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Réveil-FM

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lundi 30 mars 2009

RDC: La Peine de mort est-elle une arme politique ?

vendredi 06 février 2009, à l'auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, Me Robert R. Bryan, l’avocat états-unien de Mumia Abu Jamal, journaliste condamné à mort il y a près de vingt-sept ans et Freddy Mulongo. A l’occasion de la projection du documentaire "Toute ma vie en prison", Mumia Abu Jamal est devenu le symbole du combat contre la peine capitale, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier (produit par l’acteur britannique Colin Firth et Livia Guiggioli en présence des animateurs de l’enquête, William Francone et Katie Green)

Bill Richardson, ce nom vous dit-il encore quelque chose ? Le 29 avril 1997, Bill Richardson, délégué américain à l'Onu, l'homme des missions difficiles disait-on à l'époque, avait été dépêché par le président Bill Clinton à Kinshasa. Après sa rencontre avec le Maréchal Mobutu Sese Seko, un président malade, qui vivait ses derniers jours au pouvoir, devant les journalistes, Richardson avait déclaré urbi et orbi, "les Etats-Unis ne croient pas qu'il puisse y avoir de solution militaire à la crise zaïroise".

L'âme humaine est capable de prouesse. Le mercredi 18 mars 2009, Bill Richardson, le gouverneur de l'Etat du Nouveau-Mexique a écrit: "Aujourd’hui marque la fin d’un long parcours entre le sujet de la peine de mort et moi. Pendant toute ma vie d’adulte, j’ai cru avec fermeté que la peine de mort était un châtiment juste, dans des cas très rares, et seulement pour les crimes les plus abjects.

Je le pense toujours. […] Mais il y a six ans, lorsque j’ai pris mes fonctions de gouverneur de l’Etat du Nouveau-Mexique, j’ai commencé à remettre en cause mes opinions. Le problème est devenu plus tangible pour moi, parce que je savais que le jour arriverait où je serais face à deux situations : prendre une décision quant à un projet de loi pour abolir la peine de mort, ou, plus difficile, signer l'arrêt de mort de quelqu'un.

Quelle que soit mon opinion, je n'ai pas suffisamment confiance dans le système judiciaire actuel pour être l'arbitre final lorsqu'il s'agit de décider qui meurt et vit après un crime. Si l'Etat doit prendre cette décision extraordinaire, le système doit être parfait et doit ne jamais se tromper. Mais la réalité est que le système n'est pas parfait, loin de là. Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort dans tout le pays".»

Bill Richardson, l'homme qui avait conseillé le maréchal Mobutu de quitter le pouvoir sinon son corps allait être traîné dans la rue à kinshasa. 12 ans après, il aboli la peine de mort dans son Etat le Nouveau-Mexique aux Etats-Unis.

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dimanche 29 mars 2009

Bernard Mayo, un artiste talentueux et polyvalent

Bernard Mayo est né à Kisangani en République Démocratique du Congo, mais il est un vrai kinois. C'est à kinshasa qu'il a grandi, c'est aussi à kinshasa qu'il a appris et devenu un grand dessinateur à "Jeunes pour Jeunes", il a eu comme référent Denis Boyau et Sima Lukombo. Dans les années 90, avec l'évangélisation et les conversions massives à la chretienneté, Mayo crée avec ses amis un groupe musicale "les pops célestes" à Ndjili-Masina. Depuis 1993, Bernard Mayo vit à Berlin en Allemagne.

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jeudi 26 mars 2009

Sarkozy à Kinshasa son appel pour la paix régionale a-t-il été entendu ?

Paris, 16 juillet 2008, Nicolas Sartkozy et Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo, à l'Elysée

Kinshasa, le 26 mars 2009, Nicolas Sarkozy, président de la République Française et Joseph Kabila, au Palais de la Nation

Joseph Kabila, le président électroniquement élu de la République Démocratique du Congo en 2006, aurait pu laisser de côté son sempiternelle bouderie et honorer son hôte.

Dans la tradition bantoue, on sort de chez soi pour accueillir son invité. Joseph Kasa-vubu, le premier président de la République l'a fait, Mobutu Sese Seko a excellé, il était le champion de cette marque d'hospitalité en terre congolaise, Mzée Laurent Désiré kabila en toute simplicité, toujours avec son chapeau accueillait ses hôtes sur le tarmac de N'djili. Joseph Kabila ne s'est même pas dérangé pour aller à N'djili, pour accueillir Nicolas Sarkozy, président de la République Française, son hôte qui a foulé pour la première fois le sol congolais.

C'est Adolphe Muzito, le premier ministre qui a joué ce rôle.

