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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

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mercredi 20 juin 2007

Urgence pour le Darfour, les congolais se mobilisent avec Francis Lalanne.

“Apassassa” qui signifie en swahili “maintenant” est l’association créée par Francis Lalanne avec les africains pour soutenir les actions humanitaires des Nations Unies au Soudan.

  Ecoutez la chanson "Les casques bleus pour le Darfour" :
  

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lundi 25 juin 2007

Chine : Quanzhou ou Hangzhou fascine les commerçants congolais

La majorité des commerçants congolais qui ne peuvent pas venir en Europe vu la rareté d’octroi de visas de l’espace shengen vont faire leur paillette à Quanzhou. L’artiste musicien Fally Ipupa à immortalisé la ville de Quanzhou dans son album “droit chemin”.

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vendredi 29 juin 2007

Kinshasa: l'Ong "L'Etoile du Sud" remet des cadeaux aux enfants défavorisés des communes rouges

Les Enfants sorciés,enfants abandonnés, enfants "sans collier "et sans soutien sont délaissés dans les rues kinoises. Certains dont les parents sont pauvres sont privés de scolarité. Les communes populeuses Kinshasa appellés aussi communes rouges : Masina , kimbanseke, Ndjili... sont en proie aux difficultés et au non accompagnement de ces pilles de la République.Les actions encourageantes du collectif des Ong de Kimpoko, Nfumu Nskuka,Kinkole, Ngamanzo ont méritées une attention particulière de la part de la radio de proximité.

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jeudi 2 août 2007

Congo-Brazzaville: Le pari de l'écrivaine Doris KELANOU

"L'Hôte Indésirable" est le tritre d'un roman de 282 pages que vient d'écrire Doris KELANOU. L'écrivaine congolaise touche plusieurs plans socio-culturels dans son ouvrage. Elle parle de la prostitution, de l'infidélité, de l'ignorance, du VIH/SIDA, de l' enfant sorcier, de Mamon: le dieu de ce monde, viagra l'argent...tous ces thèmes sont développés et mis au banc des accusés. Mère d'une petite fille dénommée "Reine", Doras KELANOU , la trentaine bien sonnée, a étudié le Droit privé à l'université Marien Ngouabi au Congo-Brazzaville. Avant d'arrivé en France, elle a obtenu le diplôme en Anglais et bureautique en Afrique du sud. C'est à l'âge de 13 ans qu'elle s'est mise à l'écriture, la consécration n'est venue que quelques années après un parcours de combattant(e).

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mardi 14 août 2007

RDC: La Peine de mort, sacrilège contre la vie

Dans un pays comme la République Démocratique du Congo où la justice est très politisée, où " les commanditaires de crimes ne sont jamais inquiétés". Dans un pays où " les loups lettrés tondent et égorgent les moutons ignares ", le refus d'une justice qui tue doit être encourager et appliquer. La peine de mort fait sienne la pratique de l'assassin en l'assassinant à son tour. La peine de mort tombe dans le piège secret que lui tend le crime: celui de verser le sang en l'appelant châtiment. Elle ne protège pas la sociète des hommes et femmes libres, elle la déshonore. Le danger est que par son exécution, l'acte du criminel devient celui de la justice. La peine de mort est vengeance et non pas justice.

Peine de mort, héritage de l'esclavage et colonisation Belge

En 1885, lors de la conférence de Berlin où l'Afrique fut partager comme un gateau d'anniversaire aux puissances de l'époque, contre les revendications de la France et le Portugal, le souverain des Belges , Léopold II aura le Congo qui en superficie est 80 fois la Belgique, pour lui tout seul: sa possesion personnelle. En une vingtaine d'année, le pillage des richesses du Congo, notamment l'ivoire et le caoutchouc, délégué à des compagnies privées, vont assurer au monarque une fabuleuse fortune. Mais des voix vont s'elever et dénoncer l'exploitation éhontée à l'origine de cette richesse: travaux forcés imposés aux Congolais, mutilations de tous ceux, y compris les femmeset enfants, qui ne respectent pas les quotas de production. En 1908, Léopold II sera contraint par les britanniques de ceder " sa colonie " à la Belgique. La politique esclavagiste de Léopold II aurait fait des millions de victimes congolaises a en croire les écrits de joseph Conrad, Hearl of Darkness (Au coeur des tenèbres) ou encore Adam Horchschild, les fantômes du Roi Léopold. A l'époque coloniale, le droit en vigueur était un ensemble des règles mises au point afin de réaliser , sauvegarder et développer les intérêts du colonisateur, fut ce au prix d'indicibles humiliations pour le colonisé. Le droit pénal n'était pas congolais mais belge. La colonisation fut un régime de terreur, d'intimidation pour assurer la pérennité de son oeuvre. La condamnation de Msiri, qui n'était pas aussi un enfant de coeur, à Bunkeya dans le Katanga, coupable de s'être opposé à la " civilisation " qui n'était au fait que la colonisation est un exemple patent.

Sous Mobutu Sese Seko

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 24 novembre 1965, Mobutu Sese seko ira plus loin que ses maitres colonisateurs. Pour mieux assoir son pouvoir qui ne deviendra qu'une didacture. Le 2 juin 1966, après un procès qui n'avait duré en tout et pour tout que quelques minutes, les conjurés de la pentecôte: Evariste Kimba, Anany, Bamba, et Mahamba seront pendus au pont Gabu, au lieu où est érigé le stade des martyrs. Sous Mobutu, Le code pénal va porter de 9 à 16 le nombre d'infractions politiques. Présenté comme l'ennemi public n°1, l'homme le plus haï de la communauté nationale. La mort tragique de Pierre Mulele marquera les esprits. En accord avec les autorités du Congo-Brazzaville, pierre Mulele, le ministre de l'éducation nationale du gouvernement Lumumba accepta de retourner dans son pays accompagné de Justin MBOMBOKO, premier ministre de l'époque. Le 2 octobre 1968, le lendemain de sa traversée du fleuve congo pour Léopoldville-Kinshasa,vers 17h, officiellement on va li annoncer que la population l'attend au stade et se prépare à le saluer comme l'un des dignes fils du pays. Pierre MULELE sera acheminé au camp KOKOLO où les militaires l'attendaient pour le torturer: " on va lui arracher les oreilles, coupé le nez, tiré les yeux des orbites pour les jeter à terre. On lui arrachera les organes génitaux. Toujours vivant, on lui amputera les bras, puis les jambes, les restes humains seront noués dans un sac et immergés dans le fleuve congo". Seule personnalité a avoir échappé à la peine de mort, Sous le régime didactoriale de MOBUTU, seule une personnalité échappera à la peine de mort prononcée, Nguz Karl -I -Bond. Arrêté le 13 août 1977 pour haute trahison, le Ministre des affaires étrangères n'aura la vie sauve que grâce à sa notorieté et la pression internationale.

Le régime de l'AFDL

On ne fait jamais une révolution pour se venger mais plutôt pour apporter les correctifs nécessaires pour un véritable changement. Or sous l'ALFDL, la Cour d'Ordre Militaire (COM) juridiction d'exception aura battu tous les records en matière d'exécution. Jugéant les militaires et les civils, la COM hautement liberticide sera une juridiction de terreur. Le colonel Charles Alamba, ancien procureur général près de la Cour d'Ordre Militaire aura semé la terreur par une repression judiciaire aveugle. Qualifié de " Boucher ", les congolais le craigneaient tellement qu'ils le croyaient capable d'exécuter, lui même les personnes qu'il venait de condamner à mort dans un procès. La COM a symbolisée la didacture de l'AFDL et Charles Alamba a envoyé plus d'une personne à la potence, par la cruauté de ses requisitoires qui étaient dans l'ensemble moutonièrement suivis par la cour. Contre les présumés assassins de Mzee Laurent Désiré Kabila, le procureur de la COM, Charles Alamba avait requis pour 115 des 135 accusés la peine de mort. Sur les 30 condamnés à mort, le 7 janvier 2003, à l'issue d'un procès fleuve, 30 personnes seront condamnées à mort, dont Eddy Kapend. D'après les informations en notre possesion, 16 sont dans les couloirs de la mort, 2 personnes sont décédées après la condamnation et d'autres se sont évadées. Rappelons qu'Amnesty International et les ong de droits de l'homme avaient dénoncés les éxecutions à la même date où semble t-il , 15 personnes condamnées à mort par la COM avaient été exécutées en secret à la péripherie de Kinshasa. S'agit-il des évadés dont nous parlons?. Retour de la manivelle, dans l'affaire steve Nyembo, le colonel Alamba sera condamné à la peine de mort par la Haute Cour Militaire (HCM). Plusieurs préventions ont été mises à sa charge: assassinat, association des malfaiteurs, terrorisme...

Les pièges de la peine de mort pour les journalistes congolais

Les autorités congolaises actuelles proviennent des " élections libres, démocratiques et transparences", la 3e République devra être celle de la démocratie, de la liberté et celle du respect des droits de l'homme. Or les tribunaux militaires , celui de Butembo en plein stade condamnant six étrangers, quatre ougandais et deux kenyans, présumés assasins du compatriote d'AL Qahida, commerçant de rénom dans cette contrée de la République mais aussi cité dans les rapports des nations-unies sur le trafic d'armes; celui des assassins du confrère Bampuwa wa Muamba, et même ceux présumés de franck Ngyke et son épouse hélène Mpaka, prouvent à dessein que la peine de mort n'est pas encore abolie en République Démocratique du Congo. Où se situent les pièges :

1. Dans un pays où les militaires sont impayés comment comprendre que les hommes en uniformes puissent refuser l'argent qu'on leur propose pour laisser les journalistes en vie. La nuit du du 2 au 3 novembre 2005, Lorsque Franck Ngyke sortit de sa voiture mercedes pour ouvrir le portail de sa maison au quartier Mombele dans la commune de limete. Il avait été abordé par 4 hommes cagoulés et armés, en civils, qui attendaient le couple dans la rue, selon les témoins occulaires. Le rédacteur en chef du quotidien la Réfrence Plus, Franck Kangundu avait tenté de négocier avec ses tortionnaires, en leur proposant de les emmener dans voiture pour leur offrir de l'argent, mais les quatre hommes lui avait répondu qu'ils avaient été envoyer pour le tuer. Le couple avait été abattu par balles, sous les yeux de plusieurs voisins. Quant à Bampuwa wa Muamba, certes, il ya eu vol le 8 mars 2006 dans la résidence familliale du quartier Malandi dans la commune de Matete où il résidait avec son neveu. Les assaillants avaient acceptés l'argent proposer. Mais dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juillet 2006, où Bampuwa fut assassiné, les meurtriers avaient refusé l'argent et lui avaient signifié qu'il venait pour le tuer.

2. Le 3 novembre 2005, le lendemain de l'assassinat de Franck Ngyke et son épouse Hélène Mpaka, une marche pacifique de protestation avait été organiser; de même une marche pacifique de colère, une journée sans médias la veille de l'inhumation Bampuwa le 17 juillet 2005 par les professionnels des médias. A chaque fois, la marche avait pour finalité le dépôt d'un mémorandum auprès du vice président Azarias Ruberwa, en présence de tous les ministres membres de sa commision politique, défense et securité. Ce dernier a toujours promis de diligenter une enquête sérieuse en vue de traquer les assassins et d'organiser un procès public et leurs commanditaires allaient être lourdement sanctionnés. Mais nous sommes tous d'accord pour dénoncer les manoeuvres dilatoires et parodie de procès. Dès le départ notre demarche a toujours été pacifique, et nous n'avons jamais céder à la violence car les journalistes congolais sont dans la majorité acquise à la paix. Exemple pendant que le corps de Bampuwa était encore sous la tente ardente à YMCA, les policiers nous avaient gazés avec des bombes lacrymogènes. Le corbillard étant bien entouré qui l'escortait à pas de tortue, les policiers utiliseront plus d'une fois les bomes lacrymogènes pour disperser les professionnels des médias, ils finiront par encadrer le corbillard par deux camions et le cortège roulera à tombeau ouvert jusqu'au cimetière de la Gombé. Plusieurs confrères arrivèrent en retard au cimetière.

3. L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC), l'Observatoire des Médias Congolais (OMEC), l'Observatoire de la Liberté de la Presse en afrique (OLPA), Journalistes en danger (JED) ainsi que toutes les organisations professionnels des médias doivent refuter que les présumes assassins de nos confrères soient des condamnés à mort. Il nous faut de vrais commanditaires et non pas des frétins qui par leur métier sont habitués à obéir et à tuer sur ordre. La démocratie défend la liberté et reconnaît toute vie comme sacrée. L'homme , on le sait est un animal qui tue. Sacrilège contre la vie, la peine de mort, est de surcroît inutile. Jamais, nulle part, elle n'a réduit la criminalité sanglante. Réaction et non dissuation, la peine de mort n'est que l'expression légalisée de l'instinct de la mort. Si nous nous battons pour la dépénalisation des délits de presse en République Démocratique du Congo, c'est pour mieux remplir nos missions notamment celle d'informer les populations congolaises sans qu'à chaque fois nous soyons inquieté pour nos écrits ou nos dires. La démocratie doit bénéficier à tous les congolais sans exception et non seulement à une frange de la population.

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vendredi 3 août 2007

RDC: Christian Badibangi,l'insurgé

Les photos de M.Christian Badibangi, président de l'union des socialistes congolais interné aux cliniques universitaires sont insupportables. Son bras droit a été broyer par les militaires qui ont attenté à sa vie.

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dimanche 29 juillet 2007

Israël, éternel !

Le titre peut paraitre provocateur,déjà nous sommes aux antipodes de ceux qui estiment qu'Israël en tant que pays doit disparaitre.

1994, en prenant l'avion de la compagnie israélienne EL AL à Orly pour Tel-Aviv, le guide nous avait prévenu : ce voyage ne vous laissera jamais indifférent. Plus de treize années après, Israél ne m'a pas laissé indifférent, bien au contraire ce pays m'a marqué à vie. Nous étions une quinzaine dans le groupe et j'avais pris soin d'inscrire deux de mes compatriotes zairois à l'époque, nous étions donc trois dans la délégation. Ce voyage a influencé une partie de ma vie. L'accueil était chaleureux,simple et bien: un verre de jus d'orange à chaque fois qu'on franchissait le perron de l'hôtel. En Israél, un pays qui manque cruellement l'eau, j'ai vu de mes yeux les oranges poussaient sur les pierres, notamment à Hebron. A cause de brumes et brouillards, les voiturent roulent les phares allumés. Les bedoins qui veillent leur troupeau des ovins en dormant au clair de la lune. Qumrân, ce site magnifique où en 1947, un bédoin découvrit une série de parchemins et de fragments de papyrus qui contenaient le rouleau du prophète Isaïe. la plage de Netanya où je me suis baigné un soir. Le mur de Jérusalem dans lequel kippa à la tête j'avais introduit une prière qui fut exaucée. Nous devrions traverser le lac Tibériade par bateau, arrivé en plein milieu du lac brumeux, le moteur s'arrêta et le guide demanda au groupe s'il y avait un volontaire pour marcher sur l'eau comme l'avait fait l'apôtre Pierre: personne n'osa et de l'autre côté de la rive ,les restaurants sevaient un bon plat de poisson dénommé Saint Pierre. L'aéroport David-Ben Gourion où les européens étaient plus fouillés que nous les africains. Mais de tous ces souvenirs enfouis , trois me reviennent assez constamment: Massada, rencontre avec les Falachas et les Kibboutz.

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mardi 10 juillet 2007

King Kester Emeneya égal à lui-même !

Le gueulard et talentieux artiste Congolais. King Kester Emeneya, l'un des leaders de la musique Congolaise.

"A l'instar du général Dwigt Eisenhower, de Churchil et de Franklin Roosevelt qui ne savaient ni le jour ni l'heure où les alliés s'apprêtaient à debarquer sur la France , à cause de la stratégie à adopter et des intempéries lors de l'occupation allemande ".

   La chanson Mayebo, extrait de l'Album Le Jour le Plus long

   Ecoutez l'interview de King Kester Emeneya

Après cinq ans de non présence sur le marché discographique, la sortie de l'album: "Le jour le plus long" a été bien accuelli par les mélomanes et fanatiques congolais, angolais, congolais de Brazzaville et autres africains à Paris. Sur la rue Faubourg Saint denis à proximité de la gare de l'Est au magasin Bh électronique , King kester Emeneya n'en fini pas de dédicacer les T-shirts et casquettes à son effigie. Et l'album le jour le plus plus se vend comme de petits pains chez tous les disquaires parisiens.

King Kester Emeneya a l'intelligence intuitive très poussé, il a fait un parellèlisme avec ce qui s'était passé en seconde guerre mondiale où les alliés s'étaient liés pour attaquer Hitler avec sa politique nazie de même King s'en prend aux leaders autoproclamés de la musique congolaise.

Avec lui on parle musique, culture, démocratie, avenir de la République Démocratique du Congo. On peut aborder autant des thèmes que l'on veut , il vous répondra dans toute sa simplicité avec un réfrain qui lui est familier:" Je parles comme je pense ! ".

Grand leader de la musique congolaise qui reconnait ses talents et ne s'en cache pas, Kua Mambu MUBIALA gêne par son parler vrai. Précurseur et visionnaire, king Kester Emeneya est souvent en avance avec son époque, lorsque le public congolais pense qu'il faut sortir un album tous les deux mois pour être reconnu et exister, lui prend son temps: il ne vit pas sa vie d'artiste à l'aune des hits parades.

Mais ce temps élastique qu'il prend lui joue parfois de mauvais tours. De 60 aux années 80, c'est la musique congolaise qui faisait bouger l'Afrique.

Aujourd'hui la musique commerciale a tuée la musique congolaise, il n'ya plus de chansons anthologiques qui résistent au temps dit-il. On fabrique des artistes - la presse et certains producteurs sont pointés du doigt-dont les chansons ne durent que le temps d'une rose au soleil. Pour king Kester Emeneya, son album "le Jour le plus long" marque l'arrêt des faux artistes musiciens.

King Kester Emeneya a été "Panthéoniser" par ses fanatiques en 1998

King Kester Emeneya dédicace des t-shirts et casquettes à son éffigie.

Le grand Nkukuta est précursseur et visionnaire dans la musique congolaise. C'est lui qui a introduit le synthétiseur dans la musique grâce à sa chanson " NZinzi". C'est Nkua Mambu qui le premier a sorti un album double cds, c'est lui qui a initié les grandes affiches pour la sortie des albums. C'est lui le premier qui remplit le stade de martyrs en 1998 lors de son retour au pays après une dizaine d'année d'absence. L'accueil fut tellement populaire et chaleureux que King Kester Emeneya eu les larmes aux yeux, un fanatique s'est écrié " King okoti na Panthéon". C'est son intelligence intuitive qui l'a poussé à faire recours à une pléade d'arrangeurs connus pour leur expértise musicale: Faugus Izeyidi,Vangu Guvano, Zadio kazadi pour son album le jour le plus long. Au lieu de plagier le son , il a laisser faire ceux qui ont l'habitude de créer.

King Kester Emeneya déclare "Lorsque je dors je dessine le Congo a ma façon".

Le gouvernement Congolais vient de décaissés pour les artistes musiciens uniquement la somme de 2.000.000 $ qui sera géré par le ministre Adolphe Mozito, dans le cadre du fond d'assistance professionnelle. Il est fort dommage que pour le gouvernement de la Troisième République l'art se limite à la musique alors que les plasticiens et autres artistes doivent aussi bénéficier de cette aide. Déjà rien qu'à Kinshasa ,la capitale congolaise il existe plus de 40.000 groupes musicaux enrégistrés.

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lundi 9 juillet 2007

Armes: La "Kalachnikov" a 60 ans!

Le vendredi 06 juillet dernier, une conférence de presse s'est tenue à Moscou. Cette conférence de presse a marqué un anniversaire particulier. Il ya 60 ans , un ingénieur de l'armée russe, Mikhaïl Timofeïevictch Kalachnikov, mettait au point l'arme automatique la plus diffusée au monde:l'AK-47.

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mercredi 4 juillet 2007

RDC: Pierre MBANDU MASIALA en quête d'intellectuels patriotes congolais !

Pierre MBANDU MASIALA "il n'existe pas d'intelligentia Congolaise, il n'y a que des diplômés et instruits en RDC".

  
Juriste de formation, Pierre Mbandu Masiala fait partie de l'intelligentia Congolaise en France. Malgré ses années passées en France, il demeure attaché à la culture bantoue. Après avoir participé à la naissance de plusieurs partis politiques à Paris, il est désabusé par l'attitude de ceux qui se disent intellectuels Congolais, sous prétexte de prouver leur loyauté non pas à la nation mais plutôt au Prince du jour, rangent leurs convictions derrières les tubes digestifs.

Voilà bien 47 ans que notre pays a accedé à la prétendue" Independance", la République Démocratique du Congo piétine elle est en phase de décomposition avancée. Mais jusqu'aujoud'hui, ceux qui se proclament " intellectuels" n'ont pas tirés les leçons de leurs échecs afin d'éviter au pays d'atteindre le niveau de faillite et de décomposition que que l'on connait.

Réveil FM International:En 1960 lors de l'ascension de notre pays à l'indépendance il n'y avait que quelques intellectuels alors qu'aujourd'hui il ya pléthore des gens instruits à la manière occidentale. Pourquoi rien ne marche?

Pierre Mbandu Masiala : Il est fort malheureux de constater ce qui nous arrive... Je n'aime pas tellement qu'on utilise le mot "intellectuel" à tout vent.A mon avis les critères de" l' intellectualité" reposent sur trois principes: a) -Un intellectuel est producteur de savoir,

b) - il est la conscience de son peuple,

c) -il est celui dont les réflexions apportent chez les autres une certaine lumière.

Nous avons des gens diplômés, des instruits qui malheureusement ont loupé la vocation des formations q'ils ont eu à faire tout au long de leur cursus scolaire et universitaire. Avoir un diplôme est une chose mais l'assumer en est une autre. Le drame est que Les congolais courent beaucoup plus après le contenant et non le contenu.

Réveil FM International:Qu'est ce qui explique aujourd'hui une certaine agressivité des congolais de la diaspora à l'égard des autorités de la Rdc?

Pierre Mbandu Masiala: Il s'est passé une chose: les congolais viennent de vivre une illusion démocratique. Ils avaient cru naïvement que de la voie des élections allait sortir la République Démocratique du Congo de la décomposition et faillite avancée dans laquelle elle se trouve.Il se fait malheureusement que le consensus international vient de placer à la tête de ce pays les autorités qui ne correspondent pas aux aspirations légitimes du peuple.Les congolais de l'étranger plus éclairés que ceux qui sont restés au pays puisqu'ils sont bien informés .

Ici en Europe, les informations circulent y compris sur le pays. Voyant que les aspirations du peuple ne peuvent pas être satisfaites de manière adéquate;connaissant la nature du pouvoir en place au Congo-kinshasa,les Congolais de la diaspora développent une culture de défiance et de résistance à l'égard de la prétendue communauté internationale mais aussi à l'égard des détenteurs du pouvoir du momentparce qu'ils le cosidèrent comme un pouvoir usurpé. Il est fort malheureux que le consensus international a entretenu un simulacre d'élections. Nous sommes entrain de cheminer inexorablement vers une insurrection électorale. Les gens ont oubliés que la dépossession électorale est un facteur aggravant du désinterêt ultérieurement des urnes. Que vaut encore un bulletin de vote au pouvoir si aléatoire, incertain voire fallacieux aux yeux de la population congolaise?

Réveil FM International: Madame Colette Tshomba, la vice ministre des congolais de la diaspora vient d'être agressée à Argenteuil dans la région parisienne , le premier ministre Antoine Gizenga a failli être lynché à Bruxelles où il séjourne pour les soins, notre Ambassade à Londres à été incendiée. Comment expliquez-vous ce cycle de violence?

PMM: la folie des hommes est quelque chose de moins maitrisable qui soit. Un ressort quand il est compressé, à un moment donné il va dans tout le sens. C'est la revolte. On ne peux pas traiter ceux qui se revoltent d'hooligans selon les dire de certains. Les congolais de la diaspora sont révoltés . Je n'excuse pas la violence dont ils ont fait montre mais je la comprends. Il faut comprendre la colère de ceux qui ont crus aux vertus de la démocratie et qui aujourd'hui se sentent abuser par les élections avec les tricheries que l'on sait. Nous avons un gouvernement des "Collabos" et je pese bien mes mots. Le cas de l'agression de Madame Colette Tshomba à Argenteuil est regrettable. Elle est membre d'un gouvernement qui a usé dernièrement de la violence d'Etat envers les paisibles citoyens de Bundu dia Kongo or le droit à la liberté de la parole et de manifester est inscrit dans la constitution de la troisième République. Plus de 500 morts sans regret ni mea culpa des auteurs de ce crime d'Etat, aucune sanction ni procédure judiciaire sérieuse pour établir les responsabilités.

Qui sème le vent recolte la tempête. La tempête de l'histoire commence à peine à se lever. La corruptibilité des uns et des autres a empêchée une évaluation fiable des responsabilités dans cette affaire.

Le nombrilisme caractériel du petit lettré congolais a fait que tout le monde est parti à la soupe. Pendant que le peuple attend beaucoup de l'intelligentia pour décliner les orientations républicaines permettant au pays de sortir de la misère, comme des lycaons, ils se partagent gloutonnement le gâteau de la République agonisante.Repus, ils prétendent qu'ils sont au service du peuple et de la justice.

Réveil FM International: Les autorités de Kinshasa sont légitimes ils proviennent des élections !

Pierre Mbandu Masiala: De quelle légitimité me parlez-vous ?. Lorsqu'on sait les tricheries qui ont entachées ces élections peut on encore parler de légitimité. Quand on veut parler de la démocratie on oublie souvent qu' elle va de paire avec les fortes notions de la souveraineté nationale. Chez nous , ce n'est pas le souverain primaire qui décide mais c'est plutôt la communauté internationale qui oriente.

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mardi 3 juillet 2007

Les Congolais de France mettent en place l'association 3RC : "Reconversion - Retraite - Retour au Congo".

Ecoutez l'interview d'Etienne Lopalo , président de l'association 3RC
  

L'immigration des congolais en France est toute recente. La majorité des congolais ex-zairois qui sont arrivés dans les années 80 avaient déjà une trentaine d'années or pour la securité sociale il faut cotiser plus de 40 ans. La problèmatique de retraite chez les congolais est cruciale . Pour avoir moins contribuer à la sécurité sociale, beaucoup d'entre eux risquent de se réveiller trop tard. Homme de défis, Mr Etienne Lopalo MBIYULA connu sous son petit nom d' "Eti Edan" vient de créer avec une équipe cosmopolite l'association 3RC afin de mobiliser et surtout conscientiser les congolais à leur retraite.

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lundi 6 août 2007

RDC: Les " Faiseurs de Paix" au Congo

La République Démocratique du Congo se trouve dans une situation non avouée de tutelle internationale. Le confrère du nouvel observateur, René Lefort, sur notre pays, avait titré son article du 24 juin 2006 "un protectorat international". Alors que l'Est de la Rdc connaît un regain de l'insécurité, le livre du belge Jean-Claude Willame est sans complaisance, ni envers les Nations unies,dont les velléités pacificatrices sont trop teintées d'intérêts divers pour être honnêtes; ni envers le monde politique congolais, qui fait trop souvent primer ses avantages individuels et immédiats sur l'intérêt général; ni pour les parrains occidentaux de la transition, Belgique en tête, dont les politiques sont dévoyés par les ego des uns et l'affairisme des autres.

L'auteur parle de 10 ans de guerre, plus de 3 millions des morts ( la majorité de statistiques parlent de 4 millions des morts). La République Démocratique du Congo est un pays devasté par des armées régulières et rebelles. Le Comité d'accompagnement de la transition (CIAT) composé des cinq pays membres permanents du conseil de sécurité, de la belgique, du canada, de l'Afrique du sud, de l'Angola, du Gabon, de la zambie, de l'Union européenne, de l'Union africaine,tirant sa base juridique de l'Accord global et inclusif signé par toutes les parties en conflit le 17 décembre 2002. le CIAT devrait soutenir le programme de la transition incluant notamment l'organisation d'élections dans un environnement sécurisé.

Mais le CIAT était une véritable instiution de la transition congolaise et s'était dotéd'un pouvoir d'influence , voire d'injonction considérable. Héritier des Accords de Lusaka conclus en 1999, le CIAT est responsable de dysfonctionnement dans le rétablissement de la paix et de la sécurité en RDC.

Pour Jean paul Willame, il est tout à fait inhabituel de conditionner le retrait de troupes étrangères- qui se trouvent dans un pays où ils sont considérés comme des agresseurs- à un règlement politique intérieur, qui devait prendre la forme d'un dialogue entre toutes les parties congolaises. La communauté internationale voulait que les congolais trouvent un accord politique entre eux avant que les troupes du Rwanda et de l'Ouganda soient obligées de se retirer. On peut imputer aux " grands chefs blancs" la responsabilité partielle de plusieurs "brouillages" apparus tout au long de la période dite de transition.

Le premier est le chevauchement, dans le système politique de la transition, de la ligne de démarcation entre le sphère du système politique et celle de la socièté civile,cette dernière faisant une entrée remarquée dans le système de pouvoir congolais, ce qui ne manqua pas d'entrainer une crise dans cette socièté civile.

Le second chevauchement fut l'instauration d'un système politique où il n'y avait plus ni opposition ni majorité: pas une démocratie politique mais un système " inclusif" où tout le monde est partie prenante du pouvoir - le système 1+4. Certains parrains du Congo iront jusqu'à prôner une prolongation de cette expérience d'un gouvernement post-transition qui soit lui aussi "inclusif" , sous le label de "large union nationale".

Ce brouillage devrait entrainer une paralysie institutionnelle, chaque composante du pouvoir neutralisant l'une l'autre. La quasi- imposition par les faiseurs de la paix d'une architecture institutionnelle post- transitoire d'où tout risque de présidentialisme deveait être exclu, alors que le présidentialisme demeurait de mise dans les pays voisins.

L'organisation, elle aussi quasi imposée, d'un processus électoral lui aussi "inclusif" dans un paysage politique totalement éclaté-plus de 300 partis politiques, 33 candidats-présidents de la République- laissa trop apparaîtreque le processus étant avant tout conditionné, voire déterminé par l'extérieur.

Les faiseurs de paix échouèrent de l'inclusion dans le système électoral d'un parti politique historique, l'udps du vieux leader Etienne Tshisekedi. La mise sous tutelle de la République Démocratique du Congo n'a donc pas été productive. La tenue d'élections libres, démocratiques et transparentes" n' a pas garantie des lendemains qui chantent aux congolais. Jean-Claude Willame met en exergue trois faiseurs de paix: louis Michel, Joseph Kabila et les Nations unies.

L'omniprésent commissaire européen Louis Michel

IL a le mérite d'avoir remis le congo à l'agenda international et il a appuyé le processus de paix. Sauf par esprit paternaliste pour certains,teinté du colonialisme pour d'autres: Louis Michel a fait de la République Démocratique du Congo son "affaire personnelle" au point d'entrer en conflit ouvert avec l'intelligentia congolaise, ainsi que d'autres intervenants. La presse progressiste congolaise à plusieurs reprises n'a pas hésité de tirer à boulets rouges sur le commissaire européen, le belge Louis Michel. Accusé d'être "un Léopold II qui voudrait faire de la RDC un protectorat au profit des requins étrangers", "de rouler pour JK"," de faire rattrapper le temps perdu à la Wallonie en misant sur les richesses congolaise". Dans son traitement du dossier RDC pendant la transition, Louis Michel a commis plusieurs maladresses: ll a voulu par exemple imposer aux parlementaires congolais d'opter pour les listes bloquées pour les élections. Quelques semaines avant le premier tour des élections présidentielles, au cours d'une émission télévisée, il déclara que" l'actuel président Joseph Kabila était une chance que le Congo devait saisir". Louis Michel intervenait à tout propos sur la RDC dans une matière comme les élections qui regardait avant tout les congolais eux-mêmes. N'oublions pas que c'est une socièté belge qui a remporté le plus gros marché dans la fabrication des kits électoraux.

Joseph Kabila

En prenant la sucession de son père assassiné en 2001, Joseph Kabila a reussi à changer l'échancier de la communauté internationale. D'apès l'auteur , JK aurait fait beaucoup des concessions, il aurait ouvert les voies du dialogue intercongolais. Il aurait réussi à obtenir le départ des troupes étrangères et c'est sous Kabila que la transition s'est mise en place qui nous mena aux élections.

La Monuc

Lancée en août 1999, la Mission de l'Organisation des Nations unies au Congo est désormais la doyenne des opérations de mainien de la paix en Afrique sub-saharienne. En sept ans d'existence, la Monuc est passée d'une miniscule mission d'observation -90 militaires chargés de surveiller le cessez-le feu-au plus grand déploiement de casques bleus existant aujourd'hui sur la planète.17.000 en 2007 et la réduction de ses brigades ne dervat commencer que lorsque des progès importants auront été enregistrés dans la restauration de l'autorité de l'Etat, particulièrement en Ituri, dans les kivus et au Katanga. Chez beaucoup d'observateurs , l'image de la Monuc détestable, il ya quelques années, s'est fortement appréciée. Sa réputation auprès de la population qui souffre encore les affres de la guerre est mitigée. Et les perspectives ne sont guère rassurantes pour la RDC que l'on dit "trop riche" pour être en paix. L'ouvrage montre aussi que le schéma onusien clasique: instauration de la paix(peace making), maintien de la paix(peace keeping), auquel s'est ajoutée le renforcement de la paix ( peace enforcement), est théoriquement cohérent mais sa mise en oeuvre sur un terrain spécifique comme la RDC se revèle délicate.

On aurait souhaité que le livre nous parle du rôle qu'à jouer la Commission électorale Indépendante (CEI) et son président l'abbé Malu Malu dans la paix et les élections au Congo. Pourquoi, la commission Vérité et réconciliation n'a jamais fonctionnée?. Elle qui devrait permetre aux congolais de se réconcilier entre eux, après la reconnaissance des faits des uns et autres. Pourquoi les seigneurs de guerre ont été sécurisé par la Monuc alors que la population qui a légitimée les élections, a été abandonner à elle-même?. Les enfants soldats, qui ne sont pas seulement des victimes de guerre-recrutés de force et initiés à la terreur et violence- mais des acteurs, faut-il continuer à les considerer comme " les cadets sociaux"?. C'est sous la barbe des "faiseurs de paix" que les violences et les atteintes aux droits humains ont été bafoués voir fouler aux pieds.

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vendredi 20 juillet 2007

RDC: Pasteur Gilbert SUKU MOLIMO : " L'Evangile est une puissance qui libère, cette libération est entière pour l'homme y compris pour son vécu social "

Arrivé en France vers la fin des années soixante dix, le Pasteur-Evangéliste Gilbert SUKU MOLIMO est parmi les premiers serviteurs de Dieu Congolais qui ont fait un travail pionnier d'évangélisation des africains de Paris. Chose pas facile surtout que les africains qui vivent dans un pays dévéloppé, matérialiste n'ont souvent pas une conception respectueuse de la "religion". Vivre sa foi tout en respectant celle des autres n'est pas évident lorsqu'on sait que tout peut se regler par la carte bleu de crédit apostrophe Gilbert SUKU MOLIMO , qui est pasteur responsable de l'Eglise "la Grâce de l'Eternel " à Creil en Picardie dans le département de l'oise. Aujourd'hui, le pasteur Gilbert SUKU MOLIMO et son église s'impliquent sur toutes les grandes campagnes d'évangélisation. Sa participation dans le comité pastoral de l'organisation pour la venue en France de deux évangélistes américains,Dr. T.L OSborn en août 2006 et Benny Hinn à Cergy; sont révélateur de l'implication des pasteurs congolais des Eglises de Réveil de la région parisienne. En France,on retrouve les pasteurs congolais dans les Eglises historiques: Eglise Réformée, luthérienne, Baptiste...Les pasteurs Congolais sont pionniers dans l'implantation des Eglises de Réveil dans les cités où les communautés musulmanes sont imposantes. On retrouve la férvente communauté chrétienne congolaise dans toutes les Eglises de France. Il n'est pas rare de retrouver dans un coin de France une chorale française qui chante les cantiques en lingala.

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jeudi 5 juillet 2007

RDC: Médias Congolais, attention ...aux Prédateurs et Zélateurs

Freddy Mulongo et Vital Kamerhé, l'actuel Président de l'Assemblée Nationale aura été un ministre de l'information, presse et communication non conflictuel. Photo Réveil FM International, Kokolo archives

Que serait le monde, sans journalistes?. Que serait l'Afrique sans journalistes?. Que serait la République Démocratique du Congo sans radioteurs et journalistes? . Les professionnels des médias congolais doivent demeurer vigilants pour ne pas brader " le pluralisme et la diversité médiatique" acquis au prix fort dans la lutte et le sang, les tortures, emprisonnements et assassinats organisés.

Dans deux ans si l'on respecte la constistution de la troisième République votée par la majorité des congolais hormis ceux de la diaspora nous passerons de 11 à 26 provinces, il est important que chaque province ait ses médias et que le féréralisme voulu ne débute pas par un chapeau de roue. La pensée unique n'a plus sa raison d'être. Toute vellieté de formater les journalistes et médias congolais sera combattu.

Dans les pays développés notamment les Usa, le Royaume uni... et autres, ils n'ont pas un "Ministère d'information", ministère chargé de regenter les journalistes et les médias.Cela est déjà regler par leur constitution qui encourage la liberté d'expression.

La loi FOIA par exemple aux Etats-Unis permet aux journalistes américains d'accèder à toutes les informations il suffit d'en faire la demande et de payer les frais de photocopies. La déclaration du Ministre de l'information, presse et Communication de la RDC, Toussant TSHILOMBO SENG, lors de la fête de son 45eme anniversaire est très inquiétant: " La République Démocratique du Congo n'a pas besoin des médias quantitatifs mais qualificatifs.. les médias qui n'auront pas payés les taxes seront cryptés".

Un tel discours teinté du sakombisme est une menace contre le pluralisme et la diversité médiatique ambiants. Mr.Toussaint TSHILOMBO SENG qui revient d'un long exil en France après y avoir vecu comme "Monsieur tout le monde"devrait se souvenir que le pluralisme médiatique ne tue pas la démocratie mais bien au contraire la renforce en respectant la diversité. Il a parfaitement raison lorsqu'il constate que son Ministère est une coquille vide car toutes ses préorogratives ont été ursupées par la monstreuse Haute Autorité des Médias (HAM).

Durant la transition qui a duré trois années au lieu de deux prévues, la Haute Autorité des Médias a fonctionnée comme si le Ministère de l'information,presse et communication n' existait pas ,feignant de l'ignorer, créant des "conflits factices" par ruse et fourberie développant le complexe de victimisation aux près de ses bailleurs: Institut Panos Paris , Gret et tous ceux qui étaient soutenus par l'Union européenne pour mieux orchestrer la diabolisation d'Henri Mova SAKANY, ministre de l'information, presse et communication de l'époque.

L' Institut Panos Paris , le Gret recevant leur financement de l'Union européenne(UE) avaient tout intérêt de défendre la HAM,une instutition qui au départ devrait être d'appui à la démocratie qui par son fonctionnement autocratique est devenue prédatrice de la liberté d'expression durant les trois années de la transition. La HAM continue à sevir même aujourd'hui.

Grâce au financement de l'UE, les intermédiaires: Panos et Gret ont appliqués "la politique du silence" complice face aux dérives didactoriales de la HAM. Leur complicité n'avait qu'un seul objectif tirer les marrons du feu.

D'où des rapports fallacieux envoyés à Bruxelles et Paris ainsi qu' auprès d'autres organismes: " En Rdc, l'Union nationale de la presse congolaise(Unpc) ne fonctionne pas , l'Omec est inexistant... son président est inactif, les radios communautaires sont des médias sans papiers... Il n'ya que la HAM qui fonctionne...".

Ce qui a pour conséquence un encouragement des décisions fantaisistes et alambiquées de la HAM sur les journalistes et les médias Congolais. Nul part au monde sauf peut-être dans les Etats fascistes et totalitaires: on s'est permis de convoquer les journalistes pour les obliger à signer " un contrat de bonne conduite " devant les ambassadeurs accrédités dans notre pays, fut ce t-il pour sauver les élections.

La HAM se permît de le faire .

Nul part au monde l'instance de régulation, même inféodée au pouvoir en place, ne peut suspendre un journaliste, le média qui l'emploi et son invité en pleine émission.

Nous signalons tristement le cas d'atteinte à la liberté d'expression relative aux cas de Gabriel Mokia, Christian Badibangi, jean claude Mvuemba et autres puisque leur dire n'étaient pas conforme aux desiderata des détenteurs du pouvoir de qui Modeste MUTINGA avait reçu mandat de formater l'intelligence journalistique en rapport à leurs objectifs.

La HAM s'est permis de le faire.Il est parfois étonnant de constater que " les faux rapports de la HAM et de ses alliés " ont atteint leur but.

Pour certains esprits tortueux et nébuleux:"La HAM était un mal nécessaire pour votre pays".nous disent-ils. Comment comprendre que ceux là qui sont les chantres et défenseurs de la liberté d'expression peuvent cautionner des pratiques aussi liberticides?

En conséquence il nous faut aujourd'hui retablir la vérité comme le revèle une citation bantoue qui dit que "la vérité a pour propension d'arriver par les escaliers alors que le mensonge prend l'ascenseur".

Pas facile d'être Ministre de l'info au Congo démocratique

Le ministre Kikaya Bin Karubi a osé restituer les médias privés "congolisés" par son prédécésseur Dominique Sakombi Inongo.

Depuis la chute de Mobutu et l'entrée de l'Afdl, il n'est pas facile d'être Ministre de l'information, presse et communication.Sakombi Inongo, "créateur des dieux" aura marqué d'une manière indélebile ce ministère. Passant du Mobustisme au Kabilisme sans transition en 2001 après avoir suspendu abusivement 6 stations de radios et 4 chaines de Télévisions , Sakombi ira jusqu'à "congoliser " les chaines privées appartenant aux particuliers pour mieux prouver son zèle au pouvoir. Chaque ministre a marqué par son passage d'une manière ou d'autre: Raphael Ghenda avait renouveller les équipement de la Rtnc, Didier Mumengi avait accepté que les délegués de reporters sans frontières viennent à Kinshasa malgré le musellement et les arrestations arbitraires dont été victime les journalistes le cas du regretté Freddy Loseke est patent, Kikaya bin Karubi aura tout de même le mérite de décongoliser les médias " Congoliser" par son encombrant prédecesseur: Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo.

Seul Vital Kamerhé , l'actuel Président du Parlement Congolais a eu des rapports fructueux non conflictuels avec les journalistes et les médias.Les ministres ont toujours voulu que la presse et les médias soient malléables à souhait, que les journalistes soient les thuriferaires du " pouvoir".

L'indépendance des journalistes n'est pas respecter. Les journalistes n'ont pas accès aux sources de l'information. Les journalistes sont interpellés comme des vulgaires citoyens à chaue fois on leur rétorque qu'ils faillissent à la déontologie et d'ethique de leur métier.D'où une multitude de formations sur ce thème.

Le pouvoir féodal et l'autoritarisme de Modeste MUTINGA, Président de la HAM

Aucun pays en développement en Afrique ne peut prétendre aujourd'hui que l'instance de régulation a pour vocation de ne pas mettre en péril la liberté d'expression ni d'assurer le parfait fonctionnement de la démocratie naissante.La République Démocratique du congo en la matière n'est pas une réference.Les mêmes causes reproduisent toujours les mêmes effets.Même la bêtise, on la fait mal. Etre le singe de l'autre n'est pas facile.

La démonstration flagrante de ce que nous affirmons peut être etayée par des exemples vecus lors de la conférence nationale souveraine (CNS), partout ailleurs elles ont marché, sauf chez nous. La notion de pouvoir, sa lecture , sa compréhension chez une partie de l'intelligensia congolaise sont empreintes d'un caractère "féodal".

La féodalité ayant pour faculté dans l'existence sociétale de génèrer le rapport "Dominant- Dominé" et non pas citoyen ni républicain.Les Bantous disent:"Un chef qui crie pour se faire entendre ce qu'il lui manque quelque chose".

L'autoritarisme affichait par certains hauts fonctionnaires en République Démocratique du Congo est le signe patent du complexe les habitant.Il est révélateur du déficit argumentaire du détenteur de la petite parcelle du pouvoir face a son contradicteur. La culture de l'excellence a pour terroir le choc des idées.N'est pas chef ni autorité celui qui use des stragèmes liberticides, qui étouffe " les vérités" des autres; car personne n'a de science infuse. L' abus de pouvoir est la concaténation d'une conception dégénèrative du pouvoir. Museller les autres devient ainsi facteur et vecteur d'affirmation de sa toute puissance, preuve de "Haute" autorité.

La Haute Autorité des Médias,Taureau et Pitbull

Après avoir présidé la fameuse "HAM", Modeste MUTINGA sans transition siège au Sénat pour le compte de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP).

La HAM s'était transformée en taureau donnant de coups de cornes à tous vents aux journalistes et médias.Chaque soir à la rtnc ainsi que sur les chaines privées Modeste MUTINGA, président de la HAM, qui ne sait pas "déléguer", lisait tout seul ses suspensions des journalistes et des médias, des acteurs politiques etc. Par manque de pédagogie et la volonté de personnaliser à outrance le pouvoir de cette institution, les suspensions étaient lues à la télévision sans au préalable avoir signifié les interessés. Un confrère avait appris sa suspension en écoutant la radio dans un taxi. La volonté de dominer voire d'écraser les journalistes était manifeste dans le chef de MUTINGA.Venant de la presse écrite sans aucune notion de l'audiovisuel, on aurait pensé dans l'esprit de la confrèrie que Modeste MUTINGA qui n'était plus "flic" depuis quelques années, serait l'artisan de la défense de la liberté de la presse dans notre pays.Erreur,l'ancien policier a retrouvé à la tête de la HAM ses anciens reflexes: les méthodes de flicages, les accusations des confrères auprès de services, les médisances, les accusations fortuites, la livraison des journalistes aux flics etc.

Sous son rire arquois, c'est un pitbull tueur qui s'y est caché. La marche pacifique du 30 juin 2005 de l'Udps fut reprimé dans le sang , les journalistes de Raga TV qui diffusait en direct cette marche furent cueillis comme des fruits murs dans leur rédaction par les agents de l'Agence National des Renseignements(ANR) avec l'aval de Modeste MUTINGA.

Les caméras furent confisquées, les confrères qui étaient sur terrain furent interpellés leurs caméras et magnetophones arrachées , les bandes détruites. La HAM a toujours fonctionnée non pas comme l'organe de régulation mais comme la super structure des médias qui devraient regenter et brimer les indépendances éditoriales des journaux, radios et télés. Les status de la HAM ont été copié de l'instance de régulation du Benin saupoudré des articles copiés inexto du conseil supérieur de l'audiovisuel Français (CSA) sans tenir compte des évolutions démocratiques au Congo démocratique.

Malgré les réticenses et les corrections apportés aux statuts lors des ateliers de centre Bondeko à Limeté mais surtout de la rencontre dans la salle de conférence de l'agence congolaise de Presse (ACP) organisé par steve Matenga de l'Institut Panos Paris dont le référant juridique fut le batonier Mbuy Mbiyé qui mit en garde les professionnels de médias de ne pas accorder le plein pouvoir à une instance de régulation surtout en période de transition. Tous les articles amendés n'ont jamais été corrigés.

C'est le texte original de Panos tel que proposé aux professionnels des médias que Modeste MUTINGA lui-même déposa au bureau de l'Assemblée national qui fut adopté. Les sessions sur les statuts de la HAM , son réglement d'orde intérieur ne furent organisé par Panos que pour un faire valoir.

Nous ne fumes que le dindon de la farce des opérations boutiquer en avance, le destin des médias et des journalistes congolais étaient scellés dans un complot où toutes les voies discordantes devraient être étouffées. Tout en étant conscient de la supercherie,par ruse, fourberie et roublardise, la HAM s'est mis à se cacher derrière les articles dont elle savait non conforme à la vision d'une instance de régulation normale qui avaient été voter par des parlementaires venus pour la majorité des composantes et entités dont le seul mérite était: après avoir pris les armes et fait couler les sangs des innocents, il fallait partager les pouvoirs. Cette institution dite citoyenne voulu même percevoir de taxes aux près des médias.Fallait-il que les médias payent 50$ par organe à l'instance de régulation pour couvrir les élections?. Un média qui existe déjà devrait-il-encore payer pour justifier son existence et participer enfin aux élections?.

L'Institu Panos Paris , Le Gret ...complices de dérives didactoriales de la HAM

Souvenons-nous, avant le dialogue de Sun City, l'ong américain Ifes accompagnait déjà la République Démocratique du congo en renforcant les capacités de la société civile pour mieux piloter les institutions citoyennes.Le projet instance de régulation des médias a été préparé par Ifes avant d'être remis à Steve Matenga pour Panos .Depuis son installation en RDC en 2001, tous les représentants de L'Institut Panos Paris à Kinshasa sont de la même province, c'est-à-dire le sud kivu et de la même ville Bukavu:Mr. Baudoin Hamuli,Mr. Syeve Matenga etMme Aziza Banguele.

Cette dernière fut débauché de la Radio Mandeleo pour mieux servir les intérêt de Panos. Les autres provinces n'ont-ils pas une élite capable de piloter Panos sur notre sol.L' institut Panos Afrique de l'Ouest est bien dirigé Par Madame Diana Senghor dans une autonomie sans nom. et Panos afrique de l'Est également. Il n'ya que le Bureau de Kinshasa qui est directement piloté par le bureau de la rue mail à Paris.

Rien d'étonnant que la priorité soit accordé aux médias de L'Est.

Protester face à cette attitude c'est accepter la diabolisation avec toutes les conséquences. Avec l'argent qu'il reçoit de l'Union Européenne dont la majorité va à son fonctionnement notamment son bureau parisien,Panos Paris est très puissant et il peut écraser tout sur son passage en fomentant des coups et des entreloupes. Mais la liberté d'expression ne s'achète pas et la République Démocratique du Congo comme chaque Etat du monde mérite la démocratie et avoir peur des organismes intermédiaires qui ont pris l'habitude de vivre du développement sur notre dos est une attitude inacceptable.Comme l'Afrique de l'Ouest et Est, Panos RDC doit devenir indépendant quelque soit le prix à payer.

Pour Institut Panos Paris, le Gret et autres il ne fallait surtout pas critiquer la HAM car leur financement en dépendaient conséquence la HAM est devenue "Prédratrice de la liberté d'expression" encourager par ces organismes non gouvernementaux qui stipulent dans leurs statuts qu'ils prônent la liberté d'expression et le pluralisme médiatique, principes qu'ils étouffent et foulent aux pieds en République démocratique du Congo.

Il est étonnant que la HAM occupe aujourd'hui les bureaux de la tour de" la voix du peuple" alors que durant la transition elle a toujours prétendue que cette tour était envoutée.Personne ne peut se rejouir d'actes de vandalisme comme celle qu'a connue le siège de la HAM, mais pourquoi la HAM n'a jamais porter plainte contre ceux qui ont pillé son immeuble provisoire de l'avenue Sendwe?

Etait-il normal, que Mr. Primo Mukambilwa, 3eme vice -président et Mr Engulu, rapporteur tous de l'instance dirigeante de la HAM se présentent aux élections législatives?

Mr Engulu n'a même pas eu honte de protester contre les résultats de Bikoro dans la province de l'Equateur où il fut lamentablement battu.Juge et partie, Modeste MUTINGA , président de la HAM s'est octroyé deux licences radio et télé, il ne s'est pas empêcher de monter sa chaine de télévision :canal 5 et sa radio : radio 7 à kinshasa.

On nous dit qu'il est en partenariat avec les belges et les allemands pour ces médias, qui sont ces belges et allemands? Considérant l'instance de régulation comme un bon tremplin, il siège aujourd'hui Sénat comme rapporteur pour le compte de l'alliance de la Majorité présidentielle (AMP).

Chacun dans dans vie est libre de faire ses choix.

Quel deal Modeste MUTINGA avait-il concocté avec les autorités sur les dos des journalistes. Certes le Sénat Congolais est rempli de tous ceux qui avaient échoués aux élections directes.Le fait d'avoir acheter sa place de la manière dont on sait peut on se cacher derrière les députés provinciaux?

Peut-on aujourd'hui affirmer sans peur de se tromper que les décisions prises par la HAM lorsque Modeste MUTINGA était président, que Ces décisions étaient impartialles, équitables sans parti pris, comme le voulait les statuts de l'instance de régulation?.Certes le journal du citoyen avait bien marché grâce à la diversité des journalistes qui y ecrivaient. Mais la HAM a été incapable d'organiser le débat électoral entre les deux candidats arrivés en lisse au premier tour des élections présidentielles.

Les débats de 33 candidats présidentiables furent une telle mascarade que les poids lourds boycottèrent ces débats où les questions étaient écrits d' avance par HAM, remis aux candidats et aux jeunes journalistes, alors même que la profession ne manque pas de vieux professionnels expérimentés.

Quant au cabinet de Modeste MUTINGA, il était rempli de ses neveux , nièces, beaux-frères.. etc. Cette attitude tribale affichée au grand jour n' a jamais posée problème à ceux qui considéraient la HAM comme" la prunelle de leur yeux et leur poule aux yeux d'or". Un autre exemple d'attitude ambigue de Modeste MUTINGA:accompagné par le professeur Tombé son conseiller à Kigali au Rwanda pour l'interview de Kagamé et son équipe , tous les journalistes ainsi que le conseiller de la HAM ont été interpeller par les agents de l'ANR à leur arrivés à Goma en complicité avec MUTINGA lui-même. C'est comme ça que le professeur Tombé perdra son poste à la HAM et entant que membre de famille il sera parachuté à la maison des élections.

Lorsqu'on est raciste et xénophobe c'est qui est le cas de Serge Bailly du Gret on ne quitte pas son pays. Pourquoi les journalistes congolais n'ont-ils pas le droit de critiquer la politique belge de la République Démocratique du Congo?. Belge travaillant pour un organisme français le xénophobe serge Bailly se croit tout permis en RDC,ses attitudes et comportements "leopoldiens" qui frisent le néocolonialisme laissent pantois tout esprit épris de liberté: menaces des journalistes qui écrivent contre la Belgique , intimidations de tous genres " je vais vous couper mes subventions..".

Lorsque dans son propre pays la Belgique son ong "Résistances et Médias" est en faillite et qu'on a la chance de fouler le sol de la République Démocratique du Congo.Pourquoi ailleurs le racisme est un délit pas chez nous?. Est-il normal d'oublier d'où l'on vient pour afficher ostentatoirement des élans néocolonialistes en R épublique Démocratique du Congo. Le Congo de tintin n'est pas le Congo actuel.

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dimanche 12 août 2007

Sans transports, la RDC ne vaut pas ....

Le train congolais

Henry Morton Stanley s'adressait ainsi au roi Léopold II: " Sans le chemin de fer le Congo ne vaut pas un penny ". Ce qui manque à la République Démocratique du Congo, pays aux dimensions d'un continent, ce sont les transports de masse. Kinshasa, la capitale de 8 millions d'habitants manque cruellemnt de transports publics. Dans la majorité de grands centres urbains provinciaux, ces sont les "toléka", vélos taxis et motos qui font l'affaire. Les antonov 26, 28 et 32, véritables cercueils volants polluent le ciel congolais. Les crash ne sont plus à compter. Quand aux trains s'ils ne sont pas en retard, ils déraillent une ou deux fois par semaine...

Bourlingueur, j'ai pris souvent l'avion pour sillonner la République démocratique du Congo.. Mais rien n'est plus risquant de prendre les antonov qui polluent le ciel congolais. Appareils vétustes aux cargaisons douteuses. Ces vieux coucous surchargés qui gagnent l'intérieur du pays et livrent habituellemnt du fuel, de la bière et des produits alimentaires, notamment les poissons chinchards surnommé " Thomsons" par les congolais. Les vols passagers - semi cargo sont fréquents. Parmi les destinations à risque: Tshikapa dans le sud du Kasaï Occidental. Les avions partent de Kinshasa sur-booké et rentrent souvent vides. Un avion ou plusieurs avions attérissent toutes les heures à Tshikapa. Et c'est à l'aéroport que les passagers achètent leurs billets pour la capitale. Rien d'étonnant qu'il y ait autant des crach au congo-démocratique, dans une période de moins de deux ans , nous en avons répértorié quelques uns: Convair 58 affreté par la compagnie peace airlines compagnie (PAC) qui avait décollé le jeudi 27 avril 2006 vers 7h30 GMT de Goma s'était écrasé sur la piste de l'aédrome d'Amisi à 400 km de Goma; juin 2006,un antonov 28 de la compagnie Air Traset s'écrase près de Bukavu: 17 morts; 8 juillet 2006, un cargo-Antonov de Mango airlines se crashe près de Goma; l'Antonov de Malila- Airlift s'était écrasé à Bandundu ville, Karibu Airways à Kamina, un député de la transition trouva la mort le 21,06, 2007; l'Antonov d'air Kasaï à Boende dans l'Equateur...

Clandestins ou irréguliers ?

Mettre le drapeau en berne, décreter un deuil national de trois jours, c'est très louable de la part du gouvernement congolais. Mais , on aura tout du même, tout entendu avec le déraillement du train de Kakenge dans le Kasaï Occidental. " Les morts voyageaient clandestinement sur les toits des wagons ou entre les wagons de marchandises lorsque l'accident est survenu". " Ce sont les sacs de maïs qui ont favorisé les décès de plusieurs clandestins". Peut- on "Kabayïder" ou faire le "Kambelembele" sur les toits des wagons sans être vu et demeurer un clandestin?. Peut-on être un clandestin dans son propre pays?. On peut vogager d'une manière irrégulière sans toutefois être un clandestin, les voyageurs ont besoin des titres de transport et non pas des titres de séjours. Les expressions des autorités congolaises face au déraillement du train de la SNCC ont été parfois décoiffantes. Les agents de la SNCC, qui sont impayés depuis 28 mois, s'arrangent toujours pour percevoir quelques sommes d'argents auprès des "Damnés" congolais, ceux qui n'ont rien et sont encore dépouillés. Les images de la calamité sont insoutenables: les cadavres jonchés par terre recouverts à peine des pagnes de leurs proches. Qu'à-ton fait des cadavres?. Ont-ils été identifiés et remis à leur famille?. Les irréguliers sans papiers ont-ils été enterrer dans les fosses communes? Quel est le nombre exacte des morts 100, 120,160 ou plus? . Les congolais ont droit de savoir. A l'hopital de référence de Kalenge, les blessés sont allongés sur les lits métallurgiques sans matelats, soit sur les nattes. Nous demeurons très sceptique pour la suite du traitement de la situation des accidentés de kalengé. Car face aux différentes catastrophes qui ont touchés la République Démocratique du Congo,depuis une dizaine d'années, les autorités congolaises ont pris l' habitude de s'exprimer, avec des phrases pompeuses, ronflantes et d'une manière tonitruante mais hélas les enquêtes n'aboutissent jamais. Souvenons-nous !!!

Les aspirés du ciel !!!

C'était le 8 mai 2003, à 19h30, un Illiouchine 76, immatriculé UL76/UR-UCR apparenant à la société nationale ukrainienne de transport aérien - Ukrainskaya Aviatransportnaya Kompaniya- affreté par les Forces Armées Congolaises décollait de l'aéroport international de N'djili à destination de Lubumbashi situé à 2000 km de la capitale, au sud-est du pays. Abord de cet avion russe, des Policiers d'Intervention Rapide (PIR) qui réjoignaient leur poste d'affectation, beaucoup de civils qui attendaient un vol depuis plusieurs semaines. Au total plus de 200 personnes, mais aussi un camion militaire, des uniformes, des munitions, et du ravitaillemnt. Le survol de la province du Kasaï se déroula dans des conditions métereologiques pas facile tout à coup, le Illiouchine qui croisait déjà à plus de 2.200 m d'altitude, bascule à droite puis à gauche. On entendit un sifflement suivi d'une détonnation, la porte ventrale s'est ouvert. Panique à bord, le pilote demande aux passagers de rejoindre l'avant de l'appareil separé de l'arrière par le camion militaire. L'appel d'air crée par le trou béant va aspirer les passagers, dont certains auront les membres arrachés. D'autres s'accrocheront aux filets qui fixent les caisses de munitions ou aux cordes qui pendent aux parois de l'avion. Pas plus on ne saura le nombre de passagers du départ, on ne saura non plus exactement combien de passagers manqueront à l'appel lorsque le Iliouchine 76 attérira à N'dlili ayant fait un demi tour. 4 ans àprès, l'enquête annoncée n'a jamais aboutie.

Le crash du marché type Ka

Le 8 janvier 1996, un antonov 32 avait raté son décollage à l'aédrome de N'dolo et avait dévasté le marché type Ka. Bilan 300 morts et 200 blessés. Officiellement l'avion russe ne transportait que 2700 kilos de fret: huiles, farines, poissons,tissus...Mais les premiers élements d'enquête revelèrent qu'il y avait bien davantage que cela à bord. Sans compter quelques passagers no déclarés, morts carbonisés lors du crash. L'avion ne se rendait pas à Kahemba dans le Bandundu, comme le prévoyait le plan du vol. Il devait effectuer en réalité un transport " sensible" vers l'Angola. Les blessés qui ont survécus au crash n'ont jamais été accompagné ni indemnisés par les autorités congolaises. La compagnie qui avait affreté l'avion n'a jamais été inquiété. Beaucoup des rescapés qui ont été à charge de leur famille sont déjà décédés.

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jeudi 23 août 2007

Les infos de proximité diffusées sur Réveil FM

Radio citoyenne de proximité, Réveil FM a pour slogan " La Radio qui vous écoute !". Implantée à Kinshasa depuis 1999, elle donne la parole à tous ceux qui ne peuvent s'exprimer ailleurs. Elle privilégie ceux qui vivent et subissent les évenements non pas seulement ceux qui sont les acteurs. Ces informations que nous vous proposont ont été diffusée sur la première radio associative et communautaire de kinshasa le lundi 20 août 2007. Les infos de proximité ont été supervisée par Jean Paul Ilopi Bokanga sous la coordination de Ricky Mapama dont les rédacteurs sont : Fiston Kazadi, Patrice Moyi et Dibril Yongo.

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jeudi 20 septembre 2007

Afrik en Ondes, une réussite !

le concept "Afrik en Ondes" vient de nous, le nom de cette radio panafricaine vient de nous , nous avons coordonné sa réalisation à la fête de l'huma du 14 au 16 septembre. La grande réussite vient de la societé civile africaine de Paris et l'ile de france à travers le collectif de plusieurs associations panafricaines qui a porté ce projet et tenu à sa concrétisation. Les experts africains ont planché sur son fonctionnement participatif, son financement indépendant de tous les structures et organismes, ses paternaires...Les africains de la diaspora en France ont démontré leur volonté de travailler ensemble. Conscient que la dévise " diviser pour mieux régner" est néfaste pour les africains et le continent. Cette dévise ne profite qu'à ceux qui la pratiquent. Pour l' "Afrik en Ondes" , tous ont regardé vers la même direction. La diaspora est la 6 ème région du monde, elle a un rôle prépondérant à jouer dans le destin de l'Afrique.

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lundi 27 août 2007

RDC: Le Zapping Démocratique !

Il arrive qu'un pays très riche, bien doté par la nature-eau à profusion, matières premières abondantes (y compris les plus précieuses et les plus recherchées), sites magnifiques-fasse vivre son peuple dans la pauvreté, ne connaisse que la déliquescence économique, cas de la République Démocratique du Congo. A l'inverse, un pays sans ressources et enclavé peut sans s'en sortir. Exemple: le Mali. Comme un homme ou une femme, un pays peut être doté par la nature et dilapider ses atouts; ou bien avoir peu d'atouts et en tirer le maximum. Mais, surtout, quels que soient ses atouts de départ un pays n'a de chance de réussir que s'il réunit pendant longtemps deux conditions: vivre en paix à l'intérieur et avec ses voisins; et être bien géré. Le musellement des acteurs politiques et des médias est un signe de non démocratie d'un pays.

Entrer en démocratie ne peut se ramener à faire trois pas hors de la dictature. C'est une doctrine différente. Entre les deux , il n'ya pas une différence de degré mais de nature; on ne change pas de pièce dans la maison , on change de maison et on détruit la première: on change de réligion politique. Le passage à la démocratie peut être l'oeuvre d'un homme ou d'une femme qui se donne cette conversion d'un pays et de sa classse politique comme projet: le roi Carlos d'Espagne, par exemple, restera dans l'histoire comme le réalisateur principal du passage de son pays à la démocratie. Mais ce passage résulte plus souvent de la conjonction entre un climat extérieur favorable et le combat , à l'intérieur, d'une partie de la classe politique.

La " Mutingasation " de Moïse Katumbi inquiète !

L'ex-président de la Haute Autorité des Médias, Modeste Mutinga aura excellé durant les trois années de la transition dans le musellement des acteurs politiques, des journalistes et des médias congolais. On aurait esperé que puisque son "deal" pour un poste après la transition avait réussi et qu'il a obtenu un maroquin au Sénat que ses méthodes étaient révolues. Mutinga continu à faire des émules dans le paysage audiovisuel congolais. Il est inquétant que Moïse Katumbi, champion toutes catégories, le légitime gouverneur de la province du Katanga soit musellé par la Rtnc et Digital congo. L'histoire de la République Démocratique du Congo est en perpétuel bégaiement. Craignant d'être musellé, chaque acteur politique a ses médias au Congo-kinshasa, le phénomène " chaque homme politique son média" a pris de l'ampleur début 2006, quelques mois seulemnt avant les élections dites " libres, démocratiques et transparentes ". Jean Pierre Bemba est responsable de radio liberté, Canal Congo télévision et Canal Kin; Madame Cathérine nzuzi wa Mbombo, la présidente du Mpr-fait privé a global tv et radio; Azarias Ruberwa, président du RCD, et l'un des quatre vice- président de la République durant la transition est responsable d'Africa Tv et radio; Charles Okoto, le Ministre des Affaires étrangères de Mzée Laurent Désiré Kabila, Horizon 33; Roger Lumbala accusé de malversations, il fut remplacé au gouvernement par sa propre femme au ministère de l'économie extérieur, lisanga tv et radio; Mirador tv et radio du député ladi Luya ( groupe le palmares); Digital Tv, montée par un croate, Nicolas Vazonne, est proche de joseph Kabila via sa soeur jumelle; Rtg@ appartient au député Puis Mwabilu (groupe l'avenir ). Décriée par les professionnels des médias qui travaillent dans ces médias d'opinion. Les journalistes et animateurs deviennent les thuriféraires des acteurs politiques -propriétaires. Ce qui est dangéreux pour la démocratie. Soutenu par l'Union éuropéenne , Institut Panos et le Gret, Modeste Mutinga, en plein exercise de sa présidence de la Haute Autorité des Médias (HAM), va monter ses propres médias: radio 7 et Canal 5. Habitué sans doute à museller les autres et craignant d'être lui-même soumis aux méthodes stalinniennes du musellement. Pourquoi la RTNC qui a pour label " la télévision du peuple" et pour slogan " l'Eglise au milieu du village" peut-elle frapper d'embargo médiatique Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga?. Celui-là même qui est sorti champion toutes catégories lors des élections législatives et provinciales en République Démocratique du Congo. Aucun député qui siège au parlement n'a égalé Moise Katumbi en nombre de voix électorales. Elu député , il a opté pour la térritoriale afin de mieux servir sa province. Le zapping démocratique ne date pas d'aujourd'hui, lors de la Conférence nationale souveraine (CNS) n'en pouvant plus des critiques de sa politique, le Maréchal Mobutu avait ordonné que le car de rétransmission de la RTNC quitte le Palais du peuple coupant le sifflet aux honorables et privant au peuple la possibilité de suivre en direct la conférence nationale dite souvéraine. Le zapping médiatique et démocratique aura atteint son apothéose avec les méthodes dignes de la Gestapo appliquées par Modeste Mutinga durant la transition. L'autoritarisme ditactorial de Modeste Mutinga n'aura d'égal que le totalirarisme d'un prédateur de la liberté d'expression. Depuis la défunte deuxième République mobutienne jusqu'aujourd'hui, l'Office Zairois de Radiodiffusion et Télévision (OZRT) qui est devenu la Radio et Télévision Nationale Congolaise (RTNC) n'a jamais été un média public mais plutôt un média étatique du pouvoir. La réalité est celle là, faire semblant de s'offusquer serait faire preuve de naiveté et d'un manque de réalisme. Il ya pas un mois des syndicalistes de la RTNC avaient été arreté puisqu'ils réclamaient leurs droits. Le diecteur de la RTNC, Kimpolongo, ne peut-il pas obstruer aux décisions du Ministre de la presse et information, Toussaint Tshilombo qui veut musellé Moise katumbi?. La dékatangasation du PPRD est-elle déjà en marche?

Le Katanga fait partie de la RDC

Le Katanga revendique le 40% de recettes fiscales dus aux provinces. Et Moïse Katumbi qui a été élu à l'unamité gouverneur du Katanga a bien raison car cela est inscrit dans la constitution votée par les congolais. Le Katanga passe pour la province de référence en Répulique Démocratique du Congo. Lubumbashi qui s'étend sur un plateau vallonné sur une superficie de 747 km2 est une ville très propre, moderne, dotée des infrastructures physiques importants. Lubumbashi est située à 114 km de Likasi, 306 Km de Kolwezi, 616 Km de Kamina et 2.916 Km de Kinshasa , la capitale. Ville cosmopolitaine, conviviale et pacifique, l'Unesco lui a décernée "le Prix Unesco Ville pour la paix 200-2001", distinction reservée à raison d'une seule par continent aux villes qui ont développé entre autres cette qualité et ont mis en pratique au quotidien les principes d'une culture de paix et de cohésion sociale parmi les femmes et les hommes de toutes les origines, de diverses nationalités et croyances. Avec Moïse Katumbi Chapwe à la tête de cette province, il ya une maximation des recettes fiscales, les katangais prennent à coeur l'amélioration de leur environnement par les travaux de salubrité publique, le gouvernorat a pris les mesures d'interdiction d'exportation des minerais bruts; il ya un net appui à la Regideso et la Snel pour la desserte en eau potable et électricité aux lushois puis à tous les katangais; Les routes sont en pleine constructions. La RTNC-Katanga , qui fonctionnait avec un matériel vétuste confisqué sous Mobutu au près des pères Salasiens du collège Imara, vient d'être dotée des équipements qui s'élevent à 500 mille dollars américains. Aucun gouverneur avant Moïse n'y avait pensé. Suite aux instructions de Kinshasa, le gouverneur est frappé d'embargo y compris à la RTNC- Katanga. Il vient d'implanter aussi à Lubumbashi Nyota-tv. Le statut d'un homme d'Etat est toujours donné à ceux qui ont une vision claire pour leur peuple. Dommage que dans notre pays , les charlatans qui n'ont pas de vision veulent détourner l'attention du peuple. Etre riche est-il un crime?, aimer et servir son pays, des délits?. Mais où allons nous?.

La démocratie n'est pas la démocrature !

La démocratie est une finalité comme le développement. Pour y parvenir, il faut, c'est un truisme, en prendre le chemin et faire, dans la bonne direction, les premiers pas. La démocratie est aussi un apprentissage: comme de se tenir debout et de marcher pour un enfant, comme de nager ou de conduire une voiture; on hésite, on tombe, on coule ou on cale avant d'acquérir les automatismes de la fonction et de dominer ses règles...au point d'en faire une "seconde nature", de ne plus pouvoir oublier ni revenir en arrière. La démocratie, il faut la vouloir comme on veut le développement. Quand on est gouvernant, on devrait mettre un point d'honneur à faire parcourir à son peuple des pas décisifs vers la condition démocratique. C'est ce que Moïse Katumbi et son équipe essaye pour le Katanga. Car, il est aberrant par confort de pouvoir, un gouvernant refuse ce défi, et maintienne son peuple, décenie après décenie dans le sous-développement politique. Le Katanga a souvent été victime des charlatans et chantres qui n'ont jamais pensé à son développement bien qu'on ne peut parler de scandale géologique de la RDC en excluant le Katanga.

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mercredi 14 novembre 2007

RDC: Le " NON " n'est-il pas salutaire ?

Jésus et Hitler ont dit " Non ". Le premier à la haine et le second à l'amour. Seul le diable songerait à le faire courir dans la même catégorie. Il ya des " non " qui ne sont que des postures, des conforts ou des lâchetés. Il suffit de se mettre à l'écoute du discours dominant pour s'en convaincre: les lynchages à répétition, les bouffées de nihilisme de la bourgeoisie compradore, les défis lancés à des adversaires virtuels ou fantasmés, les assauts donnés à des ennemis déjà à terre, les hallalis et les aboiements, autant d'alibis gesticulatoires destinés à justifier l'acceptation de tout, y compris du pire. Sommes nous en tant que Congolais contraint d'accepter l'inacceptable sans aucune appréciation et récul de notre part. Inspirons -nous de ce qui se passe ailleurs, puisons nos forces dans notre histoire, prenons l'exemple de ceux qui à un moment ou à un autre de leur vie ont dit " Non " tout en connaissant au préalable ce que ce Non leur coûterait.

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samedi 1 septembre 2007

Musique Congolaise, la Cinquième génération est-elle une relève ou une révolution ?

Au moment où notre musique se vide de plus en plus de ses grands ténors, à l’instar de Grand Kallé, Dr Nico, Johnny Bokelo Isenge, Mujos, Kwamy Munshi, Lengi lenga, Djo Poster Mumbata, Pepe Kallé, Grand Maître Luambo Makiadi, Djo Mpoy, Ntesa Nzitani, Abeti Masikini, Mpongo Love, et récemment Madilu, une controverse se fait de plus en plus jour auprès des mélomanes autour l’avènement d’une nouvelle génération musicale congolaise. Depuis la nuit des temps, la musique congolaise dite moderne ou contemporaine a conquis les âmes de plusieurs mélomanes dès par la qualité et la variété innovatrice de sa prestation. Depuis les premiers précurseurs, les Wendo, Adou Elenga et autres Bowane, elle a étonné par sa fébrilité et sa nette volonté de ne pas dormir sur ses lauriers.

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jeudi 27 septembre 2007

RDC: Pourquoi l'aide de la Chine inquiète les Congolais ?

En 1973, Alain Peyrefitte a popularisé la phrase de Napoléon 1er " Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera ". Mao Zedong et le Parti communiste n'ont pas pu développer la Chine mais il lui ont donné l'unité et imposé, à partir de 1949, un gouvernement central. Sous leur régime, la science chinoise comme l'indienne a conquis la maitrise du nucléaire et de l'espace. "Notre territoire est vaste, notre population nombreuse, notre position géographique avantageuse...Il serait intolérable de ne pas nous hisser au premier rang des nations ", disait Mao Zedong vers la fin de sa vie.

La Chine compte 1,3 milliards d'habitants, soit un peu plus du cinquième de l'humanité. Elle est le deuxième pôle d'attractions mondiales des capitaux étrangers. La croissance y a augmenté de 136% depuis 1990. l'agriculture ne représente plus que 20% de la production, le secteur tertiaire est monté à 32%, le taux de l'épargne privée est évalué à plus de 40% du PNB et la production a quadruplé en vingt ans. Le commerce s'accroit de 15% par an, avec un excédent commercial de 16 milliards de dollars et des reserves en devises estimées à plus de 100 milliards. Le dernier grand pays communiste du monde reinvente ainsi le capitalisme d'Etat, sous l'autorité d'un parti Communiste qui ne représente guère aujourd'hui qu'une autorité administrative, dernier avatar de l'ancienne bureaucratie impériale.

Forte de près de 60 millions d'individus répartis dans 119 pays du globe, la diaspora chinoise offre un spectacle non moins suprenant. En Asie du sud-est, elle forme "un réseau de bambou" qui domine presque toute l'économie de la région. Son PNB, évalué à 2250 milliards de francs dépasse le PNB total du continent africain, et le montant de ses investissements excède celui des investissements des américains à l'étranger. On compte1,8 millions de chinois aux Etats-Unis. A Vancouver, troisième ville du Canada, le chinois est depuis 1996 plus parlé que l'anglais.

Pékin, ville immense !

Pékin est une gigantesque ville: 13 millions d'habitants selon certains observateurs, près de 16 millions de personnes y vivent. Pour se faire une idée de cette démesure: la principale artère de la ville , Jianguo Menwai, qui traverse en son milieu, fait plus de 40 kilomètres ! La place Tiananmen (où le mouvement des étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois fut réprimé le 4 juin 1989) ...44 hectares, la plus vaste de la planète. la cité interdite... 72 hectares, impossible de se marcher les uns sur les autres. Depuis le célèbre slogan de Deng Xiaoping" devenir riche et glorieux ", prononcé en 1984, nombre de chinois se sont engouffrés dans cette première brèche idéologique. liberté économique oui; démocratie , pas encore. Tandis que l'Union soviétique se désingrait par le haut, la chine maintenait ses structures politiques et, pour la forme, le dogme idéologique marxiste. Mais se lançait à corps perdu dans l'économie de marché et pratiquait dans ses régions côtières un capitalisme effréné. En 1992, la relance des réformes économiques a consommé la rupture définitive avec la période maoïste et consacre le règne de l'argent. Au pays du communisme, le capitalisme est désormais roi...le premier millionnaire chinois en dollars apparait en 1992. Une étude d'un cabinet de consultants étrangers en a dénombré plus de 250 000en 2004. Une très faible proportion de la population totale, mais un chiffre hallucinant dans l'absolu. Selon le Bureau des statistiques, 75 millions de personnesdispposent d'un revenupar ménage compris entre 900 et 4000 euros.Ils pourraient être 170 millions à l'horizon 2010. Cette classe moyenne bouleverse l'économie de la Chine. Le marché automobile chinois est devenu le troisième de la planète, derrière les Etats-Unis et le japon, devant l'Allemagne et la France. près de 5 millions de voitures ont été vendues à des particuliersdepuis 2000 contre 1 million entre 1995 et 1999. Depuis 1999, 30 millions de chinois ont eu recours à un emprunt bancaire pour acheter un logement. Un tiers des ménages urbains possèdent un ordinateur, contre 2,6% en 1997. Enfin, près de 30 millions de chinois se sont rendus à l'étranger en touristes, une progression de 20% par an depuis le début de 2000. les autorités chinoises ont instauré, en 1999, les deux semaines de congés payés, en plus de la période du nouvel an chinois. L'une à l'occasion de la fête nationale du 1 er octobre, l'autre pour le 1 er mai. une véritable industrie du tourisme intérieur s'est alors créée: pas moins de 60 millions de chinois profitent de ces goden weeks " semaines en or pour découvrir leur pays".

La coopération sino-africaine

Paternariat économique, appui aux projets de développement, relations diplomatiques...la coopération sino-africaine s'est fortement accrue à la fin des années 1990. En plus d'une décenie, la Chine est devenue un partenaire de premier plan pour l'Afrique, au grand dam des Européens et des américains. Le continent africain représente pour Pékin un triple enjeu:

1. La Chine veut sécuriser de manière durable son approvisionnement en matières premières, moteur de croissance chinoise. Ce qui explique que pékin investit dans des champs pétroliers jugés peu rentables par les majors occidentales, comme au Soudan, par exemple. Il n'est pas question pour la Chine de rentabilité immédiate, mais de garantir l'avenir.

2. L'Afrique constitue un nouveau marché pour les entreprises chinoises, un marché vital pour la poursuite de la croissance. Cette politique permet également d'obtenir des appuis diplomatiques non négligeables au sein des instances internationales, contribuant à asseoir le rang international de Pékin. Et toujours utiles quand il s'agira , lors de la réforme des Nations unies, d'empêcher le voisin japonais d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité...

3. Dans leur conquête du marché africain, les chinois jouissent d'un avantage par rapport à leurs concurrents occidentaux: leur politique de non -ingérence dans les affaires intérieures des pays du continent. Ainsi, les chinois constituent parfois une planche de salut aux régimes didactoriaux, sanguinaires en délicatesse avec les critères de bonne gouvernance. Les chinois jouent volontiers sur une relation win/win " gagnant/ganant " avec les partenaires africains et sur le fait qu'ils ne sont pas d'ex-colonisateurs.

Les congolais et la Chine

Même s'ils ne se mélagent pas avec les Congolais, la présence des Chinois est très discrète en République Démocratique du Congo. Ils vivent entre eux, mangent les produits venant de la Chine, se promènent en groupe... Mais leurs ouvrages demeurent imposants: le Palais du peuple construit sous Mobutu de 1975 à 1975. Lieu de culture, le Palais du peuple a été requisitionné par les parlementaires. Le Palais du peuple constitue la majeure partie de la dette estimée à 100 millions de dollars (2001) de la République Démocratique du Congo à la Chine, dont font partie le stade de Martyrs de kinshasa et la sucrière de lotokila dans la Province orientale. Le coût total a été de 42.300. 000 dollars qui fut offert à titre de don par le gouvernement chinois en 1983. L'hopital chinois de N'djili à proximité de Sainte therèse vient d'être remis aux autorités congolaises. Grâce aux vols réguliers de certaines compagnies aériennes Kenyans Airways, ethiopians, les commerçants congolais vont de plus en plus à Quanzhou en Chine. A kinshasa s'habiller en Quanzhou n'a d'autre signification que porter une marque de contrefaçon.

Ni veaux, ni moutons

Les Congolais ne sont pas des veaux ni des moutons. Ils ne sont pas des naifs comme on voudrait le croire. Tenez, le 12 septembre dernier, au Palais du Peuple, qui est le siège du Parlement et du Sénat, lors d'une conférence de presse Modeste Mutinga sénateur de l'Alliance Majorité Présidentielle (AMP) fustigait la campagne menée pour empêcher les investisseurs chinois d' oevraient dans le secteur minier de sa province le Kasai Occidental. Quelques jours après c'est-à-dire le 17 septembre, le gouvernement de Gizenga a signé un protocole d'accord avec la Chine d'une valeur de 8 milliards de dollars américains. Signalons qu'à la tête de la Haute Autorité des Médias, Modeste Mutinga à la manière de klaus Barbie n'avait pas hésité à livrer les confrères journalistes aux agents de l'Agence Nationale de Renseignement (ANR), écrire des rapports fallacieux à l' Union européenne et autres organismes internationaux pour salir et diviser la profession. Pourquoi Modeste Mutinga a-t-il crié si fort aux loups le 12 septembre dernier? En Janvier 2005, Modeste Mutinga était en Chine, pour le compte de qui ? de la HAM ? ou pour ses propres intêrets ? L'opinion reprouvait l'attitude du pouvoir chinois sur les journalistes. Dans son rapport 2005 , Reporters sans frontières, déclarait " avec 27 journalistes détenus, la Chine était , au 1 er janvier 2005, la plus grande prison du monde pour les professionnels de l'information", et Human Rights Watch accusait:" en particulier la Chine et la Russie d'être plus préoccupées par les contrats pétroliers et les ventes d'armes au régime soudanais, que par la survie des populations soudanaises ". Il n'existe pas de solidarité entre journaliste dans l'esprit et le fonctionnement de Modeste. Il n'ya que les interêts. Gare à ceux qui crient au loup alors qu'ils le sont eux même. Comme Nicodème, c'est la nuit que Modeste Mutinga est allé négocier son poste de sénateur à l'AMP.

Foulant aux pieds les principes de neutralité, equité et impartialité qui devait caracteriser la HAM, organe de régulation et institution citoyenne de la société civile. On sait aujourd'hui qu'en prenant les décisions et suspensions alambiquées contre les journalistes, les acteurs politiques et les médias,au nom de la HAM, Modeste Mutinga, devait exécuter son deal politique avec l'AMP. Et étant rapporteur du sénat pour l'AMP savait sans qu'un contrat de 8 milliards de dollars américains était en préparation entre le gouvernement et la Chine. Sans doute que ce contrat ignorait notre Kasai Occidental. L' "autoroute chinoise ", qui quitterait la Province Orientale jusqu'à Kasumbalesa dans le katanga à la frontière de la Zambie, prouve à dessein que les chinois visent en premier l'extradiction des matières premières congolaises hors du Congo. Que les institutions de Bretton woods fassent pressions sur les autorités congolaises pour avoir la copie du contrat avec les chinois, si la RDC n'a rien à cacher, elle doit néamoins sauvergarder sa souveraineté..

Et Après !

"Scandale géologique ", la République Démocratique du Congo doit d'abord compter sur ses propres ressources. La politique de la main tendue n'est pas porteuse. .. La Banque Mondiale a imposé à l'assemblée nationale non élue de la transition, la nomination de Paul Fortin à la tête de la Gecamines qui est une entreprise congolaise à vocation publique. Il est plus qu'urgent de résilier les contrats miniers léonins hérités de la guerre et de la transition pour redonner la souveraineté à la République Démocratique du Congo sur ses ressources naturelles. Les organisations de la société civile avaient publié un mémorandum dénonçant le contenu des partenariats miniers conclus par le gouvernement de transition avec des societés privées. Et dans le mémo, elles analysent les partenariats avec Kinross Forrest Ltd- maintenant propriété de katanga Mining ltd, Global Entreprises Corporate Ltd- maintenant propriété de Nikanor Plc- et de Consortium formé par Phelps Dodge Corp / tenke Mining Corp; Ces contrats portent sur une part importante des ressources minières du pays et l'engagent pour plusieurs décenies à venir. Une absence totale de transparence a entouré leur négociation et leur approbation.

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mardi 9 octobre 2007

RDC: Marilyn Yav, une Altesse Impériale engagée

Elle est une très belle jeune femme, elle fait partie de l'intelligentsia congolaise en France. Ses études d'architecture l'aurait conduis dans une grosse entreprise. Marilyn YAV, altesse impériale de la dynastie des Mwant-a-YHV de l'Empire Lunda a choisi de s'engager dans la vie caritative. Elle préside l'Etoile d'Afrique,une organisation sans but lucratif, caritative et culturelle . Elle nous a reçu dans son appartement d'un immeuble huppé entre Neuilly-sur-Seine et Levallois-Perret à proximité de l'ile de la jatte dans le département de Hauts-de-Seine.

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samedi 13 octobre 2007

Afrik en Ondes, les photos !

La fête de l'huma de cette année du 14 au 16 septembre dernier a mis à l'honneur l'Afrique. Quelques photos du stand Médias Africains au Village du monde depuis lequel Afrik en Ondes a couvert le continent. Les photos 1,2 et 8 sont de Caroline de la Fafrad et 3,4,5,6 et 7 de Louis Magloire Kemayou.

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vendredi 11 janvier 2008

" Chant de Mission " de John le Carré parmi les 10 livres préférés des Français en 2007

Les événements tragiques du Nord et Sud Kivu ne peuvent laisser insensible tout Congolais épris de paix et qui aime la République Démocratique du Congo. Au mois d'octobre dernier, nous vous proposions la lecture de " Chant de Mission " de John le Carré. Ce livre est parmi les 10 livres préférés des Français en 2007 d'après le Parisien n° 19692 du samedi 29 decembre dans la rubrique édition : " Nos livres préférés de l'année 2007 ". John le carré met en scène un huis clos mafieux, politico-financier sur une île perdue au large des côtes britanniques, une faction d'espions et d'industriels avides échaude une guerre privée au Congo-Kinshasa. Le pillage et l'exploitation des ressources de la République Démocratique du Congo est le nouveau cheval de bataille du grand romancier John le Carré.

La voix qui raconte allègrement le Chant de la mission est une voix qui dit: " Je " et parle au présent. Cette voix est celle d'un homme de 29 ans, un "zèbre", c'est-à-dire le fils naturel d'un ""boseux irlandais missionnaire catholique et d'une villageoise congolaise du Kivu. Cet homme s'appelle Bruno salvador, alias Salvo. Il est né dans un couvent où sa mère l'abandonna après avoir vécu " trois mois d'amour vache entre les mains des carmélites". Il a été élevé en Angleterre, dans un sanctuaire du Sacré-coeur, où un Frère Michael l'a initié à la sodomie et a exploité son "oreille de mainate " et sa " mémoire d'éléphant " en lui faisant apprendre le français et un grand nombre de langues africaines. A 29 ans, Salvo est une réussite de la Grande Bretagne multiculturelle: brillant interprète de swahili et d'autres langues moins connues quoique très répandues du Congo Oriental.Il est regulièrement sollicité par les grandes entreprises et des tribunaux, mais aussi par le Renseignement Britannique. Marié à une pénelope blanche riche et journaliste à succès, qui le trompe avec le redacteur en chef du journal, il couronne cette réussite en mettent ses talents de polyglotte africain au service discret de sa Majesté.

L'intrigue, complot contre la RDC !

Nous sommes en 1960. Patrice Lumumba, premier ministre du Congo Indépendant depuis quelques jours, veut mettre fin au "scandale géologique", et à l'exploitation étrangère de son sous-sol. L'Union Minière du Haut Katanga panique. Son homme de paille, Moïse tschombé, proclame l'indépendance de la province, Bruxelles la reconnaît et envoie des mercenaires pour la défendre. Le chaos et la mort déferlent sur le Congo. Un demi-siècle plus tard, ce congo où rien n'a changé sinon en pire est le la toile de fond du vingtième roman de John le Carré le Chant de Mission:" le Congo, risée de toute l'afrique, violé, pillé, ravagé, ruiné, corrompu,sanguinaire, dupé,ridiculisé,réputé surtout le continent pour son incompétence, sa corruption et son anarchie ". L'intrigue est celle d'un projet destiné " à apporter la démocratie et le développement au Congo Oriental". Un putsch doit permettre de s'appropier les richesses minières. Ce complot est fomenté par un syndicat anonyme qui regroupe à Londres des capitalistes, un conseiller de new labour, un ancien ministre africain et un lord incorruptible le tout sous l'oeil distant mais interessé des services secrets. Ce putsch pour reussir a besoin pour réussir, de l'alliance de seigneurs de guerre locaux, tous d'éthnies différentes et tous prêts à s'égorger. Tâche de Salvo, être l'interprête d'une réunion à huis clos destinée à mettre tout ce monde d'accord sous l'égide du " syndicat anonyme ". La cible de ce dernier n'est plus le Katanga, mais les deux Kivu, à la frontière Orientale, bourrés d'or,de diamants, de pétrole, de coltan - un minérai sans lequel, par exemple le téléphone portable n'existerait pas,de l'énigmatique Kamitugaïte, dont la teneur en uranium dépasse les 50%. Les mercenaires dont des vétérans angolais et sud-africains qualifiés des " meilleurs combattants du monde" vont " apporter la démocratie au Congo à coup de fusil, sans oublier l'appoint involontaire d'experts suisses en contrôle aérien, pour rendre leur pays à des gens misérables et opprimés en installant un gouvernement du Kivu unifié ". A sa tête, l'un de ces prédicateurs qui grâce à leur charisme et à grands coups d'exhortations divines vendent très cher une promesse de salut à des congolais qui ont perdu l'espoir en tout et en tous. Ses acolytes: les deux principaux chefs de guerre, ennemis jurés, et un homme d'affaire véreux, qui doivent faire la paix en échange de " leurs part des profits de cette grande entreprise".

John le Carré avec son vingtième roman parle de la République démocratique du congo aux mille ou deux mille morts par jour y compris le samedi et le dimanche. " Aujourd'hui, demain, et chaque jour de la semaine " précise avec cynisme un protagoniste , qui ajoute plus loin que le pays a tant de lois anticorruption qu'on ne peut s'empêcher de se demander qui a-ton corrompu pour les rédiger ?

Salvo, et sa naiveté abyssale pendant cette réunion de forbans et plus encore quand il se demène ensuite , à grands risques, pour déjouer le coup d'Etat qui échouera, sans pour autant qu'il y soit pour quelque chose. Salvo découvrira la raison perverse de cette machination était de diriger les bénéfices des minérais sur les comptes du syndicat anonyme, offshore d'investisseurs internationaux et de laisser la population congolaise dans une misère encore plus noire. Le cynisme diabolique du syndicat anonyne- blancs et ses acolytes- noirs " tout à leurs portefeuilles et jamais au bien-être des congolais. Le code d'honneur de l'interprête éminent est sacro-saint: il n'est pas payé pour écouter ses scrupules , mais pour servir son employeur comme un soldat sous le drapeau. Salvo tentera de sauver son pays natal, et lui-même par la même occasion. Il n'aura pour seul viatique que le souvenir d'une nuit d'adultère avec Hannah, infirmière kivutienne installée à Londres, esprit militant, cuisses enthousiastes et coeur généreux. C'est l'amour qu'il a pour Hannah qui a rallumé en lui l'etincelle de sa conscience africaine.

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mercredi 7 novembre 2007

RDC: La Sakombisakion des Médias Congolais par Toussaint Tsilombo

Freddy MULONGO au Palais des Congrès de Paris à Porte Maillot

L'histoire des médias bégaie et se repète en même temps en République Démocratique du Congo. Les assassinats des journalistes ne suffisent plus, les arrestations intempestives et inopportunes des professionnels des médias ne suffisent plus, les ménaces et intimidations n'ont plus d'en prises, il faut fermer les médias. A chaque fois qu'un gouvernement en République Démocratique du Congo s'en prend aux médias ce qu'il est aux abois et veut se radicaliser. Comment un ministre qui a vécu en exil en France, pays de voltaire, peut une fois rentré au pays se comporter en Ayatollah face au pluralisme médiatique? Comment peut-on fermer les médias qui ont été autorisés à couvrir la campagne officielle des élections présidentielles et législatives qui ont eu lieu il ya un an ?

Dominique Sakombi Inongo aura marqué d'une façon indélebile la volonté du muselement des médias dans l'histoire de notre pays. Le Goebbels de Mobutu, qui avait fait de la Radio et Télé Nationale Congolaise, " la voix de son Maître Mobutu", un média étatique de propagante, d'asservissement, Dominique Sakombi peut se targuer d'avoir au moins plusieurs élèves dont Toussaint tshilombo. Tous les successeurs de " Frère Jacob-Dominique " à la tête du ministère presse et information ont eu tendance à s'en prendre d'une manière ou d'une autre aux médias à l'exception de Vital Kamerhe, l'actuel Président de la chambre basse- le parlement qui n'a jamais tenté de museler les médias et les journalistes lors de son passage à ce ministère.

La décision de Toussaint Tshilombo ressemble comme deux gouttes d'eau à la décision arbitraire qu'avait pris Dominique Sakombi Inongo, le 14 septembre 2000 où 6 stations de radios et 4 chaines de télévisions étaient fermées à kinshasa pour des motifs soit disant administratifs.

Pour exemple : la Radio Elykia a été fermée par manque dans son dossier de l'attestation de bonne vie et moeurs du cardinal Etshou. Un Cardinal doit-il brandir une attestation de bonne vie et moeurs pour prouver qu'il est cardinal? Devant les caméras de la RTNC, Sakombi Inongo argua que Réveil FM était une Radio sans dossier. Déclaration fausse , car dans notre dossier l'attestation du paiement au PTT de notre récepissé de 5000 $ n'était pas pris en compte. Le minsistre exigait notre licence d'exploitation alors que le PTT avait perçu l'argent sans nous le délivrer. Sans doute que nos informations de proximité génait beaucoup Sakombi qui n'avait pas une main mise. Réveil FM mit 48 jours de radio silence.

