La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 9 mars 2010

Pour mieux comprendre le Néocolonialisme en République Démocratique du Congo

Bomboko, épouse de l’ambassadeur des Etats-Unis, Mobutu, ambassadeur des Etats-Unis, Devlin chef de la CIA au Congo (1960-1972), son adjoint et Nendaka : décembre 1965 à Léopoldville

Août 1961, à Léopoldville, Dag Harmaskjoel Secrétaire Général de l’ONU, Cyrille Adoula Premier ministre du Congo et Antoine Gizenga Vice-premier ministre

Fin juillet 1961, à Léopoldville, Antoine Gizenga Vice-premier ministre, Cyrille Adoula Premier ministre et Justin Bomboko ministre des Affaires étrangères

Août 1964, à Léopoldville, Moïse Tshombe Premier ministre, Joseph Kasa-vubu Chef d’Etat et Joseph Mobutu Commandant chef de l’armée

Mon article a été publié dans KIMPWANZA à Rome (Italie) en septembre 1996. Je crois qu'il n'a pas perdu toute sa pertinence 5 ans après.

Chaque chose a son temps

Le temps des néocolonialistes de l’ex-Congo-Belge est vers la fin, celui des Mobutu, Bomboko, Tshisekedi, Ngalula, Boboliko, etc…aura une triste fin si notre peuple comprend que ce sont eux qui ont détruit notre nation devenue indépendante le 30 juin 1960 après 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme.

Le bilan de leurs 36 années de gestion est pire que les 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme. Et ils continuent toujours à tuer la prospérité des enfants de leurs petits-fils.

Nous n’avons rien à recevoir d’eux et ils ne représentent aucun espoir pour notre nation ni pour notre peuple. Leur souci aujourd’hui est celui de mourir malade pour bénéficier d’un enterrement avec l’honneur que ne mérite d’ailleurs aucun d’eux.

Notre lutte ne doit donc pas être celle de couper les branches d’un gros arbre fruitier de mauvais, mais celle de détruire les racines de cet arbre pour qu’il tombe avec toutes ses branches et le carboniser entièrement pour qu’il ne puisse plus repousser.

Ensuite planter un arbre fruitier qui nous produira les meilleurs fruits, au bon goût de tout le monde, et ainsi réaliser la prospérité des enfants de nos petits-fils et leur enseigner comment entretenir ce bel arbre et ses branches pour les générations à venir.

Mobutu est ce gros arbre qui produit les mauvais fruits dans notre pays. Les Kengo, Boboliko, Kibassa, Kititwa, Tshisekedi, Nendaka, Bomboko, Kamanda, Pay-Pay, Mungul Diaka, Sambwa, Mokolo, Mandungu, Kamitatu, Seti, Eluki, Nzimbi, Ngbanda, Baramoto, Bolozi, Sakombi, Mananga, etc…pour ne citer que cet échantillon réduit, sont les branches de l’arbre mobutu.

Le risque pour l’avenir est grand si nous ne faisons rien pour déraciner cet arbre et ses branches, car notre mode de vie au pays et à l’étranger est le fruit de l’arbre mobutu et ses branches. Nous devons réfléchir sur les acrobaties que nous réalisons chaque jour pour pouvoir survivre, les humiliations que nous supportons deviennent de plus en plus pires que la mort elle-même.

Par-dessus le marché, ce gros arbre du Zaïre et ses branches ont des racines à des milliers de kilomètres de chez nous. C’est la raison d’être de ce numéro spécial de KIMPWANZA, qui vous livre la réalité à ne pas négliger dans vos consciences, si vous tenez à l’avenir de notre pays et de son peuple. Une réalité qui doit vous tenir à cœur, beaucoup la connaisse, mais ont peur d’élever la voix.

Il n’en est pas question, je suis en conscience hautement tranquille et toujours prêt à un débat public avec les représentants des néocolonialistes et de toutes les puissances étrangères qui les soutiennent.

TRENTE-SIX ANS APRES :

La CIA toujours aux commandes au Congo-Zaïre

L’ignorance de l’histoire d’un pays est une calamité qui induit le peuple dans l’obscurité vis-à-vis de ses responsabilités. C’est vrai, au 30 juin 1960, il n’y avait presque pas d’intellectuels congolais à même de prendre les destinés de notre pays nouvellement souverain. Toutefois, il y avait un homme d’une instruction self-made-man remarquable et dont le monde impérialiste avait énormément peur, il s’appelait Patrice Emery Lumumba.

Les impérialistes n’avaient qu’un seul projet : empêcher les Congolais de se rassembler autour de ce dernier afin d’éviter que ne soient touchés leurs intérêts au Congo. Et par les jeux des services secrets occidentaux, Mobutu entra dans la famille nationaliste et se fit un ‘‘fidèle’’ lieutenant de Lumumba et ce, bien avant l’indépendance.

Devenu secrétaire particulier de Lumumba depuis la table- ronde de Bruxelles, Mobutu se trouva à son aise au cœur des nationalistes, dont la victoire de la coalition porta Lumumba au poste de premier Premier ministre de notre pays indépendant.

Ainsi Mobutu, aux yeux de Lumumba, fut un garçon modèle avec toutes les libertés d’accès aux secrets du programme nationaliste qui allait gérer le pays. Devenu Secrétaire d’Etat à la primature, donc toujours très proche de Lumumba, désormais aucun secret ne pouvait lui échapper.

Suite à la déclaration du Général Janssens, commandant en chef de la Force Publique coloniale, selon laquelle l’armée restait celle d’avant indépendance, les soldats congolais crurent que l’indépendance ne leur servirait pas, d’où la mutinerie. Pour éviter la dégradation totale de la situation créée par le Général Janssens, Patrice Lumumba désigna l’Adjudant-infirmier Victor Lundula en qualité de commandant en chef de l’Armée Nationale Congolaise (ANC) qui venait de naître, en l’élevant au grade de Général-Major.

Ensuite, il nomma Mobutu, ex-sergent de la Force Publique, au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise avec le grade de Colonel. Bienvenues les griffes de Mobutu !

Sa désignation comme numéro deux de l’armée était très mal accueillie par les vieux gradés d’élites (Premier Sergents-Majors) devenus les premiers Adjudants Congolais en 1959, comme Bobozo, Bosango, Nyamaseko, etc…ces derniers diront ouvertement à Lumumba de ne pas récupérer Mobutu dans l’armée, alléguant que c’était un voyou qu’ils connaissaient très bien à Luluabourg. Mais il était impossible de convaincre Lumumba contre la réalité civique de Mobutu.

Il y eut beaucoup d’opposition sur cette nouvelle désignation de Mobutu. Pierre Mulele demanda à Lumumba le poste de Ministre de la défense pour organiser la nouvelle armée, car il connaissait très bien Mobutu comme agent de renseignement dans la Force Publique. A savoir que Mulele et Mobutu étaient ensemble dans la formation militaire – mais en vain !

L’exécution bestiale de Pierre Mulele en 1968, sur ordre de Mobutu, n’était pas la conséquence de la guerre de libération amorcée au Kwilu le 1er janvier 1964, mais plutôt la matérialisation de la colère de Mobutu contre Pierre Mulele vu que ce dernier voulait empêcher son hasard de devenir l’homme du 24 novembre 1965 – qu’il était effectivement devenu.

Pierre Mulele fut officiellement assassiné à cause de cette guerre contre le néocolonialisme. Mais comment expliquer que les Christophe Gbenye, Bula Mandungu (Thomas Nyati) et Thomas Kanza ont-ils échappés à cette punition suprême néocoloniale ?

Gbenye était le Président de cette guerre, Kanza Ministre des affaires étrangères et Mandungu Ministre de la propagande. L’histoire depuis le 30 juin 1960 doit être écrite par les victimes du néocolonialisme, car sans connaissance profonde de notre histoire, aucune autre lutte ne sera possible pour nous délivrer de cette domination qui a remplacé le colonialisme belge, comme l’a si très bien dit Pierre Mulele le 9 juin 1963 avant de déclencher la grande lutte armée de libération : Le pays est entrain de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

Ceux qui se définissent vraiment nationalistes-lumumbistes, malgré les déloyautés ne se comptent plus, doivent chercher à connaître l’étonnante faiblesse de notre héros envers Mobutu. Patrice Lumumba, dans sa lettre adressée à son ami Emile Luhayi le 28 avril 1954, mentionne : ‘‘ J’ai trop de projets qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.

Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être riche, ignorant. Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ainsi mieux ma patrie’’.

Les contestations contre la désignation de Mobutu au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise, étaient un grand cri d’alarme pour que Lumumba se débarrasse de Mobutu à moins de 10 jours de l’indépendance, car il avait jusque-là tous les moyens de le faire – mais en vain.

Quand il comprit que Mobutu est un traitre, tous les plans de la CIA et du pouvoir belge contre lui, fonctionnaient déjà à 100%, et Mobutu ayant accès à tous les secrets de Lumumba, fut le cerveau moteur de la confiscation de notre indépendance par la Maison Blanche et le pouvoir belge. Lumumba démit Mobutu et le remplaça par son Ministre de la jeunesse et des sports, Maurice Mpolo qui avait fait aussi son service militaire dans la Force Publique.

La CIA et les services secrets belges incitèrent alors Kasa-vubu à sa qualité du Président de maintenir Mobutu au poste de Chef d’Etat-Major, bien qu’il n’ait pas été nommé par lui. C’était l’origine de la grande confusion dans la nouvelle armée et la création de l’armée néocoloniale au Congo par la CIA et les services secrets belges.

Ainsi, les parrains du néocolonialisme obligèrent Kasa-vubu de destituer illégalement Lumumba le 5 septembre 1960 alors détenteur du pouvoir du peuple congolais. Dans la campagne de ces manœuvres au lendemain du 30 juin 1960, Mgr Joseph Malula fut un artisan potentiel en prêchant des mensonges contre les nationalistes.

Il annonçait dans des églises catholiques que Lumumba était communiste et qu’il veut transformer le pays en communisme. Dans le communisme, clamait Malula, ton vélo appartient à tout le monde ; personne ne peut fermer la porte de sa maison, quiconque a le droit d’entrer à ton absence pour prendre la radio de ta sueur.

Pire, ce qui dérouta complètement la population noire de Léopoldville, c’était quand l’homme de Dieu dit que : ‘‘ dans le communisme la femme d’autrui n’existe pas, lorsque vous êtes absent de la maison, votre voisin est libre d’y entrer et de coucher avec votre femme’’. Voilà ce mode de vie que Patrice Lumumba veut introduire chez nous, le communisme.

Ce rappel est très important pour notre histoire, même si le communisme est tombé à sa source. Le néocolonialisme au Congo n’est pas seulement une fabrication des intérêts occidentaux, mais aussi de l’église catholique romaine que l’histoire nous apprend avoir été à l’avant-garde du colonialisme dans notre pays.

La grande majorité de notre peuple est constituée des jeunes nés à partir de 1960, ils doivent effacer dans leur mémoire la considération de la propagande occidentale qui vénère Malula comme le bienfaiteur nationaliste dont Mobutu avait peur.

Beaucoup des jeunes congolais-zaïrois regrettent la mort du Cardinal Malula, car s’il était encore en vie durant la période de la conférence nationale, il aurait destitué Mobutu Sese Seko.

C’est encore ici la construction d’une histoire qui risque de perpétuer le néocolonialisme dans notre pays, car Malula est l’un des grands artisans qui ont destitué illégalement Patrice Lumumba le 5 septembre 1960 et aussi qui ont porté Mobutu au pouvoir. Par ce fait, il porte devant l’histoire une partie des responsabilités sur la disgrâce de notre nation.

Certes, à une période à partir de 1969, il s’est opposé contre Mobutu face à l’alourdissement de la misère de notre peuple et les assassinats des étudiants de l’Université Lovanium. Comme aussi avant l’indépendance, il défendait la valeur nationale de Simon Kimbangu. Mais pourquoi avait-il accepté en juillet 1960 de servir la propagande de la haute finance étrangère contre le nationalisme pour implanter le pouvoir néocolonial dans notre pays ?

Toutefois, dans cette lutte de reconquête de notre souveraineté, l’église catholique romaine a dans son sein de nombreux jeunes prêtres et sœurs congolais-zaïrois, ainsi que des prêtres et sœurs blancs qui sont déterminés contre ce néocolonialisme (le mobutisme).

Nous les connaissons déjà à travers le grand travail qu’ils fournissent dans la clandestinité pour notre libération. Les mécanismes du néocolonialisme dans notre pays sont tellement présents que les intellectuels et non intellectuels, les travailleurs, les étudiants, les paysans, etc…se laissent manipuler comme des petits enfants et se retrouvent en grande partie hors de la réalité politique de notre pays.

Revenons à l’après-destitution de Lumumba. La journée du 14 septembre 1960 est la plus cruelle des vrais nationalistes où Mobutu sortit toutes ses griffés sous la protection de la Maison Blanche de Washington et du Palais Royal de Bruxelles contre l’avenir de notre nation et son peuple. Mobutu réalisa son premier coup d’Etat contre Lumumba et Kasa-vubu, mais c’était exclusivement pour se débarrasser des vrais lumumbistes et préparer leur cortège des assassinats, dont la CIA et les services secrets belges confectionnaient les listes.

Mobutu mit en place le collège des commissaires généraux néocolonialistes formés par le pouvoir colonial belge comme Marcel Lihau, Justin Bomboko, Mario Cardoso (Losembe), Jean-Jacques Kande, Albert Ndele, André Boboliko, Fernand Kazadi, Jonas Mukamba, Etienne Tshisekedi, etc…et l’autre grand traitre Damien Kandolo, jusqu’au 14 septembre 1960 directeur de cabinet de Lumumba. Victor Nendaka est nommé administrateur général de la sûreté avec une farouche haine comme Mobutu, Bomboko, Ndele et Tshisekedi contre les vrais nationalistes. Quelques jours après, Mobutu rétablit Kasa-vubu, Chef d’Etat et ce dernier nomme Joseph Iléo Premier ministre de ce collège, qui avait le devoir de rassurer la récupération de notre souveraineté par l’ex-pouvoir colonial.

Après le 14 septembre 1960, Antoine Gizenga, Vice-premier ministre de Lumumba se retrancha au bunker des nationalistes à Stanleyville avec des Ministres fidèles à Lumumba et destitués ensemble le 5 septembre 1960. Le commandant en chef, Général-Major Victor Lundula, destitué lui aussi, retrouva ses fonctions à Stanleyville et dirigea les opérations militaires contre la sécession katangaise de Moïse Tshombe et celle du Sud-Kasaï d’Albert Kalonji à Bakwanga.

