La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

samedi 27 février 2010

Kigali, la France fait son mea-culpa

Pas d'excuses officielles, mais un grand pas pour les relations franco-rwandaises, mises à mal depuis le génocide au Rwanda en 1994. Au cours d'une visite de quelques heures à Kigali - la première d'un président français depuis plus de vingt-cinq ans - Nicolas Sarkozy a assuré à son homologue rwandais Paul Kagame vouloir « bâtir une nouvelle relation bilatérale » basée sur la compréhension.

Nicolas Sarkozy et Paul Kagamé lors de la conférence de presse à Kigali

Selon le président français, « des erreurs d'appréciation » ont été commises, provoquant des « conséquences absolument dramatiques ».

Il a admis que l'opération Turquoise, lancée en juin 1994, trois mois après le début du génocide, avait été engagée « trop tardivement et sans doute trop peu ».

S'il a demandé que tous les responsables du génocide soient « retrouvés et punis », et cela « où qu'ils se trouvent », il n'a pas pour autant présenté d'excuses officielles de la France, attendues par une partie de la population rwandaise. « J'ai prononcé des mots qui sont forts », a rappelé Nicolas Sarkozy.

Un mea-culpa qui fera peut-être oublier les accusations de Jean-Louis Bruguière en 2006, à la suite desquelles le président rwandais avait rompu ses relations avec la France.

Dans son rapport, le juge mettait en cause neuf proches de Paul Kagamé dans l'attentat contre l'avion du précédent président Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, considéré comme le point de départ du génocide.

Lire la suite

Etienne Lopalo, son cheval de bataille "la retraite des Africains" !

Etienne Lopalo Mbiwula est un fin observateur. Il a observé durant des années le comportement des retraités Maghrébins à Belleville dans le 11ème arrondissement à Paris. Ils se retrouvent dans les squares, tuent le temps et l'ennui en se pavanant...

En cogitant, Etienne Lopalo constate que l'immigration congolaise en France est toute recente. La majorité des congolais ex-zairois qui sont arrivés dans les années 80 avaient déjà une trentaine d'années, or pour la securité sociale il faut cotiser plus de 40 ans !

Etienne Lopalo Mbiwula, Président de 3RA est un homme de défis.

La problèmatique de retraite chez les congolais en France est cruciale . Pour avoir moins contribuer à la sécurité sociale, beaucoup d'entre eux risquent de se réveiller trop tard, en sans domicile fixe ou clochards.

L'idée est géniale, intelligente mais mérite beaucoup d'implications y compris politique. La retraite étant un droit surtout en France, il faut y penser lorsqu'on a encore la force pour ne pas la subir et être surpris le jour où cela vous arrive. La retraite, c'est la fin de toute activité renumerée.

Le slogan sarkozyste de "travailler plus pour gagner plus" s'applique également pour la retraite.Ceux qui auront contribuer plus au régime général de la sécurité sociale par répartition, ce sont ceux là qui vivront décemment et pourront tenir les coups lors de leur retraite en cas de retour volontaire en Afrique. Il y a un risque que beaucoup de Congolais n'y parviennent pas. Les enfants qui sont de petits Français ne pourront rien pour leur parents. Depuis 5 ans, Etienne Lopalo Mbiwula, connu sous son petit nom d' "Eti Edan" avec une équipe cosmopolite au sein de l'association 3RA-Retour-Reconversion-Retour en Afrique mobilise et conscientise les Congolais et les Africains de France à cette problématique de la retraite.

Lire la suite

vendredi 26 février 2010

10 Questions à Donat Mbaya, Président de JED

Pas facile de s'appeler "Journaliste en Danger" (JED), d'exister depuis 12 ans, de se définir comme une organistaion indépendante et non partisane de défense de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo et de faire partie du réseau d'alertes de l'Organisation des médias d'Afrique centrale (OMAC). L'expertise du travil de JED est connu hors de nos frontières, il a reçu le 15e Prix Reporters sans frontières-Fondation de France en mai 2006.

Donat Mbaya, Président de JED

Donat Mbaya, Tshivis Tshivuadi et toute l'équipe de JED abattent un travail louable dans un pays comme la République Démocratique du Congo où le pluralisme médiatique est frelaté voire altéré.

Contraiment à Silvio Berlusconi qui a acquis des médias avant d'arriver à la politique, en République Démocratique du Congo, ce sont les Sénateurs, Députés, ministres et Apparatchiks du pouvoir qui créent leurs journaux, les radios et télévisions. Caporalisés, les médias congolais sont tenus en grappe par les politiciens.

Sans gêne malgré une conscience lourde et pesante, certains Sénateurs, députés signent allégrement les éditoriaux de leurs propres journaux.

On avait espéré que la Haute Autorité des Médias (HAM), institution citoyenne d'appui à la démocratie issue du dialogue intercongolais de Sun-City, dans son rôle de régulation serait indépendante, impartiale et neutre.

Grave erreur, Modeste Mutinga s'est octroyé Radio 7 et Télé 7, tout en continuant à présider l'instance de régulation. Pire, les prédateurs de la liberté de presse de la HAM ont été récompensés: comme parachute doré, Modeste Mutinga jouit de l'immunité, il est Rapporteur au Sénat pour le compte de l'Alliance de la majorité Présidentielle (AMP), parti-Etat. Esdras Kambalé, Ier Vice-président de la HAM vient d'être maintenu comme Ministre de la culture et des Arts dans le gouvernement Muzito II. Manque de bol, Dominique Sakombi Inongo, IIè Vice-président de la HAM, l'ex-Goebbels de Mobutu, devenu depuis Frère Jacob Dominique Sakombi a été contraint, en mai 2008, de poser l'acte de Zachée en restituant 47 000 dollars américains, salaires de membres du Centre de monitoring des médias congolais (CMMC) avant d'être viré.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de communication (CSAC) risque si l'on en prend garde d'être le clone de l'agonisante HAM qui refuse toujours de mourrir.

Si la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) n'était pas transformée en la voix de son maître et l'AMP, parti-Etat, les autorités congolaises n'auraient pas si peur de la RFI et la contraindre au silence dns toute la République Démocratique du Congo.

RFI pose problème aux autorités congolaises.

Quotidiennement, à chaque heure, les Congolais ont droit à des publicités de boissons alcooliques qui durent 8 à 11 minutes, qui abrutissent les esprits mais ils n'ont pas droit à d'autres sons de cloche.

Donat Mbaya, président de JED a répondu à nos questions, comme à l'accoutumée, Réveil-FM n'a pas saucissonneé ses réponses. Nous publions aussi la réponse de JED à Monsieur Konde Nzuka.

1. Réveil-FM: Qu’est-ce que les autorités congolaises reprochent exactement à RFI ? Pourquoi RFI a été fermé à Kinshasa et Bukavu pas à Kisangani, Matadi ou Lubumbashi ?

Donat Mbaya: D'abord une correction. RFI est interdite sur l'ensemble du territoire congolais depuis mai et juin pour l'est de la République Démocratique du Congo et le 24 juillet 2009 sur le reste du territoire.

Selon le ministre de la communication et des médias et porte-parole du gouvernement M. Lambert Mende, cette décision était justifiée pour « des raisons de sécurité nationales ».

« Nous reprochons essentiellement à RFI des tentatives de provoquer des mutineries au sein des FARDC (Forces armées de la RD Congo) dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu et dans la province orientale. Aussi de créer des conflits interethniques là où nous sommes laborieusement entrain de pacifier le pays », avait-il déclaré en substance.

Dans une autre conférence de presse tenue le 28 juillet 2009 au Grand Hôtel de Kinshasa, le ministre de la communication et des médias avait accusé RFI, citant particulièrement la journaliste Ghislaine Dupont, de « participer à une campagne de démoralisation des FARDC » avant d’ajouter que « la République Démocratique du Congo n’a pas de problème avec la France. Nous n’avons pas de problème avec RFI mais avec une employée de RFI ».

Kinshasa, Marche des professionnels des médias contre l' assassinat des journalistes

2. Réveil-FM: Pourquoi cette campagne « libérez l’info, ouvrez RFI » débute seulement maintenant ? La liberté d’expression ne mérite-telle pas d’être défendue dès l’instant qu’elle est menacée, pourquoi avoir pris du temps avant de vous lancer dans cette campagne ?

Donat Mbaya: Le travail de JED pour défendre RFI n' a pas commencé aujourd'hui avec la campagne de cette pétition. Nous l'avons commencé dès l'instant où ce média a été intérrompu. Il se fait qu'aujourd'hui, cela fait 9 mois pour l'est de la République Démocratique du Congo et 10 mois pour les autres parties du pays.

JED a estimé que neuf mois c'est trop et cette affaire est entrain d'être entouré d'un silence bizarre alors qu'il s'agit du droit du public à l'information.

C'est pourquoi nous avons revisité notre constitution qui, à son article 27, autorise tout citoyen, individuellement ou collectivement à adresser une pétition aux autorités publiques.

Nous avons saisi cette opportunité pour lancer la pétition dénommée "Libérez l'info, ouvrez RFI". La pétition n'est qu'une suite de tout ce qui a été fait, sur le plan public ou privé, pour que RFI soit de nouveau captée en Fréquence Modulée (FM).

Des sources fiables nous avaient même dit qu'au 31 décembre ce sera chose faite. Malheureusement, rien n'a été fait. Et le public qui n'a pas accès aux bouquets satellitaire ou à Internet est de plus en plus impatient. Il nous le dit tous les jours qui passent.

3. Réveil-FM: Au-delà de RFI, est-ce que ce n’est pas l’essence même de l’information alternative, différente non partisane qui est mise ne cause par la fermeture de la radio mondiale ?

Donat Mbaya: J'ai lu sur le site de Réveil-FM, la réaction d'un compatriote basé certainement en Europe qui se scandalise faussement que JED défende RFI.

Le problème n'est ni RFI, ni Ghislaine Dupond comme il veut le réduire. Il s' agit du débat même sur le droit d'informer et d'être informer.

Ca aurait pu être un média congolais ou chinois, JED aurait réagit de la même manière.

Dans une démocratie toutes les voix ont le droit de s'exprimer, même minoritaire. Le pluralisme ce n'est pas la multiplicité des médias disant quasi la même chose.

C'est justement ces voix discordantes qui peuvent nous heurter mais qui contibuent à la richesse du débat démocratique.

Tous les sondages menés en République Démocratique du Congo ont démontré que RFI était l'une des radios préférées des congolais. Alors, personne n'a le droit, pour son confort personnel ou pour des questions d'humeur décider à la place du public qui est souverain.

Par le passé, JED s'est mobilisée pour la réouverture de Radio Maendeleo à Bukavu. Nous avons même été en tête d'une marche en Afrique du Sud devant l'hôtel des responsables du RCD pour manifester; il y a eu Global TV, CCTV et CKTV et bien d'autres cas pour lesquels JED s'est mobilisée avec la même vigueur ces 12 dernières années.

Dans une démocratie, on interdit pas un média sauf pour des incitations à la haine ethnique, à la violence ou au crime.

Les questions de sécurité qui sont légitimes pour l'existence même d'un Etat ne sauraient se confondre avec des infos qui dérangent qu'on veut cacher au public.

4. Réveil-FM: D’après certaines sources, les autorités congolaises réclament pour la réouverture de RFI au Congo : le départ de Ghislaine Dupont de RFI, que la radio mondiale encense les autorités etc…Etes-vous au courant des clauses qui sont imposées pour son fonctionnement en République Démocratique du Congo ? RFI doit-elle se conformer à ces clauses ?

Donat Mbaya: De part les récriminations du gouvernement, il apparait clairement que la pomme de discorde est Ghislaine Dupond. M. Mende l'a dit au mois de juillet 2009. Vous êtes en occident, vous savez mieux que moi qu'on ne badine pas avec l'indépendance du journaliste. Les syndicats des journalistes ne cèdent pas à ce genre de chantage qui risquent de créer des précedents facheux.

Nous savons que Kinshasa a fait des démarches dans ce sens auprès du Quai d'Orsay sans succès car ce serait un scandale pour l'homme politique français qui oserait. Si les Etats doivent se prononcer avant accréditation des journalistes, l'indépendance des médias et la liberté disparaissent. Les journalistes ne sont pas des ambassadeurs ou des plenipotentiaires.

Par contre, nous savons également qu'il est question que RFI ouvre un bureau à Kinshasa pour dégéler la situation. A part ça, on n'en sait pas plus.

5. Réveil-FM: Pourquoi JED ne s’appuie pas à tous les médias (presse écrite, audiovisuels) existant au Congo pour la campagne « Libérez l’info, ouvrez RFI » en faisant prendre conscience à tous qu’à chaque fois qu’un média est fermé on prive l’info aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs et qu’à la place de RFI on peut y mettre le nom de n’importe quel média …

Donat Mbaya: La campagne a été lancée et est soutenue par les médias congolais à l'execption d'un ou deux journaux qui n'ont jamais vu du bien nulle part que chez eux. C'est leur liberté.

Quand quelqu'un ment, c'est à la limite comprehensible mais quand il croit en son propre mensonge, il devient dangereux pour lui-même et pour tous. Ce sont les mêmes qui ne voulaient jamais du Rwanda mais qui ont applaudi lorsque Kabila a compris qu'on ne peut pas faire la paix à l'est sans le Rwanda. Le jour où Kabila ouvrira RFI, ils changeront de discours pour applaudir plus fort que tout le monde. Le chien aboie mais la caravane passe, dit-on.

6. Réveil-FM: La majorité des médias au Congo appartiennent aux apparatchiks du pouvoir, le pluralisme médiatique est-il vraiment garanti ?

Donat Mbaya: En démocratie, tout le monde a le droit d'investir dans le secteur des médias. C'est la liberté d'entreprise. Mais là où le bas blesse c'est quand les hommes politiques contrôlent l'information et considèrent que leurs entreprises sont là pour les accompagner dans leurs démarches politiques.

Il ya comme une tricherie quelque part car ils sont à la fois juge et partie. Là, le pluralisme est un peu biaisé.

Mais qu'il y ait des médias de gauche, de droite ou du centre, c'est une bonne chose pour le débat démocratique à condition que le jeu soit loyal, que les faits soient sacrés et le commentaire libre.

Mais quand on déforme les faits, on cesse d'être journaliste. Pour créer un média, il faut de l'argent. Or, les fortunes congolaises sont à ce jour, dans leur majorité, d'origine politique. En plus, les relations entre le monde des affaires et la politique ne se cachent pas en République Démocratique du Congo.

7. Réveil-FM: Quel est l’état de la liberté d’expression en République Démocratique du Congo ? Quels les enjeux actuels pour cette même liberté d’expression au Congo ?

Donat Mbaya: La liberté d'expression reste une quête assez difficile. Il y a encore des gens qui vont en prison pour leurs opinions.

Sur le plan stricte de la liberté de la presse, les attaques brutales ont diminué en 2009 par rapport à l'année 2008.

Mais la qualité du contenu des médias posent encore des problèmes sérieux.

JED y a trouvé deux raisons majeures: la peur et l'instinct de survie. Il y a plus de communication que d'information.

La publicité clandestine a de beaux jours dans notre presse. Les questions d'intérêts général ne trouve pas beaucoup d'espace de manière générale.

Le plus grand défi des médias c'est l'argent à même de leur permettre de gagner en indépendance. Comment gagner de l'argent en restant professionnel, comment permettre aux vraies entreprises de presse de bien payer les journalistes car le premier garant de l'indépendance du journaliste, c'est son employeur.

8. Réveil-FM: A quand la mise en place du Conseil supérieur de l’audiovisuel et communication (Csac) ? Avez-vous les garanties qu’il ne sera pas le clone de la Haute Autorité des Médias (HAM) ?

Donat Mbaya: La loi sur le CSAC a été promulguée le 31 décembre 2009 et lue entierement à la RTNC le 2 janvier 2010. Ensuite, nous avons appris que cette loi a été renvoyée à la Cours suprême de justice qui l'a, à son tour, renvoyée à l'Assemblée Nationale parce qu'un article viole l'article 12 de la constitution. En clair, le président a promulgué la loi sans l'arrêt de constitutionnalité de la Cour Suprême de Justice.

Les institutions sont ce que valent leurs animateurs. Ma peur c'est que le CSAC soit pire que la HAM si on ne met pas un point d'honneur sur les hommes appelés à l'animer.

La HAM a eu ses faiblesses que JED avait dénoncées en son temps. Mais elle a aussi fait du beau travail surtout lorsque certains médias ont commencé à faire des répétitions générales des scènes de violence. C'était un mal nécessaire à mon point de vue.

9. Réveil-FM: Le fait que la majorité les journalistes congolais soit des attachés de presse des ministres, gouverneurs cela ne pose-t-il problème à la profession ?

Donat Mbaya: C'est un débat que les journalistes ou la société congolaise refuse encore de faire. Pourtant, cette situation pollue la profession.

Les mêmes sont la journée dans les cabinets ou officines politiques et le soir ils sont à la rédaction ou présentent les news. Quelqu'un est dupé, c'est le public.

Tout le monde reconnait la nuisance de ces pratiques mais personnes ne veut en parler publiquement et trouver des solutions. Il y a un vrai problème de crédibilité qui se pose.

10. Réveil-FM: JED fait un travail formidable dans lutte pour la liberté d’expression au Congo, avez-vous le sentiment d’être d’incompris par la contre campagne de Konde Nzuka ?

