
Martin Ziguélé, ancien premier ministre de Patassé et président du MLPC
« Dans tous les pays africains et même ailleurs, les opérations militaires sont gérées par le Président de la République, le chef d’Etat major de l’armée et le Ministre de la défense. Le gouvernement est informé par le canal du Ministre de la défense. Pourquoi deux poids, deux mesures dans le cas de la RCA ? » s’interroge Ziguélé
Comme nous annoncions au cours de nos précédentes éditions et après avoir respecté nos engagements pris auprès des partenaires du réseau «« Club Plus News» qui viennent de diffuser tous, cette interview dans leurs médias à Kinshasa, Bangui, Brazzaville et dans les médias de la diaspora, nous publions intégralement l’interview de l’ancien Premier Ministre du gouvernement Patassé.

Paris, 06 mai 2009 au Cape, la conférence de presse de Martin Ziguélé a été animée par deux professionnels des médias africains:James Bénédict Ngumbu (Appa) et Nicolas Abena (Ape). Une initiative très appréciée et encourageante
L’imbroglio politico-judiciaire dans lequel s’affrontent le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo et l’ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba Gombo qui est accusé des crimes de guerre, pour avoir envoyer ses hommes en Centrafrique en 2001, ne tarit pas l’actualité. Si l’on n’y prête attention, la justice internationale laissera ses plumes car les méthodes employées sont presque unanimement critiquées.
Et pour cause, au moment où nous mettons sous presse cet entretien, il ressort que l’accusation suggère de la manière la plus respectueuse qu’en vertu du droit international usuel, Jean-Pierre Bemba se serait engagé intentionnellement dans un plan criminel et que par conséquent, il faut qu’il soit traduit devant la chambre de première instance.
Par ailleurs, selon des sources proches de la CPI nous apprenons que Luis Moreno vient de dépêcher une équipe d’enquêteurs à Ituri, pour enfoncer davantage son « gros poisson ». On serait tenter de dire que quelque chose se trame contre le sénateur congolais.
La machine politique se met donc en marche !
Cependant, la défense dans ses conclusions en réponse à l’acte d’accusation amendé du 30 mars dernier, demande à la cour de dire pour droit, qu’il n’y a pas lieu de renvoyer le président du MLC devant ce tribunal, d’infirmer toutes les charges et en conséquence, d’ordonner sa mise en liberté immédiate parce qu’il n’est pas pénalement responsable en tant que chef militaire ou supérieur hiérarchique.
Cette confrontation ubuesque ne serait éclairée que par une personnalité neutre et ayant une interprétation différente des deux camps.
Ses déclarations remettraient les pendules à l’heure du moins en ce qui concerne les responsabilités de François Bozizé et de la précipitation de la cour pénale internationale.
D’ailleurs, il l’a encore évoqué lors de sa conférence de presse tenue au centre d’Accueil de la Presse Etrangère (Cape), le 06 mai 2009 à Paris.
Martin Ziguélé se pose plusieurs questions d’ordre juridique, notamment la question de savoir si dans ce procès on n’a pas l’impression de passer à côté et pourquoi la CPI n’ouvrirait pas de tels procès ailleurs ?
A l’entendre, on a l’impression comme si ses récit corroborent la version soutenue par nombreux observateurs indépendants qui estiment que l’affaire Bemba est tout, sauf la manifestation d’une justice équitable.
Lire la suite