en RDCongo est une bonne chose sur le fond, en revanche, sur la forme, je constate malheureusement que l'improvisation et la précipitation ont tordu le cou à toute crédibilité de cette action politique par laquelle Joseph Kabila espérait marquer le 49ème anniversaire de l’indépendance de notre pays.

Une erreur politique ?

Certainement, étant donné qu’il ne s’est même pas donné la peine de s’inspirer du passé, pourtant riche d’enseignements, avant de prendre la décision de révoquer ces magistrats! Avec cette décision, le président de la République a fait exactement, ce que j’ai dit de ne pas faire concernant la résolution des crises en RDCongo au mois de Mars 2009 à Lille en France à la conférence organisée par l’association Rencontre internationale des femmes noires RIFEN sur la guerre, les viols, l‘insécurité à l’Est de la RDCongo!

J’ai dit ceci : En République Démocratique du Congo, il n’y a pas une crise mais des crises de toute nature qui se superposent et s’enchevêtrent, si bien que décider politiquement de résoudre une des crises, comme celle de la justice, sans les autres est une gageure parce que cette crise sera elle-même génératrice d’autres crises! Comment résoudre la crise de la justice, liée elle-même à la crise sociale, économique, de moralité….etc.

Joseph Kabila s’est lui-même mis dans le pétrin! Pourtant, il pouvait tout simplement instruire le ministre de la justice de prendre un arrêté de suspension à l’encontre des magistrats présumés coupables, en attendant de statuer au cas par cas pour la procédure de révocation!

Pour en fin de compte jouer le rôle d’arbitre entre le gouvernement et les magistrats! Malheureusement, le pouvoir rend aveugle et on ne se réveille que lorsqu’il est trop tard!

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vendredi 10 juillet 2009

Les Rendez-vous, Réveil-FM-Imagazine-Pana Press: Les élections présidentielles au Congo-Brazzaville

Les Rendez-Vous

sont un espace de débat, chaque semaine, deux journalistes commentent l’actualité.

Animé par Nicolas Abena (Imagazine/Afrique Asie), Seidik ABBA de Panapress et Freddy Mulongo de Réveil-FM tentent d’y répondre.

Élections présidentielles au Congo-Brazzaville

Une douzaine de candidats se présenterons devant le peuple congolais le 12 juillet prochain pour élire un nouveau Président de la République pour une période de sept ans. Un seul vainqueur sortira des urnes. Le Président sortant part favori d’après ses propres dires, thèse que conteste l’opposition. Quelques jours seulement après la disparition du Président Gabonais Omar Bongo Ondimba, l‘enjeu de ce scrutin s’avère primordial aussi bien pour le Congo Brazzaville que pour l’équilibre politique de la zone CEMAC.

La communauté Internationale regarde avec indifférence, “la France n’a pas de candidat” comme le laissait entendre le Président Nicolas Sarkozy lors de son passage à Brazzaville, le 26 mars 2009 mais observe avec attention ce rendez-vous.

De nombreuses zones d’ombre existent. Denis Sassou a-t-il déjà l'élection présidentielle au premier tour au Congo-Brazzaville ? Les Congolais vont-ils se rendre massivement aux urnes, alors que l'opposition appelle au boycott ? L’élection sera-t-elle libre et transparente ? Denis Sassou va-t-il rempiler pour sept ans ? Les congolais opteront-ils pour Sassou IV ou un autre candidat donc un nouveau visage ? En attendant la réponse le 12 juillet, bon débat.

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jeudi 16 juillet 2009

L’Association de la Presse Panafricaine (APPA), invitée à la remise de diplômes du CPFJ aux journalistes africains, au lieu de 11 journalistes, 8 seulement d'entre eux ont reçu leurs diplômes, 3 congolais abandonnés à Kinshasa

James Bénédict Ngumbu, Secrétaire général de l'Association de la Presse panafricaine (APPA) entouré des lauréats de la formation CPFJ à Marne-la-Vallée.

Le Groupe de Recherche et d’Echanges Technologiques (Gret) a beaucoup changé depuis l'époque de Jacques Sultan. Le Gret qui fait circuler ses Jeeps blanches avec son logo en rouge dans les coins et recoins de la République Démocratique du Congo notamment dans les provinces du Bandundu et Bas-Congo, est fort apprécié pour ses actions auprès des paysans en vue de les aider à évacuer leurs produits agricoles vers les grands marchés et centres urbains. Decidement, le Gret appui aux médias, pose énormément des problèmes.

Le 10 juillet 2009, une cérémonie de remise des diplômes en collaboration avec le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ), dans l’enceinte de l’auditorium du Gret, situé à Nogent-Sur-Marne, dans la région parisienne.

8 journalistes africains au lieu de 11 venus de 4 pays (4 pour le Congo Brazzaville, 2 pour le Burundi, 1 pour le Rwanda et 1 pour la République démocratique du Congo), ont reçus leurs diplômes de fin de formation. La cérémonie a été honorée par plusieurs personnalités, notamment d’un représentant du Quai d’Orsay, de Fabienne Gérault, formatrice du CFPJ international et d’autres responsables d’organes de la presse française entre autres le CFI.

Profitant de cette occasion, James Bénédict Ngumbu, le Secrétaire général de l’APPA a expliqué à l’assistance, les objectifs de l’association de la presse panafricaine en France et a également encouragé les heureux récipiendaires. « Vous venez de prouver encore une fois de plus que notre continent regorge plein de talents. Faites tout pour que les enseignements reçus soient utiles au public. Sinon vous priverez ce dernier de son droit fondamental, c’est-à-dire, le droit à l’information. Je remercie également les organisateurs pour avoir fait confiance à l’APPA et je souhaite que nous puissions collaboré dans l’avenir, d’une manière efficace pour aider la presse africaine.» Faisait-il remarquer.

L’APPA a été invitée par les organisateurs pour apporter son soutien aux journalistes concernés. « Ces cours sont axés sur la thématique de la régulation, de l’autorégulation et de la professionnalisation. Fort de cette action, nous avons décidé de poursuivre ce renforcement en mettant en place durant deux années, un programme d’appui aux médias audiovisuels dans toute la sous région. » A indiqué, Florence Minery-Lemoine, responsable du programme Médias.

Etait-il nécessaire que l'APPA soit invitée pour une cérémonie de remise des diplômes alors même qu'elle n'a pas été associée pour la formation ? N'ya-t-il des journalistes Africains compétents en France, qu'on pouvait associer dans cette formation ? Pourquoi renforcer les capacités des journalistes africains sur le numérique alors que tous fonctionnent encore en analogique ? Le Gret s'est-il souciait de l'environnement politique dans lequel travaillent les journalistes africains diplômés ?

Les râteaux du Gret aux journalistes congolais

Or au départ 4 journalistes devraient provenir de la République Démocratique du Congo. Que s'est-il vraiment passé pour qu'un seul journaliste soit venu à Paris alors que trois autres confères sont resté à Kinshasa ? Entre, le Rwanda, le Burundi, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo demeure le second pays francophone par sa sa population plus de 60.000.000 d'habitants.

En faisant l'investigation, l'équipe de Réveil-FM s'est rendu compte qu'à kinshasa, les journalistes kinois avaient refusé de rejoindre les autres dans un auberge à une 20 de kilomètres du centre ville à Mont-Ngafula pour y loger. Un modus vivendi fut trouvé tout le monde a été logé à l'hôtel Invest dans l'enceinte de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Pour punir les Congolais, le Gret a décidé de prendre un seul seul congolais au lieu de 4 journalistes prévus.

Héléne Palard, coordinatrice régionale du Gret en RDC

Le Gret, récidiviste: ce n'est pas la première fois....

En 2003, lors de l'Université d'été de la communication à Hourtin, nous avions rencontré Serge Bailly, un Belge Chômeur dont l'association "média Résistance" n'avait fonctionné que le temps d'une rose en Belgique.

Par un tour de passe -passe, l'homme a été nommé au Gret comme Coordinateur du Programme Apui aux Médias Congolais sur un projet qu'avait initié "Fopromédias" (Formations des professionnels des médias) auprès de l'Union européenne.

Hystérique, xénophobe voire raciste, Serge Bailly s'est comporté en "Tintin au Congo", condescendant avec les journalistes et les organes de médias congolais.

Alors que Je lui avait parlé de notre projet d'avoir une cartographie des radios de la RDC, quatre mois plus tard le Gret avait publié une cartographie des radios congolaises, l'homme sans scrupule ni éthique avait publié piqué notre notre idée et l'avait comptabilisé pour les initiatives du Gret.

Le 20 juin 2006, L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion du droit d’informer et d’être informé, dénonçait les pressions exercées par le Groupe de Recherche et d’Echanges Technologiques (Gret) sur un quotidien indépendant de Kinshasa « Le Phare ».

Dans son communiqué on pouvait lire:depuis 2003, dans le secteur de la presse où elle apporte un appui financier à quelques organisations des médias. Cette organisation s’obstine depuis le 15 mai 2006 à exercer d’importantes pressions sur le quotidien le Phare dont l’éditeur assume actuellement les fonctions de président de l’Observatoire des Médias Congolais (Omec), structure d’auto-régulation de la profession bénéficiant du soutien financier du Gret et de l’Institut Panos Paris pour son fonctionnement.

Le Gret, par le biais de son représentant en RDC M.Serge Bailly, a adressé le 15 mai 2006 une plainte à l’Omec contre le quotidien Le Phare et le journaliste indépendant Jean N’Saka wa N’Saka qu’il accuse de faire l’apologie de la violence et d’inciter à la haine contre les autres communautés vivant au Congo.

Cette plainte est consécutive à la publication par le Phare dans son édition n°2834 du 9 mai 2006 d’un article signé par le journaliste incriminé intitulé : « Obnubilés par mercantilisme et la négrophobie : les Belges remuent le poignard dans nos plaies ».

Après instruction de la plainte et l’audition de l’incriminé, l’Omec a appelé à ce dernier à plus de retenue et au sens de la mesure, dans sa décision du 8 juin 2006. Une décision qui ne semble pas avoir réjoui le représentant du Gret en RDC.

Serge Bailly est de nouveau revenu à la charge, lundi 19 mai 2006, en adressant une correspondance abondante et sévère au rédacteur en chef du quotidien qu’il accuse de nouveau d’incitation à la haine, pour avoir publié une analyse dans son édition n°2858 du 12 juin 2006 intitulé : « Un rapport scandaleux de l’Union européenne révèle un complot international contre la RDC ».

Ayant débauché Ben Kabamba de la radio Maria à Bukavu pour le Gret, l'objectif de Serge Bailly n'était pas de soutenir un confrère en difficulté, depuis qu'il est à radio okapi il s'en sort mieux, mais uniquement dans le but de profiter du fait que Ben Kabamba était le frère du fameux Bob Kazadi Kabamba, le Congolo-Belge, auto-proclamé spécialiste de la RDC, assistant de l'Université de Liège, l'un des auteurs de la Constitution de la balbutiante IIIème République et qui était de tous les voyages de Louis Michel, ex-Commissaire européen au développement et à l'action humanitaire, à Kinshasa, qui part ses réseaux, oukases et invectives avait tout boutiquer sur les élections de 2006 communément appelées "Elections Louis Michel" pour plébisciter son candidat.

J'avais eu l'outrecuidance de l'interroger sur le comportement ambivalent qui l'interrogeais de quel droit le Gret pouvait créer son propre réseau en pillant le nôtre, comment un soi disant bailleur de fond au lieu de renforcer les organes qui existent va créer son propre réseau ? Sa réponse avec beaucoup de culot fut menaçant: " Nous allons t'écraser " Qui nous ? Qui sont derrière cette cabale ? Est-elle orchestrée par qui ? Lorsqu'un expatrié de surcroit un belge colonialiste ose menacer un Congolais dans son propre pays , qui est derrière cet homme ? Qui sont avec lui et les soutiennent ?

Serge Bailly ne nous a jamais impressionné malgré ses attitudes et comportements colonialistes.

La politique de diviser pour mieux peut fonctionner pour un temps mais a parfois des limites. Serge Bailly a promis beaucoup de choses aux Congolais notamment aux radioteurs qu'il allait équiper leurs radios communautaires, qu'il allait amener Pierre Sosthène Kambidi de la radio Concorde de tshikapa en Europe...Aucune de promesses faites dans sa politique de diviser pour mieux régner n'a fonctionné.

Dans son livre "le poisson te dit que le crocodile est malade", chroniques des élections congolaises paru en 2007, Serge Bailly ironise sur les élections de 2006 en république Démocratique du Congo mais il n'a pas le courage de dire à haute à voix qu'une "Omerta" était déclenchée pour qu'aucune critique ne soit faite à l'égard de la Haute Autorité des Médias (HAM) à commencer par le Gret. Recevant le financement de l'Union européen critiquer les dérives autoritaristes et dérapages mutingaïstes s'étaient comme si on se tirait la balle aux pieds. Conséquence: silence radio ! La volonté souveraine des Congolais ne comptaient pas seuls comptaient le financement reçu. Sa conscience est-il revenu maintenant qu'il rase les murs chez lui en Belgique ?

Priver les confrères de Kinshasa d'une formation alors pour avoir réclamer un droit aussi élémentaire, que le transport est une aberration Kinshasa est l'une de capitales du monde qui n'a pas des transports en commun. La difficulté de transport est une donne qu'il faut intégrer dans un projet congolais.

L'APPA qui est une plate-forme qui regroupe les journalistes africains professionnels exerçant en France, se préoccupe pour l'intégration de ces derniers dans leur pays d'accueil. Elle est soucieuse de voir les confrères qui travaillent sur le continent dans les conditions parfois infra-humaines soient respectés dans leur métier. Interlocutrice auprès des autorités françaises, l'APPA compte veiller pour que les formations qui touchent aux journalistes africains prennent en compte compte de l'environnement politique dans lequel exerce tout un chacun. Dieu seul sait, chaque pays a son environnement politique. Et la globalisation généralisante ne marche toujours pas !

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samedi 18 juillet 2009

Lac Edouard au parc de Virunga: Les pachydermes menacés de disparition selon Xavier Gilbert de l'ong Objectif Brousse !

Xavier Gilbert est un broussard urbain. Il est Français de nationalité mais Congolais dans l'âme, actes et gestes. Il passe son temps dans les collines du Nord-Kivu mais aussi en Ituri à l'Est de la République Démocratique du Congo.

Il n'est pas subventionné pour son travail et ne roule pas en 4X4. Combattu et critiqué par certaines Ong budgétivores pour son approche de développement librement choisi et assumé, Xavier Gilbert, président de l'organisation "Objectif brousse" vit avec les populations congolaises, il scolarise les moussaillons congolais abandonnés dont les familles ont fui la guerre meurtrière de l'Est.

A Paris, il passe toujours comme un coup de vent. Après plusieurs tentatives manquées, lorsque nous nous croisons cette fois-ci, heureusement il n'est pas seul mais entouré de deux personnes dont une militante de son association. J'insiste au près de Danielle Antoniotti qui prend note, pour avoir les éléments que nous mettons à votre disposition.

Selon Xavier Gilbert, le lac Edouard, situé dans le Parc national de Virunga, a connu ces dix dernières années une des pires destructions. "Si jamais il n’ y a plus d’hippopotames, il n’y aura plus de poissons pour les hommes parce que tout est lié. L’hippopotame avec son excrément nourrit toute une avifaune ; crée de phytoplanctons qui nourrissent les poissons. Avant, il y avait plus de 30.000 hippopotames dans le Virunga, maintenant, ils peuvent être au nombre de 200 ou 300. Donc la situation est tragique. Et d’ailleurs, dans tout ça, ce sont les hommes qui vont en subir les conséquences. Les autorités congolaises qui soutiennent les actions de conservation devraient punir sévèrement les actes de braconnage ainsi que la pêche illicite dans le parc de Vigunga."

Selon les habitants de Vitchumbi, une cité de pêcheurs, au bord du lac Edouard, les massacres hippopotames sont causés par des groupes armés étrangers, des milices locales et par certains militaires des Forces armées congolaises en complicité avec quelques habitants.

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lundi 20 juillet 2009

Le discours de destin à l'Afrique de Barack Obama à Accra et la jeunesse africaine

Accueil militaire du président Obama à l'aéroport international de Kokota au Ghana.

En se rendant au Ghana pour son premier voyage sur le continent de son père, le Président Américain, Barack Obama, a choisi un pays démocratique et dynamique loin des clichés afropessimistes. Photo Ouest-France

Le vendredi 17 juin 2009, à l'ambassade des Etats-Unis à Paris, une discussion à bâtons rompus a été organisé entre le Dr. Lorenzo Morris qui est Professeur de sciences politiques et Directeur du Département de Sciences politiques à l'Université Howard à Washington DC. (Dans le cadre du programme Fulbright et au titre de lauréat de la Chaire Tocqueville, Le Dr. Morris a été professeur invité du à l'Institut français de Géopolitique à l'Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis au 1er semestre de l'année 2009) et dix journalistes africains à Paris:Christian Mambou, 3A Telesud, Congo-Brazzaville; James Ngumbu, APPA - Réveil FM, Congo-Kinshasa; Jules Ahadzi Komlan, Africa 24, Togo; Martin Mbita, Journalistes africaines en exil (JAFE), Cameroun; Nestor Bidadanure, Afrique- Asie, Burundi-France; Paul Yange, Grioo.com, Cameroun; Prince Ofori-Atta, Afrik.com, Ghana; Valentin Hodonou, Continental, Benin et Freddy Mulongo, Réveil-FM, Congo-Kinshasa.

Sans tabou tous les sujets ont été abordés avec le Dr. Lorenzo:convergences et divergences entre les discours de deux présidents Sarkozy et Barack obama, l'Africom en Afrique,l'ignorance par le président américain des pays francophones dans son discours à Accra, le dualisme entre corrupteurs et corrompus, la présence chinoise en Afrique, l'intrusion de l'Iran sur le continent, le regain du panafricanisme chez les jeunes africains. Lorsqu'on sait la manière dont les grandes figures du panafricainsme ont été chassé du pouvoir Kwame Krumah, Patrice Emery Lumumba après avoir été accusés d'être des communistes pendant la guerre froide, la présence de Barack Obama à Accra au Ghana est une reconnaissance tacite que les pères du panafricainisme qui voulaient les Etats-Unis d'Afrique, étaient des visionnaires, en avance avec leur époque, bien que leur vision fut étouffer dans l'oeuf.

A Réveil-FM, nous avons retenu trois aspects importants par la présence et le discours de barack Obama à Accra au Ghana. .

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samedi 18 juillet 2009

Le Congo en tête des pays possesseurs d'avions poubelles en Afrique !

Appartenant au groupe espagnol Bravo Airlines. Bravo Air Congo a débuté ses opérations le 11 septembre 2006 en République Démocratique du Congo (RDC). Le groupe espagnol avait à l'époque signé avec le gouvernement de la RDC afin de reprendre des vols des Lignes Aériennes Congolaises (LAC). Les agents de LAC n'ont jamais voulu de cet accord. Aujourd'hui les deux compagnies aériennes se retrouvent sur la liste noire de l'Union européenne.

La République Démocratique du Congo Congo compte parmi les têtes de liste des pays africains possesseurs "d’avions poubelles“ avec 57 compagnies aériennes non conforme. Les compagnies aériennes congolaises utilisent des vieux coucous militaires ayant servi pendant la guerre (1940-1945) dans l'aviation civile ce explique de nombreux crashs aériens enregistrés en République Démocratique du Congo dont les passagers sont des victimes civiles. L'interpellation est d'autant plus grave qu' une bonne partie des compagnies aériennes congolaises appartiennent aux autorités qui dirigent le Congo.

La liste noire de l’Union européen comprend 200 compagnies de 17 pays, pour la majorité du continent africain, mais également d’Asie. Les compagnies africaines incriminées sont souvent inconnues et ne bénéficient pas, pour la plupart, d’une licence officiellement délivrée par les organisations internationales.

Le communiqué parvenu à la rédaction de

ne mentionne pas le nom de Yémania Airways. L’Union européenne attend les conclusions sur les causes de l’accident avant de prononcer une éventuelle interdiction de vol contre Yémania Airways en Europe.

Liste des transporteurs aériens faisant l’objet d’une interdiction d’exploitation générale dans la communauté européenne

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

1.AFRICA ONE – République démocratique du Congo (RDC)

2.AFRICAN AIR SERVICES COMMUTER – République démocratique du Congo (RDC)

3.AIGLE AVIATION – République démocratique du Congo (RDC)

4.AIR BENI – République démocratique du Congo (RDC)

5.AIR BOYOMA – République démocratique du Congo (RDC)

6.AIR INFINI – République démocratique du Congo (RDC)

7.AIR KASAI – République démocratique du Congo (RDC)

8.AIR KATANGA – République démocratique du Congo (RDC)

9.AIR NAVETTE – République démocratique du Congo (RDC)

10.AIR TROPIQUES – République démocratique du Congo (RDC)

11.BEL GLOB AIRLINES – République démocratique du Congo (RDC)

12.BLUE AIRLINES – République démocratique du Congo (RDC)

13.BRAVO AIR CONGO – République démocratique du Congo (RDC)

14.BUSINESS AVIATION – République démocratique du Congo (RDC)

15.BUSY BEE CONGO – République démocratique du Congo (RDC)

16.BUTEMBO AIRLINES – République démocratique du Congo (RDC)

17.CARGO BULL AVIATION – République démocratique du Congo (RDC)

18.CETRACA AVIATION SERVICE – République démocratique du Congo (RDC)

19.CHC STELLAVIA – République démocratique du Congo (RDC)

20.COMAIR – République démocratique du Congo (RDC)

21.COMPAGNIE AFRICAINE D’AVIATION (CAA) – République démocratique du Congo (RDC)

22.DOREN AIR CONGO – République démocratique du Congo (RDC)

23.EL SAM AIRLIFT – République démocratique du Congo (RDC)

24.ENTREPRISE WORLD AIRWAYS (EWA) – République démocratique du Congo (RDC)

25.ESPACE AVIATION SERVICE – République démocratique du Congo (RDC)

26.FILAIR – République démocratique du Congo (RDC)

27.FREE AIRLINES – République démocratique du Congo (RDC)

28.GALAXY KAVATSI – République démocratique du Congo (RDC)

29.GILEMBE AIR SOUTENANCE (GISAIR) – République démocratique du Congo (RDC)

30.GOMA EXPRESS – République démocratique du Congo (RDC)

31.GOMAIR – République démocratique du Congo (RDC)

32.GREAT LAKE BUSINESS COMPANY – République démocratique du Congo (RDC)

33.HEWA BORA AIRWAYS (HBA) – République démocratique du Congo (RDC)

34.INTERNATIONAL TRANS AIR BUSINESS (ITAB) – République démocratique du Congo (RDC)

35.KATANGA AIRWAYS – République démocratique du Congo (RDC)

36.KIN AVIA – République démocratique du Congo (RDC)

37.KIVU AIR – République démocratique du Congo (RDC)

38.LIGNES AÉRIENNES CONGOLAISES (LAC) – République démocratique du Congo (RDC)

39.MALU AVIATION – République démocratique du Congo (RDC)

40.MALILA AIRLIFT – République démocratique du Congo (RDC)

41.MANGO AVIATION – République démocratique du Congo (RDC)

42.PIVA AIRLINES – République démocratique du Congo (RDC)

43.RWAKABIKA BUSHI EXPRESS – République démocratique du Congo (RDC)

44.SAFARI LOGISTICS SPRL – République démocratique du Congo (RDC)

45.SAFE AIR COMPANY – République démocratique du Congo (RDC)

46.SERVICES AIR – République démocratique du Congo (RDC)

47.SUN AIR SERVICES – République démocratique du Congo (RDC)

48.SWALA AVIATION – République démocratique du Congo (RDC)

49.TEMBO AIR SERVICES – République démocratique du Congo (RDC)

50.THOM’S AIRWAYS – République démocratique du Congo (RDC)

51.TMK AIR COMMUTER – République démocratique du Congo (RDC)

52.TRACEP CONGO AVIATION – République démocratique du Congo (RDC)

53.TRANS AIR CARGO SERVICES – République démocratique du Congo (RDC)

54.TRANSPORTS AÉRIENS CONGOLAIS (TRACO) – République démocratique du Congo (RDC)

55.VIRUNGA AIR CHARTER – République démocratique du Congo (RDC)

56.WIMBI DIRA AIRWAYS – République démocratique du Congo (RDC)

57.ZAABU INTERNATIONAL – République démocratique du Congo (RDC)

1.AIR KORYO – République populaire démocratique de Corée

1.AIR WEST CO. LTD – République du Soudan

1.ARIANA AFGHAN AIRLINES – République islamique d’Afghanistan

1.MOTOR SICH – Ukraine

1.SIEM REAP AIRWAYS INTERNATIONAL – Royaume du Cambodge

1.SILVERBACK CARGO FREIGHTERS – République du Rwanda

1.UKRAINE CARGO AIRWAYS – Ukraine

2.UKRAINIAN MEDITERRANEAN AIRLINES – Ukraine

3.VOLARE AVIATION ENTREPRISE – Ukraine

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de l’Angola responsables de la surveillance réglementaire (à l’exception de TAAG Angola Airlines), à savoir :

1.AEROJET – République d’Angola

2.AIR26 004 – République d’Angola

3.AIR GEMINI – République d’Angola

4.AIR GICANGO – République d’Angola

5.AIR JET 003 – République d’Angola

6.AIR NAVE – République d’Angola

7.ALADA – République d’Angola

8.ANGOLA AIR SERVICES – République d’Angola

8.DIEXIM – République d’Angola

9.GIRA GLOBO – République d’Angola

10.HELIANG – République d’Angola

11.HELIMALONGO – République d’Angola MAVEWA 016 Inconnu République d’Angola

12.PHA République d’Angola

13.RUI & CONCEICAO République d’Angola

14.SAL – République d’Angola

15.SERVISAIR – République d’Angola

16.SONAIR – République d’Angola

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités du Bénin – République du Bénin responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

1.AERO BENIN – République du Bénin

2.AFRICA AIRWAYS – République du Bénin

3.ALAFIA JET PEA – République du Bénin

4.BENIN GOLF AIR PEA – République du Bénin

5.BENIN LITTORAL AIRWAYS – République du Bénin

6.COTAIR – République du Bénin

7.ROYAL AIR – République du Bénin

8.TRANS AIR BENIN – République du Bénin

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de Guinée équatoriale responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

1.CRONOS AIRLINES – Guinée équatoriale

2.CEIBA INTERCONTINENTAL- Guinée équatoriale

3.EGAMS – Guinée équatoriale

4.EUROGUINEANA DE AVIACION Y TRANSPORTES – Guinée équatoriale

5.GENERAL WORK AVIACION – Guinée équatoriale

6.GETRA – GUINEA ECUATORIAL DE TRANSPORTES AEREOS – Guinée équatoriale

7.GUINEA AIRWAYS – Guinée équatoriale

8.STAR EQUATORIAL AIRLINES – Guinée équatoriale

9.UTAGE – UNION DE TRANSPORT AEREO DE GUINEA ECUATORIAL – Guinée équatoriale

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités indonésiennes responsables de la surveillance réglementaire, à l’exception de Garuda Indonesia, Airfast Indonesia, Mandala Airlines et Ekspres Transportasi Antarbenua, notamment :

1.AIR PACIFIC UTAMA – République d’Indonésie

2.ALFA TRANS DIRGANTATA – République d’Indonésie

3.ASCO NUSA AIR – République d’Indonésie

4.ASI PUDJIASTUTI – République d’Indonésie

5.AVIASTAR MANDIRI – République d’Indonésie

6.CARDIG AIR – République d’Indonésie

7.DABI AIR NUSANTARA – République d’Indonésie

8.DERAYA AIR TAXI – République d’Indonésie

9.DERAZONA AIR SERVICE – République d’Indonésie

11.DIRGANTARA AIR SERVICE – République d’Indonésie

12.EASTINDO – République d’Indonésie

13.GATARI AIR SERVICE – République d’Indonésie

14.INDONESIA AIR ASIA – République d’Indonésie

15.INDONESIA AIR TRANSPORT – République d’Indonésie

16.INTAN ANGKASA AIR SERVICE – République d’Indonésie

17.JOHNLIN AIR TRANSPORT – République d’Indonésie

18.KAL STAR – République d’Indonésie

19.KARTIKA AIRLINES – République d’Indonésie

20.KURA-KURA AVIATION – République d’Indonésie

21.LION MENTARI AIRLINES – République d’Indonésie

22.MANUNGGAL AIR – République d’Indonésie

23.MEGANTARA – République d’Indonésie

24.MERPATI NUSANTARA AIRLINES – République d’Indonésie

25.METRO BATAVIA – République d’Indonésie

26.MIMIKA AIR – République d’Indonésie

27.NATIONAL UTILITY HELICOPTER – République d’Indonésie

28.NUSANTARA AIR CHARTER – République d’Indonésie

29.NUSANTARA BUANA AIR – République d’Indonésie

30.NYAMAN AIR – République d’Indonésie

31.PELITA AIR SERVICE – République d’Indonésie

32.PENERBANGAN ANGKASA SEMESTA – République d’Indonésie

33.PURA WISATA BARUNA – République d’Indonésie

34.REPUBLIC EXPRESS AIRLINES – République d’Indonésie

35.RIAU AIRLINES – République d’Indonésie

36.SAMPOERNA AIR NUSANTARA – République d’Indonésie

37.SAYAP GARUDA INDAH – République d’Indonésie

38.SKY AVIATION – République d’Indonésie

39.SMAC – République d’Indonésie

40.SRIWIJAYA AIR – République d’Indonésie

41.SURVEI UDARA PENAS – République d’Indonésie

42.TRANSWISATA PRIMA AVIATION – République d’Indonésie

43.TRAVEL EXPRESS AVIATION SERVICE – République d’Indonésie

44.TRAVIRA UTAMA – République d’Indonésie

45.TRI MG INTRA ASIA AIRLINES – République d’Indonésie

46.TRIGANA AIR SERVICE – République d’Indonésie

47.UNINDO – République d’Indonésie WING ABADI

48.AIRLINES – République d’Indonésie

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités du Kazakhstan responsables de la surveillance réglementaire (à l’exception d’Air Astana), à savoir :

1.AERO AIR COMPANY – République du Kazakhstan

2.AEROPRAKT KZ – République du Kazakhstan

3.AEROTOUR KZ – République du Kazakhstan

4.AIR ALMATY – République du Kazakhstan

5.AIR COMPANY KOKSHETAU – République du Kazakhstan

6.AIR DIVISION OF EKA – République du Kazakhstan

7.AIR FLAMINGO – République du Kazakhstan

8.AIR TRUST AIRCOMPANY – République du Kazakhstan

9.AK SUNKAR AIRCOMPANY – République du Kazakhstan

10.ALMATY AVIATION – République du Kazakhstan

11.ARKHABAY – République du Kazakhstan

12.ASIA CONTINENTAL AIRLINES – République du Kazakhstan

13.ASIA CONTINENTAL AVIALINES – République du Kazakhstan

14.ASIA WINGS – République du Kazakhstan

15.ASSOCIATION OF AMATEUR PILOTS OF KAZAKHSTAN – République du Kazakhstan

16.ATMA AIRLINES – République du Kazakhstan

17.ATYRAU AYE JOLY – République du Kazakhstan

18.AVIA-JAYNAR – République du Kazakhstan

19.BEYBARS AIRCOMPANY – République du Kazakhstan

20.BERKUT AIR/BEK AIR – République du Kazakhstan

21.BERKUT STATE AIRLINE – République du Kazakhstan

22.BERKUT KZ – République du Kazakhstan

23.BURUNDAYAVIA AIRLINES – République du Kazakhstan

24.COMLUX – République du Kazakhstan

25.DETA AIR – République du Kazakhstan

26.EAST WING – République du Kazakhstan

27.EASTERN EXPRESS – République du Kazakhstan

28.EOL AIR – République du Kazakhstan

29.EURO-ASIA AIR – République du Kazakhstan

30.EURO-ASIA AIR INTERNATIONAL – République du Kazakhstan

31.EXCELLENT GLIDE – République du Kazakhstan

32.FENIX – République du Kazakhstan

33.FLY JET KZ – République du Kazakhstan

34.IJT AVIATION – République du Kazakhstan

35.INVESTAVIA – République du Kazakhstan

36.IRBIS – République du Kazakhstan

37.IRTYSH AIR – République du Kazakhstan

38.JET AIRLINES – République du Kazakhstan

39.JET ONE – République du Kazakhstan

40.KAVIASPAS – République du Kazakhstan

41.KAZAIR JET – République du Kazakhstan

42.KAZAIRTRANS AIRLINE – République du Kazakhstan

43.KAZAIRWEST – République du Kazakhstan

44.KAZAVIA – République du Kazakhstan

45.KOKSHETAU – République du Kazakhstan

46.MAK AIR AIRLINE – République du Kazakhstan

47.MEGA AIRLINES – République du Kazakhstan

48.MIRAS – République du Kazakhstan

49.NAVIGATOR – République du Kazakhstan

50.OLIMP AIR – République du Kazakhstan

51.ORLAN 2000 AIRCOMPANY – République du Kazakhstan

52.PANKH CENTER KAZAKHSTAN – République du Kazakhstan

53.PRIME AVIATION – République du Kazakhstan

54.SALEM AIRCOMPANY – République du Kazakhstan

55.SAMAL AIR I- République du Kazakhstan

56.SAYAT AIR – République du Kazakhstan

57.SAYAKHAT AIRLINES – République du Kazakhstan

58.SEMEYAVIA – République du Kazakhstan

59.SCAT – République du Kazakhstan

60.STARLINE KZ – République du Kazakhstan

61.SKYBUS – République du Kazakhstan

62.SKYJET – République du Kazakhstan

63.SKYSERVICE – République du Kazakhstan

64.TAHMID AIR – République du Kazakhstan

65.TULPAR AVIA SERVICE – République du Kazakhstan

66.TYAN SHAN – République du Kazakhstan

67.UST-KAMENOGORSK – République du Kazakhstan

68.ZHETYSU AIRCOMPANY – République du Kazakhstan

69.ZHERSU AVIA – République du Kazakhstan

70.ZHEZKAZGANAIR – République du Kazakhstan

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de la République kirghize responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

1.AIR MANAS – République kirghize

2.AVIA TRAFFIC COMPANY 23 AVJ République kirghize

3.AEROSTAN (EX BISTAIR-FEZ BISHKEK) – République kirghize

4.CLICK AIRWAYS – République kirghize

5.DAMES – République kirghize

6.EASTOK AVIA – République kirghize

7.GOLDEN RULE AIRLINES – République kirghize

8.ITEK AIR – République kirghize

9.KYRGYZ TRANS AVIA – République kirghize

10.KIRGHIZSTAN – République kirghize

11.MAX AVIA – République kirghize

12.S GROUP AVIATION – République kirghize

13.SKY GATE INTERNATIONAL AVIATION – République kirghize

14.SKY WAY AIR – République kirghize

15.TENIR AIRLINES République kirghize

16.TRAST AERO – République kirghize

17.VALOR AIR – République kirghize

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités du Libéria responsables de la surveillance réglementaire

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de la République du Gabon responsables de la surveillance réglementaire (à l’exception de Gabon Airlines, d’Afrijet et de SN2AG), à savoir :

1.AIR SERVICES – République du Gabon

2.AIR TOURIST – République du Gabon

3.NATIONALE ET REGIONALE TRANSPORT – République du Gabon

4.SCD AVIATION – République du Gabon

5.SKY GABON – République du Gabon

6.SOLENTA AVIATION GABON – République du Gabon

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de Sierra Leone responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

1.AIR RUM – Sierra Leone

2.HEAVYLIFT CARGO – Sierra Leone

3.ORANGE AIR SIERRA – Sierra Leone

4.PARAMOUNT AIRLINES – Sierra Leone

5.SEVEN FOUR EIGHT AIR SERVICES – Sierra Leone

6.TEEBAH AIRWAYS – Sierra Leone

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de la Zambie responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

1.Zambezi Airlines – Zambie

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mercredi 22 juillet 2009

Le justice congolaise vampirisée par la panilodie de Joseph Kabila !

