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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 11 mars 2010

Les Américains s'émeuvent de voir la Barbie noire vendue au rabais !

La chaîne de grande distribution Wall-Mart a créé l'indignation en vendant une Barbie noire deux fois moins cher que la même Barbie blanche, dans un magasin en Lousiane.

5,93 dollars contre trois dollars : la photo prise par un lecteur d'ABCnews.com est formelle!

Martin Luther King n'a pas été assassiné pour qu'on en arrive là ! Les défenseurs des droits civiques américains sont outragés. Le géant des chaînes de supermarchés Wal-Mart a cassé le prix de sa Barbie noire à 3 dollars vendue à côté d'une Barbie blanche à 6 dollars dans un magasin de Louisiane.

Les deux poupées, Theresa et Barbie, sont des ballerines en tous points identiques à part leur couleur de peau. Est-ce là une manifestation de racisme de la part du géant de la distribution ?

Un porte-parole a expliqué que les Barbie noires se vendaient moins bien que les blanches. Il s'agissait donc d'une décision purement commerciale.

Cela ne se fait pas en Amérique, rétorquent les défenseurs de la cause noire, qui estiment que le prix soldé «dévalue» la poupée noire.

Wal-Mart aurait dû accepter de perdre de l'argent plutôt que de perpétuer la profonde inégalité entre races aux États-Unis, clament-ils.

Une étude montre d'ailleurs que les enfants des minorités raciales continuent de trouver les Barbie blanches plus jolies.

Mais les fans de Barbie noires peuvent remercier Barack Obama : depuis son élection, Mattel a sorti une nouvelle collection aux traits plus réalistes. La nouvelle Barbie au nez un peu plus large et aux lèvres plus charnues pourrait bien remplacer l'insipide ballerine Theresa dans les rayons de supermarché.

Dans l'un de ses magasins de Louisiane, le géant de la grande distribution américaine vend la poupée noire moins chère que son homologue blanche.

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Israël et États-Unis dos à dos

La future construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est a provoqué la colère de Washington. Les relations israélo-américaines en pâtiront-elles?

Jérusalem, Joe Biden, le vice-président américain et le Premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou.

A peine apparue, la lueur d’espoir suscitée par l’amorce d’un dialogue indirect entre Israéliens et Palestiniens menace déjà de s’éteindre. Avant-hier, au moment même où le vice-président américain Joe Biden rencontrait le Premier ministre israélien Benyamin Neta nyahou pour relancer le processus de paix au Pro - che-Orient, le ministère de l’Inté - rieur israélien, Eli Yishai, annonçait la construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est, un secteur annexé à majorité arabe. Joe Biden a manifesté son mécontentement en arrivant avec plus d’une heure de retard au dîner offert le soir même par Benyamin Netanyahou.

Une annonce calculée?

Joe Biden «était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes et créer des relations de confiance. Et nous l'avons perdu aussi, lui qui était à Washington l'ami le plus proche de Netanyahu», écrit le quotidien Maariv en parlant en Une du «malaise» israélo-américain.

Interrogé à la radio, l'un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de «crachat au visage de Biden», en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens.

Le Premier ministre Benjamin «Netanyahu est incapable de mener un véritable dialogue avec les Américains. Biden est venu pour exprimer son soutien à Israël face à l'Iran et sa visite a été torpillée», a fustigé l'éditorialiste.

Selon le Yediot Aharonot, Joe Biden a envisagé d'annuler sa participation avec son épouse à un dîner offert par le couple Netanyahu à la résidence officielle à Jérusalem mardi. Le couple Biden est arrivé avec plus d'une heure de retard au dîner, un geste qui «en termes diplomatiques s'appelle de la grossièreté», relève le Maariv.

Gifle

«Amateurisme, négligence et probablement aussi cynisme expliquent comment une grave crise a pu surgir, provoquant l'embarras du Premier ministre et ruinant la visite de Joe Biden», accuse le Yediot. Benjamin Netanyahu a eu beau expliquer à son hôte qu'il ignorait que le projet de colonisation serait annoncé, «les Américains pensent que cette annonce n'est pas fortuite».

Cette annonce a été critiquée au sein même du gouvernement israélien.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a évoqué «une annonce superflue qui perturbe les négociations de paix avec les Pales - tiniens».

Pour de nombreux observateurs, le timing ne doit rien au hasard. Frédéric Encel, spécialiste du Proche-Orient, enseignant à Sciences-Po, à Paris, émet deux hypothè ses. «Cette annonce pourrait résulter de rapports de forces internes: le gouvernent israélien est une coalition hétéroclite, dont le centre de gravité est nationaliste et religieux.

Il pourrait s’agir pour cette frange de montrer à Benyamin Netanyahou qu’elle n’est pas soumise », en lui imposant cette annonce.

La seconde hypothèse pourrait consister à «montrer que les Etats-Unis restent plus proches d’Israël que jamais, et qu’ils lui laissent ainsi une marge de manoeuvre importante», en faisant preuve de tolérance au bout du compte.

Des rapports fluctuants Cet épisode met en lumière les rapports fluctuants qu’entretiennent Israël et les Etats-Unis.

La relation fusionnelle qui prévalait lorsque Bill Clinton puis George W. Bush occupaient le bureau ovale a pris fin avec Barack Obama, plus pragmatique.

En mai dernier, lors de sa première rencontre avec le Premier ministre israélien, Barack Obama, le président américain avait fait preuve d’une fermeté inhabituelle vis-à-vis d’Israël, exprimant notamment son opposition à la construction de nouvelles colonies.

«Les Israéliens ne sont plus habitués à subir des pressions [depuis quelques années, ndlr], rappelle Frédéric Encel. Mais ces pressions se sont calmées ces derniers mois.» Peu à peu, la méfiance initiale d’Israël a cédé la place à une relation apaisée.

En janvier 2010, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton rassurait les Israéliens en renonçant à exiger un gel des colonisations.

De son côté, Benyamin Netanyahou donnait des gages en annonçant un gel des colonisations en Cisjordanie pour dix mois et en évoquant pour la première fois un «Etat» palestinien.

Ainsi, l’incident diplomatique survenu avant-hier ne devrait être qu’une crise passagère.

Le divorce n’est, pour l’heure, pas d’actualité.

La décision controversée de construire de nouveaux logements dans un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem a été rendue publique pendant la visite de Joe Biden en Israël.

Après l'affront, les excuses, mais pas de marche arrière. Les autorités israéliennes se sont déclarées désolées mercredi d'avoir annoncé pendant la visite du vice-président américain, Joe Biden, l'autorisation de la construction de 1 600 nouveaux logements à Jérusalem-Est.

Mais elles ne sont pas revenues pour autant sur cette décision qui soulève un tollé international et menace de faire capoter le fragile accord sur la reprise des négociations israélo-palestiniennes.

«Nous n'avions pas l'intention ni le désir d'offenser ou de nous moquer d'un personnage aussi important que le vice-président pendant sa visite», a déclaré mercredi à la radio le ministre israélien de l'Intérieur, Eli Yishai, dont le bureau avait annoncé mardi le nouveau plan de construction.

«Je suis désolé de l'embarras créé. Nous devons nous souvenir que ces décisions sont prises conformément à la loi, même si le moment était mal choisi… La prochaine fois, nous prendrons en compte le moment», a ajouté Eli Yishai, membre du parti ultraorthodoxe séfarade Shass.

Le projet vise à la construction de nouveaux logements dans le quartier de Ramat Shlomo, un quartier juif ultraorthodoxe de Jérusalem.

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mardi 9 mars 2010

Louis Michel son mauvais oeil et les machines de la ZETES pour maintenir "les fils de" au pouvoir en Afrique

A chaque fois que «Big Loulou» comme le surnomment ses compatriotes Belges, pointe son nez dans les élections d'un pays africain, les populations sont flouées et les dynasties se mettent en place: les fils remplacent les pères par les élections interposées. Louis Michel, ancien Commissaire européen, aujourd’hui simple député européen au Parlement de Strasbourg, est un homme avec ses réseaux douteux des coups électoraux en Afrique. En République Démocratique du Congo, les élections présidentielles de 2006 ont un nom: Louis Michel. Les Togolais viennent d'expérimenter la même chose que les Congolais, avec les élections qui consacrent Faure Eyadema, le Togo est sous la botte des Eyadéma. Pour paraphraser les saintes écritures, on peut dire que Faure Gnassingbé a fait ce qu’il voyait faire son père, Gnassingbé Eyadéma. Aidé par Louis Michel et ses machines ZETES, Faure est entrain de suivre le chemin tracé par son général de père.

ZETES

Louis Michel, le faiseur de présidents africains "Fils de".

Togo: le combat continue, malgré la répression des forces de l'ordre, l'opposition n'abdique pas.