Dominique sakombi Inongo ira trop loin le 22 septembre 2000 en " Congolisant " les chaines de télévisions privées RTKM d'Aubain Ngongo Luwowo et Canal Kin de Jean Pierre Mbemba. Première raison invoquée à l'époque par Dominique Sakombi était la présence de leurs propriétaires dans les rangs de la rébellion.

Plus tard on saura qu'en ce qui concerne Aubain Ngongo Luwowo , ils avaient une idylle féminine commune et c'est Aubain qui avait remporté la partie. Dans un autoritarisme caractériel, le 30 octobre 2000, les deux chaînes privées -confisquées seront débaptisées: Radio Télé Kin Malebo ( RTKM) deviendra Radio télé nationale Congolaise (RTNC) 4 et Canal Kin deviendra, RTNC 3. Il nommera même les mandataires dans ces chaines de télévisions privées-congolisées, Dominique Sakombi ira jusqu'à dicter les grilles de programmes de ces nouveaux médias accès vers le culte de la personnalité.

Comment un ministre de presse et information qui a vécu en exil en France, ce qui est le cas de Toussaint Tshilombo, qui a bénéficié de la liberté d'expresion et toutes les structures pluralistes au pays de voltaire, peut-il une fois en fonction se comporter en Ayatollah? Comment Toussaint tshilombo qui a pour conseiller juridique, Me Charles Mushizi qui a longtemps oeuvré chez JED, Journalistes en Danger, peut-il prendre des décisions qui vont dans le sens du muselement des médias? Avec toutes les conséquences que cela peut impliquer pour notre pays? Le 3 mai dernier lors de la journée de la liberté de la presse, La République Démocratique du Congo était classé 4eme parmi les dix pays les dangereux au monde pour les professionnels des médias. N'ya-t-il pas risque aujourd'hui avec cette fermeture massive des médias nous soyons mis à la tête du peloton des pays prédateurs de la liberté d'expression?

Comme sous Sakombi Inongo, ce sont quelques médias qui sont visés dans cette décision alambiquée de Toussaint Tshilombo. Pour noyer le poisson on généralise la décision pour montrer à la face du monde qu'on ne vise personne alors que cette décision est hautement politique. Qui veut-on viser dans cette décision? Pourquoi hier a-ton encourager tous ces médias à couvrir les élections? Alors qu'ils n'étaient pas en ordre et aujourd'hui on les ferme. La majorité des médias d'opinion qui émettent depuis Kinshasa appartiennent aux acteurs politiques, certains sont au sénat , d'autres au parlement. Il y en a qui ont occupé des hautes fonctions de la République: Afrika TV: Azarias Ruberwa, ex-vice-président de la République pendant la transition; Global Tv: Cathérine Nzuzi wa Mbombo, ministre aux affaires humanitaires durant la transition; Canal 5 et radio 7: Modeste Mutinga Mutuishayi, ex-président de la Haute Autorité des Médias et Sénateur de l'Alliance Majorité Présidentielle; Horizon 33: Charles Okoto, député; RadioTélé Lisanga: Roger Lumbala, sénateur; CCTV: Jean Pierre Bemba, sénateur en exil au portugal; Rtg@: Puis Mwabilu, député... Si les médias appartenant aux acteurs de l'opposition sont visés, ce serait très grave pour l'installation de la démocratie dans notre pays. CCTV a-t-il droit par exemple de faire parler Jean Pierre Bemba même s'il est en exil?

Les radios associatives et communautaires visées, les radios citoyennes de proximité- sans parapluie politique sont victimes d'une décision globalisante qui au départ ne vise que quelques médias dont le miniistre Tousaint tshilombo a du mal à dompter. Les radios associatives et communautaires : Radio Elykia, Réveil FM, Radio ECC, Radio Sango Malamu, Radio Kintuadi, Radio Kimbanguiste, Radio méthodiste lokolé sont victimes d'une décision arbitraire hautement politique dont l'objectif premier est de mettre fin au pluralisme médiatique et à la pluralité d'opinion partie prenante de l'apprentissage de la démocratie.

L'urgence est ailleurs !

Les six priorités pour le ministre Toussaint Tshilombo devraient être:

1. Protéger et sécuriser les journalistes congolais contre les assassinats politiques, les ménaces, les intimidations et arrestations arbitraires et inopportunes.

2. Arrêter les commanditaires des assassinats de journalistes.

3. Faire de la RTNC, un média public et non plus étatique.

4. Respecter la loi 002/96 du 22 juin 1996 qui régit la liberté de presse en République Démocratique du Congo. Cette loi n'a jamais été abrogée et son article 30 stipule clairement que la création audiovisuelle est libre en République démocratique du Congo.

5. Dans les cachiers de charges, respecter les 3 secteurs médiatiques:

a.Médias publics

b.Médias privés commerciaux

c.Médias associatifs et communautaires

6. Trouver un statut claire à la Radio Okapi, radio onusienne.

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jeudi 1 novembre 2007

wedia, une artiste éclectique et reconnue

Fille du Sénateur Congolais Richard Pendje, Wedia dont la mère est française est née à Paris. Elle a vécu à kinshasa de 5 à 17 ans, c'est à l'obtention de son baccalauréat qu'elle a quitté Kinshasa, la capitale congolaise . Pendant, sa scolarité à l'école française René Descartes de Kinshasa, wedia a joué dans plusieurs pièces de théâtre notamment: le gros chagrins de Courteline; le malade imaginaire de Molière. Wedia est peintre, comédienne, poétesse et écrivaine. Elle revendique son métissage, elle est noire et blanche. Son nom qui a une consonnance particulière signifie " Tout va bien " en " Ngbanka ", " Ngbwaka ", " Bwaka ", " Gwaka " l'une des grandes tribus de la Province de l'Equateur ( Nord-Ouest) de la République Démocratique du Congo.

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mardi 20 novembre 2007

RDC: Refus de la précarité constitutionnelle

Les députés à la double, triple nationalité ne devraient-ils pas se soucier de la manière dont voyagent leur compatriotes au lieu d'exercer un tripatouillage constitutionnel en moins de deux ans d'élections ?

Comment les députés à la double voire triple et quadruple nationalité, en sursis, sauvés par un moratoire dont les Congolais attendent toujours le résultat, peuvent-ils décider de changer la constitution? Comment les sénateurs dont la majorité avaient échoué au vote direct, qui ont acheté leur maroquin sénatorial auprès des députés provinciaux peuvent-ils changer une constitustion voté par référendum par les congolais le 18 decembre 2005 ? Comment se taire face à la fourberie des candidats déguisés en " indépendants " qui en fait étaient de l'Alliance de la Majorité Présidentielle, comment accepter qu'ils puissent décider la révision de la constitution, non pas pour le bonheur de la population congolaise mais pour eux-mêmes ? Pourquoi Louis Michel, le controversé commissaire européen, qui aime la République Démocratique du Congo plus que les Congolais eux-mêmes demeure silencieux ? Lui qui s'ést écrié devant les caméras et micros du monde entier, que la démocratie en RDC, c'est son oeuvre ! Pourquoi Louis Michel ne s'offusque pas qu'on veuille réviser " sa " constitution qui n'a même pas deux années d'existence?

Tripatouillage constitutionnel

Sur 47 années d' " indépendance " de la République Démocratique du Congo près de la moitié se sont deroulées en des périodes de transition. La loi fondamentale relative aux structures, promulguée par le Roi Baudoin le 19 mai 1960 ne devait pas aller au délà du 30 juin 1964. La constitution du 1er août 1964- dite " Constitution de Luluabourg ", définit un Etat fédéral au régime parlementaire, le multipartisme et un parlement à deux chambres.

Elle fut redigée par une commission présidée par Joseph Iléo. Cette commission constitutionnelle était composé de Marcel Lihau, secrétaire général et plusieurs jeunes universitaires: Etienne Tshisekedi, Barthélemy Dipumba, Albert Mpase, Paul Muhona, Henri Takizala...La constitution du 24 juin du 1967 ou la constitution de la Deuxième République dite aussi constitution révolutionnaire, définit un Etat unitaire au régime présidentiel, deux partis politiques et un parlement monocaméral c'est-à-dire une seule Assemblée nationale.

Cette constitution va asseoir la didacture mobutienne, avec son Parti-Etat. Elle fut amendée en août 1974, revisée le 15 février 1978, revisée le 19 février 1980 puis amendée en avril 1990. La constitution de transition d'avril 1994 a été redigée par la conférence Nationale Souveraine (CNS) en avril 1992. Signalons le décret-loi de mai 1997 signé par M'zée Laurent Désiré Kabila, l'acte constitutionnel de la transition de novembre 1998. La constitution de transition d'avril 2003 était encore en vigueur jusqu'à ce que le projet de constitution soit adopté les 18 et 19 decembre 2005. C'est cette constitution qui régit la République Démocratique du Congo depuis sa promulgation en février 2006.

310 députés AMP contre la population congolaise?

Même si les constitutionnalistes congolais n'ont pas redigé la constitution actuelle. Cette dernière a été plébicitée par la population congolaise avec large majorité 83,4% par 25 millions de Congolais lors du référendum du 18 et 19 decembre 2005. Pourquoi ne pas respecter la volonté du peuple congolais? Les députés dont le mandat a été invalidé par la Cour Suprême de Justice voient d'un mauvais oeil l'indépendance du pouvoir judiciaire. Concernant la justice, la constitution actuelle affirme quelques valeurs fortes: " le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif; il ne peut être crée aucun tribunal d'exception; les magistrats du siège sont inamovibles ". La révision d'une constitution ne se fait pas d'une manière intempestive. Les pétitionneurs AMP voudraient ouvrir la boite de pandore avec les articles 110, 152, 197 ignorant les autres articles de la constitution dont certains posent aussi problème. Les pétitionneurs voudraient que lorsque prend fin une fonction incompatible avec le mandat de député national ou Sénateur ( ministre, pdg) que ce dernier puisse regagner son siège au Parlement renvoyant ainsi son suppléant hors de l'hémicycle art.110. Les pétitionnaires estiment que l'art.152 doit être revisé pour deux options la première consiste à faire du Président de la République, membre du conseil supérieur de la magistrature, le ministre de la justice et même la société civile. La seconde, eviter l'aspect corporatiste du conseil supérieur de la magistrature et reduire le nombre de ses membres. Quant à l'art.197, les députés provinciaux élus au suffrage universel doivent bénéficier d'une immunité au même titre que les députés nationaux pendant la durée de leur mandat.

Attention aux lobbyistes

L'initiative du 4 juillet 2007, l'oeuvre du député national Tshibangu Kalala membre du PDP-AMP, qui a réçu le soutien de 310 députés, n'est pas à prendre à la légère. Le dialogue intercongolais de Sun-City en Afrique du sud, nous a donné la formule 1+4, un gouvernement des composantes et entités, prime aux seigneurs de guerre de tous bords. Formule que seule la République Démocratique du Congo a expérimenté, qui n'existe nul part au monde. Au libéria par exemple, les seigneurs de guerre ont été formellement interdits de participer aux élections, ce qui n'est pas le cas pour notre pays. Lorsque les députes qui veulent noyauter le conseil supérieur de la magistrature parlent d'intégrer la socièté civile dans cette institution, de quelle socièté civile parlent-ils ? Celle de Bahati Mukwebo, la socico ( la Société civile Congolaise) qui est en plein dans l'Alliance de la Majorité Présidentielle ? Durant la transition nous avons connu 5 institutions dites citoyennes: la Commission électorale indépendante; l'Observatoire nationale des droits de l'homme; la Haute Autorité des Médias; la Commision vérité et reconciliation, la Commision éthique et pour la lutte contre la corruption. La majorité d'entre elles n'ont pas répondu aux attentes des congolais si ce n'est à leurs lobbyistes.

Prenons le cas de la Haute Autorité des Médias: malgré les deux séminaires organisés avec les professionnels des médias au centre Bondeko à Limeté et un autre plus restreint à l'Agence Congolaise de Presse. La loi organique de la HAM est celle qui a été préconisé par son lobbyiste , Institut Panos de Paris. Les amendements des professionnels des médias n'ont jamais été pris en compte, ils n'ont été que les dindons de la farce de tous ces séminaires organisés. Lorsque la HAM est devenue un taureau-fou donnant des coups des cornes à la liberté d'expression, et à la liberté de presse Panos Paris n'a jamais levé son petit doigt pour l'arrêter. Car dénoncer la prédation de la HAM, c'était toucher au financement de l'Union européenne donné à, l'Institut Panos qui redistribuait à la HAM . La question que les congolais doivent se poser est : qui est derrière cette volonté de réviser la constitution? Des lobbyistes ou simplement les députés de l'AMP? Les lobbyistes ont pour option de justifier leur financement, ils sont prêts à tout; quant aux députés de l'AMP, ils veulent garder le pouvoir à tout prix. Qui va financer la revision constitutionnelle proposée par les députés AMP ? Les Congolais ou les Ong lobbyistes?

Les Ong internationales fonctionnent avec un principe de base: elles créent un problème. Ensuite, elles s'arrangent pour blâmer d'autres personnes; elles s'assurent que les médias dont elles ont le contrôle reportent le problème sous forme de propangande mensongère et erronnée afin de manipuler l'opinion publique de sorte qu'elle voie le problème comme eux veulent afin qu'elle réagisse. Elles proposent une solution qui est en fait le but qu'elles visent pour asseoir le système de spoliation, prédation qu'elles veulent. En un mot les Ong lobbyistes sont souvent des sapeurs pompiers -pyromanes, elles créent le problème pour se faire passer pour des secouristes-bienfaiteurs. Les péripeties de l'Arche de Zoé au Tchad prouvent à dessein que les lobbyistes ne reculent devant rien y compris de " voler " les enfants dont les parents sont vivants les faisant passer pour des orphelins.

L'affaire de 315 magistrats revoqués

La justice congolaise a toujours été l'enfant pauvre dans notre pays. Sous la défunte deuxième République , nous avons connu la justice de " ndeko ya " dont l'une de conséquences néfastes est le divorce entre la population congolaise et sa justice. Le 6 novembre 1998, sous l'Afdl, 315 magistrats de Kinshsasa ont été abitrairement revoqués pour " moralité douteuse, corruption, desertion, incompétence, comportement contraire aux devoirs de leur état ". Les magistrats Congolais sont-ils seuls à qui on peut reprocher ces griefs? les politiques congolais sont-ils des anges blancs? La constitution actuelle imprime l'indépendance du judiciaire face à l'éxecutif et le legislatif. C'est une chance pour la démocratie naissante en République Démocratique du Congo. Cette indépendance doit être préservée pour la bonne marche du pays.

Conditions pour la révision constitutionnelle

Pays post-conflit, la République Démocratique du Congo a d'abord besoin d'un gouvernement central- fort, compétent et responsable qui travaille pour le bien être de sa population, un gouvernement qui garantie la sauvegarde de l'intégrité territoriale et la souveraineté de la République Démocratique du Congo. Le peuple a besoin de vivre dans la paix, condition du développement, d'une armée nationale républicaine, d'une police efficace...

Deux conditions sont nécessaires pour une révision de la constitution:

. Que les élections en République Démocratique du Congo soit financées à 100% par les Congolais eux-mêmes. Que Louis Michel et " sa " communauté européenne ne se substituent plus à la volonté des Congolais.

. Que les élections se fassent selon la pyramide renversée telle que préconisaient les Congolais: qu'on commence par les chefs de secteurs et conseillers, les bougmestres et conseillers municipaux, les chefs des districts et conseillers, les gouverneurs, les députés provinciaux, les députés nationaux et sénateurs, le Président de la République. La revision de la Loi fondamentale ne doit jamais se faire à la criée, ni par les Sénateurs qui ont acheté leur maroquin sénatorial, encore moins par les députés à la double, triple nationalité qui se sont présentés aux élections en candidats indépendants cachant au peuple leur vraie indentité.

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lundi 3 décembre 2007

Silence, On désinforme et On discrimine !

Marie-Soleil Frère autoproclammée experte des médias africains ! Foutaise

"Africultures", qui fête ses dix ans, vient de consacrer le n° 71 de sa revue sur les médias africains avec un titre " Médias sur le métier ", un ouvrage de 232 pages. On peut y lire plusieurs articles des différents auteurs. L'éditorial est de Thierry Perret, "Medias: de la liberté à l'émancipation"; Un excellent article de Emmanuel Adjovi " la voix des sans-voix: la radio communautaire, vecteur de citoyenneté et catalyseur de développement en Afrique". Marie Soleil Frère qui signe trois articles dont deux sur la RDC. " Quand le pluralisme déraille: images et manipulations télévisuelles à Kinshasa " puis " Les médias au Congo: un pluralisme quantitatif ". Elle a choisi un prisme déformant, un traitement tendancieux et une vision manichéenne occidentalisée pour écrire et présenter les médias congolais. Les articles de Marie Soleil Frère sont condescendants, avec un mépris pour le travail des journalistes congolais. Il faut arrêter de parler à la place des autres sans jamais se mettre soi-même en question. De même dans une démocratie, on n'admettrait pas qu'un seul parti politique s'exprime; on ne devrait pas admettre que les seuls "spécialistes autoproclamés" sur l'Afrique aient la parole, écrivent sur le continent africain.

Rarement continent n'a fait autant l'objet d'appropriation de la part des occidentaux. Que ce soit du point de vue humain- avec l' exploitation des populations, matériel- avec les pillages des ressources ou du point de vue de l'imaginaire, l'Afrique constitue un terrain particulier que les étrangers se permettent d'investir, d'exploiter, de commenter et sur lequel ils n'hésitent pas à porter des jugements de valeurs, positifs ou négatifs. Le continent noir demeure objet et non sujet de ces récits ou analyses qui le concernent au premier chef. On se permet avec l'Afrique ce qu'on ne se permettrait avec aucune partie du globe.

17 ans déjà !

depuis le discours du 24 avril 1990 du maréchal Mobutu à la cité de la N'selé proclamant la démocratie au pays de Patrice Emery Lumumba. Ce jour- là, le " père de la nation zairoise " fondait publiquement en larmes, en démissionnant officiellement de ses fonctions du Président du MPR, Parti-Etat. Le "comprenez mon émotion" qui fut la fin du pouvoir de coup d'Etat du 24 novembre 1965, était aussi la fin du monopole de la voix de son Maitre. A Kinshasa, la première radio privée à émettre fut la Radio Sango Malamu en 1993, la radio catholique Elykia deux ans plus tard. Le pluralisme médiatique de la République Démocratique du Congo avec ses 74 chaines de télévisions, 200 titres de presse déclarés, 160 stations reparties sur l'ensemble du territoire congolais ne doit pas être consideré comme offert par le pouvoir politique aux congolais; mais ce pluralisme acquis au prix de beaucoup de sacrifices, de privations, d' arrestations et emprisonnements, de repressions politiques et administratives, d' assassinats. Accepter de miniminiser comme le fait Marie Soleil-Frère, est un mépris contre le travail des professionnels des médias congolais qui travaillent dans une situation de précarité et d'insécurité croissante.

Classification biaisée et dangereuse

La classification de Marie Soleil-Frère est edulcorée, partisane et acerbe . Elle stigmatise les journaux kinois en les regroupant en 3 catégories: " D'une part les " pro-kabila" appartenant en général à des députés proches de la famille politique du président de la République: l'Avenir ( de Pius Muabilu Mbayu), Uhuru ( de Colette Tshomba), le Soft International ( de Tryphon Kin Kiey Mulumba), le Palmarès ( de Michel Lady Luya). D'autre part, la "presse rouge", proche de l'opposition UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social, le vieux parti d'opposition historique d'Etienne Tshisekedi), très critique vis-à vis du récent processus électoral et de la communauté internationale, comme Le Phare ( de Polydor Muboyayi Mubanga) et la Tempête des Tropiques ( d'Alexis Mutanda). Enfin, une troisième catégorie de titres se montrent favorables au pouvoir en place, mais manifestent un réel effort d'ouverture aux autres tendances: l'Observateur (de Makenda Voka), le Potentiel ( de Modeste Mutinga), le Forum des As (de José Nawej), la Prospérité (de Marcel Ngoyi) ". Quelles sont les intentions de Marie Soleil en classifiant le Phare et la Tempête des Tropiques dans la catégorie de la "presse-rouge"? Si les arrestations intempestives s'abattaient sur les journalistes du Phare et de la Tempête des Tropiques, Marie Soleil Frère se sentirait t-elle responsable? Poser les vraies questions sur la relation Belgo-Congolais signifie pour Mme Soleil que l'on critique la communauté internationale? La Belgique a elle seule représente-elle la communauté internationale? A-telle une définition claire sur cette communauté qui aux yeux de beaucoup d'intellectuels africains apparait comme une nébuleuse. Pourquoi " la Référence Plus" qui est aussi un grand quotidien congolais n' est pas classifié? S'agit-il d'un oubli? ou de la volonté manifeste de la part de Marie Soleil Frère d'ignorer le travail qu'abat ce quotidien dont le redacteur en chef franck Ngyke et son épouse Hélène Mpaka furent assassinés? Faut-il croire Marie Soleil lorsqu'elle considère que les hébdomadires (Le Révélateur, Numérica, Demain le Congo, the post ( c'est nous qui l'ajoutons) ne sont pas beaucoup lus puisqu'ils tirent à très faible tirage ?

Le journal du citoyen et la Radio Okapi magnifiés

Elle exalte le Journal du Citoyen qui tire à 15.000 exemplaires financé par Panos, alors même que ce journal de 4 feuillets doit son existence à la contribution rédactionnelle et les caricatures des différents journalistes congolais de la presse kinoise prêtés par leur rédaction pour écrire les articles du Journal du Citoyen. " les journalistes sont en outre insuffisamment formés dans un pays où même s'il existe une diversité de structures de formation...". Les journalistes congolais sont-ils les moins formés du globe? Les Stéphane kitutu O'leantua, Polydor Muboyayi, Kabeya Mpindi Pasi, Fidel Musangu wa Ntumba, Cyrillle Kileba Pok Ames, Jacques Kimponzo, Kamanda wa kamanda, Eugène Kota Odiekila, Roger Kalala Mihuta, Béatrice Kwale, Ngombwa Tshipamba, Francine Mukoko, Michel Digeluka kibungu, Guy Kasongo Kilembwe, Gustave Kalenda, Kasongo Tshilundé, Arthur Kayumba Mutoka, Michel Digeluka, Felly Mukendi, jean paul ilopi,Georges Tamba et plusieurs autres sont-ils vraiment des journalistes non formés?.

La République Démocratique du Congo ayant une superficie de 2.345.410 km2, avec différents reliefs, aucune radio même pas la Radio Okapi ne peut se targuer qu'elle couvre toute la République. Les zones d'ombres sont nombreuses et les populations Congolaises ne sont pas que dans les centres urbains. Etre " relayée soit par le biais d'une de ses propres antennes provinciales, soit en décrochage sur une station locale " signifie-t-elle qu'on couvre toute la RDC?. Les Congolais savent que 18. 000 soldats constituent la Monuc qui chapeaute avec la fondation suisse Hirondelle, la Radio Okapi, radio internationale "humanitaire". Quel est le bugdet de fonctionnement de la radio Okapi ? La spécialiste de la République Démocratique du Congo a oublié d'informer aux lecteurs d'Africultures que la majorité des journalistes qui travaillent à Okapi ont été débauchés dans toutes les stations des radios locales: Rtnc, Radio Sango Malamu, Réveil FM, Radio Elykia...Et dans les provinces ça été pareille. Ces journalistes ont été formés dans les structures existantes mais aussi sur les tas par un accompagnement efficace, pourquoi lorsqu'elle parle de la radio Okapi, elle occulte cet aspect? Son article manque de perspective, que va devenir la Radio Okapi, une fois que la Monuc quittera le sol congolais? Sera-t-elle " congolisée "? Que deviendront tous ces journalistes dont les salaires vont retrecir considérablement. plus

La HAM, la poule aux oeufs d'or

Lorsqu'on a eu l'occasion de lire Guy Durandin," l'information, la desinformation et la réalité", Ed. PUF 1993 ou encore Remi Kauffer," l'arme de la desinformation", Grasset 2000 on comprend vite que Marie Soleil Frère n'a fait que selectionner des nouvelles allant dans le sens de ses intentions, elle n'a fait que défigurer les informations vraies, elle n' a fait que laisser s'échapper des lambeaux de la vérité en désinformant ses lecteurs. Marie Soleil Frère n'a pas osé dire que c'est pendant qu'il était Président de la Haute Haurité des Médias (HAM) que Modeste Mutinga a monté sa propre station de radio et sa chaine de télévision. Le fait d'être juge et partie ça ne gène pas notre spécialiste des médias africains. Pourquoi le cas de Jean Pierre Kibambi Shintwa, ancien correspondant de RFI, patron de Tropicana Tv, qui a concourru à la députation doit être mis en exergue? Et taire volontairement ceux qui ont agi sournoisement? Dans " Quand le pluralisme déraille: images et manipulations télévisuelles à Kinshasa ", on peut lire " certaines radios et télévisions confessionnelles soutiennet des politiciens affiliés aux églises évangéliques..(..). Le Pasteur Sony Kafuta, propriétaire de la RTAE a mis sa foi et ses médias au service de Joseph Kabila, se faisant, en août 2006, rappeler à l'ordre par la HAM pour " incitation à la violence". Sans doute n'est-ce donc pas un hasard si l'amphithéâtre de son Eglise a été pillé par des militants du MLC de Jean-Pierre Bemba le 27 juillet, à la veille du premier tour ". Il ya un mélange de vrai et de faux dans ce récit, lorsqu'on n'a pas été à Kinshasa, on peut croire les balivernes de Soleil Frère.

.Primo. Tous ceux qui ont accompagné Jean-Pierre Bemba à son retour à Kinshasa, de l'aéroport de N'djili au Stade Tata Raphaél n'étaient pas tous des militants du MLC. Beaucoup des shégués s'étaient infiltrés dans le cortège. Pour être militant il faut posseder la carte du parti. A-t-elle vérifié que tout ce monde était en possesion du MLC?

.Secundo. On ne peut en aucun encourager la violence d'où qu'elle vienne. Mais avant d'arriver à l'amphitréâtre du Pasteur Sony Kafuta, c'est la HAM qui a été le premier batiment a être pillé. Pourquoi la HAM a connu le pillage? Les shégués qui voulaient traverser son siège pour atteindre le stade Tata Raphaél, ignoraient que ce batiment abritait la HAM. Pour dissuader les shégués, un policier commis de garde a tiré sur la foule il a eu une personne qu a été grievèment blessée. C'est entrant dans l'enceinte du batiment ou le bus avec son inscription " Haute Autorité des Médias " a attiré leur attention. Les jeunes qui ont pillé la HAM ont décrié le coté partisan de cette institution.

Tierso. La violence a était inouie: la HAM fut pillée et brûlée, une femme travaillant à la HAM a été brutalisée et violée; les églises des Pasteurs Sony Kafuta et Ngalasi pillées et brûlées, la Samba Playa, lieu de répétition de Werrason " Wenge Musica Maison Mère " mise à sac, 4 policiers tués.

Quatro. A part la HAM, aucun média se trouvant dans le parrage des pilleurs n'a été leur cible: La Réfence PLus, Radio télé Puissance...

Le vrai problème avec Marie Soleil Frère c'est que ces articles sont orientés, deforment la vérité. L'un des objectifs est qu'il faut cacher les insuffisances, les dérives autoritaires, les prises de positions en faveur d'un camp au détriment de la majorité d'autres candidats,dans les élections qui se sont tenues en République Démocratique du Congo car il faut que son patron Panos trouve les financements pour continuer à regenter les journalistes et les médias congolais.

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samedi 29 décembre 2007

Kivu, la paix se gagne en négociant !

Rétrouvaille fraternelle et amitié entre Christian BADIBANGI, acteur politique congolais et Freddy MULONGO au Centre d'accueil de la Presse Etrangère à Paris

Le maxime de l'historien grec Hérodote, selon laquelle " nul homme n'est assez dénué de raison pour préférer la guerre à la paix " a son pésant d'or dans un pays comme la République Démocratique du Congo dans sa partie orientale où les populations civiles sont contraintes au déplacement, les femmes sont violées, les massacres, les tueries foissonnent et tendent à se banaliser. Les kivutiens ne sont pas le problème du Nord et Sud Kivu, c'est la guerre. Les Babembe, Bahunde, Barega, Bavira, Bashi, Bafuliro, Banyanga, Batembo et autres ne sont pas en conflit entre eux. Et l'analyse du professeur Baudoin Biyoya -intreview le Révelateur du 27 decembre 2007- est judicieux à ce propos, le problème du Kivu " c'est laurent Nkunda et l'armée qui n'est pas du Kivu mais plutôt nationale ". Spinoza disait " la paix ne signifie pas nécessairement l'absence de la guerre, mais une vertu qui naît de la force de l'âme". Organiser une conférence de paix pour les kivu à Goma dans la précipitation, après un débâcle militaire à Mushake avec une perte de 2600 militaires dont 2000 policiers en tenue militaire et 600 élements de GSSP, sans oublier plus de 600 blessés et un important matériel militaire saisi par les hommes de Nkunda, n'est-ce pas confirmer un aveu de l'impuissance des Fardc face à la guérilla Nkudiste ? Concernant la conférence de Goma, les vrais questions se posent: cette conférence est-elle incontournable pour ramener la paix dans les kivus ? Quels sont sa nature et objet ? Quel serait le sort de ses resolutions ? Nkunda et ses miliciens vont-ils y participer ?

Les chasseurs de per diem

La multiplicité de liste des participants, les empoignades entre les parlementaires et les journalistes à l'aéroport de Ndjili, les scènes cocasses où certains non participants avaient décidé de clouer l'avion au sol s'ils prenaient pas place à bord montrent la mesure de culture politique des congolais ainsi que de la vaste pantalonnade à laquelle nous sommes sensés nous attendre. L'urgence des besoins végétatifs bouchent la vue vers les idéaux de nombreux de nos compatriotes qui deviennent par la force des choses les chasseurs de per diem. La politique au Congo-démocratique s'est embourbée en manoeuvres tacticiennes guidées par un pur opportunisme. Il faut à tout prix participer à n'importe quelle rencontre qui touche le pays pour occuper un poste politique à la fin. Il faut se positionner dans la nouvelle géopolitique en cherchant de se sauver seul. Le pouvoir dit-on, c'est comme l'alcool, il donne soif à celui qui le boit. Quand on y a gouté, on voudrait toujours en boire. Dans les pays de vieille démocratie ce sont principalement les gens riches qui recherchent le pouvoir, dans nos pays, on recherche le pouvoir pour devenir riches. ce ne sont donc pas les convictions qui commandent les comportements politiques mais les appétits.

La conférence nationale souveraine (cns) de 1990-1992 avait regroupé 2850 participants dont 900 représentait les partis politiques,110 la societé civile, 750 les institutions politiques et 100 personnalités invitées. Un perd de diem de 28 $ par jour était octroyé aux conférenciens de kinshasa et 68 $ pour les provinciaux. De 1994-1996, il y eu fusion de deux parlements qui donna lieu au Haut Conseil de la République-Parlement de Transition (HCR-PT) de 738 personnes. Les rapports de travaux de la Cns ni ceux du Hcr-Pt ne furent jamais mis à la disposition de la population congolaise. Feu Maitre Kinkela qui cherchait à connaitre le sort dess conclusions de travaux de la conférence nationale souvéraine si quelqu'un venait à prendre les armes pour conquérir le pouvoir. A la Cns, la promesse était faite qu'à la fin de ces travaux, les gens auraient facilement du travail, mangerait à leur faim....Et pourtant, le pays prit feu, fur détruit et pillé.

La bagarre entre les membres de la societé civile kinoise sur le boulevard du 30 juin devant le bureau du facilitateur du dialogue intercongolais, l' ex-président Botswanais Ketmule Masire à quelques jours de travaux qui devait debuté le 25 février 2005 à Sun City en Afrique du Sud. C'est à Sun City que la Republique Démocratique du Congo fut partagée comme un gâteau d'anniversaire entre les seigneurs de guerre, les composantes et entités, les affairistes et opportunistes. Dès leur retour, plusieurs délégués tombèrent dans l'arrogance " vous n'aviez qu'aller à Sun City pour avoir un poste comme nous ". Les accords de Sun City ne furent qu'une prime à la violence, à l'impunité, aux massacres, aux tueries...Dans l'imaginaire du congolais, il faut se refugié derrière les armes pour accèder au pouvoir. La transition des seigneurs de guerre, des composantes et entités a montré

Ressuscitons la Commision Vérité et réconciliation

Durant la fameuse transition, sur les cinq institutions citoyennes d'appui à la démocratie, la Commission Vérité et Réconciliation "CVR" devrait être la plus importante et remplir pleinement ses missions dans un pays post conflit comme la République Démocratique du Congo. Or la "CVR" aura été aphone, inaudible, inactive, inexistente bref sans vision claire et donc une commission nulle ! La résurrection de la "CVR" est la voie alternative à une conférence précipitée à Goma sur les Kivu. Les Congolais ont besoin de la "Réconciliation par la vérité", les Congolais doivent tirer profit de pouvoir de guérison du pardon de la vérité pour cicacitriser les plaies du passé. Il faut refuser la haine, ne pas confondre la confondre la perte subie et la punition qu'elle paraît devoir entraîner.

La "CVR" doit avoir une compétence générale sans entrave mais c'est la justice qui doit cimenter la solidarité et la cohésion nationale. La "CVR" ne doit pas se subsituer à la justice et il faudrait eviter d'instrumentaliser la justice aux fins de la volonté d'exclusion. La "CVR" ne devrait pas se transformer en appareil judiciaire ni privilegié la logique judiciaire. Elle doit faire son travail de raccommodage du tissu social relationnel de manière à permettre aux juridictions de faire convenablement leur travail. La réconciliation est à l'opposé de la vengeance. la réconciliation exige une pédagogie du pardon, tâche ardue qui exige une rigoureuse maitrise de soi, un contrôle permanent de nos instincts les plus profonds, la capacité de retenir sa langue et le ferme refus de se laisser aller à la bassesse de sentiments propres. Nous sommes conscient que n'est Desmond TUTU qui veut mais le titre de son ouvrage "No Future Without forgiveness" qui signifie "Pas d'avenir sans pardon" est un programme que nous pouvons appliquer à notre pays. Cela est une nécessité voire une urgence pour la paix durable en République Démocratique du Congo.

Les pesanteurs de l'histoire recroquevillent les mémoires. Les Congolais ne doivent pas avoir peur des pages peu glorieuses de 47 ans d'indépendance. Les périodes de la didacture, les crimes et massacres: Makobola, Mwenga, Kasika et autres, les femmes violées, les veuves et orphelins des militaires, les victimes de différents pillages, la rehabilitation des Mwami en lignée et non plus par nommination politique: on est chef coutumier par ses ancêtres et non pas par la volonté et la soumission à l'autorité politique. L'Est de la RDC a une forte implantation de l'islam, cet islam est-il moderé? la pauvreté ne risque-t-elle pas un jour de le faire basculer vers un islam plus dur ? Nos frontières de l'Est sont poreuses!!! Il faut un vrai dialogue entre les Congolais, il y a eu trop des victimes pour qu'on passe l'éponge sans rien faire. La "CVR" peut jouer ce travail de sapeur pompier sans instrumentalisation.

La "CVR" dans sa mission devra réconcilier les populations civiles aux hommes en uniformes. L'armée des miliciens brassés fait beaucoup du tort à nos populations. Que peut-on attendre d'une armée non Républicaine et non dissuasive comme les Fardc? Une armée de Seigneurs de guerre, une armée de soudards, une armée ignorante des droits de l'homme, une armée de félons dont les chefs hiérarchiques n'hésitent pas à livrer ses soldats aux ennemis. Cette armée n'a pas droit d'avoir des officiers, leurs galons doivent être dans leurs poches.

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vendredi 11 janvier 2008

Gérard de Villiers:" l'Est de la République Démocratique du Congo échappe au pouvoir central de Kinshasa ! "

Gérard de Villiers est l'écrivain français le plus populaire en France et dans le monde. Il est le père de la série SAS dont le héro Malko Linge est autrichien et voyage en mission pour la C.I.A. De 1965, année du premier SAS à ce mois de janvier 2008, Gérard de villiers à publier 178 SAS tirés à 200.000 exemplaires chacun. Soit plusieurs centaines de millions de volumes tirés sans compter les innombrables traductions et les éditions pirates. Auteur de "Panique au Zaïre"(Paniek in Zaïre) et de "Zaïre adieu "en 1997 (vaarwel Zaïre), Gérard de Villiers connait bien la République Démocratique du Congo et son analyse peut nous aider à mieux comprendre ce qui se passe chez nous . Il nous a reçu chez lui sur l'avenue Foch dans le 16 ème arrondissement à Paris non loin de l'Arche de Triomphe et de l'avenue des Champs Elysées.

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mardi 22 janvier 2008

Fweley Diangitukwa: " Les fraudes électorales "

Fwely DIANGITUKWA, chez lui à Vevey en Suisse

Politologue, essayiste Congolais vivant en Suisse, Fweley Diangitukwa est un écrivain prolifique. A son actif plus d'une dizaines d'ouvrages publiés sur la République Démocratique du Congo. C'est à coeur ouvert qu'il a répondu à nos questions. Nous avons volontairement gardé le style oral, explicatif et parfois répétif pour que l'interview soit accèssible à tout le monde. Du point de vue scientifique le professeur Fweley Diangitukwa n'a rien à prouver ses écrits et sa biographie parlent par eux-mêmes. Docteur en sciences économiques et sociales, mention science politique, il a enseigné au département de science politique de l'Université de Genève et à Schiller International University à Leysin en Suisse. Fraudes électorales: comment on récolonise la RDC est son dernier ouvrage qui vient d'être publé aux éditions L'Harmattan, à Paris.

Réveil FM: Monsieur Fweley Dia, pensez-vous que les élections en Afrique sont caractérisées par la banalisation de la fraude électorale et l'impunité des fraudeurs ?

Fweley DIANGITUKWA: Oui, je le pense. Mais partout sur le Continent où les élections ont été organisées, le peuple et leurs leaders ont pris chaque étape au sérieux. Quant à nous, en République Démocratique du Congo, seules quelques voix ont crié dans le désert, entre autres celle du professeur Augustin Mampuya et celle de M. Jérôme Bonso de la Ligue nationale pour les élections libres et transparentes (LINELIT). Certains Congolais ont effectivement dit ouvertement que les élections seront truquées mais ils ne sont pas allés très loin après la proclamation des résultats. Beaucoup se sont tus depuis lors. Constater et prévenir sont une bonne chose, mais l'action est au- dessus de tout. Lorsque nous nous sommes rendu compte collectivement que les fraudes massives ont eu lieu, il était de notre devoir de protester. Nous ne l'avons pas fait et nous nous sommes laissés dominés, terrorisés par le pouvoir qui a fini par avoir raison sur le peuple. Vous savez, les pays étrangers prennent les Congolais pour des naïfs, des gens peureux et complaisants. Oui, tout a été banalisé tout au long du processus électoral. Dans mon livre, je décris les stratégies mises en place par le pouvoir pour truquer les élections alors que nous avons eu des exemples des peuples qui ont résisté contre l'arrogance du pouvoir : le peuple ukrainien en constitue un .

Aujourd'hui, nous observons des résistances populaires au Kenya, en Géorgie et ailleurs. Qu'avons- nous fait en tant que peuple pour résister contre les fraudes massives ? Pire, les anciens mobutistes qui étaient humiliés par l'AFDL qui les a chassés du pouvoir sont allés comme des enfants quémander des postes politiques et partager le pouvoir avec le PPRD. Non, il faut savoir garder sa dignité et respecter sa personne. J'affirme qu'il n'y a qu'un seul fléau en République Démocratique du Congo et il s'appelle l'« impunité». Depuis l'époque coloniale, le peuple congolais n'a jamais cherché à punir ceux qui pillent et déstabilisent le pays. Nous n'avons rien reclamé aux colons belges qui ont pillé le Congo et les oeuvres d'art qui gisent toujours dans les musées belges. Vous connaissez Tervuren. C'est le Congo artistique qui a été transporté en Belgique. Nous n'avons jamais condamné le régime de Mobutu qui avait publiquement pendu quatre anciens ministres au Pont Kasa-Vubu. Les enfants de ces martyrs sont traumatisés à vie. Quelle a été la réaction du peuple congolais à la chute du régime de Mobutu ? Rien, personne n'a demandé des comptes. Le président Laurent-Désiré Kabila a proclamé une « révolution pardon », c'est-à -dire la poursuite de l'anarchie. Aujourd'hui, personne ne demande de compte au pouvoir. Bienau contraire, les « intellectuels » courent derrière le pouvoir pour solliciter des postes et une fois au pouvoir ils se comportent exactement comme les mobutistes qu'ils critiquaient encore dans l'opposition ou depuis l'étranger. C'est regrettable.

En 2006, l'ensemble des Congolais a été trompé et manipulé. L' élection était plus qu'une comédie. Le mensonge et la manipulation ont fait croire au monde entier que c'est Joseph Kabila Kabange qui a gagné. Dans mon livre, j'apporte les preuves des fraudes en rassemblant des témoignages. Autrement, qu'on procède au recensement de la population pour pouvoir comparer les chiffres avancés par les ordinateurs de M. Malu Malu et la réalité ou, dans le cas contraire, qu'on crée une commission d'enquête composée de différents partis politiques, des membres de la société civile, des Eglises. Je démontre également que la communauté internationale a participé et contribué au montage du mensonge contre les intérêts du peuple congolais. La République Démocratique du Congo est ainsi devenue un laboratoire des Nations Unies. C'est au Congo que l'on teste les recettes onusiennes avant de les appliquer ailleurs, parce que le peuple congolais est jugé naïf et peu exigeant. Il nous revient de remettre les pendules à l'heure, car à force de nous taire, de nous soumettre et de ne jamais manifester publiquement notre indignation et notre ras-le-bol devant les acteurs et les pays qui organisent astucieusement le retour de la colonisation en Afrique, nos pays succomberont les uns après les autres. La plupart des Congolais ignorent le travail occulte mené par des réseaux étrangers qui ne souhaitent pas l'indépendance réelle des pays africains et la libération totale de l'homme noir, car si les Africains se libèrent, qui l'Occident va-t-il encore soumettre, exploiter et dominer ? J'ai mené une analyse froide et impitoyable sur les fraudes électorales dans le but de rétablir la vérité.

Les Congolais doivent maintenant s'employer à accéder à la vérité sans plus chercher à être assistés par les Etats et les firmes transnationales qui exploitent le Congo. Lorsque les pays étrangers découvriront que les Congolais sont maintenant unis et ont acquis la maturité politique et la conscience nationale, qu'ils sont devenus responsables, ils s'ingéreront difficilement dans la vie politique de notre pays. Mais cela demande un sérieux engagement de la part de chacun de nous. Nous faisons encore trop confiance aux étrangers qui, pour cette raison justement, nous considèrent encore comme des grands enfants. C'est très indigne de notre part ! Comme une maison ne peut tenir sans une bonne fondation, une nation ne peut pas construire un avenir radieux en tolérant les fraudes. Dans une telle situation les fraudeurs ou encore les usurpateurs croient qu'ils ont acquis le droit de mentir. J'en veux aux hommes de droit. Certes, sous le mobutiste, la corruption n'épargnait personne, même pas ceux qui étudiaient le droit. Elevés dans la corruption, les magistrats ferment les yeux aujourd'hui devant des pratiques éhontées et rétrogrades. C'est regrettable. C'est lorsque le Congo aura des hommes de droit intègres, qui pratiquent et respectent le droit et la justice que l'impunité disparaitra et le pays se mettra debout.

Réveil FM: Quelle similitude faites-vous entre les élections qui viennent de se dérouler au Kenya et celles de la République Démocratique du Congo en 2006 ?

Fweley DIANGITUKWA: La différence est totale. Le Kenya est à sa deuxième expérience. Les Kenyans ont mis fin au régime tyrannique de Arap Moi en organisant ce qu'ils ont appelé la -bas « des élections propres ». C'est donc un peuple aguerri et persévérant qui refuse de se laisser tromper. En République Démocratique du Congo, depuis l'indépendance, les hommes forts qui s'emparent du pouvoir méprisent le peuple qui se laisse soumettre. Au Kenya, c'est encore le président de la commission électorale qui, en se fondant sur l'éthique et la déontologie, a émis un doute sur le succès électoral du président Kibaki, actuel chef de l'Etat. C'est qui a donné de la force au parti de l'opposition et à la population qui sont descendus dans la rue pour protester. Cela diffère de la complaisance dans laquelle se trouvent nombre d'hommes politiques de notre pays qui n'ont, pour la plupart, qu'un seul souci : accèder au pouvoir et jouir de ce pouvoir. Quelle que soit l'issue, le Kenya est sur la voie démocratique.

Les députés de l'opposition sont majoritaires au parlement alors que chez nous les ténors de l'opposition d'hier ont rapidement et clandestinement rejoint l'Alliance de la Majorité présidentielle (AMP -copiée sur le modèle de UMP en France). Nous ne sommes pas sérieux comparativement aux Ukrainiens, aux Kenyans ou encore aux Géorgiens. Les pays occidentaux qui connaissent parfaitement bien le comportement et la naïveté des Congolais se permettent tout dans notre pays au point de choisir eux-mêmes librement, et avant les élections, le chef de l'Etat qui leur plaisaient parce qu'ils ont estimé qu'il est plus facile d'obtenir des avantages économiques avec Joseph Kabange. Les élections étaient une comédie, une mise en scène pour faire croire et surtout pour prêter forcément de l'argent à la République Démocratique du Congo afin de contrôler ensuite plus facilement l'économie de ce pays. Nous ne jouissons pas de notre souveraineté parce que nous sommes collectivement naïfs, peureux et complaisants.

Réveil FM: Les observateurs étrangers sont-ils "la garantie" pour le déroulement de bonnes élections dans un pays ?

Fweley DIANGITUKWA: Non et non. Beaucoup de pays l'ont déjà compris à telle enseigne qu'ils refusent la présence de ces observateurs. L'Algérie a refusé la présence des observateurs français. Que dire ? Les étrangers sont-ils plus sérieux et plus honnètes que les Congolais ? Sont-ils plus nationalistes que les nationaux ? Non. Etre observateur est un métier et celui qui est envoyé en Afrique pour observer les élections reçoit des instructions de son employeur. Il observe ce qu'on lui a demandé d'observer. Il n'est pas animé par l'éthique ou par la morale. Et ceux qui envoient les observateurs ne le font pas pour les beaux yeux des Congolais, si j'ose m'exprimer ainsi. Ils ont des intérêts et ils n'agissent pas pour jeter leur argent par-dessus la fenêtre. Un journaliste comme Stephen Smith, qui travaille normalement pour la défense des intérêts occidentaux en critiquant sévèrement les Africains afin d'affaiblir l'Afrique, a néanmoins eu le courage de reconnaître, dans son livre " Négrologie. Pourquoi l'Afrique meurt " que « l'Organisation internationale de la francophonie est une machine huilée pour sanctifier des scrutins scandaleusement truquée comme, par exemple, la réélection d'Idriss Deby au premier tour, avec 63 % des voix en juin 2001 ». Lorsque les pays occidentaux qui vivent sur le dos de l'Afrique ont leur candidat à « vendre », leurs observateurs « internationaux » répètent partout la même déclaration comme des perroquets : « Malgré quelques manquements organisationnels, les résultats traduisent la libre expression de la volonté populaire ». Stephen Smith précise : « Ces scrutateurs exceptionnels ne sont pas nécessairement fiables, au regard de leur indépendance de jugement. Ils tiennent en effet à rester inscrits sur les listes de la société civile privée à qui la Commission européenne sous-traite un travail lucratif, deux ou trois " missions " par an faisant vivre " plutôt bien " l'observateur électoral, une profession née de la démocratisation de l'Afrique ».

Beaucoup d'observateurs sont des gens avides d'argent. Ils ne vont pas pour observer nécessairement s'il y a des fraudes mais plutôt si les gens vont effectivement voter. C'est là toute la différence. Ne faudrait-il pas s'appuyer plus sur des observateurs qui examinent l'existence des fraudes que ceux qui se limitent à observer l'opération du vote ? Il n'y a qu'en Afrique que l'Occident envoie des observateurs en masse et la présence des observateurs est devenue un moyen officieux de poursuivre la colonisation, en surveillant et en contrôlant l'Afrique de l'intérieur. C'est une forme de mépris de l'Africain, car ce sont les mêmes pays occidentaux qui soutiennent les dictateurs qui nous envoient des observateurs. Cela ne doit-il pas faire réflechir ? La véritable garantie, c'est notre propre sérieux. Nous devons apprendre à rédiger nos propres institutions au lieu de demander aux professeurs belges de rédiger notre Constitution comme si le Congo n'avait pas de Constitutionnalistes compétents. Nous devons revendiquer la transparence. L'abbé Malu Malu a repris textuellement la stratégie qui a été appliquée au Tchad. Comme au Tchad donc, il a organisé une fraude grossière en amont en procédant par un recensement des électeurs en lieu et place d'un recensement de la population. Puis, comme au Tchad également, il a amaigri l'électorat de l'Ouest et du Centre tout en boursouflant le corps électoral de l'Est prétendument acquis au chef de l'Etat. Malheureusement pour lui, les données statistiques montrent qu'après plus de cinq millions de morts inutiles et des milliers de déplacés dans les pays voisins, l'argument d'une majorité des masses à l'Est de la République Démocratique du Congo ne convainc personne. Donc, des fraudes d'une grande ampleur ont bel et bien eu lieu et les résultats de la CEI ne correspondent pas à la vérité comme le cardinal Frédéric Etsou l'a publiquement affirmé. Il est de notoriété publique que l'abbé Malu Malu travaillait pour le maintien de M. Joseph Kanambe Kabange au pouvoir et il est également de notoriété publique que la Cour Suprême de Justice mise en place par l'actuel chef de l'Etat travaillait pour la défense des intérêts du chef de l'Etat.

Qu'avons-nous fait collectivement pour nous opposer au scénario des fraudes électorales ? Rien. Puis, nous demandons aux Belges, aux Américains et aux Britanniques de nous « aider » en oubliant qu'ils ont leurs propres intérêts qui ne coïncident pas avec ceux du peuple congolais. On n'a jamais vu dans l'histoire un pays étranger développer un autre pays au détriment de son proprement développement. Les Congolais doivent revoir leur manière de juger et d'apprécier la politique étrangère des puissances qui exploitent les richesses du Congo. L'abbé Malu Malu ne s'est probablement pas rendu compte du tort qu'il a causé à l'Eglise catholique en ne pensant qu'à sa poche. A cause de lui, l'Eglise catholique a été humiliée à telle enseigne que le cardinal Frédéric Etsou s'est senti obligé d'exprimer publiquement son indignation en déclarant : « Je dis fermement non et non à toute autre manoeuvre qui mettrait en cause le libre choix du peuple congolais, et qui risquerait de jeter le pays dans une confusion inutile. La Communauté internationale devait s'abstenir de toute tentative d'imposer au peuple congolais celui qu'il ne s'est pas choisi comme son président. Toute tentative de ce genre serait un acte grave d'irresponsabilité et pourrait hypothèquer et entamer tout ce qui fait la fierté et le prestige de l'Occident et des USA. Non donc aux manipulations frauduleuses des urnes. Non à ce qui n'est pas la volonté du peuple congolais. Non à toute tentative d'imposer au peuple congolais un candidat devant juste satisfaire les appétits gloutons et prédateurs de ses commanditaires étrangers des ressources du sol et sous-sol congolais. Aux responsables de la CEI, particulièrement M. l'abbé Apollinaire Malu Malu, nous vous invitons à déclarer et à annoncer les résultats vrais et crédibles qui reflètent le vote vrai des Congolais, gage pour une vraie paix et le début d'une ère nouvelle de reconstruction de la République démocratique du Congo, du respect de sa souveraineté et de l'unité nationale. Nous voulons par les urnes la paix. Nous voulons la paix ». Peu avant sa mort, le cardinal Frédéric Etsou a pris quelques dispositions en adressant une lettre très accusatrice aux Evêques de la CENCO. Cette lettre, qui a été reproduite dans le Journal Le Phare en date du 20 décembre 2006, dit : « A mon frère, Son Excellence Mgr Melchisedeck Sikuli, à qui je porte l'estime et du respect et qui connait mon engagement personnel pour la libération de notre frère Mgr Emmanuel Kataliko, d'illustre mémoire, à qui il a succèdé à Beni-Butembo, je dis ma désolation sur les propos que l'Abbé Malu Malu a tenus à mon endroit sur le plateau de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). J'en profite pour demander à l'Assemblée Plénière de la CENCO d'envisager à partir de l'an 2007 et dans le futur de ne plus concéder à aucun prêtre congolais l'autorisation de travailler dans les structures politiques au niveau national ou provincial. Il serait mieux de confier cette responsabilité directement à la CENCO et si cela est nécessaire de désigner, à l'unanimité, des Evêques qui peuvent en faire partie et qui seront redevables d'abord à l'Assemblée Plénière, ensuite aux organes de l'Etat qui nous sollicitent. »

Réveil FM: Quelles sont les véritables failles de notre système électoral ?

Fweley DIANGITUKWA: Elles sont nombreuses en commençant par l'absence d'experts dans la CEI et dans les autres institutions, le recours au clientélisme, l'absence d'un personnel compétent et bien formé qui maîtrise le système électoral. Il n'existe pas une juridiction indépendante chargée du contentieux électoral. La magistrature est juge et partie. Elle n'applique pas la transparence et travaille et défend les intérêts d'une coterie. La population se retrouve ainsi sans véritable défenseur. Pareille pour la Haute Autorité des Médias (HAM). Cette institution publique n'est pas indépendante. En tout cas, pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouve la République, il nous faut une juridiction indépendante. Les journalistes qui sont continuellement terrorisés et parfois assassinés ont peur de crier haut et fort. On se souvient du sort malheureux réservé à Franck Ngyke Kangundu et à Muamba Bapuwa pour ne citer que ces deux. Dans mon livre, je propose la création d'un Observatoire national de la bonne gouvernance qui s'occupera d'organiser des élections transparentes au suffrage universel. Il s'occupera également de l'éducation de la masse à la démocratie. Cela s'entend. Il faut des femmes et des hommes intègres dans cet Observatoire. Il est regrettable de constater que les modes de désignation (ou système électoral) ne sont pas bien connus dans notre pays, même par ceux qui ont un bagage universitaire. Beaucoup ne comprennent pas le vocabulaire relatif au système électoral comme le scrutin uninominal, le scrutin de liste, le système mixte, le ballottage, etc... alors que les mots sont bien français. Les véritables failles de notre système électoral sont donc à chercher dans le manque de transparence, dans l'ignorance du système électoral et dans le recours régulier au clientélisme et au néopartimonialisme.

Réveil FM: Quelle est la part de la diaspora dans les élections au Congo, aujourd'hui et demain ? Que pensez-vous du ministère de la diaspora ?

Fweley DIANGITUKWA: La diaspora a été exclue du processus et elle a baissé les bras. C'est bien dommage. Elle l'aurait du s'impliquer davantage. En tout cas beaucoup de pays misent sur leur diaspora pour élargir l'électorat national. C'est le cas des pays comme l'Espagne, le Portugal, les Philippines, etc. L'expérience fort négative et désastreuse pour la diaspora congolaise doit servir de leçon pour l'avenir. C'est l'Etat congolais qui donne des passeports à ses ressortissants, comment peut-il ensuite émettre des doutes sur la nationalité de ses ressortissants au seul motif qu'ils sont à l'étranger ! Le même Etat continue de vendre les passeports aux Congolais de l'étranger après avoir refusé leur participation dans le processus électoral, il est heureux de recevoir les véhicules et les transferts de fonds des Congolais de l'étranger. Et lorsqu'il s'agit d'une étape sérieuse comme le processus électoral, l'Etat ne reconnaît plus les siens. Ce n'est pas sérieux. C'est malheureux et honteux. Les Congolais de l'étranger ont compris leur degré de marginalisation, qu'ils tendent à devenir plus exigeants. C'est un signe avant coureur. Il me semble que l'Etat congolais confond la notion de Congolais de l'étranger dans lesquels il ne considère que les Congolais vivant en Occident. Or, en les excluant, l'Etat a aussi exclu les Congolais vivant au Congo-Brazzaville, en Angola, au Gabon et ailleurs parce que ceux-là font aussi partie des Congolais de l'étranger. Et dire que ce sont des intellectuels qui ont pris et prononcé la décision d'exclure les Congolais de l'étranger pour plaire à leur chef. A l'avenir les Congolais de l'étranger doivent s'organiser pour mieux défendre leurs droits. Il existe une plate-forme qui doit être renforcée. Elle s'appelle Fédération des Congolais de l'étranger en sigle FCE. En Afrique, à part l'Afrique du Sud, il est rare de trouver un pays qui associe ses ressortissants hautement qualifiés dans le développement du pays. Il y a certes quelques tentatives au Sénégal et au Mali. Chacun de ces deux pays a créé un ministère pour ses expatriés. Dans le cas de l'Afrique du Sud, le gouvernement considère sa diaspora comme un axe de sa politique de développement et comme un vecteur de transfert vers les secteurs du pays qui ont besoin de personnes très qualifiées. Le réseau SANSAS -South African Network of Skills Abroad- est l'un des dispositifs mis en place pour réaliser ce transfert. Ce réseau est devenu un modèle d'appui aux diasporas scientifiques et techniques sud-africaines à travers le monde. En matière de récuperation de la matière grise expatriée, les meilleurs exemples ne sont pas en Afrique mais en Asie : en Inde, en Chine et à Singapour. Je suis tellement choqué et chagriné de voir le mauvais traitement que la République Démocratique du Congo réserve à ses expatriés que j'ai écrit un livre qui sortira cette année et dans lequel je livre des recettes sur le traitement adéquat à réserver aux immigrés et la nécessité de leur insertion dans l'économie du pays. J'espère que notre vice-ministre s'occupant de la diaspora congolaise y trouvera quelques leçons utiles. Je n'ai aucune prétention, mais notre pays doit commencer à nommer des gens compétents qui maïtrisent leurs dossiers au lieu d'avoir des hommes et des femmes qui apprennent leur métier en étant déjà en fonction. C'est bien dommage !

Réveil FM: Existe-t-il une élite ou des élites congolaise(s) ? On dit que l'élite congolaise va souvent à la soupe qu'est-ce que cela signifie ?

Fweley DIANGITUKWA: A la question « Qu'est-ce qu'une élite ?», Pareto répondit : « Supposons qu'en toutes les branches de l'activité humaine, on attribue à chaque individu un indice qui indique ses capacités, à peu près de la manière dont on donne des points aux examens, dans les différentes matières qu'enseignent les écoles. Par exemple, à celui qui excelle dans sa profession, nous donnerons 10. A celui qui ne réussit pas à avoir un seul client nous donnerons 1, de façon à pouvoir donner 0 à celui qui est vraiment crétin. A celui qui a su gagner des millions, nous donnerons 10. A celui qui gagne des milliers de francs nous donnerons 6. A celui qui arrive tout juste à ne pas mourir de faim nous donnerons 1. A celui qui est hospitalisé dans un asile d'indigents, nous donnerons 0... et ainsi de suite, pour toutes les branches de l'activité humaine... Formons donc une classe de ceux qui ont les indices les plus élevés dans la branche où ils déploient leur activité, et donnons à cette classe le nom d'élite». Pour répondre directement à votre question, il existe dans chaque pays plusieurs élites : intellectuelle, ouvrier, politique, traditionnelle, etc. Toutes ces élites remplissent des fonctions spécifiques même si la tradition voudrait que l'on parle plus de l'élite politique et intellectuelle. Une élite responsable doit remplir la fonction de témoin de la vérité, du bien et de la justice devant sa société. Non pas une fonction de témoin passif, indifférent, mais de témoin actif. Par son témoignage, l'élite devient un artisan de son temps car elle apporte plus de vérité, de bien et de justice. C'est pourquoi les vrais intellectuels ne sont manoeuvrables par aucun pouvoir, ni politique, ni d'aucune espèce. Ils suivent la voie de leur conscience quels qu'en soient les risques. Il y a dans notre pays des hommes cultivés et instruits à l'école occidentale (il existe aussi une élite traditionnelle qui est hélas négligée !) qui s'emparent du qualificatif « élite » ou « intellectuel ». Quant à l'existence d'une élite politique qui se réfère constamment à l'éthique de responsabilité, il m'est difficile de répondre positivement à votre question. L'élite intellectuelle congolaise a perdu sa dignité et sa fierté. Elle utilise son statut comme moyen d'accèder à de hautes fonctions et rarement comme une responsabilité vis-à -vis de la société. Cela doit être réparé si elle voudrait remplir valablement sa mission.

Réveil FM: Après les élections la guerre a repris à l'Est, doit-on donner raison à ceux qui déclarent " après les élections est égal à l'avant les élections en RDC ?

Fweley DIANGITUKWA: On se souviendra de cette phrase de Janssen, « l'avant l'indépendance = après l'indépendance ». Dans l'entendement de ceux qui exploitent nos économies et qui nous exploitent maintenant indirectement, rien ne doit changer dans notre pays. N'oublions pas que sur le plan de la diversité des ressources naturelles, la RDC est probablement le pays le plus riche du monde. Les richesses de notre pays font saliver tous les princes et tous les rois de ce monde. Dans ces conditions, comment pouvaient-ils accepter que l'après les élections soit différent de l'avant ? Il nous manque de bons stratèges dans notre pays, de vrais leaders qui ne reculent pas, comme à l'instar de Gandhi et de Mandela, c'est-à -dire ceux qui ont déjà compris que pour changer le destin du Congo, il ne faut pas négocier avec des sous-traitants mais qu'il faudrait négocier avec les vrais responsables. Qu'ils s'appellent Kagame, Museveni ou Kabila, ce sont tous des sous-traitants qui travaillent pour les intérêts des grandes puissances. La RDC est un grand pays sur le plan géographique et il est promis à un grand avenir sur le plan politique grâce à l'effervescence de la jeunesse et à la richesse de son patrimoine. Nous devons aller à la rencontre les responsables des gouvernements étrangers qui gèrent à distance le destin du Congo, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France ainsi que la Belgique. La conférence de Goma est un passe-temps, car les vrais acteurs y sont absents. Pourquoi vouloir traiter avec un « ange ?» là où il est possible de rencontrer Dieu. Kagame pille la richesse du Congo pour le compte de qui ? Est-ce que les Congolais ne peuvent pas renverser le courant ? Devenons des bons stratèges. Dans notre pays, le chef d'Etat arrive toujours au pouvoir par un coup d'Etat et par autoproclamation. Pour une fois que les Congolais ont souhaité une transparence dans l'organisation des élections afin de garantir l'avenir, des fraudes massives ont compromis cet avenir. A l'Est de la République, et ce n'est plus un secret pour personne, il y a eu des taux de participation supérieurs à 100 %. Il y a eu des bureaux et des électeurs fictifs. Du jamais vu dans un Etat qui respecte ses citoyens. Les Congolais ne sont peut-être pas conscients. Il y a un complot contre le Congo à cause de l'énormité des richesses que recèle notre pays. Le silence de la communauté internationale sur les 5 millions (alors que les casques bleus de l'ONU sont au Congo !) de morts est un indicateur de cette complicité. La mort des millions de Congolais n'ébranle personne, car on élimine par là des bouches en trop, des bouches « inutiles » qui ne réclameront plus une aide humanitaire d'urgence.

C'est vraiment honteux et pénible à admettre. Ne devons-nous pas nous interroger sur l'étrange comportement de l'ONU, des Etats-Unis, du Royaume Uni et de la Belgique dans la gestion du conflit congolais et dans l'organisation des fraudes ? Comment ces pays se sont-ils permis de cautionner une telle comédie électorale ? Alors cette question qui fâche. Sommes-nous collectivement conscients que notre pays est probablement le plus riche de la planète compte tenu de la diversité en ressources naturelles ? D'où était venu l'uranium avec lequel les Américains avaient fabriqué la bombe atomique larguée sur Hiroshima et Nagasaki et qui leur permit de mettre fin à la Seconde Guerre mondiale ? N'est-ce pas du Congo belge ? La RDC n'est pas un pays pauvre, elle est appauvrie. Voilà un Etat qui vend les minerais les plus stratégiques et les plus chers, réclamés par toutes les grandes puissances militaires et économiques du monde, mais qui est incapable de payer correctement et régulièrement les fonctionnaires. Même l'homme le plus bête ne peut pas comprendre cela. Alors quel est le problème ? Les Congolais qui sont assoiffés d'argent facile ne savent pas négocier, ils signent des contrats léonins sans connaitre la valeur réelle (minerais du sous-sol) de ce qu'ils vendent, ils signent les documents sans se donner la peine de lire le contenu mot à mot, sans associer une équipe de juristes et d'économistes chevronnés, car les autorité croient que c'est en cachant les contrats qu'elles signent avec les compagnies étrangères qu'elles s'enrichiront rapidement. Avec des villas achetées en Occident ou en Afrique du Sud par des compagnies minières étrangères et offertes aux décideurs politiques, ceux-ci sont prêts à vendre leur pays ! Les Congolais sont jugés si bêtes et si naïfs que toutes les compagnies minières étrangères retournent rapidement dans notre pays pour profiter de notre imbécillité, même celles qui ont quitté la RDC depuis des lustres. On ne peut pas posséder et vendre de l'uranium, du pétrole, du manganèse, de l'or, du cobalt, du coltan, du cuivre, etc. et être incapables d'avoir une armée nationale compétitive, et être incapables de défendre le territoire national, et être incapables de construire des routes de déserte agricole, etc. Comment pouvons-nous être si ridicules ! Pour quelle raison sommes-nous collectivement incapables de remettre en question tous les contrats miniers ?

Bref, les contrats léonins doivent être dénoncés en bloc afin de contraindre les compagnies extractives étrangères de les renégocier et afin qu'elles comprennent finalement que la RDC est un pays souverain qui a des droits à défendre et des exigences à faire valoir. Nous avons tendance à oublier que les ressources naturelles de notre pays appartiennent à tous les nationaux. Ce n'est pas la richesse du président ni des ministres. Chaque citoyen a son mot à dire. Donc si nous sommes pauvres et si les fraudes électorales ont été organisées, c'est avant tout notre faute, c'est parce que nous sommes collectivement parlant assez naïfs. Chaque individu ajuste son comportement avec l'espoir qu'il sera récuperé par le pouvoir afin de se servir, c'est-à -dire afin d'accèder à la mangeoire comme dit le professeur Augustin Mampuya. Alors les intellectuels font des éloges à des individus qui ne les méritent pas. On propose des idéologies rétrogrades qui ne peuvent pas développer le pays, car elles sont dépassées ou inadaptées aux réalités congolaises. L'élite intellectuelle et politique est à plaindre à plus d'un titre, parce qu'elle est devenue de plus en plus complaisante. Des universitaires qui ont souffert pour obtenir leur titre académique sont prêts à faire des courbettes à des décideurs qui n'ont pas leur niveau et à qui ils doivent tout expliquer. Comme c'est ignoble ! On ne doit donc pas s'étonner et s'interroger sur : « Pourquoi après les élections est égal à l'avant les élections en RDC ? »

Réveil FM: Quelles sont les conditions que la RDC doit remplir pour que les élections soient 100 % congolaises, libres, démocratiques et transparentes ?

Fweley DIANGITUKWA : Il faut d'abord « construire » des hommes nouveaux. Le mobutisme avec tous ses anti-valeurs a complétement détruit la jeunesse et c'est cette jeunesse élevée dans et par la corruption qui aujourd'hui accède au pouvoir. Que peut-elle offrir lorsque le pouvoir l'a habituée à donner et à recevoir la corruption sans état d'âme ? Ce n'est pas la faute de cette jeunesse devenue aujourd'hui responsable du destin national. Elle a été une victime. Tant qu'on ne montrera pas et qu'on n'offrira pas autre chose au peuple, il sera difficile de changer la mentalité des Congolais et d'organiser des élections « propres », c'est-à -dire transparentes et sans fraudes. Plusieurs ressortissants de Bundu dia Kongo ont été massacrés dans le Bas Congo parce qu'ils manifestaient simplement contre le recours à la corruption. Il faut ensuite mettre la lutte contre l'impunité au centre de la vie politique. En RDC, la politique est devenue le moyen le plus court pour s'enrichir. Depuis l'indépendance, on n'a jamais vu les hommes politiques qui détournent des millions être jugés. Le pouvoir incarcère ceux qui commettent de petits délits et les opposants et il laisse en liberté les assassins et les « grands voleurs ». C'est regrettable. Organiser des élections à 100 % congolaises, libres, démocratiques et transparentes sera un long chemin. Mais nous n'avons pas le droit de désespérer. En tout cas, si le peuple et les leaders de l'opposition ne font rien aujourd'hui pour dénoncer unanimement les fraudes qui ont eu lieu dans notre pays, nous devrons nous préparer aux prochaines fraudes, car rien n'empêchera celui qui vient de tricher et qui n'est pas sanctionné de refaire son numéro.

Il lui suffira de réaliser quelques projets économiques et de faire croire aux Congolais qu'il est l'homme qu'il faut pour développer le pays pour que les mêmes organisateurs (nationaux et étrangers) ferment à nouveau les yeux et facilitent sa reélection afin de continuer à piller ensemble le pays. Soyons collectivement vigilants, nous ne l'avons pas été jusqu'à présent. Nous devons devenir de bons stratèges, car nous sommes piégés. La guerre et l'anarchie sont voulues dans notre pays. Il est même permis de croire que les tricheries ont été planifiées et souhaitées pour plonger notre pays dans le chaos afin de montrer à la face du monde que les noirs sont incapables de se gouverner seuls ou tout simplement pour faciliter le pillage de nos richesses en achetant nos produits à vil prix, parce que le pays est à court d'argent. Vu de l'Occident, les fraudes électorales sont de l'ordre du normal dans les pays africains. Les décideurs congolais doivent apprendre à négocier avec les vrais responsables et plus jamais avec les sous-traitants. En ce qui me concerne, je suis prêt à faire partie de cette délégation qui cherchera à négocier avec les grandes puissances (exécutif et parlement américains, britanniques, français et belges) et avec les firmes transnationales qui maintiennent l'état d'anarchie et de guerre dans notre pays pour faciliter les pillages de nos minerais et leur achat à vil prix. Ce sont eux les vrais acteurs qui détiennent la clé de la paix au Congo. C'est la condition pour le retour de la paix. La conférence de Goma est une autre comédie. C'est en tout cas une perte de temps - une distraction - dans la mesure où il ne sortira rien de vraiment intéressant pour l'avenir de ces provinces (les deux Kivu et Maniema). Il nous faut de braves Congolais qui sont prêts à négocier la paix avec les « braves » grandes puissances économiques et militaires.

Que valent Kagame, Museveni, Kabila ou encore Nkundabatware Muhigo face au pouvoir américain, britannique, français et belge qui tiennent le pouvoir africain entre leurs mains ? Ces politiciens africains ne travaillent-ils pas pour eux ? Les Congolais doivent se poser les vraies questions et aller à la rencontre des vrais acteurs. Aussi longtemps que la RDC ne traitera pas directement avec les grandes puissances et avec les firmes transnationales, il nous sera difficile d'arrêter la guerre et l'anarchie qui leur profitent bien. Pour changer le Congo, il faut que la magistrature pratique la justice et se mette à combattre les anti-valeurs, il faut que l'«intellectuel » change son comportement, il faut que le Congo en tant que nation, apprenne à devenir uni et autonome, qu'il fasse respecter sa souveraineté, il nous faut apprendre à fabriquer nous-mêmes notre richesse au lieu d'attendre les « dons » des Occidentaux ou encore la signature des « contrats léonins » avec les Chinois pour relancer les travaux d'intérêt public. Un bon dirigeant est celui qui développe son pays sans trop s'appuyer sur les apports financiers des pays étrangers comme cela se passe dans notre pays. Hélas !

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jeudi 30 juillet 2009

Wendo Kolossoy, déjà un an !

Déjà une année que l’ancien, le patriarche de la Rumba congolaise, Wendo Kolossoy, s’en est allé au grand damne de ses proches et, de ses admirateurs, notamment ceux, de la première heure.

«Le père de la musique congolaise», comme l’avait surnommé toute une nation, s’est éteint le 28 juillet 2008, dans la pauvreté et l’indifférence la plus totale au grand damne de son entourage le plus proche.

A Kinshasa, c’est le 28 juillet 2009 que la disparition de Wendo Kolossoy, a été commémorée par les membres de la famille, les fans et adeptes de l’artiste et de ses oeuvres musicales. La relève, en la personne d’un jeune artiste, Petit Wendo, a également participé au déroulement de ce grand moment empreint de tristesse mais aussi, de joie.

Concernant le vieux Wendo, rappelons que l'artiste s’est éteint dans un centre hospitalier de Kinshasa le 28 juillet 2008 et que, le musicien congolais, âgé de 83 ans, était souffrant depuis de longs mois et réclamait l’aide des autorités compétentes. Un soutien qu'il aura longtemps attendu...

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mercredi 30 janvier 2008

RDC: " Tuez plus, pour gagner plus en pouvoir et fonction ! "

Le criminel Rwandais Laurent NKundabatwaré, rebelle en RDC

Jamais un pays n' a été la risée du monde comme la République Démocratique du Congo. Goma aura été la sacralisation de l'impunité au détriment des victimes, mortes ou vivantes. Et les nominations fantaisistes des sénateurs et députés aux postes de PDG, ADG, DG des entreprises publiques ne sont que des récompenses aux militants AMP, qui, par leur cumul des fonctions, doivent renflouer les caisses de leur parti en préparation des élections prochaines.

Notre confrère Yondo Datch, de l'hebdomadaire the Post n°9-449 du 24 janvier dernier, sous le titre " Nkunda absout! Vive l'impunité! ", écrit: "A lui seul, il aura coûté près de 5 millions de dollars en seulement 15 jours. A lui seul, il porte sur la conscience -s’il en a une d’ailleurs- la mort de milliers de Congolais. A lui seul, il est le ‘‘Congolais’’ -s’il en est un - le plus cher de l’histoire récente. Laurent Nkunda, le boucher du Masisi et de Rutshuru semble avoir réussi, mercredi 23 janvier, la plus grande arnaque en obtenant du gouvernement de Kinshasa la signature d’un acte d’engagement dont le point le plus important consacre l’amnistie à lui accorder après son entreprise criminelle.

Signé notamment par la cinquantaine de groupes armés qui écument les monts et vaux du Nord et Sud Kivu, l’acte d’engagement (dont fac similé en pages 4 et 5) marque quelque avancée en ce qu’il impose notamment la cessation immédiate des hostilités et donc un répit dans le calvaire des populations vouées à la jungle et aux intempéries avant leur retour dans leurs villages. Dans une conférence de Goma où le maître-mot était la paix, il s’est trouvé de nombreux ‘‘pasteurs’’ plus ou moins bien inspirés pour enseigner que la RD Congo devrait s’humilier devant Nkunda et ses souteneurs parce que ‘‘l’humilité précède la gloire’’, faisant fi de la douleur de plus d’un million de personnes en situation précaire et inhumaine dans des camps de fortune où elles vivent de la générosité des organisations humanitaires et de la solidarité des humbles Congolais de partout. C’est au nom de la paix que Nkunda, retranché dans son quartier de Kitchanga, a quasiment imposé à la République de se prosterner devant sa folie de grandeur pour signer un acte qu’il n’aura pas cessé d’invoquer chaque fois qu’il se sentira menacé. Le général renégat rêve désormais de se retrouver à Kinshasa sous les lambris dorés des palais de la République .D’autres avant lui ont eu droit aux privilèges et honneurs à la suite d’actions criminelles similaires ".

Prendre les armes paye en République Démocratique du Congo. Et Nkunda l'a bien compris. Il n'est pas le premier et il ne sera sans aucun doute pas le dernier à le faire .Beaucoup de ceux qui se pavanent et n'hésitent pas à cancanner à Kinshasa, dans les jeeps 4x4, qui ont tronqué leurs trellis militaires en costume trois pièces ,qui claironnent "démocratie" sont des seigneurs de guerre, des criminels comme Nkunda. Si ceux là sont devenu respectables, pourquoi pas Nkunda?

Sous la transition 4+1=0, les seigneurs de guerre étaient escortés par les véhicules et chars de la Monuc pour leur sécurité ,alors que les paisibles citoyens étaient abandonnés à eux-mêmes. Aucun Seigneur de guerre n'est agressé à Kinshasa ni dans un autre coin de la République par la population civile. Mais combien de Congolais meurent par suite de l' insécurité chronique organisée? Combien de congolais sont victimes d' assassinats politiques à domicile, d'arrestations arbitraires? Doit-on oublier les 5.000.000 de morts suite aux différentes guerres? Il est quand même étonnant que le parti politico-militaire de Nkunda ait proposé la Commission Vérité et Réconciliation!

Et Kuye Ndondo, qui fut le fameux président de cette " commission-nulle ", commission aphone, inaudible ,qui n'a jamais joué son rôle durant la transition, comment a-t-il réagi face à cette proposition nkudiste? Après avoir échoué brillamment au " CVR ", le même Kuye se retrouve au Ministère de l'enseignement supérieur et universitaire. Il a été parmi les premiers à prendre son vol pour la conférence de paix de Goma. Le ridicule ne tue pas au pays de Lumumba.

Arthur Zaïdi Ngoma qui avait nié sur les ondes des radios internationales " qu'il n'ya jamais eu de massacre à Makobola " à l'époque il était au RCD. Après avoir usurpé le poste de l'opposition non armée comme l'un des 4 vice-présidents durant la transition. Déguerpi depuis de sa résidence présidentielle, Zaïdi Ngoma a retrouvé sa verve oppositionnelle, faut-il le croire?

La conférence de Goma- comme l'a si bien dit Jean Claude Willame: " s'est tenue dans la foulée, non pas de l'accord de Nairobi, mais bien des revers de l'offensive de l'armée congolaise contre les troupes du mouvement politico-militaire de laurent Nkunda ,et devant l'incapacité des casques bleus de la Monuc à protéger les populations contre les exactions et les violences des belligérants dans les territoires de Masisi et de Rutshuru ". Le gouvernement congolais a voulu nous faire oublier la débacle de Mushaké où 25.000 militaires des fardc dont plusieurs policiciers et une partie des Gssp, furent laminés. La guérilla Nkundiste de 4 000 soldats remporta la victoire et récupera armes lourdes et munitions abandonnées par les soldats fuyards de l'armée loyaliste.

Les accords de Sun city en Afrique du Sud, furent les accords de "compromission" entre les Seigneurs de guerre, une prime aux crimes de guerre et crimes contre l'humanité. La société civile " d'en haut " adepte des honneurs, fut prise à ses propres turpitudes. Le partage du gateau nommé République Démocratique du Congo fut fait d'une manière "équitable et équlibrée" entre les belligérants. A Goma, le gouvernement congolais sorti des urnes de la manière dont on sait ,a capitulé face à Nkunda et ses crimes en lui octroyant une amnistie ,qui doit être entérinée par le Parlement. vu de l'extérieur la RDc apparait comme:

1. Une République des copains et coquins, selon l'expression de Poniatowski.

La Copirep, en accointance avec le ministère du portefeuille fait passer un concours à 6.000 candidats mandataires pour les entreprises publiques. En réalité, les sénateurs et les députés AMP sont parachutés pour gérer les entreprises. Le cas d'Eugène Sérufili fait sourire plus d'un Congolais. Infirmier de formation, criminel de guerre, l'ex-gouverneur RCD du nord-Kivu, a été parachuté à la Société Nationale d'Electricté (Snel),alors que les cadres-maison compétents sont délaissés. Depuis l'assassinat tragique de M'zée laurent Désiré Kabila, l'ex-ministre d'état, Gaétan Kakudji, qui devrait normalement gérer l'héritage politique du président assassiné, est devenu silencieux, trop silencieux. Sénateur, il va gérer la Régie des Voies Aériennes(RVA). La politique est devenue en République Démocratique du Congo une porte d'entrée pour l'enrichissement personnel.

Aujourd'hui, une majorité de congolais fustige les décisions de la Commission Electorale Indépendante (CEI) dans les élections qui ont eu lieu en 2006. Faut il cibler seulement laCEI? On oublie de dénoncer l'attitude d'Olivier Kamitatu, président du parlement de Transition; ce dernier a fait voter aux parlementaires "des composantes et entités," la loi électorale scélérate sur mesure: n'importe qui pouvait devenir Président de la République: un catcheur, un pouse-pousseur ..;il suffisait d'avoir 30 ans. Le même Olivier Kamitatu n'a jamais permis que le rapport de l'enquête de la commission Lutundula sur les crimes soit discuté au parlement.Par ailleurs chaque parlementaire récupéra à Boma une Jeep X-trail offerte .Il a trahi son parti, le Mouvement de Libération du Congo, et son chef de file,Jean pierre Bemba; il est maintenant ministre du plan. La République Démocratique du congo payera longtemps les décisions hasardeuses du parlement de transition d'Olivier Kamitatu .

Que dire du musellement des médias, des journalistes et acteurs politiques par Modeste Mutinga et la fameuse Haute Autorité des Médias? Les journalistes , chiens de garde de la démocratie ,eurent devant eux un " pitbull ", prédateur de la liberté d'expression .Il va par un mensonge cousu de fil blanc faire croire à la communauté internationale qu'il y avait danger de " Congolité " en l'air avec les dérapages des médias. Les journalistes n'avaient même pas le droit de diffuser les résultats affichés devant les bureaux de vote sans que Mutinga donne son aval.Les élections étant soutenues à 100% par l'Union européenne, Modeste eut gain de cause. Il sommeille tranquillement au Sénat comme rapporteur AMP.

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dimanche 3 février 2008

Le Cinéma africain est à l'honneur à Paris

Dans le cadre d'Africamania, 50 ans de cinéma africain, la cinémathèque de Paris propose une soixantaine de films d'Afrique francophone retraçant la jeune histoire de ce cinéma né de l'indépendance et ayant révélé de multiples talents. Jusqu'au 29 février, l'occasion est offerte de redécouvrir les grands cinéastes africains: Sembene Ousmane, Désiré Ecaré, Djibril Diop Mambecty, Soulemane Cissé, Idrissa Ouedraogo, Gaston Kaboré....25 pays sont représentés.

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mardi 5 février 2008

Rencontre avec Espoir Bulangalire Majagira

Théologien, sociologue, le brillant intellectuel congolais est le fondateur et président de la Communauté des Eglises d'expression Africaine en France (CEAF) qui est membre de la Fédération Protestante de France. Pasteur à l'Eglise Réformée de Cambrai dans le Nord de la France, Espoir Bulangalire Majagira a son bureau à la Fédération Protestante de france, au 47 rue de clichy à Paris. Comme le grand basketteur, congolo-américain, Mutombo Dikembe, qui a offert à la nation un hopital digne de ce nom, à Masina. Espoir Bulangaliré n'a jamais oublié son pays natal. A Bukavu, ville de son enfance, il y a érigé sans tambour ni trompette, une clinique Ruhigita du nom de son défunt père qui fut pasteur dans cette ville, pour y soigner les kivutiens de toutes les origines sociales. Un centre de santé, et une école primaire à kiliba dans le sud-kivu. Enfin, avec son ami Dan Anderson, ils ont bâti un centre d'accueil des enfants-soldats, à Beni dans le Nord-Kivu. Perchée à 1500 mètres d'altitude, la ville de Bukavu a connu le dimanche 03 février dernier, un seïsme d'une magnitude 6 sur l'échelle de Richter, qui a fait plusieurs blessés, sans abris et des dégâts importants.

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mardi 12 février 2008

Christiane Peugeot:" Mon nom de Voiture ! "

Christiane Peugeot devant le portrait de son grand père, Robert Peugeot

Petite fille de l'inventeur de la voiture française la plus connue en Afrique, la célèbre marque à trois chiffres, Christiane Peugeot est peintre, professeur de sciences humaines et écrivain à multiples facettes. Depuis seize ans, elle dirige l'Atelier Z, Centre Culturel Christiane Peugeot, avenue de la Grande Armée à Paris. Ses gènes Peugeot, synonymes d'appartenance à la grande bourgeoisie industrielle et protestante française qui, à l'époque, malgré une éducation condamnant l'émancipation des filles, lui ont donné la force de s'exprimer dans le monde des arts et des lettres. Elle nous a reçu dans ses appartements de l'avenue de la Grande Armée situés en face du siège de Peugeot.

Bourgeoise mais non aristocrate !

Dans son dernier livre " Mon nom de Voiture", Christiane Peugeot livre ses mémoires de jeunesse, au sein d'une dynastie protestante et bourgeoise qui admettait mal que les jeunes filles fassent des études. Ce récit, riche en sources d'époques inédites (photos et documents de famille), est encourageant pour toutes les femmes prisionnières de société ou de familles traditionnalistes.

Femme gentille, Christiane vous demande tout de suite si elle peut vous "tutoyer". Elle vous appelle par votre prénom. Enfant, dit-elle " j'étais coléreuse et un jour ,pendant que je me roulais par terre,mon père m'a déculotté et m'a donné une fessée castratrice. Je n'avais que trois ans; depuis je me suis calmée et je suis devenu aimable". Dans ma famille lorsqu'un garçon naissait on lui offrait des bijoux mais si c'étais une fille, elle recevait des babioles". Ses frères dirigent Peugeot. Elle, disciple de Cocteau, est écrivain,créatrice et animatrice de l'Atelier Z.

Mon mari qui s'appelait Peyron était attaché au nom de sa mère Laffont. Ce sont ses parents qui ont introduit l'Armée du Salut en France. Mon mari étais parfois complexé par mon nom: Peugeot. Son récit est d'une grande sincérité, elle écrit au présent de l'indicatif sans considération philosophique ou morale, sans jugement. On apprend par exemple que sa mère qui appartenait à cette bourgeoisie alsacienne était la risée de son père qui disait d'elle qu'elle avait la lourdeur alsacienne. Elle raconte cette anecdocte: " durant la guerre de 1914-1918, capitaine de réserve, Robert Peugeot, mon grand-père paternel, est mobilisé. inquiétude en haut lieu. Où est passé Peugeot? Qui va diriger l'entreprise? Réponse: il est au front, comme tout un chacun. Ordre est donné qu'il ne meure pas. Sa place est à la tête de ses usines pour fabriquer obus et canons(...) pas de se faire trucidre dans la boue des tranchées de cette guerre fratricide ".

Désobeir pour vivre !

Christiane a grandi dans une maison de 36 pièces, difficile à entretenir dit-elle , d'où la multitude de domestiques dont Ulysse qui sert le repas avec des gants blancs. Les plats sont passés entre convives. Arrivés devant Christiane, elle oublie de passer au voisin. Colère inextricable de parents. Elle sera privée de dessert. A son mariage , l'une des domestiques qui l'a vu grandir l'appelle " Madame "; elle refuse devant tout le monde: " pas toi Marie "

Ayant quitté sa mère, son père Eugène Peugeot ira vivre avec une autre femme dont il aura trois enfants. Tradition oblige, ces enfants ne porteront jamais le nom de Peugeot. Un jour, son père vient la voir à vélo. En partant, il oublie son journal. Il revient demamde à rester puis il fait une crise cardiaque, son coeur s'arrête de battre. C'est Christiane qui va annoncer cette mauvaise nouvelle à toute la famille. C'est Christiane qui va inviter ses demi-soeurs de venir chez elle.

Le lion sort ses griffes

Peugeot est la marque française fondée en 1891. Dans les années 70-80, Peugeot utilisait beaucoup les décors et des acteurs africains pour ses pubs, pour l'aventure. En Afrique du Nord on parle même de " Pigot ". Les Maghrebins qui travaillaient dans les usines Peugeot ramenaient chez eux ces véhicules à cause de leur robustesse. Au Congo-Kinshasa, on souvient encore de Peugeot 404 pick-up surnommée" Kimalu Malu"ou encore de "Mboloko", la 104.

Aux Etats-unis, en Europe et au Japon, les besoins en véhicules sont pourvus. Le taux d'équipement de ménage ne progresse plus:794 voitures pour 1000 habitants aux Etats-unis, 597 en France, 584 au Japon. La Chine est devenue en 2007, le troisième marché mondial avec 4,2 millions de véhicules, soit 35 % de plus qu'en 2006. Le taux d'équipement y est pourtant bas. 18 véhicules pour 1000 habitant. Et encore plus bas en Inde: 10 véhicules .

L'Afrique représente 12% de vente Peugeot. Dans beaucoup de pays africains sans véritable classe moyenne, Peugeot n' a plus le vent en poupe. la majorité d'africains se ruent vers les voitures d'occasions. La concurrence entre des voitures d'occasions est rude en terres africaines. Elles polluent mais elles roulent.

Nous pouvons affirmer que Peugeot, aujourd'hui patrimoine français, est d'abord l' histoire d'un homme et sa famille. Avec les hauts et les bas. Sur le continent, nous avons pris la mauvaise habitude d'enterrer les hommes avec leurs histoires.

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jeudi 7 février 2008

Les Mandanda, une dynastie de gardiens !

Une belle histoire s'est produite mardi 05 février dernier au stade municipal de Marbella en Espagne lors du match France A'-République Démocratique du Congo. La famille Mandanda a eu le bonheur de voir deux de ses enfants endosser le maillot national. Steve Mandanda portait le maillot bleu de l'équipe de France A', et Parfait Mandanda, le maillot blanc de la République Démocratique du Congo. En effet, le gardien de l'Olympique de Marseille, Steve , a croisé son frère, Parfait, alors qu'il cédait sa place à la mi-temps. Le gardien de l'équipe réserve de Bordeaux, Parfait Mandanda, entrait alors sur la pelouse pour la République Démocratique du Congo. Que deux frères jouent en équipe nationale, la situation est assez courante, mais qu'ils portent le maillot national de deux pays différents et de plus au même poste, une telle situation est rarissime, voire inédite.

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jeudi 14 février 2008

RDC: La Justice Vampirisée !

La justice est un maillon important dans un pays

La majorité de Congolais croit que la démocratie, c'est seulement le multipartisme et des élections. Erreur! Resultat de cette conception faussée, n'importe qui en mal ou fin de légitimité voulant se maintenir plus longtemps au pouvoir, peut simuler des élections pour faire plaisir aux bailleurs de fond souvent complices. La démocratie ne peut réellement s'établir dans un pays que lorsque trois autres critères sont réunis:

1. L'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir en place.

2. Le contrôle de la police par la justice.

3. La liberté d'expression.

La justice est un maillon important de la démocratie dans un pays. Les nominations abracadabrantesques des magistrats laissent pantois les Congolais de la diaspora qui s'interrogent sur l'urgence de ces nominations politiques. De même qu'on ne peut accepter une République des juges, de même on est en droit de ne pas cautionner une néodidacture des politicailleurs, affameurs du peuple sans visions réelles. Car le navire dénommé République Démocratique du Congo tangue, piloté à vue.

Certes la justice congolaise laisse à désirer, et la reputation des magistrats n'est pas très bonne; le rejet de ce corps de métier est massif de la part de nos compatriotes. Les magistrats Congolais se laissent facilement corrompre; quant aux citoyens aux ressources précaires, ils ne souhaitent pas avoir affaire avec la justice. Une maman bipupula, un pousse-pousseur, un vendeur lambda préfèrera vivre en victime plutôt que d'aller en justice. Quand aux journalistes, la justice peut vous convoquer et vous coffrer pour un article écrit ou lu au micro, il y a déjà trois ans. Et dans la convocation on omet volontairement de vous signifier le motif.

Faut-il pour autant se taire face aux nominations des magistrats intervenues le samedi 09 fevrier dernierà Kinshasa pour remplacer 92 magistrats du siège et du parquet mis à la retraite par ordonnance présidentielle: soit parce qu'ils ont atteint 65 ans d'âge, soit après 35 ans de carrière.

Une justice mis au pas !

La République Démocratique du Congo a le président le plus jeune au monde, Joseph kabila, né le 4 juin 1971, 36 ans 1/2 et un premier ministre, Antoine Gizenga, né le 05 octobre 1925 à Mushiku (Bandundu), 82 ans 1/2. La République Démocratique du Congo est un jeune Etat qui a besoin de tous ses fils et filles pour cheminer vers une démocratie apaisée. Jeunes et vieux doivent y trouver leur place. Stigmatiser les magistrats qui ont 65 ans -comme si devenir vieux était un crime-en les mettant en retraite forcée, alors que dans beaucoup de provinces de la République, il manque cruellement d'hommes de justice, est un non sens.

La retraite de magistrats agés de 65 ans figure-t-elle dans les 5 chantiers de Joseph Kabila? Hier, Benoit Luamba Bintu, premier président de la cour suprême de la justice et Tshimanga Mukeba, procureur général de la République, ont été utilisés pour les élections dont Louis Michel, commissaire européen avait le secret pour asseoir le pouvoir AMP actuel. Les résultats de ces élections ont été connus dans les capitales européennes avant même que le peuple souverain congolais ne soit mis au courant par les institutions siamoises:Comission Electorale Indépendante (CEI) et Haute Autorité des Médias(HAM). Aujourd'hui, après que joseph Kabila ait prêté serment devant les mêmes juges, ceux-ci sont mis à la retraite, pour raison d'âge avancé-65 ans !

Les juges sont-ils victimes d'une purge du pouvoir AMP?

Les magistrats Congolais sont souvent contraints d'avoir des accointances politiques pour mieux exister alors même que le pouvoir judiciaire est un pouvoir en soi. Les députés nouvellement élus des élections 2006 " Louis Michel " gagnent 4.500 $ par mois et ont chacun une jeep de marque " infinitif ".

Il ya moins de deux ans les traitements mensuels des magistrats étaient une véritable incitation à la corruption. Le Président de la cour suprême de justice ainsi que le 1er avocat général de la République gagnaient 16.540 francs congolais soit 40 usd plus une prime de 29 usd. Les salaires chutaient spéctaculairement pour le reste de la hierarchie, le 1er président et le procureur général gagnaient 9.225 francs congolais soit 33 usd, le président du tribunal de grande instance 18 usd. Alors que les juges les moins gradés gagnaient au Mali l'équivalent de 1.408 usd, au Congo-Brazzaville 1.690 usd, au Ghana 2.112 usd et au Cameroun 2.535 usd. Par ailleurs, durant la transition, de 2003 à 2006, le président de la République avait 200.000 usd par mois et les 4 vice-présidents de la République 100.000 usd chacun. Il y a manifestement la volonté de paupériser et d'étranler l'indépendance des magistrats.

Le Palais de Justice ainsi les bâtiments abritant les cours et tribunaux de la République Démocratique du Congo ont été rénovés par l'Union Européenne.

La panilodie de Joseph Kabila

Dans une interview accordée par Joseph Kabila à François Soudan pour Jeune Afrique à Kinshasa, le 14 juin 2007, à la la question:" allez-vous changer la constistution? certains de vos pairs l'ont dit, avant de changer d'avis. Réponse de JK: " Joseph Kabila n'est pas comme les autres. J'ai donné, ma parole d'honneur en promulguant cette constitution; je n'y toucherai pas ". JK affaiblit le pouvoir judiciaire et viole la constistution. Alors que le Conseil Supérieur de la Magistrature qui devrait garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire face au pouvoir exécutif et législatif n'est pas encore mis en place, JK viole la constistution en la dribblant.