Kinshasa, le 6 décembre 2006, Joseph Kabila congratulé par Louis Michel lors de la cérémonie d’investiture, les élections de 2006 sont dénommées au Congo "les élections Louis Michel".

Les juges et magistrats congolais sont-ils des incompétents et corrompus ?

Les journaux coupagistes de kinshasa sont tombé dans le panneau, tous ont salué parfois avec grandiloquence voire des poncifs la révocation des magistrats par Joseph kabila. Dans un pays où les maisons de sondages indépendantes et sérieuses sont inexistantes, certains journaux ont écrits que la révocation des magistrats avait le soutien total de la population.

Dans la diaspora congolaise, la voix alternative, en haussant le ton, a été dite par notre aîné Djamba Yohé, le Congolais de l'Atlantique Nord s'est fendu dans un long plaidoyer pour les magistrats congolais dans son long article du 17 juillet 2009. L'article de Candide Okeke sur "le Kuluna à col blanc" est aussi édifiant. Nous espérons que Théodore Ngoy , Thérèse Nlandu qui sont juristes et acteurs politiques réfléchissent sur cette décision.

La justice est un maillon important de la démocratie dans un pays. La révocation abracadabrantesque des magistrats laissent pantois les Congolais de la diaspora qui s'interrogent sur l'urgence de cette décision politique, sans lendemain meilleur. De même qu'on ne peut accepter une République des juges, de même on est en droit de ne pas cautionner une néodidacture puisse s'installer dans un pays dont le ciel est déjà sombre. Le navire dénommé République Démocratique du Congo tangue, piloté à vue, les décisions sont prises à la va vite sans grand mûrissement.

Certes la justice congolaise laisse à désirer, et la réputation des magistrats et juges congolais n'est pas très bonne; le rejet de ce corps de métier est massif de la part de nos compatriotes. Les magistrats Congolais se laissent facilement corrompre; quant aux citoyens aux ressources précaires, ils ne souhaitent pas avoir affaire avec la justice. Une maman bipupula, un pousse-pousseur, un vendeur lambda préfèrera vivre en victime plutôt que d'aller en justice. Quand aux journalistes, la justice peut vous convoquer et vous coffrer pour un article écrit ou lu au micro, sur commande d'un acteur politique ou d'un puissant homme d'affaire. Et dans la convocation qu'on vous envoie, on omet volontairement de vous signifier le motif de votre convocation.

Pourquoi cette volonté manifeste de Joseph kabila de casser le pouvoir judiciaire, qui est un pouvoir en soi mais demeure l'enfant pauvre, négligé de la République? La retraite de magistrats âgés de 65 ans figure-t-elle dans les 5 chantiers de Joseph Kabila ?

Hier, Benoit Luamba Bintu, premier président de la cour suprême de la justice et Tshimanga Mukeba, procureur général de la République, ont été utilisés pour les élections dont Louis Michel, l'ex- commissaire européen avait le secret pour asseoir le pouvoir AMP-Parti Etat actuel.

Les résultats des élections Louis Michel 2006, ont été connus dans les capitales européennes avant même le peuple souverain congolais.

Après avoir prêté serment le 6 décembre 2006, devant les juges de la cour suprême, joseph Kabila les avaient mis à la retraite, pour raison d'âge avancé-65 ans !

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lundi 27 juillet 2009

Donat Mbaya de Jed s'insurge contre la coupure de RFI en République Démocratique du Congo !

Donat Mbaya, Président de Journaliste en Danger (Jed) et Freddy Mulongo au siège de Reporters sans Frontières (RSF) à Paris.

RFI coupée sur tout le territoire de la République Démocratique du Congo. Lambert Mendé, ministre congolais de la communication et médias a mis ses menaces à exécution.

Reporters sans frontières et son organisation partenaire en République démocratique du Congo, Journaliste en danger (JED), condamnent avec la plus grande fermeté la coupure, depuis le 26 juillet 2009, des relais FM de Radio France Internationale (RFI) sur l'ensemble du territoire congolais.

Les deux organisations demandent aux autorités de Kinshasa de lever cette interdiction.

"Cette mesure ne fait que confirmer l'acharnement de certains officiels contre RFI et fait craindre une dérive autoritaire en RDC", a déclaré Donat M'Baya Tshimanga, président de Journaliste en danger. "Le gouvernement de Kinshasa vient de prendre une décision très préoccupante. En fermant RFI, il prive plus de la moitié de la population congolaise d'un accès nécessaire à une information indépendante", a ajouté Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Plutôt que de faire taire RFI, les deux organisations rappellent aux autorités congolaises qu'elles peuvent exercer leur droit de réponse quand elles le jugent nécessaire.

Depuis le 26 juillet, plusieurs témoignages concordants obtenus par JED dans la capitale Kinshasa, à Lubumbashi (province du Katanga, sud-est du pays), à Kisangani (province orientale, nord-est du pays) et à Matadi (province du Bas-Congo, ouest du pays), font état de la coupure des émissions en FM de RFI.

Interrogé au téléphone par Reporters sans frontières, le 27 juillet, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mendé Omalanga, a confirmé que les relais de RFI avaient été coupés. "Je ne suis pas en mesure de faire de déclaration publique aujourd'hui. Nous organiserons un point-presse demain à Kinshasa, au cours duquel nous expliquerons les raisons qui nous ont poussé à prendre cette grave décision", a déclaré le ministre. Une délégation de Journaliste en danger a été invitée par le ministre et sera présente à ce point-presse, prévu à 13 heures, au Grand Hôtel de Kinshasa.

Selon RFI, cette mesure est "officiellement justifiée par la diffusion, sur nos antennes, d’informations émanant de la MONUC. Des informations expliquant les raisons pour lesquelles certaines unités d’anciens rebelles, récemment intégrées dans l’armée congolaise, ont choisi de déserter". Pour la station internationale française, il s'agissait simplement "d'une restitution normale des éléments d'informations portés à la connaissance du public lors d'une conférence de presse le 22 juillet."

Le signal de RFI est coupé à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu (Est), depuis le 10 juin dernier. Lambert Mendé avait alors déclaré : "Nous reprochons [à RFI] d’inciter les militaires à désobéir, à se révolter, à créer des troubles dans les casernes, alors que notre pays est en guerre."

Reporters sans frontières a recueilli plusieurs témoignages de citoyens du Kivu affectés par cette mesure. Eric Muvomo, président de l'association de défense des droits de l'homme ACMEJ/DH, basée à Luvungi, près de Bukavu, a déclaré : "Cette mesure draconnienne du ministre Lambert Mendé n'a pas plu à la population de la plaine de la Ruzizi-Sud-Kivu. La population doit être informée sur la situation de l'armée dans notre province et sur les opérations militaires telles que Kimia II."

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mercredi 29 juillet 2009

Hilary Clinton à kinshasa, le flambeau de droits de l'homme ne doit pas s'éteindre au Congo !

Hilary Clinton, la pa­tronne de la diplomatie américaine de l’Administration Obama qui va fouler le sol congolais le 5 aout 2009, est l'oeil et l'oreille de Barack Obama et du peuple américain.

Mme Hillary Clinton, le n° 1 de la diplomatie américaine dans l’administration Obama, est annoncée en première visite officielle prochainement à Kinshasa, une visite considérée d’occasion de présentation à l’Afrique de la nouvelle politique pour le continent noir au Département d’Etat.

La pa­tronne de la diplomatie américaine de l’Administration Obama va fouler le sol congolais le 5 aout 2009. Mme Clinton se rendra d'abord au Kenya où elle participera à un forum sur la coopération économique, puis en Afrique du Sud, en Angola, en République démocratique du Congo (RDC), au Nigeria, au Libéria et au Cap Vert, a précisé le porte-parole du département d'Etat Ian Kelly.

Le dernier passage à Kins­hasa d’un secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères des USA remonte à l’an 2.000 sous M'zée Laurent ­Désiré Kabila. A l’époque, c’était une autre dame, Madeleine Allbrigth qui avait été reçue par l’ancien président de la Républi­que M’Zée Kabila.

Mme Clinton n'aura pas seulement l'occasion de parler avec les autorités congolaises de l'AGOA sans toucher un mot aux droits de l'homme.

La République Démocratique du Congo est membre d'AGOA depuis 2003.

C'est en mai 2000 que le congrès américain a adopté la loi connue sous le nom "African Growth and Opportunity Act" (AGOA). Le but de cette loi est de soutenir l'économie des pays africains en leur facilitant l'accès au marché américain s'ils suivent les principes de l'économie libérale. Cette union représente un intérêt réciproque pour les deux parties, les pays africains ayant ainsi la possibilité de s'affirmer progressivement sur la scène mondiale en entrant dans la Mondialisation, et les États Unis bénéficiant ainsi d'une nouvelle source d'approvisionnement, notamment en pétrole...

Les importations aux Etats-Unis en provenance des pays africains producteurs de pétrole ont toutes enregistré une hausse, notamment celles en provenance du Nigeria (16,2%), de l'Angola (51,2%),de la République démocratique du Congo (65,2),de la Guinée équatoriale (89,5),du Tchad(55,4%) et du Gabon (4,4%), soulignent les dépêches du département d'Etat américain.Les produits africains importés dans le cadre de l'AGOA aux Etats-Unis deviennent de plus en plus divers.

Parmi les plus importants figurent les bijoux, les fruits et les noix, les jus de fruit, le cuir, les produits plastiques et la pâte de cacao. Les cinq pays qui ont bénéficié le plus de l'AGOA en 2008 ont été le Nigeria, l'Angola, l'Afrique du Sud, le Tchad et la République démocratique du Congo. En ont été également tiré profit, entre autres, le Gabon, le Cameroun,le Lesotho, Madagascar,le Kenya,le Swaziland et l'île Maurice.

En ce qui concerne les marchandises, le solde des échanges commerciaux des Etats-Unis avec l'Afrique subsaharienne a continué d'être déficitaire en 2008,il a atteint 67,5 milliards de dollars contre 53 milliards en 2007.

Les échanges avec le Nigeria, l'Angola,la République du Congo,l'Afrique du Sud, le Tchad et la Guinée équatoriale ont représenté 97,2% de ce déficit.

Faut-il justifier la guerre en RDC pour fouler aux pieds les droits de l'homme ?

On sait que pour que naisse le droit, trois conditions sont nécessaires: une règle, un juge, une sanction. Le reste n'est que politesse ou déclaration d'intentions.Or en République Démocratique du Congo, les juges ne sont pas libres de dire le droit. Le pouvoir judiciaire est quasi inexistant. Payés au lance-pierres, paupérisés à volonté, les jugés congolais sont poussé à la corruption pour survivre. Le pouvoir judiciaire est marginalisé au détriment du pouvoir législatif et exécutif. Le budget du pouvoir judiciaire est de 0,16% de l'enveloppe global du gouvernement congolais.Le pouvoir de Kinshasa en nommant d'autres magistrats à la place de ceux révoqués, il n'a fait que déshabiller Paul pour habiller Luc. Pourquoi ne pas donner un salaire décent aux magistrats équivalent à 6.000 $, donnés chaque mois aux députés godillots ?

Il faudrait être un bon esprit cynique pour prétendre que les droits de l'homme sont une affaire de couleur de peau, de démographie ou de niveau de vie ? Il faut éviter de renouer avec la vieille opposition entre libertés réelles et libertés formelles. Le droit n'est pas une simple superstructure juridique qui masque les rapports de classe.

Seul un gouvernement corrompu peut prétendre qu'il y a un antagonisme fondamental entre la notion de développement et la garantie des droits.

Le droit international des garanties et des libertés est là pour donner un contenu à l'idée de justice, pour dire le permis et l'interdit, l'humain et l'inhumain.

Le droit international auquel la République Démocratique du Congo a souscrit, n'est pas qu'un mode de régulation pratique des conflits, un gardien des influences, un arbitrage des puissances.

Le peuple congolais mérite plus que des indignations séquentielles avec les tueries oubliés, les rébellions tolérées, les victimes ignorées.

Comment les autorités congolaises peuvent-elles se permettre de demander aux Etats-Unis à peser de tout leur poids sur le pillage des ressources à l’ Est de la République, alors même tous les rapports et recommandations des organisations internationales des droits de l’homme, notamment International Crisis Group, Global Witness, Human Watch Right, Fédération International des ligues des Droits de l'homme (FIDH)... sont foulés aux pieds par les autorités congolaises eux-mêmes. Celles qui sont citées dans les rapports sur le pillage de ressources continuent à occuper les hautes fonctions dans tous les échelons des pouvoirs, au gouvernement, au Sénat, à la députation, dans les entreprises étatiques; celles militaires qui commettent les viols, enrôlent les enfants soldats sont remercier avec des grades importantes au sein de FARDC...Ne sont interpellés et inquiétés que les paisibles citoyens sans défense ni relations.

Les arrestations arbitraires, les atteintes massives aux droits de l'homme, les emprisonnements illicites et dégradants, les tortures institutionnalisées et systématiques, les prisonniers d'opinion, les tueries et autres méfaits, sont flagrantes, continuelles et perpétuelles dans la partie de la République contrôlée par l'AMP-Parti-Etat.

Comment parler de la liberté d'expression et du pluralisme médiatique au Congo, un pays où chaque acteur politique a sa station de radio et chaine de télévision ? Et les médias alternatifs sont systématiquement étouffés, muselés voire fermer.

Au Congo, l'intégrité et l'identité humaines ont à être sauvegarder. Les autorités de kinshasa estiment que les droits de l'homme sont à éclipses et à secousses. Elles ne doivent la respecter quand ça les arrange.

Il serait dommage que les Etats-Unis jouent à la neutralité sur ce qui se passe exactement au Congo: un parfum du mobutisme, un néodictature, une autocratrie rampante qui ne dit pas son nom, est à kinshasa. Les Congolais vivent dans un pays qui compte plusieurs millions d'exclus du travail, du logement, de la santé: les droits sociaux sont ignorés sauf pour la nomenklatura, les apparatchik et millionnaires du dimanche du régime au pouvoir. Seuls les droits de l'homme peuvent permettre aux vies congolaises d'être sauvées, d'éviter les horreurs aux congolais et de préserver l'espoir des congolais au bien être.

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mardi 28 juillet 2009

Gérard de Villiers:" l'Est de la République Démocratique du Congo échappe au pouvoir central de Kinshasa ! "

Gérard de Villiers, journaliste, écrivain et romancier, est un homme de terrain

Il nous avait reçu chez lui, il y a moins d'un an, sur l'avenue Foch dans le 16è Arrondissement de Paris, à proximité de la maison de Mobutu de la même avenue et non loin de l'Arc de Triomphe.

Il est allé à plusieurs reprises en République Démocratique du Congo y compris sous une fausse identité. Lors de la guerre du Shaba en 1978, il y était et 1997, il était à kinshasa lorsque les kadogos avec leur botte de jardiniers ont fait leur entrée dans la capitale congolaise. Invité à la Radio Télévision Congolaise (RTNC), à la sortie de l'émission, il avait été très ému de rencontrer un Congolais qui était venu le voir avec un vieux S.A.S "Adieu le Zaïre", jauni, sans couverture dont certaines pages s'envolaient au vent.

Gérard de Villiers est l'écrivain-journaliste français le plus populaire en France et dans le monde. Il est le père de la série S.A.S dont le héro Malko Linge est autrichien et voyage en mission pour la C.I.A.

De 1965, année du premier S.A.S à aujourd'hui, Gérard de Villiers à publier plus de 178 S.A.S tirés à 200.000 exemplaires chacun. Gérard de Villiers publie cinq ouvrages par an, et tous les stocks sont rapidement épuisés au bout de quelques mois chez les revendeurs agréés. Gérard de Villiers vendrait ainsi plus d'un million d'exemplaires par an. Soit plusieurs centaines de millions de volumes tirés sans compter les innombrables traductions et les éditions pirates. La série a eu une tentative d'adaptation au cinéma (S.A.S. à San Salvador, 1982, par Raoul Coutard) puis en bande dessinée (Pacte avec le diable, Le sabre de Bin-Laden, Mission Cuba, et Bin Laden, la traque).

La C.I.A m'a-t-il dit possède toute sa collection.

Auteur de "Panique au Zaïre"(Paniek in Zaïre) et de "Zaïre adieu "en 1997 (vaarwel Zaïre), Gérard de Villiers connait bien la République Démocratique du Congo et son analyse peut nous aider à mieux comprendre ce qui se passe chez nous.

En parlant avec lui sur la situation de l'Est de la République Démocratique du Congo, je suis ressorti avec le sentiment que les jeux étaient presque faits sur le Kivu. Le fait que les consulats des Etats-unis soit implanté à Goma et celui de la France à Bukavu pouvaient pousser au découragement voir au désespoir.

Mais sa phrase résonne encore dans ma tête. Lors de notre entretien, Gérard de Villiers n'a cessé de me dire " seuls les Congolais pourront faire en sorte que le Congo ne soit ne soit balkanisé. Battez-vous, organisez-vous et surtout informez l'opinion tant national qu'international sur ce qui se passe chez vous. Votre gouvernement est trop faible et ne pourra pas faire face, si les Congolais eux-mêmes ne se lèvent pour dénoncer cette situation, alors Adieu le Zaïre". Cette analyse venant d'un écrivain-journaliste qui mélange les vrais du faux dans ses ouvrages, ne pouvait que nous alerter sur la situation préoccupante du Kivu. Et si Gérard de Villiers avait raison ?

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mercredi 5 août 2009

Kimia II: Kagamé menace, les Congolais se taisent mais pas tous !

Maître Théodore Ngoy est avocat congolais associé au Barreau de Bruxelles, depuis le 21 avril 2009. Le Député du Katanga contraint à l'exil à Oxford, l'indomptable président de C.Just dénonce sans ambages le volonté de Kagamé de s'inviter au Congo. L'interview en 7 parties que nous vous proposons date de 2004, on y perçoit une constance dans les propos de Théodore Ngoy d'aujourd'hui sur le cas: Kagamé et sa volonté d'occuper le Congo.

Tout le monde ou presque a entendu Kagamé proférer de nouvelles menaces. Aucune réaction des hommes politiques du pouvoir ou de l'opposition.

Souvent les réactions sérieuses, responsables sont le fait de certains compatriotes et de quelques étrangers mais de l’extérieur et non de l’intérieur du Congo.

En fait les menaces n’ont de nouveau que le fait qu’elles viennent d’être proférées plutôt. Par Paul Kagamé qui récemment a eu le loisir "d'entrer" au Congo le plus officiellement du monde avec l'aval du gouvernement Kabila.

Les propos de Kagame prouvent donc que cet homme est plus qu'un cynique.

C’est pourquoi M. Frédéric Mitterrand, aujourd’hui Ministre de la culture du gouvernement Sarkozy, ne s’était pas formalisé en mai 2007 pour déclarer que « le Rwanda est dirigé par un criminel actuellement ».

(Voir http://josemorineaux.afrikblog.com/archives/2009/07/02/14275996.html)

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samedi 8 août 2009

Kabila-Kagamé à Goma, le Yalta tropical n'a pas eu lieu

Goma, jeudi 6 aout 2009, Paul Kagamé et Joseph kabila en conférence de presse

Pour la majorité des Congolais, le mini-sommet Kabila-Kagamé qui s'est tenu à Goma, le 6 août 2009 est une rencontre entre deux présidents en mal de gouvernance , rencontre entre copains-coquins, rencontre qui n'engage surtout pas le peuple congolais.Les Congolais n'ont rien contre le peuple rwandais. Pacifiques, non belliqueux, les Congolais ne sont pas otages du passé mais ils ne voudraient surtout pas bâtir l'avenir avec un voisin dont le président est belliciste et va-t-en guerre dont les relations avec son pays, depuis une quinzaine d'années, sont émaillées de crimes contre l'humanité, massacres, tueries, pillages de ressources, félonies, mensonges ... Même élu par les élections Louis Michel de 2006, Joseph Kabila ne peut décider tout seul du destin de la République Démocratique du Congo. Le "tabula rasa" du passé criminel de Paul Kagamé ne peut se concrétiser sans une justice juste aux 6 millions de Congolais tués, aux Congolaises victimes de viol comme arme de guerre, aux maisons incendiées...

Les 5 raisons de réfuter le Yalta tropical de Goma:

1.La République Démocratique du Congo n'a jamais été en guerre contre l'un des neuf pays limitrophes, pas même le Rwanda. Elle est victime d'une agression-invasion de la part de cette dernière. On ne fait la paix qu'avec un pays dont on n'a été en guerre. Ce qui n'est pas le cas entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. Les deux pays n'ont jamais été en guerre déclarée. Usant et abusant du génocide de 1994, comme un fond de commerce, soutenu par les lobbyistes américains et européens, Paul Kagamé s'est toujours comporté comme un potentat de la RDC. Les victimes dans son entreprise de colonisation de la RDC sont congolaises.

2.Les FRDL, le RCD-Goma, le CNDP sont les inventions kagaméennes. Comment kagamé explique-t-il que le Rwanda soit devenu comme par enchantement le premier producteur mondial du coltan, cobalt, de la bauxite, casseterite... minerais qui ne se trouvent qu'en République Démocratique du Congo ? L'explication est simple: les interhamwes-hutus rwandais et les Cndp-tutsis-rwandais travaillent tous dans les mines et pillent les minerais congolais, pour Paul Kagamé.

3.Assis sur les 6 millions de morts Congolais, Paul Kagamé n'échappera pas au "Nuremberg Congolais" comme le souligne si bien Jean Pierre Mbelu. De quel droit le président rwandais peut-il se permettre d'interdire à Joseph Kabila de soulever le cas Nkunda batwaré qui vit en villégiature à Giseny alors que sa place est à la Cour Pénale Internationale (CPI) ? Les Congolais attendent de pieds fermes un dialogue inter-rwandais entre les hutus, les Tutsi et les twas (trois tribus qui constitue le Rwanda).

4.la diplomatie a ses règles. Bill Clinton, l'ex-président des Usa qui est allé à Pyong Yang en Corée du nord pour libérer deux journalistes américains, si sa démarche a été un succès, la maison blanche et le département d'Etat ont de suite préciser que sa démarché était privée et non officielle malgré le résultat obtenu. La démarche de Joseph Kabila de rencontrer son homologue et ami Paul Kagamé sur le sol congolais n'engage que Kabila et non le peuple congolais. Rien que par respect aux millions de morts Congolais sans sépultures, la décision de Joseph Kabila d'exonérer le bourreau de Congolais de ses crimes n'engage que lui.

Mehmet Ali Agca, auteur de l'attentat manqué contre le pape Jean Paul II en 1981, affirme avoir abjuré l'islam et embrassé la foi catholique, dans une lettre écrite depuis sa prison en Turquie et publiée par un hebdomadaire people italien Diva e donna.

"Je cherche une jeune femme italienne, qui veuille correspondre avec moi. Evidemment (je souhaite) qu'elle soit catholique puisque que, depuis le 13 mai 2007, j'ai décidé d'abjurer la foi musulmane et de devenir un fidèle de l'Eglise catholique romaine", écrit Ali Agca, qui purge une peine de prison en Turquie.

"J'ai décidé de retourner pacifiquement sur la place (Saint-Pierre à Rome) et de témoigner devant le monde entier de ma conversion au catholicisme", poursuit-il dans cette lettre rédigée en italien, selon Diva et donna. "Je voudrais, seulement pour un jour, retourner à Rome prier sur la tombe de Jean Paul II pour lui exprimer toute ma reconnaissance filiale pour son pardon", ajoute-t-il.

En Turquie, son ancien avocat Mustafa Demirbag, s'est dit "très sceptique" sur cette conversion. Pour être reconnu comme catholique, une simple déclaration ne suffit pas et un long cheminement aboutissant au baptême est nécessaire. Ali Agca dit en outre avoir exprimé son "souhait (de se rendre place Saint-Pierre) au pape Benoît XVI", sans avoir reçu "aucune réponse jusqu'ici" et affirme avoir informé le Vatican de sa conversion.

"Pour le Vatican, je suis peut-être resté l'homme qui tenta d'assassiner le pape polonais, mais aujourd'hui j'ai changé, je suis un homme différent", affirme-t-il. Jean Paul II avait pardonné à son agresseur qu'il avait rencontré en prison en 1983.

La justice italienne a à son tour passé l'éponge après avoir maintenu l'ancien militant ultra-nationaliste en prison pendant 19 ans, mais l'a remis en 2000 aux autorités turques qui le réclamaient pour purger deux peines auxquelles il avait été condamné en Turquie, l'une pour une attaque de banque commise dans les années 1970 et l'autre pour le meurtre d'un journaliste turc en 1979.

Que dire de Paul Kagamé dont les mains sont pleines de sang congolais et la conscience chargée de ses crimes contre l'humanité au Congo ? Seule la justice juste peut absoudre Kagamé de ses crimes.

C'est depuis 1996 que le Rwanda avec Paul Kagamé à la tête de ce pays, que la République démocratique du Congo est victime d'agression rwandaise. Cynique à outrance, Kagamé vend à l'opinion internationale le génocide rwandais pour justifier sa main basse sur les richesses du Congo.

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jeudi 13 août 2009

Du caoutchou rouge de Leopold II au coltan noir de Kagamé, pillages du Congo !

Bruxelles, le mardi 9 septembre 2008, la statue de Léopold II érigée à côté de place du Trône, le long de la petite ceinture, a été couverte de peinture rouge symbolisant du sang par l'écrivain contestataire belge Théophile de Giraud qui avait escaladé la statue au moyen d'une corde.

L'écrivain belge a estimé que Léopold II, qu'il qualifie de criminel contre l'humanité, ne peut être élevé au rang des grands hommes de la nation.

"Non au symbole d'injustice" ou "Léopold II = criminel contre l'humanité" pouvait-on lire sur des pancartes. "Au nom de millions de victimes de la scandaleuse politique coloniale de ce despote impérialiste, raciste et cupide, nous estimons indigne de la part d'une nation de perpétuer sa mémoire sous quelque forme valorisante que ce soit", a expliqué Théophile de Giraud. "L'Allemagne et la Russie ont eu le bon goût de déboulonner les statues d'Hitler et de Staline. Nous exigeons donc de la Belgique qu'elle fasse preuve d'autocritique et conclue à l'urgente nécessité d'arracher à leur socle les monuments censés célébrer cet odieux tueur en série", a-t-il ajouté avant son interpellation par la police.

Kinshasa, le 4 février 2005, courte apparition de la statue de Léopold II au rond point de la gare centrale

A l'aube du jeudi 4 février 2005, suite à un deal entre Christophe Muzungu, ministre de la culture et l'ambassade de la Belgique à Kinshasa, la statue du roi des Belges Léopold II chevauchant fièrement son cheval en bronze vieilli, fut une apparition au niveau du rond-point de la gare centrale (rond-point du centre de l'ancienne Léopoldville), avant de disparaître dans la journée, dans un nuage de poussière dans les rues de Kinshasa.

L' apparition sur le boulevard du 30 juin fut courte à Kinshasa, faisant resurgir inopinément sur son passage une violente période de l'histoire congolaise. "C'est ridicule. C'est un pas en arrière. Regardez ce qu'ils ont fait en Irak. Ils ont détruit la statue de Saddam Hussein. Cela ne devrait pas apparaître sur une place publique", s'est emporté Mputu Melo, un artisan, à la vue de cette statue que Mobutu Sese Seko avait fait enlever dans les années 1970.

Dans le cadre du "partage de l'Afrique" entre les puissances européennes à la fin du 19e siècle, Leopold II s'appropria le bassin du Congo après avoir envoyé l'intrépide journaliste Henry Stanley signer plus de 450 traités de paix avec des chefs de tribus congolaises.

Le roi revendiqua la possession de ce territoire avant de proclamer en 1885 l'"Etat indépendant du Congo", territoire 80 fois plus grand que la Belgique et qui, dans dans un premier temps, fut la propriété personnelle de Leopold II.