Au Togo, l’idée de procéder à l’enregistrement des électeurs à la manière de la République Démocratique du Congo a été préconisée par Louis Michel. La parade est simple pour ce fabriquant de présidents africains, son boulot maintenir en place "les Fils de"

La méthode d’enregistrement des électeurs Togolais qui semblait fiable à première vue comportait plusieurs risques dès lors que les différents acteurs n’avaient aucune maîtrise sur la collecte des données enregistrées et que la société ZETES qui fournit le logiciel en a la seule maîtrise, comme ce fut le cas en République Démocratique du Congo.

Aujourd'hui les empreintes digitales de tous les Congolais des élections Louis Michel 2006 y compris des Togolais sont détenues par ZETES, qui peut les utiliser comme bon lui semble, en les vendant ou en les utilisant pour d'autres causes et raisons électorales, sans que personne ne s'y oppose.

En outre, ZETES qui a remporté le marché d’enregistrement des électeurs en République Démocratique du Congo et au Togo, est une société belge, pays dont est originaire Louis Michel qui est un grand soutien de Kabila et de Faure Gnassingbé.

Après le scrutin du 4 mars 2010 au Togo qui a débouché sur la réélection de Faure Gnassingbé, président sortant, des partisans de l'opposition se sont rassemblés pour protester contre une procédure électorale jugée illégale. Le leader de l'opposition enchaîne les appels à la contestation tandis que l'Union Européenne pointe le manque de transparence de l'élection.

Le bras de fer se poursuit entre les forces de l'ordre et les manifestants togolais. Suite aux élections contestées du 4 mars 2010, l'Union des forces du changement (UFC) de Jean-Pierre Fabre ainsi que quelques formations de l'opposition avaient appelé la population à protester contre la réélection du président sortant, Faure Gnassingbé.

Alors qu'une centaine de personnes se sont rassemblées à travers les rues de Lomé, la capitale du Togo, les forces de l'ordre, mobilisées pour l'occasion, ont aussitôt réprimé la contestation.

Depuis les résultats de l'élection présidentielle et des mouvements de protestation qu'ils suscitent, le pouvoir en place a interdit toute manifestation dans les rues de la capitale.

Par ailleurs, onze personnes ont été interpellées et une partie du matériel informatique a été saisie dans un des bureaux de l'UFC. «Les forces de l’ordre ont attaqué notre centre de traitement informatique pour prendre nos données, puisque nous avions dit que nous allions communiquer, dans les 24 ou 48 heures, les preuves de fraudes dont nous disposions», a déclaré le secrétaire national à la communication de l’UFC, Eric Dupuy.

«Ils ont saisi les ordinateurs, les fichiers, les procès verbaux. Ils veulent ainsi nous empêcher de prouver que la victoire de Faure Gnassingbé est bâtie sur des fraudes», a-t-il ajouté.

«Je ne baisserai pas les bras»

Lors des élections présidentielles, le président sortant Faure Gnassingbé aurait reçu 60,9% des voix. Un résultat aussitôt réfuté par l'opposition qui dénonçait, dimanche «une procédure illégale». Il a fallu deux jours d'évaluation à la commission électorale pour annoncer le résultat des votes.

Deux jours durant lesquels le comptage des voix aurait été biaisé au moyen de «bourrage d'urnes» et de «faux bulletins» selon Jean-Pierre Fabre.

«Je conteste absolument les chiffres publiés car la procédure utilisée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est illégale», avait déclaré le candidat à la presse.

Révolté et pugnace, il est descendu quelques jours plus tard dans la rue, en compagnie de 200 à 300 partisans, dans une ambiance surchauffée. Résolu à ne pas se laisser faire, le leader de l'opposition avait alors averti le gouvernement de sa détermination: «Nous allons multiplier les manifestations.

Je n'ai jamais eu l'idée de faire de la violence mais si on me vole je ne baisserai pas les bras».

Toutefois la fermeté du candidat déchu s'est immédiatement heurtée à la répression des forces de l'ordre. A mesure des coups de matraque et de grenades lacrymogènes et, le cortège des sympathisants de Jean-Pierre Fabre s'est très vite dispersé.

L'Europe appelle au calme

De son côté, la diplomatie française a appelé au calme, invitant toutes les parties à régler leurs différends «dans le cadre des procédures légales». Insistant sur le caractère «provisoire» du vote, le Quai d'Orsay, par l'intermédiaire de son porte-parole, s'est refusé à légitimer la victoire de Faure Gnassingbé.

L'Union Européenne (UE), qui a financé le scrutin, regrette quant à elle «des mesures insuffisantes de transparence». Dans un rapport préliminaire publié le 6 mars au nom des 130 observateurs européens, l'UE note «la mobilisation des fonctionnaires» en faveur de Faure Gnassingbé et témoigne notamment d'une «distribution de riz à des prix trois à quatre fois inférieurs au prix du marché» par des militants du parti du président sortant.

Le Togo semble donc être une nouvelle fois en proie à une sérieuse vague de violence. Cinq ans après des élections truquées, marquées par 500 morts, à l'issue desquelles le fils du général Gnassingbé Eyadéma, Faure Gnassingbé, avait été intronisé. Déjà.

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Dimanche 7 mars 2010: Jaynet Kabila à Goma

Accueilli par Julien Paluku Kahongya, gouverneur de la province du Nord-Kivu, Janet Kabila est arrivée à Goma, le dimanche 7 mars 2010.

L'objet de sa mission: procéder à la distribution des biens et argents récoltés pour les populations congolaises exilées de retour dans le Nord-Kivu, après avoir vécu dans les camps des déplacés.

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lundi 8 mars 2010

Gabriel Kyungu wa Kumwanza reprend son maillet au parlement provincial du Katanga

Le lundi 1 mars 2010, Gabriel Kyungu wa kumwanza comme si de rien n'était a présidé les tra­vaux de la ses­sion or­di­naire de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga, au bâ­ti­ment du 30 Juin, siège de cet or­gane dé­li­bé­rant dans la ville de Lubumbashi.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Assemblée provinciale du Katanga

Les travaux du parlement provincial du Katanga étaient sus­pen­dus par le gou­ver­ne­ment cen­tral le 29 jan­vier der­nier à cause des vio­lents in­ci­dents qui s’y étaient pro­duits la veille.

En effet, le 28 jan­vier 2010, quatre dé­pu­tés pro­vin­ciaux:Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, qui avaient cla­qué la porte de l’hé­mi­cycle pour pro­tes­ter contre le "blo­cage" de deux mo­tions si­gnées contre deux membres du gou­ver­ne­ment, ont été agres­sés par des in­di­vi­dus pré­sen­tés comme une mi­lice ac­quise à la cause du pré­sident de l’as­sem­blée pro­vin­ciale.

En toute impunité, les "Kapononayi", "les massacreurs" avaient copieusement tabassés les élus du Katanga.

Le pasteur Théodore Ngoy, député provincial du Katanga, qui vit en exil à Oxford, est la première personne à avoir dénoncer sans ambages cette milice qui a des accointances avec Kyungu wa Kumwanza.

Théodore Ngoy ne s'était pas laissé intimidé et avait fait face.

Le lundi 1 mars 2010, de­vant une as­sis­tance de plus de 80 dé­pu­tés pro­vin­ciaux sur une cen­taine que compte le par­le­ment pro­vin­cial, Ga­briel Kyun­gu Wa Kum­wan­za, pré­sident de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga, a qua­li­fié les in­ci­dents du 28 jan­vier 2010 de "linge sale qui vient d’être lavé en fa­mille" .

Il a pris l’en­ga­ge­ment d’as­su­rer la po­lice des dé­bats du par­le­ment a l’en­tière sa­tis­fac­tion de dé­pu­tés en veillant à l’équi­libre entre dif­fé­rentes ten­dances po­li­tiques qui com­posent le par­le­ment.

Il a pro­mis de se confor­mer à la Consti­tu­tion de la Ré­pu­blique et aux lois du pays avant d’in­vi­ter les dé­pu­tés pro­vin­ciaux à user de leurs droits à la li­ber­té d’ex­pres­sion en toute élé­gance po­li­tique et dans le res­pect des autres.

Les tra­vaux de la ses­sion or­di­naire de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga se sont pour­sui­vi à huis-clos

Laver le linge sale en famille voudrait-on dire qu'on clos le débat ? Y compris la justice ?

Pourquoi les 4 députés provinciaux agressés sont-ils entrer dans un mutisme, une sorte d'Omerta ? Pourquoi ne s'expriment-ils plus ?

Pourquoi la commission parlementaire com­po­sée de deux sé­na­teurs et de deux dé­pu­tés na­tio­naux élus de la pro­vince du Ka­tan­ga dont le sé­na­teur Ka­bin­da Ngoy, chef de cette dé­lé­ga­tion, a -t-elle si facilement conclue que les députés: Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, ont été agres­sés par un groupe d’in­di­vi­dus non iden­ti­fiés ?

Les "Kampononayi" sont-ils un groupe d'individus non identifiés, inconnus de la ville de Lubumbashi ?

Après son au­dience avec le gou­ver­neur du Ka­tan­ga, le sénateur Kabinga Ngoy avait déclaré à la presse que sa mis­sion consister à re­cueillir toutes les in­for­ma­tions re­la­tives aux in­ci­dents en vue de dé­ga­ger les res­pon­sa­bi­li­tés des uns et des autres et d’iden­ti­fier les cou­pables qui de­vront ré­pondre de leurs actes de­vant la jus­tice.