Donat Mbaya: M. Konde Nzuka, que je ne connais pas, est libre de penser ce qu'il veut au nom des intérêts qui sont les siens et qui ne sont pas ceux des congolais que moi je rencontre dans les rues du pays tous les jours. Sa campagne, si campagne il y a, ne m'effraie pas du tout et personne ne peut admettre aujourd'hui qu'en démocratie il appartient à un gouvernement de choisir le média qui est bon pour le peuple. La période de l'orientation nationale est révolue. Il ne va pas nous remettre ça. La pensée unique, c'est fini et constitue même un crime selon la constitution de la RDC. Il est facile d'être en occident, de manger le pain des autres, de jouir de la stabilité politique et économique des autres alors que son propre peuple au pays peine à manger, à soigner ses enfants comme des être chers... bref à vivre.

Cher Monsieur Konde Nzuka Bien chers tous,

Au nom de Journaliste en danger (JED), je tiens à vous remercier pour votre réaction à la pétition lancée par JED pour la réouverture du signal FM de RFI en république démocratique du Congo. Cette réaction, vous l'avez mise en copie à plusieurs personnes auxquelles je fais la politesse de mettre en copie de notre réponse.

Votre réaction qui exprime votre opinion sur la liberté d'expression de laquelle découle celle de la presse n'aurait appelé de notre part aucune réaction s'il n' y vait pas tant d'amalgames, de confusion de genre et de rôle, de jugements de valeurs sans fondement et gratuits ainsi que des contre-vérités scandaleuses.

Par ailleurs, votre réaction a un grand mérite pour nous: celui de lancer un débat sur la liberté de la presse dans notre pays. Et, notre souhait le plus ardent est que toutes les personnes qui nous lisent en copie puissent y prendre part. Il y va de l'intérêt, j'imagine bien, de notre démocratie en construction.

Votre réaction appelle de notre part les commentaires et observations suivantes:

1. JED ne soutient pas une pétition. Elle en est l'initiateur conformément à l'article 27 de la constitution de la RDC qui reconnaît à chaque citoyen, individuellement ou collectivement, le droit de soumettre à l'autorité publique une pétition. Et le même article dit que l'autorité doit y répondre dans les trois mois. Donc, la démarche de JED est tout à fait légale;

2. "Libérez l'info, ouvrez RFI" est un slogan que JED a choisi en toute liberté et responsabilité pour guider sa démarche. L'interruption du signal FM de RFI depuis 9 mois pour les provinces de l'est de la RDC et 7 mois pour le reste du pays a privé le grand public d'une source d'information et de culture parmi tant d'autres captées dans notre pays. Que vous estimiez que RFI "a démontré sa partialité dans le traitement et la divulgation des informations en provenance de mon cher pays en lieu et place du leitmotiv sécuritaire" est votre droit le plus légitime. Mais de là, à estimer que cette radio doit être réduite à jamais au silence, vous avez franchit un pas que ne vous autorise aucune démocratie. Pas même en Amérique où un média comme Al Jazeera a un correspondant permanent.

3. Par conséquent, que JED reclame que RFI puisse être captée à nouveau en FM en RDC ne devait pas donner froid au dos à tout démocrate. C'est le silence de JED face à une violation du droit du public à l'information garantit par l'article 24 de la constitution de la RDC qui aurait inquiété plus d'un. Le problème n'est pas parce qu'il s'agit de RFI. c'est fausser le débat volontairement. JED s'est toujours levée et battue chaque fois que des médias ou journalistes ont été réduits au silence. Ce fut le cas pour Radio Maendeleo à Bukavu, Global TV, CCTV, CKTV, Raga? Molière TV et bien d'autres dans la capitale congolaise depuis 12 ans. Comme dit notre devise chaque média reduit au silence est un coup contre la démocratie.

4. JED est abasourdie de lire que vous reduisez RFI et le droit du public congolais à suivre tous les médias possible à la personne d'une employée de RFI qu'est Ghislaine Dupond qui peut disparaître sans que cela n'enlève rien à RFI. Nous savons que cette journaliste est la bête noire de tous ceux qui, comme vous, estime que le Congo a des choses à cacher particulièrement sur l'imbroglio de l'est de la RDC. Mais vous ignorez que les journalistes ne sont pas des plénipotentiaires de leurs pays. Ils ne sont que journalistes et répondent de leur rédaction qui les mandate pour couvrir tel ou tel évènement ou aire géographique. Si on devait demander à chaque Etat son avis sur la tête du journaliste à accréditer, alors adieu la liberté de la presse.

Lire la suite

jeudi 25 février 2010

Yaoundé-Cameroun: L’ambassade de la République Démocratique du Congo accuse 165 mois d’arriérés de loyer et risque un déguerpissement !

Alors que la diaspora congolaise se prépare pour le 5 mars 2010 à un Sit-In de grande envergure devant l'ambassade de la République Démocratique du Congo, 32 Cours Albert Ier dans le VIIIè arrondissement à Paris, pour dénoncer le déni de la liberté de voyager aux Congolais vivant à l'étranger en les imposant un passeport biométrique qui ne l'est que de nom. A Yaoundé au Cameroun, l'ambassade de la République Démocratique du Congo accuse 165 mois d'arriérés de loyer et risque le déguerpissement.

Ambassade de la République Démocratique du Congo, quartier Bastos à Yaoundé.

Au Cameroun à Yaoundé, la chancellerie notre ambassade est située au quartier Bastos, l'ambassade occupe en effet des locaux appartenant à la succession Charles Onana Awana.

Depuis plus de 19 ans, les arriérés cumulés de loyer ont dépassé la somme faramineuse de 115 500 000 Fcfa, accuse Dieudonné Towa Onana. « En 2008 et 2009, ils ont versé quelques trimestres de loyer sur des arriérés qui courent depuis 19 ans. Ils font prévaloir leur statut de diplomates», s’insurge-t-il.

Des sources crédibles montrent que des paiements faits à partir du ministère de l’Economie, Finances et Budget de la République Démocratique du Congo ont été effectués dans le compte de la succession Onana Awana, au titre du règlement partiel des arriérés de loyers dus.

En juin 2002, en effet, le ministre de l’Economie, Finances et Budget, Matungulu Mbuyamu, affirmait que ses services ont été instruits pour effectuer un paiement de l’ordre de 40 000 dollars américains au profit de la succession Onana Awana. Un paiement effectué, disait-il, dans le compte de ladite succession à la Bicec à Yaoundé.

Dieudonné Towa Onana indique pour sa part que ce virement n’est jamais arrivé dans le compte de la succession. Si ce paiement est effectivement parti du ministère de l’Economie à Kinshasa, où est-il passé ? Qu’en est-il du reste des arriérés ? Un tableau récapitulatif dressé le 31 décembre 2007 par l’ambassade de Rdc elle-même établit les impayés dus à la succession Onana Awana à la somme de 115 500 000 Fcfa. Soit 165 mois impayés depuis 1991 à raison de 700 000 Fcfa par mois. Une reconnaissance de cette dette a d’ailleurs été signée le 4 avril 2008 par le chargé d’affaire a.i. François Luambo.

De notre ambassade à Yaoundé, on n'apprend que n’eût été le remaniement ministériel intervenu ces dernières semaines en République Démocratique du Congo et la nécessité pour les nouveaux ministres en charge de ce dossier d’en prendre connaissance afin de lui donner les impulsions nécessaires, le chef de mission diplomatique congolaise actuellement en séjour à Kinshasa aurait déjà repris le chemin du retour. Et sur les raisons de l’accumulation de 165 mois d’arriérés de loyer, nos sources évoquent la longue crise politique qu’a traversée la République Démocratique du Congo, suivie de difficultés financières sans précédent qui affectent quasiment toutes les ambassades de notre pays à l’étranger.

Lire la suite

mercredi 24 février 2010

Konde Nzuka s'en va en guerre contre la campagne de JED pour RFI

Dans notre article: "Et si on supprimait le ministère de l'information et presse au Congo" du 5 mai 2009, M. Konde Nzuka s'était fendu d'un long commentaire au titre étonnant: "RFI, Radio tiers-mondiste et clientéliste". A l'époque, nous pensions que sa réaction épidermique était passagère. Le voilà qui revient. Tel un loup qui sort de bois, Konde Nzuka récidivise.

Le Logo de RFI

Il revient à la charge s'en prenant cette fois à JED et sa campagne « Libérez l’info, ouvrez RFI ». Konde Nzuka a répondu à nos questions, zappant parfois certaines d'entres elles. Sans doute par manque de temps, il faut préciser que M. Konde Nzuka a été rapidement réactif aux questionnaires que nous lui avons envoyé.

1. Réveil-FM: Pourquoi êtes-vous choqué par la campagne de JED pour la réouverture de RFI à Kinshasa et Bukavu ? N'est-ce pas le rôle d'un ong qui défend la liberté d'expression et le pluralisme médiatique de reclamer que celles-ci soient respectées dans un pays démocratique ?

1. Konde Nzuka: Je suis tout à fait contre la campagne de JED pour la restauration du signal de la RFI à Kinshasa et à Bukavu pour des raisons sécuritaires. M. Freddy Mulongo, l’histoire nous enseigne qu’après le 11 septembre 2001, les autorités américaines avaient tamisé tous les organes d’information pouvant miner à la sécurité de la grande puissance du monde : sites internet, radios, télévisions, comptes bancaires fermés, limitations des droits de mouvement de et vers les Etats-Unis, interpellation de sans papiers qui y résidaient pendant plus vingt ans.

Alors je me dis. Pour une grande puissance comme les Etats-Unis avec une démocratie consolidée, les libertés fondamentales ont été réduites à leur plus simple expression pour motif sécuritaire. Mais le Congo qui a une démocratie naissante et une paix fragile pourra-t-il supporter l’onde de l’intox des medias occidentaux ? Nous savons tous leur puissance de nuisance.

2. Réveil-FM: On ne vous a jamais entendu lorsque Modeste Mutinga, tout en assumant la fonction de président de la Haute Autorité des Médias (HAM) s'était octroyé une radio et une télévision. Ni lorsque la HAM, étouffoir des libertés, prenait des décisions liberticides conte les journalistes, les médias et les partis d'opposition... Pourquoi sortez-vous de bois contre la RFI ?

Konde Nzuka: Pour le problème Modeste Mutinga, j’ose croire que les lois du pays n’ont pas été claires en la matière : le conflit d’intérêts pouvait bien être soulevé dans l’élaboration du règlement d’ordre intérieur de la HAM. S’il y a une carence dans ce sens, on ne peut reprocher à citoyen congolais d’être propriétaire d’une radio et président de l’institution de régulation. Mais s’il a agi contre la loi, je serai la première personne qui aurait demandé son départ de l’organe.

3. Réveil-FM: Trouvez-vous normale que chaque acteur politique ait sa radio et sa télévision comme c'est le cas aujourd'hui en République Démocratique du Congo ? C'est quoi le pluralisme médiatique pour vous ?

Konde Nzuka: Ma troisième réponse découle de la deuxième : le Parlement congolais doit nécessairement et impérativement légiférer le secteur de la communication. C’est-à-dire interdire aux députés, ministres, fonctionnaires publiques de posséder une télévision, une radio… même en Occident les partis politiques ont leur moyen communicationnel huilé : journaux, télévision, radio. Vous savez que les télévisions publiques européennes sont contrôlées ou si vous voulez idéologisées selon les tendances politiques.

Le pluralisme médiatique pour moi c’est la libre entreprise qui est une voie royale pour garantir l’indépendance de l’information dans le respect de l’éthique professionnelle. Vous savez, la presse est toujours à la solde du pouvoir économique.

4. Réveil-FM: Au delà de RFI, dont vos positions sont connues, que préconisez-vous pour que le pluralisme médiatique soit effective au Congo ?

4. Konde Nzuka: Au de-là de RFI, je préconise, en République Démocratique du Congo, une presse responsable et respectueuse des lois de mon pays. Une presse indépendante, loin du pouvoir politique et économique. Pas un pluralisme de façade où une radio étrangère est mieux traitée parce qu’elle vient de dehors ou parce qu’elle finance une ONG.

M. Freddy Mulongo, je crois que la République Démocratique du Congo est l’un des rares pays en Afrique Centrale qui a fait un pas de géant vers le pluralisme médiatique mais on ne voit jamais la RFI déclenchait, en particulier Ghislaine Dupont, une guerre de croisade contre certains africains qui vont pire que la République Démocratique du Congo en matière de pluralisme.

5. Réveil-FM: Vous avez été "Porte-silence" face aux exactions que subissent les journalistes dont la majorité est devenu attaché de presse des ministres et gouverneurs pour subsister. Que faut-il faire pour que les journalistes jouent pleinnement leur rôle sans être inquietés ?

Konde Nzuka: Je ne suis jamais tu sur l’assassinat ou la détention illégale des journalistes congolais ou dans le monde. Le vrai combat de JED doit nécessairement se concentrer sur les abus du pouvoir, les dérives des régimes autoritaires en Afrique et ailleurs. Je pense que les journalistes congolais se sont battus pour avoir ce qu’ils ont toujours espéré avoir. M. Freddy Mulongo, croyez-vous que le Rwanda est mieux placé que la République Démocratique du Congo en matière de liberté de presse ? Il n’y a pas assez de choses à raconter u Rwanda ? Pourquoi Ghislaine Dupont, ne fera-t-elle pas de reportages sur le Rwanda ? J’habite en Europe et je sais comment les médias peuvent provoquer la guerre.

Le JED, porte-parole de la Radio France Internationale en Rdcongo

Le titre apparu sur radio okapi « Libérez l’info, ouvrez RFI » pour lancer une pétition soutenue par le JED, Journalistes En Danger, pour réclamer le retour du signal de radio France internationale sur le territoire congolais m’a donné un coup de froid au dos de la manière dont cette ONG privilégie la défense d’une radio qui a démontré sa partialité dans le traitement et la divulgation des informations en provenance de mon cher pays en lieu et place du leitmotiv sécuritaire.

L’idée de la création d’une instance indépendante de régulation des médias en Rdcongo remonte à 1992 lors de la conférence nationale souveraine. Sa naissance est consacrée par les négociations politiques entre Congolais, dont les assises ont eu lieu en Sun City de février à avril 2002, dans le but de mettre fin à la guerre qui sévissait depuis 1998 avec la mort, dans la partie Est de la Rdcongo, des milliers de Congolais qui ont eu tort d’accueillir, sur leur sol, des refugiés Rwandais avec le concours de la communauté internationale et du Maréchal Mobutu. La HAM a été mise en place le 23 août 2003 avec quatre autres institutions d’appui à la démocratie.

La lutte que mène le JED pour la restauration du signal de RFI en Rdcongo prouve que les fils du pays n’ont pas encore appris la leçon de la manipulation extérieure qui voudra que la Rdcongo reste dans la zone des turbulences.

La RFI, à travers son envoyée spéciale Ghislaine Dupont, veut pérenniser l’insécurité, la guerre, la mutinerie au sein de l’armée et la désinformation gratuite dans la partie Est de la république avec comme objectif, fragiliser les institutions démocratiquement acquises pour remettre toujours en question la paix difficilement obtenue pour que la partie orientale reste le ventre mou de la Rdcongo d’où doivent toujours partir toutes les rebellions depuis l’indépendance.

Le JED n’est autre que la branche armée de la RFI en Rdcongo. Comment peut-on concevoir une ONG de défense des journalistes, en danger, se permet de lancer une pétition pour, soi-disant, libérer l’information au Congo ? Cette information, est-elle une exclusivité absolue de RFI ? Ecrire ainsi donne l’impression qu’en Rdcongo il n’existe que la RFI qui atteint des foyers congolais avec des informations justes et équitables.

Comment peut-on admettre une ONG, le JED, qui voit en la libération de l’info en Rdcongo, représentée par la RFI, comme le désir immédiat du peuple congolais de retrouver les performances négatives de cette radio dans le vécu quotidien des congolais de l’Est pendant que d’autres radios communautaires, par exemple la radio okapi, ont fait preuve d’impartialité et de professionnalisme dans la diffusion des informations.

Si les autorités congolaises ont décidé de couper le signal de RFI, je crois, et je me fies des dirigeants de mon pays, c’est pour des raisons sécuritaires qu’ils l’ont fait car nous savons tous comment l’envoyée spéciale de la RFI, Gislaine Dupont, s’est acharnée contre le pouvoir en place pour de raisons administratives de la concernée. Expulsée de la Rdcongo, cette dernière a gardé une dent contre les institutions du pays.

Je pense que tout congolais qui signerait cette pétition, signerait aussi le retour à la manipulation de Gislaine Dupont, à la désinformation et à l’intoxication délibérée de la population de l’Est.

Il est tout à fait normal que l’on puisse lutter pour la liberté de la presse mais pas dans la cacophonie. Tout congolais, toute ONG congolaise de défense des droits de l’homme doit avoir confiance en son autorité. La décision intervenue en mai 2009 contre la RFI n’est qu’une conséquence de la politique déstabilisatrice de cette radio qui n’a jamais eu une forte audience dans l’hexagone mais qui a trouvé une terre fertile en Afrique où tout ce qui vient de l’Occident est bon, beau et juste.

Je disais signer cette pétition équivaudrait à l’exposition de nos compatriotes congolais de l’Est aux nouvelles tueries orchestrées à travers l’intoxication des medias dont l’envoyée spéciale Ghislaine Dupont est maitresse en la matière. Si elle faisait cette propagande déstabilisatrice en France, en particulier en Corse, on l’aurait accusée de terrorisme, de subversion…mais en Afrique, en particulier en Rdcongo, on la vénère comme une déesse.

