vendredi 25 décembre 2009
Verbatim du néocolonialisme au Congo-Kinshasa II
Par Yambuya Lotika Kibesi, vendredi 25 décembre 2009 à 16:22 :: liens
Connaître + Comprendre = Sortir de l’ignorance
M'zée Laurent-Désiré Kabila, Patrice Emery Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa za Banga
Après avoir vécu comme tout enfant dans sa propre famille, l’homme devient grand de mentalité et cherche à s’arranger pour pouvoir surmonter les faits quotidiens que tout être humain (riche ou pauvre) rencontre dans ce dur parcours terrestre.
Ayant vécu dans la nature africaine de notre immense beau Congo aux divers admirables paysages du Sud au Nord et de l’Ouest à l’Est dans son étendue géographique créée par des hommes comme tous les autres pays africains, car les frontières africaines ont été tracées par des hommes qui n’avaient pas respecté nos origines à la conférence internationale de 1885 à Berlin comme si les êtres humains n’existaient pas en Afrique.
Je me sens très déshonoré face à nos ancêtres africains, ceux qui avaient vécus dans la dignité sans technologie de pointe que nous envions aujourd’hui, mais qui étaient très développés dans leur propre civilisation avec des architectes, chasseurs, cultivateurs, pêcheurs, artistes, forgerons, etc…l’exemple encore vivant ces outils ancestraux des pêcheurs Wagenia à Kisangani.
Ces outils placés au milieu des rapides du fleuve Congo par eux-mêmes sans l’assistance technologique européenne de la conférence de Berlin en 1885, l’explorateur anglais Morton Henri Stanley les avait trouvés en place.
C’est très déshonorant parce que nos ancêtres de l’époque de Jésus, de Mahomet ou de Bouda, etc…n’ont pas survécus grâce aux aides qui leur arrivaient de l’Europe de la domination romaine.
Ce petit rappel est juste pour faire la différence de la vie dont nous affrontons aujourd’hui à travers l’arme de la supériorité technologique entre les hommes du monde actuel.
S’il y a injustice entre les races de la terre, d’où vient-elle ? De notre volonté ou celle de Dieu créateur ? Si c’est de Dieu créateur, à quoi est-il Dieu d’amour et bienveillant ? De même il serait injuste d’impliquer le Diable dans la misère des hommes, mais qui l’a créé et lui a donné toutes les forces pour dominer le monde dans le mal si cela est vrai ?
Je parle en nègre naturel, et je le resterai dans ma peau toute la vie, car ce n’est pas le fait de vivre dans les pays industrialisés et de la haute technologie que ma peau changera de couleur noire en blanche.
Certes, nous ne devons plus vivre matériellement et organiquement comme nos ancêtres dans ce nouveau monde après l’esclavage et le colonialisme, sinon tous ces diplômes des universités européennes et autres formations de qualité nous servent à quoi pour comprendre que le néocolonialisme est le pire de tous les systèmes des dominations qui existent.
C’est ça la vraie origine de nos malheurs après la confiscation de notre indépendance le 5 et 14 septembre 1960. Pierre Mulele avait donné l’alerte le 9 juin 1963 : Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.
Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.
Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.
Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.
Pour toutes ces raisons, nous devons retracer notre histoire avant l’esclavage, pendant l’esclavage, pendant le colonialisme, de l’indépendance et du néocolonialisme qui persiste.
Sachons bien que, sans connaissance de l’histoire, il est impossible de sortir de l’ignorance et réaliser mieux pour l’avenir. Les hommes ont le devoir de collaborer sincèrement en connaissant le bon et le mal, c’est-à-dire l’apport de chacun doit être dans le sens positif du bien-être humain sans considération d’une quelconque supériorité.
A titre d’exemple : n’oublions pas la théorie de la colonisation du Roi Léopold II de Belgique qui disait aux missionnaires catholiques qui venaient pour la première fois évangéliser les Noirs : vous partez au Congo non pour les apprendre le Bon Dieu, car les Noirs connaissaient depuis toujours leur Dieu (Nzambi ya Mpungu), mais leur faire croire notre Dieu des Blancs au nom de l’évangile.
Certainement ils vous poseront des questions sur le comportement que vous aurez là-bas contrairement à la Bible, et vous les répondrez : faites ce que je dis et non ce que je fais.
Nos ancêtres émus par des longues barbes de ces missionnaires, des chaussures, des pipes, chapeaux, etc…se laissèrent entraînés dans la nouvelle croyance qui finira par porter ses fruits, la soumission aveugle.
En 1920, un Noir Congolais avait compris les droits humains sans connaître l’Europe libre ni son histoire des libertés.
Il se lança dans une intense activité syndicale pour défendre le bien-être de tous sans distinction raciale, Blancs et Noirs devraient vivre en égalité bien que les premiers avaient la supériorité technologique de transformation de nos matières premières.