On sait aujourd'hui que les " kampononayi" ne répondront jamais de leurs méfaits devant la justice congolaise.

La commission devrait éga­le­ment étu­dier avec les au­to­ri­tés ci­viles et mi­li­taires de la pro­vince du Katanga les me­sures de sé­cu­ri­té à prendre pour la pro­tec­tion des dé­pu­tés pen­dant le dé­rou­le­ment des tra­vaux au siège du par­le­ment. Kabinda Ngoy avait déclaré que "La pri­meur du rap­port de cette mis­sion d’en­quête est ré­ser­vée aux pré­si­dents de deux chambres du par­le­ment congo­lais".

Ce qui s’est passé à l’assemblée provinciale du Katanga, le 28 janvier 2010, est un vrai scandale. L’ironie de l’histoire réside au fait que les 4 députés battus appartiennent eux aussi à l’AMP, Parti-Etat.

La preuve est ainsi faite que l’AMP, Parti-Etat n’est qu’un panier à crabes dans lequel cohabite, dans un mariage contre-nature, des unitaristes, des fédéralistes et des populistes. Bref, des formations politiques qui partagent tout sauf "les mêmes convictions idéologiques." On comprend alors l'expression de Kyungu wa kumwanza le linge sale se lave en famille. On note également que l'opération "Tolérance zéro" n'est qu'un slogan parmi d'autres: 5 chantiers, élections libres, démocratique et Transparentes... des écrans de fumée pour enfumer le peuple congolais.

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samedi 6 mars 2010

Passeports-Biométriques: Qui sème le vent recolte la tempête !

Chapeau bas à "Objectif Congo", "Congo debout", "Apareco", " Citoyennes congolaises, droits et devoirs", "Proten"...qui ont bravés la saison hivernale parisienne pour manifester pacifiquement contre le passeport-biométrique qui tue ! L'âme de Branly Nsingi (21 ans) peut se réposer en paix. La première victime du passeport-biométrique mort d'une crise cardiaque pour avoir connu un refus d'embarquement pour Paris à l'aéroport Houphuët-Boigny d'Abidjan alors que son passeport ordinaire était valable jusqu'en 2011, a été enterré le samedi 13 février 2010, au cimetière de Pantin près de sa famille.

Le drapeau de la République Démocratique du Congo à l'honneur

marche pacifique

Ce vendredi 5 mars 2010, les Congolais se sont retrouvés en face des cordons de policiers, une trentaine de fourgons, une centaine des CRS, la Cour Albert Ier fermée et interdit aux publics.

L'ambassade de la République Démocratique du Congo étant voisine à celle du Brésil, à proximité de celle de la Chine et non loin de celle du Canada.

Les policiers auront du mal à convaincre les manifestants congolais de quitter la place Reine Astrid, Métro : Alma-Marceau.

Les esprits s'échauffent

Il fallait négocier avec les policiers pour éviter le dérapages

Pierrot-Ikela (avec ses lunettes), président d'Objectif Congo.L'homme de toutes les négociations: préfecture et police

Rolain Mena (Apareco) répondant aux questions d'une consoeur de RFI sous le regard bienveillant de Serge Gabriel Wembo

Charly Esalo qui négociait avec les manifestants mais aussi les policiers pour éviter les débordements

Les négociations seront âpres. Pas question question de permettre aux congolais d'arriver à leur ambassade des cordons des policiers impressionnants et infranchissables seront mise en place.

Pierrot-Ikela, président d' "Objectif Congo" sera de toutes les négociations avec la préfecture et la police sous l'encadrement de Rolain Mena et Charly Esalo qui veilleront à ce que la manifestation ne dérape pas.

Pour éviter les débordements, la police a dû céder , les Congolais ont marchés empruntant l'avenue Montaigne jusqu'à son croisement avec les Champs-Elysées, bloquant la circulation et créant un emouteillage monstre.

La manifestation étant prévu à partir de 14h, Myra Ndjoku aurait quitté l'ambassade dès 11h par la petite porte.

Les policiers qui encadraient les Congolais étaient étonnés de constater que l'ambassadeur de la RDC avait peur de dialoguer avec ses compatriotes.

On apprendra par la suite que Myra Ndjoku aurait écrit aux autorités françaises notamment au Quai d'Orsay pour demander qu'on assure sa sécurité et celle de sa famille car il se sent menacer. Il serait menacé par les Congolais de la diaspora sans armes !

On croirait marcher sur la tête. Alors que les Congolais sont lesés, bafoués dans leur droit le plus élementaire celui d'être informé par rapport au passeport-biométrique qui tue, dont la précipitation de la vente n'égaye que les politiciens du ventre, affairistes, roublardes et fourbes qui empochent les frais exorbitants au détriments de citoyens qu'ils sont sensés servir. Les bourreaux se font passer pour les victimes, Myra Ndjoku en est un exemple patent.

La France qui a plus de 63 millions d'habitants autant que la République démocratique du Congo, trois passeports sont en circulation: ordinaires, semi-biométriques et biométriques. La France n'empêche pas ses ressortissants de voyager.

Au Congo, les politicailleurs, les combinards et maffieux qui écument la classe politique congolaise ont décidés de prendre en otage les populations: chosifiés les Congolais de l'intérieur sans pouvoir d'achat ne peuvent pas se permettre de s'acheter facilement des passeport biométriques imposés, ils sont soumis au choix cornélien entre faire bouillir la marmite ou se procurer le passeport de Tambwe Mwamba ; les Congolais de l'extérieur, eux ont un pouvoir d'achat mais sont réfractaires au "Césaro-joséphisme", à l'AMP-Parti-Etat, au manque des libertés et aux violations massives des droits de l'homme, ils ne peuvent plus voyager, plus travailler...Ils deviennent des irréguliers malgré eux.

Le passeport-biométrique de Tambwe Mwamba fait remonter à la surface le problème de la double nationalité.De sources sûres que Kengo wa Dongo, le président du Sénat a la nationalité Belge; Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale est également Belge. Ce dernier avec Bob Kazadi Kabamba ont participés à la Constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo dont l'article 10 stipule:" la nationalité congolaise est une et exclusive ". Depuis 3 ans le moratoire sur la double nationalité sur la motion Makila n'est jamais appliquée.

Ils sont plusieurs dans les institutions congolaises à avoir deux ou trois nationalités: au Sénat, à la députation, au gouvernement et même dans les entreprises publiques.

On est face d'un conglomérat d'individus à double nationalité qui nargue la majorité des congolais. Ils votent des lois qui imposent aux autres et ne l'appliquent pas à eux-mêmes.

A Paris, tôt ce matin, vers 2h ce samedi 6 février 2010, Henry Mundanda, un neveu de Myra Ndjoku a téléphoné à Pierrot Ikela, le Président d' Objectif Congo, au nom de l'ambassadeur, pour réclamer un rendez-vous. Bonne initiative mais la réponse du président d'objectif Congo parait plus que sage:" Oui pour une rencontre avec Myra Ndjoku hors de son bunker d'ambassade et présence notamment des journalistes et des témoins".

Le vent semé par Ndjoku appelle la tempête !

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jeudi 4 mars 2010

Elysées: Mylène Farmer se prend les pieds dans le tapis de Sarkozy...

La chanteuse française a trébuché sur le tapis rouge en se rendant à un dîner donné en l'honneur du président russe Medvedev et s'est cassée un doigt de pied. Invitée au palais de l'Élysée mardi 2 mars 2010 à l'occasion d'un dîner d'Etat donné en l'honneur du président russe Medvedev, la chanteuse Mylène Farmer a trébuché trois fois sur le tapis rouge et s'est cassée un orteil dès la première chute. La nouvelle a été confirmée jeudi 4 mars par son service de presse.

Après être tombée, la chanteuse a maintenu sa participation au dîner malgré la douleur et aurait reçu des soins en fin de soirée, après être retournée chez elle. Cet "accident" n'aura aucune conséquence professionnelle, la chanteuse n'ayant aucun engagement prévu dans les prochaines semaines.


Mylène Farmer chute
envoyé par Tele-Loisirs. - L'info internationale vidéo.

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Extradition d'Agathe Habyarimana: "le dossier est vide", selon Me Philippe Meilhac son avocat !

Nicolas Sarkozy reçu par Paul Kagame le 25 février 2010 à Kigali. Cinq jours après la visite de Sarkozy au Rwanda, Agathe Habyarimana a été appréhendée...

Juvenal Habyarimana et sa femme Agathe le 14 avril 1977 à l'Elysée lors d'un voyage officiel à Paris. Les policiers connaissaient son adresse. Agathe Habyarimana n'a opposé aucune résistance. Arrêtée puis relâchée, Agathe Habyarimana est exilée depuis douze ans dans l'Essonne, la veuve de l'ancien président du Rwanda a été interpellée, mardi 2 mars 1010, à 8h du matin. Elle est accusée par Kigali d'avoir participé à la préparation du génocide qui fit, selon l'ONU, 800 000 morts, essentiellement tutsis, en 1994.