Huit ans après l'assassinat de Mzée Laurent Désiré Kabila au palais de Marbre, le président de la RDC a du mal à enfiler le costume du chef d'Etat et de mieux le boutonner. "Etre un bon homme politique, c'est très facile, a dit un jour le raïs égyptien Nasser. Il suffit d'identifier ce que veut le peuple et de le crier plus fort que les autres. Etre un homme d'Etat est en revanche beaucoup plus difficile: il faut discerner où est l'intérêt du peuple et d'obtenir son adhésion pour agir dans cette direction...". Le peuple congolais tient a ses valeurs ancestrales, l'hospitalité en est une. Et pourtant, Denis Sassou Nguesso qui est encore en deuil avec la perte de sa fille Edith Lucie Bongo Ondimba, née Sassou Nguesso, était présent à Maya Maya pour accueillir son homologue Sarkozy.

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mardi 24 mars 2009

La société civile congolaise veut-elle sauver Kamerhe ou le régime kabiliste ?


Kinshasa, le 22 mars 2004, à la Halle de la Gombe lors des Assises de l'Arco, Freddy Mulongo et Vital Kamerhe. L'actuel Président de l'Assemblée Nationale aura été un ministre de l'information, presse et communication non conflictuel, un homme d'écoute.(Photo Kokolo archives)

De tous les ministres de l'information et presse que nous avons connu (Didier Mumengi, Dominique Sakombi Inongo, Kikaya Bin Karubi, Henri Mova Sakany..), Vital Kamerhe est le seul ministre de l'information et presse qui ne s'est jamais pris ni aux journalistes encore moins aux médias. Aucun média n'a été suspendu, ni fermé avec Kamerhe.

A Butembo, dans le Nord-Kivu, c'est sous un arbre qu'il nous avait reçu pour notre plaidoirie, loin des oreilles indiscrètes. Au départ de son ministère, un arrêté était prêt à la signature pour la suppression de 5.000$ réclamée à cor et à cri pour un récépissé (un papier administratif) aux radios associatives et communautaires en République Démocratique du Congo.

Nous avons de l'estime et du respect pour la personne de Vital Kamerhe. Nous sommes très intrigué par le lettre ouverte de 200 organisations à Joseph Kabila.

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samedi 21 mars 2009

"Les riches empruntent, les pauvres remboursent" (Coluche)

Ce "canard le plus riche du monde" est reputé pour son avarice et son côté aventurier. Crée par le scénariste-dessinateur Carl Barks en 1947, oncle de Donald Duck a pour surnom oncle Picsous (unle scrooge en anglais)

Pas facile d'être un président d'un Etat en faillite comme la République Démocratique du Congo. Joseph kabila, son Alliance pour Maintenir les Prédateurs (AMP) et alliés, ont contribué largement à la banqueroute de la République Démocratique du Congo.

Les zombies de la République ont tout pris pour eux:augmentation des salaires mirobolants, appointements et avantages sociaux, très vite la III ème République s’est drapée dans les oripeaux d'un régime autocratique-dictatorial. La légalité républicaine a cédé la place aux mots d’ordre de l'AMP et ses " tontons macoutes " qui bastonnent et emprisonnent à tour de bras ; les organes classiques de l’Etat (gouvernement, parlement, Sénat, cours et tribunaux) sont phagocytés par les instances parallèles-monopartistes et subordonnés à celles-ci ; le " militantisme" remplace les critères d’expertise et de compétence. Devenu Parti-Etat, les milices de l'AMP, les services de sécurité et les corps spéciaux, croient assurer par la terreur, la longévité d'un régime décadent.

La crise mondiale devient un prétexte pour couvrir l'immobilisme caractériel du régime de kinshasa qui fonctionne à vue sans stratégies ni perspectives.

La monnaie nationale, le franc congolais est malade. Sa dramatique dépréciation face au dollar américain: 825 FC pour 1 dollar est inquiétant.

Est-ce que c'est seulement l'effet de la crise mondiale ? Non.

Les Congolais malgré eux sont contraint d'appliquer à la lettre La Fontaine : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »

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mardi 17 mars 2009

Droits de l'Homme bafoués et piétinés au Congo !

Paris, 02 avril 2008, Floribert CHEBEYA, Directeur Exécutif de l'Ong la "Voix des Sans Voix", place de la Bastille haut lieu symbolique de la Révolution française.

Les lois sont semblables aux toiles d'araignées qui attrapent les petites mouches mais laissent passer guêpes et frelons disait Jonathan Swift.