Le Secrétaire Général des Nations-Unies, Mr Dag Harmaskjoel favorisa les sécessions contre le pouvoir nationaliste de Patrice Lumumba. Le 17 janvier 1961 Lumumba, Okito et Mpolo sont assassinés par des officiers belges de l’armée sécessionniste devant Tshombe, Munongo et Kibwe après leur livraison à l’aéroport d’Elisabethville en présence des soldats suédois de l’ONU.

L’ordre de leur transfert de la prison militaire de Thysville pour Elisabethville via Moanda avait été donné par Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko sous la supervision de la CIA et des services secrets belges. C’est Victor Nendaka qui fut leur convoyeur à bord d’un petit porteur de l’Air-Brousse piloté par un Belge de Thysville à Moanda.

Et de Moanda, Fernand Kazadi et Jonas Mukamba prirent la relève de convoyage à bord du DC-4 d’Air-Congo piloté par des Belges pour la destination finale de la mort à Elisabethville, au Katanga. Le 9 février 1961, la 2ème livraison de la mort des lumumbistes arriva à Bakwanga au Sud-Kasaï chez Albert Kalonji, sur ordre de Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko. C’est Nendaka qui supervisa leur embarquement à bord de l’avion de la mort à l’aéroport militaire de Ndjili. Il s’agit de Jean-Pierre Finant, Pierre Elengesa, Emmanuel Nzuzi, Jacques Lumbala, Christophe Muzungu, Joseph Mbuyi, etc…

Les réflexions de Professeur Kalele font partie des versets de notre histoire

Professeur Kalele : février 2010

«La RDC va commémorer le 50ème anniversaire de la perte de son indépendance »

Le professeur Kalele, ancien ministre, s’insurge contre le néo-colonialisme qui se révèle plus dangereux que le colonialisme. Pour lui, le Congo est devenu une colonie internationale. Il souligne que les Congolais doivent se réarmer très sérieusement pour reconquérir l’indépendance de leur pays.

1. Beaucoup de gens disent que c’est une indépendance sur papier que le Congo a eu en 1960. Il n’a jamais été véritablement indépendant. Qu’en pensez-vous ?

Professeur Kalele: Ils n’ont pas tort. Il y a eu un mouvement général «la décennie des indépendances africaines» qui était venu après la Deuxième Guerre mondiale. Les Africains sont appelés à se battre aux côtés des Européens pour les libérer de l’emprise allemande. Ils découvrent donc qu’ils peuvent aussi demander leur indépendance.

Ce qui va suivre, c’est un problème réel compte tenu de la manière dont cette indépendance a été octroyée. Après avoir résisté très longtemps, les Belges ont été bousculés, puis ont lâché. Mais vous retrouverez également dans la lettre de Lumumba à sa femme Pauline, la toute dernière lettre, dans laquelle il dit qu’à peine accordée, cette indépendance a été arrachée.

Lumumba a été non seulement tué mais il a été empêché de gouverner le pays. Ensuite, sont venues les sécessions katangaise et du Sud-Kasaï, les guerres interethniques. Partout, le pays était ingouvernable. Lumumba parti, il y aura une accalmie. Mais le néo-colonialisme va s’installer et se révélera plus dangereux que le colonialisme. Parce que du temps de la colonie, on construisait des écoles, des hôpitaux, des routes, etc. Mais durant le néo-colonialisme, on ne fait que piller.

Avant que Laurent-Désiré Kabila qui appartenait à la jeunesse lumumbiste ne cherche à relancer le mouvement dans les années 90, il a eu d’abord Pierre Mulele qui a parlé de la deuxième indépendance.

Les puissances coloniales sont revenues pour combattre les Mulelistes. Une étude a même été financée abondamment par le Pentagone pour connaître la sorcellerie, les fétiches, les aliments des Mulelistes et les détruire. C’est comme cela que les Mulelistes ont été liquidés et les autres Lumumbistes poursuivis. Et quand Laurent-Désiré Kabila arrive, il tente de recouvrer cette indépendance.

On va se débarrasser de lui très vite. Aujourd’hui, effectivement, le Congo est simplement une colonie de la Belgique, une colonie internationale. Parce que les pays occidentaux ont changé de tactiques. Mais il se fait que, quand les gens revendiquaient l’indépendance, ces pays se confrontaient à plusieurs colonies à la fois. Personne ne pouvait aider personne. Maintenant, la stratégie est de se mettre en place pour coloniser. Aujourd’hui, quand vous touchez à la France, vous touchez aux Etats-Unis, à l’Allemagne, à l’Angleterre, etc.

2. Vous dites que le néo-colonialisme s’avère plus dangereux que le colonialisme, faut-il que le peuple se dresse contre le néo-colonialisme comme il l’a fait du temps du colonialisme ?

Professeur Kalele: Vous ne pouvez pas aller dans le schéma classique avec la lutte armée ou la non-violence. On ne peut réussir une révolution, sans les masses populaires. Donc, quelle que soit la voie que vous impose la conjoncture politique du moment, vous devez compter avec les masses populaires.

Et lorsqu’elles sont mobilisées et politisées, elles dégagent les énergies telles qu’aucun pouvoir oppresseur ne saura résister. Je prends un exemple : qui croyait que les Belges pourraient être chassés de ce pays ? Lorsque le vrombissement d’un véhicule retentissait dans un village, tout le monde fuyait.

Lorsqu’un seul Belge en culotte, escorté par deux policiers, faisait oublier aux parents les noms de leurs enfants au recensement, ils étaient fouettés. Après la fessée, ils devaient dire merci ! Mais avec la dynamique populaire dégagée par Lumumba, le peuple s’est mis debout et les Belges ont dû fuir. Il en est de même de Mobutu.

Qui pouvait croire qu’il pouvait partir en dépit de tous les fétiches africains et indiens ainsi que de toute la magie mis à sa solde et à celle de ses collaborateurs dans un pacte de sang (Prima Curia). Sans oublier l’argent donné dans les cartons.

Lire la suite

dimanche 21 février 2010

Pourquoi ce 30 juin 2010 ? Ce qu’on ne dit pas du Congo-Belge !

WikioCette journée doit servir les Congolais de mieux comprendre leur histoire. Les hommes qui se veulent dignes devraient faire un examen de conscience sur ce qu’aurait pu être réellement ce 50ème anniversaire si notre pays avait été livré en de bonnes mains.

50 ans d'indépendance de la République Démocratique du Congo ?

Le discours de Patrice Lumumba le 30 juin 1960 à Léopoldville devant le Roi Baudouin 1er, n’a pas d’égal jusqu’à ce jour. Ce jeune homme de 35 ans a symbolisé aux yeux du monde entier, l’espoir pour ce qu’allait devenir le Congo indépendant, dont les richesses immenses allaient bénéficier finalement aux êtres humains sans distinction raciale.

Cette glorieuse journée a été de grandes fêtes jusque dans l’arrière forêt de notre vaste nation parce que l’exploitation, la répression, l’inégalité sociale entre les Blancs et les Noirs avaient été jusque ce jour-là les règles contre notre peuple colonisé par la force.

La formation des cadres fut la grande priorité de Patrice Lumumba, car les colonialistes pour abrutir l’avenir des Congolais, avaient bien pris soin de ne former que des boys en grand nombre sur environ 15.000.000 des Noirs.

Ainsi pour 100.000 colons on comptait 800.000 boys, à savoir 8 boys Congolais pour 1 colon.

Pour qu’un Noir accède à certains postes administratifs coloniaux ou des secteurs privés au Congo-Belge, il lui suffisait d’obtenir le certificat de 5 ans d’études primaires, suivi d’une bonne note en religion et morale, c’est-à-dire qu’il fallait s’assurer la garantie de la soumission coloniale. Les quelques diplômés Noirs des écoles normales (3 ans poste-primaire) étaient destinés à être des moniteurs dans les écoles primaires des Noirs.

Par contre les Blancs avaient tous une formation universitaire ou d’autres qualifications élevées, preuve évidente que la politique coloniale belge ne voulait pas nous préparer à assumer les responsabilités qu’elle avait ramenées chez nous.

De tout ceci, Patrice Lumumba avait déclaré le 30 juin 1960 que c’était bien fini, que notre nation était aujourd’hui dans les mains de ses fils qui allaient faire voir au monde ce que l’homme noir était capable de réaliser quand il travaille dans la liberté.

Mais, travailler dans la liberté voulait dire pour les gourmands colonialistes un gros manque à gagner, car avec Lumumba et ses peu vrais lumumbistes, aurait pris fin l’exploitation injuste de nos richesses, exploitation qui niait un profit équitable à nous propriétaires autochtones.

C’est ainsi que les coups pour abattre les visions de Patrice Lumumba furent organisés par l’Occident, qui fabriquait au même moment ses marionnettes congolaises pour servir les intérêts qui nous maintiennent dans un désordre permanent. Tous les espoirs auxquels aspirait notre peuple au lendemain de l’indépendance pour sortir de l’humiliation coloniale lui ont été confisqués.

Notre forte présence aujourd’hui en Occident est la preuve de cette confiscation. A l’époque coloniale, il n’y avait pas des Congolais-boys en Occident et être boy, jardinier, gardien, etc…au Congo-Kinshasa signifie la honte, le travail ridicule.

Mais voici que de nombreux intellectuels congolais, des cadres universitaires ou ayant une formation élevée, de valeureux ouvriers et apprentis dans divers métiers modernes, des femmes spécialisées se retrouvent dans le marché du travail le plus ridicule de l’Occident au détriment du progrès de notre nation qu’avait voulu Patrice Lumumba.

Et une fois de retour au pays ou en congé, la grande majorité d’entre nous ne veulent pas qu’on parle du travail qu’il fait en Europe.

Voilà chers compatriotes et nos vrais amis étrangers, la place que veulent pour nous les protecteurs du néocolonialisme, qui n’est plus le colonialisme belge, mais le colonialisme international ensemble à leurs marionnettes congolaises pour le vol continu de nos richesses.

Aujourd’hui, malgré notre formation intellectuelle, formation qui, à l’époque nous fut niée par nos colonisateurs, notre secteur privilégié de travail en Europe est pire que celui qui nous était réservé au Congo-Belge.

Je n’hésite pas à accepter sans honte qu’il y a aujourd’hui beaucoup plus de boys intellectuels congolais en Occident qu’à l’époque où nous n’avions pas reçu la même formation que les Européens.

Dès aujourd'hui, notre préparatif de cinquantenaire doit s’orienter à la conscience profonde de discours de Patrice Lumumba, pour mieux comprendre les raisons de son ignoble assassinat, car sa vision politique est immortelle pour tous les êtres humains sans distinction raciale. Elle représente la victoire.

Chers compatriotes et nos vrais amis étrangers, pour quelle raison les assassins de notre souveraineté et leurs marionnettes congolaises devraient-ils organiser avec pompe ce cinquantenaire rempli de cortège de destruction et de pauvreté de notre peuple qui est pire de l’époque coloniale elle-même.

Notre peuple doit savoir que c’est la célébration de nos peines par des voleurs néocolonialistes congolais et leurs complices étrangers. Nous devons considérer ce cinquantenaire un deuil national pour tous les patriotes tombés sur divers champs de bataille contre le néocolonialisme depuis le 30 juin 1960.

Si nous acceptons cette fête comme veulent les néocolonialistes et leurs protecteurs, ceci voudrait dire que nous maudissons notre capacité intellectuelle acquise dans la souffrance corporelle et morale dans cette prolongation du colonialisme qui dure depuis 130 ans.

Un homme digne et conscient du sort auquel est réduit notre pays et notre peuple, doit faire de la lutte pour la reconquête de notre souveraineté nationale et de notre respect humain, sa préoccupation journalière avec bravoure.

Engageons-nous avec détermination dans cette lutte contre le néocolonialisme, car la victoire totale sera glorieuse pour notre peuple.

Ayons donc le courage nous légué par Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Pierre Mulele et Mzee Laurent Kabila pour valoriser nos énormes capacités humaines pour l’avenir de notre pays et la prospérité de notre peuple, car nous avons un très beau riche pays où nous pourrions vivre vraiment heureux avec les autres peuples honnêtes sans distinction raciale.

Lire la suite

vendredi 25 décembre 2009

Verbatim du néocolonialisme au Congo-Kinshasa II

Connaître + Comprendre = Sortir de l’ignorance

M'zée Laurent-Désiré Kabila, Patrice Emery Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa za Banga

Après avoir vécu comme tout enfant dans sa propre famille, l’homme devient grand de mentalité et cherche à s’arranger pour pouvoir surmonter les faits quotidiens que tout être humain (riche ou pauvre) rencontre dans ce dur parcours terrestre.

Ayant vécu dans la nature africaine de notre immense beau Congo aux divers admirables paysages du Sud au Nord et de l’Ouest à l’Est dans son étendue géographique créée par des hommes comme tous les autres pays africains, car les frontières africaines ont été tracées par des hommes qui n’avaient pas respecté nos origines à la conférence internationale de 1885 à Berlin comme si les êtres humains n’existaient pas en Afrique.

Je me sens très déshonoré face à nos ancêtres africains, ceux qui avaient vécus dans la dignité sans technologie de pointe que nous envions aujourd’hui, mais qui étaient très développés dans leur propre civilisation avec des architectes, chasseurs, cultivateurs, pêcheurs, artistes, forgerons, etc…l’exemple encore vivant ces outils ancestraux des pêcheurs Wagenia à Kisangani.

Ces outils placés au milieu des rapides du fleuve Congo par eux-mêmes sans l’assistance technologique européenne de la conférence de Berlin en 1885, l’explorateur anglais Morton Henri Stanley les avait trouvés en place.

C’est très déshonorant parce que nos ancêtres de l’époque de Jésus, de Mahomet ou de Bouda, etc…n’ont pas survécus grâce aux aides qui leur arrivaient de l’Europe de la domination romaine.

Ce petit rappel est juste pour faire la différence de la vie dont nous affrontons aujourd’hui à travers l’arme de la supériorité technologique entre les hommes du monde actuel.

S’il y a injustice entre les races de la terre, d’où vient-elle ? De notre volonté ou celle de Dieu créateur ? Si c’est de Dieu créateur, à quoi est-il Dieu d’amour et bienveillant ? De même il serait injuste d’impliquer le Diable dans la misère des hommes, mais qui l’a créé et lui a donné toutes les forces pour dominer le monde dans le mal si cela est vrai ?

Je parle en nègre naturel, et je le resterai dans ma peau toute la vie, car ce n’est pas le fait de vivre dans les pays industrialisés et de la haute technologie que ma peau changera de couleur noire en blanche.

Certes, nous ne devons plus vivre matériellement et organiquement comme nos ancêtres dans ce nouveau monde après l’esclavage et le colonialisme, sinon tous ces diplômes des universités européennes et autres formations de qualité nous servent à quoi pour comprendre que le néocolonialisme est le pire de tous les systèmes des dominations qui existent.