L'arrestation mardi 2 mars 2010 d'Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais assassiné en 1994, sur la demande de Kigali en vue de son extradition, s'appuie sur un dossier "vide", les accusations de génocide à son encontre n'étant pas étayées, a affirmé mercredi 03 mars 2010, Me Philippe Meilhac son avocat .

"Le dossier est vide, il n'y a rien dedans. Il n'y a pas un rapport, pas un compte-rendu, pas un témoignage, rien", a déclaré à Me Philippe Meilhac son avocat.

Brièvement interpellée mardi 2 mars 2010, Mme Habyarimana a été présentée au parquet général de la cour d'appel de Paris en vertu d'une demande d'arrestation provisoire du Rwanda en vue de son extradition.

Réclamée par Kigali pour génocide, Agathe... Le mandat d'arrêt international à son encontre vise les chefs de génocide, de complicité de génocide, d'association de malfaiteurs en vue de la commission d'un génocide et de crime contre l'humanité. Kigali doit maintenant présenter une demande formelle d'extradition.

"Quand on présente une demande de ce type-là, ou on l'étaie dès le début ou alors c'est un coup politique", juge l'avocat.

Les faits qui lui sont reprochés par Kigali s'étendent du 1er octobre 1990, date du début de l'offensive de la rébellion du FPR contre le régime Habyarimana, au 9 avril 1994, date de l'évacuation d'Agathe Habyarimana vers la France. Pour l'avocat, "on ratisse le plus large possible mais il n'y a aucun détail: où, quand, comment".

Mme Habyarimana est fréquemment présentée comme une membre éminente de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui a planifié et mis en oeuvre le génocide.

"On dans la même situation depuis des années, on l'affuble d'une étiquette de génocidaire et personne n'étaie rien du tout", explique Me Meilhac, déplorant la situation "ambiguë" face à l'enquête pour génocide la visant en France depuis deux ans mais dans le cadre de laquelle elle n'a jamais été entendue.

"Le rôle d'Agathe a toujours été associé à celui de son frère Protais. Or celui-ci a été acquitté par le TPIR", plaide-t-il.

Surnommé "Monsieur Z", Protais Zigiranyirazo était présenté par l'accusation du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) comme la principale figure du cercle présidentiel ayant planifié le génocide. Condamné en première instance, il a été acquitté en novembre en appel.

Procès équitable ?

La justice française a autorisé l'extradition de plusieurs Rwandais soupçonnés d'être impliqués dans le génocide vers le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, en Tanzanie, mais s'est en revanche opposé à trois reprises à des extraditions vers Kigali, jugeant que la justice rwandaise n'était pas à même de garantir un «procès équitable» et l'accès à une justice indépendante.

Agathe Habyarimana, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par le Conseil d'Etat en octobre, fait également l'objet d'une enquête à Paris à la suite d'une plainte la visant notamment pour complicité de génocide. Elle n'a pas été encore entendue par les juges d'instruction chargées du dossier.

Possibilité d’extradition au Rwanda

Le plus troublant dans cette arrestation est la couverture médiatique qui en est faite. En effet, beaucoup semblent suggérer que Mme Habyarimana devrait être extradée vers le Rwanda. Or, les crimes de génocide au Rwanda relèvent exclusivement du tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qui, rappelons le, n’a jamais incriminé la veuve de l’ancien président dans quoique ce soit.

De plus, jusqu’ici aucune démocratie digne de ce nom n’a consenti à expulser des individus dans un pays (le Rwanda) ou la justice n’a d’indépendante que le nom et ou les droits de l’homme n’existent pas. De même le TPIR a toujours refusé de transférer le moindre dossier ou prisonnier du fait des ces iniquités constatés malgré les demandes insistantes de Kigali.

Kigali veut s’acheter une virginité

Le général Kagamé, actuel chef de l’état rwandais, se sachant mis en cause dans l’attentat terroriste ayant couté la vie à son prédécesseur et ayant servit de déclencheur au génocide, multiplie les initiatives pour essayer de se racheter une virginité politique et masquer le rôle qu’il a joué au cours du génocide qui a emporté près d’un million de rwandais. Malgré qu’il ai déclaré il ya quelques années sur BBC Hard Talk qu’il s’en foutait de la mort de Habyarimana parce qu’il n’était pas son garde du corps, le stratège politique en lui a jugé utile de faire mener une enquête 16 ans plus tard sur cet attentat.

La commission chargé de mener cette enquête fut confiée à Jean Mutsinzi proche de Kagame et membre fondateur du FPR, le mouvement politico-militaire mis en cause dans l’attentat contre le président Habyarimana. Contrairement à "TOUTES" les enquêtes sérieuses (justice française, justice espagnole, enquêtes et rapports du TPIR) ayant été menées jusqu’ à maintenant, le rapport Mutsinzi innocente « inopinément » le régime du général Kagame et pousse le cynisme jusqu’à accuser la veuve du président de complicité dans l’assassinat de son mari.

Planification du génocide ?

Depuis sa création le tribunal pénal international n’a cessé de chercher à prouver la planification du génocide par le régime de Habyarimana mais force est de constater que, 15 ans et plus d’un milliards de dollars plus tard, toutes les pistes continuent de mener à Kagamé (tout comme l’enquête du juge espagnol Merelles ainsi que celle du juge français Bruguière).

C’est la raison pour laquelle notamment le procureur général du TPIR Carla Del Ponte avait été viré du TPIR par les américains qui lui reprochaient de s’intéresser de trop près au rôle de Kagame dans le génocide.

Depuis, le TPIR n’a pas réussi de quelque manière que ce soit à prouver la planification du génocide par le régime du président Habyarimana et l’acquittement du frère de madame HABYARIMANA par le TPIR ainsi que l’acquittement du colonel Bagasora, présenté par Kigali comme le cerveau du génocide, des crimes de génocide et d’entente en vue de commettre le génocide sont venu porter un sérieux coup à la thèse de Kigali et ont provoqué l’ire de Kagame.

En exigeant des français l’arrestation et l’extradition au Rwanda de Mme Habyarimana, Kagame veut être sur qu’elle n’ai pas droit à procès équitable (qui risquerai de la blanchir elle aussi, surtout que le TPIR ne l’a jamais mise en cause) et qu’elle soit condamné par la justice rwandaise à ses ordre pour planification du génocide.

La Répubique Démocratique du Congo ne doit pas servir de dot aux Nonces Franco-Rwandaises !

Dès son arrivée au pouvoir le général Kagame n’a cessé de servir du génocide comme fonds de commerce, malgré le rôle trouble qu’il a joué, pour couvrir et justifier tous les crimes qu’il a pu commettre contre d’autres rwandais (notamment dans le massacre de plus 500.000 refugiés hutus au Congo) ainsi que contre les congolais plus de 6 millions et ça continue.

Kagamé s’est servi de ce même génocide pour accabler la France, seule puissance à s’être interposée au moment des massacres et qui a permis de sauver des millions de rwandais que Kagamé aurait préféré éliminer.

Ce dernier l’a confirmé lors de son discours à Murambi le 6 Avril 2007 en disant : « Ce qui me fait le plus mal quand j’y pense, ce sont ces millions de gens qui ont pu fuir le pays sans que nous ayons pu les châtier ».

Parallèlement, depuis que Kagame a pris le pouvoir à Kigali et à Kinshasa par marionnette interposée, la France avait petit à petit perdu son poids et son influence dans une région qui s’avère de plus en plus stratégique pour la croissance économique des grands de ce monde.

Les autorités congolaises font beaucoup d'allégeance au "Zigouilleur de Kigali" qui en potentat dicte ses volontés aux "zombies de la République" au Congo. Ces derniers par leurs complicités avérées ont permis au Rwanda de devenir producteurs de diamants, coltans, nobiums matières premières qui ne figurent pas dans son sous-sol.

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mercredi 3 mars 2010

Kä Mana: La République Démocratique du Congo face au problème de ses réfugiés et de ses exilés dans le monde !

La question des réfugiés et des exilés congolais en Afrique et dans le monde fait régulièrement surface dans les débats sur la situation de notre pays et sur l'état de son image parmi les nations. Souvent de manière tragique comme à l'occasion de l'expulsion des Congolais d'Angola ou de façon humiliante comme dans le traitement souvent infligé à nos compatriotes dans l'espace européen, cette question nous confronte aux responsabilités qui doivent être les nôtres en tant que peuple conscient de la dignité de chacun de ses ressortissants et de la sécurité de chacun de ses membres partout sur la face de la terre.