Ce grand homme s’appelait Simon Kimbangu. Il fût maltraité dans des Huileries du Congo-Belge à Léopoldville, heureusement c’était après la période des mains coupées sinon il allait être amputé. De 1921 à 1951, il subit la détention dans une cellule de 3m X 2m pendant 30 ans.
Il mourut en prison le 12 octobre 1951 sans que la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 le soutienne une seule fois.
Il fut conduit dans cette prison à plus de 3.000 Kms de sa base (N’Kamba) dans des conditions les plus inhumaines, plus que les expulsions aujourd’hui des Africains de l’Europe en Afrique. Ses adeptes (150.000) furent relégués à l’Est du pays avec interdiction de prononcer le nom de Simon Kimbangu dans tout le Congo-Belge.
En réalité, Kimbangu comme la plupart des enfants de leur époque, fût baptisé chrétien protestant jusqu’à devenir catéchiste, d’autres étaient des baptisés et catéchistes catholiques.
C’est ici qu’il découvrit la réalité de la Bible, qui lui permit d’interpeller les Européens de considérer les Noirs comme des êtres chers, comme eux-mêmes des Blancs, car il n’y a aucune raison de la supériorité des uns envers des autres.
La lutte de Kimbangu est la première déclaration universelle des droits de l’homme dans le monde, car elle a 27 ans d’ancienneté sur celle du 10 décembre 1948 qui n’est toujours pas respectée, sinon il n’y aurait pas le néocolonialisme aujourd’hui.
La parole spirituelle de Kimbangu devant les foules était : faites ce que je dis et suivez mon exemple.
Ce fut le contraire des missionnaires colonialistes qui disaient : faites ce que je dis et non ce que je fais. Ils étaient en contradiction avec leur propre livre saint (la Bible).
La lutte de Kimbangu est celle d’envoyé de Dieu le Père pour sortir les Noirs des servitudes des colonialistes.
Les malades de tout genre quittèrent les hôpitaux, pour aller se faire guérir chez le nègre Simon Kimbangu dans le village de N’Kamba.
Revenons un peu en arrière. Deux jours avant qu’il se rende aux autorités coloniales, il dit à la grande foule des adeptes à Mbanza-Nsanda le samedi 10 septembre 1921 : Mes frères, l’esprit est venu me révéler que le temps de me livrer est arrivé.
Avec mon arrestation commencera une période terrible des persécutions pour moi-même et pour un grand nombre de personne.
Il faudra tenir ferme, car l’Esprit de notre Dieu Tout-Puissant ne nous abandonnera jamais. J’ai été envoyé pour libérer le peuple kongo et la race noire du monde.
Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.
Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s’installera.
Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront.
La misère s’installera. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs.
Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des blancs.
Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents.
Continuer à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre.
Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples du Kongo.
Un enseignant viendra avant mon retour pour écrire ce Livre. Il sera combattu par la génération de son temps, mais petit à petit, beaucoup de gens comprendront et suivront son enseignement. Pourquoi tuer votre prochain et espérer rester en vie et pour combien de temps ?
La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde européen.
Elle ne saura plus les principes maritaux de ses ancêtres. Elle ignorera sa langue maternelle.
Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Il faut les enseigner à vos enfants et à vos petits enfants.
Le lundi 12 septembre 1921 Kimbangu s’est rendu aux autorités coloniales sans aucune violence, il est arrêté et conduit à Thysville où il sera jugé par un tribunal militaire qui le condamne à la peine capitale.
Les missionnaires chrétiens catholiques avec leur Sainte Bible réclamèrent qu’il soit pendu dans l’immédiat en public pour servir d’exemple, que cela ne se répète plus. La peine fut commuée à perpétuité par le Roi des Belges.
Si la lutte pacifique de Simon Kimbangu était reconnue par les colonialistes en 1921, c’était la création de la première grande société multiraciale dans le monde.
Le Congo et la Belgique allaient être unis jusqu’à l’infini dans la paix des cœurs, car les Belges et les Congolais allaient servir l’intérêt commun sans plus parler de l’exploitation coloniale ni réclamer l’indépendance. La justice était faite.
Je relate brièvement cette histoire congolaise, pour dire que notre lutte, celle des hommes justes et de paix dans notre pays ne date pas d’aujourd’hui.
Malheureusement, nous manquons des historiens et des pédagogues pour transformer notre histoire en manuel scolaire pour qu’elle soit enseignée dans tous les niveaux de l’éducation moderne (de l’école primaire à l’université).
L’histoire qui ne sera pas enseignée aux Nations-Unies, à Paris, à Bruxelles ou à Washington comme l’a si bien dit Patrice Lumumba avant de verser son sang pour notre cause.
Je ne minimise pas les valeurs des diplômés universitaires congolais en matière d’histoire et autres.
Mais nous devons nous interroger à quoi servent ces diplômes, quand on évoque que la politique actuelle sans faire connaître à nos cadets et à nos enfants la réalité de notre histoire, même celle vécue par nous de l’époque coloniale jusqu’aujourd’hui.