C’est ça la vraie origine de nos malheurs après la confiscation de notre indépendance le 5 et 14 septembre 1960. Pierre Mulele avait donné l’alerte le 9 juin 1963 : Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.

Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

Pour toutes ces raisons, nous devons retracer notre histoire avant l’esclavage, pendant l’esclavage, pendant le colonialisme, de l’indépendance et du néocolonialisme qui persiste.

Sachons bien que, sans connaissance de l’histoire, il est impossible de sortir de l’ignorance et réaliser mieux pour l’avenir. Les hommes ont le devoir de collaborer sincèrement en connaissant le bon et le mal, c’est-à-dire l’apport de chacun doit être dans le sens positif du bien-être humain sans considération d’une quelconque supériorité.

A titre d’exemple : n’oublions pas la théorie de la colonisation du Roi Léopold II de Belgique qui disait aux missionnaires catholiques qui venaient pour la première fois évangéliser les Noirs : vous partez au Congo non pour les apprendre le Bon Dieu, car les Noirs connaissaient depuis toujours leur Dieu (Nzambi ya Mpungu), mais leur faire croire notre Dieu des Blancs au nom de l’évangile.

Certainement ils vous poseront des questions sur le comportement que vous aurez là-bas contrairement à la Bible, et vous les répondrez : faites ce que je dis et non ce que je fais.

Nos ancêtres émus par des longues barbes de ces missionnaires, des chaussures, des pipes, chapeaux, etc…se laissèrent entraînés dans la nouvelle croyance qui finira par porter ses fruits, la soumission aveugle.

En 1920, un Noir Congolais avait compris les droits humains sans connaître l’Europe libre ni son histoire des libertés.

Il se lança dans une intense activité syndicale pour défendre le bien-être de tous sans distinction raciale, Blancs et Noirs devraient vivre en égalité bien que les premiers avaient la supériorité technologique de transformation de nos matières premières.

Ce grand homme s’appelait Simon Kimbangu. Il fût maltraité dans des Huileries du Congo-Belge à Léopoldville, heureusement c’était après la période des mains coupées sinon il allait être amputé. De 1921 à 1951, il subit la détention dans une cellule de 3m X 2m pendant 30 ans.

Il mourut en prison le 12 octobre 1951 sans que la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 le soutienne une seule fois.

Il fut conduit dans cette prison à plus de 3.000 Kms de sa base (N’Kamba) dans des conditions les plus inhumaines, plus que les expulsions aujourd’hui des Africains de l’Europe en Afrique. Ses adeptes (150.000) furent relégués à l’Est du pays avec interdiction de prononcer le nom de Simon Kimbangu dans tout le Congo-Belge.

En réalité, Kimbangu comme la plupart des enfants de leur époque, fût baptisé chrétien protestant jusqu’à devenir catéchiste, d’autres étaient des baptisés et catéchistes catholiques.

C’est ici qu’il découvrit la réalité de la Bible, qui lui permit d’interpeller les Européens de considérer les Noirs comme des êtres chers, comme eux-mêmes des Blancs, car il n’y a aucune raison de la supériorité des uns envers des autres.

La lutte de Kimbangu est la première déclaration universelle des droits de l’homme dans le monde, car elle a 27 ans d’ancienneté sur celle du 10 décembre 1948 qui n’est toujours pas respectée, sinon il n’y aurait pas le néocolonialisme aujourd’hui.

La parole spirituelle de Kimbangu devant les foules était : faites ce que je dis et suivez mon exemple.

Ce fut le contraire des missionnaires colonialistes qui disaient : faites ce que je dis et non ce que je fais. Ils étaient en contradiction avec leur propre livre saint (la Bible).

La lutte de Kimbangu est celle d’envoyé de Dieu le Père pour sortir les Noirs des servitudes des colonialistes.

Les malades de tout genre quittèrent les hôpitaux, pour aller se faire guérir chez le nègre Simon Kimbangu dans le village de N’Kamba.

Revenons un peu en arrière. Deux jours avant qu’il se rende aux autorités coloniales, il dit à la grande foule des adeptes à Mbanza-Nsanda le samedi 10 septembre 1921 : Mes frères, l’esprit est venu me révéler que le temps de me livrer est arrivé.

Avec mon arrestation commencera une période terrible des persécutions pour moi-même et pour un grand nombre de personne.

Il faudra tenir ferme, car l’Esprit de notre Dieu Tout-Puissant ne nous abandonnera jamais. J’ai été envoyé pour libérer le peuple kongo et la race noire du monde.

Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.

Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s’installera.

Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront.

La misère s’installera. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs.

Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des blancs.

Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents.

Continuer à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre.

Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples du Kongo.

Un enseignant viendra avant mon retour pour écrire ce Livre. Il sera combattu par la génération de son temps, mais petit à petit, beaucoup de gens comprendront et suivront son enseignement. Pourquoi tuer votre prochain et espérer rester en vie et pour combien de temps ?

La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde européen.

Elle ne saura plus les principes maritaux de ses ancêtres. Elle ignorera sa langue maternelle.

Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Il faut les enseigner à vos enfants et à vos petits enfants.

Le lundi 12 septembre 1921 Kimbangu s’est rendu aux autorités coloniales sans aucune violence, il est arrêté et conduit à Thysville où il sera jugé par un tribunal militaire qui le condamne à la peine capitale.

Les missionnaires chrétiens catholiques avec leur Sainte Bible réclamèrent qu’il soit pendu dans l’immédiat en public pour servir d’exemple, que cela ne se répète plus. La peine fut commuée à perpétuité par le Roi des Belges.

Si la lutte pacifique de Simon Kimbangu était reconnue par les colonialistes en 1921, c’était la création de la première grande société multiraciale dans le monde.

Le Congo et la Belgique allaient être unis jusqu’à l’infini dans la paix des cœurs, car les Belges et les Congolais allaient servir l’intérêt commun sans plus parler de l’exploitation coloniale ni réclamer l’indépendance. La justice était faite.

Je relate brièvement cette histoire congolaise, pour dire que notre lutte, celle des hommes justes et de paix dans notre pays ne date pas d’aujourd’hui.

Malheureusement, nous manquons des historiens et des pédagogues pour transformer notre histoire en manuel scolaire pour qu’elle soit enseignée dans tous les niveaux de l’éducation moderne (de l’école primaire à l’université).

L’histoire qui ne sera pas enseignée aux Nations-Unies, à Paris, à Bruxelles ou à Washington comme l’a si bien dit Patrice Lumumba avant de verser son sang pour notre cause.

Je ne minimise pas les valeurs des diplômés universitaires congolais en matière d’histoire et autres.

Mais nous devons nous interroger à quoi servent ces diplômes, quand on évoque que la politique actuelle sans faire connaître à nos cadets et à nos enfants la réalité de notre histoire, même celle vécue par nous de l’époque coloniale jusqu’aujourd’hui.

Je dis nous, ceux des générations de 1930, 1940 et 1950 car beaucoup sont en vie et détenteurs de ces diplômes qui ruinent le pays depuis le lendemain du 30 juin 1960.

Comment les générations de 1960, 1970, 1980 et celles de 1990 peuvent-elles écrire l’histoire qu’elles n’ont pas vécue quand nous ne les balisons pas de la réalité ?

Voilà le risque qu’un jour l’histoire sera écrite par eux dans une coquille vide, car ces nouvelles générations congolaises se retrouvent à cause de nous, dans une confusion de l’histoire vraie de notre pays.

Alors, se libérer du néocolonialisme n’est pas pour bientôt.

Patrice Emery Lumumba s’explique en janvier 1960 à Bruxelles

J’ai 35 ans. Je suis né dans le territoire de Kata-Kokombe. C’est ainsi par exemple que mes parents sont des catholiques, ils se sont mariés religieusement à l’église.

Nous sommes quatre enfants, tous de garçons. Nous avons été élevés dans la doctrine catholique, toutes mes études primaires je les ai faites chez les protestants.

J’ai souvent lutté contre l’injustice. J’ai été profondément éduqué dans la doctrine chrétienne, j’avais ce sentiment, et mon père, ma mère m’ont toujours dit : « il ne faut pas être méchant, il faut toujours être bon envers les gens même quand on vous a frappé, il ne faut pas répondre », et alors je n’ai jamais compris dans ma vie pourquoi à l’école on nous enseignait toujours d’être bon, il faut la charité chrétienne, il faut l’amitié entre les hommes.

Comment on peut concilier l’instruction que l’Européen nous donnait à l’école, les principes de civilisation et de morale avec les actes que ces Européens commettaient vis-à-vis de la population noire.

Et c’est en faisant cette observation jour le jour, en comparant les principes qu’on nous enseignait, les actes que ceux qui nous enseignaient commettaient, je voyais chaque fois la contradiction.

C’est ainsi que j’ai commencé n’est ce pas à prendre de plus en plus conscience, que, alors j’ai commencé à étudier les révolutions à travers l’humanité, très souvent la révolution française, les causes qui ont été à la base de cette révolution, pourquoi ces gens se sont révoltés, pourquoi ils ont lutté pour la liberté, et j’ai compris que vraiment à travers toutes les révolutions, il y a un élément profond, c’est la lutte contre l’injustice, contre l’oppression.

Quelle bombe avait Lumumba pour faire peur aux Occidentaux ?

Lumumba écrit à son ami Emile Luhahi à Wembo Nyama

Stanleyville, mercredi 28 avril 1954

Mon cher Emile,

Vous m’avez demandé au sujet de mon avenir, de mes projets. J’ai trop de projet qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.

Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être un riche, ignorant.

Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ma patrie.

A l’école on ne me donne que les instruments – il m’appartient de bien utiliser ces instruments pour qu’ils me soient des auxiliaires précieux.

Quels sont ces instruments ?

Ce sont les rudiments du savoir qu’on nous a enseignés sur les bancs de l’école. Ces rudiments, nous devons maintenant les manier, les subtiliser, les raffiner pour obtenir un résultat supérieur à celui primitivement acquis.

Je vous affirme, mon cher Emile, qu’on peut devenir un vrai universitaire, c’est-à-dire acquérir une instruction quasi-universitaire – tout en restant chez-soi, tout en apprenant avec persévérance, avec méthode.

Je vous dis cela par expérience que j’ai acquise depuis une longue date.

Pour vous faire toucher la chose du doigt, je dois prendre mon propre exemple : quels sont mes antécédents scolaires ? Vous les connaissez certes.

Mais comment puis-je atteindre mon degré d’instruction actuel ?

C’est surtout grâce à mon effort personnel, à mon perfectionnement personnel, à ma persévérance.

Aujourd’hui même les Européens me qualifient d’un redoutable.

Un ami européen m’a dit un jour ceci : « Tous les milieux européens disent que Lumumba veut imposer sa supériorité intellectuelle tant aux Congolais que des Blancs ».

Cette idée et ce jugement proviennent par suite de brûlantes polémiques pour lesquelles je sors toujours victorieux.

Ici à Stan, tous les Congolais me prennent pour un magicien (ce qui est faux), les Européens me prennent pour un homme qui a fait des études supérieures.

Beaucoup d’Européens, entre autres mes chefs de service, affirment que je suis plus instruit que beaucoup d’Européens.

Je vous dis tout cela sans l’ombre de prétention ou de vantardise (sic), mais il est nécessaire à ce que je vous le dise parce que je vous prends pour un de mes amis intimes, afin que vous puissiez vous faire une idée exacte et apprécier le perfectionnement personnel et continu est nécessaire à tout être qui veut arriver à quelque chose ici-bas.

Comme vous le savez depuis l’année passée, il est toujours question pour moi de poursuivre un enseignement universitaire.

J’ai été admis à l’Université de Kimwenza suite à l’arrangement de Monsieur Clément, mais cela n’a pas pu encore se réaliser par suite de ma situation matrimoniale parce qu’il n’y a pas encore de logement pour étudiants mariés – à moins que je divorce pour devenir célibataire !!! Ce qui ne sied pas bien (sic).

C’est problématique ! De toute façon je ne perds pas confiance.

Ou bien j’irai à l’Université, ou bien je ferai des cours par correspondance pour le même genre d’études, c’est ce que j’ai déjà commencé (depuis le début de ce mois) au Centre d’Etudes Supérieures de Bruxelles.

Merci beaucoup pour les journaux, je les ai reçus. Je vous enverrai ma souscription pour un abonnement d’un an.

Envoyez-moi toujours les journaux par avion. Voilà ce qu’on ne connait pas de Lumumba.

L’appeler Héros national pour avoir été assassiné suite à notre souveraineté ne suffit pas.

Explorons aussi les provenances de sa force, car les colonialistes et les néocolonialistes ont peur que cette force habite nos esprits pour l’avenir de notre nation.

Révisons nos diplômes universitaires et autres par rapport à la détermination de Lumumba en 1954, car ils font de nous des hommes sans notion de l’histoire en se laissant téléguidés par les coupables de notre misère.

Le peuple doit sortir de l’obscurité

Est-ce qu’il nous faut 400 partis politiques pour reconquérir notre souveraineté nationale ?

Comment le peuple ne comprend toujours pas les raisons des martyres de nombreux nationalistes assassinés par les néocolonialistes avec la complicité occidentale ?

Comment le peuple se laisse manipuler par les coupables de leur misère qui ont implanté ces nombreux partis politiques de la soi-disant opposition démocratique ?

Le peuple congolais est-il vraiment voué au changement ?

Se bat-t-il vraiment pour son avenir ?

Des questions apparemment sans réponses !

Je parlerai plutôt d’un peuple désertique, dans la mesure où il compte pour son futur aux mêmes destructeurs de notre pays.

Un peuple impuissant de dire NON aux faux opposants et à leurs partis, alors que ce sont eux qui sont à la base de notre misère et ils le seront toujours.

En tout cas le peuple a le devoir de dire aux néocolonialistes et leurs héritiers « notre désespoir c’est vous ».

Parce qu’après tout, ils font la politique juste pour piller le pays des avoirs qui allaient nous rendre tous heureux.

Le peuple doit rappeler à ces néocolonialistes et leurs héritiers, qu’au 30 juin 1960 il y avait des écoles, des hôpitaux, des routes, l’abondance alimentaire, etc…bref, l’appareil social et économique fonctionnait pour la prospérité de toutes les futures générations.

Et voilà jusqu’au 17 mai 1997, 37 ans après, le mobutisme (néocolonialisme) nous a dépouillés de toutes les infrastructures indispensables à notre développement, émancipation mentale et bien-être.

Ainsi, aux jeunes qui n’ont pas connu Lumumba, ceux à qui est cachée notre histoire, sachez qu’on n’est pas seulement intellectuel lorsqu’on dispose d’un diplôme universitaire.