Congolais, posez-vous la question de savoir, avant de signer la pétition, pourquoi la voix de l’Amérique ou le BBC n’ont jamais connu le même sort de coupure ? j’ose croire qu’ils (VOA et BBC) n’ont jamais donné l’impression d’être frustrés par une ordonnance d’expulsion de l’un de leurs employés car le respect des lois d’un pays est la base, je dirais l’essence, pour y exercer son travail.

Au moment où on les bafoue, on marche en marge de celles-ci, on s’expose à la rigueur de la loi. Ghislaine Dupont, venant d’un pays défenseur des droits humains et de respect des lois, devrait plutôt se normaliser avec les institutions de la République en lieu et place de réclamer son retour au Congo par le biais du JED en achetant les consciences de cette ONG congolaise. Signer cette pétition c’est cautionner l’instabilité de l’Est.

Les raisons de l’Etat doivent primer sur les intérêts égoïstes de la RFI et de ses marionnettes journalistes réunis au sein d’une organisation. Ghislaine Dupont n’a jamais été incarcérée au Congo arbitrairement, ni poursuivie pour avoir violé les lois sur l’immigration en Rdcongo. Le credo du JED, journaliste en danger, n’a rien avoir là dessus.

Avant de signer, réfléchissez pour la cause de la patrie. Les 4.000.000 de morts que nous pleurons aujourd’hui, qui sait peut-être, ont été sacrifiés avec des pareilles pétitions.

J’assume la responsabilité de mes écris pour le bien du Congo.

Par Konde Nzuka

Lire la suite

CIDAL: "Aktion Afrika" présenté aux journalistes africains à Paris

La République Fédérale d'Allemagne avec 180 diplomates et agents à Paris, son ambassade est la plus importante dns l'héxagone. Vendredi 19 février 2010, le Centre d'information et de documentation de l'ambassade d'Allemagne à Paris (CIDAL) à ouvert grandement ses portes aux journalistes de la presse africaine à Paris. Madame Kornelia Bitzer-Zenner, du ministère allemand des Affaires étrangères, a eu le temps d'exposé, dissiqué les ambitions et les moyens du programme "Aktion Afrika", dont elle assure la conception et la coordination à Berlin. AKtion Afrika a un budget annuel de 20 millions d’euros ses champs de prédilection sont l’éducation, la culture et le sport.

Les journalistes africains et les membres de CIDAL à Paris

Madame Kornelia Bitzer-Zenner entrain de répondre aux questions et préoccupations des journalistes africains à Paris

Pour une première, la rencontre a été une réussite, les échanges fertiles et frustreuses. La perception des journalistes étant double: la connaissance de l'Afrique et vivant en France.

Aktion Afrika est à l'origine de la création de centres universitaires d'excellence dont le dernier est implanté à Kinshasa depuis le 15 janvier 2010 sur la microfinance à l'Université Protestante du Congo (UPC) ou sans imposer une vision occidentale aux africains, la Deutch Welle crée des émissions de radio telles que "Learning by ear" ("Apprendre en écoutant") en collaboration avec ses radios partenaires sur le continent.

C’est le CIDAL de Paris qui sera chargé de l’information et de l’orientation pour l’ensemble de l’Afrique francophone sur les actions et programmes du gouvernement allemand qui couvrent pratiquement tous les secteurs avec une priorité accordée au développement durable, les partenariats économiques, les échanges culturels, les jumelages, l’emploi et les stages etc. Créé en 1993 pour renseigner le grand public français et francophone sur l'Allemagne, c'est en 2007, que la mission de la CIDAL a été étendue à tout l'espace francophone, en particulier aux pays d'Afrique subsaharienne qui constitueront désormais un axe important de ses activités. En tout il existe huit centres d'information sur l'Allemagne dont deux sur le continent: Egypte et Afrique du sud.

Les journalistes présents:

1. Nicolas Abena, Imagazine

2. Mohamed Kebir, Tchad-Presse

3. Roger Bongos, Afrique Rédaction

4. James Ngumbu, Secrétaire Général APPA

5. Clément Yao, Fraternité Matin (Côte d'Ivoire), Aujourd'hui l'Afrique

6. Freddy Mulongo, Réveil-FM

7. Tshitenge Lubabu, Jeune Afrique

8. Alex Zaka, Madagascar Magazine

9. Oussouf Diagola, Farafina Magazine

10. Fabien Ortiz, Afrik.com

11. Joseph Pululu, Radio Mangembo (Melun)

12. Nzunga Mbadi, Fréquence Paris Plurielle (FPP)

13. Erik Traoret, Amina.com

14. Olivier Enongo, Voxafrica TV

15. Fofo Forey Fume, Amina, Africa International

16. Martin Mbita, Journalistes Africains en Exil (JAFE)

17. Atenga Thomas, Cemaf Paris I

18. Issa Nyaphaga, Gri Gri Internaional

Lire la suite

lundi 22 février 2010

Et si la Suisse ne servait plus à rien ?

Le titre est de Ian Hamel, journaliste d'investigation en Suisse depuis deux décennies. Il a collaboré au Journal de Genève, à l'Hebdo, au groupe l'Algefi, à Radio Suisse Internationale ("Suisseinfo") et au Matin Dimanche. En France, au Point et à la Lettre de l'Expansion. Ian Hamel révèle une Suisse autre que celle connue par beaucoup de gens.

Paris, 16 février 2010, au Cape, Dominique Ziegler, metteur en scène, Ian Hamel, journaliste d'investigation et Jean Ziegler, un homme politique, sociologue, écrivain et polémiste suisse.

En 1996, l'affaire des fonds juifs révèle aux yeux de l'opinion publique internationale que les banques suisses ont conservé l'argent des victimes de l'Holocauste. Et que la confédération, loin d'être restée neutre pendant la Seconde Guerre mondiale, collaborait activement avec l'Allemagne nazie.

En 2001, Suwissair, la plus prestigieuse compagnie aérienne, s'effondre en une matinée. Ses appareils, cloués au sol, n'ont plus les oyens de faire le plein de Kérosène.

En 2008, c'est la chute de l'UBS, la plus grande banque helvétique, numéro un de la gestion de fortune, noyée sous des montagnes de dettes.

En 2009, le G20 condamne à mort le secret bancaire helvétique, à l'origine de la prospérité insolente de ce petit pays montagneux, sans ressources naturelles, au coeur de l'Europe. Jusqu'alors, on avait fermé les yeux sur l'hospitalité qu'il réservait aux fonds soustrait à la fiscalité des pays voisins. Cela fait beaucoup pour un Etat de moins de huit millions d'âmes...

On croyait la Suisse généreuse avec la Croix-Rouge, et pacifiste grâce à sa neutralité. On la découvre cupide et attirée par les régimes totalitaires. L'Universitéde Lausanne a remis le diplôme de Docteur Honoris causa à Benito Mussolini en 1937. Berne a aidé Adolphe Hitler, et plus tard le régime raciste d'Afrique du Sud. La politique est dominée par l'UDC, une formation d'extrême droite, coutumière des dérives raistes.

Chacun conait l'inviolable secret bancaire, la poule aux oeufs d'or, qui a permis à la Confédération d'accueillir un tiers de la fortune offshore de la planète. En revanche, on ignore souvent les autres "petits" avantages proposés par la Confédération aux heureux propriétaires d'argent propre, gris ou sale.

A commencer par l'Or. Sa détention en Suisse n'est soumise à aucune contrainte, elle est anonyme. l'importation et l'exportation du métal sont libres.

La fiscalité est quasi inexistante sur les investissements dans les métaux précieux. De quoi à faire de la Suisse l'un des grans acteurs mondiaux de ce métal précieux.

Quant aux Ports francs, ils ofrrent la particularité de ne pas se situer officiellemnt sur le territoire suisse. Des zones de non-droit, vite transformées en cavernes d'Ali Baba, avec tapis anciens, voitures de luxe, trésors archéologiques, caviar de contre-bande.

Autre spécificité: une oeuvre volée peut être reclamée pendant trente ans partout ailleurs dans le monde. En Suisse, en revanche, la prescription n'est que de cinq ans. un "détail" qui a permis à la Confédération de se hisser parmi les grands centres mondiaux du marché de l'art.

Les trafiquants d'armes n'ont pas été oubliés. Ils peuvent, sans aucune formalité, ouvrir des bureaux sur les bords du lac Léman ou de Zurich. Seule contrainte, les canons, missiles et autres munitions ne doivent pas transiter par le territoire suisse.

Quant aux escrocs et autres blanchisseurs, les commissions rogatoires internationales ne les effraient guère, la législation helvétique leur permet de déposer suffisamment de recours pour bloquer l'assistance judiciaire pendant des années. Le temps d'attendre la prescription. Enfin, les cantos inventent les "forfaits fiscaux". Les riches étrangers négocient les impôts qu'ils cnsentent à payer ( et qui n'ont en à voir avec le montant de leur fortune).

Quant aux "grands" de ce monde en délicatesse avec la justice, eux aussi devront chercher refuge ailleurs. Soudainement promue bonne élève d'un système de coopération international, à qui ou à quoi la Suisse va-t-elle donc servir? "

Le Gouvernement congolais incapable de récupérer la fortune de Mobutu Sese Seko

La République Démocratique du Congo a échoué là où le Mali avec la fortune de Moussa Traoré, Le Nigéria avec celui Abacha avaient réussis, c'est-à-dire récupérer les fonds que les dictateurs avaient déposé en Suisse. La Suisse à restituer à la famille Mobutu des fonds que l’ancien chef d’Etat avait dissimulé en Suisse. L’opération s'est effectuée le 15 décembre 2010.

Les avoirs de l’ancien chef d’Etat furent gelés le 17 mai 1997, à la suite de son décès. La fortune de l’intéressé, placée hors d’Afrique, atteignait, selon certaines sources, l’équivalent de près de 2,7 milliards d’euros. La Suisse a fait saisir 8,3 millions dans les banques du pays. Le reste du magot s’était envolé vers d’autres paradis fiscaux.

A plusieurs reprises, la Suisse est intervenue auprès du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) lui indiquant la marche à suivre pour que l’argent retrouve le chemin des caisses de l’Etat. Il suffisait de faire la preuve que les capitaux étaient bien de l’argent public. Kinshasa n’a jamais donné suite. Quant à la famille et notamment l’un des fils - Nzanga Mobutu, vice-Premier ministre dans le gouvernement Kabila, qui joue d’ailleurs un rôle politique en vue à Kinshasa - elle a tout bonnement refusé de renoncer au magot.

La fortune de Mobutu, fruit de 32 ans de pillage des avoirs de l’actuelle République démocratique du Congo (RDC), suscite des remous dans l’opinion tant congolaise qu’internationale.

L’opinion congolaise est en effet divisée sur les crimes économiques de Mobutu et de ses dignitaires.

Les causes de cette division sont multiples : certains se demandent pourquoi déterrer le vieux dossier de la fortune de Mobutu, alors que de nouveaux dignitaires réalisent aussi des détournements dans l’impunité totale.

D’autres pensent que ressortir le dossier de la fortune de Mobutu risque de déstabiliser les institutions en place dans la mesure où, parmi les responsables de ces institutions, se trouvent les héritiers de Mobutu et ceux qui ont dirigé avec lui : c’est le cas des fils de Mobutu dans le gouvernement actuel et au Sénat, puisque celui-ci est dirigé par un ancien Premier ministre de Mobutu, Kengo wa Dondo, sans compter les anciens mobutistes au parlement, au gouvernement, dans la justice, dans l’armée...

Enfin, d’autres encore pensent que ce dossier ne connaîtra aucun dénouement positif dans la mesure où Mobutu et son régime avaient la bénédiction de l’Occident : tous les détournements opérés étaient connus des dirigeants occidentaux et certains ont même participé activement à ces crimes économiques.

Ce dossier risque d’affecter non seulement le clan Mobutu, mais beaucoup de personnalités importantes du monde européen, sud-africain ou marocain.

C’est pourquoi les traces de la fortune de Mobutu ont été systématiquement effacées. Bien des gouvernements ont refusé de geler les avoirs de Mobutu.

Duvalier et la Suisse

Depuis 1986, année de la chute de la dictature Duvalier en Haïti, une partie du trésor de guerre de Baby Doc (Jean-Claude Duvalier) est bloquée sur un compte en Suisse. Les autorités haïtiennes avaient, dès cette année-là, déposé une demande d’entraide judiciaire pour récupérer cet argent.

Cette demande avait abouti il y a un an pour une partie de cet argent – 4,6 millions de dollars sur 5,7 – mais, le 12 août 2009, les avocats de la famille Duvalier présentaient un recours contre cette restitution devant la justice suisse.

Pour éviter que cet argent soit rendu à la famille Duvalier, ce qui serait désastreux pour l’image de la Suisse alors que le monde se mobilise au chevet de Haïti, le gouvernement suisse a immédiatement bloqué ces fonds et a envisagé, un projet de loi qui permettrait une fois pour toutes de confisquer ces fonds pour qu’ils soient mis au service de la reconstruction.

Ce délai devrait permettre la mise en consultation d'un projet de Loi fédérale sur la confiscation d'avoirs illicites. Le Conseil fédéral avait chargé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de finaliser ce projet, ont indiqué les services de Micheline Calmy-Rey.

Le Tribunal fédéral (TF) a stoppé la restitution des fonds Duvalier à Haïti. Il a jugé que la prescription, intervenue en février 2001, s'oppose à la remise du montant de près de cinq millions de francs gelé depuis des années dans des banques suisses.

Peu importe si la demande d'entraide se fonde sur d'autres crimes commis par le clan Duvalier, notamment les assassinats commis par les Tontons Macoutes, pour lesquels le délai de prescription est de trente ans, poursuit la haute cour.

La décision, datée du 12 janvier dernier, a été rendue le 11 février 2010, un jour avant le tremblement de terre qui a dévasté Haïti.

Après le tremblement de terre, l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, âgé aujourd'hui de 59 ans, avait affirmé vouloir faire un geste pour le peuple haïtien. "Touché", il avait évoqué l'envoi d'un montant de "cinq millions" à Port-au-Prince.

La somme évoquée correspond à l'argent bloqué dans les banques suisses et revendiqué par la fondation "Brouilly", dont l'ayant droit était Simone Ovide Duvalier, la mère de Jean-Claude Duvalier, décédée en 1997.

Lire la suite

samedi 20 février 2010

Média, les journalistes de la presse étrangère dans les coulisses de Canal Plus !

WikioLe mardi 16 février 2010, une équipe de 11 journalistes membres de l'Association de la Presse Etrangère (APE) a été admis dans les coulisses de Canal+, à Issy-Les-Moulineaux pour suivre en live les deux matches de football de la ligue des champions dans la soirée Lyon 1- Real Madrid 0, Inter Milan 2-Manchester United 3. La machinerie numérique est impréssionnante à Canal+

Helga Dupuis, Grégoire Margotton, présentateur de la ligue des champions de Canal Plus et Freddy Mulongo

Maria, l'attaché de presse de Canal+ n'en revenait pas de la ponctualité qu'affichait les journalistes de la presse étrangère. A 20h, tout le monde était à l'entrée du siège de Canal+, sauf que Helga Dupuis, la consoeur qui s'était occupé du groupe, sachant que les journalistes refusent d'être des moutons de Panurge, avait bien travaillé en amont, mobilisant chaque invité, donnant à chacun les indications nécessaires pour arriver à l'heure.

C'est sur le mythique plateau de Canal+, pour les matinales et le Sport que nous avions suivi les deux matches de la soirée Lyon 1-Real Madrid 0, Inter Milan 2-Manchester United 3. Magnifique de voir les buts de équipes en direct sous plusieurs angles à travers des grands écrans qui servent de décors au plateau.

A son arrivée sur le plateau, Aimé Jacquet, l'entraineur qui avait amené l'équipe de France de remporter la coupe du monde de 1998, a pris la peine de saluer tout le monde, avant de remplir son rôle de consultant de Canal+.

, pour les grands matchs sur le plateau en tant que consultanten direct que nous avionsCanal+ est une chaîne de télévision semi-généraliste française privée à péage axée sur le cinéma et le sport. Toute première chaîne privée à péage en France, elle appartient au groupe Canal+ (Filiale du Groupe Vivendi).

Claus Lutterbeck, correspondant de Stern Magazine hebdomadaire allemand qui tire à 1.000.000 d'exemplaires et Freddy Mulongo

Klaus Lottereck est venu à Kinshasa en République Démocratique du Congo avec Eufor pour les élections de 2006. Il ne comprend toujours comment les Congolais avaient une confiance aveugle à ses élections. Certains Congolais croyaient que les élections étaient la soulution à tous les maux de la RDC. Il comprend que les gens se sentent floués. A Pais, Klaus Lottereck parle librement de la situation qu'il avait rouvé assez cocasse à Kinshasa. Il se rappele encore de leur camp Eufor implanté en plein aéroport de N'dolo.

Freddy Mulongo et M. Jérôme Revon, le réalisateur de la soirée sportive.

A 20h, l'équipe de journalistes était déjà au Hall d'entrée dee Canal+

Totalisant 10,6 millions d'abonnements à l'ensemble de ses offres, le Groupe CANAL+ est un acteur de référence dans l'édition de chaînes et la distribution d'offres de télévision payante. C'est aussi un pionnier dans les nouveaux usages télévisuels, un précurseur de la Haute Définition par satellite en France, depuis 2006, et du développement de la télévision en mobilité.