Je dis nous, ceux des générations de 1930, 1940 et 1950 car beaucoup sont en vie et détenteurs de ces diplômes qui ruinent le pays depuis le lendemain du 30 juin 1960.
Comment les générations de 1960, 1970, 1980 et celles de 1990 peuvent-elles écrire l’histoire qu’elles n’ont pas vécue quand nous ne les balisons pas de la réalité ?
Voilà le risque qu’un jour l’histoire sera écrite par eux dans une coquille vide, car ces nouvelles générations congolaises se retrouvent à cause de nous, dans une confusion de l’histoire vraie de notre pays.
Alors, se libérer du néocolonialisme n’est pas pour bientôt.
Patrice Emery Lumumba s’explique en janvier 1960 à Bruxelles
J’ai 35 ans. Je suis né dans le territoire de Kata-Kokombe. C’est ainsi par exemple que mes parents sont des catholiques, ils se sont mariés religieusement à l’église.
Nous sommes quatre enfants, tous de garçons. Nous avons été élevés dans la doctrine catholique, toutes mes études primaires je les ai faites chez les protestants.
J’ai souvent lutté contre l’injustice. J’ai été profondément éduqué dans la doctrine chrétienne, j’avais ce sentiment, et mon père, ma mère m’ont toujours dit : « il ne faut pas être méchant, il faut toujours être bon envers les gens même quand on vous a frappé, il ne faut pas répondre », et alors je n’ai jamais compris dans ma vie pourquoi à l’école on nous enseignait toujours d’être bon, il faut la charité chrétienne, il faut l’amitié entre les hommes.
Comment on peut concilier l’instruction que l’Européen nous donnait à l’école, les principes de civilisation et de morale avec les actes que ces Européens commettaient vis-à-vis de la population noire.
Et c’est en faisant cette observation jour le jour, en comparant les principes qu’on nous enseignait, les actes que ceux qui nous enseignaient commettaient, je voyais chaque fois la contradiction.
C’est ainsi que j’ai commencé n’est ce pas à prendre de plus en plus conscience, que, alors j’ai commencé à étudier les révolutions à travers l’humanité, très souvent la révolution française, les causes qui ont été à la base de cette révolution, pourquoi ces gens se sont révoltés, pourquoi ils ont lutté pour la liberté, et j’ai compris que vraiment à travers toutes les révolutions, il y a un élément profond, c’est la lutte contre l’injustice, contre l’oppression.
Quelle bombe avait Lumumba pour faire peur aux Occidentaux ?
Lumumba écrit à son ami Emile Luhahi à Wembo Nyama
Stanleyville, mercredi 28 avril 1954
Mon cher Emile,
Vous m’avez demandé au sujet de mon avenir, de mes projets. J’ai trop de projet qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.
Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être un riche, ignorant.
Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ma patrie.
A l’école on ne me donne que les instruments – il m’appartient de bien utiliser ces instruments pour qu’ils me soient des auxiliaires précieux.
Quels sont ces instruments ?
Ce sont les rudiments du savoir qu’on nous a enseignés sur les bancs de l’école. Ces rudiments, nous devons maintenant les manier, les subtiliser, les raffiner pour obtenir un résultat supérieur à celui primitivement acquis.
Je vous affirme, mon cher Emile, qu’on peut devenir un vrai universitaire, c’est-à-dire acquérir une instruction quasi-universitaire – tout en restant chez-soi, tout en apprenant avec persévérance, avec méthode.
Je vous dis cela par expérience que j’ai acquise depuis une longue date.
Pour vous faire toucher la chose du doigt, je dois prendre mon propre exemple : quels sont mes antécédents scolaires ? Vous les connaissez certes.
Mais comment puis-je atteindre mon degré d’instruction actuel ?
C’est surtout grâce à mon effort personnel, à mon perfectionnement personnel, à ma persévérance.
Aujourd’hui même les Européens me qualifient d’un redoutable.
Un ami européen m’a dit un jour ceci : « Tous les milieux européens disent que Lumumba veut imposer sa supériorité intellectuelle tant aux Congolais que des Blancs ».
Cette idée et ce jugement proviennent par suite de brûlantes polémiques pour lesquelles je sors toujours victorieux.
Ici à Stan, tous les Congolais me prennent pour un magicien (ce qui est faux), les Européens me prennent pour un homme qui a fait des études supérieures.
Beaucoup d’Européens, entre autres mes chefs de service, affirment que je suis plus instruit que beaucoup d’Européens.
Je vous dis tout cela sans l’ombre de prétention ou de vantardise (sic), mais il est nécessaire à ce que je vous le dise parce que je vous prends pour un de mes amis intimes, afin que vous puissiez vous faire une idée exacte et apprécier le perfectionnement personnel et continu est nécessaire à tout être qui veut arriver à quelque chose ici-bas.