30 avril 2007, à Lungern en Suisse, Kä Mana était l'orateur, lors du séminaire international de la Fiacat sur le thème: l'interdit de la torture, un principe en péril

Compte tenu du fait que notre pays a une diaspora de plus en plus ample et que celle-ci donne l'impression d'être un repaire de tragédies individuelles et de drames collectifs sans fond dans les nations qui nous entourent comme dans les contrées lointaines, il est du devoir de nos dirigeants et de toutes nos institutions de régulation éthique et sociopolitique de notre propre nation de considérer la situation des réfugiés et des exilés congolais comme une question prioritaire pour la construction de l avenir et pour la solution à donner au problème de la paix et de la sécurité en RDC. Nous ne nous le disons pas en toute vérité : c'est parce que nous considérons toujours ces concitoyens comme le Cheval de Troie du Rwanda chez nous que nous avons du mal à croire à leur sincérité dans leur volonté de vivre sur leur terre congolaise sans servir les intérêts rwandais que beaucoup de Congolais perçoivent comme un projet de balkanisation, de démantèlement, de pillage et de destruction de notre nation.Lire la suite

mardi 2 mars 2010

Iran: Evariste Boshab, président du Parlement congolais à Téhéran pour quoi faire ?

"L'iran et le Congo ont la potentialité de devenir deux pays puissants dans le monde" a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, le président de la République Islamique d'Iran lors de la réception d'Evariste Boshab, président du parlement congolais à Téheran

Téheran, le 23 février 2010, Evariste Boshab, président de la chambre basse du parlement congolais et Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d'Iran

Téhéran, Evariste Boshab et Manouchehr Mottaki, le ministre des Affaires étrangères iranien

Ont-ils parlé de l'uranium congolais ?

Rien n'est moins sûr. Ce n'est un secret pour personne l'Iran voudrait enrichir son uranium pour mieux se défendre dans la région.

Rappelons que c'est l'uranium congolais qui avait permit aux Américains de fabriquer les deux bombes atomiques à Hirochima et Nagasaki au Japon.

Les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu les 6 et 9 août 1945 à l'initiative des États-Unis après que les dirigeants japonais eurent décidé d'ignorer l'ultimatum de Potsdam.

La cessation des hostilités fut effective 6 jours après. La Seconde Guerre mondiale se conclut officiellement moins d'un mois plus tard par la signature de l'acte de capitulation du Japon le 2 septembre 1945.

Ce sont les seuls bombardements nucléaires ayant eu lieu en temps de guerre.

Le nombre de décès est difficile à définir et seules des estimations sont disponibles. Le Département de l'Énergie des États-Unis (DOE) avance les chiffres de 70 000 personnes pour Hiroshima et de 40 000 personnes pour Nagasaki, tuées par l'explosion, la chaleur, et l'incendie consécutif.

À ceci, s'ajoutent les décès apparus par la suite en raison de divers types de cancers (334 cancers et 231 leucémies observés) et de pathologies.

Pour sa part, le musée du mémorial pour la paix d'Hiroshima avance le chiffre de 140 000 morts, pour la seule ville d'Hiroshima.

Si les autorités congolaises veulent vendre de l'uranium à la République Islamique de l'Iran, elles doivent en assumer les conséquences et ne pas faire porter le chapeau aux Congolais. Elles sont déjà entré dans l'histoire par la petite porte avec les élections Louis Michel de 2006, qu'elles ne poussent pas le bouchon trop loin !!!

La République Démocratique du Congo qui n'a pas d'armée et n'arrive pas à vaincre les groupes armées qui naissent en son sein, et les pays voisins qui lorgnent son grand territoire pour un dépeçage éventuel, n'a pas à jouer avec le feu !

Le mercredi 10 février 2010, Evariste Boshab et plusieurs personnalités avaient pris d’assaut l’espace Belle Vie, situé en face du quartier GB, dans la Commune de Kintambo, à Kishasa pour commémorer le 31ème anniversaire de la victoire de la révolution islamique d’Iran.

La cérémonie était présidée par l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran en République Démocrtique du Congo. Fallait-il quelques jours après qu Boshab se rende à Téhéran en tout urgence ?

L'histoire étant têtue, elle finira un jour pas nous révèler les vérites sur cette visite impromptue en Iran.

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lundi 1 mars 2010

Les turpitudes de Myra Ndjoku

Accompagnée de rafales de vent frisant les 200km/h, la tempête Xynthia a semé la panique ce week-end (du samedi au dimanche, 28 février 2010) en France. Des bourrasques qui n'ont pas épargné l'Hexagone: le nombre de victime 54 morts, sans compter les disparus, maisons inondées, véhicules écrasés par les chutes d'arbres, coupures d'électricité...

Myra Ndjoku, ambassadeur de la RDC à Paris.

Ces coups de vent impétueux n'augurent pas les bonnes nouvelles pour l'ambassade de la République Démocratique du Congo. Effet, comme un seul homme, la diaspora congolaise se mobilise pour sit-in mémorable le vendredi 5 mars 2010 devant l'ambassade de la République Démocratique du Congo, 32 cours Albert Ier dans le VIII ème arrondissement de Paris. Le motif de cette manifestation de protestation pacifique et non violente: le passeport biométrique et ses victimes avec un premier décès, Branly Nsingi déjà enregistré à Abidjan en Côte d'Ivoire !

Voulant désarmorcer la bombe que lui a filé, Tambwe Mwamba, son ministre de tutelle, Myra Ndjoku a vite fait d'organiser une conférence de presse avec ses thuriféraires, courtisans, partisans et quelques chroniqueurs musicaux dans son bunker d'ambassade.

Le barbouze n'a rien compris ni de la communication et encore moins de la diplomatie.

Habitué à arracher des aveux sous les tortures, traitements inhumains et dégradants, Myra Ndjoku, ancien Directeur Général de l'Agence National des Renseignements (ANR) ignore qu'en diplomatie qu'il faut surtout dialoguer avec ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et les convaincre.

Et que dialoguer veut dire aussi être à l'écoute et non pas imposé ses points de vue. En tant qu'ambassadeur, il a pleinement le droit de défendre la République Démocratique du Congo, mais surtout d' écouter ses compatriotes.

Les deux ne sont pas incompatibles mais plutôt complémentaires et ataviques.

Or le locataire du 32 Cour Albert Ier n'a d'ouï que pour sa hiérarchie, pour ceux qui l'ont pistonné et non pas pour les Congolais, ses compatriotes, qui vivent en France.

Les trois erreurs de Myra Ndjoku dans l'affaire passeport biométrique:

1. Se murer dans son bunker et ne pas communiquer là-dessus. La conférence de presse du vendredi 26 février 2010 organisée à la va-vite à l'ambassade à Paris, avec ses chroniqueurs musicaux, ses courtisans et partisans, aurait dû se faire hors de l'ambassade pour deux raisons:

- L'affaire passeport biométrique touche tous les Congolais à travers le monde. Il n'est plus un problème congolo-congolais car il touche à la liberté de voyager, à l'immigration, au déplacement des citoyens...

-L'ambassade de la République Démocratique du Congo est située à quelques pas du Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape) et du Press club, des endroits appropriés où les journalistes étrangers qui s'intéressent à l'Afrique et au Congo sont prêts et disponibles à couvrir un tel événement avec un impact beaucoup grand.

2. Sous son costume trois pièces, Myra Ndjoku garde l'âme d'un tortionnaire qui croit qu'on doit l'obéir au doigt et à l'œil. Grave erreur, car devenu "Ambassadeur de la République Démocratique du Congo", il est entré en diplomatie donc en négociations permanentes dont certaines peuvent être pénibles. Il devrait passer son temps à dialoguer, toujours expliquer pour arriver à convaincre les sceptiques sur les décisions alambiquées de son ministre de tutelle. Car nombreux sont les Congolais qui croient que le passeport biométrique est d'abord une affaire juteuse entre Tambwe Mwamba et les Libanais qui l'ont financé. A lui de convaincre les Congolais de l'Etranger.

3. A partir du moment où il y a eu mort d'homme à cause du passeport biométrique de Tambwe Mwamba. Myra Ndjoku devrait présenter ses condoléances à la famille Nsingi éprouvée, compatir avec celle-ci et trouver de voies et moyens pour que le cas Nsingi ne se reproduise plus. Cela aurait été idéale et respectueux. A la place, Myra Ndjoku n'a fait que narguer la famille en niant la responsabilité de l'Etat congolais alors que lui-même n'était pas présent à l'aéroport Houphët-Boigny à Abidjan en Côte d'ivoire lorsque Braly Nsingi a été empêché de prendre son avion pour Paris et a succombé d'une crise cardiaque. Notre confrère d'Abidjan Net du 16 février 2010 précise: "Après des vacances d’un mois en Côte d’Ivoire, Braly Nsingi n’a pu rejoindre sa famille à Paris. Titulaire d’un passeport « ordinaire » pourtant valide jusqu’en 2011, il a été retenu à l’aéroport de Côte d’Ivoire alors qu’il s’apprêtait à rentrer en France, son pays de résidence, parce qu’il n’avait pas en sa possession un passeport biométrique. Atteint d’une douleur aux poumons, il est mort cinq jours après d’une crise cardiaque." Etre cynique et demeurer autiste face aux faits, est une irresponsabilité provocante qu'affiche Myra Ndjoku.