A quoi bon , remplacer le procureur général de la République , Tshimanga Mukeba (65 ans) par Mushagalusha Ntayondeza Ndi, âgé de 61 ans ? Donc dans 4 ans ce dernier s'en ira aussi en en retraite. Il existe plusieurs moyens de toucher à la constitution, les Congolais doivent demeurer vigilants.

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mardi 19 février 2008

Elections Municipales 2008: Ces femmes qui osent défendre la diversité !

Elles sont originaires des Comores, du Cameroun, de la République Démocratique du Congo, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Mali, de l'Algérie, de la Tunisie, du Maroc etc. Elles sont candidates aux élections municipales et cantonales qui ont lieu en France. Raison pour nous de faire le portrait de ceux qui vont nous représenter demain dans les différentes mairies.

Mais à quelques jours de l'ouverture de la campagne officielle pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, le Conseil Représentatif des Associations Noires (le Cran), dans un communiqué qui nous est parvenu, a tiré la sonnette d'alarme :" l'UMP n'a annoncé que 15 têtes de liste dans les 426 villes qui comptent 20.000 habitants. Le PS , pour sa part, en a annoncé 20. Ce qui représente des taux pour les candidats de la diversité de 3,5 % et 4,7 %. Sur les 520.000 conseillers municipaux de France, il devrait y avoir au soir du 16 mars moins de 1000 conseillers municipaux de la diversité (arabo-berbères, noirs, asiatiques, handicapés...) soit moins de 0,2 % des élus ".

Nous avons décidé de vous présenter une grande militante: Mariam Seri Sidibe.

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mardi 26 février 2008

La Semaine anticoloniale, la mobilisation citoyenne et républicaine

Le colonialisme a plusieurs facettes. Du colonialisme d'Etat, on est passé à un colonialisme des multinationales, un colonialisme d'affaires...Le colonialisme est " une nouvelle tour de Babel ", qui n'a en lui aucune once d'humanité ni de civilisation. Le cadavre du colonialisme empuantit toujours l'atmosphère pour paraphraser François Mauriac. Une entreprise de réhabilitation de ce système est à l'oeuvre. Réactionnaires, "nostalgériques", anciens baroudeurs des guerres...les laudateurs du colonialisme ont réussi le tour de force de faire passer un appareil idéologique des années 30-à-50, comme une nouveauté. La deuxième édition de la semaine anticoloniale du 16 au 25 février a mobilisé une centaine d'organisations associatives,syndicales et politiques dont : Au nom de la mémoire, Cedetim, Zep, Fondation Frantz Fanon, Peuples sans frontières, Association Ishtar, Veto !, Afaspa, Droit Devant, Caac-Comores, Mouvement pour une nouvelle humanité, Mouvement des Indigènes de la République, les Républicains Basanés, le Cran, la Cgt, le PCF, la LCR, la LIDH, Mrap etc. Elles se sont mobilisées pour dénoncer publiquement les dérives et méfaits du colonialisme actuel:le racisme, le fascisme, la xénophobie, l'intégrisme, le négationisme...

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dimanche 24 février 2008

Elections Municipales 2008:Ces femmes qui osent défendre la diversité !

Après Mariam Seri Sidibé, candidate à Pantin. Voici Anne Louise Pululu qui se présente à Melun dans la Seine-et-Marne. Mlle Pululu est la deuxième fille de Joseph Pululu, le responsable de la Radio Mangembo. Anne Louise est animatrice-radio. La Radio Mangembo 99.7 FM qui a pour slogan " la vibration afropolitaine " est la seule radio en France qui est dirigée par un Congolais. Anne louise Pululu est 14 eme sur la liste des conseillers municipaux du parti socialiste (PS) de Melun.

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vendredi 29 février 2008

François Mitterrand rencontre Thomas Sankara

Odile Sankara nous a invité au Théâtre Nanterre-Amandiers pour la pièce " Mitterand et Sankara ", pour la dernière production qui a eu lieu le 22 février 2008. La pièce était joué depuis le 18 janvier. La pièce a été joué sur le continent africain (Burkina Faso, République Démocratique du Congo, Togo, Bénin…) avant la France. Dommage qu'à la Halle de la Gombé à kinshasa-le 14 décembre 2007- que les kinois ne se soient pas beaucoup déplacer. Une occasion manqué pour les Kinois, ils auraient pu découvrir ou redécouvrir la force de cet échange, dont la teneur, vingt ans après, reste d’une vibrante actualité.

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Bilan Gizenga I-II: " Le caillou dans la chaussure des Congolais ! "

Nous avons beaucoup de respect pour la personne du patriache Antoine Gizenga. Force est de constater que l'actualité réserve parfois de singuliers carambolages. Il existe un contraste entre l'ouvrage de jean Mpisi:" Antoine Gizenga, le combat de l'héritier de P.Lumumba ", un ouvrage de 750 pages publié aux éditions de l'Harmattan à Paris, et le bilan d'un an du gouvernement AMP-PALU-UDEMO, d'Antoine Gizenga. Les partisans acharnés, les flagorneurs de tous poils, les thuriféraires de la pensée Gizengiste n'hésitent pas à nous parler de " la relance " du pays avec l' argent des chinois pour début mars...Aujourd'hui, point n'est besoin de rappeler que la situation de la République Démocratique du Congo est dramatique. Notre cher et très beau pays est classé 168 ème sur 177 pays concernant l'indice de développement humain (IDH); le taux d'alphabétisation est de 67,2% du côté de l'indicateur de pauvreté (IPH).

L'arrosage du rosier profite aux ronces poussant près de sa racine

Les thuriféraires du pouvoir AMP-PALU-UDEMO rechignent

" l'homme qui détiendrait le livre d'or de la République ", le patriache Antoine Gizenga, premier ministre aujourd'hui, est l'homme qui trôna à la tête de la " République libre du Congo ", à Stanleyville, actuel Kisangani-dont le gouvernement fut reconnu par 26 pays au monde. Jean Mpisi a subdivisé son ouvrage en 13 chapitres-trois parties:la première retrace les oeuvres politiciennes d'Antoine Gizenga; la deuxième relate son parcours de militant lumumbiste et la troisième présente l'homme comme le plus sage de tous les intellectuels du Kwilu dans le Bandundu. L'auteur écrit que le chiffre 13 est le porte bonheur pour Antoine Gizenga. Il en donne les preuves: le nombre de sièges de députés PSA en mai 1960- qui était de 13 personnes ayant siégé à l'Assemblée Nationale. Récemment, c'est-à-dire lors de l'élection présidentielle " Louis Michel " en juillet 2006, Antoine Gizenga a raflé 13% des voix, s'adjugeant ainsi la troisième position. Jean Mpisi passe au comptage du nombre de lettres qui forment le nom et post nom du patriache Gizenga Fundji et constate là encore que c'est le chiffre 13 qui domine.

Quelle a été l'action des gouvernements Gizenga I-Gizenga II pendant les 365 jours ?

Le député Gilbert Kiakwama n'est pas allé par quatre chemins :" c'est l'immobilisme ". Sous les gouvernements Gizenga I-Gizenga II: les refoulés Congolais de l'Angola ont été dépouillés de tous leurs biens; les bornes de la République Démocratique du Congo ont été déplacées à Kahemba; il ya eu des tueries dans le Bas-Congo avec le " Bundu dia Kongo "; l'Est de la République Démocratique du Congo est occupé par Laurent Nkunda et d'autres Seigneurs de guerre qui pillent, violent, tuent impunément les populations civiles sans arme ni défense; les Congolais qualifiés par le gouvernement de" voyageurs clandestins ", dans leur propre pays, sont morts dans un accident de train de la Sncc à Kalenge dans le Kasaï;il y a eu plusieurs accidents ,d'Antonov à kisangani, Kimbanseke; le propagantiste Toussaint Tshilombo, Ministre éphémère de l'information, presse et communication de la brouillonne Troisième République, s'est octroyé le droit abusif de fermer 38 médias à kinshasa;la perquisition par les policiers du domicile du Sénateur Polycarpe Mongulu. N'ayant pas trouvé l'ancien Procureur de la République, les policiers avaient mis la main sur deux de ses enfants qu'ils avaient enlevés et séquestrés de 15hoo à 18h45 pour contraindre le sénateur Mongulu de sortir de sa clandestinité; la dévaluation du franc congolais; les nominations hasardeuses et alambiquées des mandataires publics; l'amnistie de Laurent Nkunda à la Conférence de paix de Goma; le tremblement de terre à Bukavu; la mise en retraite forcée de 92 magistrats agés de 65 ans; les grèves se succèdent: enseignants, médecins, camionneurs...; les prix s'emballent sur le marché, le front social gronde, l'insécurité bat son plein...Du côté de Gizenga , c'est un silence déconcertant . Le premier Ministre est le premier du collège des Ministres , il doit être sur tous les fronts.

Gizenga est-il encore Lumumbiste ?

Si l'on considère que le Lumumbisme, c'est toute lutte pour le rétablissement de la dignité du peuple Congolais, pour le redressement économique et social du Congo et pour la réunification de ce pays dans le concert des nations, notamment dans le cadre du panafricanisme, on a le droit de se poser la question sur le Lumumbisme du Patriache Gizenga. Pourquoi doit-il attendre l'argent des chinois pour commencer à travailler? Les thuriféraires du Gizengisme oublient allègrement que le développement d'un pays ne dépend absolument des aides budgétaires extérieures. Pourquoi la République Démocratique du Congo n'a pas droit de vote dans les instances de l'Union Africaine? Parce qu'elle ne paye pas ses cotisations. Le panafricanisme est-il devenu un mot creux, pour notre patriache depuis un an qu'il est premier Ministre de la balbutiante Troisième République?

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mardi 11 mars 2008

Sursaut des intellectuels Africains!

La parution le jeudi 21 février 2008, à Paris, du livre « L’Afrique répond à Sarkozy – Contre le discours de Dakar » Editions Philippe Rey, 480 pages, aura été un véritable événement littéraire. Le livre-réponse, qui se vend à de milliers d'exemplaires d'après l'éditeur que nous avons réussi à joindre, est écrit par vingt-trois intellectuels Africains dont le professeur Lye M.Yoka de la République Démocratique du Congo qui a écrit sur le thème " la francophonie: alibi et doute". L'ouvrage est dedié à Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Mongo beti, Amadou Hampâte Ba et joseph ki-Zerbo, publié sous la direction de Makhily Gassama,ancien conseiller du président Sénégalais Léopold Sédar Senghor et responsable de plusieurs instances de la francophonie. IL est également professeur de letrre, animateur radio, Makhily Gassama a passé 40 ans de sa vie à sillonner le continent..." L'Afrique répond à Sarkozy, contre le discours de Dakar " ne se veut pas un exercice de polémique intellectuelle. La publication est avant tout soucieuse d'ouvrir des perspectives et d'indiquer des pistes de réflexion. Car l'intérêt de ce livre, signale-t-on, dépasse le cadre d'une simple réponse au discours du président français tenu le 26 juillet 2007 à Dakar, lors de sa première visite en Afrique subsaharienne. Il décrit sans concession les véritables défis qui interpellent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain, et l'appelle avec confiance à trouver à travers, par elle-même, les moyens de se relever ". Le célèbre " discours de Dakar " du président Nicolas Sarkozy a provoqué une légitime levée de boucliers au Sénégal même, en Afrique et dans le monde. Ce discours est situé dans la lignée des messages " historiques " délivrés à l'Afrique par ses prédecesseurs-Charles de Gaulle à Brazzaville (1944) et François Mitterrand à La Baule (1990). Le service que le président Français a rendu à l’Afrique est d’avoir provoqué le sursaut de nos intellectuels trop longtemps endormis et parfois complices du déclin de l’Afrique pour leur silence assourdissant dans le débat international sur l’Afrique et la mondialisation. Les intellectuels africains ont laissé le champ libre aux politiques, connus pour leur incapacité à défendre les intérêts de leur pays et de l’Afrique. Quel homme politique africain s’est publiquement offusqué de 5.000.000 des Congolais tués par la guerre, de l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad ou plus proche et encore plus dramatique, de la situation post électorale au Kenya ?

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mardi 4 mars 2008

Lydie Shafali Muvova, candidate à Rosny-sous Bois !

Française, originaire de la République Démocratique du Congo, Lydie Shafali MUVOVA milite au sein de l'UMP pour les élections municiples et cantonnales qui ont eu lieu le 09 et 16 mars prochains. Elle vit à Rosny-sous-Bois depuis une dizaine d'année, commune plutôt calme comparativement à d'autres du même département de Seine-Saint-Denis (93): Montfermeil, Montreuil, la plaine Saint Denis...Elle siège au conseil départemental de son parti. Juriste de formation, lors de l'élaboration du projet de loi sur la délinquance, Lydie Shafali Muvova avait fait partie de l'équipe qui avait planché sur le sujet à l'époque où le président Nicolas Sarkozy était au Ministère de l'intérieur. Elle travaille au siège du l'UMP, 55 rue de la Boétie à Paris, dans le 8 ème arrondissement.

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vendredi 21 mars 2008

Guy Kalenda, un Congolais professionnel des médias à Africa n°1

Affable, aimable et accueillant, Guy Kalenda est le coordinateur d'Antenne à Africa n°1-Paris. Il veille à ce que toutes les émissions de la radio africaine arrivent chez les auditeurs sans parasites, par satellite, internet et que le relais avec Libreville au Gabon se fasse de manière continue sans interruptions. A Paris, dans les locaux D'Africa n°1, sis au 33 Rue du Faubourg Saint Antoine dans le 11ème arrondissement, le bureau de Guy Kalenda jouxte celui de Jules Ahadzi Komlan, producteur et présentateur de l'émission "le Journal des Auditeurs" "JDA", dans laquelle les auditeurs avaient, en 1998, plébiscités Mzée Laurent Désiré Kabila, "l'homme politique africain de l'année". Guy Kalenda est co-fondateur avec un salésien , père Emile, de la Radio Zénith, la première radio associative et communautaire en 1995 de la ville cupifrère de Lubumbashi au Katanga. Il a été directeur de programme de Radio Zénith, depuis son départ en 2004, celle-ci n'a jamais retrouvé son aura d'antan.

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dimanche 9 mars 2008

RDC: Le présent est aveugle et muet, sans aucun doute l'avenir sera sourd !

Que le mouvement politico-religieux " Bundu Dia Kongo " soit qualifié de mouvement xénophobe, intégriste, incivique, non respectueux de la constitution...Est ce que c'est une raison d'envoyer les escadrons de la mort pour massacrer les populations civiles de Luozi et environs? La descente des policiers Kinois dans le Bas-Congo était-il connu du procureur général de la République? Avait-il donné son accord? Si oui, le procureur du Bas-Congo faisait-il partie de cette descente punitive? Dans une démocratie, l'épée est tenu par la justice et non par les policiers. C'est alléatoire de croire que les policiers tortionnaires, affamés, sans solde avec des matraques et kalchnikov aux mains ne soient pas tenté de rétablir l'autorité de l'Etat par autre chose qu'un " désordre établi ". D'où les massacres que tout le monde déplore.

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lundi 24 mars 2008

Diaspora: Hommage à Tshiteya Mbiye

Tshiteya MBIYE et Joseph TSHIDIBI,de la Radio télé Universelle de Tshikapa (Kasaï Occidental) au Palais du Peuple , à Kinshasa,lors du Festival "Fréquences Libres" le 19 mars 2001 Ce samedi 22 mars, au Crématorium Père la chaise à Paris, le mot d'au revoir du Bâtonnier Mbuyi MBIYE à son jeune frère a été émouvant. Il a demandé à l'assistance nombreuse présente de s'exprimer en langues congolaises. Le Bâtonnier MBIYE a parlé en swahili " Tshiteya uli kuwa muloko yangu, tulukuya ba rafiki..." " Tshiteya tu étais mon jeune frère mais nous étions amis.." Après avoir remercié son épouse Mayé et ses enfants, il a terminé en tshiluba en lui demandant de saluer leur maman et d'autres membres de familles qui l'ont précédés. Un grand "Radioteur" nous a quitté. Tshiteya MBIYE était depuis sa création en 1992, Directeur du réseau EPRA- Echanges et Productions Radiophoniques, composé de 130 radios associatives en France. Il était un ancien responsable d'actions de formations pour les cadres de radiodiffusion, également responsable d'actions de formations en droit de l'audiovisuel à l'Institut Nationale de l'Audiovisuel (INA). Tshiteya MBIYE fut dans sa vie, producteur à France Culture, France Musique et RFI. Il était diplômé d'Economie Appliquée de la Sorbonne-Paris I Panthéon. Le métier de la radio , il l'avait appris à "la voix du Zaire" le grand Tam-Tam de l'époque grâce notamment à Papa Isidore Kabongo, directeur à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). C'est ce dernier qui le mettra dans l'avion qui l'amènera en France pour ses études. Nous avions l'habitude de l'appeler "Mukubwa Tshiteya". Sa silhouette, était connu de la majorité des radioteurs membres de l'ARCO.Tshiteya MBIYE à participé à la majorité de nos " Festival Fréquences Libres ". Au Cimètière du Père-LaChaise, après la lecture des e-mails des condoléances dont principalement celui de Papa Isidore Kabongo, l'épouse de Tshiteya, Mayé a invité les personnes présentes à prendre une fleur pour déposer sur le cercueil de Tshiteya. C'est rempli des fleurs que les agents funéraires ont emporté le cercueil, l'assemblée s'étant mis débout pour la circonstance.

Dans son mot de circonstance, le professeur Elikia M'BOKOLO a mis en exergue l'homme de culture et de rencontre qu'était Tshiteya MBIYE. Sa passion radiophonique, son amour et ses recherches pour les sonorités de la musique Congolaise ont été évoqués. A trois occasions, j'ai eu à déjeuner chez lui, au 62 du Faubourg Poissonnière. La dernière fois, il y a quelques mois , c'est lui qui avait préparé à manger: du feuille de manioc, avec du riz ....la musique de Kabasele Grand Kallé et de Tabu Ley Rochereau qu'il m'avait fait écouter je ne l'ai jamais entendu ailleurs. Même pas à Kinshasa, source de cette même musique. Tshiteya MBIYE était un collectionneur de la musique congolaise. Certes la France a perdu un citoyen de préférence, l'EPRA a perdu son directeur, mais la République Démocratique du Congo a perdu un fils, un partenaire...Tshiteya MBIYE a permis aux Radios Associatives et Communautaires ARCO-Kinshasa, de proposer des émissions de 20 minutes, à l'Epra. L'achat des émissions par la banque de programmes de l'Epra a permis à nos radios : Radio Elykia, Réveil FM, Radio ECC, Radio Kintuadi ...de s'acheter des minidisques. Tshiteya MBIYE est venu souvent en République Démocratique du Congo participer à nos assises: Palais du Peuple (2001), Halle de la Gombé (2004), Halle de l'Etoile-Lubumbashi (2005). Il aimait beaucoup Lubumbashi, cette ville qui l'a vu naître et grandir. Dans l'entre temps lorsqu'il venait voir la famille notamment à Kinshasa, il n'hésitait pas à signaler sa présence. Lorsqu'il était pour le décès de sa mère dans la commune de Lemba, les radioteurs de Kinshasa: Radio ECC, Radio Elykia, Réveil FM, Radio Kintuadi avaient organisé une réception à son honneur à la salle de réunion de la Cathédrale du Centenaire Protestant à Lingwala. Le pasteur Nkulu NKANKONDE s'y était beaucoup investi.Tshiteya MBIYE et ses grands enfants étaient très ému par cet accueil. On lui avait fait une grande surprise en invitant Papa Isidore KABONGO, directeur de la RTNC. Un grand baobab est tombé, certes la vie est faite des itinéraires et rencontres, nous sommes comblé que le notre ait pu rencontré le sien.

Festival "Fréquences Libres" 19 au 22 mars 2001

Sous le regard attentif de Ricky Mapama, modérateur,Tshiteya MBIYE en train de parler du pluralisme radiophonique comme socle d'une démocratie médiatique. Kinshasa, du 19 au 22 mars 2001, s'est tenu au Palais du Peuple dans la salle qui sert de plénière aux sénateurs, notre premier Festival "Fréquences Libres".

Les radioteurs du Kasaï Oriental, du Kasaï Occidental, du Bas-Congo, de Bandundu , de Kinshasa , du Congo-Brazzaville, du Tchad, du Cameroun, du Gabon et du Burundi ont mis en place l'ARCO pour la défense du troisième secteur du Paysage Audiovisuel Congolais (PAC) et le GRAC pour l'Afrique Centrale. Les médias associatifs et communautaires sont alternatifs et non commerciaux.Ce secteur médiatique est ignoré par la loi 002/96 du 22 juin 1996 qui régit l'exercice de la liberté de presse en République Démocratique du Congo. Une délégation des invités étaient venus de Paris , dont Tshiteya MBIYE qui était tout heureux de fouler la terre de ses ancêtres. Dans un contexte politique extrêment difficile, le Festival "Fréquences Libres" s'était tenu à 1mois1/2 de l'assassinat de M'zée Laurent Désiré KABILA au Palais de Marbre. Notre discours sur la libération des ondes en République Démocratique du Congo, le libre choix des Congolais d'écouter les radios et de regarder les télévisons de leur choix, n'avait pas plus à Dominique SAKOMBI INONGO ministre de l'information et presse, membre très influent du Comité de Pouvoir Populaire (CPP). Dominique Sakombi va délaisser son discours préparé va répondre à notre discours pendant 45 minutes, disant tout ce qu'il avait apporté à la RDC: les stations terriennes (qui ne fonctionnent plus), les cars de reportages,... avant de déclarer l'ouverture du Festival " Fréquences Libres". Disons qu'avec quelques années de recul, nous avons le droit de penser que nous étions bien encadré par SAKOMBI INONGO.

C'est ici l'occasion de rendre hommage à deux radioteurs africains du Festival "Fréquences Libres"2001 qui nous ont également quitté: David N'DACHI TAGNE correspondant de RFI au Cameroun. Il était arrivé en avance à l'aéroport de N'Djili, David N'DACHI TAGNE (décèdé le 10 octobre 2006) a eu la mesure de sa popularité dans la capitale Congolaise. Les agents de la Direction Générale de Migrations (DGM) l'avaient entouré , puis l'ont amené au salon d'honneur. Ils voulaient tous connaître la suite de son reportage sur le dessèchement du lac Tchad. Les agents de la DGM l'avaient choyé voire gâté. Par contre notre confrère Antoine NTAMIKYEVO (décèdé le 31 juillet 2003), directeur de la Radio Sans Frontière Bonesha du Burundi, fut cueilli par les agents de la DGM qui l'ont accusé d'être un espion, il fut soumis à un interrogatoire simplement parce qu'il était Burundais et dans l'entendement des agents de la DGM, son pays était l'un des trois pays agresseurs de la République Démocratique du Congo donc tout Burundais était un agresseur potentiel. Ils s'étaient donné comme consigne de l'expulser sur n'importe quel vol international d'un avion qui atterrirait à N'Djili. J'étais personnellement allé le chercher à l'aéroport. Antoine NTAMIKYEVO avait été retenu durant 4 heures.

En faisant cet hommage à Mukubua Tshiteya, nous pensons aussi à eux qui nous ont permis de vivre cette unité radiophonique en Afrique centrale. La richesse de cette rencontre du Palais du Peuple provenait dans la diversité des participants et la contribution de tout un chacun fut un pas en avant vers le pluralisme radiophonique sur le continent. A Bernard SEXE et Francis JOSEPHE, de l'Ambassade de France à Kinshasa.

Nous ne pouvions terminer sans penser à nos aînés: Papa Isidore KABONGO, Papa Herman Mushagasha, Tshitenge Malika...tous amis de Tshiteya MBIYE. Eux qui par souci patriotique ont décidé un jour après leur formation de rentrer au pays pour apporter leur expertise à la Nation. Eux qui depuis des années sont cantonné au rang de Directeurs, payés au lance-pierres...Eux à qui on refuse de mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour apporter les innovations qu'il faut à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), la voix du peuple. Eux qui voient souvent les gens parachutés, venus de nulle part, sans C.V qui deviennent leur supérieur hiérarchique et à qui ils doivent apprendre le métier. Eux qui sont nos bibliothèques vivantes de l'histoire médiatique de notre pays ... qui voient de leurs propres yeux la RTNC mettre sa costume de "la voix de son Maître" et boutonner la pensée unique.

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lundi 7 juin 2010

Floribert CHEBEYA: " Droits de l'Homme en République Démocratique du Congo, les signaux sont au rouge !"

Cet article que nous vous proposons a été publié le 3 avril 2008 sur le site de Réveil-FM. Nous étions loin de nous imaginer presque deux ans après, Floribert CHEBEYA allait être assassiné pour ses prises de positions. Souvent traqué par les sbires du pouvoir depuis MOBUTU à ce jour, contraint parfois à vivre en clandestinité pour sauvegarder son intégrité physique, Floribert CHEBEYA est le Président l'Ong la "Voix des Sans Voix" (VSV). VSV a dénoncé publiquement l'assassinat de Mme Aimée Kabila MULENGELA, âgée de 32 ans et fille de feu Président Mzée Laurent Désiré KABILA- à son domicile dans la nuit du 15 au 16 janvier 2008. Floribert CHEBEYA et l'équipe de "la Voix des Sans Voix" ont accompagné la victime porteuse d'un passeport diplomatique n° D0012893 jusqu'à sa dernière demeure, au cimetière de Kinkole (Kin-Est). Malgré le fait qu' une sorte d'étau invisible semble se resserrer sur la "Voix des Sans Voix", Floribert CHEBEYA a participé, à Genève, à la session des Nations Unies sur les Droits de l'homme. Alors que la situation est alarmante d'impunité massive en République Démocratique du Congo, le Conseil des Droits de l'homme a pris la décision de ne pas renouveler le mandat de l'expert indépendant sur la République Démocratique du Congo, Monsieur Pacéré.

Floribert CHEBEYA, président de l'Ong la "Voix des Sans Voix" à Paris, place de la Bastille haut lieu symbolique de la Révolution française.

En ce début d'année 2008, c'est l'assassinat de l'Aimée KABILA, fille de feu président M'zée Laurent Désiré KABILA qui a mis la diaspora Congolaise en émoi. On sait aujourd'hui que le communiqué initié par l'Ong la "Voix des Sans Voix" pour dénoncer cet assassinat a été saucissonné par "la presse coupagiste" de Kinshasa, selon l'expression consacré par Jean Pierre MBELU. Sans doute, les journalistes Congolais travaillent la peur au ventre et sont sujet aux pressions politiques énormes. Le communiqué saucissonné a alerté les Congolais du monde entier qui voulait en savoir davantage malgré le démenti de Monsieur MUGALU, chef de la maison civil de Joseph Kabila.

La convocation - dont l'objet n'avait pas été préciser-de Floribert CHEBEYA au Palais de la justice de Kinshasa, a poussé une mobilisation sans précédent de la diaspora Congolaise. Congonet radio au Japon a été la plus engagée dans l'opération "Sauvons Floribert CHEBEYA": tous les acteurs politiques y compris à la présidence de la République, ont réussi les coups de fil provenant du monde entier pour que l'intégrité physique du président de la "Voix des Sans Voix" ne sois pas touché.

Le pouvoir de Kinshasa avait dissuadé la famille de ne pas participer au deuil d'Aimée Kabila. C'est Floribert CHEBEYA qui a négocié le prix à la baisse de la morgue de l'hopital Monkole à Mont-Ngafula. L'accompagnement d'Aimée Kabila , fille assassinée de feu président M'zee Laurent Désiré Kabila, a été sans faille de la part de l'ong "la Voix des Sans Voix".

C'est encore "la Voix des Sans Voix" qui a initié la Conférence parallèle de la socièté civile à Kinshasa, pendant que se tenait à Goma, la Conférence sur la paix. Dans ses résolutions, on trouve tout ce qu'un gouvernement soucieux des Droits de l'homme peut prendre comme disposition.

Une bonne partie des Ong de Droits de l'homme de la République Démocratique du Congo se reconnaissent dans le communiqué diffusé par la COJESKI. Nous vous en donnons la teneur:

Après 47 ans d’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté internationale (1960-2008) durant lesquels le pays a été astreint à 42 ans d’un système politique dictatorial (1965-2006), 15 ans de transition politique (1990–2005), 07 ans des conflits armés internationalisés ayant occasionnés plus de quatre millions des morts parmi les populations civiles et sans défense (1996-2003) , 03 ans de la gestion consensuelle du pays et la privatisation de la vie publique nationale par des seigneurs des guerres pourtant présumés auteurs des crimes imprescriptibles perpétrés en République Démocratique du Congo (2003-2006) et 09 ans de la présence sur terrain en RDC de la plus grande et la plus importante mission de maintien de la paix des Nations Unies (1999-2008), La Situation générale des droits de l’homme en RDC se résume en 07 points non exhaustifs suivants que le COJESKI condamne fermement et pour lesquels nous attirons ce jour la particulière attention du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies et par son biais l’Assemblée Générale des Nations Unies :

1). La sacralisation des crimes imprescriptibles, l’institutionnalisation de l’impunité ainsi que la discrimination des victimes des graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, tributaires de l’incapacité temporelle de la Cour Pénale Internationale et des faiblesses institutionnelles du système judiciaire Congolais ;

2). Les violations massives des droits des populations congolaises à l’autodétermination et à la pleine jouissance de leurs ressources naturelles les plus importantes du Continent, suite notamment à l’existence de plusieurs contrats miniers, forestiers et énergétiques qui n’ont jamais été bénéfiques aux masses laborieuses congolaises. Le pays reste ainsi victime du pillage endogène et exogène de ses ressources naturelles sous toutes les formes, notamment par des entreprises multinationales et transnationales, pillage mettant en péril le droit des 60 millions des populations congolaises à la paix et au développement durable ;

3). Les Assassinats des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes suivi des procès non concluant suite aux manipulations politiques de nos juges au demeurant inféodés au pouvoir exécutif. C’est notamment le cas des procès relatifs aux assassinats du défenseur des droits de l’homme Pascal KABUNGULU, des Journalistes Serge MAHESHE, Franck NGYCKE et Louis BAPUWA MWAMBA ;

4). Les violations systématiques du droit des populations congolaises à la paix et au Développement. En effet, en dépit de la présence en République Démocratique du Congo de la plus grande et la plus budgétivore Mission de maintien de la paix des Nations Unies (MONUC), en dépit de l’organisation de premières élections générales pluralistes, des millions des populations congolaises demeurent assujetties à des conflits armés ayant déjà provoqué plus de 1.300.000 déplacés de guerre qui du reste aujourd’hui abandonnés à leur triste sort dans les savanes, forets et montagnes de la République Démocratique du Congo. Ce droit est constamment violé par un groupe des gens bien identifiés qui avec le concours de la République du Rwanda et de l’Ouganda, ont crée en 1996 le mouvement dit politico–militaire dénommé AFDL (Alliances des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre ), le même groupe des gens ont crée par la suite en 1998 le RCD-Goma ( Rassemblement des Congolais pour la Démocratie ) ce dernier étant assujetti aux accords de paix, le même groupe des gens se sont mués depuis 2005 en CNDP ( Convention Nationale pour la défense du Peuple ) qui du reste vient d’être astreint aux accords de paix de Goma dit Acte d’engament. Ce groupe des gens par ailleurs présumés auteurs des principaux crimes imprescriptibles perpétrés dans provinces de l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-kivu, Maniema, Province Orientale, …) ont pris en otage une décennie durant, le Peuple Congolais et les Institutions légitimes de la RDC dans un cycle infernal des guerres extraconstitutionnelles.

5). Les violations des droits des femmes restent aussi d’actualité en dépit de la consécration constitutionnelle de la parité ainsi que de la promulgation d’une loi sur les violences sexuelles. Les cas des violations des droits sexospécifiques ne cesse d’augmenter surtout dans les milieux ruraux de la RDC où règne le viol et l’impunité y relatif. La plupart des viols sont perpétrés par les groupes armés étrangers retranchés en RDC depuis 1994, par les éléments des Forces Armées Congolaises, par les éléments de la Police Nationale Congolaise, … ;

6). Les enfants restent également victimes des violations systématiques et odieuses dans chacune des principales catégories définies par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa résolution (1612) de 2005 sur les enfants et les conflits armés. Ces violations sont notamment : massacres et mutilations, viols et autres formes de violence sexuelle, enlèvements, refus d’autoriser l’accès aux organisations humanitaires, attaques contre les écoles, recrutement et utilisation d’enfants. En outre, d’autres violations, telles que le déplacement forcé et la torture, sont toujours commises contre des enfants et leurs familles. Les agressions sexuelles, utilisées comme armes de guerre contre les enfants, ont atteint des proportions effroyables ;

7). Depuis le 29 septembre 20007, sept citoyens Congolais parmi lesquels Me Michel SHETEBO BYAMUNGU (37 ans), Conseiller en Communication au Cabinet du Ministre de l’Energie, … sont portés disparus et/ou pris en otage au Soudan ou en Russie. Ils ont été embarqués à l’aéroport national de Bangoka à Kisangani, à bord d’un Antonov an – 12, Matricule 9Q-CZB affrété par BUSINESS CARGO COMPAGNIE (BCC) avec pour destination l’aéroport national de Goma. L’Antonov 12 au lieu de se rendre à Goma avec les 07 personnes et les marchandises à bord, a tout simplement pris une autre destination aujourd’hui inconnue. L’Antonov serait aujourd’hui soit au SOUDAN, en UKRAINE, en RUSSIE ou en TURQUIE. Nos sources précises, en guise de luminaire, que l’ANTONOV était régulièrement affrété par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui n’arrivaient pas toujours à honorer leurs factures vis-à-vis du Propriétaire de l’ANTONOV qui serait tantôt Monsieur Victor VLADMIR ou tantôt PANAVIN. L’Antonov serait de nationalité Russe et avec pour raison sociale AVIAKRILO SH.

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jeudi 27 mars 2008

Jean Micha MULONGO:" Kinshasa est très sale comme ville phare de notre pays"

Il est l'un des pionniers bâtisseurs de l'économie nationale à l'époque du grand Zaïre, notable de la province du Katanga, homme d'affaires résolu, Jean Micha MULONGO vient de séjourner en République Démocratique du CONGO. Il vient d'y passer 3 mois dont 3 semaines à Kinshasa, après une douzaine d'années aux Etats-Unis. Retourné aux Etats-Unis, Jean Micha MULONGO est estomaqué par la gestion des affaires de l'Etat, le délestage imposé par la Société Nationale d'Electricité (SNEL) aux populations, l'eau jaunâtre non traité que boivent les Congolais, la présence des chinois dans les mines du Katanga, les grèves des mineurs que résolvent le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, la concurrence déloyale faite aux opérateurs économiques par les douaniers qui sont devenus eux-mêmes des importateurs des marchandises. Dans les années soixante-dix, c'est Jean Micha MULONGO qui a permis à Kester Emeneya, un ancien Kasapar de chanter dans ViVa la Musica de Papa Wemba. Si l'équipe Saint Eloi Lupopo de Lubumbashi existe encore aujourd'hui, c'est en partie grâce au soutien sans faille de la famille Micha MULONGO.

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samedi 26 avril 2008

Diaspora: David MAJAGIRA, cadre Congolais dans l'humanitaire au Tchad

Cela fait 14 ans que David MAJAGIRA travaille dans l'humanitaire. Il est chef de mission au Tchad de l'Ong américain International Medical Corps (IMC). Diplômé de l'école d'architecture et urbanisme de l'Université de New-York à Buffalo aux Etats-Unis, David Majgira a un DESS en Amenagement integré des territoires à l'Institut National Agronomique Paris-GRIGNON. Rentré au pays après ses études, il a travaillé comme directeur d'un projet de constructions des écoles primaires à Bukavu dans le Sud-Kivu et Kisangani dans la province Orientale. En 1994, avec l'afflux massif des réfugiés Rwandais à Bukavu, il est engagé par CARE-Canada pour l'aménagement des sites pour les réfugiés... depuis David Majagira est un globe-trotter de l'humanitaire. En 1996, Il est nommé en Albanie comme responsable de camps de réfugiés Kosovars à Kukes. Au Zimbabwe, il sera le coordonnateur de programme de CARE-International jusqu'en septembre 2006. C'est depuis décembre 2006 qu'il oeuvre au Tchad toujours dans l'humanitaire.

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dimanche 6 avril 2008

HAM: Sakombi "Buka Lokuta" suspendu !

Dominique SAKOMBI est-il le bouc émissaire d'un système de prédation depuis la transition instaurée par la Haute Autorité des Médias ?

L'information nous est tombé comme un couperet. Dominique Sakombi INONGO, le créateur des dieux, le fabulateur qui a vu Mobutu boire le sang humain, l'homme qui avait affirmé à toute la communauté nationale et internationale, Mzée laurent Kabila n'était que blessé alors qu'il était bel et bien assassiné au Palais de Marbre depuis le 16 janvier 2001, a été suspendu le vendredi de ses fonctions du président a.i de la Haute Autorité des Médias (HAM) à cause la mégestion de 49 millions de Francs Congolais. Caméléon politique, Dominique SAKOMBI a toujours su saisir les opportunités pour demeurer dans les allés du pouvoir. Mobutiste avec Mobutu, Mzéeiste avec Laurent Désiré Kabila et Joséphiste avec JK. Mais au delà de la suspension de Frère Jacob Sakombi INONGO, c'est la remise en question même de la Haute Autorité des Médias (HAM) qu'il faut analyser. Voulue institution citoyenne d'appui à la démocratie sous la transition très vite, la HAM s'est transformée en organe de prédation de la liberté d'expression des journalistes, des acteurs politiques et des médias Congolais. Le "Césaro-mutingisme", l'autoritarisme à outrance de Modeste MUTINGA, son premier président et ses acolytes-des composantes et entités-dont Dominique Sakombi prouve que le monstre du système 1+4=0 qui a accompli sa mission en bâillonnant les journalistes, en muselant les acteurs politiques et les médias, pour que le candidat choisi par Louis Michel, le commissaire européen, se fasse élire. Ce système là a ses limites. La République Démocratique du Congo doit encourager l'auto-régulation des professionnels des médias faite par l' Observatoire des Médias Congolais (OMEC) plutôt d'accepter une institution régenter les esprits des journalistes Congolais financé par l'Union européenne.

Que l'union européenne ait mis ses millions pour les élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo, les Congolais avaient le droit, le devoir civique de choisir les acteurs politiques qu'ils voulaient. Et non les acteurs imposés. L' union européenne à travers ses ong satellitaires présentes en République Démocratique du Congo, ont mis en place une stratégie qui a bien fonctionné. Instrumentaliser la Haute Autorité des Médias dans le but de parvenir à leur fins.

La Congolité, invention des animateurs de la HAM

Alors que les institutions citoyennes d'appui à la démocratie devraient revenir à la société civile, le PPRD qui deviendra plus tard AMP finit par choisir ses membres pour diriger la Haute Autorité des Médias: Modeste MUTINGA, président, Dominique SAKOMBI, vice-président de la HAM, les deux autres vice-présidents seront des apparentés AMP. Dans quelle pays au monde, avez-vous vous déjà vu que lors élections que les journalistes soient interdit de parler du passé, du niveau d'études, du profil et parcours des acteurs politiques qui concourent aux hautes fonctions de la nation? A-t-on le devoir journalistique d'informer les populations sur les personnalités politiques qu'ils vont élire ou non? La HAM a réussi à tout interdire aux journalistes Congolais. Les journalistes Congolais n'avaient pas le droit de couvrir les manifestations en direct. On se croirait au Tibet avec le pouvoir Chinois. La HAM a été incapable d'organiser un débat contradictoire entre les deux candidats arrivés en lice au second tour. Elle a usé des subverfuges pour museler les Congolais. Elle a été pillé pour son parti-pris. Concernant les fameuses élections présidentielles et législatives 2006 nous espérons que les historiens finiront un jour par tout décortiquer et nous dire la vérité. Pour les organismes internationaux, seule la voix monocorde de la HAM comptait. Y compris pour les médias internationaux qui se sont fait avoir en reprenant le disque de mensonges mis en place par la Haute Autorité des Médias. les ivoiriens ont crée l'ivoirité un concept de la manipulation de l'identité ivoirienne. Pour la République Démocratique du Congo, on inventa la congolité qui ne veut rien dire pour les Congolais de toutes les classes confondues. La HAM devrait pousser le bouton de la congolité pour justifier ses dérives d'autoritarisme et de prédation. Elle était couvert par les institutions internationales. On étouffa les autres voix discordantes à la position majoritaire de la HAM.

Alors que l'histoire montre que le peuple Congolais est hospitalier, non xénophobe, épris de paix...La cabale "Congolité" fonctionna à merveille. Avec le foisonnement des ateliers formations sur le traitement impartial des informations en période électorale pour les journalistes Congolais, ces derniers pouvaient-il vraiment se permettre les dérapages ? Les "moutons noirs" de la HAM contre espèces sonnantes et trébuchantes avait un "deal" et avaient des missions bien spécifiques à accomplir. C'est pourquoi, On ne pouvait ouvrir sa bouche sans que Modeste MUTINGA vous inflige une suspension farfelue, alambiquée. C'est à la pelle que les suspensions pleuvaient sans aucune notification au préalable. Véritable mouton noir dans la profession Modeste MUTINGA lisait lui-même ses communiqués.

Pour comprendre la situation de la suspension de Dominique Sakombi aujourd'hui, il faut comprendre le fonctionnement en amont et en aval. Les enjeux de la haute Autorité des Médias et les pressions pour la mise en place du Conseil supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC).

Primo: Pour avoir bien rempli sa mission pour le compte du candidat de louis Michel, le premier président de la HAM a été bien récompensé : Modeste MUTINGA alors tout puissant président de la HAM pendant la transition s'est octroyé une chaine de télévision et une station de radio (Radio 7). Juge et partie, Modeste MUTINGA continua à exercer sa fonction de président de la HAM sans qu'aucune protestation ne soit entendue ni au près de l'union européenne encore au près des ong satellitaires qui n'ont pipé mot. Leur silence complice prouve à dessein l'important était que leur objectif soit atteint. Pour service rendu, il sera coopté par l'AMP, Modeste MUTINGA est rapporteur au bureau du Sénat.

Secundo: Esdras KAMBALE qui vient de séjourner à Paris, le 1er Vice-président de la HAM. Pour service rendu est l'actuel Ministre de la culture et des Arts dans le gouvernement GIZENGA.

Tierso: Dominique Sakombi INONGO devenu président a.i devrait conduire la HAM jusqu'à sa mutation en Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication. Mais la mauvaise gestion de 49 Millions de Francs Congolais dont on sait que chaque membre du bureau avait empoché 3,5 Millions,fait qu'il est donc remplacé par Primo MUKAMBILWA, qui était 3eme Vice-président de la HAM, un ex-seigneur de guerre.

Les vraies questions demeurent:

Dominique SAKOMBI n'est-il pas aujourd'hui le bouc émissaire d'un système de prédation qui a caractérisé cette instance de régulation tyrannique? Dominique SAKOMBI s'est-il sacrifier pour couvrir tous les autres avant lui qui ont usé de mêmes pratiques? Comment comprendre alors que les enseignants sont impayé voire payé au lances-pierre, que la HAM pour ses agents du Centre de Monitoring des Médias Congolais (CMMC) puisse recevoir 49 Millions de Francs Congolais du gouvernement GIZENGA , si ce n'est pour mieux museler les médias? formater les journalistes Congolais vers le retour à la pensée unique?

Dans les pays développés démocratiques, le système de monitoring existe jamais pour museler les journalistes or dans un pays comme la République Démocratique du Congo où la HAM est auxillaire de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR). Les animateurs et agents de cette instance de régulation s'octroient un pouvoir immense, c'est souvent eux qui dérapent avec des BI mensongers et profitent de leur situation pour rendre des comptes aux journalistes.

Le vrai enjeu de la démission de Dominique SAKOMBI INONGO n'est-il pas la création du Conseil Supérieur de l'audiovisuel et Communication (CSAC) qui aiguise tant les appétits et ambitions. Les ong "Chantres du pluralisme médiatique en Afrique" alors tout ce qui les intéressent ce sont les commissions qu'ils perçoivent au près des bailleurs de fond et des confrères qui ne pensent plus louper l'occasion, le dialogue inter-congolais de Sun-City ayant montré qu'il faut accéder à n'importe quel poste, ce qui compte est d'y arriver quelque soit soit les moyens utiliser.

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dimanche 13 avril 2008

Ne Muanda NSEMI, le chef spirituel de Bundu Dia Kongo reçoit les Compagnons d'Etienne TSHISEKEDI

La rencontre entre Ne Muanda NSEMI chef spirituel de BDK et la délégation d'une vingtaine personnes des Compagnons d'Etienne TSHISEKEDI conduite par Raoul NSOLWA a eu lieu ce samedi 12 avril 2008 au quartier Ma campagne, dans la commune de Ngaliema. Les Compagnons d'Etienne TSHISEKEDI ont été reçu à 11h, l'entretien s'est terminé vers 13h. Cette rencontre se fait à un moment crucial de l'histoire de la République Démocratique du Congo. Pas plus tard que le 5 avril dernier,l'Ong de défense des droits de l'homme "la Voix des Sans Voix" a tiré la sonnette d'alarme sur la découverte des fosses communes à Manterne dans le Bas-Congo. On sait depuis que les tortionnaires ont profané ces fosses communes et que le médecin-témoin, Mabiala ma Mabiala, chef de la zone de santé de rurale de Boma-Bungu est menacé. Le député national Ne Muanda NSEMI a-t-il eu raison de dénoncer "les bavures à huit clos" des policiers loyalistes contre des citoyens ciblés comme adeptes de Bundu Dia Kongo ? Que dire du largage dans le fleuve et rivières des personnes invitées à sortir des brousses pour être prise en charge? Les autorités Congolaises vont-ils continuer à se cacher derrière la langue de bois sans expliquer exactement les exactions commises par les policiers en février-mars au Bas-Congo?

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mardi 15 avril 2008

RDC-Chine: Réception à l'Ambassade de Chine à Paris en honneur du Colonel-supérieur Bi JINGSAN pour son départ à Kinshasa

Le jeudi 10 avril dernier, l'avenue Washington dans le 8 ème Arrondissement de Paris était bouclé. Au 20 de cette avenue se trouve l'Ambassade de Chine. Une grande réception était donné en l'honneur du Colonel-supérieur Bi JINGSAN qui est affecté comme attaché militaire en République Démocratique du Congo. La réception a été présidé par le Général de division Zhang Changtai, attaché de Défense, Naval et de l'Air près de l'ambassade de Chine en France. Les attachés militaires des autres ambassades: Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suisse, Inde, Pologne,Australie, Malaisie, Aurtiche, Côte d'Ivoire...et plusieurs officiels Français du Ministère de la Défense et de l'Intérieur. Seul journaliste Congolais à cette réception: Lilo MIANGO. Le président du "Mouvement Ngambo Na Ngambo", "Journalistes Congolais en Europe" a représenté Réveil FM , la première radio associative et communautaire de Kinshasa.

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dimanche 13 avril 2008

Plaidoyer pour une monnaie forte en République Démocratique du Congo !

Publié ce début du mois de mars aux éditions de l'Harmattan, le livre de Noël K. Tshiani "Vision pour une monnaie forte" fait un diagnostic de la situation monétaire de la République Démocratique du Congo qui connait depuis plusieurs décennies une expérience inflationniste sans précédent. Sur les dix dernières années, le taux d'inflation moyen est de 139 pour cent par an. L'hyperinflation du franc congolais lui a fait perdre toute crédibilité. Introduite en 1998 à la parité de 1,3 francs congolais pour un dollar américain, la monnaie congolaise s'est dépréciée à 565 francs congolais contre le billet vert en août 2007. Noël K.TSHIANI qui vit à Washington DC a un cursus universitaire impressionnant qui comprend une formation de manager au Graduate Business School à Harvard University de Boston, un doctorat en sciences économiques avec spécialisation en banques et finances de l'université de Paris IX Dauphine; un M.B.A en banques et marchés financiers d'Adelphi University de New-York, un D.E.S.S en gestion financière et fiscalité de l'Université de Grenoble, un diplôme de Troisième cycle de l'institut supérieur de Gestion de Paris.

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mardi 15 avril 2008

Révoltes de la faim dans le monde: La bourgéoisie compradore congolaise va-t-elle résister?

Bientôt les Congolais n'auront même plus droit aux poissons importés "Chinchards" surnommés "Mpiodi" ou "Thomsons"

Haiti est insurgée. Les émeutes de la faim sautent d'un continent à l'autre. un jour en Egypte, au Maroc ou au Burkina Faso, le lendemain en Mauritanie, en Côte d'Ivoire, au Mexique, en Thaïlande, au Sénégal, à Madagascar. Le prix moyen d'un repas a augmenté de 40% dans le tiers-monde et des dizaines de millions de personnes ont basculé dans la misère. La République Démocratique du Congo qui a abandonné depuis de lustre, l'agriculture comme priorité des priorités pour son autonomie alimentaire et se contente de 5 chantiers va-t-elle résister? Le pouvoir d'achat étant inexistant pour la majorité des congolais, le taux journalier du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui est à 500 Fc passera à 1680 Fc soit moins de 3 dollars au premier semestre 2009. 75% des 60 millions des Congolais vivent avec moins d'un dollar par jour et le plus bas salaire dans l'administration publique est d'environ 20 dollars par mois. La misère se lit sur les visages de nos compatriotes. La bourgeoisie de prédation, issue de la seigneurie de guerre, d'un partage équitable-équilibré entre composantes et entités, de 1+4=0 où encore des élections de Louis Michel, va-t-elle résister aux bourrasques qui ont touchés les autres grandes villes de la planète?

En quelques semaines, le coût de la vie a triplé pour les populations les pauvres des nos pays en voie de développement. Des centaines de milliers de personnes risquent de mourir de faim à cause de la flambée des prix alimentaires. Un "choc alimentaire se profile, moins visible que le choc pétrolier mais avec l'effet potentiel d'un vrai tsunami économique et humanitaire en Afrique" disent les spécialistes. La République Démocratique du Congo a le pouvoir d'achat le plus faible au monde comparativement à ses ressources. Le salaires dans ce pays y est inexistant. Les autorités Congolaises ont-ils pris les dispositions nécessaires pour que le Tsunami alimentaire n'emporte pas une bonne partie de la population Congolaise déjà appauvrie, chosifiée? La flambée de prix touche les Congolais de plein fouet, la grogne sociale y est perceptible, pour exemples:

Le petit pistolet coûte 100 FC au lieu de 50 Fc,

Le sac de braise est à 8000 Fc au lieu de 4000 Fc;

Le sac de ciment est à 25$

Le trajet Yolo-Ezo-Place de Victoire revient à 250 FC au lieu de 150 FC

Le sac de riz de 25 kg coûte 13$

Est-il normal et urgent alors que la majorité des congolais sont contraint de sauter les trois repas par jour, plus de 600 jeeps neuves de Marque Nissan Patrol et Prado commandées pour les députés sont déjà arrivées à Kinshasa. Chaque Jeep coûte plus de 44.000$. Ces véhicules sont achetés à crédit au moyen d’un financement privé accordé par deux banques de Kinshasa, sur fonds propres des députés. Connaissez- vous une banque dans la capitale Congolaise capable d' accorder des crédits aux médecins, avocats, professeurs, journalistes où au citoyen lambda? Pourquoi les députés eux peuvent-ils bénéficier des crédits pas les autres Congolais? N'est-ce pas que l'on appelle le favoritisme voire le clientélisme? Députés qui estiment les 4.500$ par mois sont insuffisants et réclament une augmentation à 7000$ par mois.

Avez-vous entendu un seul parlementaire y compris de l'opposition hausser le ton dénoncer cette prédation? Avantla fin de la transition pour mieux voter de la Constitution alambiquée de l'équipe Louis Michel, Olivier KAMITATU, alors président du parlement de Transition, avait offert des jeeps de marque X-trails aux parlementaires dont la majorité issue des composantes et entités n'avaient pour seul mérite que d'avoir pris un jour pris la Kalachnikov. Interdiction a été faite aux parlementaires de la Transition de se retrouver au Rond-point Ngaba ( près de l'Université de kinshasa) avec leurs jeeps.Certains parlementaires étaient contraints de se faire accompagner des policiers pou éviter les mauvaises surprises; les moins téméraires avaient simplement décidé de vendre leurs X-trail. De moins en moins visible dans les artères de Kinshasa.

Elus au second degré, une majorité des sénateurs doivent encore des vélos et argent promis aux députés provinciaux pour leur élection. Payés 5.500 $ par mois, ils se sont auto-augmentés , d'ici-là chaque Sénateur aura 8000 $ par mois. Mauvaise foi manifeste, les Sénateurs ne payent pas leurs assistants. Les 106 assistants dont la majorité sont les membres de famille qui réclamaient le paiement de leur émolument 250.000 FC, l'équivalent avant l'hyperinflation de 500 $, ont eu pour consolation droit à un séminaire de deux jours du 10-12 avril dernier au Palais du peuple. Le discours du rapporteur AMP du Sénat, Modeste MUTINGA à la cérémonie de clôture à l'égard des assistants aux parlementaires, est infantilisant. Certes les assistants ne sont pas des élus, c'est une raison pour eux de ne pas réclamer leur droit d'être payé? Les Sénateurs en engageant comme assistants, leur frères, filles, cousines et tantes ne s'attendaient certainement pas d'une grogne venant d'eux. Le tribalisme dont Modeste MUTINGA n'est pas exempté a-t-elle sa place au Sénat? Discours endormeur pour se donner bonne conscience alors que le malaise est là. Et ce séminaire qui ne change rien à la situation des assistants familiaux a eu comme orateur principal Bob Kabamba, le fameux congolo-belge qui avait rédigé la Constitution de la Troisième République, tout seul dans son studio de Liège en Belgique. IL se dit député du parti des verts en Belgique, au fait Bob Kabamba n'est que le colistier de Louis Michel. Leur Constitution contient des cookies de la Balkanisation de la République Démocratique du Congo, du faiblissement du Congo en tant qu'Etat-Nation au profit des multinationales... la République Démocratique du Congo ne regorge-t-elle pas des constitutionnalistes compétents qui connaissent les us et coutumes de notre pays, pour laisser à un homme seul écrire la Constitution des 60 millions de personnes dans un studio de liège? Signalons au passage que Mme Ségolene Royal, ex-candidate aux élections présidentielles de 2007 vient d'être condamné par le tribunal pour n'avoir pas payer ses deux assistants.

Toutes les études établissent que l’Afrique a énormément reculé dans la réflexion stratégique du développement et de l’indépendance. Les résultats atteints par le Brésil, l’Inde et la Chine voire la Corée du Sud aujourd’hui, proviennent d’un travail en profondeur qui a permit de concevoir des stratégies gagnantes à long terme. Ces pays ont exécuté un programme qui de façon cohérente et patiente a impliqué au moins trois générations.

A l’inverse, les idéologues de l’indépendance et d’un développement réel de l’Afrique ont disparu pour laisser la place à une idéologie de prédation générée par une bourgeoisie compradore et soutenue par des régimes corrompus et obscurantiste.

Ni les Etats-Unis, ni la France, ni la Belgique ni aucune autre puissance mondiale, ne peut se poser en sauveur de la République Démocratique du Congo, si les Congolais eux-mêmes ne se prennent pas en charge. L’expérience a démontré que les peuples libres qui ont pu se développer, doivent tout, d’abord à leurs propres efforts, à leurs intelligences, et à leurs déterminations.

Dans leurs activités au Congo-Kinshasa, les multinationales miniers illustrent clairement un processus de socialisation des pertes et de privatisation et capitalisation des profits. Au-delà du pillage systématique des ressources naturelles et même halieutiques du Congo-Kinshasa , les multinationales ont une habitude dévergondée de s'inviter dans la politique congolaise. Cette immixtion des multinationales - comme des règles de la mondialisation économique - dans la sphère publique africaine a provoqué un amalgame entre droit public et droit privé.

La plupart des chefs d'Etat africains ne se conçoivent pas comme des présidents de la République, garants de l'intérêt général, mais agissent plutôt comme des présidents de conseil d'administration.La République Démocratique du Congo n'échappe à la règle. La gestion du pétrole, de l'or ou du diamant, la vente des produits agricoles et des ressources naturelles (minerais, bois) donnent lieu à des comportements claniques, voire d'allégeance féodale, de la signature des contrats d'exploitation des matières premières (commissions) jusqu'à la répartition des fortes valeurs ajoutées dégagées lors des ventes sur le marché mondial. Sur ce continent, jamais il n'y a eu autant de « batailles », de pathologies, de pillage de l'économie et du sous-sol. Ces multinationales post-coloniales se sont mises en tête de contrôler tout le secteur productif et de commercialisation des pays en voie de développement.

Le bradage minier de la période de Transition congolaise, et qui n'a-t-il pas porté sur 64 % des sites miniers et 300 milliards de dollars américains des réserves de la Gécamines? Comment oserait-on parler de pillage pour des ressources naturelles, qui seraient des biens sans maîtres, que le Nouveau Code Minier distribue gratuitement, et dont la valeur échappe aux habitants Congolais peu instruits et dont les besoins de vie sont très modestes et sans rapport avec l’ immensité des richesses sur lesquelles ils sont installés?

Le ministre de l'Economie et du Commerce, André Philippe Futa a relevé dernièrement que la contribution du secteur minier était bien inférieure aux attentes, ne dépassant pas 6% du budget national, contre 30% en 2002, dans un contexte de guerre et de croissance négative !

Cette faible contribution est d'autant plus scandaleuse qu'au Katanga qui connaît un véritable boom économique, 1644 titres miniers ont été délivrés, et que le cours du cuivre, qui était de 4000 dollars la tonne voici quatre ans, dépasse aujourd'hui les 8000 dollars. En plus de ces contrats inégaux, la fraude pure et simple prive le pays d'importantes ressources financières, plus de 90% des exportations de la République Démocratique du Congo étant illégales ou incontrôlées. Quant au ministre des Mines, M. Martin Kabwelulu a déclaré qu'au total, 4.542 titres miniers avaient été octroyés à 642 sociétés sur l'ensemble du territoire national, et que les concessions couvertes par ces titres couvraient 33% du territoire du pays. Autrement dit, durant la période de Transition, un tiers du Congo a littéralement été vendu, le scandale des contrats miniers éclabousse tout le monde. Certes, durant la période de Transition qui a précédé les élections, les ressources de la République Démocratique du Congo ont été bradées par les autorités en place, impliquées à tous les niveaux : des conseillers de Kabila sont cités, mais ils avaient l'aval de Jean Pierre Bemba en charge de l'Economie et des Finances, les ministres des Mines successifs ont fermé les yeux, les fonctionnaires ont laissé faire et ont touché leur commission. La transition-prédation de trois années ont eu à succéder à huit années de guerre et d'occupation et deux décennies d'affaiblissement de l'Etat,

Est-il normal que les populations congolaises vivent de poissons importés, communément appelés "Thomsons"? Est-il logique que les maisons se construisent sans boiseries locales? Que les toitures soient en tôles galvanisées à l’ étranger mais jamais en cuivre ou en tuiles cuites avec l’ argile locale ?. Les ressources naturelles sont exportées en échange de biens de consommation importés. C'est un remake parfait de l'économie coloniale. Aucun carat de diamant, aucun gramme de cobalt ne sont consommés localement. Tout ce qui est ramassé, récolté ou extrait est destiné aux marchés extérieurs qui en déterminent les volumes et les prix.

Le rôle des multinationales demeure prédominant parce que l’ exploitation des richesses naturelles nécessite des capitaux et des technologies dont la République Démocratique du Congo est démuni. La tentation du bradage est énorme avec nos populations qui vivent dans la misère et une économie de subsistance et qui pourraient se satisfaire d’ aumônes. Les multinationales deviennent vite des pilleurs lorsqu'ils traitent avec un Etat inexistant, sans une véritable administration de ses finances, mais aux mains d’une classe de dirigeants qui mettent dans la balance des contrats à caractère économique leurs propres intérêts immédiats, au préjudice de revenus publics et à long terme. De là il n’ y a qu’ un pas pour faire porter et maintenir au pouvoir une bourgeoisie « compradore », heureuse et prospère sur la misère des populations et dont les intérêts sont intimement liés au pillage structurel. L’abus inévitable par les investisseurs des faiblesses institutionnelles congolaises, le recours à la corruption, à des structures de contrats qui organisent l’ évasion fiscale au travers de sociétés écrans, bref l’appropriation d’avantages anormaux, dépasse la légalité des conventions et interpelle la moralité, et l’ éthique.

Le pillage des richesses naturelles de la République Démocratique du Congo:Le cuivre, le cobalt, le zinc, le germanium, l'or, l'argent, l'étain, le tantale, le niobium, le diamant, le pétrole, le Bois, le Coltant.. se fait à l’opposé d’une « exploitation légale, dans des termes commerciaux équitables et pour l’ intérêt du Congo et de ses populations. La République Démocratique du Congo a été vendu à vil prix aux multinationales, c'est ce qui prouve la disproportion des avantages accordés aux investisseurs par rapport au bénéfice final pour le Congo et ses populations.

Les autorités ont pris l'habitude de justifier la hausse du coût de la vie, au prix du baril de pétrole qui atteint la fatidique de 114$. A force de pratiquer la politique de l'autruche on oublie de balayer devant sa porte. Qui sont les bénéficiaires des contrats léonins miniers? Ces contrats ont-ils bénéficier aux populations Congolaises? La vie chère que déplore la population Congolaise sans savoir à quel saint se vouer ne devrait interpeller ceux là qui se disent "légitimes" pour se parer des oripeaux de la République sans se soucier de ceux qui les ont fait "Rois".

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lundi 21 avril 2008

Discours prophétique du pape Benoit XVI à l'ONU doit interpeller la conscience des Congolais !

Il ne faut pas être nécessairement croyant ou chrétien catholique pour approuver le discours du pape Benoît XVI à l'ONU.Alors que le monde célèbre cette année le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, le pape a souligné que "ce ne sont pas seulement les droits qui sont universels, mais également la personne humaine, sujets de ces droits". Le pape Benoît XVI, théologien de formation, a choisi d'adopter un ton académique pour énoncer les principes généraux qui doivent selon lui guider l'action internationale, responsabilités face aux problèmes du monde quitte à suppléer les Etats incapables de protéger leurs populations de catastrophes ou de violations des droits de l'Homme. Benoît XVI s'exprimait pour la première fois devant l'assemblée générale de l'ONU, où il avait été précédé par Paul VI en 1965 et Jean Paul II en 1979 et 1995. Son discours que nous vous proposons les grandes lignes ne peut laisser insensible la conscience des Congolais. Ceux qui refusent de compromettre le présent ni d'injurier l'avenir de la République Démocratique du Congo.

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Kinshasa à l'épreuve de la désagrégation nationale

Docteur en Histoire de l'Afrique à l'Université Paris VII-Denis-Diderot, l'historien Sébastien Tshingi KUENO NDOMBASI est collaborateur au Laboratoire du Tiers-Monde du campus de Jussieu dans le 5 ème Arrondissement de Paris. Dans on livre "Kinshasa à l'épreuve de la désagrégation nationale" qui vient de paraître aux Editions de l'Harmattan à Paris, Sébastien Tshingi KUENO NDOMBASi historise la capitale congolaise:Kinshasa. Dénommée Léopoldville le 9 avril 1892 et consdérée comme capitale du Congo Belge depuis le 1er juillet 1923 mais devint officiellement le 31 octobre 1929. Léopoldville a pris le nom de Kinshasa en 1966. Et en 1959, kinshasa n'était peuplé que de 350.000 habitants. A la proclamation de l'indépendance en 1960, Lumumba avait plus au moins 35 ans, Mobutu 30 ans, Iléo 39 ans,Adoula 37 ans, Kimba 34 ans, Mulamba 30 ans, Mulele 31 ans. L'ouvrage de 315 pages fait une description crypto-politique, sociale et économique de la ville de Kinshasa.

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jeudi 24 avril 2008

Deux blogs Congolais retenus celui de Cédrik Kalonji et Réveil FM pour l'étude sur La blogosphère africaine

L'auteur de l'étude est Jeanne Mercier qui est chercheuse-doctorante à l' Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris. Cette étude a été réalisée suite à l'invitation d'André Gunthert pour intervenir dans le séminaire " Les images entre histoire et mémoire ", le jeudi 24 janvier 2008 à l' Institut National de l'histoire de l'Art (INHA) à Paris. Par ailleurs Jeanne Mercier est engagé dans l'association Afrique in visu- plate forme participative et constructive qui met en réseau les professionnels de l'image du continent Africain. Le blog de Cédrik Kalonji a été retenu pour ses photos de proximité et commentaires, quand au blog de Réveil FM pour son engagement dans la défense de la liberté d'expression. Réveil FM vient de s'enrichir d'une webradio et webtV "reveilfm.net.free.fr"

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dimanche 4 mai 2008

10 Questions à Katebe Katoto

Né à Kashobwe, au Katanga, le 29 septembre 1944, Raphaël Katebe Katoto Soriano est le frère aîné du tout puissant gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi . Marié et père de cinq enfants, il est à l’abri de besoins matériels, moralement irréprochable et de tempérament calme. Après sa formation à la faculté des sciences économiques à l'Université de Lubumbashi, l'homme a fait toute sa carrière dans l'agro-industrie (pêche),sous Mobutu, il n'a inspiré que le respect, faisant tout, de la pêche au gros à celle du menu fretin, se lançant dans le grand et le petit commerce, allant de l'industrie à la distribution de la soupe aux plus déshérités. Ses points d'attache de prédilection : Kalemie, Lubumbashi, Lac Moero, la Luapula. A l'époque, il a englouti un colossal investissement dans une soixantaine de camions-frigos. Durant trente ans Monsieur Katebe Katoto avait sponsorisé le club de football TP Englebert ou encore TP Mazembe par après. Avec cette équipe de football il avait remporté trois fois la coupe d’Afrique. Raphaël Katebe Katoto Soriano qui avait pris une part active au bon aboutissement du Dialogue inter-congolais à Sun City , Afrique du Sud, dans le cadre d’une «alliance», ASD (Alliance pour la sauvegarde du Dialogue inter-congolais) aux côtés de l’UDPS et de l’ex-rébellion du RCD-Goma, avait par la suite été nommé Sénateur de la Transition sur les bancs de l’ex-rébellion du RCD-Goma qu’il avait ralliée et dont il avait été élu 1er vice-président, mais avait refusé sans explication d’occuper son fauteuil. Le richissime Raphaël Katebe Katoto, président de l'Union des libéraux pour la Démocratie (ULD) vit en Europe. C'est ici l'occasion de remercier sincèrement Monsieur Didier Meo, le représentant de l'ULD en Allemagne qui nous a facilité la tâche pour cette interview.

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mardi 6 mai 2008

Diaspora: Nanou Kapinga 19 ans, aurait été assassiné par son prédicateur-évangéliste !

C'est le quotidien Le Parisien de ce mardi 06 mai 2008 qui nous livre cette information. Le 18 août dernier les jeunes de Champigny-sur-Marne - Chennevieres, portaient des tee-shirts avec ce message « Nanou, le temps atténue la peine mais ton nom et ton visage resteront toujours gravés dans mon coeur. » Son pasteur Odilon N. vient d'être arrêté pour ce crime.

Nanou Kapinga avait été retrouvée morte à Champigny-sur-Marne en août 2006

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mardi 29 avril 2008

Jacques MATANDA: "La Zimbabweïsation de la République Démocratique du Congo !"

Les acteurs politiques Congolais n'ont pas l'habitude ni d'écrire ni de publier leur mémoire. Jacques MATANDA ma-MBOYO KUDIA KUBANZA nous livre sa réflexion-vérité sur la Zimbambweïsation de la République Démocratique du Congo, les enjeux du départ ou non de Robert Mugabe du pouvoir. Mais surtout de l'implication du président Zimbambwéen dans les intrigues politico-économico-financières au Congo-démocratique . Celui qui fut le président élu de la commission des stratégies de l'Union sacrée, surnommé "la terreur de l'opposition" lors de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), Jacques MATANGA n'hésite pas à éclairer l'opinion sur la relation en dents de scie entre Kinshasa et Bruxelles. "On ne fait pas la politique avec les muscles ni avec la Kalachnikov, mais avec des débats démocratiques et contradictoires", Jacques MATANGA, le représentant de l'UDPS aux Etats-unis auprès de l'administration américaine et des Nations Unies, jette un pavé dans la marre en décortiquant les mécanismes qui affaiblissent les pouvoirs Congolais.

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mardi 20 mai 2008

Les " Sans-Voix " de la République Démocratique du Congo

En 2005, l'ex-premier ministre Dominique de Villepin avait reçu à Matignon Maitre Liévin Ndondji, coordonateur de la coalition contre la peine de mort pour la remise du prix des droits de l'homme de la République Française

Lorsque le gouvernement de la République Démocratique du Congo laisse mourir ses officiers, après les avoir torturé cela est plus grave. Dans un article, daté 14 novembre dernier, la section canadienne d’Amnesty International, écrivait sous le titre « Des soins médicaux urgents pour major Yawa Gomonza et le colonel Paul Ndokay» que ces deux officiers supérieurs de l’armée congolaise ont un besoin urgent de soins médicaux suite aux sévices corporels qu’ils ont subis dans les cachots de la Direction des renseignements généraux et services spéciaux de la police (DRGS). Amnesty International Canada tirait déjà la sonnette d’alarme sur le fait que les deux hommes sont détenus sans qu’une information judiciaire n’ait été ouverte à leur charge. La mort du major Yawa Gomonza fait suite à d’autres décès survenus parmi les détenus du CPRK : celui du caporal Saolona Denango, mort le 23 avril 2008, celui du sergent Mombili Ekutshu, mort le 13 février 2008, et celui de Léonard Nyembo, mort le 30 janvier 2008. Ces personnes appartenaient à un groupe de détenus, militaires pour la plupart, qui ont été arrêtés entre fin 2006 et avril 2007. " Enquête dans les couloirs de la mort de Kinshasa, Lubumbashi, Buluwo, Kindu et Goma" est un rapport des missions d'enquête judiciaire mené en 2005 et 2006 de trois missions successives dans l'Afrique des Grands Lacs, rédigé par Maître Liévin Ngondji Ongombe, avocat et Coordonateur de la coalition congolaise contre la peine de mort et Maela Bégot sociologue. Nous publions une partie de l'enquête notamment sur la situation des prisonniers du pavillon 2 du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). La situation au CPRK s'est-elle améliorée depuis cette enquête? A chacun de se faire une opinion sur la situation des détenus de la prison de Makala, cette dernière n'a jamais évolué vers un Centre Pénitentiaire et de Rééducation.

Maélo Bégot, sociologue et Maître Liévin Ngondji, coordonateur de la coalition congolaise contre la peine de mort, après la réception du prix des droits de l'homme de la République Française à Matignon

La militarisation de la société

La RDC est une société très militarisée : déjà, le pouvoir de Mobutu reposait largement sur l’armée et les forces de sécurité, fortement politisées. Aujourd’hui encore, le nombre de militaires en RDC est particulièrement élevé. À partir de là, deux facteurs principaux semblent selon nous expliquer le fait que seules les juridictions militaires condamnent à mort en RDC: d’une part la paupérisation des militaires et la criminalité au sein de l’armée, ensuite la circulation très importante d’armes dans ce pays

La militarisation de la justice au mépris des droits humains

Déjà sous Mobutu, la justice militaire disposait de pouvoirs très importants, notamment la possibilité de juger des civils. La militarisation de la justice s’est accentuée lors de la guerre, où des pouvoirs démesurés ont été accordés à la justice militaire. La Cour d’ordre militaire, créée en 1997, et qui avait le pouvoir de juger des civils, s’est illustrée par le nombre particulièrement élevé de peines capitales prononcées, après des procès iniques. La Com a été supprimée en 2003, cependant les pouvoirs de la justice militaire en RDC restent toujours démesurés.

Les militaires, des prédateurs pour les Congolais

Les militaires ont toujours été considérés par les Congolais comme des personnes dangereuses. Déjà, durant la colonisation, l’armée avait été mise en place par le pouvoir colonial afin de réprimer les colonisés et assurer l’exploitation des ressources naturelles du pays. Sous Mobutu, le mépris du droit et la répression des populations civiles caractérisaient le comportement des Forces armées zaïroises. Malgré les promesses de Laurent-Désiré Kabila, la situation ne s’est pas améliorée en RDC, d’autant plus que l’État congolais paie très irrégulièrement les soldes des militaires. Le nombre important de soldats conjugué à un État défaillant qui ne paie pas ses agents, a abouti à ce que les militaires et policiers congolais deviennent de véritables prédateurs pour la population, vivant du racket, de la corruption et même du pillage.

La plupart des militaires vivent dans la misère, et leur mode de subsistance consiste à utiliser le pouvoir symbolique de leur uniforme, celui bien réel de leur arme, et les menaces d’arrestation pour voler un peu d’argent à la population. Tout prétexte est bon pour extorquer de l’argent: la liberté de circulation de chaque citoyen est constamment entravée par le racket effectué par les militaires et la police ;jusqu’au simple agent de circulation qui demande de l’argent à chaque voiture qu’il arrête.

Et les exactions des militaires ne se limitent pas au racket, et peuvent aller jusqu’au pillage en bande organisée et au meurtre. En 1993, des pillages à grande échelle dans tout le pays, ont été menés par les militaires de l’armée congolaise pour protester contre le non paiement de leur solde, ou contre une solde insuffisante à satisfaire leurs besoins vitaux car payée dans une monnaie sans valeur aucune. Ces pillages ont visé non seulement les industries et commerces, mais aussi les ménages.

La pauvreté est toujours la même aujourd’hui: un militaire congolais reçoit 12 dollars par mois. Cette criminalisation des militaires, d’autant plus facile qu’ils sont armés, est aussi l’une des raisons pour laquelle beaucoup de soldats se retrouvent face à la justice pour des crimes passibles de la peine capitale, comme le meurtre ou l’assassinat mais aussi le vol à main armée ou l’association de malfaiteurs, qui selon les listes que nous avons obtenues dans les prisons, sont les infractions pour lesquelles le plus grand nombre d’individus est condamné à mort.

La prolifération des armes légères : l’armement des civils

En outre, de nombreuses armes de guerre circulent en RDC. Leur prolifération, issue de la fin de la période coloniale d’abord, puis de la guerre froide et des différents conflits qui ont déchiré l’Afrique des Grands Lacs dans les années 1990, est impressionnante. Les armes légères notamment: faciles à manier, peu chères, faciles à transporter et à entretenir, c’est un équipement de choix pour les groupes rebelles, les combattants faiblement organisés et entraînés, ou les bandits.

En conséquence, de nombreux civils parviennent aussi à se procurer de telles armes, d’autant plus qu’à l’intérieur même du Congo- Kinshasa leur échange est aisé entre civils et militaires : c’est ainsi que suite à la désintégration du régime de Mobutu en 1997, de nombreux soldats ont vendu leurs fusils et pistolets pour gagner un peu d’argent. Par ailleurs dans l’est du pays, notamment dans le Nord-Kivu, territoire contrôlé par les ex-rebelles du RCD, des armements ont été distribués à la population par les autorités locales : il existe dans cette province des Local Defense Forces, groupes paramilitaires contrôlés par l’État, sur le modèle rwandais, officiellement appelés « Unités d’autodéfense et de développement », qui selon les autorités locales auraient compté près de 30 000 personnes, souvent recrutées de force, comme le cas de Jean Nguba, condamné à mort de Goma évoqué plus tôt, nous l’a montré.

Par ailleurs, selon Human Rights Watch, toujours dans le Nord-Kivu, en 2004, des armes ont été distribuées dans les campagnes sur volonté du gouverneur de province, afin de créer « une nouvelle réserve de civils armés disponibles pour exécuter les ordres du gouverneur et pour aider à conserver le contrôle sur le Nord-Kivu face à de possibles avancées du gouvernement de transition et de ses troupes40 ». Les civils s’opposant à cette distribution étaient menacés ou tués. Ces armes ont été détournées en partie pour des crimes ou des pillages, et ont très fortement augmenté l’insécurité dans la région.

Des fusils auraient même été distribués à des enfants de 10 ans, et des Kalachnikovs à des jeunes hommes d’à peine 16 ans. Or, la Com avait la capacité de juger toutes les infractions à main armée, même commises par des civils. Aujourd’hui encore, les civils peuvent être poursuivis devant les juridictions militaires pour utilisation d’armes de guerre. Comme pour les militaires, la plupart des civils condamnés à mort en RDC le sont pour meurtre ou vol à main armée, et on peut facilement comprendre à quel point la circulation des armes légères au Congo est aussi l’une des raisons pour laquelle tant de civils se sont retrouvés devant la Com et les juridictions militaire.

L'écriteau sur ce fronton correspond-t-il aux réalités que vivent et subissent les détenus du CPRK?

1 CPRK, Pavillon 2 : le couloir de la mort kinois

Pour le visiteur qui pénètre dans le Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), la première impression est assez surprenante : les détenus circulent à l’extérieur de leurs blocs, certains cultivent de petites parcelles, d’autres vendent des friandises, jouent au football ou aux cartes. Aucun gardien ne surveille l’intérieur de la prison, les détenus semblent disposer d’une grande liberté au sein du centre pénitentiaire.

Pour peu qu’on entre au CPRK un jour de visite, les cris des enfants, les rires des femmes, et les tenues aux couleurs vives des prisonniers, bleue et jaune aux couleurs du drapeau congolais42, forment un tableau plutôt sympathique. Le visiteur est d’ailleurs accueilli par un avertissement, écrit sur les murs autrefois blancs de la prison : « Le CPRK tient au respect d’instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains. »

Pour le visiteur extérieur, qui s’attend à entrer en enfer, cette première impression est rassurante, mais elle est fort trompeuse. La capacité d’accueil du CPRK est de 1500 personnes. Actuellement, 3300 prisonniers y vivent, réparties dans 12 pavillons, dont certains sont inutilisables, ce qui accentue les problèmes de surpopulation43. Les pavillons « en bon état » regroupent chacun plus de 300 personnes. Les cellules d’à peine 10 m2 peuvent rassembler jusqu’à une dizaine d’individus. Seuls les plus favorisés disposent de matelas ou de couvertures. De nombreux détenus souffrent de la tuberculose, de la malaria ou du sida et n’ont accès à aucun traitement. Les plus malades meurent sur place, faute de moyens de transport pour les amener à l’hôpital. La nourriture est insuffisante, et les détenus qui ne sont pas aidés par leur famille souffrent de malnutrition.

S’il y a effectivement très peu de gardiens au sein de la prison, la garde présidentielle assurant la sécurité seulement à l’extérieur, ce sont les détenus eux-mêmes qui assurent l’ordre et la sécurité, d’une manière très autoritaire et coercitive, selon une organisation calquée sur le modèle militaire, créant un ordre arbitraire et violent auquel doit se plier tout condamné. L’impression de liberté qu’on peut avoir en entrant au CPRK est erronée. Tout déplacement au sein même de la prison est surveillé, négocié, voire monnayé auprès des autorités implantées au sein de la prison par les autorités pénitentiaires. Parmi les 3 300 détenus du CPRK, environ 160 hommes sont condamnés à mort. Ils sont regroupés dans un pavillon : le pavillon 2.

Organisation du CPRK : le modèle militaire comme référence Organisation spatiale de la prison : localisation des condamnés à mort

Les condamnés à mort de Kinshasa sont regroupés dans le pavillon 2 du CPRK. Seul un petit nombre de condamnés à mort est logé ailleurs : il s’agit des personnes condamnées à mort pour l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Ils sont une trentaine regroupés au pavillon 1. Ce pavillon leur était réservé exclusivement mais suite à un ouragan qui a endommagé certains bâtiments, les condamnés à mort du procès Kabila ont été regroupés au 1er étage, et des détenus de droit commun occupent le rez-de-chaussée. De plus, certains condamnés à mort qui étaient des personnalités politiques importantes, comme Charles Alamba, le procureur général de la Com, accusé d’assassinat, sont détenus au pavillon 8, qui regroupe d’anciennes autorités civiles ou militaires, qui vivent leur détention dans des conditions privilégiées. Les cellules du pavillon 2 sont réparties sur deux étages : au premier étage se trouvent les prévenus .44, c’est-à- dire ceux qui n’ont pas encore été jugés mais sont accusés de crimes passibles de la peine capitale, et au second étage sont regroupés les condamnés.

Il y a dans ce pavillon, selon les chiffres fournis par les détenus eux mêmes mais sur lesquels ils semblent hésiter, tout comme l’administration pénitentiaire, environ 160 condamnés à mort et 185 prévenus, dont certains attendent d’être jugés depuis plusieurs années. L’auto-surveillance des prisonniers : l’ordre arbitraire du CPRK L’organisation des détenus du CPRK est fascinante par sa complexité et, d’un certain point de vue, son efficacité. Mieux vaut marcher au pas au CPRK.

En effet, l’administration pénitentiaire n’ayant pas les moyens d’embaucher un nombre suffisant de gardiens, ce sont les détenus eux-mêmes qui assurent l’ordre et la sécurité. Et s’il est vrai que la société kinoise et congolaise dans son ensemble invente de nouvelles formes d’organisation sociale pour pallier la faillite de l’État-nation45, notamment en prenant en charge certains services publics habituellement assurés par l’État, l’organisation du CPRK ne relève pas de cette logique.

Cette organisation ne relève pas de l’initiative des prisonniers : les détenus disposant de responsabilités au sein de la prison sont désignés par les autorités pénitentiaires, ce système est initié et contrôlé par les autorités de l’État. C’est une stratégie étatique pour pallier le manque de moyens, d’autant plus que la prison de Kinshasa est essentiellement peuplée d’anciens agents de l’État, de militaires qu’il n’est donc même pas besoin de former.

La hiérarchie au sein du CPRK est calquée sur la hiérarchie militaire, dans la mesure où la majorité des détenus sont d’anciens militaires : au niveau de la prison, il existe un « état-major général » qui donne ses directives concernant la sécurité au sein de la prison. L’autorité la plus haute, parmi les détenus, est le Capitan général, qui sert de relais entre les autorités pénitentiaires officielles et les détenus. Il existe aussi, au niveau de la prison un « comité d’encadrement ».

Cette hiérarchie se prolonge dans chaque pavillon. Ainsi dans le pavillon 2 il existe un gouverneur- assistant chargé de l’administration, un inspecteur titulaire, un inspecteur adjudant, un commandant de police militaire, un comité local de sécurité, et 30 PM (pour « Police militaire », ce sont des détenus chargés de la sécurité et ils circulent armés de bâtons).

Tous sont donc des condamnés à mort ou prévenus passibles de la peine capitale. La structure est la même dans chaque pavillon. Le gouverneur du pavillon 8, ancien gouverneur du pavillon 2, condamné à mort, est surnommé « Mobutu », surnom qui en dit long sur ses états de fait en tant que gouverneur, et qu’il explique par le fait qu’il est très à cheval sur le règlement pénitentiaire. Il nous décrit le fonctionnement du CPRK: « C’est nous qui nous surveillons nous-mêmes. Le garde reste dehors et il a les clés, c’est tout. (…) Moi, en tant que gouverneur, je dois faire un rapport sur le comportement de chacun aux autorités pénitentiaires 46 » Les autorités pénitentiaires, qui n’ont de toute façon pas les moyens de payer des gardiens, disposent ainsi d’une véritable « milice de détenus » qui, en l’échange de quelques privilèges47 (cellule personnelle, nourriture plus abondante, droit de visites plus fréquents48…), assurent la sécurité au sein de la prison, comme nous l’explique l’Inspecteur général du CPRK, condamné à mort : « Moi je suis inspecteur général, le troisième prisonnier dans toute la prison.

Ma tâche en tant qu’inspecteur c’est d’encadrer les gens, c’est la sécurité, la propreté, le contrôle des visiteurs, pour interdire le désordre (…). J’ai des privilèges en contrepartie : les autres ont un gobelet de nourriture et moi j’en ai cinq ; j’ai accès à des zones où les prisonniers ne peuvent pas aller, comme les cuisines, le bureau de la direction où je peux aller sans audience.

Je peux sortir du pavillon de 6h30 à 18h00, je rentre le dernier après tout le monde.49 » Il existe également un service antidrogue, un service antigang, composés uniquement de détenus : « Il n’y a que deux activités qui sont organisées en prison: le service antidrogue, chargé d’arrêter les vendeurs et fumeurs de drogue, et le service antigang chargé de punir les personnes qui se conduisent mal. Mais en réalité ce sont des services qui sont chargés de maltraiter et de tuer.50 »

Ce sont les autorités pénitentiaires qui choisissent les détenus appelés à avoir une fonction d’autorité au sein de la prison, et les nomment. Le gouverneur du pavillon 8, ex-gouverneur du pavillon 2, nous explique pourquoi il a été choisi :

« J’ai été désigné gouverneur grâce à mon comportement. Je suis strict sur l’application du règlement pénitentiaire et je respecte le personnel pénitentiaire. C’est suite à ma soumission que les autorités m’ont fait confiance.51 » Il est assez frappant de constater que, parmi les détenus chargés de l’ordre et de la sécurité, au niveau de la prison, notamment du comité d’encadrement, figurent un grand nombre de condamnés à mort et de longues peines.

Ainsi, au niveau de la prison, le capitan général est condamné à perpétuité, le commandant général est un condamné à mort, et l’inspecteur général est aussi un condamné à mort. Cela s’explique d’une part par leur longévité dans la prison, mais aussi sans doute par la peur de la peine, plus forte que chez les autres détenus, et donc par l’espoir que ce « bon comportement » entraîne un adoucissement de leur sentence, comme l’explique le gouverneur du pavillon 2 : « Depuis la fin des exécutions, il y a eu un grand changement, nous avons retrouvé la confiance par rapport à notre réintégration dans la société et nous voulons montrer que, malgré nos fautes ou nos prétendues fautes, nous avons beaucoup changé et nous pouvons nous réintégrer dans la société.

Nous le montrons par notre dévouement. De plus, s’il y a des évasions, nous serons les premiers abattus.52 » Comme nous l’explique un autre condamné à mort : « Nous avons changé. Dans la prison ici, ce sont les condamnés à mort qui sont les plus disciplinés et les plus sociables.53 » Ainsi, lorsque le directeur de la prison a été agressé et pris en otage par des prisonniers en décembre 2004, ce sont les condamnés à mort du pavillon 2 qui l’ont défendu.

De même, lorsqu’il s’est fait agresser au pavillon 2, Charles Alamba54 nous a expliqué avoir été protégé par les condamnés à mort, ce qui est paradoxal étant donné que, en tant qu’ancien procureur général de la Com, il est responsable d’une grande partie des condamnations à mort des détenus du CPRK, et déchaîne une haine très forte contre lui : « Quand je suis entré ici en prison pour la première fois, tout le monde criait, “il faut le tuer!”.

Un jour des gens se sont rués sur moi pour me rouer de coups, tout le monde me frappait, je ne savais pas qui. Certaines personnes m’ont protégé en faisant une haie autour de moi, ce sont les condamnés à mort eux-mêmes qui sont venus me protéger, j’ai été étonné.

Mais il y avait une dissension, certains voulaient me protéger, d’autres voulaient me tuer.55 » Charles Alamba, dont la vie était menacée au pavillon 2, a cependant dû être changé de pavillon. Outre le fait d’assurer la surveillance et la sécurité de la prison, ce sont aussi ces autorités composées de détenus qui font le lien avec les autorités pénitentiaires, et jouent parfois le rôle du greffe en recensant les prisonniers, les appels, en prévenant les prévenus de leur comparution.

Ce sont aussi les détenus qui s’occupent dans une certaine mesure des questions de santé : chaque pavillon dispose d’un adjudant-malade qui recense les malades ou assure l’organisation en cas d’urgence de nuit. Certains détenus travaillent au dispensaire. Ces même prisonniers peuvent prendre la décision de placer un détenu en cellule d’isolement, et font des rapports aux autorités sur les détenus qui, selon leurs critères, se conduisent mal.

Il est facile d’imaginer l’arbitraire que ce système engendre, et que dénoncent certains condamnés rencontrés : « Ceux qui veulent être bien vus par les agents de l’administration pénitentiaire tabassent les condamnés à mort.56 » « Parfois on est enfermé dans la cellule, on a besoin d’aller au soleil, et l’autorité que le directeur a implantée dans la prison, parmi nous-même les prisonniers, nous empêche de le faire. Quand on a une portion de pouvoir, on fait ce qu’on veut.57 » « Mais en réalité ce sont des services [le service antigang et le service antidrogue] qui sont chargés de maltraiter et de tuer.58 » En outre, cette hiérarchie au sein de la prison est double : il y a donc d’abord les fonctions acquises au sein de la prison, calquées sur l’organisation militaire, « pour maintenir la discipline », mais il y a aussi les grades qui étaient ceux des hommes qui sont désormais des détenus, à l’extérieur de la prison, et qui sont toujours respectés. Comme nous l’explique le Colonel Eddy Kapend, principal accusé du procès Laurent-Désiré Kabila : « Ici en prison il y a environ 2 800 militaires, tous sont mes subalternes, je les ai formés et ils me doivent un respect particulier. Mais d’un point de vue légal je ne suis pas leur chef.59 » Il y aurait selon lui un « gouvernement légal et un gouvernement parallèle ».

Toujours est-il que la prison de Kinshasa est un espace de non-droit qui invente ses propres règles, un état d’exception permanent, sans contrôle extérieur, où l’administration pénitentiaire est son propre législateur. Conditions humanitaires du pavillon 2 : « la mort à petit feu » Les conditions humanitaires dans lesquelles vivent les condamnés à mort au CPRK sont catastrophiques : la nourriture est insuffisante, les soins et les médicaments inexistants, l’hygiène déplorable. Il semble que, du point de vue de l’hygiène, de la santé et de l’alimentation, les condamnés à mort soient à peu près soumis au même régime que les autres détenus.

Notre enquête s’étant limitée au quartier des condamnés à mort, il ne nous a pas été possible de mener la comparaison. Mais tous les rapports sur les prisons de RDC écrits par diverses ONG ou institutions internationales, notamment par la Section droits de l’homme de la Monuc ou de nombreuses ONG congolaises, mettent en évidence une situation humanitaire infernale pour l’ensemble des prisons et des détenus, peu importe leurs peines.

Cependant, une grande partie des condamnés à mort du CPRK que nous avons interrogés nous ont expliqué qu’ils étaient les plus mal traités. L’un d’entre eux nous a décrit le pavillon 2 comme celui des « laissés pour compte, ouvert en dernier, fermé en premier, toujours le plus mal servi ». Hygiène et nourriture dans le pavillon 2 Le repas, servi une fois par jour60, à 15 heures, est composé de Vungure, c’est-à-dire un mélange de maïs et de haricots. La portion, servie dans un gobelet, est insuffisante, et il arrive qu’aucune nourriture ne soit servie plusieurs jours à la suite.

Seuls les détenus qui ont de la famille qui peut les aider échappent donc à la malnutrition : en effet si les visites n’ont lieu que trois fois par semaine, il est possible de déposer de la nourriture tous les jours.

Cependant, de nombreux prisonniers ne sont pas originaires de Kinshasa, notamment les longues peines et les condamnés à mort, et n’ont donc aucun proche qui puisse les aider dans la capitale. Certains se débrouillent en vendant quelques produits qu’ils obtiennent de l’extérieur ou en cultivant de petites parcelles à l’intérieur de la prison et en vendant les légumes qu’ils produisent ainsi. Mais encore faut-il pouvoir payer les parcelles et les graines.

Certains prisonniers, qui ne possèdent pas de terre, cultivent les parcelles pour d’autres, ou réalisent de petits travaux pour des détenus ayant plus de moyens, comme laver les assiettes ou les habits, c’est « la débrouille » : « Il faut noter qu’il y a des jours où nous n’avons rien à manger et ça peut faire parfois une semaine. C’est vraiment dur, il n’y a que les gens qui ont de la famille qui résistent. En effet, avec l’argent qu’on leur donne, ils achètent des “résistances de réchaud” qu’ils louent à ceux qui n’en ont pas, juste pour préparer.

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Le tarif est de 10 FC pour une cuisine qui ne traîne pas, et 20 FC pour les haricots.61 » Le CICR distribue parfois des couvertures ou de la nourriture, ainsi que certaines associations religieuses. Les prévenus militaires ont selon la loi congolaise, le droit de bénéficier de leur solde tant qu’ils ne sont pas encore condamnés par un jugement définitif, mais en pratique un grand nombre d’entre eux ne reçoit rien. La situation nous a été clairement résumée par un condamné à mort du procès Kabila, « au CPRK, l’État est démissionnaire62 ». En terme de santé, tous les condamnés à mort que nous avons interrogés déplorent le manque de médicaments. Au pavillon 2, les tuberculeux, regroupés dans la cellule 12, ne reçoivent de médicaments que grâce à l’assistance des associations religieuses.

En outre, il n’y a pas de moyens de transport pour amener les malades à l’hôpital, parfois le directeur utilise sa jeep personnelle, mais dans la plupart des cas les plus malades meurent en prison. En ce qui concerne l’hygiène, les problèmes sont tout aussi nombreux. À l’étage des prévenus, il y a une seule toilette et une seule douche pour 185 personnes. Les condamnés à mort donnent dix francs par jour pour avoir du savon, mais tous ne peuvent pas payer. Les bassines ont été données par la Croix-rouge.

Et si les habitants du pavillon 2 ont réservés une cellule pour les tuberculeux, ils partagent les mêmes sanitaires, et tous s’en plaignent car la tuberculose est une maladie extrêmement contagieuse. Eddy Kapend, ancien chef d’état-major particulier de Laurent-Désiré Kabila, condamné à mort lors du procès pour l’assassinat de ce dernier, fait même une comparaison entre cette situation humanitaire déplorable et la peine de mort : « Je n’ai jamais redouté l’exécution, mais on ne devrait pas nous emprisonner avec ceux qui sont malades, qui ont la tuberculose, et nous empêcher d’avoir des soins. Nous tuer à petit feu, ça c’est lâche. Si c’est un poteau et une balle, s’ils pensent que c’est légitime, OK, mais cette méthode de lâcheté, je la dénonce.63 » Il parle même à ce sujet de « torture psychologique », et lorsqu’on lui demande des précisions, il nous explique : « Refuser de nous donner des soins c’est nous dire, “tu es déjà condamné à mort, pourquoi veux-tu aller te faire soigner, le médecin, les médicaments, c’est du gaspillage, attends ta mort”. C’est comme ça que nous interprétons toutes ces choses et c’est horrible.64 »

De même pour Mutindi Kitambaba, lui aussi condamné à mort pour atteinte à la sûreté de l’État lors du procès des assassins de L.-D. Kabila, « l’exécution de la peine se fait à petit feu ». Ce sentiment, très présent chez les condamnés à mort du procès Kabila, s’explique aussi par le fait que l’un des 27 condamnés à mort du procès Kabila, Nico Bavura est mort après plusieurs mois sans soins, et a été acheminé à l’hôpital alors qu’il était déjà moribond.