Comme vous le savez depuis l’année passée, il est toujours question pour moi de poursuivre un enseignement universitaire.
J’ai été admis à l’Université de Kimwenza suite à l’arrangement de Monsieur Clément, mais cela n’a pas pu encore se réaliser par suite de ma situation matrimoniale parce qu’il n’y a pas encore de logement pour étudiants mariés – à moins que je divorce pour devenir célibataire !!! Ce qui ne sied pas bien (sic).
C’est problématique ! De toute façon je ne perds pas confiance.
Ou bien j’irai à l’Université, ou bien je ferai des cours par correspondance pour le même genre d’études, c’est ce que j’ai déjà commencé (depuis le début de ce mois) au Centre d’Etudes Supérieures de Bruxelles.
Merci beaucoup pour les journaux, je les ai reçus. Je vous enverrai ma souscription pour un abonnement d’un an.
Envoyez-moi toujours les journaux par avion. Voilà ce qu’on ne connait pas de Lumumba.
L’appeler Héros national pour avoir été assassiné suite à notre souveraineté ne suffit pas.
Explorons aussi les provenances de sa force, car les colonialistes et les néocolonialistes ont peur que cette force habite nos esprits pour l’avenir de notre nation.
Révisons nos diplômes universitaires et autres par rapport à la détermination de Lumumba en 1954, car ils font de nous des hommes sans notion de l’histoire en se laissant téléguidés par les coupables de notre misère.
Le peuple doit sortir de l’obscurité
Est-ce qu’il nous faut 400 partis politiques pour reconquérir notre souveraineté nationale ?
Comment le peuple ne comprend toujours pas les raisons des martyres de nombreux nationalistes assassinés par les néocolonialistes avec la complicité occidentale ?
Comment le peuple se laisse manipuler par les coupables de leur misère qui ont implanté ces nombreux partis politiques de la soi-disant opposition démocratique ?
Le peuple congolais est-il vraiment voué au changement ?
Se bat-t-il vraiment pour son avenir ?
Des questions apparemment sans réponses !
Je parlerai plutôt d’un peuple désertique, dans la mesure où il compte pour son futur aux mêmes destructeurs de notre pays.
Un peuple impuissant de dire NON aux faux opposants et à leurs partis, alors que ce sont eux qui sont à la base de notre misère et ils le seront toujours.
En tout cas le peuple a le devoir de dire aux néocolonialistes et leurs héritiers « notre désespoir c’est vous ».
Parce qu’après tout, ils font la politique juste pour piller le pays des avoirs qui allaient nous rendre tous heureux.
Le peuple doit rappeler à ces néocolonialistes et leurs héritiers, qu’au 30 juin 1960 il y avait des écoles, des hôpitaux, des routes, l’abondance alimentaire, etc…bref, l’appareil social et économique fonctionnait pour la prospérité de toutes les futures générations.
Et voilà jusqu’au 17 mai 1997, 37 ans après, le mobutisme (néocolonialisme) nous a dépouillés de toutes les infrastructures indispensables à notre développement, émancipation mentale et bien-être.
Ainsi, aux jeunes qui n’ont pas connu Lumumba, ceux à qui est cachée notre histoire, sachez qu’on n’est pas seulement intellectuel lorsqu’on dispose d’un diplôme universitaire.
Ce n’est pas en ayant une connaissance approfondie de l’histoire et la géographie occidentale qu’on est vrai intellectuel.
Je voudrais tirer l’attention de nos jeunes, que bon nombre de chercheurs universitaires européens n’ont aucune idée de notre pays, pour ne pas mêler toute l’Afrique.
Ils n’ont ni connaissance historique et encore moins géographique de notre pays.
Et lorsqu’ils parlent de notre histoire, c’est juste pour faire la rhétorique de diverses guerres tribales qui sévissent depuis des décennies.
De la géographie, c’est celle des ressources minières tant convoitées (cuivre, cobalt, or, diamant, coltan, uranium, …) reposant sous les pieds d’un peuple misérable alors propriétaire d’une immense terre fertile sans besoin d’engrais chimiques, d’une vaste riche forêt et des cours d’eau inépuisable.
Enfin, lorsqu’ils vont plus loin, ils parlent de Patrice Lumumba.
En effet, les Européens connaissent Patrice Lumumba et ce, parfois sans avoir fréquenté l’école.
D’ailleurs, tous les historiens européens et autres intellectuels le traitent avec dignité et considèrent son assassinat un tort quasi insurmontable pour la prospérité des Congolais.
Les Européens apprennent à leurs enfants et petits-enfants leur histoire comme pour dire plus jamais ça !
Ne dit-on pas que l’avenir croît sur les ruines du passé ?
Cela permet au peuple de ne jamais supporter un régime fasciste dans leur pays.
Et on voit les dignitaires nazis et collaborateurs, poursuivis jusqu’à ce jour depuis presque 65 ans après la seconde guerre mondiale.