Le Groupe CANAL+ exerce une double activité d'éditeur de chaînes de télévision payante, premium et thématiques, et de distributeur d'offres premium et multichaînes, en France et à l'étranger.

Lire la suite

UNESCO: La théocratie est un danger pour la démocratie !

Vendredi 18 février 2010, dans la salle de presse de l'Unesco, lorsque Madame Irina Bokova, Directrice générale de l'organisation onusienne donne la parole aux panelistes dont la journée marathon dédiée à la paix et au dialogue entre les cultures, on comprend tout de suite que leur différence de point de vue est une richesse qui pourra faire avancer le schimilibic. Comment gérer voire séparer les religions du sphère public ? En sachant que les politiques instrumentalisent les religions aux fins politiques.

Monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, l'un de vingt paneliste sur la paix, dialogue entre cultures et Freddy Mulongo.©UNESCO/Michel Ravassard

Freddy Mulongo et Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature 1986. La théocratie est un danger pour la démocratie est son cri de coeur.©Agence Globepix/Xavier Mouthon

Pour Kjell Magne Bondevick, ancien Premeir ministre de Norvège à deux reprises ( 1997-200 et 2001-2005), fondateur et président du Centre pour la paix et les Droits de l'homme d'Oslo. De février 2006 à juin 2007, il a été envoyé spécial des Nations Unies pour la situation humanitaire dans la Corne de l'Afrique, Kjell Magne Bondevik croit que les religions sont au coeur de défi. Elles engendrent les tensions et conflits. Les religions et les cultures ne se connaissant pas d'où les stéréotypes ennemis.

Les sources de conflits étant souvent: le problème d'accès aux ressources, la religion et la politique. Les politiques n'hésitent pas à instrumentaliser la culture et la religion à des fins politiques.

Pour arriver à la reconciliation et la paix dans le monde, il faudra rassembler au delà des frontières. Les politiques comme les religieux ont une lourde responsabilité. Coexister signifie dialoguer et celui-ci est un processus en continu". Kjelle Magne Bondevik qui est diplômé de théologie de la Faculté libre de théologie de Norvège ssait de quoi il parle.

Prix Nobel de littérature, Wole Soyinka est l'un des plus grands écrivains africains. Dramaturge négérian, poète, romancier et essayiste, il apublié plus de 30 ouvrages et participe à plusieurs Organistaions internationales consacrées à la culture et à la défense des droits de l'homme. Pour Wole Soyinka:" la religion se trouve dans le domaine public parce qu'il participe à l'enrichissement de l'individu. C'est la théocratie qui doit être deparé de la gouvernance. La théocratie menace la paix mondiale."

Monseigneur Francesco Follo, Prélat d'honneur de sa sainteté au Vatican depuis le 27 mai 2000, observateur permanent ermanent du Saint Siège auprès de l'Unesco, pense "qu'il ne faudrait surtout pas reduire les conflits de religions entre l'islam et l'Occident. Il faut aussi penser à l'Afrique. Au Soudan, à Darfour, il ya eu plus de 300.000 morts intramusulmans. Les Occidentaux qui vivent confortablement dans leur cocons ne se sentent pas concernés. Le monde est entrain de tomber en miettes car il ya plus des frontières. Apprenons à tolérer les autres. L'autre quelqu'il soit ! Nous ne sommes pas nés pour vivre comme des animaux mais avec vertus et connaissances. Or c'est l'ignorance de l'autre qui crée des préjugés."

Mustafa Ceric, Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine, qui après un séjour aux Etats-Unis, devient en 1987 Imam principal à Zagreb en Croatie, sa mosquée est un des centres intellectuels et spirituels des bossniques musulmans. Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine depuis 1993, il est membre du Conseil européen de responsables religieux (CMRP), affilié à la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix a dit que " la religion est une foi, c'est-à-dire un rituel collectif pas seulement une attitude individuelle. Il faut l'accepter et encourager le dialogue religieux."

Madame Atiya Inayatullah qui a consacré une grande partie de son travail au planning familial au Pakistan. Elle reconnue comme l'une des spécialistes mondiale de la planification des populations. Ancienne Présidente du Conseil exécutif de l'Unesco, elle est réputée pour ses interventions dans les domaines des relations internationales, des droits de l'homme, de l'égalité des sexes et du développement social au niveau international qu'au Pakistan. Pour elle, "tous les ismes: islamisme, terrorisme... poussent à l'islmophobie, angle d'aveuglement pour certains esprits étroits. D'où le syndorme de la vengeance de ceux qui se sentent lésés et visés. Il faut impérativement organiser des forums de dialogue."

Lire la suite

jeudi 18 février 2010

Paris, les tartuferies de Tambwe Mwamba

WikioHabitué à radoter et à fayoter, Tambwe Mwamba est un acteur politique affairiste jusqu'à la moelle épinière. Lorsque les affaires se mêlent de la politique, il ya toujours de la bouillabaisse. Et l'histoire de fameux passeports biométriques qui coûtent trop cher aux simples citoyens congolais lui colle déjà à la peau et la diaspora congolaise est décidé à lui coller aux basques.

Tambwe Mwamba,ministre des Affaires étrangères. Photo Archive

Aucune photo officielle, aucune image et aucun son. Aucun journaliste à Paris ne peut affirmer sans peur de se redire que Tambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo a été reçu par son homologue Français, Bernard Kouchner au Quai d'Orsay, le lundi 15 février 2010 à 15h ...

Aucun journaliste n'étant présent lors de l'entretien, il y a une impossibilité d'affirmer que Tambwe Mwamba, un mobustiste devenu rebelle avec le Rcd-Goma avant d'atterrir au MLC de Jean-Pierre Bemba et de sombrer dans l'AMP, parti-Etat, a été reçu par Bernard Kouchner ou ses conseillers.

Tambwe Mwamba serait reparti comme il était venu à Paris en coup de vent rafaleux.

Pas de bruits, sans gyrophares, ni tambours ,ni trompettes, ni conférence de presse encore moins une rencontre avec la diaspora congolaise, l'homme de passeports biométrique s'est défilé. Sa visite à Paris en catimini, est un fait de son impopularité.

Or plusieurs dossiers chauds l'attendaient à Paris:

1. Aucune ambassade congolaise dans l'espace Schengen n'a à sa tête un diplomate expérimenté, tous sont les faucons du régime. Le cas de Myra Djoku comme Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Paris est patent. En effet, barbouze, l'ancien directeur de l'Agence Nationale des Renseignements (ANR) de triste mémoire, ce dernier se croit tout permis. Il joue au Western à l'ambassade, cours Albert Ier,dans le 8è arrondissement de Paris, avec avec son revolver devenu un yoyo pour menacer les diplomates et agents.

2. Sous l'Ambassadeur Jean de Dieu Moleka Liyambi (2004-2006), l'ambassade de la République Démocratique du Congo a été traduit au prud'homme par les agents impayés (Mme Marie Ndaywel, Anicet Muzinga...). Notre ambassade a été condamné de payer de lourdes sommes aux infortunés. Or Myra Ndjoku vient de commettre la même bévue en écartant les compatriotes dont la majorité sont ressortissants de la province de l'Equateur à l'ambassade, sans aucune notification. Cela fait plus de trois mois que ces agents de l'ambassade qui avaient même accepté qu'on dégraisse leur salaire à cause de la crise, sont abandonnés à eux-même:

1.M.Manix Botuli Bokuala, 29 ans de service

2.Mama Molo Mokosi, 33 ans de service

3.Mama Eugenie Bohoko Ngongo, 25 ans de service

4. Mama Ida Nzuzi Luamba, 10 ans de service

5. Mama Marie Helène Penge Yndo, 4 ans de service

3.Refoulés à l'aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle, c'est à leur dépend que les compatriotes ont appris que leur passeport n'étaient plus valable. Tambwe Mwamba ayant signé un arrêté à l'emporte pièce pour imposer un passeport biométrique aux Congolais sans aucune étude de faisabilité viable en misant uniquement sur le renflouement de la caisse du ministère des Affaires étrangères.

Les passeports biométriques sont délivrés au compte goutte à la tête du client, sans doute les militants encartés: membres de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), Parti-Etat n'ont aucun souci à se faire. Les élections 2011 se profilent à l'horizon.

Face au déni de la liberté de voyager, les Congolais de la diaspora projettent un grand sit-in devant l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris, le Vendredi 5 Mars 2010 à 14h.

Lire la suite

Barack Obama reçoit le dalaï lama à la Maison-Blanche dans un climat tendu avec Pékin

WikioComme ses prédécesseurs, Barack Obama est gêné aux entournures lorsqu'il s'agit de rencontrer le dalaï lama. Le président américain reçoit, ce jeudi 18 février 2010, à la Maison Blanche le leader tibétain. L'entretien aura lieu dans la salle des Cartes et non dans le Bureau ovale. Il sera privé et loin des caméras. Mais peu importe : il suscite la colère de Pékin.

Le leader tibétain est arrivé mercredi 17 février 2010 à Washington et a rencontré des représentants de la communauté tibétaine.

La Chine accuse le dirigeant spirituel tibétain en exil de séparatisme et a prévenu qu'une telle rencontre nuirait aux relations déjà tendues entre Pékin et Washington. La photo d'une poignée de main aurait été sans doute considérée par Pékin comme une provocation supplémentaire.

Si le président Obama n'a pas annulé la rencontre, comme Pékin l'a sommé de le faire, il n'ira cependant pas plus loin que ne l'ont été ses trois prédécesseurs, George Bush père, Bill Clinton et George W. Bush, qui ont tous rencontré le dalaï-lama. Ainsi, la rencontre entre les deux prix Nobel de la Paix aura lieu dans la salle des Cartes de la Maison-Blanche et non dans le Bureau ovale, honneur réservé aux chefs d'État. Aucune photo officielle ne devrait par ailleurs être prise.

L'administration Obama ne réclame pas l'indépendance du Tibet. Elle soutient d'ailleurs qu'elle reçoit le dalaï-lama à titre de leader des droits de l'homme et leader culturel du peuple tibétain, et non à titre de chef politique.

« Le dalaï-lama est un lauréat du prix Nobel de la Paix, un leader culturel et religieux admiré internationalement, et c'est à ce titre que la secrétaire d'État le recevra, comme l'ont fait ses prédécesseurs », a déclaré mercredi un porte-parole du département d'État, Mark Toner.

Le dalaï-lama est arrivé à Washington mercredi soir. Il s'est immédiatement joint à un groupe de Tibétains en exil qui célébraient le Nouvel An tibétain dans un hôtel de la capitale américaine.

Au cours de sa visite à Washington, il doit aussi recevoir une médaille de la Fondation nationale pour la démocratie, un organisme financé par le Congrès américain.

Pékin aux aguets

Le gouvernement chinois surveillera assurément de près ce qui se passera à Washington. Pékin cherche constamment à éviter que le chef spirituel tibétain soit reçu comme un chef d'État, afin que sa légitimité ne soit pas renforcée.

La semaine dernière, la Chine avait demandé aux États-Unis d'annuler la rencontre et d'adopter une politique de non-ingérence en ce qui concerne le Tibet.

Un porte-parole du gouvernement chinois, Ma Zhaoxu, avait exhorté les Américains « à comprendre le caractère très sensible des questions tibétaines, à respecter scrupuleusement leur engagement envers l'appartenance du Tibet à la Chine et leur opposition à l'indépendance tibétaine ».

Il a ajouté que Pékin avait déjà émis « une protestation formelle auprès des États-Unis » concernant ce sujet. Toutefois, Pékin n'a pas donné de détails sur ce qu'elle pourrait faire si Washington ignorait cette demande.

L'automne dernier, le dalaï-lama s'est rendu aux États-Unis, mais Barack Obama ne l'avait pas rencontré. Le président a été critiqué pour cette décision. Des militants de la cause tibétaine l'ont accusé de vouloir ménager Pékin, qu'il devait visiter le mois suivant.

Une situation délicate

La visite du dalaï-lama survient alors que les relations entre les deux grandes puissances mondiales se sont crispées au cours des dernières semaines, après que le gouvernement américain eut conclu un contrat d'armement de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taïwan.

La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle, a réagi en suspendant fin janvier ses échanges militaires avec les États-Unis. Elle a annoncé qu'elle adoptera des sanctions contre les sociétés américaines impliquées dans ces livraisons d'armes.

Le porte-parole du président Obama, Robert Gibbs, a soutenu la semaine dernière que le président Obama voulait établir un dialogue « constructif » avec le dalaï-lama. La Chine et les États-Unis, a-t-il dit, ont une relation assez mûre pour résister à de tels différends.

Un passé de répression

Le dalaï-lama a fui le Tibet en 1959, soit 9 ans après que la Chine eut envahi son pays. La révolte des Tibétains qui a précédé ce départ a été réprimée dans le sang. Dans les années qui ont suivi, la grande majorité des monastères du Tibet ont été détruits.

Lire la suite

Haïti: Les 4 heures de Nicolas Sarkozy à Port-au-Prince

WikioHaïti, Port-au-Prince, le président français Nicolas Sarkozy a été accueilli hier mercredi 17 février 2010, par son homologue haïtien René Préval. Il était accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, du secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet et de la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard.La France versera 326 millions d'euros d'aides à Haïti a déclaré le chef de l'Etat français.

Le président Haïtien René Préval et son homologue Français Nicolas Sarkozy.

"Dans d'autres circonstances, cela aurait été un plaisir de célébrer en Haïti la venue d'un président de la République française", a dit M. Préval. Mais cette visite intervient "dans un moment spécial de deuil national. Nous pleurons nos morts".

"Nous remercions le président Sarkozy de l'aide apportée par la France à notre pays et de la grande mobilisation de la société française pour Haïti. Et nous allons voir ce qui peut être fait dans l'immédiat pour les sans-abri, la réouverture des écoles et le soutien international", a déclaré M. Préval.

La visite de quatre heures Nicolas Sarkozy à Port-au-Prince aura été une occasion de tourner une page de trois siècles d'histoire douloureuse entre la France et son ancienne colonie ,francophone, mais désormais plus tournée vers son voisin américain.

Visite à l'hôpital français installé dans l'enceinte de l'école Alexandre Dumas.

Le séisme du 12 janvier 2010 a fait plus de 210 000 morts et plus de 1,2 million de sans-abris,14 milliards de dollars de dégâts ont été causés par le séisme, selon la Banque Inter-américaine de Développement (BIAD) et 3 ans seront nécessaires pour déblayer les décombres selon le président Préval. Le tremblement de terre du 12 janvier a détruit 225.000 maisons, 25.000 commerces et presque tous les édifices publics. Les destructions matérielles représentent au moins 55% du PIB haïtien. Des centaines de milliers d'emplois ont disparu, 40% des fonctionnaires manquent à l'appel et les autorités haïtiennes sont de plus en plus critiquées par la population.

Occupé à la fin du XVIIe siècle par la France, Haïti est indépendante depuis le 1er janvier 1804. Après une longue phase d'oubli, les relations ont repris progressivement à partir des années 1960 mais ont longtemps été entravées par la dictature des Duvalier père et fils entre 1957 et 1986.

Lire la suite

mardi 16 février 2010

Bruxels Airlines veut créer une compagnie aérienne au Congo qui aura pour nom: Korongo !

WikioL'imagination belge est très fertile, surtout en ce qui concerne la République Démocratique du Congo. En effet, la société belge de transport aérien "Bruxels Airlines" va créer une nouvelle compagnie aérienne en République démocratique du Congo (RDC), dénommée "Korongo". Cette déclaration a été faite par le directeur général de l’entreprise belge Sven Marinus, le mardi 15 décembre 2009 à la presse.

Depuis cette déclaration alambiquée, aucune réaction de la part des autorités congolaises.

Hewa Bora

La nouvelle compagnie Korongo, qui est encore en étude, aura son siège social à Lubumbashi, chef- lieu de la province du Katanga, d'après M. Marinus.

Il a justifié le choix de Lubumbashi pour abriter la nouvelle société par son importance à la fois économique en tant que province minière avec plus d’une dizaine d’entreprises minières des nationaux et d’expatriés, que du point de vue géographique, parce que, a-t-il indiqué, "de Lubumbashi on peut partir dans toutes les directions".

Korongo aura donc des vols vers de différents aéroports aussi bien nationaux qu’internationaux, a-t-il ajouté sans donner d’autres détails ni sur le coût du projet, les types d’avions qu’elle exploitera ni sur le début d’exploitation.

C'est à la République Démocratique du Congo d'occuper en premier son espace aérien.

Bruxels Airlines a mené une vie dure à Hera Bora pour que ce dernier soit éliminé de l'espace Schengen.

Hewa Bora était une concurrente de taille qu'il fallait à tout prix éliminer. Que les 5 vols quotidiens de Bruxells Airlines: Bruxelles-Kinshasa-Bruxelles soient devenus insuffisants pour créer une compagnie aérienne du nom de "Korongo" pour les vols intérieurs dans toute la République Démocratique du Congo, il y a de quoi se tirer les yeux sur la tête.

Pourquoi ne pas redorer le blason le lignes aériennes congolaises (LAC) en créant Air Congo ?

Pourquoi ne pas encourager les compagnies aériennes existantes: Hewa Bora, CAA... qui ont permis à de nombreux congolais de voyager à travers le pays même si les conditions de voyage laisser parfois à désirer ?