Nous sommes le lundi 1 mars 2010, il a encore 4 jours et 4 nuits pour trouver une brèche et dialoguer avec la diaspora avant qu'il ne soit trop tard. Lui-même et les agents de l'Ambassade doivent faire un pas vers la diaspora: échanger avec les responsables d'associations organisatrices de la manifestation, rencontrer la famille éprouvée et parler avec elle. Ne plus engueuler la famille Nsingi comme il s'est permis de le faire

Le Congo est tellement meurtri qu'une plainte contre lui par la famille Nsingi est une mauvaise chose.

L'humilité de Ramazani Baya devrait inspirer Myra Ndjoku pour se départir de son arrogance affichée dans cette histoire de passeport biométrique.

En novembre 1996, Ramazani Baya, ambassadeur du Zaïre en France, avait renversé deux garçonnets:Ronald Le Hartel de douze et Raphaël Lenoir, treize ans à Menton, dans les Alpes maritimes. Les deux enfants étaient morts sur le coup. Ramazani Baya roulait à 120 km/h, quatre fois la vitesse autorisée.

Jouissant de « l’immunité diplomatique », principe édicté par la Convention de Vienne en 1961, pour protéger les diplomates en poste à l’étranger... Mr Ramazani Baya, qui avait été condamné à 2 ans avec sursis ainsi qu'une amende de quelques dizaines de milliers de francs (sanction jugée normale pour l'époque), avait accepté, à l'époque des faits, de passer devant les tribunaux en remettant en cause son immunité diplomatique. Le cas n'est pas semblable mais c'est un sujet congolais vivant en France qui est mort à Abidjan en Côte d'Ivoire à cause d'une décision cautionnée par l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris dont Myra Ndjoku est le locataire attitré. Ce dernier doit prendre ses responsabilités.

La Conférence de presse de Myra Ndjoku

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samedi 27 février 2010

Kigali, la France fait son mea-culpa

Pas d'excuses officielles, mais un grand pas pour les relations franco-rwandaises, mises à mal depuis le génocide au Rwanda en 1994. Au cours d'une visite de quelques heures à Kigali - la première d'un président français depuis plus de vingt-cinq ans - Nicolas Sarkozy a assuré à son homologue rwandais Paul Kagame vouloir « bâtir une nouvelle relation bilatérale » basée sur la compréhension.

Nicolas Sarkozy et Paul Kagamé lors de la conférence de presse à Kigali

Selon le président français, « des erreurs d'appréciation » ont été commises, provoquant des « conséquences absolument dramatiques ».

Il a admis que l'opération Turquoise, lancée en juin 1994, trois mois après le début du génocide, avait été engagée « trop tardivement et sans doute trop peu ».

S'il a demandé que tous les responsables du génocide soient « retrouvés et punis », et cela « où qu'ils se trouvent », il n'a pas pour autant présenté d'excuses officielles de la France, attendues par une partie de la population rwandaise. « J'ai prononcé des mots qui sont forts », a rappelé Nicolas Sarkozy.

Un mea-culpa qui fera peut-être oublier les accusations de Jean-Louis Bruguière en 2006, à la suite desquelles le président rwandais avait rompu ses relations avec la France.

Dans son rapport, le juge mettait en cause neuf proches de Paul Kagamé dans l'attentat contre l'avion du précédent président Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, considéré comme le point de départ du génocide.

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Etienne Lopalo, son cheval de bataille "la retraite des Africains" !

Etienne Lopalo Mbiwula est un fin observateur. Il a observé durant des années le comportement des retraités Maghrébins à Belleville dans le 11ème arrondissement à Paris. Ils se retrouvent dans les squares, tuent le temps et l'ennui en se pavanant...

En cogitant, Etienne Lopalo constate que l'immigration congolaise en France est toute recente. La majorité des congolais ex-zairois qui sont arrivés dans les années 80 avaient déjà une trentaine d'années, or pour la securité sociale il faut cotiser plus de 40 ans !

Etienne Lopalo Mbiwula, Président de 3RA est un homme de défis.

La problèmatique de retraite chez les congolais en France est cruciale . Pour avoir moins contribuer à la sécurité sociale, beaucoup d'entre eux risquent de se réveiller trop tard, en sans domicile fixe ou clochards.

L'idée est géniale, intelligente mais mérite beaucoup d'implications y compris politique. La retraite étant un droit surtout en France, il faut y penser lorsqu'on a encore la force pour ne pas la subir et être surpris le jour où cela vous arrive. La retraite, c'est la fin de toute activité renumerée.

Le slogan sarkozyste de "travailler plus pour gagner plus" s'applique également pour la retraite.Ceux qui auront contribuer plus au régime général de la sécurité sociale par répartition, ce sont ceux là qui vivront décemment et pourront tenir les coups lors de leur retraite en cas de retour volontaire en Afrique. Il y a un risque que beaucoup de Congolais n'y parviennent pas. Les enfants qui sont de petits Français ne pourront rien pour leur parents. Depuis 5 ans, Etienne Lopalo Mbiwula, connu sous son petit nom d' "Eti Edan" avec une équipe cosmopolite au sein de l'association 3RA-Retour-Reconversion-Retour en Afrique mobilise et conscientise les Congolais et les Africains de France à cette problématique de la retraite.

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vendredi 26 février 2010

10 Questions à Donat Mbaya, Président de JED

Pas facile de s'appeler "Journaliste en Danger" (JED), d'exister depuis 12 ans, de se définir comme une organistaion indépendante et non partisane de défense de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo et de faire partie du réseau d'alertes de l'Organisation des médias d'Afrique centrale (OMAC). L'expertise du travil de JED est connu hors de nos frontières, il a reçu le 15e Prix Reporters sans frontières-Fondation de France en mai 2006.

Donat Mbaya, Président de JED

Donat Mbaya, Tshivis Tshivuadi et toute l'équipe de JED abattent un travail louable dans un pays comme la République Démocratique du Congo où le pluralisme médiatique est frelaté voire altéré.

Contraiment à Silvio Berlusconi qui a acquis des médias avant d'arriver à la politique, en République Démocratique du Congo, ce sont les Sénateurs, Députés, ministres et Apparatchiks du pouvoir qui créent leurs journaux, les radios et télévisions. Caporalisés, les médias congolais sont tenus en grappe par les politiciens.

Sans gêne malgré une conscience lourde et pesante, certains Sénateurs, députés signent allégrement les éditoriaux de leurs propres journaux.

On avait espéré que la Haute Autorité des Médias (HAM), institution citoyenne d'appui à la démocratie issue du dialogue intercongolais de Sun-City, dans son rôle de régulation serait indépendante, impartiale et neutre.

Grave erreur, Modeste Mutinga s'est octroyé Radio 7 et Télé 7, tout en continuant à présider l'instance de régulation. Pire, les prédateurs de la liberté de presse de la HAM ont été récompensés: comme parachute doré, Modeste Mutinga jouit de l'immunité, il est Rapporteur au Sénat pour le compte de l'Alliance de la majorité Présidentielle (AMP), parti-Etat. Esdras Kambalé, Ier Vice-président de la HAM vient d'être maintenu comme Ministre de la culture et des Arts dans le gouvernement Muzito II. Manque de bol, Dominique Sakombi Inongo, IIè Vice-président de la HAM, l'ex-Goebbels de Mobutu, devenu depuis Frère Jacob Dominique Sakombi a été contraint, en mai 2008, de poser l'acte de Zachée en restituant 47 000 dollars américains, salaires de membres du Centre de monitoring des médias congolais (CMMC) avant d'être viré.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de communication (CSAC) risque si l'on en prend garde d'être le clone de l'agonisante HAM qui refuse toujours de mourrir.

Si la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) n'était pas transformée en la voix de son maître et l'AMP, parti-Etat, les autorités congolaises n'auraient pas si peur de la RFI et la contraindre au silence dns toute la République Démocratique du Congo.

RFI pose problème aux autorités congolaises.

Quotidiennement, à chaque heure, les Congolais ont droit à des publicités de boissons alcooliques qui durent 8 à 11 minutes, qui abrutissent les esprits mais ils n'ont pas droit à d'autres sons de cloche.

Donat Mbaya, président de JED a répondu à nos questions, comme à l'accoutumée, Réveil-FM n'a pas saucissonneé ses réponses. Nous publions aussi la réponse de JED à Monsieur Konde Nzuka.

1. Réveil-FM: Qu’est-ce que les autorités congolaises reprochent exactement à RFI ? Pourquoi RFI a été fermé à Kinshasa et Bukavu pas à Kisangani, Matadi ou Lubumbashi ?

Donat Mbaya: D'abord une correction. RFI est interdite sur l'ensemble du territoire congolais depuis mai et juin pour l'est de la République Démocratique du Congo et le 24 juillet 2009 sur le reste du territoire.

Selon le ministre de la communication et des médias et porte-parole du gouvernement M. Lambert Mende, cette décision était justifiée pour « des raisons de sécurité nationales ».