Mais les méthodes brutales employées par les colons et l'armée - travail forcé, flagellations, mutilations, voire meurtres - choquèrent même les autres puissances coloniales occupées à exploiter les ressources du continent.

Adam Hoschild dans son livre: "Les fantomes du roi Léopold. un holocauste oublié" Paris, éditions Belfond 1999 et Mark Dummet dans son documentaire parlent de 10 millions de Congolais génocidés par Léopold II.

Léopold II, qui en 1885 considérait le Congo comme sa propriété personnelle, a été responsable de 8 à 10 millions de morts congolais sous son règne, d'après des spécialistes. C'est un documentaire produit et diffusé par la chaine Franco-allemande Arte que , nous vous proposons. Les commentaires sont de l'éminent professeur Elikia Mbokolo. Cet article est la première partie subdivisée en trois.

Un chauffeur sans rétroviseurs sur son véhicule est un danger public. Un peuple sans mémoire sur son passé est peuple perdu sans repaires.

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mardi 1 septembre 2009

Discours controversé de Joseph Kabila au Sénat belge, 10 février 2004

Kinshasa 2006, une compatriote avec son portable. Photo Archives-AFP

A l'heure où les autorités de République démocratique du Congo prépare en grande pompe la commémoration du cinquantenaire de l'indépendance (30 juin 1960-2010), l'an 2010 est aussi l'année charnière pour les élections de 2011. Tout est politique, rien n'est fait au hasard.

Une invitation a déjà été envoyé au Roi Albert II, le roi des belges pour participer aux festivités, Esdras kambala, le ministre de la Culture et des Arts est à la recherche de financement auprès des ambassades du royaume de la Belgique et du Royaume -Uni pour réhabiliter les statues de Léopold II (arrière grand oncle d'Albert II), Albert Ier et Stanley à kinshasa, le Commissariat Général du Cinquantenaire (CGC) dirigé par le général Denis Kalume Numbi, qui est cité dans le rapport des Nations -Unies de 2002 , ancien ministre de l'Intérieur devenu célèbre avec le massacre de Bundu Dia kongo; secondé par un coordonnateur du comité scientifique, l'historien Isidore Ndaywel-è-Nziem, et un coordonnateur adjoint, l'ambassadeur Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, le CGC organise un concours de création d'un logo pour la commémoration du cinquantenaire du 1er au 15 septembre 2009.

La rédaction de Réveil-FM a choisi de revenir 5 ans en arrière, avec le discours qu'avait prononcé Joseph kabila devant le Sénat, le 10 février 2004.

Ce discours avait à l'époque enchanté le président du Sénat belge, Armand De Decker, qui l'avait qualifié "d'événement qui comptera dans l'histoire de la Belgique"

Devant le Sénat belge, Joseph Kabila a prononcé la phrase controversée qui avait soulevé une tôlée dans les milieux congolais était:"L'histoire de la République démocratique du Congo, c'est aussi celle des Belges, missionnaires, fonctionnaires et entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l'Afrique, un Etat. Nous voulons rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers."

"Le Soft" de Kin-Kiey Mulumba qui n'était pas un journal Ampien-joséphiste avait titré de façon provocatrice : "Lumumba : Joseph Kabila sait-il ce qu’il dit ? La triple mort de Laurent Désiré Kabila !".

Le Dr Kabamba du "Front Patriotique" avait qualifié le discours de Joseph Kabila de «véritable honte nationale» et de «faute politique grave». «Lumumba est un héritage commun. Il n’appartient pas au Congo. Il est africain, mondial. Les propos de Kabila risquent de fragiliser la pensée politique» de Lumumba.

5 après, quelle réflexion, quelle lecture par rapport à ce discours pour les Congolais d'aujourd'hui ? 2010 ne va-t-il pas présager ce qui se trame pour 2011 ? Quelle garantie avons-nous que les élections de 2011 ne seront pas clonées à celle de 2006 de Louis Michel ? Depuis ce discours controversé qu'est-ce qui a changé en République démocratique du Congo ?

Discours prononcé par S.E.M. Joseph KABILA, Président de la République Démocratique du Congo

Monsieur le Président du Sénat,

Honorables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi d’abord de remercier Monsieur Armand De Decker, Président du Sénat, pour nous avoir invité à évoquer, brièvement, devant vous, la situation de la République Démocratique du Congo.

C’est pour nous un insigne honneur de nous adresser à votre auguste Assemblée. En effet, pour la première fois dans l’histoire du Royaume de Belgique, le Sénat a daigné accorder, à un Chef d’Etat congolais, un moment d’écoute. Ce privilège exceptionnel est à la mesure de l’amitié et de la considération que la Belgique attache à mon pays. Je ne peux donc pas prendre la parole sans vous exprimer, solennellement, les remerciements du Peuple congolais et de son Gouvernement pour ce geste touchant. L’histoire de la République Démocratique du Congo, c’est aussi celle des Belges, Missionnaires, Fonctionnaires et Entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l’Afrique, un Etat. Nous voulons, à cet instant précis, rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers.

Honorables Sénateurs,

A chaque génération le devoir d’assumer ses erreurs. Le passé, même s’il peut, en quelque sorte, influer sur l’avenir, il ne le détermine cependant pas. Il appartient aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui de poser des gestes qui démontrent qu’il suffit d’un rien pour que les portes s’ouvrent, les plaies se cicatrisent, l’humanité avance d’un pas décisif et l’histoire enregistre une page mémorable. Je ne voudrais ni évoquer l’époque d’avant l’indépendance, ni les circonstances de l’indépendance, encore moins la longue dictature qui aura été une nuit sombre pour mon pays; j’aimerais plutôt parler de l’avenir, de mon engagement personnel et celui du Gouvernement de transition à préserver la paix, l’unité nationale et l’intégrité du territoire, pour que s’organisent, dans le délai imparti par la Constitution, les élections libres et démocratiques.

Mais, comment ne pas rappeler que, affaiblie par une guerre d’agression inutilement dévastatrice, la République Démocratique du Congo avait besoin d’une paix durable pour relancer son économie et préserver les nombreuses vies humaines. Au moment où les hautes charges de l’Etat nous furent confiées, nous prîmes l’engagement de rétablir la paix, par la relance du Dialogue national, de normaliser la vie politique, de rétablir l’autorité de l’Etat et de libéraliser l’économie du pays.

C’est ainsi qu’au terme de longues négociations, destinées à réaliser les objectifs ci-haut cités, toutes les parties en conflit se mirent d’accord, sur insistance de la population congolaise et de la Communauté Internationale, en vue de constituer un gouvernement atypique, comprenant un Président de la République, quatre Vice-Présidents, 61 Ministres et Vice-Ministres, 500 Députés et 120 Sénateurs. Nombreux étaient ceux qui n’accordaient aucune chance à cet attelage, pariant ainsi sur la mort certaine de la République Démocratique du Congo en tant qu’Etat. Heureusement pour nous, la longue et dure épreuve que venait de connaître la nation a permis de cimenter le sentiment national en privilégiant les valeurs unificatrices, par la mise en place d’un Gouvernement de Transition.

Période éphémère, la transition a pour objectifs principaux: la réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l’intégrité territoriale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, sans omettre la réconciliation nationale, la formation d’une armée nationale restructurée et intégrée, l’organisation des élections libres et transparentes et la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

Le grand défi qui reste à relever est celui de réaliser, dans le délai imparti, tous ces objectifs et, en même temps, remettre le Peuple au travail, car même si l’apport extérieur est nécessaire, le Peuple congolais sait qu’il doit s’investir profondément dans le travail pour changer sa condition actuelle. Dans cette perspective, nous avons donc besoin du soutien de tous les amis du Congo dont la Belgique pour que les efforts de démocratisation soient accompagnés d’une amélioration sensible sur le plan social et économique, car le Peuple n’attendra pas l’organisation des élections pour aspirer au bonheur.

Honorables Sénateurs,

Depuis 2001, nous avons entrepris l’assainissement du cadre macro-économique par des mesures courageuses qui nous ont permis de renouer avec les institutions financières internationales. Mais, tant que les promesses faites par les bailleurs ne connaîtront pas un début de concrétisation, il sera difficile d’expliquer, à la population, le sens des sacrifices consentis. Aussi, l’appui institutionnel nous paraît-il nécessaire pour l’établissement d’un Etat de droit.

De même, les réformes économiques amorcées depuis 2001 dont, notamment, la promulgation du nouveau Code des Investissements qui accorde une sécurité juridique plus accrue aux investisseurs ainsi qu’à leurs investissements, le Code Minier, le Code Forestier et les Tribunaux de Commerce, sont là les instruments qui traduisent, sans équivoque, notre option d’une économie libérale à visage humain. Comme la confiance est revenue, les entrepreneurs ont besoin d’un signal fort de la classe politique afin de prendre des risques en étant sûr qu’ils font un bon choix. Le moment est venu de les rassurer afin qu’ils sachent l’importance que le Congo attache à la propriété privée et à toutes les mesures prises pour assainir l’environnement économique.

D’autre part, on ne saurait véritablement instaurer un Etat de droit sans restaurer au préalable une justice indépendante qui intensifierait la lutte contre la corruption, la fraude fiscale, le clientélisme et toute forme d’impunité. La justice indépendante règlera également la plupart des litiges nés de la guerre et favorisera la réconciliation nationale, en jugeant les auteurs des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité pour que le Congo ne soit pas une terre d’impunité.

Evidemment, il importe de parvenir à la réconciliation afin que le passé ne constitue un handicap pour l’avenir, mais, s’il faut tout pardonner, le sentiment d’injustice peut compromettre l’unité nationale que nous devons sauvegarder à tout prix. C’est pourquoi la justice doit jouer pleinement son rôle.

Honorable Sénateurs,

Le rétablissement de la paix en République Démocratique du Congo passe aussi par la normalisation des relations avec les pays voisins. C’est pourquoi, la Conférence Internationale sur la paix, la sécurité et le développement des pays de la région des Grands Lacs et d’Afrique centrale augure des jours meilleurs pour les peuples et les Etats concernés.

Les attentes des Congolais, s’agissant de cette conférence, sont connues. Il importe en premier lieu de rechercher les raisons profondes du mal afin que les uns et les autres reconnaissent leur tort et réparent les préjudices causés. En second lieu, il est question de rétablir la sécurité réciproque par le respect du principe de l’intangibilité des frontières. De la sorte, les relations de bon voisinage, basées sur le respect mutuel et la dignité, ouvriront une ère nouvelle de paix et de concorde dans la Sous-Région. C’est à mon sens, l’unique manière de regarder autrement le passé pour bâtir, ensemble, une nouvelle Afrique Centrale capable d’offrir l’accès aux soins de santé à la population, l’éducation et le travail à la jeunesse et la sécurité à tous.

Monsieur le Président,

Honorables Sénateurs,

J’ai décrit, brièvement, la situation de la République Démocratique du Congo ainsi que les perspectives d’avenir. Je serai incomplet si je ne mentionne pas, dans le registre des défis à relever, outre les infrastructures de base qui conditionnent la reconstruction du pays, également toutes les opérations préalables aux élections: le recensement, l’identification des nationaux, l’émission de la carte d’identité et l’enregistrement des électeurs.

Pour soutenir cet effort, l’appui technique et financier de la Communauté internationale pourrait permettre de rattraper le retard enregistré eu égard aux échéances à venir. J’ai insisté sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat en vue de mieux sécuriser les personnes et leurs biens. C’est une opération de longue haleine qui est conditionnée par l’accélération de la mise en place d’une armée nationale restructurée et intégrée. L’Etat congolais veillera, de manière particulière, à la condition sociale de toutes les forces de l’ordre.

Dans le même ordre d’idées, le Gouvernement de transition adresse ses remerciements à la Belgique pour l’assistance apportée dans la formation de la Brigade qui devra sécuriser l’Ituri. J’ai parlé des efforts entrepris, pour assainir l’environnement économique par des lois incitatives en vue de rendre le pays compétitif et poser les bases d’un décollage économique. J’ai défini les contours de nouvelles relations à bâtir dans la Sous-Région des Grands Lacs, afin que l’intégration économique procure la paix et le bonheur à la population.

Je me suis étendu sur les rapports d’un type nouveau entre Belges et Congolais, pour que les humeurs des gouvernants ne servent plus de trame, mais plutôt l’intérêt de deux peuples. C’est ce que j’appelle le partenariat positif. J’ai exprimé les attentes du peuple congolais afin que le processus de démocratisation que nous avons entrepris aboutisse de manière heureuse. J’ai apprécié le concours apporté par la Communauté Internationale, et particulièrement la Belgique, pour que la République Démocratique du Congo retrouve la paix et l’intégrité territoriale.

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vendredi 14 août 2009

Tsunami judiciaire sur les crimes en RDC, pour ne jamais oublier !

11 aout 2009, Hillary Clinton, la patronne de la diplomatie américaine visite Joseph Kabila à Goma à l'Est de la République Démocratique du Congo

Le dossier de l'Ucdp:"Dilemme pour Hilary Clinton en RDCongo: Crimes de guerre, contre l’humanité, de génocide, viols comme armes de guerre, impunité, déni de justice" a attiré l'attention de notre rédaction. Comme à ses habitudes, Jean Kalama Ilunga, le coordonnateur de l'Ucdp explore toutes les pistes, analyse les hypothèses , fait de propositions dont l'une est un tsumani judiciaire sur les crimes en République Démocratique du Congo

Ces derniers jours, les projecteurs des actualités en RDCongo sont presque tous braqués sur la visite de Madame Hilary Clinton, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

La rencontre publique entre Paul Kagame qui s’est présenté en tenue délabrée comme s’il était chez lui dans son jardin à Goma et Joseph Kabila, sapé à 4 épingles comme s’il est reçu en audience chez son patron, n’est-ce pas là un signe probant d’ascendance certaine de Paul Kagame sur Joseph Kabila ?

Ne pas poser ces questions aujourd’hui, c’est jouer l’autruche et hypothéquer l’avenir en transmettant aux générations futures un héritage faussé! Le passé a beau être révolu, il est toujours à découvrir, à réécrire car la lecture du passé conditionne les images que l’on peut se faire des futurs possibles. En oubliant le passé, comment pouvons-nous, pour construire le futur, déterminer quels acteurs, quelles tendances ou quels mécanismes ont joué un rôle clef dans l’évolution passée?

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lundi 17 août 2009

Esdras Kambale, ministre de la Culture et des Arts, veut dire merci à l'esclavage en réhabilitant les statues de Léopold II, Albert I et Stanley à Kinshasa

Edras Kambale Bahekwa, le ministère de la Culture et des Arts, est à la recherche de financements pour réhabiliter les statues héritées de la colonisation belge qui ornaient autrefois Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dont celles des rois Léopold II et Albert 1er ainsi que de l'explorateur Henry Morton Stanley. Photo Archives-Afriquechos

"Nous cherchons à restaurer la mémoire collective du peuple congolais", a affirmé M. Kambale, pour justifier cette démarche et confirmant en partie une information diffusée par l'agence congolaise de presse (ACP, officielle) le 13 aout 2009.

Selon Esdras kambale, son ministère est "en discussions" avec l'ambassade de Grande-Bretagne à Kinshasa pour obtenir un financement permettant de réinstaller la statue de l'explorateur britannique Henry Morton Stanley - qui a aidé, entre 1879 et 1884, le roi Léopold II à fonder l'Etat indépendant du Congo (EIC).

Cette statue repose actuellement, tout comme celles des deux souverains belges, aux musées nationaux de Kinshasa dans un état d'abandon. M. Kambale a ajouté que le gouvernement congolais serait preneur d'une aide belge afin de restaurer les statues de Léopold II et d'Albert 1er d'ici le 30 juin 2010, date du 50ème anniversaire de l'indépendance de l'ancienne colonie belge.

La nouvelle est réjouissante pour les Belges et Anglais esclavagistes-colonialistes, qu'en est-il des Congolais anti-esclavagistes et anti-colonialistes ?

Le 50 ème anniversaire de l'indépendance (?) aiguise sans aucun doute les appétits gloutons, faut -il rappeler que cette période couvre de 1960-2010 et non pas la période antérieure du Congo, propriété personnelle de Léopold II ?

N'est-ce pas ironique de faire trôner Léopold II, Albert I et Stanley sur les places à Kinshasa alors que la place des artistes au rond-point de la Victoire est à l'état de l'abandon, squatter par les containers de la police ?

L'ancien premier vice-président de Modeste Mutinga à la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), est-il en manque d'idées pour valoriser et développer les patrimoines congolais et tenir compte des enjeux patrimoniaux par une politique culturelle claire ?

Pourquoi ne pas créer un musée de l'histoire du Congo, dans lequel le passé comme le présent historique pourraient y être exposé, sans agression visuelle permanente et perpétuelle de Léopold II , Albert I et Stanley ? ?

Est-il juste de remettre Léopold II, Albert I et Stanley sur leur trône, faisant plaisir aux ambassades de la Belgique et du Royaume-Uni, alors que la tombe de Kallé Jeef au cimetière de la Gombe à des herbes folles; que l'avenue Franco Lwambo Makiadi (ex-Bokassa) est dans un état piteux ?

Kinshasa a-t-il des bibliothèques accessibles à tous ? Pourquoi ne pas réhabiliter le marché de Bikeko à la gare centrale, l'éclairer pour permettre aux artistes de vendre leurs articles même la nuit ?

Quels sont les patrimoines du Congo, aujourd'hui ?

Esdras Kambale, le transfuge du mouvement rebelle RCD-ML de Mbusa Nyamwisi, devenu depuis membre à part entière de l'AMP, sait-il au moins qu'à Kisangani, ex-Stanleyville, dans la Province Orientale (Nord-Est), à 2.912 Km de Kinshasa, le socle sur lequel trônait, Stanley déboulonné, sert de borne fontaine publique à la population ?

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mercredi 19 août 2009

Habiter des bureaux de l’Etat: De l'Ambassade de Londres à la Poste de Kisangani, une triste réalité !

Vendredi, 15 aout 2009, le bâtiment de la Poste squatté par les fonctionnaires à Kisangani, troisième ville de la RDC.

Habiter des bureaux de l’Etat est devenu un moyen de la débrouille pour les fonctionnaires congolais impayés. Des diplomates à l'extérieur du pays ou des simples fonctionnaires à l'intérieur de la république Démocratique du Congo sont contraints à squatter leurs bureaux.

Incendiée dans la nuit du samedi dans la nuit du samedi 26 mai au dimanche 27 mai 2007, l’ambassade de la République Démocratique du Congo à Londres au Royaume -Uni, est située sur Gray’s Inn Road, dans le quartier de King Cross.

En mars 2009, dans son reportage sur l'ambassade, Botowamungu kalome écrit: " Pas un coin, pas un recoin de l’ambassade n’est pas envahi par les valises, ustensiles, gros sacs, matelas, chaussures, vêtements des diplomates et leurs familles qui squattent le petit immeuble coincé entre un café et une agence de recrutement de travailleurs. Pour y circuler, il faut zigzaguer entre ces colis ou les enjamber difficilement.

Le premier diplomate que je rencontre fait partie des squatters et l’assume même s’il est loin d’en être fier : « L’ambassadeur, Madame Eugénie Tshiela, ne nous a pas laissé le choix. Regardez notre petit bureau, le soir trois collègues dont une dame jettent des matelas par terre et y passent la nuit. Nous étions plusieurs familles hébergées dans l’ancienne résidence de l’ambassadeur qui fuyait partout. À la moindre pluie, c’étaient des seaux d’eau qu’on vidait. Puis, l’électricité a été coupée et l’ambassadeur a refusé de nous reloger au prétexte que sur les six diplomates concernés, trois étaient en fin mission. Mais, en attendant que Kinshasa envoie les frais de leur retour, l’État congolais devait nous loger tous ». D’où l’installation de ces familles à l’ambassade depuis octobre 2008 avec femmes et enfants éparpillés dans Londres chez des compatriotes compatissants ". La situation de diplomates congolais à Londres a-t-elle évoluée depuis ?

La vidéo que nous proposons montre que la communauté congolaise s'était mobiliser pour faire changer les choses.

En République Démocratique du Congo, plus précisément à Kisangani, chef lieu de la Province Orientale, troisième ville du pays, ville martyre mais aussi symbolique par sa résistance aux diverses répressions, de nombreux bureaux de l’Etat du centre-ville servent en même temps de maisons d’habitation.

Les bureaux hébergent des agents démunis et des familles qui louent des pièces aux responsables des services. Ce qui est formellement interdit.

Cris et pleurs d’enfants, bruits de tâches ménagères, musique, habits étalés à même le sol à l’entrée des bureaux : c’est le spectacle qu’offrent certains bureaux de l’Etat de Kisangani aux visiteurs.

Les bâtiments de la division de la Culture et des arts, de la Division de l’Agriculture, du service des Anciens combattants, de la prison centrale et celui de l’Office congolais des postes et télécommunications (OCPT) sont particulièrement frappants.

A la Division de la Culture et des arts, certains bureaux sont fermés. On y loge des familles ou on y garde des meubles, peut-on constater. Les responsables et les occupants, méfiants vis-à-vis de la presse ne répondent guère aux questions.

Destinés à abriter les bureaux des services, ces locaux servent actuellement de résidences, d’une part, pour des agents impayés et démunis incapables de louer une maison et, d’autre part, pour des locataires payants. Ceux-ci sont devenus des sources des recettes pour les agents de l’administration.

Certaines pièces de ces bâtiments se transforment en chambre à coucher après les heures de service. «Ici dans notre bâtiment, c’est la famille de la sentinelle qui loge dans cette cellule», témoigne un agent de la Division de l’Agriculture.

Selon certains responsables de ces services, il leur est difficile de les chasser car la plupart sont des fonctionnaires sans moyens.

Vivre en ville à tout prix

«Près de quarante familles habitent la cave de mon institution. On y trouve aussi un atelier de couture, un restaurant, un cabaret…», déclare Joël Liambenge, chef des ressources humaines de l’OCPT, qui affirme ne pas savoir de qui ces gens reçoivent le droit d’habiter ces locaux.

Les conditions sanitaires et hygiéniques y sont cependant déplorables. Humidité, eaux stagnantes, ordures en plein air, odeurs et chaleurs suffocantes : c’est dans cet environnement que travaillent les agents et vivent les locataires.

«Nos WC, placés au premier niveau à côté des bureaux, ne sont accessibles qu’après les heures de service (de 18 h à 7 h 30, ndlr)», témoigne l’épouse d’un fonctionnaire de l’Etat, habitant la cave de l’OCPT.

La vie y est aussi exempte de toute intimité car seuls des nattes, des bâches et des tissus séparent les chambres.

Selon Rav Likula, chef de bureau à la Division de l’Urbanisme et Habitat, lors du contrôle des maisons de l’Etat effectué l’année dernière, certains cadres de l’administration publique ont indiqué que ce sont des membres de la belle famille de leur fils et filles qui habitent avec eux.

Louer des locaux de l’Etat

Pour ces gens, ces lieux offrent l’avantage d’être situé en centre-ville où l’électricité et l’eau sont disponibles. Ce qui leur permet d’exercer certaines activités lucratives pour subvenir à leurs besoins.

«Ici il y a l’eau et l’électricité en permanence. Mes activités de vente d’eau et de jus tournent mieux. Je ne peux que supporter ces conditions, témoigne Faida Bibi, une locataire à la cave de l’OCPT. Quoi de plus normal que d’habiter le centre-ville avec un loyer mensuel de 20 $ et de bénéficier de ces avantages…

Les maisons d’habitation des cadres et agents de l’Etat aussi sont parfois compartimentées pour y mettre des locataires. Très peu de responsables se préoccupent cependant de l’entretien de ces maisons, qui, de jour en jour, cèdent sous le poids de l’âge.

«Pendant cette période de crise économique où le salaire des agents de l’Etat tarde souvent à arriver, l’argent qu’on paie, aide notre bailleresse à nouer les deux bouts du mois», ajoute dans l’anonymat un locataire.

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samedi 22 août 2009

SP: Barjols, source de talents artistiques

Barjols, Barjou en provençal, joli rocher est le chef lieu d'un canton du Haut Var, à 22 km au nord de Brignoles, 74 km de Marseille et 72 km de Toulon. le travail de tannerie dans ce village, adossé à la falaise de tuf, était favorisé par les nombreux ruisseaux et cascades.

Au XIXè siècle, Barjols devint la capitale du cuir avec 24 tanneries et 19 moulins à tan, 3 papeteries, une blanchisserie, un moulin à foulon et une fabrique de cartes à jouer.

Barjols, la ville aux 100 fontaines

Le village comptant 3250 habitants. Les vestiges se trouvent au quartier du Réal. La dernière tannerie, fondée en 1660, dépose le bilan en 1983. Barjols se dirige alors vers les PMI et PME, l'artisanat et l'art.

un long passé historique lègue en héritage une identité culturelle forte qui s'exprime à travers un bâti, une histoire des récits, des légendes, des pratiques artistiques, bref un important patrimoines culturel. mais depuis l'abandon des lieux industriels, des cicatrices sont visibles par les structures industrielles implantées partout sur le territoire de la municipalité, tristes vestiges sans vie d'une époque jadis florissante.

En 1986, la municipalité engage une première action pour la réutilisation de l'une des anciennes tanneries, un bâtiment de 7600 m2 sur quatre niveaux situé dans le bas du village près de la cascade du Fauverie. la municipalité commerciale trente lots par location-vente à des entreprises artisanales et à des artistes.

En 2002, avec enthousiasme, un groupe d'artistes a acheté une ancienne tannerie portant le nom" les Perles". Cet immeuble d'environ 4000 m2, est devenu un lieu dédié à l'art contemporain. Crée en 2006, Artmandat, association dynamique pour l'art contemporain s'y installe pour en faire ses lieux de créations d'expositions et de résidences.

C'est à Barjols que nous avons rencontré Charlotte Dugauquier, qui est plasticienne. Elle est née en République Démocratique du Congo en 1954. Partie du Congo en 1960 avec l'indépendance, elle n'y a plus mis les pieds avec un brin de nostalgie. Charlotte Dugauquier est professeur d'enseignement artistique. Ses pratiques artistiques: la peinture, la sculpture, le design bijoux...

Portraits-visages sur les peaux séchées

Fabienne Lapierre, Graphiste, illustrateur et sculpteur. Elle a une formation en Arts aplliqués à Marseille. Elle a appris la taille de pierre et du modelage au sein de divers ateliers privés sur Paris. Elle vit et travaille à Paris et barjols

Née en 1931, à Grenoble, Marie-Jo Bourron vit entre Barjols et Paris. Spécialiste en bustes, elle a remporté plusieurs prix et récompenses: Médaille du "concours de Sculpture de la Ville de Paris", Honorable Mention honorable au "Salon des Artistes Francais", Grand prix de Sculpture "Prix de la Samothrace", 1er Prix de Sculpture au "Salon de Marine " (1985 et 1987), 1er Prix de Sculpture au "Salon de Gisors", 1er Prix de Sculpture au "Salon de Soisy", 1er Prix de Sculpture de Chatellerault Grand Vittelius d' Or Grand Prix de Sculpture de Trouville 1er Prix de Samois (1995) 2eme Prix Barjols -Arts et Compétitions.Elle expose régulièrement à Paris, Saint Paul de vence, Dallas (Usa) et Wolsburg.

Dominique Assoignos est née en 1956 en Belgique. Elle est installée à Cotignac (Haut-var) depuis 1996. Passionnée de l'être humain, elle pratique le dessin à l'encre de chine au Calamme (bambou taillé) avec modèle vivant. En sculpture, Dominique Assoignons réalise des "nanas" ou des têtes qui naissent de son imagination. Elle travaille la terre le plus souvent à la boulette. Après une cuisson dans son propre four à grès, ses pièces uniques sont patinées et éventuellement scellées sur un socle métallique réalisé et patiné par elle-même.

Marie-françoise radovic-Douillard est née en 1940 à Mulsanne, France. Plasticienne et sculpteur, définit ses sculptures comme "Ecritures dans l'Espace". Inscrire une mémoire, traduire la pensée entre Esprit et matière. "...l'artiste Radovic-Douillard récolte les gelées mémorielles des strates successives, introduisant photographies cliniques et jeux picturaux dans un face à face posé, voire surpeposé, voire surexposé. Les oeuvres érigées cherchent et trouvent, tout silence dehors, les fluides réels et magiques de la célébration..." Initiée à l'art par son père, peintre et illustrateur. Elle a commencé par travailler la céramique dès le début des années 70 avant de se tourner vers la sculpture (studio de G. Barrie), la gravure et aussi la peinture. Vit et travaille à Barjols et à Paris, expose depuis 1980.

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lundi 31 août 2009

Mimamod', des chaussures à la mesure de vos rêves !

Pour les internautes, lecteurs, auditeurs et téléspectateurs de Réveil-FM (www.reveil-fm.com et www.reveil-fm.eu):

Il suffit d'appeler Mimamod' au 00 (33) 145772054 ou 00 (33) 664769314 et donner ce code: MMD-Réveil-FM pour bénéficier de 20% sur la paire de chaussures achetée. Demandez aussi un catalogue par e-mai: contact@mimamod.com

Mimamod' est une entreprise française, dont l'initiateur est un compatriote Congolais, qui existe depuis 2005

Fabriquées entièrement en Italie et en peau de veau de premier choix, issues d'un long tannage, les chaussures Mimamod' allient résistance et souplesse.

Chaussures de Luxe par excellence, Mimamod' s' est installé à deux pas de la Tour Eiffel dans le XVème arrondissement de Paris, à proximité du siège de l'UNESCO, de la Fédération Française de Football, du Ministère de la Jeunesse et des Sports, des Services du Ministère de la Défense (place Balard). Les entreprises d'audiovisuel France 2 - France 3 et Canal + ont également leur siège dans le XVème arrondissement

La clientèle de Mimamod' est internationale et avec des demandes exigeantes.

Mimamod’ consacre de la rigueur et du temps au choix des matériaux dans lesquels sont confectionnées ses chaussures.

Nos peausseries sont sélectionnées dans les meilleures tanneries italiennes où elles sont longuement travaillées afin de n'en retenir que les fleurs les plus fines et les matières les plus nobles. Pour chaque type de modèle, une forme particulière et unique a été mise au point afin de garantir un véritable confort du pied. Le chaussant et la longévité des chaussures sont assurés par la qualité de la semelle première, tannée à l'ancienne, sur laquelle la trépointe, la tige et la semelle sont cousues.

Cette technique qu'utilisent les plus grands bottiers du monde, assure entre autres :

- Une parfaite étanchéité de la chaussure,

- une grande solidité,

- un confort exceptionnel,

- mais surtout facilite le ressemelage intégral dans les règles de l'art.

La technique utilisée pour cet assemblage porte le nom de son inventeur: Charles Goodyear.

Ce procédé dit "Goodyear Véritable" utilise la trépointe piquée à l'aide de fils poissés tout autour de la chaussure, liant ainsi la semelle première à la tige et à la semelle extérieure.

Les chaussures Mimamod' sont du haut de gamme en ce qui concerne le confort, la santé, la solidité et l'esthétique. Nous proposons différents styles: le cuir classique, le style autruche, le style croco, le style lézard, le daim...etc.

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mercredi 26 août 2009

"Congo pasi eleki", la marche de l'opposition extraparlementaire réprimée à Kinshasa

Police congolaise répressive et aux ordres contre les citoyens !!! Photo Archives

Alors que la fameuse Constitution de Liège garantit le droit de manifester aux Congolais, la pieuvre maffieuse de l'Alliance pour maintenir les Prédateurs ne l'entend pas de cette oreille. L'AMP-Parti-Etat refuse à l'opposition extraparlementaire de manifester, cette autorisation n'est accordée qu'aux thuriféraires du régime (partis alimentaires et associations) avec pour objectif d' encenser au passage les prédateurs qui gouverne la République démocratique du Congo.

En effet, le lundi 24 août 2009, l'opposition extraparlementaire a organisé à Kinshasa, une marche pacifique avec pour thème " Congo Pasi Eleki" qui a été réprimée et dont les acteurs politiques ont fini au poste de police de Kalamu.