D'un côté, depuis Bruxelles on critique les compagnies aériennes congolaises et de l'autre on vient damner les pions de celles-ci sur leur propre terrain.

Sans doute, le cynisme de Bruxels Airlines prouve que la République Démocratique du Congo est la seule destination qui rapporte à cette compagnie aérienne belge, delà à pousser le toupet jusqu'à écraser et éliminer les compagnies congolaises, il y a une part de responsabilités des autorités congolaises dans cette affaire de Korongo. Aux compagnies aériennes congolaises et aux congolais de se mobiliser pour que pareil défi n'arrive pas.

Lire la suite

lundi 15 février 2010

Nantes, l'abolition de l'esclavage aura son mémorial

Wikio

Nantes aura son mémorial pour l'abolition de l'esclavage.

Premier port négrier français, Nantes a fondé une partie de sa richesse sur le commerce triangulaire, comme Bordeaux, La Rochelle, Le Havre et Saint-Malo. Ses navires partaient pour l'Afrique, chargés de marchandises, qu'ils échangeaient contre des esclaves, convoyés jusqu'aux Antilles ou en Amérique, d'où ils revenaient avec des produits exotiques.

Près de 450 000 hommes et femmes auraient été envoyés dans les plantations. Après avoir milité pour la construction d'un établissement national à vocation culturelle, pédagogique et de recherche, le Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage travaille à la mise en réseau des différents lieux de mémoire (guide commun, site Internet).

Il est question d'y consacrer une place dans le futur grand musée d'histoire de France.

Le lieu n'a pas été choisi au hasard. Entre la fin du XVIIe et le milieu du XIXe, à Nantes, le quai de la Fosse a vu passer 1 709 expéditions négrières.

C'est ici que débute, cette semaine, la construction du mémorial dédié à l'abolition de l'esclavage, pour une ouverture en septembre 2011. En partie creusé dans le sol, il sera le premier en France métropolitaine d'une telle envergure, cent quatre-vingt-douze ans après l'interdiction de la traite des Noirs.

Début des travaux dans une semaine.Nantes est la première ville de France à avoir brisé les tabous sur la traite négrière.

Avec deux ans de retard, ce mémorial, d'un coût prévu de 6,9 millions d'euros et dont l'accès sera gratuit, doit occuper un espace de 7.000 m2 sur les quais où se sont amarrés autrefois les bateaux de la traite. Une esplanade abritera un espace avec 2.000 plaques commémoratives des expéditions négrières et à l'intérieur même du quai sera aménagé un passage à fleur d'eau.

Nantes, principal port négrier français du XVIIe au XIXe siècle, a voté en 1998 le projet de mémorial -à l'origine une simple statue- et un budget de 100.000 euros.

Le projet, porté par les collectivités locales, aura alimenté plus de dix ans de palabres et de critiques. Ses détracteurs lui reprochent son coût (7 millions d'euros), ses carences techniques ou un manque de sens pédagogique. Ses défenseurs voient « le symbole d'une histoire assumée » ainsi qu'un « hommage à ceux qui ont lutté et lutteront contre l'esclavage ». Ils réclament, à ce titre, que l'Etat participe financièrement, comme l'a fait l'Europe. « Nous n'avons aucune réponse », constate, désabusé, Yannick Guin, vice-président PS de Nantes Métropole. Et l'élu d'enfoncer le clou : « Nantes joue un rôle de pionnier dans la reconnaissance de cette période de l'histoire. Nous faisons le travail de la République.

Lire la suite

Unesco: Lancement le 18 février 2010 de l'année internationale de rapprochement des cultures.

WikioC'est Madame Irina Bokova, Directrice générale de L'Unesco qui vient de l'annoncer aux journalistes présents au Cape. Une conférence intitulée " le dialogue des cultures: des avancées nouvelles pour la paix" ouvrira l'Année internationale du rapprochement des cultures dont le lancement officiel est prévu le jeudi 18 février 2010 au siège de l'Unesco à Paris.

Paris, lundi 15 février 2010, au Cape, Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'Unesco

L'objectif de l'Année internationale est "d'aider à dissiper les amalgames nés des ignorances, des préjugés et des exclusions qui engendrent tensions, insécurités, violence et conflits" a déclaré Madame Irina Bokova.

Un Panel de haut niveau, composé de personnalités éminentes du monde politique, intellectuel et religieux, sera appelé à formuler les recommandations permettant d'orienter l'action de l'Unesco en faveur du dialogue interculturel.

L'Afrique est présente dans ce Panel avec: M.Souleyman Cissé (Mali), cinéaste; S.Exc.M. Alpha Oumar Konaré (Mali), Ancien président de la République du Mali, Ancien président de la Commission de l'Union africaine; M. Wole Soyinka (Nigeria), Prix Nobel de littérature, 1986; M. Mohammed Ibrahim (Soudan), Créateur de la Fondation Mo Ibrahim et Monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya (République Démocratique du Congo), Archevêque de Kinshasa.

Monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya

Né le 7 octobre 1039 à Mongobele (diocèse d'Inongo, dans la province de Bandundu), Mgr. Monsengwo a été ordonné prêtre en 1963, avant d'être ordonné évêque en 1980 par le Pape Jean-Paul II, au cours de la visite de ce dernier à Kinshasa. Président de la Conférence épiscopale congolaise (Cenco) depuis juillet 2004, Mgr. Monsengwo a également été nommé coprésident de 'Pax Christi International' au début de novembre 2007. Mgr. Monsengwo était archevêque de Kisangani, dans l'est du Congo, depuis 1988. Le pape Benoît XVI a nommé Mgr. Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa pour combler le vide laissé par le décès du cardinal Frédéric Etsou, le 6 janvier 2007.

Membres du Panel de haut niveau sur la paix et le dialogue entre les cultures

1. M. Kjell Magne Bondevik (Norvège), Ancien premier ministre de Norvège, fondateur et Président du centre pour la Paix et les Droits de l'homme d'Oslo.

2. Mme Lydia Cacho (Mexique), Prix mondial de la liberté de la presse, 2008.

3. S. Em. Mustafa Ceric, Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine.

4. Mme May Childiac (Liban), Prix mondial de la liberté de la presse, 2006.

5. M. Souleyman Cisse (Mali), cinéaste.

6. Mme Esther Coopersmith (Usa), Prix de la paix des Nations Unies et Ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco pour le dialogue interculturel.

7. S. Exc. Mme Vigdis Finnbogadötir (Islande), Ancienne Présidente de l'Islande et Ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco.

8. Monseigneur Francesco Follo, représentant Monseigneur Gianfraco Ravasi (Vatican), Président du Conseil pontifical pour la culture.

9. M. Mohammed Ibrahim (Soudan), Créateur de la Fondation Mo Ibrahim.

10. Mme Attiyah Inayatullah (Pakistan), membre du Parlement.

11. S. Exc. M. Alpha Oumar Konaré (Mali), Ancien Président de la République du Mali et Ancien Président de la Commission de l'Union Africaine.

12. Prof. Julia Kristeva (France), Université Paris Diderot.

13. M. Marc Ladreit de Lacharrière (France), Ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco, Président de la Fondation culture et diversité.

14. Monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya ( République Démocratique du Congo), Archevêque de Kinshasa.

15. M. Liber Ortayli (Turquie), Président du Musée du Palais Topkapi.

Lire la suite

dimanche 14 février 2010

Paris, Roger Milla tacle la CAF !

Wikio"Tous unis contre le paludisme" - Le monde du football se mobilise contre le paludisme à l'occasion de la prochaine Coupe du Monde en Afrique du sud

Paris, jeudi 11 février 2010, au Cape, Roger Milla lors de la présentation de Palufoot et Hervé Verhoosel, membre du comité exécutif campagne, responsable des relations extérieures au partenariat Roll Back Malaria

Des équipes de football, des joueurs internationaux et des célébrités ont décidé de s'associer à des partenaires publics et privés de lutte contre le paludisme. Cette campagne a pour objet de sensibiliser les opinions publiques et les décideurs politiques pour faire passer des messages de sensibilisation et de prévention.

L'Afrique étant le continent le plus lourdement touché par le paludisme, la Coupe du Monde représente donc une formidable opportunité pour attirer l'attention d'un public très large.

Le paludisme est une maladie mortelle qui décime près de 900.000 personnes chaque année.

L'Afrique est concernée par 90% de cas de paludisme, 80% des décès sont des enfants de moins de cinq ans.Chose étonnante, les célébrités footballistique africains engagés dans cette campagne s'appuient directement à la FIFA en zappant la CAF.

A la question de savoir pourquoi avoir enjambé cette dernière, le Camerounais Roger Milla, la légende vivante du football africain, a déclaré:" Les Coupes d’Afrique sont mal organisées " a-t-il fait constater en s’appuyant sur les exemples négatifs de l’édition 2010 en Angola.

Cette édition a beaucoup fait parler du drame vécu par les Eperviers du Togo avant le début de l’épreuve, que des matches et des coulisses de la compétition. Très mécontent de la façon dont le dossier a été traité par la CAF, Milla a appelé à ce que ce malheur serve de leçon aux autres pays africains.

Selon la conviction du meilleur joueur africain de ces cinquante dernières années, " même si les Togolais avaient eu tort, il fallait discuter avec eux. Et je ne vois pas où le Togo avait tort ! Parce qu’il n’y a aucun règlement qui dit qu’une équipe doit prendre un bus ou un avion ! Je ne sais pas si je peux vous dire si la CAF est responsable, mais ce n’est pas une question de responsabilité, c’est une question d’humanité !

Quand un bus d’une équipe est mitraillé, c’est la moindre des choses d’envoyer un représentant pour s’excuser. Il n’y a pas que les Togolais de fâchés. Même les autres pays sont énervés ". Le cameronais Issa Hayatou , président de la CAF depuis 22 ans appréciera ! La CAF qui est critiquée par toutes les populations africaines sur sa décision sans coeur de susprendre l'équipe du Togo pour deux Can.

Le football africain est-il à l’image de la gouvernance des Etats africains ? Nous sommes tentés de répondre par l’affirmative, tant il existe aussi des déconvenues à ce niveau.

Après 27 éditions, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) balbutie dans son organisation pratique. Et la toute dernière tenue en Angola du 10 au 31 janvier laisse derrière elle, des manquements notoires donnant un discrédit total à l’instance dirigeante du football africain.

La CAN 2010 en Angola a été la preuve évidente du déclin du football africain tant dans l’organisation que dans les compétitions. Le premier élément qui le montre est sans doute le mauvais état des pelouses.

Certains terrains ont perdu leur gazon dès les premiers matches. Ce qui veut dire que le gazon n’a pas eu le temps suffisant pour tenir au sol. Et à ce propos, on se demande si la Confédération Africaine de Football (CAF) a pris le temps de faire au préalable des visites techniques utiles. Evidemment non !

Car on se rappelle encore qu’en 2000, à quelques deux mois de la CAN, le Zimbabwe, pays qui devrait organiser l’édition, avait été jugé inapte parce que ses stades ne répondaient pas à la règle établie.

Pourquoi cette sentence a épargné l’Angola ? Toujours dans la foulée des ratés, il est important de noter que les Aigles du Mali, eux, ont été privés d’entraînement sous le regard hypocrite ou impuissant de Issa Hayatou et ses collaborateurs.

Et ce ne sont pas les exactions et autres arrestations subit par des supporters et journalistes qui auront donné une bonne image à cette manifestation sportive.

A cela, s’ajoutent les matches qui se déroulaient dans des stades presque vides donnant un goût fade à cette édition déroulée dans ce pays divisé, qui n’a pas encore fini de résoudre la question des rebelles.

Lire la suite

samedi 13 février 2010

Hans Küng, le jumeau terrible du pape Benoit XVI !

Wikio

Hans Küng et le pape Benoit XVI (Joseph Ratzinger).

Hans Küng est le plus célèbre contestataire européen catholique. Il est très apprécié par les théologiens protestants qui réfutent l'infaillibilité pontificale. En publiant en 1970 le sulfureux "infaillible ? Une interpellation", Hans Küng déclenche un débat international et interconfessionnel sans pareil dans l'histoire de la théologie.

Le best-seller, contestant l'infaibilité pontificale, lui vaudra son habilitation ecclésiastique à enseigner, que le Vatican lui retire en 1979.

Hans Küng est l'un des deux derniers théologiens experts encore vivants de concile Vatican II (1962-1965)-et des plus contestataires.

Le second n'est autre que son vieil ami Joseph Ratzinger, qui fut avant son élection le gardien sourcilleux du dogme catholique durant 24 ans, avant de devenir le pape Benoit XVI. Leurs chemins n'ont cessé de se croiser et de se séparer. Cinquante ans que ces deux-là s'épient, se jalousent, se critiquent...

"Il ne peut pas nier que je suis un théologien qui possède une oeuvre que lui même n'a pas, explique non sans malice le professeur Küng. Alors il prend très au sérieux ce que j'écris et ce que je dis. Il sait qu'il y a là-dédans unee grande part de vérité qui me rend dangereux."

A eux deux, classés en 2005, parmi les "cent plus importants intellectuels du monde" par la revue américaine "Foreign Policy", ils représentent la majorité desfidèles de l'Eglise, mais aussi deux pôles du catholicisme. Si, au fil des décennies, l'un a endossé tous les combats des progressistes, l'autre a suivi le virage conservateur de son prédécesseur Jean-paul II.

Les réformes radicales auxquelles Hans Kung appelle, au nom du Nouveau Testament, des les années 1960: abolition du célibat des prêtres, ordination des femmes, communion des divorcés-remariés, contraception laissée à la libre conscience...

Depuis la crise de 2009, née avec l'affaire de l'évêque négationniste Williamson et la main tendue par Benoit XVI aux intégristes, les fidèles sont toujours plus nombreux à tourner leur regard Tübingen où réside le professeur Hans Küng. Et à écouter cette voix qui s'élève pour dénoncer " le risque que l'Eglise devienne une secte catholique".

Hans Küng n'a jamais eu l'intention de gravir les marches de cet escalier hirarchique.

Paul VI avait décelé en lui un talent prometteur, l'y ait incité." Mais l'Eglise catholique pour moi, ce n'est pas la curieromaine et son système hérité du Moyen Age", tranche Hans Küng. Sa mission sera tout autre, celle d'un opposant à "la dictature de l'absolutisme", celle d'un résistant de l'intérieur, soucieux dans le même temps de ne pas créer de nouveau schisme.

Longtemps, pourtant, les deux collègues seront considérés comme les frères jumeaux de la puissante théologie allemande. 3Dès notre première rencontre en 1957, à Lucerne, nous éprouvons immédatement de la sympathie l'un pour l'autre".

Nés à onze mois d'écart, issus chacun d'une famille catholique conservatrice d'une région alpine (la Bavière pour le fils de gendarme Ratzinger, la Suisse centrale pour le fils de commerçant Küng, les deux plus jeunes experts du Concile Vatican II partageaient le même espoir de changer l'Eglise. Et lorsqu'en 1966, il fait engager Ratzinger à l'Université catholique de Tübingen, le doyen Küng vante "l'oeuvre riche de cet érudit de 38 ans" tout comme "ses agréables qualités humaines".

Mais déjà leurs styles les distinguent. Ratzinger grimpe à vélo, Küng roule en Alfa Roméo. L'année 1968 sert de révélateur. Ratzinger ne se remet pas d'avoir " vu se dévoiler le hideux visage de cette ferveur athée". S'ensuit chez lui une crise d'angoisse quasi apocalyptique et des blessures profondes.

Küng fait face avec panache même s'il n'adhère pas à la " révolution". "Etant donné que toute ma vie j'ai combattu le fascisme de droite, je dois aussi me défendre contre le fascisme de gauche" se justifie-t-il.

Quand, en 2005, Benoit XVI, nouvellemnt élu pape, reçoit le "rebelle" à Castel Gandolfo durant plus de quatre heures, on crut assister à la chute du mur catholique. Quatre ans et demi plus tard, c'est le désenchantement. "Il n'a rien fait de courageux, regrette Hans Küng. il n'a pas adopté une seule mesure constructive sur la rencontre des religions, ni fait le moindre geste en direction de ceux qui souffrent, par exemple les divorcés-remariés écartés des sacrements. Tout au contraire." Leur dernière entrevue remontait à... 1983.

Deux destins

16avril 1927: Joseph Ratzinger naît en Haute-Bavière

19 mars 1928: Hans Küng voit le jour en Suisse.

1957: en Octobre, première rencontre à Lucerne, où Hans Küng officie comme vicaire. Ratzinger est alors professeur de dogmatique à Freising.

1962-1965: Ils sont les deux plus jeunes théologiens du concile Vatican II.

1966: Hans Küng, fondateur de l'Institut de recherches oeucuméniques, fait venir Joseph Ratzinger à Tübingenpour occuper la chaire de dogmatique et d'histoire des dogmes.

1968: Leurs routes se séparent.

24 septembre 2005: Retrouvailles, après vingt-deux ans, à Castel Gandolfo

2006: Hans Küng publie le tome 1 de ses Mémoires: "Mon combat pour le Liberté".