L’inactivité et ses répercussions psychologiques sur les condamnés à mort Un autre problème que rencontrent les prisonniers est celui de l’inactivité, qui leur laisse beaucoup de temps pour vaquer à leurs pensées : « Je suis là dans ce lieu de rééducation où on ne rééduque personne et je ne fais rien. Je ne fais rien parce qu’il n’y a aucune activité pour occuper les prisonniers.65 » Habituellement les grilles sont ouvertes vers 7 heures et les condamnés doivent rentrer dans leurs cellules vers 15 heures, « avant même la poule que Dieu a créée » selon l’expression d’un détenu. « – Pouvez-vous nous relater une de vos journées ? – On n’a pas grand-chose à faire. Quand on ouvre les grilles on est dehors, et le soir on rentre au pavillon. (…) Mais il y a des jours où les gardiens nous laissent dans le pavillon sans nous ouvrir la grille.66 » Selon l’article 64 du Régime pénitentiaire, le travail est obligatoire pour les détenus des prisons et des camps de détention, mais au CPRK, si on excepte les petits travaux de maraîchage auxquels les prisonniers peuvent s’adonner pour améliorer leur ordinaire ou les menus travaux qu’ils réalisent pour d’autres, les prisonniers ne travaillent pas.

Il existe juste un atelier-boulangerie géré par le directeur. Les détenus peuvent aussi jouer au football ou au volley. La possibilité d’affecter des prisonniers à des travaux d’intérêt général est reconnue par le droit congolais, mais pas utilisée67. Certains prisonniers sont cependant forcés de participer à l’entretien de la prison : « Les nouveaux venus sont soumis à des travaux de propreté. Ce baptême est fait pendant 45 jours.68 » Et ce baptême semble même parfois s’apparenter à un véritable racket des nouveaux venus au sein de la prison, forcés de travailler sans rémunération ou contrepartie, voire de payer : « – Devez-vous travailler ? – Non, mais quand je suis arrivé en prison on m’a soumis à certains travaux de balayage des couloirs et de nettoyage des toilettes. C’est le baptême que tout nouveau venu doit subir. En plus, il fallait payer 150 FC pour entrer dans une cellule.69 » Quelques ONG ou organismes de coopération bilatérale organisent des ateliers, sur le SIDA ou les droits de l’homme, mais cela reste rare. Et si tous les prisonniers souffrent du manque d’activité, il est clair que l’ennui a des répercussions psychologiques particulières sur les condamnés à mort.

Ils ont le temps de penser à leur peine, à l’exécution, de réfléchir à la situation politique et aux circonstances que cela peut avoir sur leur sort : « Nous parlons de ça [des exécutions] car nous n’avons pas d’activités, nous parlons de notre sort, surtout qu’à une époque on nous a dit qu’on n’exécuterait plus les gens puis on est revenu à ce système, donc nous n’avons aucune assurance de ne pas être exécutés.70 » L’isolement cellulaire, une souffrance systématiquement imposée aux condamnés à mort Les condamnés à mort sont systématiquement placés en isolement cellulaire à leur arrivée au CPRK, car ils sont considérés comme étant dangereux du fait de la condamnation qui leur a été infligée.

Cet isolement cellulaire peut durer plusieurs mois, voire une année, et les détenus en isolement vivent dans des conditions très difficiles, comme nous l’explique l’un des plus anciens condamnés à mort du CPRK, jugé en 1998 : « Oui, j’y suis resté un an, dans une petite chambre, avec un robinet et un WC, c’est tout. On n’ouvrait la porte que pour nous donner à manger. On n’avait pas de matelas, on était 14 personnes en isolement, dans 14 cellules différentes. Pendant un an, je ne suis pas sorti du tout.71 » Et selon Papy Baivenga Lendo : « J’ai fait deux mois en cellule. (…) La situation était critique, on nous confisquait la nourriture qui se prépare ici, le “vungure”, qu’on gardait pendant deux jours et qu’on nous donnait quand il était moisi.72 » Selon Kakebo Biazo Dadi, originaire de la province de l’Équateur, il arrive qu’il y ait des décès en cellule : « Je suis resté en cellule trois mois fermes, je mangeais en cellule parfois deux fois par semaine, et d’autres qui étaient avec moi sont morts en cellule.73 » Les condamnés à mort du procès Kabila sont restés longtemps en isolement cellulaire, dans des conditions particulièrement difficiles : « Nous avons été enfermés pendant un an minimum en cellule, avec la cagoule et les menottes. Nous n’avions pas le droit d’aller aux toilettes sauf si c’était urgent, on enlevait la cagoule seulement pendant les repas. (…) Quand nous étions isolés en cellule, on n’avait le droit qu’à des visites à distance.

On nous enlevait la cagoule et les familles étaient de l’autre côté du mur. Puis, nous avons pu avoir des visites dans une salle, il fallait parler dans une langue que les militaires comprennent. Pour avoir le droit à des visites normales, nous avons contacté la ministre des droits de l’homme, et beaucoup d’internationaux sont venus nous voir.74 » « – Êtes-vous resté en cellule suite à votre condamnation ? – Oui, pendant neuf mois. Les conditions étaient très mauvaises. On faisait la toilette sur place, on mangeait rarement et en petite quantité. On ne pouvait pas voir le soleil.75 » Suite à une période d’isolement plus ou moins longue, les condamnés à mort peuvent recevoir des visites comme les autres détenus, trois fois par semaine, les mercredi, vendredi et dimanche.

Cependant, la plupart du temps les visiteurs doivent donner de l’argent aux militaires de la garde présidentielle stationnés à l’entrée, ce qui décourage les visites. Les condamnés à mort du procès Kabila dénoncent par ailleurs des actes d’intimidation contre leurs familles: « Les visiteurs doivent d’abord passer par le bureau 2, le service des renseignements, ils doivent donner leur adresse, les visiteurs ont peur de venir. Les militaires qui ont les adresses vont les visiter chez eux, il y a extorsion, règlement de compte.

Certains pensent que nous méritons la mort et que ceux qui sympathisent avec nous méritent le même châtiment. 76 » « – Qu’est-ce qui est le plus pénible à supporter en prison? – Les tracasseries que subit ma femme de la part des autorités de la prison, qui arrachent même mes repas. Les menaces et arrestations que subit ma famille et surtout ma femme, qui est traumatisée.77 »

Les violences : « la guerre des gangs » au sein de la prison

Le niveau de violence du CPRK est élevé, que ce soit la violence symbolique créée par l’ordre arbitraire de la prison, ou les violences physiques, des passages à tabac ou même des affrontements entre pavillons. Il semble d’abord que certaines autorités au sein des détenus abusent du pouvoir qui leur a été confié par l’administration pénitentiaire : « Nous sommes gardés par les codétenus, et parfois ils menacent d’autres personnes et sont par moment brutaux. C’est la prison, de tels comportements ne peuvent pas manquer.78 » Un condamné à mort de 28 ans, originaire du Kasaï occidental, parle quant à lui de torture : « – Est-il arrivé que des condamnés à mort soient victimes de violences de la part des gardiens ? – Oui, souvent c’est quand un prisonnier qui est chargé par les gardiens de vendre certains biens de première nécessité utilise l’argent.

Et là, il est sérieusement torturé. – Avez-vous déjà vous-même subi des violences ? – Oui, c’était le 4 août 2003, on m’a mis dans un cachot et à l’intérieur j’ai été sérieusement torturé, jusqu’à tordre le cou. J’ai eu la vie sauve suite au rapport que notre gouverneur a fait rapidement à notre État-major. Sinon le pire allait arriver.79 » Dans nos entretiens, il est surtout frappant de constater que la plupart des condamnés mettent en avant le fait que les violences au sein de la prison sont organisées par les différentes autorités pénitentiaires, qui donnent des directives aux détenus sous leurs ordres : « – Certains détenus subissent-ils des violences de la part des gardiens ? – Parfois. En cas de mauvaise conduite ou lorsqu’on vous surprend avec du chanvre, alors on peut vous battre. Mais ils ne le font pas personnellement.

Ils donnent l’ordre à d’autres prisonniers de le faire.80 » Il semble y avoir aussi régulièrement des bagarres entre pavillons, une sorte de « guerre des gangs » au sein de la prison, ou une « guerre des pavillons », que de nombreux condamnés à mort que nous avons interrogés dénoncent comme étant organisées par les autorités pénitentiaires : « Pas plus tard qu’hier, entre 15h00 et 16h00, un prisonnier de notre pavillon, le pavillon 2, a été sérieusement tabassé par les prisonniers du pavillon 11 et ce suite au conflit créé et entretenu par les autorités de la prison.81 »

Ce sont surtout les condamnés à mort du procès Kabila, qui dénoncent des agressions à leur encontre, encouragées par les autorités carcérales : « Parfois, on décide de nous causer du tort, parfois, la milice du directeur de la prison décide de nous faire tabasser et les scènes se répètent. Cette milice est composée de prisonniers recrutés, et est parfois renforcée par les occupants du pavillon 2, les condamnés à mort. Ils viennent pour piller et tabasser.82 »

Aucune torture systématique n’est cependant dénoncée par les détenus. De toute façon, de tels actes sont rarement pratiqués en cellule, mais plutôt dans les cachots des services de renseignements comme ceux de la Demiap83 ou de l’ANR84, qui échappent totalement au contrôle de l’autorité judiciaire85.

Dans l’ensemble, la plupart des personnes que nous avons interrogées ne semblent pas souffrir de violences physiques fréquentes de la part des autres détenus ou des autorités carcérales, mais il est probable que certains ont peur de parler. Cependant, les condamnés à mort dénoncent plutôt des actes arbitraires comme l’isolement forcé ou des insultes et agressions verbales, qui visent spécifiquement les condamnés à mort : « – Un condamné à mort est minimisé, mal traité ici par rapport aux autres détenus.

Nous avons beaucoup de consignes malgré que nous circulons dans la prison. – Avez-vous subi des violences de la part des gardiens ? - Physiquement, non, mais moralement et psychologiquement, oui. Nous sommes critiqués parce que nous sommes condamnés à mort, notre morale est bafouée.86 » « Parfois les gardiens nous empêchent de sortir du pavillon. Il y a des moments où ils ferment la grille à 14 heures au lieu de 15 heures C’est une forme de violence.87 »

Un autre explique même que les condamnés à mort sont rejetés par tous : « – Nous, les condamnés à mort, nous n’avons rien à dire ici. Tout le monde nous rejette. Nous n’avons rien le droit de réclamer ici. Tout ce qu’on nous fait, nous l’acceptons. – Mais vous vous promenez, vous riez avec les autres détenus. Il n’y a aucune distinction quand on vous observe… – Puisque vous ne restez pas ici, vous ne pouvez pas connaître la vérité. Mais nous-mêmes nous la connaissons. Même vous, avant que vous puissiez entrer ici, le directeur vous a fait beaucoup de complications.

Il y a un secret. Il y a même des hommes qui sont exécutés à la place d’autres.88 » Un autre condamné à la peine capitale nous a expliqué que les autorités pénitentiaires créaient des difficultés pour l’inscription des condamnés à mort sur les listes électorales, disant que cela ne les concernait pas car ils allaient mourir89.

Certains gardiens parlent aussi des exécutions aux condamnés à morts, pour les intimider, comme nous allons le voir dans le paragraphe suivant. Conditions psychologiques : la peur des exécutions et le « phénomène retour » Si les conditions de vie des condamnés à mort, d’un point de vue humanitaire, ressemblent à celles des autres prisonniers malgré quelques spécificités que nous avons présentées, la peur de l’exécution donne bien évidemment une dimension toute particulière à leur détention, que les condamnés eux-mêmes décrivent en utilisant le terme « phénomène retour ».

Cette enquête est d'actualité car elle n'a pas pris une seule ride

La peur des exécutions, une torture psychologique

La grande majorité des condamnés à mort ont déjà vécu des exécutions, vu des codétenus être emmenés par les militaires pour être exécutés. Ils connaissent donc la procédure : « Ils viennent à l’improviste. Vous pouvez être en train de jouer au football, lorsqu’ils arrivent on crie “fermeture !” et tout le monde doit aller dans sa cellule. Ensuite le gouverneur de pavillon passe mettre les crochets et le couloir appelé “couloir de la mort” reste vide. C’est alors qu’ils viennent dans le couloir et procèdent à l’appel nominatif des condamnés qui doivent être exécutés.

Les portes des cellules concernées s’ouvrent l’une après l’autre pour faire passage aux condamnés. Lorsque ces derniers descendent les marches de l’escalier, ils ont déjà l’habit noir sur la tête, les menottes au poignet.90 » Ou bien encore : « J’ai vu ça une fois, c’était un vendredi à 19 heures, les policiers sont venus et ont donné des listes aux gouverneurs qui sont allés chercher les prisonniers. Ils ont été pris par les policiers, les poignets attachés et les yeux bandés. Ils étaient au nombre de 7, c’était à l’heure du repas, on est parti les exécuter.91 » Selon un autre : « On nous fait rentrer dans nos cellules, on ferme tout et on vient ouvrir les pièces concernées. C’est la police : ils viennent sans arme. Certains crient, on les force pour sortir. Ils ne sont pas exécutés ici. Les militaires viennent nous dire qu’ils sont morts.92 » Les condamnés à mort dont le tour n’est pas encore venu peuvent voir par la fenêtre leurs camarades être emmenés par les militaires, parfois violemment : « Nous avons été surpris de la brutalité avec laquelle on était venu prendre les gens pour les exécuter.93 » Ce moment est bien sûr très pénible pour tous les condamnés à mort, qui ne savent pas qui va être exécuté, personne n’est bien sûr informé à l’avance des exécutions: « J’ai vu deux fois des exécutions. On vient, on ferme toutes les cellules, on appelle. Tout le monde a peur, ça peut être nous. C’est calme.94 »

L’angoisse des condamnés est moins forte aujourd’hui, car les exécutions sont devenues plus rares : « Aujourd’hui, je suis en bonne santé mais avant, avec les pensées, on ne savait pas quand on serait tué, on vivait dans un monde de rêves, quand on exécutait ses amis on n’avait plus le courage ni de manger ni de boire, on passait son temps à se demander quel serait son jour. Demain ou après-demain ?95 »

Cependant la peur de la mise à mort, beaucoup de détenus nous l’ont expliqué, a été ravivée par les exécutions de 2003 : « On parle des exécutions entre nous, (…) l’évolution politique du pays nous fait peur. Ça nous fait peur surtout quand le président actuel arrive au pouvoir en nous disant qu’il n’y aura plus d’exécutions, mais le 6 janvier 2003, il y a eu des exécutions et quand j’y pense ça me stresse, j’ai peur.96 »

D’autres encore préfèrent éviter le sujet : « On en parle mais pas souvent car ce n’est pas facile de penser à sa propre mort. Quand on en parle, ça nous fait peur.97 » Cette peur est en outre accentuée par des histoires qui circulent au sujet des exécutions, ou par des allusions à ce sujet faites par les gardiens, pour intimider et insulter les détenus : « Ils nous traitent de « cochons d’Alamba », c’est-à-dire qu’on peut être exécuté à tout moment.98 »

« Les gardiens nous considèrent comme des poules de l’État congolais, qui peuvent être tuées à tout moment.99 » « Ils nous disent, vous êtes les animaux du président, le jour où le chef va décider vous mourrez.100 » Ce sont les condamnés eux-mêmes qui donnent le plus d’informations sur les exécutions, d’autant plus qu’il existe au CPRK plusieurs cas de jeunes hommes qui, installés sur la potence et prêts à être fusillés, en ont été retirés au dernier moment.

Guy Kabamba Pululu, 23 ans, est originaire du Bas- Congo. Son père travaillait dans une usine de chaussures, sa mère est ménagère. Guy a un enfant qui vit chez ses parents. Il est entré dans les Fac101 à 17 ans.

Il a été condamné à mort pour association de malfaiteurs et meurtre, et nie toute participation aux faits dont il est accusé. Il dit avoir été torturé : il porte encore les marques des cordes avec lesquelles il a été ligoté car des militaires ont tiré sur ces cordes et il a été blessé jusqu’au sang. Il a été auditionné par la Com de Mwanda. Dans son dossier où il était accusé avec quatre autres personnes, un homme a été libéré, deux autres condamnés à mort.

Quant à Guy, le juge a décidé que son cas restait en suspens, faute de preuves. Il a été transféré à Kinshasa, enfermé dans le quartier des condamnés à mort en tant que prévenu le 10 mars 2000, il avait 18 ans. Le 21 septembre, des militaires sont venus le chercher, lui ont bandé les yeux, l’ont mis dans un véhicule et conduit au camp Tshatshi102, à trois heures du matin, avec 9 autres personnes.

Tous comprennent tout de suite qu’ils vont être exécutés, ils connaissent la procédure. Une fois arrivé au camp, Guy et les autres sont attachés à un poteau, les yeux toujours bandés : « On est attaché à un poteau, ligoté tout autour de notre corps, des pieds jusqu’à la tête pour qu’on ne puisse pas bouger. On donne de l’alcool aux exécuteurs jusqu’à ce qu’ils soient saouls et le procureur leur donne l’ordre de tuer. J’avais les yeux bandés. (…) Je ne communiquais pas avec les autres. Tous pleuraient. Moi je priais et je disais que j’étais innocent. On essayait de parler aux militaires, on parlait dans le vide mais on savait qu’ils écoutaient. 103 »

Une discussion entre le président de la Com, à l’époque le colonel Mokutu, et le procureur général, Alamba, s’engage alors au sujet du cas de Guy Kabamba. Le colonel Mokutu demande qu’il ne soit pas exécuté, que son nom soit retiré de la liste, car il n’a pas été condamné à mort. À 11 heures, Guy est détaché et renvoyé au CPRK. Les neuf autres sont exécutés, après être restés attachés au poteau, les yeux bandés et dans l’attente d’être fusillés de 3 heures du matin à 11 heures, soit près de huit heures. Depuis cet événement Guy a des difficultés à dormir : « Je pense souvent à l’exécution, je ne peux pas dormir quand je pense à ça, je suis traumatisé.104 » Il dénonce la situation de non droit dans laquelle il se trouve : « Depuis que je suis ici mon nom ne figure sur aucune liste, plus personne ne s’intéresse à mon cas. Je n’ai jamais reçu de condamnation à mort, je ne suis pas un condamné à mort, je suis un prévenu sans dossier. »

Guy a adressé une lettre à la ministre des Droits humains en expliquant son cas, en protestant du fait qu’il n’avait pas de dossier, qu’il était en détention provisoire depuis 5 ans. La ministre a envoyé des personnes à la direction de la prison pour vérifier les dires de Guy, et celles-ci ont vu qu’effectivement Guy n’avait aucun dossier.

La ministre a alors écrit au ministre de la Défense nationale, de la démobilisation et des Anciens combattants, en adressant une copie à l’auditeur général. Ce dernier a répondu en reconnaissant que Guy avait été retiré du peloton d’exécution par le colonel Mokutu, mais qu’il avait été condamné par un arrêt définitif de la Com et qu’il n’avait plus désormais que la possibilité d’introduire un recours auprès du chef de l’État. Guy n’a pourtant aucune connaissance de ce jugement.

Il n’est pas le seul à avoir échappé de peu à une exécution. C’est aussi le cas de Bomolo Likaa, 30 ans, marié et père d’un enfant, originaire de la province congolaise de l’Équateur, condamné à mort pour homicide volontaire, détenu au CPRK depuis 1999 : « – Pour vous, les condamnés à mort, qu’est-ce qui est le plus pénible à supporter, ici, dans la prison ? – C’est quand on vient prendre les prisonniers afin d’aller les exécuter. Depuis que je suis ici, on en a pris cinq avec qui je vivais. Moi aussi, on m’a déjà pris une fois, on m’a mis les menottes pour aller m’exécuter.

On a tué les personnes avec lesquelles j’étais depuis Mbandaka. Arrivé à mon tour, on m’a mis un habit sur le visage mais le général est intervenu en disant de me laisser car j’étais encore très jeune. En effet, j’ai été condamné à l’âge de 25 ans. C’est comme ça qu’on m’a enlevé les menottes et l’habit noir sur la tête.105 »

On peut imaginer l’angoisse que suscitent de tels exemples, de telles histoires qui circulent dans la prison et qui montrent à quel point les exécutions en RDC sont une loterie, qui peut toucher n’importe qui, même des individus qui n’ont jamais été condamnés à mort. Le déroulement des exécutions décrit par Guy Kabamba recoupe la description faite par Mbaya Makengo, condamné à mort pour association de malfaiteurs et vol à main armée, originaire de Bandundu, qui lui aussi parle de la présence d’Alamba et du fait que les membres du peloton d’exécution se droguaient : « Pour mon cas par exemple, quand on avait failli nous exécuter, on nous avait bandé les yeux, lié les mains et les pieds. Pendant ce temps les membres du peloton d’exécution se droguaient.

Il y avait, sur place, le peloton d’exécution, le Colonel Alamba et un aumônier chré- tien auquel on devait confesser les pêchés avant d’être exécuté.106 »

Mandiata Katende a quant à lui vu son frère être emmené par les militaires pour être exécuté lors de exécutions de 2003. Ce dernier avait déjà échappé une première fois à l’exécution avec un groupe d’autres personnes, en 2002, et avait tout raconté à son frère : « On venait de nommer le juge Nawel comme juge président de la Com, Alamba n’était plus seul.

On les a amenés là-bas pour les tuer et le juge président a refusé en disant qu’il venait d’arriver et qu’il ne connaissait pas les dossiers. Pendant 5 jours ils sont restés dans un petit bâtiment derrière la Com. (…) À leur retour on a causé et il m’a raconté : dans le petit bâtiment ils étaient cagoulés, on leur a donné un carton de whisky et on les a forcés à boire.

Mon frère a vu l’équipe qui devait les exécuter et il a reconnu deux personnes, un lieutenant qui était chef d’exécution du Colonel Alamba, et un autre qui est venu avec le whisky et leur a dit, « buvez, c’est votre dernier jour ». Les gens qui devaient les exécuter avaient même des bêches pour creuser leurs tombes.107 » Son frère, Mandiata Sanswana, qui était accusé d’avoir participé à un attentat commis contre le directeur de la Banque centrale, pour lequel il niait toute responsabilité, et qui a été condamné après un procès inéquitable, n’a pas échappé une seconde fois à la peine capitale : « Le 6 janvier 2003 à 17h35 on a vu les gens venir les chercher. Toutes les chambres ont été fermées, je mangeais avec mon frère, nous étions dans la même chambre en train de manger.

Quand j’ai entendu le nom, j’ai compris que c’était pour l’exécution, je le lui ai même dit. Ils en ont pris 15. Mon frère était juste en culotte et en débardeur, il est parti menotté. On les a abattus à Mikonga. D’après mes informations, on a creusé un grand trou où on les a mis. Les gens du quartier ont entendu les coups de balles, le chef de quartier l’a même dit sur radio Okapi108. Ils ont creusé un grand trou, jeté les gens vivants, et tiré sur eux.

Après le groupe du colonel Alamba et du gouvernement est venus ici pour nous dire qu’il fallait dire qu’il n’y avait pas eu d’exécutions, si on nous demandait. L’administration de la prison nous a dit que, sur ordre d’Alamba, de ne pas dire aux ONG qu’il y avait eu des exécutions.109 »

Enfin, Moseka Moimbo Kibwe a vécu une situation un peu similaire à celle du frère de Mandiata Katende, mais lui est toujours en vie : « Moi-même j’ai échappé à l’exécution. J’ai été condamné le 2 février 2001 et 48 heures après on devait m’exécuter avec 8 autres codétenus. On est resté 12 jours au parquet près de la Com, pieds et bras liés au dos. C’était terrible. Nous avons eu la vie sauve grâce à une fuite d’information.

En effet, quand les ONG des droits de l’homme et la Croix-rouge ont appris qu’on devait nous exécuter, ils ont fait du bruit jusqu’à intervenir dans la chaîne de radio. C’est ce qui nous a sauvés.110 » Ces exemples témoignent clairement de l’arbitraire des exécutions, et des conditions inhumaines dans lesquelles elles se déroulent. On ne peut qu’imaginer la peur indescriptible des condamnés à mort congolais face à de telles histoires…

Le « phénomène retour »

Pour décrire les troubles psychologiques dont ils sont victimes, et leurs conséquences psychosomatiques, les condamnés à mort utilisent un terme particulier, celui du « phénomène retour », qu’ils ne définissent cependant pas tous de la même façon.

« Le retour, dans mon cas, c’est quand je pense que je suis innocent, que je n’ai aucune nouvelle de mon épouse ni de mon enfant, qu’on a pillé tous mes biens, que j’ai perdu ma famille là-bas au village à cause de la rébellion, alors il y a un fort retour. (…) Pour moi le phénomène de retour c’est quand la personne pense à sa vie avant la condamnation et à comment il est arrivé à cette situation.111 »

Beaucoup évoquent le fait de penser à leur famille comme cause du « phénomène retour » : « Pour moi je dirais que depuis que je suis condamné, je n’ai eu aucune visite, même de ma femme qui s’est remariée. Quand j’y pense c’est la débandade et ça me fait comme un retour. Je peux blaguer, causer mais quand je me retrouve seul je ne peux m’empêcher d’y penser.112 » « Le phénomène retour, c’est quand on se met à penser à sa vie avant la condamnation, à sa femme et à ses enfants. Ça fait un retour et la personne peut faire une crise de nerfs ou même mourir.113 »

« J’ai deux enfants orphelins car leur maman est décédée et leur papa est en prison. Moi qui suis leur papa, je souffre quand je pense que mes enfants souffrent aussi à l’extérieur, ça me fait mal.114 » Certains condamnés intègrent la peur des exécutions dans leur définition du phénomène retour : « Nous parlons des exécutions entre nous. J‘y pense souvent, c’est difficile à oublier. Nous parlons du « phénomène retour ».

Tous les condamnés à mort connaissent cela. Avec le manque de sommeil, le manque de tranquillité, parfois nous pleurons. (…) Le pire à supporter, c’est la charge de la peine, elle est très lourde. Elle fait pleurer les membres de ma famille. Quand la peine a été prononcée, ma femme est tombée.115 » Lorsqu’on leur demande s’ils ont peur, un jour, d’être exécutés, la plupart s’en remettent à la volonté de Dieu.

Certains évoquent aussi leur espoir que la transition politique ne mette un terme définitif aux exécutions. Ainsi Bomolo Likaa, qui a pourtant échappé de peu à une exécution, nous explique : « Je n’y pense plus souvent [aux exécutions] car depuis l’arrivée de Jean-Pierre Bemba avec la transition en 2003, les exécutions ne se font plus tellement car le colonel Alamba qui était chargé de ces exécutions, est condamné aussi.

Alors, il n’y a pour le moment plus d’exécution. C’est ce qui fait que nous avons un peu de tranquillité.116 » Néanmoins, beaucoup de condamnés expliquent que les exécutions de 2003 ont ravivé leur peur d’être un jour exécutés. Par ailleurs, de nombreux condamnés à mort nous ont expliqué avoir des idées suicidaires, des cauchemars, des insomnies, des phénomènes de sursaut, dus à des réminiscences d’événements traumatiques passés, notamment le procès, la condamnation à mort, la guerre ou les mauvais traitements que beaucoup ont subis, ainsi qu’à la peur de l’exécution. Certains se réfugient dans la consommation d’alcool ou de drogue, beaucoup choisissent pour réconfort la religion, essentiellement la religion catholique ou les églises évangéliques, les musulmans restent minoritaires.

Les conditions humanitaires dans lesquelles vivent les condamnés à mort du CPRK sont donc déplorables, et leur situation est largement aggravée par la souffrance psychologique que représente la peur des exécutions. Et pourtant, il semble que cette situation se soit largement améliorée ces dernières années : d’une part, bien sûr, les exécutions sont beaucoup moins nombreuses, mais en outre la situation humanitaire semble aussi s’être améliorée, comme nous l’explique Katende Mandiata, inspecteur général de la prison et détenu parmi les condamnés à mort du CPRK depuis le 26 décembre 1999 : « Avant 2000, les peines capitales étaient regroupées au pavillon 6, en cellule, ils ne voyaient pas le soleil, on n’avait pas le droit de sortir, pas de promenade, on mangeait dans la cellule. On est sorti dehors quand Garreton117 est venu en 2000, au début on avait le droit à deux sorties par semaine, le jeudi et le samedi pendant trente minutes, et on était bien encadré par les gardes. Maintenant, on peut sortir tout le temps, depuis 2001. Ça a changé grâce aux droits de l’homme, grâce à la Croix-rouge ».

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lundi 26 mai 2008

10 Questions à Honoré NGBANDA

Honoré NGBANDA, président de l'APARECO

Il est " l'apôtre Paul de la classe politique congolaise ", après avoir été proche collaborateur du Maréchal Mobutu et fait un mea culpa public sur les années de la gestion mobutiste, Honoré NGBANDA par son travail de mobilisation et sensibilisation des congolais sur les dangers qu'encourent la République Démocratique du Congo, pour sa liquidation, est redevenu un acteur politique congolais de premier ordre. Le président de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) joue un rôle prépondérant d'un éveilleur de conscience de ses compatriotes sur les méfaits de différentes guerres que subissent les Congolais, la volonté de la balkanisation de la République Démocratique du Congo, la "mainmise" des ressources minières et naturelles par les entreprises multinationales, les soutiens avérés des seigneurs de guerre par les réseaux maffieux... Honoré NGBANDA est l'un de très rares politiciens congolais-écrivains qui écrivent et publient leurs réflexions et révélations. En plus, le président de l'APARECO, maitrise les nouvelles technologies de communication et informe par téléphone, sms, dvd, mails, site internet. Pour son mouvement, l'APARECO , le " 1+4=0 " de la transition équivaut au " 5-4=0 " des élections de 2006. Honoré NGBANDA est incontournable dans l'échiquier de la politique congolaise actuelle. Honoré NGBANDA et l'APARECO sont en " résistance " face aux schémas conçus par certaines officines obscures de la mise sous tutelle et la décapitation de la République Démocratique du Congo en tant qu'Etat-Nation. L'homme, qui ne livre plus les interviews aux journalistes, a accepté de répondre à nos questions pour une raison l'APARECO fête ses trois ans d'existence.

1.Réveil FM: L’arrestation de Jean Pierre Bemba par la CPI a secoué voir même divisé la communauté congolaise de l’intérieure du pays et de la diaspora. Quelle est votre lecture de cet événement et quelle leçon en tirez-vous pour vous-même et pour le peuple congolais qui s’interroge ?

Honoré NGBANDA : Nous avons longuement développé notre analyse et notre évaluation dans le communiqué que nous venons de publier ce dimanche 25 mai. En substance je peux vous dire que si la classe politique et l’élite intellectuelle congolaise ne comprennent pas, à travers l’affaire JP Bemba, le système dangereux du fonctionnement de la pieuvre de ce que j’appelle la mafia politico financière qui a conçu le plan d’occupation de notre pays pour le balkaniser et le piller à son gré, alors elles ne comprendront jamais rien à l’avenir. Car le cas JP Bemba devrait servir de cas d’école désormais à tous ceux qui avaient encore des doutes. Nous assistons là à une guerre des tranchées que se mènent les lobbies occidentaux (particulièrement belges) concurrents, qui se disputent le contrôle de la RDC par leurs «protégés» congolais interposés. C’est la guerre de positionnement des pions. Joseph Kabila s’est investi sérieusement dans le dossier des massacres en RCA à l’aide de ses «amis», belges et américains. Plus d’une fois il a envoyé ses proches collaborateurs, dont l’ancien Conseiller Spécial Samba Kaputo, pour « aider » les responsables centrafricains à accélérer le dossier en vue de couler Bemba. Malheureusement pour JP Bemba, il n’a pas saisi la chance qui s’offrait à lui pour conduire le peuple congolais vers sa libération. Il a cédé au chantage pour accepter « l’inacceptable » comme il l’a dit lui-même. Et après avoir conclu ce marché des dupes, l’étau s’est refermé sur lui petit à petit jusqu’à l’écraser. C’était prévisible. Mais il faut que toutes les formations politiques de l’opposition congolaise, la véritable, ne tombent dans le piège en se réjouissant naïvement de la disparition probable de JP Bemba si son arrestation définitive se confirmait. Bien au contraire, tous les patriotes congolais, au-delà des erreurs politiques que JP Bemba aurait commises, doivent resserrer leurs rangs pour asséner un coup de grâce à l’imposteur qui occupe le sommet de nos institutions. C’est cela qui est urgent. Les conséquences des erreurs de calcul de JP Bemba, loin de nous réjouir ou de nous décourager, devraient galvaniser notre énergie et nous pousser à dépasser nos divergences pour voir l’intérêt supérieur de notre peuple. Il est dommage que la classe politique congolaise n’ait pas encore compris les jeux dangereux des lobbies maffieux et internationaux. En tant qu’africain ils devraient pourtant se référer à la sagesse bantoue qui dit : « soki omeseni kolya na ndoki suka suka akokamata yo lokola mosuni ya kolya », (« si tu prends l’habitude de manger avec un sorcier il finira par te considérer aussi comme de la chair à manger »). Le reste des considérations sont largement exprimé dans le communiqué du Comité National de l’APARECO.

2.Réveil FM: L'APARECO n'a que trois ans d'existence, comment expliquer l'adhésion populaire de la diaspora congolaise? Etes-vous d'accord avec ceux qui limitent votre parti politique à la diaspora? Dites-nous, pourquoi l’APARECO qui n’existe que depuis peu fait-elle si peur aux gens au pouvoir à Kinshasa ?

Honoré NGBANDA: Cela fait trois questions à la fois ! Le premier facteur qui explique l’adhésion massive de la diaspora réside dans la facilité et la liberté d’accès qu’elle a à mes messages. En effet, mes livres et mes interviews (écrits ou audio-visuels) sont librement diffusés partout à l’étranger, tandis qu’au pays, ils sont proscrits, comme vous le savez, par le pouvoir d’occupation qui les considère comme une véritable menace pour la réussite de son plan de mise à mort de la RDC en tant qu’Etat. En second lieu, cette adhésion massive s’explique par la pertinence et la constance de mon message qui a contribué, tant soit peu, à révéler le plan secret de l’occupation de notre pays et à réveiller la conscience de mes compatriotes. Cela n’a pas été facile au départ. Car, tout au début de mon come back politique, mes compatriotes tant de la diaspora que de l’intérieur du pays n’ont pas voulu réellement prêter attention au contenu réel de mon message, parce qu’ils étaient plus préoccupés par le personnage, et donc focalisés plus sur la légende liée à ma personne que sur le contenu intrinsèque de mon message. Mais lorsque les faits que j’avais dénoncés ont commencé à être confirmés l’un après l’autre par le cours de l’histoire, j’ai constaté avec le temps, un engouement progressif et croissant de l’élite congolaise, toutes tendances et tous âges confondus, vers mon message. J’ai alors compris que ma persévérance et ma foi en Dieu venaient de payer. Cependant, au jour d’aujourd’hui, il est archifaux de prétendre limiter l’impact de l’APARECO à la seule Diaspora. Il faut être aveugle politiquement pour y croire. A la naissance de l’APARECO en juin 2005, un leader du PPRD avait ironisé, avec l’arrogance qui le caractérise, que « Ngbanda s’amuse avec son ordinateur dans sa chambre en Europe et il ne nous inquiète pas ». Je crois que cet homme politique doit se mordre les doigts aujourd’hui ! Car, bien que l’APARECO soit farouchement combattue par «Kabila» et sa clique au pouvoir, elle a malgré tout réussi à pénétrer aujourd’hui toutes les couches de la société congolaise et à infiltrer systématiquement toutes les institutions de notre pays. Je dis bien toutes les institutions. Il n’y a pas un seul secteur de la vie nationale où les partisans de l’APARECO ne s’activent pour précipiter la fin de l’occupation. Il suffit d’observer la qualité des informations que donne l’APARECO sur l’imposteur au pouvoir pour comprendre l’ampleur de son implantation au sein des institutions de notre pays, y compris les services spéciaux civils et militaires ainsi que la police nationale et les forces armées congolaises ; Du moins ce qu’il en reste encore.

Et c’est cela justement qui explique, à mon humble avis, la peur qui notre jeune Alliance provoque auprès des gens au pouvoir à Kinshasa. C’est cela aussi qui contredit d’une manière flagrante la thèse qui prétend limiter l’impact de l’APARECO aux seuls congolais de l’étranger. Pourquoi le pouvoir d’occupation aurait-il si peur d’un mouvement politique dont l’influence s’arrêterait à la seule diaspora lointaine ? La réalité est que les congolais de l’extérieur, jouissant des libertés fondamentales de leurs pays d’accueil respectifs, manifestent ouvertement leur adhésion aux idées et au combat de l’APARECO, tandis que ceux de l’intérieur du pays, à cause de la dictature féroce qui y sévit, sont contraints d’évoluer dans la clandestinité. Malgré cette contrainte, aujourd’hui sans prétention, Kanambe et ses hommes ont perdu le sommeil parce qu’ils sont convaincus (avec raison !) que l’APARECO a pénétré même les cercles les plus fermés du pouvoir et elle pourrait ainsi les surprendre à tout moment. Car, au sein du Cabinet de Kabila, au sein du Gouvernement, dans le Sénat comme au sein du Parlement dans son ensemble, dans l’Armée et la Police, dans les services de renseignements civils et militaires, l’APARECO est activement présente à travers des nombreux patriotes qui ont adhérés à l’idéal de la libération de la RDC, et qui combattent clandestinement du dedans, exactement comme ce fut le cas en Europe, particulièrement dans la France de Charles De Gaule, durant la résistance à l’occupation nazie. Nous ne recrutons pas d’adhérents à l’intérieur du pays, mais ce sont des compatriotes congolais qui affluent d’eux-mêmes aujourd’hui vers nous, parce qu’ils ont constaté que notre vision est juste et salutaire, et que notre cri d’alarme est pertinent. Ils ont compris que si les Congolais ne se lèvent pas aujourd’hui en bloc pour arrêter la machine infernale du processus d’occupation de leur pays, demain cela risque d’être trop tard ! Et grâce à cette adhésion populaire et massive, l’APARECO a déployé ce qu’on appelle en jargon militaire la «cinquième colonne» qui va faire écrouler tout l’édifice du pouvoir d’occupation en place à Kinshasa. C’est une question de temps maintenant. J’en parle aisément parce que je sais qu’ils ne pourront plus nous arrêter dans notre marche. On n’arrête pas la «cinquième colonne», parce qu’elle n’a ni corps, ni visage. Elle n’est ni identifiable ni perceptible. Elle est comme un vers qui ronge le fruit du dedans, pour l’attraper il faut détruire le fruit lui-même. Or c’est justement là notre objectif final. Pour arrêter la «cinquième colonne», ils sont obligés d’arrêter tout le peuple congolais! Voilà pourquoi les imposteurs étrangers au pouvoir ont peur de notre combat parce qu’ils ne savent plus comment nous stopper. Ils ont peur de leurs propres ombres parce qu’ils nous voient désormais partout. Et ils ont raison !

3.Réveil FM: Vous avez commencé par écrire des livres pour dénoncer la mise sous tutelle de la RDC, vous vous êtes mis aux DVD, il paraîtrait que vous étiez dernièrement parti incognito au pays. N'est-ce pas risqué de jouer au James Bond 007 avec le pouvoir légitime de la RDC?

Honoré NGBANDA : J’ai aujourd’hui soixante deux ans bien sonnés, j’ai une femme, des enfants et des petits enfants que j’aime tous très fort. Croyez-vous que ce soit l’âge auquel un homme responsable peut se lancer dans les aventures de «Tintin au Congo» ou dans celles de «007» comme vous le dites? Si malgré mes responsabilités familiales j’ose risquer ainsi ma propre vie et exposer en outre ma famille que je soumets souvent à des sacrifices énormes, c’est parce que je crois à l’importance et à la noblesse de la cause du combat que je mène. C’est parce que je ne cours pas derrière un quelconque intérêt matériel, mais je réponds, en ce qui me concerne, à l’appel de Dieu pour ce peuple qu’il aime. Car je sais que Dieu a conçu un destin merveilleux pour le peuple congolais, c’est pour cela que depuis deux siècles les forces du mal s’activent pour empêcher la réalisation de ce plan divin qui va malgré tout s’accomplir bientôt aux yeux du monde. C’est ainsi qu’il faut comprendre ma démarche : il s’agit d’abord de la mémoire de nos ancêtres décimés par près de deux siècles d’esclavage et d’oppression coloniale ; il s’agit ensuite de la mémoire des millions de compatriotes fauchés par les onze dernières années de guerre d’occupation et d’exploitation qui se poursuit jusqu’à ce jour sous la forme déguisée d’une chimère de démocratie qu’on nous impose ; il s’agit enfin de la survie de notre pays et de l’avenir de nos enfants et de nos arrières petits enfants qui risquent de devenir demain des apatrides comme les Palestiniens, parce que leurs parents et grands-parents que nous sommes ont été des inconscients, des irresponsables et des lâches qui ont laissé brader l’un des pays les plus grands, les plus riches et les plus beaux que Dieu ait donné aux hommes sur cette terre. Et vous devez surtout savoir qu’un homme qui veut sauver ses frères doit au préalable renoncer à sa propre vie et aux considérations liées à ses intérêts égoïstes. On ne libère pas un peuple avec la peur au ventre ! Si les Ngongo Lutete, Kimbangu, Kasa-Vubu, Lumumba, et d’autres héros du combat pour notre indépendance avaient privilégié leurs intérêts personnels et protégé leurs vies respectives, nos générations actuelles n’auraient certainement jamais joui de leur souveraineté, même si celle-ci est à nouveau confisquée par le pouvoir d’occupation. Pour sauver l’humanité, même Jésus-Christ, tout Dieu qu’il est, a dû donner sa vie en sacrifice. C’est un principe divin imposable à tous. Même à Dieu Lui-même ! Si je veux me battre pour la libération de mon peuple, je dois considérer ma propre vie comme déjà sacrifiée d’avance. Il vaut mieux mourir pour une raison plutôt que de vivre sans raison. Ceci dit, je peux vous assurer (ainsi que tous les patriotes inquiets) que je connais les méandres ainsi que les coins et les recoins de mon pays comme ma poche. Je m’y déplace comme un poisson dans l’eau. Les étrangers et les apprentis sorciers qui l’occupent actuellement ne sauront jamais m’empêcher d’y entrer et de m’y déplacer quand je veux et comme je veux. N’oubliez pas que la RDC est bordée de neuf longues frontières dont la majeure partie est purement artificielle et donc très poreuse.

4.Réveil FM: Pourquoi avoir choisi comme slogan:"la Résistance jusqu'à la libération !". Libère-t-on un pays dont les autorités se disent légitimes? Comment l'Apareco pourra t-elle convaincre les parlementaires qui roulent en Prado neuve (44.000$) et sont payés 6000 $ par mois? Sans oublier les sénateurs qui bénéficient des avantages mirobolants ?

Honoré NGBANDA : Ce n’est pas un simple slogan politique creux comme on a souvent l’habitude d’entendre chez nous et ailleurs ; c’est tout un programme que nous donnons aux patriotes congolais qui ont accepté de mener le combat avec nous. « La résistance jusqu’à la libération » définit d’abord la quintessence de notre combat : il ne s’agit pas d’une simple opposition politique, et moins encore d’une opposition constitutionnelle, parce que nous ne reconnaissons ni la régularité ni la légalité de la mascarade électorale que les puissances occultes ont organisé dans notre pays dans le seul but de perpétuer le processus d’occupation et d’exploitation sauvage des ses richesses (les faits parlent d’eux-mêmes aujourd’hui et nous donnent pleinement raison). Il s’agit donc avant tout d’une véritable résistance à toutes les formes d’occupation déguisée sous le manteau de la démocratie « made in Europe ». Si vous voulez une référence historique, nous nous considérons exactement comme des «résistants» français qui s’étaient organisés sur leur terre (et ailleurs en Angleterre) pour libérer leur pays, la France, du régime de Pétain et ses «collabos» qui représentaient sur le sol français, le pouvoir ignoble de l’occupation nazie. Ne me parlez donc pas, s’il vous plaît, des « autorités qui se disent légitimes », ni des « parlementaires » et des « sénateurs » qui touchent sans vergogne 6000 dollars (sans compter d’autres nombreux avantages visibles et invisibles !) au moment où ceux qui enseignent leurs enfants réclament en vain 200 dollars pour nouer les deux bouts du mois ! Mais cela ne veut pas dire que tous les « parlementaires » et « sénateurs » sont des collabos. Loin s’en faut ! Nous avons beaucoup de patriotes parmi eux qui font partie de la «cinquième colonne». Ils se dévoileront eux-mêmes après la victoire finale. Il s’agit ensuite d’un programme d’action : le slogan «La résistance jusqu’à la libération » donne en même temps le programme et le délai de notre combat. Beaucoup de congolais spectateurs (car les vrais patriotes et combattants ont d’autres préoccupations) nous harcèlent, moi et mes proches collaborateurs, soit pour exprimer leur impatience quant à la durée du combat, soit pour exiger des informations sur l’évolution du combat. Ceux qui sont des spectateurs lointains de ce combat doivent savoir que nous ne luttons pas seulement contre le jeune rwandais (Hyppolite Kanambe) qu’on a placé depuis 2001 à la tête de notre pays, car il n’est que la minime partie visible de l’iceberg, mais que nous luttons plutôt contre un « puissant monstre à plusieurs têtes », contre une puissante «pieuvre à plusieurs tentacules visibles et invisibles», autrement dit, nous luttons contre une vaste alliance occulte des puissants lobbies économiques, financiers et politiques internationaux. Ces mêmes lobbies qui ont d’abord agressé le Zaïre pour chasser Mobutu du pouvoir, et qui ont ensuite assassiné LD Kabila et «placé» le jeune rwandais actuellement au pouvoir pour «récupérer» leurs intérêts et les protéger contre vents et marées. Il ne s’agit donc pas d’un simple jeu d’enfant, mais d’une vaste bataille décisive voire mortelle. Ca passe ou ça casse ! Si aujourd’hui je suis entré dans la clandestinité totale, c’est parce que ma tête est mise à prix par ces puissances occultes. Mais notre combat, comme nous l’avons dit, n’aura q’un seul délai et une seule fin : la libération de notre pays et de notre peuple. Et je suis certain de la victoire finale, car j’ai confiance en Dieu qui combat pour nous, parce que notre combat est juste !

5. Réveil FM: Qu'est-ce qui vous fait le plus peur: primo, que votre parti soit infiltré par les joséphistes ? Secundo, qu'un jour qu'on vous " achète "pour travailler pour un pouvoir que vous auriez décrié par ailleurs? En un mot a-t-on voulu vous corrompre pour rejoindre la mangeoire?

Honoré NGBANDA : Je suis sincèrement très préoccupé (mais je n’ai pas peur !) par les nombreuses actions du pouvoir en place à Kinshasa visant à infiltrer des taupes dans les rangs des patriotes et combattants congolais, ou à retourner par la corruption les cadres actifs et engagés au sein de notre Alliance. Depuis le début de cette année, des montants faramineux sont débloqués par Kanambe pour atteindre cet objectif. Je suis même au regret de vous dire que les «joséphistes», comme vous les appelez, ont déjà réussi quelques rares cas de «retournement» des membres officiels de l’APARECO qui croient que je ne le sais pas encore. Mais comme je suis très bien organisé par mes réseaux au sein même de leur propre camp, je suis de très près l’évolution de toutes leurs opérations contre l’APARECO. Il est même arrivé souvent que je connaisse l’identité des cibles qu’ils ont repérées autour de moi avant même qu’ils envoient leurs sbires pour les contacter. Alors je prends tout mon temps pour observer et m’organiser en fonction du résultat final du contact secret. Je ne vous dis pas comment. C’est mon secret. Ne l’oubliez pas, avant d’être un leader politique, j’ai été d’abord un officier de renseignement, et je n’ai pas perdu mes réflexes ! C’est pourquoi, j’attire l’attention des patriotes sur cette stratégie du pouvoir d’occupation qui consiste à «retourner» à coup de dollars des vrais patriotes déjà crédibles et engagés dans le combat de libération. Une fois «retournées», ces taupes (qui bénéficient déjà de la notoriété de leur statut de «patriotes et combattants») ont pour mission de créer la confusion, la division, le doute et la suspicion dans les rangs de la résistance pour l’affaiblir et la détruire de l’intérieur. Des millions de dollars ont été injectés par le pouvoir d’occupation au sein des ambassades de la RDC en Occident et au sein de la diaspora congolaise pour la réalisation de cette sinistre mission.

En ce qui me concerne personnellement, je ne me fais aucun souci. Car au début, les étrangers au pouvoir dans notre pays étaient persuadés qu’aucun congolais ne pourrait résister à la tentation de la corruption par l’argent ou le pouvoir. Mais après plusieurs vaines tentatives dont la dernière me suggérait même de proposer moi-même le montant et le poste à occuper, les vautours au pouvoir dans notre pays se sont résolus de chercher carrément ma tête! En attendant, ils recrutent des gens partout, y compris dans « l’opposition », pour me salir avec toutes sortes de bobards et de quolibets susceptibles d’embrouiller les esprits, de créer des doutes et de démobiliser les résistants et les combattants les plus engagés. Ne soyez donc pas surpris par les attaques de certains « leaders de l’opposition » qui me prennent ces derniers temps, ainsi que d’autres « leaders d’opinion », pour leurs cibles de prédilection au lieu de se focaliser sur l’ennemi qui occupe le pays. Vous avez là l’un des signes de reconnaissance de ces «taupes» du pouvoir. Cette stratégie-là est réellement dangereuse car beaucoup de nos compatriotes croient facilement aux rumeurs ! Mais par-dessus tout, il y a le Maître de la vie, Jésus-Christ, qui seul tient ma vie entre ses mains et reste au contrôle absolu de toutes les circonstances sur toute la terre. Rien ne saurait m’arriver !

6. Réveil FM: Vous êtes entouré par les jeunes, comment expliquez-vous l'engouement de la jeunesse congolaise à votre parti politique?

Honoré NGBANDA : Je considère sincèrement que c’est l’un des plus beaux cadeaux que le Seigneur Jésus m’ait fait dans ce combat. Car cela a été depuis toujours mon grand souci et mon rêve le plus ardent : la relève. Parce que j’estime que j’appartiens à la génération qui est responsable de la débâcle que connaît actuellement notre pays, car les étrangers qui occupent et pillent aujourd’hui notre pays ont profité de nos erreurs et de nos fautes pour s’accaparer de nos terres. J’estime donc que notre génération porte une lourde responsabilité, et elle a par conséquent l’obligation et le devoir d’aider la nouvelle génération montante (la jeunesse) à prendre d’abord conscience des erreurs de leurs aînés et parents que nous sommes pour ne plus tomber dans les mêmes pièges que nous, et à s’assumer ensuite pleinement pour faire de ce beau pays un paradis pour les générations à venir. J’estime que notre génération a le devoir de mettre son expérience à la disposition de la fougue d’une jeunesse engagée et déterminée, afin de placer de nouveau notre pays la RDC sur la rampe de lancement vers un développement intégral. Un expert wallon du ministère belge de l’agriculture a fait allusion récemment à Kinshasa sur les prévisions des experts mondiaux et de l’Union européenne sur la place de la RDC dans le monde agricole de demain. Il a déclaré que selon les prévisions de ces experts mondiaux, dans les années à venir, la République Démocratique du Congo, notre pays, est appelée à nourrir un milliard d’hommes sur notre planète, compte tenu de son potentiel agricole! Comme vous voyez, il n’y a que nous congolais qui n’appréhendons pas encore l’importance stratégique réelle de notre pays dans le monde. C’est pour cela que j’estime que notre jeunesse doit être préparée mentalement, moralement et intellectuellement à assumer pleinement le rôle ô combien stratégique que notre pays devra jouer demain sur l’échiquier international.

7. Réveil FM: Vous qui êtes un analyste politique de notre pays, lorsque par exemple Jacques Matanda parle de la « Zimbambweisation » de la RDC, êtes-vous d'accord avec lui? Quelle est la véritable influence du Zimbabwe et de Robert Mugabe dans les affaires congolaises?

Honoré NGBANDA : Dans toutes les circonstances, il faut savoir hiérarchiser les priorités. Ne détournons donc pas l’attention du peuple et des patriotes congolais du danger principal qui menace notre peuple ainsi que l’existence même de notre pays en tant qu’Etat. Il est vrai que lorsque Laurent Désiré Kabila a rompu les accords secrets qu’il avait signés avec les agresseurs (africains et occidentaux) du Zaïre de Mobutu, ses anciens maîtres et alliés qui l’avaient utilisé pendant la guerre comme un simple paravent n’ont pas accepté qu’il s’érige tout d’un coup en défenseur des intérêts du peuple congolais et de la RDC. C’est alors qu’ils ont décrété sa mort, politique et physique, et lui ont déclaré la guerre en 1998. Et comme il n’avait jamais eu une véritable armée composée de véritables fils et filles du pays pour se défendre, LD Kabila eut recours à d’autres alliés dont principalement les Angolais et les Zimbabwéens, pour faire face à la nouvelle attaque des rwandais et des ougandais contre son pouvoir. Et il est vrai que Mugabe et ses généraux ont saisi cette opportunité pour piller sans vergogne nos richesses et se sont appropriés des riches mines stratégiques de notre pays, sous prétexte de régler les frais relatifs à «l’effort de guerre» et à leur «soutien» à LD Kabila. J’ai moi-même dénoncé, avec force et détails, ce pillage sauvage dans mon dernier livre « Crimes organisés en Afrique centrale », ainsi que dans mes autres interventions écrites et orales. Cependant, nous ne devons pas perdre de vue la menace principale. En effet, le Zimbabwe ne constitue pas aujourd’hui le danger principal pour l’intégrité territoriale de la RDC. Ce sont plutôt le Rwanda et l’Ouganda (avec leurs dirigeants politiques et militaires) qui constituent l’origine et l’essence même du danger qui nous menace, parce que ce sont eux qui ont des visées annexionnistes sur notre territoire national. Et grâce à l’appui des lobbies financiers et politiques occidentaux avec lesquels ils partagent des intérêts communs, les chefs d’Etat de ces deux pays, Museveni et Kagamé pour ne pas les citer, ont conçu et orchestré successivement deux guerres d’occupation contre notre pays en 1996 et en 1998. Aujourd’hui, d’autres pays voisins de la RDC, devant le déficit d’autorité de l’Etat et devant l’absence d’une véritable armée nationale congolaise forte et dissuasive, manifestent eux aussi des velléités annexionnistes des portions importantes de nos terres pour y exploiter nos richesses. Voilà à mon humble avis là où se situe la vraie menace pour aujourd’hui et demain.

8.Réveil FM: La communauté internationale a présentée les élections dites libres, démocratiques et transparentes comme un vrai paravent pour ramener la paix en RDC or nous allons facilement vers notre deuxième année sans que la paix soit présente ni acquise. Quelles sont les actions concrètes qui peuvent ramener la paix?

Honoré NGBANDA : Vous venez de toucher là au cœur même de la problématique de la crise congolaise et à l’essence même de notre combat. Permettez-moi donc de faire un bref rappel historique pour rafraîchir les mémoires. L’origine des deux guerres qu’on a imposées aux zaïrois ou congolais en 1996 et en 1998 n’est pas interne mais externe. Plus personne n’en doute aujourd’hui. Or, quand il a fallu mettre fin à cette série de guerres à rebondissements, les complices des nos agresseurs rwandais et ougandais au sein des puissants lobbies occidentaux ont initié, pour brouiller les pistes, ce qu’ils ont pompeusement appelé le «Dialogue inter congolais». Ils ont laissé tranquillement dans leurs pays les vrais agresseurs de la RDC qui ont allumé le feu dans notre pays et qui continuaient toujours à tirer les ficelles de la guerre et à armer les milices congolaises encadrées et soutenues par leurs généraux, pour réunir les « protagonistes » congolais qui n’avaient aucun pouvoir de décision pour ramener la paix dans notre pays. C’est pourquoi jusqu’à ce jour, notre peuple n’a toujours pas recouvré la paix et la sécurité tant désirées! Ce fut là le premier piège dans lequel toute la classe politique congolaise est tombée, la tête la première, suite à une vaste opération de charme et d’«achat des consciences» des cadres politiques congolais à Sun City et à Pretoria. De ce dialogue est né, comme vous le savez, un monstre politique à cinq têtes qu’on a ironiquement appelé « 1+4 », et on lui a confié la gestion d’une période de transition de 3 ans avec une mission spéciale de préparer les élections. Et pour permettre à ce monstre politique d’accomplir sa mission, les maîtres à penser de ce «dialogue inter congolais» ont rédigé pour leurs « élèves » un agenda, ou mieux, une feuille de route à respecter dans les délais, avant l’organisation des élections «démocratiques et transparentes». Ils ont à cet effet, fixé eux-mêmes cinq conditions qu’ils ont baptisées de «préalables» aux dites élections. Ce qui signifie, selon la langue française, que si ces cinq objectifs («préalables») ne sont pas atteints, on ne peut pas organiser les élections. Or au bout de trois années de transition, le constat fut lamentable : aucun des cinq «préalables» n’a été réalisé, et cela pour une seule raison majeure. Parce que le pion des agresseurs rwandais à la tête de notre pays, «Joseph Kabila», avait systématiquement saboté toute tentative de constituer une armée réellement congolaise, condition sine qua non pour le rétablissement de la paix et de la sécurité à travers tout le pays. Tout observateur sérieux et objectif savait pourtant que sans ce préalable-là, il était inconcevable d’envisager l’organisation des élections dans un pays occupé, divisé et sans armée capable de ramener la paix et de défendre l’intégrité du territoire menacée par des visées annexionnistes de certains pays voisins bien connus et qui pis est, sont à la base de cette crise. Mais curieusement, les pays européens membres du « Comité International d’Accompagnement de la Transition », C.I.A.T. en sigle, sous l’impulsion personnelle du «parrain» de «Joseph Kabila» («tonton Louis Michel», Commissaire Européen à l’Aide Humanitaire), décrétèrent d’autorité l’organisation des élections, arguant que les élections allaient apporter des solutions (miracles?) à toutes les crises y compris celle relative à la sécurité à l’Est de la RDC.

Ils ont mobilisé l’armada européenne jamais déployée en Afrique depuis la seconde guerre mondiale, pour dissuader l’opposition congolaise et le peuple congolais à s’opposer à leur schéma. Mais la vérité était que la communauté internationale estimait qu’elle avait suffisamment consenti de dépenses pour la transition congolaise, et qu’il ne fallait plus envisager une quelconque prolongation. Nous avons malgré tout levé la voix pour inviter la classe politique congolaise à ne pas commettre sa dernière erreur qui lui serait fatale, en acceptant l’organisation bâclée des élections sur fond de crise sécuritaire et identitaire. Mais rien n’y fit ! Aujourd’hui, comme vous le constatez, deux ans après les élections, la crise sécuritaire est loin d’être résolue, l’unité et la souveraineté nationale sont plus que jamais compromises, et comme une cerise sur le gâteau, le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki Moon, vient de reconnaître l’impuissance des hommes de la MONUC à endiguer l’expansion d’une nouvelle crise en République Démocratique du Congo. Alors que tous les signes qui annoncent la tempête apparaissent déjà à l’horizon. Et nous voilà pris comme des rats dans le piège qu’on nous a pourtant tendu sous nos yeux. Misérable !

Quant à l’action primordiale à entreprendre pour ramener la paix dans notre pays, il n’y en a pas deux ! Il faut commencer par créer une véritable armée réellement congolaise qui soit forte et dissuasive, capable de mâter toutes les forces extérieures et intérieures qui constituent des sources de menace d’instabilité, de conflit et d’insécurité pour notre pays et notre peuple. Or malheureusement, Joseph Kabila qui représente et protège les intérêts des ses frères rwandais fait tout pour empêcher la mise sur pied de cette armée, parce qu’il sait qu’elle constitue un danger mortel pour les visées annexionnistes du Rwanda et de l’Ouganda sur notre pays. Même les rapports des experts de l’Union Européenne en RDC durant la transition ont clairement dénoncé cette attitude coupable de Joseph Kabiila. Aujourd’hui encore, deux ans après les fameuses élections, notre armée n’est toujours pas constituée, tandis qu’il (Kabila) poursuit officiellement l’incorporation massive des troupes rwandaises dans les structures de notre armée, et qu’il s’atèle à assassiner, la nuit comme le jour, les officiers militaires congolais pour accentuer le déséquilibre interne au sein de notre armée en faveur des étrangers! Voilà la cruelle vérité devant laquelle la majorité d’élites politiques congolaises préfère pratiquer la politique de l’autruche !

9. Réveil FM: 44 officiers congolais dont la majorité est originaire de la province de l'Equateur refusent d'aller à Kitona et préfèrent mourir au CPRK où ils sont détenus. Doit-on parler d'une mutinerie? Quel est l’état des lieux de notre armée?

Honoré NGBANDA : Le cas des 44 officiers congolais que l’APARECO a fortement dénoncé constitue plutôt une illustration de la stratégie rwando-ougandaise que je viens de décrire, et dont l’application est confiée au pion des étrangers placé à la tête de l’Etat congolais. Je veux parler de celui qui se fait appeler «Joseph Kabila». A l’image de ces 44 officiers qu’il a décidé d’extraire furtivement du CPRK pour les éliminer froidement la nuit, se déroule actuellement une vaste opération de «nettoyage» des officiers et des soldats congolais à travers tout le pays. Je vous informe que nous avons des hommes au sein des FARDC, de la DEMIAP et de la PIR qui nous informent chaque jour sur les exécutions sommaires des officiers et des soldats ex-FAZ et ex-Tigres. Dans l’entre-temps, des bataillons d’officiers et de soldats rwandais sont régulièrement envoyés dans nos bases militaires de Kitona et de Kamina pour y suivre des formations accélérées en vue de leur «brassage» (entendez incorporation au sein des FARDC) ! Moralité ? Après quelques mois, si cette double opération d’élimination des officiers et soldats congolais d’un côté, et d’incorporation massive des officiers et militaires rwandais de l’autre se poursuit sans entrave, «Joseph Kabila» aura réussi à mettre sur pied son «armée congolaise» à lui, mais dominée par les rwandais! Ce qui lui permettra alors d’asseoir confortablement et définitivement sa dictature pour mâter les congolais d’un côté, et permettre à ses frères de parachever tranquillement l’annexion de l’Est de notre pays au Rwanda et à l’Ouganda. Devons-nous croiser les bras et le laisser arriver jusqu’à ce point de non-retour ? Je préfère laisser à chaque élite congolaise le soin de réponde à cette question selon sa conscience !

10. Réveil FM: Qu'est-ce qui motive votre engagement politique? Quel Bilan faites-vous de nos 48 ans d'indépendance? Quels sont les atouts de la RDC aujourd'hui?

Honoré NGBANDA : Ce qui motive mon engagement politique, c’est ma foi en mon Seigneur et Sauveur Jésus-christ. En effet, si j’avais tenu compte du jugement, de la vision et de l’opinion que mes propres compatriotes et d’autres gens à travers le monde ont de moi, je n’aurais jamais osé entreprendre quoique ce soit en public! Mais ce que les hommes disent et pensent de moi n’a aucune valeur ni aucun effet sur moi. C’est uniquement ce que Dieu dit de moi qui compte à mes yeux, car Lui seul me connaît et connaît les profondeurs de mon cœur. Je suis aujourd’hui, et je serai demain ce que Dieu a décidé que je sois vis-à-vis de ma famille et de mon peuple. Et cela, personne ne pourra changer même un d’un iota! C’est cette vérité-là qui constitue réellement la source de ma force et de ma confiance dans ce que je fais aujourd’hui. Rien d’autre.

Quant au bilan de 48 ans d’indépendance de notre pays, il est largement négatif dans presque tous les domaines. La démocratie n’a pas progressé du tout. Le niveau de vie des congolais qui était le même que celui des Sud Africains en 1960 a reculé de plusieurs dizaines d’années, au-delà de l’époque coloniale: des congolais se promènent aujourd’hui nus comme des vers dans certains coins reculés de la République, les maladies endémiques éradiquées il y a plusieurs dizaines d’années ont refait surface à cause de la pauvreté et de l’insalubrité. Par contre, le pillage des ressources nationales, le détournement des deniers publics par les gouvernants ont battu tous les records car, selon les révélations des experts de FMI et de la Banque Mondiale, ils ont atteint un niveau jamais égalé dans l’histoire de notre pays. Quant à la souveraineté nationale et l’intégrité de notre territoire national, elles sont plus que jamais menacées et compromises….

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vendredi 30 mai 2008

La " Négrophobie " Sud-africaine !

L'Afrique du Sud d'aujourd'hui rappelle le Far West de la fin du XIX siècle:c'est une terre d'une formidable dynamisme où tout est possible et où la criminalité est aussi brutale qu'omniprésente. L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'assassinats les plus élevés du monde pour un pays qui n'est pas en guerre. Les attaques négrophobes, contre les autres africains:Zimbabwéens, Mozambicains, Malawites, Somaliens, Congolais et Nigérians, qui ont débuté le 11 mai dernier dans le bidonville d'Alexandra à Johannesburg et se sont propagées à d'autres townships du pays, qui ont fait plus de 50 morts, des centaines de blessés et au moins 25.000 déplacés, ne sont pas fortuites. Le fait que 40% de la population noire soit sans emploi, explique-t-il tout ? La police a procédé à plus de 500 arrestations. Même si les incidents sont désormais moins nombreux, grâce à un impressionnant déploiement de la police et de l'armée, les déplacés continuent d'affluer dans des camps de fortune, souvent proches des commissariats. Des milliers doivent dormir dehors, par des températures proches de zéro la nuit. L'armée a été déployée dans la banlieue de Johannesburg, pour la première fois depuis 1994 et la chute de l'apartheid. Ce qui rappelle l'époque où l'ancien régime de la minorité blanche avait recours aux militaires pour réprimer les émeutes des noirs contre sa politique raciste. Les violences en cours risquent de peser lourd sur la préparation de la Coupe du monde de football, l'Afrique du Sud ayant été désignée pour organiser l'événement en 2010.

Trois policiers sud-africains viennent en aide à une victime de violences négrophobes, le 18 mai 2008 à Reiger Park. Photo Réveil FM International

Au moins cinquante noirs ont été assassinés en ce mois de mai dans les townships des alentours de Johannesbourg, par des gens qui, encore récemment, étaient eux-mêmes victimes de l'apartheid, le plus impitoyable système d'exploitation raciale délibérée du XIXe siècle.

L'une des victimes de la flambée de violences en Afrique du Sud. Photo Réveil FM International

Dans certains cas, les victimes ont été brûlées vives, d'autres ont été égorgées voire lapidées.

Comment expliquer cette explosion perverse de " négrophobie ?"

Quand des ressortissants de pays africains situés plus au nord envisagent d'émigrer vers le sud, ils partent pour les mêmes raisons que d'autres vont en Europe ou que les Mexicains, les Cubains et les Salvadoriens se rendent aux Etats-Unis. L'Afrique du Sud est la superpuissance du continent, Johannesbourg la ville la plus prospère de toute l'Afrique. Pour l'immense majorité des noirs sud-africains, la réalité économique n'a rien de beau. Car sous l'apartheid, il fallait veiller à ce que les Noirs ne soient pas à même de concurrencer les Blancs pour les meilleurs postes. Les gouvernements successifs de l'apartheid ont appris aux Noirs à être " des coupeurs de bois et des porteurs d'eau ". Le Zimbabwéen ou le Nigérian moyen a de grandes chance d'avoir bénéficié d'une meilleure éducation qu'un Sud-africain. Aujoud'hui, les noirs Sud-Africains ne peuvent même pas concurrencer les Noirs étrangers pour les emplois modestes.

La cause profonde de la violence en Afrique du Sud n’a presque pas changé depuis l’époque de l’apartheid. Selon le Centre for the Study of Violence and Reconciliation (CSVR) de Johannesburg, aujourd’hui comme dans les années 80, le taux élevé de criminalité avec violence s’explique par l’exclusion économique et sociale.

Ce qui a changé, c’est la conjoncture. À l’époque de l’apartheid, la population voyait une forme de protestation politique dans tout acte contribuant à rendre un township ingouvernable — un acte qui serait maintenant jugé criminel. « Si l’apartheid criminalisait toute forme de manifestation politique, la lutte pour la libération politisait les actes criminels », explique Graeme Simpson, directeur général du CSVR.

Afin d’élaborer des stratégies pour renverser la situation, le CSVR a analysé les causes, l’importance et les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud à mesure que le pays se démocratisait.

Les 30 membres de l’équipe de recherche ont examiné les caractéristiques et l’importance de la violence en Afrique du Sud pendant la période de transition entre l’apartheid et la démocratie. Ils se sont intéressés à six champs d’étude : la violence dictée par la vengeance et l’autodéfense, les ex-combattants, les étrangers (immigrants), les foyers et leurs résidents, les forces de sécurité publique, et les militants pour la démocratie et leur famille. La Violence and Transition Series en est le résultat. Ces rapports distincts quoique connexes traitent de la violence au cours de la période allant de 1980 à 2000.

Une population brandissant les bâtons contre une autre tribu comme ici contre les autres frères immigrés, cette image n'est pas l'apanage des seuls Sud-Africains sur notre Continent

Criminalité, vérité et réconciliation

Selon Simpson, le passage de l’Afrique du Sud à la démocratie pluripartite a fait naître dans les esprits l’idée qu’il existe deux sortes d’actes criminels : ceux qui sont politiques et ceux dont la nature est purement criminelle. Cette idée, dit-il, la Truth and Reconciliation Commission (TRC) sud-africaine l’a consacrée en définissant la violence politique en fonction de la situation des différents partis ou mouvements politiques. La TRC avait été chargée par le gouvernement Mandela d’enquêter au milieu des années 90 sur les atrocités commises à l’époque de l’apartheid et de trouver des coupables. Elle a amnistié les personnes passées aux aveux complets capables de prouver que leurs actes avaient servi une quelconque cause politique. Ce qu’on l’on souhaitait, c’était apaiser les esprits et prévenir de nouveaux cycles de querelles raciales et ethniques.

La TRC, poursuit Wilson, a sanctionné une « forme privilégiée de violence » en accordant parfois l’immunité à des personnes qui, malgré leur intention criminelle, pouvaient établir un lien entre leur acte, par exemple un meurtre, et une organisation politique. Les personnes ayant demandé à être entendues par la Commission étaient en majorité des criminels reconnus et incarcérés.

Sur ce mur tagué par les négrophobes, on peut lire la liste des pays africains suivants:

MOZAMBIQUE

NAMIBIA

NIGERIA

SENEGAL

SOMALIA

SWAZILAND

TANZANIA

RWANDA

UGANDA

ZAMBIA

ZIMBABWE

Une crise nationale

Les stratégies de lutte contre la criminalité avec violence ne tiennent pas compte de la complexité de la situation sociale, estime Simpson. « Les gens s’imaginent qu’il suffit de s’entendre sur le plan politique, de démocratiser les structures gouvernementales et d’adopter un programme de développement pour redresser la situation de la violence dans la société sud-africaine. »

Dans ce pays où la répartition de la richesse est une des plus inégales au monde — les centres commerciaux rutilants y côtoient les townships insalubres —, l’enjeu de la lutte contre l’apartheid était tout autant l’accès équitable aux ressources économiques que l’accès au pouvoir politique.

Or, même dans la nouvelle Afrique du Sud pluriraciale, peu de chances s’offrent aux jeunes sur les plans social et économique. Le ministre sud-africain du Travail a récemment qualifié la situation du chômage chez les jeunes de crise nationale, la proportion de jeunes diplômés incapables de se trouver un emploi atteignant les 60 %.

Être pauvre dans un pays riche donne envie d’avoir une vie aisée — ou, pour certains, de se tourner vers le crime.

Le prestige et les privilèges

Aux yeux d’un nombre peu important quoique non négligeable de jeunes exclus, l’attrait du crime tient aussi à d’autres facteurs. En Afrique du Sud, le criminel professionnel se trouve plongé dans une culture particulière — un réseau aux multiples ramifications qui possède ses propres symboles et son propre langage. Les jeunes hommes qui décident de vivre dans la criminalité disent qu’ils « s’en vont prendre leur service ». Leur façon de s’exprimer montre que le crime est considéré comme un moyen d’acquérir prestige et privilèges. D’un certain point de vue, l’appartenance à un gang est l’expression de la débrouillardise des jeunes, un genre de réaction à l’exclusion sociale.

« Le milieu du crime possède sa propre hiérarchie, explique Tjovito, un jeune interviewé par le CSVR. Vous grimpez les échelons un à un jusqu’à ce que vous fassiez des affaires qui rapportent vraiment gros. Une fois parvenu au sommet, vous inspirez le respect, un peu comme si vous transigiez à la bourse de Johannesburg. »

« Pour cerner les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud, il importe de bien connaître l’exclusion », juge Simpson.

Le CSVR a donc entrepris d’intervenir sur différents plans en créant par exemple un bureau d’aide aux réfugiés, des projets sur les rapports raciaux, la violence et la réconciliation, des groupes de soutien thérapeutique aux ex-combattants, des programmes de prévention de la violence dans les écoles, et des projets d’initiatives jeunesse. La recherche sur les ex-combattants a permis d’élaborer un projet pilote en facilitant notamment la prise en compte des besoins de soutien psycho-social dans la stratégie de démobilisation. À cet égard, Sasha Gear, auteur du rapport de recherche, a présenté des exposés au comité de la démobilisation, et le Military Veterans Advisory Board a sollicité ses avis. Étant donné que le « problème » des anciens combattants commence à peine à retenir l’attention, il est un peu tôt pour prédire quels seront les résultats de ces interventions, précise Simpson.

À partir de la recherche sur l’autodéfense, le CSVR a également proposé au Gauteng Department of Safety and Liaison de faire un examen approfondi de la situation locale de la violence des justiciers.

« Cette recherche indispensable a aidé le CSVR à élaborer des stratégies générales de consolidation d’une paix durable et de réconciliation dans le cadre aussi bien de nos projets pilotes d’action locale que de nos interventions d’orientation et d’éducation du public, ajoute Simpson. Nous avons beaucoup appris au sujet des constantes et des variantes de l’évolution de la violence dans les démocraties embryonnaires ou les sociétés qui viennent de connaître une guerre civile intense. Ces leçons, nous les avons intégrées dans la façon bien à nous dont nous abordons la prévention de la violence et la consolidation de la paix. »

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lundi 9 juin 2008

Le CSAC sera-t-il le clone de la HAM ?

Autocrate et pitbull, Modeste Mutinga, le corrompu de la HAM

Notre confrère "le Fouineur de la République Démocratique du Congo" l'avait affiché parmi les infos du 24 mai dernier. Mais l'arrestation de Jean Pierre Bemba par la CPI a éluder cette information de grande importance. Au pays de Lumumba, Dominique Sakombi Inongo a posé l'acte de Zachée en restituant 47.000 dollars américains à la prédatrice des libertés: la Haute Autorité des Médias. Comment le frère Jacob a-t-il fait pour trouver une somme aussi importante en espèces ? L'ex-goebbels de Mobutu a-t-il puisé dans un fonds personnel? ou a-t-il bénéficier de l'apport de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), dont il est membre? 47 000 dollars américains que gouvernement met à la disposition au Centre de monitoring des médias congolais (CMMC). Les 25 cadres et agents de ce service technique étouffoir de la liberté d'expression, la police de la parole, peuvent recommencer leur job. Le monitoring de HAM ne consiste qu'au flicage des médias et des journalistes Congolais. La "mutingaïsation" de la HAM par des lois personnifiées, l'autoritarisme à outrance, les dérives dictatoriales et dérapages de cette institution dite citoyenne nous font craindre le pire si rien n'est encadré, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC) risque d'être le clone de la Haute Autorité des Médias (HAM). Les garde-fous nécessaires pour éviter à la HAM de se muer en CSAC.

La Constitution ne renseigne pas si le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC) sera l’équivalent de la Haute Autorité des Médias (HAM) telle qu’elle a été organisée et qu’elle a fonctionné pendant la transition. Elle ne dit pas non plus que la HAM se muera en CSAC pendant la troisième République.

L’article 212, sans faire allusion à la Haute Autorité des Médias, met en place un Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) en ces termes:

-Il est institué un Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication doté de la personnalité juridique.

-Il a pour mission de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la Loi.

-Il veille au respect de la déontologie en matière d’information et d’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication.

-La composition, les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication sont fixés par une Loi organique.

Dans son exposé des motifs, la Constitution dit clairement que « pour garantir la démocratie en République Démocratique du Congo, la présente Constitution retient deux institutions d’appui à la démocratie, à savoir le Commission Electorale Nationale Indépendante (…) et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication… »

La transition 2002-2005 des composantes et entités, la transition des seigneurs de guerre, des opportunistes et des mangeurs à tous les râteliers a montré ses limites. La Constitution comme la loi organique du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication doivent contenir les lois impersonnelles, démocratiques et progressistes. Il faut dépasser les agissements de "Taureau" donnant des cornes ou encore de "PittBull" qu'avaient instauré Modeste MUTINGA et ses acolytes de la HAM contre les médias et journalistes durant la transition.

La Constitution et la loi organique du CSAC doivent garantir:

1.Le pluralisme des médias et la pluralité d'opinion

Le pluralisme des médias ne se mesure pas nécessairement à l'aune des nombres des médias existant dans un pays, mais dans la diversité du contenu redactionnel, radiophonique et télévisuel. Est-il normal que chaque acteur politique ait sa chaine de télévision et station de radio:Jean Pierre Bemba (CCTV, Canal Kin et Radio Liberté), Madame Cathérine Nzuzi wa Bombo (Global TV et Radio), Sénateur Roger Lumbala ( Télé et radio Lisanga),Azarias Ruberwa (Africa TV et Radio), Janet Kabila ( DigitalCongo), Député Puis Mwabilu (Rtg@)...Est-il normal qu'un président de l'organe de régulation des médias pendant son mandat monte sa chaine de télévision et sa station de radio (télé 7 et Radio) comme l'a fait Modeste MUTINGA sans que cela n'offusque les bonnes consciences. Peut-on être juge et partie dans un pays dit Démocratique ? La concentration des médias entre les mains des quelques politiciens est une grave atteinte aux pluralisme.

A.Le respect du pluralisme oblige les législateurs Congolais à se pencher particulièrement sur le cas de la Radio et Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Cette dernière devra quitter le chemin tortueux et sinueu de média étatique pour prendre l'autoroute de média publique. Qui donne la parole à tous les citoyens, tous les acteurs politiques y compris de l'opposition: institutionnelle et extra-parlementaire. A regarder la RTNC on n'a pas du mal à constater que ce média n'a jamais évolué comme à l'époque de la défunte deuxième République de Mobutu: la RTNC garde son costume de la voix de son Maitre, boutonné dans l'esprit du Parti-Etat.

B.Le respect des trois secteurs médiatiques en République Démocratique du Congo est fondamental pour un équilibre du Paysage Audiovisuel Congolais (PAC): secteur public (national et régional), secteur privé commercial et secteur associatif et communautaire.

C."La démocratie ne peut fonctionner avec une presse qui serait en permanence au bord du précipice économique". Aucun journal de Kinshasa ne tire à plus de 2500 exemplaires pour une capitale qui regorge plus de 10 millions d'habitants. Le pouvoir d'achat des Congolais est un grand handicap pour le développement d'une presse indépendante et libre. Aucun titre de la presse écrite nationale n’est à l’équilibre.La question des viabilité financière équivaut également les chaines de télévisions et les stations de radios.

D.Réguler ne veut pas dire uniquement sanctionner surtout de manière arbitraire et alambiquée. Dans le jeu démocratique chaque média, chaque journaliste doit jouer son rôle sereinement dans le respect des lois impartiales, équitables et neutres. Lorsque les décisions de l'Institution de régulation deviennent des oukases qui répondent "au deal" par ailleurs concocté par les animateurs auprès des pouvoirs pour un positionnement politique, doit-on continuer à écouter et se plier aux vociférations d'une telle Institution corrompue et maffieuse?

2. L'indépendance du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication

Les membres de cette institution seront nommés sans doute par la présidence, le sénat, la parlement et le gouvernement. Le risque est la politisation du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication avec comme conséquence l'interférence des décisions politiques alors que celles-ci doivent être d'abord techniques, avec pour souci la paix sociale, la recherche d'un équilibre dans le traitement et la diffusion des médias. Les Congolais ne sont pas des petits enfants à qui il faut imposer de regarder telle chaîne de télévision parce qu'elle appartient à un membre du pouvoir ou écouter telle radio dont le propriétaire est parlementaire.... Si les membres du CSAC se considèrent comme des censeurs professionnels, des gendarmes de consciences pour étouffer les libertés...ils auront échoué d'avance à leur mission.

L' indépendance du CSAC doit être garantie par un financement clair voté au parlement. Le financement de la HAM a été assuré par l'Union européenne à 100%, conséquence de ce financement la HAM devrait elle aussi suivre et soutenir le candidat de l'Union européenne aux élections présidentielles de 2006. Les magouilles et dérapages de la HAM n'ont jamais préoccupés les membres de l'Union européenne à partir du moment que celle garantissait leurs intérêts et leur vision des élections qu'ils avaient financé. Dans un pays démocratique, une institution publique ne doit jamais être financé par l'extérieur. Pour prendre des décisions impartiales, équitables et neutres, le CSAC doit recevoir son financement du gouvernement congolais. Il faut veiller à ce que les erreurs et dérives de la HAM ne se reproduisent au CSAC. Si la question de financement du CSAC n'est pas réglé autant ne pas le mettre en place. Compter sur le financement extérieur pour le fonctionnement du CSAC, c'est l'hypothèque d'office de l'indépendance du CSAC.

Il n'est pas bon que le président du CSAC ait son journal, sa radio et sa télévision. Il est important que les journalistes chevronnés y soient. Si possible avoir un comité de sages où les aînés sans ambitions (Tys Essolomwa, Bondo Nsama, Isidore Kabngo....) pourraient s'y retrouver et jouer le rôle de médiateur pour apaiser les esprits, rassurer les auditeurs et téléspectateurs sur les décisions qui peuvent être prises par le CSAC. Il faut éviter d'avoir les membres de complaisance comme ce fut le cas avec la HAM: par exemple, Bakundé Ilo pablo, un ancien drummeur de Zaiko Langa-Langa est le premier rapporteur de la HAM. Je n'ai rien contre le musicien, la place des musiciens, c'est dans l'umuco et non dans une instance de régulation des médias.

Démocratiques et progressistes

Dans un pays à construire, on ne pousse la population à l'ivrognerie. On doit préserver la santé de ses citoyens. La publicité des boissons alcooliques doivent être interdite sur tous les médias et à travers toute l'étendue de la République. Pourquoi acceptons-nous le parrainage des artistes musiciens pour chanter et danser" boissons alcooliques". Des chansons qui durent 12 minutes vantant la bière? Pourquoi les murs des écoles sont-ils peints en couleur des sociétés brassicoles? Une décision courageuse sur l'overdose des publicités alcooliques serait plus que salutaire.

Le CSAC devrait s'engager et encourager une réflxion sur la place du numérique et de l'Internet dans la société congolaise. D'ci à l'an 2012, la fabrication des émetteurs analogiques s'arrêtent tout devient numérique. Comment les médias en République Démocratique du Congo se préparent-ils? La Fréquence Modulée (FM) est entrain de disparaitre. La lutte des fréquences n'aura plus lieu. Un journal, une radio, une télévision sans site internet n'aura pas de visibilité. La mondialisation a aussi ses effets positifs, le village planétaire existe bien à travers l'Internet. Le délestage d'électricité dans le pays ne doit pas décourager le CSAC s'il se mettait en place de prendre des décisions anticipées sur l'importance de nouvelles technologies de communications (NTIC).

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vendredi 6 juin 2008

Enfants-Soldats

On les appelle « Kadagos » en République démocratique du Congo, « Little Bees » en Colombie, « Craps » au Rwanda. Ils n’ont parfois guère plus de 7 ou 8 ans. Ils sont 300 000 enfants-soldats en activité dans le monde. Victimes mais aussi acteurs de la guerre, tous ne sont pas recrutés de force, loin s'en faut. Les Kadogos sont-ils victimes? ou des criminels de guerre? Combien sont-ils en République Démocratique du Congo? le pays n'étant pas pacifié surtout dans sa partie Orientale, on sait dès lors que la pauvreté, la déscolarisation, le chômage, l'idéologie, l'ethnicité ou le désir de vengeance sont parmi les raisons majeures qui poussent ces enfants à rejoindre des groupes armés. Les recruteurs eux, apprécient cette main-d'oeuvre sous contrôle, abondante, bon marché, amorale et déroutante pour l'ennemi. Car il ne faut pas s'y tromper: déstructurés par de macabres initiations à la violence, aliénés par la cruauté de leurs supérieurs, les Kadogos ou enfants-soldats sont de redoutables combattants capables de toutes les atrocités. Dans un rapport présenté à Kinshasa lors de la conférence de presse tenue le 15 mai dernier à l'Ambassade du Canada l’ONG Watchlist, une organisation internationale de défense des droits de l’enfant en situation des conflits armés, affirmait que "3 000 autres enfants sont encore à démobiliser dans les groupes armés de la République Démocratique du Congo. Les Forces armées de la RDC (FARDC), les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et le CNDP du chef rebelle Laurent Nkunda et d’autres groupes armés opérant en République Démocratique du Congo sont cités par ce rapport comme utilisant des enfants soldats". Cinq mineurs, âgé de 14 et 15 ans, ont été enlevés entre le 31 mai et le 1er juin 2008 dans les localités de Luzira et Ishovu», à une quarantaine de km au nord de la capitale provinciale Bukavu. Ces enlèvements ont été organisés dans le cadre de "recrutements forcés d'enfants soldats par des Maï Maï"

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samedi 7 juin 2008

Réveil FM-Livres

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. La majorité des livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan à Paris.

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lundi 25 mai 2009

La Fête des Voisins en France

Freddy Mulongo et Mr. Aoun, magistrat et son épouse. Photo archive 2008

Après le succès de l’année dernière, on remet le couvert de la fête des voisins pour ce mardi 26 mai 2009

La "fête des voisins" est l’occasion de renforcer les liens de proximité, de créer une solidarité entre voisins. Chacun participant, à son niveau, à la solidarité.

C'est une fête « de convivialité et de partage » autour d’un apéritif, d’un repas froid dans les parties communes des immeubles.

Elle a lieu toujours le dernier mardi du mois de mai.

C’est la « fête des Voisins » qui aura lieu cette année, le mardi 27 mai 2008. Plus qu’un moment de partage, c’est une façon de dire « bonjour », « bienvenue chez nous » pour les nouveaux arrivants, "comment ça va depuis la dernière fois…".

C’est aussi un état d’esprit afin de mieux se connaître, d’entretenir de futurs contacts et ainsi d’améliorer la qualité de vie de chacun.

La "fête des voisins" une belle façon de recréer des liens, de prendre le temps de faire connaissance, de parler avec des personnes qu'on ne fait parfois, au quotidien, que croiser.

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dimanche 6 juillet 2008

Réveil FM-Livres 02

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan et Kathala à Paris.

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dimanche 15 juin 2008

RDC: Combattre la corruption qui sous-tend la Mafia, est-ce possible?

Vue aérienne d'une partie de la commune de la Gombé à Kinshasa, siège des Institutions de la République Démocratique du Congo

Comme une trainée de poudre la nouvelle a fait le tour du monde et les Congolais dans leur majorité ont trouvé inacceptable qu'un Libanais séquestre les élus du peuple. Dimanche 15 juin dernier, en présence des Ambassadeurs accrédités en République Démocratique du Congo, La plénière de la chambre basse qui marquait aussi la fin de la session parlementaire de mars a été houleuse au Palais du Peuple à Kinshasa. Le rapport de la commission Roger Lumbala sur la séquestration des députés Gécoco Mulumba Kongolo wa Kongolo, Francis Kalombo a révélé être le gros mensonge à la manière de pinocchio. En effet, "le député provincial Gérard Mulumba (Gekoko) aurait vu le Président de l'Assemblée Provinciale Roger Nsingi pour lui signifier qu'il avait reçu des coups de fil des étudiants de l'Académie des Beaux arts et de l'IBTP non identifiés lui disant que la société libanaise ZAIDAN installée dans les locaux de la RENAPI polluait l'air. Le Président de l'assemblée provinciale sans vérifier l'information, établira un ordre de mission aux noms de trois personnes de l'assemblée. Gérard Mulumba prendra seul cet ordre de mission semant les deux autres personnes qui devaient l'accompagner. Arrivé sur les lieux, ce dernierse verra interdire l'accès des installations, il restera immobilisé dans son véhicule d'où il appellera son ami Francis Kalombo. Francis Kalombo se fera accompagner d'une deuxième personne et l'accès leur sera aussi interdite, c'est en ce moment que Francis Kalombo contactera les services de la PIR qui, arrivés sur les lieux, se verront aussi interdire l'accès. Ces derniers ont du escalader le mur pour entrer. Ils achemineront toutes ces personnes à la PIR pour audition. le député Gecoco Mulumba n’en était pas à sa première visite chez le Libanais Zaidan. "Une pre­mière fois, le député AMP aurait truandé le Libanais en lui soutirant la somme de 25.000 dol­lars américains. L'incident de la séquestration est dû au fait que le li­banais n’était pas disposé à céder à ce qui paraissait à ses yeux comme un chan­tage. C’est ainsi que lors­que le député est arrivé, le libanais a laissé bel et bien entrer mais lui a fait aussi ­tôt comprendre que cette fois, il ne céderait point et qu’il n’allait pas le laisser retourner chez lui". Dépassons le trafic d'influence de part et d'autres, les coups de fils des uns et les interventions des autres. Réfléchissons ensemble sur la corruption dans un Etat. Un Etat peut-il basculer de la corruption à la Maffia? Comment éviter à la République Démocratique du Congo de tomber dans ce piège?

Dans son ouvrage intitulé "Combattre la corruption", Robert KLITGAARD- traduit de l'américain par Bernard Vincent, Nouveaux Horizons, 1997- pense que la corruption est due à la conjugaison " des trois facteurs suivants: situation de MONOPOLE plus pouvoir DISCRETIONNAIRE moins RESPONSABILITE publique. " IL formule "ce type de préméditation délictueuse" par l'équation suivante: C=M+D-R.

Le pouvoir politique implique le pouvoir de manger. La manducation étant l'essence du politique africain, cela explique pourquoi "la politique du ventre", "l'économie de prédation" sont, d'après Jean François BAYART, les prédicats ontologiques de l'Etat en Afrique subsaharienne. La politique du ventre a aussi des arrières-plans métaphysiques: l'obésité et la fortune du chef sont des preuves a posstériori que la nature ou le ciel a ratifié son pouvoir. Ainsi, à "l'ethos de la manducation" il doit associer "la munifence", car "redistribuées", les ressources amassées fournissent au prestige de l'homme au pouvoir et font de lui" un homme d'honneur". S'il n'est pas munificent en soi, le chef a intérêt à le devenir. Sa sécurité en dépend. La corruption, la prédation Un Etat corrompu est, peut-on le dire avec Platon, celui "où des gueux et des gens affamés de richesses personnelles viennent aux affaires publiques, persuadés que c'est là qu'ils doivent faire leur main, il n'y a pas de bon gouvernement possible; car ils se battent pour commander et cette guerre intestine les perd, eux et tout l'Etat."( Platon, la République, livre VII, 521a, Paris, Denoël/Gonthier, 1977). Lorsque la corruption investit le moeurs politiques, économiques, administratives d'un Etat, elle se déploie comme une machine dont l'engrenage écrase les éléments résistants. Dans une gouvernance corrompue, les citoyens intègres sont des pièces impropres au mécanisme d'une machine qui, pour eux, tourne à l'envers.

Une gouvernance corrompue est politiquement déterminée par l'action prédatrice d'une faune vorace et violente, constituée de dinosaures à l'appétit financier gargantuesque, qui jettent aux orties les notions de bien commun et de droit de l'homme. La violence et l'arbitraire sont les principales caractéristiques des gouvernances corrompues. Soumis aux fluctuations des préférences appétitives des personnes au pouvoir et non au pouvoir impersonnel des lois, le peuple vit, dans une gouvernance corrompue, toutes les conséquences néfastes de la négation absolue du droit.

Dans une gouvernance corrompue, les familles mafieuses de l'Etat confisquent le pouvoir politique à des fins d'exploitation personnelle des institutions. Pour atteindre leur objectif, les familles mafieuses d'un tel système tuent les libertés individuelles, d'où la violence dont toute gouvernance corrompue est nécessairement assortie. Un Etat corrompu est en fait une féodalité qui ne dit pas son nom. C'est pourquoi sa gestion des affaires publiques est fantaisiste. Elle consiste principalement à privatiser le bien public ou à présenter comme publics des intérêts réellement privés. Une politique corrompue est essentiellement contradictoire; elle oppose ce qui se dit à ce qui se fait. Elle n'existe que dans le dédoublement et la confusion, notamment entre le bien en soi et le bien pour soi, l'intérêt général et l'intérêt particulier.

Dans une gouvernance corrompue, le clivage évidemment observé entre la norme officiellement en vigueur et la pratique politique et économique en vigueur s'explique par la prédominance, sur la scène politique et économique, des appétits des dinosaures financiers au pouvoir. Un appareil politique qui assure le triomphe effectif de l'anormal sur le normal, de l'officieux sur l'officiel, en entretenant l'opacité politique dans sa gestion des affaires publiques, en cultivant et en développant les magouilles, les passe-droits, les collusions et les prévarications de toutes sortes, est tout à fait corrompu. Un Etat corrompu est un appareil politique qui fonctionne de façon antinomique, car il combat effectivement ses propres lois par une pratique politique cynique. Ce masochisme politique apparent s'explique par la contradiction qu'il y a entre les appétits politiques particuliers des corsaires au pouvoir et la constitution de l'Etat. Ainsi, pour confisquer l'essentiel des avantages politiques et économiques de l'Etat, les corsaires au pouvoir existent comme de véritables voyous politiques qui organisent dans l'administration des gangs de contrebandiers, avec pour rôle de moissonner, à leur profit, les dividendes politiques et économiques dont le pouvoir de l'Etat est assorti.

Lorsqu'un Etat est sous la détermination politique d'une oligarchie politique de corrompus, cela relativise la souveraineté d'un chef de l'Etat, car ce sont les membres de l'oligarchie qui définissent collégiallement le sens à donner aux affaires publiques. L'orientation de celle-ci n'est certes pas, dans ces conditions motivée par les aspirations populaires, mais plutôt par les intérêts du collège des seigneurs de la corruption. Si un chef de l'Etat ou du gouvernement jouit encore d'une quelconque souveraineté par rapport aux autres citoyens, il la perd dans son rapport aux membres d'une oligarchie dont il n'est qu'un primus inter pares. Voila pourquoi il ne peut pas les pénaliser. Il a plutôt le devoir de les protéger. Car dans le rapport de compromission qui le lie aux autres, dénoncer la délinquance financière et les crimes économiques de ses pairs, revient à se trahir soi-même.

La gouvernance d'un Etat corrompu est une réelle organisation mafieuse très subtile: l'autorité auprès de laquelle vous vous plaignez est curieusement soit le commandant opérationnel du réseau dont vous dénoncez un membre, soit l'un des maillons de la chaîne. Pour être efficace et raffinée, une telle organisation fonctionne exclusivement. Elle exclut et même châtie sévèrement tous ceux qui ne se soumettent pas au code de la maffia.