Tout ceci rentre dans le cadre de « plus jamais ça ! » et c’est très instructif pour les générations futures.
Au Congo cependant, ce sont les assassins du peuple et de la nation qui se présentent librement en démocrates.
Et comme pour dire que le pays leur appartient, on voit des criminels de droit commun et de guerre dans les activités politiques publiques.
Ce qui rappelle le « Collège des Commissaires Généraux » la base du néocolonialisme et des assassinats de la CIA contre les lumumbistes et de la destruction du pays depuis septembre 1960.
Nous devons être comme des Européens, connaître la vraie histoire de notre pays, les raisons de notre lutte depuis la confiscation de notre souveraineté par le néocolonialisme le 5 et 14 septembre 1960, la vraie signification du néocolonialisme, qui sont les néocolonialistes et leur rôle.
Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.
Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.
Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.
Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur.
Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur *.
Pierre Mulele le 9 juin 1963
Il n’est pas un pêché ignorer l’histoire de Napoléon, de Jules César, la frontière entre la Grèce et la Turquie, car beaucoup d’Européens croient que le Congo a les frontières communes avec le Sénégal, le Tchad et le Nigéria.
Il nous est impérieux de s’intéresser avant tout de notre propre histoire et de dire un grand NON à tous ceux qui sont pointés du doigt comme coupables de notre misère, des cambrioleurs publics.
Par exemple à tous ceux qui sont cités ouvertement dans les biens mal acquis et les assassinats par leur propre conférence néocoloniale, qui, pour tromper le peuple, a été baptisée conférence nationale souveraine sans souveraineté.
Voilà pourquoi, chaque néocolonisé doit être la lumière appelée à confondre les adeptes du mal dans notre pays, car les retournements actuels ainsi que leurs acteurs ne trouvent leur notion que dans la logique de perpétuer le néocolonialisme (le mobutisme) par l’entremise de la soi-disant démocratie des accords de Sun City, qui veut nous faire croire à la liberté de notre peuple, alors que c’est la résurrection du néocolonialisme mort le 17 mai 1997.
Si le peuple rejetait en bloc cette manœuvre, en restant sur la voie tracée par Mzée Kabila contre la soumission étrangère, ce serait la victoire sur le néocolonialisme, car notre jeune peuple qui n’a pas connu Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Pierre Mulele et beaucoup d’autres nationalistes assassinés sur ordre de la CIA, a vécu de ses propres yeux la réalité de la lutte de Mzée Laurent Kabila, qui est gage d’un futur radieux pour notre nation.
Pour les jeunes qui crient Pierre Mulele criminel, qu’ils sachent que les Européens et le reste du monde se moquent de nous car c’est l’une des preuves que les Congolais ignorent l’histoire de leur pays. Pierre Mulele a vécu publiquement au Congo après le 30juin 1960, que 75 jours.
Ministre de l’Education Nationale de Lumumba, ils ont été révoqués ensemble illégalement par le Président Kasa-vubu le 5 septembre 1960.
Il fut le plus recherché des fidèles de Lumumba après le 14 septembre 1960 par la CIA, la Belgique, Mobutu, Bomboko et Nendaka.
A l’arrestation de Lumumba, il parvient à rejoindre Gizenga, Gbenye et le Général Lundula à Stanleyville.
Ensuite, il est désigné ambassadeur des nationalistes au Caire en Egypte chez le Président Abdel Gamal Nasser Chef de fil des Africains contre l’impérialisme.
Pendant la grande rafle des lumumbistes à partir du début 1963 au Congo, alors que Gizenga était en prison à Bulambemba, Gbenye et les autres à Brazzaville, Pierre Mulele se rendit en Chine Populaire (Chez Mao) pour la formation d’insurrection paysanne.
A l’époque la Chine Populaire n’avait pas des relations ni diplomatiques ni économiques ni culturelles avec l’Occident et les Nations Unies, excepté la Suède.
Après la formation, il rejoignit clandestinement le Kwilu où il déclencha l’insurrection paysanne contre le néocolonialisme le 1er janvier 1964, le dialogue étant impossible avec les néocolonialistes armés et soutenus par l’Occident. 60% du pays sont libérés.
Les néocolonialistes et assassins des nationalistes attrapés, sont exécutés publiquement avec l’approbation du peuple, il n’y avait jamais d’assassinats secrets.
C’est le peuple lui-même qui dénonçait les néocolonialistes et leurs collaborateurs dans les territoires libérés. Alors que la libération de Léopoldville était proche, les armées américaine, belge et des mercenaires blancs avec à leur tête le Colonel Belge Van Del Wald agressent le 24 novembre 1964 les territoires libérés en massacrant plus de 200.000 paysans armés des flèches, machettes, bâtons, lances, des fusils pupu et quelques soldats de l’ANC qui avaient rallié l’insurrection. Le monde entier condamna le génocide de Van Del Wald, sauf l’Occident.