11 février 2010: Hans Küng vient de publié le tome 2 de ses Mémoires: "Une vérité contestée", aux Editions Novalis-Cerf

Lire la suite

10 Questions à Calixte Baniafouna

WikioMilitant des Droits de l’Homme, il prône la droiture, la dignité humaine et le respect de la chose publique. Membre de Transparence Internationale France, il mène un combat sans merci contre la corruption. Calixte Baniafouna compte parmi les intellectuels africains qui luttent pour l’émancipation mentale, sociale et politique des peuples africains. En cela, il combat farouchement la triste politique africaine de la France, cette fameuse Françafrique à laquelle il vient de consacrer son dernier livre en deux volumes, intitulé Les Noirs de l’Élysée aux Éditions l’Harmattan. Un livre-bilan sur les 50 ans d’une diplomatie peu glorieuse des réseaux obscurs, qu’il est conseillé à tout Africain, en ce qu’il répertorie tous les coups d’État depuis l’indépendance, tous les assassinats d’illustres personnages africains, les différents sommets françafricains et leurs enjeux, et où il dénonce sans ménagement les mécanismes des réseaux élyséens, le rôle joué par chaque chef d’État français, de De Gaulle à Sarkozy en passant par Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac, ainsi que la complicité d’une catégorie des dirigeants africains qui ont définitivement tourné le dos à la cause africaine.

Calixte Baniafouna est docteur en Informatique, diplômé de l’Université Paris-IX-Dauphine. Dans cette même université, il y a passé une Maîtrise, un DEA, une Expertise informatique et un Doctorat qui lui ont aidé à intégrer le groupe France Telecom où il est actuellement cadre supérieur et occupe des responsabilités techniques depuis 22 ans. Malgré ses lourdes occupations, il n’a jamais oublié ses origines africaines.

1. Réveil-FM: C'est quoi la Françafrique pour vous ? Pourquoi existe-elle ? Pourquoi est-elle si décriée par les intellos africains ?

Calixte Baniafouna: La Françafrique est un ensemble de réseaux français, opaques et d’influence, en Afrique, composés d’une partie de la classe politique française, d’une certaine catégorie de chefs d’États africains et de quelques hommes d’affaires français qui opèrent en Afrique, tous agissant au nom de relations diplomatiques entre la France et ses anciennes colonies africaines. Elle tire ses origines de la bouche même de l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny qui, en 1955, tout en militant pour l’indépendance de son pays, souhaitait qu’après l’indépendance des colonies françaises d’Afrique, celles-ci maintiennent de bonnes relations avec l’ancienne métropole. Au lieu de cela, ces relations n’ont jamais été qu’une forme de néocolonialisme déguisé et rendu très opérationnel par la complicité d’une poignée de dirigeants que la France installe et destitue (cas rare) à son gré à la tête des États africains. Tout intellectuel africain patriote et intègre ne peut que s’en indigner.

2. Réveil-FM: Pourquoi les pays africains n'arrivent jamais à récupérer les Fortunes placées dans les pays occidentaux des dictateurs Mobutu, Eyadema, Bongo, etc..

Calixte Baniafouna: Par « fortunes placées dans les pays occidentaux » j’ai bien compris que vous parlez du patrimoine placé à l’étranger par les dictateurs des pays africains (Mobutu, Eyadema, Bongo, Sassou Nguesso...) et qui, pour fructifier, bénéficie des complaisances occidentales à leur égard et du rôle délétère des banques, des paradis fiscaux et judiciaires.

Eh ! ben, ce patrimoine ne peut être récupéré que dans un cadre institutionnel organisé, qui suppose l’existence d’institutions démocratiques. C’est ainsi qu’en 2000, les autorités suisses ont accepté de rendre en plusieurs tranches au Nigeria, 700 millions de dollars de la fortune pillée du peuple nigérian par le dictateur Abacha.

Tout comme au Mali, une partie de la fortune du dictateur Moussa Traoré (2,7 millions de dollars) a été gelée en Suisse, puis retournée en 1997 à l’État malien. Quant à la fortune volée par les dictateurs des pays qui ne veulent pas entendre la voix de la raison en matière d’alternance démocratique, il ne faut pas rêver que cet argent reparte dans les escarcelles des pays d’origine aussi longtemps que survivra la Françafrique et que, par ricochet, la démocratie sera confisquée.

3. Réveil-FM: Pourquoi Mandela après sa sortie de prison a-t-il rendu visite à Omar Bongo à Libreville ? Pensez-vous que tout a été dit sur Bongo ?

Calixte Baniafounia: Je ne donnerais pas de raison particulière à la visite, à deux reprises, de Nelson Mandela à Libreville qui ne soit autre que celle liée à la profonde considération que ce Grand Homme jouit en Afrique et au reste du monde.

Voyez-vous, aucun chef d’État africain ne voulait manquer l’occasion de laisser l’empreinte de son règne sur l’honneur de l’ex-prisonnier le plus prestigieux de la planète. Il s’était rendu à Libreville par l’invitation d’Omar Bongo.

Certains dictateurs n’ont d’ailleurs pas trouvé d’autre moyen de se taper un grain d’honneur sur le nom de Mandela que de faire écrire un livre dont il aurait signé la préface. Aïe ! Que les honneurs ont du prix !

Quant à savoir si tout a été dit sur Bongo, que voulez-vous que je vous dise ? Je n’étais, ni ne suis, dans le secret de sa cour. Si, pour le peu qui nous a été dévoilé, le Maître de l’Élysée et sa justice parisienne crient au non-lieu, pourquoi chercher à en savoir davantage ? Seule l’Histoire dira tout ce qui reste à dire non seulement sur Bongo mais aussi sur ses semblables, vivants et morts.

4. Réveil-FM: Dans vos deux ouvrages, vous montrez que la France a besoin de l'Afrique pour exister et les chefs d'États africains francophones ont besoin d'être reçus sur le perron de l'Élysée pour se faire valoir dans leur pays.

Calixte Baniafounia: La France a besoin de l’Afrique pour exister, ça, oui, et comment ? Mais, que les chefs d’État africains aient besoin du tapis rouge de l’Élysée pour être bien vus de leur peuple, pas du tout. Cela ne sera jamais écrit par moi, et si mes écrits sont compris comme tels, il doit y avoir un réel problème de lecture. C’est bien le contraire. Je ne connais pas un seul chef d’État africain, marionnette identifiée et convaincue au service de la France, qui mérite le moindre égard de son peuple sous prétexte qu’on lui déballe du tapis rouge à l’Élysée.

Même les courtisans et les fanatiques africains les plus mordus des intérêts individuels au détriment de la cause collective sont un peu gênés du chapeau trop ombrageux porté par leur demi-dieu pour le bonheur de la France, quoique, pour se voiler la face, ils insistent sur le prétexte de bonnes relations que la France entretiendrait avec le pays tenu de main de fer en gardiennage par leur « guide éclairé ».

5. Réveil-FM: À la page 260 « Les Noirs de l'Élysée, vol. 1 » on peut lire : « Les bons élèves doivent demeurer impunis... Tuer pour élimer ses détracteurs, taire le débat démocratique..". La françafrique est-elle tueuse ? »

Calixte Baniafounia: Je pense qu’il ne faut pas se voiler la face. J’ai dit tantôt que la Françafrique agit au nom de la diplomatie officielle d’État à État pour perpétrer des actes criminels qui se révèlent clairement « terroristes ».

Quel mot me reste-t-il en effet à employer quand on pense à la magistrale stratégie mise en place pour assassiner Thomas Sankara au Burkina Faso ?

Ou bien, quand on pense au nombre de morts occasionnés par la remise sur la sellette du dictateur Denis Sassou Nguesso au Congo Brazzaville ?

Ou bien encore pour qualifier le remplacement du choix des Centrafricains par le « bon élève » de l’Élysée, François Bozizé ?

Sans oublier ce que cela coûte en vies humaines pour imposer le système dynastique en République Démocratique du Congo de Kabila fils, au Togo des Eyadema ou au Gabon des Bongo et à qui le tour demain ?

Oui, la Françafrique est un club dangereux des tueurs. Les crimes des disciples de la Françafrique ne sont pas seulement humains, ils sont aussi économiques, politiques, culturels et sociaux... en témoigne l’état des lieux des pays africains maintenus à ce jour sous l’influence française.

6. Réveil-FM: Quelle relation Françafrique et Francophonie ?

Calixte Baniafounia: Françafrique et Francophonie sont des cousines de la même famille. Cela ressemble à une famille des instruments à cordes : la Françafrique est le violon, la guitare ou le luth, tandis que la Francophonie est la caisse de résonance composée d’une table d’harmonie avec un fond relié par des éclisses.

En d’autres termes, si la Francophonie est l’instrument permettant de perpétuer la langue française au-delà des anciennes colonies françaises d’Afrique, la marge est tellement étroite pour que tout pays, ex-colonie de quelque ancienne puissance soit-il qui se fait prendre au piège, glisse consciemment ou inconsciemment dans la Françafrique. Le Zaïre de Mobutu et la République Démocratique du Congo de Kabila fils (du même au pareil) en sont l’exemple le plus révélateur.

7. Réveil-FM: Certains proposent que Blaise Compaoré ait le Prix Nobel de la Paix, d'autres rappellent l'assassinat de Thomas Sankara dont il est l'exécutant. Blaise Compaoré est-il le produit de la Françafrique ?

Calixte Baniafounia: C’est une non-question ! Le rôle de « facilitateur » que la France néocoloniale de Jacques Chirac et son très fidèle continuateur, Nicolas Sarkozy (mot pour mot dans le respect des dictateurs serviteurs), a réservé à ce très spécial « bon élève », est à la mesure de la facilitation qu’il a faite au Maître de l’Élysée d’avoir éliminé physiquement celui qui, après Lumumba, a su tenir tête à la Françafrique.

Quelle frayeur Thomas Sankara a-t-il suscitée à la France néocoloniale qui voyait en ce courageux un possible émancipateur du peuple africain ?

En 23 ans de règne (déjà !), Blaise Compaoré a encore beaucoup à se faire cadeauter par plusieurs successeurs à l’Élysée, tellement le morceau était énorme !

Et comme la Françafrique ne connaît pas la limite du ridicule, du respect de soi, de la gêne et de la honte, rien n’exclut qu’elle nous réveille un bon matin au son d’un Prix Nobel de la Paix décerné à l’un de ses obligés les plus fidèles des fidèles.

On en a déjà vus dans les rangs des « bons élèves » qui, au sortir d’une guerre néocoloniale de reprise de pouvoir et pour avoir parfaitement exécuté l’ordre de tuer ses compatriotes (10 000 morts), ont été pompeusement nommés « président de l’Union africaine » sous recommandation, justement de... la Françafrique !

8. Réveil-FM: Peut-on parler de la reculade française à l'égard de Paul Kagamé ? Pourquoi la France lui fait tant de courbettes ?

Calixte Baniafounia: Ce que vous appelez « courbettes » de la France auprès de Paul Kagamé est, à mon avis, un cas de conscience.

De la parole des témoins crédibles et des experts chargés de l’enquête sur le génocide du Rwanda, découle très clairement l’implication dans les crimes de la France néocoloniale, ce que le rapport d’enquête du juge français spécialisé dans la lutte anti-terroriste, Jean-Louis Bruguière, a bien voulu escamoter.

Il était contrarié par un autre Rapport de 500 pages mettant la France en cause.

Kagamé est un Tutsi alors qu’au moment des faits, la France soutenait le président hutu, Juvénal Habyarimana. Il est de toute évidence que pour des raisons géopolitiques, stratégiques, de cas de conscience mais aussi et surtout des intérêts économiques, la France ne puisse se passer de Kagamé.

Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas été animé par des idées quelque peu « permissives » qui lui poussèrent de revendiquer haut et fort l’offre gratuite et gracieuse d’une partie des richesses de la République Démocratique du Congo, et donc d’une partie de la RDC tout court, en faveur du Rwanda ? La conscience a un prix ! Et quel prix ?

9. Réveil-FM: Les fils remplacent les pères au pouvoir en Afrique. Les dynasties politiques ne montrent-elles pas les limites des élections sur le continent ?

Calixte Baniafouna: Le système d’alternance dynastique en Afrique, initié en République Démocratique du Congo, puis au Togo, par Jacques Chirac, et poursuivi par Nicolas Sarkozy au Gabon et demain à qui le tour ? est la forme achevée du néocolonialisme français sur ses anciennes colonies d’Afrique noire, et la manifestation éhontée du mépris et du refus de voir le peuple africain s’émanciper par le libre choix de leurs dirigeants.

Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une limite des élections en Afrique.

Car du fait des élections observées ici et là dans ce pré-carré français, il ne s’agit ni plus ni moins que des arrangements pour donner un semblant de légitimité dans une parodie de démocratie à ceux-là qui ont définitivement tourné le dos à la cause africaine.

Les pères ont confisqué l’indépendance de l’Afrique pendant un demi-siècle et parmi eux existent des demi-dieux qui ont encore du parfum de jeunesse comme Sassou Nguesso, Compaoré, Bozizé, Deby et j’en passe.

S’il faut que leurs enfants tirent aussi leur demi-siècle et ainsi de suite, vous imaginez les barrières que la France dresse à l’avenir de ce sous-continent !

D’où la nécessité d’une révolution radicale et immédiate des mentalités. Et l’impératif des intellectuels africains intègres de sortir de l’individualisme pour insuffler du courage aux populations en vue d’organiser des forces sociales et culturelles capables de booster dehors ces traîtres-corrompus, de permettre le libre choix des dirigeants et de mettre en place des institutions véritablement démocratiques sans lesquelles aucun décollage, aucun développement ne sera possible en Afrique.

Lire la suite

vendredi 12 février 2010

Chine-Etats-Unis: Bras de fer entre Pékin et Washington !

WikioLes deux puissances Chine-Etats-Unis entrent délibérément dans une phase de compétition pour la suprématie mondiale. Plutôt conciliant vis-à-vis de Pékin pendant sa première année à la Maison-Blanche, Barack Obama, le président américain durcit sa position à l'égard de la Chine. Les déclarations se multiplient et les frictions se focalisent sur Taïwan et sur la question Tibétaine. De leur côté, les autorités chinoises n'hésitent plus à hausser le ton en rejetant la morgue américaine.

Pékin, le 17 novembre 2009, le président chinois Hu Jintao et Barack Obama à l'occasion du premier déplacement du président américain en Chine.

Drapeaux chinois et américains flottant côte à côté

Le PIB chinois pourrait bien avoir dépassé celui du Japon en 2009 et faire passer la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale. Ces dernières années, les capacités militaires chinoises ont également connu une progression fulgurante. Les Etats-Unis ne peuvent pas regarder sans broncher la Chine se préparer à devenir la première puissance mondiale. Barack Obama veut conserver la haute main.

La réaction indignée de la chine au projet des Etats-Unis de vendre des armes à Taïwan concorde avec la nouvelle attitude triomphaliste de Pékin. Du sommet sur le changement climatique de Copenhague jusqu'à la frontière sino-indienne, en passant par la liberté d'expression sur Internet, les observateurs de la Chine constatent sur toutes ces questions un durcissement du ton de son gouvernement, de ses représentants et des membres influents de ses think tanks d'Etat.

Fin janvier 2010, le vice-ministre des Affaires étrangères chinois, Hé Yafei, a convoqué l'ambassadeur des Etats-Unis, John Huntsman, et l'a prévenu que Washington sera responsable des "graves conséquences" qui s'en suivront s'il ne revient pas sur sa décision de vendre à Taïwan des hélicoptères, des missiles PAC-3, des chasseurs de mines et du matériel de communication, une transaction qui représente 6,4 milliards de dollars au total. Selon les autorités américaines, la Chine connaissait pourtant l'existence de ce projet depuis plusieurs mois. "Il y a eu un changement dans l'attitude de la Chine", explique Kenneth G. Lieberthal, de la Brookings Institution. " Les Chinois ont pris conscience qu'on considère leur pays comme un acteur mondial majeur.Cela leur donne davantage confiance en eux". Selon Lieberthal, l'autre facteur qui contribue au nouveau ton de la Chine est le sentiment qu'après avoir été exploitée par l'Occident pendant deux siècles, elle peut reprendre son rôle de grande nation.

Un haut fonctionnaire américain a, par exemple, qualifié d'inhabituel le comportement de la Chine au sommet de Copenhague, en décembre 2009: Pékin y a publiquement tancé le représentant de la Maison-Blanche, Todd Stern. Elle a dépêché un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères à une rencontre prévue pour les chefs d'Etats et elle a refusé obstinément tout objectif contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays développés.

Autre affaire importante: la liberté d'expression sur Internet et la cybersécurité ont été pointées du doigt à la suite de la récente menace de Google de quitter la Chine si le pays ne mettait pas fin à sa censure sur le Web. Ala demande des autorités chinoises, cette question a été retirée de l'ordre du jour du dernier Forum économique mondial de Davos.

Les Américains ont commencé à faire les frais de la nouvelle attitude de la Chine l'année dernière. Pendant le Forum économique mondial de 2009, le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait vertement critiqué les Etats-Unis pour leur mauvaise gestion de l'économie. Quelques semaines plus tard, la banque centrale chinoise avait remis en cause la capacité du dollar à continuer à jouer son rôle de monnaie internationale de réserve.

La Chine a employé un ton encore plus véhément avec l'Europe et avec l'Inde. En 2008, elle a annulé un sommet avec l'union européenne parce que le président français, Nicolas Sarkozy, avait rencontré le dalaï-lama lama. Elle avait reproché auparavant à la chancelière allemande, Angela Merkel, ses contacts avec le chef spirituel tibétain.

La Chine a exhorté ce vendredi 12 février 2010 les Etats-Unis à annuler la rencontre prévue le 18 février entre le président américain Barack Obama et le dalaï lama, le leader tibétain en exil.