Christian Badibangi, président de l'Union Socialiste Congolaise (USC), Gaston Dindo, président du Mouvement pour la démocratie et le changement (MDC), Gabriel Mokia, président du Mouvement des démocrates Congolais (MDCO) qui a été libéré du Centre pénitentiaire et de rééducation, ex-prison de Makala, le samedi 13 juin 2009 après 10 mois et 15 jours pour atteinte au chef de l'Etat, et Paka Bissel de l'ODAC ont été arrêtés à 12h15 au niveau de la place de la Victoire alors que les manifestants se rendaient vers le Boulevard triomphal pour déboucher au niveau du Palais du Peuple, siège du parlement godillot-AMP.

Les leaders de l'opposition extraparlementaires ont été enfermé au cachot de la Commune de kalamu. Cédant aux fortes pressions, ils ont été relâchés à 17h40.

Les manifestants ont été violemment bastonné, certains ont encore les visages tuméfiées.

C'est un Christian Badibangi serein et déterminé que nous avons eu au téléphone, l'opposition extraparlementaire compte organiser une autre marche pour le lundi 7 septembre 2009.

Face à une dictature qui veut arracher aux Congolais, les libertés et droits qu'ils avaient gagné à Mobutu et Laurent-Désiré kabila, l'opposition extraparlementaire espère faire entendre la voix des Congolais face à un pouvoir autiste, issu des élections Louis Michel de 2006 qui se croit tout permis puisque légitime.

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dimanche 23 août 2009

Un Kimbuta peut-il en cacher un autre ?

Le 10 aout 2009, Christian Estrosi, Maire de Nice, a reçu André kimbuta, le gouverneur de la ville de Kinshasa en mairie principale.

Discussion entre Christian Estrosi, Maire de Nice, son équipe et André kimbuta, gouverneur de la ville de kinshasa, ainsi que son équipe.

Ses propres partisans l'ont surnommé " le démystificateur du MLC ", André Kimbuta Yango a pu arraché le gouvernorat de kinshasa à la barbe de l'opposition, pourtant majoritaire à l'assemblée provinciale.

Le vendredi 18 juillet 2008, il a été cité par le prévenu Patrick Mwewa comme " le commanditaire ", au Camp kokolo où le tribunal militaire de garnison jugé les présumés assassins de Daniel Botethi, vice-président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa.

Alors que devant les caméras de télévisions kinoises, le mardi 28 juillet 2009, André kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa, remettait le prix de l'excellence en matière de salubrité (25000$) à la cité Mama Mobutu dans la commune de mont-Ngafula et la Cité Verte de Selembao qui ont distingué par leur propreté, voilà que la Cour de compte vient de tancer le gouverneur de la ville de kinshasa et son gouvernement provincial d'avoir consommé tout l’argent du gouvernement central alloué aux communes en 2007 et 2008.

En clair André kimbuta n’a jamais versé aucun rond aux 24 communes qui composent sa ville.

Le gouvernement central avait libéré dans le cadre de la rétrocession aux entités territoriales décentralisées (ETD) au profit de Kinshasa les montants de 14.444.809.861,55 FC en 2007 et 12.645.468.283,00 FC en 2008. Ces fonds qui étaient bel et bien parvenus à la ville ont tous été consommés au niveau de l’Hôtel de ville.

La ville de Kinshasa passe pour l’une des villes les plus sales de la planète : les caniveaux les artères, les trottoirs et les espaces verts sont vite transformés en dépotoirs. Les amoncellements des immondices et sacs en plastiques jonchent les artères et grandes places publiques comme des motifs de décoration. Et tout cela au grand dam de Kimbuta qui ne rétrocède rien aux autorités municipales. Par manque de volonté politique claire et affichée, les quelques tentatives effectuées pour combattre cet état d’insalubrité avancée se sont soldées par des échecs faute d’une approche globale dans la politique de la gestion des ordures et ménagères et industrielles dans la capitale congolaise.

Aujourd’hui, tout le monde est unanime sur l’état d’insalubrité qu’affiche la ville de Kinshasa, que fait Kimbuta et son gouvernement provincial ? Pourquoi l'Assemblée provincial est-elle amorphe et soporifique alors que sa majorité est acquisse à l'opposition ? Pourquoi les gouvernorats du Bas-Congo, Katanga pour ne citer que ceux-là s'en sortent mieux que Kinshasa, ville-capitale dont les recettes dépassent de loin les autres provinces ?

La gouvernance hasardeuse et au gré de vagues, flous dans la gestion de la ville-province de Kinshasa, pénalise la vitrine de la République. Le Kimbuta homme d'affaires, dont on dit qu'avant l'hôtel de ville, avait une société qui employait environ 600 agents, est-il incapable de sortir la province de sa crasse ?

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mardi 25 août 2009

Gabon, le bongoïsme a la dent dure !

Aucun observateur avisé n'est à mesure de dire exactement ce qui va se passer au Gabon, le 30 Août 2009, jour de l'élection présidentielle ni après. En Afrique centrale, il ne suffit plus de gagner l'élection présidentielle et de prêter serment.

La rumeur tend à la vérité: Le président Denis Sassou Nguesso a quitté Brazzaville le mercredi 19 Août 2009 à 01 heure du matin, à destination de l’Espagne pour des raisons de santé. Il serait semble t-il gravement malade. D'après certaines sources bien avisées, Il aurait subi une opération de la prostate à l'hôpital Quiron à Barcelone en Espagne. L'hôpital Quiron qui a soigné feu président Omar Bongo.

Et pourtant, Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo a prêté serment le 14 août dernier pour un nouveau mandat de 7 ans et a présidé les cérémonies relatives à la fête de l’indépendance du Congo-Brazzaville le 15 août 2009.

Le Gabon, qui apparemment vibre entre la possible démocratie de demain, et la lourdeur de l’administration rigide d’Omar Bongo Ondiba, qui pèse sur le pays même au delà de la mort.

Depuis 41 ans un seul homme a trôné comme un pachyderme à la tête du parti (PDG) et de ce pays, le Gabon dont la population avoisine à peu près la densité d’un quartier en chine soit un million deux cent deux mille et soixante trois habitants ou environ un arrondissement en France. Curieusement sur les listes électorales y figurent quelques 700 000 électeurs, alors même que le premier ministre Paul Biyoghe Mba, membre du PDG, a déclaré dernièrement que le ministère de l’intérieur avait détecté au moins 120 000 doublons sur les listes électorales !

Ce chiffre laisse songeurs les observateurs, puisque les listes de la dernière présidentielle, en 2005, comptaient 560 000 inscrits : un nombre déjà jugé surestimé, vu la population réelle du Gabon. Le chiffre officiel de 1,5 million d’habitants, dont 1,2 million de Gabonais, avait été affiché en 2005 par le gouvernement en dépit des résultats inférieurs tirés d’un recensement effectué en 2003.

Omar Bongo Ondimba a toujours été le candidat « naturel » selon l’expression consacrée, « l’homme du présent et du futur » d’après les dithyrambes chansonnières élaborées à sa gloire. Aujourd’hui, l’inamovible s’en est allé, laissant derrière lui un grand vide. Ali Bongo est le candidat du clan paternel, qui garde le contrôle de l’appareil d’État.

Les policiers gabonais ne ressemblent-ils pas aux policiers congolais surnommés "robots" dans la répression ?

Bruno ben Moubamba, le Gandhi gabonais ?

Bruno Ben Moubamba, candidat en lice au scrutin du 30 août 2009, hospitalisé après 7 jours de grève de la faim

Devant l'Assemblée nationale gabonaise pour réclamer le report de l'élection présidentielle, Bruno Ben Moubamba- qui a vécu longtemps à Paris, qui est candidat issu de la société civile à l'élection présidentielle gabonaise du 30 Août prochain, avait entamé une grève de la faim le 15 août 2009.

Bruno Moubamba, l'un de 23 candidats en lice pour le scrutin présidentiel, qui assurait ne se nourrir que d'eau et de sucre depuis le début de sa grève. Et que sa grève de faim est une dénonciation du système bongoïsme qui a assez duré.

Le samedi 22 août 2009, à la fin de la veillée de lumières pour le salut, la liberté et l’honneur du peuple gabonais qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes devant le bâtiment de l’Assemblée Nationale du Gabon, l’état de santé de Bruno Ben Moubamba s’est rapidement dégradé. Les médecins du Samu de Libreville ont décidé de le transférer à l’hôpital général de Libreville. Dieu merci son pronostic vital n’est pas engagé. Pour l'honneur de son pays, Bruno ben Moubamba le leader de l'opposition de la société civile au Gabon est dans un état critique suite à une grève de la faim.

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lundi 31 août 2009

Rencontre avec Nathalie Boulay-Laurent à Corbeil-Essonnes

Dans un mois tout juste, les électeurs de Corbeil-Essonnes devront choisir un successeur à Serge Dassault. L'élection à la mairie de Corbeil-Essonnes de l'avionneur, responsable du journal Le Figaro a été invalidée le 8 juin dernier par le Conseil D'Etat. A l'annonce du verdit, Serge Dassault avait fustigé les juges, "tous socialistes", selon lui. " Je n'ai jamais rien fait, rien jamais, jurait-il. Il n'y a aucune preuve contre moi. C'est uniquement pour me virer de Corbeil Essonnes."

Le Canard Enchaîné, qui a consulté les conclusions transmises au Conseil d'Etat par le rapporteur public, a titré dans son N°4635-26 août 2009, "Dassault a mis trop d'oseille dans Corbeil"

Ville de l'Essonne dans la région d'Île-de-France, Corbeil-Essonnes est la 2nd plus grande ville du département. Située à 62 mètres d'altitude et voisine des communes de Saint-Pierre-du-Perray et de Saint-Germain-lès-Corbeil, 41 604 habitants dont plusieurs communautés d'origines étrangères.Les Congolais y sont nombreux sans fard ni bruit. Les Corbeil-Essonnois et les Corbeil-Essonnoises résident sur la commune de Corbeil-Essonnes sur une superficie de 11,0 km² (soit 3 778,7 hab/km²). Le fleuve la seine, la rivière l'Essonne sont les principaux cours d'eau qui traverse la ville de Corbeil-Essonnes.

Notre rencontre avec Nathalie Boulay-Laurent s'est fait d'une manière fortuite. En effet, ce dimanche 30 août 2009, devant sa permanence "Corbeil-Essonnes Passionnément", au 13 rue Notre Dame, à proximité de la mairie, ses partisans distribuent les tracts, parlent avec les Corbeil-Essonois... on sent une équipe soudée.

Conseillère régionale, première adjointe de l’ex-maire de Corbeil-Essonnes Serge Dassault (UMP), Nathalie Boulay-Laurent (MoDem) est candidate pour les prochaines élections municipales, elle entend « conduire une liste aux seules couleurs de Corbeil, loin des querelles politiciennes et des règlements de comptes ».

La candidate veut une liste sans couleur politique mais plutôt une équipe riche de sa diversité. "Notre liste sera composée de Corbeil-Essonoises et de Corbeil-Essonnois de tous horizons, au-delà des clivages politiciens, unis par la même volonté et le même projet d'avenir.

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mercredi 2 septembre 2009

« TINTIN AU CONGO » jugé raciste

Un compatriote vivant en Belgique s'apprête à porter plainte en France pour dénoncer le caractère "raciste" de l'album controversé "Tintin au Congo", dont il souhaite qu'il soit retiré de la vente.

Faut-il interdire Tintin au Congo ? «Dans les prochains jours, nous allons lancer une action judiciaire en France, avec mon confrère Me Gilbert Collard, afin d'obtenir le retrait de l'album», déclare l'avocat belge, Me Jean-Claude Ndjakanyi,

Bienvenu Mbutu Mondondo, 41 ans, le compatriote qui avait déjà déposé plainte en Belgique en 2007 en vertu de la loi belge de 1981 réprimant le racisme,« Il n'est pas admissible que Tintin puisse crier sur des villageois qui sont forcés de travailler à la construction d'une voie de chemin de fer ou que son chien Milou les traite de paresseux », avait expliqué M. Mbutu Mondondo lors du dépôt de sa plainte en Belgique. Le compatriote entend déposer une plainte pour faire interdire « Tintin au Congo » en France. Au motif qu' il juge l'album dégradant pour l'homme noir.

Bienvenu Mbutu Mondondo avait il y a deux ans exigé l'interdiction de l'ouvrage d'Hergé, publié en 1930-31 alors que la Belgique colonisait la République démocratique du Congo (RDC) et qui est encore vendu à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires chaque année.

Mais après deux ans, l'enquête confiée à un juge d'instruction bruxellois est au point mort, a expliqué l'un des avocats du plaignant, Jean-Claude Ndjakanyi. Bienvenu Mbutu Mondondo a donc décidé de se tourner vers la justice française et a « demandé à Me Gilbert Collard et à moi-même d'examiner les voies légales pour introduire une plainte en France dans les tous prochains jours », a ajouté Me Ndjakanyi.

Pour ceux qui connaissent le très médiatique Maitre Gilbert Collard, ils doivent savoir qu'il est un électron libre, défenseur des petites causes et des grandes. Maître Gilbert Collard est de tous les fronts judiciaires. Critique à l’égard du système judiciaire, "l’étoile du bar­reau", mène ses combats au-delà des prétoires. De l’héri­tage de Raymond Devos à la veuve du Carpentras jusqu’à la mairie de Vichy, “ l’avocat thodique ” crève l’écran.

En 2007, la commission britannique pour l'égalité des races (British Commission on Racial Equality) juge la bande dessinée raciste et demande qu'elle soir retirée de la vente. La même année, un étudiant congolais de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) porte plainte contre l'ouvrage.

La Bibliothèque publique de Brooklyn, à New York, décide alors de retirer l'exemplaire de ses rayons, mais de laisser la possibilité au public de consulter la bande dessinée sur rendez-vous. La chaîne de librairies Borders annonce une mesure similaire, en déplaçant l'ouvrage dans les secteurs de lecture pour adultes. « La réponse doit être plus d'expression »

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jeudi 3 septembre 2009

Ali Ondimba, le nouveau Bongo du Gabon ?

Ali Bongo, président du Gabon ? Après des heures de débats houleux, la commission électorale gabonaise aurait déclaré, jeudi 3 septembre, qu'"Ali Bongo, le fils de l'ancien président Omar Bongo, sera le prochain président du Gabon", affirme Europe 1.

Mercredi 2 septembre 2009 à Libreville, les forces de l'ordre déployée

Lundi 31 aout 2009, Pierre Mamboundou, opposant de toujours à Omar Bongo; Ali Bongo; le fils du défunt chef d'Etat, et andré Mba Obame, un ancien ministre de l'Intérieur, ont proclamé leur victoire alors que les résultats ne devraient être publiés que mercredi 2 septembre 2009.

De la bouillabaisse électorale à Paris

Contrairement à la République Démocratique du Congo où les élections Louis Michel de 2006 avaient exclu les Congolais de la diaspora au vote, les Gabonais de France pour voter ont eu droit à 5 centres électoraux : Paris (avec quelques bureaux de vote), Lille, Bordeaux, Lyon et Marseille.

De la Bouillabaisse électorale à Paris

Hier mercredi 02 septembre 2009, la diaspora gabonaise qui a envahi l'Ambassade et consulat du Gabon au 26 bis, avenue Raphaël, dans le 16 ème arrondissement de Paris voulait voir claire dans le dépouillement. Il semblerait que dans toute l'Europe et le reste du monde, c'est le candidat André Mba Obame qui serait arrivé en tête, suivi de Pierre Mamboundou et Ali Bongo serait en troisième position. La diaspora Gabonaise parle de fraudes massives au niveau de l'Ambassade.

D'après nos fins limiers, l'Ambassadrice du Gabon à Paris aurait été molesté. On aurait trouvé dans son sac à main 143 cartes d'électeurs suspects.

L'argent aurait circulé, le questeur aurait été soudroyé pour ne pas contrôler les cartes d'identités. Un procès verbal de tous ces manquements a été rédigé par les membres de la commission électorale à l'Ambassade.

C'est encore officieux, Ali Bongo serait le successeur de son défunt père. Il avoisinerait 40%, Pierre Mamboundou 26 % et André Mba Omba 15%. C'est ce pourcentage pour chaque candidat qui circule actuellement à Paris, non confirmé par Libreville. Personne n'est à mesure de confirmer ces résultants tant que la muette CENAP n'a pas encore parlé.

Les Africains en général et les gabonais en particulier attendent que la Commission électorale autonome et permanente (CENAP) annonce enfin les résultats officiels du scrutin présidentiel de dimanche. Il paraitrait que ce serait le ministre de l'Intérieur, par ailleurs ministre de la Défense par intérim, Jean-François Ndongou, qui devrait en faire l'annonce.

L'abbé Malu Malu, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) de la République Démocratique du Congo, qui séjourne à Libreville comme observateur des élections gabonaises, pour annoncer les résultats des élections Louis Michel 2006 au Congo s'était paré d'un gillet pare-balles, et s'était hissé sur un char de la Monuc pour se rendre à la Radio télévision Nationale Congolaise (RTNC) dans la commune de Lingwala.

Pas facile pour une commission électorale en Afrique d'annoncer les résultats d'un scrutin présidentiel. Qu'est-ce qui se passe au sein de la CENAP à Libreville ? Une "incompréhension" entre membres de la commission électorale gabonaise retarde l'annonce des résultats de la présidentielle, expliquait dans la matinée, René Aboghé Ella, le président de cette commission. Il y a "une certaine difficulté à s'accorder sur la procédure de validation des résultats" entre les membres de la CENAP, a indiqué René Aboghé Ella à la télévision publique RTG1.

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vendredi 4 septembre 2009

Dr.Ambroise Manika, brillant, humaniste, citoyen du monde et patriote

Dr.Ambroise Manika, est médecin urgentiste au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Kremlin Bicêtre. C'est dans le cadre des échanges de médecins entre la France et le Canada que le Dr. Manika est au CHU Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne.

Le 15 juillet 2009, lorsqu'il m'a invité de rester un peu avec lui sur son lieu de travail, j'ai quitté les urgences adultes de l'hôpital Kremlin-Bicêtre avec un moral dans les chaussettes. En moins d'une heure, j'ai vu les accidentés graves, les brûlés, les handicapés de la vie, les prisonniers menottes aux mains amenés par les Gendarmes, des patients perfusés avec les crochets numérotés pour accrocher les perfusions dans les couloirs des urgences, les malades sur les brancards, sur les fauteuils roulants, les scopes ou appareils à électrocardiogramme branchés sur les patients... La total quoi pour un citoyen qui découvre, s'interroge dans son fort intérieur sur le milieu hospitalier. Cela contrastait avec la sérénité qu'affichait le Dr. Ambroise Manika sollicité de tout part.

Professeur à l'université de Montréal, le Dr. Ambroise Manika, a été durant plusieurs années président de la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE)-Canada. Il vient de quitter ses fonctions. C'est au cours du congrès du FCE, à Paris, au Fiap Jean Monnet dans le 14 ème arrondissement, du 28 au 29 novembre 2008, que nous avions découvert le Dr. Ambroise Manika. Il s'est fait le défenseur des sans-voix en RDC mais aussi de la diaspora mais tout au long du Congrès au Fiap jean Monnet à Paris

Arrivée en retard, Colette Tshomba, la vice ministre chargée des Congolais de l'étranger ne s'est exprimée que durant 5 minutes devant les Congolais de la diaspora

Jouant les charmes, elle invitait la diaspora à soutenir le gouvernement. La seule question qui l'avait embrouillée, déboussolée provenait du Dr. Manika:" Madame, qu'est-ce qu'est-ce que c'est, les congolais de l'étranger ? Un Congolo-canadien, qui est rentré dernièrement au Congo pour l'enterrement de sa mère dans le Kasaï a été expulsé manu-militari vers le canada. La raison est qu'il était possesseur d'un passeport canadien et que le kasaï est considéré par les autorités congolaises comme étant une zone minière. Il n'a jamais pu assisté à l'enterrement de sa mère. Croyez-vous tout en ayant un passeport canadien pour les membres de famille du compatriote expulsé, ce dernier est moins congolais ? Pourquoi demandez-vous que la diaspora soutienne le gouvernement si ce même gouvernement traite de la sorte ses propres enfants ?

"Coco" avait quittée la salle sans répondre à cette interpellation. Elle était parti en coup de vent prétextant qu'elle avait une autre réunion, ailleurs ! Tout au long du Congrès, le Dr. Ambroise Manika s' était fait le défenseur des sans-voix en République Démocratique du Congo mais aussi de la diaspora congolaise.

Comment parler de ce médecin, brillant, avec un carnet d'adresse bien fournit, mais dont les actions contrastent avec sa simplicité.

Nous a pu dialogué avec Serge Welo, le compatriote qui en 2006 avait perturbé la conférence de Paul Kagamé à l’hôtel Delta, à Montréal, le traitant celui-ci de « criminel des congolais». Pour certains Congolais de la diaspora "Le Canada avait commis un crime de lèse-humanité en invitant sur son sol, l’un des plus grands criminels de guerre encore en vie, pour prononcer un discours sur l’éducation et le développement en Afrique".

Serge Welo, le directeur de campagne de Dr. Oscar kashala de l'Union pour la Reconstruction de la République (UREC) pour les élections de 2011 au Congo, vient de séjourner en Belgique, France et Suisse.

Serge Welo, président de la Diaspora congolaise de Partout (DIASCOPA), avait troublé le début de cette soirée, organisée le 25 avril 2006 à l'hôtel Delta à Montréal, où se tenait une conférence à l'issue de laquelle un prix devrait être remis au président rwandais Paul Kagamé, en visite officielle au Canada. Il avait traité Paul Kagamé de "criminel" et crié "Vive le Congo"! Des gardes du corps du président rwandais et des agents de sécurité de l'hôtel l'avaient maîtrisé et acheminé dans le sous-sol de l'hôtel.

Sur une plainte du Procureur de la Couronne, il avait comparu le jeudi 05 octobre 2006, à la Cour municipale de Montréal. Défendu par Me Yvon Joseph, canadien d'origine haïtienne, le défendit en arguant que c'est une affaire à saveur politique. « Monsieur Welo, étant membre d'une organisation défendant les droits humains et Congolais d'origine, n'a pas pu se contenir pendant que l'on décernait une médaille d'honneur à un personnage que d'aucuns qualifient de controversé, en l'occurrence l'actuel président rwandais Paul Kagamé ». Suite à cette défense, le compatriote Welo a été acquitté.

1.Réveil-FM: Vous êtes résident au Canada, connaissez-vous le Dr. Ambroise Manika ?

Serge Welo: C'est un Monsieur extraordinaire le Dr. Manika. J'ai un très bon souvenir de lui. Il m'a coaché ici dans le monde associatif. Le DR. Ambroise Manika est l'un des leaders et bâtisseur de la communauté congolaise du Canada. Le 26 novembre 2005, c'est lui qui m'avait amené au Parlement canadien.

Il fut mon parrain pour me faire accepter comme administrateur du Congrès des Congolais du Canada. J'ai toujours recouru à ses conseils dans tout ce que je fais que ça soit dans mes choix politiques ou dans mon engagement associatif. Il est un bon mentor.

2.Réveil-FM: Puisque vous avez été acquitté par la justice canadienne pour avoir défié le président rwandais Paul Kagamé. Accepteriez-vous de revenir à cette épisode, on dit que vous aviez été abandonné à vous même par la communauté congolaise, mais le Dr. Manika est venu à votre secours, est-ce vrai ?

Serge Welo: C'est vrai qu'il était le seul Congolais à venir sur place et il était sur place pour parler aux policiers canadiens pour les convaincre de ma libération pendant que les autres Congolais avaient pris la poudre d'escampette.

Lorsque nous avons eu l'information que le Président Paul Kagamé était invité au Canada pour recevoir une médaille d'honneur par l Université de Sherbrooke, le 24 avril 2006, mais aussi pour participer à une conférence sur l éducation en Afrique le 25 avril 2006 à l'hôtel Delta Centre-ville de Montréal, conférence sponsorisé par certaines compagnies canadiennes opérant au Congo telle que Barrick Gold et autres. Les organisations congolaises de Montréal se sont organisé en une plate-forme dénommée "AGIR ENSEMBLE POUR LA PAIX AU CONGO" afin de barrer la route à Kagamé. Nous avions adressé une lettre ouverte au Gouvernement conservateur du Premier ministre Stephen Harper pour protester contre la venue du sanguinaire Paul Kagamé au Canada.

Et c'est alors que nous avions eu l'idée d'infiltrer les deux conférences. Dans la cellule de stratégie, il fallait 9 personnes pour infiltrer la salle, mais je me suis retrouvé tout seul dans une salle remplie de plus de 300 rwandais partisans de kagamé, des diplomates africains, des chefs d'entreprises multinationales canadiennes et américaines etc...Après mon acte qui m'a valu une interpellation donc une arrestation. Quelqu'un a pu informer le Dr. Manika qui était le président de la Fédération des Congolais de l'Etranger au Canada.

Il était à son travail, qu'il a quitté pour rejoindre rapidement dans la salle du sous-sol de l'hôtel Delta où je me trouvait menotter. Il faut dire qu'il fallait braver plusieurs ceintures de sécurité pour arriver là où j'étais. (Seul Serge Welo et Réveil-FM savent ce qu'avait fait le Dr. Manika pour convaincre la cohorte des policiers de la couronne surtout leur commandant de laisser rentrer Serge Welo chez lui, avec promesse qu'il ne se manifesterait plus jusqu'au départ de kagamé du territoire canadien). Après ma libération sur promesse de comparution, c'est le Dr.Ambroise Manika qui me ramena chez moi dans sa voiture.

Il était aussi-là, le jour du verdict au tribunal, c'est d'ailleurs qui négociait avec mon avocat. je ne l'oublierai jamais.

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Ali Bongo sera-t-il le président des cadavres et des pierres tombales au Gabon ?

Paris, jeudi 3 septembre 2009, devant l'ambassade du Gabon: «On ne peut plus accepter ça». Les opposants au nouveau président gabonais Ali Bongo, rassemblés devant leur ambassade à Paris, bouclée par les forces de l'ordre, dénoncent un «coup d'Etat».

A Libreville, Ali Ondimba Bongo a pris un ton grave pour assurer être "le président de tous les Gabonais".

A 5450 kilomètres de là, Ali Bongo est bien proclamé le nouveau président du Gabon, et les bérets rouges dispersent la foule. A Paris, devant l'ambassade du Gabon, au téléphone, une Gabonaise cherche à remonter le moral d'un membre de sa famille, à Libreville: «Ne restez pas chez vous, sortez dans les rues!». «Qu'ils vous tuent, s'ils doivent vous tuer, continue-t-elle. Quoi qu'il arrive, Ali Bongo sera le président des cadavres et des pierres tombales».

En même temps 41,7% ce n'est pas du tout un score à la soviétique ni encore de l'ère de parti unique, parti-Etat. Il y a probablement eu des fraudes, mais c'est surtout le système majoritaire à un tour qui est en cause ! 59% des gabonais n'ont pas voté pour lui ! Tant que cette loi électorale sera en place, il est évident que fraude ou pas, les Bongo seront présidents au Gabon !

Pendant la campagne, l'homme qu'on disait timide, voire taciturne en public, s'est métamorphosé. Sans doute le fruit du coaching d'une importante équipe de conseillers. "On lui reprochait d'être dans sa bulle, il semble en être sorti", affirme un haut fonctionnaire. Les Gabonais ont découvert un Ali Bongo décontracté et drôle, tranchant avec l'homme peu loquace des années précédentes, d'où son nom de campagne, "Ali'9" - en référence à la fois au scrutin de 2009 et à l'homme "neuf".

Sous la fine pluie parisienne, la colère des Gabonais est double: non seulement ils refusent catégoriquement l'élection d'Ali Bongo, qui selon eux a «volé ces élections», mais ils voient se dresser devant eux une barrière de CRS, qui bloque l'accès à l'ambassade, fermée.

La rangée de fonctionnaires de police est vécue comme le symbole de la complicité de l'Etat français. «On ne peut même pas rentrer sur notre territoire», s'emporte Michael, exaspéré. Plus tôt dans la journée, l'étudiant avait profité de la faible présence policière du moment pour tenter de pénétrer dans le bâtiment, bravant les grilles dressées devant l'ambassade. Il avait été rattrappé illico, provoquant l'arrivée de renforts policiers conséquents. «Ce qui se passe chez vous, ça reste chez vous», explique calmement un responsable de la police aux manifestants.

Une succession de dynasties en Afrique

Les Kabila, les Gnassingbé, et aujourd'hui les Bongo ? Après le multipartisme, le continent s’en remet à la filiation.

C’est avec la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), que l’Afrique subsaharienne a expérimenté sa première succession dynastique. En 2001, le tombeur du Maréchal Mobutu, M'zée Laurent-Désiré Kabila, est assassiné. Aussitôt, son fils Joseph, illustre inconnu, assure l’intérim. Une promotion validée par les urnes que bien plus tard, en 2006, avec la bénédiction de Louis Michel et la communauté internationale.

En 2005, le fils d’Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été propulsé dans le sang à la tête du Togo par son clan, désireux de préserver ses avantages acquis. Nommé à la Défense par son père en 1999, Ali Bongo a eu le temps de se préparer à prendre les rênes. «la longévité de son père, synonyme de stabilité, a créé un sentiment national fort, une vraie fierté d’être gabonais». Paradoxalement, cette fierté pourrait se retourner contre son fils, les Gabonais refusant une dérive monarchique dans leur pays.

Dans d’autres pays, comme en Libye ou au Sénégal, les dirigeants actuels ont mis sur orbite leurs rejetons. A Tripoli, Seif el-Islam (37 ans) et Saadi (36 ans) tiennent la corde. A Dakar, malgré un échec retentissant lors des dernières municipales, Karim Wade s’est vu confier un superministère par son père de président.

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dimanche 6 septembre 2009

Gabon-RDC: Voter, c'est juste jouer...surtout pas décider !

Ali Bongo, proclamé officiellement vainqueur de la présidentielle au Gabon, souhaite "absolument que le calme revienne" dans le pays où des violences post-électorales ont fait au moins deux morts à Port-Gentil.

Joseph Kabila, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a adressé un message au peuple gabonais après les violences survenues à l’annonce des résultats de la présidentielle du 30 août 2009.

L'Union du Peuple Gabonaise de l'opposant Pierre Mamboundou, arrivé troisième (25,22%) à la présidentielle derrière l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (25,88%) et Ali Bongo, a appelé vendredi 4 septembre 209, à "la résistance". "Face à l'oppression, l'UPG se prévaut de la déclaration universelle des droits de l'Homme qui, en pareille circonstance, légitime le recours à la résistance", a déclaré le porte-parole de l'Union du peuple gabonais (UPG), Thomas Ibinga. Blessé à la tête et à l'épaule, Pierre Mamboundou, président de l'UPG est introuvable depuis la dispersion, jeudi dernier, d'un sit-in devant la commission électorale à Libreville.

Au Congo-Kinshasa, lors des éléctions Louis Michel de 2006, un compatriote écrivait ceci: "Le peuple en a plus qu'assez de prolongations à répétition, de négociations sempiternellement stériles, de concertations politicaillones improductives et de manipulations maladroites de la part des gouvernants. Mais faut-il pour autant monter à l'échaffaud comme les moutons de Panurge allant vers leur funeste sort? Ne me demander pas d'accepter de continuer de fermer les yeux et de boucher mes oreilles devant ce qui se passe au Congo, car je suis congolais et en tant que tel, je ne peux accepter que soit galvaudé le future de ma patrie. Et le future du Congo est aussi mon future, comme il est le future de chaque congolais.

Mais j'aimerai bien avoir leur opinion à propos des "étrangers" qui vont participer aux élections "micheliennes":

Deux citoyens belges candidats députés au Congo-Kinshasa

Richard Ilunga, un citoyen Belge qui veut devenir député Congolais. Des 9.587 candidatures déclarées recevables par la Commission Electorale Indépendante (décision n° 010 CEI/BUR/06 du 17 avril 2006 ) pour les élections législatives prochaines en RDC, il ressort de nos enquêtes qu’au moins deux candidats sont de nationalité belge.Le candidat Richard Ilunga Ntumba né à Kinshasa le 7 septembre 1963 repris sur les listes électorales du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) dans la circonscription Kinshasa 2 au numéro 348 a acquis la nationalité Belge depuis le 03/02/2000.