Ce n’est pas en ayant une connaissance approfondie de l’histoire et la géographie occidentale qu’on est vrai intellectuel.

Je voudrais tirer l’attention de nos jeunes, que bon nombre de chercheurs universitaires européens n’ont aucune idée de notre pays, pour ne pas mêler toute l’Afrique.

Ils n’ont ni connaissance historique et encore moins géographique de notre pays.

Et lorsqu’ils parlent de notre histoire, c’est juste pour faire la rhétorique de diverses guerres tribales qui sévissent depuis des décennies.

De la géographie, c’est celle des ressources minières tant convoitées (cuivre, cobalt, or, diamant, coltan, uranium, …) reposant sous les pieds d’un peuple misérable alors propriétaire d’une immense terre fertile sans besoin d’engrais chimiques, d’une vaste riche forêt et des cours d’eau inépuisable.

Enfin, lorsqu’ils vont plus loin, ils parlent de Patrice Lumumba.

En effet, les Européens connaissent Patrice Lumumba et ce, parfois sans avoir fréquenté l’école.

D’ailleurs, tous les historiens européens et autres intellectuels le traitent avec dignité et considèrent son assassinat un tort quasi insurmontable pour la prospérité des Congolais.

Les Européens apprennent à leurs enfants et petits-enfants leur histoire comme pour dire plus jamais ça !

Ne dit-on pas que l’avenir croît sur les ruines du passé ?

Cela permet au peuple de ne jamais supporter un régime fasciste dans leur pays.

Et on voit les dignitaires nazis et collaborateurs, poursuivis jusqu’à ce jour depuis presque 65 ans après la seconde guerre mondiale.

Tout ceci rentre dans le cadre de « plus jamais ça ! » et c’est très instructif pour les générations futures.

Au Congo cependant, ce sont les assassins du peuple et de la nation qui se présentent librement en démocrates.

Et comme pour dire que le pays leur appartient, on voit des criminels de droit commun et de guerre dans les activités politiques publiques.

Ce qui rappelle le « Collège des Commissaires Généraux » la base du néocolonialisme et des assassinats de la CIA contre les lumumbistes et de la destruction du pays depuis septembre 1960.

Nous devons être comme des Européens, connaître la vraie histoire de notre pays, les raisons de notre lutte depuis la confiscation de notre souveraineté par le néocolonialisme le 5 et 14 septembre 1960, la vraie signification du néocolonialisme, qui sont les néocolonialistes et leur rôle.

Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.

Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur.

Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur *.

Pierre Mulele le 9 juin 1963

Il n’est pas un pêché ignorer l’histoire de Napoléon, de Jules César, la frontière entre la Grèce et la Turquie, car beaucoup d’Européens croient que le Congo a les frontières communes avec le Sénégal, le Tchad et le Nigéria.

Il nous est impérieux de s’intéresser avant tout de notre propre histoire et de dire un grand NON à tous ceux qui sont pointés du doigt comme coupables de notre misère, des cambrioleurs publics.

Par exemple à tous ceux qui sont cités ouvertement dans les biens mal acquis et les assassinats par leur propre conférence néocoloniale, qui, pour tromper le peuple, a été baptisée conférence nationale souveraine sans souveraineté.

Voilà pourquoi, chaque néocolonisé doit être la lumière appelée à confondre les adeptes du mal dans notre pays, car les retournements actuels ainsi que leurs acteurs ne trouvent leur notion que dans la logique de perpétuer le néocolonialisme (le mobutisme) par l’entremise de la soi-disant démocratie des accords de Sun City, qui veut nous faire croire à la liberté de notre peuple, alors que c’est la résurrection du néocolonialisme mort le 17 mai 1997.

Si le peuple rejetait en bloc cette manœuvre, en restant sur la voie tracée par Mzée Kabila contre la soumission étrangère, ce serait la victoire sur le néocolonialisme, car notre jeune peuple qui n’a pas connu Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Pierre Mulele et beaucoup d’autres nationalistes assassinés sur ordre de la CIA, a vécu de ses propres yeux la réalité de la lutte de Mzée Laurent Kabila, qui est gage d’un futur radieux pour notre nation.

Pour les jeunes qui crient Pierre Mulele criminel, qu’ils sachent que les Européens et le reste du monde se moquent de nous car c’est l’une des preuves que les Congolais ignorent l’histoire de leur pays. Pierre Mulele a vécu publiquement au Congo après le 30juin 1960, que 75 jours.

Ministre de l’Education Nationale de Lumumba, ils ont été révoqués ensemble illégalement par le Président Kasa-vubu le 5 septembre 1960.

Il fut le plus recherché des fidèles de Lumumba après le 14 septembre 1960 par la CIA, la Belgique, Mobutu, Bomboko et Nendaka.

A l’arrestation de Lumumba, il parvient à rejoindre Gizenga, Gbenye et le Général Lundula à Stanleyville.

Ensuite, il est désigné ambassadeur des nationalistes au Caire en Egypte chez le Président Abdel Gamal Nasser Chef de fil des Africains contre l’impérialisme.

Pendant la grande rafle des lumumbistes à partir du début 1963 au Congo, alors que Gizenga était en prison à Bulambemba, Gbenye et les autres à Brazzaville, Pierre Mulele se rendit en Chine Populaire (Chez Mao) pour la formation d’insurrection paysanne.

A l’époque la Chine Populaire n’avait pas des relations ni diplomatiques ni économiques ni culturelles avec l’Occident et les Nations Unies, excepté la Suède.

Après la formation, il rejoignit clandestinement le Kwilu où il déclencha l’insurrection paysanne contre le néocolonialisme le 1er janvier 1964, le dialogue étant impossible avec les néocolonialistes armés et soutenus par l’Occident. 60% du pays sont libérés.

Les néocolonialistes et assassins des nationalistes attrapés, sont exécutés publiquement avec l’approbation du peuple, il n’y avait jamais d’assassinats secrets.

C’est le peuple lui-même qui dénonçait les néocolonialistes et leurs collaborateurs dans les territoires libérés. Alors que la libération de Léopoldville était proche, les armées américaine, belge et des mercenaires blancs avec à leur tête le Colonel Belge Van Del Wald agressent le 24 novembre 1964 les territoires libérés en massacrant plus de 200.000 paysans armés des flèches, machettes, bâtons, lances, des fusils pupu et quelques soldats de l’ANC qui avaient rallié l’insurrection. Le monde entier condamna le génocide de Van Del Wald, sauf l’Occident.

Ainsi, l’Assemblée Générale de l’ONU exigea son expulsion du Congo et il fut rappelé en Belgique avant fin décembre 1964.

Voilà ce que les jeunes Congolais ne connaissent pas.

La propagande occidentale a transformé Pierre Mulele en criminel, alors que c’est Van Del Wald qui est le criminel des paysans Congolais.

De même ceux qui disent que Laurent Kabila est criminel du peuple congolais dans la guerre de l’AFDL contre Mobutu.

Voilà une autre propagande néocoloniale, il n’y avait pas des morts des civils congolais dans cette guerre en dehors entre soldats de part et d’autre à Kisangani et Kenge.

Les morts civils étaient des Hutus tués par les Tutsis avec leur haine, dont l’ONU criait au génocide.

Mais ces mêmes Hutus sont massacrés officiellement aujourd’hui à l’Est du Congo par des armées néocoloniales de Paul Kagamé et Joseph Kabila avec la complicité de l’ONU.

Ceux qui qualifient M'zée Laurent-Désiré Kabila de criminel, ce sont des mobutistes oubliés par leur pouvoir néocolonial actuel qui règne dans notre pays.

C’est ça la vérité.

Pour que la RDC soit dirigée avec espoir

Dans un pays sans vocation égalitaire, si l’on veut réellement la réussite nationale il serait mieux de s’adapter à un régime présidentiel sans premier ministre : la Présidence de la République, le Parlement et le Sénat suffisent.

L’expérience du pouvoir congolais en 1960 devrait nous servir de leçon, si vraiment on a la volonté de faire de notre pays un espoir pour toutes les générations futures, car le système imposé par les colonialistes peu avant l’indépendance et qui porta Lumumba de former le premier gouvernement congolais, était porteur de la confusion des pouvoirs d’Etat.

De l’oppression politique coloniale sans culture de la démocratie occidentale, les Belges obligèrent un gouvernement d’union nationale où les vainqueurs et les vaincus politiques congolais se sont retrouvés ensemble pour gouverner.

Ainsi, on avait vu un gouvernement constitué des nationalistes et des anti-nationalistes (pro haute finance étrangère).

Il est vrai qu’il y avait des évolués ou immatriculés congolais, des Noirs qui s’intégraient au statut des Européens avant l’indépendance.

Ce qui est à savoir, qu’il n’y avait pas parmi ces immatriculés des riches à travers leurs salaires, bien qu’ils avaient des belles maisons à crédit de fond d’avance, des voitures, mangeaient à leur faim et leurs enfants étudiaient dans des écoles européennes de la colonie.

Toutefois l’alimentation était à la portée de tous les habitants (blancs et noirs) du Congo-Belge.

Ce sont ces hommes sans assez d’argent qui se disputèrent les premières élections politiques congolaises pour devenir Députés nationaux, Sénateurs et Députés provinciaux.

Le chemin pour trouver l’argent de leurs campagnes électorales, était celui de la corruption coloniale.

Seuls les partis nationalistes échappèrent à cette corruption, MNC/L suivi du PSA d’Antoine Gizenga, du CEREA d’Anicet Kashamura, l’Association Balubakat de Janson Sendwe et la Coalition Kasaienne.

Le MNC/L remporta ces élections législatives avec ses alliés (PSA, CEREA, Balubakat et la Coalition kasaienne) car d’aspiration nationaliste.

L’argent de propagande nationale du MNC/L provenait de la vente des cartes des membres adhérant en masse dans le parti, comme aussi pour ses alliés.

Par contre, les partis opposés aux nationalistes, donc le PNP avec Boliya, Delvaux, Dericroyard et certains chefs coutumiers, CONAKAT de Moïse Tchombe, PUNA de Jean Bolikango, MNC/K d’Albert Kalonji et l’Union Tribale des Mongo (UNIMO) de Bomboko leur propagande était soutenue par la haute finance étrangère. Tandis que l’ABAKO à vocation séparatiste et fédérale, s’était autofinancé par la vente des cartes de membre uniquement aux originaires de l’ethnie Bakongo du Bas-Congo.

En réalité, il n’y avait aucune raison que le premier gouvernement congolais soit de l’union nationale, car il y avait une coalition des vainqueurs de même conviction.

Ce gouvernement était constitué des incorruptibles sous la direction de Lumumba et des corrompus sous la direction de Bomboko et Delvaux.

Le ministre des affaires étrangères fut Bomboko sur proposition des Belges, en cas de refus, ils bloqueront les avoirs financiers congolais au premier gouvernement.

Lumumba céda pour garantir l’unité nationale.

La plaidoirie de Lumumba dans les deux Chambres réunies le 9 août 1960, ainsi que toutes les manœuvres de la Maison Blanche, la CIA et la Belgique pour renverser Lumumba, l’arrêter et l’assassiner, prouvent comment l’Occident a organisé le néocolonialisme au Congo.

Dans le régime présidentiel du type américain, quelque soit leur méfait contre notre nation depuis 1960, éviterai une telle confusion politique.

Car le Président est élu au suffrage universel direct par le peuple et forme son gouvernement sans besoin d’une majorité parlementaire.

Bien qu’il a le pouvoir de mener sa politique intérieure et extérieure, il est quand-même sous contrôle des parlementaires et sénateurs pour que certaines décisions soient appliquées.

Ils ont le pouvoir de refuser un membre du gouvernement ou un haut fonctionnaire désigné par le Président de la République, s’il ne répond pas aux critères de bonne moralité et qualité par rapport à sa vie et son passé.

C’est ça la gouvernance que notre pays a nécessité en rayant la fonction du premier ministre, car chaque candidat Président se présentera à l’élection avec son Vice-président.

Si le Congo de 1960 était organisé à ce modèle, on n’allait pas connaître le drame d’aujourd’hui et Kasa-vubu ne pouvait pas être élu Président au suffrage universel par le peuple.

C’est Lumumba qui allait l’être avec Gizenga comme son Vice-président.

De même le Parlement et le Sénat allaient être dirigés par des nationalistes.

Les Belges savaient la finalité du Congo indépendant.

Aux intellectuels Congolais

Si le défunt nationaliste Thomas Kanza est le plus fameux diplômé congolais d’université au 30 juin 1960, il y a aujourd’hui un nombre considérable des universitaires congolais diplômés des plus célèbres universités du monde entier.

Nous avons lu des millions de volume des livres de toutes sortes dans les plus prestigieuses bibliothèques de l’Occident, de l’ex-bloc soviétique et de l’Asie.

Nous avons défendu des multitudes des thèses pour nos titres académiques, mais à cause du néocolonialisme mobutiste, nous étions privés de valoriser nos capacités sur le sol fertile de notre nation qui a énormément besoin de bonnes semences pour produire les meilleures récoltes.

Il avait été révélé à l’époque, il y a de cela 16 ans, c’était au colloque sur les perspectives de la coopération entre la Belgique et le Congo alors Zaïre, organisé à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) le 8, 9 et 10 octobre 1993, qu’il y avait beaucoup d’intellectuels Congolais (Zaïrois) qui vieillissent en Europe sans avenir ni servir le développement de leur pays.

Si nous lisons des millions de volume des livres ensemble aux Européens pour devenir intellectuels au même niveau dans leurs universités, il y a quoi qui nous manque pour servir notre pays comme eux font pour le développement de leurs pays et aussi de comprendre par où était arrivé le néocolonialisme dans notre nation et qui sont des compatriotes qui se sont battus contre ce régime néocolonial avec dévouement depuis son implantation officielle en septembre 1960 ?

Que faisons-nous pour se débarrasser du mobutisme érigé en doctrine d’immoralité qui continue sa mission d’abrutissement de notre peuple au pays et à l’étranger sereinement, car beaucoup d’intellectuels Congolais croient que ceux-là mêmes qui nous ont conduis dans cette situation depuis leur Collège des Commissaires Généraux de Mobutu les aideront à reconstruire ce qu’ils ont détruit avec Mobutu en septembre 1960 et 24 novembre 1965 avec la création de leur MPR en 1967.

Si des intellectuels Congolais de l’étranger, je vois ici par exemple ceux qui avaient participé à ce grand colloque d’octobre 1993 à Bruxelles car il y avait beaucoup dont l’âge variait entre 40 et 55 ans, moi-même j’y étais à l’âge de 43 ans, n’ont encore rien compris jusqu’à ce jour, comment nos compatriotes de l’intérieur comprendront la signification d’un régime néocolonial ?