« Nous reprochons essentiellement à RFI des tentatives de provoquer des mutineries au sein des FARDC (Forces armées de la RD Congo) dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu et dans la province orientale. Aussi de créer des conflits interethniques là où nous sommes laborieusement entrain de pacifier le pays », avait-il déclaré en substance.

Dans une autre conférence de presse tenue le 28 juillet 2009 au Grand Hôtel de Kinshasa, le ministre de la communication et des médias avait accusé RFI, citant particulièrement la journaliste Ghislaine Dupont, de « participer à une campagne de démoralisation des FARDC » avant d’ajouter que « la République Démocratique du Congo n’a pas de problème avec la France. Nous n’avons pas de problème avec RFI mais avec une employée de RFI ».

Kinshasa, Marche des professionnels des médias contre l' assassinat des journalistes

2. Réveil-FM: Pourquoi cette campagne « libérez l’info, ouvrez RFI » débute seulement maintenant ? La liberté d’expression ne mérite-telle pas d’être défendue dès l’instant qu’elle est menacée, pourquoi avoir pris du temps avant de vous lancer dans cette campagne ?

Donat Mbaya: Le travail de JED pour défendre RFI n' a pas commencé aujourd'hui avec la campagne de cette pétition. Nous l'avons commencé dès l'instant où ce média a été intérrompu. Il se fait qu'aujourd'hui, cela fait 9 mois pour l'est de la République Démocratique du Congo et 10 mois pour les autres parties du pays.

JED a estimé que neuf mois c'est trop et cette affaire est entrain d'être entouré d'un silence bizarre alors qu'il s'agit du droit du public à l'information.

C'est pourquoi nous avons revisité notre constitution qui, à son article 27, autorise tout citoyen, individuellement ou collectivement à adresser une pétition aux autorités publiques.

Nous avons saisi cette opportunité pour lancer la pétition dénommée "Libérez l'info, ouvrez RFI". La pétition n'est qu'une suite de tout ce qui a été fait, sur le plan public ou privé, pour que RFI soit de nouveau captée en Fréquence Modulée (FM).

Des sources fiables nous avaient même dit qu'au 31 décembre ce sera chose faite. Malheureusement, rien n'a été fait. Et le public qui n'a pas accès aux bouquets satellitaire ou à Internet est de plus en plus impatient. Il nous le dit tous les jours qui passent.

3. Réveil-FM: Au-delà de RFI, est-ce que ce n’est pas l’essence même de l’information alternative, différente non partisane qui est mise ne cause par la fermeture de la radio mondiale ?

Donat Mbaya: J'ai lu sur le site de Réveil-FM, la réaction d'un compatriote basé certainement en Europe qui se scandalise faussement que JED défende RFI.

Le problème n'est ni RFI, ni Ghislaine Dupond comme il veut le réduire. Il s' agit du débat même sur le droit d'informer et d'être informer.

Ca aurait pu être un média congolais ou chinois, JED aurait réagit de la même manière.

Dans une démocratie toutes les voix ont le droit de s'exprimer, même minoritaire. Le pluralisme ce n'est pas la multiplicité des médias disant quasi la même chose.

C'est justement ces voix discordantes qui peuvent nous heurter mais qui contibuent à la richesse du débat démocratique.

Tous les sondages menés en République Démocratique du Congo ont démontré que RFI était l'une des radios préférées des congolais. Alors, personne n'a le droit, pour son confort personnel ou pour des questions d'humeur décider à la place du public qui est souverain.

Par le passé, JED s'est mobilisée pour la réouverture de Radio Maendeleo à Bukavu. Nous avons même été en tête d'une marche en Afrique du Sud devant l'hôtel des responsables du RCD pour manifester; il y a eu Global TV, CCTV et CKTV et bien d'autres cas pour lesquels JED s'est mobilisée avec la même vigueur ces 12 dernières années.

Dans une démocratie, on interdit pas un média sauf pour des incitations à la haine ethnique, à la violence ou au crime.

Les questions de sécurité qui sont légitimes pour l'existence même d'un Etat ne sauraient se confondre avec des infos qui dérangent qu'on veut cacher au public.

4. Réveil-FM: D’après certaines sources, les autorités congolaises réclament pour la réouverture de RFI au Congo : le départ de Ghislaine Dupont de RFI, que la radio mondiale encense les autorités etc…Etes-vous au courant des clauses qui sont imposées pour son fonctionnement en République Démocratique du Congo ? RFI doit-elle se conformer à ces clauses ?

Donat Mbaya: De part les récriminations du gouvernement, il apparait clairement que la pomme de discorde est Ghislaine Dupond. M. Mende l'a dit au mois de juillet 2009. Vous êtes en occident, vous savez mieux que moi qu'on ne badine pas avec l'indépendance du journaliste. Les syndicats des journalistes ne cèdent pas à ce genre de chantage qui risquent de créer des précedents facheux.

Nous savons que Kinshasa a fait des démarches dans ce sens auprès du Quai d'Orsay sans succès car ce serait un scandale pour l'homme politique français qui oserait. Si les Etats doivent se prononcer avant accréditation des journalistes, l'indépendance des médias et la liberté disparaissent. Les journalistes ne sont pas des ambassadeurs ou des plenipotentiaires.

Par contre, nous savons également qu'il est question que RFI ouvre un bureau à Kinshasa pour dégéler la situation. A part ça, on n'en sait pas plus.

5. Réveil-FM: Pourquoi JED ne s’appuie pas à tous les médias (presse écrite, audiovisuels) existant au Congo pour la campagne « Libérez l’info, ouvrez RFI » en faisant prendre conscience à tous qu’à chaque fois qu’un média est fermé on prive l’info aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs et qu’à la place de RFI on peut y mettre le nom de n’importe quel média …

Donat Mbaya: La campagne a été lancée et est soutenue par les médias congolais à l'execption d'un ou deux journaux qui n'ont jamais vu du bien nulle part que chez eux. C'est leur liberté.

Quand quelqu'un ment, c'est à la limite comprehensible mais quand il croit en son propre mensonge, il devient dangereux pour lui-même et pour tous. Ce sont les mêmes qui ne voulaient jamais du Rwanda mais qui ont applaudi lorsque Kabila a compris qu'on ne peut pas faire la paix à l'est sans le Rwanda. Le jour où Kabila ouvrira RFI, ils changeront de discours pour applaudir plus fort que tout le monde. Le chien aboie mais la caravane passe, dit-on.

6. Réveil-FM: La majorité des médias au Congo appartiennent aux apparatchiks du pouvoir, le pluralisme médiatique est-il vraiment garanti ?

Donat Mbaya: En démocratie, tout le monde a le droit d'investir dans le secteur des médias. C'est la liberté d'entreprise. Mais là où le bas blesse c'est quand les hommes politiques contrôlent l'information et considèrent que leurs entreprises sont là pour les accompagner dans leurs démarches politiques.

Il ya comme une tricherie quelque part car ils sont à la fois juge et partie. Là, le pluralisme est un peu biaisé.

Mais qu'il y ait des médias de gauche, de droite ou du centre, c'est une bonne chose pour le débat démocratique à condition que le jeu soit loyal, que les faits soient sacrés et le commentaire libre.

Mais quand on déforme les faits, on cesse d'être journaliste. Pour créer un média, il faut de l'argent. Or, les fortunes congolaises sont à ce jour, dans leur majorité, d'origine politique. En plus, les relations entre le monde des affaires et la politique ne se cachent pas en République Démocratique du Congo.

7. Réveil-FM: Quel est l’état de la liberté d’expression en République Démocratique du Congo ? Quels les enjeux actuels pour cette même liberté d’expression au Congo ?

Donat Mbaya: La liberté d'expression reste une quête assez difficile. Il y a encore des gens qui vont en prison pour leurs opinions.

Sur le plan stricte de la liberté de la presse, les attaques brutales ont diminué en 2009 par rapport à l'année 2008.

Mais la qualité du contenu des médias posent encore des problèmes sérieux.

JED y a trouvé deux raisons majeures: la peur et l'instinct de survie. Il y a plus de communication que d'information.

La publicité clandestine a de beaux jours dans notre presse. Les questions d'intérêts général ne trouve pas beaucoup d'espace de manière générale.

Le plus grand défi des médias c'est l'argent à même de leur permettre de gagner en indépendance. Comment gagner de l'argent en restant professionnel, comment permettre aux vraies entreprises de presse de bien payer les journalistes car le premier garant de l'indépendance du journaliste, c'est son employeur.

8. Réveil-FM: A quand la mise en place du Conseil supérieur de l’audiovisuel et communication (Csac) ? Avez-vous les garanties qu’il ne sera pas le clone de la Haute Autorité des Médias (HAM) ?

Donat Mbaya: La loi sur le CSAC a été promulguée le 31 décembre 2009 et lue entierement à la RTNC le 2 janvier 2010. Ensuite, nous avons appris que cette loi a été renvoyée à la Cours suprême de justice qui l'a, à son tour, renvoyée à l'Assemblée Nationale parce qu'un article viole l'article 12 de la constitution. En clair, le président a promulgué la loi sans l'arrêt de constitutionnalité de la Cour Suprême de Justice.