Il y a quelque temps, la Chine a rompu ses relations avec le Danemark parce que le Premier ministre danois avait rencontré le dalaï-lama. pour qu'elle accepte de les renouer, il a fallu que le gouvernement danois publie un communiqué, en décembre 2009, disant qu'il s'opposerait à l'indépendance du Tibet et prendrait en considération la réaction de Pékin avant d'inviter à nouveau le chef du gouvernement tibétain en exil.

La rudesse de la Chine a également contribué à raviver sa querelle avec l'Inde sur l'Etat d'Arunachal Pradesh, limitrophe du Tibet. En juillet dernier, la Chine a empêché la Banque asiatique de développement de prêter 60 millions de dollars pour améliorer les infrastructures dans cet Etat. L'Inde a alors décidé de financer elle-même le projet, ce à quoi la Chine a répondu en renforçant ses troupes à la frontière.

Chine-Etats-Unis: Six pommes de discorde

1. Changement climatique

• Le gouvernement Obama voit dans la lutte contre le changement climatique l’occasion d’affirmer son leadership moral. Mais, pour s’assurer le soutien politique nécessaire sur le plan intérieur, Obama doit obtenir que la Chine consente à réduire ses émissions. La Chine voit les choses différemment : la réduction des émissions de carbone est un sacrifice économique qui ne donnera pas de résultats avant plusieurs décennies. Or le Parti communiste chinois estime que, pour éviter toute agitation sociale, il doit maintenir la croissance du PIB à 8 %.

2. Tibet et Xinjiang

• Les Etats-Unis soutiennent depuis longtemps la liberté d’expression et la liberté religieuse pour les Tibétains et les Ouïgours vivant en Chine. Mais Pékin ne démord pas de sa position, qui est que la façon dont il traite ses minorités ethniques est un “problème intérieur”. Toute rencontre entre un responsable américain et le dalaï-lama ne peut qu’entraîner une volée de bois vert de la part de Pékin.

3. Taïwan

• Surnommée le “porte-avions insubmersible” de l’Amérique par le général Douglas MacArthur, l’île continue de bénéficier du soutien américain – récemment encore sous la forme de livraisons d’armes – et reste un élément essentiel du “bouclier protecteur” bloquant la montée en puissance géostratégique de la Chine dans le Pacifique Ouest. Il est peu probable que Washington tourne le dos à l’île autonome. Et la Chine ne cédera sans doute jamais sur ce qu’elle considère comme une partie intégrante de son territoire.

4 Etats voyous

• La Chine a la fâcheuse habitude de soutenir les parias de la communauté internationale, et Washington souhaiterait qu’elle y renonce. Aux yeux de Pékin, la dictature en place à Pyongyang empêche l’émergence d’une Corée unifiée répondant aux intérêts américains.

• Dans le cas de la Birmanie, les dirigeants chinois caressent le rêve d’une voie commerciale menant à l’océan Indien qui traverserait une Birmanie riche en ressources et affranchirait du même coup la Chine de sa dépendance à l’égard du détroit de Malacca [entre la Malaisie et l’Indonésie], surveillé par la marine américaine.

• Quant à l’Iran, il demeure un fournisseur sûr de ressources à une Chine gourmande en énergie.

5. Compétition militaire

• L’accroissement des dépenses militaires chinoises – qui porte autant sur la quantité que sur la qualité des équipements – a été très net au cours des années 1990 et s’est encore accéléré pendant les dix dernières années. La marine est notamment en mesure de contrôler efficacement la mer de Chine, où la flotte américaine a longtemps eu l’ascendant sur le plan stratégique. La rivalité militaire restera cependant subordonnée au jeu des rapports de forces politiques.

Lire la suite

Liliam Thuram, Chantre de la diversité et de l’anti-racisme !

Joueur de foot le plus capé de l’histoire de l’Équipe de France masculine, détenant même le record de sélections (142), Lilian Thuram se bat depuis plusieurs années sur un autre terrain que celui du ballon rond. Partisan d’une République multiculturelle et membre du Haut Conseil à l’Intégration, il a publié en janvier dernier un livre d’actualité intitulé Mes étoiles noires.

Mardi 9 février 2010, au CAPE, Liliam Thuram répondant aux questions des journalistes.

Dans un ouvrage qui remporte un franc succès en librairie, l'ancien membre de l'équipe de France championne du monde en 1998, brosse le tableau de 46 personnalités noires qui ont marqué l'histoire de l'humanité. Ces portraits de femmes et d'hommes sont le fruit de ses lectures et de ses entretiens avec des spécialistes et des historiens. De Lucy à Barack Obama, en passant par Ésope, Dona Béatrice Kimpa vita, Pouchkine, Anne Zingha, Aimé Césaire, Patrice Emery Lumumba, Martin Luther King et bien d'autres encore, ces étoiles lui ont permis d'éviter la victimisation, d'être capable de croire en l'Homme, et surtout d'avoir confiance en lui-même.

Pour remédier à l’ignorance, Lilian Thuram brosse des portraits très documentés de femmes et d’hommes qui l’ont inspiré. Ce livre s’adresse à tout le monde : Toussaint-Louverture, Césaire, Billie Holiday, Mohammed Ali, Luther King… vous réconcilient avec vous-même. Un émerveillement. Il me semble que tout lecteur de ce livre grandira de quelques centimètres. »

Déjà connu pour son engagement politique sur des sujets liés à l’immigration, Lilian Thuram qui a mis un terme à sa carrière sportive en juin 2008 après qu’on eût détecté chez lui une malformation cardiaque héréditaire, a décidé de consacrer sa retraite à la lutte contre le racisme et les autres formes de discrimination.

C’est dans cette optique qu’il a publié, en janvier dernier aux éditions Philippe Rey, Mes étoiles noires.

Le livre qui deux semaines après sa parution se classait en deuxième position dans le Top 20 Ipsos/Livres Hebdo des meilleures ventes d’essais en France, rend hommage à des personnalités noires qui ont marqué l’histoire de l’humanité.

Parcourir l’histoire pour déconstruire les préjugés

Mardi 9 février 2010, au centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE) à Paris, Lilian Thuram a profité de la présentation de cette œuvre, lors d’une conférence de presse, pour revenir sur la vision de l’humanité qu’il défend.

Pédagogique, pragmatique. Comme de nombreux footballeurs noirs, Lilian Thuram a connu les supporters qui imitent les cris de singe, chaque fois qu’un footballeur noir touche le ballon. Mais il n’en veut à personne. Pour lui, si le racisme persiste dans les sociétés modernes, si 55% de la population française croit encore à l’existence des races distinctes, c’est parce qu’on a conservé dans l’éducation, des représentations de l’humanité héritées du passé.

Évoquant le cas des enfants qui, on le sait, ne naissent pas racistes, l’ancien défenseur des Bleus rappelle que ceux-ci ne se disent jamais noir ou blanc, lorsqu’ils font référence à la couleur de la peau. Ils parlent de rose, beige, marron, etc. « Blanc et noirs sont des constructions historiques. Il faut parcourir l’histoire pour déconstruire les préjugés ».

D’où son livre qui valorise les grands hommes noirs du passé. « Le jour où les livres intégreront les gens de toutes les couleurs, les mentalités évolueront », pense-t-il.

Bien qu’il connaisse le poids du passé dans les problèmes actuels des jeunes issus de l’immigration en France, Lilian Thuram se refuse à toute forme de victimisation. « Au moment où on pratiquait l’esclavage dans les Antilles, il y avait le servage à Paris, et ça ne concernait pas les noirs. Esclavage et servage renvoient tous deux à la même notion, l’exploitation de l’homme par l’homme ».

Pour lui, ce qui prime, c’est le combat pour l’avenir. « Le plus important, c’est de se demander comment s’en sortir. Il faut sortir de la réflexion sur la couleur de la peau ». Pour cela, plaide-t-il, il faut mettre en place des stratégies, pour faire émerger une société véritablement fraternelle. Et dans ce combat, l’école qui doit mettre à la disposition des élèves « des étoiles de toutes les couleurs pour faire tomber les préjugés » jouera un rôle primordial.

Lire la suite

jeudi 11 février 2010

"Continents Noirs" de Gallimard a soufflé ses dix ans !

Mercredi 10 février 2010, Jean Noél Schifano, le directeur de la collection " Continents noirs" de Gallimard était déjà là tôt le matin pour le déjeuner de presse entre les journalistes et les 5 auteurs qui viennent d'être publier en février, au siège de TV5 Monde sur l'avenue Wagram dans le l7è arrondissement. Le soir, la grande fête pour les dix ans de la collection a eu lieu au New Morning, lieu mythique du jazz à Paris en présence de plusieurs invités.

Mercredi 10 février 2010, Freddy Mulongo et Jean-Noël Schifano, Directeur de la collection "Continents noirs" chez Gallimard, à TV5 Monde à Paris. Photo Claude Vittiglio

N'ayons pas peur de l'affirmer : s'il existe un grand fleuve africain qui jette sur la Seine le puissant courant des écritures africaines, la collection « Continents noirs » des éditions Gallimard doit constituer un de ses affluents majeurs, mettant en lumière des oeuvres des écrivains africains connus et non connus. À Paris, la collection « Continents noirs » a trouvé sa place aux côtés de Présence africaine, L’Harmattan, Karthala, etc. Jean-Noël Schifano, romancier et critique littéraire d'origine franco-sicilienne, traducteur d'Umberto Eco, est l'homme de la situation car c'est lui qui depuis dix ans dirige cette collection.

Libar Fofana et Freddy Mulongo. Il y a treize ans en allant écouter le concert de You Tou au stade vélodrome de Marseille, Fofana est sorti du concert sourd. Sa surdité l'a poussé à l'écriture. Photo Claude Vittiglio

À raison de quelques sept nouveautés par an, « Continents noirs » réunit des œuvres d'auteurs d'horizons fort divers — tant au plan de leur création que de leur nationalité, leur pays de résidence et leur itinéraire personnel. Les professeurs et universitaires, exerçant en France ou à l'étranger (Gaston-Paul Effa, Sylvie Kandé, Justine Mintsa, Boniface Mongo-Mboussa, Patrice Nganang ou Abdourahman Waberi…), y côtoient par exemple quelques personnalités du monde culturel et politique (Aly Diallo, Mambou Aimée Gnali). Aux talents reconnus ou riches d'une œuvre déjà nombreuse (Ananda Devi, Sami Tchak, Kangni Alem, sans parler d'Henri Lopes, leur aîné), la collection associe des personnalités encore méconnues en France et accueille quelques premiers romans et récits. Avec 65 ouvrages dont 37 auteurs publiés, la collection « Continents noirs » devrait peaufiner sa stratégie éditoriale pour donner encore plus de chance aux jeunes auteurs.

Avec la mondialisation, la multiculturalité des individus, il devient presque impossible aujourd'hui de catégoriser les auteurs tant les apports additionnels culturels de l'africanité ou de la créolité mettent en crise, l'essence originelle.

Les enjeux des auteurs des années 1960, colonisation, esclavage, indépendance, etc. ne correspondent plus aux réalités des continents noirs d'aujourd'hui : problèmes de développement, sécurité, environnement, éducation, liberté d'expression...

Comme le dit si bien l'écrivain Abdouraman Waberi : « Au départ, les écrivains africains étaient à l'ère des essences données une fois pour toutes : l'Afrique, la négritude, la race, le Sénégal, le Congo, etc.

À présent, on vit à l'ère du soupçon : on n'arrive plus à penser qu'on est exclusivement défini par ces essences. On n'est plus exclusivement sénégalais, mais sénégalais et autre chose... » Cette réflexion, issue du remarquable essai de Boniface Mongo-Mboussa, intitulé Désir d'Afrique, traverse la collection « Continents noirs » de part en part.

Il revient aussi aux éditeurs qui aiment le « continent noir » de s'adapter : il ne faudrait plus se contenter de l'envoi des manuscrits par les auteurs, ne plus rester derrière son bureau à attendre mais prendre son bâton de pèlerin pour aller dénicher la perle rare.

C’est dans l'avion qui les menaient au Gabon, en janvier 1999 que Messieurs Antoine Gallimard et Jean-Noël Schifano ont imaginé de rassembler sous une seule enseigne des œuvres se référant, sans s'y limiter, à une origine commune : l'Afrique noire. Pour durer dans la vision initiale de découvreur de jeunes talents, il faut sans aucun doute que la collection « Continents noirs » aille de plus en plus sur terrain pour défricher et trouver de talents qui s’ignorent ou s’endorment.

À noter que Mongo Beti, « le rebelle », a été publié à titre posthume dans la collection « Continents noirs », ce qui donne à cette collection une autre facette. De la même façon que la collection compte dans ses rangs un ancien international junior de l'équipe de football du Cameroun, aujourd'hui installé en France : Eugène Ébodé. L'Afrique noire, également au rendez-vous chez Gallimard dans la « Série noire » et dans la « Noire » (les Maliens Aïda Diallo et Moussa Konaté ; le Congolais Achille Ngoye), est aussi présente avec le dernier roman d’Abasse Ndione.

À l’occasion de la célébration de ses 10 ans, la collection fait paraître 5 ouvrages de jeunes auteurs nés après les indépendances africaines.

Théo Ananissoh. Photo Claude Vittiglio

Dans Ténèbres à midi de Théo Ananissoh, il s'agit pour le narrateur d'un retour au pays utile : mettre dans un livre les lieux et les paysages de son enfance. Une amie l'accueille, le guide, le présente aux uns et aux autres ; en particulier à Éric Bamezon, conseiller à la présidence de la République. Celui-ci le convie un soir à dîner. On s'attend à une rencontre avec un homme satisfait de sa vie et heureux de sa réussite ; on découvre, à mesure qu'avance la nuit, un être pris dans un piège aux motifs obscurs... Ténèbres à midi est un roman où percent une ironie et une lucidité rares ; c'est le récit épuré et sans concession d'une perception de soi et de ses origines. Au-delà d'une histoire située en Afrique, c'est une question ni caduque ni réservée aux autres que reprend ici l'auteur : comment se conduire en homme ou femme de conscience dans un temps de cruauté généralisée ?

Libar Fofana. Photo Claude Vittiglio

Le Diable dévot de Libar M. Fofana parle de l'incapacité pécuniaire d'effectuer un pèlerinage à La Mecque, pour l'imam Galouwa. Celui-ci craint en effet d'être remplacé par un jeune hadji qui convoite sa place et ses privilèges. Un octogénaire lui propose le prix d'un billet d'avion en échange de sa fille Hèra, âgée de treize ans. Vendre la chair de sa chair au diable pour conserver sa religieuse fonction ? Ce marché horrible ne plonge pas du tout Galouwa dans les affres d'un choix impossible. Un imam doit-il tout accepter pour mériter d'Allah ? Que vaut une fille pour son père quand la passion et l'ambition religieuses s'en mêlent ? Et l'amour ne peut-il être alors qu'un rêve sur de la chair meurtrie ? Peut-il toucher à une diabolique rédemption ? Le Diable dévot est un roman d'une rare et cruelle lucidité, une tranche de vie vraie dans la peau d'une jeune fille pour la plus grande gloire de Dieu, diraient d'autres religieux dans une autre religion. Un déchirant sacrifice, une passion portée par une écriture cristalline à en émouvoir jusqu'à la pierre carrée de La Mecque.

Fabienne Kanor. Photo Claude Vittiglio

Fabienne Kanor, dans Anticorps, nous plonge dans les affres du vieillissement et de la déliquescence des corps : « – C'est nouveau, ça ? C'est vieux, très vieux même. Mais si tu savais comme aujourd'hui j'en ai assez de compter, comme les calendriers me font horreur, comme mes anniversaires me font pitié. Si tu savais mes peurs, mes incapacités, si seulement tu voulais bien m'écouter, Jacques. – Que disais-tu, mon cœur ? Rien. Il n'y a rien, dans mes mots, qui puisse s'inscrire dans ton programme, ce plan de fin de vie que tu as cru bon de fixer, qu'au fil des ans, patiemment, presque sournoisement, tu as échafaudé, à seule fin de t'en tirer. Où te figures-tu donc aller ? Combien de points vieillesse as-tu mis de côté ? » Après quarante ans de mariage, Louise décide enfin de désobéir. L'histoire d'une liberté provisoire conquise au mépris des bonnes manières. Le bilan drôle et cruel de toute une vie de rébellions étouffées, porté par une écriture à poigne.

Koffi Kwahulé. Photo Claude Vittiglio

Le narrateur de Koffi Kwahulé dans Monsieur Ki, son second roman, affirme avec force conviction : « Toujours est-il que je ne me sens à l'aise qu'avec les Blancs racistes ; avec eux je suis confiant, je sais à quoi m'en tenir, je sais où je mets les pieds. Tout de suite je me dis : « Voilà un Blanc. » En revanche, je me méfie de ceux qui ont un ami sénégalais ou camerounais, les Monsieur-moi-je-connais-bien-les-Noirs, les Monsieur-moi-j'ai-passé-vingt-ans-en-Afrique, qui n'écoutent que Miles Davis ou Tiken Jah Fakoly, qui ne jurent que par la spontanéité et l'élégance naturelle des nègres ; ceux-là je m'en méfie. Ils me foutent mal à l'aise. Je ne mets pas en doute leur sincérité, mais ils me foutent mal à l'aise, c'est tout. » Voici un roman fou qui révèle, plus que les sages, notre monde, au premier, au deuxième, au trentième degré !... Cent histoires s'enchâssent, mille facettes composent ce roman-mosaïque qui se passe surtout entre Paris et un village africain où règne une désopilante folie. Roman-rhapsodie, Monsieur Ki chante et nous enchante pour caresser à rebrousse-poil notre temps...