Le candidat Mboyo Ilombe alias Pele Mongo né à Coquilhatville le 18 août 1957, repris sur les listes électorales du Mouvement de Libération du Congo (MLC) dans la circonscription Kinshasa 2 au numéro 170 a acquis la nationalité Belge depuis le 23/02/2002.

Par ces documents, il est évident que nos deux candidats violent les dispositions légales suivantes en vigueur en République Démocratique du Congo.

Article 10 de la Constitution promulguée le 18 février 2006 : « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre… »

Article 102 de la Constitution promulguée le 18 février 2006 : « …Nul ne peut être candidat aux élections législatives s’il ne remplit les conditions ci-après :1. être Congolais ;… »

Article 120 de la loi électorale promulguée le 9 mars 2006: «…Nul ne peut être candidat aux élections législatives s’il ne remplit les conditions ci-après :1. être de nationalité congolaise ; … »

Internaute sans relâche, rédacteur du blog "Afrique Rédaction ", Roger Bongos à répondu gentillement à nos questions sur la situation Gabon-RDC en rapport avec les élections

1.Réveil-FM: Beaucoup de similitude entre le Gabon et la République Démocratique du Congo (RDC), le fils qui remplace le père. Le virage vers une succession dynastique n'est-elle préjudiciable à l'Afrique ?

Roger Bongos:Oui, effectivement ! Le père règne, le fils le succède dans toute logique africaine. Khadafi, prépare son fils, Paul Biya de même, Eyadema a torpillé le Togo. En réalité, La dynastie Africaine a beaux jours devant elle. C'est préjudiciable pour le développement économique de l'Afrique. Cette méthode mafieuse ne rassure pas les investisseurs et l'avènement de la grande démocratie africaine tant attendue. Une chose est cependant certain l'Afrique se meurt à petit feu. On scie la branche sur laquelle on est assis.

2.Réveil-FM:On croyait qu'avec la mort de Bongo, le baobab de la françafrique, celle-ci mourrait avec lui. Avec l'élection d'Ali Bongo à la place de son père, vivrons-nous une continuité de la françafrique ?

Roger Bongos: La situation qui prévaut actuellement au Gabon, démontre par une équation simple, que la France veut garder la main mise sur le Gabon et Le Congo Brazzaville. L’influence de la France au sein de l’union Européenne est telle que, celle-ci dicte ses orientions aux Européens. La françafrique n’est pas du tout morte, de La délégation importante française qui été venue aux obsèques de ce patron de l'Afrique centrale.

Deux Airbus A319 ont été affrétés pour l'occasion. Une quarantaine de conseillers "Afrique" officiels de Nicolas Sarkozy et de son prédécesseur Jacques Chirac mais aussi des conseillers officieux, comme Robert Bourgi, le fils spirituel de Jacques Foccart, considéré comme le monsieur "Françafrique" de Gaulle à Chirac en passant par Giscard avaient fait le déplacement. Parmi les nombreuses personnalités françaises se trouvaient également Loïk le Floch Prigent, ex-dirigeant d'Elf condamné dans l'affaire du même nom, Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret ou les anciens ministres Michel Roussin, Jean-Louis Debré, Jacques Godfrain.

Seul obstacle pour la Françafrique, la politique actuelle de Barak , qui torpillera les efforts de ces français.

3. Réveil-FM:Qu'est-ce le Gabon peut faire que la République Démocratique du Congo n'avait pas fait en 2006 ? Un gouvernement d'union nationale, la commission vérité réconciliation quoi encore ?

Roger Bongos: Pour apaiser la situation et satisfaire toutes les parties concernés, il est nécessaire pour éviter un début de rébellion (mal africain), il faudrait en quelque sorte, un gouvernement d’union nationale pour un meilleur partage du pouvoir. Pour ce qui concerne, l’option « vérité réconciliation », c’est encore prématuré. Les injustices, les divisons n’est sont pas criantes, le pays n’est pas encore déchiré contrairement à la République Démocratique du Congo. Les indicateurs sont aux rouges, l’horizon n’est pas clair, la catastrophe annoncée est aux portes du Gabon !

Le discours du nouveau président est un discours de mobilisation, certes oui, mais il faut absolument assainir et dissiper ce gros malentendu électoral qui est émaillé des grosses irrégularités A savoir : Des électeurs ont été grossièrement ajoutés sur les listes électorales. Selon le site du Bongo Doit Partir-BDP-Gabon nouveau, on a gonflé les listes dans des régions favorables à Ali et diminue considérablement dans les régions ou le vote lui est défavorable. On annonce plus 813000 inscrits et selon l'Union du peuple Gabonais (UPG) c'est en réalité un peu de 600.000 inscrits.

42 ans de Bongo a ramené une frustration dans l'appareil politique dans ce pays. Les bastions on été crées pendant le règne de Bongo, ce que nous voyons est la suite logique du mécontentement de gabonais. Aujourd'hui ce pays deviendra une poudrière comme fut le cas pour Brazzaville, mais qui sera vite arrêtée par l'armée française qui a une forte présence dans le pays. Mais nous partons vers une grande instabilité politique qui donnera des multiples tensions par déclinaison ethniques.

Les deux autres candidats malheureux sont très appréciés dans leurs fief respectifs, d'où la nécessité de mettre en place un gouvernement d'union nationale.. mais problème le réside sur la prise du pouvoir d'autres ethnies que celle qui a régné pendant tout ce temps à savoir le Téké (cousine germaine de celle en Rdc). Il faut absolument satisfaire d'autres. C'est à l'image de ce que Mobutu a fait avec le Ngwandi.

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jeudi 17 septembre 2009

Elections 2011: Faut-il y croire ?

Les Gabonais n'en reviennent pas, ils sont perplexes et en colère contre la déclaration d'Appolinaire Malu Malu qu'ils ont entendu. Certains se posent même la question s'il n'a pas contribué à ce qui est désormais qualifié du coup d'Etat électoral au Gabon ?

Libreville,Apollinaire Malumalu, chef de la mission d'observation de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) s'exprime sur le déroulement du scrutin présidentiel de dimanche au Gabon.

Rassemblés devant la Tour Total dans le quartier d'Affaires de la Défense pour dénoncer la françafrique, un Gabonais lance cette boutade à un compatriote congolais: Connaissez-vous Malu Malu ? Au Congolais de répondre, vous n'aviez qu'à nous poser la question avant qu'il ne vienne chez pour les élections !,

Devant la Tour Total« L’arme la plus puissante dans les mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! »

En effet, Malu Malu qui fait partie de la bourgeoisie compradore, de millionnaires du dimanche au Congo est président la Commission électorale indépendante (CEI). En tant qu'institution citoyenne d'appui à la démocratie, la CEI revenait à la société civile or Apollinaire Malu Malu avant le dialogue intercongolais de Sun-City travaillait au cabinet de Joseph Kabila à la présidence de la République. Le 19 juin 2003, Appolinaire Malu Malu en tant qu’expert au service présidentiel d’études stratégiques, a effectué des missions officielles pour le compte de la Présidence de la République et aux frais du trésor public.Comme le prouve cet ordre de mission, une sorte d'arlésienne dont tout le monde en parle mais personne n'a jamais vu. Voici la preuve, elle est là.

Comment a-t-il été propulsé président de la CEI ? Qui sont ses complices ? Pourquoi la CEI continue -t-elle à fonctionner en toute illégalité alors qu'elle a été mis en place pour la transition jusqu'aux élections de 2006 ? Malu Malu n'a jamais répondu à question que lui avait posé un compatriote de la diaspora congolaise aux Etats-Unis: Comment s'est fait -il que les fichiers et les empreintes digitales de 25 millions des Congolais enrôlés se retrouvent auprès des services de la troika: Etats-unis, France et la Belgique ?

Elections 2011: Faut-il y croire ?

Dans l'état actuel, la réponse est non.

Primo: Pas avec les mêmes acteurs encore moins les mêmes institutions. Pourquoi les deux institutions siamoises de la transition, la commission électorale indépendante (CEI) et la Haute Autorité des médias (HAM) continuent-elles à fonctionner alors qu'elles devraient être remplacées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Conseil supérieur de l'audiovisuel et communication (CSAC) ?

Secundo: Les Tripatouilleurs, récompensés !!!

Modeste Mutinga, le pitbull qui a mordu la liberté presse et d'expression. Sans transition du président de la Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés s'est retrouvé projeté comme Rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMP. Son Ier vice-président à la HAM, Esdras Kambale est la minstre de la culture et des Arts. Norbert Basengezi, qui fut le 2ème vice-président de la commission électorale indépendante (CEI) est actuellement Ministre de l'Agriculture, Pêche et Elevage. Olivier Kamitatu qui présida l'Assemblée nationale de transition. Assemblée des composantes et entités, Assemblée qui a voté la Constitution de Liège contre les jeeps-X-Trail et salaires pharaoniques. Olivier Kamitatu est ministre du Plan, celui a déclaré qu'il a besoin de 170 millions de £ pour le resencement dont 60% doit provenir de l'aide extérieur. Coluche aurait dit "les Enfoirés" nous ont bien eu avec tripatouillage électorale.

Kinshasa, le 27 juillet 2006. Modeste Mutinga, président de la HAM: "La HAM n’a ni bureau, ni documentation, la HAM est aujourd’hui dans la rue. C’est un SOS que nous lançons aux hommes de bonne volonté, à la MONUC, à toute la communauté internationale, au gouvernement congolais aussi..".

Dans un élan de violence, des jeunes ont incendié le siège de la Ham, brûlé deux véhicules qui se trouvaient dans l’enceinte avant d’emporter le moteur.Tout a presque été brûlé ou emporté. Hormis la paperasse qui couvre certains locaux et la cour. Portes, fenêtres, grilles et autres tubes arrachés et emportés.

Du mobilier au matériel informatique en passant par les appareils de climatisation, rien n’a résisté au tsunami. Les manifestants, mués en pillards, n’y sont pas allés de main morte. Les deux bus de marque Toyota, modèle Croaster, et un groupe électrogène ainsi qu’un grand et un moyen containers ont également subi la loi des vandales : ils ont été brûlés. L’Observatoire national des droits de l’homme (Ondh) a connu le même sort.

Par ailleurs, un poste de Police a été saccagé près du stade et plusieurs policiers ont été blessés par jets de pierres.

Selon les témoignages recueillis auprès des agents de la Haute autorité des médias, à l’arrivée de la marée humaine au niveau du siège de leur institution, des doigts ont été pointés en direction de celui-ci. Des voix se sont élevées pour dire que la Ham, n'est pas impartiale,ni neutre elle appartient au Parti du peuple pour la Reconstruction et le développement (PPRD)de Joseph Kabila.

Un analyste dont les propos ont été repris par «le Soft International» (édition en ligne datée du 28 juillet) est sans équivoque. «C’est d’abord un manque de légitimité professionnelle et une absence de consensus qui ont été visés» dans le pillage de la HAM. «La HAM travaillait trop en vase clos et le public, dans un climat de tout contestation, ne comprenait pas toujours ses décisions», ajoute-t-il.

Paris, 30 août 2009, l'ambassade du Gabon saccagé par la diaspora gabonaise qui dénoncent les fraudes électorales pour le compte d'Ali Bongo.

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lundi 14 septembre 2009

A la croisée des regards sur le Congo: Pierre Yambuya Kibesi et Jean Kalama-Ilunga

"Lumumba Indépendance " Peinture de Tshibumba 1972.

Le discours de souveraineté du Congo et des Congolais du 30 juin 1960. Patrice Emery Lumumba parle à ses compatriotes congolais ainsi qu'au monde entier, sur les méfaits du colonialisme au Congo, les chaines sont brisées. Le peuple est content. Le roi Baudouin à l'arrière-plan a une attitude plutôt humble et un sourire forcé.

Pour le cinquantenaire de l'indépendance: Deux Congo se desssinent. Les souverainistes, les anti colonial vont célébrer le discours de Patrice Emery Lumumba comme acte fédérateur de la souveraineté du Congo et les pro-gouvernement AMP-PALU-UDEMO font fêter, eux le génie de Léopold II. Les anti-colonial préconisent de traduire le discours de Lumumba en 4 langues nationales et dialectes qu'ils vont distribuer aux populations congolaises le 30 juin 2010, jour de la célébration du cinquantenaire.

Faut-il croire aux élections en 2011 ? A quels conditions faut-il y aller ? La diaspora congolaise va-t-elle voter ? L'anti-constitutionnalité de la Commission électorale indépendante (CEI) et la Haute Autorité des Médias (HAM). A la croisée des regards, la rédaction à souhaité donner la parole à deux personnalités en même temps

Au pied levé, les deux premiers qui ont accepté de répondre à nos questions sans complaisance:

Pierre Yambuya Lotika Kibesi (a gauche) chantant l'hymne nationale le debout congolais au siège de le Direction Générale des Migrations (DGM)<à Kinshasa-Gombe

Mr. Pierre Yambuya Lotika Kibesi, initiateur de la DGM, il en est le Directeur Général honoraire. Ecrivain, il est l'auteur de tomes sur "le néolocoloniasme au Congo" (1. La révolution, le parcours, les hommes; 2. Ce que le monde doit savoir-Situation alarmante- Le vampire d’Etat; 3. Complot contre la souveraineté congolaise 1920-2007; 4. Pourquoi vouloir ressusciter les derniers jours du maréchal Mobutu ? ; 5. Mzée Kabila : Assassinat ou coup d’Etat; 6. Les victimes dans la guerre ; le pacte Havila)

Jean kalama-Ilunga, coordonnateur de l' l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple (UCDP). Conseiller culturel du défunt président de la République M'zee Laurent-Désiré Kabila.

1. Réveil-FM: Sans Léopold II, il n'y aurait pas le Congo aujourd'hui avec ses 2.345000 km2, 80 fois la Belgique, sa place au coeur de l'Afrique, ses ressources. Pourquoi certains compatriotes n'acceptent pas cette évidence ?

Jean Kalama-Ilunga : Certes, avant 1885 marquée par la Conférence de Berlin qui avait pour finalité de dépecer le continent africain selon les intérêts des puissants de cette époque, l’espace géographique dénommée aujourd’hui RDCongo n’existait pas dans sa configuration actuelle. Par contre, il ne faut pas oublier que cet espace géographique qui, après la conférence de Berlin allait être baptisé « Etat indépendant du Congo », puis, « Congo-Belge », ensuite RDCongo, Zaïre, enfin RDCongo, n’était pas inoccupé ! Des peuples organisés en Royaumes, chefferies, dotés des lois, des règlements, des coutumes et traditions, des spécificités qui définissaient pour chaque peuple son identité socio-culturelle, y vivaient en permanence, et en étaient propriétaires naturels.

Lorsque le roi des belges Léopold II avait remué ciel et terre pour faire de cet espace géographique sa propriété privée de manière arbitraire et en le baptisant « Etat indépendant du Congo », il est naïf de croire encore aujourd’hui que sa finalité était de créer un ’’Etat’’ pour les peuples spoliés et opprimés qui y résidaient voire un objectif humanitaire en faveur de nos ancêtres!

En tout état de cause, le souverain des belges Léopold II avait financé l’acquisition de ce vaste territoire pour ses intérêts personnels et absolument pas pour apporter le bien-être aux peuples autochtones propriétaires naturels de cet espace géographique du continent africain baptisé ’’ Etat indépendant du Congo’’ !

Là où le bât blesse, non seulement le roi des belges Léopold II n’avait ni négocié ni proposé des compensations en échange de cette acquisition, il avait tout simplement fait main basse arbitrairement sur ce territoire du continent africain sans tenir compte de l’existence des organisations socio- culturelles! Ces peuples n’étaient pour lui que des esclaves sur leur propre sol, des ’’bêtes de somme’’ mis sous le joug afin de servir d’outils de production de ses richesses!

Toute résistance était réprimée dans le sang ! A part la mort comme prix à payer pour toute revendication en faveur de la liberté, de la justice, sous Léopold II, nos ancêtres étaient mutilés pour n’avoir pas, par exemple, produit la quantité exigée de caoutchouc!

Il y avait eu un génocide au Congo de Léopold II!

Les congolais doivent retenir que leurs ancêtres oubliés de l’histoire tronquée de la période Léopoldienne avaient effectivement payé de leurs vie leur quête légitime de liberté ! Nos amis belges sont peut-être attachants et sympathiques, mais cette histoire doit être réécrite par les congolais afin d’être enseignée dans nos écoles pour rendre justice à nos ancêtres, victimes des exactions criminelles subies à cette époque !

Ou devons-nous tout simplement oublier et remercier aujourd’hui le bon roi des belges Léopold II dont l’oppression était le style de gouvernance! Que les congolais méditent encore sur ce sujet!

Pierre Yambuya Kibesi : Sans ne plus toujours se référer aux atrocités et autres méfaits des colonisateurs sur les colonisés, avouons que le colonialisme initié par le Roi Léopold II était très positif dans notre épanouissement et la modernité de notre pays. Des écoles, des hôpitaux, des quartiers modernes, des usines de production, des entreprises de construction, des centres de recherche agronomique et l’unité nationale étaient réalisées grâce à Léopold II et sa colonisation en brisant les frontières linguistiques dans ce qui était devenu un pays de 2.345.000 Km2.

L’intégration était facilitée par une langue de référence commune sur nos 350 langues tribales, donc le français était enseigné dans toutes les écoles. Ce qui était impossible hier, était devenu une réalité, car le peuple kongo quittait son cercle tribal pour aller s’installer plus loin à l’Est et ceux de l’Est s’installaient à l’ouest, jusqu’à construire des foyers avec les ressortissants qu’ils ne connaissaient pas hier, et malgré leurs divergences coutumières.

Grâce à la colonisation, notre pays avait valorisé son sous-sol en minerais et son sol en agriculture pour la consommation locale et l’exportation, donc le développement était entre les mains des coloniaux avec la main d’œuvre des colonisés sous une sévère administration belge.

Durant la colonisation la vie était acceptable, les soins médicaux étaient octroyés aux villageois vivant dans les coins les plus reculés des centres urbains, l’enseignement demeura gratuit, les colonisés mangeaient trois repas diversifiés par jour comme à l’époque précoloniale.

La valorisation coloniale de nos lacs et cours d’eau avait permis une pêche qui inondait de poissons frais tout le pays jusqu’à l’exportation. Le transport routier, lacustre, fluvial, de voie ferrée et aérienne était très développé. Les compatriotes qui n’acceptent pas cette évidence, sont des adeptes du mobutisme, cette doctrine destructrice de notre pays, le néocolonialisme et leurs gouvernants cambrioleurs du patrimoine national.

Une doctrine qui persiste comme le christianisme, le bouddhisme, l’islam et d’autres religions à travers le monde. A cette allure il y aura encore des mobutistes qui gouverneront notre pays pendant plusieurs siècles à venir, c’est pourquoi nous nous battons pour déraciner cette doctrine néocoloniale qui est pire de celle coloniale du Roi Léopold II et de la Belgique.

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mercredi 23 septembre 2009

Changements climatiques, la RDC aphone ?

Du 9 au 11 octobre 2009 se tiendra à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, la session africaine du 7ème Forum Mondial du Développement Durable. Y sont attendus des chefs d'Etat, des ministres, des politiques, des économistes et des ONG d'Afrique et du reste du monde pour aborder la thématique du Forum : "Changements climatiques: quelles opportunités pour un développement durable?" Il sera également question de préparer l'échéance du sommet de Copenhague (décembre 2009) où l'Afrique, l'Asie, l'Europe et les Amériques se retrouveront pour fixer les règles de la nouvelle gouvernance du climat à l'échelle planétaire."La confé­rence des Na­tions Unies sur le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique, qui se tien­dra à Co­pen­hague du 7 au 18 dé­cembre 2009, doit dé­bou­cher sur l’adop­tion d’un nou­vel ac­cord des­ti­né à rem­pla­cer le Pro­to­cole de Kyoto signé en 1997 et qui ex­pire en 2012.

Ce trai­té a per­mis d’obli­ger les pays pol­lueurs à ré­duire leurs émis­sions et à mettre en place un Mé­ca­nisme de Dé­ve­lop­pe­ment Propre (MDP) en fi­nan­çant des pro­jets contri­buant à ré­duire les re­jets de CO2 dans les pays du sud. Au ni­veau mon­dial, les émis­sions de l’Afrique ne re­pré­sente que 3% du total mais le conti­nent afri­cain, qui a été jusqu’à main­te­nant tenue hors du cercle des né­go­cia­tions, devra faire en­tendre sa voix.

Pourquoi la RDC est-elle silencieuse ? Le Forum Mondial du Développement Durable qui s'était déroulé du 27 au 31 octobre 2008 à Brazzaville, Joseph Kabila ne figure même pas parmi les 14 chefs d'Etats signataires alors qu'il n' y avait que le fleuve à traverser, 5 minutes en bateau rapide. Avec ses 145 millions d’hectares de forêts (dont 85 de forêts denses humides) sur un total de 235 mondial, la RDC peut-elle se permettre d'être aphone sur les enjeux climatiques ?

Bikoro, dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest de la RDC), mai 2008, lors de la visite de Jean-Louis Borloo, Ministre français de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, avec le ministre congolais de l'Environnement et de la Conservation de la Nature , José Endundu Bonongé lors de la signature de la "Déclaration Bikoro ".

En effet, lors de la visite du projet d’agroforesterie de Mampu, c'est-à-dire 8.000 ha de plantations d’acacia alternés avec des champs de maïs et de manioc, projet pilote sur l’expérience duquel l’Agence Française de Développement (AFD) souhaite s’appuyer pour développer de nouveaux projets intégrant l’agroforesterie et des préoccupations de développement social et durable. Jean Louis qui a été au Congo du 22 au 24 mai 2008, s’était ensuite rendu dans la Province de l’Equateur (Nord-Ouest de la RD Congo) pour visiter une exploitation forestière et a signé à cette occasion une déclaration d’intentions (« Déclaration de Bikoro ») destinée à sceller un partenariat entre la France et la République Démocratique du Congo.

Il avait eu plusieurs échanges avec les ONG locales, internationales ainsi qu’avec des exploitants forestiers.

La pauvreté bouffe la forêt au Congo

S’il y a des pays qui amortissent le réchauffement climatique l’on doit citer la République démocratique du Congo. En effet, le couvert forestier de la RDC s’évalue à 145 millions d’hectares de forêts (dont 85 de forêts denses humides) sur un total de 235. Les forêts congolaises représentent en superficie 2/3 de l’ensemble du massif forestier du Bassin du Congo, qui, en zone tropicale, se situe au second rang mondial après celui de l’Amazonie.

Ainsi, l’Amazonie et le Bassin du Congo constituent les deux poumons écologiques qui font respirer encore sainement le monde. Il va de soi que si le monde doit continuer à bien respirer l’on doit impérativement préserver et entretenir ces deux oasis vertes. Si en Amazonie la forêt est fortement entamée par l’élevage et l’agriculture qui enrichissent significativement l’économie du Brésil, dans le Bassin du Congo c’est la pauvreté qui bouffe la forêt. C’est la réalité et on doit y faire face.

En effet, les principales causes de la déforestation en RDC restent la pauvreté des populations. Celles-ci étant démunies et misérables pratiquent l’agriculture itinérante sur brulis, la coupe de bois de chauffe ou encore le feu de brousse pour satisfaire leur besoin alimentaire. L’on ne doit pas ignorer non plus l’impact de l’exploitation peu contrôlée des industries forestières sur la déforestation. Toutes ces principales causes peuvent être stoppées net si seulement on donne des moyens pour lutter efficacement contre la pauvreté en RDC. Et l’humanité en bénéficiera.

En RDC, la forêt reste la mère nourricière des populations pour autant qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Que ce soit l’agriculture itinérante sur brulis qui, normalement, devraient être remplacée par celle mécanisée utilisant des techniques agricoles éprouvées et des semences améliorées ; que ce soit la coupe de bois de chauffe utilisée largement par les populations congolaises pour compenser le manque d’électricité ; toutes ces pratiques sont tributaires de la pauvreté, du manque des vraies opportunités de développement. Ainsi, arrêter la déforestation dans le Bassin du Congo revient tout simplement à éradiquer la pauvreté de cet espace.

Pourtant, contrairement au Brésil, la RD Congo n’a pas à ce jour bénéficié, à sa juste valeur, des subventions de la communauté internationale du fait de la non exploitation de ses ressources forestières ni des services qu’elles rendent à l’humanité.

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lundi 21 septembre 2009

Ange Edouard Poungui convoqué à la gendarmerie

Ange Edouar Poungui lors de son entretien avec James bénédict Ngumbu pour Réveil-FM. Photo Archive.

Depuis le 14 août 2009, Ange Edouard Poungui, candidat à l'élection présidentielle au Congo-Brazzaville, dont Denis Sassou Nguesso vient de sortir gagnant et rempile pour 7 ans, est assigné à résidence de fait avec une interdiction de sortie du territoire congolais y compris à l'intérieur du pays.

Une interdiction rigoureusement appliquée mais jamais notifiée par un texte quelconque...

Ange Edouard Poungi est convoqué à la gendarmerie

Les militants et responsables de l'UPADS, son parti doivent accompagner Mr. Poungui à ce rendez-vous pour veiller à ce qu'il ne soit pas victime d'une arrestation arbitraire et si possible manifester contre la violation de certains droits et libertés au Congo de Sassou.

Ange Edouard Poungui est un homme politique congolais (République du Congo). Il a été premier ministre de la République populaire du Congo du 07 août 1984 au 07 août 1989, pendant la présidence de Denis Sassou-Nguesso. En 1997 il est forcé de quitter le Congo suite au coup d’état militaire du Général Denis Sassou Nguesso. L’ancien premier ministre rejoint alors l’opposition et aspire pour son pays d’une vraie démocratie. A plusieurs occasions il a exhorté le régime Ngouesso à changer de politique, dans plusieurs tribunes il dénonce la mauvaise gestion des richesses nationales, le manque d’orientation économique du gouvernement face au chaos social.

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vendredi 25 septembre 2009

Joseph Kabila, son absentéisme criant à l'ONU

Pourquoi Joseph Kabila a-t-il brillé par son absentéisme à la 64ème session ordinaire de l’Assemblée Général des nations unies qui vient d'éteindre ses lampions ? Faire entendre la voix du Congo n'est pas prioritaire pour les autorités issues des élections Louis Michel de 2006. Comment comprendre que Joseph Kabila ait été absent à New-York alors que le Congo est sous tutelle des Nations unies. 3 000 casques bleus viendront renforcer les troupes de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), d'ici fin octobre. L'effectif de la Monuc s'élèvera alors à un peu plus de 20 000 hommes.

Le tripatouillage programmé de la Constitution sur mesure de Liège est-il plus important que porter la voix du Congo à l'extérieur ? Les 5 années de la Constitution de Liège deviennent-elles insuffisantes ? Pourquoi vouloir 7 ans, si sur les 5 ans de la mandature rien n'a été réalisé de concret dans les 3 années écoulées ? Avec ou sans la complicité de Louis Michel, les Congolais sont-ils encore prêts à se faire rouler de nouveau dans la farine par sa bande au pouvoir à Kinshasa ? N'en déplaisent aux Ampiens-joséphistes: Laudateurs, thuriféraires, ogres ventripotents, affameurs du peuple, fossoyeurs et falsificateurs de la République; l'absentéisme criant de la RDC aux instances de l'ONU est toujours préjudiciable pour le Congo. Les politicailleurs véreux qui écument la classe politique congolaise devront savoir qu'on ne change pas la Constitution comme l'on veut et quand l'on veut.

Le maréchal Mobutu qui était arrivé au pouvoir, sans un clou et par un coup d'Etat en 1965, est resté au pouvoir durant 32 ans. Sa toque de léopard équivalait à la dette extérieure du pays.

Barack Obama, le président américain a reçu 25 chefs d'Etat africains à déjeuner.

Programmé à l'initiative de Barack Obama, le déjeuner de travail qui devait se tenir entre des chefs d'Etat africains et le président américain a bel et bien eu lieu. A l'hôtel The Wardorf Astoria, sur la 301 Park Avenue, à New York. C'est à 13 heures, heure américaine, que les dirigeants africains et américains ont débuté la séance de travail, à l'abri des indiscrétions. Le déjeuner a pris fin à 14h30.

Rien n'a donc filtré durant cette entrevue.

Mais, on sait qu’il s’agissait de définir les bases d’un partenariat entre les Etats-unis et l’Afrique.

Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Idriss Déby (Tchad), Faure Gnassingbé (Togo), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), Ernest Bai Koroma (Sierra Leone), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Meles Zenawi (Ethiopie)… Ils étaient une vingtaine de chefs d’Etat africains à répondre présents à ce rendez-vous historique dont malheureusement les envoyés spéciaux des différents médias n’auront aucune photo.

Les américains ont décidé que personne ne fixe les images de cette rencontre.

Tous les journalistes et photographes ont attendu en vain pendant près de deux heures dans le hall du Waldorf Astoria. Personne, en dehors des chefs d’Etat et de gouvernement africains, n’a pu apercevoir Barack Obama qui est entré dans la salle par une porte sécurisée loin des regards indiscrets. Son arrivée à New York, quelques heures plus tôt, avait d’ailleurs été l’occasion d’un impressionnant déploiement de policiers.

Il y avait ceux qui étaient visibles avec leurs uniformes bleu nuit, armes de toutes sortes à la ceinture.

Et ceux, en costume qui rôdaient partout dont certains étaient reconnaissables par les oreillettes de communication. Les véhicules de la police de New York, de couleur blanche, portant l’inscription «NYPD» et bardés de gyrophares en ajoutaient au décor impressionnant. Présents à tous les carrefours des voies passant autour du Waldorf Astoria, avec une dextérité à nulle autre pareille et sans brutalité aucune ni nervosité, ils organisaient la circulation des véhicules et des piétons. De sorte à éviter de trop longues files. A chaque barrage de police, les piétons, dans une discipline exemplaire, suivaient les indications des agents sans se lamenter ni rechercher la confrontation. «Ici, le policier ne discute pas. Il te dit ce que tu dois faire en toute courtoisie mais avec fermeté», fait remarquer un Congolais vivant au pays de l’Oncle Sam.

Quand le cortège de Barck Obama arrive dans les environs du Waldorf Astoria, pas une mouche qui bouge. Seuls, les agents de police sont visibles sur le parcours. Depuis la veille, la police avait déjà quadrillé tout Manhattan, le quartier des buildings où se trouve le Waldorf Astoria. Un portique de sécurité avec scanner avait été installé aux deux entrées de cet immense hôtel. Tous ceux qui y entraient devaient désormais se soumettre à une fouille corporelle stricte mais généralement sans animosité : Palpation avec appareil électronique, passage des sacs et autres colis au scanner, utilisation de chiens renifleurs pour détecter des produits suspects ou toute arme que les appareils n’auraient pas pu déceler. A l’intérieur, le hall de l’hôtel est bourré de gens bizarres.

De gens qui circulent sans qu’on sache vraiment ce qu’ils cherchent. Ils sont même sur les paliers, épiant le moindre geste suspect. Selon des sources crédibles, c’était au 37ème étage du Waldorf Astoria que Barack Obama avait pris ses quartiers.

Revêtu d'une tenue traditionnelle de couleur marron, une broche noire aux contours de l'Afrique accrochée à sa poitrine, le colonel Kadhafi, président de l'Union Africaine a parlé pendant 1h30.

Aucun média n'en a parlé. Les confrères occidentaux se sont contenté de relever la diatribe de Kadhafi contre le Conseil de sécurité. Et pourtant dans son long discours fleuve à la tribune des Nations unies, le colonel Muammar El Kadhafi a cité 3 fois le nom de Patrice Emery Lumumba, héros national congolais.