Les institutions sont ce que valent leurs animateurs. Ma peur c'est que le CSAC soit pire que la HAM si on ne met pas un point d'honneur sur les hommes appelés à l'animer.

La HAM a eu ses faiblesses que JED avait dénoncées en son temps. Mais elle a aussi fait du beau travail surtout lorsque certains médias ont commencé à faire des répétitions générales des scènes de violence. C'était un mal nécessaire à mon point de vue.

9. Réveil-FM: Le fait que la majorité les journalistes congolais soit des attachés de presse des ministres, gouverneurs cela ne pose-t-il problème à la profession ?

Donat Mbaya: C'est un débat que les journalistes ou la société congolaise refuse encore de faire. Pourtant, cette situation pollue la profession.

Les mêmes sont la journée dans les cabinets ou officines politiques et le soir ils sont à la rédaction ou présentent les news. Quelqu'un est dupé, c'est le public.

Tout le monde reconnait la nuisance de ces pratiques mais personnes ne veut en parler publiquement et trouver des solutions. Il y a un vrai problème de crédibilité qui se pose.

10. Réveil-FM: JED fait un travail formidable dans lutte pour la liberté d’expression au Congo, avez-vous le sentiment d’être d’incompris par la contre campagne de Konde Nzuka ?

Donat Mbaya: M. Konde Nzuka, que je ne connais pas, est libre de penser ce qu'il veut au nom des intérêts qui sont les siens et qui ne sont pas ceux des congolais que moi je rencontre dans les rues du pays tous les jours. Sa campagne, si campagne il y a, ne m'effraie pas du tout et personne ne peut admettre aujourd'hui qu'en démocratie il appartient à un gouvernement de choisir le média qui est bon pour le peuple. La période de l'orientation nationale est révolue. Il ne va pas nous remettre ça. La pensée unique, c'est fini et constitue même un crime selon la constitution de la RDC. Il est facile d'être en occident, de manger le pain des autres, de jouir de la stabilité politique et économique des autres alors que son propre peuple au pays peine à manger, à soigner ses enfants comme des être chers... bref à vivre.

Cher Monsieur Konde Nzuka Bien chers tous,

Au nom de Journaliste en danger (JED), je tiens à vous remercier pour votre réaction à la pétition lancée par JED pour la réouverture du signal FM de RFI en république démocratique du Congo. Cette réaction, vous l'avez mise en copie à plusieurs personnes auxquelles je fais la politesse de mettre en copie de notre réponse.

Votre réaction qui exprime votre opinion sur la liberté d'expression de laquelle découle celle de la presse n'aurait appelé de notre part aucune réaction s'il n' y vait pas tant d'amalgames, de confusion de genre et de rôle, de jugements de valeurs sans fondement et gratuits ainsi que des contre-vérités scandaleuses.

Par ailleurs, votre réaction a un grand mérite pour nous: celui de lancer un débat sur la liberté de la presse dans notre pays. Et, notre souhait le plus ardent est que toutes les personnes qui nous lisent en copie puissent y prendre part. Il y va de l'intérêt, j'imagine bien, de notre démocratie en construction.

Votre réaction appelle de notre part les commentaires et observations suivantes:

1. JED ne soutient pas une pétition. Elle en est l'initiateur conformément à l'article 27 de la constitution de la RDC qui reconnaît à chaque citoyen, individuellement ou collectivement, le droit de soumettre à l'autorité publique une pétition. Et le même article dit que l'autorité doit y répondre dans les trois mois. Donc, la démarche de JED est tout à fait légale;

2. "Libérez l'info, ouvrez RFI" est un slogan que JED a choisi en toute liberté et responsabilité pour guider sa démarche. L'interruption du signal FM de RFI depuis 9 mois pour les provinces de l'est de la RDC et 7 mois pour le reste du pays a privé le grand public d'une source d'information et de culture parmi tant d'autres captées dans notre pays. Que vous estimiez que RFI "a démontré sa partialité dans le traitement et la divulgation des informations en provenance de mon cher pays en lieu et place du leitmotiv sécuritaire" est votre droit le plus légitime. Mais de là, à estimer que cette radio doit être réduite à jamais au silence, vous avez franchit un pas que ne vous autorise aucune démocratie. Pas même en Amérique où un média comme Al Jazeera a un correspondant permanent.

3. Par conséquent, que JED reclame que RFI puisse être captée à nouveau en FM en RDC ne devait pas donner froid au dos à tout démocrate. C'est le silence de JED face à une violation du droit du public à l'information garantit par l'article 24 de la constitution de la RDC qui aurait inquiété plus d'un. Le problème n'est pas parce qu'il s'agit de RFI. c'est fausser le débat volontairement. JED s'est toujours levée et battue chaque fois que des médias ou journalistes ont été réduits au silence. Ce fut le cas pour Radio Maendeleo à Bukavu, Global TV, CCTV, CKTV, Raga? Molière TV et bien d'autres dans la capitale congolaise depuis 12 ans. Comme dit notre devise chaque média reduit au silence est un coup contre la démocratie.

4. JED est abasourdie de lire que vous reduisez RFI et le droit du public congolais à suivre tous les médias possible à la personne d'une employée de RFI qu'est Ghislaine Dupond qui peut disparaître sans que cela n'enlève rien à RFI. Nous savons que cette journaliste est la bête noire de tous ceux qui, comme vous, estime que le Congo a des choses à cacher particulièrement sur l'imbroglio de l'est de la RDC. Mais vous ignorez que les journalistes ne sont pas des plénipotentiaires de leurs pays. Ils ne sont que journalistes et répondent de leur rédaction qui les mandate pour couvrir tel ou tel évènement ou aire géographique. Si on devait demander à chaque Etat son avis sur la tête du journaliste à accréditer, alors adieu la liberté de la presse.

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jeudi 25 février 2010

Yaoundé-Cameroun: L’ambassade de la République Démocratique du Congo accuse 165 mois d’arriérés de loyer et risque un déguerpissement !

Alors que la diaspora congolaise se prépare pour le 5 mars 2010 à un Sit-In de grande envergure devant l'ambassade de la République Démocratique du Congo, 32 Cours Albert Ier dans le VIIIè arrondissement à Paris, pour dénoncer le déni de la liberté de voyager aux Congolais vivant à l'étranger en les imposant un passeport biométrique qui ne l'est que de nom. A Yaoundé au Cameroun, l'ambassade de la République Démocratique du Congo accuse 165 mois d'arriérés de loyer et risque le déguerpissement.

Ambassade de la République Démocratique du Congo, quartier Bastos à Yaoundé.

Au Cameroun à Yaoundé, la chancellerie notre ambassade est située au quartier Bastos, l'ambassade occupe en effet des locaux appartenant à la succession Charles Onana Awana.

Depuis plus de 19 ans, les arriérés cumulés de loyer ont dépassé la somme faramineuse de 115 500 000 Fcfa, accuse Dieudonné Towa Onana. « En 2008 et 2009, ils ont versé quelques trimestres de loyer sur des arriérés qui courent depuis 19 ans. Ils font prévaloir leur statut de diplomates», s’insurge-t-il.

Des sources crédibles montrent que des paiements faits à partir du ministère de l’Economie, Finances et Budget de la République Démocratique du Congo ont été effectués dans le compte de la succession Onana Awana, au titre du règlement partiel des arriérés de loyers dus.

En juin 2002, en effet, le ministre de l’Economie, Finances et Budget, Matungulu Mbuyamu, affirmait que ses services ont été instruits pour effectuer un paiement de l’ordre de 40 000 dollars américains au profit de la succession Onana Awana. Un paiement effectué, disait-il, dans le compte de ladite succession à la Bicec à Yaoundé.

Dieudonné Towa Onana indique pour sa part que ce virement n’est jamais arrivé dans le compte de la succession. Si ce paiement est effectivement parti du ministère de l’Economie à Kinshasa, où est-il passé ? Qu’en est-il du reste des arriérés ? Un tableau récapitulatif dressé le 31 décembre 2007 par l’ambassade de Rdc elle-même établit les impayés dus à la succession Onana Awana à la somme de 115 500 000 Fcfa. Soit 165 mois impayés depuis 1991 à raison de 700 000 Fcfa par mois. Une reconnaissance de cette dette a d’ailleurs été signée le 4 avril 2008 par le chargé d’affaire a.i. François Luambo.

De notre ambassade à Yaoundé, on n'apprend que n’eût été le remaniement ministériel intervenu ces dernières semaines en République Démocratique du Congo et la nécessité pour les nouveaux ministres en charge de ce dossier d’en prendre connaissance afin de lui donner les impulsions nécessaires, le chef de mission diplomatique congolaise actuellement en séjour à Kinshasa aurait déjà repris le chemin du retour. Et sur les raisons de l’accumulation de 165 mois d’arriérés de loyer, nos sources évoquent la longue crise politique qu’a traversée la République Démocratique du Congo, suivie de difficultés financières sans précédent qui affectent quasiment toutes les ambassades de notre pays à l’étranger.

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