Celle-ci essaie de récupérer les résistants soit en se servant des corrompus matériellement aisés comme des vitrines politiques séduisantes, de belles illustrations de réussite sociale, soit en amenant, d'une manière ou d'une autre, certains intègres à regretter de s'être marginalisés. Les Citoyens marginaux sont la mauvaise conscience des corrompus. Ils sont les miroirs qui réfléchissent leur image et dans lesquels les corrompus, comme les corrupteurs, n'aiment pas se regarder. C'est pourquoi ils organisent à casser les miroirs qui leur rappellent constamment leur laideur morale et leur cynisme. Les corrompus impliquent alors parfois ou souvent les marginaux dans des scandales considérablement compromettants. Dans ce dernier cas, on les "mouille" pour qu'ils cessent de faire la différence et d'infliger des complexes aux autres. On les adapte au système au moyen des scandales rituels. Par-là même, le système corrompu réussit à prendre sa revanche sur les consciences intègres lorsqu'il aliène leur identité en les compromettant moralement ou politiquement, afin de les tenir constamment en laisse.

Une fois mouillé, dans un scandale financier ou sexuel, la personnalité ainsi compromise est pris en otage, afin qu'elle paie chère l'audace d'avoir résisté au système. L'otage a désormais intérêt à coopérer ou à voir son honneur publiquement entamé. L'alternative qui s'offre alors à lui consiste à choisir entre survivre en captivité en se mettant au service du système qu'il exécrait naguère, ou assister de façon impuissante à la publication d'un épisode de l'une de ses aventures mondaines. Accepter cette dernière possibilité revient à se suicider politiquement. Généralement, l'instinct de conservation commande qu'on préfère la survie dans l'opprobre à une mort honorable. Mais cette survie en cage est celui qui a donné sa liberté en gage pour survivre. Que vaut dans ce cas cette survie qui est dépourvue de tout espoir de libération?

Dans un Etat corrompu, les citoyens de faible personnalité perdent facilement leur intégrité et intègrent aisément ce système par lassitude. Conscients qu'ils ne peuvent pas changer le système, ils mettent fin à une résistance qu'ils jugent puérile et stérile, ils abandonnent le combat et se conforment au système ambiant. L'idéal d'une politique juste ou d'une cité rationnellement gérée n'est plus pour eux qu'un voeu pieux, une représentation fantastique qui contraste beaucoup avec la réalité politique de l'Etat corrompu. Elles estiment que leur adaptation est réaliste parce qu'il est plus commode pour elles de s'adapter que de combattre un système qu'elles ne peuvent ni réformer ni révolutionner. Elles finissent par intérioriser les us du système et sublimer la pratique de la corruption par des formules sémantiques à la fois euphémiques et élégantes telles: Sopeka (sombela ngai, kabela ngai, kabela ngai), les offrandes de services (O.S), la motivation, le pot-de-vin, les frais de commissions, le coupage, etc. La formulation sert à masquer une pratique illégale et immorale qui peut objectivement être la surfacturation, la concussion, les péculats et les autres conditionnalités auxquelles on peut subordonner le service à rendre ou à solliciter.

Certains citoyens tentent de résister au système de la corruption qui s'évertue à les récupérer. Refuser d'intégrer la ligue des corrompus n'est pas chose facile. Ce refus est déjà une condamnation, celle de l'ordre en vigueur. La condamnation du système se traduit, par exemple, par le refus héroïque de jouir d'éventuelles promotions sociales ou politiques pouvant résulter de son conformisme ou de son opportunisme. L'héroïsme dans cette situation peut être comparable à celui du loup famélique de la fable de la Fontaine, lequel préfère sa liberté à la servitude dorée du chien . Socialement, les citoyens de cette envergure morale, passent pour des rêveurs ou des inadaptés sociaux. Ce sont, dit-on vulgairement, des gens qui " n'ont pas les pieds sur terre". Le système corrompu inflige à ces héros d'une étoffe morale et psychologique particulière des humiliations en assurant la promotion socio-politique des truands ou criminels financiers et autres dépenaillés moraux. Il s'agit de motiver les héros à regretter leur "bêtise". Le système corrompu ne les détruit pas tant qu'il croit pouvoir les récupérer. Mais lorsqu'ils s'avèrent absolument irrécupérables, il leur fait boire la ciguë; l'énorme machine de la corruption les écrase littéralement.

Il est utile de préciser qu'il n'y a pas une politique de la corruption, par contre il n'existe qu'une politique corrompue par les appétits des hommes au pouvoir ou à la conquête du pouvoir. La gestion des affaires publiques n'a pas en,soi pour visée la corruption bien qu'il faille reconnaître que les hommes politiques corrompus subordonnent souvent leur pouvoir à cette fin. Les politiques corrompus n'existent que sous des prétextes honorables, car les mobiles politiques des pouvoirs corrompus sont inavouables. Aucun homme politique n'avouera jamais qu'il conquiert ou préserve le pouvoir pour s'enrichir.Dans tous les cas, c'est toujours pour le bien du peuple. Les hommes politiques corrompus adoptent toujours l'attitude chevaleresque de héros généreux. Investis d'une double mission historique, celle de libérer le peuple de la misère et celle de lui restaurer son humanité.

Lors des campagnes électorales,celles -ci s'organisent souvent comme des bourses de valeurs politiques où règnent la spéculation, la surenchère démagogique et la corruption des consciences par des promesses fallacieuses. Pour renchérir leurs valeurs politiques, les chasseurs des suffrages promettent la lune et le miel ou même la lune de miel politique et sociale permanence au peuple. Pour donner la preuve a priori de sa bonne foi, le chasseur des suffrages accompagne parfois de telles promesses par de l'argent, de la boisson et de la nourriture. La veille des consultations populaires devient une occasion d'orgies de toutes sortes: on assiste, dans la plupart des cas, à d'importantes distributions de nourriture, de boisson ou d'argent à un peuple infantilisé qui n'avait pourtant jamais eu auparavant droit à un tel débordement de générosité.

Le peuple à la peau du ventre tendue, parce que ivre de boisson et gavé de nourriture, ne parvient plus souvent à discerner les méchants des gentils. L'essentiel étant pour lui de manger et de boire d'abord à sa faim, afin de calmer , pour le moment, les affres d'une faim et d'une soif obsédantes. La dramatisation de la générosité qu'on donne considérablement en spectacle est d'occulter une carence et de persuader un électorat dont on redoute a priori la réticence politique. La manipulation des consciences au moyen de la nourriture, de l'argent et de la boisson par les chasseurs de suffrages à la veille des consultations populaires, est une corruption politique qui consiste à distraire les électeurs de l'essentiel, c'est-à-dire de l'analyse des programmes politiques.

Cette corruption vicie le jeu politique, car les populations auxquelles on donne de l'argent, de la nourriture et de la boisson, de surcroît alcoolisée, ne sont plus assez lucides pour juger le projet de société de leurs "bienfaiteurs". La prestidigitation politique des manipulateurs des consciences suscite souvent chez le peuple l'espoir naïf que la faim et la soif qu'il éprouve habituellement vont se dissiper dès que l'un de ces Pères Noëls politiques sera au pouvoir. Les populations en délire oublient que certains de ceux qui leur donnent maintenant à manger et à boire sont responsables de leur précarité

les manifestations de joie consécutives aux nominations, tout comme les motions de soutien et les remerciements que les communautés claniques ou ethniques adressent au président de la République quand un de leurs ressortissants est nommé à un poste de responsabilité politique ou administrative traduisent que le nomminé est l'élu à la grande mangeoire nationale et leur donne droit à la manducation.

Le fétichisme de l'argent, " ce grand mythe des temps modernes", modifie le rapport des hommes entre eux, puisqu'il substitue au principe de l'humanité et de dignité, le principe de vénalité; aux valeurs humaines, il substitue les valeurs marchandes. L'argent ruine la politique qu'il subjugue au point qu'il" n'y a pas de politique dont l'argent ne décide" (Michel Surya, De l'argent, la ruine de la politique, Paris Payot et Rivages, 2000, p.23)

On ne peut combattre la corruption que par une pédagogie pratique dont l'efficacité dépend du concours de la société qui, au moyen d'une législation pénale ou préventive appropriée doit user de son droit de blâmer ou de punir, s'il le faut, ceux qui, par la pratique de la corruption, aliènent leur humanité et compromettent le vivre-ensemble en introduisant le chaos dans la société et l'Etat. L'insolente impunité dans laquelle certains citoyens pratiquent la corruption, pillent les richesses de l'Etat et prédisposent leurs concitoyens à la misère, est préjudiciable à l'assainissement de la gouvernance et à la formation humaine des enfants très enclins à prendre pour parfait le mode de conduite des adultes, surtout lorsque cette conduite n'émeut plus beaucoup de gens en société.

La gouvernance ne peut être protégée contre la corruption que si les agents de l'Etat s'accoutument à adopter des attitudes éthiques, en respectant scrupuleusement la personne de l'autre dans le traitement des procédures administratives.

C'est lorsque l'Etat est gérée suivant les principes de la bonne gouvernance qu'il est facile d'instituer le bon gendarme dans l'esprit des citoyens.

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jeudi 19 juin 2008

Boycott par les journalistes Congolais et Africains de la conférence de presse de François Mwamba à Paris

Ce communiqué est tombé comme un couperet. Les associations qui regroupent les journalistes congolais et africains à Paris ont décidé d'un commun accord de boycotter la conférence de presse de François Mwamba, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE). Le caractère ambigüe et la volonté de caporaliser les journalistes africains de Paris par des attitudes qui froissent l'indépendance des chevaliers de la plume et les radioteurs du micro sont à la base de ce boycott. Ci-joint le communiqué signé par les responsables.

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mardi 24 juin 2008

Fête de la Musique: la résurrection de Michelino MAVATIKU VISI !

La 27e édition de la Fête de la musique, qui se déroulait cette année un samedi-21 juin et a bénéficié d'un temps clément, a attiré entre 350.000 à 400.000 personnes à Paris. Dans le 12e Arrondissement de Paris, Place d'Aligre-Marché Beauvau, entre la République et la Gare Lyon, Michelino MAVATIKU VISI, l’un des pères fondateurs de la rumba congolaise a donné un concert au premier Bal Anticolonial. Guitariste hors pair, Michelino est l'inventeur du rythme « Mi-composé ». Dans Lisanga ya Ba Nganga, c'est Michelino Mavatiku VISI qui a été le trait d'union entre Rochereau Tabu Ley et Franco Lwambo Makiadi ayant joué dans l’Afrisa International et dans le T.P.Ok Jazz dans les années soixante dix. A la place d'Aligre, trois groupes musicaux étaient programmé: le groupe Kanak-Panaje, Michelino, ses amis et la rumba congolaise, et enfin le Reggae avec le Kommandant SI MOL. Les chansons: "Indépendance Tcha Tcha", "Mario", "Makfé", Casius Clay", "El Congo", "Salima" et "Moussa" ont été exécutés avec brio par les chanteurs Elba et Kiesse Man, Da Mukela (guitare basse), Dakson Doukoudaka (guitare rythmique),Kabasele Kabert (trompette), Roger Kom ( saxophoniste), Léon (battérie) et Michelino (guitare solo et chant). C'est à 21h30 que la rumba congolaise a cédé la place au Reggae malgré la réclamation du public. Les sept ans passés au conservatoire de Paris pour réapprendre la guitare n'ont pas été vaines, Michelino Mavatiku Visi maitrise son instrument de musique, il est un guitariste de grand talent.C'est à 12 ans qu'il a appris à jouer à la guitare, aujourd'hui Michelino a 50 ans de carrière musicale.

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lundi 30 juin 2008

Bob Kazadi KABAMBA: pyromane ou sapeur pompier du Congo?

En Belgique, par connivence, Bob Kazadi KABAMBA a été Bob fait spécialiste de la politique congolaise sans aucune référence ni expérience du terrain

Pour qui roule Bob Kazadi Kabamba? Roule-t-il pour ses propres ambitions ? pour son parti Ecolo qui n'a jamais parlé des problèmes du Congo dans ses réunions? ou de sa seconde patrie la Belgique? Bob Kazadi KABAMBA reviens à son énième pèlerinage en République Démocratique du Congo pour intervenir dans ce "mariage contrarié entre la RDC et la Belgique." Les ambitions ambiguës du calculard et combinard, les appétits gargantuesques et pantagruéliques à l'égard du Congo de Bob Kazadi KABAMBA n'ont pas laissé les internautes avertis indéffirends d'où cette interpellation de la consoeur Liliane LUBAKI: "Peu importe l'endroit où se déroulera la fête du 30 juin. C'est notre histoire. Ma question: que vient faire Bob Kabamba dans cette crise diplomatique belgo congolaise? Qu'apporte -t-il objectivement à cette crise? Qui représente-t-il: La diaspora congolaise? Le peuple belge? La classe dirigeante belge?Le peuple congolais? La classe dirigeante congolaise? Quelle ambiguité... A-t- il été mandaté, alors par qui et au nom de qui? Je pense que ses propos à lui ne sont pas représentatifs de la population congolaise où qu'elle se trouve et qu' à l'origine, il n'y a pas eu de sondage à grande échelle de cette même population concernant leur point de vue auquel ne s'engage que seul Mr. Bob Kabamba dans son interprétation. Qu'il sollicite d'abord le Président Joseph Kabila à la révision de la 'Constitution congolaise' par voie référendaire avant de parler au nom des congolais. Le rôle de rapporteur est attribué à une catégorie de professionnels. Et non absolument à un professeur.Nous déplorons et fustigeons l'amateurisme et le parti pris dans cette crise diplomatique belgo congolaise. C'est au peuple congolais, qui est souverain, lui même de s'exprimer dans un vrai sondage. Il est passé le temps où la parole était confisquée au peuple congolais. Ces méthodes sont révolues" . Nous avons déceler les inconhérences de celui qui joue au Matamore auréolé d'avoir bidouillé avec d'autres la constitution de la Troisième République.

Bob Kazadi KABAMBA n'est pas un constitutionnaliste. Il est chargé de cours adjoint en Science Politique de l'Université de Liège. Il est Echevin de la Commune de Dour, en Wallonie. Echevin en France est l'équivalent d'un conseiller municipal et d'un conseiller communal en République Démocratique du Congo. La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. Il ya un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution. Or Bob Kazadi KABAMBA qui a quitté le pays de Lumumba-plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique.

Après les études, il en a profité pour vite demander la nationalité Belge. Bob Kazadi KABAMBA ne connait pas le Congo puisqu'il n'y vit pas. S'il connaissait la République Démocratique du Congo et était conscient des souffrances de sa population, de l'affaiblissement de l'Etat Congolais, disons plutôt de son Non-Etat, il n'aurait pas encouragé que dans la constitution soit inscrit des articles qui peuvent pousser à la balkanisation de la République Démocratique du Congo, par le passage de 11 à 26 provinces (Kinshasa, la capitale est aussi une province). Il ne suffit pas de nous renvoyer à la figure que la constitution actuelle fait référence à celle de Luluabourg et des résolutions de la Conférence nationale Souveraine pour nous convaincre. "La nouvelle Constitution rappellera aux connaisseurs de l’histoire de la RDC, celle de 1964, dite de Luluabourg. Une série d’options fondamentales s’y retrouvent, notamment le système semi-présidentiel «à la française» avec un exécutif bicéphale qui peut faire frémir les historiens du Congo, l’autonomie très grande qui y est laissée aux provinces par la désignation des Gouverneurs et l’élection des sénateurs par les Assemblées provinciales, la conférence des Gouverneurs, ainsi que par la représentation de l’autorité coutumière ".

En 1964, la République Démocratique du Congo ne subissait pas une guerre d'agression de la part de ses voisins. La Conférence Nationale Souveraine n'a jamais été une transition des seigneurs de guerre encore moins des composantes et entités. Certains districts qui doivent devenir des provinces n'ont ni routes, ni dispensaires, ni bâtiments administratifs. La restitution des 40 % aux provinces pose déjà un grand problème pour le fonctionnement de ces dernières. Le pouvoir central utilisant les entreloupes pour ne pas restituer aux provinces ce qui leur est dû. La République Démocratique du Congo tiendra-t-il les coups de la décentralisation sans basculer vers la balkanisation?

La majorité des Sénateurs ont été recalés aux élections législatives. C'est puisque les Sénateurs devaient être élus par les députés provinciaux, les achats de conscience et la corruption aidant qu'une bonne partie de ceux qui avaient échoués aux législatives se retrouvent au Palais du Peuple.

Le fait d'avoir été de tous les voyages de Louis Michel en République Démocratique du Congo, d'avoir logé à l'hôtel Memling de Kinshasa, fait-il de Bob Kazadi KABAMBA un grand connaisseur du Congo profond? Y a toujours une différence entre la connaissance livresque et la dure vraie réalité du terrain. Un séjour de trois jours tous frais payés est différent d'un long séjour, après 21 ans de vécu à l'extérieur de son pays d'origine. Le parti pris pour Louis Michel contre Karl de Gucht est flagrant dans les propos de notre professeur Congolo-Belge, n'en déplaise à ce dernier, les congolais les plus lucides préfèrent de loin le langage franc de Karl de Gucht, le ministre des Affaires Etrangères des belges. Il y a moins de 6 mois à Londres, lors de la conférence "Europe-Africa: the indispensable paternship", les quolibets, sifflets et cris, des Congolais avaient fusé de partout puisque Louis Michel y participait. Cfr. Youtube Louis Michel.

l’article 10, l’alinéa 3 dit ceci : «Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance». En ce qui concerne la nationalité acquise, le projet précise que l’acquisition ne peut être qu’individuelle, à l’exclusion de l’acquisition collective.

Dans un article collectif( Nicolas Banneux, Dr Evariste Boshab, Dr Marc Bossuyt, Dr Bob Kabamba et Dr Pierre Verjans) dont le titre est: "République Démocratique du Congo : une Constitution pour une Troisième République équilibrée" la question sensible de la nationalité congolaise n'a que quelque lignes "le projet consacre le principe de l’exclusivité de la nationalité congolaise, ce qui implique que celle-ci ne puisse être acquise sans abandonner une nationalité déjà possédée et qu’une autre nationalité ne puisse être acquise sans perdre la nationalité congolaise. Le constituant a explicitement distingué les Congolais dont la nationalité est d’origine de ceux dont elle est acquise. La distinction se voit conférer une incidence limitée à la faculté d’occuper certaines fonctions éminentes réservées aux Congolais d’origine. Les craintes des Congolais quant à la nationalité peuvent cependant sembler exagérées eu égard à l’évolution de cette problématique sur le plan mondial18 ; le métissage et l’ouverture rendent désormais les États plus forts.il ignore le Congo profond.

Les intentions sont peut-être bonnes mais Bob Kazadi KABAMBA et ses lobbyistes Belges ne disent pas comment la République Démocratique du Congo Congo pourrait arracher les cartes d'électeurs aux interhamwes, aux Rwandais, aux Burundais, aux Angolais et autres peuplades des 9 pays voisins de la République Démocratique du Congo qui se sont enrôlés frauduleusement? La carte d'électeur faisant office de carte d'identité, ils sont devenus citoyens Congolais.

Peut-on affirmer sans peur de se tromper que puisque les Congolais ont voté par référendum la constitution de Louis Michel et Bob Kazadi KABAMBA que la République Démocratique du Congo est une démocratie? Peut-on passer au Référendum sans au préalable avoir fait le recensement de la population comme c'est le cas en République Démocratique du Congo? L'intelligence obscurcie de notre professeur le pousse à la confusion entre la procédure et le régime démocratique.

La coopération internationale et le développement ne doivent jamais être utilisés comme armes d'assujettissement, de domination pour des dividendes politiques, diplomatiques et financiers. Le fait que l'Union Européenne par Louis Michel interposé a financé les élections en RDC, les Congolais n'avaient-ils aucun droit de s'exprimer sur les choix de leurs dirigeants?

En avril dernier, les 106 assistants des Sénateurs avaient déclenchés une grève pour le paiement de leurs émoulements. Les Sénateurs s'étant augmentés de 6.500$, ils sont passés à 8000 $. Chaque assistant avait droit à 500 $, non payés dans leur majorité alors qu'ils sont membres de famille proches des sénateurs. Bob Kazadi KABAMBA est vite descendu à Kinshasa pour organisé un séminaire de deux jours (10 au 12 avril 2008 au Palais du peuple) pour demander aux assistants de se taire car ils n'ont pas étaient élus. Pas élus veut simplement dire demeurer bouche-bée dans l'entendement de ce professeur de science politique de l'Université de Liège. C'est regrettable.

Aucun remord pour les assistants non payés, silence radio sur les fosses communes des adeptes de Bundu Dia Kongo dans les Bas-Congo, refus de dénonciations des tortures, des arrestations arbitraires, de la guerre qui sévit à l'Est de la République. La mémoire sélective de Bob Kazadi KABAMBA, sur les situations que vivent les Congolais, est étonnant.

Lorsqu'on se réfère aux statuts Ecolo, parti politique dont fait partie Bob Kazadi KABAMBI, l'article.2 est explicite: ECOLO lutte de façon permanente pour une démocratie réelle et participative. Notre organisation interne:

1. s’inscrit en cohérence avec nos propositions pour la gestion de la société.

2. est soumise à une double exigence :  assurer les missions du parti au service de l’écologie politique de la façon la plus simple, la plus efficace, la plus rapide et la moins contraignante possible ;  assurer un maximum de participation et de contrôle aux membres et éviter la concentration du pouvoir entre les mains d’un petit nombre.

3. est fédérale et participative.

4. conjugue démocratie directe et démocratie représentative. Elle repose, notamment, sur les principes suivants :  Autonomie et fédération des Groupes locaux et régionaux, intégration d’ECOLO au sein du Parti Vert Européen et, le cas échéant, au sein d'organisations écologistes internationales; L’autonomie a pour corollaire une concertation permanente entre les différentes instances et des procédures de co-décision. La démocratie participative implique des décisions prises après débat le plus large possible tant aux différents niveaux d’organisation du parti qu’au sein des différentes instances concernées. Pourquoi Bob Kazadi KABAMBA ne souhaite-t-il pas cette même démocratie participative aux Congolais? Pourquoi se fait-il complice des actes qui relèvent d’un manque de respect vis-à-vis de la souveraineté et de l’autonomie de notre peuple?

Le Congo a besoin pour se développer de tous ceux qui croient en lui. Pour des intérêts personnels, on n'a pas droit de sacrifier l'avenir de toute une nation. Faire partie de la race de ceux qui croient que les loups lettrés doivent tondre les moutons ignares, est une erreur monumentale. A l'heure où le Congo est à genoux et doit se mettre débout, il n'y a de place pour les pyromanes. Avec des "étiquettes trompeuses" de la démocratie, continuer à faire croire aux membres de l'Union Européenne que la République Démocratie du Congo est devenue une démocratie depuis les fameuses élections de 2006, est un non-sens et une responsabilité énorme. Refuser aux Congolais d'aspirer à la démocratie, se faire complice des situations infrahumaines que subissent les ressortissants de son pays d'origine, et s'y complaire est un manque d'humanité criant. Nous espérons que tous les matins, Bob Kazadi KABAMBA se regarde dans la glace et se rase tranquillement en ayant sa conscience avec soi.

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vendredi 4 juillet 2008

Jacques MATANDA soumet un Mémorandum à Monsieur Wang Qishan, Vice-Premier Ministre Chinois lors de sa visite à Maryland aux Etats-Unis

Monsieur Wang Qishan, le vice-Premier Ministre de la République populaire de Chine a effectué dernièrement une visite de travail à Annapolis, Etat du Maryland, aux Etats-Unis pour participer au quatrième tour du Dialogue économique stratégique Chine-U.S.A. Le dialogue a eu lieu les 17 et 18 juin dernier à Annapolis (Maryland). Le vice-Premier ministre Wang Qishan, représentant spécial du président chinois Hu Jintao, et le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, représentant spécial du président américain George W. Bush, ont présidé ensemble cette conférence. C'est à cette occasion que Jacques Matanda ma-Mboyo Kudia-Kubanza , le représentant de l'Udps aux Etats-Unis a soumis un Mémorandum concernant le contentieux relatif aux investissements chinois en République Démocratique du Congo, au Vice Premier Ministre Chinois. Et la copie de ce Mémorandum a été transmis à tous les membres de l’Organisation des Nations-Unies ainsi qu'aux instances dirigeantes de l’UDPS. En voici la teneur et contenu.

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mercredi 9 juillet 2008

A quoi sert le G8 ?

C’est dans un paysage bucolique du nord du Japon, au bord du lac Toya à Hokkaido que s'est tenu la rencontre de trois jours des dirigeants des pays industrialisés du G8 avec pour toile de fond le choc pétrolier, l’inflation alimentaire et la crise mondiale du crédit.

Avez-vous remarqué que les 7 pays africains invités représentaient 4 régions du Continent:l’Afrique du Sud (Afrique Australe), l’Algérie (le Maghreb), l’Éthiopie et la Tanzanie (l'Afrique de l'Est), le Ghana, le Nigeria et le Sénégal (l'Afrique de l'Ouest). Aucun pays de l'Afrique centrale n'a été invité. Et la République Démocratique du Congo, la grande muette , avec ses 5.000.000 des morts continue à briller par l'absentéisme.

Le président Wade a-t-il eu raison de sonner l'hallali "l'Afrique ne veut plus de nouvelles promesses non tenues du G8" ? Pourquoi toujours cette politique de la main tendue et de la mendicité? Les peuples africains veulent-ils des despotes illégitimes qui sillonnent la planète en quête d'une aide internationale dont leurs concitoyens voient rarement la couleur ? les 60 milliards de dollars promis aux pays africains ne risquent-ils pas de gonfler les fortunes déjà amassées illicitement en Suisse et ailleurs par nos dirigeants, d'encourager la tricherie et la démesure des campagnes électorales ainsi que les grosses commandes d'armement à des fins repressives des populations sans défense? Où ira cette aide? Qui en profitera? Après un demi-siècle d'indépendance quel est le bilan de nos pays? Vous attendez de l’aide, commencez par vous aider vous-mêmes ! Même si, à l’évidence, la sincérité du message peut être contestée, elle ne manque pas de vérité. Au-delà des jeux de puissances et des solidarités verbales, la question de la gouvernance africaine est primordiale et ce fait aussi est une promesse non tenue.

Dans son blog, conversation avec Jacques Attali , ce dernier écrit sur le G8:

il avait promis, en 2005, lors du sommet de Gleneagles en Ecosse, de doubler son aide à l'Afrique, pour la porter à 50 milliards de dollars par an d'ici 2010, un objectif aujourd’hui hors de portée. D’autre part, il est incapable de trouver des réponses aux sujets qui le concernent au premier chef, tels la crise financière ou les économies d’énergie. Enfin, les Huit ne peuvent plus discuter seuls des grands sujets du monde : Parler du pétrole sans les pays producteurs, de la crise alimentaire sans l’Afrique, des biocarburants sans le Brésil, des émissions de gaz à effet de serre sans l’Inde et la Chine est grotesque. Certes, aprés une

Mettre en place une vraie gouvernance mondiale, aujourd’hui si nécessaire, exigerait de prendre trois décisions simultanées : 1°. Elargir le G8 à la Chine, l’Inde, le Nigéria, l’Egypte, le Brésil, un représentant de l’OPEP et deux représentants des pays les plus pauvres. 2°. Fusionner le nouveau G16 et le Conseil de sécurité en un « Conseil de Gouvernance », regroupant puissance économique et légitimité politique. 3°. Placer le Fonds Monétaire, la Banque Mondiale et les autres institutions financières internationales sous l’autorité de ce Conseil de Gouvernance, lui donnant les moyens d’agir. Tout cela peut être décidé en moins d’une heure.

Comme à tous ces sommets, plusieurs centaines de manifestants étaient présents et la sécurité est omniprésente.

Pour comprendre le G8, un historique est indispensable, cernant les origines et les significations du mécanisme, ainsi que ses évolutions.C'est ce que nous avons tenté de faire

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samedi 12 juillet 2008

Rencontre avec Nimba MPELE

Nimba Mpele est le Secrétaire Général du Rassemblement des Démocrates Progressistes (R.D.P). Descendant du roi Ngeli Boshini, originaire de Mansele-Bolobo dans le Yumbi, district du plateau Mayi-Ndombe, en République Démocratique du Congo. Victime du rouleau compresseur PPRD lors des élections 2006, Nimba Mpele continue à se considérer comme l'élu "du coeur" sans siège au parlement des populations de Yumbi, dans le Bandundu. Depuis son retour à Paris, il ne décolère pas de s'être fait voler son siège par des élections truquées. Universitaire, le Secrétaire général du Rassemblement des démocrates progressistes, Nimba Mpele est en première ligne et sur tous les fronts pour les événements qui touchent la République Démocratique du Congo. Connu des professionnels des médias de la diaspora (radio, télé, presse écrite), cet acteur politique, spécialiste en Armements -il a une maitrise en Armement de l'université de Marne la Vallée et a pu faire son stage de fin de cycle au Ministère de la défense à Paris. Pacifiste engagé et convaincu, il est expert en relations internationales et stratégiques. Notre rencontre a eu lieu dans un restaurant au quartier d'affaires de la Défense.

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mercredi 30 juillet 2008

Paris Quartier d'été: Faustin Linyekula, chorégraphe congolais au Palais Royal !

La République Démocratique du Congo sera à l'honneur du 13 au 15 août prochain au Palais Royal, cour d'Orléans dans le 1er arrondissement de Paris. Le chorégraphie Faustin Linyekula (photo ci-haut) ne sera pas seul sur scène, il y aura aussi avec Serge Kakudji (contre-ténor), Dinozord, Papy Ebotami et Djodjo Kazadi (danseurs); sans oublier le comédien Papy Mbwiti .

Le clown Kabako s’en allait sur les routes des villes et des villages, vendant non pas des rires ou des larmes, mais des bouts de rêve. Sa besace pleine de poèmes, partout il chantait : « Je suis Kabako, c’est moi Kabako, encore Kabako, toujours Kabako, et c’est quand il y a Kabako que Kabako devient Kabako ». Alors surgissaient des ruines et des champs brûlés, l’insouciance des enfants rassasiés et la grâce des belles femmes, la douceur des rois justes. Il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le premier acte. À l’aube ne restait pourtant des chansons qu’une oraison funèbre – « Kabako est mort de la peste, Vive Kabako ! » ; ne restaient des fées que des fragments de visages et de voix : il était une fois Vumi, condamné à mort pour haute trahison. Il était une fois Aimé, Jean-Paul, Akim, Mobutu, Kisangani, République Démocratique du Congo, ex-Zaïre, ex-Congo Belge, ex-Etat Indépendant du Congo. Il était une fois sous la croûte des noms et des lieux familiers l’espérance d’un nouveau conte enchanté…

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samedi 28 février 2009

RDC, la République des girouettes, fossoyeurs et faussaires !

Criminel Rwandais Laurent Nkundabatwaré

Pour mieux formater les esprits, face à la nième agression-invasion de la République Démocratique du Congo, les médias internationaux ont présenté Laurent Nkunda Batwaré comme un tutsi-congolais. Depuis sa vraie-fausse arrestation dans son pays le Rwanda, le mercenaire Nkunda brandit sa nationalité rwandaise en exhibant sa vieille carte d'identité rwandaise qu'il avait acquise quand il avait intégré l'Armée patriotique rwandaise (APR) en 1991, en qualité de Sergent, pour échapper à la justice internationale pour crime contre l'humanité,viols, massacre des populations civiles, enrôlement forcé des enfants soldats...

C'est un silence-radio de ceux qui avaient réduit les atrocités de CNDP de Nkunda à un problème ethnique, et justifiaient les crimes de Batwaré tout en traitant les congolais qui dénonçaient les méfaits des Nkundistes des extrémistes, aigris etc. Aujourd'hui,ils se débinent et rasent les murs. C'est aussi, un silence plat chez les apprentis sorciers, faiseurs de paix qui ont banalisé les tueries et crimes commis sur le sol congolais par le marionnette de Kigali et qui ont contraint le gouvernement congolais à négocier avec un mercenaire par des rencontres internationales Nairobi I, II , III etc

On se souviens encore de la visite de Kä Mana à Goma et de la lettre ouverte à Kä Mana du professeur J. K. Sabuni du Collège Of Science University Of South Africa concernant Nkunda et les Nkundistes.

Chapeau bas à Honoré Ngbanda, Théodore Ngoy, Wivine N'landu, Djamba Yohé, Marie Jeanne Sindani et tous les compatriotes qui sur Réveil FM n'ont cessé d'alerter l'opinion congolaise et internationale de l'agression du mercenaire Laurent Nkunda, sujet rwandais contre la République Démocratique du Congo.

S'il est vrai que le 02 janvier 2008, Nkunda dans une interview à la Radio Bwiza FM avait déclaré:« Et bien! Si vous entendez par soldats Rwandais tous ceux qui ont servi un jour dans le Front Patriotique Rwandais le FPR et ensuite dans l'Armée Patriotique Rwandaise l'APR du général Paul Kagame, alors le peuple congolais a un sérieux problème à résoudre, car son propre Président élu au suffrage universel direct à plus de 58% des voix, je cite Joseph Kabila, est non seulement d'origine Tutsie comme moi, mais il est aussi un ancien soldat du FPR comme moi. » Et Nkunda d'ajouter: « Cherchez donc l'erreur! ».

Avec cette déclaration de Nkunda sur Joseph Kabila, Le Congo risque de se retrouver un jour, comme le Pérou avec Alberto Kenya Fujimori. Il fut président du Pérou du 28 juillet 1990 au 21 novembre 2000, accusé de crimes contre l’humanité au Pérou, il avait brandit sa nationalité japonaise pour échapper à la justice pérouvienne. Après 5 ans d'exil volontaire au Japon, il a fini quand même par être arrêté au Chili peu de temps avant l’élection présidentielle de 2006.

Le Congo donne l'image d'un pays où le désordre est organisé, un capharnaüm politique où la classe politique pour le besoin du ventre est enclin à la versatilité, l’opportunisme et l’inconstance. Les politiciens congolais sont des « girouettes » ou des « caméléons » toujours protéiformes et insaisissables, qui se sont imposés comme des éléments incontournables de la classe politique congolaise.

La palinodie politique ou le « transformisme politique » s’est incrusté comme un des comportements les plus répandus.

Dans les années de l'indépendance, ils se disaient Lumumbistes, ils sont devenus Mobutistes, Ils ont viré vers le Kabilisme avec M'zée Laurent Désiré Kabila, avec la transition et les élections de Louis Michel de 2006, ils se sont déclaré Joséphistes.

Les fossoyeurs et faussaires de la République sont nombreux au pays de Nzinga Kuvu. Dans la longue liste des faussaires, nous avons retenu sans exclusive trois institutions de la transition 1+4=0: le parlement de transition de Olivier Kamitatu, la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Malu Malu, la Haute Autorité des Médias (HAM) de Modeste Mutinga.

«Des Machiavel sans qualités»

La Vie et l’histoire d’une Nation sont meublées positivement et négativement d’événements. Mais les événements sont les résultats des Pensées, des Intentions et des Actes des Êtres Humains partageant en commun le sentiment d’appartenir à la même Nation ou à la même Communauté.

Tandis que les Humains qui sont les auteurs d’événements positifs dans la vie nationale sont auréolés de gloire et d’éloges, les citoyens ayant accompli des actes peu honorables doivent être bruyamment décriés et dénoncés de manière spontanée, voire écartés brutalement de la gestion de la chose Publique et puis jetés aux oubliettes.

Or, au Congo-Kinshasa, les magouilleurs et fossoyeurs de la République sont parvenus à délégitimer les confrontations d’opinions politiques et à imposer un régime régime dictatorial, tyrannique et corrompu», un régime qui tourne le dos aux modalités démocratiques de la vie politique. Les inconstants politiques, les girouettes politiques ont érigé un contre-modèle: la non-confrontation des idées pour étouffer l'émergence d'un véritable pluralisme politique en République Démocratique du Congo.

Des Machiavel sans qualité ont rompu avec l'idéal républicain de l'éthique du service de l'Etat qui s'est transformé en un comportement favorable à la défense des intérêts politiques partisans et sociaux des ventres des "notables". Il y a une grande espérance chez les Congolais en RDC. Les Congolais sont toujours là entrain d' attendre sans trop savoir d’où viendrait leur salut. Les fossoyeurs de la République ont réussi à faire de Congolais " un peuple en attente". Nous avons attendu la Conférence nationale avec Etienne Tshisekedi, "la libération " avec Laurent Désiré Kabila, la fin de la guerre avec les accords de paix de Sun City signés par les fils égarés, on a eu la transition avec les seigneurs de guerre et la IIIème République avec des girouettes et faussaires

Olivier Kamitatu, le «Judas» entre en scène

Transfuge du MLC, aux yeux de l'opinion il apparait toujours comme un Judas qui a trahi Jean Pierre Bemba qui avait fait de lui, le secrétaire général de son parti et président de l'Assemblée Nationale durant la transition. La raison de sa traitrise, Olivier Kamitatu aurait voulu s'enrichir trop vite pour récupérer ses années engagées en rébellion. Avec l'appui de Louis Michel, Olivier Kamitatu va corrompre les députés de la transition en offrant à chaque député (avant qu'il ne soit démis du perchoir, la précision est de taille) une Jeep X-trail pour voter à l'avat-vite le projet de constitution de Liège qui devrait être soumis au référendum. Olivier kamitatu sera présent au port de Boma dans le Bas-Congo lors du dédouanement(livraison gratuite à chaque député) des jeeps. Dans une interview accordée à Marie France Cros de la libre Belgique en décembre 2005 lors de son passage à Bruxelles. Le Président démissionnaire (viré du MLC pour sa traitrise) de l'organe législatif national ne s'est pas gêné de déclarer qu'il y aurait eu un toilettage d'un texte législatif approuvé par l'Assemblée nationale, en dehors de cette institution. Cette opération s'était déroulée à huis-clos entre individus non élus par le peuple congolais, qui s'étaient arrogé le droit de légiférer en modifiant des documents officiels dans leur salon. Toilettage? Est-ce une procédure ou une opération régie par des textes légaux ou bien une opération maffieuse en vue de satisfaire à ses propres souhaits et caprices? de nombreux articles de la Constitution de Liège (au détriment de la riche potentialité nationale-projets et textes constitutionnels existants, expertise nationale en la matière, etc.) ont été contestés et critiqués par d'émminents spécialistes.

Des parlementaires avaient modifié à l'insu de l'Assemblée des articles du projet de Constitution voté par le Parlement dans la version paraphée le 20 mai et publiée au «Journal officiel». Cette version différait de la version votée et vulgarisée, par le pouvoir accru qu'elle accorde au chef de l'Etat. Olivier Kamitatu, reconnaissait que le texte vulgarisé par la Commission électorale indépendante n'était pas celui qui, désormais, «fait foi» ; il affirmait que seuls deux articles (78 et 139) ont été modifiés «lors du toilettage» du texte qui précède la publication. En conséquence, l'article 78 prévoyait maintenant que le président «nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation» et non plus «après consultation de celle-ci».

La modification de l'article 139, précisait M. Kamitatu, donnait au «Premier ministre» et non plus au «gouvernement» le pouvoir de saisir la Cour constitutionnelle pour déclarer une loi non conforme.

Tout document approuvé par un vote après débats contradictoires à l'Assemblée nationale pouvait-il faire l'objet d'aucune modification ? Ne fut-ce qu'un ajout d'une ponctuation pouvait-elle se faire sans repasser par la voie parlementaire pour être de nouveau approuvé ? Modifier des articles d'une loi sans en référer au Parlement n'est-ce pas une tricherie ?

Olivier Kamitatu ne s'est sans doute pas rendu compte de la gravité de cette déclaration qui confirme la forfaiture. Quelle est la valeur juridique du texte du projet constitutionnel qui a été soumis au référendum du 18 décembre 2005 ? Document que les plus hautes autorités de l'Etat, de la transition ont publié au journal officiel alors que les modifications n'avaient jamais fait ni l'objet d'un débat au parlement, ni approuvées ni votées. Le faux en écriture ne constitue-t-elle une forfaiture ? Le texte de projet constitution a été sournoisement trafiqué et c'est un faux qui a été soumis au référendum populaire en République Démocratique du Congo. Olivier kamitatu, président de l'Assemblée nationale devra répondre pénalement un jour de la tricherie du texte constitutionnel.

C'est la commission politique, administrative et juridique de l'Assemblée Nationale de Kamitatu qui a préconisé la dérive sur les pouvoirs du chef de l'Etat.

Les députés sous Olivier Kamitatu nous ont préparé à une dictature constitutionnelle:la prééminence du Président de la République sur le Premier Ministre. Le bicéphalisme de l’éxécutif tel que conçu par l’avant – projet de constitution n'a pas déterminé avec précision les rôles du Président de la République et du Premier Ministre. L’article 79 énonce : "Le Président de la République détermine la politique de la nation de concert avec le Premier Ministre".

Judas à la nation, Olivier Kamitatu espérait devenir le premier ministre de la balbutiante III République, d'où une Constitution taillée sur mesure.

Quelle est la forme de l'Etat de la RDC ? La précision des concepts s’impose. On appelle Etat Unitaire celui dans lequel une volonté politique unique s’impose à l’ensemble de citoyens, lesquels sont par conséquent soumis aux mêmes lois dans tous les domaines.

L’administration de l’Etat Unitaire est susceptible d’être aménagée de divers façons : l’Etat Unitaire peut être plus ou moins centralisé ou décentralisé.

L’Etat Unitaire est centralisé lorsque les décisions non seulement dans le domaine politique mais aussi en matière administrative relèvent du pouvoir central.

L’Etat Unitaire décentralisé est celui dont les décisions administratives à prendre pour l’exécution des lois et intéressant plus spécialement certaines catégories de citoyens sont prises, sinon par les intéressés eux-mêmes, du moins sous leur contrôle, par des autorités qu’ils ont élues. La décentralisation peut être fonctionnelle ou territoriale.

La décentralisation fonctionnelle est le procédé qui consiste à reconnaître à certains services publics une autonomie permettant de faire participer les administrés à leur gestion. La décentralisation territoriale consiste à reconnaître cette autonomie aux circonscriptions administratives de l’Etat.

Elles deviendront des collectivités territoriales qui s’administreront elles-mêmes dans le cadre des lois qui seront chargé de les appliquer.

Un Etat est dit fédéral quand les Unités Territoriales qui le composent sont dotées, en matière constitutionnelle, législative et juridictionnelle, d’une autonomie telle qu’elles méritent le nom d’Etats, bien qu’elles n’aient pas un principe de compétences internationales. L’Etat fédéral est donc un Etat composé de plusieurs autres Etats avec lesquels il partage les compétences qu’exerce ailleurs l’Etat Unitaire .

Le choix de l’Etat Unitaire fortement décentralisé est problématique car depuis le vote de la Constitution de Liège, le pouvoir central peine à restituer les 40 % aux gouvernements provinciaux.Déjà avec 11 provinces, le régime joséphiste a du mal, on peut deviner la suite lorsque la RDC aura 26 provinces.

Calmer les esprits, les fossoyeurs arguèrent que la Constitution allait être révisée par le prochain Parlement élu dès son entrée en fonction, argument qui a par ailleurs été brandi pour passer sous silence certaines anomalies constatées juste avant le référendum, telle que l’insuffisance de la vulgarisation du projet de Constitution à soumettre au vote, ou l’existence de deux projets de Constitution différents

Malu Malu, l'abbé tripatouilleur des urnes

Abbé Malu Malu à Bruxelles

Il a fallu attendre plusieurs mois avant de voir la Commission Electorale Indépendante (CEI), organe d’importance capitale dans le déroulement du processus électoral, prendre effectivement du service pour des raisons dites budgétaires. Au même moment, plusieurs rapports d’experts sur la gestion du pays par le gouvernement de Transition faisaient état des dépenses opulentes et de prestige, de « corruption verticale, de pillage systématique et de la mauvaise gestion des finances publiques », pour reprendre les propres propos de Karel de Gucht, ministre belge des affaires étrangères ; déclarations faites en avril 2005, à Washington, à l’issue de sa rencontre avec la Secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice." Comme si l’Accord global et inclusif n’avait d’autre finalité que d’enrichir des individus au détriment de l’Etat et du peuple", avait poursuivi le chef de la diplomatie belge avant d’exprimer sa crainte de se retrouver, après les élections, face aux mêmes tares.

Ce comportement de la coalition gouvernementale congolaise, joint aux nombreuses tergiversations des parlementaires congolais dans l’élaboration des instruments législatifs censés régir le processus électoral ont montré que le gouvernement de Transition 1+4=0, avait l’intention de freiner autant que possible la marche vers les élections pour assurer leur maintien au pouvoir.

La CEI a été financée, pour près de 90 % de son budget, par la Communauté internationale (Union européenne), le gouvernement congolais n est intervenu que pour près de 10 %. Fait inacceptable pour un pays comme le Congo dont les innombrables ressources continuent à enrichir des individus.

Malgré les nombreuses difficultés organisationnelles liées à la dimension du pays et au manque d’infrastructures de communication, un peu plus de vingt cinq millions d’électeurs furent enrôlés pendant près de 6 mois, sur une population estimée à quelques 60 millions d’habitants. Mais cela le processus fut vicié, défaillant et non inclusif ; et la CEI partiale, voire inféodée au pouvoir en place.

le 20 janvier 2006, un collectif d’une trentaine d’associations de défense de droits de l’Homme, dénonçait des « irrégularités » et de la « tricherie » constatées lors du scrutin et considère également le processus électoral comme « biaisé ». Malu Malu avait dû enfiler un gilet pare-balle et monter dans un char de la Monuc avec pour se rendre à la Radio Télévision Nationale Congolaise afin de prononcer le résultat des élections présidentielles.

Les Congolais se sont plaint des fraudes massives de la CEI. Par exemple, Le lundi 14 Novembre 2005, la CEI avait annoncé la détection partielle de 150.199 cas de doublons sur les listes électorales de la ville-province de Kinshasa en attendant de traiter 121.118 cas restant.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, sur le référendum (Cojeski RDC référendum www.worldvotenow.com/downloads/rgmgrc2006.pdf ). Plusieurs autres griefs ont été rélèvés contre La CEI de Malu Malu:

- les incohérences de la loi sur la nationalité ;

- l’exclusion des congolais vivant à l’étranger ;

- la problématique des non inscrits ;

- le déficit dans la vulgarisation du projet de constitution ;

- les allégations de disparition des kits d’enrôlement ;

- l’inaccessibilité de certaines parties du pays ;

- les contestations autour de la liste électorale avec les abstentions,

- l’exclusion des certains partis politiques ;

- la manque d’organisation de la part de la CEI dans le déroulement des opérations d’identification et d’enrôlement ;

- la fiabilité des chiffres avancés par la CEI faute des témoins des autres partis politiques et des observateurs indépendants ;

- le régime politique et architecture des Institutions de la troisième République ;

- l’enrôlement des électeurs avant le recensement des congolais ;

- les irrégularités qui ont caractérisé le processus d’identification et d’enrôlement des électeurs sur l’ensemble du pays qui a une incidence sur le découpage des circonscriptions électorales.

- carte d’enrôlement confondue en carte d’identité ;

- kits d’identification et d’enrôlement des électeurs volés en provinces ;

- la rupture du consensus politique ;

- la rupture du consensus électoral ;

- l’inaccessibilité de certaines parties du pays ;

- la fiabilité des chiffres communiqués chaque dimanche par la CEI ;

- l’exclusion dont fait l’objet certains partis politiques ;

- les difficultés de communication dans certaines parties du pays ;

- le fait que les données de la CEI soient communiquées par téléphone mobile ;

le recours aux agents de l’état civil n’est pas prévu par la loi et cette pratique est une entorse de la loi. Ceci a permis l’enrôlement des étrangers.

- L’encre indélébile peu fiable ; - La possibilité de s’enrôler plusieurs fois ;

- Fiche d’identification non codifiée.

- Ordinateurs non adaptés aux conditions climatiques du pays ;

- Le personnel peu qualifié ;

- Centralisation de l’administration des opérations électorales ;

- Amateurisme dans l’organisation des opérations électorales ;

- Esprit marchand dans le processus électoral (busness électoral) ;

- données techniques transmis par téléphone donc peu fiables ;

- Absence de suivi des opérations par les opérateurs politiques et les observateurs indépendants ;

- Les résultats jamais tamisés. Effets sur le processus - Taux d’abstention élevé, - méfiance entre acteurs politiques ;

- corps électoral difficile à dégager

- Contestations à tous les niveaux ;

- Illégitimité accentuée ;

- Mégestions et détournements ;

- Infiltration par des étrangers ;

- Enrôlement des militaires ;

Ce qui accentua le sentiment de tricherie est que Louis Michel et l'Union européenne n'avaient pas prévu le second tour des élections présidentielles.

Modeste Mutinga, le Pit-bull repus qui a mordu la liberté de presse en RDC

Après avoir présidé la fameuse "HAM", Modeste MUTINGA sans transition siège au Sénat pour le compte de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP).

Mangeur à tous les râteliers, hier Modeste Mutinga était Tshisekediste lorsque l'Udps avait le vent en poupe, aujourd'hui il est Joséphiste, pour avoir museler les journalistes et bâillonner les acteurs politiques sous la transition, il a été récompense par Joseph Kabila. Modeste Mutinga Mutwuishayi est rapporteur au Sénat pour le compte de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP).

lLa Haute Autorité des Médias (HAM) avec Modeste Mutinga Mutuishayi s'était transformée en taureau donnant de coups de cornes à tous vents aux journalistes,aux acteurs politiques de l'opposition ainsi que les médias.

Chaque soir à la Radio Télévision nationale Congolaise (RTNC) ainsi que sur les chaines privées de Kinshasa, Modeste Mutinga, président de la HAM, qui ne sait pas "déléguer", lisait tout seul ses suspensions farfelues et alambiquées sur les journalistes, les acteurs politiques et les médias suspendus etc.

Par manque de pédagogie et la volonté de personnaliser à outrance le pouvoir de cette institution, les suspensions étaient lues à la télévision sans au préalable avoir signifié les intéressés.

Un confrère avait appris sa suspension en écoutant la radio dans un taxi.

La volonté de dominer voire d'écraser les journalistes était manifeste dans le chef de Mutinga.

Venant de la presse écrite sans aucune notion de l'audiovisuel, on aurait pensé dans l'esprit de la confrérie que Modeste Mutinga qui n'était plus "flic" sous Mobutu depuis quelques années, serait l'artisan de la défense de la liberté de la presse dans notre pays.

Erreur,l'ancien policier a retrouvé à la tête de la HAM ses anciens réflexes: les méthodes de flicages, les accusations des confrères auprès de services notamment l'Agence Nationale de Renseignements (ANR),les délations, les médisances, les accusations fortuites, la livraison des journalistes aux flics... étaient devenu monnaie courante.

Sous son rire arcquois , c'est un pit-bull tueur qui s'y est caché.

La marche pacifique du 30 juin 2005, p de l'Udps et alliés pour réclamer la fin de la transition 1+4=0 fut réprimé dans le sang .

Les journalistes de Raga TV qui diffusait en direct cette marche furent cueillis comme des fruits murs dans leur rédaction par les agents de l'Agence National des Renseignements(ANR) avec l'aval et la complicité de Modeste MUTINGA. Les caméras furent confisquées, les confrères qui étaient sur terrain furent interpellés leurs caméras et magnétophones arrachées, les bandes détruites. La HAM sous Mutinga a toujours fonctionné non pas comme l'organe de régulation mais plutôt comme la super structure des médias qui devraient régenter et brimer les indépendances éditoriales des journaux, radios et télés.

Les statuts de la HAM ont été copiés de l'instance de régulation du Benin saupoudré des articles copiés in texto du conseil supérieur de l'audiovisuel Français (CSA) sans tenir compte des évolutions démocratiques au Congo démocratique.

Malgré les reticenses et les corrections apportés aux statuts lors des ateliers de centre Bondeko à Limeté mais surtout de la rencontre dans la salle de conférence de l'agence congolaise de Presse (ACP) dont le référant juridique fut le bâtonnier Mbuy Mbiyé qui mit en garde les professionnels de médias de ne pas accorder le plein pouvoir à une instance de régulation surtout en période de transition. Tous les articles amendés n'ont jamais été corrigés. Les journalistes Congolais avons été les dindons de la farce des opérations de la HAM boutiquer en avance. Le destin des médias et des journalistes congolais étaient scellés dans un complot où toutes les voies discordantes devraient être étouffées par la HAM.

Tout en étant conscient de la supercherie, par ruse, fourberie et roublardise, Modeste Mutinga s'était mis à se cacher derrière les articles dont il savait non conforme à la vision d'une instance de régulation normale.Financée à 100% par l'Union européenne, la HAM, institution dite citoyenne voulue même percevoir de taxes aux près des médias.

Fallait-il que les médias payent 50$ par organe à l'instance de régulation pour couvrir les élections?

Un média qui existe déjà devrait-il-encore payer pour justifier son existence et participer enfin aux élections?.

Instrumentalisée par ses bailleurs de fonds ( complices de dérives dictatoriales de la HAM) le Césaro-mutingisme a fonctionné à plein pot.

Il ne fallait surtout pas critiquer ni émettre des réserves sur les dérives tyranniques de Modeste Mutinga. Fourbe et roublard, juge et partie,il s'octroya deux licences: radio et télé. Tout en étant président de la Haute Autorité des Médias, Mutinga, alors qu'il cloue le bec aux autres , il va monter monter sa chaine de télévision canal 7 (télé) et radio 7 à kinshasa.

Quel deal Modeste Mutinga avait-il concocté avec Joseph kabila sur les dos des journalistes ?

Le deal est simple, il fallait empêcher aux journalistes de soulever le problème de nationalité durant les élections

D'où l'expression " Congolité " inventée à la hâte pour brimer, livrer les journalistes à l'ANR.

Prédateur de la liberté d'expression, Modeste Mutinga et son équipe de Sakombi Inongo "Buka lokuta", Primo Mukabilwa etc ont une lourde responsabilité dans le musellement des journalistes durant la transition

Pour essayer de se donner une petite conscience, Modeste Mutinga est devenu un moralisateur, il écrit dans son propre journal le Potentiel et toute en s'accrochant à son poste de rapporteur du Sénat.

Pour ce dernier, même lorsqu'il ya conflit d'intérêt on doit continuer à agir car il faut manger à tous les râteliers.

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samedi 10 juin 2017

RDC: Démasqué, le Rwandais Juvénal Habyarimana Munubo se complaint dans les injures !

Ignare, le Rwandais Juvénal Habyarimana Munubo s'ingénie à insulter les Congolais

A Réveil FM International, nous prenons tout notre temps pour nos investigations, en bon roquet nous savons mordre des mollets. Juvénal Habyarimana Munobo est un Rwandais qui siège à l'Assemblée nationale illégitime de la République démocratique du Congo. Il n'a pas de honte à avoir d'être Rwandais. Même si Paul Kagamé le dictateur Rwandais est considéré par la majorité des congolais d'Hitler Africain. Depuis qu'il est démasqué, lui qui soutient le Rwanda malgré ses pires crimes en RDC: Tueries et massacres de populations civiles, assassisnats des élites, viols comme arme de guerre contre des femmes, pillages des ressources... Le Rwanda est aujourd'hui producteur du Coltant alors que ce minérais ne se trouve pas dans son sol..."Mutu Nguba" a excellé dans ses injures alambiquées sur Tweeter ! Il faut dire que l'idiotie n'a pas des limites. Pour mieux se camoufler, Habyarimana Munubo n'a proférer ses odieuses injures qu'IN BOX. Voila un Rwandais que le Congo a nourri, vêtu, scolarisé insulte les Congolais. "Mutu Nguba" n'a jamais denoncé les exactions de la soldatesque Rwandaise au Congo. Il se dit Honorable Rwandais chez nous. On verra bien à la libération du Congo contre l'imposture et l'occupation si "Mutu Nguba" Juvénal Habyarimana Munubo va continuer à proférer des insultes. Ne te victimise pas car tous nos compatriotes de l'Est ne sont pas des Rwandais, Burundais ou Ougandais. Juvénal Habyarimana tu es Rwandais ! Il y a pas de mal à être Rwandais surtout par le temps qui court ! Le Rwanda est un pays émergent ! Tu as bien camoufler ton jeu cher infiltré de la République.

Nous publions toutes tes insultes que tu as proféré IN BOX sur Tweeter :

Juvénal MUNUBO

Idiot

3 juin

Juvénal MUNUBO

Imbécile

3 juin

Juvénal MUNUBO

Chômeur aigri!

3 juin

Juvénal MUNUBO

Mal éduqué. Cochon de mauvais goût

4 juin

Juvénal MUNUBO

Pauvre pecheur. Faible d'esprit

4 juin

Juvénal MUNUBO

Tu as du sable dans ta tête. Impoli de naissance

4 juin

Juvénal MUNUBO

Tu es un prématuré. Tu devrais avoir honte car pas de plus de 2 personnes te retweetent. Tu es un illustre inconnu. Vaurien

4 juin

Juvénal MUNUBO

Salaud! Sapristi

4 juin

Tu t'imagines comment tu fais ma publicité. En plus musala ya mpunda qui te ridicule davantage. Mouton noir de la presse de la diaspora. Ozo sala musala ya mpunda qui te ridiculise davantage

Juvénal MUNUBO

Oza liboma

4 juin

Juvénal MUNUBO

Tu travailles pour moi. Tu t'es fais engagé toi-même, sans salaire car oza na libabe

4 juin

Juvénal MUNUBO

Personne n'aime tes "tweetsfeneants". Aime-les toi-même voyou

4 juin

Juvénal MUNUBO

Imbwa

4 juin

Juvénal MUNUBO

Tu es un sale chien de dépôts de vivres

4 juin

Tu es à mon service. Restes-y car tu est dans la diaspora sans job notable! Tu manque à faire Même ton cerveau affiche un déficit

Juvénal MUNUBO

Tu es dans la diaspora sans adresse, sans job et sans cerveau

4 juin

Juvénal MUNUBO

Bonjour Imbécile

5 juin

Ça folie?

Juvénal MUNUBO

Ça va fou?

5 juin

Juvénal MUNUBO

C'est toi qui est sans emploi pas mes compatriotes de la diaspora. Tout le Monde connaît que ton nom ne vaut pas un penny

6 juin

Juvénal MUNUBO

vassal

7 juin

Je te baptise "bêtise"

Juvénal MUNUBO

Bêtise sera désormais ton nom

7 juin

Juvénal MUNUBO

Bêtise tu vois que aujourd'hui il n'y a personne qui a soit aimé,commenter ou retweeter tes bêtises. Tu dois te rendre à l'évidence que tu es vraiment vaurien

7 juin

Juvénal MUNUBO

Tu dois réaliser que tu ne vaut pas un penny

7 juin

Juvénal MUNUBO

Tu travailles pour ma publicité. Au fait tu fais ma campagne. Chaque bêtise que tu écris m'apporte de nouveaux sympathisants et abonnés. Continue. Bon boulot.

8 juin

Juvénal MUNUBO

"Arrêtez de vous rendre ridicule!"

8 juin

Juvénal MUNUBO

Bonjour Freddy Le Ridicule

1 h il y a 1 heure

Juvénal MUNUBO

Freddy Le Ridicule Mulongo

1 h il y a 1 heure

Juvénal MUNUBO

Bonjour pseudo-journaliste Freddy Le Ridicule Mulongo de Mensonges FM

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mercredi 16 juillet 2008

Lettre des journalistes congolais en France à Nicolas Sarkozy, Président de la République française

C'est une première dans l'histoire de la diaspora congolaise. Ni sous la dictature féroce de Mobutu, ni sous la libération Afdlienne, ni sous la transition 1+4=0, les journalistes congolais de la diaspora s'étaient impliqués pour leurs confrères en République Démocratique du Congo. La première fois dans les annales de l'histoire des médias congolais, ce sont les journalistes eux-mêmes ont pris l'initiative d'écrire au premier citoyen de France pour attirer son attention sur les assassinats des journalistes congolais dans l'exercice de leur métier en Républiques Démocratique du Congo. La lettre a été transmis au Président de la République française, Nicolas Sarkozy en marge de la visite officielle en France de Joseph Kabila. Voici le contenu de la lettre.

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jeudi 17 juillet 2008

Alerte: Amigo NGONDE, le président honoraire de l'Asadho dans le collimateur de la justice congolaise

Les Organisations Non Gouvernementales des Droits de l’Homme (ONGDH) en République Démocratique du Congo (RDCongo) à savoir : La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), Toges Noires (TN), Ligue des Electeurs (LE) et Œuvres Sociales pour les Développement (OSD) sont inquiètes des menaces quasi permanentes qui pèsent sur les défenseurs des droits de l’homme. Le dernier cas en date est la convocation et l’audition mercredi 16 juillet 2008 vers 12 heures de Monsieur AMIGO NGONDE FUNSU, président honoraire de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe par l’avocat général, Monsieur MPOSHI SAMBA, sur plainte de monsieur Théodore MUGALU, chef de la maison civile du chef de l’Etat. Monsieur Amigo NGONDE, le président honoraire de l'Asadho est convoqué par l'avocat général,Mr. MPOSHI SAMBA, le mercredi 23 juillet 2008 à 10 heures sans doute pour être arrêté, disent les ONGDH de la République Démocratique du Congo. Ces derniers alertent l'opinion nationale et internationale sur ce qui se trame au palais de justice de Kinshasa.

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samedi 19 juillet 2008

L'ambassadeur de France renvoyé de Madagascar pour conjurer son mauvais oeil

Coup de théâtre pour le 14 juillet à Madagascar. L'ambassadeur français Gildas Le Lidec a annoncé qu'il allait bientôt partir, Marc Ravalomanana n'ayant pas souhaité qu'il poursuive sa mission dans la Grande île. L'ambassadeur de France à Madagascar, Gildas Le Lidec, a annoncé que le président malgache avait demandé et obtenu son rappel prématuré à Paris. AFP/ISSOUF SANOGO

C'est le Monde du 16 juillet 2008 qui livre cette information dans sa rubrique Afrique. La faute visiblement de Gildas Le Lidec provient de son CV : Avant d'être nommé au Japon, son poste avant la Grande île, Gildas Le Lidec avait été chef de la mission diplomatique française en République démocratique du Congo et en Côte d'Ivoire. Il avait également représenté la France au Cambodge entre 1994 et 1998. Ce passé diplomatique de Gildas Le Lidec ne semble pas avoir été apprécié en haut lieu à Madascar. L’ambassadeur de France à Madagascar, Gildas Le Lidec, était en poste à Kinshasa lors de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, tout comme il était à Abidjan lorsque des rebelles ont tenté - en vain - un coup d’Etat contre le président Laurent Gbagbo.

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mardi 29 juillet 2008

RDC: la Mangercratie rime avec la kleptocratie !

Un gouvernement éléphantesque, budgétivore miné par l'immobilisme.

Le détournement de 1 milliard 300 millions de dollars US en une année dans les entreprises publiques continue à défrayer la chronique. Les concussionnaires, les pillards, les combinards, les fourbes et roublards ont pris en otage les entreprises publiques et les institutions pour liquider la République. La Renaissance de la République Démocratique du Congo n'est pas pour demain. En République Démocratique du Congo, les truands sont des hommes admirables et respectables qui siphonnent astucieusement les capitaux de l'Etat. "La gouvernementalité du ventre" étant elle-même fondée sur "l'ethos de la manducation", conséquence de la perfidie corruptive des acteurs politiques et mandataires publics, l'Etat tend à devenir " Kleptocrate".

La gouvernance défectueuse de l'Etat congolais est l'un des terreaux fertiles de la corruption, celle-ci trouve de plus en plus des conditions favorables à son déploiement dans l'anarco-capitalisme actuel qui consacre le culte absolu de l'argent, dont le dieu unique est Mammon. La logique marchande qui sous-tend la mondialisation consiste à subordonner cyniquement la rationalité à la rentabilité. Cette logique dont la fin est la constitution d'un pan-marché, exacerbe les appétits de ceux qui, par la corruption et la criminalisation des économies de l'Etat émasculé aux plans politique et économique, veulent accumuler à tout prix. La corruption est un mode de conquête brutal, par une minorité agissante, des richesses de l'Etat". Quand la corruption domine la gouvernance d'un Etat, on est dans une sorte de pandémonium où prospère l'utilitarisme et où l'on n'est plus contraint, dans sa vie vie privée comme dans sa vie publique, ni par les lois humaines ni divines. Lorsque la corruption des pouvoirs publics est si endémique qu'elle affecte la justice, les forces de l'ordre et toute la gouvernance, l'Etat apparaît comme un système mafieux. Il y règne la spéculation de l'argent sale, les rackets et la spoliation des droits individuels. Un Etat aussi institutionnellement charançonné, motive le développement de toutes sortes de délinquance et de criminalité. Un tel Etat est complice de sa propre déliquescence. Ne pouvant plus démonter l'industrie de la corruption qu'il a su lui-même construire en son sein, il assiste, de façon impuissante, à son anéantissement.

Le monopole est par essence exclusif: le système mafieux dont le pouvoir est considérablement déterminant dans un Etat déliquescent domine absolument la marchandisation de certaines valeurs. Le chef ou le "Capo" d'un réseau mafieux n'investit pas nécessairement le marché d'un secteur économique de façon exlusive parce que ses produits sont les meilleurs, ni parce qu'il offre les meilleurs conditions de vente. Sa monopolisation du marché peut s'expliquer par ses appuis politiques, son trafic d'influence ou l'intimidation physique d'éventuels concurrents. Le membre d'un gouvernement corrompu qui veut s'octroyer le marché des fournitures de bureau dans son propre département ministriel n'admet pas que son offre soit aussi publiquement soumissionnée que les autres. Son offre passe à priori pour la meilleure parce que c'est la sienne. De la librairie qui exécute les livraisons à la comptabilité-matières qui réceptionne le matériel, en passant par le service du contrôle financier chargé de vérifier la régularité des transactions, il est absolument déterminant: la librairie est la sienne ou celle d'un autre membre de la famille mafieuse à la quelle appartient; le comptable-matières et le personnel du contrôle financier sont à sa solde; ses prête-noms et ses figurants sont ses divers modes d'existence dans le vaste tissu politique, administratif et commercial corrompu. Il est l'égo central, se rapportant à tout ou rapportant tout à son pouvoir, en dépit des lois civiles en vigueur.

Le système mafieux comporte des réseaux inextricables. La gestion de ces réseaux, comme du système qui les comporte, est favorisée par de solides appuis politiques, sociaux, économiques et d'autres formes de complicité. La mafia densifie ses réseaux et les rend davantage efficaces en y recrutant des agents occupant des postes stratégiques dans les institutions de l'Etat et les services publics. Le système mafieux exploite ses complicités politiques pour faire nommer ses agents dans les secteurs qu'il veut contrôler absolument. Dans la recherche du monopole des affaires publiques, on ne nomme pas nécessairement les agents à des postes de responsabilité suivant les critères de qualification, de compétence ou de conscience professionnelle. Ce qu'on exige des agents, c'est qu'ils soient fidèles au système mafieux dont il risque de compromettre le fonctionnement en limitant et en rendant publiques les gabegies et autres malversations financières. Pour éviter de telles difficultés, le prince corrompu use et abuse de son pouvoir discrétionnaire pour nommer ses fidèles à des postes de responsabilité dans l'appareil politique de l'Etat. Les promotions perdent alors leur fonction pédagogique, celle qui consiste à sanctionner, par une récompense, la moralité des agents intègres, et à susciter une émulation destinée à motiver les autres agents à améliorer la qualité de leurs prestations. Les promotions participent plutôt de la volonté du système mafieux de satelliser l'appareil politique et économique de l'Etat par des agents qui sont fidèles. La promotion de ces complices est donc, à proprement parler, la cooptation de ceux qui sont en mesure de faire régulièrement allégeance au prince corrompu et participer, de ce fait, à la survie du système mafieux. Le placement des agents corrompus dans les repères stratégiques du vaste filet de la mafia n'est donc pas l'atomisation fortuite de ceux-ci; l'atomisation des membres à travers le réseau s'explique par les contraires de la division du travail où chaque agent joue un rôle spécifique. Mais il y a une coordination effective de l'activité des atomes ainsi dispersés. Les agents de la mafia ne sont donc que les différents éléments de la même structure organique. Dans ce cas, les contrôleurs du budget, les inspecteurs du trésor, des douanes, les trésoriers-payeurs et même les caissiers sont, au plan financier, les modes d'existence du principe déterminant de la structure mafieuse qui va suborner, pour sa protection, certains membres du corps judiciaire et des agents des forces de l'ordre.

La corruption acquiert une dimension internationale lorsqu'elle devient tentaculaire que ses réseaux débordent largement les frontières dun Etat. Quand un Etat devient pour elle un horizon étroit, la corruption transcende ses limites institutionnelles et géographiques. Elle existe comme une multinationale. La multinalisation de la corruption est consécutive aux collisions que le grand capital a avec les régimes corrompus du système rentier international. Le désir d'accroître indéfinement le capital en maximisant le profit des investissements, amène les gérants des réseaux de la corruption à soudoyer l'élite politique corruptible de l'Etat, lorsqu'ils ne placent pas à la tête des personnes à la solde du grand capital. La politique néocolonialiste se traduit dans les faits par " la mainmise économique des gouvernements, des polices et des armées autochtones qui, par corruption matérielle et idéologique ou les deux à la fois, acceptent de jouer le rôle que jouaient auparavant les gouverneurs, administrateurs et militaires venus des métropoles impérialistes. La subordination, au moyen de la corruption de l'élite autochtone des régimes politiques à la solde des intérêts du système rentier international. Le courtage est une politique de dépendance. Les relations internationales sont, à cet égard, corrompues par l'appétit des monopoles des pays dont les trusts, les combinats et autres communautés d'intérêts, exercent sur les politiques et les économies des Etats pauvres, d'énormes contraintes.

Tant que l'autorité des tyrans des régimes à la solde du grand capital assure le déploiement du système rentier, les puissances d'argent du capital financier international accroissent la puissance des tyrans, au point de les aider efficacement à se maintenir au pouvoir par la force brutale ou par des artifices ingénieux tels que la corruption des consciences, au moyen du matraquage médiatique destiné à parer en or de véritables ordures politiques. Le tyran qui est le courtier politique à la solde du grand capital est présenté, au moyen de puissantes techniques de communication de masse contrôlées par les agents internationaux du sytème rentier, comme le libérateur du peuple, l'homme qui a ramené la paix dans un pays, le défendeur des droits de l'homme etc, quand il s'agit en réalité d'un agent corrompu du système rentier, sa puissance tutélaire. Subvertir la tyrannie d'un tel agent, c'est contester le vouloir politique et économique de l'être dont il est le vassal local. Cela revient également à encourir le courroux de cet être puissant dont l'agent tire sa substance politique, car il n'est que l'avatar politique du système dont il protège localement les intérêts et qui, en retour, lui assure le pouvoir politique.

Adjim Danngar : Un monde sans journalistes ?

Conscients du fait que la manipulation politique de leurs régimes par la bourgeoisie internationale est susceptible de déstabiliser leur pouvoir, certains gestionnaires politiques préviennent cela en cherchant des alliés ou de solides appuis dans le système rentier national. Ils lui cèdent alors même ce qu'ils ne peuvent pas concéder à leur peuple.Ils conçoivent ces appuis ou ces alliances politiques qu'ils réalisent dans le dos du peuple, comme des polices d'assurance contre d'éventuels sinistres politiques préjudiciables à leur pouvoir. Par rapport au peuple, ils se croient tout permis tant que leur pouvoir a la protection et la bénédiction des lobbies financiers internationaux. S'étant assuré de l'appui de certaines multinationales occidentales à qui elle avait cédé le droit de piller le Zaïre, le régime de Mobutu narguait les Zairois que nous étions avec une arrogance jupitérienne. Après une transition cahoteuse, le régime de kinshasa qui a légitimé son pouvoir avec les élections de Louis Michel croit qu'il a un chèque en blanc en signant des contrats léonins, hypothéquant l'avenir de la République Démocratique du Congo:le gouvernement congolais s’est engagé à céder aux Chinois 10 millions de tonnes de cuivre et 600 000 tonnes de cobalt en échange d’un prêt de 10 milliards de dollars (versé en trois tranches) destiné notamment au financement de diverses infrastructures. Les assassinats politiques deviennent un mode de fonctionnement pour imposer l'omerta.

La corruption réalise des merveilles dans le paradoxe: la génération spontanée de grosses fortunes, l'apparition miraculeuse de nouveaux riches, la superbe déréglementation de la société, la requalification des êtres dans un nouveau système de valeurs...La magie de la corruption consiste à produire des effets contraires aux lois civiles et morales en vigueur ou atteindre des objectifs particuliers en empruntant cyniquement le sens interdit. c'est cette magie qui fait dire à Casamayor que " la corruption consiste à faire passer une chose pour une autre, un homme pour un autre, un incapable pour un capable, une pacotille pour une richesse". Le corrupteur et le corrompu sont des enchanteurs qui passent pour les détenteurs d'un pouvoir exceptionnel, celui de donner au bronze la valeur de l'or, aux vessies des lanternes et aux lucioles l'importance des étoiles. Dans une société corrompue, le normal devient l'anormal et vice versa. De même, les quantités négligeables qui n'avaient pas réussi jusque-là à forcer l'attention de leur communauté ou de la société globale acquièrent, par ce qu'ils ont accumulé au moyen de la pratique efficace de la corruption, la notabilité et la respectabilité qui leur faisaient défaut. On les appelle désormais" Excellence", "Honorable".

On observe qu'aux valeurs sociales classiques se substitue une éthique particulière définie par la nécessite d'accumuler à tout prix, et finalisée sur la volonté de faire aussi partie de ceux qui forcent le respect de tous par ce qu'ils peuvent déterminer, par leur richesse et le pouvoir subséquent, le devenir de la société congolaise.Grâce à la corruption, le corrompu bénéficie la protection bienveillante que les communautés ethniques ou claniques garantissent à ceux de leurs ressortissants. Dans ces communautés, on considère ceux qui ont bâti d'énormes empires financiers par la prédation et la subtilisation des biens de l'Etat comme des modèles de réussite sociale qui font honneur à leur ethnie ou à leur clan. Ce sont les références qui assurent à l'ethnie ou au clan ses lettres de noblesse politique. Le rêve de chaque communauté ethnique et clanique est de voir se multiplier en son sein ce genre de spécimen dont l'itinéraire d'accumulation est pourtant défini par de nombreux crimes économiques.

Dans l'administration, la corruption a la magie de faire passer les incompétents pour les compétents et ces derniers pour ce qu'ils ne sont justement pas. Les promotions dans une gouvernance corrompue sont relatives à l'efficacité avec laquelle ceux qui cherchent des postes de responsabilité mènent les pénibles transactions occultes . Très souvent, les promotions sont, dans le cadre d'une gouvernance défectueuse, consécutives au parrainage, au népotisme, au favoritisme ou au clientélisme, lorsqu'elles ne sont pas tout simplement considérées comme des valeurs marchandes ne devant revenir qu'aux enchérisseurs.

Le tout n'est pas de produire un dossier complet dans une gouvernance corrompue. Il faut surtout le " suivre", car il ne sera jamais traité spontanément. Il faudra contacter personnellement ceux qui sont chargés de le traiter dans tel ou tel ministère, afin que vous les motiviez à en assurer la diligence. Voulez-vous inscrire votre enfant à l'école ? vous devez soudoyer le chef de l'établissement. Voulez-vous résoudre vos problèmes de santé ? Il vous faudra contenter les appétits souvent élastiques de l'infirmier ou du médecin. Voulez-vous que l'audience que vous demandez auprès de certaines personnalités vous soit accordée ? Intéressez les personnes chargées de diligenter votre demande. Vous a-t-on privé de consommation d'eau et d'électricité pour cause de non paiement de vos quittances ? Cela ne fait rien. Entendez-vous tout avec l'agent de la Regideso et de la Snel.

Dans une administration dominée par la corruption, il est courant de constater que les citoyens qui se rendent ostensiblement coupables de corruption sont également ceux qu'on nomme à des postes de responsabilité administrative, comme si leurs moeurs étaient mystérieusement devenues ce qui est requis pour justifier de telles promotions.

Dans un rapport d'octobre 2002, le Panel d'experts de l'ONU avait estimé que 85 entreprises impliquées dans des relations d'affaires au Congo avaient violé les normes internationales, y compris les Directives pour les entreprises multinationales de l'Organisation pour la Coopération Economique et le Développement (OCDE). Plusieurs autorités qui assument des fonctions importantes actuellement étaient citées. La fin de la réaction annoncée en grande pompe,le 06 décembre 2006, reprise en boucle par la presse coupagiste et cire-pompes fut un grand bluff. On ne peut indéfiniment continuer à casser la poussière sous le tapis. Faut-il considérer le combat contre la corruption, le détournement des deniers publics et la spoliation des immeubles et terrain de l'Etat, comme le 6ème chantier du gouvernement congolais ? ou plutôt comme le premier de tous les chantiers car celle-ci ne demande pas un troc en minerais avec un tiers pays !

La Mangercratie et la kleptocratie représentent des menaces particulières contre la naissance d'une démocratie voulue et attendue par la majorité des Congolais.

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vendredi 8 août 2008

10 Questions au Pasteur Théodore NGOY

Avocat, acteur politique et homme de sciences, le pasteur Théodore NGOY est un "anti-langue de bois", réputé pour la pertinence de ses opinions politiques et scientifiques, il est également président de l'ONG "Chrétiens pour la justice" et du Parti politique "Congo pour la Justice", "C.Just." en sigle. Théodore NGOY est le pasteur de l’Eglise de la Gombe à Kinshasa qui a été incendiée le 23 mars 2007 ainsi que sa résidence et son cabinet d’avocat. Théodore NGOY est le seul député élu au parlement provincial du Katanga contraint à l'exil. Il vit présentement à Oxford en Grande Bretagne sous la protection internationale fondée sur la convention de Genève de 1951. Théodore NGOY connaît mieux les méandres du pouvoir kabiliste, il avait toutes les opportunités pour jouir du pouvoir kabiliste. Il s'en est méfié et éloigné très tôt, à cause de ses convictions politiques et de sa foi en Jésus-Christ de Nazareth, là où beaucoup de congolais se seraient saisis de « la chance » de leur vie. En 1997, il avait eu le courage de s’opposer à Laurent-Désiré Kabila et à son système. Prés de 7 mois de détention arbitraire, n’avaient pas usé la foi et les convictions politiques de cet ancien Kassapard à la verve oratoire très remarquable. Théodore NGOY, s'exprime à cœur ouvert, sans faux fuyants, d'une manière exclusive et inédite à Réveil FM. Il est le premier Katangais à s'attaquer officiellement à l'instauration de visas pour les autres congolais dans sa province. Sans doute, les Joséphites-Kabilistes croyaient l’avoir réduit au silence, c'est la voix d’un inlassable combattant de la liberté encore plus fougueux, ennobli d’avantage par les récentes épreuves que les internautes découvrent à travers cette interview-vérité, interview fleuve que Théodore NGOY a accordée à Réveil FM, dans laquelle il fait des révélations véritablement bouleversantes. Il exige le départ de Kabila sans delai au motif qu'il est l'hypothèque qui pèse sur le destin de la RDC.

1. Réveil FM: Vous étiez parmi les premiers avec l’ancien Ministre de l'information de M'zee Laurent-Désiré Kabila, Didier Mumengi à déclarer votre candidature à l’élection présidentielle de 2006, qu'est-ce qui vous a poussé à ne plus vous présenter?

Pasteur Théodore NGOY: Dès l’annonce de ma candidature, j’ai systématiquement fait l’objet d’une chasse à l’homme. Il fallait à tout prix me faire taire. Un haut magistrat congolais m’a expliqué plus tard que je faisais peur au pouvoir qui considérait que je faisais dangereusement ombrage à Kabila à la fois en tant que katangais et leader reconnu au niveau national et, par ailleurs, capable de convaincre. Au cours d’une réunion Joseph Kabila a demandé à ses proches s’ils pensaient que je pouvais le battre aux élections. Samba Kaputo, alors conseiller spécial a répondu que j’étais en réalité le candidat qui le battrait certainement à cause de ma capacité de conviction si l’on me laissait obtenir un soutien financier et international. Ils ont donc décidé de m’empêcher e présenter ma candidature, par tous les moyens :

Quelques jours après cette réunion, trois agents de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) conduits par Monsieur Pascal Bahibire, un ancien collaborateur d’Honoré Ngbanda, ont été chargés d’infiltrer mon entourage. Intelligent, peu bavard, véritable loup sachant se travestir en agneau, Pascal a réussi à gagner la sympathie de plusieurs membres de mon parti. Mais je l’ai officiellement révoqué du parti par la décision n° 002/05 du 25 juin et remis la copie de celle-ci à Me N’kulu Kilombo, venu me rencontrer à la demande de Joseph Kabila pour des raisons que vous allez découvrir dans la suite de notre entretien. Je vous donne une copie der cette décision. En remettant cet acte au sieur N’kulu Kilombo, je voulais que Kabila sache que je n’ignorais pas ses desseins. A partir de ce moment et dans la suite, Joseph Kabila et son entourage vont durcir le ton.

Joseph Kabila entre les pasteurs Ray de Rhema Church (Sud Afrique) et Théodore Ngoy, de l'église de la Gombe

Un jour mes confrères Nkulu Kilombo (alors conseiller de Kabila, aujourd’hui Ministre d’Etat auprès de lui) et Kossissaka, que je venais de croiser au Grand Hôtel de Kinshasa, m’ont dit en riant (mais en fait, leurs propos se sont par la suite traduits en actes) que pour faire obstacle à ma candidature, le pouvoir pouvait prendre des lois à travers le Parlement en vue m’écarter de leur chemin. L’une de ces mesures fut l’exigence du dépôt de la caution de 50 mille dollars pour valider la candidature.

Puis un jeune étudiant membre de mon parti a été enlevé par les gardes présidentielles. Le but était de semer la peur, de créer la panique dans mon camp afin de nous disperser.

Des éléments de cette même garde présidentielle ont projeté de m’abattre à mon cabinet d’avocat au CCIZ, situé non loin du domicile de Kabila. Informé secrètement de la chose, j’ai déménagé mes bureaux en catastrophe pour les installer dans ma concession sise 10, Avenue des Orangers, dans la Commune de la Gombe. J’ai alors informé le Président Kabila par sms, en lui demandant pourquoi il voulait me faire assassiner. Il a immédiatement ordonné la libération de l’étudiant et chargé Me Nkulu, alors directeur adjoint de son cabinet de me rencontrer chez moi pour s’assurer que l’étudiant était bien chez moi et que, par ailleurs, le Président n’avait aucune intention de me nuire. Kabila en personne a appelé Me N’kulu pendant qu’il se trouvait dans mon salon pour s’assurer que son envoyé était bel et bien en contact avec moi. Mais c’était de la poudre aux yeux.

Le 09 Décembre 2005, le sieur Théophile Mbemba alors Ministre de l’Intérieur a proféré des menaces contre moi par téléphone après avoir tenté en vain de me faire enlever de chez moi, le même jour à 22 heures par une dizaine de policiers lesquels avaient obstrué avec leur mini-bus l’entrée de ma résidence. Heureusement, j’étais présent ailleurs. Je lui ai dit que mon sang retomberait sur sa tête et celle de ses descendants de génération en génération, s’il arrivait que je sois assassiné par son fait. Il a eu peur de mes paroles et a suspendu momentanément son projet. Finalement, Jai été astreint à me cacher dans une ambassade jusqu’au début du référendum constitutionnel.

Au cours de la campagne référendaire, j’ai été enlevé du boulevard « triomphal » alors que j’étais le porte parole élu de 40 partis politiques qui appelaient le peuple à voter « non » à la nouvelle constitution sous le regroupement politique dénommé « Rassemblement Pour le Non », « R.P.N », en sigle.

Relâché au bout de cinq jours de détention arbitraire, j’ai été de nouveau enlevé de chez moi le 29 décembre 2005 par plus d’une quarantaine d’hommes en armes envoyés par le colonel Raus de Kin Mazière.

Le 31 décembre 2005, les mains menottées sur mon dos, encadré par une quinzaine des policiers lourdement armés, à bord d’un minibus de marque « saviem » avec lance-voix et gyrophares, j’ai été conduit à vive allure à travers les avenues bondées de Kinshasa, la veille de la fête du nouvel an 2006, jusqu’à la prison de Makala, sans qu’aucun motif sérieux ne m’ait été préalablement signifié.

A la prison de Makala, tout a été fait pour m’humilier. Une nuit, j’ai été enfermé dans une toilette qui sentait fortement. Un mois plus tard, j’étais interné pour des soins à l’hôpital Ngaliema. Il avait fallu attendre une « faveur » sous forme d’une réquisition des autorités judicaires pour qu’enfin la décision médicale de me conduire à l’hôpital fût exécutée. Le 01 mars 2006, après ma comparution devant la Cour Suprême de Justice, j’ai réussi à m’évader et à obtenir la protection internationale au sein de l’ambassade d’Afrique du Sud. J’y ai passé un mois sous d’intenses pressions de la part du Président Kabila. Enfin de compte, parti de cette ambassade le 7 avril 2006, je me suis caché dans ma résidence jusqu’au 30 juillet 2006, jour du premier tour de l’élection présidentielle.

Les kabilistes avaient réussi leur coup: m’empêcher à tout prix de me présenter contre Joseph Kabila. Ils craignaient, non sans raison, que je ne le batte. La preuve : fiché comme opposant notoire à Kabila au Katanga, son prétendu fief, j’y ai pourtant été élu Député, au milieu d’une lâche violence orchestrée par Moise Katumbi et Kyungu wa Kumwanza. En plus, j’ai été élu Président de la Commission chargée de l’élaboration du règlement intérieur du parlement katangais en battant à plate couture le sieur Musenga Munzumbi , ancien conseiller de Monsieur Honoré Nganda, ancien Redoc du kivu, ancien Administrateur intérieur de l’ANR, éminent membre du pprd et proche du conseiller spécial Samba Kaputo.

Ce dernier, je me permets de le rappeler, soutenait que j’étais dangereux. C’est lui qui avait conseillé ma neutralisation au moment de l’élection présidentielle du premier tour. Cette fois je risquais de gagner contre Katumbi à l’élection du Gouverneur de la Province du Katanga. Kabila a passé trois semaines à Lubumbashi pour faire pression contre mon élection éventuelle. L’argent, les menaces, ont pesé sur le choix de Députés qui ont finalement choisi Moise Katumbi dans une atmosphère suspecte dominée par une impressionnante présence policière. Vous voyez ce qui se serait produit si j’avais été élu Gouverneur de la ville?

Aujourd’hui, se souvenant de tous mes discours lors de cette campagne, plusieurs congolais du Katanga regrettent le choix fait par les députés provinciaux du Katanga, tout comme les congolais de partout regrettent d’avoir, par les urnes, en 2006, reconduit Kabila au pouvoir auquel il avait accédé en 2001 par un regrettable accident de l’histoire.

2. Réveil FM: Au cours du second tour de l’élection présidentielle, vous étiez le porte parole de l'Union pour la Nation (UN) l'alliance des partis politiques qui soutenaient Jean Pierre Bemba. Ce dernier a été transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) à la Haye en Hollande. On sent des réactions timorées ici et là. On a l'impression que Jean Pierre Bemba a été lâché par ses collaborateurs d’hier qui sont aujourd'hui au pouvoir. Au Niveau de l'Union pour la Nation (UN), on ne sent pas des déclarations coordonnées. Et vous même on ne vous entend plus beaucoup. Pourquoi cette léthargie?

Pasteur Théodore NGOY: Sorti de « prison », j’ai décidé de faire barrage à l’élection de Joseph Kabila que je considère comme l’hypothèque qui pèse sur notre destin commun. Or, au second tour de l’élection présidentielle, deux candidats sont restés en lice tous deux aussi peu rassurants l’un et l’autre mais à de degrés différents. Après avoir longuement réfléchi et surtout prié, j’ai décidé de soutenir le candidat qui me paraissait, en la circonstance, être le « moins mauvais » (et je l’ai relevé publiquement) mais en l’obligeant à signer un accord politique avec moi. Nous avons signé cet accord, Bemba et moi, le 7 septembre 2006. Je vous en donne une copie à l’attention de vos internautes. En lisant cet accord, vous y découvrirez les principes repris dans les statuts de l’Union pour la Nation dont je suis l’unique auteur. En fait, l’idée même de la création de l’Union pour la Nation, la dénomination, le sigle, sont miennes. Je n’ai jamais été ni un collaborateur de Jean Pierre Bemba ni un membre de son parti. Je ne puis donc discuter de la question de savoir s’il a été lâché ou non par les siens ni de la léthargie de ses fidèles.

Quant à l’Union pour la Nation, politiquement et juridiquement, elle n’a été qu’une plate forme électorale donc une structure ponctuelle, momentanée et qui donc, de ce point de vue là, n’existe plus.

Ayant donc eu l’idée de la création d’une plate forme électorale pour faire élire Bemba contre Kabila, j’en ai rédigé les statuts qui ont été approuvés par Bemba et François Mwamba. C’est ainsi qu’est né l’Union pour la Nation, le 29 septembre 2006.

Aux termes de l’Accord signé entre Bemba et moi, je devais jouer le rôle de Directeur de campagne et de Porte-parole de l’Union.

Cependant, contrairement à l’Accord, il eût quatre portes parole, un directeur général de campagne, deux directeurs adjoints dont-moi-même et des directeurs provinciaux dont moi-même pour le Katanga. Vous avez là une infime idée d’innombrables causes de l’échec de Bemba face à Kabila, la principale étant le caractère notoirement inéquitable, opaque, et non démocratique du processus électoral.

A titre illustratif, j’ai été empêché de battre campagne au Katanga. Mon hôtel a été assiégé par Kyungu Wa Kumwanza et d’autres inciviques comme lui. Ils ont, en sa présence, détruit ma jeep et d’autres véhicules, blessé de nombreuses personnes, dispersé la foule qui m’avait accompagné de l’aéroport jusqu'à la place de la Poste, en présence des policiers congolais et ceux de la Monuc qui assistaient au spectacle. Le lendemain, de grosses pierres ont été lancées contre mon cortège. Deux d’entre elles ont brisé les vitres de la voiture Mercédès qui me transportait, heureusement sans m’atteindre. Toute la nuit des centaines de fumeurs de chanvres au service de Kyungu ont barré la route, entouré l’hôtel « Parc », exigeant mon retour immédiat à Kinshasa sous peine d’incendier les lieux.

Le maire adjoint de la ville, le commandant de la Police, le procureur de la République, ont, de ma chambre d’hôtel, assisté au spectacle sans un mot de même que de nombreux policiers en armes, postés aux alentours. J’ai fait appel au service de la Monuc qui m’a sortit de l’hôtel. J’ai eu du mal à en trouver un autre dans la ville, les hôteliers craignant les représailles du pouvoir. C’est mon courage seul fondé dans ma foi en notre Seigneur Jésus-Christ qui m’ a déterminé à me rendre à pied de la ville à la Katuba à la rencontre d’une foule nombreuse qui m’attendait malgré l’agression dont elle venait d’être témoin sur les lieux prévus pour le meeting, la place du foyer social de la Katuba.

Les instruments de sonorisation, les groupes électrogènes, les chaises, le podium venaient d’être incendiés par des hommes de Kyungu et de Moise Katumbi. Mon propre Grand-frère a failli perdre sa vie. Atteint à la tête par une grosse pierre, il est resté plusieurs jours à l’hôpital dont deux au moins dans le coma. Par ailleurs, le maire de la ville a pris la mesure violant la loi électorale d’interdire deux de mes meetings prévus à la Katuba et sur la place de la Poste, en ville.

Nonobstant, j’ai été élu député provincial et les voix de Bemba dans la ville de Lubumbashi sont passées de 30 mille au premier tour à plus de 90 mille au second tour, par ma voix, alors que j’avais été systématiquement empêché de battre campagne.

Imaginez que la campagne ait été libre, démocratique, Joseph Kabila n’aurait jamais été élu.

Souvenez-vous aussi, que la Haute Autorité des Médias avec Modeste MUTINGA avait, sans qualité, en violation de la loi, annulé le débat contradictoire. Pour ce dernier motif au moins la Cour Suprême de Justice aurait du annuler les résultats des élections présidentielles pour irrégularité. Mais, comme je l’ai fait remarquer, l’échec a eu aussi de nombreuses causes qui sont le fait de Bemba lui-même, de sa personnalité, de ses hommes, de son système, le tout devant par ailleurs être considéré dans le contexte politique congolais souffrant très gravement d’absence de culture politique.

S’agissant des poursuites engagées contre Jean Pierre Bemba, contrairement à son silence et à celui des siens jusqu’à ce jour après l’incendie volontaire de l’Eglise de la Gombe dont je suis le pasteur, de mon cabinet d’avocat et de ma résidence par les gardes de John Numbi et les gardes du Président Kabila pour me punir justement d’avoir fait alliance avec Jean Pierre Bemba, contre eux , j’ai clairement exprimé publiquement, notamment sur certaines radios mes réserves relativement à l’opportunité de ces poursuites et de son arrestation et à sa responsabilité réelle par rapport aux actes dont ses troupes se seraient rendus coupables en République Centrafricaine.

Vos internautes peuvent lire voir écouter le détail de mon point de vue sur internet en tapant juste « Théodore Ngoy » dans n’importe quel moteur de recherche. J’exprime d’ailleurs ma sympathie à son épouse à la suite du traitement dont elle a été injustement victime, très récemment de la part de la police belge.

Notons qu’en tout état de cause que le sénateur Bemba bénéficie du droit de la présomption d’innocence. Et, comme le rapportait Malkevik , « le sens de ce droit moderne est simplement que nous sommes tous des « innocents » jusqu’au moment où le contraire sera prouvé dans et par une procédure juste et équitable. Nous n’avons pas de fardeau de prouver notre innocence, de même que celle-ci fait partie de notre existence comme sujet du droit. A aucun moment, on ne peut porter atteinte à ce statut de l’innocence sans simultanément porter atteinte à notre statut de sujet du droit » (lire NGOY, T, «Le droit de la preuve dans l’Avant-procès en Procédure Pénale Congolaise », Mémoire, DES, RDC, Université de Kinshasa, 2003-2006, p.247).

L'église de la Gombe avant son incendie en mars 2007

3.Réveil FM: Au dialogue Inter-congolais à Sun City en Afrique du Sud, vous y étiez en temps que conseiller spécial de Joseph Kabila. D'où provient votre divergence? Cette divergence est-elle idéologique ou politique? Peut-on parler de brouille entre vous ?

Pasteur Théodore NGOY: Je n’ai jamais été un collaborateur de Joseph Kabila à quelque titre que ce soit. Je suis arrivé au dialogue inter congolais à Sun City une vingtaine de jours après le début des travaux tout simplement parce que je posais des conditions à ma participation.

Lors de la préparation du cahier des charges de la société civile je m’étais aperçu que les congolais n’avaient pas un point vue clair sur la question de la nationalité. Pourtant il est de notoriété publique qu’elle est une des causes réelles de l’agression rwandaise contre le Congo. Plus tard, le 2 aout 2001, Kabila, Président depuis 6 mois, après avoir suivi mes interventions sur le sujet lors de différentes présentations télévisées de mon livre sur l’Accord de Lusaka, m’a reçu au Palais de marbre à sa demande.