En quarante ans, c'était la première fois que le Guide de la révolution libyenne participait à l'Assemblée générale, dont la Libye assure la présidence ce mois-ci.

Le président de l'Union africaine s'est attaqué au Conseil de sécurité, clamant haut et fort que « le veto est contraire à la Charte de l'ONU, l'existence de membres permanents est contraire à la Charte ».Pour sa première apparition à l'ONU en 40 ans de pouvoir, le dirigeant libyen s'est livré à une diatribe contre le fonctionnement du Conseil de sécurité.

"Y a-t-il égalité en termes de sièges permanents au Conseil de sécurité ? Non ! En termes de droit de veto ? Non !", s'est insurgé le colonel, brandissant à de nombreuses reprises la charte fondamentale de l'Organisation et tentant apparemment d'expliquer que ce texte n'était pas en adéquation avec la réalité.

"Selon les termes de la charte, il est indiqué que l'on n'utilisera pas la force militaire, que la force armée ne peut être utilisée que si l'objectif est commun. Pourtant, il y a eu 65 guerres depuis la signature de la charte. Des conflits qui ont fait bien plus de morts que pendant la Seconde Guerre mondiale", a souligné Mouammar Kadhafi, face à une salle tantôt silencieuse, tantôt amusée de son attitude. "Il faut arrêter l'hypocrisie", a lancé le guide de la révolution, qui a fêté ses 40 ans de pouvoir au début du mois de septembre.

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lundi 28 septembre 2009

Antiracisme, un combat de longue haleine !

Le Parti Communiste Français (PCF) vient de protester contre les prix littéraires de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer un prix annuel pour un montant de 4000€ qui récompense un ouvrage traitant des « aspects positifs de la colonisation ». Fondée en 1922, l'Académie des Sciences d'Outre-Mer est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du Ministère de l'Education Nationale. A ce titre, cette académie reçoit des subventions de fonctionnement de l’état.

Un compatriote vivant en Belgique exige que l'album d'Hergé "Tintin au Congo" soit proscrit de toutes les librairies et de toutes les bibliothèques.

En France, certains militants, moins radicaux, réclament pour leur part qu'une mention figure sur l'album, un peu comme il en existe sur les paquets de cigarettes. Le danger auquel serait le lecteur de Tintin au Congo serait exposé le lecteur, c'est évidemment le racisme.

Dans les années 70, Hergé avait lui-même décrypté le discours positif sur la colonisation de son album : « Pour le Congo, tout comme pour Tintin au pays des Soviets, il se fait que j’étais nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel je vivais… C’était en 1930. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l’époque : "Les nègres sont de grands enfants, heureusement que nous sommes là !", etc. Et je les ai dessinés, ces Africains, d’après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l’époque en Belgique. »

Pour Bienvenu Mbutu Mondondo: "Un artiste a le droit de s’exprimer, il a le droit d’écrire sur tout. Mais il ne faut qu’on lui impose ce qu’il doit écrire. Au départ, Tintin au Congo n’était pas dans les plans de Hergé. C’était une commande des pères catholiques, de la propagande pour faire venir la main-d’œuvre au Congo. C’est un document qui ne reflète pas les pensées de Hergé". Sans doute notre compatriote n' a pas raison, en choisissant la voie juridique, il pousse Moulinsart à accepter de discuter, à s'asseoir à la table de négociation et a trouver un compris. Le racisme d'hergé ne passe plus.

Tintin au Congo est un album qui caricature les Congolais en particulier et Les Africains en général en mobilisant les clichés paternalistes en vigueur à l'époque où le Congo était une colonie de la Belgique. Les Congolais y sont décrits comme de grands enfants, ignares, passifs, émotifs et irrationnels.

Tintin au Congo : artisanat de Kinshasa, Hôtel Memling

Que n'a-t-on pas entendu sur le procès contre Tintin au Congo ? C'est une construction médiatique, un feu de paille, un phénomène de mode.…Pourtant pour ceux qui connaissent Bienvenu Mbutu Mondondo, il n'est pas bluffleur. Il a choisi la voie juridique. Maggy Mufu Mpiana, qui se souvient encore d'elle ?

Mardi 5 octobre 2007, Maggy Mufu Mpia, une quadragénaire belgo-congolaise, mère de trois enfants, a troublé la vie paisible de sa patrie d'adoption, le Luxembourg. Elle s'est arrosée d'essence en plein cœur de la capitale, Luxembourg, avant de craquer une allumette. Elle s'était immolé par le feu pour protester contre les discriminations.

Maggy Mufu Mpia s'était transformé en boule de feu, place des armes au Luxembourg

Elle habitait à Oberwampach au Luxembourg

Les passants bondirent sur le corps en combustion tentant d'étouffer les flammes avec des manteaux et des vestes. La scène avait un fait beaucoup de malaise parmi le nombreux témoins qui étaient en place à l'heure du déjeuner ont aussi été traumatisés par la femme hurlant des cris de douleur inimaginable. .

Le couple Olivier Delvaux, son épouse Maggy Mufu Mpia et leurs trois enfants habitaient Bruxelles avant que le mari, ingénieur, décroche un travail à Luxembourg, en 1997. L'installation se déroule sans souci particulier mais les enfants du couple connaissent leurs premières difficultés à l'école. A Ettelbrück, leur fils se fait traiter de "sale Noir" et ses copains l'interrogent sur l'étrange couleur de sa peau de métis.

Leur petite fille est parfois 'oubliée' sur le bord de la route par le car de ramassage et, une autre fois, elle est restée coincée dans la porte de sortie tandis que le chauffeur poursuit son chemin.

Maggy s'insurge quand on veut placer ses enfants dans les classes les plus faibles, sous prétexte qu'ils parlent mal l'allemand, la deuxième langue du pays. 'Un jour, une prétendue psychologue nous a lancé violemment : 'Il est hors de question de donner plus de chance à votre fille qu'à un Luxembourgeois !'', raconte Olivier Delvaux. Son épouse Maggy finira par trouver un emploi de bibliothécaire mais se serait vite rendu compte que son salaire se situait sous le minimum légal.

Le couple décide alors de s'installer à son compte et de mobiliser ses économies par reprendre un garage, à Oberwampach. L'affaire compte quelques ouvriers, semble rentable et devrait permettre à Olivier Delvaux de la transformer en un petit centre commercial. Il compte sur l'aide des banques et des pouvoirs publics, qui offrent des primes à l'installation. Mais les diverses autorisations requises se feront attendre. Olivier Delvaux doit fermer le garage pendant plusieurs mois, perdant au passage la concession Citroën, reprise par un concurrent.

A plusieurs reprises, le couple tentera de faire fléchir l'administration. En vain, affirme M. Delvaux. C'est alors que sa femme, dépeinte comme tolérante et soucieuse d'équité, aurait mûri le projet d'une action d'éclat. Son mari affirme que, jusqu'au dernier moment, il a cru qu'elle voulait enflammer des couvertures devant un ministère.

Delvaux-Stehres Mufu Mpia Maggu fut transporté à l'hôpital Bon Secours à Metz en France, où elle était traitée dans une Salle spécialisée pour des brûlures. Elle en est morte.

Le racisme et la xénophobie ne sont pas la pathologie de quelques personnes haineuses et cinglées. Le racisme est un réflexe de peur face à l'altérité, commun à tous les peuples depuis la nuit des temps. Dans chaque espace de civilisation, une minorité, à laquelle je m'honore d'appartenir, a pu surmonter cette peur, les préjugés qui la nourrissent et les fantasmes qui l'exacerbent.

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samedi 26 septembre 2009

Coupe du monde 2010: Les autorités sud-africaines préviennent que " les racistes, xénophobes, négrophobes doivent rester chez eux, qu'ils n'osent pas venir en Afrique du Sud!"

Dessin de Tayo, Royaume-Uni.

Les Léopards de la République Démocratique du Congo n'y seront pas mais les Congolais amoureux du football et les africains en général auront une pensée, une prière, le regard tourné vers le pays de Jacob Zuma. Car la Coupe du monde de football 2010, qui se déroulera en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet 2010, sera la 19e édition de la Coupe du monde de football, mais la première sur le continent africain.

J-256, l'Afrique du Sud relève des défis de taille pour que sa Coupe du monde soit un succès. Les questions sécurité, d'hébergement et de transport, ne sont pas encore réglées.

La criminalité et la sécurité demeurent de grands sujets de préoccupation. Chaque jour en moyenne, 50 personnes sont assassinées en Afrique du Sud. Les cambriolages, les actes de piraterie routière, les braquages et les destructions à l'explosif de distributeurs automatiques de billets augmentent.

Le nouveau chef de la police nationale, Bheki Cele, a annoncé un renforcement de la lutte contre la délinquance et souhaité un durcissement de la loi de manière à autoriser les policiers à "tirer pour tuer" sur les bandits armés.

Les organisateurs ont réaffirmé avec force que les racistes ne bénéficieraient d'aucune indulgence dans un pays qui a mis fin à l'apartheid il y a quinze ans seulement. "S'ils venaient, a prévenu Danny Jordaan, le président du comité d'organisation, ils s'apercevraient très vite que ce pays a connu une longue histoire de lutte contre le racisme, et ils s'y sentiraient très mal à l'aise. Donc, nous leur suggérons de ne pas venir. Ils ne trouveraient absolument personne dans ce pays qui tolérerait le racisme. S'il vous plaît, faites-leur passer ce message : si vous voulez être raciste, ne venez pas dans ce pays. Nous vous invitons à aller ailleurs, mais pas dans ce pays."

D'aucuns craignent également qu'à l'occasion de la Coupe du monde, des milliers de femmes et de jeunes filles ne fassent l'objet d'un trafic vers l'Afrique du Sud pour alimenter la prostitution. Des associations ont plaidé en faveur d'une dépénalisation de la prostitution afin de mettre les proxénètes hors jeu, de protéger les prostituées et de combattre le sida.

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mardi 29 septembre 2009

Madagascar: Lettre à Joseph Kabila

Andry Rajoelina, 34 ans président de Madagascar

Les partisans de TGV réagissent depuis l'Europe. C'est M.Rakotovao Organès qui est le Vice-président de Tgv national et porte parole de l'Europe qui a écrit la lettre à Joseph kabila.

Le Tanora malaGasy Vonona d'où TGV (traduction : « Jeunes Malgaches prêts »), TGV fait partie de la mouvance présidentiel d'Andry Rajoelina, président de la République de Madagascar.

Implanté en Europe et au Madagascar, la lettre de Rakotovao Organès, vice-président de TGV est plus qu'une interpellation de Joseph Kabila qui assume la présidence de la Sadc.

C'est presque un désaveux, une dénonciation d'un parti-pris dans la situation préoccupante que vit le Madagascar, pays mis au banc des nations dans la Sadc.

C'est sans commentaires de la part de la rédaction de Réveil-FM. Nous reproduisons la lettre qu'elle nous est parvenue.

Suivant le sillon de multiples contestations, face à l’intervention honteuse que Ntambwe Mwamba, le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique de Congo a faite à la 64ème assemblée générale des Nations unies, le Tgv national vient de réagir par le truchement d’une lettre qu’elle a adressée à Joseph Kabila, Président de cette République et non moins Président en exercice de la Sadc.

« Il faut que vous sachiez, que la grande majorité des peuples du Continent aspirent à la paix, à la concorde et au développement concerté et partagé, c'est une réalité, une évidence auxquelles, aucun Malgache ne s'oppose et encore moins au sein de la Hat. Mais que la Sadc que vous présidez, sous couvert de défendre cette vision, se transforme en une institution partisane, cela n'est ni souhaitable et encore moins acceptable, en tout cas pour nous Malagasy qui aspirons au renouveau et à une autre pratique de la gestion publique. C'est notre compréhension de la Res Publica.

Un examen objectif de la situation démontre les faits suivants : certains des nôtres, que vous connaissez, forts de leur participation à Maputo I, veulent se payer la tête de notre Premier ministre en appelant à la Sadc jusque et y compris à ses Forces armées. Pour une institution qui se veut défenseur de la paix, quelle étrange proposition !

Si on cherche à comprendre l'étrangeté de la position de la Sadc, il suffit d'examiner la composition de l'équipe du président déchu Ravalomanana. En effet, la présence de l'ex-Secrétaire général de la Sadc, Prega Ramsamy, reconverti par la grâce de Marc Ravalomanana, Dg de l'Edbm, jette la suspicion sur la sincérité de votre médiation.

A cela s'ajoute la présence à Pretoria de Marc Ravalomanana, réfugié dans un pays avec lequel il entretient des affaires commerciales de première importance pour son trust industriel et financier.

Dès lors, au regard du poids réel de l'Afrique du Sud au sein de la Sadc et du Continent en général, vous comprendrez notre déception et notre inquiétude. La paix dans notre pays ne peut se «monnayer » et notre développement tant attendu vaut plus que la défense d'intérêts particuliers même s'ils concernent ceux d'un de vos anciens pairs.

Pour appuyer notre appel à votre haute autorité, accepteriez-vous, son Excellence, que la Sadc désigne, par exemple, un Malagasy pour être le « Monsieur Bons Offices » dans votre pays, au Nord Kivu, là où régulièrement journalistes et animateurs d'Ong pacifiques sont assassinés sans que l'on sache par qui et pourquoi ?

Remember Bukavu, Goma, Kisangani et la liste est longue sans compter le terrible trafic de pierres précieuses et de matériaux rares comme la tantalite.

Alors, Son Excellence Monsieur le Président Kabila, si vous voulez que la Sadc retrouve, grâce à vous, son rôle premier et sa crédibilité sur la tribune de la Communauté internationale, nous vous adjurons de conseiller aux Malgaches de traiter eux-mêmes leurs affaires, comme vous le faites chez vous et de laisser à la Hat sa souveraineté inhérente à son droit à l’autodétermination ».

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mercredi 30 septembre 2009

A coeur ouvert avec Pierre Mbandu Masiala

Juriste de formation, Pierre Mbandu Masiala fait partie de l'intelligentia Congolaise en France. Malgré ses années passées en France, il demeure attaché à la culture bantoue.

Après avoir participé à la naissance de plusieurs partis politiques à Paris, il est désabusé par l'attitude de ceux qui se disent intellectuels Congolais, sous prétexte de prouver leur loyauté non pas à la nation mais plutôt au Prince du jour, rangent leurs convictions derrières les tubes digestifs.

49 ans que notre pays a accédé à la prétendue" Indépendance", la République Démocratique du Congo piétine elle est en phase de décomposition avancée.

Mais jusqu'aujoud'hui, ceux qui se proclament " intellectuels" n'ont pas tirés les leçons de leurs échecs afin d'éviter au pays d'atteindre le niveau de faillite et de décomposition que que l'on connait.

Pierre Mbandu Masiala "il n'existe pas d'intelligentia Congolaise, il n'y a que des diplômés et instruits en RDC".

1. Réveil-FM: Parlons de l'indépendance de la République Démocratique du Congo, bientôt 50 ans ...

Pierre Mbandu Masiala: Voilà 49 ans que l'on joue la grande comédie de l'indépendance, une indépendance dont l'essence et le substrat sont restés chez le colonisateur. la RDC, en aucun moment de son histoire, n'a joui pleinement et réellement de sa souveraineté effective. toujours le parapluie et l'oeil, soi-disant bien veillant , très condescendant et paternaliste des nations occidentales veillaient au grain. Ce grian, représentant l'ensemble des ressources dont leurs économies et sociétés ont besoin.

Dès lors, le combat mené pour l'indépendance par les sieurs Kingotolo Antoine, André Mansiangi, Joseph Kasa-Vubu, Patrice Emery Lumumba et autres grnds acteurs de ce mouvement de libération, a été piétiné par des gens qui les ont succédé et qui n'avaient de nationalisme que la satisfaction de leur ego d'abord et ensuite de leurs directeurs de conscience et maîtres qui les ont adoubés, et enfin de leurs nombreux comptes bancaires anonymes.

Les cause du peuple, de la nation et du continent, reléguée aux oubliettes de leurs ventres bedonnants et de leurs latrines. le pays sse gère dans les chambres d'hôtel, chez les nombreuses maîtresses et dans les chancelleries des pays étrangers.

L'arbre du développement qui commençait à croître, bon an mal an dans le concert des nations en voie de développement, du fait de la voracité et de la gloutonnerie de la kleptocracie et de la pornocratie toujours à la commande des affaires publiques, a commencé à flétrir.

Le bilan de ces quarante neuf ans est terriblement lamentable et catastrophique pour des gens qui clament très haut et fort qu'ils ont des compétences parce que bardés des diplômes et incontournables. Quarante neuf ans de progrès dans la débauche, dans la gabegie, dans l'obscurantisme, dans la viciation des pouvoirs régaliens de l'Etat, dans la corruption et la désacralisation de l'homme congolais, et enfin dans la spoliation des terres de nos ancêtres et de ses ressources naturelles. La RDC est en "Involution" criarde. les jours, et l'avenir du Congo sont sombres et nuageux. D'un nuage lourd et noir.

Si les huit ou neuf premières années d'après l'accession à "l'indépendance" ont été quelque peu prometteuses, les quarante et un autres ont consacré d'abord la défaite des idéologies importées, l'incapacité de nos aînés à nous proposer un schéma directeur puisant dans nos tropismes Bantu et ancestraux nous conduisant vers une société de justice et de partage. Toutes la thérapie socio-politico économiques expérimentées, malgré l'assistance des gourou et savants experts occidentaux, chèrement payés par le trésor public, ont démontré magistralement leurs limites. Tout ce que nous vivons aujourd'hui n'en n'est que la coséquence logique. Nous avons des hauts fonctionnaires, des députés, désignés, des sénateurs adoubés et des ministres quasiment "rwandarusés et rwandarisibles" . Les rwandarusés sont tous ceux qui sont arrivés au pouvoir par la ruse du Rwanda et les rwandarisibles sont ceux qui vont chercher leur adoublement au Rwanda. Bref, notre cher Congo est sous tutelle rwandaise !

Les volitions prédateuriales de certaines puissances occidentales sur les ressources du Congo ont trouvé comme bras exécuteurs: Le Rwanda, à travers Paul Kagamé et la passivité coupable et complice de ses disciples: Les sénateurs, députés et ministres "kagaméens", c'est-à-dire la caste de la nouvelle religion des certains officiels congolais.

La communauté internationale feint ne pas voir, qu'il y a déjà 6 millions des nôtres tués du fait des Rwandais et de nos frères perdus et collabos . Pour huit cent mille tutsi, qui se faisaient la guerre fratricide entre Rwandais, la planète Terre s'en est émue.

La République Démocratique du Congo, est la première et le seul pays des nations Unies dans son histoire à accueillir plus d'un million des réfugiés en quelques jours. En guise de remerciement, nous avons été envahis; la rançon de cet accueil des exilés rwandais: 6 millions d'hommes, femmes et enfants tués et des dégradations écologiques inégalées.

Le Grand silence international s'impose quand les tutsi tuent du congolais. 19 000 soldats de la Monuc en villégiature préfèrent rejoindre les pornocrates congolais dans leurs vies dissolues. C'est la Pax Onusienne nouvelle version.

Le peuple épuisé, blessé et malade, nos filles, nos femmes et nos mères violées, mais la nomenklatura et les pornocrates en place ne s'en soucient guère. Se pavaner dans des rutilants véhicules 4X4, alors que les patrons des services de voiries et autres hauts fonctionnaires entretiennent des nids de poules pour justifier les achats de ce type de véhicule pour leur usage souvent personnel, est le sport de ces temps-ci au Congo.

Leurs enfants sont envoyés en Europe pour étudier. les enfants du peuple sont devenus des errants, sans domicile fixe ni travail, aliénés par les mensonges de nos dirigeants. Ils sont ainsi devenus la proie de toutes les nations, et jusque même à l'intérieur de la RDC; où ils sont amenés à s'exiler pour touver du travail ailleurs.

Le travail: ce droit d'être aujourd'hui en RDC. Toute cette nomenklatura pense ainsi continuer à prospérer indéfiniment à partir de l'ordre social si injuste et inique qu'elle a initié. Les chefaillons de toutes sortes au service de cette nomenklatura ont comme passe temps favori: piétiner, repousser, dépouiller et racketter les plus faibles jusqu'à les pousser à l'exil.

Cette voyoucratie profite et continue de profiter du pouvoir; et comme la justice est à leur disposition, ils ont imposé leur ordre par la force. Non satisfaite de son niveau de vie supérieur à celui de la majorité des Congolais, elle s'accoquinent aux étrangers et transforme le pays à cause de leurs flagorneries en un pays des quémandeurs.

Les fruits de leur rapine, concussion et corruption c'est-à-dire l'argent tiré de ces trafics d'influence par toute cette nomenklatura, lequel aurait peut-être stimulé le développement économique et sociétal est déposé dans des pays étrangers. Au contraire, elle bloque l'accès à l'éducation et la culture.

Le peuple congolais, débout et fier en son temps, est devenu résigné et servile. Quarante neuf ans encore de perpétuation de la domination étrangère par rwandais et un lot de congolais collabos interposés. De Congolais surarmés, aux mains couvertes de sang chaud de nos pères, nos frères, soeurs et mères, fraîchement tués pour cause d'insignifiantes pécules gratifiant leurs atrocités payées par des étrangers.

Quoi des plus tristes, idiots et désorientants ! Quel couronnement pour des gens bardés des diplômes qui ne donnent pas la mesure d'une once d'intelligence de leur formatage intellectuel. Tous des brouillons.

Nous sommes tous des brouillons et coupables à des degrés divers. Nous rassembler est notre seule issue dans la conjoncture actuelle. Quand plusieurs faiblesses se fédérent, elles forment une force. Que chaque congolais, partout où il se trouve, ait un sursaut d'orgueil et fasse preuve de prise de conscience que la Mère patrie a besoin de nous à son secours. notre sens d'honneur est sollicité aujourd'hui. la sacralité des terres de nos ancêtres, de leurs enseignements, usages et culture, le sens du devoir envers nos enfants et nos aînés...Le Réveil ( comme Réveil-FM, notre média que j'ai connu à Paris avant son installation à Kinshasa), le relèvement et la stature de l'homme débout, fier et conquérant, ne feront qu'à ces prix là. Notre ataraxie est à ce prix.

2. Réveil-FM: Votre analyse sur la situation congolaise est acide. Vous n'êtes pas tendre avec vos compatriotes, vous parler des "Démo-crétins" en lieu et place des démocrates et le "Démo-crétinage" comme système politique?

Pierre Mbandu Masiala: Aujourd'hui, il est de bon aloi voire de bon ton de s'auto décréter "Démocrate". Et cela surtout, chez tous les jeunes ayant la moindre petite culture politique. Tous ces néo-découvreurs africains d'une once de démocratie à l'occidental à la faveur des manuels de droit constitutionnel et journaux, se sont mus, ainsi en grands prêtres ordonnateurs et donneurs des leçons de bonne gouvernance, de conduite et de moralité politique auprès de ceux qui acceptent de cheminer vers leurs nombreuses messes et les écouter.

Ils critiquent toujours négativement toutes les inepties, les errements et incohérences politico administratives et économiques des dirigeants en poste, à la faveur du blanc seing que autorise le "nullus me tangere" qu'autorise la diarrhée verbale déclenchée par l'utilisation abusive de la liberté de la parole.

La soif de parler, bridée longuement et longtemps par les régimes dictatoriaux d'antan à Parti-unique, Parti-Etat, s'est déversée sur l'autel du multipartisme comme un torrent de boue dévastatrice.

La liberté d'opinion et de la presse est devenue le lieu d'affrontements verbaux ou des joutes oratoires sans fin au gré du fanatisme politique de chaque camp idéologique.

Et tout cela, en vue d'estomper les urticaires provoqués par les impatiences des adorateurs du culte généralisé en politique africaine: "Ote-toi de là, que je m'y mette".

Les conférences nationales ont donné le "la" du changement et du chambardement du jeu politique. Tous les espoirs sont permis...l'ère du multipartisme a ouvert la voie et la voix à l'existence des partis alimentaires et familiaux. C'est aussi l'ère du partage du gâteau de la République et non des compétences. Quel spectacle !!!.

Les hyènes et les lycaons entrain de dépecer le pouvoir; pardon, le gibier politique agonisant ou livré en pâture. Quelle honte ! Les propos de beaucoup d'entre eux sont attentatoires à la dignité de nombreux protagonistes politiques.

Ils croient erronément que les injures publiques proférées nuit et jour sur Internet et les autres supports médiatiques correspondant à leur niveau, ne sont pas répréhensibles par la loi. les gens se comportent comme si le droit à la liberté de la parole conférait une immunité spéciale, comme si c'était un sceau annihilant ou stérilisant les velléités de poursuite judiciaires pour atteinte à la dignité de l'autorité du chef de l'Etat. Enfin, le miroir déformant de la lecture de l'image ainsi renvoyée est terriblement déconcertant.

3. Réveil-FM: C'est bien beau de faire un constat à la Prévert. Que proposent-ils d'autres en substance concrètement ?

Pierre Mbandu Masiala: Pratiquement les mêmes apories que connaissent les pays en voie de développement: le manque d'originalité et le non recours aux tropismes ancestraux locaux. Trompés par cette lecture, cette vision, quelques fois iconoclestes, héritées des moeurs et usages venus de l'Occident c'est-à-dire des prismes excessivement orientés à l'universalisme tel que les occidentaux le conçoivent, à partir duquel les uns et les autres puisent leur argumentaire, ne reproduit pas ou ne produira jamais à l'identique les conditions et le modèle de développement. parce que culturellement et cultuellement, nous sommes différents malgré notre formatage intellectuel. Dans le cas d'espèce, les tropismes ancestraux africains globalement varient d'un peuple à un autre, d'une culture à une autre même si l'on a tendance à penser et à croire que le monde est devenu un grand village planétaire.

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jeudi 15 octobre 2009

Où est le rapport Lutundula sur le pillage des ressources ?

Qu’il s’agisse du rapport Lutundula sur les contrats miniers signés entre 1996 et 2003 ou du rapport final de la commission mise en place par le gouvernement en vue de la révisitation des contrats et conventions minières, l’on se trouve devant deux grands dossiers classés jusque-là « secret défense ». Seule une frange des apparatchik, les privilégiés du pouvoir AMP-UDEMO-PALU y ont eu accès alors que le premier a été intégralement initié par le Parlement sans qu’il n’en ait débattu en plénière. Le deuxième, par contre, garde toujours jalousement son grand secret. Jamais la vérité n’a explosé sur des évidences de compromission avancées par divers commentateurs. Là aussi , les Congolais ont droit de savoir.

Paris 21 avril 2006, dans le cadre du programme d’invitation des personnalités d’avenir du ministère des Affaires étrangères, Philippe Bastelica, directeur des relations internationales, avait reçu, M. Christophe Lutundula Pen'Apala, à l'époque député et Secrétaire général du Mouvement Solidarité pour la Démocratie et le Développement. Récupéré, devenu membre influent de l'Alliance mouvance présidentielle (Amp), Christophe Lutundula a été 1e Vice-président de l’Assemblée nationale jusqu'à l'éviction de Vital kamerhe le président du Bureau en février 2009.

Est-il vrai que le Congo a été vendu à vil prix aux multinationaux ? Par qui? Comment?

Le nouveau code minier a, pratiquement, décrété que les mines congolaises sont des biens « jetables ».

Selon cette loi, l’Etat, propriétaire du sous-sol, perçoit un loyer annuel par carré minier (équivalent à une superficie de 84,955 hectares).

La taxe annuelle est de 2,55 à 124,03 dollars américains pour les permis de recherche. On paie 195 dollars par carré et par an pour la petite mine, 425 pour la mine industrielle et 680 pour les rejets miniers.

Ces taux représentent au mieux 1/15.000 ème de l’impôt foncier le plus élevé.

Il n’ y avait aucune urgence à faire tourner la planche à concessions minières. Cela n’a rien rapporté au financement de la période de Transition. Il en est de même des autorisations d’exporter les minerais qui s’arrachent à 3.000 dollars, comme si la République était dans le besoin d’investisseurs pour 3000 dollars.

Au Katanga, la firme Adastra Minerals a été présentée comme un modèle du succès du Code Minier. Il a été assuré que grâce à taxe superficiaire annuelle, la Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) à Kolwezi fournirait au Gouvernement des moyens importants pour financer le social et l’ économie du Congo. Mais le gisement qui recouvre environ 20 carrés miniers, ne fournira qu’ environ 15.000 dollars américains, en taxe superficiaire annuelle.

Les gîtes de Kingamyambo et de Musonoi contiennent 112,8 millions de tonnes de rejets de la raffinerie de la Gécamines avec une teneur de 1,49 % de cuivre et 0,32 % de cobalt permettant d’assurer pendant 50 ans, une production annuelle de 7.000 tonnes de cobalt et de 42.000 tonnes de cuivre. Adastra Minerals a décroché tout cela ainsi que 87,5 % du capital de KMT au moyen d’ une promesse de payer 15 millions de dollars à la Gécamines.

Ce montant de 15 millions correspond, en fait, à une semaine et demi de production sur les 50 ans annoncés d’exploitation !

Les nouveaux investisseurs tiennent tous un langage qui déroute de la réalité qu’on leur a bel et bien vendu le Pays.

Chose plus grave, les 64 % des richesses minérales données gracieusement ne garantissent pas la durée de perception de ces taxes de misère.

La longévité d’une activité minière dépend des investissements et du professionnalisme des opérateurs, de leur discipline et des techniques d’exploitation utilisées.

Sur le terrain, les opérateurs miniers qui ont été investis par le CAMI n'élaborent pas de véritables études de faisabilité, tel que l'exige le Code Minier, pour garantir un minage professionnel, profitable et de longue durée.

Les études environnementales ne sont pratiquement jamais réalisées, et les populations ne sont pas consultées.

Ce qui prévaut actuellement, c’est de ramasser ou de racler les minerais pour exporter un maximum de produits avec un minimum de valeur ajoutée. Partout, c’est une exploitation sauvage et non professionnelle des filons les plus riches.

Au Katanga, par exemple, les minerais sont maintenant extraits avec des pelles et des pioches, lavés et écrasés à la main alors qu’on y avait introduit des pelleteuses mécaniques depuis un siècle et qu’ il y a des laveries, des concentrateurs et des raffineries.

A la place du cuivre et du cobalt qui titraient du 99 % en métal, on exporte des minerais bruts ou de grossiers alliages, concentrés ou sels minéraux de faible teneur. Les ponctions minérales désordonnées abrègent la durée de vie des gisements, elle diminue brutalement leur valeur avec une augmentation des coûts, voire l'impossibilité d'une exploitation industrielle future.

Au Katanga, l’entreprise Générale Malta Forrest avait épuisé sauvagement les mines de Kasombo (I) et de Kasombo (II), en prélevant les remblais et les filons les plus riches. La Ridgepointe Overseas Development Limited avait totalement anéanti l'exploitabilité de la mine de Kabambankola, la plus riche au Monde en cobalt. Kabambankola reste riche sur papier, mais inaccessible et inexploitable.

Ce gâchis national permet de dire que les richesses du pays ont été vendues. Et pour ajouter à la désinformation, le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Jean-Félix Mupande, a affirmé que 82 % des bénéficiaires de concessions minières sont des Congolais, parce que 82 % des titres miniers sont aux mains de sociétés de droit congolais, pour 464.542 km2. L’ expert national compare ce pourcentage avec les 10 % allouées aux personnes physiques congolaises (35.022 km2), 6 % aux sociétés étrangères (58.723 km2) et 2 % aux personnes physiques étrangères (13.409 km2). Il conclut immédiatement que le pays n'a pas été vendu aux étrangers puisque les entités nationales s’arrogent 92 % de la superficie concédée en trois années de fonctionnement et de gouvernement de Transition.

Selon lui, toujours, le bruit selon lequel le pays serait vendu ne serait que folles rumeurs, et c’ est à tort que des voix crient encore au « bradage » des concessions minières, notamment dans le Katanga.

La Gécamines au katanga Le Code Minier congolais éclaire cette question de la nationalité minière. La loi interdit l’acquisition de nouveaux certificats d’exploitation minière par des sociétés étrangères et immatriculées à l’ extérieur.