Les Ong de droits de l'homme en République Démocratique du Congo sont les vrais lampistes indépendants qui nous restent pour sauver la démocratie balbutiante et enrhumée au pays de Nzinga a Nkuvu.

N'en déplaisent aux médias coupagistes, thuriféraires du régime Joséphiste dont les membres de l'Alliance pour Maintenir les Prédateurs (AMP) et alliés, conduisent inéluctablement le Congo à la dérive.

L'arrestation arbitraire des acteurs de droits de l'homme:Floribert Chebeya Bahizire, Directeur exécutif de la Voix des Sans Voix (VSV) et Dolly Ibefo Mbunga, Directeur exécutif adjoint VSV, et de Donat Tshikaya, membre du Réseau National des Droits de l’Homme en RD Congo (Renadhoc) est une violation flagrante de la Constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo actuellement.

La situation de droits humains en République Démocratique du Congo par rapport à l’exercice des libertés individuelles et collectives, ne doit plus souffrir de peu d’attention. Lorsqu'on sait que la peine de mort est appliquée au Congo, la torture y institutionnalisée, la situation des prisonniers pas reluisante, les conditions de détention ainsi que l’état de maisons carcérales laissent à désirer. On ne peut qu'être inquiet pour les défenseurs de droits de l'homme arrêtés par les sbires de Joseph kabila.

Les soins de santé primaires y sont à peine assurés et, d’ailleurs, la plupart des décès enregistrés dans les prisons congolaises sont dus à la torture, au manque de soins, ainsi qu’à la faim.

Il y a fort à craindre pour la vie de Floribert Chebeya et ses confrères acteurs de Droits de l'homme.

Lorsqu'un régime politique impopulaire est aux bois, les signes avant-coureurs de chute sont: les arrestations arbitraires, le musellement des journalistes, le retour à la pensée unique, le refus de la pluralité d'opinions, les répressions politiques, les détenus politiques et d’opinion, les persécutions des défenseurs des droits de l’homme et les syndicalistes, la tendance à bafouer systématiquement les droits humains, l'instauration de l'’impunité, l’armée, le service de sécurité et la justice sont instrumentalisés au lieu d’être au service de la Nation et des citoyens, les assassinats, les tueries...

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lundi 16 mars 2009

10 Questions à Jean Kalama-Ilunga

Ancien conseiller culturel de Laurent-Désiré Kabila, Jean Kalama-Ilunga est le Coordonnateur de l'Union de Congolais pour la Défense de la Patrie (UCDP) force politique de rappel à l'ordre et de proposition, organisation politique indépendante qui se présente en véritable force pour l'alternative. Intellectuel polyvalent Expert en Prospective stratégique, Jean Kalama-Ilunga est un intellectuel polyvalent. Il est acteur politique, homme de culture et analyste politique. Sa fierté, avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila et il entend continuer son combat.

Les réponses de Jean Kalama-Ilunga, à nos 10 questions, sont d'une acuité intellectuelles, elles sont excellentes et interpellatrices.

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dimanche 15 mars 2009

Décolonisons les imaginaires et mentalités !

Jeudi 12 mars 2009, Bertrand Delanoë, maire de Paris a posé pour les photographe avec un t-shirt à l'effigie de Barack Obama, un homme incontournable du sujet "décolonisons nos mentalités" !

« Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé » disait Albert Einstein. Bertand Delanoë et son équipe viennent de relever un défi:un colloque pour lutter contre les discriminations raciales à Paris. Organisé le jeudi 12 mars 2009 à l'Hôtel de Ville de Paris, le colloque « Décolonisons les imaginaires » a eu pour objectif d’éveiller les consciences sur la problématique des discriminations raciales, d’identifier l’invisible, le pernicieux et les dysfonctionnements liés aux préjugés qui altèrent le regard sur l’autre.

"De nombreux universitaires étaient présents pour débattre sur ce sujet délicat mais essentiel. D'autres personnalités et des anonymes étaient également présents pour donner leur point de vue. Cette journée a été organisée à l'initiative de Yamina Benguigui, réalisatrice et adjointe au maire de Paris, chargée des droits de l'homme et de la lutte contre les discrimination.

Pour l'adjointe au maire de Paris, la « notion de race a pénétré nos imaginaires qui restent imbibés de préjugés raciaux, grouillent de stéréotypes ». « Toute notre histoire coloniale a charrié du mépris, de la relégation. »

Elle souhaite que les députés parisiens, toutes tendances confondues, déposent une proposition de loi afin d’inscrire dans les critères d’attribution des marchés publics, des obligations quantifiées en matière de lutte contre les discriminations.

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