Je fus conduit auprès de lui par le sénateur She Okitundu, alors Ministre des Affaires Etrangères. Joseph Kabila me proposa de conduire la délégation de son gouvernement à Gaborone le 20 aout 2001 en qualité de Commissaire Général du gouvernement chargé du Dialogue. Je déclinais poliment l’offre à cause de mon engagement en Jésus-Christ et pour la justice notamment dans l’affaire de la révocation injuste de 315 magistrats et de 315 agents de l’ex Pétro Congo dont je défendis du reste la cause en ce moment là auprès du Chef de l’Etat. Comble de l’ironie ce sont ces mêmes magistrats qui, réhabilités, prirent des décisions injustes pour me placer et me maintenir en détention afin de plaire au même Kabila.

Huit mois plus tard, le Président Kabila chargea She Okitundu de me convaincre d’aller à Sun City dans la délégation du Gouvernement pour y présenter mon livre et défendre le Congo contre les rwandais se faisant passer pour des congolais. C’est ce que je fis, par conviction, à mes risques et périls, Kabila et son gouvernement restant délibérément dans l’ombre.

Mes arguments furent si probants que la question de la nationalité ne put être tranchée à Sun City. Kabila décida alors de me nommer Ministre de l’information et plus tard Gouverneur de la Banque Centrale. Les choix politiques du Président Kabila, ses relations floues avec le Rwanda dont les éléments armés occupent encore le Congo, dispersent et/ou massacrent systématiquement et impunément la population, particulièrement au Kivu tout en transférant tranquillement des populations du Rwanda vers les espaces abandonnés dans le but final de créer un Etat dont Minembwe pourrait être la capitale, pendant que le gouvernement du Rwanda exploite les ressources au rabais, m’ont déterminés très tôt a me méfier de cet étrange successeur de Laurent-Désiré Kabila.

Comment pouvais-je devenir le collaborateur d’un tel homme ? Certes, Kabila Joseph a manifesté une forme d’étrange tendresse envers moi. Il tenait à m’avoir auprès de lui dans ses structures officielles ou privées. Vous vous rendez compte qu’il n’a pas cessé de vouloir me nommer même après avoir clairement refusé les fonctions qu’il me proposait lui-même, en personne, sans intermédiaires. Mais il ne m’était pas possible de devenir un Ministre juste pour mon ventre, ma « gloire » sans pouvoir rien changer au destin de mon pays. Et sans, in fine, être approuvé par Dieu.

Le Président Kabila sait que les Rwandais cherchent la partition du Congo pour prendre une partie du Kivu et il y travaille. C’est pourquoi il a convoqué la conférence de Goma laquelle a notamment servi de tribune internationale à son frère et ancien garde du corps Nkundabatwari, officier déclaré de l’armée patriotique rwandaise, auteur des massacres de congolais à Kisangani puis à Bukavu et ailleurs dans le Kivu.

Tout en le sachant Kabila avait pourtant nommé Nkundabatwari dans l’armée congolaise. Aujourd’hui, grâce à Kabila, ce criminel international est à la tête d’un mouvement politique anachronique, né dans le contexte de l’après Lusaka censé avoir contraint toutes les rebellions armées à se muer en partis politiques.

En plus son armée avec plus de six mille hommes est de loin mieux équipée que toute l’armée congolaise. Regardez le sieur Azarias Ruberwa, cet ancien réfugié politique rwandais au Congo. Il a plu de 300 soldats rwandais lourdement armés sous son contrôle, il peut à tout moment allumer le feu dans la capitale Kinshasa ; Kabila continue à le traiter comme un vice président alors que le congolais Zahidi Ngoma a été humilié publiquement par des congolais qui n’oseraient réserver le même traitement au sieur Ruberwa ou à un autre de ses frères rwandais.

Voila ce qui m’a déterminé à refuser les hautes fonctions que me proposait Kabila. Voila la raison principale pour laquelle j’avais choisi de voter contre lui au premier tour et de soutenir son adversaire du second tour de l’élection présidentielle, outre la signature des contrats léonins, l’enrichissement sans cause, la corruption érigée en système de gouvernement de l’Etat, le choix de collaborateurs parmi les congolais les moins instruits ou les moins compétents sinon les moins scrupuleux, la violence politique, policière et judicaire, bref l’injustice caractérisée sous toutes ses formes. Comme dit un proverbe anglais, je devais faire un choix « between the devil and the deep blue sea ».

J’ai choisi le second parce que, comme dit un autre proverbe anglais, vous donnez un centimètre au diable, il prend un kilomètre tandis qu’il subsiste une éventualité même minime d’être repêché, même in extremis de l’océan. C’est ce qui est arrivé : le diable ne pouvant m’atteindre a fait bruler mes avoirs au Congo ; les eaux de l’océan ne m’ont pas englouti. Dieu que j’ai suivi dans cette voie, m’a gardé en vie en vue de la réalisation de son plan de bonheur pour le Congo et en vue de la prédication du le Royaume de Dieu le Père et de Jésus-Christ, le Fils du Père.

Tout en me le faisant payer si cher, Kabila ne reconnait pas moins ma probité et ma vocation pour le Congo pour l’éternité. Il m’a dit un jour, sur le ton d’une solennité prophétique : « Pasteur Théodore NGOY, tu n’es pas comme les congolais. N’oublie pas la mission que Jésus t’a donnée sur la terre pour le Congo. Ne trahis pas le Congo… ».

Kabila Joseph sait que je dirigerai le Congo par vocation, pour le bien des congolais. Pourtant il a voulu me faire tuer. Saul aussi chercha à tuer David tout en reconnaissant que Dieu avait choisi David pour diriger Israël après lui. Saul mourut d’une morte violente. David régna à sa place. Il fit du bien au pays d’Israël et au peuple d’Israël en pratiquant le droit et la justice tout le long de son règne. Il mourut, dans son lit, après une heureuse vieillesse.

L'église de la Gombe, vue de l'intérieur avant son incendie

4.Réveil FM: Les interpellations intempestives de la police et services de l'ANR à votre égard, étaient monnaies courantes. Comment expliquez-vous votre séquestration à Lubumbashi dans le Katanga lors des élections de 2006. La Monuc avait beaucoup fait pour vous extirper des mains de ceux qui voulaient que vous ne mettiez pas vos pieds au Katanga, celle-ci n'est-elle pas votre province d'origine?

Pasteur Théodore NGOY: Je suis bien évidemment congolais, Katangais, mulubakat de père et de mère. Mon père, Augustin Ilunga wa Nsenga était originaire du village Kamuanga (on nous appelle « Bene Lupitshi) dans le territoire de Malemba Nkulu, district du Haut-Lomami. John Numbi, originaire de Malemba comme moi, ne s’est pour autant pas interdit d’incendier gratuitement ma concession après avoir tenté, en vain, de m’assassiner. Ma mère Muleka Azuludi wa Mutonkole est originaire du village Kabanza (Kiboye) dans le territoire de Bukama, collectivité Kikonja, district du Haut-Lomami.

Je suis né et j’ai grandi dans la ville de Lubumbashi qui m’a justement élu Député provincial, sans argent donc sans aucune forme de corruption alors que plusieurs s’y sont cassés les dents en dépit du soutien du pouvoir et de l’argent ou n’ont pu y être élu qu’au moyen de la corruption, de la pression politique ou de la violence. J’ai fini mes études secondaires à l’Institut Uwezo dans le complexe Kiwele. Je note que plus de mille élèves de cette école m’avait élu commandant de l’école pendant deux ans consécutifs. Je suis parti de l’Université de Lubumbashi licencié en Sciences politiques et Agrégé d’enseignement au bout de cinq ans d’études passionnantes dans la bonne humeur de la Kassapa (Université de Lubumbashi) avant d’aller faire une licence en droit puis un Diplôme d’Etudes Supérieures (D.E.S) en droit pénal et criminologie à l’Université de Kinshasa. Je suis donc doctorant en droit pénal et criminologie, inscrit au rôle de doctorat depuis l’année académique 2006-2007.

Je remercie du reste tous les Kassapards et les nombreux habitants du Katanga qui m’ont élu et, en particulier ceux qui avaient participé au péril de leur vie à la « guerre de pierres » déclenchée par les hommes de Kyungu et de Katumbi, à l’entrée de la Katuba.

Nous en sortîmes vainqueurs et marchâmes jusque sur la place du foyer social. Ce fut un moment sublime de la victoire du bien contre le mal.

En fait, c’est juste ce petit groupe de Kyungu, allié d’hier de John Numbi dans leur folie meurtrière contre les congolais originaires du Kasai, et de Moise Katumbi, appuyés par les moyens de l’Etat, craignant que je ne remette en cause par ma conviction leur leadership fondé sur le mensonge, la corruption et la violence, qui exerça contre cette violence contre moi. Mais ils ne furent pas les plus forts parce finalement, bien malgré eux, j’ai été élu.

L'église de la Gombe, après l'incendie...une ruine

5.Réveil FM: Vous considérez-vous toujours comme député provincial du Katanga ? Quelle lecture faites-vous des arrêtés municipaux sur le flux migratoire des populations dans la ville cuprifère de Lubumbashi?

Evidemment, Je suis toujours Député élu du Katanga. Posez la question aux lushois qui m’ont élu; ils ne connaissent même pas le jeune homme que Kyungu a précipitamment appelé pour me remplacer. Pour la petite histoire, après mon évasion et mon départ de l’Ambassade de l’Afrique du Sud qui m’avait accueilli, je me cachais chez moi. Je n’avais donc pas pu me présenter aux élections au niveau national. Sans me douter que l’on me laisserait la liberté de faire campagne, j’ai chargé un jeune lushois, fraichement licencié en droit de l’Université de lubumbashi et qui fréquentait régulièrement l’Eglise de la Gombe lors de son séjour a Kinshasa, de déposer mon dossier.

Vous le comprendrez aisément, dans les conditions qui étaient les miennes, je ne me suis pas, même un seul instant, posé la question de la désignation des suppléants. C’est donc sans s’en référer à moi que mon mandataire circonstanciel a désigné deux de ses copains suppléants parmi lesquels le sieur Prince, lequel est encore étudiant à ce jour.

Par ailleurs, j’avais évité de confier le dossier à la structure de mon parti au Katanga de crainte que le pouvoir, le sachant, n’interdise à la Commission Electorale Indépendante (CEI) de retenir ma candidature. Après mon élection, le suppléant, dont j’ignorais l’existence et qui ne m’a jamais accompagné lors de la campagne risquée, m’a été présenté à l’aéroport alors qu’il m’ouvrait la porte du véhicule commis à mon transport. Il était commis à mon protocole. Vous comprenez maintenant qui est ce suppléant.

Il ne m’a jamais contacté depuis ; en plus il s’est permis de m’insulter auprès de certains de mes proches dont il aurait réussi à acheter la sympathie. Pour ce jeune homme, Dieu lui aurait donné en me remplaçant la grâce de se faire un nom dans la vie et de gagner de l’argent. Tant mieux pour lui jusqu'à ce que je vienne reprendre ma place et mon rôle de défenseur des intérêts du Congo des congolais au Katanga et de tout le Congo. Cependant, un jour sa perfidie le châtiera. En tout état de cause, je reprendrai ma place au Parlement dès mon retour au Congo.

En effet, le Parlement ne m’a jamais signifié la fin de mon mandat ni répondu à mes lettres lui adressées. C’est à travers la Radio Okapi, qui m’a contacté pour une interview que j’ai appris la nouvelle non de la fin de mon mandat mais curieusement de mon invalidation pour absence prolongée. La prétendue invalidation est intervenue le 12 novembre 2007, par un vote irrégulier de 32 députés contre 40, dont 20 se sont abstenus, sur les 72 membres présents, alors que l’Assemblée en compte 102.

Aussi cette décision, est-elle, de toute évidence, constitutive d’une grave violation de la lettre et de l’esprit de la Constitution de la République, spécialement en son article 110 qui dispose, notamment, que le mandat d’un député peut prendre fin pour ‘‘absence non justifiée et non-autorisée’’ et non ‘‘pour absence prolongée’’.

Car, au regard de la disposition constitutionnelle susvisée, le constituant congolais ne sanctionne pas l’absence d’un député, qu’elle soit prolongée ou non. Il sanctionne plutôt l’absence non justifiée et non-autorisée. S’agissant de mon absence justement, contrairement aux déclarations du président de l’Assemblée, le sieur Gabriel Kyungu-wa-Kumwanza, je me suis rendu en Europe avec une autorisation signée par le même individu, me chargeant d’y nouer des contacts parlementaires. Le 23 mars 2007, le général John Numbi a volontairement fait incendier l’Eglise de la Gombe, ma résidence et de mon cabinet d’avocat.

Par ma lettre numéro H/TNIWNS/P/A/DP/AM/ 014 /07 du 11 septembre 2007 j’ai de nouveau saisi l’Assemblée Provinciale, subsidiairement à ma lettre numéro H/TNIWNS/P/A/DP/AM/012/07 du 12 avril 2007.

Par conséquent l’Assemblée provinciale, qui était bel et bien informée par cette voie, avait l’obligation constitutionnelle d’examiner en plénière l’exactitude et la validité des raisons avancées par le Député que je suis pour justifier mon absence, tout en sollicitant l’autorisation de me présenter à la session suivante.

C’est exactement la démarche du Sénateur Jean Pierre BEMBA auprès du Sénat qui l’a autorisé à s’absenter jusqu’à ce jour, en dépit des poursuites engagées contre lui par la Cour Pénale Internationale.

Ainsi le Parlement du Katanga, précisément le sieur Gabriel Koungu, devra expliquer les raisons pour lesquelles cette jurisprudence du Sénat n’a pas été prise en compte d’autant plus que j’ai eu l’honneur de siéger dans ce parlement et d’en diriger en tant que Président élu, la commission chargée de l’élaboration du projet de règlement intérieur alors que Bemba n’a jamais siégé au Sénat.

Kyungu devra expliquer pourquoi il n’a jamais soumis ma correspondance aux discussions et à la décision de la plénière d’autant que sur décision de cette même plénière, mon dossier avait été confié au comité des sages de l’Assemblée provinciale. Curieusement, alors que le dossier était encore en traitement au sein du comité des sages, avant que celui-ci n’ait transmis son rapport à la plénière, sans que les raisons justifiant mon absence et ma demande d’autorisation de m’absenter jusqu’à la session prochaine n’aient fait l’objet des débats au sein de la plénière, Kyungu a préféré demander à cette dernière de se prononcer non sur la fin de mon mandat, conformément aux dispositions de l’article 110 de la Constitution, mais, curieusement, sur l’invalidation de mon mandat.

En conclusion mon mandat court toujours, car, l’article 110 de la Constitution, spécialement en son point 6, rendu applicable aux Assemblées Provinciales, par l’alinéa 6 de l’article 197 de la Constitution, ne traite pas de l’invalidation du mandat des députés par une Assemblée Provinciale ni même par l’Assemblée Nationale.

L’absence d’un député en effet ne figure pas parmi les causes d’invalidation, mais de fin d’un mandat aux pouvoirs déjà validés. Il ne s’agit même pas de perte de mandat mais de fin de mandat.

Ainsi, comme je l’ai déjà dit, il est, dans ces conditions, malséant de voir ce suppléant se faire ‘‘introniser’’ député à ma place et contre moi sans prendre langue avec moi, sans se préoccuper le moins du monde de ma réaction, contre, toute morale, toute éthique, toute équité et toute justice.

De toutes les façons, si le Parlement ne se ressaisit pas un de ces jours, j’ai d’autres voies pour l’y contraindre y compris la voie de la justice. S’agissant de l’arrêté du maire, il suscite des questions à la fois au plan politique et juridique. Au plan politique, disait avec raison l’ancien Président américain F.D.Roosevelt "Rien de ce qui touche à la politique ne relève du hasard ! Soyons sûrs que ce qui se passe en politique a été bel et bien programmé!”

Dans cette perspective, je me demande ce que cherche le Président Kabila, garant du respect de l’ordre constitutionnel, en laissant faire un maire non élu, lequel se permet de prendre des mesures anachroniques, alors même qu’il n’en a pas qualité, fondant sa décision sur un texte contraire a la constitution et osant réglementer une matière qui relève de la loi nationale. A travers ce maire de temps révolus, coiffé par un gouverneur de province peu instruit mais voulu par Kabila, ce dernier serait-il entrain de vouloir allumer un autre foyer de tensions ethniques pour justifier Nkundabatwari , en faisant passer le message selon lequel la xénophobie serait propre aux congolais de toutes les provinces ?

On dira alors que la cause de ce criminel rwandais n’est pas le fait du Rwanda au Kivu parce que l’on s’entredéchire également au Katanga et même au Bas-Congo pour des raisons de haine tribale ou de xénophobie. Souvenez-vous que la haine ethnique fut exacerbée par le sieur Kyungu pour régner sur le Katanga, en se mettant paradoxalement au service de Mobutu alors que celui-ci n’était plus le bienvenu dans les autres provinces du pays. Vous souvenez-vous aussi que récemment, une tribune des medias internationaux a été offerte au chef du Bundu Dia Kongo dès lors que celui-ci a revendiqué la protection internationale des congolais du Bas-Congo à l’instar de la protection accordée aux albanais du Kosovo.

Ce discours était une manne pour ceux qui ne rêvent que de diviser le Congo. En fait on veut allumer le feu au Katanga en imposant aux congolais des limites dignes du Congo belge pour circuler sur leur propre territoire. En effet, la mesure n’a aucun autre intérêt, ni économique, ni touristique ou autre, d’autant que la ville de Lubumbashi a été récemment reconnue « ville de paix » par l’Unseco.

Sur le plan juridique, examinant la question de la constitutionalité, de la légalité et de la légitimité même d’une réglementation, par arrêté, du mouvement de la population congolaise sur son propre territoire et en particulier dans la ville de Lubumbashi, dont l’histoire récente rappelle de graves sévices infligés a de congolais au motif qu’ils n’étaient pas des originaires de la Province du Katanga, par des politiciens véreux, dangereux, encore malheureusement actifs par la seule volonté de Joseph Kabila, se pose.

Ledit arrêté prétend tirer sa force de la Constitution (celle du 18 Février 2006) et du décret-loi 081 du 2 juillet 1998 portant organisation territoriale et administrative de la République démocratique du Congo.

Cependant, le maire n’indique pas les dispositions de la Constitution auxquelles il se réfère, ni celles du décret susdit.

En fait ce décret fixe les structures organiques et fonctionnelles des entités administratives territoriales et la répartition des compétences et des ressources entre le pouvoir central et les entités administratives décentralisées .

Toutes ces matières sont depuis le 18 février2006 autrement réglementées par la nouvelle Constitution à laquelle ce décret est manifestement contraire dans son esprit et dans sa lettre.

Or selon l’article 221 de la Constitution les textes législatifs et réglementaires antérieurs a celle-ci ne sont maintenus en vigueur que pour autant qu’ils ne lui pas sont contraires. En effet, la nouvelle Constitution réglemente toutes les matières portées par ce décret notamment en ses articles 2 à 4, 197, 201 à 206, etc.

Mais si par impossible ce décret produisait encore ses effets, il ne serait pas moins hors propos du fait qu’il ne prévoit aucune disposition permettant à un maire même élu, de restreindre la liberté constitutionnelle des congolais d’aller, de demeurer ou de venir sur leur propre territoire conformément à l’article 30 de la Constitution qui dispose que « toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d’y circuler librement, d’y fixer sa résidence, de le quitter et d’y revenir, dans les conditions fixées par la loi » et non par un arrêté.

Les restrictions en la matière concernent les étrangers. Et même dans ce cas, le statut, la police des étrangers, l’émigration sont des matières de la compétence exclusive du pouvoir central (Article 202 de la Constitution) tandis que l’exécution des mesures y relatives relèvent de la compétence concurrente du pouvoir central et des provinces (et non des mairies du moins à titre principal).

Comme vous le voyez, cet arrêté n’a pas lieu d’être et devait être rapporté, le maire lui-même rappelé à l’ordre.

J’ai appris non sans surprise que ce maire a osé dire qu’il exécuterait sa décision en dépit de la position prise par l’Assemblée nationale sur la question. Cet entêtement et le silence de sa hiérarchie aussi bien provinciale que nationale sur le sujet me confortent dans ma position : il s’agit bien d’un acte politique délibérément suscitée depuis bien haut. Une preuve de plus que le Congo reste un Etat de droit politique, celui dont l’homme politique (l’homme fort du moment) est le référent et non un Etat de droit juridique, celui dont le droit est le seul référent.

Et, c’est bien dommage pour la ville de Lubumbashi, en particulier, parce, comme je l’ai déjà dit, cette ville s’est vue attribuer, il y a peu, le Prix UNESCO « Villes pour la paix - édition 2000-2001 », sur recommandation de cinq jurys régionaux, composés de personnalités de la recherche, de l'administration ou de la politique, pour avoir œuvré à la reconstruction de la paix dans une ville sinistrée par la guerre civile, notamment par le renforcement des liens sociaux.

La remise de ce prix a eu lieu le 18 mars 2002 à Marrakech (Maroc) par le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura. Il faut indiquer que ce prix récompense tous les deux ans des équipes municipales qui ont fait de leurs villes des laboratoires des sociétés de demain en développant en leur sein les meilleures pratiques.

En tout cas les pratiques qu’entend instituer le maire, par cet arrêté, se situent aux antipodes de cette place de choix reconnu par le monde à la ville de Lubumbashi. Je note, au contraire, que le maire semble étrangement s’être inspiré des faits survenus en 1910 avec la promulgation du décret colonial du 5 juillet 1910 sur le droit de résidence qui avait codifié le système de relégation qui était une sorte d’exil intérieur. Le maire, et sa hiérarchie avec lui, aurait pu pourtant s’inspirer avantageusement de l’événement majeur du 30 juin 1911 qu’avait été la première coulée de cuivre au Katanga, coulée qui s’arrêta et la légendaire fumée avec alors que le fameux Kyungu wa Kuwanza exerçait les fonctions de Gouverneur de Mobutu au Katanga en excitant les katangais à refouler les kasaiens en violation de la constitution, pour leur propre malheur pendant que Kyungu s’enrichissait.

Se rappeler cette coulée du cuivre, la fumée qui s’en échappait conduirait, selon moi, à penser à la reprise du contrôle par la province, de l’exploitation des ressources minières totalement livrées à des prédateurs parmi lesquels Moise Katumbi et Kyungu wa Kumwanza. Car, c’est de mesures concrètes portant sur ce secteur qui redonneront le sourire aux Katangais et à travers eux à tous les congolais au lieu de nous distraire aussi dangereusement que le fait ce maire.

Pendant que Moise Katumbi, chargé d’affaires de Kabila, propriétaire ex nihilo de trois gisements de la Gécamines qui lui ont permis de créer sa poule aux œufs d’or appelée MCK, après avoir réussi en 6 mois seulement en faisant une opération floue avec Anvil mines, à gagner 60 millions de dollars dont des miettes ont servi a acheter les voix de pauvres katangais, devenu gouverneur par la volonté de Katumba Mwanke, continue à jeter de la poussière aux yeux des Katangais qui l’admirent paradoxalement, alors que l’homme s’enrichit de plus en plus sur notre dos.

Dans ce contexte cet arrêté est une insulte de plus à la misère des pauvres Katangais et de tous les congolais.

Ce qui reste de la résidence du pasteur Théorore Ngoy...

6.Réveil FM: A Kinshasa, vous n'avez plus rien votre Eglise, votre domicile et même votre cabinet d’avocat ont été incendies le 23 mars 200. Qui, selon vous serait l’auteur de cette destruction méchante? Vous considérez-vous comme propriétaire de cette parcelle qui jouxte le cimetière de la Gombe?

Je n’ai plus rien ? Si, ma foi et celle des enfants de Dieu de l’Eglise de la Gombe n’ont pu être incendiées par les malfrats que sont les Gardes de John Numbi et ceux du Président Kabila, les deux auteurs intellectuels de l’incendie ou du moins les provocateurs de l’infraction.

En effet, le 23 mars 2007, ma résidence située à côté de l’Eglise de la Gombe et de mon cabinet, était déserte. L’Eglise seule était en activité par le fait des deux sœurs qui y priaient. Un char de combat a été amené devant le portail de la concession. Les gardes du général John Numbi et les éléments de la Garde Présidentielle, ont escaladé les murs. Ils ont aspergé d’essence l’intérieur de l’Eglise avant d’y mettre le feu. Le feu s’est propagé jusqu’à ma résidence.

Il a tout détruit, épargnant uniquement la partie du bureau de l’Eglise et le garage. Les hommes en armes ont cassé les murs et les portes de l’Eglise. Ils ont tout emporté. Se servant de la clef de contact qui s’y trouvait, ils ont emporté ma jeep neuve de marque Suzuki Grand Vitara, de couleur bleue de nuit, immatriculée KN 4784 BG. Il y a lieu de vous signaler que le 11 novembre 2006, les gardes du général John Numbi, ont froidement assassiné une fidèle de l’Eglise de la Gombe, Mme Néné Mutshipayi.

Le lendemain, les mêmes gardes se sont attaqués à son mari, Christophe Mutshipayi, à qui ils ont brisé le bras droit, au moyen d’une barre de mine. Me trouvant à l’entrée de la concession le même jour, j’ai été menacé par un des gardes du général John Numbi, en présence de ses compagnons au nombre de 5. Il a braqué son arme directement sur ma face, tout près de mes yeux, en me disant : « Nous te tuerons, idiot ! Comment, en tant que Mulubakat, tu as pu faire alliance avec Jean-Pierre Bemba ? ».

Je ne dois ma survie qu’à la seule grâce de Dieu. Quelques mois auparavant, le même général John Numbi s’était emparé de mon matériau de construction alors que j’étais refugié au sein de l’ambassade de l’Afrique du Sud. A ma demande, il délégua monsieur Nkulu, propriétaire du restaurant Le Baobab, pour me verser la somme de 800 dollars en proférant tout de même des menaces au téléphone contre ma personne. Le 23 mars, le général John Numbi, pensant, probablement, plaire au Président de la République, est allé jusqu’au bout de ses mauvais desseins, en détruisant mon patrimoine.

Ce faisant, il n’a néanmoins pas réussi à détruire l’Eglise du Seigneur qui tient régulièrement ses réunions dans les décombres. J’admire sincèrement la foi de chrétiens de l’Eglise de la Gombe. Dieu honorera une telle foi. John Numbi paiera. Joseph Kabila aussi. S’agissant de ma concession, il est évident que j’en suis le seul propriétaire. Je tiens en mains le titre y relatif. Effectivement, comme vous le savez, en doit congolais, suivant l’article 227 de la loi foncière, le certificat d’enregistrement fait plein foi de la concession, des charges réelles et, éventuellement, des droits de propriété qui y sont constatés. Ces droits sont inattaquables.

A cet égard, la Cour Suprême a déjà jugé du « caractère inattaquable du droit de propriété constaté par le certificat d’enregistrement, lequel fait pleine foi de ce droit » (C.S.J. 5.12.1979, RC 104, B.A. 1979, p. 348) considérant que la preuve du droit de propriété est « exclusivement le certificat d’enregistrement établi par le conservateur des titres fonciers, actuellement, conservateur des titres immobiliers. » (C.S.J., R.C. 100, 3/4/1976, Bull. 1977, p. 64).

Normalement, si l’Etat congolais était aux mains des gens responsables, ils auraient pris la résolution de réparer « les dommages collatéraux » même si en réalité, il a s’agit d’une destruction délibérée, au cours d’un affrontement armé, d’une propriété privée, en particulier d’un bâtiment dédié au culte, ce qui n’est pas loin d’un crime de guerre commis par John Numbi, au regard des statuts de Rome même si l’affrontement n’avait pas, apparemment un caractère international.

7. Réveil FM: Il y a quelques jours la RDC a célébré à Kananga ses 48 ans d'indépendance. Quel bilan faites-vous de notre pays?

Pasteur Théodore NGOY: Kabila Joseph nous a insultés une fois de plus à Kananga, en prétendant que le Congo allait de mieux en mieux alors que l’officier de l’armée patriotique rwandaise, Laurent Nkundabatwari, son ancien garde de corps, qu’il avait, par ailleurs, nommé à dessein au sein de l’armée congolaise, occupe avec des troupes rwandaises une partie du territoire congolais, pille et fait piller nos richesses, génocide les congolais, dispersent ceux qui restent vivants, puis transfère tranquillement des populations rwandaises sur les terres abandonnées des Bahavu, des Bashi , des Bahunde, des Bembe, etc., afin de permettre, in fine, aux rwandais de revendiquer la protection internationale ces terres en se donnant pour capitale le village de Minembwe, aujourd’hui plein de rwandais. Ce village a maintenant un aéroport à la construction duquel Kabila participe à titre principal.

Kabila a offert une tribune internationale à Nkunda. Celui-ci bénéficie aujourd’hui de l’amnistie pour avoir violé les enfants, les femmes et massacré de nombreux congolais. Mais Kabila n’a pas hésité à pousser Jean Pierre Bemba à l’exil non sans avoir tenté de le tuer. Il a utilisé l’armement lourd à Kinshasa causant la mort de nombreux civils innocents juste pour se débarrasser d’un adversaire congolais et faire peur au reste de ses opposants.

Il a récompensé John Numbi en le nommant à la tête de la police pour avoir incendié l’Eglise du Seigneur, ma résidence, mon cabinet d’avocat et une importante bibliothèque personnelle, riche, diversifiée. Il a chargé Kalume de massacrer les congolais du Bas-congo. Ce Kalume est curieusement revenu dans son sillage quelques jours après que Kabila et moi, avions lu ensemble dans sa résidence le rapport de l’ambassadeur rwandais au Congo adressé au feu Président Habyarimana et dans lequel il était clairement indiqué que la mère de Kalume était rwandaise et que par conséquent il pouvait servir les intérêts rwandais, le cas échéant. Mais en fait, sans le savoir, je venais de plaider pour le retour du Général Kalume dans le sillage de Kabila.

Voilà Kalume avait en 1997 trahi l’armée congolaise en affaiblissant le front de Kisangani dont il avait le commandement. Ce même Kalume a ose affirmer que Kahemba serait un territoire angolais alors que in tempore non suspecto la carte administrative du Congo Belge, en 1960, situe clairement Kahemba dans le Kwango, non loin de Kasongo-Lunda. Et, jamais les angolais n’avaient auparavant prétendu que Kahemba se trouvait en Angola.

En fait, Kabila place souvent aux postes stratégiques ceux dont au moins un parent est rwandais ou burundais. C’est le cas de Jean Mbuyu (ex conseiller spécial dont la mère est rwandaise), Kazadi, Nyembwe, burundais de père et de mère, portant le nom de son père adoptif (ANR), Pierre Lumbi,(qui vient d’hypothéquer notre potentiel minier pour des ans), burundais par l’un de ses parents ; le Général Kabulo de mère rwandaise, Kamerhe (parlement) de père rwandais, Kengo wa Ndondo (sénat), mère rwandaise, père belge d’origine polonaise, elu curieusement par la majoritee des senateurs de l’AMP de Kabila ; le PDG de l’Ofida, dont les parents vivent tranquillement à Ciangungu, au Rwanda, son pays (depuis avril dernier Kabila veut confier a ce même rwandais l’office de contrôle de l’état de la qualité de ce qui entre au Congo en voulant supprimer l’OCC); le fils de Bisengimana est dans l’armée alors qu’il est de notoriété publique que son père rwandais n’avait fait que servir les intérêts du Rwanda (Voir le palmarès de lUnikin ex Lovanuim, Bisengimana est ingénieur civil rwandais) ; le Général Malick, rwandais contrôle tout l’armement congolais à la base logistique ; de rwandais viennent d’être placés par Kabila à la tête de la magistrature congolaise. La liste est longue. J’ai beaucoup à dire. Ce sera dans un livre à venir.

En un mot, voici le vrai bilan : le Congo n’a jamais été aussi affaibli politiquement, militairement, diplomatiquement, économiquement, financièrement voire culturellement qu’au temps de Joseph Kabila. Kinshasa n’a jamais été aussi quadrillée par l’ennemi ; les opposants politiques et les citoyens si en insécurité, la faim, la misère sous toutes ses formes n’a jamais été aussi grande ; et le Congo n’a jamais et aussi près de l’implosion qu’au temps de cet homme dont beaucoup n’imagine même pas le mépris et même la haine qu’il porte aux congolais, en particulier aux katangais et à Laurent Désiré Kabila dont il est entrain d’assassiner ou disperser la progéniture. L’un des fils de Laurent Kabila, John Taratibu Kabila a pu s’échapper une nuit, déguisé, dans une pirogue, au risque de se noyer dans le fleuve Congo, au prix de nombreux billets verts. Il vit en exil. En prison, Thomas Lubanga m’a dit : « si les congolais savaient vraiment qui est Kabila et ce qu’il fait contre le Congo, ils prendraient tous des pierres pour le lapider ». Vous comprenez maintenant pourquoi personne ne veut que Thomas Lubanga parle même pour se défendre ?

Un soir, le Général Mabila s’est assis furtivement à coté de moi, dans la même prison juste pour me dire en swahili : « J’ai dîné plusieurs fois avec la mère de Joseph. Elle logeait à la citée de l’OUA. Elle a été évacuée au début des hostilités en 1998. Sifa n’est pas sa mère ». Quand j’ai voulu en savoir plus, il s’est levé en disant : « Je ne t’ai rien dit ». Quelques jours après j’ai eu la nouvelle de son trépas. Il s’en est allé dans l’abandon, en vomissant beaucoup de sang. Mais son récit est semblable à plusieurs autres que m’ont fait des gens encore en vie dont certains font partie du cercle même de Kabila.

8.Réveil FM: L’exil est un choix difficile dit-on. Mais l'exil forme aussi. Acteur politique vous vous étiez investi dans la société civile. Quel regard avez-vous sur les institutions citoyennes d'appui à la démocratie durant la transition? Avaient-elles bien fonctionné?

Pasteur Théodore NGOY: Dans mon cas, l’exil n’a pas été un choix mais une contrainte m’imposée par John Numbi, Joseph Kabila et les leurs. Ils ont incendié ma résidence, mon cabinet d’avocat et l’Eglise de la Gombe, me contraignant de ce fait à l’exil, en violation flagrante de la Constitution qui dispose en son article 30, alinéa 2 qu’ aucun congolais ne peut-être « … ni être contraint à l’exil, ni être forcée à habiter hors de sa résidence ».

Lorsque j’ai envisagée de regagner mon pays, j’en ai parlé, par téléphone, au Ministre d’Etat près le Président Kabila, l’avocat N’kulu Kilombo. Ce monsieur s’est permis de me dire : « Ecrivez au ministre d’Etat » c'est-à-dire à lui, pour demander la permission de retourner dans mon propre pays.

Quelques temps après, sur son instruction, le fameux Kyungu a incité quelques députés à mettre fin à mon mandat, illégalement et irrégulièrement (par une prétendue invalidation) afin de me couper l’herbe sous les pieds. Le 24 décembre 2007 (la nuit de Noel) la fille du Président Laurent Désiré Kabila m’a téléphoné pour me dissuader de rentrer au Congo sous peine d’y être assassiné. Elle m’a mis au courant des entretiens qu’elle avait eu avec John Numbi, Nkulu Kilombo, Kyungu wa Kumwanza et d’autres. Je l’ai exhortée à quitter le Congo à son tour. Elle m’a assuré qu’elle s’organisait bien pour rester à l’abri. Malheureusement, le 16 janvier 2008, Kabila Joseph et Madame Sifa l’ont fait assassiner.

Cet assassinat, celui de Botethi, Vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa dans lequel les gardes du Président et le Gouverneur de la ville seraient impliqués, et de plusieurs autres prouvent que Kabila et les siens soit organisent l’assassinat de ceux qui ne partagent pas leur vision politique soit les contraignent à l’exil, en fait au bannissement qui, dans la France antique, fut une peine politique criminelle infamante consistant dans la défense, pour le condamné, de résider hors du territoire national pendant une durée déterminée voire définitivement.

Oui, je l’admets, en dépit des dures souffrances qu’il nous impose ou à cause d’elles justement, l’exil est une école du réarmement spirituel et politique.

Naturellement en tant que défenseur de la justice, je fais naturellement partie de la société civile. De ce point de vue mais aussi en tant que politique, j’ai été témoin et même victime du disfonctionnement notoire des institutions citoyennes.

Celles-ci, sensées jouer le rôle de contrepouvoir ont été en fait mis au service du pouvoir par leurs véreux animateurs. La commission de l’éthique qui aurait du faire la guerre à la corruption était elle-même truffée des gens corrompus jusqu'à la moelle épinière.

La commission électorale reste, d’ailleurs, jusqu'à ce jour un instrument au service de Kabila et Malu malu une girouette que l’on nomme à des fonctions in suspecto tempore.

Mutinga a été aussi pire que Malu Malu. Il s’est permis, en violation de la loi d’annuler le débat prévu entre les deux candidats du second tour pour éviter d’exposer toute l’incompétence de Kabila. Il s’est fait le plaisir de suspendre tous ceux qui du point de vue communicationnel mettait en danger le camp Kabila alors que ce dernier monopolisait la Radio et la télévision nationales et plusieurs autres medias achetés ou corrompus avec l’argent du contribuable congolais. Mutinga s’est offert entre temps le luxe d’acquérir une radio et une télévision personnelles alors qu’il était l’autorité de régulation des medias.

Aujourd’hui, le voilà devenu sénateur du camp Kabila in tempore suspecto.

Quant à l’observatoire des droits de l’homme, j’ai connu son existence en lisant la lettre par laquelle son Président, un avocat, ancien bâtonnier de surcroît, me convoquait pour m’entendre sur mes opinions sur la nationalité de Kabila en m’accusant d’avoir offensé ce dernier.

En fait Kabila venait de dire que les congolais étaient le chien qui aboie contre Kabila, la caravane, qui passe et qui peut même écraser le chien. J’étais sur le plateau de canal kin. On m’a demandé mon opinion. J’ai dit que les congolais n’étaient pas des chiens et que par ailleurs il était dans leur droit de savoir qui les dirigeait et qui voulait se faire élire étant donné que Laurent D. Kabila n’avait jamais présenté aux congolais ni son épouse ni ses enfants. C’est d’ailleurs dès ce moment que Kabila m’a le plus haï.

En conclusion les institutions citoyennes ont été toutes prostituées par le sieur Joseph Kabila.

9.Réveil FM: Parlez- nous de votre association « Chrétiens pour la Justice ». Quels sont ses objectifs, ses réalisations et ses projets?

Pasteur Théodore NGOY: L'injustice a frustré beaucoup de Congolais.« Sans justice, il n'y a pas de dignité », écrivait Patrice Emery Lumumba à son épouse Pauline.

Pour ne pas continuer à subir indéfiniment l'injustice, les Congolais de toutes les confessions religieuses ont créé cette organisation de vulgarisation, de défense et de promotion de la Justice, C.Just., pour tout Congolais frustré par l'injustice et qui veut se battre pour établir la Justice dans tout le Congo, à tous les niveaux.

L'Assemblée Constitutive de Chrétiens pour la Justice « C.Just. » a eu lieu le samedi 25 janvier 2003 à l'Immeuble CCIC (ex CCIZ), dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

A l'issue de son Assemblée Constitutive, suivie immédiatement de la tenue de la première assemblée générale, « C.Just » a fait une déclaration sur les actes d'injustice en République Démocratique du Congo depuis l'indépendance jusqu'à ce jour, sur les massacres, les pillages de nos ressources, les dangers de l'Accord Global et Inclusif, etc.

Le 31 janvier 2003, « C.Just » a, dans un communiqué de presse, dénoncé et condamné énergiquement les traitements inhumains et dégradants infligés aux condamnés à mort, détenus au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa, dans l'affaire de l'assassinat du Président de la République, Laurent Désiré KABlLA. Nous avons publié des déclarations portant sur divers sujets d’intérêt national, régional ou local voire international sur la nationalité, la nomination paradoxale de Nkunda dans notre armée, le pillage des ressources, la revocation des 315 magistrats et de 315 ex agents de l’ex Petro-Congo, en mettant toujours en exergue ce qui n’était pas juste, dans chaque cas. Par rapport ce but, nous nous sommes fixés pour objectifs la Conscientisation du citoyen et du dirigeant sur la pratique nécessaire de la justice et la connaissance de leurs droits respectifs ; la défense et la promotion de la justice en tant que valeur fédératrice des aspirations des peuples et valeur refondatrice de la République Démocratique du Congo et des nations du monde ; la Création d’ une nouvelle conception dans la gestion de la chose publique par la référence permanente aux vertus chrétiennes telles que la justice, l'intégrité, la vérité et la fidélité ; le triomphe de ces vertus dans les grands débats nationaux voire internationaux; l’inculcation aux Citoyens Congolais du sens du sacrifice national et de la promotion des vertus spirituelles au détriment de l'avidité des biens matériels ; le respect du droit international, de l'éthique et de la morale dans les rapports entre les Etats, les individus, au sein des organisations internationales, et de toute la société internationale.

Par nos déclarations, nos conférences, nos lettres pastorales, nos débats radiotélévisés, nous avons fait annuler la nomination rocambolesque par un ministre de l’Education nationale d’une nièce à la tête des divisions de l’enseignement dans la ville de Kinshasa et le rétablissement dans leurs fonctions et dans leurs droits de plusieurs chefs d’Etablissements scolaires qui avaient été abusivement révoqués ; nous avons amené à la table des négociations des pasteurs qui s’opposaient, ; un Procureur General en fonction s’est fait l’obligation de se transporter à mon office pour régler à l’amiable un litige avec une famille qui se plaignait d’avoir été dupée par lui ; notre position sur le rapport du panel de l’ONU sur le pillage de nos ressources a conduit le Président Kabila a suspendre des ministres qui lui étaient très proches ; nous avons assuré la défense en justice de plusieurs nécessiteux.

Un jour, le Président Kabila m’a prié par téléphoné de lui donner la position de C’Just. Sur la nomination de Laurent Nkunda dans l’armée congolaise. Nous lui avons remis en mains propres la déclaration de C.just. sur ce point. Je vous en donne une copie à l’attention de vos lecteurs. C’est que le travail de C.Just. était considéré dans le pays.

Nous avons cependant peu à peu été infiltrés par des agents de renseignements pendant que je faisais l’objet d’harcèlement policier et judiciaire.

Finalement, mon exil a eu pour effet de refroidir le zèle de membres, ce qui a pour conséquence de mettre nos projets en attente.

Je viens d’ailleurs de découvrir que congoline.com a suspendu notre site www.c-just.org sans nous en aviser et donc sans que nous sachions pourquoi jusqu’au moment ou nous mettons fin à cette interview. Je sais que le concepteur de notre site est travaille à la présidence de la République. Mon ancien conseiller politique est devenu un des collaborateurs du porte-parole de Kabila. Vous comprenez donc que le pouvoir et ses alliés continuent à nous faire subir le martyre dans l’espoir de nous achever.

10.Réveil FM: Malgré la pluie des pierres de la part de vos adversaires, vous avez fini par être élu député provincial au Katanga. Avec le recul, comptez-vous faire de la politiquement autrement? Espérez-vous rentrer un jour au Congo? Retravaillerez-vous un jour, avec ou pour Kabila ?

Pasteur Théodore NGOY: Je rêve, chaque jour qui passe, de belles rues de mon pays, ces rues porteuses de tant d’histoire. Je ne me suis jamais imaginé vivant ailleurs qu’au Congo. Je languis donc de l’envie profonde de retourner dans ma chère patrie. Car, « pour nous, la patrie, c'est le sol et les ancêtres, c'est la terre de nos morts (BARRES, Scènes et doctr., t.1, 1902, p.67). En effet, «on emporte quoi qu'en ait dit Danton, la patrie à la semelle de ses talons et l'on porte au coeur, sans le savoir, la poussière de ses ancêtres morts (FLAUB., Corresp., 1852, p.441).

Je reviendrai donc dans mon terroir, au temps fixé. J’œuvrerai avec succès pour consoler le peuple congolais (Esaie 40 :1). Ensuite seulement, je partirai, en mon temps, pour la céleste patrie.

Et maintenant, Selon vous, faire la politique autrement consisterait à travailler avec Kabila ou pour Kabila ?

Je voudrais vraiment vous faire comprendre que revenir au Congo pour travailler pour ou avec Kabila serait vraiment paradoxal de ma part.

En effet, j’ai rencontré le Président Joseph Kabila, pour la première fois, le jeudi 2 août 2001, au palais de marbre. Il était Président de la République depuis un peu plus de six mois. J’avais été conduit auprès de lui, à sa demande, par son ministre des Affaires Etrangères de l’époque, Leonard She Okitundu.

Si je n’avais pas dit « NON » à Joseph Kabila, il y a bientôt 7 ans, ce jour là serait le début de mon entrée au gouvernement en qualité de Commissaire Général du gouvernement chargé du Dialogue et chef de la délégation du gouvernement à Gaborone, lieu prévu pour les premières rencontres du dialogue inter congolais, le 20 aout 2001. C’est en fait en ces termes que Kabila m’offrit de partager le pouvoir avec lui. Il m’a offert plus tard, au palais de la nation, en avril 2002, 2 jours avant la fin, en queue de poisson, du dialogue inter congolais, le poste de Ministre de l’Information et en 2003, peu avant la formation du gouvernement de l’Accord Global et Inclusif, celui de Gouverneur de la Banque Centrale.

Pourquoi avais-je dit non à Kabila ce jour là et dans la suite ?

Le 1er août 2001, à quelques minutes de minuit, je me préparais à sortir de chez moi pour rejoindre l’Eglise de la Gombe, située, à l’époque, dans l’enceinte de l’ex Centre du Commerce International de Kinshasa (CCIZ) quand j’ai entendu le téléphone de la maison sonner, à ma très grande surprise. En effet, la ligne ONPTT était en panne depuis plusieurs jours, comme d’habitude au Congo. Quand j’ai pris le combiné, j’ai entendu la secrétaire du Ministre des Affaires Etrangers, Anne Marie, dire : « Dieu soit loué ! Tout le cabinet du Ministre est à votre recherche depuis 8h00, ce matin. Je vous prie, s’il vous plaît de joindre le Ministre, sans tarder au numéro que je vais vous communiquer». Après avoir noté le numéro, j’ai immédiatement contacté Leonard She Okitundu. Celui-ci m’a confirmé les propos de sa secrétaire en ajoutant qu’il se demandait ce qu’il aurait fourni comme explication au Chef de l’Etat qui l’avait chargé de me contacter dans l’unique but de me conduire à son office au Palais de marbre.

J’étais en jeûne du premier mercredi du mois. Ce mois est consacré, à l’Eglise de la Gombe, aux jeûnes et prières pour le salut de la Nation congolaise. J’ai donc naturellement passé cette nuit là en prière et j’étais en jeune tout le jour, le lendemain.

C’est donc un homme rempli du Saint Esprit (c’est-a-dire de la sagesse selon Dieu qui est une folie du point de vue de ce monde, selon 1 Corinthiens 3 :18-21) qui s’est entretenu, le 2 août 2001, avec le Président de son pays.

Dès que j’ai posé mon regard sur lui, je l’ai trouvé étrange.

Il me dit exactement ceci : « Pasteur Theodore Ngoy, je vous ai suivi plusieurs fois dans vos interventions sur différentes chaines de télévision défendant le point de vue de votre ouvrage sur l’Accord de Lusaka et le dialogue inter congolais. Vous avez raison dans tous ce que vous dites. En plus vous êtes très intelligent. Je vous appelle pour que vous puisse m’aider ».

Il commettait encore beaucoup de fautes de français mais il s’est amélioré depuis de manière remarquable pour un homme de son niveau d’études. Le niveau d’Etudes de Kabila est en effet facile à évaluer par n’importe quel intellectuel ayant la maîtrise de l’anglais scolaire et/ou universitaire. Kabila parle à peine ce qu’on qualifie de « plain English » non dans le sens de « clear » mais de « simple language ». Il ne parle ni par exemple le « BBC-English » (qui est l’anglais standard de la middle-class speakers, que parle donc celui qui a été à l’école) ni évidemment le « Queen’s English ». En fait, les anglais diraient : « He does not talk proper, so he is not an educated person » (il ne parle pas bien donc il n’est pas instruit).

Je contemplais donc cet homme si jeune (vous pouvez le voir sur notre photo avec le Pasteur Ray de l’Afrique du Sud, prise en avril 2002 par l’assistant de Ray ; maintenant imaginez-le en août 2001 !) et si peu instruit.

Je me demandais alors Comment un tel avait pu devenir le successeur de Lumumba, Kasavubu, Mobutu, Laurent Désiré Kabila non en 1960 mais en 2001 ! Par quel accident de l’histoire ?

Quel avait été son rôle dans l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila ? Pourquoi avait-il désarmé l’armé de terre a Kinshasa, en particulier au camp Kokolo avec interdiction d’entrée et de sortir, la veille de l’attentat contre LDK, avant de se rendre au Katanga sans autorisation du Commandant en Chef de l’armée ? Pourquoi Katumba Mwanke, alors Gouverneur du Katanga, avait démobilisé toutes les forces avant de se réfugier en Zambie la veille du crime ? Comment expliquer ce retour dans la nuit du « fils » en compagnie de Katumba Mwanke, là où « son » père venait d’être si lâchement assassiné ? Pourquoi ne craignît-il pas les éventuels assassins de ce « père » ? Pourquoi un fils, katangais de surcroît, aurait humilié « son » défunt « père » au point de trimballer son cadavre jusqu’au Zimbawe juste pour placer les mains du mort sur les coffres-forts dont LDK avait justement confié tous les secrets à Katumba Mwanke (vous avez maintenant une idée des liens indéfectibles entre joseph et katumba) ?

Toutes ces pensaient bouillonnèrent soudainement dans ma tête au moment où le Président me donna la parole. Ayant invoqué furtivement le Seigneur dans mon cœur, j’ai ouvert la bouche et dit : « Excellence Monsieur le Président, je ne sais pas si vous savez que je suis non seulement un homme de Dieu au service de Jésus-Christ de Nazareth mais aussi un défenseur de la Justice.

J’ai pris position contre le décret-loi constitutionnel de Laurent-Désiré Kabila, contre la suspension des partis politiques, contre l’occupation de mon pays par le Rwanda et l’Ouganda, contre la révocation des 315 magistrats, contre celle de 315 ex agents de l’ex Petro Congo. Laurent Désiré Kabila m’a mis en prison pendant près de 7 mois ». Le Président s’est écrié « 7 mois ? Jai poursuivi : « Mon engagement est tel qu’il me sera difficile de faire partie de votre gouvernement tout en prêchant dans l’Eglise de Dieu et en défendant la justice. Il me serait agréable de vous apporter mon expertise sans être du Gouvernement ». Je lui ai aussi fait part de mon analyse de la situation politique et des solutions envisageables. Puis je l’ai exhorté à croire en Jésus-Christ comme son Seigneur et son Sauveur, à rétablir les magistrats et les agents de l’ex Petro-Congo dans leurs droits, etc. Notre entretien a duré plus de deux heures.

Le Président a accepté de se mettre à genoux ; nous avons prié le Seigneur. Puis il a pris la parole et dit : « Je comprends votre position, laissez-moi vous dire que tout votre propos constitue 80% de ce que je pense ». Il l a répété deux fois avant de résumer tout mon discours en quatre points sans omettre un seul détail. Il m’avait pourtant écouté sans prendre aucune note. Kabila, n’est certes pas instruit, mais il a fait preuve de beaucoup d’intelligence machiavélique ; il a réussi à défaire ses adversaires en les amenant prés de lui pour bien les détruire ; il a divisé, dispersé, acheté dans le camp de ses adversaires.

Il n’a aucune considération pour les congolais parce qu’il a su les manipuler tous avec le pouvoir et l’argent. En plus, il sait que les congolais ne tiennent aucun compte de l’histoire, voire de leur propre histoire. Ils oublient vite et peuvent paradoxalement soutenir aujourd’hui ce que ou celui qu’ils contestaient hier. Kabila était donc sûr de m’embarquer dans son entreprise politique entachée de trop de mystères, de secrets mêlés au sang de Masasu dont l’exécution a précédé l’assassinat de Kabila Laurent parce que Masasu n’aurait jamais accepté que Joseph devienne le président.

Laurent-Désiré Kabila fut exécuté en son Palais avec la complicité de ses frères congolais. Mobutu avaient utilisé les mêmes congolais pour révoquer leur premier Premier Ministre, le seul chef du gouvernement élu de ce pays, le pourchasser, l’arrêter, le lier, le traîner publiquement par terre, puis l’abattre alors qu’il ne faisait que défendre leur dignité. LDK a été humilié avec la complicité des congolais qu’il avait amenés au pouvoir.

Joseph Kabila pensait donc que comme tous les congolais, je cracherais sur mes convictions et finirait par céder à la tentation du pouvoir qui s’exerce sans jamais changer les conditions de ceux que l’on gouverne et de la gloire éphémère qui en résulte. Alors il dit au chef de protocole Mwepu de me conduire à sa résidence le dimanche 05 août en ajoutant à mon intention : « Nous allons encore parler le dimanche et nous trouverons un compromis. Vous travaillerez avec moi pour le salut de votre pays ».

Le dimanche prévu, le chef de protocole refusa tout simplement de me conduire auprès de lui alléguant que le Chef de l’Etat était fatigué.

J’ai découvert par la suite que la plupart de collaborateurs de Joseph Kabila respectaient rarement les décisions du Chef de l’Etat s’ils ne s’organisaient pas pour les contourner.

Sept mois plus tard, le 8 mars 2002, le dialogue inter congolais avait déjà commencé à Sun City, j’été contacté derechef par She Okitundu. Le président me sollicitait cette fois pour présenter mon livre à Sun city afin de défendre mon point de vue sur la nationalité. Cela n’était possible qu’en participant au dialogue inter congolais en tant que membre de la délégation gouvernementale tout en restant libre de mes opinions. Cette proposition m’a convenu. J’ai donné mon accord.

Le lendemain, j’ai été contacté par le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Théophile Bemba. Mais cet homme a mis 7 jours pour exécuter l’ordre du Chef de l’Etat. Je ne suis finalement arrivé à Sun city que le 15 mars 2007, la nuit. L’homme à tout faire de Katumba Mwanke, le journalite Dikanga Kazadi m’a carrément logé à plus de 60 km du site du Dialogue à Safari Lodge avec mes 4 compagnons d’infortune, les défunts Vangu Mambweni, pourtant Conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila, Kakez, professeur, Jean Baptiste Mulemba et un ancien vice-ministre. Kazadi Dikanga m’a dit au téléphone : « ceci pour que tu comprennes que ce n’est pas toi le super expert pour les questions du dialogue ».

Le week-end end suivant, je me suis présenté à la réception de situé près du site du dialogue, avec mon macaron qui indiquait « T. (pour Théodore) Ngoy ». J’ai reçu la clé d’une Chambre sur le site. En fait celle-ci appartenait au Major « T. (pour Timothee) Ngoy », encadreur politique des Fac.

Le conseiller spécial Mbuyu est venu pour me déloger je lui ai dit que je serais heureux de savoir si la décision de nous éloigner du site dialogue était le fait du Chef de l’Etat ; il a préféré capituler. Le lendemain, Vangu Mambweni encouragé par ma « bravoure » a exigé et obtenu une chambre non loin de la mienne.

Je lui ai dit de parler à son chef de toute notre aventure, il a préféré, à ma demande me donner un numéro du chef de l’Etat que j’ai joins immédiatement. Ce dernier a ri en écoutant le récit de mon acte « héroïque » de refus d’aller loin du site et surtout de prendre la chambre du major Timothée Ngoy. Il ma’ alors encouragé à parler a la presse, même étrangère.

Un jour il m’a appelé de son avion alors qu’il se rendait en Chine pour me dire d’expliquer que les Banyamulenge n’existaient pas mais que c’étaient des rwandais mieux armés que l’armée congolaise.

Mais quand je me suis rendu dans la salle de la sous –commission de la Commission « Paix et Réconciliation », chargée de discuter des questions de la minorité et de la nationalité, la place réservée au gouvernement était vide. Seule Madame Maneno, vice-gouverneur nommée du Sud-Kivu était en place. Elle m’a dit que tous les ministres et les délégués habituellement présents avaient instruction de me laisser seul étant donné que j’étais à la fois politologue et juriste, en plus auteur d’un ouvrage sur le sujet. Aucun terme de référence du gouvernement n’était disponible sur le sujet.

En face de moi était assis Monsieur Etienne Tshisekedi avec, à ses côtés, le défunt bâtonnier Kisimba Ngoy (en tant qu’opposition politique dans la commission), lisant un document manuscrit en guise de point de vue de l’UDPS sur les sujets. Il termina en affirmant ce qui suit: « les banyamulenge sont des congolais. Donnez-leur la nationalité ici et maintenant ».

Naturellement, après avoir donné lecture du mémorandum des parlementaires du Kivu affirmant la non existence des banyamulenge, et dont l’un des signataires, Monsieur Katintima, aujourd’hui vice président de la CEI, se trouvait dans la salle, paradoxalement dans la délégation du RCD/Goma, ainsi que je l’expose dans mon livre « L’accord de Lusaka et la paix en RDC : une autre lecture » (lire notamment les pages 86-89) , , j’ai fait valoir, contre le point de vue du Président de l’UDPS, en tant que porteur du point de vue du gouvernement, qu’ il est unanimement établi que la nationalité demeure en droit international une matière régalienne qui relève de la seule compétence souveraine d’un Etat.

C’est ce que confirme la cour internationale de Justice dans son arrêt du 6 avril 1955 qui tranche que : “ Le droit international laisse à chaque Etat le soin de déterminer l’attribution de sa propre nationalité … La nationalité n’est pas purement formelle, mais exprime une solidarité d’existence, d’intérêt et de sentiment tendant à une réciprocité des droits et des devoirs ”.

J’ai relevé que l'article 3.16 de l’Accord de Lusaka, contredisait l'article 3.15 du même Accord qui dispose que : "Rien dans cet Accord ne devra en aucune manière nuire à la souveraineté ni à l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo".

Jai conclu qu’il appartiendrait à l'Etat congolais d'attribuer souverainement la nationalité à toute personne qui la sollicite individuellement conformément au décret-loi n°197 modifiant et complétant la loi n° 81/002 du 25 juin 1981 sur la nationalité congolaise.

En effet, la CPJI, dans l’affaire de l’échange des populations grecques et turques, avait estimé que “ la qualité de ressortissant d’un Etat ne peut se fonder que sur la loi de cet Etat ”. Et, une jurisprudence de la CIJ soutient qu’ “ il appartient à tout Etat souverain de régler par sa propre législation l’acquisition de sa nationalité ainsi que de conférer celle-ci par la naturalisation octroyée par ses propres organes, conformément à cette législation ”.

C’est ce point de vue qui est repris dans le rapport de Masire sur la question de la nationalité. Celle-ci n’a plus été traitée de la manière que l’exigeait le Président de l’UDPS dans le cadre de différents forums de négociations politiques mais par le Parlement, malheureusement de la manière que l’on sait.

Par la suite, cependant, J’ai rencontré Etienne Tshisekedi. Je lui ai proposé de faire alliance avec le Président Kabila plutôt qu’avec les bayamulenge( qui sont non au service non du Congo mais du Rwanda) afin qu’il pèse de son poids politique sur le processus de transition en devenant le Premier Ministre nanti de tous les pouvoirs sur la base d’un accord politique d’envergure à signer sous ma secrète médiation. Le président Kabila m’avait donné son accord total pour ce. Après deux entretiens de plus d’une heure (à deux, son directeur de Cabinet adjoint et Messieurs Ntombolo, et Gilbert Tshibangu proches de Tshisekedi à Sun City s’étant contenté de faciliter ces entretiens), Tshisekedi m’a dit sérieusement de dire à Kabila qu’il était un enfant et qu’il ne pouvait comprendre les mécanismes. Plus tard, il a changé d’avis et a voulu rencontrer Kabila. C’était trop tard. Kabila et les siens avaient signé l’accord dit de l’hôtel Cascade avec Jean Pierre Bemba.

C’est ainsi que Tshisekedi va créer notamment avec le RCD/Goma l’alliance pour la sauvegarde du Dialogue, qui a conduit à la signature à Pretoria de l’Accord Global et inclusif ayant donné naissance à ce que l’on appelle 1+4 et aux élections abracadabrantesques auxquelles Thisekedi lui-même s’est curieusement gardé, en dernière minute, de prendre part.

Peu avant l’annonce de cet accord dit de l’hôtel Cascades, auquel je me serais évidemment opposé si j’avais été consulté, Kabila m’a invité à participer, dans sa résidence, à Kinshasa à une réunion dite « de stratégie ». Cinq autres personnes y étaient conviées : katumba Mwanke, Vital Kamerhe, Colonel Etumba (aujourd'hui général), le défunt Samba Kaputo, et Théophile Bemba. Cette nuit là, kabila allait annoncer une décision importante.

Curieusement au moment où nous entrions à la résidence du chef de l'Etat, j'ai entendu Théophile Bemba dire à Katumaba Mwanke: "Même le pasteur Théodore Ngoy commence à entrer dans nos réunions de stratégie ?".

Katumba lui a dit: " Tu connais ton homme- parlant du chef de l'Etat, lorsqu'il s'attache à quelqu'un, il ne se contrôle plus; je vais lui dire (au chef de l'Etat !) d'envoyer le pasteur Ngoy à la Télé".

Autrement dit Katumba Mwanké a demandé au chef de l'Etat de ne pas exécuter sa propre décision qui consistait à m'associer aux discussions sur l'Accord.

A ma grande surprise, c'est Joseph Kabila lui-même qui m’a prié sur la demande de Katumba de quitter la réunion et de me rendre à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). J'ai dit au président de la République que je jugeais nécessaire d’avoir l’information que je devais communiquer le cas échéant à mes compatriotes congolais. Joseph Kabila s’est tu. La réunion s’est poursuivie sans qu'aucune question sérieuse ne soit abordée en ma présence.

A 19h45, le Président en personne m’a demandé d'aller commenter le processus du dialogue au journal de 20h de la RTNC. Les deux présentateurs ce soir là dont Mme Nicole Dibambu, instruits, je pense, par le Ministre de l'information Kikaya Bin Karubi, (j’avais entendu Katumba l’instruire) se sont évertués carrément à m’indisposer en me demandant à l’avance et sèchement d’être bref.

. Vous rendez compte ? J’étais l'envoyé spécial du chef de l'Etat pour commenter le dialogue inter congolais et pourtant on m’a traité comme un va-nu pied. (Dans ma langue on dit « Nzolo udia bidi mulubenji ubengele upepa » en d’autres termes c’est Kabila que l’on traitait ainsi à travers moi). Le lendemain, Katumba Mwanke m’a dit au téléphone:" Pasteur Théodore, nous allons à l'aéroport prendre l'avion sans toi. Le chef de l'Etat a des choses à te dire. J'espère que tu as remarqué que malgré la volonté du chef de l’Etat, tu n'as pas assisté à notre réunion stratégique, comme je l'ai décidé. A nous revoir à Sun City".

Le jour suivant, lorsque Joseph kabila m'a demandé d'accepter d'être nommé ministre de l’information-Il avait en fait déjà signé le décret, j’ai immédiatement dit non.

Comment pouvais-je être son ministre dès lors que ce n'était pas lui qui avait le pouvoir mais Katumba Mwanké. (Vous voyez aussi ce qu’aurait été le choc de deux journalistes qui m’avaient éconduit juste la veille en apprenant, le lendemain, que j’étais justement le nouveau Ministre de l’information? Heureusement pour eux, comme me l’a dit Kabila lui-même, plus tard : je ne suis pas comme les congolais).

Par ailleurs après mon refus, Joseph Kabila m'a prié, je dirais presque supplié, d'accepter de faire le porte parole du gouvernement juste pour lire le texte de l'Accord des cascades. Je lui ai dit que même si j'acceptais katumba Mwanké ne lui obéirait pas et ne me laisserait pas lire ce texte.

Et voici une anecdote : lorsque je suis arrivé à Johannesburg, Katumba Mwanké qui me croyait déjà nommé ministre m'a demandé d'attendre l'ambassadeur et le protocole pour m'amener à Sun City. Lorsqu'il a appris que j'avais refusé le poste ministériel, un contre-ordre a été donné. J’ai donc vainement attendu le véhicule et le protocole jusqu'au lendemain. Finalement, c'est en Taxi que j'ai joint Sun-City. Mais le chef de l'Etat était informé que j'étais resté festoyer à Johannesburg.

Arrivé Sun-City, je me suis entendu dire par Dikanga Kazadi de rejoindre la salle prévue pour la conférence. Celle-ci était déjà remplie des journalistes. A cinq minutes du début de la conférence de presse, Katumba Mwanke m’a informé que j’étais désigné pour lire le texte de l'Accord à la presse en tant qu'envoyé spécial du Chef de l'Etat.

A 20h, pourtant, katumba a lu, seul, le texte. Quelques minutes plus tard, Me Mbuyu, le conseiller spécial du chef de l'Etat m’a fait part de la fureur du chef de l'Etat contre la décision de Katumba. Pour calmer son chef, il lui a fait croire que j'avais préféré me trouver ailleurs plutôt que d'aller travailler avec eux.

J'ai fermé les yeux pour m'assurer que c’était bien le conseiller spécial du chef de l'Etat qui traitait aussi légèrement les missions lui confiées par le Chef de l’Etat.

Monsieur MULONGO, vous avez là une petite idée de la manière dont se gère les affaires de l'Etat sous Joseph Kabila : intrigues, coups bas, mensonges, etc. en font partie. Plus tard, dans la nuit, je me suis longuement entretenu avec le Chef de l’Etat. Je lui ai fait voir que Katumba et les autres ne lui obéissaient pas.

Il m’a dit en swahili : « bataona » alors qu’un chef d’Etat ne menace ni ne se plaint mais, au contraire, décide. Evidemment, il en ait resté aux simples menaces verbales. Et ces gens n’ont jamais rien vu. Au contraire, Katumba Mwanke a continué à narguer Joseph Kabila et tous les congolais en toutes circonstances. J’en parlerai en détail dans mon livre.

Voici juste une autre anecdote pour cette interview Un jour Katumba dit à mon attention en s’adressant à ses hommes (Samba Kaputo, Lumbi Pierre, Nkulu Kilombo et d’autres qui lui doivent leur existence politique sous Kabila Joseph) lesquels étaient avec moi dans une salle de réunion au ministère des droits humains alors que je faisais remarquer que le document qu’ils voulaient transmettre à Joseph Kabila n’était pas conforme à ses instructions : « Nous savons comment le Chef fonctionne et nous savons quand et comment lui faire changer d’avis ». Dieu sait dans combien de cas il a eu raison. J’en parlerai plus tard.

Cher Monsieur MULONGO, Comment aurais-je pu travailler avec Kabila dans un tel contexte?

M'imaginez-vous exerçant le pouvoir dans ces conditions pendant 7 ans? Pour quels buts ? Certainement pour des objectifs personnels, égoïstes, et pas du tout pour le bien de mes compatriotes et en tout pas pour la gloire de mon Seigneur Jésus-Christ.

J’ai beaucoup d'informations à donner au peuple congolais sur la personnalité de kabila. Je les réserve pour le livre à paraitre. A titre d’exemple, s’agissant du fait avéré que Sifa n’est pas sa mère, je ne m’évertue pas comme d’autres le font à invectiver Kabila ou à le traiter de rwandais ou de tanzanien sans le prouver formellement ou sinon à le défendre sans non plus apporter des éléments de conviction. Conformément au droit international qui a tranché que « La nationalité n’est pas purement formelle, mais exprime une solidarité d’existence, d’intérêt et de sentiment…», Kabila lui-même a preuve d’une solidarité notoire avec les Rwanda mettant de ce fait en exergue ses liens profonds avec eux qu’avec le Congo, en particulier lors des confrontations entre les armées de deux pays aussi bien du temps de LDK que de son temps.

Kabila réagissaient violement lorsque des rapports lui étaient faits sur la mort des soldats rwandais alors que le sort des soldats congolais tués ou capturés par l’ennemi le laissait totalement indifferents.

Plusieurs soldats et officiers m’ont fait part des ses ordres et contre-ordres militaires quand il s’agissait de s’attaquer aux rwandais. Il en a nommés plusieurs dans l’armée et à des postes les plus stratégiques. Il leur a abandonnés un armement lourd et sophistiqué alors qu’il avait en charge le poste militaire de Pweto sous LDK. Ce dernier a failli se suicider. Laurent Kunda s’en est vanté récemment dans une interview. Sur le plan diplomatique, on l’a vu souriant, saluant et même embrassant (en kiluba on dit « wamupamba ne bipa ») kagame dont l’armée occupe le Congo, massacre la population et pille ses ressources ; il a retiré la plainte contre le Rwanda devant la Cour Internationale de Justice de la Haye. Il a soutenu l’élection d’un Rwandais à la BAD ; il a livré des congolais à la CPI mais pas les Rwandais qui Commettent un véritable génocide contre le peuple congolais dans le Kivu. Il a attaqué Kinshasa. Il y a eu des morts innocentes pour lesquelles il y a pas eu de deuil national sinon cette déclaration pleine de mépris de Joseph Kabila : « J’ai mis de l’ordre ». Mobutu eut le même mépris à l’égard de Lumumba et d’autres morts. « J’ai voulu mettre de l’ordre ». KabilaIl a fait de même contre le Bas-Congo mais pas contre le fief de Nkunda Batwari.

Un jour, je lui ai fait part des propos qu’Etienne Kabila m’avait tenu au téléphone, sur sa nationalité. Etienne Kabila m’avait en effet contacté par téléphone depuis l’Afrique du Sud. Pour la première, et l’unique fois, d’ailleurs, Kabila Joseph a haussé le ton contre moi.

Curieusement, quelques minutes après, il m’a rappelé alors qu’il se disait fort occupé. Il m’a posé une question curieuse : « Quelles sont les preuves qu’Etienne t’a données ? ».

Pourquoi aurais-je posé une telle question à quelqu’un qui m’aurait dit de moi que je ne suis pas le fils de ma mère, que je ne suis pas Katangais, par exemple ?

Il est évident que Maman Sifa n’est pas sa mère. Mais Pourquoi s’évertuer-t-il à renier sa mère ? J’ai longuement été entendu par Maman Sifa sur mes débats télévises. Dans ses propos, elle m’a fait comprendre le marché conclu. Elle joue le rôle de la maman pour ne pas choquer. J’aurais aimé que Joseph s’assume comme le fils de sa vraie mère bien connue de beaucoup et même de journalistes comme Collette Breackman qui l’a écrit clairement avant de se raviser. Nkunda l’a aussi dit.

En fait Personne ne lui en voudrait pour cela. Tout comme j’aurais aimé que Ruberwa que j’ai connu à l’Université de Lubumbashi comme étudiant rwandais s’assume comme ressortissant du Rwanda Urundi refugié au Congo tout comme Nyarugabo, Kamerhe, dont la mère est ici en Grande Bretagne, Museme Diaze et d’autres. Est-ce par hasard si Museme Diawe est devenu le conseiller en communication de Ruberwa ? Aucun congolais ne leur en voudrait pour cela surtout que des exemples existent d’hommes politiques non nationaux originaires qui ont servi et qui servent exclusivement les intérêts du pays dont ils ont la nationalité. Le problème avec le Chef de l’Etat et celui de ceux dont un parent rwandais, burundais, ougandais, tanzanien ou les deux , c’est qu’ils font tout pour se cacher et en même temps ils servent le Rwanda ou la Tanzanie tout en plaçant le Congo dans une situation politique, diplomatique, militaire ou économique susceptible de provoquer son implosion et sa partition.

Je me souviens avoir été reçu par le Recteur de l’Université de Lubumbashi dans son bureau. Je lui ai demandé de me donner une copie de la fiche d’inscription de Ruberwa. J’avais celle de Bisengimana en mains ainsi que le palmarès de l’Université Lovanium qui indique que ce dernier est diplômé ingénieur civil rwandais. Le Recteur Kaumbo m’a dit, sans ambages, avoir reçu des instructions du Chef de l’Etat en personne pour cacher tous les documents relatifs à Ruberwa et à d’autres. Mais il m’a donné verbalement les informations que je voulais confirmant la nationalité rwandaise de Ruberwa. Je n’ai pas été étonné d’apprendre que ce recteur est devenu le conseiller spécial de Kabila.

Ainsi Joseph et ses frères Rwandais tout en prétendant être des congolais trahissent le Congo l’exposent à disparaitre, malheureusement avec l’aide des congolais avides de pouvoir et qui donc se satisfont de la politique de l’immédiateté.

Comment croire que N’Kunda, officier de l’armée Patriotique rwandaise assume le fait d’être devenu congolais alors qu’il tue les congolais tous les jours. Aucun peuple, aucun gouvernement ne devaient approuver sa soi-disant lutte politique. Congolais ou pas c’est un criminel. IL aurait dû être arrêté depuis.

Je me souviens des pauvres propos de Tshikez Diemo, ministre de la défense, en visite, dans le Kivu, parlant devant une population apeurée et terrorisée, propos diffusés sur France 24. Il disait de Nkunda : « anahuwa sana », « il a beaucoup tué », « tutamufunga » « nous allons l’arrêter ». Peu après NKunda a eu droit non aux menottes comme nous autres qui n’avions fait qu’exprimer une opinion contraire à celle de Kabila et de sa cour mais à des honneurs locaux, nationaux voire internationaux, à une tribune politique, à un statut et à une amnistie alors que des congolais comme le Pasteur Kutino Fernado, Gabriel Mokia sont en prison pour des opinions ; Mokia a été enlevé à cause de ses opinions, Daniel Botethi a été assassiné à cause ses opinions, Christian Badibangi avait été criblé des balles à cause de ses opinion ; John Numbi a fait incendié ma maison et l’Eglise de la Goma à cause de mes opinions ; Kyungu s’est cru fondé à mettre fin à mon mandat de député à cause de mes opinons.

Théophile Bemba, puis Kalume ont refusé de reconnaitre mon parti politique, Congo pour la Justice m’exigeant de payer 5000 dollars là où des partis alimentaires ont payé juste 200 dollars alors que, par ailleurs, le délai de la loi pour prendre un arrêté de refus était dépassé. En plus, ils n’ont jamais pris cet arrêté. Donc légalement Congo pour la Justice aurait dû figurer sur la liste des partis reconnus. Cependant, le mouvement militaire criminel de Nkundal le CNDP, est devenu un parti politique. .En fait, Le RCD (c'est-à-dire Rwanda Colonises DRC) , aujourd'hui CNDP est devenu une puissance militaire, financière, politique et diplomatique. Après leur avoir offert l'armement abandonné à Pweto, Kabila les a renforcés par un autre armement lourd abandonné à Mushake.

Finalement, je voudrais me poser une question et y répondre avant de vous quitter.

Ce samedi 2 août 2008, 7 ans après, si j’avais dit oui à Kabila que serait-il resté de mes convictions, de mon idéal, de ma soif de justice, de ma foi en Jésus-Christ? Si j'étais aupouvoir avec Kabila qu'aurais-je dit aux Congolais et aux Eglises de Dieu pour justifier les choix politiques de Kabila et mon silence approbateur?

Qu’aurais-je dit de l’attaque de Bukavu en 2003 par Mutebuzi, major Kasongo (ceux-ci furent laissés libres par Kabila alors qu’ils avaient aggressé leur chef Nabyolwa et tué ses gardes du corp) et NKunda, de l’accueil de James Kabarebe au Katanga, de l’envoi d’une délégation congolaise par Kabila dont son conseiller politique Chirishambo, pour aller pleurer un ennemi décédé en Ouganda, aggresseur du Congo, de la conference de Goma, de l’amnistie de Nkunda, du lancement prochain de la CPGL avec des aggresseurs impénitents qui continuent à occuper militairement le Congo?

Qu’aurais-je dit au peuple congolais de l’exploitation par le Rwanda du gaz méthane du lac Kivu, en violation de la convention de Bukavu de 1975 stipulant que toute exploitation devait se faire en commun. Joseph Kabila n'en dit mot, son parlement non plus. Pourtant, selon Jeuneafrique.com du 17 août 2007, (http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=IRI83727lelaceigren0) « des recherches montrent que les eaux profondes du lac contiendraient environ 65 milliards de mètres cubes de méthane, l’équivalent de 50 millions de tonnes de pétrole. Selon les estimations du PNUE, le Kivu contient assez de méthane pour alimenter les Etats-Unis pendant un mois, et cinq fois plus de dioxyde de carbone – soit environ 200 kilomètres cubes.

En 2003, le magazine New Scientist a rapporté que ces réserves pouvaient suffire à combler les besoins énergétiques du Rwanda pendant 400 ans, et permettraient ainsi de supplanter la combustion du bois, première source d’énergie de l’époque. A Bralirwa, une usine de bière, on a déjà pris conscience du potentiel du méthane qui se trouve au fond du lac : l’extraire permet à l’usine de satisfaire ses besoins en gaz et en électricité depuis les années 1980. Aujourd’hui, explique M. Diop, « les pays lacustres doivent examiner les ressources nécessaires pour que le dégazage du lac Kivu devienne une réalité ». Déjà, une usine est en construction au Rwanda, destine a recuperer le metane en vue de la production de l’électricité .Et, “selon les spécialistes de l'Institut suisse de recherche de l'eau (Eawag), le méthane ainsi récupéré pourrait alimenter la région en énergie pour des décennies. Le projet pilote de centrale électrique, mis en place par le gouverment rwandais, doit être lancé en 2008”.

Qu’aurais-je dit de cette capitulation qui procède d’une volonté délibérée de liquider l’Etat congolais ?

Qu’aurai-je dit, en effet, de l’exploration depuis le 19 avril 2008 du pétrole congolais sur le lac Albert à Mahagi, dans la Province Orientale, dans les eaux territoriales congolaises, par deux entreprises ougandaises encadrées par des militaires ougandais sous le nez et la barbe de l’armée et des autorités congolaises qui laissent faire ? Qu’aurais-je dit du projet de détournement des eaux congolaises pour sauver, à notre détriment, le lac Tchad entrain de sécher ? Cette question a été traitée au dernier sommet du G8 en l’absence du Congo.

Tout comme il s’est tenu dernièrement à Londres, encore en l’absence totale du Congo, une réunion secrète de sept gouvernements africains et du G8 autour d’un projet de transformation d’INGA en un barrage le plus puissant du monde capable de produire deux plus d’électricité pour le monde que le Barrage de Trois Gorges.

Que n’ai-je pas dit aux congolais alors que je leur rendais service en qualité de député élu du Katanga et de candidat gouverneur de province, en particulier lorsque mes collègues députés ont trahi leurs électeurs en élisant l’aventurier chargé des missions de KABILA, Moise Katumbi comme Gouverneur ? Je leur ai dit qu’ils avaient de ce fait poignardé Lumumba et Kabila Laurent et a travers eux le peuple congolais tout entier.

En effet, Katumbi qui jette de la poussière aux yeux des Katangais et des congolais . On en a fait un gouverneur avant tout pour couvrir le démantèlement anarchique et criminel de la concession minière de la Gecamines.de l’Etat sous kabila, enrichir les sociétés privées ainsi que la sienne. Car, comme je l’ai dit dans mon adresse au parlement, le 23 janvier 2007 (dont je vous prie de publier la copie que je vous donne à cette fin), il fallait a la tète du Katanga, un gouverneur de Province capable, avant toutes choses, d’assurer la régulation et l’exploitation du commerce des ressources minières.

En effet, de toutes les provinces de notre pays la Province du Katanga détient le potentiel le plus grand de croissance de l’économie des ressources naturelles. Dans ce contexte, je pense que je suis la personne qu’il fallait, ayant l’autorité scientifique, technique, morale et l’indépendance nécessaire pour instaurer et faire respecter le contrôle rigoureux de toutes les teneurs en minerais de valeur, le contrôle strict, général et rigoureux des exportations.

Ecoutons, à cet égard, le point de vue d’un expert, Robert Crem, ancien PDG de la GCM : « Le fond de l'affaire est que ces richesses minières ne sont pas identifies sur le Germanium katangais. Mais il y a de multiples autres minerais de valeur qui passent inaperçus, notamment, le Cadmium, l'argent, l'or, le rhénium, le galium, l'uranium, le sélénium, etc.

La situation actuelle qui se caractérise par un pouvoir étatique faible en face des opérateurs miniers est un réel désastre. De plus, on a multiplié les entreprises minières, on a multiplié les centres de production et la diversité des produits commercialisés. Cette abondance de prétendus investisseurs n'apporte pas d' augmentation de la richesse nationale. Bien au contraire.

“On pense généralement qu'il suffit de contrôler la teneur des minerais katangais en cobalt uniquement. Mais il faudrait détecter et valoriser tous les métaux de valeur qui sont contenus dans les produits exportés. Pour cela, il faut : - mettre en place le contrôle des tonnages bruts exportés. Les règles du Code Minier en matière d' entreposage et de transport des produits à exporter, ainsi que d' échantillonnage sont ignorés.

- ces tonnages seront complétés par les teneurs contenues en métaux valorisables. Et il y en a beaucoup : Germanium, Cuivre, Cobalt, Zinc, Cadmium, l'Argent, l'Or, le Rhénium, le Galium, l'Uranium, le Sélénium, etc.

- établir une formule de valorisation des réelles teneurs sur la base des cours des matières premières

- et vérifier le rapatriement effectif au Congo des recettes extérieures, suivant la réglementation.Aujourd'hui, cette structure de contrôle des exportations et des rapatriements des recettes commerciales est inexistante, parce que largement ignorée ou inefficace. Ceci donne lieu à des abus avec la rétention sinon le vol des recettes commerciales d'un Etat. Ainsi, après avoir détruit les gisements, des opérateurs miniers arnaquent la République.”

Moise Katumbi, Katumba Mwanke, Joseph Kabila, Kyungu wa Kumwanza, fini politiquement et qui se contente de sa part en termes de camions personnels de minerais qui lui rapportent chaque jour de l’argent qui devrait entrer dans les caisses de l’Etat, enrichissent sous nos yeux aussi bien que les faux investisseurs. Pendant ce temps Kyungu détourne l’attention des congolais en soutenant que le controle du mounvement des populations décidé récemment par le maire de la ville, san aucun pouvoir, en violation totale et flagrante de la constitution, est constuttuionnelle.

Je ne l’aurais certainement pas laissé dire de telles inepties aussi dangereuses qu’il l’est lui-meme, si lui, Kabila et les autres ne m’enpechaient de renter notamment en se précipitant de me remplacer par un jeune apprenti sorcier qu’ils ont tout de suite mis àleur service.

Mais pour revenir au problemme que lui et Moise Katumbi ne résoudront jamias jusqu’a ce que nous les mettiond hors d’état de nuire, écoutons encore Monsieur Crem: “Tenke-Fungurume : la plus importante réserve vierge au Monde. Historiquement l'Umhk considérait le gisement de Tenke-Fungurume comme sa réserve stratégique en cas de crise majeure. Et cette crise majeure est maintenant arrivée avec la faillite de la Gécamines. La bonne gestion et l'esprit nationaliste devraient mener à ce que la Gécamines, moribonde, tire directement profit de cette fameuse réserve, car rien ne justifie une mort subite. En effet, toutes les études de mise en exploitation de Tenke-Fungurume avaient été effectuées.

Les réserves de minerais sont bien connues par sondages effectués par l'Umhk et la Gécamines. Mais on entend parler de prétendus investissements importants en études de faisabilité.Il faut savoir que Tenke-Fungurume c'est 7 Millions de tonnes de cuivre de réserves prouvées et 1,5 Millions de tonnes de cobalt de réserves prouvées. Ceci donne à Tenke-Fungurume un potentiel valorisé à 90 Milliards de dollars américains, soit près de 50 années du budget actuel de la Rdc! De plus, les réserves minières connues pourront sans doute être doublées par de nouvelles recherches. Dans ces conditions, Tenke-Fungurume est une fortune nationale, un gage qui peut servir de garantie des autres investissements étrangers et de source de financement important de la République.

Comment comprendre et accepter que le gouvernement aurait cédé 85 % des droits miniers pour une remise de 15 millions de dollars? Les chiffres réels peuvent varier, car il n' y a pas eu de transparence. Mais la disproportion est insoutenable.”

En fait voici la répartition des avoirs de Tenke fungurume: l’Etat congolais (5%)La Gecamines (12,5%), la Lundin mining (24,75%), la Freeport mcmoran (57,75%). Dans ce contexte, qu’aurais-je dit des contrats chinois ? Kabila vient de vendre notre sous-sol aux Chinois à seulement 8 Milliards.

En fait, la Chine ne va pas seulement récupérer les 8 Milliards qu'il investira, sous son contrôle financier et technique, en termes d'autoroutes, et d'usines à créer, sans études de faisabilité préalable, sans coût précis chiffré, sans évaluation des valeurs réelles du sol et du sous-sol congolais et sans savoir qui assurera la maintenance plus tard, la Chine ou le Congo et quel en serait le cout. En plus, la Chine aura 63 % des capitaux de toutes les entreprises créées.

Par ailleurs, les 37% n'appartiennent ni à l'Etat congolais, ni à la Gécamines.

En fait, avec les contrats chinois et les cinq sentiers, devenus presque une divinité selon un quotidien congolais, ce qui rappelle une autre divinité, mobutiste, celle-là, l’objectif 80, l'arnaque est à son comble ; le pays est pris d’assaut par toutes sortes d’envahisseurs plutôt que par des investisseurs en plus de l’occupation militaire que nous impose Kagame.

Celui-ci est, pour l’instant, paradoxalement soutenu par certains pays dans la communauté internationale jusqu'à ce que ses crimes bien connus contre le Congo et son propre pays et même contre le Burundi lui soient publiquement et judiciairement imputés. Ce qui ne saurait tarder, En effet, ainsi que Jacques Myard, Député des Yvelines, en France, l’a dit avec raison, Kagame « est un criminel de guerre qui choisit cyniquement d’accuser la France pour faire diversion et tenter de masquer le sang qu’il a sur les mains ».

Or tout en sachant que Kagame a le sang des congolais sur les mains, beaucoup de sang, il s’apprête a nous imposer prochainement sa visite sur le sol de nos ancêtres, baigné dans tant de sang d’enfants, de femmes, d’hommes, violés, assassinés, découpés en morceaux ou enterrés vivants.

Nous n’avons donc qu’une alternative possible : Kabila doit partir ; il est l’hypothèque de notre avenir commun en tant que peuple, nation et patrie.

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mardi 5 août 2008

Regard de Dom Pedro, cinéaste africain: un hommage à Wendo Kolosoy !

Professionnel audiovisuel jusqu'au bout des doigts, Dom Pedro est un réalisateur Angolais. Dans l'espace Schengen, il est très connu dans les milieux professionnels mais aussi il est celui qui représente le mieux l'espace Kongo. Dom Pedro est un Patriarche, grand défenseur de la culture africaine. Dom Pedro est le réalisateur de plusieurs documentaires notamment: "Bonga, au nom de la liberté", "Ray Lema, tout partout partager", "Rido Bayonne, Born in Africa", "Michelino, star de la Rumba","Pepe Felly Manuaku, l'âme de zaiko Langa-Langa", "Kin Malebo Danse", diffusé 26 fois sur TV5, Monde. La dernière diffusion a eu lieu, le 21 juin 2008, sur la zone Afrique. C'est dans Kin Malebo Danse qu'il fait parler Papa Wendo Kolosoy. La première rencontre a eu lieu en 2003, lors du passage de Wendo et son groupe à Paris. Le tournage du film n'a eu lieu qu'une année plus tard, à l'hôtel de la colonie. On voit dans le film, un Wendo flamboyant, chantant, battant les mains sur ses chansons. L'ambiance est tellement bonne que Papa Wendo sort et chante dans la rue bruxelloise, c'est Adios Alemba qui finira par le calmer. Pour Dom Pedro, Papa wendo lui aura fait un cadeau exceptionnel en 2004. Lorsqu'on l'amène dans sa chambre d'hôtel, l'ayant reconnu, il lui a dit ceci :" Muana na ngai na sepeli na mosala olingi kosala po ezali po na kotombola culture ya mboka na biso.Kasi ba misusu ba zali na posa kaka ya ko filmer ngai po na ba mbongo na bango" , "Mon fils je suis heureux pour le travail que tu veux faire car cela va contribuer à rehausser notre culture. Certains cinéastes veulent uniquement me filmer pour leurs propres profits" . Et le lendemain, il s'était mis sur son 31 et était le premier, avant tous ses musiciens, à arriver au hall de l'hôtel pour l'interview. En chantant dans le hall de cet hôtel huppé de Bruxelles, le réceptionniste était tellement emballé qu'il est venu donner 20 euros à l'équipe Wendo. Réveil FM a reçu l'autorisation de Dom Pedro pour la diffusion en vidéo de l'extrait sur Wendo que vous pouvez visionner à votre guise. Dom Pedro ne décolère pas d'avoir découvert le piratage de son oeuvre mis sans aucune autorisation dans You Tube par Web TV, l8 disco power. Il travaille sur son film qui sort bientôt: "les racines africaines du Tango".

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jeudi 14 août 2008

Queen Etémé:" la musique, c'est ma voie, ma voix "

Panafricaine convaincue, Queen Etéme fait partie des voix féminines négro-africaines que l'on reconnaît devant mille: Myriam Makeba, Césaria Evora, Abeti Masikini, Mpongo Love, Nally solo et autres. Née Delphine Etémé au Cameroun, c'est à Paris qu'elle a gagné son nom de Queen (reine en anglais) pour ses solides qualités vocales, elle a été longtemps choriste du Gospel. Queen est authentique, Etémé a une voix puissante, comme toute contralto. Sa voix est ample et sombre, son timbre vocal chaud et rond. Ce type de voix est extrêmement rare chez les femmes, on a parfois tendance à la confondre au mezzo-soprano. La voix contre alto est comparable à la voix basse chez les hommes. Queen Etémé ironie dans un grand sourire aux éclats en déclarant: "Je ne suis pas une reine auto-proclamée". Elle chante dans plusieurs langues : Punu, Eton, Bassa, (Cameroun), Mooré (Burkina-faso),Swahili, Français, Anglais ...mais surtout en lingala, une langue qu'elle maitrise et apprécie son lyrisme, alors qu'elle n'a jamais ses pieds en République Démocratique du Congo. Elle connait par contre le Congo-Brazzaville. La musique, c'est ma voix déclare-t-elle, on s'aperçoit très vite qu'elle puise sa force et sa talent dans sa foi. Queen parle beaucoup d’espoir, d’espérance et de Dieu. Après avoir été sous la coupole de plusieurs artistes masculins à Paris, Queen Etémé a décidé il y a quatre ans de voler de ses propres ailes. Son premier album " Soki" qui signifie « Et si » en lingala est une auto-production de treize titres (plus un remix). Son second album "SAFI" sort bientôt.

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vendredi 8 août 2008

Réveil-FM Livres 03

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan. Durant cette période estivale, une évasion à travers les livres peut être une vraie source d'inspiration avant la rentrée.

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mardi 12 août 2008

J.O Beijing 2008: 5 athlètes congolais dans 4 disciplines, la honte !

La délégation de 5 athlètes congolais lors de la cérémonie d’ouverture des 29èmes Jeux Olympiques Beijing 2008. Photos Cheick FITA

La République démocratique du Congo participe aux Jeux Olympiques Beijing 2008 avec seulement cinq athlètes dans quatre disciplines: l’athlétisme, le judo, le boxe et la natation. Gary Senga Kikaya et Magali Franka pour l'athlétisme; Kibanza Lundoloki « Mosaka » pour le judo; Henri Biembe Salikoko aligné en boxe et Stanislas Kimpopo en natation. 5 athlètes et 26 "touristes", la délégation congolaise à Beijing est forte de 31 personnes. Pour un pays de plus des 60 Millions d'habitants, c'est inquiétant. L'inquiétude se confirme lorsqu'on apprend que le budget global débloqué par le trésor public pour la participation congolaise à ces jeux olympiens est 172 000Usd. Le montant reprend les différents frais à payer pour l'engagement de différentes disciplines, le séjour et les frais de mission. La délégation congolaise bénéficie aussi du sponsoring de la société Royal Forest. Celle-ci a offert les tenues pour tous les membres de la délégation. C'est elle encore qui a pris en charge les billets d'avion pour toute la délégation. Notre pays a fait ses débuts aux Jeux Olympiques de 1968 sous le nom du Congo-Kinshasa. Après une absence de 16 ans, elle est retournée dans le giron de la famille olympique en 1984 sous le nom du Zaïre. Depuis les Jeux Olympiques de 2000 à Sydney, elle s'inscrit au CIO sous le nom actuel de la République démocratique du Congo. Depuis sa première participation aux Jeux olympiques, la République Démocratique du Congo n'a jamais remporté une médaille olympique.

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jeudi 14 août 2008

Dans la précipitation, le Général Denis Kalumé annule les arrêtés de la ville de Lubumbashi suite aux accusations fondées du Pasteur Théodore NGOY répondant aux 10 questions de Réveil FM

Le ministre d'Etat, le Général Dénis Kalumé

Ce mardi 12 août 2008, les congolais de la diaspora et ceux qui résident en République Démocratique du Congo sont surpris par le virement à 180° du ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, le Général Denis Kalume Numbi. En effet, après un silence assourdissant voire complice, il a fallu attendre 3 mois pour qu'il se rende compte que le maire de la ville de Lubumbashi n'avait aucune prérogative pour décider sur une matière qui relève du pouvoir central. Curieusement, Le ministre d'Etat, le Général Denis Kalumé découvre l'article 30 de la constitution qui stipule:"Toute personne qui se trouve sur le territoire nationale a le droit d'y circuler librement, d'y fixer sa résidence, de la quitter et d'y revenir dans les conditions fixées par la loi". Il a donc annulé les deux arrêtés décriés que Réveil FM met à votre disposition en annexe de l'article et par ce fait donne raison aux récents propos du Pasteur Théodore Ngoy.

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vendredi 15 août 2008

Images et sons du premier Bal Anticolonial à Paris

Patrick Farbiaz de l'Anticolonial et Michelino Mavatiku Visi bien entouré, dans la bonne humeur avant le concert du premier Bal Anticolonial à la place d'Aligre

Michelino Mavatiku Visi avec ses amis avaient animé, le 21 juin dernier, lors de la 28 ème édition de la fête de la musique: le premier Bal Anticolonial à la Place d'Aligre-Marché Beauvau dans le 11e Arrondissement à Paris. A travers ce reportage filmé, on découvre les facettes cachées de l'inventeur de Mi-composé. Michelino Mavatiku Visi est un homme orchestre, un meneur d'hommes. Dans son équipe les deux autres guitaristes: Daniel Mukela (bassiste) et Dakson Lutonadio (rythmique) jouent avec lui depuis 10 ans. Roger Kom, le saxophoniste est camerounais et Léon Kouamé qui joue la batterie est ivoirien, tous les deux sont des fanatiques de Michelino avant de rejoindre son groupe. Nous n'oublions pas Elba top A et Kiesse Man (chanteurs) et Kabert Kabasele (trompettiste). Les chansons sont répertoriées, les huit années passées au conservatoire de musique de Paris ont porté des fruits et crée des réflexes. Michelino Mavatiku Visi excelle dans la maitrise de la guitare. Chez lui, dans la région parisienne, l'ampli de sa guitare est allumé tous les matins à 8h, et le week- end, il fait son jooging le long du canal ourq pour se maintenir. Réveil FM vous fait découvrir la virtuosité, la dextérité et la fraîcheur d'une bibliothèque vivante de la rumba congolaise. Le 21 juin 2008 à la place d'Aligre-Marché Beauvau, à Paris, la République Démocratique du Congo et l'Afrique étaient à l'honneur.