Les droits miniers sont l’apanage des seules sociétés locales, non pas sur la base de la nationalité congolaise de leurs actionnaires, gérants ou domiciliation fiscale, mais sur la base de leur forme juridique congolaise.

Les bénéficiaires des droits miniers peuvent être étrangers à 100 %, à condition de créer une SPRL ou de SARL congolaise pour 3.000 dollars de frais de greffe, de notaire et d’ avocat. Avec un tels critère, tous les étrangers ont crée des sociétés 100 % congolaises et le patron du Cadastre Minier les considère comme des congolais.

La vérité au CAMI est que les 6 % de sociétés officiellement étrangères, sont celles qui avaient déjà des exploitations minières avant 2003, sous l’ ancienne législation. Mais parmi les 82 % de sociétés dites congolaises, la quasi totalité sont aux mains des étrangers. Bien plus grave, la mode est aux sociétés off-shore et apatrides, domiciliées dans des paradis fiscaux (Iles Vierges Britanniques, Jersey, Luxembourg, etc.). Le cas typique du genre est celui de La Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), une SPRL congolaise qui ne compte que 1 % de capitaux congolais et 97 % revenant à GTL, une off-shore. Les gisements les plus importants de la Gécamines ont été distribués à des étrangers comme suit : 87,7 % d’ étrangers dans la Kingamyambo Musonoi Tailings pilotée par Congo Minerals Developments (CMD) de Adastra Minerals, 82,5 % dans Tenke Fungurume Mining aux mains de Lundin Holdings Limited et de l'américaine Phelps Dodge, 80 % dans Comide, 80 % dans la Société Minière de Kolwezi de l'australienne Anvil Mining, 80 % dans Kababankola Mining Company de Tremalt, 80 % dans Boss Mining de Shafford Capital, 75 % dans DRC Copper Project de l'israélien Dan Gertler de la GEC, 75 % dans Kamoto Copper Company de Kinross Forrest Limited, etc.

Il aura suffi de trois petites années du couple formé par la Transition et le Nouveau Code Minier pour la distribution gratuite de 64 % des superficies minières les plus riches du pays.

L'Etat congolais ne peut donc pas refuser l'argent. Le plus grand mal congolais est un nationalisme épidermique, de façade, aveugle et improductif.

Transposé dans le Code Minier, le concept de « la terre sacrée et inaliénable des ancêtres » a fait mettre hors commerce toutes les richesses minérales.

On ne les évalue pas du tout dans les transactions qui impliquent l’Etat. Ces mêmes richesses cédées gratuitement sont fortement valorisées par les bénéficiaires qui revendent leurs droits miniers ou encaissent des revenus boursiers vertigineux.

Illustration.

Le Zimbabwéen John Bredenkamp a revendu les avoirs de Tremalt à la Gécamines à Dan Gertler. En effet, Dan Gertler, 33 ans, cet Israélien décrié, aussi bien, par le Panel de l'ONU que par la Commission Lutundula pour n'avoir jamais investi, mais pillé impunément les richesses du phCongo, a, tour à tour, obtenu des Kabila, père et fils, l'exclusivité de la vente des diamants dans la société IDI, puis le contrat EMAXON et la capture de 80 % de la production commercialisée de la MIBA.

Joseph Kabila l'a ensuite introduit dans le cuivre et le cobalt katangais avec la GEC (Global Entreprise Copper Limited devenue Dan Gertler International/Beny Steinmetz Global Resources), qui partage les gisements de Kolwezi avec Kinross Forrest Limited.

C'est le joséphiste et ancien ministre des mines M. Tuma Waku qui, après avoir négocié et conclu le marché, s'est bien servi en se faisant nommer Pdg de Copper Project Sprl à Kolwezi, la joint-venture entre Gécamines 25 % et GEC Ltd 75 %.

Dan Gertler ne garderait que 5 % parce qu'il a aussitôt revendu ses droits aux Chinois de MCC Mineral Resources Development Co.

En 1966, Mobutu avait rectifié les fraudes de la Table Ronde Economique de 1960 en exigeant que désormais les sièges sociaux et d’exploitation seraient basés au Congo.

Cette loi est toujours en vigueur. Elle justifierait à elle seule l’annulation de tous les contrats de joint-venture passés par la Gécamines et la Miba.

Le siège social d’une société a des répercussions directes sur la domiciliation fiscale. Le concept même de paradis fiscal des opérateurs miniers aboutit à une exonération fiscale quasi-totale et à un encouragement à des opérations de blanchiment d’argent, car ces sociétés ne paient d‘ impôts sur les revenus congolais dans aucun autre pays sur Terre.

C’est tout le système minier congolais qui est vidé de sa substance. En effet, les mines sont données gratuitement et louées pour une taxe annuelle symbolique.

Selon le Code Minier, les ressources minérales sont rachetées au Congo en payant une redevance minière calculée sur le prix de vente de gré à gré des produits miniers : à savoir 1 % pour les minerais bruts, 2 % pour les produits transformés et les métaux et 4 % pour les matières précieuses.

Il est prévu que les activités minières rapportent également des impôts sur les profits au taux préférentiel de 30 %, en violation de l’égalité constitutionnelle devant la taxe ordinaire de 40 % à laquelle s’ajoute une taxe sur les dividendes distribués.

Dans la réalité, les entreprises dites congolaises développent au Congo une activité minimale en valeur ajoutée locale, puis la grèvent de frais fictifs et de coûts miniers élevés. Dans le même temps, les véritables profits sont pompés à l’extérieur sous couvert de services et de fournitures, avec des plus-values provenant de la tricherie sur les teneurs, et du jeu de variations des cours de métaux et de clauses commerciales pénalisantes.

Cette structure de pillage est renforcée par le fait que la plupart des ces investisseurs étrangers sont des sociétés off-shores.

Il y a des évasions fiscales, pas seulement au préjudice du Congo, mais même pour tout autre pays au Monde.

Citant le cas de la STL/GTL, le rapport Lutundula a noté comme valable la création de la off-shore GTL pour « prévenir la double imposition ». Maintenant que ce projet a 5 années de fonctionnement, il faudrait que GTL justifie combien de bénéfices ont été réalisés et combien d’ impôts ont été payés et dans quel pays au Monde.

Jamais la prévention de la double imposition ne pourrait signifier une exonération totale par absence totale d’imposition.

C’ est ce scénario qui a été imaginé par le Code Minier. La réalité est que les véritables titulaires et bénéficiaires des 82 % des droits miniers ne paient pas d’impôts : ni au Congo, ni dans les paradis fiscaux, ni dans leurs propres pays d'origine.

Dans le cas de la Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), George Forrest n’ apparaît pas dans la société congolaise, et pas davantage dans la société off-shore GTL qui ne paie rien au Congo ni à Jersey où la firme est domiciliée.

Ensuite, la part de bénéfices de Forrest va directement à sa société Groupe George Forrest qui est basée au Grand Duché du Luxembourg où aucun impôt n'est payé. George Forrest est belge, mais il ne paie pas d'impôts en Belgique parce qu'il est domicilié au Congo.

Et au Congo, le même homme ne paie pas d'impôts parce qu’ il n'est pas actionnaire apparent dans STL. Et ceci n'est qu'un exemple d'investisseur.

Le pays de mines "jetables" a bel et bien été vendu aux multinationaux ? Voici le rapport Lutundula que Réveil-FM met à votre disposition. C'est un rapport de 176 pages, mous estimons que chacun de nous doit l'avoir. Nous vous le proposons en plusieurs parties:

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vendredi 2 octobre 2009

De quoi est mort André-Philippe Futa ?

Décédé dans une chambre d'hôtel à Paris, la mort d'André-Philippé Futa, ministre de l'Economie et du Commerce extérieur de la RDC, paraît suspecte pour plus d'un congolais.

Comme dit la comédienne Anne Roumanoff: "On ne nous dit pas tout. On nous cache des choses !"

Les Congolais ont droit à une information vraie sur le décès d'André-Philippe Futa, le ministre de l'Economie et du commerce extérieur de la République démocratique du Congo (RDC), membre influent de l'Alliance mouvance présidentielle. La langue de bois voire alambiquée qu'il est mort d'une crise cardiaque ne convainc pas, les Congolais ont droit de savoir.

Pourquoi voudrait-on précipiter le corps de l'argentier de la République au Congo sans autopsie ? Pourquoi a-t-on peur de pratiquer l'autopsie sur le corps du défunt ?

André-Philippe Futa a-t-il eu des antécédents sanitaires concernant son coeur ? Sur un vol indirect Caracas (Venezuela)-Paris (France), il faut compter 13h55, heures de vol. S'il était cardiaque dans quel état est-il descendu la passerelle de l'avion à Roissy ?

Sur ses deux jambes ou sur une civière ? S'il était sur une civière, André Philippe Futa ne se serait pas rendu à l'hôtel mais plutôt à l'hôpital.

Le ministre de l'Economie était au Venezuela pour représenter la République Démocratique du Congo, il n'était donc pas seul mais en délégation.

Lorsque le protocole de l'Ambassade de la RDC à Paris, a pu récupérer la délégation venue de Caracas qu'a-t-il remarqué ? Y a-t-il des signes avant coureurs qu'André-Philippe Futa piquerait une crise cardiaque la nuit?

Dans un pays développé comme la France où les soins sont administrés mêmes aux plus démunis, à plus forte raison d'un ministre d'un pays membre de la francophonie. Pourquoi n'a-t-on pas appelé un médecin à son chevet ?

Dans sa suite à l'hôlel Warwick Champs Elysées (4 étoiles) dans le 8è arrondissement de Paris, André Futa avait accès au téléphone pour joindre la réception, pourquoi n'a-t-il pas eu ce réflexe ?

D'après certaines sources, c'est une personne qui ne fait pas partie du personnel de l'hôtel Warwick Champs Elysées qui est descendu à la réception et cette dernière a appelé le Samu et la police.

Qui est cette personne ? Comment était-il rentré dans la chambre d'André-Philippe Futa ? Sans doute pas par une grue, à travers la fenêtre ! Où est cette personne ? Pourquoi et comment a-t-il pu disparaître dans la nature ?

Comment Mira Ndjoku, ambassadeur de la RDC à Paris, un barbouze puisqu'ancien Directeur-Général de l'Agence nationale des renseignements (ANR) de triste réputation, n'a-t-il pas sécuriser André-Philippe Futa jusqu'à son départ de Paris pour le Congo ?

A partir du moment qu'il y a mort d'homme, l'affaire devient judiciaire.

Pourquoi voudrait-on faire exception pour André-Philippe Futa ? L'affaire André-Philippe Futa est publique.

Les Congolais ont droit de savoir.

L'immeuble qui abrite l'ambassade de la République Démocratique du Congo, sise au n°32, cour Albert Ier a été acheté par Moïse Tshombe. L'Ambassade de la RDC appartient à tous les Congolais.Or le 30 juin 2008, seuls les compatriotes encartés AMP ont eu accès à ce bâtiment pour la fête nationale.

Sans doute Mira Ndjoku tente de résoudre à sa manière le décès d'André-Philippe Futa dans une chambre d'hôtel à Paris. Pourquoi n'organise-t-il pas une conférence de presse pour expliquer ce qui s'est passé ?

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samedi 3 octobre 2009

30 juin 1960–30 juin 2010: Cinquante ans de confiscation de notre liberté et de notre dignité humaine !

Mise en scène très symbolique. Conseil de guerre en 1921. Kimbangu est accusé de fonder une religion syncrétique africaine basée sur la révélation. Il fût en butte aux attaques féroces du pouvoir catholique. Le Missionnaire, principal accusateur est à l'avant-plan. Plus loin, les Pouvoirs judiciaires, militaires, et les policiers. Le tout sous le portrait de Leopold II. Les femmes liées sont arrêtées en tant qu'adeptes. Kimbangu fur condamné à mort, gracié, et passa trente ans en prison, jusqu'à sa mort. Procès Kimbangu, Peinture Tshibumba 1973.

Le gouvernement AMP-UDEMO-PALU veut une parade fastueuse et somptueuse pour le cinquantenaire de l'indépendance du Congo qui tombera pic le 30 juin 2010. La cerise sur le gâteau est déjà trouvé: la présence d'Albert Ier, roi des Belges à Kinshasa pour les festivités.

Face à ce qui pourrait apparaitre comme l'éloge du néocolonialisme, les anti-coloniaux ne désarment pas, ils affûtent les stratégies et projettent les manifestations alternatives.

Les souverainistes qui défendent la souveraineté du Congo face aux prédateurs et leurs valets congolais, ont déjà fait traduire le discours historique de Patrice Emery Lumumba, du 30 juin 1960, en 4 langues nationales: Lingala, kikongo, Tshiluba et swahili qui sera distribué à la population congolaise.

Nous vous proposons ici le texte de Pierre Yambuya Lotika Kibesi, Directeur Honoraire de la Direction Générale des migrations (DGM).

Auteur de 7 volumes sur le néocolonialisme au Congo, Pierre Yambuya Lotika n'abandonne jamais la bataille et ne s'avoue pas vaincu.

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lundi 5 octobre 2009

Réveil-FM livre: Congo-Zaïre, le destin tragique d'une nation !

Couverture. Ligne 1 de g.à dr: Livingstone, Stanley, Tippo Tippo, Léopold II, Albert Ier, Baudouin Ier. Ligne 2. g. à dr: Kasa-vubu, Lumumba, Mobutu, Kabila I, Joseph.

La lecture du livre “Congo-Zaire, le destin tragique d’une nation”, de notre compatriote Ngimbi Kalumvueziko qui a travaillé pendant une quinzaine d'années dans différents organismes gouvernementaux avant d'exercer (1989) les fonctions de Ministre-conseiller chargé des affaires économiques et commerciales à l'Ambassade de la République Démocratique du Congo à Washington, DC. Publié par les Editions de l'Harmattan, j’ai été frappé par la manière avec laquelle il restitue facilement les importants événements de l’histoire du Congo , et aussi beaucoup appris.

Par exemple, l’histoire des personnes qui avaient combattu Léopold II, celle du pygmée Ota Benga, les conditions dans lesquelles l’indépendance a été obtenue, la nomination de Tipo Tipo comme gouverneur de Stanleyville par Léopold II, la fausse histoire du Baobab de Stanley à Boma...

Le récit pathétique de l’assassinat de Lumumba et de la mort de Mulele m’a beaucoup attristé. L'auteur fait parler Jonas Mukamba sur l’assassinat de Lumumba. Mukamba se disculpe en disant avoir été trompé pa Kazadi Ferdinand. Est-il si naïf au point de croire qu’on va facilement accepter sa version? Il devrait dire advantage sinon il va se render ridicule.

L’auteur, nous a ramené aux années fastes du Zaire avec les souvenirs de la coupe de Monde 1974, du combat Ali-Foreman, et les companies Air-Zaïre et CMZ quand elles fonctionnaient bien.

J’ai beaucoup apprécié le chapitre sur les élections dans lequel il démontre comment la communauté internationale avait poussé les Congolais à des élections précipitées, et essaye d’expliquer pourquoi Jean Pierre Bemba a dit avoir accepté l’inacceptable.

Enfin, son analyse de l’accord militaire avec le Rwanda est correcte en voyant ce qui se passé dans les Kivus aujourd’hui occupés par les soldats rwandais du CNDP, et l’entrée prochaine des membres du CNDP dans les institutions nationales et provinciales des Kivus.

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dimanche 4 octobre 2009

Synode après synode, l’Afrique se tourne vers son Église

Conflits, pauvreté, Sida, corruption, exploitation des enfants... L’Eglise catholique va tenter d’apporter ses réponses aux maux de l’Afrique lors d’un synode qui s’est ouvert ce dimanche 4 octobre jusqu'au 25 octobre 2009, au Vatican à Rome sous la présidence du pape Benoît XVI.

Ce dimanche matin, le 4 octobre 2009, à 09h30, dans la Basilique Saint-Pierre, auprès de la tombe de l’apôtre Pierre, le Saint-Père Benoît XVI a présidé la Concélébration Eucharistique avec les Pères synodaux, à l’occasion de l’Ouverture de la IIe Assemblée du Synode des Évêques africains.

Avec le Pape ont concélébré 239 Pères synodaux (33 Cardinaux, 3 Pères synodaux des Églises orientales, 75 Archevêques, 120 Évêques et 8 Prêtres) et 55 collaborateurs .

Evêque africain à la messe de clôture du Synode des évêques, à Rome, le 26 octobre 2008 (Photo Giuliani/CPP/Ciric).

Il est assisté de trois présidents délégués : le cardinal nigérian Francis Arinze, membre de la curie et ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal sénégalais Théodore-Adrien Sarr, archevêque de Dakar, et le cardinal sud-africain Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban.

Est nommé rapporteur général le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson. L’archevêque de Cape Coast (Ghana), qui fêtera ses 61 ans au cours de l’assemblée synodale, en conduira les travaux et en rédigera les conclusions.

Une charge qui est toujours confiée à un prélat de premier plan dont le souverain pontife souhaite mettre en avant les compétences devant les évêques du monde entier.

Enfin, le pape a nommé secrétaires spéciaux du Synode Mgr Damião António Franklin, archevêque de Luanda (Angola), et Mgr Edmond Djitangar, évêque de Sarh (Tchad).

Quelque 250 prélats, appelés aussi "pères synodaux", dont 197 évêques africains, vont participer jusqu’au 25 octobre à ce deuxième synode sur le continent, placé sous le thème "L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix".

Le précédent synode sur l’Afrique, un continent qui comptait en 2007 146 millions de catholiques, avait été organisé en 1994 par Jean Paul II, a rappelé Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du synode des évêques, qui a insisté sur "l’urgence de l’oeuvre d’évangélisation".

L’Afrique est derrière l’Océanie le continent où le nombre de catholiques progresse le plus vite, passant de 12% de la population en 1978 à 17% en 2006. Mgr Eterovic a précisé que l’immigration, "thème essentiel pour l’Eglise en Afrique mais aussi dans le monde", serait abordée lors des travaux.

Le document préparatoire, rendu public en mars dernier à Yaoundé lors de la visite de Benoît XVI en Angola et au Cameroun, appelait les Africains à réagir à "la destruction de l’identité" du continent par la mondialisation qui entraîne pillages, corruption et "relâchement des moeurs".

L’Afrique a été décrite récemment comme "un paradis où les anges meurent de faim" par Mgr Jean-Marie Musivi Mpendawatu, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé et originaire de la République démocratique du Congo.

Une manière de rappeler que l’immense majorité de la population vit dans la misère sur un continent doté pourtant de grandes richesses naturelles.

Le document relève également que dans "certains pays", non cités, les évêques ne peuvent "plus parler d’une seule voix" car une partie d’entre eux ont pris position "en faveur d’un parti politique déterminé".

L’Eglise catholique souligne cependant de récentes évolutions positives telles que l’apparition "d’une société civile active" ou les tentatives de "résolution interafricaine des conflits".

Trois invités spéciaux sont attendus : le musulman Jacques Diouf, directeur général de la FAO, le Congolais Rodolphe Adada, qui a été à la tête de la mission conjointe des Nations Unies et de l'Union Africaine au Darfour (Minuad) et le patriarche éthiopien Abuna Paulos.

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jeudi 8 octobre 2009

Non à la précarité constitutionnelle !

Comment explique qu’à peine 3 ans, notre fameuse Constitution de Liège subisse déjà une révision ? Ce greffe n’ a pas pu résister ou les experts autoproclamés se voient en échec ? Où sont passés les constutitionnalistes congolais pour nous expliquer les vraies raisons de cette révision ? La Constitution dite de Liège pourrait peut-être dans lointain futur être révisée, mais pas par le gouvernement actuel encore moins dans la précipitation.

Cette constitution n' a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges:Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels, et deux Congolo-Belges: Bob Kazadi Kabamba et Evariste Boshab.

Le controversé Louis Michel, l'ex-commissaire européen du développement et à l'humanitaire, est l'homme-orchestre de l'élection présidentielle au Congo de 2006, qui porte d'ailleurs son nom, pour les Congolais.

Peut-on affirmer sans peur de se tromper que puisque les Congolais ont voté par référendum la constitution de Liège que la République Démocratique du Congo, est devenue une démocratie comme l'a affirmé à plusieurs reprises Louis Michel ? Peut-on passer au Référendum sans au préalable avoir fait le recensement de la population comme c'est le cas en République Démocratique du Congo ? La coopération internationale et le développement ne doivent jamais être utilisés comme l'a fait Louis Michel, armes d'assujettissement, de domination pour des dividendes politiques, diplomatiques et financiers pour un Etat-affaibli comme la République Démocratique du Congo. Le fait que l'Union Européenne par Louis Michel interposé ait financé les élections en RDC, les Congolais n'avaient-ils aucun droit de s'exprimer sur les choix de leurs dirigeants ni sur le système politique qui convient mieux à leur pays ? n tout cas, il y a eu confusion entre la procédure et le régime démocratique pour Louis Michel en ce qui concerne le Congo.

La Constitution de 2006 dite, de "Liège" fût déjà taillée sur mesure pour "Joseph Kabila" pour qui l’âge pour briguer la magistrature suprême a été rabaissée à 30 ans.

La constitution de Liège est "une Constitution monarchique avec pour objectif d'entretenir le néocolonialisme en République Démocratique du Congo" déclare Jean-Kalama Ilunga, coordonnateur de l'Ucdp. Comment la Belgique qui est un Royaume couvrant une superficie de 30 528 km2 avec une population d'environ dix millions et demi d'habitants, avec seulement trois communautés (flamande, française et germanophone), peut-elle initier une Constitution pour un pays dont la superficie est 80 fois la sienne, avec plus de 65 millions d'habitants et plus de 450 tribus ?

La Constitution mérite d'être écrite par les Congolais eux-mêmes, et au Congo. En tenant compte des us et coutumes, des réalités culturelles, en rédigeant des lois interpersonnelles et non sur mesure, comme c'est le cas de la Constitution de Liège.

Le néocolonialisme en République Démocratique du Congo est de nouveau en marche par les magouilles, les manipulations, les truquages et le bidonnage. La triche s'est banalisée. Mieux, elle est devenue une valeur institutionnalisée. Tous les coups sont permis, car même démasqués, les tricheurs restent vissés à leur fauteuil.

Louis Michel et sa bande pour le Congo.

1.Bob Kazadi Kabamba: Le lampiste

Bob Kazadi Kabamba, pyromane ou sapeur pompier ? Le spécialiste auto-proclamé de la politique congolaise en Belgique est contesté par les Congolais de l'Etranger.

Homme de main de Louis Michel, Bob Kazadi Kabamba est un calculard et combinard. Ses appétits gargantuesques et pantagruéliques pour ramener le Congo dans le giron du pays colonisateur, la Belgique, sont patentes. Le matamore s'auréole d'avoir bidouillé avec d'autres de ses compatriotes belges, la Constitution de la Troisième République du Congo.

Ses pèlerinages en République Démocratique du Congo pour influer sur un mariage contrarié entre la Belgique-la RDC ont été souvent réalisé sous les rodomontades et sa couardise.

Bob Kazadi KABAMBA n'est pas un constitutionnaliste. Il est chargé de cours en Science Politique de l'Université de Liège, financé par le Mouvement Réformateur (MR), le parti de Louis Michel. Il est Echevin de la Commune de Dour, en Wallonie.

Echevin en France est l'équivalent d'un conseiller municipal et d'un conseiller communal en République Démocratique du Congo.

La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain.

Il y a un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution. Or Bob Kazadi Kabamba qui a quitté le pays de Lumumba- Après le Kasaï-Oriental d'où il est né et il a quitté plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique. Après les études, il en a profité pour vite demander la nationalité Belge. Bob Kazadi Kabamab connait plus le Congo que ceux qui vivent. S'il connaissait la République Démocratique du Congo et était conscient des souffrances de sa population, de l'affaiblissement de l'Etat Congolais, disons plutôt de son Non-Etat, il n'aurait pas encouragé que dans la Constitution soit inscrit des articles qui peuvent pousser à la balkanisation de la République Démocratique du Congo, par le passage de 11 à 26 provinces (Kinshasa, la capitale est aussi une province).

Il ne suffit pas de nous renvoyer à la figure que la constitution actuelle fait référence à celle de Luluabourg et des résolutions de la Conférence nationale Souveraine pour nous convaincre. "La nouvelle Constitution rappellera aux connaisseurs de l’histoire de la RDC, celle de 1964, dite de Luluabourg. Une série d’options fondamentales s’y retrouvent, notamment le système semi-présidentiel «à la française» avec un exécutif bicéphale qui peut faire frémir les historiens du Congo, l’autonomie très grande qui y est laissée aux provinces par la désignation des Gouverneurs et l’élection des sénateurs par les Assemblées provinciales, la conférence des Gouverneurs, ainsi que par la représentation de l’autorité coutumière ".

En 1964, la République Démocratique du Congo ne subissait pas une guerre d'agression de la part de ses voisins. La Conférence Nationale Souveraine n'a jamais été une transition des seigneurs de guerre encore moins des composantes et entités. Certains districts qui doivent devenir des provinces n'ont ni routes, ni dispensaires, ni bâtiments administratifs.

La restitution des 40 % aux provinces pose déjà un grand problème pour le fonctionnement de ces dernières. Le pouvoir central utilisant les entoureloupes pour ne pas restituer aux provinces ce qui leur est dû. La République Démocratique du Congo résistera-t-elle aux coups de la décentralisation sans basculer vers la balkanisation ?

Bob Kazadi Kabamba poursuit inlassablement la mission confiée par son mentor Louis Michel.

Onze présidents des Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo s'étaient retrouvés à Bruxelles du lundi 20 au jeudi 23 octobre 2008, où ils ont participé à un colloque sur la Décentralisation organisé par le Parlement de la Communauté française de Belgique en collaboration avec l'Université de Liège autour du thème "Consolider la démocratie en RDC".

Pendant leur séjour, les participants ont eu à se rendre compte de la manière dont leurs collègues régionaux belges fonctionnent, avec des députés de la majorité et ceux de l'opposition qui oeuvrent dans l'intérêt général, des propositions de l'opposition devenant parfois des projets du gouvernement après toute la procédure de délibération et ce, afin de permettre aux élus congolais de voir s'il y a à prendre et à s'inspirer.

Comme si la décentralisation à la congolaise devrait être clonée à celle de la Belgique ? Pourquoi ne pas s'inspirer des pays qui ont des grandes superficies et une grande diversité au sein de leurs populations ?

Du 15 janvier au 27 mai 2008, s'étaient tenues concomitamment à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, des journées d'information et d'échanges sur la Décentralisation en raison de 10 députés par province, autour de la Constitution, le Plan d'aménagement d'une province, le budget, l'éducation et la politique sanitaire. Enfin, les présentes assises, qui constituent la dernière étape, a permis aux présidents des assemblées provinciales de participer aux travaux en commission et en plénière du Parlement de la Communauté française et de rencontrer ses fonctionnaires.

En avril 2008, les 106 assistants de Sénateurs qui avaient déclenchés une grève pour le paiement de leurs émoluments. Alors que les Sénateurs gagnent 8000 $. Chaque assistant avait droit à 500 $, non payés puisqu'ils sont dans leur majorité membres de famille proches des sénateurs. Bob Kazadi Kabamba, était vite descendu à Kinshasa, avec son ami Modeste Mutinga, rapporteur AMP, ils avaient organisé un séminaire de deux jours du 10 au 12 avril 2008 au Palais du peuple, pour demander aux assistants de se taire car ils ne sont pas des élus.

Pas élus veut simplement dire demeurer bouche-bée dans l'entendement de ce professeur de science politique de l'Université de Liège. C'est regrettable, on se demande si dans son pays d'adoption la Belgique, il aurait osé s'exprimer ainsi.

Secret de polichinelle, la majorité des Sénateurs a été recalée aux élections législatives de 2006. Puisque les Sénateurs devaient être élus par les députés provinciaux, achats de conscience et la corruption aidant, une bonne partie de ceux qui avaient échoués aux législatives se retrouvent au Palais du Peuple.

2. Olivier Kamitatu: La girouette

Cameléon politique, versatile comme il n'y en a pas deux, Olivier Kamitatu croit que la primature lui est dû. Il doit à tout prix être premier ministre de la République Démocratique du Congo ! Pour la simple raison, alors qu'il était président de l'Assemblée nationale durant la transition, pour le compte du Mlc de Jean Pierre Bemba, Olivier Kamitatu travaillait déjà pour Joseph Kabila au perchoir. Celui qui a convaincu les députés de la transition-composantes et entités-de voter la Constitution de Liège, sans amendements.

Avec l'appui de Louis Michel, Olivier Kamitatu va corrompre les députés de la transition en offrant à chaque député (avant qu'il ne soit démis du perchoir, la précision est de taille) une Jeep X-trail pour voter à l'a va-vite le projet de constitution de Liège qui devrait être soumis au référendum.

Olivier kamitatu sera présent au port de Boma dans le Bas-Congo lors du dédouanement (livraison gratuite à chaque député) des jeeps.

Transfuge du MLC, aux yeux de l'opinion il apparait toujours comme un Judas Iscariot qui a trahi Jean Pierre Bemba qui avait fait de lui, le secrétaire général de son parti et président de l'Assemblée Nationale durant la transition.

La raison de sa traitrise, Olivier Kamitatu aurait voulu s'enrichir trop vite pour récupérer ses années engagées en rébellion. Dans une interview accordée à Marie France Cros de la Libre Belgique en décembre 2005 lors de son passage à Bruxelles.

Le Président démissionnaire (viré du MLC pour sa traitrise) de l'organe législatif national ne s'est pas gêné de déclarer qu'il y aurait eu un toilettage d'un texte législatif approuvé par l'Assemblée nationale, en dehors de cette institution.

Cette opération s'était déroulée à huis-clos entre individus non élus par le peuple congolais, qui s'étaient arrogé le droit de légiférer en modifiant des documents officiels dans leur salon.

Toilettage ? Est-ce une procédure ou une opération régie par des textes légaux ou bien une opération maffieuse en vue de satisfaire à ses propres souhaits et caprices ?

De nombreux articles de la Constitution de Liège (au détriment de la riche potentialité nationale, projets et textes constitutionnels existants, expertise nationale en la matière, etc.) ont été contestés et critiqués par d'éminents spécialistes.

Des parlementaires avaient modifié à l'insu de l'Assemblée des articles du projet de Constitution voté par le Parlement dans la version paraphée le 20 mai 2006 et publiée au «Journal officiel».

Cette version différait de la version votée et vulgarisée, par le pouvoir accru qu'elle accorde au chef de l'Etat.

Olivier Kamitatu, reconnaissait que le texte vulgarisé par la Commission électorale indépendante n'était pas celui qui, désormais, «fait foi» ; il affirmait que seuls deux articles (78 et 139) ont été modifiés «lors du toilettage» du texte qui précède la publication. En conséquence, l'article 78 prévoyait maintenant que le président «nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation» et non plus «après consultation de celle-ci».

La modification de l'article 139, précisait M. Kamitatu, donnait au «Premier ministre» et non plus au «gouvernement» le pouvoir de saisir la Cour constitutionnelle pour déclarer une loi non conforme.

Tout document approuvé par un vote après débats contradictoires à l'Assemblée nationale pouvait-il faire l'objet d'aucune modification ?

Ne fut-ce qu'un ajout d'une ponctuation pouvait-elle se faire sans repasser par la voie parlementaire pour être de nouveau approuvé ? Modifier des articles d'une loi sans en référer au Parlement n'est-ce pas une tricherie ?

Olivier Kamitatu ne s'est sans doute pas rendu compte de la gravité de cette déclaration qui confirme la forfaiture. Quelle est la valeur juridique du texte du projet constitutionnel qui a été soumis au référendum du 18 décembre 2005 ?

Document que les plus hautes autorités de l'Etat, de la transition ont publié au journal officiel alors que les modifications n'avaient jamais fait ni l'objet d'un débat au parlement, ni approuvées ni votées.