Scholastique Mukasonga. Photo Claude Vittiglio

Enfin, L'écriture, empreinte de poésie et d'humour sereine de Scholastique Mukasonga, dans L'Iguifou, gravite inlassablement autour de l'indicible, l'astre noir du génocide rwandais. L'Iguifou (igifu selon la graphie rwandaise), c'est le ventre insatiable, la faim, qui tenaille les déplacés tutsi de Nyamata en proie à la famine et conduit Colomba aux portes lumineuses de la mort... Mais à Nyamata, il y a aussi la peur qui accompagne les enfants jusque sur les bancs de l'école et qui, bien loin du Rwanda, s'attache encore aux pas de l'exilée comme une ombre maléfique... Kalisa, lui, conduit ses fantômes de vaches dans les prairies du souvenir et des regrets, là où autrefois les bergers poètes célébraient la gloire des généreux mammifères... Or, en ces temps de malheur, il n'y avait pas de plus grand malheur pour une jeune fille tutsi que d'être belle, c'est sa beauté qui vouera Helena à son tragique destin... Après le génocide, ne reste que la quête du deuil impossible, deuil désiré et refusé, car c'est auprès des morts qu'il faut puiser la force de survivre. Il y a dix ans, il fallait oser et croire à ces auteurs dont la majorité était d'illustres inconnus. Aujourd’hui, nous ne pouvons que saluer ce travail éditorial aussi périlleux qu’audacieux et il nous est désormais impossible de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Lire la suite

mercredi 10 février 2010

Le château de Vauvenargues où repose Picasso n'est plus visitable !

Vauvenargues est à 14 km au nord-est d'Aix en Provence par la Départementale 10. Situé à la frontière des départements du Var et des Bouches du Rhône, Vauvenargues étend son vaste territoire au pied de la face Nord du massif de la Sainte Victoire.

La vallée qui entoure le village est de toute beauté, elle demeure intacte et accueillante. De très belles promenades sont à faire sur les sentiers de grande randonnée qui traversent Vauvenargues. Cependant, en raison des risques d'incendies, les abords de la Sainte Victoire sont protégés au mois de Juillet et Août.

Vauvenargues, le 5 février 2010, Freddy Mulongo et le château de Pablo Picasso (en arrière plan).

Volets fermés, le château de Picasso n'est plus visitable.

A l'extérieur du village, niché dans la verdure, le château de Vauvenargues semble surveiller l'entrée de la vallée. Flanqué de deux tours rondes du XIV° et entouré d'une enceinte du XVI°, son histoire mouvementée remonte aux Comtes de Provence.

On sait qu'en 1257 le château appartenait aux archevêques d' Aix , en 1722 Louis XV l'offrit pour bons et loyaux services rendus pendant la peste de 1720 à un certain Joseph de Clapiers....et c'est en 1958 que le château devint la propriété du célébrissime peintre Pablo Picasso qui, selon ses voeux en fit sa demeure éternelle.

Le château de Vauvenargues où le peintre Pablo Picasso et son épouse Jacqueline vécurent entre 1959 et 1965 a ouvert ses portes au public en 2009, à l’initiative de Catherine Hutin, fille de Jacqueline et actuelle propriétaire. Ce château, construit au XVIIème siècle, fut acheté par Picasso en septembre 1958. C’est là, au pied de l’escalier principal, sur la terrasse que reposent Pablo et Jacqueline Picasso depuis leur décès en 1973 et 1986. Leur tombeau est surmonté d’une statue en bronze, la femme au vase, dont l’original, exécuté en 1933, avait été exposé à l’entrée du pavillon espagnol de l’exposition internationale de Paris en 1937, là où fut dévoilé l’un des plus célèbres tableaux du maître espagnol: Guernica.

Les pièces les plus significatives de la vie de Pablo et de Jacqueline Picasso : la salle à manger, la chambre à coucher, la salle de bain où Picasso peignit à même le mur, au dessus de la baignoire, une figure de faune et l’atelier où il réalisa quelques uns de ses chefs-d'œuvre.

Lire la suite

jeudi 4 février 2010

Togo-Elections: Faure Eyadéma a-t-il peur de Koffi Yamgname ?

Le doyen de la françafrique, Omar Bongo Ondima avait coutume de dire: "En Afrique, on n'organise jamais les élections pour les perdre !". Une grande amie camerounaise m'a toujours dit que l'Afrique n'aime pas ses propres enfants.

Koffi Yamgname, candidat-président de la République du Togo, victime d'une manigance du régime Eyadéma Fils

Acte de notorieté de Koffi yamgname

La Cour constitutionnelle du Togo a rejeté la candidature de Kofi Yamgnane pour la présidentielle du 28 février 2010, a appris la rédaction de Réveil-FM de source fiable au sein de la diaspora togolaise et aussi sur son site facebook. Il est reproché à Koffi Yamgname, Franco-Togolais, qui s'est engagé à renoncer à sa nationalité française pour servir le Togo, une incertitude sur sa date de naissance.

Lors de sa tournée européenne, Koffi Yamgname est le premier candidat à la magistrature suprême d'un pays africain pré-démocratique à avoir signé avec la Plate forme Panafricaine en France, le dimanche 20 décembre 2009 à Montreuil dans la banlieue parisienne, un protocole d'accord en s'engageant ouvertement devant les diaspora africaines : d'encourager la pluralité d'opinions au Togo, de s'abstenir de museler l'opposition encore moins les journalistes, de permettre à ce que les richesses du Togo profitent d'abord aux Togolais etc...

Au pays où les urnes circulent emportées sur les dos par des militaires, la tricherie ne suffit plus. Il faut éliminer les candidats valables et se présenter avec "les poids mouches" de la politique togolaise, qui n'ont pas la carrure de Koffi Yamgname encore moins le charisme de Gilchrist Olympio.

La dictature dynastique du clan Eyadema est en marche au Togo. Dire que c'est la société belge ZETES qui va livrer les Kits électoraux au Togo. La même société avait livré en République Démocratique du Congo lors des élections Louis Michel de 2006, les Congolais connaissaient les résultats avant la proclamation, de nombreux fantômes et étrangers avaient voté. Espérons que

C'est une autoroute qui est ouverte au Togo pour le fils du dictateur Eyadéma qui est arrivé de la manière dont on sait.

La liste des candidats à la succession de Faure Gnassingbé, actuel président du Togo a été rendue publique mardi 2 février 2010 à Lomé, par la Cour constitutionnelle dans la capitale togolaise. Grande surprise : le nom de l’ancien secrétaire d’Etat de Mitterrand et ancien maire de Saint-Coulitz (Finistère), Koffi Yamgnane n’y figure pas.

Une incertitude sur la date de naissance de l’opposant-candidat au régime du Rassemblement du peuple togolais au pouvoir (RPT) sera à l’origine de ce rejet. En effet, selon la Cour, les documents français de l’intéressé indiquent le 11 octobre 1945 comme date de naissance, alors que ceux du Togo font mention du 31 décembre 1945.

« Cette situation est de nature à semer la confusion sur l’identité de la personne et par voie de conséquence à fragiliser la sécurité juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays », a justifié Abdou Assoumah, président de la plus haute juridiction du pays.

L’opposant a réagi à cette décision, la qualifiant de malheureux pour le Togo et de manœuvre pour l’écarter. « C’est une décision qui vise à m’écarter de la course. Je suis devenu un candidat sérieux capable de bousculer le pouvoir. Je suis par conséquent malheureux pour les Togolais. Le RPT pense qu’il va rester éternellement au pouvoir au Togo », a-t-il fait remarquer.

Les noms des sept autres candidats ont été validés par la Cour constitutionnelle. Il s’agit de Nicolas Lawson, Agbéyomé Kodjo, Jean-Pierre Fabre, Yawovi Agboyibo, Brigitte Adjamagbo-Johnson, Bassabi Kagbara et Faure Gnassingbé.

A travers son mouvement, "Sursaut-Togo", Koffi Yamgname voulait convaincre les Togolais ainsi que ses adversaires politiques et surtout mettre fin à la "peur, omniprésente dans les yeux des Togolais". Par un programme réaliste, il voulait persuader ses compatriotes que le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti présidentiel, est frappé d’obsolescence. De nombreux africains sont convaincus aujourd'hui que le régime de Lomé suit le même sillon que celui d'Eyadema père. Rien de nouveau sous le soleil du Togo.

Lire la suite

mardi 2 février 2010

Makala, abattoir des prévenus congolais !

Piquée par la mouche Tsé Tsé, la justice congolaise à l'égard des prisonniers du Centre pénitentiaire et de rééducation de Makala, est tellement en sommeil et semble se complaire dans cette habitude somnolente. La conséquence de tout ceci, s’est que beaucoup de prisonniers restent souvent des mois sans aucun avancement dans l’évolution de leur dossiers judiciaires.

Illustration du rapport Human Right Watch 2008 sur la RDC

Les prisonniers à Makala. Photo Archive.

Baptisé par Mwenze Kongolo alors Ministre de la Justice et garde des sceaux sous l'AFDL de « centre pénitentiaire de rééducation », l'extérieur peint en chaux blanc, la prison de Makala n'avait changé que de nom.

Cette prison dont le nom donne dr frisson aux Kinois, accueille des hommes, des femmes et même des enfants. C'est un véritable village, avec ses marchés, ses discussions entre mamans, ses chèvres qui gambadent, ses visiteurs mêlés aux prévenus-prisonniers et ses nombreux pasteurs des églises du Réveil. Pas moins de vingt-sept cultes religieux différents sont célébrés le dimanche dans la prison de Makala, où par ailleurs les violences sont quotidiennes et les viols fréquents.

Les gardiens ne sont souvent payés, ils n'ont pas pour habitude d'intervenir à l'intérieur de l'enceinte de sécurité. Ce sont des voyous, des détenus de droit commun qui par leur bonne conduite, assurent la surveillance de leur compagnons d'infortunes.

Sans ignorer les prévenus sans dossiers qui écument les prisons de Kin-Mazière, Camp Tshatshi, Camp Kokolo, Kibomango, aéroport de N'djili etc plus de 5 mille détenus: hommes, femmes et enfants, s'entassent à Makala, seul centre pénitentiaire de Kinshasa.

Quatre des pavillons du complexe, complètement saturés, comptent chacun 700 à 800 prisonniers, soit une soixantaine par cellule. Beaucoup sont en détention préventive. Les prisonniers sont nourris par des familles, la Croix-Rouge et des congrégations. Ceux qui ne reçoivent aucun soutien se reconnaissent à leur aspect squelettique.

Des hommes squelettiques au visage d'ascète qui quémandent piteusement une miche de pain, des redoutables brigands d'alors, devenus inaptes, car diminués par le poids de la famine et de maladies infectieuses, des cadavres en sursis.

Le pavillon VIII, la "capitale" est le pavillon des détenus qui avaient occupé jadis de hautes fonctions dans les structures de l'Etat. Presque tous ont bonne mine, belle prestance, le moral haut.

le fameux pavillon X, réservé aux malades, où gisent des êtres humains transformés en loques vivantes. Allongés comme des bois morts sur des nattes usées par des urines mélangées aux excréments diarrhéiques sanguinolents, ils attendent une mort lente, mais sûre et atroce. Personne ne sait exactement de quoi ils souffrent. Visite des médecins interdite. Donc, personne n'a vraiment intérêt à les toucher, sauf naturellement les religieuses catholiques munies des longs gants oeuvrant charitablement au pénitencier.

Ces malades du pavillon X, ou plutôt des cadavres en sursis.

Chaque semaine, cinq à dix corps attendent d'être transférés aux ateliers logés dans les dépendances, et qui font souvent office de morgue.

Le pavillon V, un autre univers où croupit une promiscuité humaine. Des crachats traînent çà et là, cultivant microbes, bacilles et autres virus. Plus de cinquante personnes attendent de se soulager devant un trou sans évacuation qui servait d'installation hygiénique.

Au centre du petit cercle, le "gouverneur", c'est-à-dire le fût débordant d'excréments. Les matières fécales s'entassent jusqu'à ce que de nouveaux venus les eussent enlevées.

Dénommé "Purgatoire", le pavillon IX (pavillon des femmes), est communément appelé "salle d'urgence".

Dès la tombée de la nuit, dans la cour qui jouxte ce pavillon, lui-même quelque fois transformé en maison de tolérance, des accouplements en chaine s'y passent.

La famine qui sévit au pénitencier contribue à rendre certaines femmes proxénètes, la débauche est connue et encouragée par les soldats de garde.

les agents commis à la surveillance représentent un maillon très important dans la chaîne d'introduction de la nourriture apportée par les familles des détenus. Ils peuvent priver ces derniers de leur repas sans être réprimander.

Les frais de douane sont imposés aux prisonnières avant de traverser la grille principale de l'officine pénitentiaire. Ils s'élèvent à 600 FC.

Une prostitution sans nom des femmes à Makala font qu'elles y habitent avec leurs bambins. Sans ignoré celles victimes du viol.

Deux fléaux: la vente du chanvre et la sodomie ravagent la prison de Makala. Les sodomites sont pour la plupart des détenus condamnés à de lourdes peines d'emprisonnement ou souvent à perpétuité.

Ce sont des assassins, des voleurs à main armée et des caïds de la pègre Kinoise qui entretiennent cette pratique. Ils se livrent à toutes sortes de trafic dont le plus lucratif est celui du chanvre et leur victimes se font payer par une boule de "Fufu" et "du Thomson" (poisson chinchard).

Makala apparaît comme un monde à l'espoir constamment en évasion.

La prison de Makala est aussi le lieu des injustices de la justice. Les plus flagrantes sont les dossiers en suspens.

Les trois quarts des détenus sont des prévenus non condamnés et presque tous ont consommé le délai de validité de la détention du Ministère Public.

Celle-ci, dont la durée légale est fixée à cinq jours, est souvent allongée à six, douze ou même vingt-quatre mois sans que personne n'y trouve à redire.

Lire la suite

lundi 1 février 2010

La "Waderie" du président Sénégalais sur Haïti fait son chemin à l'Union africaine

Le 14e sommet de l'Union africaine (UA) s'est ouvert le dimanche 31 janvier 2010 sur un hommage aux quelque 170.000 victimes du tremblement de terre à Haïti.

Abdoulaye Wade, président du Sénegal

Sur l’échelle Richter des propositions farfelues, la palme devrait être décernée au président sénégalais, Abdoulaye Wade. Assurément, Gorgui, comme on sait, pétille d’idées et donne son avis sur tout. D’où cette idée aussi biscornue qu’éculée de vouloir créer en Afrique un espace pour le retour des Haïtiens sur la terre de leurs ancêtres, sous prétexte de « la récurrence des calamités » qui tombent sur leur île. Dans quelle forêt, dans quelle savane, dans quel Sahel ou quel désert ? On ne sait trop, si ce n’est qu’il s’agit-là d’une « waderie ». Mais l'idée fait son chemin

L'Union africaine est convenue dimanche d'examiner une proposition visant à accueillir les Haïtiens sinistrés et d'envisager la création d'un Etat pour eux sur le continent. L'Union africaine est convenue d'examiner une proposition visant à accueillir les Haïtiens sinistrés et d'envisager la création d'un Etat pour eux sur le continent.

L'idée a été lancée par le président sénégalais Abdoulaye Wade, selon qui l'histoire des Haïtiens, descendants d'anciens esclaves africains emmenés dans les Caraïbes ou en Amérique, leur donne le droit à un nouveau départ sur leurs terres d'origine.

La proposition va être discutée durant le sommet de l'Union africaine qui se tient pendant trois jours à Addis Abeba, en Ethiopie, a déclaré devant les chefs d'Etat et de gouvernement le président de la Commission de l'UA, Jean Ping.

L'Union africaine a d'ores et déjà ouvert un compte pour Haïti à la Banque africaine de développement, a-t-il ajouté.

"C'est le sens du devoir, de la mémoire et de la solidarité qui nous commande d'examiner la proposition du président sénégalais Abdoulaye Wade de créer en Afrique les conditions du retour des Haïtiens qui souhaitent revenir après le désastre qui a ravagé Haïti", a-t-il souligné.

Wade a suggéré que le Sénégal et plusieurs autres Etats devaient naturaliser les Haïtiens qui demandent à obtenir une nouvelle nationalité et a exhorté ses homologues à adopter un vaste programme d'adoption d'orphelins.

L'idée d'un Etat dessiné ex nihilo pour les Haïtiens fait écho à la création du Liberia au 19e siècle par les esclaves affranchis aux Etats-Unis.

"Nous avons des attaches et des liens avec ce pays", a encore dit Ping à propos d'Haïti. "La première république noire en 1804, qui a porté haut le flambeau de la libération et de la liberté du peuple noir."

Pour en revenir à l’Exodus prôné par le célèbre président Sénégalais pour son foisonnement d'idées, Wade ne le sait peut-être pas mais le temps est passé où l’on caressait l’idée romantique d’un retour à la mère-patrie pour les descendants d’esclaves noirs et il y a belle lurette qu’une tentative du genre au Ghana, désormais transformé en simple destination préférée de vacances pour les touristes afro-américains, a fait long feu.

Lire la suite