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dimanche 24 août 2008

Dikanga KAZADI défie le Chef de L'Etat et inflige un camouflet à l'Etat Congolais !

Jean-Marie Dikanga Kazadi est le ministre de l’Intérieur, décentralisation et affaires coutumières et le porte parole du gouvernement provincial du Katanga. Cet homme s'oppose ouvertement au ministre d'Etat de l'Intérieur, décentralisation et sécurité,du gouvernement central, le Général Denis Kalume et affirme vouloir exécuter les arrêtés scélérats du maire de Lubumbashi en dépit de leur annulation par son chef hiérarchique.

Ancien ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Zambie, membre du PPRD, il est très proche de Katumba Mwanké, le coffre-fort des Joséphites, l'homme le plus puissant du régime kabiliste, et proche du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Ancien journaliste-thuriféraire du mobutisme à la voix du Zaïre devenue depuis la Voix du Peuple (RTNC), Jean-Marie Dikanga Kazadi vient de défier le ministre d'Etat de l'Intérieur, décentralisation et sécurité, du gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Général Dénis Kalumé, qui après trois mois de silence coupable et complice, a pris la décision d'annuler les deux arrêtés liberticides du maire de la ville de Lubumbashi qui imposent aux autres congolais un " visa " pour séjourner dans la ville cuprifère.

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jeudi 28 août 2008

Christian Badibangi: " Le Katanga, une fois encore piégé comme en 1960 "

Christian Badibangi est le Président de l'Union Socialiste Congolaise (USC) dont les positions patriotiques sont connues de tous. L'ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement sorti de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) est un acteur politique-stratège qui maîtrise l'histoire de notre pays. IL est compté parmi les vertébrés de l'opposition congolaise. Les Congolais se souviennent encore de la campagne politique lancée par lui et son ami Gabriel Mokia, devenue le slogan de toute l'opposition: " la transition des composantes et entités en RDC s'arrête le 30 juin 2005 à minuit ". La mayonnaise avait tellement pris, que le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, faisait une descente remarquée à Kinshasa le 27 juin 2005, pour calmer l'opposition et signifier que la prolongation de 6 mois n'était plus renégociable par les animateurs repus de la Transition. En France, pour soins médicaux, après la tentative de son assassinat à Kinshasa, Christian Badibangi a accepté de nous faire une réflexion sur les vrais enjeux du refus d'annulation des deux arrêtés municipaux qui imposent un visa aux Congolais non-katangais par Dikanga kazadi, ministre provincial de l'Intérieur du Katanga.

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mardi 2 septembre 2008

Coupe du Monde 2010: Les léopards débarqués à Roissy-Charles De Gaulle !

Lorsque mon tél sonne ce mardi 02 septembre 2008 à 7h35', je viens à peine de me réveiller et j'essaye de me réchauffer avec un café chaud. C'est tout le monde qui veut me parler en même temps, je ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Et j'entends dans un brouhaba téléphonique: "Yaya Freddy Mulongo to rater avion". Une consoeur qui était à Roissy a presque la gorge nouée. Les joueurs sont furieux, ils se sentent abandonnés à eux -mêmes, aucune personnalité de l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris n'est présente pour les accompagner ni plaider leur cause. Les 6 joueurs- léopards qui devaient prendre le Vol SN-Brussels pour Bruxelles puis Kinshasa ont été débarqués, sans ménagement. Depuis 5h30', ils étaient à l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle, ils sont débarqués du vol de 7h35'. Yousouf Mulungu (PSG), Rodrigue Dikaba (FC Bauvais), Joél Samy (Fc Nancy), Larris Mabiala (PSG), Grandi Ngoyi (PSG), Cédric Mungungu (Fc Monaco), Parfait Mandanda (Paris FC). Seul Larry Mabiala a pu être embarqué, Parfait Mandanda (le gardien) doit se rendre à la gare du Nord pour prendre son TVG-Talys pour Bruxelles à ses propres frais car il n'a qu'un PTA- Bruxelles-Kinshasa-Bruxelles, alors qu'il réside comme ses camarades en France. A Paris, les Billets prépayés (PTA) sont arrivés sans les passeports de services, plus prioritaires que les passeports ordinaires. C'est Joél SAMY (Fc Nancy) qui a dû jouer les coursiers pour ses collègues faisant les va-et vient à l'ambassade pour chercher les visas qui ne seront délivrés qu'à la dernière minute et très tard..

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dimanche 7 septembre 2008

Echec d'une cabale orchestrée contre King Kester Emeneya, après son concert de l'Olympia !

Le public congolais est blasé. Il en a trop vu et trop entendu de la part des chroniqueurs de musique. Le public congolais attend autre chose qui soit plus vrai, stimulant et novateur de la part de certains complimenteurs invétérés, des ronchons, des poseurs de questions... De plus en plus, des chroniqueurs musicaux congolais sont devenus des partiaux et partisans. Il n'est plus étonnant d'entendre sur la place de Paris, c'est le journaliste d'un tel musicien. Le "coupage", cette corruption imposée et obligatoire des chroniqueurs musicaux aux musiciens, fait que les artistes sans voix ni talents sont mis en exergue au détriment de ceux qui défendent la musique et la culture congolaise. Conséquence, notre musique bat de l'aile. On peut ou ne pas aimer king Kester Emeneya, ce qui compte, c'est l'objectivité qu'on doit afficher dans le traitement de l'information concernant son concert d'Olympia. Personnellement, j'ai assisté à ce concert. Mon billet 0409 m'avait donné une place en mezzanine dans cette salle mythique d'Olympia Bruno Coquatrix dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 juillet dernier. Calé dans un joli fauteuil rouge, j'ai pu suivre le concert avec une bonne vue du podium. Les pourfendeurs de la rumeur de l'annulation du concert de Victoria Dream Team Dream Band à l'Olympia, avaient ignoré deux événements à Paris:

1. La présence des plusieurs chefs de l'Etats pour la naissance de l'Union méditerranéenne avec les mesures de sécurité (Vigipirate) que cela impliquent.

2. La même soirée, on fêtait les 10 ans de la coupe de France au stade de France à Saint-Denis. Certains artistes européens dont Francis Lalanne qui voulaient assister au concert de victoria Eleïson n'ont pu se partager entre Saint Denis et la Madeleine.

Avant-gardiste, Kua Mambu, Mutu wa zamani, Kuangolo zonso, King Kester Emeneya, pour la seconde fois, se produisait dans cette salle mythique parisienne, 6 ans après.

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lundi 8 septembre 2008

Afrik en Ondes: 12, 13 et 14 septembre à la fête de l'huma !

La deuxième Edition d'Afrik en Ondes aura lieu à la Fête de l'Humanité du 12, 13 et 14 septembre au parc départemental de la Courneuve. Afrik en Ondes émettra en direction de deux zones de couverture: Afrique de l'Ouest et Afrique Centrale. Afrik en Ondes émettra en ondes courtes qui bravent les obstacles et distances. La qualité du son sera numérique. Les auditeurs de Dakar (Sénégal), Douala-Yaoundé (Cameroun), Djamena (Tchad), Abidjan (Côte d'ivoire), Lomé (Togo), Kinshasa, Matadi, Kananga, Bunia, Lubumbashi... (République Démocratique du Congo) pourront suivre nos émissions en toute quiétude et sérénité. La radio fonctionnera 24h/24.

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lundi 22 septembre 2008

Afrik en Ondes: 3 jours d'animations radiophoniques citoyennes, participatives, alternatives et propos non-godillots !

La fête de l'humanité, à la quelle ont participé quelque 500.000 personnes pendant trois jours (12, 13 et 14 septembre 2008) est le plus grand rassemblement festif, politique et culturel de France. 50 concerts, 30 artistes peintres, 200 auteurs, 100 débats, 10 spectacles... en trois jours. La fête de l'huma est le lieu inégalé des rencontres et des confrontations ouvertes à tout ce que la France compte comme forces de gauche et organisations progressistes. Afrik en Ondes qui a émis en ondes courtes et couverte l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, a permis à 7 webradios de la diaspora de travailler ensemble: Radio télé likembe (Belgique), Radio tv Tshiondo (Grande-Bretagne et Etats-Unis), Congotribuneradio (Grèce), Radio Tv Bendele (Angleterre), Udps médias (usa), Upcdradio (Allemagne), Réveil FM (RDC-France)...Afrik en ondes a été surnommé par les internautes "Libuma ndunda", cet avion Transal qui a la capacité de décollage et d'atterrissage courts (600m et 1000m), à partir des terrains sommaires (herbe, latérite), équipé de deux portes latérales arrières, escamotables, d'un ensemble porte et rampe axiale à l'arrière, permettant le chargement du fret et le largage de matériel. Les ondes n'ont plus des frontières et qu'Afrik en Ondes à braver les distances en permettant aux africains d'écouter d'autres intervenants mais surtout un autre son de cloche. Les centaines des réactions par Skype des auditeurs des plusieurs villes africaines nous sont parvenues.

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mercredi 1 octobre 2008

Laurent Nkunda Batwaré: " Il suffit d'oser ..."

Les réfugiés congolais dans leur propre pays. Photo Archive

Inféodé aux intérêts étrangers de la République Démocratique du Congo, Laurent Nkunda Batwaré qui lui même affirme être un officier de l'armée patriotique rwandaise est un cynique plein de mépris. Il méprise pratiquement tous les congolais y compris les " Banyamulengés " qu'il prétend défendre et qui ne lui ont rien demandé. Qu'il y ait des Tutsi au Congo cela est une évidence, la République Démocratique du Congo doit sécuriser tous les peuplades qui résident sur son territoire, sans distinction aucune. Nous vivons une époque où le fait accompli est décisif: il suffit d'oser ! occupez le terrain militairement: on criera ici et là que c'est " inacceptable " (on dit toujours cela avant d'accepter); on fera voter une résolution vague dans une instance internationale généralement sans pouvoir, au pire on organisera une conférence de paix " bidon " pour distraire les populations. Au bout de quelques jours, au maximum de quelques semaines, les criailleries s'éteindront comme le feu au petit matin. Appendice du RCD-Goma, le CNDP de Laurent Nkunda est soutenu et encouragé par le Rwanda de Paul Kagamé. Laurent Nkunda a d'ailleurs pris la précaution d'entonner la chanson du RCD-Goma: " Il n'y a pas des troupes Rwandaises en République démocratique du Congo ", cette chanson est chantée depuis que notre pays a connu sa première agression Ougando-Burundo-Rwandaise, jusqu'à ce jour.

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samedi 4 octobre 2008

Handicap International: Vivre débout !

Le samedi 27 septembre dernier, j'étais à Lyon pour participer et assister à la 14ème Pyramide de chaussures d'Handicap International. Symbole emblématique des victimes de bombes à sous-munitions et de mines antipersonnel, les Pyramides de chaussures contre les BASM de Handicap International étaient érigées dans 37 villes de France, pour un résultat de 60 000 signatures recueillies en une journée : 9000 à Lyon, 8000 à Paris, 6000 à Nancy, 3000 à Amiens, 2500 à Marseille et à Perpignan, 2000 à Rennes et à Nice, 1500 à Nantes, 1000 à Sélestat, etc. A la place Bellecour à Lyon, dans les tentes d'handicap International, on pouvait voir l'exposition photos, comment on fabrique les prothèses pour les victimes des mines, comment se fait le travail de déminage...Agir et militer partout où « vivre debout » ne va pas de soi. Remettre debout un enfant, une femme, un homme, dans un environnement difficile, rendu plus cruel encore par la pauvreté, l'exode ou la famine, c'est tout simplement lui donner les moyens de s'en sortir par lui-même. Au service des populations les plus vulnérables depuis 1982, Handicap International agit et milite dans près de 60 pays afin de leur permettre de retrouver leur dignité et leur place dans la communauté. Avec l'annonce de " la Nkundabatwarisation " de la guerre sur toute l'étendue de la République Démocratique du Congo, nous risquons d'avoir plus d'handicapés. Les Congolais ne doivent pas demeurer distraits, l'heure est grave. Face à un gouvernement amorphe, soporiphique, incapable de traverser la rue; un sénat et parlement des corrompus, adeptes de la " Mangercratie ", les événements de l'Est peuvent s'accélérer et devenir définitifs. Le rapport d'Hadincap International est en anglais, les internautes anglophones peuvent le traduire et le mettre à la disposition de tous. Nous comptons sur vous.

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lundi 29 septembre 2008

Les Chrétiens de l'Eglise de la Gombe menacés par le pouvoir; son Pasteur ménace à son tour Joseph Kabila !

L'église de la Gombe avant son incendie en mars 2007

Ce dimanche 26 septembre 2008, comme tous les dimanches, depuis que leur Eglise a été incendiée volontairement lors des affrontements du 23 mars 2007, et leur Pasteur contraint à l'exil en Grande Bretagne, les quelques courageux chrétiens de l'Eglise de la Gombe étaient réunis pour le culte quand un élément des services spéciaux a fait irruption pour leur interdire de "déranger les autorités" alors que l'incendie avait détruit tout le précieux équipement de sonorisation de cette Eglise persécutée. Il y a peu, des policiers armés ont été envoyés par le Gouverneur de la ville, André Kimbuta, à bord d'un pick up, pour fermer l'Eglise de la Gombe. Avant cela , des responsables de l'Eglise de la Gombe avaient été entendus dans le bureau du Bourgmestre de la ville. Finalement c'est une nouvelle Eglise localisée non loin de l'Eglise de la Gombe qui était visée. On peut se demander si cet acharnement contre les Eglises n' a pas un soubassement spirituel. Ainsi, les "autorités" seraient en réalité "dérangées" spirituellement, leur puissance fétichiste ne supportant pas les paroles bibliques confessées dans la prière. On pourrait aussi penser que le pouvoir mis à mal par les propos du Pasteur Théodore Ngoy lors de son interview fleuve, propos non contredits à ce jour, démontrant que le Président Kabila est l'hypothèque qui pèse contre le destin de la République Démocratique du Congo, voudrait punir le Pasteur en s'attaquant à l'Eglise de la Gombe, jusque dans son décombre, en violation de la libeté de culte et de tout bon sens.

Dans son communiqué de presse que nous publions ci-après, le Pasteur Théodore NGOY ménace Kabila et John Numbi des représailles divines. "Qu"ils prennent donc garde de ne pas aller si loin et de se retrouver sans s'en rendre compte, entrain de combattre contre Dieu " dixit.

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dimanche 5 octobre 2008

10 Questions à Tiken Jah Fakoly

Je l'ai rencontré à deux reprises à Bamako au Mali, pays de son exil et enfin à Paris. Réveil FM a été la première radio, à kinshasa en République Démocratique du Congo, à jouer ses chansons engagées, de ses albums: Mangercratie (1996), Cours de l'histoire (1999), le Caméléon (2000), françafrique (2002) et coup de gueule (2004) sur ses antennes. Le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly est le messager du peuple Africain, il s'est naturellement forgé une identité musicale reggae. Ses textes et sa musique sont engagés dans un langage simple et direct. Ses cibles sont précises et il n'en rate aucune: les politiciens véreux qui attisent la haine ethnique, s'étonnant ensuite qu'il y ait des massacres, ceux qui pratiquent la corruption à tout va. Son audace, sa pertinence, son acharnement ne lui vaut pas que amis. Tiken Jah Fakoly joue une musique pour « éveiller les consciences ». Les paroles de ses chansons parlent de beaucoup d'injustices, il explique que les peuples qui vivent sous l'oppression sont des humains au même titre que les autres, qu'ils ont les même droits que tout être humains et qu'ils ont leurs cultures et leurs valeurs. Tiken Jah Fakoly est le porte étendard d'un continent appauvri, dont les oppresseurs sont d'abord les propres fils de ce continent. Il a valablement représenter l'Afrique en jouant sur la grande scène de la Fête de l'huma. Son grand souhait, est de panser les plaies de notre continent.

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mardi 7 octobre 2008

Afrique: faux débats et vrais défis !

Jean Marie Nzekou est un confrère journaliste camerounais. Il exerce dans divers médias tant au Cameroun qu'à l'étranger. Il a longtemps animé la rubrique économique du quotidien Cameroun tribune et occupé notamment le poste de Rédacteur en chef de l'Agence nationale de presse du Cameroun. Pour, Jean Marie Nzekoue, l'Afrique qui accuse un retard préoccupant et ploie sous le poids de conditionnalités généralement imposées. Démocratie, bonne gouvernance, liberté d'expression, protection des droits humains, libéralisation économique sont autant de prescriptions à respecter pour sortir de l'ornière. Mais cette feuille de route du développement n'a pas encore produit les effets escomptés. Seules la création et la redistribution des richesses peuvent inscrire durablement les sociétés africaines dans la modernité.

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lundi 19 janvier 2009

Le Cercle de Diversité Républicaine (CDR), espace de réflexion sur la diversité culturelle, sociale et politique

Fondateur en 1999 d’Africagora, un club de promotion des minorités, Dogad Dogoui, conseiller Exécutif de l'UMP, a été fait chevalier de l’ordre national du mérite à la mi-septembre 2008 pour son action en faveur de la diversité.

A quelques heures de l'investiture de Barack Obama comme le 44ème président de la première puissance mondiale, l'Obamania gagne la France. Certains partis politiques pas tous encore veulent tenir compte de "la compétence" de leur cadres et militants issue de l'immigration dont ils se sont privés depuis des années. En effet, le samedi 20 décembre dernier s'est tenu le Ier Conseil National du Cercle de Diversité Républicaine (CDR) au siège de l'UMP, 55 rue La Boétie Paris 8ème. 100 délégués: élus locaux, adjoints au Maire, conseillers municipaux et généraux de l'UMP et militants soutenant la majorité présidentielle ont débattu autour de 12 propositions d'Actions Positives pour l'intégration (API). Ces propositions sont faites pour la promotion de l'égalité réelle des chances et le rétablissement de la diversité sociale. A la place de la couleur de peau, le CDR compte privilegier "la méritocratie" pour une bonne promotion des "talents de la diversité". Selon la première étude sur la diversité de la classe politique, les élus issus de l'immigration non européenne ne représentent que 6,68% de l'ensemble du personnel municipal.

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vendredi 10 octobre 2008

Réveil-FM: Livres 04

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan. Etre internaute va de paire avec être bouquiniste. Les livres que nous nous proposons sont informatifs et peuvent vous aider à l'évasion face aux réalités moroses.

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mardi 14 octobre 2008

Protestation du Député Théodore NGOY contre la candidature de l'abbé Malu Malu pour le prix Andreï Dmitrievitch Sakharov

06 septembre 2003, Théodore Ngoy, Président de la Route de l'Esclave et le VP Zahidi Ngoma à la célébration de la journée du souvenir de l'abolition de la traite, Université Protestante au Congo (UPC)

Pendant que les congolais meurent, sont mutilés, violés, hommes, femmes et enfants, du fait de l'occupation militaire de l'Est de la République Démocratique du Congo par le Rwanda, le Parlement Européen s'apprête à donner le prix Andrei Sakharov à l'abbé Malu Malu pour son rôle dans les élections de 2006 et dans le programme " Amani " pour la paix dans les Provinces du Nord et du Sud Kivu. Pourquoi primer Malu Malu alors que 2 ans après les élections et plus de 7 mois après la signature de l'Accord de Goma et et de la mise en route du programme Amani (Paix), la guerre bat son plein, les morts congolais s'entassent, les vivants, terrorisés, se dispersent, en forêts et ailleurs...

Pendant ce temps, Nkundabatwaré administre les territoires qu'il occupe sous la direction du Rwanda, sort du programme Amani et menace publiquement de généraliser "la guerre ". En fait , il a, de ce fait, remis en question à la fois les institutions politiques, nées des élections de 2006, et le programme Amani sous la direction de l'abbé Malu Malu, coordonné curieusement par le même Malu Malu tout en gardant, paradoxalement, ses fonctions de président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), laquelle aurait dû cesser exister depuis 2 ans au profit de la nouvelle institution prévue dans la Constitution,la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

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lundi 13 octobre 2008

10 Questions à Steve Mandanda

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Steve Mandanda, le gardien de but de l'OM et des Bleus

Arrivé en France à 2 ans, Steve Mandanda en a 23 ans, il est né le 28 mars 1985 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Il a un corps de monstre, un vrai colosse 1,85m - 82 kg dans sa cage de but. Steve Mandanda est l'aîné d'une dynastie des gardiens de but, ses trois frères sont aussi gardien de but comme lui dont Parfait Mandanda, le gardien des Léopards, l'équipe nationale de la République Démocratique du Congo. Riffi, le cadet, lui, joue au Stade Malherbe de Caen et est aussi le gardien de l'équipe de France des -16 ans. Quant à Over, qui a 9 ans, il s'amuse énormément. Chez Steve Mandanda, les émotions ne transpirent jamais, le numéro 30 de l'Olympique de Marseille (OM) et le numéro 1 des Bleus, l'équipe nationale française a une carapace qui ne se lézarde que rarement. Son immense talent et sa maturité impressionnent, tant dans la cage marseillaise qu'en dehors. Révélation de la saison, Steve Mandanda, la révélation de la Ligue 1 en France, possède d'un atout majeur : il est hermétique à toute forme de pression et est entrain de découvrir un autre aspect de sa gloire naissante : la popularité.

Issu d'un père électricien et d'une mère aide-soignante, il n'y était pas préparé, lui qui a grandi à la Madeleine, une cité chaude d'Evreux. " Au Havre (2005-2007), j'étais tranquille mais à Marseille, je ne peux plus trop sortir. Je m'adapte " dit-il. Steve Mandanda est très réservé et n'aime pas se mettre en avant. La renommée ne l'a pas transformé. Seul son statut a changé. Steve Mandanda est toujours très concentré et prudent comme sur un terrain de football.

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vendredi 17 octobre 2008

Professeur Mawete Makisosila, du tropicalisme " kongo " à l'universel !

Pierre Kama, prof. Mawete Makisosila, Freddy Mulongo et Morel Matondo devant le stand Afrik en Ondes

Le professeur Jean Baptiste Mawete Makisosila est un intellectuel privilégié. Bardé de diplômes et d’expérience sur terrain, chercheur, homme de culture, consultant, écrivain et éditeur, il réfute le comportement d'un professeur perroquet répétiteur des expériences d'autres cultures et refuse le formatage des cerveaux. Mawete Makisosila part des réalités du grand kongo pour expliquer l'universel. Atypique, brillant et sympa, il est l'incarnation de la simplicité et explique simplement les choses. Il nous a fait l'honneur de venir à Afrik en Ondes lors de la fête de l'huma. Nous nous souvenons comme si cela était hier, orateur le samedi 28 avril 2007, à l'université de Paris-8, du thème: "prophète Simon Kimbangu et la problématique de la Renaissance Africaine : Identification de ses apports à partir de l’écriture Mandombe ", dans un amphithéâtre plein d' intellectuels, chercheurs, étudiants et autres venus de tous horizons, le professeur Mawete Makisosila après son exposé a été applaudi comme aucun orateur avant son intervention. Nous vous proposons deux de ses réflexions sur l'informel et la signification et l'importance des noms en Afrique. Ce qui vous donne l'opportunité de découvrir l'une des figures de l'intelligentia de l'espace kongo à Paris. C'est ici l'occasion de remercier les confrères qui sont venus à notre stand: Rorbert Kongo (Radio Vexin-les Mureaux dans les Yvelinnes), Pierre kama et Morel Matondo (FPP-Paris), les photos sont d'Afrik en Ondes.

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mardi 11 novembre 2008

Réveil-FM Livres 05

Bertold brecht,Poète et dramaturge allemand (1898-1956) dans son poème "De l'analphabétisme en politique", écrivait

"Le pire des analphabètes

C'est l'analphabète politique.

Il n'écoute pas,ne parle pas,

Ne participe pas aux événements politiques.

Il ne sait pas que le coût de la vie,

Le prix de haricot et du poisson,

Le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments

Dépendent des décisions politiques.

L'analphabète politique est si bète

Qu'ils'enorgueillit et gonfle la poitrine

Pour dire qu'il déteste la politique.

Il ne sait pas, l'imbécile,

Que c'est son ignorance politique

Qui produit la prostituée, l'enfant de la rue, le voleur et le pire de tous les bandits:

Le politicien malhonnête, menteur

Et corrompu, qui lèche les pieds

Des entreprises nationales et multinationales."

L'espace Livres de Réveil FM vous permet de découvrir, d'apprécier et d'aiguiser votre curiosité, vous inciter à lecture des ouvrages publiés qui parlent de la République Démocratique du Congo, de l'Afrique notre cher continent avec répercussion sur notre patrie. Les auteurs sont très divers pas nécessairement Congolais. Les livres que nous proposons sont édités par Les Editions de l'Harmattan. Etre internaute va de paire avec être bouquiniste.

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jeudi 16 octobre 2008

S.O.S: 4 journalistes congolais en exil dans le désert au Maroc

Sur cette photo, on reconnait nos confrères: Michel Salamu, Achille Nzuzi, Karim El Kaîri, Eddy Sola et Pierre Malanda au Maroc

Le démesure du territoire de la République Démocratique du Congo est à l'image des problèmes qui se posent aux journalistes congolais. Les menaces de mort, les arrestations abusives, arbitraires et les brutalités policières sont courantes. Dans un Congo dit " démocratique ", un journaliste indocile, polémiste peut croupir dans les cellules du sinistre Centre pénitentiaire et de rééducation de kinshasa (ex-prison de Makala), souvent sur la base de la simple plainte d'un puissant ou d'un coup de téléphone au chef de police. Les confrères menacés ont préféré vivre l'exil dans un désert au Maroc plutôt d'attendre leur interpellation au Congo-démocratique.

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mercredi 22 octobre 2008

RDC: le Maniema berceau de l'Islam

A deux reprises, j'ai eu l'occasion de visiter la province du Maniema. L'ouvrage de Chanfi Ahmed, "les conversions à l'islam fondamentaliste" le cas de le Tanzanie et du kenya, m'a poussé à plancher sur l'implantation de l'islam en République Démocratique du Congo. Cet Islam est-il fondamentaliste ? Qu'est-ce qui explique son implantation dans le Maniema ? Le Maniema pâtit d’un désintérêt général depuis son élévation au statut de province en 1988, et singulièrement depuis le début du conflit en République démocratique du Congo. Le nom même de « Maniema » est largement inconnu à l’étranger, à la différence de ces voisins les Kivu, Katanga et Kasaï, sans parler du médiatique district d’Ituri. Les exactions quotidiennes perpétrées dans toute la province par de multiples bandes armées sont ignorées en raison de son enclavement quasi-hermétique. De tous les maux dont souffrent aujourd’hui les habitants du Maniema, l’enclavement géographique est unanimement invoqué en tête des préoccupations. Isolée des autres provinces par l’état désastreux du réseau routier, la région est également cloisonnée. Chaque localité est isolée de ses voisines, le temps moyen de déplacement entre un village et son chef-lieu de territoire avoisine deux jours. Les véhicules à quatre roues sont aujourd’hui pratiquement inconnus sur l’étendue de la province et le passage d’une moto dans un village constitue un événement. Le statut de Kindu, comme ville ne s'est pas fait accompagner d'un transfert de patrimoine ou d'un investissement public digne d'un chef lieu de province donnant à Kindu l'allure d'un "grand village". Maniema,berceau de l'islam en RDC, la réflexion du prêtre Pontien Tata Kahenga " pour une cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans au diocèse de Kasongo-Maniema nous éclaire, mais c'est à chacun d'étayer sa réflexion.

Vue aérienne du fleuve congo à kindu

Le 19 mars 2003, le diocèse de Kasongo, en République démocratique du Congo, célébrait, dans le contexte de la guerre, le premier centenaire de son évangélisation par des missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), lesquels fondèrent en mars 1903 la première mission catholique (Sainte Pauline) à Kasongo-Lamba située sur la rive droite du fleuve Congo.

Quarante années avant l'arrivée des premiers missionnaires catholiques, Kasongo était occupé par des Zanzibarites, arabisés de souche omanienne ou yéménite métissés, dont les pères avaient épousé des femmes autochtones de la côte orientale africaine et spécialement de Zanzibar. Ils pénétrèrent vers 1860 dans l'Est de l'actuelle République démocratique du Congo et bâtirent de grandes cités telles que : Kasongo, Kabambare, Nyangwe, Kisangoni, Ubundu et Lomami.

Leur couleur noire facilitait leur intégration auprès des populations autochtones et leur mariage avec les femmes locales ajoutait un plus à leur implantation dans la région. Et les populations de cette région orientale du Congo furent ainsi engagées, de gré ou de force, dans un processus d'acculturation au sein d'une nouvelle Communauté dont la religion était l'islam et la langue le swahili, de souche bantoue mais intensément arabisée pour de nombreux termes de culture.

L'une des principales raisons qui poussèrent Mgr. Victor ROELENS, premier évêque du Vicariat Apostolique du Haut Congo, à envoyer des missionnaires pour fonder la mission de Kasongo, fut la lutte contre l'islam, sa civilisation et des diverses influences.

Mais au terme du premier centenaire de l'évangélisation de l'Eglise particulière de Kasongo, tirant les leçons de l'expérience du passé et annonçant les priorités pastorales pour la seconde étape de l'évangélisation de Kasongo, l'actuel évêque de Kasongo, Mgr. Théophile KABOY écrivait ceci : « Le diocèse de Kasongo ne saurait vivre en ignorant l'islam du fait de l'importance numérique des musulmans qui sont majoritaires à Kasongo même et dans la partie sud, du fait aussi qu'au cours de l'histoire des rapports entre catholiques et musulmans ont connu des hauts et des bas et qu'aujourd'hui il s'est instauré un climat d'estime et de respect mutuel ...

Dans le souci pastoral du dialogue entre croyants et à l'exemple de Jean Paul II pour ses rencontres d'Assise, le diocèse de Kasongo aura à se pencher encore davantage sur la question de chercher « les clés » pour savoir, pour comprendre et pour vire avec l'islam » Le présent travail répond à cette préoccupation pastorale de l'évêque de Kasongo. Bien de raisons nous ont poussés à nous y engager.

Les routes du Mamiema

Il y a tout d'abord la découverte de l'islam que l'étude de cette religion à l'ISTR nous a permis de faire.

Il y a ensuite le constat des efforts menés par l'Eglise de France pour mieux connaître et mieux vivre avec la Communauté musulmane qui devient de plus en plus importante dans ce pays tout comme en Europe et en Amérique.

Il y a enfin notre propre implication dans le vivre-ensemble entre chrétiens et musulmans au sein de notre terroir. En effet, prêtre du diocèse de Kasongo, nous sommes issu d'une famille musulmane convertie au catholicisme et qui a toujours vécu dans l'entente et le respect avec les autres membres de famille demeurés dans l'islam.

Cette expérience familiale de tolérance et de cohabitation pacifique montre qu'il est possible de l'étendre à une échelle plus vaste. De nombreux chrétiens de Kasongo vivent avec des parents musulmans, se marient avec des musulmans, étudient dans des écoles où les musulmans sont parfois majoritaires, etc... Ce travail est par conséquent destiné aux diocésains de Kasongo : prêtres, religieux, religieuses et tous les chrétiens de ce diocèse qui vivent au quotidien avec les musulmans sans vraiment les connaître. Et il en est de même des musulmans.

Permettre la connaissance mutuelle entre les fidèles de ces deux traditions religieuses c'est ouvrir une nouvelle page de l'histoire et favoriser la compréhension réciproque et le dialogue fructueux. Un tel contexte socio-religieux appelle l'Eglise concernée à s'interroger sur l'esprit évangélique qui Les amis de l'ISTR Page 2/18

doit la caractériser dans cette ère nouvelle post conciliaire où la mission se définit par l'écoute fraternelle de l'homme et du monde créé par Dieu ainsi que le dialogue avec les autres croyants, notamment ceux de l'islam. Le présent travail veut s'articuler autour de trois principaux axes : L'axe rétrospectif qui consiste à mieux appréhender l'islam de Kasongo dans sa spécificité et ses rapports passés avec le christianisme ; L'axe de l'état actuel de l'islam : sa nouvelle vitalité, ses stratégies ainsi que l'attitude actuelle des évêques de Kasongo envers la communauté musulmane.

Enfin, les deux éléments dicteront l'axe prospectif de la mission de l'Eglise à savoir comment construire des rapports interreligieux positifs et constructifs avec des personnes et des Communautés de diverses croyances, afin d'apprendre à se connaître et à s'enrichir les uns les autres, tout en obéissant à la vérité et en respectant la liberté religieuse de chacun.

L'appréhension exacte et totale de la réalité islam dans la région de Kasongo dépasse de beaucoup la seule dimension religieuse. En effet, avant d'être un fait religieux, l'islam à Kasongo a d'abord été un phénomène social, politique, économique et culturel nouveau dont l'aboutissement est ce que nous pouvons appeler l'arabo-swahilisation de Kasongo et Kabambare (le Sud-Maniema).

Dans cette partie, nous nous attacherons à établir la spécificité de l'islam à Kasongo, à savoir : L'islam comme arabo-swahilisation L'islam et son prosélytisme ayant engendré les réactions des autorités coloniales et des missionnaires catholiques.

I. L'Arabo-swahilisation du Sud - Maniema

L'islamisation du Sud-Maniema (Kasongo et Kabambare) dans la seconde moitié du XIXème siècle commence avec la présence, dans cette région, des arabo-swahili, population métissée arabo-africaine de la côte orientale du continent.

A partir de 1875, Kasongo devint l'une, sinon la principale base militaire et commerciale de ce qui est devenu un empire arabo-swahili dont le principal bâtisseur fut le célèbre Hamed Ben Mohamed Ben Yuma Ben Rajab El Murjebi, généralement connu sous son sobriquet africain de Tippo-Tip (onomatopée de bruits de fusils qu'il utilisait pour conquérir des territoires et soumettre des peuples).

Les premiers européens ayant visité la ville de Kasongo à ce temps-là sont unanimes pour exprimer leur étonnement devant l'Suvre réalisée par ce bâtisseur d'empire d'un type peu commun ».

L'objectif de cette occupation fut la recherche de l'ivoire et, liés à l'ivoire, les hommes pour le transport de cette marchandise précieuse jusqu'à la côte orientale de l'Afrique. C. Young estime à 20.000 le nombre d'ivoires exportés annuellement et à 70.000 le nombre d'hommes et de femmes qui, chaque année, étaient emportés en esclavage. Ce commerce ayant attiré d'énormes capitaux des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France, les prix avantageux qui en résultaient poussèrent ainsi les marchands arabo-swahili soit à s'installer eux-mêmes, soit à ouvrir des comptoirs dans différents coins du Maniema et à la tête desquels furent progressivement placés des hommes de confiance qui étaient soit des swahilis, soit des chefs locaux gagnés ou simplement vaincus et obligés de remettre régulièrement ces butins.

Ainsi, du projet commercial originaire naquit un dessein politique : occuper, soumettre par la force la population et organiser administrativement et socialement toute la partie orientale de l'actuelle République démocratique du Congo. Une nouvelle Communauté prit naissance et fut caractérisée par : un nouveau type de pouvoir politique un nouveau système économique une nouvelle langue Un nouveau type de pouvoir politique Il s'agit d'un pouvoir centralisé et étendu sur un territoire vaste, alors que l'unité politique naturelle de la population autochtone était constituée du clan ou du lignage. Le nouveau pouvoir regroupa des hommes et des femmes appartenant à des tribus différentes.

Par ailleurs, la violence exercée par les conquérants (razzias, recrutements forcés, esclavage, etc...) entraîna des rapports socio-politiques nouveaux entre occupants et occupés et les populations autochtones se mirent à rechercher un nouveau positionnement par rapport aux nouveaux maîtres. Il s'ensuit l'institutionnalisation de la nouvelle stratification socio-politique suivante : à la tête de la société nouvelle il y a les métis venus de Zanzibar, Bunyamwezi et Bagamoyo ensuite des « Batonge » : collaborateurs, auxiliaires, lieutenants chargés de collecter l'ivoire et de faire exécuter les ordres des maîtres viennent après la classe de « Watumwa » dérivé du mot swahili « Kutuma » (envoyer) et signifiant au départ personne garçon de courses et finalement esclave

il y a aussi les « Wajakazi » : personnes qui s'amenaient d'elles-mêmes auprès des arabo-swahilis pour demander du travail dans les plantations des « Watwana » ou garde personnelle des maîtres avec référence à la taille et à la corpulence. Ils furent aussi les gardiens des harems des arabo-swahilis

enfin la catégorie des « Wapagazi » personnes incorporées de force dans les caravanes et astreintes à transporter des marchandises et spécialement l'ivoire.

Ainsi la nouvelle organisation socio-politique aboutit à la triple strate :

celle des gouvernants ou chefs

celle des collaborateurs ou auxiliaires

celle enfin des serviteurs et esclaves exécutants des travaux décidés et supervisés par les chefs ou leurs collaborateurs

Un nouveau système économique Alors que l'époque pré-arabo-swahili fut dominée par l'économie de subsistance, l'avènement des arabo-swahilis dans le Sud-Maniema introduisit l'économie de traite caractérisée par l'échange entre produits locaux très prisés (ivoire, perroquets, etc...) contre les articles désormais recherchés par les populations autochtones (fusils, habits, sel, etc...) Conséquence : attirés par le nouveau mode de consommation, les autochtones se sont mis à réajuster leur outillage mental afin d'accéder à ce nouveau monde créant un nouveau type d'homme.

Une nouvelle langue La langue swahili, sans être imposée, s'est taillée progressivement sa place dans la société autochtone à partir de trois foyers :

le foyer commercial Pour acheter ou vendre, il fallait marchander. Et la langue commerciale qui s'imposait à tous était le swahili ou plutôt le Kingwana, mélange du swahili de la côte avec des éléments des idiomes locaux. le foyer des « Boma » (places fortifiées des arabo-swahilis) Tous ceux qui habitaient avec les arabo-swahilis devaient parler le swahili à la fois pour se faire comprendre mais aussi comme mot de passe distinguant les vrais habitants des places fortifiées d'éventuels intrus et espions.

le foyer du nouveau savoir-vivre et savoir-être Ce fut principalement le domaine de l'acculturation et de l'imitation par les autochtones. Ceux-ci se mirent presque spontanément à utiliser les termes de la langue swahili ou arabe pour la salutation (salaam-aleikum) et pour la réponse polie (naam) en même temps qu'ils adoptaient le nouvel habillement (kanzu, kilemba), le sens de la propreté des pieds par le port des sandales en bois appelées « mikalabanda », ou l'aménagement des toilettes où l'on utilisait l'eau pour se purifier (msalani), la préparation de la jeune fille au mariage à travers une sorte d'école appelée « umwali », l'usage abondant de l'anthroponymie pour pérenniser des événements importants ayant coïncidé avec la naissance de tel ou tel enfant :

Machozi : enfant né à une époque de souffrance d'un parent de la famille souvent on fait allusion aux larmes de la mère

Vumilia : nom incitant à supporter quelque épreuve

Mwavita : né durant une période de conflit ou de guerre

Ramazani : naissance au cours du mois de ramadan, etc...

Ce phénomène d'acculturation était si fort que la connaissance de la langue swahilie ou l'adoption de bonnes manières de vivre issues des arabo-swahilis constituèrent pour les autochtones les critères de reconnaissance de l'homme civilisé (Musilimu avec racine islam) ou du non-civilisé (Mushenzi).

Faisant le bilan de cette présence arabo-swahili dans le Maniema en général et la région de Kasongo en particulier, J.I.ABEMBA relève les éléments suivants : 1 Les faiblesses et servitudes de l'Etat arabo-swahili avec les particularités de ses fondateurs (trafiquants d'ivoire) sans ambition politique au départ.

Seule la complexité des problèmes rencontrés pour la recherche et le transport de l'ivoire les ont amenés à exercer ici et là une certaine intervention du type politico-militaire en soumettant des populations ou en démettant des notables locaux hostiles à leurs activités et en promouvant ceux qui leur étaient favorables.

Il faut ajouter aussi les ambitions de l'Etat Indépendant du Congo sur la région, lesquelles ambitions créèrent un climat de concurrence et finit par déclencher le conflit qui fut fatal aux arabo-swahili.

2 Mais il y a eu grandeur et apports de l'Etat arabo-swahili dans la région de Kasongo : l'exercice des activités commerciales ont donné naissance au phénomène d'échange jusque là inconnu dans la vie intra et inter-tribale des populations de la région de Kasongo. Ensuite, l'occupation arabo-swahili a permis un essor économique dans le domaine de l'agriculture (manguiers, goyaviers, orangers, citronniers, riz, etc....).

Il existe encore maintenant à Kasongo et à Nyangwe des vestiges importants de cette période.Puis, il y a eu aussi l'essor des villes (Kasongo avec 30000 habitants et Nyangwe au bord du fleuve avec autant d'habitants). Enfin, tout ce développement a entraîné une nouvelle mentalité en particulier le sentiment d'appartenir à une nouvelle communauté multi tribale et n'ayant que très peu d'attache ethnique particulière avec comme signe nouveau une nouvelle langue qui a vite supplanté toutes les autres.

Ce sont là les éléments non religieux qui sous-tendent la réalité de l'islam à Kasongo. Voyons à présent comment l'islam comme religion s'est implanté à Kasongo.

II. Le prosélytisme musulman et les réactions coloniales

1 - Les pionniers du prosélytisme islamique à Kasongo Après leur défaite par les Belges, les arabo-swahilis et leurs disciples se sont soit réfugiés en Tanzanie et au Burundi soit tout simplement soumis au nouveau pouvoir politique belge. Celui-ci les regroupa dans des quartiers que l'on baptisa du nom de « quartiers arabisés ».

Entre ceux qui avaient fui à l'extérieur et les quartiers arabisés, les contacts suivis furent noués et un certain trafic de livres, d'objets religieux ou d'idées fut établi par le canal des commerçants pakistanais qui reliaient la côte orientale de Kasongo ainsi que les visites de certains chefs musulmans en provenance de l'Est africain.

Par ailleurs, beaucoup de jeunes originaires de Kasongo et Kabambare ont réussi à rejoindre la Tanzanie et y ont suivi la formation dans les écoles coraniques ou à côté des maîtres de Confréries. A leur retour dans la région de Kasongo, ils s'installèrent dans leur village natal où ils furent bien accueillis par leurs familles et entreprirent le travail de prosélytisme musulman en ouvrant des écoles coraniques et des mosquées. Ces femmes « Walimi » (maîtres) constituèrent le premier noyau de l'élite islamique autochtone et l'islam prit une extension populaire importante.

On cite habituellement les grands noms de ces pionniers : Amisi Mupara, Useni Kitela, Hilalli Muselem, Mwalimu Saleh, Omar Kalombwe, Heradi Pene Sura, etc.. Ajoutons aussi cet autre élément qui a servi de pilier au prosélytisme musulman : la création de groupements arabisés. Ces groupements ont favorisé les contacts avec le monde musulman extérieur et, bien plus, ont permis à l'islam d'avoir une assise institutionnelle.

Le territoire de Kasongo comptait cinq groupements arabisés (Pene Senga, Makonga, Kapaya, Earahani et Muyenga). Le mode de gouvernance de ces groupements était fondé sur le Coran et les tribunaux fonctionneront à partir des prescriptions de l'islam.

Bien plus, le pouvoir colonial belge utilisera certains descendants des arabo-swahilis comme cadres dans l'appareil administratif et judiciaire, légitimant ainsi la capacité des musulmans à exercer une influence notoire dans l'exercice du pouvoir politique.

2 - Le rôle majeur joué par la Confrérie « Mulidi » La confrérie Mulidi a joué le rôde de la radicalisation politico-religieuse dans l'évolution de l'islam à Kasongo. La Confrérie Mulidi s'est voulue une famille islamique. Pour y entrer, le postulant s'engageait à :

ne plus boire d'alcool

ne plus fumer de cigarette

ne plus commettre l'adultère

abandonner la superstition, la magie, la divination demeurer au service d'Allah et du Mulidi jusqu'à la fin de sa vie A l'occasion de la mort d'un membre de la Confrérie, la solidarité oblige tous les autres membres à apporter sa cotisation.

La Confrérie Mulidi possédait sa hiérarchie :

Le Shierah est le chef suprême. Il était inconnu à Kasongo car son siège était à Bagdad. L'Akida : fut le responsable de la Confrérie au niveau régional du Maniema

Le Kalifa préside la cérémonie d'adhésion, supervise toutes les activités de la Confrérie.

Il y a un maître spirituel local qu'on appelle « Babumulidi »

Halalimashauri), le secrétaire (Mwandishi) et le Kishawishi ou bien Kombaynlu : garçon de courses, chargé de percevoir les contributions des membres et d'égorger les animaux, selon le rite mulidi.

Le Mulidi a fini par installer une véritable religion populaire qui a porté l'islam à son point culminant et dont les causes du succès sont :

Le caractère communautaire et solidaire de cette Confrérie, un des facteurs de son inculturation dans le milieu et qui cadrait bien avec la vision du monde bantoue. (prise en charge des frais de funérailles d'un membre, préoccupation pour les pauvres, les veuves et les orphelins etc.)

La qualité des propagateurs de la Confrérie : ils étaient des lettrés de haut niveau et de grande réputation dans l'Afrique orientale d'où ils provenaient. Leur engagement était également attractif et convainquant.

La didactique Mulidi était attrayante pour les enfants et les jeunes. Le Mulidi encadrait ces derniers en association de jeunes chanteurs (Wana makasida) qui véhiculaient à travers des chants bien rythmés des messages et un certain enthousiasme conquérant. Et ces enfants finissaient par avoir une forte aversion envers l'école missionnaire où régnait la passivité.

Finalement, la Confrérie Mulidi se présenta comme un islam ayant une coloration politico-religieuse de contestation et d'antagonisme à l'ordre colonial établi.

Les adeptes du Mulidi commencèrent à se proclamer et à se réclamer de l'Islam devant certaines exigences du pouvoir colonial : les ouvriers des plantations ne travaillaient plus le vendredi, les prisonniers musulmans exigeaient un régime alimentaire spécial conforme à leur religion, les enfants musulmans étaient interdits de fréquenter les écoles non musulmanes, etc....

D'où les réactions du pouvoir colonial et des missionnaires catholiques.

III. Réactions du pouvoir colonial et des missionnaires catholiques

Dans la mesure où le bouillonnement de la Confrérie Mulidi contrevenait aux projets civilisateurs et aux intérêts des coloniaux, des réactions coloniales étaient prévisibles. Elles se présentèrent sous la forme d'oppression exercée sur les musulmans :

interdiction aux visiteurs musulmans étrangers venant de la côte orientale africaine de sillonner la région de Kasongo ; relégation des « walimu » (maîtres) déjà installés dans la région.

De 1936-1940 le Père Lazzarato compte 12 walimu envoyés en relégation. Cette mesure fut levée en 1940 : une partie des walimu rentrèrent à Kasongo et à Kabambare, d'autres moururent en exil.

De leur côté, les missionnaires menèrent un combat acharné pour réduire l'influence de l'islam dans la région : interdiction de construire des mosquées et destruction de certaines d'entre elles prohibition de faire fonctionner des écoles coraniques et obligation faite à tous les musulmans d'envoyer leurs enfants aux écoles missionnaires.

Les musulmans n'y obéirent pas toujours et il s'en suivit une véritable guerre de religions (les musulmans démolissant à leur tour des lieux de prière pour chrétiens construits dans leur village ainsi que des écoles des missionnaires).

Au niveau du pouvoir colonial belge, il surgit une divergence de vue entre socialistes et catholiques concernant l'attitude à adopter à l'égard des musulmans du Maniema. La parution du livre du professeur Armand ABEL « Les Musulmans noirs du Maniema » en 1958 fut un effort conjoint de l'Université libre de Bruxelles et du Ministère des Colonies (socialiste) d'acquérir une meilleure connaissance des problèmes spécifiques des musulmans du Maniema.

Cet effort fut relayé par l'initiative courageuse de Mgr. Richard Cleire, Evêque de Kasongo, de faire venir à Kasongo un missionnaire d'Afrique spécialiste de l'islam qui entreprit d'engager un dialogue avec les musulmans de Kasongo.

Lors de l'accession du Pays à son indépendance, le 30 juin 1960, l'opposition entre chrétiens et musulmans devint plus vive. Les chrétiens qui avaient reçu la formation dans les écoles missionnaires constituèrent l'élite dirigeante (administration publique, enseignement, infirmiers, etc....) et occupèrent tous les postes sociopolitiques.

Les musulmans, quant à eux, suite à leur auto marginalisation vis-à-vis de l'école et de tout l'apport de la civilisation occidentale et chrétienne, se retrouvèrent au second plan et comme mis à l'écart dans la gestion des affaires publiques.

Ils trouvèrent cependant l'occasion de prendre leur revanche en exploitant deux situations pour se mettre au devant de la scène du pouvoir : les partis politiques préparatoires à l'indépendance et la rébellion de 1964-1965.

Parmi les partis politiques qui s'implantèrent au Sud-Maniema, les musulmans s'inscrirent dans les partis nationalistes et radicaux (MNCL et CEREA) tandis que les catholiques se retrouvèrent majoritairement dans le parti modéré (PNP).

Le clivage chrétiens-musulmans se retrouva ainsi politiquement entre partis nationalistes et partis modérés. La victoire des partis nationaliste propulsa, au lendemain de l'indépendance, les leaders musulmans sans formation suffisante.

Quant à la rébellion muleliste de 1964 ; elle fut déclenchée par les nationalistes qui avaient été écartés du pouvoir après l'assassinat de Patrice Lumumba en 1961. Dans la région conquise par cette rébellion, et ce fut le cas pour le Sud-Maniema, l'on massacra une grande partie de l'élite politique chrétienne.

Mais lors de la reprise par le régime modéré, il y eut des règlements de compte qui plongèrent la région du Sud-Maniema dans un climat malsain de vendetta. Tel est le contexte de la genèse de l'Islam dans la région de Kasongo et de son émergence mouvementée dans ses rapports du passé avec le christianisme missionnaire. Un nouveau climat semble s'instaurer actuellement entre chrétiens et musulmans tout comme l'islam lui-même s'organise de plus en plus pour se présenter comme un partenaire respectable.

Le Maniema pâtit d’un désintérêt général depuis son élévation au statut de province en 1988, et singulièrement depuis le début du conflit en République démocratique du Congo. Le nom même de « Maniema » est largement inconnu à l’étranger, à la différence de ces voisins les Kivu, Katanga et Kasaï, sans parler du médiatique district d’Ituri.

Jusqu’en 2002 les exactions quotidiennes perpétrées dans toute la province par de multiples bandes armées se produisaient, étaient ignorées en raison de son enclavement quasi-hermétique.

De tous les maux dont souffrent aujourd’hui les habitants du Maniema, l’enclavement géographique est unanimement invoqué en tête des préoccupations. Isolée des autres provinces par l’état désastreux du réseau routier, la région est également cloisonnée.

Chaque localité est isolée de ses voisines, le temps moyen de déplacement entre un village et son chef-lieu de territoire avoisine deux jours. Les véhicules à quatre roues sont aujourd’hui pratiquement inconnus sur l’étendue de la province et le passage d’une moto dans un village constitue un événement.

Le statut de Kindu, comme ville ne s'est pas fait accompagner d'un transfert de patrimoine ou d'un investissement public digne d'un chef lieu de province donnant à Kindu l'allure d'un "grand village".

1.Superficie

D'une superficie totale de 101,295 km² (soit une densité de 2,19 hab/km²), Kindu est située de part et d'autre du fleuve Congo et s'étend du Nord au Sud sur environ 9,5 km et sur 10 km de l'Est à l'Ouest.

La commue la plus vaste de la ville est celle de Kasuku (46,295 km²) suivi de celle de Mikelenge (30km²) et de celle de d'Alungili (25km²).

2.Situation, limites et accès

Kindu occupe une position de carrefour sur le territoire national, sur le continent Africain et sur les routes aériennes, car la ville est située au croisement des axes Nord-Ouest/Sud-Est et Sud-Ouest/Nord-Est. Situé dans le territoire de Kailo à 497m d'altitude, le point le plus bas de la ville est la commune d'Alunguli (470m) et son point le plus haut est la commune de Tokolote.

Limité du Nord à l'Ouest et au Sud par la collectivité de Bangueguele et à l'Est par la collectivité de Wasongola, quatre voies d'accès mènent à Kindu et permettent d'y sortir.

En effet, le fleuve Congo, qui traverse le Maniema du Nord au Sud en passant par Kindu permet de se rendre dans la Province Orientale, Kisangani et Kibombo et dans le Katanga, Kogolo, Kabalo et Lubumbashi, grâce notamment à des barges qui accostent dans des installations portuaires, fonctionnelles jadis sur les deux rives du fleuve.

Aussi, la voie ferrée va vers Kalemie, Kamina et Kananga puis Likasi, Lubumbashi, la Tanzanie, la Zambie, le Botswana, l'Afrique du Sud et Maputo. Mais de nos jours, l'arrivée du train est irrégulière à Kindu et l'événement reste prisé par les habitants qui délectent en attroupement.

Des routes non asphaltées, dont l'état laisse souvent à désirer, traversent la ville, permettant ainsi d'aller dans toutes les autres provinces du pays. La Nationale 1 va vers Kisangani, la Nationale 2 vers Kalima, Bukavu en passant par Shabunda et la Nationale 3 vers Moba, Mbuju-Mayï, Kamina, Kananga, Kinshasa etc. Il existe aussi une route menant à Kasongo, Kongolo et au Katanga.

Kindu dispose également d'un aéroport moderne avec une piste asphaltée et balisée de 2 200 m de long et de 45 m de large pouvant accueillir des avions à réaction "moyen courrier".

3.Patrimoine

La ville de Kindu ne possède pas de site touristique mais le patrimoine ci-dessous fait la fierté de ses habitants :

• La colline Obeta (Office Belge de tourisme en Afrique) 497m de haut située dans la commune de Mikelenge

• La grande stèle, monument symbolisant la paix (en fait ancien monument du Mouvement Populaire de la Révolution, en sigle MPR) situé à la place de la tribune.

• La gare et le port sont des constructions de style belge gothique ;

• Le cercle SNCC est un bâtiment de style gothique;

• Les quatre îlots au milieu et le long du fleuve (visibles à partir de la colline Obeta) font rêver mais sont non exploités.

• Le petit séminaire, les chapelles (St Esprit et St Gaston) et les cathédrales (St Pierre et St Paul);

• Le beach central qui relie les deux rives de la ville est une curiosité pour les non habitants;

• La salle Champagnat, en mémoire de Marcelin Champagnat (fondateur de la congrégation religieuse Mariste) est un charme.

4.Habitants

La population de Kindu est de 221 084 habitants (d'après le recensement 2003 de l'hôtel de ville de Kindu) soit 54 178 femmes, 44 415 hommes, 58 827 garçons et 63 664 filles. Kusuka est le quartier le plus peuplé de la ville (57 583 habitants) avant Tokoloké (dans la commune de Mikelenge : 31 816 habitants) et Magobo (commune d'Alunguli: 24 535 hab.). La population de Kindu est hétérogène, cependant, sa rive gauche est considérée comme le fief des Bakusu et sa rive droite celui des Balega.

Il faut cependant relever que la population de Kindu a évolué en fonction des périodes d'affrontements militaires qu'a connu la région.

5.Titre administratif

Située au centre de la République Démocratique du Congo, la province du Maniema couvre une superficie de 132.250 km². Elle est limitée au nord par la Province Orientale, au sud par le Katanga, à l'est par le Nord Kivu et le Sud Kivu et à l'ouest par le Kasaï Oriental.

Elle est l'une des trois provinces issues du découpage territorial de l'ancien Kivu en 1988. A l'instar de deux provinces soeurs (Nord Kuvu et Sud Kuvu), le Maniema n'est pas subdivisé en districts. Il compte seulement 7 territoires (Kibombo, Kasongo, Pangi, Punia, Lubutu, Wamaza et Kaïlo) et la ville de Kindu.

Kindu est le chef lieu de la province du Maniema et une entité administrative décentralisée à statut de ville et subdivisé en trois communes: le centre ville (habité jadis par les colons), Mikelenge (la cité), situées sur la rive gauche du fleuve Congo, et Alunguli (essentiellement agricole) située sur la rive droite du fleuve. Les trois communes de Kindu, situées dans le territoire de Kailo, sont subdivisées en neuf quartiers.

6.Activités socio-économiques

La rive droite de Kindu n'a jamais bénéficié des infrastructures collectives dont disposent la rive gauche. Mais d'une manière générale, à part la gare, le port et l'aéroport national, la ville ne dispose pas d'infrastructure collective pouvant contribuer efficacement à son développement économique.

Les populations de Kindu pratiquent l'agriculture périurbaine (produits maraîchers). La ville est approvisionnée par son hinterland en produit agricoles divers et par les autres provinces (venant de Kinshasa, Goma et Lubumbashi) en produits alimentaires. Kindu approvisionne à son tour les provinces en produits agricoles et son hinterland en article de traite et en produits fini. Cette redynamisation des activités économiques est due à la reprise des activités du train et de la navigation dans le port de la ville.

La ville n'est pas approvisionnée en eau courante et en électricité. Ce qui explique pourquoi les petites industries telles que les rizières, huileries, décortiqueuses de café ainsi que les petites industries de transformation des produits de la pêche et de l'élevage fonctionnent de manière artisanale avec des groupes électrogènes, donc pas à leur pleine capacité. Cette situation n'encourage pas non plus l'implantation d'activités industrielles. La ville exporte cependant de l'huile de palme, du riz et de l'arachide, venant de son hinterland vers Kinshasa, Goma et Lubumbashi d'où elle importe des produits finis pour son hinterland.

C'est ainsi qu'après le couché du soleil, la ville est généralement plongée dans l'obscurité à l'exception de quelques organisations et particuliers fortunés possédant des groupes électrogènes et des panneaux solaires.

Par ailleurs, il n'y a pas de service de voirie, les routes de desserte sont dans un état très défectueux entraînant beaucoup de poussière en saison sèche avec son corollaire de maladies hydriques et respiratoires.

Il n'est pas possible de capter des stations de télévision à Kindu si l'on ne dispose pas d'une antenne parabolique. Cependant, la Radio Okapi très bien implantée est la plus écoutée des radios. RTNC et RAGA émettent de manière sporadique en raison de problèmes électriques et de difficultés techniques.

Les maisons à Kindu ont généralement des clôtures en haies basses, dévoilant l'architecture des bâtiments qui sont souvent construits de brique de terre rouge cuite ou non et des toitures en tuiles ou en paille selon les moyen dont dispose le propriétaire.

Le transport urbain est inexistant. Même si quelques ONG et organisations internationales utilisent des voitures, les habitants de Kindu se déplacent généralement à pied ou à vélo sur des routes en terre jaune. Le vélo n'est pas un moyen de transport en commun mais il peut être loué pour transporter ses bagages ou des marchandises.

En plus de tous ces problèmes, la ville souffre de l'inondation de ses deux rives, toutes les décades.

Kindu, de part sa population croissante, son extension urbaine et son développement, ressemble de plus en plus à une ville. Il existe une société privée fournissant l'accès Internet grâce à un groupe électrogène et une parabole pour la réception et la transmission de données.

Hôtels/Hébergement

La ville de Kindu dispose officiellement de 21 hôtels non classés, d'une capacité d'accueil de 210 chambres et 57 appartements mais leur état laisse à désirer car ils ne disposent ni d'électricité ni d'eau courante. Les seuls encore fonctionnels sont le "Relais" (le seul à une étoile mais sans électricité ni eau courante), "Lusa", "Luanda", "Guest house", "hôtel du Marché Mwachane" et l'"hôtel Moderne".

La seconde cause de souffrance de la population est l’insécurité générée par les hommes armés et les membres des services dits « de sécurité ». L’insécurité dans un endroit donné est proportionnelle aux effectifs locaux de ces individus.

Généralement diffus, le danger se fait plus aigu dans les zones fortement militarisées. Celles-ci coïncident singulièrement avec les régions minières, où l’extraction artisanale des matières précieuses (or et diamant surtout) est synonyme d’argent facile pour quiconque a un pouvoir de contrainte.

Les zones les plus touchées actuellement sont les régions de LUBUTU, KASESE et NAMOYA. Le comportement globalement nuisible des fonctionnaires sensés protéger la population, tout comme l’anarchie qui règne dans l’activité minière, avec son cortège de détresses sociales, sanitaires et économiques, est du ressort du seul politique.

Au premier plan des besoins humanitaires du Maniema figure aussi l’enseignement. La faillite du système scolaire au Maniema est totale.

La situation de l’enseignement dans certaines parties de la province comme la région de KABAMBARE est spécialement grave et requiert à notre avis une intervention de toute urgence.

Parmi les priorités identifiées dans la province se trouvent enfin l’accès à l’eau potable, problématique sur toute l’étendue du territoire, et l’accès aux soins médicaux qui reste extrêmement difficile pour une majorité d’habitants du Maniema.

REGIONS PRIORITAIRES : Autant que la mission ait pu en juger, il apparaît que les territoires réclamant l’aide humanitaire la plus importante sont d’abord celui de KABAMBARE, suivi du Territoire de KIBOMBO et du Territoire de PANGI. De plus il est souhaitable que l’axe Kindu – Rivière Lomami, très mal connu, fasse l’objet d’une enquête ; Enfin le Territoire de Lubutu ne mérite pas d’être délaissé par l’aide humanitaire comme il l’est aujourd’hui.

Les maux qui frappent les zones de Lubutu, Punia, Kasese, Namoya, voire Kampene, proviennent pour l’essentiel de l’exploitation anarchique du diamant et du minerai d’or, celleci ayant été autorisée par le régime de Mobutu. Outre les questions d’insécurité que nous venons d’évoquer, voici quelques-unes des conséquences de cette activité : Des élèves et des professeurs quittent leurs écoles pour venir tenter leur chance dans les foyers miniers, spécialement au sud-est Maniema. Des mères de famille de localités éloignées abandonnent leurs enfants aux grands-parents dans l’espoir de s’enrichir dans les foyers miniers. Là elles tombent fréquemment dans la prostitution. Il en va de même de nombreuses jeunes filles. Les enfants ainsi laissés au village souffrent souvent de malnutrition car leurs grand-mères sont incapables de subvenir à leurs besoins.

Des hommes abandonnent aussi femme et enfants pendant de longs mois pour aller creuser. Le tissu familial et social est rompu. Le SIDA et d’autres maladies vénériennes progressent dans ces milieux, où règne la dépravation sexuelle. Les fonctionnaires accourent de tous les horizons pour prendre leur part du gâteau, et la corruption est à son comble. Ils harassent les creuseurs, les commerçants et toute personne susceptible de détenir quelque argent.

En dépit de la richesse indéniable provenant de la vente de ces matières, la misère frappe un grand nombre d’habitants. Et le coût de la vie est élevé. La nourriture est inabordable pour les indigents.

Histoire Les migrations venues de l'Est ont vue des populations d'origine bantoue occuper le Nord et le centre de la région. Il s'agit des Balega, Balengola, Bakumu-Babira et Wasongola orientaux qui se sont métissés avec les pygmées qu'elles y trouvèrent.

Les migrations venues de l'Ouest et du Nord ont concernées les Mongo (Bakela, Bamelo, Bakusu, Bahombo, Ankutshu, Basongo-Meno, Bakela, Bambelo, Bakutu, Nkunda, Ekonda, Baluba et Balubaïse).

Les migrations venues du Sud comprennent les Basonge, Wazura, Wagenia, Balungu, Mamba, Kasenga, Nonda, Bakwange, Wazimba, Babuyu, Bangubangu, Banyamikebwe, Bahemba, Wazura et Bahombo.

C'est vers 1860 que les commerçants Arabe-swahili s'installent d'abord à Nyangwe et créent plus tard d'autres sites de transit pour le commerce de l'ivoire et d'esclaves, apportant ainsi à la région, la culture Swahili: religion musulmane, mode d'habillement, architecture et pratiques agricoles et laissant un vestige important : le chemin de la caravane, qui jadis permettait aux Arabes d'acheminer de l'or et de l'ivoire en direction de Zanzibar et Udjidi à travers le Lac Tanganika.

De nos jours, les pratiques de l'Islam sont toujours respectées à Kindu et des vestiges de la présence arabe sont toujours visibles à travers les ruines d'anciennes constructions comme les mosquées faisant de Kindu, un poste avancé de l'Islam en pleine forêt équatoriale.

Ces grands mouvements migratoires ont permis à la ville de se développer à partir d'un petit village de pécheurs, de la tribu Wasongola, dénomé Kindo (expression qui signifie bruits de pas), du nom de la petite rivière qui le traverse.

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lundi 27 octobre 2008

Alerte: le lieutenant Bobo Toromina en danger de mort !

Cet homme est en danger de mort, il est porté disparu. Le lieutenant Bobo Toromina, connu sous son petit nom de " Bob". Né le 11 janvier 1968, à Yakoma dans la province de l'Equateur. Il est de la 21 ème promotion de l'ecole de formation des officiers à Kananga. Cela fait 7 ans qu'il est en prison au Centre pénitentiaire de de rééducation de kinshasa (Ex-prison de Makala). Marié père de 3 enfants, il s’est vu extrait manu militari de sa cellule de l'ex-prison de Makala dans le 23 Octobre 2008 à 10h pour une destination inconnue.

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mardi 28 octobre 2008

Invasion de Rumangabo, la main de Kigali très visible !

Que dire et penser du courage de ce journaliste-reporter anglophone (hors champ du caméra) au milieu de la guerre dans le Parc National Virunga (Zone des gorilles de montagne en voie de disparition), le plus vieux parc d’Afrique crée par décret royal en avril 1925 ? Grâce à ces images, les congolais de diaspora découvrent la vraie réalité que vivent nos compatriotes dans cette contrée de la République en proie à la guerre.

Le parc de Virunga est classé patrimoine mondial par l’UNESCO, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, à Rumangabo à l'Est de la République Démocratique en Congo

Les hommes de Laurent Nkunda Batwaré, officier de l'Armée patriotique Rwandaise (APR) ont pris le contrôle de la base militaire de Rumangabo, située sur un axe stratégique dans l’est du pays, à une cinquantaine de kilomètres de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.

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lundi 3 novembre 2008

RDC: Pour un changement de Leadership !

02 février 2008, Deux enfants congolais débrouillards errent tous les jours sur le campus de l’Université de Kinshasa (Unikin) pour essayer d’écouler leur stock essentiellement constitué de stylos, papiers et biscuits. Ils ont 13 et 14 ans. Photo Cédrik kalonji

Les anciens étudiants de l'Université Lovanium, de l'Université Nationale du Zaïre campus de kinshasa, de l'Université de kinshasa et du Mont Amba sont sortis du bois pour mettre en débat, une stratégie et un mode opératoire de changement radical du leadership congolais, deux ans après la mise en oeuvre des institutions de la 3ème République. C'est un livre " coup de coeur ". Ecrit par les intellectuels congolais, tous des économistes:Francois Kandolo,Modeste Mbonigaba,Felix Kabuya, Evariste Likinda et Ferdi Derouaux, les propositions qui se trouvent dans l'ouvrage " Pour un changement de Leadership en R.D.Congo " méritent débat.

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mercredi 5 novembre 2008

Barack Obama: "Yes, we can !" ("Oui,nous pouvons !")

Sans doute l'une des images marquantes de cette soirée électorale : les larmes du pasteur noir Jesse Jackson, compagnon de Martin Luther king Jr, lui même ancien candidat à la présidence, au milieu de la foule (240.000 personnes ) réunie à Grant Park, à Chicago.

L'élection d'Obama est historique, dans un pays où les Noirs n'avaient de facto pas accès aux bureaux de vote il y a encore un demi-siècle. Qui aurait cru qu'un Noir d'une quarantaine d'années, nommé Barack Obama, deviendrait un jour le candidat du parti démocrate? Après l'annonce de la victoire de Barack Obama, des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs villes américaines. Une immense clameur a fusé dans le parc de Chicago où le candidat démocrate avait donné rendez-vous à ses partisans. Des dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le Grant Park ont laissé éclater leur joie et leur émotion, brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan "Yes we can" du sénateur de l'Illinois.

"L'Amérique change de couleur", estime le quotidien algérien arabophone El-Khabar. "L'Amérique a montré que tout est possible!", exulte le quotidien populaire allemand Bild. La venue d'un "Kennedy noir à la Maison Blanche", mots du quotidien libanais pro-syrien Al-Akhbar, va "transformer à jamais le pays de l'Oncle Sam", estime l'Al-Mustaqbal, proche de la majorité pro-occidentale libanaise. "L'Amérique tourne une page", croit lui aussi le journal grec Kathimerini (centre-droit). A l'instar de nombreux journaux, le quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung (NZZ) souligne que les Américains ont "franchi un pas supplémentaire en laissant derrière eux les anciennes barrières raciales". Mais la portée du vote ne s'arrêtera pas aux frontières des Etats-Unis, prédit le Guardian britannique (centre-gauche): "le peuple américain ... a fait le choix net d'un changement pour lui-même et pour le monde"."Victoire historique", titrent le magazine allemand Spiegel et le quotidien conservateur néerlandais Trouw. "Obama historique", barre la Une du Diario de Noticias portugais. "Obama change la couleur de l'Histoire", renchérit le quotidien espagnol El Mundo (centre-droit), tandis que son concurrent de centre-gauche El Pais souligne un "avant et un après" Obama.

Il étonnant de constater que même les dinosaures africains, les dictateurs au pouvoir,les tricheurs aux élections ont salué la victoire de Barack Obama ! Quelle hypocrisie ? Ne soyons pas dupes ni amnésiques, ne nous laissons pas rouler dans la farine par l'euphorie électorale du 44ème président des Etats-Unis, sans penser à nos propres pays. Ne profitons pas de la couleur de la peau d'Obama pour nous réjouir si vite et passant sous silence ce qui se passe sur le continent ? Quel est ce pays où les élections se tiennent sans effussion de sang ? Où les autres candidats ne sont pas pourchassés voire arrêtés ?

Savez-vous que pour les élections dites libres, démocratiques et transparentes de 2006 en République Démocratique du Congo, pour être candidat-président de la République, la commission Electorale Indépendante (CEI) n'avait exigé que le paiement de 50.000 dollars américains, aucune exigence sur le niveau d'études, sur son parcours personnel, sur les ambitions du candidat pour le pays, sur son programme politique...Les journalistes ont été muselés, les acteurs politiques baillonnés et les médias fermés par l'étouffoir des libertés: la Haute Autorité des Médias (HAM).

John Mc Maïn, le candidat républicain ira-t-il en exil pour avoir perdu les élections aux Etats-Unis ? L'exil, n'est-ce pas le sort de la majorité des acteurs politiques congolais aujourd'hui ?

Ni coup de feu, ni arrestations arbitraires intempestives et inopportunes des journalistes, la vie de deux candidats a été passé au peigne fin. Les débats entre les deux candidats n'ont pas été occulté. 3 grands débats ont permis aux américains de faire une idée sur le candidat de leur choix. Modeste Mutinga et tous les museleurs de la HAM, qui contre espèces sonnantes et trébuchantes et des postes au gouvernement, ont privé 60 millions des congolais du débat-républicain entre joseph Kabila et jean Pierre Bemba, applaudissent-ils Barack Obama pour sa victoire ? Yes, we can "Change ", l'Afrique n'a- t-il pas besoin aussi des dirigeants cultivés, engagés, novateurs, volontaristes, fédérateurs et sincères qui rassemblent tout le monde ?

Se contenter de la couleur de la peau de Barack Obama pour s'extasier de sa victoire aux Etats-Unis sans une volonté de changement dans les valeurs électorales sur le continent serait une grave erreur et un non sens.Or le ridicule ne tue pas sur le continent, cela le malheur des populations africaines.

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vendredi 7 novembre 2008

Rutshuru: un journaliste tué, la Radio Communautaire Ushirika-Racou pillée !

une animatrice de la Radio ushirika-Radou à Rutshuru

A 75 kilomètres au nord de Goma, environ 5 000 familles de la cité de Kiwanja qui rélève de Rutshuru-Centre,ont fui des exactions des hommes du CNDP en représailles à l’attaque des combattants Maï-Maï. Alfred Nzonzo Bitwahiki Munyamariza, journaliste et animateur de la Radio communautaire Ushirika a été tué d'une balle à Rutshuru, pendant la débandade à la suite de l’attaque de mardi, dans la cité de Kiwanja. Agé de 27 ans, la victime était journaliste reporter, présentateur de l'édition en langue Kinyarwanda et animateur de l’antenne.Le directeur de cette radio Jean Baptiste Kambale Kiyana, directeur de Radio ushirika-Racou qui est en cachette indique que, 4 autres journalistes sont jusqu’à ce jour introuvable. D’après certaines personnes sur place, Ce journaliste, animateur de la Radio communautaire Ushirika, Racou, a été tué dans les affrontements de mardi et mercredi à Rutshuru entre le CNDP et des combattants Maï-Maï.Racou, n'émet plus, une partie du matériel a pu être sauvée mais l'essentiel a été pillé par le CNDP lors de l'attaque de Rutshuru et Kiwanja. Une autre radio, Dorika FM, "la radio des gorilles" située à Nyamilima, aux portes du parc de la Virunga, a préféré fermer son antenne en raison de l'insécurité qui règne dans cette zone.

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vendredi 24 octobre 2008

Prix A.Sakharov, Malu Malu débouté par le Parlement Européen !

Abbé Apollinaire Malu Malu sur le tarmac de l'aéroport international de Ndjili pour la réception des kits électoraux de la société belge ZETES PASS

Les lobbystes institutionnels belges qui avaient porté à bras le corps la candidature de l'abbé Malu Malu pour le prix Andrei Sakharov ont échoué. Rassuré par ses lobbystes, en lice, Apollinaire Malu Malu a cru à ce prix jusqu'en dernière minute. Le Parlement européen a fini par décerné le jeudi 23 octobre 2008 son Prix Sakharov au dissident chinois Hu Jia "au nom des sans voix de Chine et du Tibet". En décernant ce prix à Hu Jia, "le Parlement européen rend hommage au combat quotidien pour la liberté de tous les défenseurs des droits de l'homme ne Chine", a estimé le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering. Agé de 35 ans, HU Jia a été condamné en avril à l'issue d'une journée de procès, à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion pour des propos publiés sur internet et des entretiens accordés à la presse étrangère. Le prix Andrei Sakharov est doté d'une somme de 50.000 euros. Les mises en garde de la Chine sur une détérioration des relations avec l'Europe n'ont pas dissuadé les eurodéputés de primé Hu Jia. Ironie de l'histoire, l'Union européen qui a soutenu et financé, en République Démocratique du Congo, la transition "1+4=0" et les élections "5-4=0" s'est vu écartée au profit des contrats léonins avec la Chine. En effet, les seigneurs de guerre, les prédateurs et pillards légitimés par les élections de 2006 n'ont trouvé mieux que d'hypothéquer le sol et sous-sol congolais par les Chinois pour une exploitation de 30 ans contre 9 Milliards de dollars américains.

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jeudi 13 novembre 2008

RDC: RAMA YADE s'inquiète pour les femmes Congolaises violées !

Rama Yade s’inquiète pour les femmes congolaises. Elles seraient « entre 50 000 et 100 000 » à avoir été violées depuis 2003. La secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme, RAMA YADE était en République démocratique du Congo (RDC) en juin. RAMA YADE décrit une situation catastrophique, notamment pour les femmes.

A l'occasion de la semaine de solidarité internationale, le Mouvement "Ni putes ni soumises" en partenariat avec l'Action des femmes Africaines Solidaires pour le développement (AFAS), Le Centre de Recherche et de d'information pour le développement (CRID), Plateforme Panafricaine... organise les 19 et 22 novembre prochain, une exposition sur la RDC (Maison de la Mixité, Métro: Jourdain) et un grand colloque sur le thème:" Femmes et filles en RDC: état des lieux des violences sexuelles et perspectives de reconstruction dans le cadre du co-développement et de la solidarité internationale. les enjeux de la situation actuelle de la guerre en RDC. Paris, Mairie du 20 ème, Métro: Gambeta.

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mardi 25 novembre 2008

Pascal Ntambwé NSENGA de Congotribune menacé et inquiété !

L'admistrateur de Congotribune et Udpsonline, Pascal Ntambwé Nsenga Madika est aussi le président de la section Udps Thessalonique-Grèce. Engagé et passionné, surnommé par ses amis "le professeur Tournesol" pour sa maitrise de la communication, information et informatique, Pascal Ntambwé Nsenga Madika a fait de Congotribune, un média citoyen et participatif. Congotribune est devenu au fil des ans l'un des sites de références de la diaspora congolaise par ses informations alternatives où les intellectuels de toutes tendances s'expriment librement.A la place de la victoire et au Rond-point Mandela à kinshasa, les jeunes débrouillards Kinois vendent à la criée, les articles en photocopies de Congotribune. Pascal Ntambwé Nsenga est-il victime du succès de son site? De son engagement politique au sein de l'Udps ? Panique à Thessalonique en Grèce, se sentant menacé, l'admistrateur de Congotribune est entré en clandestinité. Son épouse grecque et sa fille le recherchent, ses téléphones, son skype ne répondent plus, la radio "la voix de la démocratie" n'émet plus sur le net. Qu'arrive-t-il à Pascal Ntambwé Nsenga ?

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jeudi 20 novembre 2008

" Le Congo au goût amer": Kongo Bololo !

Ils sont jeunes rappeurs congolais. Lopango Ya Banka allie savamment les fat beats du hip-hop à la rumba congolaise. Mangenge, Nkozi, Buza et Nkoy, rappent et chantent en Lingala, Tshiluba et Kikongo.

L’album « Kongo Bololo » est inspiré voire tire toute sa substance d’un personnage qui est une figure emblématique de la lutte que l’Afrique mène pour sa libération et son indépendance:Patrice Emery Lumumba. Le père de l’indépendance congolaise a inspiré les huit membres du groupe. « Pour nous, c’est une idole, explique Magenge, né il y a 29 ans à kinshasa, l’un des fondateurs du groupe, Patrice Emery Lumumba a donné sa vie pour nous. C’est notre Jésus : il a assumé son destin pour sauver notre peuple. Il est l’ essence du Congo. Nous avons beaucoup lu et beaucoup appris pour préparer cet album. Nous avons essayé de comprendre pourquoi notre pays est dans une telle situation, d’en comprendre l’histoire. »

Près d’un demi-siècle après l’indépendance(?) du Congo; une seule référence reste constante : Patrice Emery Lumumba. C’est autour de la philosophie de cet icône et de ses compagnons de lutte que s’articule cet album qui comme une cloche, sonne au milieu de la léthargie générale, et rappelle que le chemin est encore long si le Congo et l’Afrique veulent sortir de l’esclavagisme idéologique, politique, économique et culturel.

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mardi 25 novembre 2008

CONGO: Pour tuer l'information, on assassine les professionnels des médias !

Les marches, les sit-in, les journées "médias silence" fléchiront-ils les bourreaux des professionnels des médias en RDC ?

Les professionnels des Médias congolais pour ceux qui l'ignorent encore,doivent savoir qu'ils vivent en sursis et sont des rescapés. Ils sont journalistes et professionnels des médias en danger car comme le dit si bien l'adage des Peuls dans l'extrême Nord du Cameroun: "Si on rase ton camarade. Mouille-toi la tête, ton tour arrive ! " A qui le tour ? Qui sera le prochain victime ? En apprenant l'assassinat de Didace Namujimbo, 34 ans, journaliste à la Radio Okapi devant son domicile, c'est la consternation. Chacun de nous est extrêmement de la terreur que font régner certains hommes en uniforme sur les confrères en République Démocratique du Congo. L' atteinte à la Liberté de la Presse est plus que flagrante, avec l'assassinat de Didace Namujimbo, cette fois on n'interdit pas la radio de diffuser, mais on assassine son présentateur !

Les discours larmoyants des politiques congolais après chaque assassinat d'un professionnel des médias ne convainquent plus.

Les scénarios sont les mêmes: tous les journalistes congolais sont tués la nuit, à proximité de leur domicile, on retrouve sur eux l'argent mais leur appareils téléphoniques...Et après on arrête des "innoncents" que l'on présente comme des assassins. On organise une mascarade de procès souvent dans un auditorat militaire, il arrive parfois que les présumés assassins se rebiffent, pendant ce temps les vrais commanditaires courent toujours et jouissent de l'impunité.

Didace Namujimbo est le deuxième journaliste de la Radio Okapi tué par balle à Bukavu en l’espace d’une année et le sixième professionnel des médias tué en RD Congo au cours des trois dernières années presque dans les mêmes circonstances.

Franck Kangundu Ngycke, le chef de la rubrique politique du quotidien «la Référence Plus», a été abattu dans la nuit du 2 au 3 août 2005 devant la porte de sa maison, au quartier Mombele, commune de Limete-Kinshasa peu après que ses assassins, qui l’y attendaient, eurent abattu sa femme Hélène Mpaka qui était venu le chercher, à son bureau, après avoir pris part à un deuil… La veille, il revenait d’un reportage dans l’arrière-pays, dans la province de Bandundu dont il était originaire, avec deux dignitaires du parti présidentiel PPRD, le gouverneur de la ville de Kinshasa Jean Kimbunda et la secrétaire générale adjointe Marie-Ange Lukiana, tous deux du Bandundu. Il revenait de sa rédaction de «la Référence Plus», quartier Matonge, comme tous les soirs lorsqu’il était «de marbre» ou avait un «papier» à faire.

Louis Bapuwa Muamba, un ancien journaliste de Jeune Afrique Economie et de l'Agence Congolaise de Presse, agé de 64 ans, il avait laissé sa famille en France. Il était rentré en République Démocratique du Congo pour couvrir les élections dites "libres, démocratiques et transparentes" de 2006. Il travaillait pour plusieurs journaux à Kinshasa et en particulier pour le quotidien "le Phare". Pour la première fois il avait proposé de l'argent aux assassins et était laissé en vie. Trois après, sa proposition fut refusé, tentant la fuite, il n'a jamais eu le temps d'escalader la clôture de la maison familiale à Matete-kinshasa.

Mutombo Kayilu, le technicien du Renatelsat, a été tué au poignard le 29 mars 2006 au Katanga (Sud-est).

Serge Maheshe, 31 ans, journaliste de la radio Okapi, parrainée par l'ONU, a été tué à Bukavu en juin 2007. Il a été tué dans la rue alors qu'il se trouvait avec deux amis. Ils étaient sur le point de remonter dans une voiture, marquée du sigle des Nations unies, devant le domicile d'une troisième personne à qui ils venaient de rendre visite. Serge Maheshe a été tué de plusieurs balles. Ses deux amis n'ont pas été blessés.

Patrick Kikiku Wilungula,35 ans, marié et père de huit enfants, le photographe collaborait à plusieurs journaux, L'Hebdo de l'Est paraissant à Kinshasa dont en tant que photojournaliste et reporter indépendant. Il travaillait aussi pour l'agence congolaise de presse (ACP, officielle). Il a été tué en août 2007 d'une balle au quartier Katoyi, au nord-ouest de Goma.Ni son téléphone, ni l'argent en sa possession n'a été emporté. Le photographe a été abattu à environ 100 mètres de son domicile alors qu'il revenait d'une manifestation foraine au centre-ville de Goma. Il a été "abordé par plusieurs hommes armés" qui ont emporté son appareil photo. Une année après l'odieux assassinat, l’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA) a mené plusieurs investigations et a conclu que la mort de Patrick Kikuku à Goma ne s’agissait pas d’un crime crapuleux, mais plutôt d’un acte prémédité. Les assaillants de Patrick Kikuku voulaient s’accaparer de l’appareil photo qui contenait des images compromettantes sur l’assassinat en 2007 de Bwana Cui, Secrétaire général du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD/ Nord Kivu) et cadre à l’Office congolais de contrôle (OCC).

A l'heure où les autres garçons dans le monde jouent aux billes, au Congo les "kadogos" jouent au Kalachnikov. La kalchnikov se retrouvent aux mains des miliciens, rebelles , mercenaires et soldats loyalistes. Et le gouvernement "légitime" ne sait pas protéger ses citoyens.

Dans une République bananière où seuls les seigneurs de guerre sont respectés et accèdent au pouvoir doit-on s'étonner des assassinats des journalistes ? Dans un pays où chaque acteur politique à sa station de radio et chaine de télévision, le pluralisme médiatique est-il encore de mise ?

Avant les élections, la Haute Autorité des Médias (HAM) avait eu la lumineuse sombre idée de recueillir les adresses des professionnels des médias pour qu'ils soient protégé.

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mardi 2 décembre 2008

Mira Ndjoku, un barbouze pressenti ambassadeur de la RDC à Paris !

Connu sous son pseudo de "November", Mira Ndjoku, qui n'aime pas qu'on le prenne en photo,serait pressenti par le gouvernement AMP-PALU-UDEMO comme le nouvel Ambassadeur de la République démocratique du Congo à Paris. Non seulement, il a déclaré publiquement mais ses actes laissent pantois. En effet, les lundi 24 et Mardi 25 novembre derniers, accompagné de ses sbires dont un caméraman, Mira Ndjoku a fait deux descentes remarquées à l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris situé au 32 cour Albert Ier dans le 8 ème Arrondissement. L'ancien ministre de l'intérieur de l'Afdl (entre 1998 et 2001) et l'ex-Administrateur de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) de Joseph Kabila, sous la transition nommé par décret du 11 mars 2006, Mira Ndjoku Manyana, en bon barbourze expérimenté, a commencé par apostropher et toiser les amis du Congo venus chercher leurs visas. Puis chaque diplomate croisé qui dans un couloir ou dans un bureau devait décliner son identité, sa fonction, ses années de service... Tout le monde y est passé y compris les agents locaux. C'est en fixant l'objectif de la caméra que chaque membre du personnel de l'ambassade a été contraint de décliner son identité et son curriculum vitae. Mira Ndjoku est un super flic déjà sous Mobutu, habitué aux flicages et rien d'autre. A l'heure où la République Démocratique du Congo est plus qu'à terre, quelle diplomatie, voulons-nous pour le Congo ? La diplomatie du développement, du respect des droits de l'homme, de la paix...En tout cas pas celle du flicage qui risque d'être incarné par Mira Ndjoku à Paris.

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vendredi 5 décembre 2008

10 Questions au Pasteur Faustin SHUNGU OKITAWUNGU

Patrice Emery Lumumba, a laissé une vertu essentielle de son combat en terre congolaise: le patriotisme et nationalisme. Le pasteur Faustin Shungu Okitawungu est un patriote. Son église "Eben-Ezer" est l'une de grandes communautés chrétiennes de la région parisienne. Le pasteur Faustin Shungu est actuellement le Président de la Pastorale Congolaise en France, responsable de la commission des ministères de la C.E.A.F (Communauté des Eglises d’Expression Africaine en France), membre de la Fédération Protestante de France. Comme le pasteur Martin Luther King Jr, le pasteur Faustin SHUNGU a choisi d'avoir la Bible à la main gauche et le pain pour son peuple à celle de droite. Très engagé politiquement, pour "le Congo et les Congolais ", il est le secrétaire général de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (Apareco), mouvement politique présidé par M.Honoré Ngbanda. Alerte, mieux informé, un cordon ombilical le lie à son président, on le perçoit très vite par la relation et la proximité avec ce dernier. C'est à coeur ouvert qu'il a répondu à nos questions tatillonnes.

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dimanche 30 novembre 2008

Colette Tshomba, 5 minutes pour la diaspora à Paris

Embrouillée dans ses propres notes, Colette Tshomba, la vice ministre chargée des Congolais de l'étranger ne s'est exprimée que durant 5 minutes devant les Congolais de la diaspora au Fiap jean Monnet à Paris

La vice ministre chargée des congolais de l'étranger,Colette Tshomba n'est pas à sa dernière boulette. Arrivée en retard mais en grande pompe, avec ses gardes du corps, au Fiap jean Monnet dans le 14 ème Arrondissement à Paris où s'est tenue le congrès de la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE) du 28 au 29 novembre 2008. La parole lui a été accordée, Colette Tshomba s'est embrouillée dans ses notes. Elle a été incapable de lire ses notes, la tentative de l'un de ses conseillers pour la sauver du mauvais pétrin n'a fait qu'aggraver sa situation, on l'a sentie mal à l'aise sans aucune maitrise alors qu'elle est vice ministre chargée des Congolais de l'étranger depuis le gouvernement Gizenga I et II.

Même Adolphe Muzito vient de la maintenir à ses fonctions. Colette tshomba n'a tenue que 5 minutes, face à la crème de l'intelligentsia congolaise. Se croyant à kinshasa où elle peut tout se permettre "Coco" à été interpellé par le Dr. Ambroise Manika (Président du FCE-Canada) " Qu'est-ce qu'est-ce que c'est, les congolais de l'étranger " ? Le Dr.Manika de renchérir sa question par exemple parlant: " Madame, un Congolo-canadien,qui est rentré dernièrement au Congo pour l'enterrement de sa mère dans le Kasaï a été expulsé manu-militari vers le canada. La raison est qu'il était possesseur d'un passeport canadien et que le kasaï est considéré par les autorités Congolaises comme étant une zone minière. Il n'a jamais pu assisté à l'enterrement de sa mère. Croyez-vous tout en ayant un passeport canadien pour les membres de famille du compatriote expulsé, ce dernier est moins congolais? Pourquoi demandez-vous que la diaspora soutienne le gouvernement si ce même gouvernement traite de la sorte ses propres enfants" ? Déboussolée, Colette Tshomba n'a su quoi répondre. Avec une attitude hautaine,elle a demandé au professeur Tshiyembe Mwayila et aux députés présents de répondre à sa place. Prenant ses cliques et claques, elle s'en est allé comme un coup de vent. Sacrée Tshomba, cela s'appelle une fuite en avant !

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lundi 1 décembre 2008

Paris: Marche contre Nkunda et tous les mercenaires au Congo !

D'après la police française, le samedi 29 novembre 2008, plus de 4000 personnes ont marché contre la guerre en République démocratique du Congo. Les Congolais de France, Belgique, Suisse, de l'Italie, du Royaume-Uni, de la hollande...s'étaient donné rendez-vous à Paris pour une marche pacifique mais de colère contre Nkunda et tous les mercenaires qui opèrent impunément au Congo. Les congolais de la diaspora ont marché pour la paix au Congo du métro château-rouge à la République. La marche a été bien encadré par les congolais eux-mêmes avec la participation de la police française, sans casse mais avec des revendications fortes pour la République Démocratique du Congo pillée, violée, canibalisée, ruinée et devenue la risée de la terre entière.

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mardi 9 décembre 2008

Maman Jeanne-Marie Sindani, une intello visionnaire pour le Congo !

Maman Jeanne-Marie Sindani (à droite) lors d'une rencontre avec la diaspora congolaise à Bruxelles

La République Démocratique du Congo doit être fière de l'une de ses filles:Jeanne-Marie Sindani, présidente de l’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC). Bardée des diplômes, des prix honorifiques ( Diplôme d’Honneur de la Société Civile du Sud-Kivu pour la défense des droits de la personne au Congo, le 30 Juin 2004 ; Diplôme d’honneur pour la défense des droits des Africains et le respect des droits des femmes Africaines, Assemblée des Afro-Canadiens en collaboration avec Patrimoine Canada, Ministère de l’immigration et des Communautés Culturelles, sous l’égide des Maires de la Ville de Hull et de Gatineau, le 05 Mars 2005). Maman Jeanne-Marie Sindani a la maîtrise de plusieurs langues étrangères, elle est Chercheure en relations internationales, en études diplomatiques et stratégiques. Elle vit en Allemagne, elle est engagée dans la défense des droits de la Personne et des libertés fondamentales conformément aux principes des droits. La dame de fer de la diaspora congolaise est très soucieuse de l'âme congolaise souillée,profanée, bafouée avec les viols massifs des femmes en République Démocratique du Congo. Son combat contribuer à l'éveil de conscience des Congolais de la diaspora sur les dérapages et dérives d'une guerre d'occupation destructive dont seuls les pillards, les mercenaires sont bénéficiaires et pas les Congolais.

Kasindi Wabulasa, 36 ans, violée par 5 hommes devant son mari.

« Ça me fait encore mal et j’ai des frissons », dit Kasindi Wabulasa, âgée de 36 ans, une patiente qui fut violée en février par cinq hommes. Les hommes braquaient une kalachnikov sur la poitrine de son mari et l’ont obligé à regarder, et lui ont dit que s’il fermait les yeux, ils allaient lui tirer dessus. Quand ils ont terminé, enchérit Mme Wabulasa, ils l’ont tué quand même.

Chaque début de l'année, Maman Jeanne-Marie Sindani, la présidente de l'Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise fait une lecture publique de la situation extra-critique en République Démocratique du Congo. Partagée entre sa vie famille, professionnelle et militante, elle ne cesse de prendre un bâton de pèlerin pour parcourir le monde et défendre la cause du Congo dans les instances internationales.

Ces larmes chaudes d'une soeur détruite

Certaines de ces filles dont les entrailles ont été détruites sont si jeunes qu’elles ne comprennent pas ce qui leur est arrivé», dit le Dr. Mukwege de l'hôpital protestante de Panzi à Bukavu "Elles me demandent si elles pourront jamais avoir d’enfants, et il est si dur de les regarder dans les yeux".

Nous ne savons pas encore quel sera la teneur et la quintessence de son message pour 2009, mais en fouillant les archives , nous avons retrouvé celui de cette année finissant dans quelques jours. Nous vous le proposons comme tel sans y toucher pour ne pas le dénaturer:

Message à la nation congolaise 31.12.2007-01.01.2008

Mes chers compatriotes, Congolaises et Congolais,

  Je reviens encore une fois auprès de vous pour vous faire part de ma préoccupation en début de cette année 2008.

Nous devons battre campagne et sensibiliser massivement les Congolais pour combattre le projet de balkanisation du Congo qui est entré dans une phase cruciale.

Je vous prie, chers frères de mettre la conférence du Kivu au centre de nos émissions et sujet de presse d'une manière intensive à partir de maintenant.

Je suggère les points suivants comme matière á réflexion et de sensibilisation pour notre rejet, notre refus catégorique de cette conférence du Kivu:

  Il importe de souligner que la guerre qui a ravagé et ravage notre pays depuis 1996 est un prolongement de la guerre des rwandais et des Burundais sur notre territoire national. C'est une guerre d'invasion reconnue par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il s'agit donc d'une guerre rwandaise sur le sol congolais.

La République Démocratique du Congo a hérité de ses frontières lors de la conférence de Berlin de 1885

 

1. Le contexte de la réalisation cette conférence dite de paix est inacceptable (trahison du gouvernement, ambiguité de la mission de l'ONU, la non application du droit international face à la violation de l'intégrité territoriale de notre pays non seulement à l'est (au Kivu) mais aussi à l'ouest (1996-2008), au nord et nord-est (1996-2003) du sud et du sud-est du Congo (1996-2004), à l'est (1996-2008) et manque de sanction à l'endroit du Rwanda, l'Ouganda et le Burundi (depuis 1996-2008).

 

2. La précipitation et le caractère exclusif de l'organisation et de la préparation de cette conférence: la crise au Kivu est une crise congolaise, de toute la nation et de tout le peuple congolais et concerne directement "tous" les Congolais sans exception!!!!