Ainsi, l’Assemblée Générale de l’ONU exigea son expulsion du Congo et il fut rappelé en Belgique avant fin décembre 1964.
Voilà ce que les jeunes Congolais ne connaissent pas.
La propagande occidentale a transformé Pierre Mulele en criminel, alors que c’est Van Del Wald qui est le criminel des paysans Congolais.
De même ceux qui disent que Laurent Kabila est criminel du peuple congolais dans la guerre de l’AFDL contre Mobutu.
Voilà une autre propagande néocoloniale, il n’y avait pas des morts des civils congolais dans cette guerre en dehors entre soldats de part et d’autre à Kisangani et Kenge.
Les morts civils étaient des Hutus tués par les Tutsis avec leur haine, dont l’ONU criait au génocide.
Mais ces mêmes Hutus sont massacrés officiellement aujourd’hui à l’Est du Congo par des armées néocoloniales de Paul Kagamé et Joseph Kabila avec la complicité de l’ONU.
Ceux qui qualifient M'zée Laurent-Désiré Kabila de criminel, ce sont des mobutistes oubliés par leur pouvoir néocolonial actuel qui règne dans notre pays.
C’est ça la vérité.
Pour que la RDC soit dirigée avec espoir
Dans un pays sans vocation égalitaire, si l’on veut réellement la réussite nationale il serait mieux de s’adapter à un régime présidentiel sans premier ministre : la Présidence de la République, le Parlement et le Sénat suffisent.
L’expérience du pouvoir congolais en 1960 devrait nous servir de leçon, si vraiment on a la volonté de faire de notre pays un espoir pour toutes les générations futures, car le système imposé par les colonialistes peu avant l’indépendance et qui porta Lumumba de former le premier gouvernement congolais, était porteur de la confusion des pouvoirs d’Etat.
De l’oppression politique coloniale sans culture de la démocratie occidentale, les Belges obligèrent un gouvernement d’union nationale où les vainqueurs et les vaincus politiques congolais se sont retrouvés ensemble pour gouverner.
Ainsi, on avait vu un gouvernement constitué des nationalistes et des anti-nationalistes (pro haute finance étrangère).
Il est vrai qu’il y avait des évolués ou immatriculés congolais, des Noirs qui s’intégraient au statut des Européens avant l’indépendance.
Ce qui est à savoir, qu’il n’y avait pas parmi ces immatriculés des riches à travers leurs salaires, bien qu’ils avaient des belles maisons à crédit de fond d’avance, des voitures, mangeaient à leur faim et leurs enfants étudiaient dans des écoles européennes de la colonie.
Toutefois l’alimentation était à la portée de tous les habitants (blancs et noirs) du Congo-Belge.
Ce sont ces hommes sans assez d’argent qui se disputèrent les premières élections politiques congolaises pour devenir Députés nationaux, Sénateurs et Députés provinciaux.
Le chemin pour trouver l’argent de leurs campagnes électorales, était celui de la corruption coloniale.
Seuls les partis nationalistes échappèrent à cette corruption, MNC/L suivi du PSA d’Antoine Gizenga, du CEREA d’Anicet Kashamura, l’Association Balubakat de Janson Sendwe et la Coalition Kasaienne.
Le MNC/L remporta ces élections législatives avec ses alliés (PSA, CEREA, Balubakat et la Coalition kasaienne) car d’aspiration nationaliste.
L’argent de propagande nationale du MNC/L provenait de la vente des cartes des membres adhérant en masse dans le parti, comme aussi pour ses alliés.
Par contre, les partis opposés aux nationalistes, donc le PNP avec Boliya, Delvaux, Dericroyard et certains chefs coutumiers, CONAKAT de Moïse Tchombe, PUNA de Jean Bolikango, MNC/K d’Albert Kalonji et l’Union Tribale des Mongo (UNIMO) de Bomboko leur propagande était soutenue par la haute finance étrangère. Tandis que l’ABAKO à vocation séparatiste et fédérale, s’était autofinancé par la vente des cartes de membre uniquement aux originaires de l’ethnie Bakongo du Bas-Congo.
En réalité, il n’y avait aucune raison que le premier gouvernement congolais soit de l’union nationale, car il y avait une coalition des vainqueurs de même conviction.
Ce gouvernement était constitué des incorruptibles sous la direction de Lumumba et des corrompus sous la direction de Bomboko et Delvaux.
Le ministre des affaires étrangères fut Bomboko sur proposition des Belges, en cas de refus, ils bloqueront les avoirs financiers congolais au premier gouvernement.
Lumumba céda pour garantir l’unité nationale.
La plaidoirie de Lumumba dans les deux Chambres réunies le 9 août 1960, ainsi que toutes les manœuvres de la Maison Blanche, la CIA et la Belgique pour renverser Lumumba, l’arrêter et l’assassiner, prouvent comment l’Occident a organisé le néocolonialisme au Congo.