Aux nombreux intellectuels de l’intérieur, formés dans des exigences néocoloniales les plus destructives, personne n’ignore que nous étions victimes de la malformation intellectuelle par la grande école d’immoralité mobutiste qui nous a fait croire qu’il faut devenir voleur pour réussir sa vie dans notre pays.

Oubliez-vous ce chapitre de l’évangile de Mobutu : yiba esika nayo ya mosala, kasi yiba moke, tonga ndaku, ezali ndaku nayo « vole dans ton lieu de travail, mais pas beaucoup, construit la maison, c’est ta maison ».

Ceci n’est qu’un rappel à notre peuple (intellectuel ou pas), qui, incroyablement se laisse entre les bras des grands voleurs qui ont partagé publiquement notre patrimoine national avec Mobutu jusqu’au 17 mai 1997, patrimoine qui allait garantir le bien-être pour nous tous comme veut la doctrine lumumbiste.

Et, à cause toujours de ce néocolonialisme, la très grande majorité d’entre nous vieillissent dans des conditions sociales les plus déplorables de l’humanité sans droit d’avoir un logement, d’avoir droit aux soins de santé qui prolongent la vie, d’avoir un travail bien rémunéré, de quitter l’humiliante charité étrangère, de faire étudier nos enfants avec dignité pour qu’ils deviennent des hommes honnêtes dans la gestion de notre riche pays, etc…

Nous devons savoir qu’une autre technique néocoloniale consiste de maintenir le peuple dans la mendicité publique auprès de ces mêmes néocolonialistes qui ne songent pas et ne songeront jamais à l’amélioration de notre condition sociale.

A notre peuple : chômeurs de carrière, fonctionnaires, ouvriers, paysans, chégues, Congolais de la diaspora, etc…, comme déjà souligné, nous ne pouvons en aucun cas s’incliner devant les mobutistes (les néocolonialistes) et leurs alliés. Sachons que l’actuel néocolonialisme, est même pire que celui qui a été renversé le 17 mai 1997.

Vœux pour l’année 2010 aux Congolais

Cette année doit être celle de la grande conscience pour l’avenir de notre peuple avant hier victime de l’esclavagisme ; hier du colonialisme ; une journée de la souveraineté arrachée le 30 juin 1960 par la lutte ; ensuite c’est le coriace néocolonialisme plus que l’esclavagisme et le colonialisme jusqu’à ce jour.

Nous devons refuser les vœux de ‘‘bonnes fêtes et heureuse année’’, car nous pensons à la tradition ancestrale selon laquelle une famille en deuil ne se réjouit pas d’une fête devant leur mort ni avant ni après l’enterrement, donc jamais avant le bain de consolation.

Ceux qui se réjouissent de la fête pendant que leur mort n’est pas encore enterré sont traités des sorciers sans avoir besoin de consulter un fameux voyant. Le néocolonialisme (mobutisme) hérité par Joseph Kabila est notre seul mort, un cadavre familial qui n’est pas encore enterré et dont on ne connaît pas le jour de son enterrement.

Se laisser dans la joie pour cette nouvelle année 2010 sans avant tout enterrer ce cadavre familial, ferait de nous les sorciers et complices de la croissance de notre souffrance. Continuerons-nous donc de vivre avec le libabe (avec la malchance) jusqu’à quand et jusqu’où ?

C’est pourquoi nous voulons que cette année 2010 soit celle qui va nous conduire sur la route du cimetière pour enterrer notre mort (le néocolonialisme) définitivement avant qu’il ne pourrisse en public, sinon il nous apportera une grave épidémie car il est mort avec de nombreuses maladies contagieuses, que les laboratoires des médecines modernes les plus développées n’ont pas encore identifiées. Mais les principales sont :

1- Les crimes contre : l’humanité, le travail, la justice, l’enseignement, l’éducation familiale, la santé publique, le progrès de l’homme, l’agriculture, les minerais, les infrastructures de transport : aérien, fluvial, routier et ferroviaire, l’industrie, etc…

2- Les favoritismes : de la dictature, du vol, de la corruption, de la prostitution politique et juvénile, d’adultère, du non respect de bonnes mœurs, du mensonge, d’arrestations arbitraires, d’assassinats, etc…

L’obstacle majeur de notre plus haut désir (le bien-être dans le développement) c’est l’association de nombreux partis politiques néocolonialistes de la doctrine du mobutisme qui ce sont emparés de ce haut désir contre leur système de l’esclavage et du colonialisme, en faisant croire que c’est le même principe qu’en Occident qui gouverne notre pays.

Pour cette année 2010, soutenons des hommes sans aucune discrimination raciale, qui vont libérer le pays de l’injustice et servir le haut désir du peuple (le bien-être).

Menons cette lutte avec perception des valeurs humaines comme dans les pays, dont nous envions les aspects d’intérêt commun : santé, éducation, logement, alimentaire, économique, culturel, sécurité, etc…et de s’adapter à une démocratie qui tient compte à nos valeurs ancestrales pleines de respect entre les êtres humains sans égoïsme que cet esclavage néocolonial nous impose depuis le lendemain du 30 juin 1960.

Ce cadavre mort le 17 mai 1997 après avoir infecté le peuple de certaines maladies contagieuses, a été gardé dans la morgue jusqu’au 16 janvier 2001 pendant que le travail de désinfection de notre peuple s’effectuait avec résolution. Voilà que cette thérapie collective s’est arrêtée le 16 janvier 2001, car nous nous sommes trompés du médecin. Heureusement les médicaments appropriés ne s’épuiseront pas dans des pharmacies modernes.

Aux soldats congolais : le 5 juillet 1960, vos aînés avaient désobéi aux ordres des officiers colonialistes. Ils avaient compris qu’ils servaient la répression contre leurs frères du sang.

Pour cette année 2010, rangez-vous publiquement ensemble avec des policiers aux côtés du peuple contre le néocolonialisme. Vous devez désobéir aux ordres des officiers néocolonialistes, ce geste vous alignera à la reconquête de notre indépendance nationale. Voilà chers compatriotes notre message commun pour cette nouvelle année 2010.

Lire la suite

lundi 21 décembre 2009

Verbatim du néocolonialisme au Congo-Kinshasa

Les projets fondamentaux de notre pays comme voulait Patrice Lumumba était d’avoir un pouvoir responsable d’utiliser notre sol et son sous-sol pour servir le bien-être du peuple du grand Congo souverain.

M'zée Laurent-Désiré Kabila, Patrice Emery Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa za Banga

Il n’était nullement question de s’endetter à la haute finance étrangère ou d’être des mendiants. Aujourd’hui, les gens qui insistent de s’endetter au nom de notre pays, doivent savoir que nous n’ignorons pas l’histoire qui a conduit notre peuple dans la tragédie actuelle.

Il n’est donc pas opportun d’évoquer cette délicate question maintenant. Mais nous devons utiliser nos ressources humaines, minérales, énergétiques et agricoles d’une manière pacifique, attachés que nous sommes aux principes des idéaux nationalistes de Patrice Lumumba en 1960 et renouvelés par Mzée Laurent Kabila le 17 mai 1997.

Il convient, en outre, de mentionner que c’est Mzée Laurent Kabila qui a chassé le dictateur Mobutu du pouvoir qui a détruit notre nation pendant 37 ans.

Ensuite nous avons découvert plusieurs éléments, mais il est encore trop tôt pour en révéler la teneur. Quelques soient le complot néocolonialiste de Sun City en Afrique du Sud, les nationalistes (lumumbistes-mulelistes) avons salué l’élection de Joseph Kabila à la magistrature suprême du pays avec le désir de revenir sur la voie tracée par Mzée Laurent Kabila le 16 mai 1997 jusqu’à son assassinat et nous avons cru au soutien d’Antoine Gizenga à son élection.

Nous avons pensez qu’avec un Président né et grandi dans le maquis lumumbiste pendant la dure période de la répression néocoloniale, ensemble à un Premier ministre survécu de cette répression néocoloniale depuis le 5 septembre 1960, que c’était vraiment la résurrection de Patrice Lumumba.

En plus, toutes les qualifications sur la nationalité du Président que certains Congolais ont créées ne nous pousseront jamais d’accepter qu’il n’est pas notre compatriote, car Adrien Kanambe son père biologique est notre camarade nationaliste qui a combattu le colonialisme belge dans le rang de la jeunesse du MNC_L aux côtés de Nicolas Olenga à Bukavu jusqu’à la victoire des nationalistes qui a porté Patrice Lumumba au pouvoir.

Persécuté comme les autres nationalistes en 1963 sur tout le territoire national par la CIA, Kasa-vubu, Adoula, Mobutu, Bomboko et Nendaka, le camarade Adrien Kanambe se refugia à Usumbura capitale du Burundi et reprit le combat contre le néocolonialisme au début de 1964 aux côtés de Gaston Soumialot, Nicolas Olenga et Laurent Kabila dans l’armée muleliste jusqu’à libérer plus de 60% du pays avant que les armées et mercenaires de l’OTAN agressent le Congo pour rétablir le néocolonialisme sur l’ensemble du pays.

Le camarade Adrien Kanambe est mort sur le champ de bataille de Moba II en 1985 après 20 ans de lutte armée contre le néocolonialisme.

Tandis que son père adoptif le camarade Laurent Kabila par l’infidélité de son épouse Sifa qui était tombée grosse de Joseph et Jeannette dans son travail de prostitution pour gagner l’argent dans le maquis des révolutionnaires célibataires, le très long parcours de la lutte de camarade Laurent Kabila contre le néocolonialisme de 1960 au 16 janvier 2001 n’est plus à justifier, car il est largement connu de tous.

Mais il est à rappeler ici, avant que Sifa devienne épouse légitime de Laurent Kabila dans le maquis, elle fut dans son métier de prostituée la cliente publique d’Adrienne Kanambe.

Même mariée, elle a poursuivi clandestinement son métier dont Joseph Kabila est né photocopie conforme de notre camarade Adrienne Kanambe.

Voilà ce qui est vraie dans l’histoire de la filiation de Joseph Kabila, et il peut être appelé sans aucune contestation Joseph Kabila Kabange Kanambe.

Par contre nous avions souhaité qu’une seule chose, l’application avec dévouement de tous les principes des idéaux républicains, nationalistes et populaires, tels que souhaités par notre misérable peuple qui a porté Joseph Kabila et Antoine Gizenga au sommet de l’Etat.

Nous n’avions aucune intention de vengeance contre les crimes économiques, sociaux, culturels et humains commis par les néocolonialistes (mobutistes) dans notre pays depuis 1960, qui d’ailleurs se retrouvent tous dans le pouvoir de Joseph Kabila par la complicité occidentale du néocolonialisme depuis 1960 contre la souveraineté congolaise.

Mais nous ne permettrons pas aux néocolonialistes de nous empêcher d’accéder aux maillons de la justice populaire grâce auxquels nous serons en mesure de savoir pourquoi notre nation était sauvagement exploitée du 5 septembre 1960 au 17 mai 1997, ainsi que les vraies raisons d’assassinat de M'zée Laurent Kabila.

Nous l’avons dit, et le dirons toujours : ce que des hommes ont pu réaliser hier, ils seront capables de le refaire aujourd’hui comme demain, même détruit par les néocolonialistes qui sont revenus comme s’ils n’ont rien fait contre notre nation et notre peuple depuis 1960.

Depuis que Lumumba nous a délivrés du colonialisme le 30 juin 1960, les cabales n’ont cessé de se tisser contre notre peuple dont l’assassinat de M'zée Kabila en janvier 2001.

Au fur et à mesure que nos efforts au service de la nation s’intensifiaient pour vaincre le néocolonialisme, les conspirations devenaient plus violentes, plus acharnées.

Nous sommes conscients de leur gravité et nous en tenons comptes. Comme il y avait un manquement au sein des nationalistes, nous avions fait preuve de confiance et détermination à travers cette occasion de jeune Kabila et de vieux Gizenga, certes en souhaitant l’apport de tous ceux qui détiennent le secret des erreurs des nationalistes depuis 1960 et qui sont encore en vie comme Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Tupa Edouard, Maliyani Rigobert, Yerodia Ndombasi, Abraham Yambuya, Benoît Lukunku, Ismaïl Tutwemoto, Séverin Kabwe, Umba Johnson, Edouard Sumbu, Martin Kasongo, Zénon Mibamba, etc…ainsi que les jeunes nationalistes ayant compris la nécessité de la refondation congolaise contre le néocolonialisme qu’avait imprimée le Président M'zée Laurent Kabila du 16 mai 1997 au 16 janvier 2001 le jour de son assassinat pour avoir refusée la soumission étrangère contre nos intérêts.

Donc, la réconciliation doit être avant tout entre les vrais nationalistes congolais du passé et du présent, et non se laisser pénétrer par les néocolonialistes qui ne changeront jamais leur esprit de la doctrine néocoloniale du mobutisme. Voilà comment vaincre le néocolonialisme.

Aujourd’hui, si nous entendons par juste solution les manœuvres néocoloniales de Sun City, je vous dirai que nous ne l’accepterons jamais, car c’est notre capitulation avec au sommet de l’Etat un jeune Président de la République né dans le maquis nationaliste et un Premier Ministre ayant été isolé pendant 46 ans par les néocolonialistes.

Malheureusement les deux ont été absorbés par des anciens et nouveaux réactionnaires de la bourgeoisie néocoloniale mobutiste jusqu’à ce que le vieux Gizenga a démontré qu’il n’a jamais été nationaliste de l’idéal lumumbiste et que l’appellation Parti Lumumbiste Unifié (PALU) n’est qu’un leurre pour étouffer ce qu’il a toujours été réellement, car certains vieux qui ont été avec lui en 1960-1962, le définissent un vrai faux lumumbiste.

En laissant la charge du Premier ministre de son petit-fils Joseph et céder la place à la coterie tribale directe sans ne rien faire de positif même pour les Bapende ou à Bandundu dans son ensemble, justifie qu’il est un réactionnaire de la bourgeoisie.

Malgré que le nationalisme congolais est victime des complots occidentaux qui créent sans arrêt des traitres dans l’alliance qui avait vaincu le colonialisme au Congo en 1960, notre peuple exploité par le néocolonialisme depuis le 5 septembre 1960 , avait accepté sans condition cette paix voulue par les USA, la Belgique, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, le Portugal, le Canada, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, le Japon, l’Afrique du Sud, etc…pour le seul mérite qu’elle a donné l’occasion aux nationalistes qui n’ont jamais trahi, de faire le bilan des trahisons depuis 1960 jusqu’à l’assassinat de M'zée Laurent Kabila et de la résurrection du mobutisme après cet assassinat.