Le faux en écriture ne constitue-t-elle une forfaiture ? Le texte de projet constitution a été sournoisement trafiqué et c'est un faux qui a été soumis au référendum populaire en République Démocratique du Congo. Olivier kamitatu, président de l'Assemblée nationale devra répondre pénalement un jour de la tricherie du texte constitutionnel.

C'est la commission politique, administrative et juridique de l'Assemblée Nationale de Kamitatu qui a préconisé la dérive sur les pouvoirs du chef de l'Etat.

Les députés sous Olivier Kamitatu nous ont préparé à une dictature constitutionnelle: La prééminence du Président de la République sur le Premier Ministre.

Le bicéphalisme de l’exécutif tel que conçu par l’avant–projet de constitution n'a pas déterminé avec précision les rôles du Président de la République et du Premier Ministre. L’article 79 énonce : "Le Président de la République détermine la politique de la nation de concert avec le Premier Ministre".

Olivier Kamitatu espérait devenir le premier ministre de la balbutiante III République, d'où une Constitution taillée sur mesure, il vient dernièrement de tancer Adolphe Muzito, l'actuel premier ministre comme si cette place lui était due.

Louis Miche, Bob Kazadi Kabamba, Evariste Boshab, Olivier Kamitatu et leurs lobbyistes Belges ne disent jamais comment la République Démocratique du Congo Congo pourrait arracher les cartes d'électeurs aux interhamwes, aux Rwandais, aux Burundais, aux Angolais, aux Ougandais et autres peuplades des 9 pays voisins de la République Démocratique du Congo qui se sont enrôlés frauduleusement ?

La carte d'électeur faisant office de carte d'identité, ils sont devenus citoyens Congolais.

3.Evariste Boshab: L'ambitieux.

A défaut d'être premier ministre de Joseph Kabila, le perchoir de l'Assemblée Nationale lui convient. Il est avec Bob Kazadi Kabamba, les deux Congolo-Belges qui ont participé à la rédaction de la constitution de Liège.

Pour faire du sur mesure, il fallait ramener à 30 ans, l'âge pour être candidat président de la République.

S'il y avait tripatouillage de la Constitution aujourd'hui, les Congolais ne pourraient pas compter sur Boshab qui serait juge et partie.

Même avec sa nationalité Belge, il trône à l'Assemblée nationale alors que cette institution parlementaire a refusé aux Congolais de l'étranger de participer aux élections en raison de la double nationalité.

Faucon du joséphisme, Evariste Boshab représente comme d'autres avec lui, le "nihilisme politique" en République Démocratique du Congo, c'est-à-dire les prédateurs dont la crise du sens de la prospective les prédispose à manger tout sur leur passage, au point de ne plus se rapporter à la cité que sur le mode d'une manducation constante.

Il fait partie de ceux qui préfèrent la posture zoologique des chèvres qui broutent là où elles sont attachées, à l'humanité de l'homme congolais.

L'acte caprin de brouter symbolise la manducation, l'Etat congolais représente un simple pâturage économique, et la gouvernance politiquement médiocre au Congo est celle où les intérêts privés mènent constamment des croisades féroces contre l'intérêt général.

Evariste Boshab est un ancien haut cadre de l’Udps qui après un long séjour en Belgique avait choisi de rallier le camp du pouvoir de l'Afdl au raison entre autre que l’UDPS voulait demeurer éternellement dans l’opposition.

En fait, Evariste Boshab, trépignait d’impatience d’accéder aux affaires pour garantir ses arrières. Il se mit donc à courtiser le pouvoir de Kinshasa, les Afdliens lui ont ouvert grandement ses portes, sans doute avait-il promis en échange d’apporter à ses nouveaux maîtres la bonne méthode qui leur permettrait de laminer définitivement l’Udps.

On a compris après que Boshab n'était partisan que d'un seul objectif:« Opération enrichissement personnel ».

Ex-directeur de cabinet de J. Kabila, Evariste Boshab a recouvré auprès du Congo-Brazzaville en 2004, la somme de 32 millions de dollars américains de la Société nationale d'électricité (Snel).

Il a été poussé à la démission pour cette affaire malgré le soutien de son chef direct. Qu’il affirme aujourd’hui avoir démissionné pour préserver sa dignité laisserait penser que l’homme a le sens de l’honneur, malheureusement pour lui, les faits plaident contre lui.

Ainsi donc, monsieur le professeur, a usé d’un excès de zèle rare dans le dossier de recouvrement des arriérés de la Snel auprès de ses débiteurs étrangers en vue d’empocher une juteuse commission.

Même si l’intéressé nie vigoureusement en clamant à qui veut l’entendre son innocence, il y a des signes extérieurs d’enrichissement qui ne trompent pas, surtout en Belgique, il n’ y a qu’à faire un tour à Louvain ou Wavre.

C'est très facile aujourd'hui de clamer qu'il n'a pas été inquiété par la justice. Mais de quelle justice parle Boshab ? Y a t-il une justice indépendante au Congo ?

N'est-elle pas vampirisée par l'AMP dont il est l'un des membres influents ? Et Jean Pierre Bemba dans tout ça ?

L'homme est déjà au Cpi, il ne peut donc pas se défendre.

C'est facile d'accuser morts et prisonniers.

Quelle est la forme de l'Etat de la République Démocratique du Congo ?

La précision des concepts s’impose. On appelle Etat Unitaire celui dans lequel une volonté politique unique s’impose à l’ensemble de citoyens, lesquels sont par conséquent soumis aux mêmes lois dans tous les domaines.

L’administration de l’Etat Unitaire est susceptible d’être aménagée de diverses façons : l’Etat Unitaire peut être plus ou moins centralisé ou décentralisé.

L’Etat Unitaire est centralisé lorsque les décisions non seulement dans le domaine politique mais aussi en matière administrative relèvent du pouvoir central.

L’Etat Unitaire décentralisé est celui dont les décisions administratives à prendre pour l’exécution des lois et intéressant plus spécialement certaines catégories de citoyens sont prises, sinon par les intéressés eux-mêmes, du moins sous leur contrôle, par des autorités qu’ils ont élues.

La décentralisation peut être fonctionnelle ou territoriale.

La décentralisation fonctionnelle est le procédé qui consiste à reconnaître à certains services publics une autonomie permettant de faire participer les administrés à leur gestion.

La décentralisation territoriale consiste à reconnaître cette autonomie aux circonscriptions administratives de l’Etat.

Elles deviendront des collectivités territoriales qui s’administreront elles-mêmes dans le cadre des lois qu'ils seront chargé de les appliquer.

Un Etat est dit fédéral quand les unités territoriales qui le composent sont dotées, en matière constitutionnelle, législative et juridictionnelle, d’une autonomie telle qu’elles méritent le nom d’Etats, bien qu’elles n’aient pas un principe de compétences internationales. L’Etat fédéral est donc un Etat composé de plusieurs autres Etats avec lesquels il partage les compétences qu’exerce ailleurs l’Etat Unitaire .

Le choix de l’Etat Unitaire fortement décentralisé est problématique car depuis le vote de la Constitution de Liège, le pouvoir central peine à restituer les 40 % aux gouvernements provinciaux. Déjà avec 11 provinces, le régime joséphiste a du mal, on peut deviner la suite lorsque la RDC aura 26 provinces.

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mardi 6 octobre 2009

Cinquantenaire Anticolonial du Congo: La Bible de Léopold II, Pierre Yambuya Lotika Kibesi

Qu'a-t-on fait de 50 ans d'indépendance de la République Démocratique du Congo ? De quelle indépendance parle-t-on ? Souverainiste, Pierre Yambuya Lotika Kibesa ne se déclare pas vaincu face à ce qui se trame à Kinshasa pour le cinquantenaire de la République Démocratique du Congo, 30 juin 1960-30 juin 2010.Tout en ayant plusieurs publications en cours, Pierre Yambuya par ses réflexions rallume le flambeau de la dignité de l'âme congolaise perdue.

Baudoin Ier en visite au Congo-Kinshasa en 1956.

Les autorités de Kinshasa ont le trouillomètre à zéro. Le pouvoir AMP-UDEMO-PALU voudrait une caution politique pour les élections 2011. Albert II, le roi des Belges, est invité pour les festivités pompeuses que compte organiser le pouvoir à Kinshasa, le 30 juin 2010.

Albert II, roi des Belges, invité d'honneur du cinquantenaire de l'indépendance à Kinshasa.

Voici le texte de Pierre Yambuya proposé à la rédaction de Réveil-FM:

La Bible du Roi Léopold II règne encore sur celle de Dieu au Congo-Kinshasa

Se débarrasser de l’histoire d’un pays sans vouloir réparer ce qui a favorisé la soumission de son peuple, l’exploitation, la violence et la misère est un véritable génocide moral.

Nous connaissions les dix commandements de Dieu avant les présences européennes sur le sol de nos ancêtres, et les évangélisateurs chrétiens coloniaux ne doivent pas prétendre de nous les avoir apportés.

Les missionnaires catholiques coloniaux doivent avouer qu’ils étaient les porteurs de commandements du Roi Léopold II de la Belgique visant à détruire notre civilisation très riche en savoir-vivre dans la société, dans l’unique but de nous exploiter. L’extrait de la causerie du Ministre des colonies, Mr Jules Renkin, en 1920 avec les missionnaires catholiques du Congo-Belge en est la preuve.

Ce qui est étonnant, c’est que les Congolais n’arrivent toujours pas à comprendre par où est arrivée le mal dans notre pays, et qu’ils continuent à se laisser manipuler contre leurs intérêts (le bien-être).

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jeudi 3 décembre 2009

Cinquantenaire Anticolonial: le Congo-Belge

L'indépendance du Congo n'est pas un cadeau des Belges !

Porteurs Congolais de l'expédition scientifique Lang-Chapin. Expédition des américains James Paul Chapin et Herbert Lang (1909-1915). Celle-ci partit d'Anvers pour Boma puis remonta le fleuve Congo jusqu'aux environs de Stanleyville.

Propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II, depuis 1885, l'état indépendant du Congo devient la colonie du Congo Belge. Léopold II choisit de remettre ce territoire à son pays car il s'est fortement discrédité auprès de ses sujets avec la révélation des atrocités commises sous son autorité par les compagnies coloniales.

Entre 1875 et 1879, l'explorateur anglais Sir Henry Morton Stanley avait pris possession au nom de la Belgique de la rive gauche du fleuve Congo. C'est en hommage au roi des Belges qu'il fonde Léopoldville près du village de pêcheurs de Kinshasa. Après 75 ans de domination Belge, le Congo accèdera officiellement à l'indépendance en 1960.

Les souverainistes congolais sont clairs, pour le cinquantenaire de l'indépendance du Congo au 30 juin 2010: le discours de Patrice Emery Lumumba ou rien !

Discours traduit déjà dans plusieurs langues vernaculaires du Congo dont la campagne et distribution débutent en janvier 2010 dans toute la République Démocratique du Congo.

Le Congo belge: La dépression des années 1930

-Avec le Congo, la Belgique obtient des matières premières peu chères. L'administration coloniale recrute des travailleurs forcés pour les plantations et pour les mines et impose même en 1926 la conscription générale. L'administration coloniale négociait avec les différents dignitaires congolais pour qu'ils leurs fournissent des hommes comme travailleurs (10 francs par tête).

Les chefs politiques se débarrassaient en général des gens qu'ils n'aimaient pas dans leurs communautés. Les travailleurs étaient emmenés jusque dans les mines ou ils travaillaient pour 10 à 15 francs par mois. Plus de 44 000 travailleurs furent « importés » d'Angola et de Rhodésie du Nord pour grossir les rangs.

De nombreux travailleurs mouraient de fièvre à tiques, de grippe , de pneumonie, d'épuisement ou d'éboulement, à tel point que ce système qui succédait aux exactions léopoldiennes et à la première guerre mondiale risquait de dépeupler de nombreuses régions. Les autorités essaieront de résoudre la crise en imposant des restrictions aux recrutements forcés (par exemple, le décret de 1933 limita en effet à 60 jours la durée du travail forcé dans les plantations), et aussi particulièrement au Katanga en imposant dans les villes minières une force ouvrière permanente et stable, c'est-à-dire transformer les villageois en citadins.

Le krach boursier de 1929 à Wall Street fut le début d'un ralentissement économique mondial.

La demande de matières premières des industries s'effondra et le prix des matières premières aussi : le prix de l'arachide passa de 1,25 franc à 25 centimes.

L'économie congolaise, plus tournée vers l'exportation qu'aucun autre pays africain, fut d'autant plus vulnérable lors de cette crise que la Belgique est aussi un grand exportateur à cause de son petit marché intérieur.

Au Katanga, l'emploi chuta de 70% et de nombreux travailleurs forcés furent reconduits dans leurs villages. La dépression économique des années trente permit donc aux congolais d'échapper au travail forcé

Seconde guerre mondiale et montée du nationalisme

La seconde guerre mondiale commença en 1939, rapidement la Belgique fut vaincue par les troupes allemandes, Le 28 mai 1939, le Roi Léopold III capitule et est fait prisonnier. Les colons belges cependant refusent la suzeraineté Nazi, et font alliance avec le Royaume -uni.

Le Congo passe alors dans la zone sterling, tandis que la Belgique sombre dans la misère (chômage, déflation, pénurie). Le Congo était maintenant dirigé de facto par Londres.

La protestation anti-coloniale (chez les soldats, les paysans et les « évolués ») redoubla car l'effort de guerre des populations congolaise fut lourd.

L'administration coloniale recourut au travail forcé dans les plantations d'hévéas pour fournir du caoutchouc pour les pneus des véhicules des alliés. Les soldats congolais commandés par des officiers belges participèrent au combat en Ethiopie contre l'Italie fasciste, en Égypte contre l'armée allemande et en Birmanie contre les Japonais.

La Belgique occupée par les Nazis, collaboratrice et le monde occidental avaient, après la Seconde Guerre Mondiale, perdu beaucoup de prestige à leurs yeux.

En 1940 les Bakongos créent leur mouvement politique l'ABAKO.

En 1941, de graves troubles eurent lieu à Elizabethville.

En 1944, eut lieu l'insurrection de l'ethnie kumu. L'adjudant Karamushi proclama même en février 1944 la fin du mbula matari (l'état colonial).

En mars 1944, des révoltes eurent lieu à Masisi, des grèves et des émeutes les 25 et 26 novembre 1945 à Matadi.

La même année sont crées d' importants journaux quotidiens comme la Voix du Congolais, la Croix du Congo(sous-titre le Journal des évolués congolais).

En 1944 à Luluabourg des intellectuels avait en effet publié un manifeste pour la reconnaissance et des droits spécifiques pour les évolués(africain ayant terminé dix ans de scolarité). Apparaissent alors deux mouvement, l'un violent des ouvrier, paysans et soldats et l'autre pacifique des intellectuels.

Le 2 septembre 1945 le Japon capitule, la Seconde Guerre mondiale est terminée, les alliés ont gagné.

L'Europe est dévastée, l'Europe occidentale se reconstruit grâce au crédit américain "plan Marshall", c'est donc les États-unis qui dirigent l'Europe et donc également, leurs colonies. Opposés au colonialisme les américains auraient pu donner l'indépendance aux populations congolaises, néanmoins Washington est farouchement opposé à tout régime communiste et sait que la propriété privée n'existe pas dans la culture africaine. Ainsi Washington préfère garder un pouvoir colonial belge, le temps qu'un mouvement africain libéral apparaisse.

En 1946 Joseph Kasa-vubu de l'ABAKO fait un discours sur le droit du première occupant.Les évolués de Léopoldville sont autorisé á s'organiser en confédération générale des syndicats indigènes.On estime à peu prés à 5609 le nombre d'évolués.

Suivront l'abolition du fouet, pour le clergé, les gradés de la force publique et les auxiliaires de l'administration.

Face à ces mouvements nationalistes l'administration belge commence à comprendre qu'il va perdre leur colonie.

La Belgique avait ratifié l'article 73 de la Charte des Nations unies, qui prônait l'autodétermination des peuples.

Les deux superpuissances de l'époque (États-Unis et l'Union soviétique) militaient également en ce sens.

Cependant, le professeur belge Antoine Van Bilsen publia, en 1955, un document intitulé Plan de trente ans pour l'émancipation politique pour l'Afrique belge.

L'agenda prônait une émancipation progressive du Congo sur une période de 30 ans, durée que Van Bilsen jugeait adéquate pour créer une élite intellectuelle qui puisse prendre la place des cadres belges.

Le gouvernement belge et nombre d'« évolués » furent sceptiques par rapport à ce plan, les uns parce qu'il impliquait de perdre le Congo à terme, les autres parce que cette durée leur semblait trop longue.

Un groupe d'« évolués » catholiques répondit positivement à ce plan dans un manifeste publié dans un journal congolais La Conscience africaine, les seules divergences intervenant dans l'importance de la participation congolaise au cours de cette période de 30 ans.

1890 - Années 1950

En 1890, Léopold II avait donné comme gage du prêt consenti par le parlement la dévolution du Congo à la Belgique dans un délai de 10 ans.

En 1895, quand Léopold II eu à nouveau besoin de fonds on débattit encore une fois de l’annexion éventuelle mais cette-fois-ci la Belgique fut réticente.

C’est la campagne internationale menée par le Royaume-Uni qui contraignit la Belgique à prendre possession du Congo. L’administration belge qui lui succéda fit tout pour effacer l’image de Léopold II comme tyran qui massacrait les populations pour s’enrichir.

L’article 3 de la Charte Coloniale du 18 octobre 1908 prescrivait que : « Nul ne peut être contraint de travailler pour le compte et au profit de sociétés ou de particuliers ».

Pour effacer l’image du caoutchouc et des mains coupées, on développa la culture du coton et de l'huile de palme et la cueillette du caoutchouc sauvage fut remplacée par la culture de plantations d’hévéas.

La Congo Reform Association, association britannique qui était à l’origine de la campagne orchestrée contre l’État indépendant du Congo, décida de se dissoudre en 1913, tandis que le Congo livrait 23,000 tonnes de coton en 1932 et 127,000 en 1939.

L’enseignement a été mis en place par des missions chrétiennes privées qui finançaient leurs activités par l’agriculture ou la sylviculture. Par exemple, en 1948, environ 99,6% des structures d’enseignement étaient contrôlées par les missions chrétiennes, 0,4% étaient détenues par des entreprises privées pour former leurs futurs employés.

En 1940, le taux de scolarisation des enfants de 6 à 14 ans étaient de 12% et en 1954 de 37 %, ce qui plaçaient le Congo à l’époque au côté de l’Italie mais ces statistiques cachent un énorme gâchis scolaire: sur douze élèves à l’école primaire, seul un achevait le cycle et de ceux-là, seul 1 sur 6 accédait à l’école secondaire.

Les missionnaires n’étaient évidemment ni pédagogues ni diplômés en lettre ou en science mais diplômés en théologie : leur objectif était plutôt de former des catéchumènes.

Les missions étaient tenues par des prêtres flamands, américains ou scandinaves dont le français n’était pas la langue maternelle.

L’enseignement secondaire destiné aux Congolais était presque uniquement axé sur les études professionnelles ou techniques, ce n’est qu’à partir de 1955 qu’on commence à développer les écoles secondaires (une comparaison peut se faire avec le Cameroun : en 1952, sous le mandat français, il y avait déjà 8,000 élèves dans les écoles secondaires).

Lors de l’indépendance, le Congo disposait cependant de deux universités comptant 466 étudiants blancs et noirs : l’Université Lovanium, fondée en 1954, et l’Université d'Élisabethville créée en 1959. Mais en dehors de ces universités, la ségrégation raciale séparait les enfants blancs et noirs qui fréquentaient des établissements scolaires distincts.

Dans de nombreuses écoles, le fait de parler une langue congolaise était proscrit au niveau secondaire, de même pour la pratique de l’islam.

Au niveau primaire, le Congo belge fut l’une des seules colonies d’Afrique où les langues locales (kikongo, lingala, tchiluba et swahili) furent enseignées, et ceci grâce aux missionnaires.

Les infrastructures sanitaires ont été mises en place par les entreprises pour leur personnel.

Les chemins de fer étaient aussi aux mains d’entrepreneurs privés. Le contrôle de l’administration était dominé par la Belgique, sans organe démocratique pour les habitants.

Le chef de l’État restait en toutes circonstances le roi des Belges, mais la gestion journalière était dévolue au Gouverneur général, employé comme administrateur colonial par le Parlement belge.

Contrairement à la situation dans certaines colonies britanniques et françaises, les colons blancs du Congo n’avaient aucun droit politique. Diverses restrictions affectaient les Congolais.

Dans les villes construites par les colonisateurs, les populations noires étaient refoulées dans les banlieues, souvent organisés en « cités indigènes », tandis que les centres-villes étaient réservés aux seuls Blancs.

Les Noirs n’avaient pas le droit de sortir de leur habitation de 21 h à 4 h du matin. Ils ne servaient en fait que de main d’œuvre au colon ou à l’administration coloniale (serviteur, artisans, mineurs, caissier, mécanicien, etc.).

Les supermarchés, tous situés aux centres villes, leur étaient interdits d’accès : on leur avait juste réservé une petite fenêtre par laquelle ils pouvaient faire leurs achats.

La coexistence entre Blancs et Noirs ressemblait souvent à un apartheid tempéré par les nombreuses missions religieuses. Pauvres pour la plupart, les Noirs étaient souvent victimes de contrôles policiers où ils devaient justifier la possession de leur argent. L’administration choisissait aussi certains Noirs et les obligeait à travailler 120 jours par an gratuitement pour elle.

L’urbanisation du Congo belge était en fait forcée, puisque les autorités déportaient les populations la où elles en avaient besoin.

Dans la Force publique, la police nationale, les Noirs ne pouvaient dépasser le grade de sous-officier. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs réformes démocratiques furent introduites, mais les complications ethniques entre Congolais n’en permirent pas une bonne application.

Le Congo belge fut l’un des premiers et des principaux exportateurs d’uranium pour les États-Unis au cours de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre froide grâce à la mine de Shinkolobwe.

1908 - 1914

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale fût lourde de sens pour le Congo belge car la Belgique était occupée et son gouvernement s’était replié en France. Le Congo belge mena une campagne militaire contre les colonies allemandes au Cameroun et en Afrique orientale allemande. Elle fut couronné de succès, notamment par une éclatante victoire à Tabora.

Le 15 août 1914, les troupes allemandes basées au Ruanda-Urundi bombardèrent les villes riveraines du lac Tanganyika.

Le 22 août, un navire allemand ouvrait le feu sur le port d’Albertville (Kalemie).

Devant cette agression, le ministre belge des Colonies Renkin adressa un télégramme au Gouverneur Général du Congo et au Vice-gouverneur de Katanga ordonnant de « prendre des mesures militaires pour défendre le territoire belge… prendre les Belges seuls ou en coopération avec les troupes alliées ». Les belgo-congolais répliquèrent le 18 avril 1916.

Les troupes étaient dirigées principalement par le général Tombeur, le colonel Molitor et le colonel Olsen.

Elles s’emparèrent de Kigali le 6 mai 1916. Les forces allemandes du Burundi commandées par le capitaine Von Languenn organisèrent une vigoureuse résistance mais ne purent tenir devant la supériorité numérique belge.

Le 6 juin, Usumbura tomba sous les forces belgo-congolaises commandées par le Colonel Thomas. Kitega est prise le 17 juin.

Le Rwanda et le Burundi étaient déjà occupés. Il restait alors les campagnes du Tanganyika (actuelle Tanzanie); la brigade Molitor s’empara ainsi de Biharamuro, puis de Mwanza.

Le colonel Moulaert occupa Karema. La marche sur Tabora commença alors par trois colonnes.

Le 29 juillet, Kigoma et Ujiji furent occupés. Après plusieurs jours de combat acharné, Tabora tomba le 19 septembre 1916.

Les forces britanniques et belgo-congolaises se coalisèrent ensuite pour occuper tout le Tanganyika à partir duquel le Général allemand Von Lettow-Vorbeck forma une résistance extraordinaire.

Il se rendit après l’armistice de novembre 1918. Le Congo utilisa quelques hydravions sur le Lac Tanganyika pour bombarder des navires et des installations allemandes.

L’administration belge avait néanmoins mobilisé 260,000 porteurs pour acheminer le matériel militaire. Cette campagne militaire a, selon de nombreux démographes, profondément dépeuplé le Congo (morts au front, soldats affamés, porteurs épuisés, etc.).

Après la guerre, la Belgique obtint un mandat sur le Ruanda-Urundi.

Un missionnaire belge resté au Congo décrit alors la société noire comme une société dans laquelle « le père est au front, la mère moud du grain pour les soldats et les enfants apportent la nourriture au front ».

Kibanguisme et Kakisme

Ces deux mouvements religieux congolais de résistance sont parmi les premières formes de nationalisme du XXe siècle.

Elles naquirent dans les années 1920 sous l’influence des missionnaires protestants américains et par opposition à l’oppression coloniale.

Le fils du chef coutumier Simon Kimbangu, de l'ethnie kongo, baptisé à l’âge de 15 ans, aurait eu, un jour après son baptême, une vision et prédit l’indépendance du Congo et la reconstitution du royaume Kongo.

Il inventa le terme en kikongo dipanda, « indépendance ». Son influence fut accrue par la rumeur qui disait qu’il avait guéri des malades par imposition des mains. S’inspirant de la religion chrétienne, il prit douze apôtres.

Les autorités coloniales le mirent en prison où il resta jusqu'à sa mort en 1951.

Ces amis et sa famille répandirent son message qui eut beaucoup de succès auprès des Kongos.

Simon Pierre M’Padi, de l’ethnie kwango (kikongo), fonda la religion kakiste se réclamant disciple de Simon Kimbangu.

Il mit au point un drapeau représentant sa religion sur lequel on pouvait lire en kikwango Minsion amerika nzila ya m’pulusu.

Recherché par les forces publiques, il se réfugia dans le Congo français où il transmit son message à un certain André Matswa.

Après être arrêté par les autorités françaises, il fut remis aux autorités belges.

La dépression des années 1930

Avec le Congo, la Belgique obtient des matières premières peu chères. L’administration coloniale recruta des travailleurs forcés pour les plantations et pour les mines et imposa même en 1926 la conscription générale.

L’administration coloniale négociait avec les différents dignitaires congolais pour qu‘ils leurs fournissent des hommes comme travailleurs (10 francs par tête). Les chefs politiques se débarrassaient en général des gens qu’ils n’aimaient pas dans leurs communautés. Les travailleurs étaient emmenés jusque dans les mines ou ils travaillaient pour 10 à 15 francs par mois.

Plus de 44,000 travailleurs furent « importés » d’Angola et de la Rhodésie du Nord pour grossir les rangs. De nombreux travailleurs mouraient de fièvre à tiques, de grippe, de pneumonie, d’épuisement ou d’éboulement, à tel point que ce système risquait de dépeupler de nombreuses régions.

Les autorités essaieront de résoudre la crise en imposant des restrictions aux recrutements forcés (par exemple, le décret de 1933 limita en effet à 60 jours la durée du travail forcé dans les plantations), et aussi particulièrement au Katanga en imposant dans les villes minières une force ouvrière permanente et stable, c’est-à-dire transformer les villageois en citadins.

Le crache boursier de 1929 à Wall Street fut le début d’un ralentissement économique mondial. La demande de matières premières des industries s’effondra et le prix des matières premières aussi: le prix de l’arachide passa de 1,25 franc à 25 centimes.

L’économie congolaise, plus tournée vers l’exportation qu'aucun autre pays africain, fut d’autant plus vulnérable lors de cette crise que la Belgique est aussi un grand exportateur à cause de son petit marché intérieur.

Au Katanga, l’emploi chuta de 70% et de nombreux travailleurs forcés furent reconduits dans leurs villages. La dépression économique des années trente permit donc aux congolais d’échapper au travail forcé.

Seconde guerre mondiale et montée du nationalisme

La seconde guerre mondiale commença en 1939. La Belgique fut vaincue rapidement par les troupes allemandes. Le 28 mai 1939 le Roi Léopold III capitule et est fait prisonnier.

Les colons belges cependant refusèrent la domination Nazi, et firent alliance avec le Royaume-Uni. Le Congo passe alors dans la zone sterling, tandis que la Belgique sombre dans la misère (chômage, déflation, pénurie). Le Congo était maintenant dirigé de facto par Londres.

La protestation anticoloniale (chez les soldats, les paysans et les « évolués ») redoubla car l’effort de guerre des populations congolaise fut lourd. L’administration coloniale recourut au travail forcé dans les plantations d’hévéas pour fournir du caoutchouc pour les pneus des véhicules des alliés.

Les soldats congolais commandés par des officiers belges participèrent au combat en Éthiopie contre l’Italie fasciste, en Égypte contre l’armée allemande et en Birmanie contre les Japonais.

La Belgique occupée par les Nazis et le monde occidental avaient après la Seconde Guerre Mondiale, perdu beaucoup de prestige à leurs yeux. En 1940 les Bakongos créèrent leur mouvement politique l´ABAKO.

En 1941, de graves troubles eurent lieu à Élisabethville. En 1944, l'ethnie kumu s'insurgea. L'adjudant Karamushi proclama même en février 1944 la fin du mbula matari (l’état colonial).

En mars 1944, des révoltes eurent lieu à Masisi, des grèves et des émeutes les 25 et 26 novembre 1945 à Matadi. La même année sont crées d´important quotidien comme, la Voix du Congolais, la Croix du Congo (sous-titre le Journal des évolués congolais). En 1944 à Luluabourg des intellectuels avait en effet publié un manifeste pour la reconnaissance et des droits spécifiques pour les évolués (africain ayant terminé dix ans de scolarité). Apparaissent alors deux mouvements, l´un violent des ouvriers, paysans et soldat et l'autre pacifique des intellectuels. Le 2 septembre 1945 le Japon capitule et la Seconde Guerre mondiale fut terminée. L´Europe était dévastée, l´Europe occidentale se reconstruit grâce au crédit américain, c'est donc les États-Unis qui dirigèrent l´Europe et donc également, leurs colonies. Opposés au colonialisme les américains auraient pu donner l´indépendance aux populations congolaises, néanmoins Washington est farouchement opposé à tout régime communiste et sait que la propriété privée n´existe pas dans la culture africaine. Ainsi Washington préfère garder le pouvoir colonial belge, le temps qu´un mouvement africain libéral apparaisse. En 1946 Joseph Kasa-Vubu de l'ABAKO fait un discours sur le droit du premier occupant. Les évolués de Léopoldville sont autorisés à s´organiser en confédération générale des syndicats indigènes. On estime à peu prés à 5,609 le nombre d´évolués.

Suivront l´abolition du fouet, pour le clergé, les gradés de la force publique et les auxiliaires de l´administration. Face à ces mouvements nationalistes l´administration belge commença á comprendre qu´il perdait sa colonie. La Belgique avait ratifié l'article 73 de la Charte des Nations unies, qui prônait l'autodétermination des peuples.

Les deux superpuissances de l’époque (É.-U. et Union soviétique) militaient également en ce sens.

Cependant, le professeur belge Antoine Van Bilsen publia, en 1955, un document intitulé Plan de trente ans pour l'émancipation politique pour l'Afrique belge.

L'agenda prônait une émancipation progressive du Congo sur une période de 30 ans, durée que Van Bilsen jugeait adéquate pour créer une élite intellectuelle qui puisse prendre la place des cadres belges.

Le gouvernement belge et nombre d'« évolués » furent sceptiques par rapport à ce plan, les uns parce qu'il impliquait de perdre le Congo à terme, les autres parce que cette durée leur semblait trop longue. Un groupe d'« évolués » catholiques répondit positivement à ce plan dans un manifeste publié dans un journal congolais La Conscience Africaine.

Les glorieuses années 50

Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, l'Europe de l'Ouest se reconstruit grâce au plan Marshall, le Congo devait lui fournir les matières premières.

De 1950 à 1958, l'indice du salaire du travailleur congolais passe de 100 à 237 pour une augmentation du coût de la vie de 20%.

Durant la même période, les colons blancs sont plus prospère que les habitants de métropole, par exemple il importe des frigidaires en ligne directe des États-Unis.

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