Dans le régime présidentiel du type américain, quelque soit leur méfait contre notre nation depuis 1960, éviterai une telle confusion politique.
Car le Président est élu au suffrage universel direct par le peuple et forme son gouvernement sans besoin d’une majorité parlementaire.
Bien qu’il a le pouvoir de mener sa politique intérieure et extérieure, il est quand-même sous contrôle des parlementaires et sénateurs pour que certaines décisions soient appliquées.
Ils ont le pouvoir de refuser un membre du gouvernement ou un haut fonctionnaire désigné par le Président de la République, s’il ne répond pas aux critères de bonne moralité et qualité par rapport à sa vie et son passé.
C’est ça la gouvernance que notre pays a nécessité en rayant la fonction du premier ministre, car chaque candidat Président se présentera à l’élection avec son Vice-président.
Si le Congo de 1960 était organisé à ce modèle, on n’allait pas connaître le drame d’aujourd’hui et Kasa-vubu ne pouvait pas être élu Président au suffrage universel par le peuple.
C’est Lumumba qui allait l’être avec Gizenga comme son Vice-président.
De même le Parlement et le Sénat allaient être dirigés par des nationalistes.
Les Belges savaient la finalité du Congo indépendant.
Aux intellectuels Congolais
Si le défunt nationaliste Thomas Kanza est le plus fameux diplômé congolais d’université au 30 juin 1960, il y a aujourd’hui un nombre considérable des universitaires congolais diplômés des plus célèbres universités du monde entier.
Nous avons lu des millions de volume des livres de toutes sortes dans les plus prestigieuses bibliothèques de l’Occident, de l’ex-bloc soviétique et de l’Asie.
Nous avons défendu des multitudes des thèses pour nos titres académiques, mais à cause du néocolonialisme mobutiste, nous étions privés de valoriser nos capacités sur le sol fertile de notre nation qui a énormément besoin de bonnes semences pour produire les meilleures récoltes.
Il avait été révélé à l’époque, il y a de cela 16 ans, c’était au colloque sur les perspectives de la coopération entre la Belgique et le Congo alors Zaïre, organisé à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) le 8, 9 et 10 octobre 1993, qu’il y avait beaucoup d’intellectuels Congolais (Zaïrois) qui vieillissent en Europe sans avenir ni servir le développement de leur pays.
Si nous lisons des millions de volume des livres ensemble aux Européens pour devenir intellectuels au même niveau dans leurs universités, il y a quoi qui nous manque pour servir notre pays comme eux font pour le développement de leurs pays et aussi de comprendre par où était arrivé le néocolonialisme dans notre nation et qui sont des compatriotes qui se sont battus contre ce régime néocolonial avec dévouement depuis son implantation officielle en septembre 1960 ?
Que faisons-nous pour se débarrasser du mobutisme érigé en doctrine d’immoralité qui continue sa mission d’abrutissement de notre peuple au pays et à l’étranger sereinement, car beaucoup d’intellectuels Congolais croient que ceux-là mêmes qui nous ont conduis dans cette situation depuis leur Collège des Commissaires Généraux de Mobutu les aideront à reconstruire ce qu’ils ont détruit avec Mobutu en septembre 1960 et 24 novembre 1965 avec la création de leur MPR en 1967.
Si des intellectuels Congolais de l’étranger, je vois ici par exemple ceux qui avaient participé à ce grand colloque d’octobre 1993 à Bruxelles car il y avait beaucoup dont l’âge variait entre 40 et 55 ans, moi-même j’y étais à l’âge de 43 ans, n’ont encore rien compris jusqu’à ce jour, comment nos compatriotes de l’intérieur comprendront la signification d’un régime néocolonial ?
Aux nombreux intellectuels de l’intérieur, formés dans des exigences néocoloniales les plus destructives, personne n’ignore que nous étions victimes de la malformation intellectuelle par la grande école d’immoralité mobutiste qui nous a fait croire qu’il faut devenir voleur pour réussir sa vie dans notre pays.
Oubliez-vous ce chapitre de l’évangile de Mobutu : yiba esika nayo ya mosala, kasi yiba moke, tonga ndaku, ezali ndaku nayo « vole dans ton lieu de travail, mais pas beaucoup, construit la maison, c’est ta maison ».
Ceci n’est qu’un rappel à notre peuple (intellectuel ou pas), qui, incroyablement se laisse entre les bras des grands voleurs qui ont partagé publiquement notre patrimoine national avec Mobutu jusqu’au 17 mai 1997, patrimoine qui allait garantir le bien-être pour nous tous comme veut la doctrine lumumbiste.