Nous ne voulons pas minimiser la grandeur de ces pays, ni sous-estimer leur importance à l’échelle internationale. Notre souhait est de voir ces pays considérer les droits des Congolais d’un autre point de vue que celui de continuer à soutenir le néocolonialisme, la sous-traitance du colonialisme.

Que leurs rapports avec notre nation et notre peuple se transforment positivement à l’égard de nos droits et intérêts tout en tirant leur profit loyalement.

Nous encourageons tous les étrangers qui essaient de progresser d’un stade à un autre dans la compréhension des problèmes réels de notre nation et de notre peuple.

Mais, en prodiguant ces encouragements, nous ne voulons pas qu’un étranger fixe nos droits à notre place et les Congolais aussi doivent savoir prendre leur responsabilité avec beaucoup plus de conscience pour leur avenir.

Ce point de vue est le souhait des nationalistes depuis l’indépendance, c’est pourquoi nous devons déclarer toujours avec franchise à toutes ces puissances qu’un large fossé sépare leur point de vue d’une juste solution de la question congolaise dont la mort de Simon Kimbangu, les assassinats de Patrice Lumumba, Pierre Mulele et récemment M'zée Kabila.

Ceci est la voie de la concorde entre notre peuple et le reste du monde.

L’Africain face à son identité

L’Africain ne doit plus être ignorant de sa souffrance et les raisons pour lesquelles cette situation se prolonge par suite des exigences politico-industrielles occidentales.

Dans l’enseignement qui est diffusé de nos jours, le silence est de rigueur pour obéir au paternalisme qui est une sorte de grande corde autour de la gorge.

Seule l’histoire vraie de l’oppression, la persécution et l’exploitation sauvage de l’Afrique écrite par nous-mêmes les victimes pourra être l’arme la plus efficace de toutes les générations africaines pour sortir de l’ignorance et tracer les lignes de notre lutte pour la souveraineté.

Nombreux sont ceux qui connaissent le jeu de damier et l’auront sans doute pratiqué au moins une fois.

Le damier et les pions n’ont aucun raisonnement ni conscience de leur présence dans les loisirs mondains.

Pour que les pions puissent se déplacer pendant le jeu il faut toujours qu’il y ait deux joueurs opposés munis des yeux, des doigts et des idées pour les manier ainsi d’aboutir à une victoire, une défaite ou un match nul.

Tous les pouvoirs coloniaux européens ont poussé leurs pions (administratifs, soldats, commerçants et missionnaires chrétiens) dans une seule direction : « pillage sans pitié de toutes les ressources de l’Afrique ».

Chaque fois que le peuple africain a voulu revendiquer ses droits face à la barbarie coloniale, il a été victime des massacres impunis même après la fameuse déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.

Tous les Africains qui ont refusé de servir l’exploitation coloniale et qui ont voulu que le partage de nos richesses soit équitable avec les colonialistes, pour le bien-être des Africains et le reste du monde et se libérer du paternalisme occidental, ont été éliminés physiquement par la haute finance étrangère.

Les noms de Kimbangu, Matsua, N’Kruma, Lumumba, Sankara, Cabral, Moumié, Um Nyobe, Sékou Touré, etc… ne seront jamais chantés dans les propagandes occidentales comme les héros du pragmatisme de la tentative du bien-être africain du vingtième siècle, au contraire ils sont toujours diabolisés.

Par contre les noms des Africains qui ont servi ces pillages loyalement au détriment de leurs frères, les vrais vendeurs de l’Afrique à l’Occident, sont si bien repris dans les cantiques des propagandes qu’aux yeux du monde ils apparaissent comme des génies du bien-être des Noirs, pendant que la misère s’amplifie toujours davantage à cause de leur trahison.

Ces joueurs du damier africain pour faire progresser la terreur et la misère sur le continent noir avaient soutenu sans honte les Mobutu, Bongo, Eyadema, Savimbi, etc…jusqu’à instituer les assassinats, tortures, vols d’Etat entre les Africains un cercle des crimes impunis. Pire, ces manipulateurs des pions se disent chrétiens depuis bientôt 2000 ans et se félicitent encore d’être les signataires de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Si la liberté d’opinion et d’expression étaient reconnues à tous les êtres humains sans discrimination, les Africains devraient appeler cette déclaration du 10 décembre 1948 la « Déclaration Unilatérale des Droits de l’Homme », car ni avant, ni pendant, ni après cette déclaration, ils n’ont jamais joui de ces droits et nous sommes en grade de le démontrer avec certitude.

Voilà pourquoi l’Africain doit prendre conscience d’arrêter les pions et pour y arriver il faut stopper totalement les pousseurs. Dénoncer, écrire et crier contre les pions qui n’ont aucune conscience ni raisonnement de leur présence sur notre sol, tout en laissant tranquilles les paisibles pousseurs de ces pions, et pire encore en allant mendier chez eux pour sortir de la tragédie voulue par eux-mêmes, est une trahison qui condamne les Africains à vivre perpétuellement cette humiliation.

Le Bon Dieu ne nous délivrera pas de cette nouvelle domination qui est le néocolonialisme, car nous devons nous libérer nous-mêmes en reconnaissant que Dieu nous a donné aussi la capacité d’agir, pourquoi nous avons le cerveau ? La majorité d’Africains n’ont pas encore compris que les pousseurs des défunts pions Mobutu, Bongo, Eyadema, Savimbi, etc…créent leurs dauphins pour le même objectif : l’exploitation, le vol, la destruction, les fausses démocraties, etc… en Afrique au détriment des Africains.

En Occident les hommes travaillent sans arrêt ; les écoles de tous les niveaux fonctionnent sans interruption ; les hôpitaux, les petites, moyennes et grandes industries se modernisent chaque jour avec des nouvelles technologies ; sans parler de l’artisanat. Bref, chaque secteur de la vie occidentale milite pour le progrès d’une croissance qui existe déjà dans leur société.

Au même moment en Afrique les héritiers des pillards se comportent selon les désirs de leurs manipulateurs. Les écoles sont régulièrement fermées ; les hôpitaux disparaissent, l’artisanat détruit ; les petites et moyennes industries ruinées ; les grandes industries sont de véritables monuments improductifs ; les prix du café, cacao, coton, arachide, etc…sont fixés déloyalement par les joueurs du damier africain.

Cette situation a engendré un chômage qui atteint plus de 80% de population active en Afrique qui a même abandonné son agriculture traditionnelle en oubliant la dignité de nos ancêtres avant l’esclavage outre atlantique.

Les manipulateurs des africains créent et financent de nombreuses sectes religieuses en Afrique, les groupes de prières, au lieu d’encourager la production agricole et le rétablissement des infrastructures de base.

Ainsi le rôle joué par les missionnaires chrétiens européens pour asseoir le colonialisme est joué par les Noirs pour conserver le néocolonialisme en Afrique en ignorant que cette domination après leurs indépendances, est pire que le colonialisme.

Les Africains, au lieu de se donner au travail, ce travail qui développe le monde que nous envions, se constituent aux équipes permanentes des prières sans arrêt dans l’espoir que le développement leur tombera du ciel par la volonté et l’amour de Dieu qui les écoute chaque seconde.

Voilà pourquoi la lutte africaine doit s’orienter aux joueurs du damier africain, pour stopper les pions de tout mouvement.

Le travail doit reprendre sa place dans l’agriculture, pour que nous redevenions alimentairement auto-suffisants comme nos ancêtres d’avant l’atroce traversée d’Outre atlantique, qui n’ont survécus avec les aides.

Sachons que des groupes passe-temps des prières sont de véritables machines de la régression en Afrique.

Nous ne poussons pas les Africains d’abandonner la prière, car même à l’époque pré-coloniale elle a toujours représenté une réunion morale dans notre société et elle nous faisait vivre dans l’amour du prochain au nom de : Mungu, Nzambe, Nzambi ya Mpungu, etc… (Dieu Tout-Puissant).

Nous ne sommes pas sourds-muets ni myopes pour ignorer ce que nos ancêtres, nos grands-parents, certains parents encore en vie et nous de la génération d’avant les indépendances avons subi du colonialisme, et ce que nous subissons du néocolonialisme avec ceux qui sont nés après les indépendances d’Afrique.

Ceci dit, l’animisme est la religion la plus courtoise, une religion qui n’a jamais voulu dominer une autre, une religion qui a toujours respecter la culture des autres sans discrimination raciale comme elle-même en a subi des autres se définissant parfois démocratiques et civilisées, qui ont introduit même le plus vieux métier de leur monde en Afrique, la prostitution.

N’oublions pas que ce métier, l’homosexualité, le vol et l’égoïsme n’existaient pas dans notre civilisation pré-coloniale et même jusqu’à un certain moment du début de la colonisation.

Désormais l’Africain doit valoriser son identité, sachant très bien qu’il n’est pas un jouet perpétuel du néocolonialisme source de son humiliation actuelle.

Développement de l’Afrique, Oui ! Méthodes imposées par les manipulateurs, Non ! Le Bon Dieu dit : « Cherche et tu trouveras ».

Nous avons le devoir devant Dieu de travailler pour notre bien-être en concorde avec le reste du monde.

Débarrassons-nous de la peur et ne restons pas d’éternels grands enfants marchant à quatre pattes, prêts à accepter tous bonbons (sucrés, pimentés, amers et autres mauvais goûts).

Vive les êtres humains de bonne volonté sans distinction raciale ni croyance religieuse, animés du vrai amour du prochain dans la concorde pour un développement universel et un bien-être communautaire de notre monde.

Le néocolonialisme sera vaincu Patrice Lumumba (33 ans, âge mondain de Jésus) conduisit le peuple à la victoire sur le colonialisme à partir de 1958 avec le Mouvement National Congolais sans cadre universitaire en son sein, mais avec une jeunesse nationaliste déterminée, dont le triomphe du 30 juin 1960.

Entre Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit d’un côté et de l’autre le Président américain Eisenhower, Allen Dulles de la CIA, ainsi que les puissances colonisatrices.

Qui sont réellement les maîtres de la planète terre ?

Visiblement, le second groupe est le maître de notre monde comme démontre clairement le complot contre Patrice Lumumba, alors que ce dernier n’est jamais allé aux Etats-Unis et en Europe occidentale pour les arracher leur bien être social. Pourquoi ce groupe s’acharna-t-il à la seule personne de Lumumba, qualifié de crapaud par l’un des corrompus congolais de Eisenhower ?

Pourquoi les néocolonialistes ne veulent pas que notre peuple puisse connaître le vrai sens du nationalisme congolais depuis Kimbangu ? Le grand traître de notre souveraineté c’est Mobutu après avoir infiltré les nationalistes en 1958, il fut secrétaire particulier de Patrice Lumumba entre janvier 1960 et 30 juin 1960.

Mobutu recruta Damien Kandolo et Marcel Lengema, juste après le 30 juin 1960, le premier était directeur de cabinet du Premier ministre Lumumba et le second son secrétaire particulier.

Ces deux infiltrés jouèrent un rôle déterminant contre Lumumba pendant ses 65 jours à la primature au profit de la CIA.

Comme médaille, Damien Kandolo sera commissaire général à l’intérieur le 14 septembre 1960 et Marcel Lengema deviendra l’inamovible ambassadeur itinérant de Mobutu.

Gizenga, Vice-premier ministre de Lumumba se retrancha à Stanleyville avec Gbenye et Victor Lundula Commandant en chef de l’Armée, organisèrent la reconquête du Katanga et du Sud-Kasaï sécessionnistes.

Toutefois, le Nord Katanga était lumumbiste avec à sa tête Janson Sendwe, dont la jeunesse nationaliste Balubakat résista contre Tshombe durant toute la sécession.

En juillet 1961 les nationalistes sont capitulés par le conclave de Lovanium, Gizenga devient Vice-premier ministre d’Adoula et Gbenye ministre de l’intérieur. Janvier 1962, Antoine Gizenga est emprisonné à Bulambemba. Début 1963, Gbenye et d’autres lumumbistes s’exilent à Brazza.

Le 1er janvier 1964 Pierre Mulele déclenche l’insurrection dans le Kwilu.

Soumialot secondé par Laurent Kabila s’emparent en avril 1964 de l’Est du Congo, 60% du pays est libéré par l’armée révolutionnaire muleliste. Gbenye, devient Président de la République Populaire du Congo avec sa capitale Stanleyville jusqu’à l’agression belgo-américaine le 24 novembre 1964.

Le 17 mai 1997, le lumumbiste mulubakat de depuis 1960, M'zée Laurent Kabila chasse le néocolonialiste Mobutu du pouvoir en écrasant en dernière heure le complot de Bill Clinton, la CIA et tous leurs alliés (Museveni, Kagamé, Mandela et les pouvoirs occidentaux) de placer le Congo sous tutelle du Rwanda avec le Tutsi Déogracias Bugera comme Président de la République.

Encore l’échec avec l’assassinat de M'zée Kabila. Face à l’histoire, M'zée a été assassiné le 16 janvier 2001 à travers les mêmes phases préparatoires d’assassinat de Lumumba entre le 30 juin 1960 et le 17 janvier 1961.

Tandis que celle de M'zée Kabila ont été entre le soir du 16 mai 1997 et le 16 janvier 2001. Le but de ces deux assassinats est : priver le peuple congolais d’un heureux séjour terrestre dans son propre pays, alors propriétaire d’immenses richesses naturelles.

De Patrice Lumumba tetela du Kasaï à Pierre Mulele mumbunda du Kwilu et Laurent Kabila mulubakat du Katanga, c’est ça le nationalisme qui fait la fierté congolaise dans son vrai combat pour la souveraineté.

Car ils ne se sont jamais battus en faveur de leurs tribus respectives ou province d’appartenance, mais pour le bonheur et l’indépendance du peuple congolais.

Dire que les Balubakat sont des tribalistes, c’est ignorer l’histoire de notre unité nationale car beaucoup des Balubakat sont morts sur le champ de bataille contre la sécession katangaise de Tshombe, pour sauvegarder le Congo en entier. Certes, le 17 mai 1997 nous a étalé une autre face des Balubakat, mais qui sont-ils ?

Cet un petit groupe de cette tribu sans connaissance de notre histoire, bénéficiant l’ignorance de Gaétan Kakuji, lui-même sécessionniste, qui ont taché la réalité des Balubakat en faisant ce que certains Ngbandi et Ngbaka ont fait derrière Mobutu.

Lire la suite

jeudi 17 décembre 2009

Vol de l'ordinateur de Me Aimé Kilolo, canular de mauvais goût des médias coupagistes congolais !

L’affaire Jean-Pierre Bemba ne cesse d’alimenter l’actualité politique en République Démocratique du Congo. Hier mercredi, 16 décembre 2009, un quotidien kinois a annoncé avec faste, la perte de l’ordinateur portable de Me Aimé Kilolo, alors qu’il se rendait à La Haye pour rencontrer son client.