Si cette conférence est une conférence de paix, "tous" les Congolais doivent s'y impliquer entièrement sans marginalisation régionale.

La présence des représentants des pays étrangers à la place des Congolais d'autres régions constitue un malaise et soulève des sérieux questionnements sur la raison d'être de cette conférence " de paix".

 

3. Le choix du lieu de la conférence pose problème: pour quoi Goma??? A quand la justice réparatrice et l'application du droit international pour notre peuple? Kundabatware doit être arrêté, lui et tous les criminels de guerre et nous peuple du Congo exigeons la démission du gouvernement actuel pour haute trahison avant qu'il y ait négociation de paix réelle.

 

4. Où est passé le mandat d'arrêt lancé contre Kundabatware? Le gel de ses fonds bancaires promis par le gouvernement américain en septembre 2007. Comment peut-on expliquer qu'un gouvernement puisse négocier avec un criminel de guerre qui doit répondre de ses crimes devant la Cour Pénal International (CPI)?

 

5. Nous peuple Congolais exigeons l'organisation d'une conférence de paix et de réconciliation au Rwanda et le retour immédiat des rwandais dans leur pays. Se basant sur les accords signés par le Rwanda et la République Démocratique du Congo et co-signés par l'ONU en 1996 sur le rapatriement des réfugiés rwandais dans leur pays et le Rwanda s'était engagé de garantir la sécurité de ses citoyens Hutu comme Tutsi à leur retour chez eux.

 

Nous devons user de toutes nos forces pour faire ressentir aux stratéges occidentaux qui tirent les ficelles dans l'ombre que nous refusons cette conférence qui est une fraude et un marché des dupes. Il ne s'agit pas d'une conférence de paix mais du déclenchement effectif du démantellement de notre pays. Les Rwandais veulent le Kivu, puis ils exigeront le Haut Congo, ensuite le katanga et le maniema, puis...! Alors l'Angola déclarera Kahemba comme étant son territoire de fait, la zambie foncera au sud du Shaba, les nomades chamites Nkororos (Peuls parentés des Tutsi) en provenance de l'Afrique de l'ouest qui occupent déjà la province de l'Equateur, l'Ituri et la province Orientale attendent cette conférence et ils ne sont pas là au hazard!

Soudards, pilleurs et violeurs, les hommes en uniformes ?

  Dites-moi mes frères, où irons-nous? Que deviendrons-nous. Nous devons pousser un cri d'alarme, agir fermement et crier plus fort pour arrêter ce plan maléfique conçu pour notre anéantissement. Soulevons le peuple, usons de toutes nos forces, je vous en prie, contacter tous les médias patriotiques et faisons un forum commun de sensibilisation médiatique intense sur tous les fronts.

Allons à l'assaut des ambassades des puissances occidentales et dénonçons publiquement ce plan diabolique contre notre existence, faisons vite! organisons-nous!

  La situation est très grave.

Déjà l'année 2007 s'était terminée avec une note de haute trahison des mercenaires placés au pouvoir dans notre pays.

Le peuple Congolais exige à ce que la classe politique congolaise fassent pression sur ce gouvernement, le confrontant à la Constitution du pays, et en épinglant sa culpabilité de haute trahison, de complicité avec l’ennemi, d’incompétence et du cynisme qui se traduisent dans son manque de volonté de sécuriser les congolais qu’il a pris en otage.

C’est donc une démission du gouvernement des mercenaires étrangers placés à Kinshasa qu’exige le peuple congolais, à la place et lieu de la maudite Conférence de Goma que veulent organiser dans une précipitation très suspecte et maléfique ceux-là mêmes qui nous font la guerre depuis plus d’une décennie!

  Chers compatriotes, la situation est extrêmement grave. Notre message est un cri d’alarme. Nous tenons fermement à attirer l’attention de la classe politique congolaise, de la population congolaise en général et de nos compatriotes à l’est, en particulier, de ne pas se laisser prendre dans ce piège maléfique supplémentaire. Le peuple congolais doit poser la question à la MONUC et aux responsables politiques à Kinshasa pour savoir où est passé le mandat d’arrêt lancé contre NKundabatware pour crimes de guerre dans notre pays?

Par ailleurs, Nous voulons attirer l’attention de tous les Congolais sur les agitations que nous observons actuellement autour d’une soit disant conférence de paix précipitée à Goma. La Conférence dite de Paix sur le Kivu n’a d’autre agenda que celui d’arracher le oui forcé, voire l’accord des leaders politiques congolais du Kivu isolés délibérément par la manipulation et les pressions extérieures.

Avec tous les émissaires des grandes puissances qui s’annoncent promptement au rendez-vous de Goma, les politiciens congolais du Kivu seront mis devant leurs responsabilités. Ici, il ne s’agit nullement d’une conférence de paix, chers compatriotes, mais d’un piège préparé pour pousser les Congolais de signer eux-mêmes la mise en exécution d’une mort collective et la perte de leur territoire national au profit du Rwanda, de l’Ouganda.

En effet, Ces réalités constituent les vrais buts poursuivis par ceux qui nous font la guerre depuis des nombreuses années. Peu importe les prétextes avancés par les envahisseurs, l’extermination des Congolais à l’est du pays, l’occupation et l’annexion clandestine du territoire congolais demeurent le seul et l’unique véritable enjeu de la guerre qui est imposé au peuple congolais. Personne d’entre nous n’ignore cette vérité et elle est connue du monde entier.

Congolaises et Congolais, en ce moment de fin d’année, prenons quelques minutes pour réfléchir sur le bilan que présente le gouvernement d’occupation placé à Kinshasa depuis l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila pour mieux cerner l’ampleur du danger que nous traversons actuellement.

Je répète, nous sommes devant une situation extrêmement grave. L’organisation de la conférence de Goma est un plan de la mort, qui n’est rien d’autre que l’aboutissement d’un long processus criminel de déstabilisation et de conquête de notre pays sciemment et minutieusement élaboré et dont la récente mise en scène de la guerre au Nord Kivu a dévoilé la flagrante complicité et la haute trahison du gouvernement mercenaire placé à Kinshasa.

Les Nations Unies ont fait tombé leur derniers masques.

Le Palais du peuple, lieu par excellence des institutions congolaises. il abrite la députation et le sénat congolais

Aphones et inaudibles face aux vrais enjeux de la situation catastrophique de la République Démocratique du Congo, les Sénateurs Congolais se contentent de 7.500 $ par mois, des avantages sociaux, des assurances vie, des jeeps neuves...

Le piège tendu aux militaires Congolais, massivement livrés à la mort à travers cette offensive théâtrale trahie d’avance, devrait ainsi préparer l’organisation des négociations piégées pour un suicide collectif par l’entremise d’une soit disant conférence de paix précipitée qui devrait se tenir à la porte et sous les yeux et les griffes du Rwanda, loin de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo dans un contexte ambiguë après avoir recruté uniquement les représentants politiques congolais du Kivu pour les pousser à signer eux-mêmes leur arrêt de mort et l’annexion du territoire national aux pays voisins. Devant cette situation scandaleuse, nous voulons attirer l’attention de tous sur ce qui suit :

1. Le peuple Congolais a le droit d’exiger des explications concrètes sur cette machination contre notre pays au travers de conférences piégées et ambiguës, planifiées dans l’ombre dans un contexte de haute trahison au sommet de l’état.. Si cette conférence est vraiment pour la paix elle devrait alors être repoussée pour être planifiée et organisée en toute transparence après l’arrestation de Nkundabatware et tous les responsables des crimes de guerres au Congo. Notons que c’est le Rwanda qui a d’urgence besoin d’une conférence de paix entre ses groupes ethniques hostiles et non chez nous en RDCongo !

2. Le peuple congolais exige cette arrestation de NKundabatware et sa bande et le retour effectif des déplacés dans leurs villages avant la tenue de la Conférence, conformément au droit international.

3. Le peuple congolais doit être suffisamment informé sur le contenu d’une telle conférence qui le concerne directement et de tous les agendas des parties en conflits, notamment l’agenda du gouvernement congolais pour rétablir le droit et la justice du peuple.

Chers compatriotes, cette maudite conférence de Goma jette le décor pour la destruction et le démantèlement de notre pays par la terreur, par des négociations piégées, la manipulation infernale et l’achat des consciences par les stratèges très mal intentionnés qui refusent notre existence.

Si la tenue de cette conférence constitue une étape ultime et très bénéfique pour ses concepteurs étrangers et les acteurs criminels placés au pouvoir à Kinshasa, mais pour le peuple congolais et plusieurs observateurs avertis, l’acceptation par les leaders politiques Congolais notamment ceux du Kivu d’y participer sans exiger des conditions au préalable, telle que l’arrestation de NKundabatware, relève, non de la raison, mais de la folie et de l’imprudence, voire de l’irresponsabilité et de la naïveté qui feront parler d'elles dans l'histoire de notre drame national si la classe politique congolaise ne se ressaisit pas promptement.

Paul kagamé, président du Rwanda et joseph kabila, président de la République Démocratique du Congo

Les deux présidents sont signataires de plusieurs traités de paix entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo, sans suite entre les deux pays

Les stratèges internationaux qui tirent les ficelles dans l’ombre de cette Conférence dite de paix doivent rire et se réjouir de cette facilité à tromper la classe politique congolaise et des leaders ressortissants du Kivu déjà fortement dupés, qui ont perdu toute la raison. Ce sont ces mêmes acteurs qui avaient été manipulés et trompés et ont, à leur tour induit en erreur le peuple congolais au Kivu l’an dernier pendant les élections piégées de 2006 ; ils sont encore une fois utilisés par les mêmes pouvoirs occultes pour achever la sale besogne d’extermination des congolais à l’est et d’occupation de notre pays par le Rwanda.

A Goma, dans les milieux des déplacés, et partout au Nord-Kivu, le peuple congolais, lui, est très sceptique vis-à-vis de cette Conférence de la mort dite de paix tant que le gouvernement congolais actuel ne sera pas contraint à démissionner pour haute trahison et que la Monuc n’aura pas cessé de jouer au cache-cache avec les milices rwandaises dirigées par Nkundabatware et soutenues par le Rwanda, d’une part, et le gouvernement d’occupation placé à Kinshasa, d’autre part.

La population congolaise, notamment celles de Masisi et de Rutshuru détiennent aujourd’hui la vérité sur la situation dans la région que les politiciens qui vont venir de Kinshasa et leurs parrains ont mis en place au travers de cette guerre! Ce sont les mêmes populations victimes qui ont déjà été trompées par les mêmes acteurs qui les ont pris en otage par cette guerre d’occupation.

En effet, après la récente haute trahison des mercenaires placés au pouvoir à Kinshasa, une tuerie des soldats congolais, une débandade s’en est suivie, et immédiatement, la décision d’une conférence soit disant « de paix !?» était prise par les mêmes responsables de la haute trahison avant que la nation congolaise ne sache ce qui suit :

4 novembre 2008, le nouveau Premier ministre de République Démocratique du Congo, Adolphe Muzito voulant couper-court avec l'immobilisme de son prédécesseur Antoine Gizenga, s'est rendu à Goma. A son arrivé à l'aéroport de Goma (Nord-Kivu), il a été accueilli avec tous les honneurs dû à son rang. "Le Congo veut mettre fin à la guerre" avait déclaré à son arrivé Adolphe Muzito. Wait and See !

1. Pourquoi a-t-on recommandé aux Fardc de replier sur Goma (L’ordre est venu de Kinshasa et exécuté par le général Amisi surnommé Tango Four)?

2. Quel est le bilan exact du guet-apens meurtrier dans lequel plusieurs soldats Congolais auraient perdu la vie? Ce drame nous rappelle celui de Pweto au Katanga en l’an 2000 peu avant l’assassinat du président Laurent Désiré kabila.

3. Quel est le sort de celui que l’on a surnommé « Kabila », de ses généraux et commandants traîtres qui ont encore une fois livré nos Fardc à l’ennemi par la trahison?

4. Qui a décidé du lieu et de la date de cette fameuse Conférence et pourquoi cette précipitation ?

5. Quelles sont les conséquences à tirer du guet-apens dans lequel les Fardc sont tombés par la trahison de leurs commandants ?

6. Quel est le bilan du matériel militaire qui est passé dans le camp rwandais par le fait de la trahison au sommet de l’État?

7. Quelle est le point de vue du peuple congolais tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays sur cette maudite conférence piégée?

8. Quel est le sort des millions d’habitants déplacés par la guerre des rwandais ?

9. Est-ce l’achat des consciences des leaders politiques congolais au travers de cette conférence qui va faire sauter le plan de l’invasion rwandaise et du projet de l’occupation clandestine du territoire congolais?

10. Quels sont les points inscrits sur l’agenda du gouvernement congolais, sur les droits et exigences du peuple congolais, l’agenda du gouvernement américain, l’agenda du gouvernement des belges et des pays influents au sein de l’Union Européenne, qui sont les acteurs clefs dans ce conflit de conquête du Congo pour le contrôle de ses ressources ?

11. Pourquoi y-a-t-il des soldats et officiers rwandais mixés dans l’armée congolaise ???

12. Les politiciens congolais ressortissants du Kivu sont-ils les seuls responsables pour la défense de la cause nationale dans cette crise ? La conférence du Kivu a-t-elle reçu le consentement du peuple congolais, de tous les parlementaires Congolais, de tous les Sénateurs congolais?

les combattants-mercenaires ralliés à Laurent Nkunda patrouillent dans le Nord Kivu

Notre refus vient du fait que la Conférence intervienne au moment où le gouvernement s’est rendu coupable de haute trahison pour permettre aux milices rwandaises de prendre le contrôle d’une partie du territoire du Nord-Kivu que le Rwanda veut á tout prix annexer á son territoire clandestinement.

Chers compatriotes, savez-vous pourquoi les milices rwandaises ont été mixées dans l’armée congolaise ?

Savez-vous pourquoi les nations Unies sont au Congo ?

Comprenez-vous maintenant pourquoi les milices rwandaises avec Nkudabatware et leurs alliés n’ont pas voulu marcher sur Goma après la haute trahison du gouvernement d’occupation placé à Kinshasa ?

Eh bien, les Rwandais au pouvoir à Kinshasa et le gouvernement rwandais de Kigali veulent faire avaler l’opinion nationale et internationale que leur occupation du Congo ne se fera plus seulement par la violence sauvage mais aussi par la voie des négociations piégées sous pression des puissances extérieures qui devraient apparaître comme « légitimée » par des accords dits « de paix », au travers des documents signés par des Congolais eux-mêmes dans une conférence frauduleuse pour céder leur pays à l’envahisseur rwandais.

Et Par la même stratégie, la haute trahison du gouvernement congolais sera ainsi couverte par la naïveté des leaders nationaux congolais du Kivu qui devront signer eux-mêmes des accords sous pression et l’achat des consciences par la corruption et la manipulation pour un suicide collectif.

Voilà le vrai motif d’une telle conférence, un marché des dupes !

1er novembre 2008,les enfants Congolais déplacés attendant des distributions de nourriture à Kibati

Peuple Congolais, souvenez-vous des conseils et des prophéties de KIMBANGU.

Souvenez-vous de nos martyrs et toutes nos victimes.

La terre de nos ancêtres est un héritage sacré par excellence.

Nous ne devons en aucun cas négocier notre droit de propriété par la manipulation, la corruption mortelle, la pression extérieure et la fraude.

Rendons hommage à nos innombrables victimes de cette guerre injuste en demeurant responsables dans touts nos engagements.

Cessons d’être naïfs et cessons désormais de comploter contre nous-mêmes et notre destinée.

Protégeons notre pays et défendons notre liberté et notre souveraineté sans ménager aucun effort. Ainsi, nos agresseurs et les autres peuples et nations du monde qui nous observent nous respecteront et, nous pourrons alors être fiers d’être ce grand peuple au cœur de l’Afrique. Cette conférence n’a pas lieu d’être.

C’est un grand piège.

Un peuple averti en vaut 7 fois 7 milles générations.

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lundi 15 décembre 2008

10 Questions à Jean-Pierre François Nimy Nzonga

Le nom de Nimy résonne comme un tocsin dans la torpeur culturelle de la société congolaise d’aujourd’hui. Il suffit de se remémorer l’existence du roi ne kongo, Nimi a Lukeni, pour entrevoir toute la grandeur d’un patronyme qui renvoie à cette homonymie. En effet, une famille congolaise d’aujourd’hui présente une sorte de prédisposition à un extraordinaire destin.

Nous avons rencontré Jean-Pierre François Nimy Nzonga. Politologue, historien et écrivain, il est diplômé des universités belges. Licencié en Sciences politiques et diplomatiques de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), détenteur d’une licence en Histoire de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve (UCL), il vient de publier aux éditions Academia Bruylant un monumental dictionnaire de la musique congolaise moderne et prépare des essais à paraître incessamment.

Président de CEDEM (Culture, Education, Développement et Démocratie), une ASBL basée à Bruxelles, il est le promoteur d’un Musée d’histoire de la musique congolaise. Conférencier et Consultant, il collabore aux émissions culturelles de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) et a publié de nombreux articles dans la presse écrite. Ancien membre du gouvernement en qualité de Secrétaire d’Etat à l’information et mobilisation, il a été également Responsable numéro1 de la Jeunesse nationale et a siégé comme haut cadre dans de très hautes instances de son pays, le Zaïre, redevenu République Démocratique du Congo. Il n’est pas le seul dans une fratrie de 10 sœurs et frères dont le moins que l’on puisse dire est que tous ont très bien réussi leur vie.

Regardez plutôt. Parmi les sœurs, l’aînée, Monique Nimy Moanda, décédée en 1996, fut Présidente de l’Association des Femmes Commerçantes du Zaïre (AFECOZA). La seconde, Béatrice Lunama-lu-Nimy, a accédé au plus haut poste de la Fonction Publique alors première femme nommée Secrétaire Générale du département des Affaires sociales, grade qu’elle va garder jusqu’à son décès en 1983. La troisième, Florentine Nimy Phaka encore en vie, a été députée nationale et est également connue comme l’une des premières infirmières du Congo, diplômées de l’Ecole d’Assistants Médicaux pour Indigènes (Ecole AMI) à l’époque coloniale. La quatrième, madame Bernadette Nimy Lenoir est licenciée en Criminologie de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) ensuite Docteur en Criminologie de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve (UCL). Sous l’égide du parquet général de la République, elle fut Secrétaire Générale de l’Aide à l’enfance défavorisée (AED). Elle est actuellement professeur à l’Université de Kinshasa.

La cinquième est parmi les premières femmes congolaises régentes littéraires. Diplômée du Régendat de Loverval (Belgique), Stéphanie Nimy Konde Vila Ki Kanda, l’humaniste de la famille, a enseigné au prestigieux Lycée du Sacré-cœur (actuel Lycée Bosangani) à Kinshasa.

Cinq garçons, tous universitaires diplômés, parmi lesquels trois juristes renommés : Me José Patrick Nimy Mayidika Ngimbi, avocat et ancien vice-premier ministre et directeur du Bureau du Président Mobutu ; Me Roger Nimy (Bouboule), décédé en 2006, avocat et ministre du gouvernement Kabila sous la formule 1+4, particulièrement connu pour sa fougue et son esprit critique qui lui ont valu les foudres du pouvoir ; Me Romain Nimy, le benjamin, avocat et ancien ministre de l’Agriculture au Congo, toujours sous la formule 1+4, actuellement Sénateur. Christian Nimy Taty est licencié en Relations Internationales de l’Université de Lubumbashi et diplômé en Management Supérieur au Centre d’enseignement supérieur des affaires (CESA) de l’institut des hautes études commerciales (HEC) à Jouy-en-Josas en France.

Outre ses fonctions de conseiller au Conseil Législatif (Parlement), il est spécialiste dans la gestion des projets et a dirigé des grandes unités agro-pastorales dont la Scam/Tshela, la Compagnie forestière et agricole du Mayumbe (Agrifor) et le Groupe agro-pastoral (Gap) où il fut successivement Directeur, Directeur Général et Secrétaire Général

1. Réveil FM International: Au regard du pedigree des membres de votre famille, on s’aperçoit que vous-même ainsi que les autres avaient choisi des filières intellectuelles éloignées des arts. D’où vous est venue alors l’idée d’écrire une somme sur les musiciens ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga: Sans doute, je n’ai pas suivi un cursus universitaire en arts mais je n’ai pas été non plus complètement étranger au monde des arts. Dès mon jeune âge, j’ai été familiarisé à la pratique de certains instruments notamment la guitare et le piano. L’étude du solfège m’a ouvert l’esprit et a accéléré ma maîtrise de l’art instrumental, aidé des anciens.

Plus tard, je serai grâce à un certain concours de circonstances (études à l’étranger et nostalgie du pays d’origine) l’un des fondateurs d’orchestres de jeunes en Belgique pour égayer les loisirs d’une diaspora à majorité congolaise.

Aujourd’hui, cet amour de la musique repose sur de solides connaissances en musicologie, renforcées par l’apprentissage au maniement d’instruments tels le saxophone, la flûte traversière, etc. ainsi que l’acquisition des notions approfondies d’harmonie.

Cela dit, je suis un féru de toutes les musiques mais je ne me considère pas comme un musicien. Seulement, le souci de pérenniser l’histoire et une culture musicale approfondie – qui comprend bien aime bien – fait que je veuille illustrer mon penchant par l’écriture.

2. Réveil FM International : Depuis la parution de « Dictionnaire des Immortels de la musique congolaise moderne », vous voyagez souvent en Afrique. Quels sont les objectifs de ces fréquents périples sur le continent ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga: Ces voyages sont pour moi l’occasion de faire la promotion de mon livre dans les principales capitales d’Afrique noire. En République Démocratique du Congo comme ailleurs en Afrique, je recense les opportunités de faire connaître davantage les musiciens congolais et leurs immenses possibilités artistiques.

Pour le moment et un peu dans la foulée d’une entreprise promotionnelle, je me propose de jeter à quelques encablures de la ville de Boma, dans la province du Kongo central, les fondations d’un musée consacré à la musique congolaise moderne avec deux niveaux essentiels : un compartiment historiographique et un autre qui consacre le dynamisme de cette musique.

3.Réveil FM International : Combien de temps avez-vous mis dans l’écriture du livre et quelle est votre opinion sur les conditions de vie des musiciens congolais ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga : C’est depuis très longtemps que l’idée trottinait dans mon esprit. Mais, toutes les étapes de la réalisation du « dictionnaire » à savoir la récolte des données qui m’ont valu plusieurs voyages à Kinshasa et Brazzaville, les recoupements nécessaires (recherches en bibliothèque, vérification des sources, interviews des artistes, etc.) et l’écriture proprement dite m’ont pris près de sept années.

Quant aux conditions de vie des musiciens, c’est un problème grave que j’ai traité longuement dans le « Dictionnaire des Immortels de la musique congolaise moderne ».

Cette question sensible a des racines qui plongent loin dans le temps. En résumé, les causes dans l’histoire sont de nature à la fois anthropologique et psychologique : les musiciens n’avaient peut être pas conscience qu’ils faisaient un métier tant il est vrai qu’aucune structure leur reconnaissant des droits spécifiques n’existait et qu’eux-mêmes ne réalisaient pas bien que leurs œuvres fussent des créations dues à un génie personnalisé.

Le paternalisme colonial exploita à fond cette faiblesse, ce qui permit aux sociétés phonographiques tenues par des hommes d’affaires européens de traiter les musiciens qu’ils engageaient, pour des enregistrements en studio, en enfants taillables et corvéables à merci. Aucune perspective ne s’ouvrit donc à ceux-ci en termes de droits d’auteurs.

Après l’indépendance, le mal ne fut pas pour autant extirpé. L’absence d’organisation efficace de type syndicat professionnel en mesure de structurer leurs revendications est symptomatique d’un état d’esprit qui est nourri par l’individualisme forcené des musiciens. Les associations à caractère socioculturel du genre Umuza (Union des musiciens du Zaïre), Umuco, dans la mesure où elles englobent à la fois patrons et musiciens salariés ont tôt fait d’annihiler toute conscience de classe.

Ainsi, peut-on dire sur ce point : avant l’indépendance est, mutatis mutandis, semblable à la période qui suit l’indépendance ! Le contexte politique y est pour quelque chose dans cette dépersonnalisation du musicien et sa paupérisation continuelle. La tendance à l’utilisation des virtuoses de l’art d’Orphée comme des agents de la propagande politique demeure dramatique.

Le rôle de l’Etat en tant que soutien en amont de tout ce qui sert les valeurs fondamentales de la Nation n’apparaît pas.

Et pour ce qui est des auteurs compositeurs, l’on se doit de souligner le rôle presque insignifiant joué par des sociétés telles la Société des auteurs et compositeurs congolais (SACO), l’Office national des droits d’auteurs (ONDA) jusqu’à la Société nationale des éditeurs, compositeurs et auteurs (SONECA).

Ce n’est pas un hasard si des noms parmi les meilleurs créateurs congolais de musique prennent le risque de s’exiler ou de s’affilier à des organismes étrangers de droits d’auteurs tels la Sabam (société belge) ou la Sacem (société française). Cependant, il convient d’insister sur le côté émancipateur de tout art dont la pertinence tient dans ce qu’il représente la part la plus noble de l’homme à savoir, sa liberté.

Tout artiste est par essence un homme libre sur lequel ne devrait pas peser l’hypothèque de l’asservissement à n’importe quelles forces : qu’elles s’appellent Argent ou Pouvoir. Dans cette perspective, les musiciens congolais qui, dans leur majorité, sont des créateurs de talent, peuvent s’organiser mieux qu’ils ne le font aujourd’hui en commençant par se donner une discipline personnelle et une bonne gouvernance dans la gestion des acquis de leur travail artistique. Se moderniser signifie également cela. Evidemment, les difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement ne leur sont pas toutes imputables.

L’Etat congolais doit prendre conscience du rôle déterminant de tous les arts en général et de la musique en particulier dans l’élévation du niveau de conscience des hommes appelés à se civiliser davantage, devenant ainsi les garants d’une société libérée de la misère morale et matérielle. Et, il doit agir dans l’intérêt général du pays, non pas de manière superficielle ou ponctuelle (quelques millions de dollars par ci, par là) mais par une politique culturelle qui s’intègre réellement dans la stratégie globale du développement du Congo.

4. Réveil FM International : Le style actuel des musiciens congolais privilégie-t-il l’aspect commercial au détriment d’une musique qui peut divertir en même temps qu’elle civilise les mélomanes ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga: Le style, dit-on, est l’homme même. Sur ce plan, on ne peut se plaindre de la créativité de nos musiciens qui ont, bien avant beaucoup de leurs confrères du continent africain, sorti l’art musical d’une sorte de fonctionnalité : ce qui se rapporte à des multiples usages religieux ou sociétaux en général dans une culture traditionnelle et qui s’englue dans le folklore.

Il est vrai qu’envahis comme tout le monde par la vague consumériste (acquérir le plus de biens matériels possible, paraître riche affublé de beaux atours – vêtements et voitures dernier cri -), certains musiciens se laissent tomber dans le circuit de la création « alimentaire » et perdent pied sur un terrain où leurs aînés furent les maîtres il y a quelques années : celui de l’originalité mélodique et rythmique.

L’absence de textes dignes de ce nom y est pour beaucoup, ceux-ci étant souvent remplacés par des onomatopées et une litanie des noms des distributeurs d’étrennes, litanie égrenée en guise de phrase musicale. Souhaitons que cette situation ne s’éternise pas et ne bloque pas les avancées constatées de la part de quelques musiciens de la jeune génération qui brillent dans un registre nouveau où il n’est plus simplement question de « soukous » ou « ndombolo » pour exprimer l’identité de la musique congolaise moderne.

5. Réveil FM International: Il existe, certes, une place des artistes à Kinshasa au rond point de la Victoire. Vous venez de publier un dictionnaire des Immortels de la musique congolaise moderne. Envisagez-vous d’autres lieux de mémoire pour honorer ad vitam eternam les œuvres et la vie de ces hommes et femmes qui ont porté haut l’étendard de notre pays ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga : Certainement. Je me bats à l’heure actuelle ainsi que je l’ai dit plus haut pour ériger un musée de la musique congolaise moderne qui sera la première infrastructure de ce genre existant en R.D.C. Ce projet difficile et onéreux ne m’effraye pas car rien n’est assez cher pour celui qui veut entreprendre quelque chose de grand.

C’est le président Kennedy qui a dit un jour : « Ne vous demandez pas ce que votre pays fait pour vous mais interrogez-vous sur ce que vous pouvez faire pour lui ».

6. Réveil FM International: Après le dictionnaire des Immortels, avez-vous d’autres projets d’écriture en vue ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga : Sans doute. J’ai en chantier un essai qui se situe au carrefour de l’Histoire, de la Politique et de la Musique en République Démocratique du Congo. Et cela, depuis la période coloniale (1950) jusqu’à nos jours. Sa publication est imminente.

7. Réveil FM International : À partir de la Belgique, pensez-vous à d’autres contributions dans le cadre du développement du Congo ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga: En ce moment, mes préoccupations sont évidemment celles de tout citoyen que la situation politique, économique et sociale de la R.D.C. place dans une grande perplexité.

Mais je suis également un homme de culture dont la vision intègre plusieurs dimensions dans la recherche des possibilités de développement du pays. Dans ce sens, je tire le plus grand bien de ma formation de politologue et d’historien en donnant des conférences et en participant régulièrement à des émissions sur l’histoire du Congo notamment à la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF).

Plus encore, je dirige une association sans but lucratif dénommée CEDEM qui signifie Culture, Education, Développement et Démocratie. C’est tout dire.

8. Réveil FM International: Vous avez été membre du gouvernement et d’autres institutions politiques au sommet de l’Etat. Avez-vous décroché complètement de la politique pour vous consacrer à l’écriture ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga: Evidemment pas. D’un point de vue général, nul ne peut ignorer la politique dans la mesure où elle est la seule activité humaine qui nous permet de nous occuper vraiment de ce qui nous regarde selon l’expression du philosophe et humoriste français Alphonse Allais.

En ce qui me concerne, je voudrais bien continuer à servir mon pays et la politique m’offre l’occasion de me hisser à un diapason élevé des valeurs de la société. Non pas comme la situent certains, à l’échelle de l’assouvissement des besoins de puissance et d’accomplissement personnel. La politique est, en effet, le lieu géométrique du destin de la Cité laquelle pousse les hommes à donner le meilleur d’eux-mêmes.

9. Réveil FM : Avez-vous une opinion sur la manière dont les Congolais en général appréhende leur rapport à la Culture ?

Jean-Pierre François Nimy Nzonga: Je dirais carrément que la Culture n’est pas à l’évidence une denrée valorisée par les pouvoirs publics au Congo. Il suffit de se référer, en dehors de la place accordée au ministère de la Culture dans la hiérarchie gouvernementale, au budget squelettique qui lui est adjugé.

Dans ces conditions, on peut comprendre que le sentiment nationaliste ou patriotique qui est différent du nationalisme borné, soit si élimé de nos jours.

L’absence d’une politique culturelle va curieusement de pair avec la paresse intellectuelle qui affecte les classes d’influence et qui s’explique par la sécheresse dans la production (très peu écrivent et publient ; les difficultés économiques du pays n’étant pas seules en cause). Aucune stratégie d’envergure ne survient pour résoudre nos problèmes fondamentaux alors que le pays regorge d’universitaires dans tous les domaines du savoir.

Voilà ce que nous coûte le manque d’une impulsion essentielle qui viendrait dynamiser le génie culturel d’un pays riche en ethnies et dialectes divers. Pour renverser cette propension au « crétinisme », il faut un contexte, un programme crédible et des crédits suffisants.

Y arrivera-t-on un jour ? Il le faut absolument car ne dit-on pas que la Culture est au début et à la fin de tout développement !

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mercredi 17 décembre 2008

Témoignage de Charles Esalo, NKunda n'est pas un militaire congolais !

Charly Esalo est l'un des organisateurs de la marche pacifique à Paris contre "Nkunda et tous les mercenaires au Congo". Il n'en démord pas du fait qu'on parle de Nkunda comme militaire congolais. Il a décidé de témoigner sur son passé et sa connaissance de Nkunda. Membre du RCD-Goma de 1998 à décembre 2000, Charly Esalo a connu Laurent Nkunda en 1999 à Kisangani (Province Orientale). Nkunda était alors officier de liaison de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR), son chef direct s'appelait Ruvucha. Charly Esalo a fait partie du mouvement rénovateur du RCD-Goma avec les membres qui ont profité de la transition 1+4=0 et continuent de jouir du pouvoir kabiliste actuel: Michel Tshibuabua, Emile Ngoyi, Kabasele Tshimanga, Willy Mishiki...Pour avoir connu des menaces de la part de Laurent Nkunda et Gabriel Amisi Tango Fort à Kisangani, Charly Esalo a dû repartir vers Goma avant de rejoindre sa famille en Europe.

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vendredi 12 décembre 2008

Human Rights Watch, RDC rébellion à l'Est et répression à l'Ouest !

Cela fait 10 ans qu'elle travaille en République Démocratique du Congo, Anneke Van Woudenberg dirige la division Afrique de Human Rights Watch, elle est l'auteur du rapport: "On va vous écraser"-la restriction de l'espace politique en République Démocratique du Congo. Le jeudi 11 décembre dernier, Anneke Van Woudenberg a donné une conférence de presse au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) au Grand Palais à Paris. Les légitimistes du pouvoir de kinshasa tentent d'envoyer aux oubliettes ce rapport accablant sur les atteintes massives aux droits de l'homme au Congo. Le Nord-Kivu vient d'être épinglé avec un nouveau rapport sur les massacres de Kiwanja par les CNDP, le comportement des Mai-Mai même la non intervention et l'inefficacité de la Monuc sont cités. Pour saboter le rapport de Human Rights Watch, le pouvoir décadent de kinshasa incite les médias thuriféraires et coupagistes de sonner l'halali au "complot international contre le Congo", oubliant qu'il ne suffit pas de crier partout qu'on est élu et légitime mais encore faudrait-il agir à l'égard du peuple qu'on conduit différemment de la partie occupée où règne les meurtres, viols et pillages ! Nous, nous ne croyons pas au saucissonnage, au découpage en tranches des Droits de l'homme. Ces derniers ne pas plus faibles ni plus forts, selon qu'une frontière est franchie, un pays ou un continent quitté. Les Droits de l'homme sont universels. Réveil FM met à votre disposition un extrait du rapport de Human Rights Watch de 107 pages.

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mardi 9 décembre 2008

Christian Badibangi: "Soyons des mutins éclairés, je suis un Tshisediste mais pas Udpsien !

M.Christian Badibangi (à droite), le président de l'Union Socialiste Congolaise (USC) en pleine conversation avec un compatriote de la diaspora à Paris

Acteur politique de proximité,M.Christian Badibangi, qui a été ministre des Affaires étrangères du gouvernement Tshisekedi issu de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), est un fin politique. Il est avec M. Jacques Matanda Ma mboyo Ku dia Kubanza, les derniers mohicans de la politique congolaise qui croient en Etienne Tshisekedi et pensent qu'il faut réactualiser les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine-socle indiscutable pour le décollage du grand Congo. M.Christian Badibangi donne son point de vue sur les sujets d'actualité qui touchent la République Démocratique du Congo:situation préoccupante au sein de l'Udps, la rencontre gouvernement-CNDP à Nairobi, les ex-mobutistes revisités, des caméléons politiques: ils défendent une cause légitime à un moment donné et ensuite changent d'avis pour des raisons éphémères et d'intérêt personnel, en abandonnant la lutte pour la trahison de notre peuple martyrisé.

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lundi 22 décembre 2008

Nairobi I et II volent en éclats d'après Christian Badibangi

La rencontre ethnique de Nairobi a sauté en éclat. Christian Badibangi, le président de l'opposition extra-parlementaire et de l'Union Socialiste Congolaise (USC) réclame une table ronde nationale compte tenu du degré du désastre cause par l'affrontement à l'Est de la République Démocratique du Congo qui appelle à l'implication de toutes les forces vives de la nation à conjuguer leurs efforts pour la pacification. Les revendications du CNDP de Laurent Nkunda sont nationales car elles concernent les problèmes de l'armée, les imperfections politiques, et la non-maitrise de l'économie nationale et ainsi que les promesses non tenues sur le social des Congolais de la République Démocratique du Congo. Christian Badibangi réfute la proposition de l'eurodéputé belge Louis Michel qui chercherait de négociations fermées entre le gouvernement et le CNDP afin de protéger les institutions issues des élections tripatouillées par son clan mafieux en évitant des réels problèmes qui touchent à la nation congolaise toute entière.

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lundi 12 janvier 2009

Dettes odieuses: 800 millions $ déboursés chaque année pour le remboursement par la RDC

L'homme dont la toque de léopard équivalait à 8 milliards de dollars américains pour certains et 14 milliards pour d'autres

Après report, la Suisse a fixée la date butoire au 28 février 2009, elle est toujours prête à rendre environ 8 millions de francs suisses soit 4,8 millions d’euros à la famille de l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko décédé en 1997 à Rabat au Maroc, fonds qui dorment toujours dans ses banques. "Bon maitre mais mauvais serviteur", déjà les membres de sa famille et l'union des démocrates mobutistes (Udemo) de Nzanga Mobutu s'en mêlent pour rouler pour la énième fois le peuple congolais. Comme sous Mobutu, la dollarisation de l'économie congolaise atteint des cimes: au marché de kinshasa, 1 $ vaut déjà 850 fc. Les gagne-petits,les Have not, comme disent les experts, ne savent plus à quel saint se vouer. A combien s'élève la dette extérieure de la République Démocratique du Congo ? Est-ce que la RDC a le contrôle des dettes lui octroyées par divers organismes internationaux (Banque Mondiale, Fond Monétaire international, Banque Africaine de développement, etc). D'après quelques experts congolais mieux introduits et outillés que nous avons rencontré, 800 millions des dollars sont déboursés chaque année par la RDC pour rembourser sa dette extérieure. De 14 milliards, la RDC doit encore 11,5 milliards pour sa dette extérieure dont 6 milliards de dette bilatérale (Club de Paris) et le reste coulé en dette multilatérale (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque africaine de développement). Les grands pays créanciers de la RDC sont les États- Unis, la Belgique, l’Italie et la France. Le service de la dette avoisine 500 millions de dollars, elle accapare environ 20% soit 4 fois plus que l’éducation et 4 fois plus que la part budgétaire consacrée à la santé.

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vendredi 19 décembre 2008

Nécrologie:le pasteur-député Théodore Ngoy endeuillé

C'est l'Eglise de la Gombe qui nous a fait parvenir ce communiqué nécrologique. Une Eglise martyre qui a connu les affres de la persécution et de la répression: incendie le 23 mars 2007, menaces et tortures de membres, exil forcé de son pasteur, Théodore Ngoy, à Oxford en Grande-Bretagne. La mère du pasteur Théodore Ngoy, ne pouvant plus supporter l'absence prolongée de son fils, a rendu l'âme ce vendredi 19 décembre 2008 à 4h du matin à Lubumbashi dans le Katanga. Les autorités congolaises permettront-elles au pasteur-député d'aller se recueillir sur la dépouille de sa mère ? Certes la séparation physique est douloureuse mais que le pasteur-député Théodore Ngoy ne tombe pas dans le piège qu'on pourrait lui tendre pour l'attirer au pays, afin de l'abattre en se servant de sa douleur. En effet nul n'ignore à quel point le charisme et l'aura de cet homme politique doublé d'homme de Dieu est menaçant pour le pouvoir kabiliste. Pour notre part, en dépit de l'attachement qu'il a pour sa mère, il serait prudent pour le pasteur Théodore Ngoy de ne pas se rendre au Congo, à moins que le Saint-Esprit ne lui révèle que le temps est venu de retourner sur le terrain pour reprendre le flambeau de la défense de la patrie face à un gouvernement amorphe et aphone au moment où le rapport du Conseil de Sécurité des Nations Unies lui donne les moyens de hausser le ton.

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vendredi 26 décembre 2008

10 questions à Maître Jean-Paul Mopo Kobanda

Me Jean-Paul Mopo Kobanda lors d'une conférence à l'hotel Hollidays à Paris, Metro République

Il est le Congolais chouchouter par les médias de l'hexagone depuis la reprise de la guerre dans le Kivu, Maitre Jean-Paul Mopo Kobanda est sollicité par des confrères français pour expliquer ce qui se passe. En effet, Me jean-Paul Mopo Mokanda a sonné le tocsin dans son ouvrage « Les crimes économiques dans les Grands Lacs africains“ (Editions MENAIBUC 2006), il a analysé la problématique de criminalisation de l’économie et les pillages des ressources naturelles en République Démocratique du Congo. Les médias occidentaux ne soulignent pas assez cet aspect déterminant du conflit qui touche le Kivu. Jean-Paul Mopo Kobanda, doctorant en droit à l'université de Paris-I, est entre Paris et Nancy où il donne des conférences. Très sollicité y compris des organismes internationaux, Jean-Paul Mopo Kobanda s'est organisé pour répondre aux multiples sollicitations tout en restant lui-même: un intellectuel qui ne prend pas la grosse tête.

1. Réveil FM International: L'expression "No Nkunda, no Job" est-elle une réalité en République Démocratique du Congo ? On a parfois l'impression que la guerre de l'Est arrange tout le monde. Le gouvernement pour échapper aux 5 chantiers, Nkunda pour sa légitimité, les généraux de fardc pour empocher l'argent des militaires, le Ruanda pour soi-disant poursuivre les interharwé etc..

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: Cette expression, on l’entend même au sein des casques bleus de l’ONU dans le Kivu. C’est vous dire la portée de cette « blague » qui reflète malheureusement la situation sur terrain dans le Kivu aujourd’hui.

Si Nkunda n’avait pas été là, on serait certainement en train de parler du retrait de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) comme c’est le cas en Sierra Léone et au Libéria. Par ailleurs, c’est un piège de penser que Nkunda constitue l’alpha et l’omega des graves problèmes sécuritaires, sociopolitiques et économiques qui se posent au Congo comme vient de l’avouer Kabila dans un discours à la nation, le 13 décembre dernier au Palais du peuple devant les Sénateurs et députés. Car, Nkunda n’est pas dans le katanga, dans l’Ituri, dans le Kasaï, dans le Bas-Congo, à l’Equateur, ni à Kinshasa mais le gouvernement y est autant absent, inefficace et incapable. Les soldes et rations des militaires et forces de sécurité y sont détournés et les fonctionnaires impayés.

Quand au Rwanda, il n’a pas besoin de Nkunda pour poursuivre son plan de déstabilisation de la RDC entamé en 1996 avec la complicité des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de l’Afrique du sud et de plusieurs multinationales ; en vue de capter et contrôler les ressources minières de la RDC. La présence des FDLR en RDC est une aubaine qui sert d’argument éternel au régime Tutsi rwandais pour justifier ses interventions et crimes au Congo.

Vous savez très bien que la neutralisation des FDLR ne constitue pas une priorité pour Kagamé qui a eu deux grosses occasions de les réduire à néant et qui n’a pas souhaité le faire.

De 1997 à 1998, lorsque l’armée rwandaise contrôlait tous les territoires de la RDC et que James Kabarebe était chef d’état-major général des Forces armées congolaises, ils auraient du détruire les bases des FDLR, mais ils ne l’ont pas souhaité et se sont attelé plutôt à massacrer les congolais, piller et transférer les ressources naturelles pour reconstruire leur pays.

Ils ont eu une deuxième occasion entre 1998 et 20003 quand ils ont contrôlé, par la rébellion de RCD interposé, toutes les provinces de l’Est.

Là aussi, les pillages des minerais du Congo ont primés.

Quand aux cinq chantiers annoncés, le gouvernement congolais a signé des tas des contrats, notamment avec les chinois présentés comme points culminants de leur exécution. A ce jour, les seuls aspects qui ont connu un début d’exécution concernent l’exploitation des minerais qui étaient pourtant censés être le dernier volet car destinés au remboursement des prêts consentis.

Il faudrait un moment qu’on explique aux congolais comment arrive-t-on à rembourser des dettes pour des chantiers qui n’ont pas encore démarrés comme l’affirmait il n’y a pas longtemps Vital Kamere, le président de l’assemblée nationale, dans jeune Afrique.

Le ministre des travaux publics, Pierre Lumbi annonce le début des chantiers en janvier 2009, presque à mi-mandat de Joseph Kabila. Je leur souhaite bonne chance pour construire les autoroutes du nord au sud, de l’Est à l’ouest comme cela a été promis durant la campagne présidentielle.

2. Réveil FM International: Pourquoi Joseph Kabila ne nomme pas un chef d'état major de Fardc capable de mettre en déroute le CNDP ? Pourquoi est-il trop complaisant avec Nkunda ? Avons-nous encore des généraux valables qui connaissent mieux les réalités de la partie Orientale en guerre ?

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: Votre question est intéressante car on dit toujours « qu’il n’y a jamais de mauvaise troupe, il n’y a que de mauvais chef ». Avant de parler de Chef d’état-major, il faut évoquer le commandant suprême de l’armée qui se trouve être le président de la république. En temps de guerre, il appartient au Chef de l’Etat d’exercer une autorité positive sur l’armée et un leadership éclairé à la tête de la nation. Au lieu d’installer ses bureaux à l’assemblée nationale pour contrôler les paroles des députés, kabila aurait pu installer son quartier à Goma.

La question de complaisance de Kabila avec Nkunda se pose effectivement quand on voit comment il a été aussi violent et répressif avec Jean-Pierre Bemba et ses gardes et dans le Bas-Congo à l’égard des partisans de Bundu dia Kongo. De là à penser que l’inefficacité des FARDC dans l’Est est due uniquement à une complaisance de Kabila, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir aussi sèchement.

Il y a une conjonction des facteurs qui contribue à la perpétuation de la situation dans le Kivu. L’un des facteurs est d’ordre organisationnel au sein de l’armée. Plusieurs branches de FARDC issues des anciens mouvements rebelles et opérant dans l’Est, dont le 85ème Brigade par exemple, ont refusé le brassage et la formation idéologique et civique nécessaire au façonnement d’une vraie armée à vocation républicaine.

Les commandants de ces unités ont gardé les positions qu’elles occupaient à l’époque des rébellions avec tous les trafics qui allaient avec leurs précédentes activités et statuts. Certains soldats et commandants des régions militaires de l’Est nommés par kabila, dont la 7ème et la 8ème région sont aussi issus des anciens mouvements rebelles auxquels appartenaient Nkunda et ses hommes (AFDL, RCD).

Or, le noyau dur du CNDP est issu des anciens combattants du RCD-Goma qui ont refusé de revêtir l’uniforme de l’armée nationale, c’est-à-dire des anciens collègues d’armes des militaires de la 85ème brigade notamment. La complicité entre ces forces en vue de maintenir leurs contrôles respectifs sur les mines est un facteur très puissant qu’il ne faut pas négliger dans l’analyse du conflit en cours à l’Est.

Evidemment, le commandant suprême de l’armée qui laisse prospérer cette situation en est le premier responsable surtout qu’il s’est fait élire sous le slogan de « l’homme de paix ».

Quand aux généraux valeureux capables de faire face à la crise dans l’Est, il est indéniable que la RDC est un vivier d’officiers formés dans les meilleures écoles de l’Europe et des Etats-Unis et qui ont acquis des longues expériences dans leurs parcours militaires. Il y a aussi des officiers qui ont fait des carrières exemplaires et qui sont très écoutés des troupes combattantes, c’est le cas du général Mbunza Mabe dont le travail remarquable dans l’Est justement était apprécié de la population et des soldats.

Mais encore une fois, c’est au commandant suprême de les nommer là où ils peuvent être utiles. Ce n’est pas ce qui est fait.

3. Réveil FM International: Comment expliquez-vous que le Rwanda soit devenu le premier producteur du coltan, nobium..? Lorsqu'on sait que les minérais de l'Est sont convoités, peut-on dire que le CNDP-pro-tutsi et les Fdlr-interhamwes-pro hutus travaillent pour le Rwanda ?

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: La réponse se trouve dans votre question. Tant qu’il n’y aura pas un gouvernement compétent pour restaurer l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national et construire une armée en mesure de faire la guerre à ses voisins prédateurs, les activités du CNDP, des FDLR mais aussi de tous les groupes armés et milices œuvrant dans l’Est et dans l’Ituri prospéreront.

Le vieux adage qui dit « qui veux la paix, prépare la guerre » est plus que jamais d’actualité en RDC.

Il est affligeant et humiliant pour un peuple d’entendre depuis douze ans ses dirigeants, ses généraux et son gouvernement dénoncer l’invasion des armées des pays voisins sans qu’ils organisent la riposte nécessaire et n’engagent leurs responsabilités. Douze ans représentent trois mandats présidentiels aux Etats-Unis durant lesquels on peut réaliser d’énormes chantiers.

Depuis que les militaires rwandais ont officiellement quitté le territoire congolais, le régime de Kagamé a réorganisé l’intervention rwandaise dans l’Est de la RDC à travers des réseaux d’élites politico-militaro-économiques et intellectuelles avec comme principales bases d’opération, Kigali, Gisenyi, Goma, Bukavu et les pays de transit comme l’Afrique du sud.

Les multinationales se contentent maintenant de traiter avec des intermédiaires congolais et rwandais établis dans la région et liés aux groupes rebelles et aux petits exploitants parfois familiaux qu’elles préfinancent. Les comptoirs établis à Goma ou dans les principales localités de l’Est servent ensuite d’appui légal aux exportations des ressources issues pourtant d’exploitation illicite.

Je vous rappelle que le Rwanda n’est frappé d’aucun embargo et rien ne l’empêche d’exporter le plus légalement du monde les ressources issues de l’économie criminelle au Congo. En déstabilisant le Kivu, Kigali s’assure facilement le contrôle des filières d’exploitation et de commercialisation des minerais produits dans l’Est.

Voilà comment le Rwanda est devenu un exportateur important de Coltan et de cassitérite. Il a même construit depuis 1999 une grande fonderie à Gesenyi pour traiter les minerais avant de les exporter avec valeur ajoutée garantie.

4. Réveil FM International: Les congolais de la diaspora à Paris, Bruxelles, à Londres et dans d'autres capitales européennes ont défilés avec des banderoles "Kagamé+Kabila+Nkunda=1". Pensez-vous que c'est une vue de l'esprit ou une complicité avérée existe entre les trois ?

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: Ce sont trois personnes qui ont déjà travaillé ensemble à l’époque de l’AFDL. Kagamé était l’instigateur de l’invasion qui a porté Laurent-Desiré Kabila au pouvoir et Joseph Kabila était l’adjoint de Nkunda au sein de la branche armée de l’AFDL.

Mais personnellement, je trouve que réduire le meurtrier conflit congolais à ces trois personnes est très réducteur de la grave crise multisectorielle qui sévit dans l’Est de la RDC et dont les fondements se trouvent dans le souci des différents acteurs nationaux, régionaux et internationaux d’exploiter impunément et au détriment du peuple et de l’Etat congolais, les immenses richesses naturelles du sol et du sous-sol.

Ces trois là sont bien entendu les acteurs principaux de la situation sur terrain mais les congolais doivent dépasser cette dimension pour dénoncer aussi vivement les crimes économiques des multinationales et leur rôle négatif aux côtés du Rwanda et des rebelles ainsi que la complicité des puissances occidentales qui sont les pays de destination des minerais de sang exploités de façon illicite.

5. Réveil FM International: N'est-ce pas une moquerie contre les Congolais lorsque Louis Michel, le commissaire européen déclare que Paul Kagamé lui a demandé de parler à Nkunda alors que le rapport des Nations-Unies établit une relation étroite entre les deux personnages. Y-a-il un mépris envers les congolais ?

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: Cette question reflète l’importance excessive que les congolais accordent à certaines personnalités qui n’ont en réalité aucune influence réelle d’agir positivement en faveur des solutions durables.

Si la Belgique a un lien historique avec la région des Grands Lacs de fait du passé colonial ; elle n’a pas aujourd’hui le poids diplomatique et militaire nécessaire pour influer considérablement sur les cours des évènements. Empêtrés dans leurs propres contradictions ethniques, flamands contre wallons ; la vision des responsables politiques belges sur les évènements dans la région des Grands Lacs a toujours été belgocentriste, c’est-à-dire, ethnocentrise.

Or, les vraies causes du conflit dans la région des grands Lacs comme déjà soulignées sont économico-financières. Les divisions ethniques servent à la mise en forme et à l’expression du conflit.

La Belgique qui est l’un des principales destinations des minerais congolais illicitement exportées par le Rwanda préfère s’attarder sur le dernier volet du conflit que sur le premier qui est plus important. C’est dans cette logique qu’il faut analyser les propos de Louis Michel dont l’espace d’action est très réduit par le conflit larvé entre lui et son fils Charles Michel d’une part, et le ministre des Affaires étrangères Karl De Gucht, de l’autre.

Louis Michel n’est plus au sein du gouvernement pour porter la parole de la Belgique et il n’est pas soutenu dans ses prises de position par son gouvernement dont la diplomatie est dirigée par son ennemi De Gucht. Ses propos dilatoires ont pour but de défendre les intérêts belges pour ne pas dire wallons.

6. Réveil FM International: Existe-t-il un mandat d'arrêt international contre Nkunda ? Si oui établit par qui ?

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: A notre connaissance, il n’existe pas à l’heure actuelle un mandat d’arrêt international contre Laurent Nkunda. Ni de la CPI, ni de la justice congolaise. Le seul responsable du CNDP à être inculpé par la CPI est Bosco Ntagada, le chef d’état-major du CNDP. C’est un paradoxe car tous ceux qui connaissent bien le fonctionnement du CNDP savent que c’est un mouvement qui a des relents politico-religieux et dont les combattants vouent d’ailleurs un culte quasi-divin à leur leader qui n’est autre que Laurent Nkunda.

C’est lui le vrai patron du CNDP et qui distribue les rôles et décide avec ses parrains rwandais de l’évolution des opérations sur terrain. Comme c’est quelqu’un qui a des sérieux problèmes de santé qui nécessitent des soins réguliers, chaque fois qu’il s’absente de son fief pour par exemple se faire soigner, le moral des troupes s’en ressent.

Mais la CPI préfère souvent frapper les sous-fifres que les vrais responsables comme dans le dossier des crimes commis en Centrafrique en 2002 et 2003 lors des tentatives de putsch contre l’ancien président Ange-Félix Patassé.

Jean-Pierre Bemba qui a envoyé des hommes pour secourir le régime de Patassé se trouve poursuivi par la CPI alors que Patassé ne fait l’objet d’aucune poursuite ni ses généraux.

Mais le paradoxe le plus frappant provient du message d’impunité véhiculé par la justice et le gouvernement congolais. Les nombreux rapports faisant état des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité n’aboutissent au mieux qu’a des communiqués d’indignation du gouvernement congolais. Des poursuites ne sont pas engagées contre leurs auteurs sur le sol congolais et les mandats d’arrêt internationaux ne sont émis contre personne.

7. Réveil FM International: Le gouvernent congolais est très allégeant avec Laurent Nkunda qu'il ne l'a été avec Jean-Pierre Bemba, à quoi est dû cette allégeance de kabila à l'égard d'un mercenaire pilleur ?

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: Je ne sais pas si on peut parler d’allégeance mais comme je l’ai dit précédemment, le comportement adopté vis-à-vis des mouvements opérant à l’Est contraste avec celui affiché vis-à-vis du MLC et Bundu dia Kongo à l’Ouest. Chacun peut en tirer la leçon que s’impose.

8. Réveil FM International: La phrase de jean pierre Bemba " nous avons accepté l'inacceptable" est devenue célèbre comme celle du défunt Maréchal à N'selé" Comprenez mon émotion ". Quels sont d'après vous les erreurs commises par J P bemba ? Avait-il mieux négocier son départ en exil? Que dites-vous de tous ces militaires qui ont cru en lui et se sentent abandonnés et délaissés?

Me Jean-Paul Mopo Mokanda: Quand on fait la politique et qu’on est soutenu par une écrasante majorité de la population très déterminée, par des combattants dévoués jusqu’à donner leur vie ; on n’a pas le droit « d’accepter l’inacceptable » car le combat que l’on incarne n’est pas personnel mais collectif. Accepter l’inacceptable est une compromission de l’idéal autour duquel une partie très importante de la population s’est réunie. C’est pourquoi de nombreux congolais on ressenti cette phrase comme une trahison.

La plus grosse erreur de Jean-Pierre Bemba a été de négocier son propre sort et pas celui des 80 % des kinois, des bas-Congolais, des Kasaïens, des équatoriens, des bandundulois et des milliers des Kivutiens, Katangais et orientaux qui ont bravé les menaces et intimidations pour le soutenir.

Ce n’est pas en la personne de Jean-Pierre Bemba que les congolais avaient massivement adhéré, mais à son message de changement et au leadership qu’il aurait incarné à la tête de l’Etat.

Raila Odinga au Kenya et Morgan Tsangirai au Zimbabwe ont refusé l’inacceptable parce qu’ils ont compris la dimension impersonnelle et quasi-sacerdotale d’une démarche politique portée par le peuple.

Ils ont pu créer, au risque de leur propre vie ; un équilibre politique nécessaire à la protection des opposants et des sympathisants de l’opposition mais aussi propice au développement d’une vraie démocratie. C’est exactement le contraire de ce qui s’est passé en RDC. Le sort de tous ces jeunes soldats qui se sont sacrifiés pour soutenir Jean-Pierre Bemba est encore plus terrible. Ils ont été traqués comme des bêtes avec leurs familles ; certains ont été incarcérés dans des conditions inhumaines mais la majorité a été froidement assassinée comme l’ont constaté deux rapports internationaux.

Tous ces crimes doivent être jugés un jour pour que leurs auteurs répondent de leurs actes.

9. Réveil FM International: La mafia a pour règle " se serrer les coudes" dans une solidarité sans faille. Les gouvernants congolais issu des élections de 2006 n'ont-ils pas raison de vivre de la corruption et concussion, de pratiquer l'omerta du silence sur les tortures, les arrestations arbitraires, la fermeture des médias, les assassinats politiques. La solidarité oblige-t-elle nécessairement au silence complice ?

Me jean-Paul Mopo Kobanda: La solidarité n’oblige pas au silence complice, mais puisque vous évoquez la mafia pour illustrer votre propos, sachez que dans la mafia, le silence complice est effectivement la règle d’or, quitte à sacrifier ses propres valeurs voire sa propre vie.

En politique, c’est à peu de chose près ce qui se passe aussi. Vous avez remarqué que quand les angolais ont occupé une partie du territoire de la RDC située dans la province d’origine du premier ministre alors en poste, Antoine Gizenga, le silence de ce dernier sur le sujet a été plus qu’abasourdissant ; le rendant de fait complice de cette situation. Pourtant, tout le monde sait que Gizenga n’est pas personnellement impliqué dans cette occupation et les exactions qui l’ont accompagnées. Mais à quoi sert de faire la politique lorsqu’on ne peut défendre les siens alors qu’on est au sommet de l’Etat ?

Tous les responsables politiques membres et alliés de la majorité présidentielle qui observent sans dénoncer les répressions et assassinats des journalistes, les arrestations arbitraires et tortures des originaires de l’équateur, les exactions à l’égard des membres et sympathisants de Bundu dia Kongo, les enlèvements des partisans du MLC et de l’opposition, et j’en passe ; ont une lourde responsabilité devant l’histoire.

Ils ne pourront pas un jour dire qu’ils ne le savaient pas car il n’y a rien de pire que de voir et laisser tuer ses compatriotes, ses frères et sœurs sans lever son petit doigt. La responsabilité morale et psychologique est autant plus lourde que celle des bourreaux eux-mêmes.

10. Réveil FM International: L'opposition institutionnelle est aphone et inaudible parce qu'elle est à la mangeoire. La société civile congolaise a-t-elle la capacité de jouer ce rôle interpellateur laissé vide par cette opposition qui se fourvoie ? La République Démocratique du Congo a-t-elle encore la chance de se relever ? De relever les défis de ce 21ème siècle ?

Me Jean-Paul Mopo Kobanda: Vous posez-là plusieurs questions importantes à la fois. Oui, la République Démocratique du Congo peut encore se relever. Oui, elle peut relever les grands défis du 21ème siècle tout simplement parce qu’elle en a les potentialités.

Regarder ce qui se passe au Libéria et en Sierra Léone, des Etats qui étaient condamnés par des guerres sanglants et n’avaient aucun espoir d’avoir un avenir meilleur il y a moins de dix ans et qui voient les horizons s’éclaircir à cause des changements de cap qui ont permis l’émergence des nouveaux leaderships.

La crise multisectorielle qui déchire la RDC est certes d’ordre social, financier, économique, sécuritaire et politique. Mais la plus grande est celle de leadership car tant qu’on n’aura pas un capitaine dans le bateau qui fixera le cap à atteindre, le miracle ne se produira pas. Ce sont des actions d’envergure à la tête de l’Etat et à la hauteur des enjeux en présence qui manquent, pas l’inverse.

Je vous donne un exemple pour terminer cette interview. L’Ouganda a été condamné à deux reprises par la Cour Internationale de justice d’abord pour les affrontements avec le Rwanda à Kisangani en 2000 qui a entraîné plusieurs morts civils, puis pour l’ensemble des activités de ses forces sur le territoire congolais. Le gouvernement congolais aurait du évaluer les dégâts humains, matériels, environnementaux et sociaux causés par l’Ouganda, les chiffrer et les soumettre à l’arbitrage de l’ONU en vue de fixation des modalités de paiement.

Un cabinet d’avocats internationaux spécialisé dans les recouvrements des fonds d’Etats aurait du être engagé pour aider le gouvernement à mener jusqu’au bout une telle initiative. L’Etat ougandais dispose de beaucoup d’avoirs dans le monde susceptibles d’être saisis pour assurer les dédommagements de l’Etat et de nombreuses familles congolaises, notamment de Kisangani, citées dans les arrêts de la CIJ comme des victimes. Mais ces arrêts sont restés lettres mortes à cause de l’incompétence du gouvernement congolais. Je peux vous multiplier les exemples d’actions qu’un leadership fort à la tête du pays peut mener en très peu de temps pour ramener le pays vers la voie de la prospérité mais aussi de respectabilité.

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mardi 23 décembre 2008

Radioscopie des urnes congolaises

L'ignorance est un vilain défaut. Habitué à faire des analyses sur les partis politiques belges, Thierry Coosemans vient d'écrire un livre "Radioscopie des urnes congolaises" qui est au fait du copie-coller des rapports de la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Malu Malu. Encenseur sans gène, pour Thierry Coosemans les élections au Congo se sont déroulées sans problèmes. Il va jusqu'à faire préfacer son bouquin par Louis Michel, commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire qui sans modestie ne cesse de clamer tout haut que les élections au Congo, c'est lui et grâce à lui. Les opinions des congolais ne comptent pas pour ce dernier. Thierry Coosemans aurait pu lire "les fraudes électorales"- Comment on récolonise la République Démocratique du Congo du professeur Fweley Diangitukwa paru une année avant chez le même éditeur l'Harmattan avant d'écrire ses incantations. Croit-il que les Congolais vont gober ses balivernes ? ses contre-vérités ? S'il n'aime pas les auteurs congolais, il aurait du lire "les faiseurs de paix" au Congo de son compatriote belge, Jean-claude Willame, pour mieux s'informer sur les élections de 2006 en République Démocratique du Congo.

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samedi 3 janvier 2009

Réveil-FM Livres 06

En ce début de l'année 2009,l'équipe de Réveil-FM présente à tous ses amis, internautes et auditeurs, les meilleurs voeux. Notre rubrique livres se peaufine. Les ouvrages que nous vous proposons pour la lecture sont africains et non pas congolo-congolais mais les analyses et les thèmes traités touchent tous les pays africains y compris la RDC. Les ouvrages sont publiés aux éditions de l'Harmattan, à Paris.

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lundi 5 janvier 2009

Et si le Congo était malade de "ces" intellectuels ?

Un bébé gorille au Congo (Photo Riccardo Gangale/AFP/Archives)

En 2010, de nombreux pays africains y compris la République Démocratique du Congo célèbreront le cinquantenaire de leurs indépendances:1960-2010. Mais 2010 sera l'année de quel bilan ? Assistera-t-on une fois de plus à ces séminaires et colloques sans fin qui engloutissent chaque année des sommes d'argent faramineuses ? Verra-t-on comme jamais universitaires, experts et intellectuels du pays et de la diaspora rivaliser de mots savants sur les maux du pays de Lumumba, Simon kimbangu et kimpa vita ? organisera-t-on comme jamais des fêtes populaires à n'en plus finir, de somptueuses orgies sous les lambris dorés des palais ? S'agira-t-il de forger des néologismes et de faire le sempiternel procès de l'esclavage, de la colonisation, de la néo-colonisation, du pillage des richesses ? Sans doute, il sera honteux le bilan de la gouvernance politique de la République Démocratique du Congo. Un autre bilan auquel le Congo ne pourra plus longtemps échapper sera celui de sa gouvernance intellectuelle. L'heure est venue de questionner au Congo la conception et la circulation des savoirs et des opinions, le rapport de l'intellectuel congolais à sa société.Qui sont-ils : les intellectuels ? Quel est leur rôle, quelle est leur responsabilité dans l’avancement de la société congolaise ? Qu’attend-on d’eux ? Quelle est leur responsabilité dans la marche et le progrès de la République Démocratique du Congo ?

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mercredi 7 janvier 2009

Michelino Mavatiku Visi, le triomphe de la simplicté sans ostentation ni esbroufe !

15 septembre 2008, dans la banlieue bruxelloise, Michelino Mavatiku Visi a rendu visite à Rochereau Tabu Ley, en soin en Belgique depuis le 14 juillet dernier,suite à un accident vasculaire cérébral (AVC) à Kinshasa. Chose étonnante, Rochereau n'a pas souhaité que son jeune frère soit triste, il n'a cessé d'animer les retrouvailles

Tabu Ley Rochereau est ministre provincial de kinshasa en charge de la Culture des Arts, du Tou­risme et des Sports. De la musique à la politique, Tabu Ley reste un monument de la musique congolaise. "Lisanga ya ba Nganga", c'est Franco Luambo Makiadi , Rochereau Tabu Ley et Michelino Mavatiku Visi, ce dernier a été le trait d'union entre les deux. Convalescent mais en rééducation, Tabu Ley a failli prendre le vol SN-Brussels du mardi 23 décembre dernier pour Kinshasa, la décision familiale a provoqué un tollé de protestation amplement justifié.

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jeudi 15 janvier 2009

Procès Bemba: 3 photos !

Jean-Pierre Bemba à la cour pénale Internationale de la Haye

Me Aimé Kilolo (assis à gauche) et Me Richard kwebe (débout) tous les deux d'origine congolaise font partie de l'équipe de la défense de jean pierre Bemba (au fond derrière)

Le procès de Jean Pierre Bemba à la cour pénale internationale à la Haye est public, les places sont très limitées et les journalistes éprouvent d'énormes difficultés à remplir leur mission. Les webradios congolaises, dont radio Likembe qui transmet en direct ce procès, se sont organisés pour mettre à la disposition de la diaspora congolaise, le peu d'informations à sa disposition. Nous remercions le confrère Kaponanayi Mukuaté pour les 3 photos mis à la disposition de Réveil FM.

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vendredi 16 janvier 2009

Souvenir: Jeunes pour Jeunes et compagnie !

Serait-ce l’influence de la Belgique, illustre terre de bandes dessinées ? Ou la présence d’une Académie des Beaux-Arts particulièrement prolifique ? Toujours est-il que Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, est certainement le lieu où règne la plus fervente ébullition autour de la bande dessinée. Depuis la revue Jeunes pour jeunes, la bande dessinée connaît un succès populaire qui a permis à des dizaines d’auteurs de s’exprimer. Nourrie de cultures urbaines, du brassage des religions et de « kinoiseries » (ces informations que l’on ne trouve pas dans les quotidiens), Apolosa et kikwata, Molok et Sinatra kasaduma, Coco et Didi, Mama Sakina et Mose Konzo... sont des héros populaires que les Congolais n'ont toujours pas oublié

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mardi 6 janvier 2009

Soeur Joujou Lumumba: Dame de foi, chantre de Dieu.

Fille de Madame Théotrice Mefalesi Biomba et Monsieur Louis Richard Onema LUMUMBA, le petit frère de Patrice Emery LUMUMBA,l'homme politique historique et héros national de la République Démocratique du Congo. Soeur Joujou Lumumba est née à kananga dans le kasaï occidental, elle est mariée à M. Adjina Djuma-Pili, un compatriote kivutien qui est ingénieur et expert des techniques aérorportuaires à l'aéroport Paris-Roissy-Charles de Gaulle. De 1999 jusqu'au 22 octobre 2007, toutes les éditions d'informations de Réveil FM à kinshasa (7h30,13h30 et 18h30) débutaient par l'hymne national "Débout congolais" tiré de l'album "Jambo Bukavu" (1998) et chanté par ce couple. Ce dernier vient de mettre sur le marché un opus intitulé "Jour de Gloire", un dvd de 11 clips de musique chrétienne.

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mardi 13 janvier 2009

Les Gardes de Kabila, sans honte, à la recherche du Pasteur Théodore NGOY, au deuil de sa Maman

La mère du Pasteur Théodore Ngoy, Maman Muleka Azuludi wa Mutonkole, une vie simple, honnête, un trépas paisible.

« En période de deuil, nos traditions obligent les congolais de toutes les tribus à oublier leurs dissensions, qu’elles soient politiques ou non. Nul congolais n’oubliera l’image de l’opposant, Etienne Tshisekedi, serrant la main de son meilleur adversaire politique, Désiré Mobutu. Ce dernier était tout simplement en deuil. Il venait de perdre son fils. Manifestement, Joseph Kabila, lui, semble mû par une culture propre à nos voisins, lesquels se vouent une haine sans relâche depuis que les Belges les avaient dressés les uns contre les autres en faisant croire aux uns qu’ils étaient destinés à soumettre les autres. Par ailleurs, les congolais sont connus comme de gens proches de leurs géniteurs. Ils pleurent, publiquement, la mort du père ou de la mère à chaudes larmes. Mais Joseph, lui, personne ne l’a vu pleurer Laurent Désiré Kabila.

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samedi 17 janvier 2009

La République Démocratique du Congo à l'ombre du génocide rwandais: la responsabilité de l'Europe et de l'Amérique

Le député Théodore Ngoy, dans une intervention devant la plénière du Parlement du Katanga

C'est le titre de l'ouvrage en gestation sous la plume de Me Théodore Ngoy,Pasteur, Avocat, Doctorant en droit à l'Université de Kinshasa, Politoloque licencié de l'Université de Kinshasa, Député élu du Katanga, en exil forcé à Oxford, en Grande-Bretagne.

Déjà, alors que l'ouvrage est en cours de rédaction, une série de conférences a été programmée dont l'une a eu lieu le 2 décembre 2008 à Oxford university, Department of International Developpement, sous le thème:"The Congo in the shadow of the rwandan genocide: the responsability of Europe and America, what must be done to bring about a final end to the crisis?"

Entre temps, c'est sous la forme d'un mémo qu'une synthèse de ce projet de livre a été envoyé au Président Nicolas Sarkozy, en sa qualité de Président en exercice de l'Union européenne, à charge pour lui de le transmettre, officiellement, à tous les responsables européens, américains et ceux de l'Organisation des Nations unies.

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mercredi 14 janvier 2009

UPDC:"Tous ensemble contre l'holocauste au Congo"

L'union des Patriotes de la Diaspora Congolaise organise une campagne de sensibilisation de 4 mois, du 14 janvier au 14 avril 2009 sur le thème: "Action de solidarité pour les femmes et enfants congolais victimes de la guerre des minerais au Congo". Pour Maman Jeanne-Marie Sindani, la présidente de l'Updc, cette campagne a pour but de revendiquer le droit à la vie, à la justice réparatrice et à la paix pour notre peuple afin d'exiger et d'obtenir la fin de l'holocauste au Congo.

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vendredi 23 janvier 2009

Ngon'a Bonanjo-Njo Njo O Frensi

Ngon'a Bonanjo o Frensi n'est pas une onomatopée. Ngon'a Bonanjo O Frensi est une association d'une cinquantaine de princesses des cantons Joss et Bell de la ville de Douala au Cameroun: Bali, Bonapriso, Bonaduma et Bonadumbè. En 1998, l'initiative d'une association de princesse a germé chez Mme Rachel Manga, épouse Kingue Massoh, elle en sera la première présidente. Présente dans l'association depuis 2001, c'est Mme Jacqueline Missipo qui préside les Ngon'a Bonanjo avec un leitmotiv: "Lorsque les feuilles sont vertes, c'est que les racines sont fraîches et bien irriguées. Tel est celui qui toujours se souvient d'où il vient. Son identité est sa valeur ajoutée". Femme cadre chez American Express à Paris depuis 20 ans, Jacqueline Missipo renchérit: "C'est notre gage pour intégrer avec succès, toutes les autres cultures d'accueil, ici ou ailleurs, au gré de nos destins respectifs.Cette prise de conscience commence à l'aube de la vie. Pensez à nos enfants, ces citoyens du monde qui n'ont jamais demandé à naitre hors d'Afrique...Leur langue maternelle est une valeur ajoutée, un dénominateur commun avec les autres enfants vivant en Afrique". Pour les 10 ans d'existence de Ngon'a Bonanjo en France, les princesses camerounaises, Mme jacqueline Missipo et ses consoeurs n'ont pas fait les choses à moitié : un culte d'action de grâce a été organisé le 17 janvier 2009 à la chapelle russe Saint Denys de la chapelle dans le 18 ème arrondissement de Paris, la présentation d'un nouveau "Kaba" tissé par Cicam au Cameroun et un cocktail suivi d'un repas pour plus de 200 invités.

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mardi 20 janvier 2009

Barack Obama:"L'Amérique éternelle n'a pas changé. Les Etas-Unis renouent avec ses valeurs fondamentales de liberté,fraternité et de respect des droits !"

Barack Obama est officiellement le 44ème Président des États-unis

Noire de monde, plus de deux millions de personnes se sont rassemblées sur le Mall pour assister à l'investiture de Barack Obama. «Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis», a déclaré celui qui, dès son investiture, a reçu les félicitations des dirigeants du monde entier. Le plus fort symbole de cet instant si particulier : comme le veut la tradition -sans que la Constitution ne l'impose- Barack Obama a prêté serment sur la Bible. Mais pas sur n'importe quelle Bible : il a utilisé celle d'Abraham Lincoln en 1861, le président républicain qui a justement aboli l'esclavage et qui a conduit la nation lors de l'une de ses pires périodes, en l'occurrence la guerre civile entre le Nord et le Sud.

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jeudi 22 janvier 2009

10 Questions à Paul-Gabriel Kapita shabangi

Paul-Gabriel Kapita Shabangi est membre fondateur de l'Udps. Membre de famille et proche de Tshisekedi, il a siégé au collège des membres fondateurs de l'Udps. Il est l'un des 13 parlementaires à avoir quitter les rangs du parti de Mobutu, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), alors parti unique et inique pour revendiquer une « véritable démocratie ». Il est troisième sur la liste des Treize Parlementaires signataires de la lettre ouverte à Mobutu Sese Seko, datée du 1er novembre 1980, qui réclamait au Maréchal la démocratisation du pays. Diabolisé par les Udpsiens pour avoir accepté d'être ministre de Mzée Laurent Désiré Kabila, Paul-Gabriel Kapita Shabangi a quitté la République Démocratique du Congo en septembre 2000. Il vit en exil en Belgique. Malgré toutes les tentatives de rencontrer voire de parler au téléphone à son frère Etienne Tshisekedi qui séjourne également en Belgique,Paul- Gabriel Kapita en a été empêché. C'est sans amertume qu'il a répondu à nos questions.

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lundi 26 janvier 2009

Les 10 raisons pour réfuter l'arrestation de Nkundabatwaré hypermédiatisé !

Novembre 2008, le sommet international sur le conflit dans l'Est de la RDC avait exigé à Nairobi "un cessez-le-feu immédiat" des groupes armés dans le Kivu et l'ouverture d'un corridor humanitaire. Le 16 janvier, un accord secret était signé entre Paul Kagamé et Joseph Kabila pour traquer les FDLR au Congo

Partant du proverbe chinois qui dit «Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.» Hypermédiatisé, l'arrestation de Nkunda paraît trop belle pour être crue. L'équipe de Réveil demeure sceptique, sur ses gardes et refuse de crier avec les loups. Ni d'accepter d'être un média-mouton, suiviste de ceux qui crient plus fort alors qu'ils ont des agendas cachés contre le Congo. Voici les 10 bonnes raisons pour douter de cette arrestation:

1.Laurent Nkunda est un officier l'Armée Patriotique Rwandaise (APR). C'est le dialogue Intercongolais de Sun-City tenu en Afrique du sud qui a été un prime aux Seigneurs de guerre, un partage du gâteau "RDC" entre les composantes et entités, arrivistes,aventuriers et millionnaires du dimanche de s'emparer de l'Etat congolais. Nkundabatwaré a été fait officier par la composante RCD-Goma, mouvement politico militaire soutenu par le Rwanda. Aucune enquête n'a été faite ni sur son cas ni sur les autres officiers déversé aux Fardc. La transition de 2002-2006 aura été ubuesque en RDC. Deux exemples frappants parmi d'autres: accusé de malversations financières, Roger Lumbala fut remplacé au gouvernement de transition par sa propre femme au ministère de l'économie extérieur; Modeste Mutinga, président de la haute Autorité des Médias (HAM) s'octroya une fréquence radio et une autre pour la télévision. Juge et partie, il continua à museler en toute impunité les médias qui existaient avant lui, les acteurs politiques et les journalistes sans que l'Union européenne, son bailleurs de fond ne bronche. Le césaro-mutingisme fit des dégâts énormes dans l'étouffement de la liberté d'expression au Congo durant la transition. Pour soi-disant la paix, Joseph kabila signa des décrets pour intégrer les officiers -miliciens sans formation militaire des composantes et entités comme officiers des Fardc. Nkundabatwaré n'a pas été dans une commune pour demander la nationalité congolaise. Celle-ci lui a été attribué par un décret présidentiel de Joseph kabila.

2.Nkundabatwaré n'a pas été arrêté par les soldats de la Monuc, ni par les Fardc encore moins par les Mai-Mai. Il a été arrêté au Rwanda par les soldats rwandais. Arrivé de son propre chef à Giseny (ville rwandaise frontalière) pour répondre à une invitation au Rwanda, c'est à minuit qu'on a annoncé son arrestation alors que depuis 22h il dialoguait avec ses frères d'armes en kinyarwanda. Etre "en résidence surveillée à Gisenyi", localité située au Rwanda mais à la frontière avec l'est de la République Démocratique du Congo, signifie-t-il que Nkundabatware est arrêté ?

3.Plusieurs confrères occidentaux qui ont eu à le rencontrer dans son fief affirment que Laurent Nkundabatware est malade. Il se fait soigner soit au Rwanda ou en Ouganda. Il lui faut plusieurs piqures pour tenir et faire des discours comme il essaye de le faire. L'histoire de notre pays nous renseigne qu'en 1967, le mercenaire belge,jean Schramme s'était proclamé sans rire président de la République populaire du Congo. Mais Nkundabatware et son Cndp ont violés femmes et hommes au Congo, ils ont pillé les minerais du Congo, ils ont massacré et tué les populations civiles congolaises sans défense, ils ont innoculé le sang contaminé du VIH aux populations de Rutshuru...Nkundabatware a imposé aux Congolais la loi de la force, c'est aux Congolais de lui imposer la force de la loi. Sa place n'est ni au Congo, pays qu'il a envahi, ni au Rwanda, son pays d'origine mais au CPI à La Haye.

4. A chaque fois que Louis Michel intervient dans une situation en République Démocratique du Congo, il y a anguille sous roche. Il a été le premier a informé le monde de l'assassinat de Mzée Laurent Désiré kabila, président d'un pays étranger sans qu'il soit inquiété ni interpellé. Louis Michel a induit le monde en erreur clamant partout que les élections qu'il organisait en République Démocratique du Congo étaient les premières dans ce pays, comme si les Lumumba, Tshombé n'ont jamais été élus. Louis Michel a oublié de dire au monde qu'il avait déjà son candidat dans sa poche avant le scrutin qu'il a imposé aux congolais pour bénéficier du financement de l'Union européenne. Ses intérêts au Congo sont énormes et à chaque fois qu'il parle du Congo seuls ses amis maçonniques l'écoutent. Le commissaire européen fait de l'arrestation de Nkunda son choux gras alors même que c'est une vraie-fausse arrestation.

5.L'arrestation de Nkundabatware n'est-elle pas faite pour cacher et couvrir les incursions massives de plus de 8000 soldats rwandais fortement et lourdement armés avec femmes et vaches à l'Est de la République Démocratique du Congo ? L'entrée des rwandais au Congo par les sentiers de la brousse sans recensement par un comité militaire d'accueil congolais fait douter vraiment d'un accord rationnel bilatéral. Il s'agit d'une invasion du Congo. Le rapport en politique est toujours un rapport de force, Joseph Kabila étale encore une fois la fragilité de la RDC en autorisant le Rwanda de fouler aux pieds sa souveraineté et son intégrité territoriale.

6.Nkundabatware est rwandais comme beaucoup des congolais l’ont toujours soutenu, pourquoi le gouvernement de la RDC réclame-t-il son extradition ? Les Fardc n'ont jamais su arrêter Nkundabatwaré sur le territoire congolais, pourquoi gesticule-t-il pour réclamer l'extradition d'un citoyen arrêté dans son propre pays ? Ni les parlementaires ni les Sénateurs ni le chef d'état-major n'ont été au courant des incursions massives des militaires rwandais au Congo, en somme une république bananière. La non implication du gouvernorat du Nord-Kivu ainsi que de l'Assemblée Provinciale dans une action qui concerne leurs administrés, démontre toute l'ambiguité de l'accord secret du 16 janvier 2009 entre Joseph kabila et Paul kagamé. En plus, aucune organisation congolaise ou internationale ne parle d'une possible réinstallation des déplacés congolais dans leurs villages qu'ils ont fui depuis deux ans. Tous les Hutu ne sont pas génocidaires, il y a à craindre que les vaches venues du Rwanda soient des « Vaches Policières » spécialisées dans la reconnaissance des génocidaires Hutu.

7.La Monuc a son mandat renouvelé chaque année par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Qui connait le mandat des soldats rwandais dans le Nord-Kivu ? Qui a signé un tel accord du côté congolais et combien de temps ces troupes resteront sur le sol congolais et pour quelle mission précise ? Même s'ils vont se redéployer un jour hors du Congo, ce déploiement sera-t-il définitif et total ou plutôt partiel ? Au Congo,personne n'est au courant du mandat signé pour justifier la présence des troupes rwandaises sur le sol congolais.

8. L'arrestation de Nkundabatwaré ne change en rien de la mort de 6.000.000 des congolais fauchés par la cupidité de ceux qui estiment que les minerais valent plus que la vie des Congolais. Les prédateurs de ressources minières du Nord-Kivu veulent opérer au grand jour. Ces sont eux qui poussent à la RDC dans le bras du Rwanda afin " d'exploiter conjointement" les richesses d'un seul seul pays, puisque trop riche. La guerre à l'Est de la RDC a toujours été d'abord une guerre économique pour piller les minerais du Congo, maquiller en guerre ethnique pour se donner bonne conscience.

9. Pourquoi signale-t-on les troupes rwandaises aux abords de la capitale Kinshasa ? Les FDLR sont-ils déjà à Kinshasa ? N'y a-t-il pas risque que les victimes congolaises de l'accord secret RDC-Rwanda soient présentées demain aux yeux du monde comme FDLR, collaborateurs des FDLR, forces négatives, etc. Les Congolais sont-ils prêts d'assumer un génocide sur leur sol ?

10. Les FDLR comme des terroristes, peuvent se trouver partout. Rien n'est nous dit qu'ils sont uniquement dans le Nord-Kivu. La coalition militaire Fardc-troupes rwandaises qui veut les désarmer ne donnent aucune indication du lieu où se trouvent ces FDLR ! Que celui qui a pris cette nébuleuse décision alambiquée assume devant l'histoire.

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mardi 27 janvier 2009

Le génocide congolais reconnu par le Kensington Holocaust Remembers en Grande-Bretagne

Samedi 24 janvier 2009, à Liverpool (Grande-Bretagne) la République Démocratique du Congo a été au centre des cérémonies de commémoration des génocides et holocaustes que l'humanité a connus depuis le siècle dernier par le Kensington Holocaust Remembers. La Diaspora Congolaise a pris part à cette cérémonie, dans son message celle-ci a réclamée la justice réparatrice, la paix pour les Congolais et les peuples du monde. Prise d'émotion sur la situation que vivent les femmes et enfants congolais, certaines anglaises ont sangloté durant la lecture du message de l'Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise, présidée par Jeanne-Marie Sindani. L'allocution a été faite en anglais par un compatriote, nous vous proposons le texte original. Ceci est un pas important lorsqu'on sait que les démarches prennent des années. Les démarchent doivent continuer pour que cette reconnaissance soit à l'échelle mondiale.

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jeudi 29 janvier 2009

Salomé-Sabine Mulongo: Métissage "Ni tout blanc, ni tout noir"

Salomé-Sabine en couleurs

Métissage "Ni tout blanc, ni tout noir " est un roman autobiographique de Salomé-Sabine Mulongo. La fille aînée de Freddy Mulongo, le grand joueur défenseur au Standard de Liège en Belgique et qui fut irréprochable de toutes les compétitions de la CAF, "aucune carte rouge", sort du silence. Dans son ouvrage, Salomé-Sabine Mulongo évalue les deux cultures: belge et congolaise. Déjà les confrères de la Première, Radio de la RTBF, l'ont invité à passer dans l’émission d’Adrien Joveneau « Les Belges au bout du monde ». Une émission qui se passera entre la Belgique (Salomé-Sabine Mulongo) et le Congo (son frère David Mulongo,qui vit à Lubumbashi au katanga). C'est le premier livre de Salomé-sabine Mulongo " un récit de vie sur le métissage. Un récit de vie. Mon métissage..."

Une écriture pleine de fraîcheur, d’humour, de tendresse, de gravité et de candeur. On pleure. On rit. On est ému. On grandit. Le vernissage du livre aura lieu le 3 février prochain à Bourval en Belgique et le 11 février à la Maison du Livre, rue de Rome 24-28, 1060 Saint-Gilles à Bruxelles.

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lundi 2 février 2009

Le Congo finira-t-il par changer d'adresse, voire disparaitre ?

James Kabarebe chef d'état-major du Rwanda (de 1997-1998, il était chef d'état-major de la RDC) entrain de décorer son mentor Paul Kagamé à Kigali

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins à cause de la géographie dit-on. En regardant dans l'Atlas des pays du monde, on peut vite se rendre compte que plusieurs pays et royaumes ont disparus. La Yougoslavie n'existe plus ! Royaume de 1929 à 1941, puis République socialiste fédérale de 1943 à 1991, regroupant les États actuels de Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine, Serbie, Monténégro et Slovénie. Réduite au territoire de la Serbie et du Monténégro après la sécession des autres États sous le nom de "République Fédérale de la Yougoslavie", la Yougoslavie a formellement cessé d'exister en 2003. Le Monténégro a proclamé son indépendance en 2006, mettant fin, de fait, à cette union avec la Serbie.

La République Démocratique du Congo risque de se retrouver dans la même situation que la Yougoslavie si nous continuons simplement à dénoncer sans proposer un plan B au plan Sarkozy. En effet, Monsieur Sarkozy, dans son discours prononcé devant les diplomates accrédités en France le 16 janvier dernier pour leur présenter les vœux pour cette année nouvelle avait évoqué " la place, la question de l'avenir du Rwanda ", pays " à la démographie dynamique et à la superficie petite " et " la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières. " Aussi s'est-il prononcé pour ce qu'il a appelé une " nouvelle approche ", pour régler " de façon globale " les problèmes d'instabilité dans la région des Grands Lacs. " Son approche s'oriente sur une nouvelle définition des frontières entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC) .

Pavé dans la marré,le discours du président français a un seul mérite d'avoir regaillardi la diaspora congolaise contre le régime maffieux installé à kinshasa. Déjà le samedi 31 janvier 2009, une manifestation congolaise vient d'avoir lieu à Bruxelles. Même les députés corrompus et Sénateurs de la triple concupiscence qui ont accepté chacun une enveloppe de 2000 $ pour voter un budget Muzito qui laisse à désirer, sont sorti de leurs turpitudes pour s'opposer contre la venue de Sarkozy à kinshasa prévu le 26 mars prochain. Ces mêmes députés et Sénateurs corrompus sont incapables d'interpeler Joka qui a signé en catimini un contrat avec le Rwanda pour l'entrée de plus de 8.000 soldats à l'Est de la République du Congo." Il faudra bien qu'à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel: comment, dans cette région du monde, on partage l'espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d'adresse et qu'il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres. " Ces propos sont historiquement et politiquement lourds de conséquences. Que posent-ils, en réalité, comme problème ? humilie et insulte la France depuis 1994, en accusant ce beau pays d’être complice des génocidaires Hutus

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jeudi 5 février 2009

Calixte Beyala encore une fois en librairie !

Calixthe Beyala de retour en librairie!

Camerounaise d'origine, Calixthe Beyala est l’une des auteures françaises qui s’exporte le mieux, traduite pratiquement dans le monde entier, en plusieurs langues, dont l’anglais, le roumain, l’allemand, le coréen, le japonais, l’espagnol etc.

Africaine et passionnée, ce n’est pas un hasard si cette grande femme apparaît à la fois comme insoumise et intelligente, dérange autant qu’elle fascine. Egale à elle-même, elle a une verve incomparable bien servie par une voix grave. Une voix d’homme. Comme l’on a coutume de le dire en Afrique.

"Le roman de Pauline" son dernier roman est en librairie pour le grand public, dès ce 5 février 2009.

Pauline a 14 ans et vit à Pantin entre une mère qui la néglige et un frère délinquant. Sa mère tient un salon de coiffure. Livrée à elle-même, elle se rend au collège quand ça lui chante, plutôt sous la pression de l'assistante sociale. Elle préfère vivre dans la rue et suivre son petit ami et son frère, petits dealers, qu'elle va régulièrement récupérer au commissariat.

Elle ne va plus à l'école, passe ses journées dans la rue jusqu'à sa rencontre avec Mathilde, prof de français d'un type spécial qui décide de l'héberger. Et Pauline, fille de banlieue ordinaire, à la fois soumise et révoltée, se met à découvrir un monde autre que la violence: la complexité des sentiments et la difficulté d'aimer.

Calixthe Beyala en restitue l'itinéraire, les drames et les attentes avec humour, tendresse et une liberté de ton qui en rend le destin attachant et incomparablement vrai.

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lundi 9 février 2009

Etats-Unis: Mumia Abu-Jamal, 27 ans dans le couloir de la mort !

Me Robert R. Bryan, l'avocat américain de Mumia Abu Jamal lors de l'inauguration de la rue Mumia Abu jamal à Saint-Denis (93). Photo Archive

Le vendredi 06 février 2009, les journalistes , les militants et activistes des droits de l'homme, les élus et personnalités ont été conviés à la projection du film documentaire sur Mumia Abu Jamal: "In Prison my whole life -Toute ma vie en prison" à l'auditorium de l'hôtel de ville de Paris. Film qui a été primé en 2008 au Festival international de Genève mais qui était projeté pour la première fois à Paris, après Lyon.

Madame Danielle Mitterrand, la première personnalité française à avoir visité Mumia Abu Jamal dans le couloir de la mort, s'est excusé en dernière minute car elle est arrivé à Paris l'après-midi même en provenance du Brésil. On a remarqué la présence de Nicole Borvo Cohen-Séat, Sénatrice de Paris, Pierre Mansat, adjoint au Maire de Paris et Ian brossat, président du groupe PCF au Conseil de Paris. Après la projection du film Madame Claude Guillaumaud-Pujol, Universitaire spécialiste des États-Unis et auteur de plusieurs livres sur Mumia Abu Jamal et qui sont vendu au profit de la défense de ce dernier, a joué le rôle d'interprète des interventions de Maître Robert R. Bryan, américain et avocat de Mumia Abu Jamal, de William Francome et Katie Green acteurs du film documentaire. William Francome (Anglais) est né le jour de l'arrestation de Mumia, il a 27 ans comme l'icône de la lutte contre la peine de mort en Amérique.

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mardi 10 février 2009

Non, le Congo ne servira pas de dot aux noces Franco-Rwandaises !

Samedi 7 février 2009, plus d'une centaine des jeunes congolais s'étaient réunis pour les sit-in qui auront lieu les 13 et 14 février devant l'Assemblée nationale à Paris, métro: Assemblée nationale ou Invalides

La récente déclaration du Président français, Nicolas Sarkozy, devant les ambassadeurs accrédités en France, préconisant « la mise en œuvre d’une nouvelle gestion des ressources et de l’espace géographique de l’Est de la République Démocratique du Congo, étant donné que le Rwanda est un pays à la démographie dynamique et à la superficie petite, et la RDcongo est un pays à la superficie immense avec une organisation étrange des richesses frontalières. Il faut mettre en place un dialogue non seulement conjoncturel mais structurel… », propos, par ailleurs déjà partagés avec les autorités actuelles de Kinshasa qui ont accepté et favorisé l'invasion de 8000 troupes rwandaises, avec femmes, enfants, vaches, casseroles... dans le Nord kivu, à l'Est de la République Démocratique du Congo

Cette déclaration du président Sarkozy a pour mérite de réveiller les Congolais et a permis à ces derniers de se lever comme un seul homme face au complot de la "Balkanisation" de la la République Démocratique du Congo en Etats-croupions affaiblis, exploitables à volonté, et déversoirs du trop plein démographique rwandais et ougandais.

La diaspora congolaise qui veut protester contre le plan Sarkozy pour les Nord-Sud Kivu vient d'obtenir de la préfecture de Paris l'autorisation de manifester de deux jours au lieu de trois comme prévu, c'est-à dire les 13 et 14 février 2009.

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vendredi 13 février 2009

10 Questions au Rév. Armand Mavinga Tsafunenga

Grand homme de culture, érudit, le Rév.Armand Mavinga Tsafunenga est un homme de foi, de conviction et d'action. Enseignant, chercheur, écrivain engagé, expert et consultant, entrepreneur et Pasteur, il a une formation multidisciplinaire et est titulaire de plusieurs titres. En 1973, il a été le plus jeune diplômé d’Etat de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) ; en 1977, le plus jeune licencié et agrégé du pays. Rév.Armand Mavinga est spécialiste de la formulation des politiques de la culture et de la communication pour le développement en Afrique, de l’information scientifique et technique, de la sémiologie, de la morpholexicologie et de l’étude de l’impact socioculturel des nouvelles technologies de l’information et de la communication en Afrique. Rév.Armand Mavinga Tsafunenga est auteur de plusieurs ouvrages et de préfaces d’ouvrages dans les domaines scientifique, culturel, littéraire et spirituel. Il a contribué à la rédaction du Ier Rapport sur la communication dans le monde publié par l’UNESCO en 1990. Les réponses de l'expert Mavinga sont pertinentes, percutantes, déroutantes comme celles de Théodore Ngoy et Djamba Yohé.

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samedi 21 février 2009

Du Katanga, des Congolais, originaires de toutes les provinces du Congo, exigent le départ de Joseph Kabila pour acte de haute trahison !