Et, à cause toujours de ce néocolonialisme, la très grande majorité d’entre nous vieillissent dans des conditions sociales les plus déplorables de l’humanité sans droit d’avoir un logement, d’avoir droit aux soins de santé qui prolongent la vie, d’avoir un travail bien rémunéré, de quitter l’humiliante charité étrangère, de faire étudier nos enfants avec dignité pour qu’ils deviennent des hommes honnêtes dans la gestion de notre riche pays, etc…
Nous devons savoir qu’une autre technique néocoloniale consiste de maintenir le peuple dans la mendicité publique auprès de ces mêmes néocolonialistes qui ne songent pas et ne songeront jamais à l’amélioration de notre condition sociale.
A notre peuple : chômeurs de carrière, fonctionnaires, ouvriers, paysans, chégues, Congolais de la diaspora, etc…, comme déjà souligné, nous ne pouvons en aucun cas s’incliner devant les mobutistes (les néocolonialistes) et leurs alliés. Sachons que l’actuel néocolonialisme, est même pire que celui qui a été renversé le 17 mai 1997.
Vœux pour l’année 2010 aux Congolais
Cette année doit être celle de la grande conscience pour l’avenir de notre peuple avant hier victime de l’esclavagisme ; hier du colonialisme ; une journée de la souveraineté arrachée le 30 juin 1960 par la lutte ; ensuite c’est le coriace néocolonialisme plus que l’esclavagisme et le colonialisme jusqu’à ce jour.
Nous devons refuser les vœux de ‘‘bonnes fêtes et heureuse année’’, car nous pensons à la tradition ancestrale selon laquelle une famille en deuil ne se réjouit pas d’une fête devant leur mort ni avant ni après l’enterrement, donc jamais avant le bain de consolation.
Ceux qui se réjouissent de la fête pendant que leur mort n’est pas encore enterré sont traités des sorciers sans avoir besoin de consulter un fameux voyant. Le néocolonialisme (mobutisme) hérité par Joseph Kabila est notre seul mort, un cadavre familial qui n’est pas encore enterré et dont on ne connaît pas le jour de son enterrement.
Se laisser dans la joie pour cette nouvelle année 2010 sans avant tout enterrer ce cadavre familial, ferait de nous les sorciers et complices de la croissance de notre souffrance. Continuerons-nous donc de vivre avec le libabe (avec la malchance) jusqu’à quand et jusqu’où ?
C’est pourquoi nous voulons que cette année 2010 soit celle qui va nous conduire sur la route du cimetière pour enterrer notre mort (le néocolonialisme) définitivement avant qu’il ne pourrisse en public, sinon il nous apportera une grave épidémie car il est mort avec de nombreuses maladies contagieuses, que les laboratoires des médecines modernes les plus développées n’ont pas encore identifiées. Mais les principales sont :
1- Les crimes contre : l’humanité, le travail, la justice, l’enseignement, l’éducation familiale, la santé publique, le progrès de l’homme, l’agriculture, les minerais, les infrastructures de transport : aérien, fluvial, routier et ferroviaire, l’industrie, etc…
2- Les favoritismes : de la dictature, du vol, de la corruption, de la prostitution politique et juvénile, d’adultère, du non respect de bonnes mœurs, du mensonge, d’arrestations arbitraires, d’assassinats, etc…
L’obstacle majeur de notre plus haut désir (le bien-être dans le développement) c’est l’association de nombreux partis politiques néocolonialistes de la doctrine du mobutisme qui ce sont emparés de ce haut désir contre leur système de l’esclavage et du colonialisme, en faisant croire que c’est le même principe qu’en Occident qui gouverne notre pays.
Pour cette année 2010, soutenons des hommes sans aucune discrimination raciale, qui vont libérer le pays de l’injustice et servir le haut désir du peuple (le bien-être).
Menons cette lutte avec perception des valeurs humaines comme dans les pays, dont nous envions les aspects d’intérêt commun : santé, éducation, logement, alimentaire, économique, culturel, sécurité, etc…et de s’adapter à une démocratie qui tient compte à nos valeurs ancestrales pleines de respect entre les êtres humains sans égoïsme que cet esclavage néocolonial nous impose depuis le lendemain du 30 juin 1960.
Ce cadavre mort le 17 mai 1997 après avoir infecté le peuple de certaines maladies contagieuses, a été gardé dans la morgue jusqu’au 16 janvier 2001 pendant que le travail de désinfection de notre peuple s’effectuait avec résolution. Voilà que cette thérapie collective s’est arrêtée le 16 janvier 2001, car nous nous sommes trompés du médecin. Heureusement les médicaments appropriés ne s’épuiseront pas dans des pharmacies modernes.
Aux soldats congolais : le 5 juillet 1960, vos aînés avaient désobéi aux ordres des officiers colonialistes. Ils avaient compris qu’ils servaient la répression contre leurs frères du sang.
Pour cette année 2010, rangez-vous publiquement ensemble avec des policiers aux côtés du peuple contre le néocolonialisme. Vous devez désobéir aux ordres des officiers néocolonialistes, ce geste vous alignera à la reconquête de notre indépendance nationale. Voilà chers compatriotes notre message commun pour cette nouvelle année 2010.