Maître Aimé Kilolo Musamba Lubemba, l'un des avocats de jean-Pierre Bemba qui selon les médias coupagistes de Kinshasa, s'est fait voler son ordinateur. Photo prise lors de la messe de Jeannot Bemba décédé à Bruxelles

Ce papier repris sur le Net et arrosé sur tous les sites congolais, a prit une tournure ludique pour les uns et cauchemardesque pour les autres, selon le camp que l’on se situe.

Dans pareille circonstance, les médias proche du pouvoir à Kinshasa ont jasé en réservant quelques titres pompeux sur cet événement. «JP Bemba de déboires en déboires : un de ses avocats s’est fait voler l’ordinateur contenant la plaidoirie au procès à la CPI». Pouvait-on lire sur le site de Digital Congo.

A en croire l’auteur de cet article, Aimé Kilolo a été victime d’un vol qui a occasionné la perte de toute sa plaidoirie. Cet incident est survenu dans un train qui le conduisait à La Haye.

Il était écrit dans ses colonnes que :

«Maître Aimé Kilolo se sentait filé dès le départ de son domicile. Décidant de semer ses poursuivants, il a décidé d’abandonner l’autoroute et le véhicule. Il a privilégié le train.» Lisait-on sur le site du journal de la sœur jumelle du président Kabila, qui citait Le Palmarès.

Le papier de notre confrère à l’origine de la diversion, poursuivait encore plus loin pour annoncer que ce vol pourrait être fatal pour la défense du sénateur Jean-Pierre Bemba, car le PC, contenait non seulement «tous les éléments qui devaient nourrir la plaidoirie de la défense» mais surtout «plusieurs dossiers top secrets liés à la détention de Bemba à la CPI ainsi qu’aux faiblesses de l’acte d’accusation, produit par le procureur, Luis Moreno Ocampo.

Et du côté des sympathisants de Jean-Pierre Bemba, les commentaires étaient aussi alarmants, semblable à l’éternel « complot contre Igwe ».

Plusieurs sites de la diaspora congolasie ont versé également dans la suspicion, tombant parfois ainsi dans un piège de ce que l’on peut qualifier, de l’amateurisme en terme de journalisme. Peu étaient ceux des nos confrères qui ont eu la peine de vérifier l’information à la source.

Et même dans les milieux acquis à Bemba, les commentaires ne cessaient de fuser de partout. A Paris par exemple, les Amis de Jean-Pierre Bemba (AJPBA), dirigé par Lefils Kossi, ont annoncé dans la foulée, une descente à Bruxelles pour rassurer Me Kilolo, de leur soutien.

« Nous devons immédiatement réprimer cet acte ignoble et soutenir Aimé Kilolo », marmonnait, Likimba Te Nzengi, celui que tout le monde dans le cercle des indéfectibles, appelle le « Gourou » de Bemba, dû à son engagement inconditionnel au bembisme.

La rédaction de Réveil-FM s’est très vite saisie de l’affaire en interrogeant, la famille de l’ancien vice-président, mais surtout l’avocat, que nous avions rencontré la semaine dernière à Paris, toujours avec son précieux ordinateur. La réponse de Aimé Kilolo, était claire. «Cette information est tout à fait fausse. Je n’ai jamais été victime d’un vol d’ordinateur. Je ne comprends pas d’où ils ont eu cette information». A-t-il précisé au téléphone. C’est aussi la version de la famille de Jean-Pierre Bemba que nous avons contacté ce matin.

Ces écrits prouvent encore une fois, combien une certaine presse au Congo verse dans la médiocrité en allumant la flamme de la propagande soviétique. Pourquoi soutenir une information sans avoir penser à vérifier ses sources?

Lire la suite

mercredi 9 décembre 2009

Etre bien dans sa pub !

Un bébé pub

Mac tatoo

Être rémunéré pour se faire tatouer des pubs sur le corps… Hallucinant ! Voici une nouvelle mode pour mettre du beurre dans les épinards. Le premier à proposer cette nouvelle forme de pub est un Canadien qui crée en 2004 la société TatAD (Tatoo advertising) et propose comme espace publicitaire, le corps de ses clients.

Que penser de cette démarche ? D’après TatAD : “Vous êtes déjà un panneau d’affichage de vos marques préférées simplement en portant ses vêtements, ou en conduisant leurs voitures ou fumant leurs cigarettes. Vous êtes un vendeur pour vos entreprises préférées sans le chèque de paie ! Nous créons une nouvelle façon pour les gens de faire de l’argent avec les marques qu’ils aiment et c’est vraiment aussi simple que cela.“ Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Cette nouvelle façon d’envisager le tatouage risque de faire couler beaucoup d’encre… Les détracteurs ruent sérieusement dans les brancards, choqués car il s’agit disent-ils «d’un nouveau type de prostitution».

D’autres s’en défendent en arguant que c’est déjà le cas avec les stars du foot et autres mannequins, qui arborent fièrement les marques représentées, prenant au passage un chèque exorbitant. Soit, mais ce n’est pas tout à fait pareil car il s’agit de notre corps.

La pub tient déjà une place énorme dans notre vie, les marques ont pris une place folle dans nos écoles, chez nos ados…. Ne sommes Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Sommes-nous pas déjà de bons petits soldats ?

Nous passons notre vie à faire de la pub sans même nous en rendre compte, en discutant avec une copine de la dernière crème qui marche si bien ! Ou en expliquant à un collègue pourquoi nous préférons cette voiture plutôt qu’une autre. Notre vie est faite de pub… Lorsque nous surfons sur Google ou que nous renseignons nos profils Facebook, nous oublions que de fait, nous sur-qualifions des bases de données desquelles repartiront de futurs pubs. Mais attention !

Cette nouvelle forme de communication soulève aussi d’autres questions et risque d’entrainer les Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. plus démunis dans une spirale bien malsaine.

Les chômeurs et nécessiteux ne risquent-ils pas de se faire happer par ce nouvel argent facile (si tant est qu’avoir une pub Google sur le front soit “facile”) ?

Les sociétés comme TatAD se cachent derrière le fait que “personne ne sera forcé à porter une marque plutôt qu’une autre, les clients doivent adhérer à la marque et vouloir la défendre par le tatoo” mais lorsqu’on est dans le besoin, a-t-on vraiment le choix ? Lorsque la rémunération de ces tatoo-pubs est présentée en France à +- 1400 € mensuel pour 4 publicités portées.

Ou que d’autres, pour aller au concert “Youtube Live” vendent leur corps pour 1800 €.

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.

Les SDF peuvent-ils espérer êtres payés plus, du fait de leur visibilité permanente ?

A quand une femme enceinte avec “Bledina” tatoué sur le ventre ?

Dans certains pays, on vend son rein ou une part de son foie contre de l’argent… En sommes-nous si éloignés avec de tels procédés ?

N’oublions pas que se faire tatouer n’est pas sans risques. Soit les allergies et réactions aux tatouages sont rares mais bien réelles. Si l’on veut retirer ce tatoo définitif, il nous en coutera la somme de +- 840 € dans le meilleur des cas, le tout avec des possibilités de cicatrice irréversible… Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.

Quant au tatouage non définitif, le problème de fond reste le même. La pub est-elle à ce point un envahisseur que nous devrions la supporter dans les moments les plus intimes de notre vie ?

Je ne suis pas sûre que lors d’un rendez-vous galant, il soit très “sexy” d’avoir en face de soi un front estampillé Conforama…

Imaginez vos futures soirées entres copains, les discussions seront peut-être du genre : - “Hey ! Elle est super ta pub Manix sur le menton” - “Je sais je suis content, j’ai touché 1000 €” - “Ah tiens, Solène arrive… Ben c’est quoi ce logo FN sur ton front ?” - “C’était vraiment mieux payé que celui de l’UMP… Et puis, je ne vais le porter qu’un mois alors ça valait le coup.” - “Tu es au courant pour Christelle ? Elle s’est retrouvée dans une mouise noire et elle n’a eu d’autre choix que de faire tatouer son bébé, mais bon heureusement c’est comme toi, ce n’est pas définitif.”

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Il faut se demander si tout ceci ne participe pas du problème de société rencontré par l’humanité ?

La surconsommation, ainsi que notre incapacité à projeter nos actions dans le futur, sont les causes de la manipulation dont les grands groupes financiers font preuve pour toujours plus de profits.

Lire la suite

jeudi 19 novembre 2009

Les "Dix Questions" au Centre d'accueil de la presse étrangère !

A l’occasion de la sortie de son livre intitulé « Les dix questions », Freddy Mulongo a tenu une conférence de presse le lundi 16 novembre 2009 au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE) situé dans l’enceinte du Grand palais dans le 8è arrondissement de Paris, à proximité des Champs-Elysées.

Nicolas Abena et Freddy Mulongo

Nicolas Abena, Freddy Mulongo et Nicoletta Fagiolo

Plusieurs personnalités du monde de médias ont pris part à cet important point de presse. L’on notera également la présence dans la salle de deux personnalités dont les analyses ont fait entre autres l’objet de ce livre. Il s’agit de Pierre Yambuya Lotika Kibesi, le Directeur Général honoraire de la Direction Général des Migrations (DGM) et Me Jean Paul Mopo Kobanda, juriste et conférencier.

Me Jean Paul MOpo Kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi Lotika et Jean jacques Ngangweshe

Pour commencer, un mot d'encouragement de Christine Ranunkel, Vice-présidente de l'Association de la Presse Etrangère (APE) a tenu à être présente pour encourager cette conférence de presse pour le livre de Freddy Mulongo malgré ses nombreuses occupations.

Décors planté, le modérateur du jour, Nicolas Abena, a d’une manière succincte et concise, retracé le parcours de Freddy Mulongo notamment son engagement en tant que journaliste de proximité. Son professionnalisme et surtout ses convictions d’homme de médias de terrain lui ont valu une place de choix dans l’univers médiatique international, a-t-il dit en circonstance. Ce livre « Les dix questions » qui connaît le concours de l’APE est une preuve démontrant à suffisance ses convictions dans une démarche journalistique peu ordinaire, a-t-il conclu.

La transition étant faite, l’occasion est pour Freddy Mulongo de faire part d’abord de son immense satisfaction pour la réalisation de ce livre d’autant plus, a-t-il dit, l’idée de départ n’était pas d’en faire un. Ce n’est qu’au fil du temps que ce projet prenait de plus en plus forme jusqu’à ce qu’il soit aujourd’hui « réalité » poursuit-il.

Les dix questions est un livre qui rassemble des analyses des différentes personnalités congolaises (16 au total) sur la situation politico-économico-sociale de la République Démocratique du Congo.

Chacune d’entre elle dans le domaine qui est sien et surtout par rapport aux expériences personnelles vécues, a pu peindre en toute liberté la situation de la République Démocratique du Congo. aussi bien sur le plan politique, économique et social.

Le choix de ces personnalités n’aurait pas souffert d’un sentiment de complaisance de quelque nature que ce soit comme certains pourraient l’imaginer, a-t-il insisté. Ce choix puise son fondement sur la philosophie de Réveil-FM lequel consiste à accorder la parole aux « sans voix », de demeurer un média citoyen et alternatif.

Les dix questions ne se contentent pas uniquement des leaders congolais qui s'expriment, ils tiennent aussi en compte les commentaires des congolais de l'étranger habitués à l'internet.

A son tour, Mme Nicoletta Fagiola, qui a écrit le postface du livre (la préface étant faite par M'zée Djamba Yohé) et fort de son expérience dans l’humanitaire car ayant travaillé plusieurs années pour les Nations Unies notamment pour la République Démocratique du Congo était très enthousiaste.

Elle n'a pas manqué de mots ni d’arguments: "C'est un véritable miroir décrivant noir sur blanc le vécu quotidien du peuple congolais et de la situation d’une manière générale dans laquelle est plongée la République Démocratique du Congo dans tous les domaines".

Et enfin s’en est suivi un échange dans une atmosphère décontractée ou presque auquel les intervenants se sont donnés à cœur joie.

Lire la suite

lundi 9 novembre 2009

Souveraineté et néocolonialisme: Où est la vérité congolaise ?

La négrophobie, c'est Tintin d'hergé qui se fait porter en typoï au Congo. Le néocolonialisme, ce sont les ex-esclaves qui se comportent en esclavagistes de leurs propres compatriotes

La RDC est un pays d’espoir et de désespoir, où les néocolonialistes font naître l’espérance au peuple le beau matin par des discours démagogiques en les détruisant par leur soif cupide du pouvoir pour le pouvoir. Leur conférence nationale en dit tout.

Les Congolais à l’époque ont vu écraser leurs espoirs et leurs attentes par l’aveuglement du néocolonialisme qui régnait en maître absolu. Je pense aussi aux faux espoirs que des chrétiens congolais ont entretenus, croyant que le vrai changement viendrait du sommet et que les mobutistes ou leurs opposants se convertiront en bons chrétiens au nom de Jésus, et travailler pour le pays, en soulageant la misère de la population. Beaucoup des néocolonialistes effectuaient des pèlerinages à Fatima (Portugal), à Lourdes (France), dans tous les lieux Saints de la Palestine-Israël, en Egypte pour s’inspirer de Moïse et la récupération politique derrière la béatification du Bienheureux Isidore Bakanja au Vatican (Rome) en Italie en 1994.

Lire la suite

lundi 2 novembre 2009

Réveil-FM 10 ans déjà !

10 ans déjà que Réveil-FM existe ! Réveil-FM 105.5 Mhz à Kinshasa ! Les jours passent très vite. Il ya dix ans, je participais à l'implantation de Réveil-FM à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Quelques photos de son inauguration, et voilà des tas de souvenirs qui reviennent en surface.

Installation du panneau de Réveil-FM, sur le boulevard du 30 juin par l'équipe technique de la radio. Photo Renée Rautenberg

Kinshasa,le 20 novembre 1999, le jour de l'inauguration de la station de radio: Freddy Mulongo, ses parents et Renée Rautenberg

Mes voyages en Afrique et les traversées du Nord du Zaïre (1990-1991), véhicules embourbés sur les pistes défoncées, descente du fleuve de Kisangani à Bumba sur un cargo, le "Makasi" (qui veut dire Force ou Fort en Lingala, l'une de quatre langues nationale du Congo), les gorilles, les pygmées, et l'accueil enthousiaste dans tous les villages traversés .....

Et quelques années après, c'est-à-dire en 1999, je découvre Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) suite à l'inauguration d'une nouvelle radio locale dans le paysage audiovisuel congolais : Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, avec son slogan qui est tout un programme: la radio qui vous écoute !

L'inquiétude m'envahissait ce 20 novembre 1999, jour de l'inauguration de cette radio en me demandant si tout serait fini et prêt à temps, et tout fut prêt !

Les belles voitures qui arrivaient et s'arrêtaient devant l'immeuble de la radio sur le Boulevard du 30 juin, les Officiels qui en descendaient pour assister à cet événement ! Parmi les invités Mr. Francis Josèphe, attaché culturel de l'Ambassade de France et son épouse.

On reconnait sur cette photo: Bibiche Mbete, Edmond Ngoy Mukendi, Nelly Bosmans, Toto Bomboyi, Karyn Ngalimbaya et Papa Ricky Mapama. Photo Renée Rautenberg

Invitée pour aider à sa mise en route, j'y ai rencontré une équipe de jeunes garçons: Edmond Ngoy Mukendi, Kiki Nkulu, Richard kabamba, Beaugas Dendwe, Felly Mukendi et de jeunes filles: Chantal Koshi Poloto, Mimy Engumba, Nana Mbala, Carinne Mafuta, Karyn Ngalimbaya, Bibiche Mbete, Toto Bomboyi, Nelly Bosmass, Sonia Bosongo, Clarisse Galo, Annie Pingi et toute une trentaine de jeunes plein d'espoir et de fougue en venant apprendre le métier de journalistes radiophoniques. Avides de savoir et de connaissances, ils étaient toujours attentifs et reconnaissants de tout ce que nous, adultes, pouvions leur apporter.

J'ai gardé précieusement tous les petits mots d'amitié sincère qu'ils m'ont remis lors de mon départ ; les relire m'émeut toujours ! Et il y avait aussi Papa Kalonji Kamulele (directeur administratif ) et Papa Ricky Mapama (directeur de programme) encadraient l'équipe.

Que sont-ils devenus ? Que sont devenues leurs espérances ? Quelques uns auraient été "piqués" par la radio onusienne Okapi, qui a plus de moyens que Réveil-FM. D'autres sont à l'étranger.

Papa Kalonji Kamulele, Mymy Engumba, Sonia Bosongo. Photo Renée Rautenberg

Vivre au coeur d'une radio est une jubilation et une angoisse permanentes. Les techniciens seront-ils là à l'heure pour ouvrir les ondes ? Y aura-t-il "un billet d'humeur" que Freddy Mulongo avait intutilé "Paroles en l'air " ? Quelles informations allons-nous privilégier ? Surtout que le choix éditorial de Réveil-FM n'était pas facile, elle a toujours privilégié les informations de proximité : les prix du marché qui déjà à l'époque avaient tendance à prendre l'ascenceur, les lampadaires qui ne s'allumaient jamais, les tracasseries administratives, le transport public inexistant dans une ville de plusieurs millions d'habitants, les coupures électriques très fréquentes etc ..

. Dès le départ Réveil-FM a fait le choix d'être au côté de la population congolaise. A propos de "Paroles en l'air" cité plus haut, une anecdote me revient à l'esprit : après de très fortes pluies comme il y en a à Kinshasa', le boulevard du 30 juin était envahi de sable dangereux pour la circulation des véhicules.

Aussitôt, nous avons diffusé un "billet d'humeur" pour demander l'intervention rapide des services de la voirie. Sans succès. Mais le lendemain, passe par là le cortège de Laurent Désiré Kabila qui revenait de l'aéroport de Ndjili, précédé d'une escouade de motards, et qu'arriva-t-il ? un motard, précédant le véhicule présidentiel, dérape sur le sable provocant une certaine confusion.

Le sable n'est pas resté longtemps après cet incident. Après une dizaine d'années d'animations radiophoniques à Paris, surtout à Fréquence Protestante (où il fut le premier Zaïrois) et ses études, je trouvais normal et courageux que Freddy Mulongo ait choisi de retourner dans son pays pour y apporter son expertise. Personnellement, je suis heureuse d'avoir participé à cette aventure et je constate, que malgré toutes les vicissitudes et tous les problèmes, et grâce à l'obstination et la pugnacité de Freddy Mulongo, Réveil-FM, qui a été fermé à Kinshasa, émet toujours et résiste via le Net ! Son coq chante toujours !

Lire la suite

samedi 24 octobre 2009

«Dans votre café… un sucre, une sucrette ou une feuille de stévia ?»

Qu’est ce que la stévia ? Pourquoi ce boycott incessant malgré de multiples demandes de mise sur le marché ? La stévia serait-elle capable d’endiguer l’obésité dans le monde ?

Imaginez… vous invitez quelques amis à boire le café et, en guise de sucre vous leurs tendez, non plus l’habituel pot de sucre mais un joli pot de plante…

Il vous suffira de tendre la main pour la délester de l’une de ses feuilles, afin de vous sucrer le bec. Cette plante miracle, devient donc un sérieux concurrent du sucre et autres édulcorants...

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Et oui, cette petite maligne possède un pouvoir sucrant 300 fois supérieur à celui du saccharose, mais ce ne sont pas là ses seuls talents.

Nous savons depuis 1931 que ses agents édulcorants n’apportent aucune calorie à l’organisme, puisqu’ils ne sont pas absorbés par le corps humain.

Ce qui fait de lui, malgré sa nature glucidique, un édulcorant sans aucune valeur nutritive ou calorique (un peu comme la salade). De plus, la Stévia possède des propriétés médicinales intéressantes (Hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique, cardiotonique).De la famille des pissenlits, elle est aussi appelée «Chanvre d’eau».

Originaire du Paraguay, peuplé par les indiens Guaranis (premiers consommateurs de cette herbe), elle fut découverte en 1905 par le botaniste Moisées Santiago Bertoni. Les Guaranis l'appelaient caá-êhê, ce qui signifie herbe sucrée, et l'utilisaient pour adoucir l'amertume du maté.

En clair, elle remplaçait le sucre…

Lire la suite

lundi 24 août 2009

Après Didace Namujimbo, Serge Maheshe, Pascal Kangundu, Bapuwa Muamba ... Encore un journaliste tué à l’arme blanche en République Démocratique du Congo !

Bukavu, une ville qui tue ses journalistes

Un journaliste d’une radio privée a été assassiné par des hommes en armes, à Bukavu, dans la nuit de samedi à dimanche a-t-on appris auprès de la direction de la radio.

«Bruno Koko Chirambiza, âgé de 24 ans, a été abattu de deux coups de poignard au thorax, par un groupe d’hommes en armes alors qu’il revenait à pied avec un ami d’un mariage qu’il avait animé », a déclaré le député d’opposition, Pierre Pay Pay, propriétaire de cette radio locale, candidat malheureux qui avait soutenu Jean-Pierre Bemba lors de la présidentielle en 2006.

«Il s’agit d’un acte prémédité, un assassinat crapuleux. Ils étaient suivis depuis la fête qui se déroulait à 5 Km de son domicile, près duquel il a été tué. C'est lui qui était visé et on ne lui a rien volé », a-t-il ajouté.

C’est donc un meurtre qui vient d’allonger la liste des victimes dans le milieu de la presse congolaise. Le dernier cas en date est celui de Didace Namujimbo, journaliste de Radio Okapi assassiné en novembre 2008, après Serge Maheshe, un autre journaliste de Radio Okapi, en juin 2007, Bapuwa Mwamba, journaliste indépendant tué en 2006 et la liste de ce safari macabre qui se passe au pays de Joseph Kabila, est très longue.

Outre la presse congolaise qui travaille presque dans un contexte de guérilla (alors que la tenue des élections en 2006 devrait être une occasion de remettre le pays sur la voie de la démocratisation), on se rappellera que les professionnels des médias tant Congolais qu’étrangers sont devenus des véritables cibles des autorités congolaises. Pour preuve, le 28 juillet dernier, le régime en place a coupé les antennes de Radio France Internationale (RFI), qui selon le ministre de la communication, ‘’devient un média dérangeant’’ (sic).

Les émissions de Radio France Internationale en République démocratique du Congo ont été interrompues sur toute l’étendue du pays. A Kinshasa, Matadi, Kisangani, Lubumbashi, les émetteurs ont été coupés sur décision des autorités congolaises. Cette action serait justifiée par la diffusion sur les antennes de RFI, d’informations émanant de la MONUC.

Des informations expliquant les raisons pour lesquelles certaines unités d'anciens rebelles, récemment intégrées dans l'armée congolaise, ont choisi de déserter. En réalité, l’Etat congolais bâillonne à la soviétique, tous les médias et journalistes qui résistent à la corruption (coupage), à la propagande ou mieux à l’établissement de la pensée unique qui est entrain de naître en République Démocratique du Congo.

Le Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende a beau demander une enquête pour mettre la main sur ces assassins, on n’est pas sûre que les auteurs seraient sanctionnés d’autant que pour tous les cas précédents, les procès sont toujours truffés d’incohérences et demeurent de parodie de justice.

En effet, les assassins de Serge Maheshe, Pascal Kangundu, Didace Namujimbo tout comme ceux des opposants politiques, notamment le cas du vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Boteti, appartiennent tous à la garde présidentielle et ils sont toujours en fonction.

Au regard de cette situation, l’appel lancé par Mende Omalanga, ancien propagandiste de la JMPR, (section Belgique), ressemble tout simplement à une farce dont l’objectif est de brouiller les pistes et organiser une simulacre de procès.

Voilà ce qui relance encore une fois, l’hypothèse d’un musellement de la presse au Congo-Kinshasa. En tout cas, le silence de la communauté internationale qui ne semblerait pas être à l’écoute de la tragédie qui secoue la presse congolaise, ne se justifie pas.

On sait que dans certains pays, tels que le Zimbabwe ou le Niger, la communauté internationale a fait des pressions sur des régimes hostiles à la liberté de la presse. Tout récemment, la disparition de notre regretté confrère, Guy-André Kiffer, en Cote d’Ivoire, fait objet d’une enquête internationale et le sujet est à la Une de tous les médias.

Triste constat, en RDC, on a l’impression que les meurtres des journalistes n’interpellent personne. Dommage !

Lire la suite

jeudi 20 août 2009

10 Questions au Professeur Julien Kilanga, ancien recteur de l'Université de Lubumbashi

Julien Kilanga, ancien Recteur de l’université de Lubumbashi parle de l’université congolaise et lève le voile sur «Lititi Mboka». L’allure de Julien Kilanga fait penser à un homme réservé, mais dès qu’on évoque avec lui la situation de l’université congolaise et ses péripéties, l’homme des sciences qu’il est se découvre littéralement.

Docteur en langues et Recteur de l’Université de Lubumbashi (Unilu) entre 1992 à 1997, Julien Kilanga a passé tout son cursus universitaire à l’Unilu. Il est mieux placé pour faire une analyse sur l’enseignement supérieur du pays. Sous d’autres cieux, on le verrait surtout très bien parti pour apporter un souffle nouveau à ce ministère qui se cherche. Le Professeur Kilanga qui est actuellement directeur de la division de la langue française et des langues partenaires à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à Paris et qui est connu pour son honnêteté intellectuelle, porte un regard dans le rétro des événements « malheureux » de 1990.

1. Réveil-FM : Vous avez été étudiant, professeur et recteur de l’université de Lubumbashi. Quelle est votre vision de l’université congolaise?

Julien KILANGA: Quand on parle de l’Université congolaise, sans vivre l’expérience sur le terrain, on a tendance à croire que plus rien n’existe, que tout s’est dégradé. Je vais partir de l’expérience de l’Université de Lubumbashi que je connais le mieux pour y avoir évolué de la base au sommet.

Je donne tous ces détails pour que vous vous rendiez compte que je suis un pur produit de l’université congolaise et que je connais tous les rouages de ce milieu, même si depuis quelques années, je poursuis ma carrière en France à l’Organisation internationale de la francophonie. Cette université a formé beaucoup de personnalités reconnues sur le plan international. La formation qui y est donnée est de grande valeur. Les personnes sortant de cette institution ont un grand pouvoir d’adaptation et s’intègrent sans trop de peine dans d’autres milieux.

Mais notre université n’a pas échappé à la l’instabilité politique qui a frappé le pays au cours des années 1990 caractérisée par la démocratisation des institutions. Il a fallu beaucoup d’efforts pour récadrer les choses car l’université était devenue totalement politisée. La lecture de ces analyses, précise ma vision de l’université congolaise qui apparaît en filigrane à travers les réponses aux différentes questions.

Lire la suite

vendredi 14 août 2009

Jean Pierre Bemba en liberté... provisoire

Jean-Pierre Bemba durant le "meeting" de campagne au stade Tata Raphaël, le 27 juillet 2006, à Kinshasa.

Aujourd’hui 14 août 2009, la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale a décidé de faire droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo.

La nouvelle est tombée comme un couperet et a fait le tour du monde. Le leader de l’opposition congolaise voit le boulevard de la liberté s’ouvrir devant lui !

Lire la suite

samedi 25 juillet 2009

Paul Biya, le président camerounais à l'Elysée !

Paul Biya se dit « prêt à prendre la succession du Gabonais, Omar Bongo » pour jouer un rôle clé dans la sous-région de l'Afrique centrale.

Le Président camerounais, Paul Biya a été reçu par son homologue français, ce vendredi 24 juillet 2009 pour une audience qui a duré plus d’une heure. Bien avant cela, son accueil a suscité une vague de protestations dans la communauté camerounaise de France.Images exclusives

C'est Nicolas Abena pour Imagazine-Réveil-FM qui le premier a interrogé, le président camerounais Paul Biya, à sa sortie de l'Elysée.

Les confrères Français qui voulaient poser la question sur la démocratie n'ont jamais été entendu !!! Le président Biya s'est engouffré dans sa berline.

Lire la suite

jeudi 9 juillet 2009

Jean-Pierre Bemba plus populaire que jamais !

Jean-Pierre Bemba à son départ de l'Eglise après la messe

L’ancien vice-président congolais toujours détenu à La Haye a crée un événement hier à Bruxelles. Autorisé par la Cour pénale Internationale (CPI) de rendre un dernier hommage à son père (Jeannot Bemba Saolona), le «Gros poisson» de la CPI a démontré l’immense popularité qu’il jouirait toujours auprès des ses compatriotes. La cérémonie religieuse en hommage à Jeannot Bemba Saolona, sénateur et richissime homme d’affaires congolais, a eu lieu sous une pluie battante à la cathédrale Saints Michel et Gudule de Bruxelles. Jeannot Bemba Saolona qui est décédé le 2 juillet dans une clinique bruxelloise, à 67 ans, victime d’un arrêt cardiaque, était une figure emblématique au Congo. Self-made man qui a prospéré dans le commerce et proche du Maréchal Mobutu, il était depuis plusieurs années président du patronat de l’Association Nationale des entreprises Zaïroises (ANEZA). Sa mort inopinée a attristé beaucoup de personnes.

Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat était présent à la messe pour assister la famille Bemba

Lire la suite